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RÉPUBLIQUE ALGÉRIENNE DÉMOCRATIQUE ET POPULAIRE
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MINISTÈRE DE L'ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Intitulé :
Jury d’évaluation :
Année universitaire
2014 - 2015
Partie bibliographique :
II.2.1.Les lipides..................................................................................................................(9)
a. L’initiation................................................................................................................. (9)
b. La propagation...........................................................................................................(9)
c. La terminaison.........................................................................................................(10)
b.1. Tocophérols...................................................................................................(12)
b.2.Caroténoïdes................................................................................................. (13)
b.3.Les polyphénols............................................................................................(14)
b.3.3.1.Définition..................................................................................... (17)
-Les tannins.................................................................................(19)
-Les terpènes...............................................................................(19)
-Les saponosides.........................................................................(19)
b.3.5.Les flavonoïdes.................................................................................(21)
b.3.5.1.Définition.................................................................................(21)
*Phase vasculaire...........................................................................................................(30)
*Phase de résolution......................................................................................................(31)
111.4.1.Médiateurs solubles.............................................................................................(33)
IV.3.Description de la plante.............................................................................................(38)
IV. 6.Propriété/indications..................................................................................................(40)
V.7.Extravasation.................................................................................................................(44)
-Intercalation..................................................................................................................... (46)
-Appotose.......................................................................................................................... (46)
V.9.1.Physiopathologie....................................................................................................... (46)
*Toxicité retardée.............................................................................................................(47)
aa. Formation d'espèces activées de l'azote par interactions entre les espèces
radicalaires............................................................................................................................. (49)
V.9.4.Facteurs de risques......................................................................................................(53)
V.9.6.Prévention (54)
Partie expérimentale :
*Matériels et méthodes
I. M atériel............................................................................................................................. (55)
II. M éthodes..........................................................................................................................(56)
V. Activité Anti-inflammatoire.........................................................................................(58)
*Résultats et discussion
V.1. Balayage radical hydroxyle sur l'activité del'extrait Méthanolique et aqueux.. .(72)
RL : radicaux libres.
ONOO- : le peroxynitrite.
H : hydrogène.
O2 : oxygène.
DOX : doxorubucine.
RS : réticulum sarcoplasmique.
DCT : discrete cosine transform.
ECG : électrocardiographie.
CAT: Catalase.
BHT : Butylhydroxytoluène.
BSA : albumine bovine serum.
DPPH : 1,1-diphényl-2-picryl-hydrazyl
mg/g : milligramme par gramme.
g: gramme.
A : Absorption.
UV: Ultra-violet.
R : rendement.
% : pourcentage.
AGPI : Acide gras polyinsaturé.
EA : extrait aqueux.
EAAG : extrait aqueux d ’Anethium Graveolens.
EMAG : extrait méthanolique d ’Anethium Graveolens.
EQ : Equivalent de quercétine.
EAG : Equivalent d’acide gallique.
SD : Standard deviation.
CI50 : Concentration inhibitrice à 50%.
Listes des figures :
DOX
Figure 34: Dosage de l’activité de la catalase cytosolyque dans l’extrait méthanolique par
rapport au DOX.
Liste des tableaux :
Tableau 05: Classification du score biopsique de gravité en fonction des lésions histologiques
observées par BEM.
Tableau 08: Les concentrations des composés phénoliques qui inhibent 50 % du radical
DPPH.
Tableau 09 : Pourcentage d’inhibition de la dénaturation de BSA à la concentration De 250
l^g/ml.
MTRODUCTIOM
Introduction Générale :
L’utilisation des plantes médicinales par l’homme est une pratique antique (149). Les extraits
bruts des plantes commencent à avoir beaucoup d’intérêt comme source potentielle de
molécules naturelles bioactives. Ils font l’objet d’étude pour leur éventuelle utilisation comme
alternative pour le traitement des maladies infectieuses et pour la protection des aliments
contre l’oxydation. Et comme des anti-inflammatoires, et des anti-analgésiques(149).
La sélection de cette plantes est fondée sur les critères suivants : sont parmi les plus
populaires plantes aromatique et médicinales utilisées dans le monde entier, leur utilisation
fréquente par nos populations dans le domaine culinaire et celui de la médecine traditionnelle,
à coté du fait que leur huiles essentielles sont utilisées dans les industries alimentaires,
pharmaceutique et cosmétique, leur efficacité dans le traitement symptomatique de troubles
de l’appareil digestif supérieur reconnue traditionnellement, elles représentent récemment un
sujet de recherche scientifique intéressant.
Les anthracyclines sont à la base de très nombreux protocoles de chimiothérapie, pour les
pathologies malignes. Leur utilisation est cependant souvent limitée par leur toxicité, la
cardiotoxicité étant leur effet indésirable irréversible le plus important, qui se manifeste à
partir d’une dose de 500 mg/mk d’équivalent Doxorubicine sous forme d’insuffisance
cardiaque chez 5% des patients. Des doses cumulées supérieures donnent une augmentation
rapide de l’incidence de l’insuffisance cardiaque, avec morbidité et mortalité accrues (151).
Le doxorubicine est un agent anticancéreux, agirait entre autres en s’intercalant entre les bases
d’Acide désoxyribonucléique (ADN), en inhibant la topoisomérase II et en causant la
production de stress oxydatif (151).
Notre but est comment diminuer la toxicité des espèces réactive de l’oxygène qui est formé
pendant et après le traitement du doxorubicine, par l’utilisation de la plante médicinale
Anethum e Graveolens.
Chapitre I : les radicaux libres:
1.1.Définition:
Un radicale libre est une molécule ou un atome ayant un ou plusieurs électrons non
appariés. L'ensemble des radicaux libres et de leurs précurseurs est souvent appelé espèces
réactives de l'oxygène (EAO) (1).
Les radicaux libres sont des espèces chimiques indépendantes. En toxicologie, les radicaux
libres sont ceux qui existent dans un état libre et capables d'interagir avec différents composés
de tissus.
Un groupe de termes est utilisé dans la littérature scientifique pour désigner les radicaux
libres:
Oxyradicaux, radicaux libres de l’oxygène (2) et oxydants en raison de leur haute réactivité
qui leur permet de gagner un électron à partir d’autres composés en causant leur oxydation (3)
ainsi que d’autres nominations. L’existence des RL primaires qui dérivent de l’oxygène par
des réductions à un électron, et d’autres radicaux secondaires formés par la réaction des
radicaux primaires sur les composés biochimiques de la cellule, ainsi que des espèces non
radicalaires dérivées de l’oxygène et douées d’une réactivité semblable impose la notion des
espèces réactives de l’oxygène RO S pour désigner l’ensemble des entité contenant un ou plus
d’atomes d’oxygène qui leur confère un critère défini d’être chimiquement réactif (4).
1.2. Principales sources des radicaux libres:
Les radicaux libres sont produits continuellement à l'intérieur et à l'extérieur de la cellule
eucaryote par divers mécanismes. On parle donc de deux sources endogènes et exogènes (5).
I.2.1.sources exogènes des ROS:
Les sources exogènes peuvent être représentées par des facteurs environnementaux,
pollutions diverses, produits chimiques ainsi que des contaminations par des métaux lourds ou
certaines carences nutritionnelles (6).
s r r - g
y G SH rébtam
Aiginme -------- ► N O + O*
NO *ynS)mM
Y
ONOO
Mraiynilnto
Les systèmes biologiques les plus simples générant des ROS sont les constituants
cellulaires solubles capables d’activer l’oxygène moléculaire lors des réactions d’auto -
oxydation. Ce groupe comprend, parmi d’autres, des thiols, des hydroquinones, des flavines,
des catécholamines, des tetrahydropterines, des hémoprotéines, et des métaux de transition
(8). Mais la production des ROS dans les cellules mammifères est essentiellement d’origine
enzymatique et découle dans plusieurs sources possibles (Figure1). Il s’agit principalement
de :
• NAD(P) H oxydase qui est une enzyme membranaire (9) NAD(P) H comme substrat et
a " g
Tableau N 1 : Les principales espèces réactives de l’oxygène
H p 2 ♦ Fe2^— ♦ OH ♦ Fer” ♦ OH
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L'anion super oxyde, O2% est un mono anion radical avec un électron célibataire. Il est plus
instable et plus réactif que la molécule d'oxygène car il possède trois électrons sur des
orbitales antis liantes du fait que l’électron supplémentaire se place dans une orbitale anti
liante.
L’anion peroxyde, O2^" n’est pas un radical. Cependant il est très instable du fait de l’existence
d’un quatrième électron dans une orbitale anti liante. Dans l’eau, l’anion peroxyde O2^" se
transforme en peroxyde d’hydrogène ou eau oxygénée, H2O2 ou HOOH, par acceptation de
deux protons. L’eau oxygénée joue un rôle très important dans les réactions radicalaires car
elle peut donner des radicaux HOv
L'anion super oxyde est le substrat d’enzymes essentielles, les super oxyde dismutases (SOD),
qui le transforment en eau oxygénée H2O2. L’eau oxygénée peut avoir plusieurs destinées. En
présence de métaux, en particulier de fer Fe+2, elle est transformée en radical hydroxyle ^OH
par la réaction de Fenton. Ce dernier est extrêmement réactif et va oxyder très rapidement les
molécules voisines, formant parfois d’autres radicaux libres (12,13).
Les radicaux libres peuvent être produites par des agents physiques comme les rayonnements,
des réactions chimiques et surtout enzymatiques. En effet, toute réaction impliquant de l'O2 et
un système réducteur de transfert d’électrons est susceptible de libérer des radicaux libres.
C’est ainsi que la chaîne respiratoire provoque une libération importante des radicaux libres,
mais dont l’intensité demeure controversée.
D ’autres activités enzymatiques fournissent aussi des radicaux libres, notamment les NADPH
oxydases au cours de l’inflammation et les cytochromes P450 au cours de la détoxication des
xénobiotiques. Ainsi, la mitochondrie, la membrane plasmique et le réticulum endoplasmique
sont les sièges principaux de libération des radicaux libres. (14).
I.3.1.espèces réactives dérivées de l’oxygène (ERO):
Le radical anion super oxyde O2 :
Est la forme réduite de l'oxygène moléculaire par la réception d'un électron, c'est le
premier radical formé lors du transport des électrons au niveau de la chaine respiratoire (14).
La principale source est l'explosion oxydative des cellules phagocytaires entrées en contact
avec des antigènes ou des immun-complexes Les cellules phagocytaires connues pour
produire le radical super oxyde sont les polynucléaires neutrophiles, les polynucléaires
éosinophiles, les monocytes et les macrophages .
O 2 + e- => O 2
L’anion super oxyde O2 joue un rôle très important dans la génération de d'autre radicaux
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libres tels que Le peroxyde d'hydrogène H 2 O2 , le radical hydroxyle •OH, et l'oxygène singulet
O2- (15).
L'anion super oxyde capable de réagir avec l'oxyde nitrique pour former le peroxynitrite
(ONOO) qui est capable de donner par la suite des composes très toxiques comme le radical
hydroxyle et le dioxyde nitrique (16).
ONOO- + H+—'OH + NO 2 '
Le peroxyde d’hydrogène H2O2 :
Il n'a pas d'électrons non appariés et n'est donc pas un radical. A pH physiologique, tout
ion peroxyde formé va se pro toner pour donner immédiatement du peroxyde d'hydrogène.
Au bilan, le peroxyde d'hydrogène est produit à partir du radical super oxyde en 13 solution
aqueuse. Cet ion provoque la dismutation de l'eau pour former du peroxyde d'hydrogène. Cet
ion provoque la dismutation de l'eau pour former du peroxyde d'hydrogène et du dioxygène
(17). Cette réaction est catalysée par le super oxyde dismutase.
2O2+2H+ => H 2 O 2 + O 2
Le peroxyde d'hydrogène est un produit plus stable que les produits qui lui donnent naissance,
ainsi sa réactivité est moins importante. La nature non ionique de cette molécule lui permet de
traverser facilement les membranes cellulaires et ainsi de diffuser très facilement d'où une
possibilité d'action à distance (16). Malgré une réactivité moins importante, le peroxyde
d'hydrogène est un oxydant très puissant. Grâce à la myelo peroxydase des polynucléaires
neutrophiles, le peroxyde d'hydrogène est couplé à un ion chlorure pour donner l'hypochlorite,
un agent bactéricide (18) et (15).
Le radical hydroxyle 'OH:
Est le radical le plus dangereux dans l’organisme, il est formé de la réaction de l'anion
super oxyde avec l'hydrogène peroxyde
O 2 + H 2 O 2 ——OH + OH + O 2
Ainsi la fission homolytique de la liaison O-O du peroxyde d'hydrogène donne deux radicaux
hydroxyles. Cette fission peut être causée par la chaleur ou par des radiations ionisantes.
Cependant, une solution de peroxyde d'hydrogène avec des ions ferreux suffit à fournir des
radicaux hydroxyles. Cette réaction fut observée pour la première fois par Fenton en 1894
(17) (12).
Fe2+ + H 2 O 2 => Fe+3 + 'OH + -OH
Le radical Hydroxyle réagit avec les lipides, polypeptides, protéines, et ADN, spécifiquement
la thiamine et la guanosine (19).
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Oxyde nitrique :
Est un radical avec un électron non apparié, il est formé par l'action du NO synthétase sur
L-arginine (20).L'oxyde nitrique lui même moins réactif que les autre radicaux libres, mais sa
surproduction dans des conditions spécifique capable de provoquer la déplétion des
principaux antioxydants au niveau du plasma, tels que l'acide ascorbique et l'acide urique et
capable d'entamer le lipide peroxydation (21).
Nitrique dioxyde NO2’:
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CHAPITRE II : STRESS ÛXŸDA T1F
Le stress oxydatif réfère à une perturbation dans la balance métabolique cellulaire durant
a quelle, la génération d'oxydants accable le système de défenses anti oxydantes, que ce soit
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CHAPITRE II : STRESS ÛXŸDA T1F
par une augmentation de la production d'oxydants et/ou par une diminution des défenses anti
oxydantes (24).
L'organisme peut aussi réagir contre ces composés anormaux par production d'anticorps, qui
malheureusement peuvent aussi être des auto-anticorps créant une troisième vague d'attaque
chimique.
II.2.1.Les lipides:
Les cibles des ROS sont principalement les acides gras polyinsaturés, en raison de la
présence des doubles liaisons, comme par exemple l'acide linoléique. L'origine des réactions
radicalaires sont assurés par peroxydation lipidique qui se traduit par le rancissement in vitro.
Il se trouve trois différentes étapes pour le mécanisme de la réaction radicalaire sera complet
se sont: l'initiation, la propagation et finalement la terminaison (25).
a .L’initiation:
L'attaque par un radical OH. du groupement méthylène présent entre deux doubles
liaisons d'acide gras polyinsaturés produit un radical carboné R. (OH.) enlève un atome
d'hydrogène du CH2 puis les doubles liaisons subissent un réarrangement moléculaire
conduisant à la formation de diènes conjugués), en présence d'O 2 le radical carboné est
transformé en radical peroxyde R O 2 (26).
b. La propagation:
Le radical R O 2 enlève un hydrogène à un nouvel AGPI voisin qui à son tour produira un
radical R. puis un radical RO .2 , une réaction en chaine s'installe. En présence de métaux de
transitions, les hydro peroxydes formés peuvent subir un clivage au niveau des liaisons C-C
pour donner naissance à divers produits de décomposition ; le malondialdehyde (MDA) et le
4-hydroxynoéal représentant les produits les plus toxique de la peroxydation lipidique (26,27).
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CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
c. La terminaison:
Cette phase consiste à former des composés stables issus de la rencontre entre deux
espèces radicalaires ou le plus souvent par la réaction d'un radical avec une molécule
antioxydante dite "briseur de chaine" (28).
11.2.2.Les protéines:
Au cours du stress oxydant, les protéines subissent des modifications soit en présence de
métaux de transition, soit se l'action des radicaux libres (29). La formation de groupement
carbonyles résulte lorsque les radicaux libres réagissent avec le groupement radical des acides
aminés.
Le dosage plasmatique des protéines carbonylées est actuellement le marqueur d’oxydation
avancée des protéines le plus utilisé, aussi bien in vivo que in vitro (30,31).
11.2.3.Les acides nucléiques:
Les bases puriques, pyrimidiques et le désoxyribose sont la cible privilégiée des EOR, ils
sont alors transformés en produits de fragmentations et en bases oxydées, (32).les ERO ont
une grande affinité de réaction avec certaines bases constitutives de l'ADN. La guanine est
ainsi facilement transformée en 8-hydroxy-2-déoxyguanosine (8-OH-dG) qui est
normalement éliminée par des enzymes de réparation de l'ADN qui peuvent, elles aussi, être
victimes de l'action des radicaux libres. Si ces systèmes de protection sont débordés ou
défectueux, les altérations du matériel génétique s'accumuleront au sein de l'ADN
représentant ainsi la première étape impliquée dans la mutagenèse, la carcinogenèse et le
vieillissement (27).
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
a. Antioxydants endogènes:
-La super oxyde dismutase (SOD) : diminue la durée de vie de l'anion super oxyde O2 .
-Les molécules piégeurs : le glutathion (GSH), l'acide urique, les protéines à groupement
thiols, biquinone,...etc.
Les plantes constituent des sources très importantes d'antioxydants naturels dont
l'efficacité est la plus reconnue aussi bien dans l'industrie agroalimentaire que pour la santé
humaine sont: les tocophérols, les caroténoïdes et polyphénols. (39).
b.l.Tocophérols :
La grande stabilité des huiles végétales, dans les conditions d'oxydation, est due à la
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CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
présence d'un taux élevé d'antioxydants naturels dont les plus importants sont les tocophérols
qui se présentent sous quatre formes isométriques: alfa, béta, sigma et gamma, Les
tocophérols protègent contre l'oxydation naturelle des acides gras, en particulier les acides
gras polyinsaturés (AGPI). Ont signalé qu'une molécule de tocophérol peut protéger 103 à
106 molécules d'AGPI. (39).
Exemple de tocophérol:
La vitamine E:
La forme alfa tocophérol est la plus active parmi les autres formes du cette vitamine (40). Elle
se fixe les radicaux libres organiques qui peuvent provenant l’oxydation des lipides et
participe à diminuer la propagation des réactions de peroxydation lipidique (36, 4l).
La vitamine E peut mettre fin à une réaction radicalaire en chargeant du radical.
OH
Vitamin E ( a-tocophérol)
b.2.Caroténoïdes:
Plus de 600 caroténoïdes différents ont été isolés à partir de sources naturelles, mais seul
un petit nombre d’entre eux se retrouvent dans le sang et les tissus animaux. Les fruits et les
légumes en sont les principales sources alimentaires. De façon formelle, tous les caroténoïdes
dérivent d’une structure linéaire (C40H56) avec de nombreuses doubles liaisons, le lycopène,
pigment rouge présent notamment dans la tomate et le pamplemousse. Le chef de file des
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
Plusieurs études, dont l’étude YALTA (Young Adult Longitudinal Trends in Antioxydants),
ont montré que l’effet bénéfique du P-carotène ne survenait qu’à des doses physiologiques ou
alimentaires, alors qu’il est plutôt délétère à doses pharmacologiques, particulièrement chez le
fumeur (42). Le tabagisme expose à des taux élevés d’EOA endogènes et exogènes et pourrait
altérer le métabolisme de certains caroténoïdes, libérant des métabolites pro-carcinogènes.
b.3.Les polyphénols:
Ils constituent une famille importante d’antioxydants présents dans les végétaux.
L’alimentation fournit environ 1g de polyphénols par jour principalement par l’apport en
fruits et, dans une moindre mesure, en légumes et en céréales. Ils sont présents sous forme
d’anthocyanine dans les fruits rouges et le vin rouge, sous forme de flavonoïdes dans les
agrumes, l’huile de lin et sous forme d’épi catéchine dans le vin, le thé, le chocolat, les
pommes, les oignons et les algues brunes. Globalement, ce sont d’excellents piégeurs des
EOA et de très bons chélateurs des métaux de transition comme le fer et le cuivre.
Les polyphénols naturels vont de molécules simples, comme les acides phénoliques, à des
composés hautement polymérisés comme les tanins (Figure 06). En plus de leur activité
antioxydante, ils sont doués de plusieurs autres activités biologiques importantes (Tableau1).
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
s m s
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
b.3.1.Classification:
Une classification de ces substances a été proposée par HARBORNE en 1980 (Tableau 2)
(44).
On peut distinguer les différentes classes des polyphénols en se basant d’une part, sur le
nombre d’atomes constitutifs et d’autre part, sur la structure de squelette de base.
Deux principales classes sont largement répandues :
- Les acides phénoliques (acides hydroxybenzoïques, acides hydroxycinnamiques),
- Les flavonoïdes.
- Les tanins et lignines
Plus rares, les coumarines, les stilbènes ne seront pas décrit en détail ici.
s m s
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
hydroxybenzoïques
Coumarines Scopoléîine
Chromones Eugenine
polyphénols
Anthraquinones Anthraquinones
Neolignanes Eusiderine
b.3.2.Composés phénoliques:
b.3.3.1.Définition:
Les composants phénoliques sont des métabolites secondaires caractérisés par la présence
d'un cycle aromatique portant des groupements hydroxyles libres ou engagés avec des
glucides.
Ils sont présents dans toutes les parties des végétaux (racines, tiges, feuilles, fleurs, pollens,
fruits, graines et bois);et sont impliqués dans de nombreux processus physiologiques comme
la croissance cellulaire, la rhizogénèse, la germination des graines et la maturation des graines
et la maturation des fruits.
Les principes classes des composants phénoliques sont les acides phénoliques (acide caféique,
acide hydroxycinnamique, acide ferulique, acide chlorogenique...), les flavonoïdes, les tanins,
et les coumarines. Les composants phénoliques sont des molécules biologiquement actives, ils
s m s
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
Les plantes produisent un grand nombre de composés, Ils ont des intérêts multiples mis à
profit dans l'industrie : en alimentation, en cosmétologie et en dermopharmacie. Ils se sont
surtout illustrés en thérapeutique et dépassent actuellement 100 000 substances identifiées.
Les produits naturels des plantes peuvent êtres classés en deux catégories, les métabolites
primaires et les métabolites secondaires (47).
*Les métabolites prim aires : ils ont un rôle essentiel pour le métabolisme et le
développement végétal, se retrouvent dans toutes les espèces.
*Les métabolites secondaires: ils ne sont pas produits directement lors de la photosynthèse
mais résultent de réactions chimiques ultérieures (47). Ils sont des molécules qui ne
participent pas directement au développement des plantes mais plutôt interviennent dans les
relations avec les stress biotiques, abiotiques, microorganismes pathogènes... etc. On conçoit
donc que la plante puisse développer un métabolisme particulier lui permettant de synthétiser
les substances les plus diverses pour se défendre. Ils sont différentes espèce (48). Parmi eux :
les terpènes, les flavonoïdes, les tannins, les saponosides, les alcaloïdes et les coumarines
(47).
-Les flavonoïdes:
Le terme flavonoïdes désigne une très large gamme de composés naturels appartenant à
la famille des polyphénols (49).
L'expression flavonoïde a été introduite en 1952 par Geissman et Hinreiner pour désigner les
pigments ayant un squelette (C6-C3-C6), provenant du mot latin flavus qui signifie jaune
(50).
Les flavonoïdes sont des dérivés du noyau flavone ou 2-phényl chromone (51) à 15 atomes de
carbone (C6-C3-C), constitué de deux noyaux aromatiques, que désignent les lettres A et B,
reliés par un hétérocycle oxygéné, que désigne la lettre C6 (52), portant des les anthocyanes
fonctions phénols libres, éthers ou glycosides (51).
Parmi les flavonoïdes on a : les flavones, les flavonoles, les isoflavones et les anthocyanes.
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
-Les tannins:
Ils représentent un groupe hétérogène assez difficile à définir de façon rigoureuse et
concise car il n’y a pas de structure chimique de base. Leurs structures chimiques sont en effet
variées et rassemblées en famille en fonction d’activités communes. De se fait, toute
classification chimique des tanins est forcément arbitraire. Cependant, on se réfère souvent à
une distinction entre tanins hydrolysables et tanins condensés.
-Tanins hydrolysables : ils sont constitués par une molécule de sucre (le glucose le plus
souvent) estérifiée par l’acide gallique ou un de ses dérivés (acide ellagique, chébulique ou
valonique). Ils sont facilement hydrolysables par voie chimique ou enzymatique.
-Les terpènes:
Les terpènes forment un groupe de produits largement représenté, Ils sont formés par la
polymérisation des unités à 5 atomes de carbone. Ils constituent le principe odorifériférant des
végétaux. Cette odeur est due à la libération des molécules très volatiles.
Des études faites sur des animaux ont montré que certaines classes des terpènes telle que : le
béta sitostérol, comme son glucoside, possèdent des propriétés anti-inflammatoire,
antipyrétique, antinéoplasique et immuno-modulatrice (47). Aussi, les terpènes sont largement
utilisés dans le secteur de la nutrition humaine (saveur, conservateur) et l'industrie du parfum
(54).
-Les saponosides:
sous forme de mélanges complexes dans la plante. Ils possèdent en outre un large spectre de
propriétés biologiques et pharmacologiques notamment des propriétés immunomodulatrice,
Immunoadjuvante, cytotoxique, anti tumorale et hypocholestérolémiante (55). Les chaînes
oligosaccharidiques greffées sur l’aglycone sont soit linéaires, soit branchées et peuvent
renfermer jusqu’à 11 monosaccharides.
La partie osidique est le plus souvent inactive, tout en exerçant un effet favorable sur la
solubilité du glucoside et son absorption, voire son transport vers tel ou tel organe. L'effet
thérapeutique est déterminé par la seconde partie. La partie sucre et l'aglycone sont
normalement liées par une fonction éther ou ester.
-Les coumarines:
Ce sont des dérivés de la benzo alfa-pyrone. La coumarine proprement dite, a été isolée
en 1820, pour la première fois de la fève Tinka, Coumarona adorata (Légumineuse). C’est la
lactone de l’acide o-hydroxy-cinnamique. Ils sont capables de prévenir la peroxydation des
lipides membranaires et de capter les radicaux hydroxyles, super oxydes et peroxyles. Les
conditions structurales requises pour l'activité antiperoxydante des coumarines sont similaires
à celles signalées pour les flavonoïdes (56).
-Les alcaloïdes:
Les alcaloïdes constituent avec les hétérosides, la majorité des principes actifs des
plantes médicinales (57). Leur extrême importance tient d’une part à leur activité et d’autre
part à leur toxicité. Le terme d’alcaloïdes a été introduit en 1818 par W. Meissner ; il rappelle
le caractère alcalin de ces substances, mettant à profit leur extraction et leur dosage.
Les alcaloïdes sont des substances organiques, le plus souvent d’origine végétale. La présence
d’azote confère à la molécule un caractère basique plus au mois prononcé, de distribution
restreinte et douée d’activité biologique, à faibles doses. Ils sont de poids moléculaires
extrêmement variables et certains peuvent atteindre un poids de 1000 g/mol.
Les alcaloïdes existent sous forme de sels (malates, méconates, isobutyrats, ...) et sous forme
d’une combinaison avec les tanins. (47) On distingue trois classes d’alcaloïdes :
• Alcaloïdes vrais Ils sont issus seulement du règne végétal, ils existent à l’état de sels et sont
bio synthétiquement formés à partir des acides aminés.
CHAPITRE II : STRESS ÛXŸDA T1F
Les scientifiques recherchent activement aujourd’hui les raisons médicales qui sous
tendent les observations faites par les épidémiologistes au sujet du « French Paradoxe » (58).
Leur découverte et les mécanismes qui les sous-tendent sont des enjeux considérables pour la
santé de demain. Par leur extrême réactivité, les radicaux libres sont responsables de
nombreuses
Pathologies et la capacité des composés poly phénoliques à assurer une protection efficace
contre ces espèces délétères a été maintes fois proposée comme une des meilleures
explications scientifiques des observations faites par les épidémiologistes.
Depuis une dizaine d’années, les travaux tentant d’élucider les mécanismes biologiques mis
en jeu dans différentes pathologies et l’action de polyphénols sur ces dernières n’ont cessé
d’augmenter.
b.3.5.Les flavonoïdes:
b.3.5.1.Définition:
Les flavonoïdes sont des métabolites secondaires ubiquistes des plantes. Plus de 4000
flavonoïdes naturels ont été décrits. On estime que 2 % environ de la carbone organique photo
synthétisé par les plantes, soit quelques 109 tonnes par an, sont convertis en flavonoïdes (59).
Flavonoïdes (de flavus, « jaune » en latin) est le terme générique pour des composés basés sur
un squelette à 15 carbones, qui à son niveau le plus simple, consiste en deux cycles phényles,
les cycles A et B, connectés par un pont à trois carbones (structure en C6-C3-C6). Le pont en
C3 entre les cycles A et B est communément cyclisé pour former le cycle C (figure 7).
C’est chez les Angiospermes que la diversité structurale des flavonoïdes est maximale.
Ils sont de façon très générale localisés dans les feuilles (dans l’épiderme ou entre l’épiderme
et le mésophile), dans les fleurs (cellules épidermiques) ou encore dans les fruits (tégument
externe) (60).
b.3.5.2.Classification:
atomes de carbone. Ce dernier est constitué de deux cycles en C6 (A et B) reliés par une
chaînes en C3, on parle alors de chalcones. Ces dernières représentent le précurseur commun
de tous les autres flavonoïdes (63, 64,65).
La chalcone est métabolisée sous l’action de la chalcone isomérase en flavanone :
naringénine. C’est sur cette dernière qu’agit ensuite la flavone synthase ou la (2S) - flavanone-
3-hydroxylase pour donner les flavones : apigénine, dihydroflavonol et (2R-3R)-
dihydrokaemphérol respectivement.
Les deux enzymes citées fonctionnent différemment : la première introduit la double liaison
entre les carbones 2 et 3, tandis que la deuxième catalyse l’hydroxylation du C3. Le
dihydroflavonol en présence de la flavonol synthase ou la dihydroflavonol-4- réductase, se
métabolise en flavonol, kaempférol ou en flavan-3,4-diol et leucoanthocyanidol
respectivement (66,67).
Les flavonoïdes sont largement connus par leurs activités antivirales, antispasmodiques,
anti tumorales, anti agrégation plaquettaires, antiallergiques, hypocholestérolémiantes, anti
inflammatoires, anti-hypertensives et antimicrobiennes (68, 69, 70, 71,72).
Certains flavonoïdes (notamment du soja) ont un effet préventif sur le cancer du sein et de la
prostate, comme elles préviennent aussi l’ostéoporose (73).
De nombreuses études ont prouvé que les flavonoïdes déploient leurs activités
pharmacologiques, notamment anti-inflammatoires, par l’inhibition d’importantes enzymes de
régulation. En effet, certains flavonoïdes sont de puissants inhibiteurs de la production des
prostaglandines, des molécules pro inflammatoires très actives. Cet effet serait dû à la
réduction du métabolisme de l’acide arachidonique par l’inhibition de la lipooxygénase, de la
cyclooxygénase et de la phospholipase A2 (74). Certaines kinases (PKC, la PI3kinase et
tyrosine kinases) impliquées dans la réponse inflammatoire sont aussi affectées par les
flavonoïdes (75). La présence de la double liaison C2=C3 dans le noyau des flavonoïdes
semble être essentielle à leur activité anti-inflammatoire (76). Le potentiel anti-inflammatoire
dépend également du profile d’hydroxylation des cycles A et B (76). Les flavonoïdes peuvent
empêcher le diabète ou du moins le réduire en inhibant l’aldose réductase. En effet, (77) ont
rapporté que la myrécitine possède un effet hypoglycémiant chez les animaux diabétiques. En
plus, les flavonoïdes ont une activité antioxydants. En effet, ils peuvent agir de différentes
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
façons dans les processus de régulation du stress oxydant: par capture directe des espèces
réactives de l’oxygène, par chélation de métaux de transition et par inhibition de certaines
enzymes responsables de la production des ROS comme la cyclooxygénase et la
lipooxygénase (78,79).
Les flavonoïdes préviennent efficacement la peroxydation lipidique puisqu’ils peuvent réagir
avec la plupart des radicaux libres susceptibles d’arracher un hydrogène sur le groupeme nt
CH2 situé entre les deux doubles liaisons des acides gras polyinsaturés, ils formeraient des
espèces radicalaires intermédiaires peu réactives. De plus ils pourraient agir en chélatant les
métaux de transition tels que le cuivre et le fer (80).
Les flavonoïdes sont des puissants inhibiteurs de l’oxydation des LDL (Low Density
Lipoprotein). Cependant, leur teneur dans les lipoprotéines est mal connue, à la différence
d’autres antioxydants incorporés dans les lipoprotéines tels que l’alfa-tocophérol et le 2-
carotène
(80).
b.3.5.5.Activité anti oxydante de flavonoïdes:
Ces dernières années, une importance particulière a été accordée aux propriétés anti
oxydantes des flavonoïdes qui sont attribuées à leur capacité de piéger directement les RL, de
chélater les ions métaliques impliqués dans la production des EOR via les réactions de Fenton
et Haber-Weiss, d'inhiber quelques enzymes en particulier les oxydases, d'activer les enzymes
anti oxydantes et de réduire les radicaux alfa-tocophérol (81, 82,83).
En raison de leur faible potentiel redox, les flavonoïdes peuvent réduire les radicaux
libres très oxydés comme les super oxydes, les radicaux peroxydes ou les radicaux hydoxyles
par transfert d’hydrogène (84).
Les radicaux seraient responsables d’altérations des acides nucléiques et des processus
d’altérations, d’initiations et de cancérisation ainsi que de dégradations cellulaires liées à leur
réactivité avec les phospholipides membranaires (phénomènes de peroxydation). Ces
dommages oxydatifs peuvent être impliqués dans de nombreuses affections : cancers,
Inflammations chroniques, athéroscléroses.
Ainsi, leur propriété de piégeurs de radicaux implique les flavonoïdes dans la prévention des
dommages oxydatifs causés par les ROS sur les molécules cellulaires. De nombreuses études
in vitro ont montré des activités des flavonoïdes contre les processus inflammatoires et, de ce
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
fait, contre les maladies inflammatoires chroniques et l’arthrose. En empêchant les ROS
d’altérer l’ADN, les flavonoïdes limitent les mutations et les processus de carcinogenèses
(85). De ce fait, ils sembleraient également intervenir dans la prévention de cancers,
démences, athérosclérose, hypertension et maladies cardio-vasculaires.
Les ions métalliques sont nécessaires pour le fonctionnement des processus biochimiques
et physiologiques cellulaires, mais dans certains cas et lorsque leur mécanisme d'action n'est
pas bien contrôlé ces mêmes ions peuvent être à l'origine d'une peroxydation lipidique, un
stress oxydatif, ou une blessure des tissus, à titre d'exemple Cu+2 est un stimulateur de la
peroxydation des LDL (86).
Grâce à leur structure chimique spécifique, les flavonoïdes peuvent facilement chélater les
ions métalliques en créant des composés complexes inactifs (87)
La chélation des ions métalliques nécessite trois sites principaux :
-Site situé entre le groupe 3' OH et le groupe 4' OH du cycle B
-Site situé entre le groupe 3OH et 4 C=O de l’hétérocycle C
-Site situé entre le groupe 5OH du cycle A et le groupe 4C=O de l’hétérocycle C.
Figure 09 : Principaux sites impliqués dans la chélation des ions métalliques (Me+n) (87)
b.3.5.5.3.Inhibition enzymatique:
Les flavonoïdes sont capables d'inhiber une large gamme d'enzymes génératrices de l’O2.
Et d'autre EOR, la xanthine oxydase, la protéine kinase C, la cyclooxygenase, lipooxygenase,
CHAPITRE II : STRESS ÙXŸDA T1F
mono oxygénase microsomal, et la glutathion S-Transférase. Les flavonoïdes ayant une moitié
catéchol sur le cycle B inhibent la succinoxidase mitochondriale et la NADH oxydase (84,88).
b.3.6.Propriété des flavonoïdes:
Une inflammation par définition est une réaction de défense immunitaire stéréotypée du
corps à une agression (infection, brûlure, allergie...) qui se manifeste par une rougeur, un
gonflement, une sensation de chaleur, une douleur qui semble pulser ... (89).
Au cours de l'inflammation, des produits bactériens déclenchent la production d'une grande
quantité d'oxyde nitrique (NO) dans les macrophages et d'autres cellules sous l'action d'oxyde
nitrique synthase inducteur (iNOS) (90), bien que la libération de (NO) est très importante
pour maintenir la dilatation des vaisseaux sanguins (vasodilatation) mais des fortes
concentrations peuvent conduire aux dommages oxydatifs (91),car une fois que le NO est
formé il se peut qu'il va réagir avec l'anion super oxyde conduisant à la formation de
peroxynitrite qui provoque l'endommagement des macromolécules cellulaires. Cependant une
production en excès de NO durant une inflammation chronique résulte au développement du
cancer (92).
De nombreuses études semblent indiquer que les flavonoïdes possèdent des propriétés anti
inflammatoires et qu'ils sont capables de moduler le fonctionnement du système immunitaire
par inhibition de l'activité des enzymes qui peuvent être responsables des inflammations, ils
Peuvent aussi moduler l'adhésion des monocytes durant l'inflammation athérosclérosique en
inhibant l'expression des médiateurs inflammatoires (93) d'autres sont capables d'inhiber
l'histamine (71).
Les flavones et les flavonols sous forme glycosylée ou libre comme la quercétine, kaempférol,
myrecétine ont une activité inhibitrice de COX (Cyclooxygénase) (94).
b.3.6.2.propriété antivirales et antibactériennes:
-Propriétés antivirales :
III.l.Définition de l’inflammation:
III.2.L’inflammation aigue:
Certains de ces médiateurs existent sous forme inactive, avant toute lésion tissulaire,
cette dernière ne faisant qu'activer ces molécules; d'autres sont synthétisés ou libérés à partir
de différentes populations cellulaires. Leurs actions sont multiples, souvent redondantes et
intègrent les voies de la coagulation, de l'immunité innée, de l'hématopoïèse et du système
nerveux (101,100).
Les protéases plasmatiques comprennent le complément (activation par la voie classique ou
par la voie alterne en fonction des stimuli, produisant des fragments chémoattractants tels que
le C3a et le C5a), les kinines dont la cascade est initiée par différentes lésions tissulaires
exposant du collagène ou des membranes basales et permettent d'activer le facteur XII, enfin
des facteurs protéiques de coagulation et de fibrinolyse activant également le facteur XII qui
génère de la plasmine, elle-même responsable de la production de médiateurs inflammatoires
(100). Le tableau 1 résume l’origine et les effets des plus importants médiateurs chimiques de
l’inflammation (100).
III.4.2.Médiateurs cellulaires de l’inflammation aigue:
Plusieurs types cellulaires interviennent dans la réaction inflammatoire. Les cellules les
plus importantes sont les PMNs qui sont attirés au niveau des lésions tissulaires par la
présence des médiateurs précoces de l'inflammation (leucotriènes, C5a). Cette attraction
nécessite au préalable des interactions entre les cellules endothéliales et les neutrophiles qui,
en plusieurs étapes, établissent des contacts grâce à des molécules d'adhésion (CD62L, CD11,
CD18) qui se lient à des protéines membranaires des cellules endothéliales (101). Dans le site
inflammatoire, ces polynucléaires neutrophiles s'activent et dégranulent, en réponse à
différents médiateurs solubles déjà évoqués (C5a, leucotriènes, facteurs d'activation des
plaquettes, histamine), augmentent leur production d'enzymes oxydatives et leur capacité à
phagocytose sous l'effet des leucotriènes, de facteurs de croissance hémopoïétiques tels que le
G-CSF et le GM-CSF, du TNF et de l'Interleukine 8 (100). D'autres cellules sont attirées sur
le site de l'inflammation et participent à la constitution de l'infiltrat inflammatoire : les
monocytes migrent et deviennent des macrophages activés capables de phagocytose, de
production de protéines antibactériennes et de médiateurs pro-inflammatoires (101).
Les éosinophiles sont également recrutés au site de l'inflammation aiguë, en particulier
lorsque celle-ci est le fait d'une réaction allergique respiratoire, gastro-intestinale ou cutanée.
Les plaquettes contribuent au processus inflammatoire par la libération de nombreux
médiateurs incluant le fibrinogène, le plasminogène, des protéases plasmatiques ainsi que de
la sérotonine. Enfin, les lymphocytes B et T produisent les cytokines pro-inflammatoires,
initient la réponse immunitaire adaptative et contribuent à l'activation des PMNs par la
production d'immunoglobulines par les B-lymphocytes (101,100).
III.5.Anti-inflammatoire:
Les anti-inflammatoire non stéroïdiens (AINS) sont une des classes thérapeutiques les
plus utilisées dans le monde en raison de leurs propriétés anti-inflammatoires, antipyrétique et
antalgiques. Actuellement, il y a plus de 50 différents AINS sont sur le marché mondial.
Le mécanisme d’action des AINS a été précisé par les travaux de Vane en 1971, il repose en
grande partie sur l’inhibition compétitive, réversible ou non, de la cyclo-oxygénase, enzyme
qui permet la production de prostaglandine à partir de l’acide arachidonique. Cette
caractéristique commune à tous les AINS conduit à une diminution de la production des
prostaglandines (notamment la PGE2 et la PGI2), importants médiateurs de l’inflammation
(Figure 12). Même si d’autres modes d’action existent, cette activité explique largement les
propriétés pharmacologiques et thérapeutiques des AINS, mais aussi une partie de leurs effets
secondaires en raison du rôle ubiquitaire et des fonctions physiologiques des prostaglandines
(105). Ainsi, la production exagérée de prostaglandines en situation pathologique participe à
l’inflammation (vasodilatation, augmentation de la perméabilité capillaire) et à la douleur
(sensibilisation des nocicepteurs) alors que sa production basale permet l’homéostasie
tissulaire (production de mucus, de bicarbonates et maintien du flux sanguin sous muqueux
gastrique, maintien de l’hémodynamique rénale en cas d’hypo perfusion en particulier).
L’inhibition de la synthèse des prostaglandines par les AINS semblait donc, jusqu’à
récemment, devoir obligatoirement s’accompagner d’effets favorables et délétères (106).
III.5.2.Anti-inflammatoires stéroïdiens:
Celt m em brane
Llpocortin-1
1 fi s -Adi e n o c e p to r s
Cytokinea
iNOS
hCO X - 2
♦ i **
Steroid~r«spo nsive
N ucléus 4 GRE nGRE Jargel g c n e s
Le nombre de composés phytochimiques, trouvé dans le règne végétal est très vaste, et
leur spectre d'activité est tout aussi grand. Certains de ces composés phytochimiques ont des
propriétés anti inflammatoire. Beaucoup sont présumés agir en bloquant les voies de la
cyclooxygénase et la lipoxygénase ainsi que par d'autres mécanismes (107). Quelques
exemples de plantes douées d’activités anti-inflammatoires sont cités dans le tableau 4.
IV.l.Définition:
Nom scientifique : Anethum graveolens L., famille des Apiacées (ombellifères), genre Anethum.
Origine du nom : Aneth vient du latin anethum, emrpunté au grec anêthon, d'origine inconnue, et
graveolens signifie en latin « d'odeur forte », composé de « gravis » (lourd, fort) et « olens »
(sentant) (108).
Nom commun : aneth, fenouil bâtard, faux anis, fenouil puant Il est cultivé comme plante
condimentaire pour ses feuilles et ses graines très aromatiques, et se rapproche du fenouil par son
odeur et ses propriétés, d'où ses noms de fenouil bâtard ou faux anis. Le nectar de ses fleurs est
très apprécié des abeilles (108).
Plante annuelle de 20-50 cm, glabre, glaucescente, fétide, à racine pivotante (109) :
- Fruit ovale-elliptique, comprimé par le dos, entouré d'un large rebord plan
-Méricarpes à 5 côtes, les trois dorsales saillantes, filiformes, carénées, les deux marginales
c h a p i t r e i v : l a p l a n t e m éd i c in a l e a n e th u m . g
IV.2.Répartition géographique:
IV.3.Description de la plante:
Plante herbacée, à tige dressée, pouvant atteindre 1,7 m de haut. Feuilles oblongues à ovées,
tripennées de 20-40 sur 10-20 cm, les derniers segments sont filiformes. Ombelles de 15 cm de
diamètre, nombreuses fleurs, pétales jaunes. Fruit ovalo-elliptique de 4 mm sur 2 mm. Cette
espèce est fréquemment confondue avec Foeniculum vulgare, laquelle a une gousse pétiolaire
plus large et toutes les côtes de fruit égal (111).
B. LA PARIE AERIENNE(113)
A. LA FLEUR (113)
D. LA FEUILLE (113)
C. CAITULE (113)
D.5.Principaux constituants:(114)
S Des tanins.
S Des mucilages.
S Des matières résineuses.
S Une huile essentielle.
S Des flavonoïdes.
IV.6.Propriétés/indications:
Traitement des troubles digestifs, comme les flatulences, les coliques ou les nausées et les
vomissements. (114)
> Utilisation externe :
Cosmétique : l'aneth entre parfois dans la composition de certains produits de beauté. (114)
L'aneth permet de lutter contre divers troubles digestifs, essentiellement les flatulences. (114)
z n n : ^
c h a p i t r e i v : l a p l a n t e m éd i c in a l e
a n e th i um.q
L'huile essentielle doit être administrée à des doses minimes et est déconseillée chez les
femmes enceintes ou qui allaitent. Elle n'est délivrée que sur prescription médicale (115).
V.l.Introduction:
Les topoisomirase I et II (top I et II) sont des enzymes essentielles au maintien de topologie
du génome humain et sont donc des cibles potentielles pour bloquer la synthèse de cellules
cancéreuses. Ces enzymes qui sont surexprimées dans les cellules cancéreuses sont la cible de
molécules déjà utilisées en chimiothérapie anticancéreuse (117).
* la leucémie aigue non lymphoblastique (LANL) chez les adultes, comme traitement de
première intention (117).
* la leucémie aigue lymphoblastique (LAL) chez les adultes et les enfants, comme traitement
de deuxième intention (117).
CHAPITRE V: LA CARDIOTOXICITÉ PAR. L e DOXORUBICINE
Chez les gens atteints de leucémie, la moelle osseuse produit des globules blancs anormaux.
Les globules anormaux sont des cellules leucémiques (des cellules cancéreuses) (118).
Le DOX ne doit pas s'administrer par voie intermusculaire, sous-cutanée, orale ni intrathécale
(121).
T T ^ r g
c h a p i t r e V l a c a r d i o to x ic i t é p a r l e d o x o r u b i c in e
doxorubicine au niveau des tumeurs. La demi-vie terminale dans la circulation chez l’homme
est d’environ 55 heures, soit augmentée de 100 % par rapport à le doxorubicine standard. Les
essais de phase I en monothérapie ont montré que la principale toxicité dose-limitante est la
survenue d’une toxicité cutané-muqueuse.
V.7.Extravasation:
Figure 15: Mécanisme d’action des Anthracyclines: Intercalation dans l’ADN et stabilisation
de l’enzyme “Topoisome II”.
-Transport nucléaire:
L’anthracycline pénètre la cellule par le récepteur-pore MDR (multi Drug résistance), puis est
transportée au noyau sur un protéasome (125).
TT^rg
CHAPITRE V LA CARDIOTOXICITÉ PAR LE DOXORUBICINE
-Intercalation:
La production de radicaux libres après fixation sur l'ADN entraine de nouvelles lésions, de
l'ADN, localement, mais aussi à distance (membranes, mitochondries) (125).
-Appotose:
L ’action proapoptotique des anthracyclines est en partie initiée par les radicaux libres, qui
activent la protéine p53 et sa fixation sur l’ADN, la p53 y active la transcription de gène Bax
(médiateur pro apoptotique), inhibe celle de gène Bcl-XL (médiateur anti apoptique) (125).
La p53 interagit aussi avec la topo-isomérase II, dentelle inhibe la fonction ligase (125).
V.9.1.Physiopathologie:
la DOX se capable d’induire une production accrue de radicaux libres oxygénés, du fait
de leur structure de type quinone, pouvant subir une réduction, catalysée par les flavines
réductases, pour aboutir à la formation d’un dérivé semi-quinone radicalaire (134). Ce dérivé
peut lui-même subir une réduction en hydroquinone, ou retourner à la forme quinone en
cédant son électron célibataire à l’oxygène moléculaire, produisant ainsi des radicaux super
oxydes (O2_) (135).
Une deuxième voie de génération de radicaux libres par les anthracyclines fait intervenir la
formation d’un complexe organométallique entre les anthracyclines et le fer. Au sein de la
cellule, l’ion ferrique Fe3+ libre, libéré de ses sites de stockage, transferrine et ferritine par
l’attaque des anthracyclines, se lie à trois molécules d’anthracyclines pour former un
complexe très stable : Fe3 (anthracycline) 3. Ce complexe peut subir un cycle interne
d’oxydoréduction, donnant naissance à un complexe radicalaire Fe2+- (anthracycline) 3. Ce
dernier peut céder son électron supplémentaire à l’oxygène moléculaire et aboutir ainsi à la
formation de radicaux O2 . En l’absence de métaux de transition libres (fer, cuivre), les
radicaux O2 - ne sont pas très toxiques pour les structures environnantes, car ils sont
normalement transformés en peroxyde d’hydrogène par le super oxyde dismutase (SOD).
L H 2 O2 peut ensuite être décomposé en eau et oxygène moléculaire grâce à l’action des
catalases et des glutathions peroxydases (GSHPX) (136). Toutefois, les catalases ne sont pas
toujours efficaces, et le cœur est un des organes qui en est le moins pourvu. En outre, certains
travaux ont montré, dans les cœurs de rats, que les anthracyclines étaient capables d’induire
une déplétion en enzymes anti oxydantes, notamment en SOD et en GSH-PX. Il en résulte
une accumulation de radicaux O2" et de H2O2, à l’origine d’une production accrue de radicaux
hydroxyles (OH) par la voie de Fenton, d’autant que le complexe Fe3-(anthracycline) 3 se
comporte comme un puissant catalyseur de la réaction. Cela explique que le tissu cardiaque,
dont les défenses anti oxydantes sont amoindries par la présence de l’anthracycline, soit
particulièrement sensible au stress oxydatif engendré par cette dernière.
aa.Formations d'espèces activées de l'azote par interactions entre les
espèces radicalaires:
Du fait du contexte inflammatoire induit par les anthracyclines, une grande quantité de
monoxyde d’azote (NO) est produite à partir de la L-arginine grâce à l’activation de la forme
c h a p i t r e V l a c a r d i o to x ic i t é p a r l e d o x o r u b i c in e
inductible des NO synthases présente au niveau des macrophages et des cellules vasculaires.
Il a été démontré que la production concomitante de grandes quantités d’O2- et de NO
pouvait induire la formation de peroxynitrite (ONOO), qui pouvait lui-même générer le
radical OH indépendamment de la mise en jeu des processus faisant intervenir le fer. Très
récemment, le rôle de la dérégulation du NO, média par les anthracyclines, a été décrit ainsi
que différentes perspectives de manipulation pharmacologique du métabolisme du NO, afin
de développer une nouvelle approche dans la prévention de la cardiotoxicité induite par les
anthracyclines (137).
aaa.Aspects toxiques cellulaires de la production d’espèces oxydantes par
les anthracyclines:(138)
La production de radicaux libres par les anthracyclines, au sein des cellules myocardiques,
entraîne une peroxydation lipidique responsable de l’altération des fonctions membranaires.
L’homéostasie calcique est alors perturbée. Il s’ensuit une diminution de la contractilité
myocardique, ainsi qu’un défaut de relaxation par « excès » du calcium disponible au niveau
des myofibrilles. De plus, le stress oxydatif associé au traitement par les anthracyclines peut
induire directement des lésions mitochondriales ayant pour conséquence une altération des
processus de transferts membranaires et une évolution de la cellule vers l’apoptose. La
formation d’ONOO-, au sein des cardiomyocytes, pourrait également jouer un rôle très
important dans la cardiotoxicité induite par les anthracyclines, du fait du spectre de ses
actions toxiques.
V.9.2.2.Hypothèse des métabolites toxiques issus des métabolismes des
anthracyclines: (138)
Parmi les nombreuses hypothèses qui ont été évoquées pour rendre cardiaque, quel le que
soit son origine physiopathologique, le degré de mort cellulaire par apoptose occupe une
place de choix. Même si l’apoptose affecte moins de 1 % des myocytes cardiaques, dix
semaines après la dernière injection de substances anti tumorales, de nombreuses études in
vitro et in vivo ont montré que la DOX pouvait conduire à une perte de cellules cardiaques
par apoptose.
V.9.3.Aspects histologiques: (138)
T r r r g
CHAPITRE V L a CARDIOTOXICITÉ PAR. LE DOXORUBICINE
Grade
des celM e s
ceîlules
ceîlules
dégénérescence nucléaire et
mitochondriale
c h a p i t r e V l a c a r d i o to x ic i t é p a r l e d o x o r u b i c in e
V.9.4.Facteurs de risques:
Il est difficile de prévoir quelles sont les patients les plus à risque de cardiotoxicité après un
traitement par anthracycline. Il existe très peu de données prospectives dans la littérature, la
plupart des recommandations reposent sur des études rétrospectives. Certains facteurs de
risque prédisposent à l’apparition d’une toxicité cardiovasculaire lors de l’administration des
anthracyclines. Les facteurs propres au traitement sont la dose cumulée des anthracyclines, la
durée de perfusion, le rythme d’administration, l’utilisation antérieure ou concomitante de
plusieurs agents pouvant entraîner une toxicité cardiaque. Les facteurs propres au patient sont
les antécédents d’irradiation médiastinale, les facteurs de risque cardiovasculaires classiques
(sexe masculin, âge élevé, hypertension artérielle, diabète, dyslipidémies, tabagisme,
surpoids, antécédents personnels et familiaux vasculaires), l’existence d’une cardiopathie ou
d’une pathologie pulmonaire sous jacente entraînant une altération de la fonction respiratoire,
les troubles biologiques pouvant favoriser la survenue de troubles cardiaques : l’anémie,
l’hypokaliémie, l’hypomagnésémie, une dysthyroïdie. Les facteurs propres à la tumeur sont
l’existence d’un envahissement cardiaque par la tumeur ou leur contiguïté et le retentissement
de la tumeur sur la fonction respiratoire. Une équipe danoise a identifié un ensemble de
facteurs de risque de développer une cardiotoxicité liée aux anthracyclines dans le traitement
du cancer du sein, dans une étude rétrospective apparue dans le Journal de l'institut nationale
américaine du cancer (JNCI) (143).
Ils ont suivi 1.097 patientes consécutives traitées pour un cancer du sein dans un seul hôpital
près de la capitale danoise entre 1983 et 2003.
Ils ont trouvé que l'âge, une prédisposition aux maladies cardiaques (Diabète ; ménopause;
HTA; Cardiopathie sous-jacente; Obésité...), une irradiation thoracique préalable et une
hormonothérapie antérieure sont des facteurs associés au risque de développer une maladie
cardiaque après un traitement par l'épirubicine. Ainsi, l'hormonothérapie augmentait de
87,3% le risque et pour toute augmentation de 100 mg/m2 de la dose cumulée
d'anthracyclines, le risque de cardiotoxicité augmentait de 40% (143).
V.9.5.Aspect cliniques:
La cardiotoxicité induite par les anthracyclines peut revêtir plusieurs aspects cliniques,
bien différents dans leurs manifestations et leurs conséquences. En fonction de leur délai
d’apparition par rapport à l’introduction de l’anthracycline, quatre formes cliniques de
cardiotoxicité ont été décrites (144).
CHAPITRE V LA CARDIOTOXICITÉ PAR LE DOXORUBICINE
V.9.6.Prévention:
Comme nous l’avons déjà mentionné précédemment, le fer, complexé avec les
anthracyclines, joue un rôle important dans la formation de radicaux libres O2- et OH
impliqués dans le mécanisme de la cardiotoxicité des anthracyclines (146).
Ainsi, l’utilisation de molécules telles que le dexrazoxane (Cardioxane®) capables de
chélater le fer intracellulaire libre, de diminuer la formation du complexe Fe3+-
(anthracycline)3 et par conséquent de réduire la production de radicaux libres, apparaît
comme une voie prometteuse pour limiter la cardiotoxicité des anthracyclines (146).
Récemment, la Co-administration d’anthracycline et de carvédilol, bêtabloquant utilisé en
clinique dans le traitement de l’IC a conduit à des résultats très intéressants dans la protection
de la cardiotoxicité mitochondriale induite par les anthracyclines. Chez le rat. Cet effet
protecteur serait lié à son activité antioxydante et attribué à sa capacité de chélater le fer libre
(147).
- Antioxydants.
-Accélérateurs de la dégradation des peroxynitrites.
- Agents découplant de la NO synthase (NOS).
-Vecteurs antioxydants mitochondriaux.
m r g
CHAPITRE V: LA CARDIOTOXICITÉ PAR LE DOXORUBICINE
sont une FEVG inférieure à 50 %, et/ou une diminution de 20 % ou plus de la valeur mesurée
avant la mise en route du traitement. La fonction cardiaque du patient doit ensuite être
surveillée pendant toute la durée du traitement, généralement avant chaque nouveau cycle,
afin de réduire le risque d’atteinte cardiaque grave (122).
MA TÉMIEL ET MÉTHODE
I. Matériel :
1.1.Matériel biologique(Echantillonnage) :
L ’A nethum graveolens est récolte durant l'été, que ce soit en Europe, en Asie ou en
Afrique du Nord. La récolte a réalisé à la fin du mois d’avril. La partie aérienne (les grains
d ’A nethum graveolens) est la partie nécessaire du la récolte, la plante sèche ont été pulvérisée
au broyeur pour obtenir une poudre fine pour qu’elle soit prête à l’utilisation.
Le médicament anticancéreux : le doxorubicine
Le médicament anticancéreux que nous avons utilisé pour provoquer le stress oxydant et
la cardiotoxicité, y associée, chez les rats et le doxorubicine 15mg/kg ; nous a été fourni
gracieusement par le service de cancérologie de Centre Hospitalier Universitaire Ben Badis de
Constantine (CHUC).
1.1.2.Réactifs chimiques et instrumentations :
Plusieurs réactifs chimiques et solvants ont été utilisés dans nos expériences, parmi ces
produits:
Acide sulfurique(H2 SO4 ), acide chlorhydrique (HCl), acide acétique, NaOH, NH 4 OH,KI,I2
,Na Cl,,AlCl3 ;acide galique; rétine quercétine, méthanol, eau distillé, coton.
1,1-diphényl-2-picryl-hydrazyl (DPPH), diclofénac sodique, H2O2, BSA (bovine sérum
albumin), Gumme, Arabique, K 2 HPO 4 , KH2PO4, K3Fe(Cn)6, FeCl3, TCA , TBA, Vit C,
Kcl.
Les appareils utilisés:
Spectrophotomètre UV-Visible double faisceau (JENWAY 6305 UV/VIS), Chambre
d’observation UV « 264/3645 nm »(VILBERCOURMAT), Bain Marie(MEMMERT), Etuve
universelle de 5 à220°C avec ventilation (MEMMERT),Agitateur magnétique (SCILOGEX),
vortex (VELP), Balance (OHAUS), PH mètre, micro pipette.
1.2.Matériel animal :
I.2.1.Etude expérimentale :
Les 20 rats utilisés dans cette expérimentation sont des rats femelles adultes de souche
wister albinos, pesant entre 150 et 200g (au début de l’expérimentation).Issus par élevage au
niveau de l’animalerie de l’université des frères Mentouri de Constantine, les rats sont logés
MA TÉMIEL ET MÉTHODE
dans des 4 cages métalliques on chaque cage regroupe 5 rats. Ils ont libres accès à l’eau et la
nourriture. Les rats sont maintenus à une température ambiante 30C° et photopériode de 8h à
16h. Ils ont été traités conformément au principe énonces dans la manuel sur le soin et
l’utilisation des animaux d’expérimentation
II. Méthodes :
Les tests phytochimiques sont réalisés sur l’extrait de la plante ; méthanolique est aqueux
EMAG: extrait méthanolique de l’Anethum graveolens.
EAAG: extrait aqueux de l’Anethum graveolens.
T T r r g
MA TÉMIEL ET MÉTHODE
> Test 1 :5ml de la solution à tester sont bien mélangés avec 10ml d’H2O pendant 2min.
la formation d’une mousse persistante après 15min confirme la présence des
saponosides.
> Test 2 :5ml de l’extrait ont mélangés avec 2ml de chloroforme et 3ml d’acide
sulfurique concentré.une couleur rouge-marron de la couche d’interface indique la
présence des tris terpènes héterosidiques.
5ml d’extrait sont traités avec quelques gouttes d’AlCl3 (1%). La présence de flavonoïdes est
confirmée par l’apparition d’une couleur jaune.
Ce test est basé sur la réaction de Keller-kiliani. A 1ml de l’extrait ajouter 5ml d’aide
acétique contenant des traces de FeCl3 et 5 ml d’acide sulfurique contenant des traces de
Fecl3 .la présence des composés réducteurs est confirmé par la formation de deux phases une
colorée en brun rouge (acide acétique) et la deuxième en bleu-vert(acide sulfurique).
Ce test fait pour révéler la présence ou l’absence des alcaloïdes sels. A l’extrait sec,
ajouter 5ml d’HCl au résidu et chauffer dans un bain marie. Filtrer le mélange et réaliser les
tests avec le réactif de Wagner (2g de Kl et ,1.27g d’I2 solubilisé dans 100 ml d’eau
distillée). La présence de turbidité ou de précipitation indique la présence des alcaloïdes sels.
MA TÉMIEL ET MÉTHODE
Les flavonoïdes d’extrait aqueux ,1ml de l’extrait a été ajouté à 1ml de la solution
d’Alcl3 ( 2%,dans le méthanol),après 10 minutes d’incubation, l’absorbance a été lue à 430
nm.la concentration des flavonoïdes dans le extrait a été calculée à partir d’une courbe
d’étalonnage y=ax+b établie avec la quercitrine à différentes concentrations (0-0.40^g/ml
,chacune a été préparée dans le méthanol) pratiquée dans les mêmes conditions opératoires
que l’extrait servira à la quantification des flavonoides.la teneur en flavonoïdes a été exprimé
en milligrammes équivalents de quercitrine par grammes du poids d’extrait (mg EQ/gE).
Le dosage des polyphénols totaux d’extrait De la plante .été effectué selon la méthode de
bleu de Prusse (Price and Butler, 1977) modifié par oraham (1992).
Cette technique est basée sur le principe d’oxydation du ferricyanide de potassium (K3Fe
[CN] 6) par les polyphénols pour donner les ions ferreux (Fe2+) ; ces derniers réagissent avec
le chlorure de fer (FeCl3 ) et donne le complexe bleu de Prusse qui absorbe à 700 nm.
Brièvement, 0.1 ml de l’extrait a été ajouté à 3 ml de l’eau distillée. Après agitat ion, 1 ml du
K3Fe(CN) 6(0.016 M) puis 1 ml du FeCh (0.02 M dans le HCl 0.1N) ont été ajoutés
successivement avec un intervalle de temps d’une minute. Après 15 minutes, 5 ml de la
solution stabilisante (contenant 30 ml Gamme Arabique 1 %, 30 ml acide phosphorique 85 %
et 90 ml de l’eau distillée) ont été ajoutés et l’absorbance a été lue à 700 nm. La
concentration des polyphénols totaux a été calculée à partir de l’équation de régression de la
courbe d’étalonnage de l’acide gallique (figure 19) (0-200p,g/ml) et exprimée en
milligrammes équivalents d’acide gallique par grammes du poids d’extrait (mg EAG / g E).
V. Activité Anti-inflammatoire :
L ’activité anti-inflammatoire in vitro d’extrait méthanolique d’’A nethum.G a été effectuée
selon la méthode d’inhibition de la dénaturation des protéines. La méthode consiste a préparé
quatre solution.
La solution d’essai (0,5 ml) composé de 0,45 ml de la solution aqueuse de sérum bovine
albumine (SBA) 5 % et 0,05 ml d’extrait aqueux et méthanolique avec une concentration de
250 p,g/ml.
MA TÉMIEL ET MÉTHODE
La solution control test (0,5 ml) composé de 0,45 ml de la solution aqueuse de BSA 5 % et
0,05 ml d’eau distillé. La solution contrôle produit (0,5 ml) composé de 0,45 ml d’eau distillé
et 0,05 ml d’extrait aqueux avec une concentration de 250 p,g/ml.
La solution standard test (0,5 ml) compose de 0,45 ml de la solution aqueuse de BSA 5 % et
0,05 ml de la solution de standard diclofénac sodium avec une concentration de 250 p,g/ml.
Tous les solutions au-dessus ont été ajustée à pH 6,3 par une solution d’HCl (1N), les
échantillons ont été incubées à 37 ° C pendant 20 min, ensuit la température était augmenté
pour garder les échantillons à57° cependant 3 min, après refroidissement des tubes, 2,5ml de
la solution phosphate buffer saline (Ph=6,3)a été ajouté aux solutions ci-dessus, l’absorbance
a été lue par le spectrophotomètre UV -visibleà416 nm, et le pourcentage d'inhibition de la
dénaturation des protéines a été calculée comme suit:
% d’inhibition = 100-[(0Dof test solution-OD of control/ OD of test control)] x 100.
OD: la densité optique.
Le contrôle représente 100% des protéines dénaturées ; et les résultats sont comparé avec le
diclofenac sodium (250ug/ml).
Principe :
Ce test est basé principalement sur la capacité de l’extrait à donner un électron tout en
convertissant le fer de la forme Fe3+ à la forme Fe2+, cette réaction se manifeste par
l’apparition de la couleur bleu mesurable à 700 nm. Donc une absorbance élevée indique que
l’extrait possède un grand pouvoir réducteur (153).
*Méthode de dosage:
On a divisé les rats dans 4 groupes de 5 rats chacun et qui sont tous gardé dans des
mêmes conditions. Pour le début du traitement soit par l’extrait méthanolique lyophilisé
d ’Anethum graveolens à 200mg/kg le DOX (15mg/kg) pendant 10jours. Et les réstes sont des
témoins qui reçoivent l’eau distillée duré 10 jours (durée de traitement)
MA TÉMIEL ET MÉTHODE
Groupe2 : traiter par EMAG par gavage gastrique {ces rats reçoivent chaqu’un une
concentration de [200mg/kg/jr] d’EMAG pendant 10 jours}
Groupe3 : traiter par extrait méthanolique et injecter par le doxorubicine {ces rats reçoivent
chaque jour l’EMAG ave une concentration 200mg/kg pendant 10 jour et avant les deux
derniers jours on injectait par le doxorubicine par la voie intrapéritoniale 15 ml/kg}
Groupe4 : traiter par le doxorubicine {ces rats reçoivent chaque jour par gavage gastrique 10
ml/kg d’eau distillé et une injection intra péritonéale dans les deux derniers jours 15mg/kg}.
VIII.2.Prélèvement sanguin :
Le sang et prélevé au niveau de l’œil par ponction dans le sinus retro-orbital et mis dans
des tube contenant de héparine pour prévenir la coagulation. Ces prélèvements sont effectués
sur de rats jeunes.
Au moment du sacrifice les organes cœur sont récupéré, rincé par l’eau physiologique
salin 0.9% puis 1gd’organe est additionné à 9 ml (1v/10v) de solution tampon phosphate
0.1M PH 7.4 contenant du KCl 1.15M. Le mélange est homogénéisé à 1200tours /minute
pendant 10 minute à 4C° puis a 10000 tour/minute pendant 45 minutes a 4C°. La fraction
cytosolique est récupérée et utilisée pour les dosages du taux de molonyldialdéhyde (MDA),
la concentration de glutathion réduit (GSH), et d’enzyme de la catalase (CAT).
*Principe :
Le MDA est l’un des produits terminaux formés lors de la décomposition des acides gras
polyinsaturé (PUFA) médiée par les radicaux libres.
MA TÉMIEL ET MÉTHODE
Dans notre études, le taux de MDA cardiaque ont été évalué selon la méthode
d’OHKAHAWA et al 1979.le dosage repose sur la formation en milieu acide et chaud
(100C°) entre de MDA et deux thiobarbiturique (TBA) d’un pigment coloré absorbant à
530nm .extractible par les solvants organiques comme le butanol.
*Méthode de dosage:
Le glutathion est un thiol intracellulaire le plus abondant présent dans toutes les cellules
animales à des concentrations variables allant de 0.5à 10 mM et de l’ordre du 4 M dans le
plasma. Le glutathion se compose de trois amino acides (Figure 17) : l’acide glutamique, la
cystéine, est l’amino acide essentiel à la synthèse du glutathion et la plus rare (lahouel, 2005).
Le glutathion se trouve dans la cellule sous de formes : une forme oxydée « GSSG » et une
forme réduite « GSH » représentant plus de 99% de la quantité total
*Principe :
Pour le dosage du glutathion ,la méthode colorimétrique par le réactif d’Ellman (DTNB) et la
méthode la plus employée (Ellam,1959).La réaction consisté a couper la molécule d’acide
5.5dithiodis-2-nitrobenzoique (TNB) lequel à pH(8-9)alcalin présente une absorbance à 412
nm selon la réaction suivante :
MA TÉMIEL ET MÉTHODE
_ / /
/ \ / H2 \
^C H 2} 2C ^ J Z --- NH O
c — HC NH-CH
HO
/ \NH2 \CH2
HS
*Méthode de dosage :
A 0.5ml la fraction cytosolique 10% (KCl1.15) du cœur, nous avons additionné 0.5ml
d’acide trichloracétique (TCA10%) puis centrifugé à 2000 tours/min pendant 5 minutes.
Ensuite à 1.7ml du tampon phosphate 0.1M, pH : 8.
Nous avons additionné 0.2ml de surnageant et 0.1ml du réactif d’Ellman 0.1M. La lecture de
la densité optique est effectuée après ,5 minutes à 412 nm contre un blanc préparé dans les
mêmes conditions avec la TCA10% les concentrations du GSH dans l’échantillon sont
exprimées en |im/g de tissu cœur. Elle est obtenue grâce à une courbe standard réalisée avec
du GSH dans les mêmes conditions.
*Principe :
*Méthode de dosage :
Le dosage est réalise dans un volume final de 2.95ml a 3ml d’une solution d’H 2O2.
19Mm (préparé dans tampon phosphate 0.1M, pH7.4) nous avons additionné 50^l de la
fraction cytosolique de l’échantillon.
La réaction est contrôlée par une lecture continuée du changement d’absorbance à 240 nm
après chaque minute dans intervalle de temps de deux minutes.
*Calcul :
T : intervalle de temps
Résultats et Discussion :
L’extraits aqueux et méthanolique de la plante ont été préparés à partir de la poudre de la partie
aérienne des grains d ’Anethium.G.
en (g) (%)
Le calcule des rendements par rapport au poids sec de la poudre végétale (Tableau8) a montré
que l’extrait aqueuxd’AGreprésente le rendement le plus élevé (13.25%),En effet, le
rendement n’est pas relatif; il dépend de la méthode et des conditions dans lesquelles
l’extraction a été effectuée. D ’autre part, la méthode d’extraction affecte également le contenu
total en phénol et flavonoïdes (155).
Composés
EA AG EM AG
+ ++ +
+++ +++
Les résultats sont interprétés comme suit: (+) Réaction positive, (±) Trace, (-) Réactions
négatives.L’étude phytochimique et d’ET a montré que ces plantes contiennent: des
flavonoïdes, des saponosides, des tanins, des coumarines, des composés réducteurs, et des
alcaloïdes sels. La richesse de ces extraits en composés chimiques actifs pourrait expliquer leurs
S - T
RÉSULTATS ETDISCUSSIOM
utilisation traditionnelle pour soigner de nombreuses maladies telles que: la Fièvre, contre les
infections, etc.... ( 155).
III. Dosage des polyphénoles et des flavonoïdes :
Les composés phénoliques (acides phénoliques, tannins et flavonoïdes) forment le groupe des
composés phytochimiques le plus important des plantes (156). Et comme la majorité des effets
pharmacologiques des plantes est dû à ces substances, un dosage despolyphénols totaux et des
flavonoïdes des extraits a étéeffectué pour en estimer les teneurs.
L ’étude quantitative des extraits aqueux au moyen des dosages spectrophotométriques, selon
la méthode de trichlorure d’aluminiumAlCl3avaient pour objectif la détermination de la teneur
totale des flavonoïdes. Une courbe d’étalonnage (Figure 18) a été tracée pour cet objectif,
établie avec la quercétine à différentes concentration. Des mesures de densité pourchaque
fraction réalisées à 430 nm. Les quantités des flavonoïdes correspondantes ont été rapportées
en équivalent milligramme de quercétine par gramme d’extrait (Figure 18) et déterminés par
l’équation de type: y=a x + b.
RÉSULTATS ET DISCUSSION
Concentration de quercétine
CEQ A .G mgEQ/g CEMe A.G mgEQ/g CEQ A.G mgER/g CEMe A.G mgER/g
Concentration (^g/ml)
Les polyphénoles totaux dans cet extrait sont dosés selon la méthode de bleu de Prusse modifiée
par(156).
La teneur en composés phénoliques d’extrait a été calculée à partir de la courbe d’étalonnage
et exprimée en milligrammes équivalent en acide gallique par 100 gramme de la matière sèche,
la mesure de la densité optique a été effectuée à la longueur d'onde de 760 nm. Les résultats
obtenus sont présentés dans le graphe suivant :
RÉSULTATS ET DISCUSSION
Figure 21 :Quantité des phénols totaux l’extrait aqueux et l’extrait méthanolique d’acide
galique
On peut remarquer, d'après les résultats des phénols totaux des différents extraits (figure 18)
que l'extrait méthanolique de Anethium.G est celui qui en contient le taux le plus élevé avec
Suivi par l’extrait aqueux Anethium.G. L’examen de ces résultats permet de mettre en évidence
une corrélation entre la teneur des extraits en flavonoïdes et en composés phénoliques. Ceci est
logique étant donné que les flavonoïdes représentent les composés majoritaires des
polyphénols. , le système FeCb/K 3Fe(CN )6 confère à la méthode la sensibilité pour la
détermination « semiquantitaive » des concentrations des polyphénols, qui participent à la
réaction redox (157,158) Le pouvoir réducteur des extraits des plantes sont des doses
dépendantes (concentrations dépendantes). Le pouvoir réducteur desespèces étudier est
probablement dû à la présence de groupement, hydroxyle (0H-) dans les composés phénoliques
qui peuvent servir comme donneur d’électron. Par conséquent, les antioxydants sont considérés
comme des réducteurs etinactivateurs des oxydants (159). Quelques études antérieures ont
également montré que le pouvoir réducteur d’un composé peut servir comme unindicateur
significatif de son activité antioxydante potentielle (160, 161,162).
La méthode de Piégeage du radical hydroxyle adoptée dans cette étude est celle deZhong et
al. (2010), (190); avec peu modification.
S - T
RÉSULTATS ETDISCUSSIOM
Le radical hydroxyle, est le plus connu réactif, qui peut attaquer et faire des dommages à
certain bio-macromolécule dans les cellules vivantes. Les dommages biologiques causés par les
radicaux hydroxyles et ses capacités de la stimulation peroxydase des lipides. Les chaînes gras
latérales d’acide phospholipides membranaires (Valko et al.,2007)(188). Comme le montre la
Figure 22, les activités de piégeage de l’extrait méthanolique, et Vc augmente avec
l'augmentation des concentrations. A la concentration de 0,5 mg / ml, l'activité de piégeage pour
l’extrait méthanolique, l’extrait aqueux et le Vc était de 35,42%, 57,61% et 95,52%,
respectivement. Plus, Ces résultats montrent que le Vc a une bonne activité de piégeage des
radicaux hydroxyles par rapport à les deux extraits méthanolique et aqueux. L'extrait aqueux
d ’Anethium.G a donné un piégeur desradicaux hydroxyles supérieurs à l'activité de l'extrait
méthanoliqued’Anethium.G.
Inhibition d’anethumgravéolens 1% :
RÉSULTATS ET DISCUSSION
Les profiles d’activité anti radicalaire obtenus (Figure27) montre que les extraitspossèdent une
activité anti radicalaire dépend à la dose, exprimé par les concentrations d’extraits et standards
qui piègent 50 % du radical DPPH (IC50) (Figure 27). Le DPPH est un paramètre utilisé pour
estimer l’activité antioxydante. Plus cette concentration est faible plus l’effet antioxydant est
très élevé (163, 164,165).
L’extrait méthanolique de l ’Anethium.G possède l’effet scavengerle plus puissant suivi par
L’extrait aqueux d ’Anethium.G Comparant avec le BHT. Le radical DPPH est souvent utilisé
comme un indicateur pour tester la capacité de l’extrait à donner un atome d’hydrogène ou un
électron et donc l’activité antioxydante(166, 167, 168). Il a été trouvé que l’acide ascorbique,
l’alfa-tocophérol, les tannins et les flavonoïdes provoquent la réduction et la décoloration du
radical libre diphénylpicrylhydrazyl (DPPH) en lui donnant un hydrogène pour former le
diphénylpicrylhydrazine (DPPH) (Figure 19) (169,170).
Tableau 08:Les concentrations des composés phénoliques qui inhibent 50 % du radical DPPH
Quercétine 3,22±0,02
V.3.Réducing power :
Ce test est basé principalement sur la capacité de l’extrait à donner un électron tout en
convertissant le fer de la forme Fe3+ à la forme Fe2+, cette réaction se manifeste par l’apparition
de la couleur bleu mesurable à 700 nm. Donc une absorbance élevée indique que l’extrait
possède un grand pouvoir réducteur(153).
RÉSULTATS ET DISCUSSION
De 250 ^g/ml :
EAAG 91.69±9.99
EMAG 90.32±9.59
D ’après les résultats du tableau, les deux extraits étudiés inhibent la dénaturation de BSA à la
concentration de 250 |ig/ml.
La dénaturation des protéines est parmi les causes de l’inflammation (176,177, 178). La
production d’auto-antigènes dans les maladies inflammatoires peut être due à la dénaturation
des protéines in vivo. Le mécanisme possible de la dénaturation consiste à l’altération des
liaisons électrostatique, hydrogène, hydrophobe et disulfure qui maintien la structure
tridimensionnelle des protéines (176,173).
D ’après les résultats, on constate que les deux extraits sont capables de contrôlé la production
d’auto-antigène par l’inhibition de la dénaturation des protéines.
L’activité inhibitrice de la dénaturation de BSA est peut être attribuée a la présence de différents
composés bioactifs tels que les flavonoïdes et les tannins dans les deux extraits trouvés lors des
criblages phytochimiques. De nombreuses études ont évalué l’effet inhibiteur de différents
extraits de plantes sur l’activité anti-inflammatoire in vitro par la méthode de la dénaturation
des protéines (180, 181, 182, 183).
-Test 1 :Inhibition de la peroxydation des lipides a été déterminé par dosage de l'acide
thiobarbiturique-substances réactives (TBARS) en utilisant l’homogénat foie desrats comme
une source riche en lipide.
D ’après les résultats montrés dans la figure 30 que l’EAAG et EMAG possèdent un effet
inhibiteur de la peroxydation lipidique, D ’apres ces résultas on a trouvé que l’EMAG a un effet
inhibiteur plus puissant que l’EAAG.
S - T
RÉSULTATS ETDISCUSSION
D ’après les résultats montrés dans la figure (31) que l’EAAG et EMAG possèdent un effet
inhibiteur de la peroxydation lipidique, respectivement. D ’après ces résultats on a trouvé que
l’extrait aqueux a un effet inhibiteur plus puissant que l’EMAG.
*Dans le test peroxydation lipidique d’homogénat on a trouvé que l’EMAG a un effet inhibiteur
puissant que l’EAAG, par contre dans le jaune d’œuf on a trouvé que l’EAAG est le plus
puissant.
^ T so T g
RÉSULTATS ETDISCUSSION
160
140
5^ 120
«H 100
80^
60
40
so 20
u 0
témoins EMeAG DOXO DXO+EMeAG
Les résultats sont montré qu’ il ya une augmentation excessifs des TBARs chez des rats traitait
par le Doxorubucine a une dose de 15 mg/ml par146,98±3,51 umolTBARs /g tissu ,et une
baisse de la concentration de ces constituants dans le tissu cardiaque chez les rats traitait par
Doxo plus extrait par 88,46 ±2,43 umol/g tissu et l’extrait seul EMeAG (200mg/kg) par 73,46
± 6,53 umol/g tissu lorsque on comparent ces résultats avec le lot témoin avec une concentration
de 128,95 ±8,07 umol/g tissu.
K 5c
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O
2 3
1s
J3 2
C
(U
°c 1
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témoins EMeAG DOXO DOXO+EMeAG
Figure 33: Evaluation du GSH cardiaque dans l’extrait méthanolique par rapport au
DOX
Le GSH est le principal thiol non protéique dans les organismes vivants qu’éliminent les
espèces des radicaux libres tels que le peroxyde d'hydrogène, et le radical superoxyde et
maintient les thiols protéiques membranaires épuisés dans les mitochondries cardiaques
pendant les lésions dues à des toxines comme le Doxorubucine.
Les résultats montrent que les niveaux de GSH étaient démunies chez le groupe de
Doxorubucine traité (1,63 ±0,11umol/g tissu) par contre on a remarquées L'augmentation des
niveaux de glutathion dans les groupes traités avec EMeAG par le Doxo et EMeAG, qui
révèlent son capacité à réduire le stress oxydatif.
Alors nos études ont montré que le traitement des animaux avec EMeAG considérablement
restauré les activités enzymatiques métaboliques à cette dose 200mg/kg qui indique qu'il
améliore les fonctions physiologiques dans les tissus du cœur. C’est également soutenu par la
régulation des niveaux d’activités des enzymes anti oxydants.
300
250
200
ocS 150
(U
« 100
"c3
50
O
0
témoin EMeAG DOXO DOXO+EMeAG
Le catalase est un antioxydant enzymatique qui protège les tissus contre les radicaux
hydroxyles hautement réactifs par conversion du peroxyde d'hydrogène on oxygène nuisibles
dans l'eau, et La réduction de l'activité de cette enzyme peut induire un stress oxydatif dans les
cellules en raison de l'accumulation de métabolites toxiques comme les radicaux superoxydes
et peroxyde d'hydrogène comme la montré notre résultats une chute d’activité d’enzyme de
CAT en raison d’’administration de doxorubucine. Lorsque on compare cette activité par
l’activité de lot témoin
Tandis que nos résultats ont montrés une augmentation de l'activité de la catalase chez
l'animaux traitait par extrait seule EMeAG et on co-administration avec DOX
CONCLUSION
Conclusion générale :
Les plantes médicinales restent toujours la source fiable des principes actifs connus par leurs
propriétés thérapeutiques, ce qui nous amen à la conservation de la biodiversité végétale
locale.
La toxicité cardiaque des anthracyclines a été initialement étudiée dans les années 1970, sa
prévention a toujours été centrée sur le monitorage de la fonction cardiaque en cours de
traitement. Cependant, un consensus sur la façon optimale de monitoire un patient n’est pas
encore acquis en 2009.
DOX est l’un des médicaments anticancéreux le plus efficaces dans le traitement du cancer.
Son mode d’action exact est cependant mal connu et est le sujet d’intenses recherches. Il est
connu que le DOX peut s’insérer entre deux paires de bases azotées d’ADN ce qui inhibe
l’activité de la topoisoméraseII. Le métabolisme du DOX entrainerait également la formation
de radicaux libres qui endommageraient l’ADN, les protéines et les constituants des
membranes cellulaires.
Le but principale de notre étude est d’évalué les propriétés antioxydante et anti-inflammatoire
de la plante médicinale algérienne Anethium.G et de montre qu’elle a un effet protectrice
contre le DOX.
CONCLUSION
Dans la première partie, nous avons évalué la quantité des phénols totaux en adoptant la
méthode de bleu de Prusse (Price and Butler, 1977) modifiée par Graham (1992), en
flavonoïdes par le trichlorure d’aluminium. Et les résultats montrent que la plante étudie est
riche en ces composés, avec un teneur dans l’extrait méthanolique 636.14± 0,002 mgEAG/gE;
Et dans l’extrait aqueux 260.24 ± 0.18 mgEAG/gE respectivement.
Dans la deuxième partie, nous sommes intéressés à étudier l’activité antioxydante des extraits
du plantes dans le but de connaitre leurs capacités antioxydante, anti-inflammatoire et leurs
pouvoirs inhibiteurs la toxicité du DOX.
autre testes tel que le taux de MDA cardiaque ont été évalué selon la méthode
d’OHKAHAWA et al 1979. Dont les résultats (DOX=146,98±3,51, DOX+l’extrait=88,46
±2,43) sont montrés que notre plante a donné un bon effet contre les radicaux libres qui sont
formés par le DOX, le GSH selon la méthode colorimétrique par le réactif d’Ellman (DTNB)
et la méthode la plus employée (Ellam, 1959). Dont les résultats (DOX=1,63 ±0,11umol/g,
DOX+E MAG=4,94 ± 0,13umol/g) sont montrés que le GSH a une capacité à réduire le stress
oxydatif, et en fin l’activité de la catalase cytosolique est déterminée selo n la méthode de
Clairborne 1985, dont les résultats sont (DOX=185,6 ± 2,2 Ù/mg, DOX+EMeAG=215,61 ±
3,33 Ù/mg) ; sont montrés une augmentation de l'activité de la catalase qui confirme que notre
plante a un effet bénéfique contre les radicaux hydroxyle.
Notre étude est montrée que la plante médicinale Anethium.G présente une bonne activité
antioxydante et anti-inflammatoire qui pourrait être utilisé dans le domaine pharmaceutique et
surtout dans les traitements anticancéreux.
Résumé :
Notre étude est fondé sur les activités antioxydantes et anti-inflammatoires de l’extrait
brut et méthanolique de l ’A nethium.G ont été évalué par différentes méthodes
(DPPH, lipide peroxydase, Radical hydroxyle, reducing power, phytochimique,
flavonoïdes, polyphénols, CAT, GSH, et MDA).
Ces résultats obtenus suggèrent que cette plante peut être utilisée pour traiter les
maladies et l’inflammation qui nécessitent le piégeage des radicaux libres.
Our study is concerned by the Antioxidant activities and anti-inflammatory of the crude
extract and the methanolic Anethium.G were evaluated by different methods (DPPH, lipid
peroxidase, CAT, GSH, BSA, and MDA).
Oxidative stress causes several diseases, raises the search for new cures antioxidants. In this
context, the study of the antioxidant activity of methanolic and aqueous extracts of the plant
used in the Algerian pharmacopeia was performed. The plant extract is obtained by the
drying. The quantitative estimation flavonoids, flavanones and total phenols by the
spectrophotometric method has shown that these extracts contain these compounds. The
evaluation of the antioxidant power by the method of free radical scavenging showed that
extracts (aqueous and methanoic Anethum. G) studied all have a very good reducing activity,
especially for the methanol extract have submitted percentages inhibition equal to 91.69 ±
9.99, with IC50 equal to 1.99 ± 0.01 mg / ml.
The evaluation of MDA cardiaque by the method of OHKAHAWA and al 1979 and the GSH
cardiaque by colorimétrique method by the réactif of Ellman 1959. In the results there is:
(DOX alone 146,98±3.51, co-treatment with the DOX 88.46±2.43) (DOX alone
1.63±0.11umol/g, co-treatment with DOX 4.94±0.13umol/g) respectively, and then activity of
CAT cytosolique is determinate by the method of Clairborne 1985, with this result: (DOX
alone 185.6±2.2u/mg, co-treatment with the DOX 215.61±3.33u/mg). This last show that our
plant Anethium graveolens have an effect antiradical also capable depenses the oxydatif
stress, through the augmentation of the catalase activity confirmed by our study.
These results suggest that the plant can be used to treat diseases and inflammation which
require the free radical scavenging.
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±4.94 DOX + Ajjjîl ^ l i î u A j U/mg 0.11 ±1.63 ) °J^ j dox j (2.43 ±88.46 DOX + Ajjjîl
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Mots clés : Anethium.G, activité antioxydante, radicaux libres, phénols, flavonoïdes, flavanones, anti
inflammation, DPPH, CAT, GSH, MDA, et stresse oxydative.
LABORATOIRE DE RECHERCHE: Laboratoire de biologie faculté de
science de la nature et de la vie, Université frères Mentouri Constantine
PRESIDENT DE JURE : LalaouiKoreichi (Pr. U.F.M.C)
Raporteur : IhoualSafia(MA U.F.M.C)
Raporteurs : Boubekri Nassima (MC. U.F.M.C)
Raporteurs : Boulkandoul Ramzi (MA. U.F.M.C)