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Ce document présente la région de Souss-Massa au Maroc. Il décrit le milieu naturel, la démographie et l'organisation administrative de la région. La région connaît une croissance démographique et un taux d'urbanisation important malgré sa dépendance à l'agriculture.

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Ce document présente la région de Souss-Massa au Maroc. Il décrit le milieu naturel, la démographie et l'organisation administrative de la région. La région connaît une croissance démographique et un taux d'urbanisation important malgré sa dépendance à l'agriculture.

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[Nom de la société]

[Titre du
document]
[Sous-titre du document]

ahmed alaarabiou
[Date]
1
Dédicace

Ce projet de fin d’études est dédié à nos chers parents.


Aucun mot, aucune dédicace ne pourrait vous exprimer nos profondes affections et notre
immense gratitude pour tous les sacrifices que vous avez consentis pour notre éducation et
notre bien-être.
Vous nous avez aidés et soutenus tout au long de notre parcours académique avec, à chaque
fois, une attention renouvelée.

Que Le Tout Puissant vous accorde santé, prospérité, bonheur et longue vie afin que nous
puissions un jour vous rendre la pareille.

2
Remerciements
Après avoir rendu grâce à Dieu le tout puissant et le bienveillant, nous tenons à remercier
vivement tous ceux qui de près ou de loin ont participé à la réalisation de ce projet.
Nous voudrons citer plus particulièrement notre encadrant professeur BENJELOUNE ANAS
enseignant à la faculté des sciences juridiques, économique et sociales d’Agadir pour sa
disponibilité ; sa rigueur et son sens de l'écoute et d’échange.
Nous exprimons de même notre gratitude envers tous ceux qui nous ont accordé leur soutien,
tant par leur gentillesse que par leur dévouement.
A tous les enseignants qui nous ont aidés pendant les trois ans passés à Ibn Zohr.

3
INTRODUCTION GENERALE

Malgré les épidémies et les pandémies auxquelles le monde a été confronté tout au long de
l'histoire, les grandes puissances ont continué à se préparer à faire face à l'ennemi visible en
n'appliquant que la théorie du contrôle, et elles n'ont pas pu développer la conviction de la
nécessité de consacrer d'énormes ressources à face à un ennemi invisible comme les virus et
autres.
Au cours du XXIe siècle, le monde a été confronté à de nombreuses épidémies, malgré leurs
dangers sanitaires et leurs propagation rapide, à l'image de l'épidémie d'Ebola en Afrique par
exemple, les gouvernements et les organisations internationales, notamment l'Organisation
mondiale de la santé, ont pu venir à bout de ces épidémies grâce à une mobilisation à grande
échelle.
En 2020 le monde était face a une année extrêmement différente. C’était l’apparition d’un
nouveaux virus nommé Covid-19 qui appartienne à la famille du coronavirus. Qui a causé à
ce jour, 180 769 402 cas ont été rapportés à travers le monde. 3 916 495 personnes en sont
décédées. Le principe est simple : là où il y a des peuples, il y a du Covid-19.
Pour lutter contre cette pandémie les gouvernements ont pris des diverses mesures, on cite
parmi eux le confinement total.
Plusieurs pays, aient réussi dans une large mesure à contrôler l’épidémie.
Le Maroc faisait partie de ceux qui se sont empressés de prendre des mesures préventives
strictes depuis les premiers stades de l'épidémie du coronavirus (Covid-19).
Dans la région de Souss-Massa, le point de focalisation de ce travail, ces mesures préventives
(fermeture des frontières nationales, suspension des vols nationaux et internationaux,
confinement sanitaire obligatoire) ont eu un impact indéniable sur son tissu économique déjà
fragile vu sa dépendance au tourisme et aux industries des services.
Nous explorons ainsi dans ce travail l’ampleur et l’étendu de l’impact de la pandémie du
coronavirus sur la fabrique économique de la région de Souss-Massa.

Quel impact sur l’économie de cette région, à la fois à court et à long terme ?
Quels sont les secteurs d'activités les plus touchés ?
Quel impact sur les investissements dans la région, sur les PME, les TPE ?
Quelles vulnérabilités économiques ont été démêlées ou introduites par cette pandémie ?

4
CHAPITRE I :
Généralités sur l’économie de la région Souss-Massa

5
Introduction
La nouvelle région Souss-Massa est l'une des douze nouvelles régions du Maroc instituées par
le découpage territorial de 2015. Elle comprend l'ancienne région Souss-Massa-Drâa à
l'exception du Drâa et de la province de Sidi Ifni à laquelle se rajoute la province de Tata de
l'ancienne région de Guelmim-Essemara. Elle consiste l'un des principaux moteurs de
développement économique du Royaume, grâce à sa structure économique Divers.
Dans ce chapitre introductif on va présenter la région Souss-Massa de manière générale, puis
on va citer les principaux leviers économiques de la région, par la suite on va voir les défis et
les vulnérabilités de son économie.

Section 1 : Présentation de la région de Souss-Massa

1-Milieu naturel :
S’étendant sur une superficie de 53 789 km², soit 7,6 % du territoire national, la région
Souss Massa est formée de 2 préfectures : Agadir Ida Outanane et Inezgane Ait Melloul et de 4
provinces : Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudannt et Tata.
La région occupe une bande au milieu du royaume allant de l’Océan Atlantique aux frontières
avec l’Algérie à l’Est. C’est une jonction entre le Nord et le Sud du pays et joue de ce fait un rôle
stratégique aux niveaux économique et socioculturel.
 
         Elle est limitée au Nord par la région de Marrakech-Safi, au Sud par la région de Guelmim-
Oued Noun, à l’Est par la région de Draa-Tafilelt et l’Algérie,  à l’Ouest par l’Océan Atlantique.
 
C’est une région caractérisée par un relief diversifié :
 
- Les chaînes montagneuses du Haut et de l’Anti Atlas constituant un important réservoir
hydrologique.
- Les plaines fertiles du Souss-Massa.
 
          Elle compte plusieurs cours d’eau, dont les plus importants sont Oued Souss et Oued
Massa. Ces oueds sont alimentés par plusieurs affluents.
Le climat de la région est sec en général, influencé par l’Océan et le Sahara. Les précipitations
sont irrégulières dans l’espace et dans le temps : elles varient entre 70 et 350 mm par an ce qui
dénote d’un déficit hydrique important tant au niveau des ressources en eau de surface qu’au
niveau des nappes phréatiques.
 
Les vents sont soit en provenance de l'est avec influence désertique, soit de l’ouest avec la
fraîcheur de l’océan.

6
Figure 1 : la carte de la région Souss-Massa

« Source : HCP »

2-Population légale :
Au terme du dernier recensement de 2014, la population légale de la région Souss Massa s’est
établie à 2.676.847 habitants (dont 4914 de nationalité étrangère). Elle représente près de 7,9%
de la population totale du Maroc.

         Cette population s’est accrue de 352.700 habitants au cours de la décennie précédente
(2004-2014). Le taux d’accroissement annuel moyen qui s’en suit est de l’ordre de 1,4%,
dépassant ainsi la moyenne nationale (1,2%).
2-1-Evolution de la population :

Bien que cette population a connu un triplement de son effectif en l’espace d’un peu plus de
trente ans (1971-2014), le rythme de la croissance démographique a enregistré un fléchissement
important au cours des deux dernières décennies. Il atteint juste 1,4% en 2014, soit la moitié du
taux enregistré au cours des années soixante-dix

7
Tableau 1 : Evolution de la population de la région Souss-Massa entre 1960 et 2014 :

Taux Accroissement Taux Accroissement


Année Population
régional national
1960 759.041 - -
1971 989.636 2,4% 2,8%
1982 1.370.758 2,9% 2,6%
1994 1.910.905 2,8% 2,1%
2004 2.324.142 1,9% 1,4%
2014 2.676.847 1,4% 1,2%
« Source : RGPH 1971-1982-1994-2004 et 2014  »
2-2-Répartition spatiale de la population :
  La population de la région est répartie en 1.505.896 citadins et 1.170.951 ruraux. Bien que la
région reste marquée par une prédominance rurale, elle connaît cependant une forte urbanisation
concrétisée par un taux d’accroissement en milieu urbain qui est de 3,2% contre une diminution
de  - 0,5% en milieu rural.
  Le taux d’urbanisation de la région atteint ainsi près de 56,3% en 2014 contre 48,1% en 2004
et 39,5% en 1994.
  Plusieurs facteurs sont à l’origine de la progression de l’urbanisation, notamment
l’accroissement naturel de la population urbaine, l’exode rural et l’extension du périmètre urbain
par l’intégration de certaines localités rurales.
3-Organisation administrative :
La région compte un grand nombre de communes, avec 154 communes rurales et 21
municipalités. Ces entités se répartissent par préfecture et province selon le tableau suivant.
TABLEAU 2 : Organisation administrative de la région Souss-Massa

Communes
Préfectures et provinces Cercles
Urbaines Rurales Ensemble
Agadir Ida Outanane 1 1 12 13
Inezgane Ait Melloul 1 4 2 6
Chtouka Ait Baha 3 2 20 22
Taroudannt 5 8 81 89
Tiznit 3 2 23 25
Tata 3 4 16 20
Région 16 21 154 175
National 185 221 1282 1503
Part de la région (en%) 8,6 9,5 12,0 11,6
 « Source : Annuaire Statistique du Maroc -2013 »

8
Section 2 : Le levier économique de la région Souss-Massa :

Nous traiterons dans cette section tout ce qui concerne les leviers économiques de la région
Souss-Massa. Premièrement nous allons mettre en exergue les secteurs clés à travers
l’agriculture, artisanale, la pêche et par la suite le commerce.
1-L’agriculture :
1-1-Climat et ressources hydriques :
Le climat de la région est à prédominance aride conditionné par l’influence des
courants atlantiques et sahariens ce qui génère le régime climatique présaharien à hivers frais
qui sévit dans les plaines du Souss Massa. La pluviométrie moyenne dans le Souss-Massa
varie de moins 50 mm dans la province de Tata à 143 mm à Tiznit et plus de 250 mm dans
plaine du Souss Massa. Le climat est également marqué par des épisodes de sècheresse,
d’inondation et de températures 4 extrêmes qui causent des dégâts considérables pour les
cultures annuelles, l’élevage et les infrastructures agricoles (serre, barrage, canaux d’irrigation
etc.) Comme ressource en eau, la région compte six grands barrages régularisant 364 millions
m3/an à partir d’un apport total en eaux de surface estimé à 668 millions m3/an. Quant aux
eaux souterraines, les nappes les plus importantes sont localisées au niveau de la plaine du
Souss qui abrite le réservoir phréatique le plus important et qui est exploité pour l’irrigation
depuis 1940. Cette nappe enregistre des entrées globales estimées à 268 Mm³/an et des sorties
de l’ordre de 551 Mm³/an, d’où un déficit annuel estimé à 283 Mm³/an. La seconde nappe est
celle de Chtouka, sous pression depuis plusieurs années, cette nappe connaît elle aussi un
déficit annuel de 58 Mm³/an. Au niveau de ces deux plaines (Souss et Chtouka), on compte
plus de 21000 puits utilisés pour l’extraction des eaux destinées à l’irrigation. Des ressources
hydriques supplémentaires sont localisées au niveau des deux chaines montagneuses : le Haut
Atlas et l‘Anti Atlas, mais elles sont rares et discontinues étant donné la nature
hydrogéologique des massifs.

1-2-SYSTÈMES AGRICOLES :
Les systèmes agricoles dans la région sont très diversifiés. Au niveau des plaines on rencontre
de l’agriculture irriguée intensive du côté des périmètres du Souss et de Chtouka et Tiznit, de
l’irrigué extensif (avec moins de pesticides et d’engrais) dans les périmètres de Tiznit, de
l’agroforesterie (céréales-arganier) et de l’agriculture pluviale notamment dans les zones dites
‘‘Fayed’’ ; cette agriculture occupe une superficie de 240.175 Ha, soit environ 59% de la SAU.
Dans les zones de montagnes, en Haut Atlas comme dans l’Anti Atlas, les systèmes sont
généralement du type sylvoagropastoral à base de céréales, d’élevage, des produits de la forêt et
de l’arboriculture. L’agriculture en zone de montagne est basée sur des pratiques et des savoir-
faire locaux ancestraux comme la construction des khettara et l’aménagement des terrasses
méditerranéennes. Au niveau des oasis, l’agriculture est basée sur la phoeniciculteur, l’élevage et
l’apiculture. La province de Tata compte quelque 280 oasis de tailles différentes ; allant de
quelques centaines d’hectares à plus de 10.000 Ha par oasis. La superficie irriguée par rapport à
la SAU totale n’est que de 61% en hivers et de 22% en été, ce qui montre qu’en plus de la rareté
des terres agricoles, ces périmètres souffrent également de la rareté des ressources en eau.
L’élevage oasien est du type transhumant et/ou semi-sédentaire à base de la race D’men.

9
PRODUCTIONS VÉGÉTALES ET ANIMALES :
La production végétale dans le Souss Massa est axée autour de 8 spéculations
principales, mais les trois filières qui revêtent un caractère stratégique pour la région sont les
agrumes, les légumes et les fourrages. Les agrumes avec d’autres espèces fruitières (olivier,
amandier et bananier) s’accaparent la part du lion en termes de superficie (47%), mais en termes
de production ce sont les légumes et les fourrages qui constituent la plus grande partie dès la
production végétale régionale (73%) estimée à 2.718.880 T en 2015. Cette richesse, dont la
valeur est estimée à 5,6 Milliards Dhs, est générée en grande partie (81%) par les agrumes et les
légumes émanant de la plaine de Souss Massa. En termes de rendement à l’hectare, la région
réalise des records nationaux pour certaines spéculations comme la tomate (150 T/ha), la
courgette (58 T/ha) et le haricot vert (52). Pour ces 5 trois cultures, les rendements moyens ont
connu des améliorations respectives de 14,5 %, 16%, et 67% entre 2008 ; date du lancement du
Plan Maroc Vert, et 2016. Le progrès enregistré dans la production végétale en zone de plaine est
dû à l’investissement massif des pouvoirs publics dans le secteur et le dynamisme des
professionnels. En l’espace de 8 ans, l’état a injecté dans le secteur agricole du Souss massa
7571 millions Dhs sous forme de subventions (51%) et d’investissements (49%). Une bonne
partie de ces investissements et subventions a été orientée vers l’irrigation (58% des
investissements et 75% des subventions). Cet effort s’est traduit par des performances élevées en
termes de reconversion à l’irrigation localisée qui ne couvrait que 3841 ha en 2008 et qui a
atteint 89.684 Ha en 2016. Les primeurs sous serre ont connu également une augmentation
significative en passant de 15240 ha en 2008 à 17.950 Ha en 2016. La production animale est
basée sur deux types d’élevage, un élevage intensif concentré dans la plaine et un élevage
extensif dans les périmètres Bour, les zones de montagne et les oasis. L’effectif du cheptel total
est de 1.291.000 têtes répartis entre les bovins (10%), les ovins (54%) et les caprins (36%). Les
performances enregistrées avec l’élevage bovin sont parmi les meilleurs au Maroc. Avec une
production de 273 millions de litres de lait par an, l’insémination artificielle de plus de 56.000
vaches par an et la production locale de plus de 100.000 T d’aliments de haute qualité, la région
s’est forgée une position de leader à l’échelle nationale. Forêts et parcours La région dispose
d’un patrimoine forestier qui s’étale sur une superficie de 1.352.321 Ha, il est à base d’une
dizaine d’espèce forestière dont les principales sont l’arganier (58%), le thuya (20 %) et le chêne
vert (7%). La production forestière porte sur l’huile d’argan, le bois et les plantes aromatiques et
médicinales. Les espaces forestiers du Souss Massa abritent une flore et une faune diversifiée
d’origine méditerranéenne (plus de 50% des espèces), micronésienne (au moins 22 espèces),
saharienne et saharo-sindienne (9 espèces) et tropicale (4 espèces). La faune compte 24 espèces
de mammifères, 250 espèces d’oiseaux et 26 espèces d’amphibiens.

SYSTÈMES ALIMENTAIRES ET AGRO-INDUSTRIE :


En tant que première région agricole au Maroc, le Souss Massa contribue d’une façon
significative à la sécurité alimentaire du pays. Elle est déficitaire en certains produits comme les
céréales, les légumineuses, l’huile d’olive et la pomme de terre mais largement excédentaire en
d’autres produits comme le lait, les viandes blanches, la tomate et les agrumes. Pour les produits

10
frais, on note que la majeure partie de la production régionale émanant de l’agriculture irriguée
est destinée au marché local, c’est le cas des légumes (71%) et des agrumes (58%). Pour d’autres
produits, comme la luzerne la totalité de la production est utilisée localement pour l’alimentation
du bétail bovin pour supporter la production de lait. Il est à noter que la production laitière
régionale (240 millions de litre par an) permet de satisfaire 30% du besoin national, il s’agit de
l’une des activités agro-industrielles les plus importantes dans la région à côté du
conditionnement des légumes frais et des agrumes et de la transformation des produits de la
pêche. Ces trois secteurs mobilisent 59% des unités agroindustrielles agrées au niveau de la
région qui sont au nombre 1154. En termes de sécurité sanitaire, il existe dans la région plusieurs
programmes de surveillance et de contrôle des aliments au niveau des exploitations et des unités
agro-industrielles menés par l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONSA) et
l’Etablissement Autonome de Contrôle de Coordination des Exportations (EACDE). L’effort des
pouvoirs publics est accompagné par plusieurs initiatives privées visant l’amélioration de la
qualité à travers l’adoption des systèmes de certification (Global gap, biologique etc.)
respectueuse vis à vis de l’environnement. 6 Il est à noter cependant que l’essentiel des
investissements et des efforts sont concentrés sur le système alimentaire agroindustriel localisé
au niveau des plaines et que le système traditionnel localisé au niveau des oasis et de la
montagne n’est pas aussi financiarisé, structuré et encadré. Ce secteur offre des potentialités de
production, de commercialisation et de création d’emplois en zone rurale qui restent largement
sous exploitées. Les deux systèmes (agroindustriel et traditionnel) sont appelés à évoluer dans un
contexte marqué par trois défis : environnementaux, climatiques et énergétiques.

Le Tourisme :
Bordée d’une façade atlantique de 180 km à l’Ouest, par la région de Marrakech-Safi
du Nord, du Sud par la région de Guelmim-Oued Noun, et de l’Est par la région de Drâa-
Tafilelt et l’Algérie, Souss-Massa S’étend sur une superficie de 53.789 km², soit 7,6 % du
11
territoire national. Grâce à son climat méditerranéen doux, cette région attire, chaque année,
plus d’un million de visiteurs qu’elle sait charmer grâce à sa tradition multicolore, son relief
diversifié et son arrière-pays.

TOURISME À SOUSS-MASSA, LES CHIFFRES :

Selon les chiffres officiels1, la région est dotée de 2.323 établissements hôteliers
classés (1 à 5 étoiles), d’une capacité litière de 39.000 lits, soit 30% de la capacité
d’hébergement nationale. Elle enregistre 33.3% des nuitées nationales avec 4,7 millions de
nuitées par an. Cette dynamique touristique est à l’origine de 120.000 emplois, et génère une
valeur ajoutée de 5,4 milliards de dirhams.

Le trafic aérien à l’aéroport Agadir Al Massira a connu entre 2008 et 2018 une croissance
soutenue avec une moyenne annuelle d’évolution d’environ 2,81%. Ainsi, le nombre des
passagers ayant transité par l’aéroport est passé de 1.456.794 passagers en 2008 à 1.922.721
en 2018.

La part du trafic enregistrée en 2018 par rapport au trafic global de l’ensemble des aéroports
du Royaume est de 8,53%.

Au titre de l’année 2018, les composantes du trafic aérien ont connu de fortes hausses :
passagers +24,50%, mouvements +28,88%.

Durant la période de janvier à fin novembre 2019, l’aéroport Agadir Al Massira a accueilli
1.845.199 passagers contre 1.763.598 accueillis à la même période de l’année 2017 avec une
évolution de l’ordre de +4,63%.

La ligne Agadir Paris-Orly arrive au top 10 des routes internationales en 2019 de cet aéroport
avec 24,08% du trafic passager, suivi respectivement par Manchester et Lyon.

La même année a vu le lancement de 7 nouvelles lignes par EasyJet avec 15 fréquentations


hebdomadaires et deux autres par Ryanair. Les compagnies Thomson Fly, Corindon Airlines
Europe et Lauda motion ont également lancé de nouvelles connexions aériennes vers Agadir
Al Massira.

La région Souss-Massa, quel potentiel touristique ?

Souss-Massa abrite une diversité surprenante de paysages, d’écosystèmes et de


patrimoines constituant d’énormes leviers de développement touristique. Nous avons recensé
une panoplie d’atouts qui peuvent présenter un attrait touristique, à savoir :

12
Produits de terroir :
Située à 80% dans la région de Souss-Massa, la Réserve de Biosphère de l'Arganeraie
(R.B.A) couvre une vaste plaine intramontagnarde de plus de 800.000 hectares, soit 14,25%
de l’espace forestier du Maroc. Elle a été déclarée par l'UNESCO, en décembre 1998,
première Réserve de Biosphère du Maroc, dans le cadre du programme Man and the
Biosphère (MAB).

Cette labellisation a pour objectif de préserver la biodiversité du site et de promouvoir


les aspects culturels ainsi que les cadres sociaux relatifs à l’arganeraie dans une perspective de
développement durable.  

Outre ces arbres extraordinaires, le territoire Souss-Massa propose de nombreux produits du


terroir comme le miel, les amandes (Tafraout), les dattes (Tata) et le safran (Taliouine et
Tazenakht).

D’un point de vue marketing, les produits de terroir offrent plusieurs opportunités pour les
acteurs du tourisme :

● L’ancrage du positionnement « exceptionnel » de la région Souss-Massa, étant l’un


des rares territoires dans le monde à disposer d’arganeraie ;

● Le développement de l'écotourisme, du tourisme culturel, culinaire, scientifique et du


tourisme de montagne ;

● La promotion durable de la destination à travers la promotion des produits de terroir


issus de Souss-Massa.

La mise en avant de ces produits et de leurs bienfaits alimentaires et bien-être sera un


excellent maillon de différentiation et de compétitivité pour la région.

Les stations balnéaires :


Taghazout, Legzira, Aglou, Banana Beach. La côte maritime de la région Souss-Massa
est ponctuée de nombreuses plages toutes différentes les unes des autres en termes de hauteur
de vagues, de courants et de vitesse de vent, offrant un large choix aux adeptes de sports
nautiques (surf, kite-surf, planche à voile, jet-ski, etc…).

Située à 82 kilomètres au nord d'Agadir, Imsouane, surnommée la « Magic Bay », en raison


de ces vagues impressionnantes et de son cadre montagneux a été classée au 10e rang des plus
belles plages du monde par le magazine américain Forbes.

Étant l’écart de zones industrielles, les plages de la région sont généralement des plus propres
au Maroc. 

Artisanat :
Grâce à un réseaux de 9.760 unités artisanales et plus de 21.560 employés, l'artisanat
contribue à l’attractivité de la région, en mettant en avant le savoir-faire ancestral et les
traditions amazighes et sahraouies. Les produits emblématiques de la région sont :

● La bijouterie (Tiznit) ;

13
● Le tissage (Tafraout) ;
● La vannerie ;
● La couture traditionnelle ;
● La maroquinerie traditionnelle.

Activités, loisirs et sports

Riche de sa nature hétérogène et de sa civilisation ancrée dans l’histoire, cette région est
incontournable pour les adeptes du tourisme culturel et sportif.

● Pêche à canne, pêche artisanale en barques et pêche sportive ;


● Chasse ;
● Spéléologie : grottes de Sidi Ifni, de Lakhssass, de Messalites à Tata.
● Sports nautiques : Jet ski et la plongée sous-marine, surf, Trekking et Randonnées
pédestres ;
● La méharée : Traversée du désert à dos de dromadaire ;
● Excursions, Quads ;
● Équitation ;
● Circuits en VTT.

Architecture amazighe traditionnelle

● Kasbah d’Amtoudi ;
● La Médina d’Agadir ;
● Murailles de Taroudant ;
● Greniers collectifs (les Igoudars) d’Ait Kine, d’Amtoudi, Agadir Ighir Ifrane et bien
d’autres.

Archéologie

● Les empreintes tridactyles de dinosaures sur la roche côtière d’Anza datant d’environ 85
millions d’années ;
● Les peintures rupestres d'El Maleh ;
● Le site archéologique de Fegousset.

Bien que dotée de nombreux atouts naturels et culturels uniques, l’offre touristique de la
région Souss-Massa reste peu diversifiée. De nombreux sites sont méconnus des
Marocains comme des touristes car ne bénéficient pas suffisamment d’efforts
promotionnels ou de valorisation. A travers sa plateforme « Blog Tourisme », Ostelea
Rabat s’engage à la documentation et à la mise en avant des richesses de Souss-Massa et
d’autres régions marocaines en vue de participer au développement touristique du pays.

La pêche :
Le secteur de la pêche, à l’instar de l’agriculture et du tourisme, constitue, depuis des
décennies, l’un des piliers majeurs du tissu économique de la région de Souss-Massa, en
générant plus de 60 milliards de DH du PIB, ce qui correspond à près de 7% de la richesse
nationale.

14
Le port d’Agadir, classé parmi l’une des infrastructures portuaires les plus importantes à
l’échelle nationale, joue un rôle de taille dans la promotion du secteur comme en témoigne le
volume des poissons débarqués annuellement qui se chiffre à 95.000 tonnes.

Aux côtés de ces performances remarquables liées au secteur halieutique, la région de Souss-
Massa recèle d’importants atouts en termes de potentialités et d’équipements aptes à créer et
développer des projets dans le domaine de l’aquaculture, étant donné que la région dispose
d’un littoral long de 320 km, outre le fait que ses eaux constituent un espace de biodiversité
marine favorisant la promotion de projets dans le domaine aquatique.

Parmi les potentialités dont regorge la région, figure le complexe portuaire d’Agadir qui
compte un port de pêche doté d’un quai long de 3826 mètre linéaire (avec un ancien et un
nouveau port de pêche), outre le fait que la région compte de nombreux villages de pêcheurs
et points de débarquement aménagés (PDA) pour les barques de la pêche artisanale.

En outre, la région de Souss-Massa dispose de plusieurs unités d’industrialisation et de


valorisation des produits de la pêche. A cela, il convient d’ajouter que les travaux portant sur
la création d’une zone industrielle compétitive aux standards mondiaux en ce qui concerne la
transformation des produits halieutiques (Agadir Haliopôle Cluster) ont franchi de grandes
étapes, ce qui constitue un autre facteur en faveur du lancement réussi d’autres projets
halieutiques à forte valeur ajoutée pour l’ensemble du secteur.

La région produit 36% de la valeur ajoutée nationale et fait 3.3% de part de marché mondiale.
Le secteur emploie 170 000 emplois directs et 490 000 indirects soit plus de 3 millions de
personnes vivant de cette activité. Ces chiffres sont appelés à s'agrandir grâce à la mise en
place du Parc Haliopolis.

Au total ce sont 465 unités côtières, 216 navires hauturiers et 1 450 unités de pêche artisanale
qui emploient 660 000 personnes pour un PIB régional de 6 % et 42% en National.

Le commerce :

Selon le communiqué, le commerce est un secteur structurant pour la région de Souss-


Massa, 6éme région économique du Royaume avec une contribution de 6.5% à la richesse
nationale. De même, le secteur du commerce dans cette région contribue à hauteur de 6.9% du
PIB national avec une valeur de 5,3 milliards de DH. Souss-Massa, ajoute le communiqué, est
une région à fort potentiel de développement commercial (position géographique stratégique,
développement industriel, relais entre les régions du Sud et les autres régions du Maroc...),
caractérisée par une offre commerciale diversifiée (35.000 commerces de proximité, 13
grandes et moyennes surfaces, 180 souks hebdomadaires). En outre, « Souk El Had», dans la
ville d’Agadir, est considéré comme le plus grand marché du Royaume et de l’Afrique.
S’étalant sur une superficie de 11 ha et disposant de 3.500 points de ventes et plus de 4.200
commerçants, ce marché attire entre 150.000 et 200.000 visiteurs quotidiennement. 

En 2017, la région a réalisé une croissance économique de 1,1% seulement,


contribuant ainsi par 0,1 point à la croissance nationale (4,2%).

15
En termes de dépenses de consommation des ménages, Souss-Massa arrive en 6ème position,
avec 43,5 milliards de DH, soit 7,1% des dépenses nationales et 15.658 DH par
habitant (contre une moyenne nationale de 17.499 DH).

La région est donc un peu à la traine face aux locomotives que sont Casablanca-Settat, Rabat-
Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Marrakech-Safi et Fès-Meknès. Et ce, malgré ses
potentialités : 7,6% de la superficie du Maroc (53.790 km2), un milieu naturel d’une grande
diversité, une population volontaire pour le travail et l’investissement, une richesse agricole et
halieutique et de grands atouts touristiques.

Une structure productive rigide


L’économie de la région repose sur trois principales filières traditionnelles
agriculture-agroalimentaire, pêche et tourisme. Au fil des années, cette structure
n’a pas été diversifiée.

Le secteur primaire :
 (Agriculture, forêt et pêche), une des principales locomotives économiques de la
région, est en perte de vitesse. Il ne génère plus de 18% de son PIB et 9,8% de la croissance
de la valeur ajoutée primaire au niveau national, derrière Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès,
Casablanca-Settat et Marrakech-Safi.

Le secteur secondaire :
 (BTP, mines et énergie, industrie), dominé par l’agroalimentaire (transformation des
produits agricoles et de la mer), génère une part stable de 19% du PIB de la région. Il est
6ème plus gros contributeur à la VA du secteur secondaire national avec une part de 4,8%.

Le tertiaire : 
(Services, commerce…), dominé par le tourisme et le commerce traditionnel,
génère 53% du PIB de la région et contribue à hauteur de 6,7% à la VA du secteur tertiaire
national. Le reste est constitué des impôts nets des subventions.

Logistique :
La carte La construction des zones logistiques à travers tout le territoire, dans le cadre
du déploiement de la stratégie nationale destinée à améliorer la compétitivité logistique du
Maroc, apparait comme marquant le pas. Initiée en 2010, cette stratégie avait fixé des
objectifs et un programme très ambitieux avec, entre autres, la construction de 70 zones à
travers le pays et leur essaimage en fonction des mouvements et flux de marchandises,
donnant à chaque région la part qui lui revient en fonction de ses activités productives et de
distribution et au final de ses besoins et de son potentiel de développement.

16
Aujourd’hui, presque 10 ans après le lancement logistique qui ressemble sur le papier à une
toile d’araignée, a du mal à se concrétiser sur le terrain.

En effet, seule la zone de Zenâta, gérée par la SNTL, est opérationnelle, zone qui s’étale sur
28 ha représentant la première tranche du total foncier réservé à la capitale économique, soit
323 ha à l’horizon 2030. Le reste des chantiers, en dehors de quelques zones développées par
de grandes entreprises pour leur propre compte, est en quasi-stagnation.

Pour en savoir plus, nous avons posé la question à l’Agence marocaine de développement de
la logistique (AMDL), à savoir quelles sont les zones qui pourraient voir le jour dans les
années qui viennent. La réponse a l’avantage d’être claire et précise : Les deux premières
zones à développer sont la zone au sud d’Ait Melloul (Souss Massa). Selon l’Agence, « le
lancement des travaux d’aménagement est prévu pour le premier trimestre 2020 » pour les
deux zones.

A ce titre, explique l’AMDL dans une note, des réunions de concertation ont été menées avec
les départements ministériels concernés, les autorités locales et les opérateurs logistiques,
lesquelles concertations « ont permis de confirmer les besoins pour le développement de ces
deux premiers projets (…) et de définir le modèle institutionnel de développement et la
mobilisation des financements nécessaires ». Rappelons que le projet de zone logistique du
sud d’Ait Melloul verra le développement d’une première tranche de 45 ha sur un total à
terme de 172 ha. La première tranche du projet de Ras El Ma s’étalera pour sa part sur 32 ha
sur les 100 ha prévus à terme. Les deux zones comprendront des espaces logistiques (parc
locatif, parc pour les PME/PMI et stockages intermédiaires, etc.). Des espaces seront aussi
réservés aux services en l’occurrence un centre routier, un centre d’accueil pour les personnes
et une parcelle dédiée au centre de formation.

L’industrie :
Le Souss Massa dispose d’un tissu industriel dynamique, principalement concentré
dans les Provinces et Préfectures d’Agadir – Ida Outanane, Tiznit et Inezgane – Aït Melloul.

Le secteur industriel, dont la valeur ajoutée et le chiffre d’affaires s’élèvent respectivement à


4,3 et 10,6 MMDhs, compte près de 437 unités industrielles qui emploient plus de 33 000
personnes. Ce secteur a connu une réelle croissance depuis 2005 : son chiffre d’affaires a
augmenté de 80 %, sa valeur ajoutée de 90 % et ses emplois ont plus que doublé.

Le secteur de l’Agroalimentaire est particulièrement dynamique dans la région : avec 14


MMDhs de chiffre d’affaires annuel généré par les unités de transformation, le Souss Massa
occupe la seconde place agroalimentaire au niveau national, après le Grand Casablanca.
Arrive ensuite l’industrie chimique et para chimique, qui affiche un chiffre d’affaires annuel
de près de 5 MMDhs (24 % du chiffre d’affaires industriel régional).

Afin d’accélérer le développement du secteur, la région a procédé à la création de nouvelles


zones industrielles à Ouled Teïma et Sidi Bibi et à la réhabilitation des zones industrielles de
Tassila, Aït Melloul et Tiznit. Le montant total des travaux de réhabilitation de ces trois zones
s’élève à près de 90 MDhs.

17
Dans le cadre de la stratégie intégrée pour le développement de la compétitivité logistique,
une plateforme logistique est prévue à Aït Melloul afin d’optimiser la distribution
(conditionnement, transport…) de la production industrielle régionale, en sus des deux pôles
de compétitivité Agropole et Haliopole.

Figure 3 : La contribution des provins de la région Souss-Massa au chiffre d’affaires.

Souss-Massa à la traine face aux régions locomotives


Quelle est aujourd’hui la situation de la région Souss-Massa ?
Les dernières données économiques de la région remontent à 2017. Selon le HCP,
Souss-Massa est la 7ème région du Maroc en termes de PIB, avec près de 70 milliards de
DH, soit une contribution de 6,6% au PIB national. Elle affiche un PIB par habitant de 25.161
DH, en dessous de la moyenne nationale qui est de 30.510 DH.

En 2017, la région a réalisé une croissance économique de 1,1% seulement, contribuant


ainsi par 0,1 point à la croissance nationale (4,2%).

En termes de dépenses de consommation des ménages, Souss-Massa arrive en 6ème position,


avec 43,5 milliards de DH, soit 7,1% des dépenses nationales et 15.658 DH par
habitant (contre une moyenne nationale de 17.499 DH).

18
La région est donc un peu à la traine face aux locomotives que sont Casablanca-Settat, Rabat-
Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Marrakech-Safi et Fès-Meknès. Et ce, malgré ses
potentialités : 7,6% de la superficie du Maroc (53.790 km2), un milieu naturel d’une grande
diversité, une population volontaire pour le travail et l’investissement, une richesse agricole et
halieutique et de grands atouts touristiques.

Section 3 : Défis et vulnérabilités de l’économie de la région Souss-


Massa :
Déficits sociaux et retard de développement humain
La région fait face à de multiples défis économiques et sociaux. A commencer par la
démographie.

Souss-Massa compte 2,66 millions d’habitants, selon le dernier recensement général de


2014. Sa population s’accroît plus vite que la moyenne nationale et compte près de 2/3 de
personnes en âge de travailler (15-59 ans).

En plus de l’évolution démographique intrinsèque de la région, celle-ci connait un exode


rural massif. Ce qui exerce une pression sur les marchés de l’emploi et de l’habitat ainsi que
sur les services publics de base.

Au troisième trimestre 2019, Souss-Massa affichait un taux de chômage de 11,7%, supérieur


à la moyenne nationale (9,4%). La région concentre 9,4% des chômeurs au niveau national.

Surtout, elle affiche un taux d’activité (42,1%) et un taux d’emploi (37,2%) très bas et
inférieurs à la moyenne nationale (44,9% et 37,2%).

Et la qualité de l’emploi laisse à désirer. Si près des deux tiers des personnes en activité sont
des salariés du secteur privé et public, il y a une précarité sociale encore importante chez
les travailleurs saisonniers, surtout dans le domaine agricole.

En termes d’habitat, le plan de développement régional à l’horizon 2022 souligne un déficit


de développement urbain face à l’exode rural galopant, et un ralentissement des mises en
chantier de logements, notamment sociaux.

A noter que plus des deux tiers des 600.000 ménages de la région habitent dans des maisons
marocaines et que 74% sont propriétaires.

Souss-Massa enregistre également de grands retards en matière de développement humain.


Elle a un taux d’analphabétisme supérieur à la moyenne nationale (33% contre 31%) et
seuls 5,4% de la population a un diplôme de niveau supérieur (73% ont le niveau primaire ou
moins).

19
Le PDR note par ailleurs une forte pression sur les établissements éducatifs en milieu
urbain (du fait de l’exode rurale), des problèmes d’accès aux prestations de santé de base
pour la mère et l’enfant, particulièrement en zone rurale, et un nombre élevé de localités
rurales encore enclavées.

La région se cherche une vocation économique


Les défis sur le plan économique ne sont pas moins nombreux :

– Ralentissement économique et forte dépendance de trois secteurs traditionnels (tourisme,


agriculture, pêche).

– Tassement du secteur du BTP et de l’investissement privé ; investissement public inférieur à


la moyenne nationale.

– Faible attractivité de la région : absence de vocation claire, retard dans la mise en place de
conditions de facilitation de l’investissement, infrastructures inexistantes ou vieillissante…

En plus de ces défis globaux, plusieurs contraintes sectorielles sont mises en avant :

– capacité portuaire limitée et faible compétitivité pour la transformation des produits de la


pêche,

– stress hydrique et manque de compétitivité logistique pour l’agriculture,

– établissements vieillissants et manque d’animation et d’infrastructures dans le tourisme,

– un secteur du commerce miné par l’informel…

CONCLUSION
Le Maroc est un arbre dont les racines sont plantées en Afrique et dont les feuilles
respirent l'air de l'Europe. » Cette phrase résume l'importance de la situation géographique
du Royaume du Maroc en tant que pays avec racines en Afrique du Nord surplombant deux
fronts de mer (Atlantique et Méditerranée) avec des frontières maritimes avec l'Espagne au
nord. Peut-être la région Souss Massa C'est l'une des régions les plus importantes et les plus
anciennes du Royaume du Maroc, en raison de ses qualités naturelles, telles comme son
climat tempéré unique, ses charmantes attractions qui attirent les touristes, les falaises, les
dunes de sable, les terres agricoles, les plaines et les forêts. En plus des ressources marines
disponibles qui jouent un rôle majeur dans son développement économique et social, et
constituent une richesse régionale et nationale, ainsi qu'occupent une main-d'œuvre

20
importante, en plus du rôle qu'elle joue dans l'apport d'investissements et la collecte de
ressources en devises [Link] enfin, l'industrie, qui occupe le troisième rang au niveau
national et repose principalement sur des produits agricoles. Il s'est développé grâce à la
croissance du secteur de l'industrie alimentaire, ainsi que du secteur de l'industrie chimique.
Tous ses différents Qualité et avantages font du SOUS MASSA un des lieux les plus sauvages
du Royaume : un climat idéal, un art de vivre véritable, des paysages magnifiques et des
trésors culturels riches et variés à l’image de son patrimoine halieutique.

21
Chapitre II :

L’impact de la pandémie de la covid-19 sur l’économie de la région de


Souss-Massa

22
Introduction
L’épidémie de coronavirus était essentiellement circonscrite à la Chine, elle s’est
ensuite très rapidement propagée dans le reste du monde. Pour lutter contre la propagation du
virus, les gouvernements ont mis en place des mesures comme l’arrêt temporaire d’activité de
certaines entreprises et le ralentissement de celle des autres, aussi le confinement qui pousse
les citoyens à limiter les interactions physiques. Les conséquences de ces mesures ont
gravement endommagé les économies des pays, le niveau des dommages a varié d'un pays à
l'autre, les plus durement touchés sont ceux où l’épidémie a été la plus grave et ceux qui se
caractérisent par une forte dépendance vis-à-vis du commerce mondial, du tourisme, des
exportations de produits de base et des financements extérieurs.

« La crise due à la pandémie de COVID-19 est exceptionnelle à de nombreux égards : elle s’annonce
comme la plus grave récession enregistrée dans les économies avancées depuis la Seconde Guerre
mondiale, tandis que les économies émergentes et en développement devraient connaître la première
contraction de leur production en soixante ans , analyse Ayhan Kose, directeur de la division
Perspectives de développement à la Banque mondiale ».
L'objectif de ce chapitre est d'abord savoir quelle est cette épidémie qui a infecté le
monde, puis on va savoir comment le gouvernement de notre pays a réagi , d'abord
pour protéger les citoyens et dans un deuxième point les mesures visent à atténuer les
répercussions de la pandémie sur l'économie. Puis, nous définirons l'impact de cette crise sur
les différents secteurs au Maroc, et particulièrement dans la région du Souss-Massa.
Ces constats amènent à se poser quelques questionnements :
-C’est quoi un coronavirus, Covid19 ?
-Quelles sont les mesures pris par le gouvernement pour faire face à la propagation de
cette pandémie ?
- quelle est l’impact de cette pandémie sur les différents secteurs de l'économie de la
région Souss-Massa ?

23
SECTION 1 : LA COVID-19, DEFNITION ET HISTORIQUE

DEFINITION DE LA « CORONAVIRUS »

Les coronavirus constituent une large famille de virus pouvant provoquer des maladies
diverses, allant du rhume banal au syndrome respiratoire aigu sévère
(SRAS).
Les coronavirus, ou Coronaviride en latin, sont capables
d’infecter un autre être vivant : un humain, un animal ou une plante.
Les coronavirus, eux, infectent les mammifères – dont l’homme – et
les oiseaux.
Leur nom vient du latin corona, qui signifie « couronne », à cause
de la présence de petites particules à sa surface, qui rappellent en
effet une couronne.
Les premiers coronavirus ont été observés dans les années 1960.
Parmi toutes les espèces de coronavirus connues, seules 7 peuvent infecter l’homme, parmi
eux on distingue la « covid-19 ».

LA « COVID-19 » 

DEFINITION

La covid-19 est une maladie infectieuse émergent, elle se transmet par contact
rapproché avec des personnes infectées, elle apparaît le 16 Novembre 2019 à Wuhan dans la
province de Hubei en Chine, avant de se propager dans le monde. L’Organisation Mondiale
de la Santé (OMS) a déclaré l’état d’urgence de la santé.

HISTORIQUE DE COVID-19 AU MAROC

Dès que l’épidémie coronavirus est apparue à Wuhan en Chine au mois de Décembre
2019, très rapidement s’est propagée au reste du monde, le Maroc a commencé à s y préparer
et dès que le premier cas déclaré officiellement sur son territoire le 2 Mars 2020, il a pris
rapidement les mesures qui s’imposent –dont des mesures sanitaires, sociales, économiques et
d’autre pour accompagner l’état d’urgence– , qui ont été prises par les autres pays, tout en
s’inspirant de ses expériences passées et de celles innovantes d’autres pays, jusqu’à le 10 juin
2021 le Maroc a enregistré 522 390 cas confirmés, dont 9190 morts, des chiffres bien
inférieur aux celles enregistrés dans les autres pays du monde.

24
Figure 4 : Évolution des cas actifs, guérisons, décès COVID-19 au Maroc entre Mars 2020 et
Mai 2021.

Evolution mensuelle de COVID-19 au Maroc


600000

500000

400000

300000

200000

100000

0
a a a a a aa a a a a a a a a a
ar
-a r-a ay
-a n-
a l-a g- p-
a t-a v-
a
c-
a
n-
a
b-
a
ar
-a r-a ay
-a
M Ap M Ju Ju Au Se Oc No De Ja Fe M Ap M

Cas actifs Cumul des décès


cumul des guérisons Cumul des cas actifs

« Source : Ministère de la santé du Maroc »

SECTION 2 : LES MESURES PREVENTIVES PRIS PAR LE


GOUVERNEMENT

Depuis l’apparition de la pandémie au niveau mondial, et avant l’enregistrement des


premiers cas positifs dans notre pays. Le gouvernement avait pris toutes les mesures
nécessaires pour mettre notre pays à l’abri, y compris l’organisation de l’opération de retour
des marocains de la ville chinoise de Wuhan. Les autorités publiques ont également ordonné
la création d’un fonds spécial pour faire face aux répercussions de cette pandémie.
Le gouvernement a dès le début, adopté une approche participative visant à la lutte
contre cette pandémie. Dans ce cadre, il a été procédé à la fermeture aux voyageurs des
espaces aérien et maritime marocains, à l’annulation des rencontres et manifestations
sportives, culturelles et artistiques, à la suspension des cours présentiels dans les écoles et
universités, à la fermeture provisoire des mosquées, à la suspension des audiences dans les
différents tribunaux du Royaume, ainsi qu’à plusieurs autres mesures décidées par les
autorités compétentes dans les domaines du transport public et la fermeture des établissements
publics dont l’ouverture n’est pas indispensable.
Le gouvernement a également pris des mesures d’annoncer l’état d’urgence sanitaire
sur l’ensemble du territoire national, pour faire face à la propagation du coronavirus -Covid-
19- .

Figure : Chronologie des mesures liées à la Covid-19 prises par les autorités marocaines

25
Source : LAB DE L’EMPLOI MAROC

MESURES SANITAIRES
A cet égard, les autorités publiques ont pris la décision de placer la médecine militaire
aux cotés de la médecine civile dans la lutte contre cette épidémie dans le cadre de l’état
d’urgence sanitaire. En matière sanitaire, une batterie de mesures a été prises touchant les
volets de la surveillance et la veille, du renforcement des capacités du système national et de
la prise en charge des cas atteints par le virus
Surveillance et veille épidémiologique
Notre pays dispose d’un système de veille épidémiologique, à travers un centre
national et des centres régionaux des opérations d’urgence en santé publique,
Ce système effectue en permanence les missions de veille sanitaire et d’alerte précoce pour
faire face aux éventuelles épidémies et autres urgences de Santé publique, quelle qu’en soit
l’origine, y compris la réalisation d’exercices de simulation. Il assure la gestion des épidémies
et autres urgences de santé publique, notamment celles liées aux maladies infectieuses
lorsqu’elles surviennent, et prépare la riposte aux menaces pour la santé publique engendrées
par les situations d’exception et les catastrophes.
Grace à ce système, le Maroc a pu :
_ Elever le niveau de vigilance dès l’annonce des premiers cas en Chine ;
- Surveiller et assurer le suivi de la situation épidémiologique internationale ;
- Evaluer quotidiennement le risque ;
- La mise en œuvre des centres d’appel permettant de déclarer les cas probables ;
- La mise en place d’un programme de formation des cadres de la santé au niveau des régions
et provinces ;
- L’augmentation progressive de la cadence des analyses de laboratoire, à travers
l’élargissement du réseau des laboratoires équipés à cet effet.
Tous ces efforts ont été conjugués pour augmenter la capacité des structures d’accueil,
à travers la mise en place de 47 unités hospitalières dédiées aux personnes atteintes du
coronavirus

26
- Engagement des propriétaires des cliniques privées pour la réanimation, avec leurs staffs et
équipements.
- Mise à contribution des hôtels et centres touristiques pour l’accueil gratuit des cas probables
dans le cadre du confinement sanitaire, ainsi que certains professionnels de la santé et des
sécuritaires à titre préventif pour eux et leurs familles.

Prise en charge des cas infectés


Le secteur de la santé a veillé, dès l’apparition de la pandémie dans notre pays, à organiser les
opérations d’intervention des équipes médicales aux différents stades d’infection. On peut
citer à ce titre les mesures suivantes :

- L’adoption d’un protocole thérapeutique la prise en charge des cas infectés, après sa
validation par le comité scientifique et technique national ;
- La mise en place d’un plan organisationnel pour la prise en charge des cas probables et des
cas confirmés dans les établissements de santé ;
- La mise à niveau des laboratoires nationaux, civils et militaires, pour diagnostiquer
l’infection ;
- L’amélioration des conditions d’accueil et de restauration, pour assurer la bonne prise en
charge des personnels de la santé et des malades.

Mesures d’accompagnement de l’état d’urgence sanitaire


Poursuite de l’enseignement à distance

Suite à la suspension des cours dans l’ensemble des établissements d’enseignement


publics et privés, le gouvernement a pris plusieurs mesures pour assurer l’enseignement à
distance, au moyen de plateformes électroniques et grâce à une forte implication des cadres de
pédagogiques et des techniciens.
Une série de mesures a permis d’assurer la formation à distance, de manière intégrée, dont :
- La mise à disposition des contenus de formation nécessaires sur les plateformes
électroniques pour toutes les filières et tous les niveaux ;
- La dispense des cours à distance pour les établissements privés de formation professionnelle
A la date du 7 avril 2020, 8836 classes virtuelles ont été créées et 83.356 cours à distance
dispensés, soit l’équivalent de 228.946 heures de cours.(Source : Ministère de l’Education
Nationale)
Les établissements universitaires ont veillé à permettre aux étudiants de poursuivre leurs
cours à travers les sites web des établissements et les plateformes d’enseignement supérieur
- La radio et la télévision.

Continuité des prestations des services publics


L’état d’urgence sanitaire a stipulé la continuité des prestations des services publics de
base. Le gouvernement a pris une batterie de mesures et de décisions visant à assurer cette
continuité, tout en préservant la sécurité et la santé des personnels des administrations
publiques, des collectivités territoriales et des entreprises publiques.

27
Mesures préventives au profit du personnel

Conformément aux mesures préventives et du fait du risque que présente l’usage des supports
papier, une série de prestations numérique a été développée par le gouvernement dont :
- Recours autant que possible aux nouvelles technologies de communication ;
- Veiller autant que possible à fournir des prestations en ligne ;
- Organiser les opérations d’accueil des usagers dans les cas nécessaires, dans le strict respect
des mesures préventives décidées par les autorités ;
- Mettre en place, en cas de besoin, un système d’alternance pour la présence des personnels.
En rapport avec cette situation, et du fait de difficultés d’organisation, le gouvernement a
décidé de reporter tous les concours de recrutement à la fin du confinement sanitaire.

Mesures sociales

Dans le cadre d’une vision solidaire, sur les catégories vulnérables et précaires qui ont
pâti de manière immédiate des répercussions négatives de la pandémie. Le gouvernement a
pris une série de mesures au profit des salariés et des entreprises, notamment les PME et les
TPME, ainsi que les professions libérales qui sont confrontées à des difficultés du fait de cette
pandémie. Le gouvernement a également pris une série de décisions visant à soutenir les
familles œuvrant dans le secteur informel et affectées par cette situation.
Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Coronavirus "La Covid-19"
En application des Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, un
Compte d’Affectation Spéciale intitulé « Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du
Coronavirus "La Covid-19" » est créé. Doté de 10 milliards de dirhams, Ce fonds sera
réservé, d’une part, à la prise en charge des dépenses de mise à niveau du dispositif médical,
en termes d’infrastructures adaptées et de moyens supplémentaires à acquérir, dans l’urgence.
Il servira, d’autre part, au soutien de l’économie nationale, à travers une batterie de mesures
qui seront proposées par le Comité de Veille Économique, notamment en termes
d’accompagnement des secteurs vulnérables aux chocs induits par la crise du Coronavirus,
Les salariées
Deux mesures principales au profit des salariés :
Allocation d’une indemnité forfaitaire mensuelle nette de 2000 dirhams, au profit des salariés
travaillant pour des entreprises affiliées à la CNSS.
Il est à souligner que le gouvernement entend également, à travers ces mesures, soutenir les
entreprises en difficulté, afin de préserver les emplois et éviter des pertes d’emploi pour raison
économique.
Les ménages opérant dans le secteur informel
A l’instar des salariés, le gouvernement a décidé d’apporter un soutien à cette catégorie, il a
distribué des aides au profit des ménages opérant dans l’informel qui n’ont plus de revenus du fait du
confinement obligatoire.
Les aides ont été fixées pour les deux catégories comme suit.
- 800 dirhams pour les ménages de deux personnes ou moins.
- 1000 dirhams pour les ménages formés de trois à quatre personnes.
- 1200 dirhams pour les ménages de plus de quatre personnes.

28
Mesures économiques
Le gouvernement s’est fixé un objectif fondamental lors de cette période critique, celui
d’accorder la priorité à la préservation de la santé et de la sécurité des citoyens. L’ensemble
des mesures préventives instaurées ont eu un grand impact sur la dynamique économique et
l’activité des entreprises, ainsi que sur les finances publiques. Plusieurs entreprises ont été
fermées et de nombreux secteurs ont été impactés, comme le tourisme, les secteurs tournés
vers l’export et l’industrie automobile et les conséquences de cet arrêt pour les secteurs liés.
Le secteur du textile pâtit également de cette situation du fait de perturbations dans ses
marchés d’approvisionnement en Asie en général et particulièrement en Chine, parallèlement
à une régression de la demande extérieure, notamment en Espagne et en France.
Cette pandémie impactait négativement les économies nationales, dont celle de notre pays.
Ceci se traduira par la baisse de la demande extérieure adressée au Maroc, notamment les
exportations des nouveaux métiers du Maroc, des recettes du tourisme, des transferts des
marocains résidant à l’étranger, des investissements directs à l’étranger, en plus de la baisse
de la demande intérieure, la baisse de la consommation. Il y aura ainsi un impact négatif sur la
vie des entreprises, les performances de l’économie nationale, les équilibres macro-
économiques, ainsi que sur les échanges commerciaux.
A cet égard, le gouvernement s’emploie à apporter un accompagnement aux entreprises en
difficultés du fait de cette pandémie.
Parallèlement à ces mesures conjoncturelles, l’effort est également concentré sur l’élaboration
des scenarios de redynamiser l’économie nationale.
Il est naturel que l’amoindrissement de l’activité économique dû à la pandémie, impacte les
recettes du budget de l’Etat, du fait du recul de nombreuses activités et de la baisse du rythme
de recouvrement des créances publiques. Ceci a amené le gouvernement à prendre des
mesures qui pourraient demander des sacrifices de la part de tous, mais qui demeurent
nécessaires pour assurer le fonctionnement normal du service public et le respect des
engagements financiers de l’Etat, y compris ceux requis pour gérer les répercussions de cette
pandémie, mettre à niveau le secteur de la santé et servir les salaires des fonctionnaires. Pour
faire face à cette situation exceptionnelle, le gouvernement a pris un certain nombre de
mesures visant à maîtriser les dépenses publiques. Les principales mesures prises dans ce
cadre sont décrites ci-dessous :

Rationalisation des dépenses publiques

Dans le cadre de la rationalisation des dépenses publiques, le gouvernement a décidé de


réduire ou d’annuler les dépenses non nécessaires.
Cependant, les dépenses nécessaires seront maintenues, comme celles relatives aux salaires
des fonctionnaires, les dépenses d’investissement, les dépenses dédiées à la gestion de la
pandémie, ainsi que les dépenses sociales.

Recours au financement extérieur

Dans le cadre de la lutte contre les effets négatifs de covid-19 sur l’économie nationale, le
gouvernement a relevé le plafond des financements extérieurs afin de recourir aux institutions
et marchés financiers internationaux pour lever des fonds pour l’acquisition des produits de

29
base, les dispositifs et équipements médicaux, les médicaments, les produits alimentaires,
énergétiques et autres.

Adaptation du système bancaire

En vue de soutenir l’économie nationale, Bank Al Maghrib a adopté une série de


mesures de politique monétaire pour soutenir l’accès au crédit bancaire au profit à la fois des
ménages et des entreprises. Il s’agit notamment de :
- La baisse du taux directeur principal de 2,25 % à 2%.
- La possibilité de recours par les banques à l’ensemble des instruments de refinancement
disponibles en dirham et en devise.
- L’allongement de la durée des refinancements.

Mesures au profit des entreprises


Concernant les entreprises, particulièrement les TPME, ainsi que les professions
libérales, le gouvernement a pris des mesures réparties sur trois volets concernant :
Allègement des charges
Il a été procédé à cette allègement notamment à travers :
- La Suspension du paiement des charges sociales ;
- La possibilité pour les entreprises dont le chiffre d’affaires de l’exercice 2019 est inférieur à
20 MDhs, de bénéficier si elles le souhaitent d’un report du dépôt des déclarations fiscales
- La suspension des contrôles fiscaux
Soutien à la trésorerie des entreprises
Il a été procédé au soutien de la trésorerie des entreprises notamment à travers la mise en
place d’un crédit à taux zéro pour les autoentrepreneurs, impactés par la crise du Covid-19,
pouvant atteindre un montant de 15 000 dirhams. Ce crédit est remboursable sur une période
pouvant aller à 3 ans.
Facilitation de l’accès aux marchés
Le programme « Imtiaz technologies » qui appuie les TPME investissant dans la fabrication
de produits et équipements permettant de faire face à la pandémie Covid-19 et permet à ces
entreprises de bénéficier de financement à hauteur de 30% du montant global de
l’investissement, plafonné à 10 MDH pour les PME et 1,5 MDH pour les TPE.

30
SECTION 3 : LES ASPECTS ECONOMIQUES DE LA CRISE

Suite aux mesures de confinement prises partout au Maroc, notre pays a été frappé par
la plus lourde récession jamais enregistrée depuis plus de deux décennies. Ces mesures ont
fortement réduit les activités économiques, ce qui a impacté l'emploi, les revenus et les
conditions financières des entreprises, et certains secteurs (commerce, restauration, tourisme,
construction, etc.) sont particulièrement touchés.

La croissance et la covid-19
Sous l’effet de la crise sanitaire de la Covid-19, l’économie nationale a enregistré une
première décroissance en plus de vingt ans. Il a enregistré en 2020 un produit intérieur brut
(PIB) à la baisse, s'établissant à 991,97 milliards de DH une diminution de 13,83% par rapport
à 2019(1151,2 milliards de DH), Selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Secteur primaire :
Le secteur primaire a dégagé une valeur ajoutée de 7,1% en 2020 après une baisse de 4,6% en
2019, contribuant négativement à la croissance du PIB de -0,9 point. Les activités les plus
touchées par la pandémie sont celles qui dépendent fortement de la demande extérieure,
notamment celles des pays européens. Il s’agit essentiellement du secteur touristique et de ses
activités annexes, des industries mécaniques, des industries du textile et habillement, du
commerce et du transport.

Agriculture :
Concernant le secteur agricole au Maroc, il a enregistré en 2020 une Baisse de 8,1% de la
valeur ajoutée par rapport à 2019

Tourisme :
Sous l’effet de la fermeture des frontières, la suspension des déplacements interurbains, la
fermeture des établissements touristiques et l’annulation de l’opération Marhaba 2020,
l’activité touristique a réalisé une chute de 55,8% de la valeur ajoutée en 2020 contre une
hausse de 3,7% en 2019.

Secteur tertiaire :
Le secteur tertiaire aurait affiché un recul de 6,8% contre une hausse de 3,8% en 2019,
contribuant ainsi négativement à la croissance du PIB de -3,5 points.

31
Commerce :
Le secteur commercial a reculé de 11,4% en 2020 contre une hausse de 2,4% en 2019.
Aussi cette année a connu un développement du e-commerce.

Transport :
Concernant le secteur de transport, la valeur ajoutée a enregistré une chute de 25,8% en 2020
après un accroissement de 6,6% en 2019, sous l’effet des arrêts temporaires de ses activités.
Le transport aérien, représentant plus de 27% de la valeur ajoutée du secteur. Le transport
ferroviaire a été également touché par la baisse du nombre des voyageurs à cause de la
suspension ou la limitation des déplacements entre les villes. Seul le transport maritime a fait
mieux puisqu’il a poursuivi sa tendance haussière grâce au redressement des échanges du
commerce mondial durant la deuxième moitié de l’année 2020.

Secteur secondaire :
Concernant le secteur secondaire, la valeur ajoutée des activités industrielles s’est fortement
contractée de 7% en 2020 contre une hausse de 2,8% en 2019. Cette contreperformance est
principalement attribuable à la baisse de la valeur ajoutée des IMME de 22,4% en 2020 contre
une hausse de 4,7% une année auparavant.

Automobile :
L’activité du secteur automobile a absorbé 27% des exportations nationales entre 2010-2019,
a été également impactée par la crise à travers l’arrêt partiel de plusieurs unités industrielles.

Le secteur aéronautique :
Le secteur aéronautique au Maroc a été directement touché par les difficultés rencontrées par
les différents opérateurs de l’aviation, qui a conduit à l’effondrement de la demande d’avions
neufs, ce qui a forcé les grands constructeurs du secteur à réduire la cadence de leur
production.

Textile :
Pour leur part, les activités du textile et cuir ont chuté de près de 14,1% en 2020 après une
hausse de 3,1% en 2019, souffrant en plus des retombées de la crise, de problèmes structurels,
notamment la forte concurrence turque et chinoise et le poids important du secteur informel.
Toutefois, ces difficultés se seraient atténuées par l’apparition d’une forte demande mondiale
et nationale pour les articles du textile liés au domaine médical.

L’EFFET SUR LA CONSOMATION

Comme le montre la Figure ci-dessous, la consommation des ménages a chuté de 21 % entre


les deuxièmes trimestres de 2019 et 2020. La consommation de capital fixe des entreprises a
quant à elle diminué de 17 %4. Le ralentissement économique s'est traduit par une réduction
des importations (-26 %) qui a été dépassée par la baisse des exportations (-33 %), creusant
ainsi le déficit commercial existant. Cette contraction de la
demande tant au niveau national que mondial crée une pression budgétaire importante et une
augmentation de la dette publique.

32
Graphique 1 : Impact sur la consommation de biens et services, T2 2019 - T2 2020

« Source : HCP »

Le chômage et la covid-19 :

Les répercussions de la pandémie de Covid-19 et sa propagation rapide aurait


provoqué une contraction profonde de l’économie nationale, des déséquilibres dans les
chaînes
d'approvisionnement et de production, et résultent un chômage généralisé suite aux mesures
de confinement.
L’économie nationale a perdu 432.000 postes emploi en 2020 contre une création de
165.000 postes en 2019, ce qui correspond à une baisse de 3,9%. Cette perte a concerné les
deux
milieux, (137.000 postes en milieu urbain (-2,2%) et 295.000 en milieu rural (-6,3%)), et tous
les secteurs d’activité économique. Le secteur des services a perdu 107.000 postes, celui de ʺ
l’agriculture, forêt et pêche ʺ 273.000, celui de ʺ l’industrie y compris l'artisanat " 37.000, et
celui des BTP 9.000 (Selon HCP).

Graphique 2 : Variation absolue de la création/perte des postes d’emploi depuis 2017.

33
2 1.5
0.8 1
1

0
2017 2018 2019 2020
-1

-2

-3

-4
-3.9
-5

« Source : HCP »

Graphique 3 : Évolution de l'emploi au Maroc, T2 2019 - T2 2020

Source : Le rapport du HCP : « La situation du marché du travail au deuxième trimestre de 2020 », juin 2020.

34
SECTION 4 : L’IMPACT SUR L’ACTIVITE ECONOMIQUE DE
LA REGION

1ère sous-section : l’impact de covid-19 sur Le tourisme. (Cas Région Souss-Massa)


Le tourisme est aujourd’hui la première source de recettes d’exportations. Il met en jeu
des investissements considérables de capitaux, génère des revenus substantiels. Ainsi, pour de
nombreux pays, il est une source indispensable de devises. Le secteur touristique occupe une
place importante dans l’économie marocaine, Une analyse du rapport annuel de la Banque
centrale du Maroc publié en 2004 montre que sa part est trois fois supérieure à celle des
produits de la mer, du textile ou de l’agriculture. Ainsi, un des secteurs les plus importants
pour ce qui est de la croissance économique, des devises, des investissements et de la création
d’emplois se révèle être le tourisme.

Dès que la nuit tombe à Agadir, la zone touristique et la station balnéaire prennent un air
de ville fantôme. Contexte pandémique oblige, près de la moitié des établissements
d’hébergement classés sont fermés et ceux qui restent ouverts sont inoccupés. L’accès aux
plages est interdit au public depuis le 12 septembre. Les restaurants et les cafés sont
désormais tenus de fermer à 22h, en raison des restrictions sanitaires. « La situation est
catastrophique. Toute la chaîne de valeurs est actuellement sinistrée. Dans ce contexte de
manque de visibilité, la machine peine toujours à redémarrer, alors que les opérateurs
touristiques continuent de couvrir les charges fixes et de maintenance », s’insurge Rachid
Dahmaz, président du Conseil régional du tourisme Agadir Souss-Massa. Partant de ce
constat, les chiffres donnent raison à ce sentiment de malaise éprouvé aussi bien par les
opérateurs touristiques qu’à 120.000 salariés employés par toute l’industrie touristique
d’Agadir. Cette crise sanitaire a ramené la destination à son niveau de 1982 et au-delà, d’après
la présentation faite devant Nadia Fettah Alaoui, ministre du Tourisme, de l’artisanat, du
transport aérien et de l’économie sociale, lors de sa rencontre, mardi, avec les professionnels
d’Agadir4,35 MMDH de CA perdus en 2020 Côté recettes, sur 6 MMDH de chiffre d’affaires
annuel générés par la première station balnéaire du royaume, la destination a perdu plus de
4,35 MMDH, au titre de l’année 2020. Elle a généré à peine 1,5 MMDH de recettes cette
année, soit pire que l’année 1982 où elle avait atteint 1,92 MMDH. Autrement dit, la

35
destination a perdu l’équivalent d’environ 4 millions de nuitées contre seulement 1,4 million
de nuitées enregistrées. Ce n’est pas tout, selon cette rectoscopie réalisée par le Conseil
régional du tourisme (CRT) d’Agadir Souss-Massa, la destination a perdu 859.568 arrivées
touristiques, contre seulement 330.503 touristes présents cette année, alors qu’en 1982, la
destination avait accueilli près de 346.286 touristes. «Plus tard on reprendra, plus ce sera
difficile de faire tourner la machine touristique dans la destination Agadir en particulier, et au
Maroc en général. Actuellement, personne ne cherche la rentabilité, mais juste le redémarrage
de l’activité pour sauver le secteur », prévient Najia Ounassar, présidente de l’Association de
l’industrie hôtelière d’Agadir (AIHA). Et ce qui complique la donne, c’est le retard de la mise
en œuvre des dispositions du contrat-programme 2020-2022 pour le soutien et la relance du
secteur touristique afin d’amortir le choc, surtout sur le plan social.

Les solutions proposées :

Le président du Conseil régional du tourisme d’Agadir Souss Massa, Rachid Dahmaz,


a tenu une réunion, avec les opérateurs du secteur afin d’agir conjointement pour relancer les
activités et l’économie touristique en concertation avec les autorités locales.

Les actions immédiates votées à l’unanimité consistent à demander à la haute autorité de:

– Ouvrir les frontières et l’aérien avec l’exigence du respect des mesures sanitaires,

– Ouvrir les plages, une exigence des clients nationaux et étrangers, étant donné que la
destination Agadir est la première destination balnéaire au Maroc et la station de surf connue
au niveau mondial,

– Annuler les tests PCR et sérologie, demandés pour les tours opérateurs et les touristes,
surtout que les tests ne sont pas demandés par les autres destinations touristiques mondiales
concurrentes,  

– Sécuriser les clients des TO en mettant à leur disposition les passeports de mesures
protocolaires sanitaires,

– Mettre en place l’itinéraire sanitaire de prise en charge des clients : protocoles et organismes
et assurer une large communication à ce sujet pour inciter les touristes à venir au Maroc.

– Veiller à retirer le Maroc de la liste rouge des pays contagieux Covid-19 en concertation


avec le ministère des Affaires étrangères, 

– Lancer immédiatement de nouvelles routes point à point en provenance des principales


villes européennes et ce conjointement et en négociation avec le ministère du Tourisme, la
RAM, l’ONMT et le Conseil régional Souss Massa,

– Revoir à la baisse les prix des vols nationaux,

36
– Créer plusieurs cellules médicales à l’aéroport d’Agadir AL Massira,

– Monter une structure médicale indépendante, dédiée au tourisme pour la  prise en charge, en
cas d’éventuels clients atteints par Covid-19,

– Ajouter un 2e laboratoire médicale pour alléger la pression des demandes d’analyses Covid-
19 à Agadir et dans l’hôtellerie. 

– Mobiliser tous les acteurs intervenants du tourisme pour une demande unanime auprès des
banques afin de « bénéficier de vrais crédits », refusés récemment par la CCG pour la majorité
des professionnels du tourisme.

– Intégrer les restaurants touristiques et les établissements d’animation touristiques dans le


contrat programme du plan de relance, 

– Lever les restrictions d’horaires de fermeture des restaurants touristiques afin d’offrir aux
touristes une expérience touristique adéquate, 

– Autoriser l’animation touristique avec le respect de toutes les mesures de distanciation et de


sécurité sanitaire,

Une autre réunion est également prévue avec les acteurs de l’animation touristique, de la
restauration, des guides et des transporteurs touristiques.

Selon un communiqués du CRT de la région, en concordance avec toutes les associations


professionnelles, la Chambre régionale de commerce et d’industrie d’Agadir et organismes
concernés par le secteur dans la région, « il a été décidé audacieusement de lever haut ces
doléances à la ministre du Tourisme et à au ministre de l’Intérieur pour exprimer l’alerte, le
désespoir et la crise économique qui touche à sa fin et qui mènera sans aucun doute, dans les
prochains jours, à un arrêt total des activités touristiques et au licenciement immédiat de la
majorité du personnel du secteur dans toutes ses composantes et chaines de valeurs. » 

Une séance de travail est prévue également avec la ministre du Tourisme à Agadir durant la
semaine prochaine pour discuter la concrétisation de ces décisions. 

2ème section : l’impact de covid-19 sur la pêche.


Le poisson et les produits de la pêche qui dépendent fortement du commerce
international ont souffert assez tôt dans le développement de la pandémie des restrictions et
fermetures des marchés mondiaux, tandis que les chaînes d'approvisionnement du poisson
frais et des crustacés ont été gravement affectées par la fermeture des secteurs de la
restauration (par exemple les hôtels, restaurants et services de restauration, y compris les
cantines scolaires et professionnelles). Le secteur de la transformation a également été
confronté à des fermetures en raison de la baisse ou de la perte de la demande des
consommateurs. Cela a eu un impact significatif, en particulier sur les femmes, qui constituent
la majorité de la main-d'œuvre dans le secteur post-récolte.

37
Les blocages mis en place par certains pays ont entraîné des difficultés logistiques dans le
commerce des produits de la mer, notamment en ce qui concerne le transport et les restrictions
aux frontières. L'industrie du saumon, en particulier, a souffert de l'augmentation des coûts de
fret aérien et de l'annulation de vols. L'industrie thonière a signalé des restrictions de
mouvement pour les marins professionnels, y compris les observateurs des pêches en mer, et
le personnel maritime dans les ports, empêchant ainsi les changements d'équipage et le
rapatriement des marins.
Des pénuries de semences, d'aliments pour animaux et d'articles aquacoles connexes
(par exemple, des vaccins) ont également été signalées, en raison de restrictions sur le
transport et les déplacements du personnel, avec des impacts particuliers sur l'industrie
aquacole.
En raison de la baisse de la demande et des baisses de prix qui en résultent, la
production de la pêche de capture dans certains pays a été interrompue ou considérablement
réduite, ce qui peut influencer positivement les stocks de poissons sauvages à court terme. En
aquaculture, il est de plus en plus évident que les produits invendus entraîneront une
augmentation des stocks de poissons vivants, et donc des coûts d'alimentation plus élevés
ainsi qu'un risque accru de mortalité des poissons.
Dans certaines régions, une augmentation des ventes au détail a été signalée en raison
de la fermeture de l'industrie de la restauration. Les conserves et autres produits de la mer
conservés avec une durée de conservation plus longue ont profité des achats de panique au
début de la crise. Sur certains marchés, les fournisseurs ont développé des moyens de fournir
des fournitures directes aux consommateurs (par exemple, des systèmes de boîtes) pour
remplacer les ventes de poisson frais perdues des détaillants établis. De nombreuses
incertitudes subsistent, notamment en ce qui concerne la durée et la gravité de la pandémie,
mais un ralentissement prolongé du marché est susceptible d'introduire des transformations à
long terme dans le secteur.

Agadir Haliopole Cluster (AHP) lance une enquête pour mesurer l’impact de la crise
sanitaire et économique de la Covid-19 sur le secteur de la pêche et l’industrie de
transformation des produits de la mer de la région Souss-Massa.

Dans la continuité de son action en faveur de ses adhérents et des professionnels de la


pêche maritime qui sont particulièrement impactés par cette crise sanitaire liée à la Covid-19,
Agadir Haliopole Cluster vient de lancer une enquête pour évaluer avec un recul de plus de
deux mois l’impact de cette crise sur les entreprises de la pêche et de l’industrie de
transformation des produits de pêche maritime au niveau de la région Souss-Massa.
Un questionnaire dans ce sens a été élaboré par l’AHP, il permettra de mesurer le niveau
d’activité des entreprises durant la crise, l’impact sur leurs commandes, leurs ressources
humaines, leur situation financière…

L’objectif de cette action est double : renforcer son plan d’interpellation des décideurs publics
nationaux et locaux (État et ses représentants locaux, organismes publics…) et aider très
concrètement ses adhérents à affronter les conséquences économiques de cette crise en leur
proposant, premièrement, des mesures d’accompagnement complémentaires à celles mises en

38
place par le gouvernement. Ces mesures seront déclinées en actions, à titre d’exemple des
formations, des ateliers thématiques, des études sur des sujets variés tels que le coaching en
management et gestion de crise, le développement du e-commerce, la digitalisation des
services internes des entreprises, et la création de consortium ou de GIE et autres.

Deuxièmement, un plan de relance de l’activité de pêche et de transformation des produits de


la mer qui comprendra, entre autres, une stratégie de développement des exportations des
produits de la mer dans le sens de la préservation des acquis et la conquête de nouveaux
marchés. Selon Touria Benrabah, directrice du cluster, « cette stratégie sera axée sur la
diversification des marchés, l’implantation au cœur des centres de consommation, de plate-
formes marocaines de distribution et de commercialisation. Celle-ci comprendra également la
promotion de produits innovants, l’amélioration de la productivité et de la compétitivité des
entreprises et permettra de se doter d’une nouvelle vision de la gouvernance qui intégrera les
nouveaux défis créés par la pandémie Covid-19, et contribuera dans la promotion du concept
de la durabilité au niveau de tous les maillons de la chaîne de production et de
commercialisation. »

Pour rappel, grâce à sa façade atlantique de 180 km et à la grande biodiversité de l’espace


maritime, la région Souss-Massa constitue la 1ère place de débarquement des produits de la
mer en valeur et la troisième place en volume. Le secteur emploie 170.000 emplois directs et
490.000 indirects, soit plus de 3 millions de personnes vivant de cette activité.

3ème sous-section : l’impact de covid-19 sur l’agriculture 


Agriculture : Les petits agriculteurs et les coopératives menacés Les auteurs de l’étude
soulignent que l’annulation du Salon de l’Agriculture (SIAM), prévu initialement pour avril,
devrait coûter au segment des coopératives et des groupes économiques plus de 12 M MAD
de biens avec un risque de perte de chiffre d’affaires compris entre 60% et 80%. En ce qui
concerne les fruits et légumes, l’association des producteurs et exportateurs de fruits et
légumes (APEFEL) indique que les exportations de fruits et légumes vers l’UE sont
actuellement en augmentation en raison du ralentissement de la production espagnole,
portugaise et italienne. De même, les prix sont également en hausse comparativement aux
conditions normales de marché.

En terme national la Chambre d’Agriculture de la région Souss-Massa a tenu récemment, une


réunion consacrée à l’examen de l’état du secteur, à la lumière de la conjoncture
exceptionnelle imposée par la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19).

Dans leurs interventions, les membres du bureau ont passé en revue les enjeux auxquels le
secteur est exposé, notamment la problématique de la sécheresse et la perturbation de
plusieurs activités agricoles dans la région, indique un communiqué de la Chambre.

Des dépenses supplémentaires ont été dictées en vue de faire face à cette pandémie à savoir
les frais liés à l’achat de produits de désinfection et de matériels dédiés à la protection contre
le coronavirus, en plus d’un dérèglement dans les circuits de commercialisation.

De même, les membres ont mis l’accent sur les autres problématiques dont souffre
l’agriculture à Souss-Massa, entre autres, la baisse importante des cultures horticoles, les
transactions non-organisées, outre les réserves émises par les établissements bancaires à
propos de l’accompagnement du secteur.

39
Lors de cette réunion, ces acteurs agricoles ont insisté sur la nécessité d’accompagner le
secteur au niveau de Souss-Massa, en vue de garantir la continuité de la production.

Agadir – Une campagne de sensibilisation et de communication anti- covid-19 dans la


région de Souss-Massa à l’initiative de l’Association marocaine des producteurs et
producteurs exportateurs de fruits et légumes (APEFEL) et l’Association marocaine des
conditionneurs de fruits et légumes (AMCOMO). Tenue en partenariat avec la Wilaya, la
Région Souss Massa et les Provinces de Chtouka Ait Baha, d’Inzegane Ait Melloul et de
Taroudant, cette campagne vise à préserver la santé humaine des travailleurs du secteur
agricole par des actions de sensibilisation et de communication, mettre en place les moyens
nécessaires pour réussir la prévention contre Covid-19, réussir le démarrage et la pérennité de
l’activité des unités de production et stations de conditionnement dans ce contexte de crise
sanitaire, ainsi que de mobiliser l’ensemble des acteurs et partenaires, dans le but de
promulguer des mesures de prévention adaptées aux spécificités du secteur agricole, indiquent
mardi les organisateurs dans un communiqué conjoint.

De même, cette initiative, souhaite préserver les postes d’emploi existants, assurer la
continuité des recrutements, ainsi que garantir l’approvisionnement des marchés aussi bien au
niveau régional que national tout en préservant l’activité exportatrice.

L’opération aura pour cible les Souks, les douars les, agglomérations, les mouquefs des
ouvriers agricoles techniciens et cadres, responsables de la production, le conditionnement et
management.

Au programme de cette campagne figurent des séances de sensibilisation au niveau des


fermes et stations de conditionnement, des séminaires de groupes de 20 personnes, des
rencontres de sensibilisation au niveau des Mouquefs, des souks, marchés, douars et
agglomérations, outre l’affichage, la distribution et la diffusion d’un ensemble de supports de
communication, selon la même source qui précise que l’ensemble de ces séances seront
dispensées dans le total respect des règles d’hygiène, de distanciation sociale et de mesures
sanitaires et préventives.

4ème sous-section : L’impact sur le secteur du logistique & commerce

L'année 2020 n'a pas été une année comme les autres en raison de la pandémie de Covid-19,
et les effets sur le secteur commercial et de logistique. Le secteur du commerce et de la
distribution un des piliers de l’économie nationale (Comme sur de nombreux autres secteurs)
ont été profonds.

Logistique :

Au Maroc, le transport routier génère 6% du PIB et 15% des recettes fiscales pour

40
l’Etat. Il emploie plus de 300.000 personnes et représente environ 120.000 entreprises.
C’est donc un secteur très important
Ce secteur est constitué de petites, voire de micro-entreprise, dont 86% réalisent un chiffre
d’affaires qui ne dépasse pas les 3 millions de DH par an, et c’est un secteur qui connait
également beaucoup d’informel il s’agit donc d’un secteur déjà fragile, et qui a été encore
plus fragilisé par la pandémie.
Selon différentes études réalisées en ce temps de pandémie, Le transport routier va subir une
baisse. Elle est estimée entre 12 et 20% de l’activité.
Par ailleurs, le transport de voyageurs internationaux a été beaucoup plus touché par la crise. 
« Les entreprises sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, et n’ont pas bénéficié de l’aide du CVE.
Ces sociétés ont fait de grands investissements pour l’achat d’autocars, qui coûtent
relativement cher. Certaines sont au bord de la faillite » Selon Noureddine Dib, directeur des
transports terrestres et de la logistique au ministère de l’Equipement, du transport, de la
logistique et de l’eau.
Commerce :
Il ne fait aucun doute que le secteur commercial est l'un des secteurs les plus touchés
par les crises sanitaire et économique. Au sein de la région Souss-Massa, et comme le reste du
Royaume, de nombreuses entreprises commerciales, magasins ont passé une grande partie de
l'année à être fermés et le reste du temps soumis à des restrictions sans précédent.
La pandémie de COVID-19 et les restrictions imposées par le gouvernement ont créé une
multitude de défis pour l'activité commerciale. Les entreprises de la région sont confrontées à
des problèmes de chaîne d'approvisionnement et à l'annulation d'événements commerciaux et
de salons professionnels, ce qui a été dévastateur pour ce secteur.
Ce secteur a reculé selon les estimations des professionnels entre 9% et 12% en 2020 contre
une hausse de 2,4% en 2019. Le commerce de produits alimentaires et d’hygiène a tiré profit
de la crise.

E-commerce :
La pandémie de COVID-19 a accéléré les transformations numériques. Les solutions
numériques sont de plus en plus nécessaires pour poursuivre certaines activités économiques
et sociales à distance. Elles ont été essentielles pour la télémédecine, le télétravail et
l'enseignement en ligne, notamment pour maintenir les liens sociaux en période d'éloignement
physique. Nous avons également assisté à la croissance du commerce électronique.
L’e-commerce est le segment du Retaille qui connaît la croissance la plus rapide. Selon les
prévisions des spécialistes, les ventes onlines augmenteront plus vite que les ventes offline.
Cependant, il se pourrait bien que la pandémie de COVID-19 accélère davantage cette
augmentation et, avec elle, le besoin de technologies permettant aux retailers de répondre à la
demande des consommateurs de la manière la plus efficace, la plus écologique et la plus rentable
possible.

41
5ème Sous-section : L’impact sur le secteur de l’industrie

La Région Souss-Massa aspire à devenir un pôle industriel et touristique en misant


sur sa gouvernance régionale afin de répondre aux actuels enjeux de développement. Grâce
aux secteurs qui assurent un croissant pérenne, le territoire a plus ou moins résisté aux
turbulences de la crise liée à la Covid-19.
Entre la gestion de la crise sanitaire, les exigences de la relance économique et les
perspectives de reprise, les régions marocaines se sont confrontées aux limites de leur propre
modèle économique. La Région Souss-Massa, qui génère son PIB grâce au triptyque
QAgriculture-Tourisme-industrie de la Pêche (ATP), tire, toutefois, son épingle du jeu.
Alors que la crise sanitaire a ramené le tourisme quarante ans en arrière en termes
d’indicateurs touristiques au sein de cette région, la diversification partielle de l’économie
régionale a plus ou moins permis d’amortir l’impact de la crise sur les principaux agrégats
économiques grâce au secteur agricole et à l’industrie de la pêche, qui demeurent jusqu’à
présent les vecteurs d’une croissance pérenne au sein de ce territoire.
« Au sein de la Région Souss-Massa, la crise de la Covid-19 a été bien traversée au niveau de
la région, sauf pour le tourisme et les activités connexes. L’agriculture et la pêche maritime
ont assuré la continuité de leur activité d’approvisionnement alimentaire des marchés, la
région connue alors une progression de 68,5% du montant global d’investissement, passant de
4,4 milliards en 2019 à 13,96 milliards de Dirhams en 2020.

42
CONCLUSION :

Pendant la pandémie, les autorités marocaines ont adopté diverses mesures


pour protéger et aider les ménages et les entreprises touchés par cette crise, des
transferts directs aux travailleurs du secteur formel et même du secteur informel, apport de
garanties partielles aux banques pour les prêts aux entreprises,
réduisant les principaux intérêts de la banque centrale, et en injectant des
liquidités directement dans le système financier. Le Maroc a réalisé un fort abaissement de
taux de croissance, L’arrêté des comptes nationaux de l’année 2020 fait ressortir une
contraction de 6,3% de l’économie nationale, la demande intérieure a diminué de 6%
et la demande étrangère de 14,3% dans un contexte d'une baisse du niveau général des prix et
d’un allégement du besoin financier de l'économie nationale.

43
Chapitre III :

Étude empirique

44
45
Section 1 : Méthodologie de l’enquête

Sous-section 1 : Hypothèses


La crise sanitaire a joué un rôle crucial sur économie pour les entreprises en générale,
tout en montrant La capacité d’adaptation des équipes et leur engagement pour maintenir
l’activité ont fait émerger de nouvelles pratiques et organisations de travail, plus
épanouissantes et aussi plus efficaces, ce questionnaire montre évidemment l’impact modère
de la crise sur économie sue la base de graphique qu’on va voir par la suite.

Sous-section 2 : Objectif de l’enquête


 Cette enquête nous permettrons de satisfaire la demande des données actuelles et exactes
(la situation actuelle des entreprises) qui sont indisponibles pour l’instant, et le questionnaire 
cidessous constitue un des éléments importants de cette enquête. Le questionnaire va nous per
met la collecte de données auprès d'un échantillon diversifié, et il va nius donner une image ré
elle sur la situation des entreprises, et qu'elle est l'impact de du COVID-19.

Sous-section 3 : Méthode d’échantillonnage


Un échantillon désigne un certain nombre d'individus choisis dans une population de
manière à représenter cette dernière dans son ensemble et pouvant servir pour l'appréciation
de cas du même. La question qui se pose à propos de tout échantillon est celle de sa
représentativité. Il y a toujours une incertitude.
Il faut être prudent pour décider dans quelle mesure les résultats établis sur un échantillon
peuvent être valables pour toute la population. Des risques d'erreurs existent toujours.
Notre enquête a été réalisée sur la base d’un échantillon de trente PME éparpillées sur
le territoire de la région Souss-Massa et dans différents secteurs, à savoir : Agriculture /
Agroalimentaire, Automobile, Administration, Banque/Assurance, Bâtiment / travaux public,
Commerce / Distribution chimie et Etudes et conseils.
L’échantillon sur lequel s'est basé sur cette étude est un échantillon de convenance qui
ne respecte pas la rigueur académique requise pour de telles études, il permet néanmoins par
sa taille de 44 entreprises.

46
Cependant, il nous a fallu un aperçu préalable, même bref, sur la manière d'élaborer
des questionnaires aussi bien sur leur efficacité que sur leurs limites. Dans ce cadre nous
allons présenter les étapes poursuivies pour réaliser le questionnaire

Sous-section 4 : Choix des questions


Le questionnaire a combiné des questions fermées en leur proposant une liste de
réponses parmi lesquelles elle doit choisir celle qui paraît plus explicative de son opinion et a
sa situation.
 La plupart des questions de nos questionnaires sont fermées pour économiser le temps
pour ceux qui répondent dont les réponses peuvent nous donner une interprétation globale sur
la manière de voir les choses chez les dirigeants et les collaborateurs d’entreprise.

Sous-section 5 : Le questionnaire
L'IMPACT DE LA COVID-19 SUR LES ENTREPRISES DE LA REGION SOUSS
MASSA
Dans le cadre de notre projet fin d'étude, afin de réaliser une étude portante sur l'impact de la COVID-
19 sur les entreprises de la région Souss Massa. Nous vous remercions de bien vouloir remplir le
formulaire ci-dessous.

1-Votre entreprise appartient à quel secteur d'activité ?


-Agriculture / Agroalimentaire
-Automobile
-Administration
-Banque/Assurance
-Bâtiment / travaux public
-Commerce / Distribution / Négoce
-Énergie, chimie et industrie pharmacie
-Etudes et conseil
-Informatique / Télécoms
-Industrie
-Métallurgie / Mécanique /Electronique
-Santé
-Service

47
-Tourisme / Hôtellerie / Loisirs
-Transports / Logistique
-Autre
Dans quelle ville travaillez-vous ?
-Agadir
-Ait melloul
-Inezegane
-Taroudant
-Tiznit
-Autre
Quel est votre statut au sein de l’entreprise ?
-Employé
-Cadre
-Cadre supérieur
-Dirigeant
Comment qualifiez-vous l'impact du Covid-19 sur votre entreprise ?
-Faible
-Modéré
-Fort
-Positif

Avez-vous continué votre activité ?

-Oui
-Non
Pensez-vous que cette crise a affecté vos résultats financiers sur l'année 2020

  -Oui, certainement
-Oui, probablement
-Non, probablement pas
-Non, certainement pas

48
Quelles sont les principales conséquences de la crise sur votre entreprise ? (Plusieurs réponses
possibles)
-Commerciales (moins de commandes)
-Financières (difficulté à trouver des financements)
-Stratégiques (manque de visibilité sur l’activité future)
-En termes d’emploi (gel des recrutements et licenciement
-Aucunes conséquences

Quels sont les problèmes rencontrés par votre entreprise ? (Plusieurs réponses
possibles)
-Besoin de Trésorerie
-Paiement des Salaires
-Approvisionnements
-Logistique
-Mobilité internationale restreint
-Aucune

Comment estimez-vous l'impact de Covid-19 sur votre chiffre d’affaires ?


 
-Impact négligeable < 3%
-Impact modéré < 10%
-Fort Impact > 15%
-Augmentation du chiffre d'affaires
-Pas de visibilité
-Aucun impact

Avez-vous demandé au moins un report d’échéance ? Si oui lequel ? (Plusieurs réponses


possibles)
-Échéance bancaire
-Échéance fiscale

49
-Échéance sociale
-Pas d'échéance
-Non

Avez-vous bénéficié d'une ligne de financement durant cette crise ?


-Oui
-Non

Pensez-vous que les dirigeants gèrent bien l’impact de la crise sur votre entreprise ?
-Oui, tout à fait
-Oui, plutôt
-Non, pas tellement
-Non, pas du tout

Quelles sont les décisions importantes qui ont été prises en réponse à la crise ? (Plusieurs
réponses possibles)
-Arrêter des projets en cours
-Ne pas démarrer des projets prévus
-Déployer un plan d’économies
-Aucune décision spécifique n’a été prise
-Continuation de l'activité grâce au digital

50
Section 2 : Analyse et interprétation des résultats

Cette section est consacrée à la présentation des


résultats qui sont majoritairement basés sur la présentation des questionnaires.
La première partie sera réservée à l'analyse des résultats obtenus à partir du traitement
statistique des données, qui nous permettra de mettre en évidence l’impact de la covid-19 sur
les entreprises de la région Souss-Massa.
L'analyse du questionnaire adressé aux entreprises de la région Souss-Massa
Le secteur d’activités
Avec un échantillon diversifié de 45 entreprises, va nous donner une vue de l'ensemble sur
l'impact réel de cette crise sur le tissu économique de la région Souss-Massa.
Graphique 4 : secteurs d’activité des entreprises enquêtées

SECTEUR D'ACTIVITÉ

ETUDE ET CONSEIL INDUSTRIE


12% 7% SANTE
2%
ENERGIE
2%
SERVICES
COMMERCE / DIS- 17%
TRIBUTION / NE-
GOCE
17%

BATIMENT / TRAVAUX TOURISME


PUBLIC 5%
2%
TRANSPORT / LO-
BANQUE / ASSURANCE GISTIQUE
5% 2%
AGRICULTURE /
AGROALIMENTAIRE
ADMINISTRATIONS 12%
2% AUTOMOBILE
14%

« Source : Source : conçu par nous-même »

51
La figure ci-dessus présente la répartition des différentes entreprises de l’échantillon en
fonction de leurs secteurs d’activité. À la première lecture de la représentation graphique on
observe que les différentes sociétés appartiennent aux plusieurs secteurs d’activité soient
quinze secteurs. On remarque que les entreprises appartenant aux secteurs de
l’Administrations et le Bâtiment et travaux public, l’énergie, et de transport et logistique
constituent un taux 2% pour chacune. D’autre part, les secteurs d’agriculture/agroalimentaire,
l’automobile, de services et de commerce constituent un taux de 12%, 14% et 17% pour les
deux derniers respectivement. Le reste des entreprises de l’échantillon appartiennent aux
secteurs tourisme5%, banque et assurance 5%, étude et conseil 12%, industrie 7% et
santé3%.

Ville d’activité
Dans quelle ville travaillez-vous ?

Nous avons délibérément sélectionné des entreprises de différentes villes de la région, ce qui
nous permet d'avoir une vision globale
Graphique 5 : La ville des entreprises enquêtées

LA VILLE D'ACTIVITÉ
AUTRE 6

INEZEGANE 2

TAROUDANT 1

AIT MELLOUL 3

AGADIR 32

0 5 10 15 20 25 30 35

NOMBRE D'ENTREPRISES

« Source : Source : conçu par nous-même »


Le statut de la personne qui a rempli le questionnaire au sein de l’entreprise
(40%) des personnes qui ont répondu au questionnaire sont des dirigeants, (35,6%) sont des
employés, (13,3%) sont des cadres et (11,1%) sont des cadres supérieurs.

52
Graphique 6 : Le statut des personnes qui ont répondu à notre questionnaire au sein de
l’entreprise

Le statut au sein de l'entreprise

Dirigeant

Cadre superieur

38% 38% Cadre

Employé

13% 11%

« Source : Source : conçu par nous-même »


Après cette phase de connaissance générale dont le but est de nous présenter les
entreprises enquêtées, nous passerons à la deuxième étape qui vise à mettre en évidence
l’impact de la crise sur ces entreprises.
Tout d'abord on a posé une question concerne comment les entreprises enquêtées ont
qualifié l'impact du Covid-19, les réponses sont différentes selon le secteur d’activité

Le niveau d’impact de covid-19 sur les entreprises de la région


Graphique 7 : Le niveau d’impact de covid-19 sur les entreprises de la région

Positif 1

Fort 20

Modéré 11

Faible 14

0 5 10 15 20 25

le nombre d'entreprise

53
« Source : Source : conçu par nous-même »
La majorité des entreprises déclarent que l’impact de cette crise sur leurs entreprises est fort,
sont généralement des entreprises qui ont fermé leur porte toute la durée de confinement
imposée par les autorités publiques, 25 entreprises déclarent que l’impact est modéré / faible
et une seule entreprise (secteur commercial) indique que l’impact est positif.
Les activités secondaires enregistrant un impact plus ou moins fort par rapport au celles de
bas qui remarquent que l’effet de cette crise est positif ou modéré.

La continuité d'activité
La crise résultant de la cessation d'activité, a mis l'entreprise contractante devant deux
options : reprendre le travail pour ceux qui ont pu surmonter la crise (une bonne santé
financière), ou quitter définitivement le marché
Graphique 8 : Le pourcentage des entreprises continuaient leurs activités après juin 2020

la continuité d'activité

16%

84%

Oui Non

Malgré que la plupart des entreprises aient fermé leurs portes pendant la période du
confinement, (84%) d'entre eux ont repris leurs activités et 16% de ces entreprises ont changé
le secteur d’activité ou bien ont cessé leurs activités de manière définitive.
L’impact de la covid-19 sur les résultats financiers
Pensez-vous que cette crise a affecté vos résultats financiers sur l'année 2020 ?

54
Graphique 9 : COV-19 et les résultats financiers

l'impact de COV-19 sur les résultats financiers


des entreprise
Non, certainement pas
9%

Non, probablement pas


10%

Oui, certainement
59%

Oui, probablement
23%

(58%) des entreprises que nous avons interrogées ont confirmé que la crise résultant de la
propagation de Corona a définitivement affecté leurs résultats financiers, tandis que 23% ont
confirmé que leurs résultats financiers vous ont affecté relativement, 10% ont répondu que les
résultats financiers ne sont pas affectés fortement, tandis que le reste a déclaré que leurs
résultats n'étaient pas affectés par cette crise.

Les principales conséquences de la crise sur les entreprises enquêtées


Les principals conséquences de cette crise sont différents selon le secteur d’activités et taille
d’entreprise, certaines ont été affectées du point de vue commercial, par la diminution de leurs
ventes, et d'autres du point de vue financier, de sorte qu'elles ont eu des difficultés à trouver
des fondspour financer leurs investissements, d'autres ont changé leursstratégies, ou les résult
ats qui ont affecté l'emploi, alors qu'il y avait ceux qui n'ont pas constaté des conséquences
négatives

55
Graphique 10: Les principals consequences de la crise sur les entreprises enquêtées

Aucune conséquence 1

NON 1

En matière d’emploi (gel des recrutements et licenciements… 13

Stratégiques (manque de visibilité sur l’activité future) 17

Financières (difficulté à trouver des financements) 19

Commerciales (moins de commandes) 27

0 5 10 15 20 25 30

Les principales conséquences de la crise sur les entreprises enquêtées

On remarque que la plupart des entreprises enquêtées ont trouvé un problème plus important
au niveau commercial et financier, tandis que l'aspect stratégique et l'autre concernaient
l'emploi à un taux un peu plus faible, et une entreprise n'a pas enregistré d'impact dû à cov-19.

Les problèmes rencontrés par les entreprises enquêtées


En relation avec la question précédente, les entreprises ont rencontré pas mal d’obstacle,
parmi eux on cite le besoin de trésorerie, paiement des salaires, la mobilité internationale
restreint, et l’approvisionnement / logistique pour celles qui font du commerce ou de
l’industrie.

Graphique 11 : Les problèmes rencontrés par les entreprises enquêtées

56
30 28
25
20 16
15 10 12
10 8
5 1 1
0

Le nombre d'entreprise

La contrainte la plus fréquente (62,3%) est celle de paiement des salaires, puis le besoin de
trésorerie et par la suite logistique, approvisionnement et la mobilité internationale.
L'impact de Cov-19 sur le chiffre d’affaires
La Covid-19 blesse les fonds des sociétés, 67% des entreprises enquêtées constatant
une baisse de leur chiffre d'affaires.
Graphique 12 : L'impact de Cov-19 sur le chiffre d’affaires

2%
13%
16%
Impact négligeable < 3%
2%
Impact modéré < 10%
Fort Impact > 15%
Augmentation du chiffre d'affaires
33% 33%
Pas de visibilité
Aucun impact

Elle fait ressortir que 33% des entreprises, indiquent que leur chiffre d’affaires a diminué de
plus de 15%, tandis que les 2% de l’échantillon constatant une augmentation du CA.
Les reports d’échéance
Dans le cadre d’une approche anticipatrice et tenant compte de l'impact de la pandémie de
cov-19 sur l’activité économique, le gouvernement a adopté une mesure selon laquelle les
entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 20 MDH, peuvent si elles le souhaitent,
bénéficier du report des déclarations fiscales et du paiement de l'impôt.
Parmi les 45 entreprises de notre échéance, 44 ont des échéances et des engagements envers
les banques, les fournisseurs, les organismes sociaux ou l’Etat.
Graphique 13 : Les engagements des entreprises (Échéances)

57
Nombre d'entreprise
30
26
25
20 18
15 12
10
5
1 1
0
Non Pas d'échéance Échéance social Échéance fiscal Échéance bancaire

Ligne de financement
Graphique 14 : Bénéficiez de Ligne de financement

Depuis le début de la crise sanitaire


du Coronavirus, le gouvernement a mis
en place un programme de solidarité
pour aider les petites entreprises,
les micro-entrepreneurs, particulièrement
touchés par les conséquences
économiques de la COV-19, dans ce
contexte nous posions la question
suivante sur les entreprises enquêtées :
Avez-vous bénéficié d'une ligne de
financement durant cette crise ?
Parmi les entreprises enquêtées, on observe que 15 entreprises ont bénéficié d’une
ligne de financement, sont généralement des entreprises en besoin d’accompagnement,
par contre 30 entreprises ont répondu par non à cette question.

Oui
33,3
%

NON
66,7
%

58
La gestion de la crise par les dirigeants de l’échantillon étudié
L’apparition de la crise et un élément incontrôlable, cela n’empêche pas qu’il existe de
diverses stratégies pour s’adapter avec ces changements qui peuvent impacter généralement la
survie de l’entreprise. Pour avoir une idée sur le degré d’adaptation des entreprises avec ce
variable, nous posions une question dans ce sens : Pensez-vous que les dirigeants gèrent
bien l’impact de la crise sur votre entreprise ?

Graphique 15 : La gestion de la crise par les gestionnaire

Oui, tout à fait


Oui, plutôt
Non, pas tellement
Non, pas du tout

Malgré l’effet de la subjectivité des dirigeants qui peut influencer la fiabilité des réponses, ces
derniers sont différentes, (64,8%) des entreprises enquêtées déclarent que les dirigeants ont
bien répondu à la gestion de cet impact, contre le reste (16 Entreprises) déclarent que les
dirigeants ont mal gérer la crise.

Les décisions importantes qui ont été prises


La gestion de cette crise fait appel à l’application des mesures correctives et à prendre des
décisions importantes, tout ça pour assurer la survie de l’entité. Pour cela on a demandé aux
personnes qui répondants à notre questionnaire de nous indiquer les plus importante
décisions pris à ce niveau, les réponses étaient les suivantes :

59
Graphique 16 : Les décisions importantes qui ont été prises

Nombre d'entreprise

Arrêter des projets en cours 12

Ne pas démarrer des projetsprévus 22

Déployer un plan d’économies 24

Aucune décision spécifique n’aété prise 6

Continuation de l'activité grâceau digita 1

La disponibilité des moyens pour sortir de la crise


Il est essentiel de trouver des solutions  qui visent à permettre les entreprises de faire une
reprise d’activités et de dépasser les conséquences négatives de la crise, il faut également
concentrer les efforts et investir massivement en R&D afin d’obtenir des avantages qui
remettront les entités économique sur le bonne voie, l’obtention de ces solutions n’est pas
facile, la disponibilité des moyenne et des ressources suffisantes est nécessaire. C’est pour
cela nous avons posé la question suivante : Pensez-vous que votre entreprise a les moyens
de trouver des solutions innovantes pour sortir de la crise ?

Graphique 17 : Disponibilité des solutions innovantes pour sortir de la crise

60
36%

Oui, tout à fait


32% Oui, plutôt
Non, pas tellement
Non, pas du tout
2%

30%

Conclusion
Ce troisième chapitre a permis d’une part, de mettre en évidence les résultats empiriques de
cette étude. D‘autre part, de vérifier notre hypothèse de recherche et de la discuter. La
première section a été dédiée à la présentation de notre méthodologie de recherche et à
présenter le questionnaire. La deuxième section a été réservée à l’analyse descriptive des
données collectées afin de découvrir l’impact réel sur les entreprises de la région Souss-
Massa. Les résultats de cette étude empiriques, indiquent que la crise provoquée par la
propagation de la COV-19 a eu un effet négatif sur l’économie marocaine, et plus
particulièrement l’économie de la région. D’autre part, les résultats de l’étude effectuée
montrent que l’impact sur les entreprises opèrent au secteur industrielle, commercial et
logistique, est généralement modéré, car ils sont classées comme des activités de base, et que
les secteurs les plus touchés par cette crise sont les activités secondaires à travers le tourisme,
les bureaux d’étude et conseil, et malgré les écoles privées ont poursuivi leur étude à distance,
elles ont perdu une grande part de leur chiffre d’affaires. Afin de dépasser les effets et les
conséquences négatives de cette crise, les entreprises doivent poursuivre leur développement
et de doubler leurs efforts pour surmonter cette crise.

61
CONCLUSION GENERALE

Plus d'un an s'est écoulé depuis que l'Organisation mondiale de la santé a classé le coronavirus
émergent. Le Covid-19 est une pandémie mondiale. Depuis lors, le monde que nous
connaissons a changé, et la pandémie a imposé des transformations radicales dans les secteurs
du travail, de l'apprentissage et de la communication entre les humains, et a profondément
affecté divers aspects de notre vie quotidienne.
La pandémie a produit des niveaux élevés de tension, d'autant plus que les sociétés font face à
la distanciation. Anxiété sociale et chagrin pour les personnes décédées pendant la pandémie.
Le concept de gestion des pertes a émergé après que la pensée du monde se soit basée
uniquement sur le concept de profit et de croissance. Il y avait aussi un sentiment
d'épuisement dû aux changements constants. Ce qui était attendu dans le passé dans un monde
plus stable a été remplacé par un état d'incertitude et d'hésitation et le besoin d'une nouvelle
perspective et d'une plus grande flexibilité. Mais la pandémie s'est également accompagnée de
nombreux aspects positifs. Dans le domaine de la technologie par exemple, les jeunes ont pu
occuper de nouvelles technologies alternatives pour nous rapprocher les uns des autres par
défaut, compte tenu de la distanciation physique. Les jeunes ont bénéficié qualitativement de
ce changement en raison de la rapidité de leur adaptation et de l'acquisition de nouvelles
compétences.
Sans oublier que Notre connaissance du fonctionnement de notre corps s'est approfondie et
nous avons pris davantage conscience de l'importance de la santé et de la solidarité d'humanité
et la coopération ensemble et l'application de nouveaux modes de vie pour surmonter le défi
de l'épidémie et contenir sa propagation. Les jeunes se bousculent pour se porter volontaires
dans les premières lignes de défense contre l'épidémie du virus.
La vie aura comment après la COVID-19 ?

62
Table des matières
Dédicace............................................................................................................................................2
Remerciements.................................................................................................................................3
INTRODUCTION GENERALE.........................................................................................................4
CHAPITRE I :......................................................................................................................................5
Généralités sur l’économie de la région Souss-Massa........................................................................5
Introduction......................................................................................................................................6
Section 1 : Présentation de la région de Souss-Massa....................................................................6
1-Milieu naturel :..........................................................................................................................6
2-Population légale :.....................................................................................................................7
2-1-Evolution de la population :..................................................................................................7
Organisation administrative :..........................................................................................................8
Section 2 : Le levier économique de la région Souss-Massa :............................................................9
1-L’agriculture :...............................................................................................................................9
1-1-Climat et ressources hydriques :...........................................................................................9
1-2-SYSTÈMES AGRICOLES :............................................................................................................9
PRODUCTIONS VÉGÉTALES ET ANIMALES :..................................................................................10
SYSTÈMES ALIMENTAIRES ET AGRO-INDUSTRIE :.........................................................................10
Le Tourisme :....................................................................................................................................11

63
TOURISME À SOUSS-MASSA, LES CHIFFRES :................................................................................12
Produits de terroir :......................................................................................................................13
Les stations balnéaires :................................................................................................................13
Artisanat :.........................................................................................................................................13
Activités, loisirs et sports..............................................................................................................14
Architecture amazighe traditionnelle...........................................................................................14
Archéologie..................................................................................................................................14
La pêche :.........................................................................................................................................14
Le commerce :..................................................................................................................................15
Une structure productive rigide...................................................................................................16
Logistique :.......................................................................................................................................16
L’industrie :.......................................................................................................................................17
Souss-Massa à la traine face aux régions locomotives.................................................................18
Section 3 : Défis et vulnérabilités de l’économie de la région Souss-Massa :.......................................19
Déficits sociaux et retard de développement humain......................................................................19
La région se cherche une vocation économique..............................................................................20
CONCLUSION........................................................................................................................................20
Chapitre II :...........................................................................................................................................22
L’impact de la pandémie de la covid-19 sur l’économie de la région de Souss-Massa.........................22
Introduction.........................................................................................................................................23
SECTION 1 : LA COVID-19, DEFNITION ET HISTORIQUE........................................................................24
DEFINITION DE LA « CORONAVIRUS »..............................................................................................24
LA « COVID-19 »...............................................................................................................................24
DEFINITION...................................................................................................................................24
HISTORIQUE DE COVID-19 AU MAROC.........................................................................................24
SECTION 2 : LES MESURES PREVENTIVES PRIS PAR LE GOUVERNEMENT.............................................25
MESURES SANITAIRES......................................................................................................................26
Surveillance et veille épidémiologique.........................................................................................26
Prise en charge des cas infectés...................................................................................................27
Mesures d’accompagnement de l’état d’urgence sanitaire.........................................................27
Mesures sociales..............................................................................................................................28
Les salariées..................................................................................................................................28
Les ménages opérant dans le secteur informel............................................................................28
Mesures économiques.....................................................................................................................29
Rationalisation des dépenses publiques.......................................................................................29
Mesures au profit des entreprises................................................................................................30

64
SECTION 3 : LES ASPECTS ECONOMIQUES DE LA CRISE........................................................................31
La croissance et la covid-19..............................................................................................................31
Secteur primaire :.......................................................................................................................31
Secteur tertiaire :........................................................................................................................31
Secteur secondaire :....................................................................................................................32
Le chômage et la covid-19 :..........................................................................................................33
SECTION 4 : L’IMPACT SUR L’ACTIVITE ECONOMIQUE DE LA REGION..................................................35
1ère sous-section : l’impact de covid-19 sur Le tourisme. (Cas Région Souss-Massa)........................35
Les solutions proposées :..............................................................................................................36
2ème section : l’impact de covid-19 sur la pêche............................................................................37
3ème sous-section : l’impact de covid-19 sur l’agriculture..............................................................39
4ème sous-section : L’impact sur le secteur du logistique & commerce.........................................40
5ème Sous-section : L’impact sur le secteur de l’industrie..............................................................42
CONCLUSION :......................................................................................................................................43
Chapitre III :..........................................................................................................................................44
Étude empirique...................................................................................................................................44
Section 1 : Méthodologie de l’enquête................................................................................................46
Sous-section 1 : Hypothèses.............................................................................................................46
Sous-section 2 : Objectif de l’enquête..............................................................................................46
Sous-section 3 : Méthode d’échantillonnage...............................................................................46
Sous-section 4 : Choix des questions............................................................................................47
Sous-section 5 : Le questionnaire.................................................................................................47
Section 2 : Analyse et interprétation des résultats...............................................................................51
L'analyse du questionnaire adressé aux entreprises de la région Souss-Massa...........................51
Conclusion............................................................................................................................................61
CONCLUSION GENERALE......................................................................................................................62

65

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