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[Nom de la société]
[Titre du
document]
[Sous-titre du document]
ahmed alaarabiou
[Date]
1
Dédicace
Que Le Tout Puissant vous accorde santé, prospérité, bonheur et longue vie afin que nous
puissions un jour vous rendre la pareille.
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Remerciements
Après avoir rendu grâce à Dieu le tout puissant et le bienveillant, nous tenons à remercier
vivement tous ceux qui de près ou de loin ont participé à la réalisation de ce projet.
Nous voudrons citer plus particulièrement notre encadrant professeur BENJELOUNE ANAS
enseignant à la faculté des sciences juridiques, économique et sociales d’Agadir pour sa
disponibilité ; sa rigueur et son sens de l'écoute et d’échange.
Nous exprimons de même notre gratitude envers tous ceux qui nous ont accordé leur soutien,
tant par leur gentillesse que par leur dévouement.
A tous les enseignants qui nous ont aidés pendant les trois ans passés à Ibn Zohr.
3
INTRODUCTION GENERALE
Malgré les épidémies et les pandémies auxquelles le monde a été confronté tout au long de
l'histoire, les grandes puissances ont continué à se préparer à faire face à l'ennemi visible en
n'appliquant que la théorie du contrôle, et elles n'ont pas pu développer la conviction de la
nécessité de consacrer d'énormes ressources à face à un ennemi invisible comme les virus et
autres.
Au cours du XXIe siècle, le monde a été confronté à de nombreuses épidémies, malgré leurs
dangers sanitaires et leurs propagation rapide, à l'image de l'épidémie d'Ebola en Afrique par
exemple, les gouvernements et les organisations internationales, notamment l'Organisation
mondiale de la santé, ont pu venir à bout de ces épidémies grâce à une mobilisation à grande
échelle.
En 2020 le monde était face a une année extrêmement différente. C’était l’apparition d’un
nouveaux virus nommé Covid-19 qui appartienne à la famille du coronavirus. Qui a causé à
ce jour, 180 769 402 cas ont été rapportés à travers le monde. 3 916 495 personnes en sont
décédées. Le principe est simple : là où il y a des peuples, il y a du Covid-19.
Pour lutter contre cette pandémie les gouvernements ont pris des diverses mesures, on cite
parmi eux le confinement total.
Plusieurs pays, aient réussi dans une large mesure à contrôler l’épidémie.
Le Maroc faisait partie de ceux qui se sont empressés de prendre des mesures préventives
strictes depuis les premiers stades de l'épidémie du coronavirus (Covid-19).
Dans la région de Souss-Massa, le point de focalisation de ce travail, ces mesures préventives
(fermeture des frontières nationales, suspension des vols nationaux et internationaux,
confinement sanitaire obligatoire) ont eu un impact indéniable sur son tissu économique déjà
fragile vu sa dépendance au tourisme et aux industries des services.
Nous explorons ainsi dans ce travail l’ampleur et l’étendu de l’impact de la pandémie du
coronavirus sur la fabrique économique de la région de Souss-Massa.
Quel impact sur l’économie de cette région, à la fois à court et à long terme ?
Quels sont les secteurs d'activités les plus touchés ?
Quel impact sur les investissements dans la région, sur les PME, les TPE ?
Quelles vulnérabilités économiques ont été démêlées ou introduites par cette pandémie ?
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CHAPITRE I :
Généralités sur l’économie de la région Souss-Massa
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Introduction
La nouvelle région Souss-Massa est l'une des douze nouvelles régions du Maroc instituées par
le découpage territorial de 2015. Elle comprend l'ancienne région Souss-Massa-Drâa à
l'exception du Drâa et de la province de Sidi Ifni à laquelle se rajoute la province de Tata de
l'ancienne région de Guelmim-Essemara. Elle consiste l'un des principaux moteurs de
développement économique du Royaume, grâce à sa structure économique Divers.
Dans ce chapitre introductif on va présenter la région Souss-Massa de manière générale, puis
on va citer les principaux leviers économiques de la région, par la suite on va voir les défis et
les vulnérabilités de son économie.
1-Milieu naturel :
S’étendant sur une superficie de 53 789 km², soit 7,6 % du territoire national, la région
Souss Massa est formée de 2 préfectures : Agadir Ida Outanane et Inezgane Ait Melloul et de 4
provinces : Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudannt et Tata.
La région occupe une bande au milieu du royaume allant de l’Océan Atlantique aux frontières
avec l’Algérie à l’Est. C’est une jonction entre le Nord et le Sud du pays et joue de ce fait un rôle
stratégique aux niveaux économique et socioculturel.
Elle est limitée au Nord par la région de Marrakech-Safi, au Sud par la région de Guelmim-
Oued Noun, à l’Est par la région de Draa-Tafilelt et l’Algérie, à l’Ouest par l’Océan Atlantique.
C’est une région caractérisée par un relief diversifié :
- Les chaînes montagneuses du Haut et de l’Anti Atlas constituant un important réservoir
hydrologique.
- Les plaines fertiles du Souss-Massa.
Elle compte plusieurs cours d’eau, dont les plus importants sont Oued Souss et Oued
Massa. Ces oueds sont alimentés par plusieurs affluents.
Le climat de la région est sec en général, influencé par l’Océan et le Sahara. Les précipitations
sont irrégulières dans l’espace et dans le temps : elles varient entre 70 et 350 mm par an ce qui
dénote d’un déficit hydrique important tant au niveau des ressources en eau de surface qu’au
niveau des nappes phréatiques.
Les vents sont soit en provenance de l'est avec influence désertique, soit de l’ouest avec la
fraîcheur de l’océan.
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Figure 1 : la carte de la région Souss-Massa
« Source : HCP »
2-Population légale :
Au terme du dernier recensement de 2014, la population légale de la région Souss Massa s’est
établie à 2.676.847 habitants (dont 4914 de nationalité étrangère). Elle représente près de 7,9%
de la population totale du Maroc.
Cette population s’est accrue de 352.700 habitants au cours de la décennie précédente
(2004-2014). Le taux d’accroissement annuel moyen qui s’en suit est de l’ordre de 1,4%,
dépassant ainsi la moyenne nationale (1,2%).
2-1-Evolution de la population :
Bien que cette population a connu un triplement de son effectif en l’espace d’un peu plus de
trente ans (1971-2014), le rythme de la croissance démographique a enregistré un fléchissement
important au cours des deux dernières décennies. Il atteint juste 1,4% en 2014, soit la moitié du
taux enregistré au cours des années soixante-dix
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Tableau 1 : Evolution de la population de la région Souss-Massa entre 1960 et 2014 :
Communes
Préfectures et provinces Cercles
Urbaines Rurales Ensemble
Agadir Ida Outanane 1 1 12 13
Inezgane Ait Melloul 1 4 2 6
Chtouka Ait Baha 3 2 20 22
Taroudannt 5 8 81 89
Tiznit 3 2 23 25
Tata 3 4 16 20
Région 16 21 154 175
National 185 221 1282 1503
Part de la région (en%) 8,6 9,5 12,0 11,6
« Source : Annuaire Statistique du Maroc -2013 »
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Section 2 : Le levier économique de la région Souss-Massa :
Nous traiterons dans cette section tout ce qui concerne les leviers économiques de la région
Souss-Massa. Premièrement nous allons mettre en exergue les secteurs clés à travers
l’agriculture, artisanale, la pêche et par la suite le commerce.
1-L’agriculture :
1-1-Climat et ressources hydriques :
Le climat de la région est à prédominance aride conditionné par l’influence des
courants atlantiques et sahariens ce qui génère le régime climatique présaharien à hivers frais
qui sévit dans les plaines du Souss Massa. La pluviométrie moyenne dans le Souss-Massa
varie de moins 50 mm dans la province de Tata à 143 mm à Tiznit et plus de 250 mm dans
plaine du Souss Massa. Le climat est également marqué par des épisodes de sècheresse,
d’inondation et de températures 4 extrêmes qui causent des dégâts considérables pour les
cultures annuelles, l’élevage et les infrastructures agricoles (serre, barrage, canaux d’irrigation
etc.) Comme ressource en eau, la région compte six grands barrages régularisant 364 millions
m3/an à partir d’un apport total en eaux de surface estimé à 668 millions m3/an. Quant aux
eaux souterraines, les nappes les plus importantes sont localisées au niveau de la plaine du
Souss qui abrite le réservoir phréatique le plus important et qui est exploité pour l’irrigation
depuis 1940. Cette nappe enregistre des entrées globales estimées à 268 Mm³/an et des sorties
de l’ordre de 551 Mm³/an, d’où un déficit annuel estimé à 283 Mm³/an. La seconde nappe est
celle de Chtouka, sous pression depuis plusieurs années, cette nappe connaît elle aussi un
déficit annuel de 58 Mm³/an. Au niveau de ces deux plaines (Souss et Chtouka), on compte
plus de 21000 puits utilisés pour l’extraction des eaux destinées à l’irrigation. Des ressources
hydriques supplémentaires sont localisées au niveau des deux chaines montagneuses : le Haut
Atlas et l‘Anti Atlas, mais elles sont rares et discontinues étant donné la nature
hydrogéologique des massifs.
1-2-SYSTÈMES AGRICOLES :
Les systèmes agricoles dans la région sont très diversifiés. Au niveau des plaines on rencontre
de l’agriculture irriguée intensive du côté des périmètres du Souss et de Chtouka et Tiznit, de
l’irrigué extensif (avec moins de pesticides et d’engrais) dans les périmètres de Tiznit, de
l’agroforesterie (céréales-arganier) et de l’agriculture pluviale notamment dans les zones dites
‘‘Fayed’’ ; cette agriculture occupe une superficie de 240.175 Ha, soit environ 59% de la SAU.
Dans les zones de montagnes, en Haut Atlas comme dans l’Anti Atlas, les systèmes sont
généralement du type sylvoagropastoral à base de céréales, d’élevage, des produits de la forêt et
de l’arboriculture. L’agriculture en zone de montagne est basée sur des pratiques et des savoir-
faire locaux ancestraux comme la construction des khettara et l’aménagement des terrasses
méditerranéennes. Au niveau des oasis, l’agriculture est basée sur la phoeniciculteur, l’élevage et
l’apiculture. La province de Tata compte quelque 280 oasis de tailles différentes ; allant de
quelques centaines d’hectares à plus de 10.000 Ha par oasis. La superficie irriguée par rapport à
la SAU totale n’est que de 61% en hivers et de 22% en été, ce qui montre qu’en plus de la rareté
des terres agricoles, ces périmètres souffrent également de la rareté des ressources en eau.
L’élevage oasien est du type transhumant et/ou semi-sédentaire à base de la race D’men.
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PRODUCTIONS VÉGÉTALES ET ANIMALES :
La production végétale dans le Souss Massa est axée autour de 8 spéculations
principales, mais les trois filières qui revêtent un caractère stratégique pour la région sont les
agrumes, les légumes et les fourrages. Les agrumes avec d’autres espèces fruitières (olivier,
amandier et bananier) s’accaparent la part du lion en termes de superficie (47%), mais en termes
de production ce sont les légumes et les fourrages qui constituent la plus grande partie dès la
production végétale régionale (73%) estimée à 2.718.880 T en 2015. Cette richesse, dont la
valeur est estimée à 5,6 Milliards Dhs, est générée en grande partie (81%) par les agrumes et les
légumes émanant de la plaine de Souss Massa. En termes de rendement à l’hectare, la région
réalise des records nationaux pour certaines spéculations comme la tomate (150 T/ha), la
courgette (58 T/ha) et le haricot vert (52). Pour ces 5 trois cultures, les rendements moyens ont
connu des améliorations respectives de 14,5 %, 16%, et 67% entre 2008 ; date du lancement du
Plan Maroc Vert, et 2016. Le progrès enregistré dans la production végétale en zone de plaine est
dû à l’investissement massif des pouvoirs publics dans le secteur et le dynamisme des
professionnels. En l’espace de 8 ans, l’état a injecté dans le secteur agricole du Souss massa
7571 millions Dhs sous forme de subventions (51%) et d’investissements (49%). Une bonne
partie de ces investissements et subventions a été orientée vers l’irrigation (58% des
investissements et 75% des subventions). Cet effort s’est traduit par des performances élevées en
termes de reconversion à l’irrigation localisée qui ne couvrait que 3841 ha en 2008 et qui a
atteint 89.684 Ha en 2016. Les primeurs sous serre ont connu également une augmentation
significative en passant de 15240 ha en 2008 à 17.950 Ha en 2016. La production animale est
basée sur deux types d’élevage, un élevage intensif concentré dans la plaine et un élevage
extensif dans les périmètres Bour, les zones de montagne et les oasis. L’effectif du cheptel total
est de 1.291.000 têtes répartis entre les bovins (10%), les ovins (54%) et les caprins (36%). Les
performances enregistrées avec l’élevage bovin sont parmi les meilleurs au Maroc. Avec une
production de 273 millions de litres de lait par an, l’insémination artificielle de plus de 56.000
vaches par an et la production locale de plus de 100.000 T d’aliments de haute qualité, la région
s’est forgée une position de leader à l’échelle nationale. Forêts et parcours La région dispose
d’un patrimoine forestier qui s’étale sur une superficie de 1.352.321 Ha, il est à base d’une
dizaine d’espèce forestière dont les principales sont l’arganier (58%), le thuya (20 %) et le chêne
vert (7%). La production forestière porte sur l’huile d’argan, le bois et les plantes aromatiques et
médicinales. Les espaces forestiers du Souss Massa abritent une flore et une faune diversifiée
d’origine méditerranéenne (plus de 50% des espèces), micronésienne (au moins 22 espèces),
saharienne et saharo-sindienne (9 espèces) et tropicale (4 espèces). La faune compte 24 espèces
de mammifères, 250 espèces d’oiseaux et 26 espèces d’amphibiens.
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frais, on note que la majeure partie de la production régionale émanant de l’agriculture irriguée
est destinée au marché local, c’est le cas des légumes (71%) et des agrumes (58%). Pour d’autres
produits, comme la luzerne la totalité de la production est utilisée localement pour l’alimentation
du bétail bovin pour supporter la production de lait. Il est à noter que la production laitière
régionale (240 millions de litre par an) permet de satisfaire 30% du besoin national, il s’agit de
l’une des activités agro-industrielles les plus importantes dans la région à côté du
conditionnement des légumes frais et des agrumes et de la transformation des produits de la
pêche. Ces trois secteurs mobilisent 59% des unités agroindustrielles agrées au niveau de la
région qui sont au nombre 1154. En termes de sécurité sanitaire, il existe dans la région plusieurs
programmes de surveillance et de contrôle des aliments au niveau des exploitations et des unités
agro-industrielles menés par l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONSA) et
l’Etablissement Autonome de Contrôle de Coordination des Exportations (EACDE). L’effort des
pouvoirs publics est accompagné par plusieurs initiatives privées visant l’amélioration de la
qualité à travers l’adoption des systèmes de certification (Global gap, biologique etc.)
respectueuse vis à vis de l’environnement. 6 Il est à noter cependant que l’essentiel des
investissements et des efforts sont concentrés sur le système alimentaire agroindustriel localisé
au niveau des plaines et que le système traditionnel localisé au niveau des oasis et de la
montagne n’est pas aussi financiarisé, structuré et encadré. Ce secteur offre des potentialités de
production, de commercialisation et de création d’emplois en zone rurale qui restent largement
sous exploitées. Les deux systèmes (agroindustriel et traditionnel) sont appelés à évoluer dans un
contexte marqué par trois défis : environnementaux, climatiques et énergétiques.
Le Tourisme :
Bordée d’une façade atlantique de 180 km à l’Ouest, par la région de Marrakech-Safi
du Nord, du Sud par la région de Guelmim-Oued Noun, et de l’Est par la région de Drâa-
Tafilelt et l’Algérie, Souss-Massa S’étend sur une superficie de 53.789 km², soit 7,6 % du
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territoire national. Grâce à son climat méditerranéen doux, cette région attire, chaque année,
plus d’un million de visiteurs qu’elle sait charmer grâce à sa tradition multicolore, son relief
diversifié et son arrière-pays.
Selon les chiffres officiels1, la région est dotée de 2.323 établissements hôteliers
classés (1 à 5 étoiles), d’une capacité litière de 39.000 lits, soit 30% de la capacité
d’hébergement nationale. Elle enregistre 33.3% des nuitées nationales avec 4,7 millions de
nuitées par an. Cette dynamique touristique est à l’origine de 120.000 emplois, et génère une
valeur ajoutée de 5,4 milliards de dirhams.
Le trafic aérien à l’aéroport Agadir Al Massira a connu entre 2008 et 2018 une croissance
soutenue avec une moyenne annuelle d’évolution d’environ 2,81%. Ainsi, le nombre des
passagers ayant transité par l’aéroport est passé de 1.456.794 passagers en 2008 à 1.922.721
en 2018.
La part du trafic enregistrée en 2018 par rapport au trafic global de l’ensemble des aéroports
du Royaume est de 8,53%.
Au titre de l’année 2018, les composantes du trafic aérien ont connu de fortes hausses :
passagers +24,50%, mouvements +28,88%.
Durant la période de janvier à fin novembre 2019, l’aéroport Agadir Al Massira a accueilli
1.845.199 passagers contre 1.763.598 accueillis à la même période de l’année 2017 avec une
évolution de l’ordre de +4,63%.
La ligne Agadir Paris-Orly arrive au top 10 des routes internationales en 2019 de cet aéroport
avec 24,08% du trafic passager, suivi respectivement par Manchester et Lyon.
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Produits de terroir :
Située à 80% dans la région de Souss-Massa, la Réserve de Biosphère de l'Arganeraie
(R.B.A) couvre une vaste plaine intramontagnarde de plus de 800.000 hectares, soit 14,25%
de l’espace forestier du Maroc. Elle a été déclarée par l'UNESCO, en décembre 1998,
première Réserve de Biosphère du Maroc, dans le cadre du programme Man and the
Biosphère (MAB).
D’un point de vue marketing, les produits de terroir offrent plusieurs opportunités pour les
acteurs du tourisme :
Étant l’écart de zones industrielles, les plages de la région sont généralement des plus propres
au Maroc.
Artisanat :
Grâce à un réseaux de 9.760 unités artisanales et plus de 21.560 employés, l'artisanat
contribue à l’attractivité de la région, en mettant en avant le savoir-faire ancestral et les
traditions amazighes et sahraouies. Les produits emblématiques de la région sont :
● La bijouterie (Tiznit) ;
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● Le tissage (Tafraout) ;
● La vannerie ;
● La couture traditionnelle ;
● La maroquinerie traditionnelle.
Riche de sa nature hétérogène et de sa civilisation ancrée dans l’histoire, cette région est
incontournable pour les adeptes du tourisme culturel et sportif.
● Kasbah d’Amtoudi ;
● La Médina d’Agadir ;
● Murailles de Taroudant ;
● Greniers collectifs (les Igoudars) d’Ait Kine, d’Amtoudi, Agadir Ighir Ifrane et bien
d’autres.
Archéologie
● Les empreintes tridactyles de dinosaures sur la roche côtière d’Anza datant d’environ 85
millions d’années ;
● Les peintures rupestres d'El Maleh ;
● Le site archéologique de Fegousset.
Bien que dotée de nombreux atouts naturels et culturels uniques, l’offre touristique de la
région Souss-Massa reste peu diversifiée. De nombreux sites sont méconnus des
Marocains comme des touristes car ne bénéficient pas suffisamment d’efforts
promotionnels ou de valorisation. A travers sa plateforme « Blog Tourisme », Ostelea
Rabat s’engage à la documentation et à la mise en avant des richesses de Souss-Massa et
d’autres régions marocaines en vue de participer au développement touristique du pays.
La pêche :
Le secteur de la pêche, à l’instar de l’agriculture et du tourisme, constitue, depuis des
décennies, l’un des piliers majeurs du tissu économique de la région de Souss-Massa, en
générant plus de 60 milliards de DH du PIB, ce qui correspond à près de 7% de la richesse
nationale.
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Le port d’Agadir, classé parmi l’une des infrastructures portuaires les plus importantes à
l’échelle nationale, joue un rôle de taille dans la promotion du secteur comme en témoigne le
volume des poissons débarqués annuellement qui se chiffre à 95.000 tonnes.
Aux côtés de ces performances remarquables liées au secteur halieutique, la région de Souss-
Massa recèle d’importants atouts en termes de potentialités et d’équipements aptes à créer et
développer des projets dans le domaine de l’aquaculture, étant donné que la région dispose
d’un littoral long de 320 km, outre le fait que ses eaux constituent un espace de biodiversité
marine favorisant la promotion de projets dans le domaine aquatique.
Parmi les potentialités dont regorge la région, figure le complexe portuaire d’Agadir qui
compte un port de pêche doté d’un quai long de 3826 mètre linéaire (avec un ancien et un
nouveau port de pêche), outre le fait que la région compte de nombreux villages de pêcheurs
et points de débarquement aménagés (PDA) pour les barques de la pêche artisanale.
La région produit 36% de la valeur ajoutée nationale et fait 3.3% de part de marché mondiale.
Le secteur emploie 170 000 emplois directs et 490 000 indirects soit plus de 3 millions de
personnes vivant de cette activité. Ces chiffres sont appelés à s'agrandir grâce à la mise en
place du Parc Haliopolis.
Au total ce sont 465 unités côtières, 216 navires hauturiers et 1 450 unités de pêche artisanale
qui emploient 660 000 personnes pour un PIB régional de 6 % et 42% en National.
Le commerce :
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En termes de dépenses de consommation des ménages, Souss-Massa arrive en 6ème position,
avec 43,5 milliards de DH, soit 7,1% des dépenses nationales et 15.658 DH par
habitant (contre une moyenne nationale de 17.499 DH).
La région est donc un peu à la traine face aux locomotives que sont Casablanca-Settat, Rabat-
Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Marrakech-Safi et Fès-Meknès. Et ce, malgré ses
potentialités : 7,6% de la superficie du Maroc (53.790 km2), un milieu naturel d’une grande
diversité, une population volontaire pour le travail et l’investissement, une richesse agricole et
halieutique et de grands atouts touristiques.
Le secteur primaire :
(Agriculture, forêt et pêche), une des principales locomotives économiques de la
région, est en perte de vitesse. Il ne génère plus de 18% de son PIB et 9,8% de la croissance
de la valeur ajoutée primaire au niveau national, derrière Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès,
Casablanca-Settat et Marrakech-Safi.
Le secteur secondaire :
(BTP, mines et énergie, industrie), dominé par l’agroalimentaire (transformation des
produits agricoles et de la mer), génère une part stable de 19% du PIB de la région. Il est
6ème plus gros contributeur à la VA du secteur secondaire national avec une part de 4,8%.
Le tertiaire :
(Services, commerce…), dominé par le tourisme et le commerce traditionnel,
génère 53% du PIB de la région et contribue à hauteur de 6,7% à la VA du secteur tertiaire
national. Le reste est constitué des impôts nets des subventions.
Logistique :
La carte La construction des zones logistiques à travers tout le territoire, dans le cadre
du déploiement de la stratégie nationale destinée à améliorer la compétitivité logistique du
Maroc, apparait comme marquant le pas. Initiée en 2010, cette stratégie avait fixé des
objectifs et un programme très ambitieux avec, entre autres, la construction de 70 zones à
travers le pays et leur essaimage en fonction des mouvements et flux de marchandises,
donnant à chaque région la part qui lui revient en fonction de ses activités productives et de
distribution et au final de ses besoins et de son potentiel de développement.
16
Aujourd’hui, presque 10 ans après le lancement logistique qui ressemble sur le papier à une
toile d’araignée, a du mal à se concrétiser sur le terrain.
En effet, seule la zone de Zenâta, gérée par la SNTL, est opérationnelle, zone qui s’étale sur
28 ha représentant la première tranche du total foncier réservé à la capitale économique, soit
323 ha à l’horizon 2030. Le reste des chantiers, en dehors de quelques zones développées par
de grandes entreprises pour leur propre compte, est en quasi-stagnation.
Pour en savoir plus, nous avons posé la question à l’Agence marocaine de développement de
la logistique (AMDL), à savoir quelles sont les zones qui pourraient voir le jour dans les
années qui viennent. La réponse a l’avantage d’être claire et précise : Les deux premières
zones à développer sont la zone au sud d’Ait Melloul (Souss Massa). Selon l’Agence, « le
lancement des travaux d’aménagement est prévu pour le premier trimestre 2020 » pour les
deux zones.
A ce titre, explique l’AMDL dans une note, des réunions de concertation ont été menées avec
les départements ministériels concernés, les autorités locales et les opérateurs logistiques,
lesquelles concertations « ont permis de confirmer les besoins pour le développement de ces
deux premiers projets (…) et de définir le modèle institutionnel de développement et la
mobilisation des financements nécessaires ». Rappelons que le projet de zone logistique du
sud d’Ait Melloul verra le développement d’une première tranche de 45 ha sur un total à
terme de 172 ha. La première tranche du projet de Ras El Ma s’étalera pour sa part sur 32 ha
sur les 100 ha prévus à terme. Les deux zones comprendront des espaces logistiques (parc
locatif, parc pour les PME/PMI et stockages intermédiaires, etc.). Des espaces seront aussi
réservés aux services en l’occurrence un centre routier, un centre d’accueil pour les personnes
et une parcelle dédiée au centre de formation.
L’industrie :
Le Souss Massa dispose d’un tissu industriel dynamique, principalement concentré
dans les Provinces et Préfectures d’Agadir – Ida Outanane, Tiznit et Inezgane – Aït Melloul.
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Dans le cadre de la stratégie intégrée pour le développement de la compétitivité logistique,
une plateforme logistique est prévue à Aït Melloul afin d’optimiser la distribution
(conditionnement, transport…) de la production industrielle régionale, en sus des deux pôles
de compétitivité Agropole et Haliopole.
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La région est donc un peu à la traine face aux locomotives que sont Casablanca-Settat, Rabat-
Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Marrakech-Safi et Fès-Meknès. Et ce, malgré ses
potentialités : 7,6% de la superficie du Maroc (53.790 km2), un milieu naturel d’une grande
diversité, une population volontaire pour le travail et l’investissement, une richesse agricole et
halieutique et de grands atouts touristiques.
Surtout, elle affiche un taux d’activité (42,1%) et un taux d’emploi (37,2%) très bas et
inférieurs à la moyenne nationale (44,9% et 37,2%).
Et la qualité de l’emploi laisse à désirer. Si près des deux tiers des personnes en activité sont
des salariés du secteur privé et public, il y a une précarité sociale encore importante chez
les travailleurs saisonniers, surtout dans le domaine agricole.
A noter que plus des deux tiers des 600.000 ménages de la région habitent dans des maisons
marocaines et que 74% sont propriétaires.
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Le PDR note par ailleurs une forte pression sur les établissements éducatifs en milieu
urbain (du fait de l’exode rurale), des problèmes d’accès aux prestations de santé de base
pour la mère et l’enfant, particulièrement en zone rurale, et un nombre élevé de localités
rurales encore enclavées.
– Faible attractivité de la région : absence de vocation claire, retard dans la mise en place de
conditions de facilitation de l’investissement, infrastructures inexistantes ou vieillissante…
En plus de ces défis globaux, plusieurs contraintes sectorielles sont mises en avant :
CONCLUSION
Le Maroc est un arbre dont les racines sont plantées en Afrique et dont les feuilles
respirent l'air de l'Europe. » Cette phrase résume l'importance de la situation géographique
du Royaume du Maroc en tant que pays avec racines en Afrique du Nord surplombant deux
fronts de mer (Atlantique et Méditerranée) avec des frontières maritimes avec l'Espagne au
nord. Peut-être la région Souss Massa C'est l'une des régions les plus importantes et les plus
anciennes du Royaume du Maroc, en raison de ses qualités naturelles, telles comme son
climat tempéré unique, ses charmantes attractions qui attirent les touristes, les falaises, les
dunes de sable, les terres agricoles, les plaines et les forêts. En plus des ressources marines
disponibles qui jouent un rôle majeur dans son développement économique et social, et
constituent une richesse régionale et nationale, ainsi qu'occupent une main-d'œuvre
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importante, en plus du rôle qu'elle joue dans l'apport d'investissements et la collecte de
ressources en devises [Link] enfin, l'industrie, qui occupe le troisième rang au niveau
national et repose principalement sur des produits agricoles. Il s'est développé grâce à la
croissance du secteur de l'industrie alimentaire, ainsi que du secteur de l'industrie chimique.
Tous ses différents Qualité et avantages font du SOUS MASSA un des lieux les plus sauvages
du Royaume : un climat idéal, un art de vivre véritable, des paysages magnifiques et des
trésors culturels riches et variés à l’image de son patrimoine halieutique.
21
Chapitre II :
22
Introduction
L’épidémie de coronavirus était essentiellement circonscrite à la Chine, elle s’est
ensuite très rapidement propagée dans le reste du monde. Pour lutter contre la propagation du
virus, les gouvernements ont mis en place des mesures comme l’arrêt temporaire d’activité de
certaines entreprises et le ralentissement de celle des autres, aussi le confinement qui pousse
les citoyens à limiter les interactions physiques. Les conséquences de ces mesures ont
gravement endommagé les économies des pays, le niveau des dommages a varié d'un pays à
l'autre, les plus durement touchés sont ceux où l’épidémie a été la plus grave et ceux qui se
caractérisent par une forte dépendance vis-à-vis du commerce mondial, du tourisme, des
exportations de produits de base et des financements extérieurs.
« La crise due à la pandémie de COVID-19 est exceptionnelle à de nombreux égards : elle s’annonce
comme la plus grave récession enregistrée dans les économies avancées depuis la Seconde Guerre
mondiale, tandis que les économies émergentes et en développement devraient connaître la première
contraction de leur production en soixante ans , analyse Ayhan Kose, directeur de la division
Perspectives de développement à la Banque mondiale ».
L'objectif de ce chapitre est d'abord savoir quelle est cette épidémie qui a infecté le
monde, puis on va savoir comment le gouvernement de notre pays a réagi , d'abord
pour protéger les citoyens et dans un deuxième point les mesures visent à atténuer les
répercussions de la pandémie sur l'économie. Puis, nous définirons l'impact de cette crise sur
les différents secteurs au Maroc, et particulièrement dans la région du Souss-Massa.
Ces constats amènent à se poser quelques questionnements :
-C’est quoi un coronavirus, Covid19 ?
-Quelles sont les mesures pris par le gouvernement pour faire face à la propagation de
cette pandémie ?
- quelle est l’impact de cette pandémie sur les différents secteurs de l'économie de la
région Souss-Massa ?
23
SECTION 1 : LA COVID-19, DEFNITION ET HISTORIQUE
DEFINITION DE LA « CORONAVIRUS »
Les coronavirus constituent une large famille de virus pouvant provoquer des maladies
diverses, allant du rhume banal au syndrome respiratoire aigu sévère
(SRAS).
Les coronavirus, ou Coronaviride en latin, sont capables
d’infecter un autre être vivant : un humain, un animal ou une plante.
Les coronavirus, eux, infectent les mammifères – dont l’homme – et
les oiseaux.
Leur nom vient du latin corona, qui signifie « couronne », à cause
de la présence de petites particules à sa surface, qui rappellent en
effet une couronne.
Les premiers coronavirus ont été observés dans les années 1960.
Parmi toutes les espèces de coronavirus connues, seules 7 peuvent infecter l’homme, parmi
eux on distingue la « covid-19 ».
LA « COVID-19 »
DEFINITION
La covid-19 est une maladie infectieuse émergent, elle se transmet par contact
rapproché avec des personnes infectées, elle apparaît le 16 Novembre 2019 à Wuhan dans la
province de Hubei en Chine, avant de se propager dans le monde. L’Organisation Mondiale
de la Santé (OMS) a déclaré l’état d’urgence de la santé.
Dès que l’épidémie coronavirus est apparue à Wuhan en Chine au mois de Décembre
2019, très rapidement s’est propagée au reste du monde, le Maroc a commencé à s y préparer
et dès que le premier cas déclaré officiellement sur son territoire le 2 Mars 2020, il a pris
rapidement les mesures qui s’imposent –dont des mesures sanitaires, sociales, économiques et
d’autre pour accompagner l’état d’urgence– , qui ont été prises par les autres pays, tout en
s’inspirant de ses expériences passées et de celles innovantes d’autres pays, jusqu’à le 10 juin
2021 le Maroc a enregistré 522 390 cas confirmés, dont 9190 morts, des chiffres bien
inférieur aux celles enregistrés dans les autres pays du monde.
24
Figure 4 : Évolution des cas actifs, guérisons, décès COVID-19 au Maroc entre Mars 2020 et
Mai 2021.
500000
400000
300000
200000
100000
0
a a a a a aa a a a a a a a a a
ar
-a r-a ay
-a n-
a l-a g- p-
a t-a v-
a
c-
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a
b-
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ar
-a r-a ay
-a
M Ap M Ju Ju Au Se Oc No De Ja Fe M Ap M
Figure : Chronologie des mesures liées à la Covid-19 prises par les autorités marocaines
25
Source : LAB DE L’EMPLOI MAROC
MESURES SANITAIRES
A cet égard, les autorités publiques ont pris la décision de placer la médecine militaire
aux cotés de la médecine civile dans la lutte contre cette épidémie dans le cadre de l’état
d’urgence sanitaire. En matière sanitaire, une batterie de mesures a été prises touchant les
volets de la surveillance et la veille, du renforcement des capacités du système national et de
la prise en charge des cas atteints par le virus
Surveillance et veille épidémiologique
Notre pays dispose d’un système de veille épidémiologique, à travers un centre
national et des centres régionaux des opérations d’urgence en santé publique,
Ce système effectue en permanence les missions de veille sanitaire et d’alerte précoce pour
faire face aux éventuelles épidémies et autres urgences de Santé publique, quelle qu’en soit
l’origine, y compris la réalisation d’exercices de simulation. Il assure la gestion des épidémies
et autres urgences de santé publique, notamment celles liées aux maladies infectieuses
lorsqu’elles surviennent, et prépare la riposte aux menaces pour la santé publique engendrées
par les situations d’exception et les catastrophes.
Grace à ce système, le Maroc a pu :
_ Elever le niveau de vigilance dès l’annonce des premiers cas en Chine ;
- Surveiller et assurer le suivi de la situation épidémiologique internationale ;
- Evaluer quotidiennement le risque ;
- La mise en œuvre des centres d’appel permettant de déclarer les cas probables ;
- La mise en place d’un programme de formation des cadres de la santé au niveau des régions
et provinces ;
- L’augmentation progressive de la cadence des analyses de laboratoire, à travers
l’élargissement du réseau des laboratoires équipés à cet effet.
Tous ces efforts ont été conjugués pour augmenter la capacité des structures d’accueil,
à travers la mise en place de 47 unités hospitalières dédiées aux personnes atteintes du
coronavirus
26
- Engagement des propriétaires des cliniques privées pour la réanimation, avec leurs staffs et
équipements.
- Mise à contribution des hôtels et centres touristiques pour l’accueil gratuit des cas probables
dans le cadre du confinement sanitaire, ainsi que certains professionnels de la santé et des
sécuritaires à titre préventif pour eux et leurs familles.
- L’adoption d’un protocole thérapeutique la prise en charge des cas infectés, après sa
validation par le comité scientifique et technique national ;
- La mise en place d’un plan organisationnel pour la prise en charge des cas probables et des
cas confirmés dans les établissements de santé ;
- La mise à niveau des laboratoires nationaux, civils et militaires, pour diagnostiquer
l’infection ;
- L’amélioration des conditions d’accueil et de restauration, pour assurer la bonne prise en
charge des personnels de la santé et des malades.
27
Mesures préventives au profit du personnel
Conformément aux mesures préventives et du fait du risque que présente l’usage des supports
papier, une série de prestations numérique a été développée par le gouvernement dont :
- Recours autant que possible aux nouvelles technologies de communication ;
- Veiller autant que possible à fournir des prestations en ligne ;
- Organiser les opérations d’accueil des usagers dans les cas nécessaires, dans le strict respect
des mesures préventives décidées par les autorités ;
- Mettre en place, en cas de besoin, un système d’alternance pour la présence des personnels.
En rapport avec cette situation, et du fait de difficultés d’organisation, le gouvernement a
décidé de reporter tous les concours de recrutement à la fin du confinement sanitaire.
Mesures sociales
Dans le cadre d’une vision solidaire, sur les catégories vulnérables et précaires qui ont
pâti de manière immédiate des répercussions négatives de la pandémie. Le gouvernement a
pris une série de mesures au profit des salariés et des entreprises, notamment les PME et les
TPME, ainsi que les professions libérales qui sont confrontées à des difficultés du fait de cette
pandémie. Le gouvernement a également pris une série de décisions visant à soutenir les
familles œuvrant dans le secteur informel et affectées par cette situation.
Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Coronavirus "La Covid-19"
En application des Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi, que Dieu l’assiste, un
Compte d’Affectation Spéciale intitulé « Fonds spécial pour la gestion de la pandémie du
Coronavirus "La Covid-19" » est créé. Doté de 10 milliards de dirhams, Ce fonds sera
réservé, d’une part, à la prise en charge des dépenses de mise à niveau du dispositif médical,
en termes d’infrastructures adaptées et de moyens supplémentaires à acquérir, dans l’urgence.
Il servira, d’autre part, au soutien de l’économie nationale, à travers une batterie de mesures
qui seront proposées par le Comité de Veille Économique, notamment en termes
d’accompagnement des secteurs vulnérables aux chocs induits par la crise du Coronavirus,
Les salariées
Deux mesures principales au profit des salariés :
Allocation d’une indemnité forfaitaire mensuelle nette de 2000 dirhams, au profit des salariés
travaillant pour des entreprises affiliées à la CNSS.
Il est à souligner que le gouvernement entend également, à travers ces mesures, soutenir les
entreprises en difficulté, afin de préserver les emplois et éviter des pertes d’emploi pour raison
économique.
Les ménages opérant dans le secteur informel
A l’instar des salariés, le gouvernement a décidé d’apporter un soutien à cette catégorie, il a
distribué des aides au profit des ménages opérant dans l’informel qui n’ont plus de revenus du fait du
confinement obligatoire.
Les aides ont été fixées pour les deux catégories comme suit.
- 800 dirhams pour les ménages de deux personnes ou moins.
- 1000 dirhams pour les ménages formés de trois à quatre personnes.
- 1200 dirhams pour les ménages de plus de quatre personnes.
28
Mesures économiques
Le gouvernement s’est fixé un objectif fondamental lors de cette période critique, celui
d’accorder la priorité à la préservation de la santé et de la sécurité des citoyens. L’ensemble
des mesures préventives instaurées ont eu un grand impact sur la dynamique économique et
l’activité des entreprises, ainsi que sur les finances publiques. Plusieurs entreprises ont été
fermées et de nombreux secteurs ont été impactés, comme le tourisme, les secteurs tournés
vers l’export et l’industrie automobile et les conséquences de cet arrêt pour les secteurs liés.
Le secteur du textile pâtit également de cette situation du fait de perturbations dans ses
marchés d’approvisionnement en Asie en général et particulièrement en Chine, parallèlement
à une régression de la demande extérieure, notamment en Espagne et en France.
Cette pandémie impactait négativement les économies nationales, dont celle de notre pays.
Ceci se traduira par la baisse de la demande extérieure adressée au Maroc, notamment les
exportations des nouveaux métiers du Maroc, des recettes du tourisme, des transferts des
marocains résidant à l’étranger, des investissements directs à l’étranger, en plus de la baisse
de la demande intérieure, la baisse de la consommation. Il y aura ainsi un impact négatif sur la
vie des entreprises, les performances de l’économie nationale, les équilibres macro-
économiques, ainsi que sur les échanges commerciaux.
A cet égard, le gouvernement s’emploie à apporter un accompagnement aux entreprises en
difficultés du fait de cette pandémie.
Parallèlement à ces mesures conjoncturelles, l’effort est également concentré sur l’élaboration
des scenarios de redynamiser l’économie nationale.
Il est naturel que l’amoindrissement de l’activité économique dû à la pandémie, impacte les
recettes du budget de l’Etat, du fait du recul de nombreuses activités et de la baisse du rythme
de recouvrement des créances publiques. Ceci a amené le gouvernement à prendre des
mesures qui pourraient demander des sacrifices de la part de tous, mais qui demeurent
nécessaires pour assurer le fonctionnement normal du service public et le respect des
engagements financiers de l’Etat, y compris ceux requis pour gérer les répercussions de cette
pandémie, mettre à niveau le secteur de la santé et servir les salaires des fonctionnaires. Pour
faire face à cette situation exceptionnelle, le gouvernement a pris un certain nombre de
mesures visant à maîtriser les dépenses publiques. Les principales mesures prises dans ce
cadre sont décrites ci-dessous :
Dans le cadre de la lutte contre les effets négatifs de covid-19 sur l’économie nationale, le
gouvernement a relevé le plafond des financements extérieurs afin de recourir aux institutions
et marchés financiers internationaux pour lever des fonds pour l’acquisition des produits de
29
base, les dispositifs et équipements médicaux, les médicaments, les produits alimentaires,
énergétiques et autres.
30
SECTION 3 : LES ASPECTS ECONOMIQUES DE LA CRISE
Suite aux mesures de confinement prises partout au Maroc, notre pays a été frappé par
la plus lourde récession jamais enregistrée depuis plus de deux décennies. Ces mesures ont
fortement réduit les activités économiques, ce qui a impacté l'emploi, les revenus et les
conditions financières des entreprises, et certains secteurs (commerce, restauration, tourisme,
construction, etc.) sont particulièrement touchés.
La croissance et la covid-19
Sous l’effet de la crise sanitaire de la Covid-19, l’économie nationale a enregistré une
première décroissance en plus de vingt ans. Il a enregistré en 2020 un produit intérieur brut
(PIB) à la baisse, s'établissant à 991,97 milliards de DH une diminution de 13,83% par rapport
à 2019(1151,2 milliards de DH), Selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Secteur primaire :
Le secteur primaire a dégagé une valeur ajoutée de 7,1% en 2020 après une baisse de 4,6% en
2019, contribuant négativement à la croissance du PIB de -0,9 point. Les activités les plus
touchées par la pandémie sont celles qui dépendent fortement de la demande extérieure,
notamment celles des pays européens. Il s’agit essentiellement du secteur touristique et de ses
activités annexes, des industries mécaniques, des industries du textile et habillement, du
commerce et du transport.
Agriculture :
Concernant le secteur agricole au Maroc, il a enregistré en 2020 une Baisse de 8,1% de la
valeur ajoutée par rapport à 2019
Tourisme :
Sous l’effet de la fermeture des frontières, la suspension des déplacements interurbains, la
fermeture des établissements touristiques et l’annulation de l’opération Marhaba 2020,
l’activité touristique a réalisé une chute de 55,8% de la valeur ajoutée en 2020 contre une
hausse de 3,7% en 2019.
Secteur tertiaire :
Le secteur tertiaire aurait affiché un recul de 6,8% contre une hausse de 3,8% en 2019,
contribuant ainsi négativement à la croissance du PIB de -3,5 points.
31
Commerce :
Le secteur commercial a reculé de 11,4% en 2020 contre une hausse de 2,4% en 2019.
Aussi cette année a connu un développement du e-commerce.
Transport :
Concernant le secteur de transport, la valeur ajoutée a enregistré une chute de 25,8% en 2020
après un accroissement de 6,6% en 2019, sous l’effet des arrêts temporaires de ses activités.
Le transport aérien, représentant plus de 27% de la valeur ajoutée du secteur. Le transport
ferroviaire a été également touché par la baisse du nombre des voyageurs à cause de la
suspension ou la limitation des déplacements entre les villes. Seul le transport maritime a fait
mieux puisqu’il a poursuivi sa tendance haussière grâce au redressement des échanges du
commerce mondial durant la deuxième moitié de l’année 2020.
Secteur secondaire :
Concernant le secteur secondaire, la valeur ajoutée des activités industrielles s’est fortement
contractée de 7% en 2020 contre une hausse de 2,8% en 2019. Cette contreperformance est
principalement attribuable à la baisse de la valeur ajoutée des IMME de 22,4% en 2020 contre
une hausse de 4,7% une année auparavant.
Automobile :
L’activité du secteur automobile a absorbé 27% des exportations nationales entre 2010-2019,
a été également impactée par la crise à travers l’arrêt partiel de plusieurs unités industrielles.
Le secteur aéronautique :
Le secteur aéronautique au Maroc a été directement touché par les difficultés rencontrées par
les différents opérateurs de l’aviation, qui a conduit à l’effondrement de la demande d’avions
neufs, ce qui a forcé les grands constructeurs du secteur à réduire la cadence de leur
production.
Textile :
Pour leur part, les activités du textile et cuir ont chuté de près de 14,1% en 2020 après une
hausse de 3,1% en 2019, souffrant en plus des retombées de la crise, de problèmes structurels,
notamment la forte concurrence turque et chinoise et le poids important du secteur informel.
Toutefois, ces difficultés se seraient atténuées par l’apparition d’une forte demande mondiale
et nationale pour les articles du textile liés au domaine médical.
32
Graphique 1 : Impact sur la consommation de biens et services, T2 2019 - T2 2020
« Source : HCP »
Le chômage et la covid-19 :
Graphique 2 : Variation absolue de la création/perte des postes d’emploi depuis 2017.
33
2 1.5
0.8 1
1
0
2017 2018 2019 2020
-1
-2
-3
-4
-3.9
-5
« Source : HCP »
Source : Le rapport du HCP : « La situation du marché du travail au deuxième trimestre de 2020 », juin 2020.
34
SECTION 4 : L’IMPACT SUR L’ACTIVITE ECONOMIQUE DE
LA REGION
Dès que la nuit tombe à Agadir, la zone touristique et la station balnéaire prennent un air
de ville fantôme. Contexte pandémique oblige, près de la moitié des établissements
d’hébergement classés sont fermés et ceux qui restent ouverts sont inoccupés. L’accès aux
plages est interdit au public depuis le 12 septembre. Les restaurants et les cafés sont
désormais tenus de fermer à 22h, en raison des restrictions sanitaires. « La situation est
catastrophique. Toute la chaîne de valeurs est actuellement sinistrée. Dans ce contexte de
manque de visibilité, la machine peine toujours à redémarrer, alors que les opérateurs
touristiques continuent de couvrir les charges fixes et de maintenance », s’insurge Rachid
Dahmaz, président du Conseil régional du tourisme Agadir Souss-Massa. Partant de ce
constat, les chiffres donnent raison à ce sentiment de malaise éprouvé aussi bien par les
opérateurs touristiques qu’à 120.000 salariés employés par toute l’industrie touristique
d’Agadir. Cette crise sanitaire a ramené la destination à son niveau de 1982 et au-delà, d’après
la présentation faite devant Nadia Fettah Alaoui, ministre du Tourisme, de l’artisanat, du
transport aérien et de l’économie sociale, lors de sa rencontre, mardi, avec les professionnels
d’Agadir4,35 MMDH de CA perdus en 2020 Côté recettes, sur 6 MMDH de chiffre d’affaires
annuel générés par la première station balnéaire du royaume, la destination a perdu plus de
4,35 MMDH, au titre de l’année 2020. Elle a généré à peine 1,5 MMDH de recettes cette
année, soit pire que l’année 1982 où elle avait atteint 1,92 MMDH. Autrement dit, la
35
destination a perdu l’équivalent d’environ 4 millions de nuitées contre seulement 1,4 million
de nuitées enregistrées. Ce n’est pas tout, selon cette rectoscopie réalisée par le Conseil
régional du tourisme (CRT) d’Agadir Souss-Massa, la destination a perdu 859.568 arrivées
touristiques, contre seulement 330.503 touristes présents cette année, alors qu’en 1982, la
destination avait accueilli près de 346.286 touristes. «Plus tard on reprendra, plus ce sera
difficile de faire tourner la machine touristique dans la destination Agadir en particulier, et au
Maroc en général. Actuellement, personne ne cherche la rentabilité, mais juste le redémarrage
de l’activité pour sauver le secteur », prévient Najia Ounassar, présidente de l’Association de
l’industrie hôtelière d’Agadir (AIHA). Et ce qui complique la donne, c’est le retard de la mise
en œuvre des dispositions du contrat-programme 2020-2022 pour le soutien et la relance du
secteur touristique afin d’amortir le choc, surtout sur le plan social.
– Ouvrir les frontières et l’aérien avec l’exigence du respect des mesures sanitaires,
– Ouvrir les plages, une exigence des clients nationaux et étrangers, étant donné que la
destination Agadir est la première destination balnéaire au Maroc et la station de surf connue
au niveau mondial,
– Annuler les tests PCR et sérologie, demandés pour les tours opérateurs et les touristes,
surtout que les tests ne sont pas demandés par les autres destinations touristiques mondiales
concurrentes,
– Sécuriser les clients des TO en mettant à leur disposition les passeports de mesures
protocolaires sanitaires,
– Mettre en place l’itinéraire sanitaire de prise en charge des clients : protocoles et organismes
et assurer une large communication à ce sujet pour inciter les touristes à venir au Maroc.
36
– Créer plusieurs cellules médicales à l’aéroport d’Agadir AL Massira,
– Monter une structure médicale indépendante, dédiée au tourisme pour la prise en charge, en
cas d’éventuels clients atteints par Covid-19,
– Ajouter un 2e laboratoire médicale pour alléger la pression des demandes d’analyses Covid-
19 à Agadir et dans l’hôtellerie.
– Mobiliser tous les acteurs intervenants du tourisme pour une demande unanime auprès des
banques afin de « bénéficier de vrais crédits », refusés récemment par la CCG pour la majorité
des professionnels du tourisme.
– Lever les restrictions d’horaires de fermeture des restaurants touristiques afin d’offrir aux
touristes une expérience touristique adéquate,
Une autre réunion est également prévue avec les acteurs de l’animation touristique, de la
restauration, des guides et des transporteurs touristiques.
Une séance de travail est prévue également avec la ministre du Tourisme à Agadir durant la
semaine prochaine pour discuter la concrétisation de ces décisions.
37
Les blocages mis en place par certains pays ont entraîné des difficultés logistiques dans le
commerce des produits de la mer, notamment en ce qui concerne le transport et les restrictions
aux frontières. L'industrie du saumon, en particulier, a souffert de l'augmentation des coûts de
fret aérien et de l'annulation de vols. L'industrie thonière a signalé des restrictions de
mouvement pour les marins professionnels, y compris les observateurs des pêches en mer, et
le personnel maritime dans les ports, empêchant ainsi les changements d'équipage et le
rapatriement des marins.
Des pénuries de semences, d'aliments pour animaux et d'articles aquacoles connexes
(par exemple, des vaccins) ont également été signalées, en raison de restrictions sur le
transport et les déplacements du personnel, avec des impacts particuliers sur l'industrie
aquacole.
En raison de la baisse de la demande et des baisses de prix qui en résultent, la
production de la pêche de capture dans certains pays a été interrompue ou considérablement
réduite, ce qui peut influencer positivement les stocks de poissons sauvages à court terme. En
aquaculture, il est de plus en plus évident que les produits invendus entraîneront une
augmentation des stocks de poissons vivants, et donc des coûts d'alimentation plus élevés
ainsi qu'un risque accru de mortalité des poissons.
Dans certaines régions, une augmentation des ventes au détail a été signalée en raison
de la fermeture de l'industrie de la restauration. Les conserves et autres produits de la mer
conservés avec une durée de conservation plus longue ont profité des achats de panique au
début de la crise. Sur certains marchés, les fournisseurs ont développé des moyens de fournir
des fournitures directes aux consommateurs (par exemple, des systèmes de boîtes) pour
remplacer les ventes de poisson frais perdues des détaillants établis. De nombreuses
incertitudes subsistent, notamment en ce qui concerne la durée et la gravité de la pandémie,
mais un ralentissement prolongé du marché est susceptible d'introduire des transformations à
long terme dans le secteur.
Agadir Haliopole Cluster (AHP) lance une enquête pour mesurer l’impact de la crise
sanitaire et économique de la Covid-19 sur le secteur de la pêche et l’industrie de
transformation des produits de la mer de la région Souss-Massa.
L’objectif de cette action est double : renforcer son plan d’interpellation des décideurs publics
nationaux et locaux (État et ses représentants locaux, organismes publics…) et aider très
concrètement ses adhérents à affronter les conséquences économiques de cette crise en leur
proposant, premièrement, des mesures d’accompagnement complémentaires à celles mises en
38
place par le gouvernement. Ces mesures seront déclinées en actions, à titre d’exemple des
formations, des ateliers thématiques, des études sur des sujets variés tels que le coaching en
management et gestion de crise, le développement du e-commerce, la digitalisation des
services internes des entreprises, et la création de consortium ou de GIE et autres.
Dans leurs interventions, les membres du bureau ont passé en revue les enjeux auxquels le
secteur est exposé, notamment la problématique de la sécheresse et la perturbation de
plusieurs activités agricoles dans la région, indique un communiqué de la Chambre.
Des dépenses supplémentaires ont été dictées en vue de faire face à cette pandémie à savoir
les frais liés à l’achat de produits de désinfection et de matériels dédiés à la protection contre
le coronavirus, en plus d’un dérèglement dans les circuits de commercialisation.
De même, les membres ont mis l’accent sur les autres problématiques dont souffre
l’agriculture à Souss-Massa, entre autres, la baisse importante des cultures horticoles, les
transactions non-organisées, outre les réserves émises par les établissements bancaires à
propos de l’accompagnement du secteur.
39
Lors de cette réunion, ces acteurs agricoles ont insisté sur la nécessité d’accompagner le
secteur au niveau de Souss-Massa, en vue de garantir la continuité de la production.
De même, cette initiative, souhaite préserver les postes d’emploi existants, assurer la
continuité des recrutements, ainsi que garantir l’approvisionnement des marchés aussi bien au
niveau régional que national tout en préservant l’activité exportatrice.
L’opération aura pour cible les Souks, les douars les, agglomérations, les mouquefs des
ouvriers agricoles techniciens et cadres, responsables de la production, le conditionnement et
management.
L'année 2020 n'a pas été une année comme les autres en raison de la pandémie de Covid-19,
et les effets sur le secteur commercial et de logistique. Le secteur du commerce et de la
distribution un des piliers de l’économie nationale (Comme sur de nombreux autres secteurs)
ont été profonds.
Logistique :
Au Maroc, le transport routier génère 6% du PIB et 15% des recettes fiscales pour
40
l’Etat. Il emploie plus de 300.000 personnes et représente environ 120.000 entreprises.
C’est donc un secteur très important
Ce secteur est constitué de petites, voire de micro-entreprise, dont 86% réalisent un chiffre
d’affaires qui ne dépasse pas les 3 millions de DH par an, et c’est un secteur qui connait
également beaucoup d’informel il s’agit donc d’un secteur déjà fragile, et qui a été encore
plus fragilisé par la pandémie.
Selon différentes études réalisées en ce temps de pandémie, Le transport routier va subir une
baisse. Elle est estimée entre 12 et 20% de l’activité.
Par ailleurs, le transport de voyageurs internationaux a été beaucoup plus touché par la crise.
« Les entreprises sont à l’arrêt depuis plusieurs mois, et n’ont pas bénéficié de l’aide du CVE.
Ces sociétés ont fait de grands investissements pour l’achat d’autocars, qui coûtent
relativement cher. Certaines sont au bord de la faillite » Selon Noureddine Dib, directeur des
transports terrestres et de la logistique au ministère de l’Equipement, du transport, de la
logistique et de l’eau.
Commerce :
Il ne fait aucun doute que le secteur commercial est l'un des secteurs les plus touchés
par les crises sanitaire et économique. Au sein de la région Souss-Massa, et comme le reste du
Royaume, de nombreuses entreprises commerciales, magasins ont passé une grande partie de
l'année à être fermés et le reste du temps soumis à des restrictions sans précédent.
La pandémie de COVID-19 et les restrictions imposées par le gouvernement ont créé une
multitude de défis pour l'activité commerciale. Les entreprises de la région sont confrontées à
des problèmes de chaîne d'approvisionnement et à l'annulation d'événements commerciaux et
de salons professionnels, ce qui a été dévastateur pour ce secteur.
Ce secteur a reculé selon les estimations des professionnels entre 9% et 12% en 2020 contre
une hausse de 2,4% en 2019. Le commerce de produits alimentaires et d’hygiène a tiré profit
de la crise.
E-commerce :
La pandémie de COVID-19 a accéléré les transformations numériques. Les solutions
numériques sont de plus en plus nécessaires pour poursuivre certaines activités économiques
et sociales à distance. Elles ont été essentielles pour la télémédecine, le télétravail et
l'enseignement en ligne, notamment pour maintenir les liens sociaux en période d'éloignement
physique. Nous avons également assisté à la croissance du commerce électronique.
L’e-commerce est le segment du Retaille qui connaît la croissance la plus rapide. Selon les
prévisions des spécialistes, les ventes onlines augmenteront plus vite que les ventes offline.
Cependant, il se pourrait bien que la pandémie de COVID-19 accélère davantage cette
augmentation et, avec elle, le besoin de technologies permettant aux retailers de répondre à la
demande des consommateurs de la manière la plus efficace, la plus écologique et la plus rentable
possible.
41
5ème Sous-section : L’impact sur le secteur de l’industrie
42
CONCLUSION :
43
Chapitre III :
Étude empirique
44
45
Section 1 : Méthodologie de l’enquête
46
Cependant, il nous a fallu un aperçu préalable, même bref, sur la manière d'élaborer
des questionnaires aussi bien sur leur efficacité que sur leurs limites. Dans ce cadre nous
allons présenter les étapes poursuivies pour réaliser le questionnaire
Sous-section 5 : Le questionnaire
L'IMPACT DE LA COVID-19 SUR LES ENTREPRISES DE LA REGION SOUSS
MASSA
Dans le cadre de notre projet fin d'étude, afin de réaliser une étude portante sur l'impact de la COVID-
19 sur les entreprises de la région Souss Massa. Nous vous remercions de bien vouloir remplir le
formulaire ci-dessous.
47
-Tourisme / Hôtellerie / Loisirs
-Transports / Logistique
-Autre
Dans quelle ville travaillez-vous ?
-Agadir
-Ait melloul
-Inezegane
-Taroudant
-Tiznit
-Autre
Quel est votre statut au sein de l’entreprise ?
-Employé
-Cadre
-Cadre supérieur
-Dirigeant
Comment qualifiez-vous l'impact du Covid-19 sur votre entreprise ?
-Faible
-Modéré
-Fort
-Positif
-Oui
-Non
Pensez-vous que cette crise a affecté vos résultats financiers sur l'année 2020
-Oui, certainement
-Oui, probablement
-Non, probablement pas
-Non, certainement pas
48
Quelles sont les principales conséquences de la crise sur votre entreprise ? (Plusieurs réponses
possibles)
-Commerciales (moins de commandes)
-Financières (difficulté à trouver des financements)
-Stratégiques (manque de visibilité sur l’activité future)
-En termes d’emploi (gel des recrutements et licenciement
-Aucunes conséquences
Quels sont les problèmes rencontrés par votre entreprise ? (Plusieurs réponses
possibles)
-Besoin de Trésorerie
-Paiement des Salaires
-Approvisionnements
-Logistique
-Mobilité internationale restreint
-Aucune
49
-Échéance sociale
-Pas d'échéance
-Non
Pensez-vous que les dirigeants gèrent bien l’impact de la crise sur votre entreprise ?
-Oui, tout à fait
-Oui, plutôt
-Non, pas tellement
-Non, pas du tout
Quelles sont les décisions importantes qui ont été prises en réponse à la crise ? (Plusieurs
réponses possibles)
-Arrêter des projets en cours
-Ne pas démarrer des projets prévus
-Déployer un plan d’économies
-Aucune décision spécifique n’a été prise
-Continuation de l'activité grâce au digital
50
Section 2 : Analyse et interprétation des résultats
SECTEUR D'ACTIVITÉ
51
La figure ci-dessus présente la répartition des différentes entreprises de l’échantillon en
fonction de leurs secteurs d’activité. À la première lecture de la représentation graphique on
observe que les différentes sociétés appartiennent aux plusieurs secteurs d’activité soient
quinze secteurs. On remarque que les entreprises appartenant aux secteurs de
l’Administrations et le Bâtiment et travaux public, l’énergie, et de transport et logistique
constituent un taux 2% pour chacune. D’autre part, les secteurs d’agriculture/agroalimentaire,
l’automobile, de services et de commerce constituent un taux de 12%, 14% et 17% pour les
deux derniers respectivement. Le reste des entreprises de l’échantillon appartiennent aux
secteurs tourisme5%, banque et assurance 5%, étude et conseil 12%, industrie 7% et
santé3%.
Ville d’activité
Dans quelle ville travaillez-vous ?
Nous avons délibérément sélectionné des entreprises de différentes villes de la région, ce qui
nous permet d'avoir une vision globale
Graphique 5 : La ville des entreprises enquêtées
LA VILLE D'ACTIVITÉ
AUTRE 6
INEZEGANE 2
TAROUDANT 1
AIT MELLOUL 3
AGADIR 32
0 5 10 15 20 25 30 35
NOMBRE D'ENTREPRISES
52
Graphique 6 : Le statut des personnes qui ont répondu à notre questionnaire au sein de
l’entreprise
Dirigeant
Cadre superieur
Employé
13% 11%
Positif 1
Fort 20
Modéré 11
Faible 14
0 5 10 15 20 25
le nombre d'entreprise
53
« Source : Source : conçu par nous-même »
La majorité des entreprises déclarent que l’impact de cette crise sur leurs entreprises est fort,
sont généralement des entreprises qui ont fermé leur porte toute la durée de confinement
imposée par les autorités publiques, 25 entreprises déclarent que l’impact est modéré / faible
et une seule entreprise (secteur commercial) indique que l’impact est positif.
Les activités secondaires enregistrant un impact plus ou moins fort par rapport au celles de
bas qui remarquent que l’effet de cette crise est positif ou modéré.
La continuité d'activité
La crise résultant de la cessation d'activité, a mis l'entreprise contractante devant deux
options : reprendre le travail pour ceux qui ont pu surmonter la crise (une bonne santé
financière), ou quitter définitivement le marché
Graphique 8 : Le pourcentage des entreprises continuaient leurs activités après juin 2020
la continuité d'activité
16%
84%
Oui Non
Malgré que la plupart des entreprises aient fermé leurs portes pendant la période du
confinement, (84%) d'entre eux ont repris leurs activités et 16% de ces entreprises ont changé
le secteur d’activité ou bien ont cessé leurs activités de manière définitive.
L’impact de la covid-19 sur les résultats financiers
Pensez-vous que cette crise a affecté vos résultats financiers sur l'année 2020 ?
54
Graphique 9 : COV-19 et les résultats financiers
Oui, certainement
59%
Oui, probablement
23%
(58%) des entreprises que nous avons interrogées ont confirmé que la crise résultant de la
propagation de Corona a définitivement affecté leurs résultats financiers, tandis que 23% ont
confirmé que leurs résultats financiers vous ont affecté relativement, 10% ont répondu que les
résultats financiers ne sont pas affectés fortement, tandis que le reste a déclaré que leurs
résultats n'étaient pas affectés par cette crise.
55
Graphique 10: Les principals consequences de la crise sur les entreprises enquêtées
Aucune conséquence 1
NON 1
0 5 10 15 20 25 30
On remarque que la plupart des entreprises enquêtées ont trouvé un problème plus important
au niveau commercial et financier, tandis que l'aspect stratégique et l'autre concernaient
l'emploi à un taux un peu plus faible, et une entreprise n'a pas enregistré d'impact dû à cov-19.
56
30 28
25
20 16
15 10 12
10 8
5 1 1
0
Le nombre d'entreprise
La contrainte la plus fréquente (62,3%) est celle de paiement des salaires, puis le besoin de
trésorerie et par la suite logistique, approvisionnement et la mobilité internationale.
L'impact de Cov-19 sur le chiffre d’affaires
La Covid-19 blesse les fonds des sociétés, 67% des entreprises enquêtées constatant
une baisse de leur chiffre d'affaires.
Graphique 12 : L'impact de Cov-19 sur le chiffre d’affaires
2%
13%
16%
Impact négligeable < 3%
2%
Impact modéré < 10%
Fort Impact > 15%
Augmentation du chiffre d'affaires
33% 33%
Pas de visibilité
Aucun impact
Elle fait ressortir que 33% des entreprises, indiquent que leur chiffre d’affaires a diminué de
plus de 15%, tandis que les 2% de l’échantillon constatant une augmentation du CA.
Les reports d’échéance
Dans le cadre d’une approche anticipatrice et tenant compte de l'impact de la pandémie de
cov-19 sur l’activité économique, le gouvernement a adopté une mesure selon laquelle les
entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 20 MDH, peuvent si elles le souhaitent,
bénéficier du report des déclarations fiscales et du paiement de l'impôt.
Parmi les 45 entreprises de notre échéance, 44 ont des échéances et des engagements envers
les banques, les fournisseurs, les organismes sociaux ou l’Etat.
Graphique 13 : Les engagements des entreprises (Échéances)
57
Nombre d'entreprise
30
26
25
20 18
15 12
10
5
1 1
0
Non Pas d'échéance Échéance social Échéance fiscal Échéance bancaire
Ligne de financement
Graphique 14 : Bénéficiez de Ligne de financement
Oui
33,3
%
NON
66,7
%
58
La gestion de la crise par les dirigeants de l’échantillon étudié
L’apparition de la crise et un élément incontrôlable, cela n’empêche pas qu’il existe de
diverses stratégies pour s’adapter avec ces changements qui peuvent impacter généralement la
survie de l’entreprise. Pour avoir une idée sur le degré d’adaptation des entreprises avec ce
variable, nous posions une question dans ce sens : Pensez-vous que les dirigeants gèrent
bien l’impact de la crise sur votre entreprise ?
Malgré l’effet de la subjectivité des dirigeants qui peut influencer la fiabilité des réponses, ces
derniers sont différentes, (64,8%) des entreprises enquêtées déclarent que les dirigeants ont
bien répondu à la gestion de cet impact, contre le reste (16 Entreprises) déclarent que les
dirigeants ont mal gérer la crise.
59
Graphique 16 : Les décisions importantes qui ont été prises
Nombre d'entreprise
60
36%
30%
Conclusion
Ce troisième chapitre a permis d’une part, de mettre en évidence les résultats empiriques de
cette étude. D‘autre part, de vérifier notre hypothèse de recherche et de la discuter. La
première section a été dédiée à la présentation de notre méthodologie de recherche et à
présenter le questionnaire. La deuxième section a été réservée à l’analyse descriptive des
données collectées afin de découvrir l’impact réel sur les entreprises de la région Souss-
Massa. Les résultats de cette étude empiriques, indiquent que la crise provoquée par la
propagation de la COV-19 a eu un effet négatif sur l’économie marocaine, et plus
particulièrement l’économie de la région. D’autre part, les résultats de l’étude effectuée
montrent que l’impact sur les entreprises opèrent au secteur industrielle, commercial et
logistique, est généralement modéré, car ils sont classées comme des activités de base, et que
les secteurs les plus touchés par cette crise sont les activités secondaires à travers le tourisme,
les bureaux d’étude et conseil, et malgré les écoles privées ont poursuivi leur étude à distance,
elles ont perdu une grande part de leur chiffre d’affaires. Afin de dépasser les effets et les
conséquences négatives de cette crise, les entreprises doivent poursuivre leur développement
et de doubler leurs efforts pour surmonter cette crise.
61
CONCLUSION GENERALE
Plus d'un an s'est écoulé depuis que l'Organisation mondiale de la santé a classé le coronavirus
émergent. Le Covid-19 est une pandémie mondiale. Depuis lors, le monde que nous
connaissons a changé, et la pandémie a imposé des transformations radicales dans les secteurs
du travail, de l'apprentissage et de la communication entre les humains, et a profondément
affecté divers aspects de notre vie quotidienne.
La pandémie a produit des niveaux élevés de tension, d'autant plus que les sociétés font face à
la distanciation. Anxiété sociale et chagrin pour les personnes décédées pendant la pandémie.
Le concept de gestion des pertes a émergé après que la pensée du monde se soit basée
uniquement sur le concept de profit et de croissance. Il y avait aussi un sentiment
d'épuisement dû aux changements constants. Ce qui était attendu dans le passé dans un monde
plus stable a été remplacé par un état d'incertitude et d'hésitation et le besoin d'une nouvelle
perspective et d'une plus grande flexibilité. Mais la pandémie s'est également accompagnée de
nombreux aspects positifs. Dans le domaine de la technologie par exemple, les jeunes ont pu
occuper de nouvelles technologies alternatives pour nous rapprocher les uns des autres par
défaut, compte tenu de la distanciation physique. Les jeunes ont bénéficié qualitativement de
ce changement en raison de la rapidité de leur adaptation et de l'acquisition de nouvelles
compétences.
Sans oublier que Notre connaissance du fonctionnement de notre corps s'est approfondie et
nous avons pris davantage conscience de l'importance de la santé et de la solidarité d'humanité
et la coopération ensemble et l'application de nouveaux modes de vie pour surmonter le défi
de l'épidémie et contenir sa propagation. Les jeunes se bousculent pour se porter volontaires
dans les premières lignes de défense contre l'épidémie du virus.
La vie aura comment après la COVID-19 ?
62
Table des matières
Dédicace............................................................................................................................................2
Remerciements.................................................................................................................................3
INTRODUCTION GENERALE.........................................................................................................4
CHAPITRE I :......................................................................................................................................5
Généralités sur l’économie de la région Souss-Massa........................................................................5
Introduction......................................................................................................................................6
Section 1 : Présentation de la région de Souss-Massa....................................................................6
1-Milieu naturel :..........................................................................................................................6
2-Population légale :.....................................................................................................................7
2-1-Evolution de la population :..................................................................................................7
Organisation administrative :..........................................................................................................8
Section 2 : Le levier économique de la région Souss-Massa :............................................................9
1-L’agriculture :...............................................................................................................................9
1-1-Climat et ressources hydriques :...........................................................................................9
1-2-SYSTÈMES AGRICOLES :............................................................................................................9
PRODUCTIONS VÉGÉTALES ET ANIMALES :..................................................................................10
SYSTÈMES ALIMENTAIRES ET AGRO-INDUSTRIE :.........................................................................10
Le Tourisme :....................................................................................................................................11
63
TOURISME À SOUSS-MASSA, LES CHIFFRES :................................................................................12
Produits de terroir :......................................................................................................................13
Les stations balnéaires :................................................................................................................13
Artisanat :.........................................................................................................................................13
Activités, loisirs et sports..............................................................................................................14
Architecture amazighe traditionnelle...........................................................................................14
Archéologie..................................................................................................................................14
La pêche :.........................................................................................................................................14
Le commerce :..................................................................................................................................15
Une structure productive rigide...................................................................................................16
Logistique :.......................................................................................................................................16
L’industrie :.......................................................................................................................................17
Souss-Massa à la traine face aux régions locomotives.................................................................18
Section 3 : Défis et vulnérabilités de l’économie de la région Souss-Massa :.......................................19
Déficits sociaux et retard de développement humain......................................................................19
La région se cherche une vocation économique..............................................................................20
CONCLUSION........................................................................................................................................20
Chapitre II :...........................................................................................................................................22
L’impact de la pandémie de la covid-19 sur l’économie de la région de Souss-Massa.........................22
Introduction.........................................................................................................................................23
SECTION 1 : LA COVID-19, DEFNITION ET HISTORIQUE........................................................................24
DEFINITION DE LA « CORONAVIRUS »..............................................................................................24
LA « COVID-19 »...............................................................................................................................24
DEFINITION...................................................................................................................................24
HISTORIQUE DE COVID-19 AU MAROC.........................................................................................24
SECTION 2 : LES MESURES PREVENTIVES PRIS PAR LE GOUVERNEMENT.............................................25
MESURES SANITAIRES......................................................................................................................26
Surveillance et veille épidémiologique.........................................................................................26
Prise en charge des cas infectés...................................................................................................27
Mesures d’accompagnement de l’état d’urgence sanitaire.........................................................27
Mesures sociales..............................................................................................................................28
Les salariées..................................................................................................................................28
Les ménages opérant dans le secteur informel............................................................................28
Mesures économiques.....................................................................................................................29
Rationalisation des dépenses publiques.......................................................................................29
Mesures au profit des entreprises................................................................................................30
64
SECTION 3 : LES ASPECTS ECONOMIQUES DE LA CRISE........................................................................31
La croissance et la covid-19..............................................................................................................31
Secteur primaire :.......................................................................................................................31
Secteur tertiaire :........................................................................................................................31
Secteur secondaire :....................................................................................................................32
Le chômage et la covid-19 :..........................................................................................................33
SECTION 4 : L’IMPACT SUR L’ACTIVITE ECONOMIQUE DE LA REGION..................................................35
1ère sous-section : l’impact de covid-19 sur Le tourisme. (Cas Région Souss-Massa)........................35
Les solutions proposées :..............................................................................................................36
2ème section : l’impact de covid-19 sur la pêche............................................................................37
3ème sous-section : l’impact de covid-19 sur l’agriculture..............................................................39
4ème sous-section : L’impact sur le secteur du logistique & commerce.........................................40
5ème Sous-section : L’impact sur le secteur de l’industrie..............................................................42
CONCLUSION :......................................................................................................................................43
Chapitre III :..........................................................................................................................................44
Étude empirique...................................................................................................................................44
Section 1 : Méthodologie de l’enquête................................................................................................46
Sous-section 1 : Hypothèses.............................................................................................................46
Sous-section 2 : Objectif de l’enquête..............................................................................................46
Sous-section 3 : Méthode d’échantillonnage...............................................................................46
Sous-section 4 : Choix des questions............................................................................................47
Sous-section 5 : Le questionnaire.................................................................................................47
Section 2 : Analyse et interprétation des résultats...............................................................................51
L'analyse du questionnaire adressé aux entreprises de la région Souss-Massa...........................51
Conclusion............................................................................................................................................61
CONCLUSION GENERALE......................................................................................................................62
65