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Phy 7D

Ce document présente un manuel de physique pour la 7ème année secondaire en Mauritanie. Il contient des chapitres sur la mécanique, l'électromagnétisme, les vibrations, la propagation et les phénomènes corpusculaires. Le manuel vise à donner des bases scientifiques solides aux élèves de manière simplifiée.

Transféré par

BAMOUNI ARMEL BIENVENU
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© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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République Islamique de Mauritanie Honneur-Fraternité-Justice

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N
e
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gi
go
da

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st
In

Les Auteurs :
Mohamed Ould Levdal Inspecteur de physique
Mohamed Ould Sidi Salem Inspecteur de physique
Lebatt ould Sid’Ahmed Professeur DES
Dah Ould Mhamed El moctar Inspecteur de physique

Institut Pédagogique National


Physique 7ème Année Secondaire 1
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gi
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Physique 7ème Année Secondaire 2


Sommaire

Avant-propos 5

Première partie : Mécanique


- Chapitre I : Cinématique 11
- Chapitre II : Applications de la cinématique à quelques

l
mouvements simples 29

na
- Chapitre III : Rappels sur les énergies 47
- Chapitre IV : Relation fondamentale de la dynamique 55

io
Deuxième partie : Electromagnétisme

at
- Chapitre I : Champ magnétique 91

N
- Chapitre II : Action d’un champ magnétique sur une particule
Chargée 107

e
- Chapitre III : Action d’un champ magnétique sur un conducteur
qu
parcouru par un courant 123
- Chapitre IV : Induction électromagnétique 133
Troisième partie : Vibrations-Propagation
gi

- Chapitre I : Les phénomènes périodiques 187


go

- Chapitre II : Propagation d’un mouvement vibratoire 201


da

Quatrième partie : Phénomènes corpusculaires


- Chapitre I : Effet photoélectrique 223

- Chapitre II : Niveaux d’énergie d’un atome : Etude de


l’atome d’hydrogène 233
- Chapitre III : La radioactivité 241
ut

Bibliographie 255
it
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Physique 7ème Année Secondaire 3


l
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da

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Physique 7ème Année Secondaire 4


Préface

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Physique 7ème Année Secondaire 5


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Physique 7ème Année Secondaire 6


Avant propos

Cet ouvrage est conforme au nouveau programme de 7eme D, proposé dans le curriculum
paru le 1/10/2009.
La rédaction a été simplifiée de manière à souligner l'essentiel tout en restant soucieux de la
rigueur dans la démarche.
Notre ambition est de donner des bases scientifiques solides à nos élèves ainsi que des
méthodes de travail et d'analyse.

l
na
A cette fin nous avons choisi de :
- Favoriser une progression particulièrement adaptée pour développer le sens physique;
- Faire appel aux faits expérimentaux.

io
- Privilégier le raisonnement physique qui précède l'exploitation mathématique réduite à
l’indispensable.

at
Un soin tout particulier a été apporté pour favoriser une souplesse pédagogique ainsi qu'une
bonne maîtrise des connaissances.

N
Nous avons apporté des applications résolues qui permettent à l'élève d'assurer
progressivement l'assimilation des notions qu'il rencontre. Une rubrique "l'essentiel du cours" en fin

e
de chaque chapitre permet à l'élève de dégager les notions essentielles qu'il doit retenir.
Une série d'exercices a été proposée à la fin de chaque chapitre.
qu
. L'effet photo électrique a été ramené dans la partie "phénomènes corpusculaires".
Nous espérons que cet ouvrage permettra à de très nombreux élèves de préparer avec succès
gi

le baccalauréat.
Nous remercions par avance tous les collègues qui voudront bien nous faire part de leurs
go

remarques et suggestions.
da

Les auteurs
it ut
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Physique 7ème Année Secondaire 7


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Physique 7ème Année Secondaire 8


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Physique 7ème Année Secondaire 9


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In

Physique 7ème Année Secondaire 10


l
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at
N
e
qu
gi
go
da

Objectifs:

* Comprendre la nécessité d'un référentiel et d'un repère pour étudier un


mouvement.
* Savoir comment calculer une grandeur d'évolution telle que: le vecteur
ut

position, le vecteur vitesse ou le vecteur accélération.


it

* Savoir comment exploiter un enregistrement pour calculer la vitesse et


st

l'accélération d'un mobile.


In

Physique 7ème Année Secondaire 11


l
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N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 12


1- Introduction :
La cinématique est l’étude des mouvements indépendamment des causes qui les produisent ;
les causes des mouvements (les forces) sont du ressort de la dynamique.

2- Relativité du mouvement:
Un objet est en mouvement par rapport à un autre objet qui sert de référence si sa position
change par rapport à cet objet. C’est à dire s’il :
* se rapproche de lui
* s’éloigne de lui
* tourne au tour de lui
* se rapproche ou s’éloigne en tournant autour de lui.

l
na
Exemple 1 : Observons le dessin ci-contre.
La voiture est en mouvement par rapport à la route,

io
aux arbres aux maisons,… Maimouna, la passagère,
endormie est en mouvement par rapport à la route ;

at
mais elle est immobile par rapport à la carrosserie
de la voiture .

N
e
Exemple 2 : Deux voyageurs A et B
qu
sont assis dans un wagon en
mouvement
gi

Le voyageur A observe B. il
conclut : « B est immobile »
go

La chef de gare C observe B il


conclut « B est en mouvement »
Ces deux observations sont elles
da

contradictoires ? Non elles ne le sont


pas car elles sont faites dans deux
référentiels différents :

A fait ses observations dans le


référentiel du wagon.
C fait ses observations dans le
ut

référentiel de la terre.
Ces expériences montrent que les
it

notions de mouvement ou de repos sont relatives à un référentiel choisi


3 -Notion de Référentiel:
st

Le référentiel est l’objet ou le solide de référence par rapport auquel on étudie le mouvement.
In

Il n’est pas toujours matérialisé par un seul corps comme le train ou la terre.
Il peut être constitué par un ensemble de corps qui restent à distance constante les uns des
autres.
Exemples de référentiels :
3.1- Référentiel terrestre : également appelé référentiel local ou
encore référentiel du laboratoire.
Un point lié à la surface de la terre est immobile dans ce repère.
  
Le système d’axes (i, j, k) est lié au point de la surface de la
terre, où l’étude est faite.

Physique 7ème Année Secondaire 13


Le référentiel terrestre est bien adapté pour l’étude locale de tout mouvement se produisant à
la surface de la terre : déplacement de train, expériences faites au laboratoire.

3.2- Référentiel géocentrique (ou de Coriolis) :


Le référentiel géocentrique, est constitué par le centre de la
terre et trois étoiles très éloignées quasiment fixes dont l’une est
l’étoile polaire.
C’est dans ce référentiel que l’on étudie le mouvement des
satellites, des avions, de tout ce qui évolue autour de la terre, d’une
manière générale.

l
na
3.3- Référentiel de Copernic :

io
Le référentiel de Copernic est formé par le centre
d’inertie, G du système solaire, (presque confondu avec celui

at
du soleil) et par trois étoiles très lointaines
Ce référentiel est utilisé pour étudier le mouvement des

N
planètes, des étoiles, des comètes.

e
Remarque : Quel référentiel choisir?
qu
Dans la vie courante, la terre et tout ce qui s’y rattache
(routes, arbres, maisons) constituent notre référentiel.
gi

Lorsque nous parlons de mouvement sans préciser par rapport à quoi c’est qu’il s’agit
implicitement de référentiel terrestre (local)
go

Un oiseau qui vole est en mouvement par rapport à la terre et aussi par rapport aux nuages.
Ceux–ci qui se déforment au grés des vents ne peuvent servir de référentiel ; on choisit pour
référentiel des systèmes qu’on peut considérer comme indéformables ou « solide de référence ».
da

4 – Notion de repères :

4.1- Repère d’espace :


Pour décrire mathématiquement les caractéristiques d’un
mouvement un observateur utilise un repère lié au référentiel
d’observation.
ut

Un repère est généralement déterminé par une origine O, liée au


référentiel d’observation et par une
    
it

base (O,i) ou ,(O,i, j) ou (O,i, j, k ) , le plus souvent


st

orthonormé.
In

     
Les vecteurs i, j et k sont unitaires : i = j = k = 1
    
Le repère d’espace est donc la base (O,i) ou ,(O,i, j) ou (O,i, j, k ) dont on munit le
référentiel, pour positionner un corps mobile au cours du temps.
Exemple : Un oiseau en vol est mouvement par rapport au référentiel terrestre. Sa position
par rapport à un point O situé sur la terre change à chaque instant. Pour situer l’oiseau à un instant
donné, on associe un repère d’espace, orthonormé, au point 0, situé sur la terre, et choisi
arbitrairement.

Physique 7ème Année Secondaire 14


Ce repère comporte, en plus de l’originel O trois axes, ox,oy, oz perpendiculaires et orientés
     
par les vecteurs i, j et k . L’ensemble constitue le repère ℜ(O,i, j, k ) .

4.2- Repère de temps


Il permet d’associer une date à chaque position d’un point en mouvement.
Il se définit par le choix d’une origine des dates et d’une unité de temps.
L’origine des dates peut-être choisie par exemple à l’instant du début du mouvement. Elle se
note t=0 et correspond à l’instant où on met en marche un chronomètre ou une horloge électronique
Elle peut-être donnée aussi par une horloge parlante :
« Au quatrième top, il sera »……
Quant à l’unité des temps c’est la seconde(s) qui est adoptée dans le système, international

l
na
d’unités (S .I)

io
at
Conventions
• Tous les instants qui suivent l’origine des temps sont comptés positivement.

N
Exemples : t1 ,t2 t3….
• Tous les instants qui précédent l’origine des temps sont comptés négativement.
Exemple cas précèdent : Une horloge permet d’associer une date t à chaque position de
l’oiseau par rapport au repère ℜ
e
qu
Conclusion : Un repère d’espace et un repère de temps permettent de situer un point, dans
l’espace et dans le temps.
gi

5 -Le Mobile:
go

Dans notre étude, nous considérons que tout corps en mouvement par rapport à un référentiel
donné est un mobile, noté M. C’est le cas, par exemple d’une voiture roulant sur une route, par
rapport au référentiel terrestre. Le cas également d’un avion en vol, d’un ballon mis en mouvement,
da

par un joueur par rapport au même référentiel précédent.


Pour la définition de quelques grandeurs cinématiques, tel que le vecteur position, le vecteur
vitesse, nous utiliserons « la notion de» point matériel mobile dans le souci de simplifier.

6- Notion de point matériel :


Une goutte de pluie, un grain de poussière sont des corps de faibles dimensions.
Une idée plus précise du point matériel, est donnée par les particules élémentaires : neutron,
ut

proton et électron. Ce qui précède peut faire croire que seuls les corps « petits » peuvent constituer
des points matériels.
it

Cette notion de petitesse est relative. Ainsi un ballon de football est « petit » quand on le
st

compare aux dimensions du stade sur le quel il roule, mais ce même ballon est gros dans les mains
d’un jeune enfant, il est alors comparé à la taille de cet enfant et aux courts trajets que celui–ci peut
In

lui imposer en le frappant du pied.


Nous voyons à travers cet exemple dans quelles conditions un corps est considéré comme un
point matériel.
Il faut que ses dimensions soient petites par rapport aux dimensions qui caractérisent sa
trajectoire, Ainsi le ballon de football est un point matériel quand il évolue sur un stade, un avion
Foker peut aussi être considéré comme un point matériel dans un vol entre Nouakchott et Nema, de
même la lune est un point matériel dans son mouvement autour de la terre et la terre elle même est
un point matériel évoluant autour du soleil, …..
Donc « un point matériel est un corps pesant dont les dimensions sont petites devant celles de
sa trajectoire. »
Physique 7ème Année Secondaire 15
7 -Trajectoire :
C’est l’ensemble des positions occupées par le mobile au cours du temps. Si la
trajectoire est une droite le mouvement est rectiligne. Il sera dit curviligne
dans tous les autres cas.

8 -Vecteur position ou vecteur espace:


Il donne la position d’un mobile a un instant donné.
  
Soit M le point mobile et (O,i, j, k ) le repère choisi, la
position de M à chaque instant est donnée par les composantes ou
les coordonnées cartésiennes x, y z du vecteur

l
   

na
position OM =xi + yj+ zk

io
S’il y a un mouvement, au moins l’une des coordonnées x,y, z varie en fonction du temps.
Dans le cas général, on a :

at
x = f(t) (1)

y = g(t) (2)

N
z = h(t) (3)

e
Les équations (1) ; (2) et (3) sont appelées équations horaires ou équations paramétriques du
mouvement.
qu
Application :
  
Dans le repère (O,i, j, k ) La position d’un point M est définie à chaque instant par :
gi

x = 2t
 
go

OM y = 4t + 3
z = 0

da

Donner les positions respectives du point M aux instants 0s ; 1 s ; 2 s ; 3s ; 4s ;


Solution : z=0 quel que soit t , le mouvement a donc lieu dans le plan x O y .
Portons les valeurs successives des coordonnées de M dans un tableau :

t 0 1 2 3 4
x 0 2 4 6 8
ut

y 3 7 11 15 19
   
it

Le vecteur position : OM=xi+y j+zk


st

 2    2
( ) (
OM = xi + y j + zk )
In

 2  


= ( )
OM = OM 2
[Link]
 2    2  2
( )
xi
= [Link] ( )
= x 2 de même y j =y 2 et ( )
= z2
zk

Physique 7ème Année Secondaire 16


2 
i =1  
i.j = 0 
2    
j = 1  Vecteurs unitaires jk
. = 0 Vecteurs orthogonaux
   
 2 k.i = 0 
k = 1

Donc :
OM 2 = x 2 + y 2 + z 2
d'où OM = x 2 + y 2 + z 2

l
OM représente à un instant donné, la distance qui sépare le point mobil M au point origine O.

na
x = 4
     

io
Exemple : à t = 2 on a d’après le tableau précédent OM y = 11 ou OM =4i +11j+ 0k
z = 0

at

OM = 42 +112 = 137 = 11,7

N
Si les coordonnées x ; y ; z sont exprimées en mètre, OM est exprimée également en mètre

La construction de OM se fait en sommant géométriquement les
 
trois vecteurs xi; yj et zk e

qu
   
Exemple cas précédent : OM =4i +11j+ 0k
gi


Donc la construction de OM donne :
go

l’origine du vecteur position ;


sa direction et son sens.

La norme OM du vecteur position OM donne la distance qui
da

sépare le mobile à l’instant considère de l’origine O, choisie .




Notation et vocabulaire : l’intensité d’un vecteur V est notée V.



Exemple : l’intensité du vecteur position OM est notée OM ; l’intensité du vecteur
 
ut

vitesse V sera notée V; celle du vecteur accélération a sera notée a.


it

Les termes : intensité, module ou norme d’un vecteur sont équivalents.


st
In

Remarque 1 :
L’abscisse curviligne : si la trajectoire d’un point est
connue ; on peut l’orienter et choisir un point origine M0 ; La
valeur algébrique de l’arc M
 M est l’abscisse curviligne S du
0
point M:

L’abscisse curviligne est liée au temps par le relation S= f (t) appelée équation horaire du
mouvement.

Physique 7ème Année Secondaire 17


Exemple : Sur une carte routière les écarts entre les villes sont déterminés à partir des
abscisses curvilignes de ces dernières.
Si l’origine M0 est choisie à NKTT l’abscisse d’un mobile M (une voiture par exemple) qui
part de NKTT et arrive à Rosso est S= 204km.

Remarque 2 : Considérons les deux exemples suivants :


Exemple 1 : (cas d’une course de 100 m sur un chemin bien droit, mouvement d’une voiture
sur une route goudronnée bien droite) le vecteur position s’écrit :
  
. OM = xi ⇔ OM = OM = x
O: origine choisie sur l’axe considéré ; M le mobile, en effet y =0 et z = 0
Exemple 2 : Considérons le cas d’une mouche qui se déplace sur une table sans qu’elle vole ;

l
na
   
le vecteur position OM = xi + yj ⇔ OM = OM = x2 + y 2
O: un point origine choisi sur la table ;OX et OY sont deux axes orthogonaux choisis sur la

io
table.
En effet, tant que la mouche ne vole pas elle est dans le plan de la table z =0.

at
Quand la mouche vole pour repérer sa position à un instant t donné. On aura besoin d’une
troisième coordonnéesupplémentaire
  (la  côte z) et le vecteur position s’écrit alors :

N
OM = xi + y j + zk

9 -Le vecteur vitesse :


e
qu
9.1 -L’accroissement du vecteur position:
Soit M1 la position du point mobile M à
gi

l’instant t1 etM2 sa position à l’instant t2.


Le vecteur position à l’instant t1 est :
  
go

OM1 = x1 i + y1 j
Le vecteur position à l’instant t2 est
( ) ( )
    
da

OM = x i + y j = x + Δx i + y + Δy j
2 2 2 1 1
x = x + Δx
( )

 2 1
avec 
y = y + Δy
 2 1 ( )
ut

L’accroissement du vecteur position est le vecteur


( ) ( ) j - (x1i + y1 j)
      
it

ΔOM = OM - OM =  x + Δx i + y + Δy
2 1  1 1
st

 
=Δxi + Δyj
In


9.2 - Le vecteur vitesse moyenne V m :

Le vecteur vitesse moyenne du point mobile entre les instants t1 et t2 est par
définition le rapport de l’accroissement du vecteur position à la durée ∆t=t2-t1

       


ΔOM = OM
= - OM OM
= +M O M
= O + OM M M
2 1 2 1 1 2 1 2

Physique 7ème Année Secondaire 18



M M
 
=
Donc Vm =1 2  1  .M M
 
∆t  ∆t  1 2
1
Comme > 0 (car t 2 > t ⇒ Δt > 0) alors les vecteurs
Δt 1
 
Vm et M M
1 2 ont même direction et même sens.

Le vecteur vitesse moyenne est donc porté par la sécante


(M1 M2) .

9.3 -Le vecteur vitesse instantanée :

l
na

Le vecteur vitesse instantanée ou vecteur vitesse V donne des renseignements plus précis


io
que Vm . Il définit la vitesse d’un mobile à chaque instant.
Le « compteur de vitesse d’une automobile indique la valeur de la vitesse instantanée

at
Il est obtenu en réduisant l’intervalle de temps
demesure, c’est – à - dire en faisant tendre t2
   ∆OM

N
vers t1 V lim Vm = lim Vm
= lim
∆t→0 t →t t →t ∆t
2 1 2 1 

e
On reconnaît dans cette limite l’expression mathématique de la dérivée, notée
dOM
dt
du
qu

  dOM
vecteur position OM par rapport au temps : V =
dt
gi

 Le vecteur
 vitesse
 est donc la dérivée par rapport au temps du vecteur position
go

OM = xi + y j + zk
Soit :
da

 d    dx  dy  dz 
V=
dt
( )
xi + y j + zk = i +
dt dt
j+ k
dt

  
= Vx i + Vy j + Vz k
  
=x'i + y' j + z'k
ut

dx dy dz
it

V
=x = x';V
=y = y';V
=z = z'
dt dt dt
st
In

sont respectivement les composantes du vecteur vitesse sur les axes Ox ; Oy et Oz.

* Conséquence géométrique : lorsque t2 t1 le point M2


se rapproche indéfiniment de M1. La sécante (M1 M2) tend
vers la tangente à la trajectoire au point M1.

Donc le vecteur vitesse (ou vecteur vitesse instantanée)


est à chaque instant tangent à la trajectoire.
Son sens est celui du mouvement.

Physique 7ème Année Secondaire 19


* Calcul
 de l’intensité
 V du vecteur vitesse :
V = Vx i + Vy j + Vz k
 2    2
( ) ( )
V = Vx i + Vy j + Vz k ⇒ V 2 = Vx2 + Vy2 + Vz2 d'où V = Vx2 + Vy2 + Vz2
En résumé :

Vecteur vitesse

l
na
io

unités : Dans le système international, l’intensité de la vitesse s’exprime en mètre par
seconde m/s ou m.s-1

at
Application : la position d’un point mobile M est donnée à chaque instant, dans le
x = 2t

N
    
repère (O,i, j, k ) par OM y = t 2 + 3
z = 0

e
qu
Calculer les composantes et l’intensité du vecteur vitesse du point M aux instants t=0 ,
t = 1s ;t=2s ;t=3s et t=4s
Solution :
gi

 dx
Vx = dt = 2
go


 dOM   dy
V= ;V Vy = = 2t V = Vx2 + Vy2 + Vz2
dt  dt
da

 dz
Vz = dt = 0

Rassemblons les résultats dans le tableau ci-dessous


t 0 1 2 3 4
vx 2 2 2 2 2
vy 0 2 4 6 8
ut

V (m/s) 2 2.82 4.47 6.32 8.24


it

10 -Les enregistrements :
st

S’il est assez facile de déterminer la position d’un objet immobile, il est beaucoup plus
difficile de déterminer la position d’un point M en mouvement et déterminer en même temps
In

l’instant de passage de ce point en cette position.


Cependant les méthodes expérimentales suivantes vont nous montrer que ce problème peut-
être résolu de façon satisfaisante.

10-1-L’aérotable et l’appareil de photographie stroboscopique :


L’aérotable est une grande caisse dont la partie supérieure est un plan percé de nombreux
trous de très faible diamètre.
De l’air émis par une soufflerie sort par ces trous, suivant des jets verticaux qui soutiennent la
base d’un objet assez léger. Cet objet que nous appelons dans la suite, le palet peut dès lors glisser

Physique 7ème Année Secondaire 20


sur la table sans rencontrer de résistance appréciable. On réalise ainsi un contact qui est
pratiquement sans frottements.
Pour étudier le mouvement d’un point de ce palet on colle sur celui- ci un petit cercle de
papier. Il suffit alors de prendre une série de photographies successives de ce point pour mettre en
mémoire le mouvement.
On utilise pour cela un appareil de photographie à pellicule très sensible et un stroboscope ;
celui-ci est une source lumineuse qui émet une série d’éclairs très brefs séparés par des intervalles
d’obscurité d’égale durées.
Si l’appareil émet par exemple, 50 éclairs par seconde, on enregistre ainsi sur la
photographie, les positions successives du mobile aux instants : 0s ; 0.02s. 0.04s etc.
L’instant où l’un des éclairs s’est produit, peut être choisi comme origine des temps.

l
na
La figure ci-contre représente un exemple d’enregistrement ainsi effectué.

Il s’agit du mouvement d’un palet lancé sur la table horizontale et qui

io
rebondit à plusieurs reprises sur les parois.

at
Le mouvement du point mobile est ainsi mis en mémoire et nous aurons
tout le temps nécessaire pour l’étudier.

N
10.2 - Le palet autoporteur :

e
C’est un solide généralement de forme cylindrique en contact par sa base plane avec une table
elle-même bien plane, il renferme sa propre soufflerie qui émet des jets d’air par des trous de faible
qu
diamètre, percés dans sa base, on obtient ainsi comme ci-dessus un contact pratiquement sans
frottements.
gi

Au centre du cercle de base, un dispositif électronique produit des étincelles qui laissent une
trace ponctuelle sur un papier intercalé entre la table et le palet.
go

Ces étincelles sont périodiques, elles se produisent aux temps successifs :0s ; ∆s ; 2 ∆s ;…….
la période ∆t des enregistrements peut-être 0.02s ou 0.04s ou 0.06s selon le réglage choisi.
C’est ce dispositif que nous utiliserons de préférence dans la suite de ce cours, il a l’avantage
da

de représenter le mouvement en vraie grandeur, alors qu’une photographie n’en donne qu’une
représentation réduite.
10.3- Calcul de la vitesse :

10.3.1- Cas des mouvements rectilignes :


L’intervalle de temps τ ou θ étant assez petit par rapport a la durée totale du mouvement la
vitesse instantanée d’un point mobile à l’instant t est égale à sa vitesse moyenne entre les instants t-
ut

∆t et t+∆t
En un point Mi la vitesse du point mobile lors de son passage par Mi est :
it


 M M
st

V i = i-1 i+1

In

Exemple : Sur la figure ci-contre : la vitesse du point mobile lors de son passage
M 3M 5
au point M4 est V = soit V4 =47,5cm/s On peut calculer de même
4 2τ .
les vitesses du mobile en tous les points de cet enregistrement (à l’exception des
deux points extrêmes).

Physique 7ème Année Secondaire 21


10.3.2- Cas des mouvements curvilignes :

La définition est la même que dans le cas d’une trajectoire rectiligne ; « l’intervalle de
temps ∆t étant suffisamment petit la vitesse à l’instant t d’un point mobile sur une trajectoire
quelconque est égale à sa vitesse moyenne entre les instants t-∆t et t+∆t.
Dans le cas d’une automobile, par exemple, c’est l’indication donnée par le compteur de
vitesse quelle que soit la forme de la trajectoire.
Si les points M1 ; M2 ; M3 …. sont assez rapprochés les
uns des autres, ce qui est le cas de la figure ci-contre : la
longueur M1M3 mesurée sur la trajectoire est très voisine de la
longueur du segment rectiligne M1 M3 la vitesse au point M2


l
 M1M

na
par exemple est V = 3
2 2Δt

io
V2=20cm/s ; M1M3=1,6cm : ∆ t=0,04s

at
11-L’accélération :
L’accélération, tout comme la vitesse est une grandeur d’évolution. L’accélération caractérise

N
la variation du vecteur vitesse pendant une durée donnée.
Exemple : Deux véhicules partent du repos et acquièrent respectivement les vitesses de 10m/s
et 20m/s, en 10secondes.
e
Intuitivement, nous disons que le deuxième véhicule accélère davantage que le premier ;ce
qu
var iation de la vitesse
qui revient à comparer le rapport: a =
durée de la var iation
gi

Pour le 1er véhicule : a=1m/s²


go

Pour le 2eme véhicule : a = 2m/s².


La valeur a est l’intensité de l’accélération moyenne.
da

11.1 –Accélération moyenne:


Considérons deux instants t1 et t2 correspondant

aux positions respectives M1et M2 d’un point M.


Les vecteurs vitesses instantanées
  du point
mobile M à ces instants sont V1 et V 2
ut

Par définition, l’accélération moyenne du point


mobile M est
 
it

 V - V
 ΔV  1  
= 2 1 =   .ΔV
st

am =
Δt Δt  Δt 
In

 1  
Construction de a m : Comme > 0 (car t 2 > t ⇒ Δt > 0) alors les vecteurs a m et ∆ V
Δt    1  
ont même direction et même sens ΔV = V - V = -V + V
 
2 1 1 2
On construit d’ abord ∆ V puis a m a m est toujours dirigé vers le centre de la concavité
;
de la trajectoire.

Physique 7ème Année Secondaire 22



11.2 - Vecteur accélération instantanée a
Comme pour la vitesse, on fait tendre t2 
vers
 t1, l’accélération moyenne tend vers
V −V 

 
2 1 ∆V
l’accélération instantanée : a
= lim am = lim
= lim
∆t→0 t →t ∆t t →t ∆t
2 1 2 1
On reconnaît l’expression mathématique de la dérivée du vecteur vitesse par rapport au
temps :
  
 dV d dOM d2 OM
a= = ( )=
dt dt dt dt 2
L’accélération instantanée ou accélération est la dérivée par rapport au temps du vecteur

l
vitesse. C’est aussi la dérivée seconde par rapport au temps du vecteur position.

na
 
a caractérise lesvariations au cours du temps du vecteur vitesse V
  dV   
* Si a = 0 ⇒ = 0 ⇒ V = cte . Le vecteur vitesse ne varie, ni en sens ni en direction ni

io
dt
en intensité

at

  dV  
* Si a ≠ 0 ⇒ ≠ 0 ⇒ V varie.

N
dt 
Cette variation de V peut résulter d’une variation de direction ou d’une variation de sens
 

11.3 - Expression du vecteur e


de V ou encore d’une variation de l’intensité V de V .
accélération:
qu
 
Dans la base cartésienne (i, j, k)

gi

 dV    
a= avec V = Vx i + Vy j + Vz k
dt
go

 d    dV  dVy  dV 
donc a = (Vx i + Vy j + Vz k) = x
i+ j+ z k
dt dt dt dt
da

 dVx
 dt = a x


 dVy    
soit  = a y ou a = a x i + a y j + a z k
 dt
ut

 dVz
 dt = a z
it


st

dx dy dz
Lorsqu’on remplace Vx, Vy et Vz par leurs valeurs , et il vient
dt dt dt
In

 d 2x
 2 = ax
 dt  
  d 2y  dV d 2 OM
a = = 2
a y d'où= a =
 dt dt dt 2
 d 2z
 2 = az
 dt

Physique 7ème Année Secondaire 23


Intensité :       
a = a x i + a y j + a z k ⇔ a 2 = (a x i + a y j + a z k)2

alors a= a 2x + a 2y + a 2z
Unité : Dans le système international d’unités l’intensité du vecteur accélération s’exprime m/s² ou
m.s-2
Application : Dans le repère d’espace, la position d’un point mobile M est défini à chaque
x = 2t
 
instant par OM y = -0,4t 3

l
na
z = 0

Calculer les composantes et l’intensité du vecteur accélération du point M aux instants t=0;

io
t = 1s; t = 2s.

 dOM
Solution : Déterminons d’abord les composantes du vecteur vitesse V =

at
;
dt
dx

N

Vx = dt = 2
  dy
V Vy = = -1, 2t 2


dt
dz
e
qu
Vz = dt = 0

Les composantes du vecteur accélération sont obtenues en dérivant les composantes du
d2x
gi


a x = 2 = 2
 dt
vecteur vitesse :  
go

d2y
a ay = 2 = -2, 4t
 dt
 d2z
a z = 2 = 0
da

 dt

L’intensité du vecteur accélération est: a= a 2x + a 2y + a 2z


Les valeurs numériques sont regroupées dans le tableau:


t 0 1 2
ax 0 0 0
ut

ay 0 - 2.4 -4.8
a (m/s²) 0 2.4 4.8
it
st

a= a 2y = a y
Dans cet exemple :  
In

Dans la base curviligne : ( τ , n)


Considérons une trajectoire plane:
Soit
 : M un point quelconque de cette trajectoire
τ un vecteur
 unitaire tangent à la trajectoire, orientéselon le sens
positif choisi, n est le vecteur unitaire perpendiculaire à τ et orienté
 
vers le centre de la concavité de la trajectoire. τ et n déterminent une
base orthonormée.
 
Dans cette base, le vecteur possède deux composantes : a τ et an
Physique 7ème Année Secondaire 24
 dV
 aτ =
 dt
On montre et nous admettons que: a 
an = V
2

 ρ


• a τ : est la composante tangentielle de l’accélération, elle caractérise les variations du
module
 de la vitesse.
• an : est la composante normale de l’accélération (accélération normale), elle caractérise les
variations de la direction du vecteur vitesse
• V2 : carré du module de la vitesse.

l
na
• ρ : rayon de courbure de la trajectoire.
Le rayon de courbure ρ est le rayon du cercle tangent à

io
la trajectoire sur une petite portion autour du point M,
* Si la trajectoire est un cercle de rayon R, ρ =R.

at
* Si la trajectoire est une droite, ρ tend vers l’infini
(lorsque le rayon tend vers l’infini; l’arc de cercle

N
correspondant tend vers un segment de droite).
Conséquences : Dans ce dernier cas (Mouvement
Rectiligne)
e
ρ → ∞ ⇒ an → 0 ⇒ a =a τ
qu
Remarque : V2 est toujours positif, de même que ρ donc an toujours positif.
gi

12- Mouvement accéléré - Mouvement retardé :


go

Le mouvement est accéléré lorsque le module du vecteur vitesse augmente au cours du


temps : c’est le cas du démarrage d’une voiture.
da

Il est retardé dans le cas contraire: c’est le casde l’arrêt


 d’une voiture.
Si le mouvement est accéléré, les vecteurs V et a ont même sens ce qui implique que le
 

produit scalaire a.V > 0 .


A l’inverse; le mouvement
 
est retardé si a.V < 0
 
ut

Remarque : Si a.V = 0 deux possibilités


 a = 0 ⇔ m.r.u
it

• V ≠ 0 Le mouvement est uniforme 


a ≠ 0 ⇔ m.c.u
st

 
• V = 0 Le mobile est au repos.
In

13-Les enregistrements :
 Les
 méthodes
  expérimentales
  d’enregistrement  ont été exposées au paragraphe 10.
Si V 0 ,V 1 ,V 2 ,V 3 ,.....V i −1 ,V i +1 ........V n sont respectivement les vecteurs vitesse aux points M0,
M1, M2…………Mi-1, Mi+1, ….Mn.
 
V

−V
Le vecteur accélération: a en un point quelconque Mi est: a = i+1 i−1
i 2τ
τ est l’intervalle de temps entre deux marquages consécutifs

Physique 7ème Année Secondaire 25


Exemple:
V -V V -V
a = 3 1 et a = 4 2
2 2τ 3 2τ

Remarque : Comme dans le cas des vitesses on confond l’accélération moyenne avec une
accélération instantanée car la durée de marquage est très petite am ≈ a

Application:

Soit l’enregistrement chronophotographique du mouvement du centre

l
d’inertie d’un anneau décrivant une trajectoire verticale dans son mouvement

na
descendant avec τ =1/10 de seconde.
L’observateur est un spectateur immobile, lié au référentiel terrestre,

io
muni du repère (O, j) l’origine 0 étant choisie au sommet de la trajectoire.
Le chronomètre est déclenché lors du passage par la position G0.

at
A la date t, la position du point G est définie par y = OG ;

N
y 0 OG
à t=0= = 0 0,45m
Déterminons les vitesses de direction verticale.

Vi V3 V4 e
V5 V6 V7 V8
qu
m/s 3 4 5 6 7 8
gi

V -V 5-3
a = 5 3= = 10m / s²
go

4 2τ 2.0,1
L'essentiel :
- La notion de mouvement ou de repos est relative à un référentiel.
da

   
- Le vecteur position est : OM = xi + y j + zk

  
- O est l'origine du repère (O,i, j, k ) dont on a muni un référentiel donné.

 dOM
ut

- Le vecteur vitesse est : V =


dt
it

  


dV d dOM d2 OM
st


- Le vecteur accélération est : a = = ( )=
dt dt dt dt 2
In


  M i−1M
Vi = i+1
 2τ
- En un point Mi d'un enregistrement :   
 V − V
i+1 i−1
a i =
 2τ

Physique 7ème Année Secondaire 26


Exercices

Exercice 1 :
Les équations horaires des coordonnées cartésiennes d’un mobile sont :
 x= t 2 + 1
 ; x et y sont en m
 y= t − 1

l
1 - Quelle est l’équation de la trajectoire du mobile ?

na
2 - Donner les caractéristiques (composantes, module) du vecteur vitesse du mobile à
l’instant t.
3 - Donner les caractéristiques (composantes, module) du vecteur accélération à

io
instant t.

at
Exercice 2 :

N
A l’instant t=0 un mobile M se trouve en un point M de coordonnées x0 et y0 (en cm).Sa vitesse
est donnée par :Vx= V0 ;Vy= 2t (en cm/s).
1- Donner les équations horaires x(t) et y(t).

e
2- En déduire l’équation de la trajectoire ainsi que le module V de la vitesse de M.
qu
A.N : x0=1cm ;y0 =0 ;V0 =1cm/s .

Exercice 3 :
gi

On considère le mouvement d’un mobile M dont les coordonnées dans un repère (ox,oy) sont
x = t
go

données par les équations :  2


x,y sont en m, t en seconde.
 y = t − 2t + 2
da

1 - Déterminer la trajectoire du mobile M.


2 - Calculer sa vitesse et son accélération.
3 - En déduire les composantes normale et tangentielle de l’accélération.

4 - Etablir l’expression du rayon de courbure de la trajectoire en fonction du temps.

Exercice 4 :
ut

Un point matériel M se déplace dans un plan (ox,oy) . Les lois horaires sont en unités S.I :
 1 2
x = t
it

 2
st

 y= 1 − t 2

In

1- Représenter quelques positions occupées par M pendant l’intervalle de temps


[0s,1s].Choisir une échelle .Que remarque-t-on ?
2- Déterminer l’équation cartésienne de la trajectoire du mobile .
3- Déterminer le vecteur vitesse et le vecteur accélération du mobile à un instant t
quelconque , puis représenter ces vecteurs sur le graphique précédant à la date t=0,5s.
4- Déterminer le module de la vitesse et celui de l’accélération du point M à la date
t=0,5s .
5- On oriente la trajectoire vers le bas .Déterminer la valeur algébrique a de l’accélération
que peut on en déduire ?

Physique 7ème Année Secondaire 27


Exercice 5
  
On considère un mobile de vecteur vitesse
V = 2i + (6t - 12)j . A l’instant t = 0 s il se
trouve au pt O origine du repère.

a

1- Donner les expressions des vecteurs position OM et accélération .
2- Combien faut-il de temps pour qu’il passe par le point où sa vitesse fait 45° avec i ?
3- Déterminer la position du mobile à t = 2s. Déterminer en ce point les composantes
tangentielle et normale du vecteur accélération ainsi que le rayon de courbure.

Exercice 6 :

l
na
Les équations horaires des coordonnées du point mobile M sont données par :
 x = Acos wt

 y = Asin wt

io
   
1- Donner les expressions de V et de a .Montrer que a est colinéaire à OM .

at
2- Quelle est l’équation de la trajectoire de M dans le repère cartésien ?

N
3- Donner également l’équation horaire de l’abscisse curviligne du point M en
prenant comme origine M0 , positon du mobile à, l’instant t =0 .

e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 28


l
na
io
at
N
e
qu
Objectifs
gi
go

* Savoir l'équation horaire de chacun des mouvements étudiés


* Pouvoir établir l'équation horaire d'un mouvement à partir d'un
da

diagramme des espaces ou des vitesses par exemple.



it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 29


1- Les mouvements rectilignes
1.1-Les grandeurs cinématiques
1.1 .1 -La trajectoire :

La trajectoire d’un point M animé d’un mouvement rectiligne est une droite ou
une portion de droite .

Exemple : Au cours d’une course de 100m, le coureur peut avoir un mouvement rectiligne, il en est
de même pour une voiture sur une route goudronnée dont le support est droit ;…

l
1.1.2 -Vecteur position :

na
Choisissons un repère tel qu’un de ses axes (par exemple l’axe x’ x soit confondu avec la
trajectoire, le mouvement d’un point M est entièrement déterminé à chaque instant par la valeur de

io
son abscisse x=f(t).
 
Les coordonnées y et z sont constamment nulles le vecteur position s’écrit alors : OM = xi

at
N

 : V
1.1.3 Le vecteur Vitesse
 dOM d  e dx   
qu
V=
dt
=
dt
xi
= ( ) =
dt
i V= x i x'i
 2  2 2
( ) ( )
gi

2 2
V = Vx i ⇒ V= Vx car i= 1 d'où V = Vx
 
go

(Les autres composantes V y et V z sont constamment nulles)


da

Caractéristiques du vecteur vitesse :


* La trajectoire est la tangente à la trajectoire sont confondues donc la direction du
vecteur vitesse est celle de la trajectoire

* Le sens du vecteur vitesse est celui du mouvement (il est déterminé par le signe de Vx
* L’intensité du vecteur vitesse est : V = Vx

* L’origine de V est la position M du mobile à l’instant considéré.
it ut
st


1.1.4- Le vecteur
 accélération
  a
In

 dV d(V x i) dV x    
a= = = i Les vecteurs V et a sont donc colinéaires à i Donc
dt dt dt
   dVx
a = a x .i avec ax =
dt

Physique 7ème Année Secondaire 30



Caractéristiques du vecteur a :
* origine : la position M du la mobile à l’instant considéré
* direction : celle de la trajectoire
* sens : donné par le signe de ax
* intensité a = ax

Remarque : Dans un mouvement, rectiligne : le rayon de courbure ρ →∞⇒ an → 0



  dV
Donc : a = a τ =
dt

l
na
1.2 -Le mouvement rectiligne uniforme
1.2.1- Définition :

io
Dans un repère donné un point est animé d’un mouvement rectiligne uniforme

at
(M ;R ;U) si et seulement si son vecteur vitesse reste constant en direction,

N
sens et intensité
  dx
V = cte ⇒ V = Vx = cte
=
e dt
qu
1.2.2- L’équation horaire :
gi

C’est la relation qui donne l’abscisse du mobile à chaque instant.


go

dx
V= ⇔ dx = [Link] ⇔ ∫ dx =
∫ [Link] Soit x = Vt+ k ; la constante k représente l’abscisse
da

dt
du mobile à l’instant initial t = 0 on la note x0 .
L’équation horaire du mouvement s’écrit :

x = V. t + x
0
↑ ↑
(m) (m / s) (s) (m)
ut

Bien faire la différence, entre x et x0 , x est l’abscisse ou élongation du mobile à un instant t


it

quelconque alors x0 est l’abscisse ou l’élongation du mobile à l’instant initial t=0. La


détermination de x0 dépend des conditions initiales.
st

Exemple:
In

On considère une course de 100m, l’origine de l’axe X’ X est choisie au point situé sur un
piquet pris comme référence.

Physique 7ème Année Secondaire 31


Pour un élève « sérieux » se trouvant à genoux au piquet origine, la course commence quand
l’arbitre donne un coup de sifflet.
Ce dernier déclenche en même temps son chronomètre (t = 0 ).
Dans ces conditions x0=0 car le mobile (l’élève) se trouvait à l’origine des abscisses à t =0.
* Pour un élève « malin » qui avance un peu avant que l’arbitre donne un coup de sifflet et
déclenche le chronomètre, la course commence de O’.
Quand l’arbitre donne le coup de sifflet et déclenche en même temps son chronomètre (t=0)
l’abscisse de cet élève est alors x0=2m à t= 0.
*Pour un troisième élève qui voulait prendre son élan, il recule et commence sa course de O’’.
Lorsque l’arbitre déclenche son chronomètre et donne le coup de sifflet l’abscisse de l’élève
est alors x0=-1m.

l
na
Remarques :

• Lorsque x0 =0, alors l’équation horaire s’écrit :x=Vt

io
• Dans le cas de l’exemple précédent, on s’était intéressé à la définition de x0 même si le

at
mouvement peut ne pas être rectiligne uniforme.

1.2.3- L’accélération du mobile :

N
Dans un M.R.U
e
a=
dV
= 0 car V = cte
qu
dt

1.2.4- Diagrammes :
gi

[Link] - Des espaces :


go

C’est la représentation graphique de x en fonction du temps


Dans un M.R. U, le diagramme des espaces est une droite qui ne passe
pas en général par l’origine.
da

Si x0=0 alors x=Vt


Le diagramme, est une droite qui passe par l’origine.


ut

[Link] -Des vitesses :


it

C’est la représentation graphique de V en fonction du


temps
st

Dans un M .R . U ; le diagramme des vitesses est une


droite parallèle à l’axe des temps .
In

1. 2.5- Application:

Un mobile M est animé d’un M. R.U. A l’instant t1 = 2s son abscisse est x1=2m. A l’instant
t2= 4s son abscisse est x2= 6m. Donner son équation horaire.

Physique 7ème Année Secondaire 32


Solution:
2 = V.2 + x
x1 = Vt1 + x0 
⇒
0 ⇒ V = 2m / s
 x = - 2m
x 2 = Vt 2 + x0 6 = V.4 + x0  0

Donc l’équation horaire est : x=2t-2

l
na
1.3-Le mouvement rectiligne uniformément varié
1.3.1 -Définition :

io
Dans un repère donné un point est animé d’un M.R. U. V, si son vecteur

at

accélération a reste constant, en direction, sens et intensité

N
    dVx
a = cte = a x .i avec ax = = cte
e dt
qu
  
a = ax . i = ax car i = 1
gi

1.3.2- Le vecteur vitesse:


go

dV
ax = ⇔ dV = ax .dt ⇔ ∫ dV = ax ∫ dt La fonction dont la dérivée , par rapport au
dt
da

temps reste constante est une fonction du 1er degré de t , du type Vx = ax .t + k


La constante k représente la vitesse du mobile à l’instant initial t=0 , on l’appelle vitesse

initiale et on la note V0 ; donc

Vx = ax .t + V ou V = a.t + V0 (1) car ax = a puisque ay = az = 0


0
ut

Si à l’instant t = 0 , V0= 0 alors V= a t


it

Il faut bien faire la différence entre V et V0


st

V : la vitesse du mobile à un instant t quelconque alors que V0 est sa vitesse à l’instant


origine t = 0 ; la valeur de V0 dépend des conditions initiales, Voici un exemple.
In

Reprenons l’exemple de la course 100m (paragraphe 2.2)


Lorsque l’arbitre donne un coup de sifflet et déclenche son chronomètre (t=0) , l’élève
« sérieux » qui était à genoux donc était immobile, commence son mouvement sans vitesse initiale
(V0 = 0)
Lorsque l’élève qui voulait prendre son élan passe devant le piquet origine, O ; l’arbitre
déclenche son chronomètre ( t = 0)
A cet instant t = 0 l’élève a déjà acquis une certaine vitesse, grâce à son élan, cette vitesse
représente une vitesse initiale pour cet élève.

Physique 7ème Année Secondaire 33


1.3.3- L’équation horaire :
dx
Vx = V = ⇔ dx = [Link] ⇔ ∫ dx =
∫ [Link] or V = at + V0
dt
1
d'où ∫ dx = ∫ (at + V0 ).dt ⇔ x = at 2 + V0t + k
2
La constante k représente l’abscisse du mobile à l’instant initial t = 0 ; on l’appelle abscisse
initiale x0.
1
Donc l’équation horaire du mobile est x = at 2 + V0t + x0 (2)
2

l
na
1.3.4 -Relation indépendante du temps :
De l’équation (1)
V - V0

io
V = at + V0 ⇒ t = en remplaçant dans (2)
a

at
2
1  V - V0   V - V0 
x - x0 =   + V0  
2 a   a 

N
D’où V 2 - V 2 = 2a(x - x0 ) ( 3 )
0

L’équation (3) est appelée relation indépendante du temps.


e
qu
Applications :
1 - A l’instant initial t=0, une moto démarre. Son mouvement est R. U.V.
gi

Elle atteint la vitesse de 72km/h en 10s, calculer la valeur de l’accélération de cette moto.
go

Solution :
Prenons un axe X’X confondu avec la trajectoire et orienté dans le sens du mouvement
V - V0
da

V=72km/h=72x1000/3600=20m/s : V=at+V0⇒ a = = 2m/s²


t
2 - Une voiture roulant en ligne droite à la vitesse 36km/h , s’arrête en 5s.

Déterminer les caractéristiques de l’accélération supposée constante, au cours du mouvement.

Solution:
Vitesse finale V = 0 car il y a arrêt ; vitesse initiale V0=10m/s V – V0 = at
ut

V - V0
a= = -2m/s²
t
it
st
In

1.3.5- Une propriété caractéristique du M. R.U.V


« Les espaces parcourus pendant des intervalles de temps successifs et égaux,
forment une progression arithmétique de raison « r=a.θ2 »

Démonstration : Considérons des intervalles de temps successifs égaux :t ;t+θ ; t+2θ ; ……. ;
t+kθ. k∈N
Physique 7ème Année Secondaire 34
Le mobile occupe les positions successives : x ; x1 ; x2 ;……….. xk
Les espaces parcourus pendant les intervalles de temps successifs θ sont :
e1=x1-x ; e2=x2-x1……….. ek = xk -xk-1
ek=[½a(t+kθ)2+V0(t+kθ)+x0 – [½a(t+(k-1)θ)2+V0(t+(k-1)θ)+x0]
e1=x1-x =½a(t+θ)2+V0(t+θ)+x0 – [½a.t2+V0.t+x0]
e2=x2-x1=½a(t+2θ)2+V0(t+2θ)+x0 – [½a(t+θ)2+V0(t+θ)+x0]
e2-e1=e3 – e2=….. . =ek – ek-1=aθ2
Réciproquement si les espaces parcourus au cours d’un M.R. pendant des durées successives
égales à θ croissent en progression arithmétique de raison r, le mouvement est uniformément
varié d’accélération a=r/θ2

l
na
1.3.6- Diagrammes :

io
[Link]- des vitesses :

at
C’est la courbe représentative de la fonction V(t)= at+V0
Dans le cas général c’est une droite qui coupe l’axe des vitesses au

N
point de coordonnées (0, V0).
Dans le cas aù V0 est nulle la droite passe par l’origine

e
qu
[Link] -des espaces :
La courbe représentative de la fonction
gi

x= f(t) est appelée diagramme des espaces.


go

Ici le diagramme des espaces est une parabole


car la fonction x= f(t) est une fonction du 2eme degré
da

de temps.

[Link]-des accélérations :
ut

c’est la représentations de a =f(t).


C’est une droite horizontale
it
st
In

Remarque : il ne faut pas confondre trajectoire du mouvement qui est un droite et le diagramme
des espaces qui est ici une parabole.

1.3.7- Phases du mouvement :


[Link]-phase accélérée :  
Si la vitesse augmente les vecteurs V et a ont même sens. Les valeurs algébriques V et a ont
même signe le produits aV > 0.

Physique 7ème Année Secondaire 35


Exemple : Le démarrage d’une voiture est une phase accélérée

[Link] - Phase retardée ou décélérée :  


Si le module de la vitesse diminue, les vecteurs V et a sont de sens contraires : donc aV<0.

Exemple : Au cours de l’arrêt d’une voiture on a une phase décélérée

Application : L’accélération d’un mobile en M .R . U. V. est a= 8m/s2.

l
na
A l’instant t = 0s sa vitesse est V0= -5m/s et son élongation est x0=1m
1- Etablir L’équation horaire du mouvement
2- Quelles sont les différentes phases du mouvement ?

io
3- Quelle est l’élongation du mobile lorsque sa vitesse s’annule
4- Tracer le diagramme des espaces et celui des vitesses

at
Solution:
a,V0 , x
0 sont des valeurs algébriques, si les valeurs algébrique a, V0, x0 sont positives alors

N
 
les vecteurs V 0 et a ont même sens positif choisi sur l’axe .
Dans le cas contraire, ils ont le sens contraire

e
qu
gi

1 2
go

1) L’équation horaire est x = at + V t + x soit x=4t2-5t+1


2 0 0
2) Les phases du mouvement : V= 8t-5 ⇒ V=0 ⇒t=5/8s
da

t 0 5/8=0,625 +∞

V - +
a + +
aV - +
ut

Phase retardée accélérée


it
st
In

Le mobile est donc en mouvement retardé pour t< 0,625s


Il rebrousse chemin à t=0,625s et prend ensuite un mouvement accéléré.
L’élongation lorsque la vitesse s’annule :
-V 2
V -V0 = 2a (x- x0) si V=0 x = 0 + x = -0,56m
2 2
2a 0

Physique 7ème Année Secondaire 36


3) Diagrammes
a) des espaces b) des vitesses

1.4- Le mouvement rectiligne sinusoïdal

l
1.4. 1- Définition :

na
Le mouvement d’un point M est rectiligne sinusoïdal, si sa trajectoire est un

io
segment de droite et son abscisse est une fonction sinusoïdale du temps
x=xmcos(ωt+ϕ) (1)

at
• x: abscisse ou élongation à un instant t quelconque

N
• xm : abscisse ou élongation maximale, on l’appelle amplitude du mouvement ;(xmest
toujours positive) x et xm sont exprimées en mètre (m)

e
• ωt+ϕ: est appelée phase du mouvement, elle s’exprime en radian (rad)
• ϕ: est la phase initiale ou phase à l’origine des temps elle s’exprime en radian et
qu
dépend des conditions initiales
• ω: est appelée pulsation du mouvement, elle s’exprime en rad / s
gi

Les valeurs extrêmes de x sont donc +xm et -xm . Le mobile se déplace sur le segment de
droite (-xm ; +xm ) de centre O, de longueur 2xm ; le mobile a un mouvement de va et vient entre les
go

points d’abscisse -xm et xm.


La relation (1) est l’équation horaire du mouvement.
Si la phase initiale ϕ est nulle alors l’équation horaire s’écrit x=xm cos ωt.
da

Exemple : Mouvement d’un solide (S) attaché à l’extrémité libre d’un ressort (pendule élastique).
it ut

1.4.2- la vitesse du mobile :


st
In

Le mouvement étant rectiligne ; on peut écrire


  dx d(x cos(ωt + ϕ))
m
V = Vi avec V = Vx = =
dt dt
soit V = −ωxmsin(ωt + ϕ)
La valeur maximale de V est Vmax= ωxm

Physique 7ème Année Secondaire 37


1.4.3- L’accélération du mobile :
  dV d(-ωxmsin(ωt + ϕ))
a = ai avec a = ax = =
dt dt
soit a = −ω2xmcos(ωt + ϕ) = −ω2x

   
a = −ω2x ⇒ a = −ω2 .xi ⇔ a = −ω2 OM (2)

OM : Vecteur position
Cette relation (2) montre que pour x=0 ; a=0

l
 
Pour toutes autres valeurs de x, les vecteurs a et OM sont de sens contraires

na
Le vecteur accélération est toujours dirigé vers le centre O de la trajectoire: on dit que
l’accélération est centripète.

io
at
N
e
L’accélération est donc proportionnelle à l’élongation et de signe contraire.
qu
1.4.4 -L’équation différentielle du mouvement:
d 2x
gi

2 2
a = -ω x ⇔ a + ω x =0 Soit + ω2x = 0 ou x"+ ω2x = 0
dt 2
go

Cette relation qui fait intervenir la variable x et sa dérivée seconde x’’ est l’équation
différentielle du mouvement.
da

Cette équation a pour solution générale x=xmcos(ωt+ϕ)

1.4.5- Période et fréquence du mouvement:


Le M. R. S, se répète identique à lui –même : C’est donc un mouvement périodique.

La période T est l’intervalle de temps constant qui sépare deux passages


ut

consécutifs du mobile en un même point et dans le même sens. C’est la durée


it

d’une oscillation complète


st

Une fonction du temps est périodique et a pour période T si :


In

x(t+kT) = x(t) ∀t ∈ Z ; ∀k∈ Z



La fonction x(t) = xm cos (ωt+ ϕ) est périodique sa période est : T = T en seconde (s). En
ω
effet si k est un entier

x(t + kT) = xmcos[ω(t + k ) + ϕ]
ω

= xmcos[ωt + ωk + ϕ] = xmcos(ωt + ϕ) = x(t)
ω

Physique 7ème Année Secondaire 38


1
Le nombre d’oscillations en une seconde est la fréquence N du mouvement N =
T
N en hertz .

1.4.6- Diagrammes:
[Link]- des espaces : C’est une sinusoïde

Exemple : x=xm cos ωt (ϕ=0)

t 0 T/4 T/2 3T/4 T

l
x xm 0 -xm 0 xm

na
io
at
N
e
qu
Remarque : il ne faut confondre le diagramme des espaces (qui est une sinusoïde) avec la
gi

trajectoire qui est un segment de droite.


go

[Link]- des vitesses et des accélérations :


Les diagrammes des vitesses et des accélérations sont également des sinusoïdes.
da

1.4.7- Relation indépendante du temps :


Soit un mobile, animé d’un M, R, S,


x = xmcos(ωt + ϕ) x2 = x2 cos2 (ωt + ϕ)
⇒  m

V = -ωxmsin(ωt + ϕ) V 2 = ω2xm
2 sin2 (ωt + ϕ)
ut

x2 = x2 cos2 (ωt + ϕ ) (1)


it

 m
⇒  V2
st

 2 sin2 (ωt + ϕ)
= xm (2)
 ω 2
In

V2 2 2
⇒ + x = xm ⇔ V 2 = ω2 (xm
2 − x2 ) (3)
ω 2
La relation (3) est appelée relation indépendante du temps
En utilisant cette relation, on peut montrer que :
Si x est maximale c'est-à-dire x=xm ou minimale x=-xm alors V=0.
En effet si x =xm ou x= -xm alors x2= x²m la relation (3) s’écrit alors
V 2 ω2 (xm
= 2 − x2 ) = 0

Physique 7ème Année Secondaire 39


Expérimentalement, le mobile s’arrête aux points extrêmes A et A’ avant de changer le sens
de son mouvement.
La relation (3) montre également que si x=0 (position origine) alors
V= ±ω xm
V=+ωxm : dans le sens positif .
V=-ωxm : dans le sens négatif .

Donc, retenons : dans un M ;R ;S ;


*Si x=0 alors la vitesse est maximale en valeur absolue
* Si v=0 alors x est maximale en valeur absolue

l
na
Application : un mobile M, est animé d’un M.R.S, de période T=2s.
1) Ecrire son équation horaire sachant qu’àl’ instant t=0 , on l’a ramené à la position x=2cm ,et
on l’a lâché sous vitesse initiale

io
2) Calculer sa vitesse lorsqu’il passe par le point d’abscisse x=1cm

at
Solution:
1- L’équation horaire :

N
x = x cosϕ = 2.10-2
x = xmcos(ωt + ϕ) m
⇒  0

e
V = -ωxmsin(ωt + ϕ) V = -ωxm sinϕ = 0
 0
qu
⇒ sinϕ = 0 ⇒ ϕ = 0 où φ = π
2.10-2
gi

comme x 〉 0 alors ϕ = 0 ⇒ xm = = 2.10-2 m


0 1
go

2π 2π
ω = = π ( rad / s )
=
T 2
da

D’où x = 2.10-2 cosπt

2 - Calcul de V

V 2 ω2 (xm
= 2 − x2 ) or x = 10-2 m

alors V serait : V = 5,43.10-2 m/s


ut

2- Le mouvement circulaire uniforme


it
st

2.1-Définition :
In

Le mouvement d’un point M est circulaire uniforme, si ce point se déplace sur un


cercle avec une vitesse constante en module.

Remarque : la direction et le sens du vecteur vitesse, changent.

Exemple : les extrémités des aiguilles d’une montre sont animées de M .C .U .

Physique 7ème Année Secondaire 40


2.2- Repérage du mobile M:
Soit O le centre de la trajectoire circulaire de rayon R, x’Ox et y’Oy, sont les axes d’un
 
repère orthonormé du plan de la trajectoire : i et j sont les vecteurs unitaires de ces axes.
Soit A0 :l’origine des arcs, fig .suivante.

La position du mobile peut-être déterminée soit par :


  
* ses coordonnées cartésiennes :x et y OM = xi + y j
 

* une mesure de l’angle polaire θ = (OA 0 ;OM) , θ(t) est appelée abscisse ou élongation

angulaire.
* une mesure s(t) de l’arc, A
 M ; s (t) est appelée abscisse curviligne

l
0

na
Relations entre les trois modes de repérage:

io
x = Rcosθ
 et s=Rθ

at
y = Rsinθ
x = Rcosθ
⇔ x2 + y 2 = R 2 ⇒ R = x2 + y 2

N
Avec 
y = Rsinθ
Nous supposons, dans ce qui suit que les fonctions θ(t) et s(t) sont dérivables par rapport au
temps.
e
qu
2.3- Vitesse 
linéaire

– vitesse angulaire :
gi

 dOM d   d   dθ  dθ 
V= = (xi + yj) = (Rcosθi + Rsinθj) = -Rsinθ i + Rcosθ j
dt dt dt dt dt
go

   dθ  2   2  dθ 2
V = ( -Rsinθi + Rcosθj) ⇔ ( V ) = ( -Rsinθi + Rcosθj)  
dt  dt 
da

2
 2 2 et -Rsinθi + Rcosθj 2 = R 2 donc V 2 = R 2  dθ 
( )
V = V ( )  dt 

 


V=R
dt
ut


θ' = = ω S’appelle vitesse angulaire du point M à
it

dt
st

l’instant t.
In

V. s’appelle vitesse linéaire du mobile M V = Rω


V m/s ; R m; ω rad/s

Remarque : autre méthode :S = R θ Dérivons les deux membres par rapport au temps, il vient :

dS dθ
=R d'où V = Rω
dt dt

Physique 7ème Année Secondaire 41


2.4- L’accélération du point M:
Le M . C . U ; est un mouvement curviligne.
  
a = a τ + an
aτ = accélération tangentielle
an=accélération normale
dV
Ici aτ=0 car a τ = et V = cte
dt
  V2
et a = a n soit a = an = = Rω2 car V = Rω
R

l
na
V2
Donc dans un M. C . U a = an = = Rω2
R

io
Dans un M. C . U, l’accélération est donc radiale et centripète

at
Remarque : on aurait pu procéder comme précédemment en dérivant la vitesse :


N
 dV d   dθ
a= = [(-Rsinθi + Rcosθj) ]
dt dt dt

e
et on trouve a = - ω2 OM


qu
Avec la norme a= Rω2 puisque OM=R
2.5 - L’équation horaire :

gi

ω= ⇔ dθ = ωdt
dt
go

V
ω = cte puisque ω = ; V et R étant constants
R
donc ∫ dθ =ω ∫ dt ⇔θ =ωt + k
da

La constant k représente l’élongation ou l’abscisse angulaire initiale, on la note θ0.


Donc l’équation horaire du mouvement est : θ(t)=ωt+θ0

θ : abscisse ou élongation angulaire à un instant t quelconque ; θ s’exprime en rad


θ0 :l’abscisse ou élongation angulaire initiale θ0 en rad (voir fig ci-après)
*ω : vitesse angulaire en rad/s
ut

*t : temps en seconde(s)
it
st
In

fig b
fig a
Si le mobile part de l’origine des arcs A0,à t=o alors θ0=0 et l’équation horaire s’écrit θ(t)= ωt

Remarque : Il est possible d’établir une autre équation horaire, si on repère M par la mesure de
l’arc : S= 
A0 M

Physique 7ème Année Secondaire 42


S(t)=Rθ(t)= Rωt+ Rθ0 or Rω=V et Rθ0= S0 = abscisse curviligne du point M à t=0
d’où :S=Vt+S0

2.6 - Période et fréquence du mouvement :


Le M .C .U ; est périodique : il se répète identique à lui même
La période T est la durée d’un tour. Considérons le cas où le mobile part de l’origine des arcs
à t=0 , l’équation horaire s’écrit :θ=ωt
Si t=T alors θ= 1tr= 2π
Donc 2π=ωT d’où T=2π/ω
Τ ( s) ω rad/s

l
na
Autre démonstration : pour 1 tr = 2π le mobile parcourt la circonférence du cercle de rayon R
Soit d=2πR avec d= distance parcourue par M
Comme d= Vt ici t=T donc 2πR=VT d’où T = 2πR/V=2π/ω

io
La fréquence N=1/T= ω/2π

at
Remarque : la fréquence représente ici le nombre de tours effectués par le mobile en une

N
seconde.

Application :
e
Un point M animé d’un M.C.U, effectue 10 tr en 5s , le rayon de sa trajectoire est R= 0.4m,
qu
son abscisse angulaire initiale est θ0=π/4rd.
1 - Calculer la période et la fréquence du mouvement
2 - Calculer les vitesses linéaire et angulaire de M
gi

3 - Calculer les élongations angulaires de M aux instants t1=0.125s ;t2= 0.625s.


go

Solution :
1 - la période T est la durée d’un seul tour. soit T= 5/10=0,5s
da

La fréquence N est le nombre de tour par seconde soit N=10/5 = 2Hz ou bien
N=1/T=1/0,5=2Hz
2 - V=Rω or ω=2π/T=12,56rad/s soit V=0,4m/s.

3 - L’équation horaire s’écrit : θ=ωt+θ0 = 12,56t + π/4


• Pour t=t1, on a θ1=12,56t1+ π/4 soit θ1=12,56x0,125+ π/4=2,35rad
• Pour t=t2, on a θ2=12,56t2+ π/4 soit θ2=12,56x0,625+ π/4=8,63rad.
ut

L'essentiel
Exemples de Equation horaire Trajectoire Vitesse Accélération
it

mouvements
st

M.R.U X =Vt+X0 Une droite Le vecteur vitesse est a =0


constant
In

M.R.U.V X=1/2at2+v0t+X0 Une droite V =dx/dt a =dv/dt


M.R.S X=Xmcos(ωt+φ) Un segment V =-ωXmsin(ωt+φ) a =- ω2x
de droite
M.C.U θ = ω t + θ0 Un cercle V =R ω a =an =V2/R=Rω2

Physique 7ème Année Secondaire 43


Exercices
Exercice 1

Deux villes A et B sont séparées par une distance de 100 km. A 8 h, un cycliste quitte A à la
vitesse constante de 20 km/h. A 8h40, un motocycliste quitte B et se dirige vers A à la vitesse
constante de 45 km/h.
a) où et quand vont-ils se rencontrer ?
b) quand seront-ils séparés par une distance de 45 km ?
c) quelle vitesse aurait dû avoir la moto pour croiser le cycliste à 10h30 ?
d) quelle est la durée séparant leur passage en une ville située à 30 km de A ?

l
Exercice 2

na
Deux villes A et B sont séparées par une distance de 40 km. A 8h, un piéton quitte B et s'éloigne
de A à la vitesse constante de 10 km/h. A 9h, une moto quitte A et se dirige vers B à la vitesse

io
constante de 40 km/h.
a) où et quand la moto va-t-elle dépasser le piéton ?

at
b) à quelle vitesse aurait dû rouler la moto pour croiser le piéton à 10h30 ?
c) rechercher par graphique la durée séparant leur passage dans un bois situé 10 km après B.

N
Exercice 3
Un mobile M est animé d’un m .r .u .v, à l’instant t = 0s, il se trouve à l’abscisse x0 =1m ; à
t1=1s il est au point d’abscisse x1 = 0 m ; à t2 = 2 s il est au point d’abscisse x2 = -7 m.
e
1 -Déterminer les valeurs de l’abscisse initiale x0, de l’accélération a, de la vitesse initiale v0.
qu
2- Ecrire les équations horaires x(t) et v(t).
3-Déterminer les caractéristiques du mouvement.
Exercice4
gi

Par suite d'une erreur d'aiguillage, deux trains roulent l'un vers l'autre sur une même voie à
go

la vitesse de 72 km/h. Lorsque les conducteurs freinent, les trains sont distants de 150 m. Apres 30
m de freinage, la vitesse du premier train est de 36 km/h tandis que celle du second train est de 18
km/h après 62,5m de freinage. Calculez les décélérations de chaque train. Déterminez si l'accident
da

va se produire.
Exercice 5 
(O, i) (orienté

Un mobile est abandonné sans vitesse initiale et tombe. Dans le repère


verticalement vers le haut), l’abscisse de la position du mobile est donnée par l‘équation :
x = -4t² +4 .
1 - Où est le mobile à la date t = 0 s ?
ut

2 - Exprimer sa vitesse en fonction de t ;


3 - Quelles sont les abscisses x1 et x2 des positions A et B du mobile aux dates
it

t1 = 1 s et t2 =2 s et les vitesses correspondantes ?


st

Exercice 6
In

1- Une bille est lancée


 sur un plan incliné et le remonte.
Dans le repère (Ο, ι ) (ascendant), à la date t=0, la bille occupe la position

V = 8i  
M0 (x0 = -4,5 m) et a une vitesse 0 . Elle est soumise à l’accélération a = -4i .
1.1- Ecrire les équations horaires du mouvement de la bille.
1.2 - À quelle date t1 et en quel point M1 la bille s’arrête-t-elle ?
1.3- À quelle date t2 repasse-t-elle en M0 ? Quelle est alors sa vitesse ?
1.4 - À quelle date t3 passe-t-elle à l’origine ?
1.5 - Préciser les phases du mouvement.

Physique 7ème Année Secondaire 44


2- Une autre bille se déplaçant sur la même gouttière d’un mouvement rectiligne uniforme,
passe par le point d’abscisse x1’=-5,5m à t1=0,5s et par le point d’abscisse x2’=1,5m à
t2=1s.
2.1- Ecrire l’équation horaire du mouvement de la deuxième bille.
2.2- Quand et où les deux billes se rencontrent-elles ?

Exercice 7
Une locomotive initialement au repos démarre avec une accélération a = 2m/s². Lorsque sa
vitesse atteint 72 km/h, elle garde cette vitesse pendant 30 s.
1 - Etudier les deux mouvements et calculer la distance totale parcourue.
2- Alors que la locomotive avance à la vitesse de 72km/h, elle freine avec la décélération de

l
na
2m/s² en parcourant 100 m. Calculer la durée de son freinage.

io
Exercice 8
Une automobiliste roule à la vitesse de 90km/h. Un motard démarre au moment précis où elle arrive

at
à son niveau d’un m .r .u .v et atteint la vitesse de 90km/h en 10 s.
1 - Combien de temps lui faudra-t-il pour la rattraper ?

N
2 - Quelle distance aura –t-il parcourue avant de la rattraper ? Quelle est sa vitesse à ce
moment ?

Exercice 9 e
qu
Un mobile se déplace sur un axe xx’ de telle façon qu’il passe par les positions A, B, C,
D, E, F et G. Le tableau ci-dessous donne les différentes abscisses de ces positions et les instants de
gi

passages respectifs correspondants.


Positions A B C D E F G
go

x(cm) -4 -2,5 0 3,5 8 13,5 20


t(ms) 0 40 80 120 160 200 240
da

1- Déterminer la nature du mouvement et calculer son accélération.


2 -Déterminer les vitesses du mobile aux points B, C, D, E, et F.


3- Calculer les vitesses aux points A et G.
4- Ecrire les équations horaires du mouvement.
Exercice 10
ut

Une automobile est arrêtée au feu rouge. Quand le feu passe au vert l’automobiliste accélère
uniformément pendant 8 s avec une accélération de 2 m/s², en suite l’auto se déplace à vitesse
it

constante. A l’instant de son démarrage, un camion la dépasse avec une vitesse constante de 12 m/s.
st

1- Ecrire les équations horaires du mouvement de l’auto et du camion


2- Au bout de combien de temps et à quelle distance du feu l’auto rattrapera-t-elle le
In

camion ?

Exercice 11
Un mobile parcourt les distances suivantes pendant des intervalles de temps successifs et égaux
θ=20ms
t t0 t1 t2 t3 t4 t5

Physique 7ème Année Secondaire 45


1 - Compléter le tableau ci-contre et déterminer la Vi(m/s)
nature du mouvement. ai (m/s²)
2 - En considérant le point A1 comme origine du
repère des espaces et l’instant d’enregistrement du point A3 comme origine des temps ;
trouver l’équation horaire du mouvement puis calculer par deux méthodes différentes la
vitesse au point A5.

l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

Objectifs

Savoir appliquer :
ut

*Le théorème de l'énergie cinétique


it

*Le théorème de l'énergie mécanique


st
In

Physique 7ème Année Secondaire 46


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 47


1 -Théorème de l’énergie cinétique:
1.1- Energie cinétique :
C’est l’énergie que possède un corps en mouvement. Elle se calcule par la formule :
Ec = ½ mV².
EC : énergie cinétique (J)
m : masse (kg)
V : vitesse (m /s).

1.2- Travail d’une force constante :


On considère un solide de  masse m soumis à
l’action d’une force constante F et se déplaçant en

l
na
translation sur une trajectoire
 rectiligne.
Le travail de la force F pour un déplacement AB= est
 

io
W= 
F
F.
=  F. cos α
W : travail en joule (j) F : intensité de la force (N)

at
: longueur du déplacement (m)

N
- cas particuliers :

e
qu
gi

1.3- Travail de quelques forces :


go

1.3.1- Travail du poids :


da


Soit Oy un axe vertical es dirigé vers le haut et on note :
yA : l’altitude du point départ A.

yB : l’altitude du point d’arrivée.


WP =P(y A − y B )
La formule générale est :
ut

Remarque :
it

• Si yA > yB : WM > 0 (le corps descend)


• Si yA < yB : WR <0 (le corps monte)
st

1.3.2- Travail de la force de frottement :


In

- Cas d’un déplacement rectiligne :


Considérons un solide glissant avec
frottement- sur un plan incliné.

Wf = f . = Wf = - f .

- Cas d’un déplacement curviligne :


Physique 7ème Année Secondaire 48
Considérons un solide glissant avec frottement sur une piste
circulaire.


W =-[Link]=-f.rα
f avec OA = OB = r.

1.3.3 - Travail de la force électrique :


La charge q supposée positive se déplace de A à B sur
une trajectoire
 quelconque dans un champ électrique
uniforme E . Elle part de A (potentiel VA) au voisinage

l
na
d’une des armatures du condensateur et arrive en B
(potentiel VB) au voisinage de la deuxième armature,
lorsque la charge passe de M à M’infiniment voisin le

io
travail
 élémentaire de la force
   

at
F vaut [Link]' = [Link]' et le travail total sur le trajet
AB :

N
B  B    B 
=WFe ∑
= [Link]' ∑=[Link]' qE ∑ MM' or
B
A
 
A

e  
A
qu
∑ MM' = AB donc = W [Link]
Fe
= [Link] α avec [Link] = α d
A
U AB
gi

W
=  q.E.d
= qU AB car = E
Fe d
go

On voit que le travail est indépendant du chemin suivi. Ce résultat se généralise à un champ
électrique quelconque.
W qU
On retiendra la formule := = AB q(VA − VB )
da

F
W
F : en joule (J)

q : en coulomb (C)
UAB : en volte (V).
ut

1.4- Enoncé du théorème de l’énergie cinétique :


Dans un référentiel galiléen, la variation de l’énergie cinétique d’un solide entre deux instants
it

t1 es t2 est égale à la somme algébrique des travaux de toutes les forces appliquées au solide entre
st

ces deux instants.


Pour un solide en translation : ∆EC = ∑ W
F
In

1.5- Puissance d’une force : 


Soit le travail d’une force constante F effectué pendant un temps t, la puissance moyenne
 
W F.
=
reçue par le solide en translation est : Pm = ou Pm
t t
Pen watt (W) ; W en joule (J) ; t en seconde(s)

Physique 7ème Année Secondaire 49


En faisant
 tendre t vers 0 le rapport de la distance  sur le temps t tend vers la vitesse
instantanée V .
 
La puissance moyenne Pm tend alors vers la puissance instantanée P = F.V
 
Dans le cas particulier où les vecteurs F et V ont même direction et même sens :
α = 0 ⇔ P = F.V

2-Energie mécanique
2.1-Définition :
L’énergie mécanique d’un système déformable est par définition la somme de son énergie
cinétique et de son énergie potentielle

l
na
Em = EC + EP
EC : énergie cinétique EC = ½ mV²
EP : énergie potentille {somme de l’énergie potentille de pesanteur EPP et de l’énergie

io
potentille élastique : Epe }.

at
- énergie potentille
pesanteur :

N
Epp = mg.y

m : masse du solide.
e
qu
y : altitude du solide S.

- énergie potentille élastique :


gi
go
da

Epe : = ½ Kx².
K : raideur du ressort.
x : déformation totale subit par le ressort (R).

2.2- Théorème de l’énergie mécanique :


ut

la variation de l’énergie mécanique d’un système entre deux instants est égale à la somme
algébrique des travaux des forces extérieures et des forces intérieures dissipatives qui s’exercent
it

sur le système entre ces deux instants.


st

∆E
= ∑ W + ∑ W
m
Fex Fint dissipatives
In

Remarque: pour un système isolé : ∑ W = 0 .


Fex
Si en plus : ∑ W = 0 (Σwint dissipatives)
Fint dissipatives
⇒∆Em =0 ⇔ Ε = Cste : le système est conservatif.

Physique 7ème Année Secondaire 50


L'essentiel:
.
- La variation de l'énergie cinétique d'un solide entre deux instants est égale à la somme
algébrique des travaux de toutes les forces appliquées au solide entre ces deux instants :
∑ WF
∆EC =
, cette relation traduit le théorème de l'énergie cinétique .
-La variation de l'energie mécanique d'un système entre deux instants est égale à la
somme algébrique des travaux des forces extérieurs et des forces intérieurs dissipatives qui
s'exercent sur le système entre ces deux instants :

l
na
∆E
= m ∑W 
Fex
+ ∑ WFin
 (dissipatives)
,
cette relation traduit le théorème de l'énergie mécanique

io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 51


Exercices
Exercice 1
Une bille est lancée verticalement vers le haut à une altitude h = 2,0 m par rapport au sol, avec
une vitesse v = 10 m / s. On considère que le poids est la seule force appliquée à la bille (chute
libre) et on adopte pour intensité de la pesanteur g = 10 N / kg.
Calculer en utilisant le théorème de l’énergie cinétique :
a. La hauteur maximale atteinte par la bille ;
b. La vitesse de la bille lorsqu’elle retombe au sol.
Exercice 2
Un skieur de masse m=60kg monte une pente rectiligne AB tiré par un câble parallèle à la

l
na
ligne de plus grande pente. Son mouvement est uniforme .
1. Calculer la tension du câble sachant que les résistances diverses à l'avancement sont
équivalentes a une force constante f=50 N parallèle à la piste. l'inclinaison α de la piste

io
est de 20°.
2. Partant sans vitesse initiale de B, le skieur descend une piste rectiligne BC de longueur

at
L=32 m et d'inclinaison β = 30° ( il n'est plus tiré par le câble). Quelle serait la vitesse v
du skieur au point C s'il n'existait aucune résistance à l'avancement.

N
3. En réalité, le skieur arrive en C avec une vitesse v'=57,6 km/h. Calculer l'intensité f' de
la force de frottement.
Exercice 3
e
On tire le solide S de masse m =100g à partir de sa position d’équilibre en O , origine de
qu
l’axe x’x de façon que son élongation initiale est xo=2cm puis on lui communique à t=0 une vitesse
initiale Vo dans le sens positif de l’axe x’x
gi
go

1 - Montrer que le système (S, R , terre) est


conservatif
da

2 - Donner les expressions de Epp, de Epe , de Ec et


de Em du système défini en fonction de x, K
,m et V à une date t quelconque .Le plan

horizontal passant par le centre d’inertie de S


est pris comme plan de référence des énergies
potentielles de pesanteur .
3-Montrer qu’à tout instant on a la relation
ut

suivante :
Kx2 + mV2 = mV2max
it
st

4 - On donne la courbe de variation de l’énergie cinétique du système en fonction de x.


Déduire de la courbe :
In

- La constante de raideur K du ressort


- La valeur Vmax de la vitesse
- La valeur Vo de la vitesse initiale
Exercice 4
Un solide( S )de masse m =200g se déplace sur un plan
incliné d’un angle α=30° par rapport à l’horizontal.
Il part du point O origine de l’axe avec une vitesse
initiale de valeur Vo .Au cours de son mouvement ,( S) est

Physique 7ème Année Secondaire 52


soumis à une force de frottement de valeur constante f opposée au mouvement .Un dispositif
approprié permet de mesurer la valeur de la vitesse pour différentes positions .La courbe
représentative de V2=f(x) est donnée sur la figure suivante :
1 - Déterminer graphiquement l’équation :V2 =f(x)
2 - En appliquant le théorème de l’énergie cinétique
au solide entre le point O et un point d’abscisse x
quelconque, établir l’expression de V2 =f(x).
3 - En déduire la valeur de f de la force de frottement
et celle de Vo.
4 - Au point d’abscisse x = 0,5m , l’énergie
mécanique Em du système (solide ,terre) est égale
au double de l’énergie cinétique .En déduire la

l
na
position adoptée pour le plan de référence de
l’énergie potentielle de pesanteur .
5 .a- Donner les expressions de Ec et de Ep du système en fonction de x

io
b-Sur un même graphique représenter les courbes Ec =f(x) et Ep =g(x) pour les valeurs de x
telles que :0 ≤ x ≤ 1m.

at
c- En déduire l’expression de Em en fonction de x puis tracer la courbe Em=h(x).
On donne g=10m/s2.

N
Exercice 5

e
Les frottements sont négligeables et on prendra g=10m/s2 .
On considère le dispositif représenté sur la figure ci-
qu
contre:
Le solide S de masse m est écarté verticalement vers
gi

le bas de sa position d’équilibre d’une distance xm. On


prendra le plan horizontal passant par O comme plan de
go

référence de l’énergie potentielle de pesanteur du système


(R,S,terre).
1 - Etablir l’expression de l’allongement du
da

ressort à l’équilibre en fonction de m, g et K


2 - Exprimer l’énergie potentielle du système à une
date t quelconque .

3- a-Montrer que l’énergie mécanique du système se


conserve .Donner son expression en fonction de K , et xm.
b-Déduire l’expression de Ec en fonction de K ,x et xm.
ut

4 - L’une de deux courbes ci-dessous représente Ep =f(x2) alors que l’autre représente
Ec=g(x2).
it

a - Identifier chacune de deux courbes, justifier la


st

réponse.
In

b - Déterminer à partir des courbes, les valeurs de :


- La raideur K
- L’allongement et en déduire la valeur de la
masse m.
- La distance xm.

Physique 7ème Année Secondaire 53


l
na
io
at
N
e Objectifs
qu
gi

- Donner les lois de la dynamique :


go

*La relation fondamentale de la dynamique


*Le principe des actions réciproques
da

*Le principe de l'inertie


- Savoir appliquer la RFD à un système pour déterminer :

*La nature du mouvement.


*L'expression des intensités des forces telles que : (réaction, tension ,
force motrice, force de frottement…..)
it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 54


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 55


1- Généralités :
1.1-Système dynamique
La dynamique étudie le mouvement d’objets divers :
electrons, satellites, véhicules …….
On appelle système dynamique tout objet dont on étudie le mouvement.
Tout ce qui n’appartient pas au système fait partie du milieu extérieur.

1.2-Caractéristiques d’un système


1.2.1- Un système est un ensemble de points matériels. Un système peut-être déformable ou
indéformable. Si la distance entre deux points quelconques du système reste constante ce système
est indéformable : On lui donne alors le nom de solide.

l
na
1.2.2- Un système a une masse M
La masse d’un système est la somme des masses de tous les points du système.

io
n
M = ∑ mi . Dans le système international d’unités SI l’unité de masse est le kilogramme (kg)
i=1

at
1.2.3 Un système a un centre d’inertie G

N
Le centre d’inertie G ou centre de gravite d’un système matériel composé de Mi(mi) ; ….. ;
n 
 ∑ m i .OM i
Mn(mn) est donné par : OG = i =
e
1 ;
qu
M
M : masse totale du système
O: un point quelconque de l’espace
gi

1. 3 -Forces intérieures -Forces extérieures


go

- Une force intérieure est une force exercée par une partie du système sur une autre partie de
ce système.
- Une force extérieure est une force exercée par l’extérieur sur le système.
da

Cette force peut-être une force à distance ou une force de contact.


Le caractère « intérieur » ou « extérieur » d’une force dépend du choix du système.

Exemple :
Un camion C tire une remorque R (fig a).
Des forces s’exercent au niveau du crochet
ut

d’attelage.
- Si on considère le système constitué par la
it

remorque R : 
st

L’action de C sur R se traduit par la force F (fig


b) c’est une force extérieure, de même que les forces
In

exercées sur R par l’air, la route, la terre. 


- Si on considéré le système l’ensemble remorque – camion, F est dans ce cas une force
intérieure.

Application:  
Considérons les forces d’interactions mutuelles F1 et F 2 entre la terre et la lune.

Physique 7ème Année Secondaire 56


Choisissons deux systèmes différents :
Système1 : terre et lune
Système2 : terre, lune et soleil
Quelles sont pour chacun des deux systèmes les forces
intérieures et extérieures ?

Solution : 
 
Système1 : les forces F
F1 et F 2 sont intérieures 1S

et F 2S sont extérieures
Système2 : toutes les forces sont intérieures

l
na
2- Relation fondamentale de la dynamique :
2.1- Enoncé :   

io
Si un ensemble de forces F1 , F 2 , …., F n appliquées à un point matériel de masse m
provoque une variation de sa vitesse la relation suivante est vérifiée dans tout référentiel galiléen.

at
       
F = F + F2 + F + ...... + Fn = ∑ F i = ma F ; est la somme vectorielle de toutes
1 3

N
les forces appliquées au point matériel.

2.2- Repères galiléens


e
qu
2.2.1-Définition :
Les repères dans lesquels la R.F.D est vérifiée sont dits galiléens
gi

2.2.2-Exemples de repère galiléens :


go

Le repère de Copernic, le repère de Kepler, le repère géocentrique et le repère terrestre sont


des repères galiléens.
da

2.2.3-Limite de validité de la R.F.D


La relation précédente exprime la relation fondamentale de la mécanique classique. Plus
précisément elle reste valable pour tout mouvement dont la vitesse à une valeur inférieure à

3.107m /s.
Mais pour des mouvements à plus grande vitesse cette relation ne s’applique plus il faut alors
avoir recours à la mécanique relativiste. Noter que la vitesse limite qu’aucun corps ne peut
atteindre est de 3.108 m/s
ut

2.2.4-Principe des actions réciproques :


it


Si un corps A exerce sur un corps B la force F (appelée action) le corps B réagit en
st

AB
 
exerçant sur le corps A la force F (appelée réaction) opposée à F
In

BA AB
 
F = −F
AB BA
 
Les forces F et F agissent simultanément: Ce sont des interactions.
AB BA
Remarque : Sion considère

le système formé par l’ensemble des deux corps A et B les forces
F et F sont des forces intérieures. D’où une conséquence très importante :
AB BA
les forces intérieures d’un système sont
 opposées deux à deux. La somme des forces
intérieures d’un système est nulle. ∑ F int = 0

Physique 7ème Année Secondaire 57


3- Principe de l’inertie :
3.1- Rappels :Un corps est dit isolé lorsqu’il n’est soumis à aucune force (cas pratiquement
impossible à obtenir).
Un corps est dit pseudo- isolé lorsque l’ensemble des forces qui agissent sur lui se
    
compensent dans ce cas : F + F2 + F + ...... + Fn =
0
1 3

3.2- Enoncé : dans un référentiel galiléen, le centre d’inertieG d’un système soumis à un
F =0

l
ensemble de forces dont la somme est nulle ∑ int

na
  est soit au repos , soit
animé d’un mouvement rectiligne uniforme V G = cte

io
4-Applications de la relation fondamentale de la dynamique

at
4-1- La chute libre d’un corps abandonné sans vitesse

N
Etudions le mouvement d’un corps abandonné sans vitesse et soumis à la seule action de la
pesanteur.

e
Une bille, une feuille de papier abandonnés sans vitesse ont des mouvements de chute
qu
différents : Les résistances de l’air sur les deux corps sont différentes.
gi

4-1.1-La 1ère loi de chute libre


go

4-1.1.1-Expérience du tube de Newton

Trois objets (plume, bille et boule de sureau) abandonnés simultanément


da

à la partie supérieure d’un long tube de verre tenu verticalement tombent en


s’accompagnant dans leur chute si l’on fait le vide.

L’expérience reprise dans l’air montre que la bille tombe plus vite.(fig)
ut

fig
it

4-1.1.2- Enoncé de la loi


st

Dans le vide en un même lieu, tous les corps ont le même


In

mouvement de chute libre.

Remarque : pour déterminer la loi de chute libre nous expérimenterons dans l’air avec un
corps dense parce qu’il se comporte au début de sa chute comme s’il tombait dans
le vide.

Physique 7ème Année Secondaire 58


4-1-2 - La 2ème loi de chute libre
4-1.2.1 -Expérience :

Le fil à plomb, suspendu en 0, matérialise la verticale de 0.


A son intersection en 0’. avec le sol plaçons un petit
morceau de craie.
Le fil est remonté puis brûlé lorsqu’il est bien immobile.
Le corps tombe et casse la craie en 0’.

l
na
4-1.2.2- Conclusion :
Le mouvement de chute libre est caractérisé par :

io
- la trajectoire rectiligne et verticale.
- le sens du haut vers le bas.

at
4-1.3 -La 3ème loi de chute libre:

N
4-1.3.1 - Expérience :
Une bille en acier tombe en chute libre le long d’une règle

e
graduée disposée verticalement. Lorsque la bille en 0, quitte
qu
l’électro-aimant commandé par l’interrupteur K1 le chronomètre
électrique est déclenché par la fermeture simultanée de K2.
gi

Lorsqu’elle arrive en M, l’interrupteur K3 bascule et le


chronomètre s’arrête.
go

Il enregistre donc la durée t mise par la bille pour parcourir


la hauteur h
Les mesures effectuées sont consignées dans le tableau .
da

h(m) t(s) t²(s²) h/t²(m/s²)


0 ,800 0,404 0,163 4,901


0.900 0,428 0,183 4,913
1,000 0,451 0,203 4,916
1,100 0,473 0,224 4,917
ut

1,200 0 ,494 0,244 4,917


1,300 0,515 0,265 4,901
it

Moyenne de h /t² =4 ,91 m/s²=k


st

4-1.3.2 - Interprétation
In

Le quotient h /t² est sensiblement constant donc h est proportionnel à t² (h=kt²). Donc le
mouvement est rectiligne uniformément varié ; donc
h= ½ at² d’où a=2k=9,82m/s²
Loi de chute libre : Le mouvement de chute libre est rectiligne uniformément
accélèré.

Physique 7ème Année Secondaire 59


Equations horaires :
Le repère d'espaces lié au référentiel d'étude : :
  x = 0   V0x = 0
• Conditions initiales : OG  0 et V0 
y0 = 0  V0y = 0
• Étude dynamique.
- Bilan des forces : la balle est soumise à son poids .
- La RFD (Théorème du centre d'inertie):
     
∑ Fext = ma ⇔ P= ma ⇒ a= g

l
na
  ax =0   Vx =0   x=0
a  V OG  1 2
 ay = - g  Vy = - gt  y= - 2 gt

io

Nous tirons de ces équations la relation indépendante du temps :

at
V 2 =-2gy avec h= -y on obtient:V 2 =2gh

N
4-2- Mouvement d’un mobile dans le champ de pesanteur terrestre
4-2-1-Mobile glissant sur un plan incliné (avec frottement)
4-2-1-1-Nature du mouvement :
e
qu
On se propose d’étudier un mobile de centre
gi

d’inertie G en translation rectiligne qui descend sur


une piste faisant un angle α avec le plan horizontal :
go

f   Vx =(gsinα- f )t
da


ax =gsinα-
⇒ m ⇒ V m
ay =0  Vy =0

 
ut

- Le mouvement suivant l'axe Ox est rectiligne uniformément varié.


it

- Il n’ya pas de mouvement suivant l'axe Oy.


st

Remarque : En l’absence de frottement : f=0 a= gsin α


In

4-2.1.2 -Expression de R
     
∑ Fext= ma ⇔ P + Rn + f= ma
Par projection sur yy’, on obtient la réaction normale:
−mgcos α + Rn = 0 ⇔ Rn = mgcos α
:R
La valeur de la réaction R dévient alors= 2 +f2
Rn

Physique 7ème Année Secondaire 60


Remarque: En l’absence de frottement := R mgcos α
Remarque : on peut retrouver la nature du mouvement en appliquant le théorème de l’énergie
cinétique.

1 1
∆EC = ∑ W ⇔ mV 2 − mV02 = W + W + W
F 2 2 P Rn f
1 1 1
⇔ mV 2 − = mV02 mgxsin α − fx ⇔ m(V 2 =− V 2 ) x(mgsin α − f )
2 2 2 0
Dérivons cette équation par rapport au temps :
dV dx f
mV
= (mgsin α − f ) ⇔
= mVa V(mgsin α − f ) ⇒=a gsin α −

l
dt dt m

na
4-2.2 - Mouvement d’un projectile
4-2.2.1- Etude du mouvement

io
Un solide de masse m et de
centre d’inertie G est lancé à une date

at
choisie comme origine des dates d’un
point O.

N

Le vecteur vitesse initiale V 0
faisant l’angle α avec l’horizontale.
La seule force appliquée au

e
qu
projectile est le poids P . En
négligeant les forces de frottements
dues à l’air, la relation fondamentale
gi

de la dynamique permet d’écrire


go


L’accélération étant constante,
da

on déduit que le mouvement ne dépend pas de la masse du solide mais uniquement des conditions
initiales.

Conditions initiales
 x =
a = 0 V = V .cos α 0
  x  
 0x 0   0
a ay = − g ;V  V = V .sin α et OG  y = 0
ut

 0 
0y 0 0 
0
az = 0 V = 0  z 0 = 0
it

 0z
st

Ecrivons les coordonnées des vecteurs accélération, vitesse et position à un instant t


quelconque :
In

 x=V .cosα.t
  ax =0   Vx =V0 .cosα   0
a  V OG  1 2
 ay = - g  Vy = - gt+V0 .sinα  y= - gt +V .sinα.t
 2 0
- Le mouvement suivant l'axe Ox est rectiligne uniforme.
- Le mouvement suivant l'axe Oy est rectiligne uniformément varié.
- Le mouvement de G est contenu dans le plan (x'x, y'y) appelé plan de tir. C’est-à-dire dans

le plan vertical qui contient le vecteur V 0 , puisque il n’ya pas de mouvement suivant l’axe
0z .

Physique 7ème Année Secondaire 61


4-2.2.2- Equation de la trajectoire
L’équation cartésienne de la trajectoire est la relation entre x et y
On élimine le temps t pour trouver la relation entre x et y : y = f (x).
x
A partir de l’équation x on tire le temps t, on obtient : t = on remplace t par
V .cos α
0
g
l’expression précédente dans l’équation de y et on obtient ; y =
− x2 + [Link] α
2
2V .cos α 2
0
Cette équation, de la forme y=Ax2 + Bx, est
celle d’une parabole d’axe verticale

l
na
La trajectoire de G est une parabole tangente en

O au vecteur vitesse V 0 .

io
S est son sommet. Elle est symétrique par

at
rapport à la verticale de S. La distance OP est la
portée du tir.

N
Remarque : Les chutes réelles dans l’air
e
Les résultats précédents concernent les chutes libres, ils sont modifiés pour des chutes dans
qu
l’air où la résistance de l’air intervient. Celle-ci est une fonction croissante de la vitesse et
elle est importante lorsque le projectile est lancé avec une grande vitesse
La figure suivante présente, pour un projectile la trajectoire théorique et la trajectoire réelle
gi

compte tenu de la résistance de l’air.


go
da

ut

On voit que les deux courbes sont très différentes, la trajectoire réelle n’est pas parabolique
et la portée réelle du tir est nettement inférieure à la portée théorique.
it
st

4-2.2.3 -Caractéristiques de la trajectoire


4-[Link]- la portée :
In

C’est l’abscisse du point P d’ordonnée nulle c'est-à-dire dans le même plan horizontal que O.
On va calculer la distance OP appelée portée horizontale. En conséquence il faut trouver l'abscisse
du point P tel que yP=0
g
− x2 + [Link] α =0
2
2V .cos α 2
0
g
⇔ x( − x + tan α) =0
2V 2 .cos α 2
0
Physique 7ème Année Secondaire 62
Deux solutions :
- xP=0 à rejeter
- L'expression littérale générale de la portée est alors :
2V 2 .cos α.sin α V 2 .sin 2α
= x = 0 0
P g g
Remarque : Valeur de l'angle : Pour que la portée horizontale soit maximale il faut que :
sin 2 α = 1 ⇒ α = 45 °

4-[Link]- La flèche :
C’est l’ordonnée du point S, sommet de la parabole.

l
na
En ce point, le vecteur vitesse est horizontal , donc sa composante verticale
Vy est nulle. Soit Vy= (dy/dt) =0.
V .sinα
A partir de l’équation précédente, on tire l’expression t= 0

io
et on remplace t par son
g

at
V 2 .sin2 α
expression dans l’équation horaire y , on obtient l’expression yS déjà trouvée : y = 0
S

N
2g
Remarque: La flèche est maximale, pour V0 fixée, si sin2 α = 1 soit α=π/2

e
C'est-à-dire si le tir est vertical.
dy
qu
Remarque : autre méthode : au ponit S : ( ) =0
dx S
g
−x + tan α =0
gi

2V .cos α S
2 2
0
go

V 2 .cos α.tan α V 2 .sin α.cos α


=x =0 0
S
da

g g
V 2 .sin2 α
En remplaçant xS dans l’équation de la trajectoire, on obtient : y = 0

S 2g
4-2.3 -Mouvement d’un satellite autour de la terre
4-2.3.1- Rappel : loi de Newton
ut


Entre deux masses ponctuelles M et m existent des forces d’interaction gravitationnelles F et
   GmM  GmM
it

F ' données par la relation : F =− F' =− u avec F = F' =


r2 r2
st
In


F
: Force exercée par M sur m
F ' : Force exercée par m sur M
r : distance entre les centres d’inerties des deux masses
u : Vecteur unitaire
G : constante de gravitation universelle de valeur 6, 67 x 10-11SI

Physique 7ème Année Secondaire 63


Expression de g en fonction de l’altitude:
On admettra que la relation précédente reste applicable à tout corps homogène et présentant
une symétrie sphérique.
On suppose que la terre répond à ces conditions. Tout corps situé à l’altitude h subit une
 GmM 
force d’attraction exercée par la terre : F = − u avec r=R+h
r2
R : rayon de la terre
M : masse de la terre
m : masse du corps
Compte tenu du fait que la force d’attraction exercée par la terre sur le corps est son poids
   GM 
P = mg , on peut donc écrire : g = − 2 u

l
r

na

( g champ de gravitation terrestre)
GM

io
Au niveau du sol : h =0 g =
0 R2

at
GM R2 R2
A l’altitude h : g = d’où
= g g= g .
r2 0 r2 0 2

N
( R + h)
4-2.3.2 -Etude du mouvement

e
On considère un satellite de masse m qui gravite autour de la terre suivant une trajectoire
qu
circulaire à l’altitude h 
La seule le force appliquée au satellite est la force d’attraction gravitationnelle F dirigée
suivant la normale à la trajectoire au point considéré :
gi

• Nature du mouvement : 
 
En appliquant la R.F.D : ΣF = ma F = ma
go

ext ⇔
En projetant sur la tangente on obtient :
at = 0 ⇒ v = cte ⇒ mouvement uniforme
da

En projetant sur la normale on obtient an=F /m avec


F=GMm/r2 et an=v2/r ⇒ r=GM/V2 =cte ⇒ trajectoire est

circulaire ⇔m.c.u

• Expression de la vitesse orbitale


GM GM
ut

an=v2/r et an=F /m ⇒ V = =
r R +h
it

Un satellite en orbite circulaire a un mouvement uniforme dont la vitesse est indépendante


st

de sa masse.
In

• Autre expression de V
GM g0 g0
Compte tenu de l’expression g = , on a V = R =R
0 R 2
r R +h

• Période du satellite T
C’ est le temps mis par le satellite pour effectuer un tour.
3
d r3 ( R + h)
Distance parcourue d= 2π(R+h) or d= VT ⇔ T = = 2π = 2π
V GM GM
Physique 7ème Année Secondaire 64
• Autre expression de T
3
GM 2π r 3 2π ( R + h )
Compte tenu de l’expression g = on a T = =
0 R2 R g0 R g0

Remarque: Tous les satellites évoluant sur une orbite déterminée ont la même période de
révolution .

4-2.3.3- Satellite géostationnaire


Un satellite géostationnaire est un satellite fixe dans le référentiel terrestre. Cela impose qu’il
évolue dans le plan de l’équateur terrestre et dans le même sens de rotation de la terre.

l
na
Sa période est égale à la période T0 de révolution de la terre autour d’elle même, telle que :
T0=1jour sidéral =86140S
Un satellite ne peut-être géostationnaire qu’à une altitude bien déterminée H. Calculons cette

io
altitude correspondant à T0 .
3 3 2 2

at
2π ( R + H ) 2 4π2 ( R + H ) 3 T0 .R .g0
T = ⇔T = . ⇒ (R + H) =
0 R g 0 R2 g 4π2

N
0 0
T2 .R 2 .g
⇔H= 0 3
2 e
0 -R
qu

Application numérique :R=6370Km ;g0=9.8m /S2 H≈36000km
Un satellite géostationnaire évolue en orbite circulaire à une altitude voisine de 36000km
gi

4-2.3.4- Energie mécanique d’un satellite dans le champ de gravitation


go

terrestre
4-[Link] -Energie cinétique
da

Dans le repère géocentrique , le satellite de masse m décrit une trajectoire circulaire de rayon r
à la vitesse V autour du centre de la terre de masse M

1 2 or V 2 GM GmM
=
L’énergie cinétique du satellite est Ec mV
= = soit Ec
2 r 2r

4-[Link]- Energie potentielle de pesanteur du système terre-satellite


ut

Supposons que le satellite passe de l’orbite de rayon r1 à la date t1 à l’orbite de rayon r2 à la


date t2 .
it


La force de gravitation F appliquée au satellite effectue
st

un travail entre ces deux instants dont l’expression ne peut-être


obtenue qu’en recherchant d’abord celle du travail élémentaire
In

dW de la force
 au cours du déplacement élémentaire de
vecteur dr
  GmM
dW = [Link] ⇒ dW = − [Link] = − dr
r2
GmM
or dW =
−dE ⇒ ∫ dE = dr
P P ∫ r2
GmM
E =− + cte
P r

Physique 7ème Année Secondaire 65


L’énergie potentielle de pesanteur est définie à une constante prés :
GmM
• Si l’origine de l’énergie est choisie à l’infini E 0 ⇔ cte =
= 0 d'où E =−
P∞ P r
• Si l’origine de l’énergie est choisie à la surface de la terre :
GmM GmM GmM
E =0 ⇔ cte = d'où E = − +
P( R ) r P r R
GmM GmM GmM
En conclusion=
: Em E= P + EC − =− ou
2r r 2r
GmM GmM GmM GmM GmM
= Em E= P + EC − + = − +
2r r R 2r R

l
na
4-3- Mouvement d’une particule chargée dans un champ électrique
uniforme

io
4-3.1- Rappel : champ électrique uniforme

at
On obtient un champ électrique uniforme en appliquant une tension constante U entre deux
plaques planes et parallèles.

N
On constitue ainsi un condensateur plan, chargé.


e
- Le vecteur champ électrique E est perpendiculaire
aux plaques, dirigé de la plaque positive vers la
qu
U
plaque négative et d’intensité E =
d
gi

E : en (v /m)
U : en (v) d en (m)
go

- Une charge électrique q placée en tout point


 de ce

champ est soumise à une force électrique F = qE

da

- Caractéristique de F : 
* Direction : parallèle àE
* Sens: même sens que E si q> 0 et de sens opposé si q < 0

* Intensité :F = q F = q E avec Fen ( N ) q en (C) E en (V / m )

4-3.2-Etude du mouvement
ut

On considéré une particule portant une charge électrique q de masse m et pénétrant dans un
champ électrique uniforme avec une vitesse
it

 
V 0 perpendiculaire à E
st

 : longueur des plaques


In

d : distance entre les plaques


D : distance normale entre l’écran et le
point de sortie des plaques.

• Conditions initiales :
  x0 = 0   V0x = V0
OG  et V 
 y 0 = 0 0 V = 0
 0y

Physique 7ème Année Secondaire 66


• Le poids de la particule est négligeable devant la force électrique :
 
 F qE
a =
⇒=
m m
- Le
 vecteur accélération d’une particule de charge q et de masse m dans un champ électrique
E uniforme est un vecteur constant. 
On obtient les coordonnées du vecteur vitesse V par intégration des coordonnées du vecteur
accélération.
 V =V t  x=V .t
 ax =0   x 0   0
a  qE V  qE OG  qE
a y =  Vy = t  y= t²
m

l
  m  2m

na
Remarque : Z=0 la trajectoire du mouvement est plane.

io
• Trajectoire

at
il suffit d’éliminer le temps t pour trouver la relation entre x et y : y = f (x).
x

N
A partir de l’équation x on tire le temps t, on obtient : t =
V
0
on remplace t par l’expression précédente dans l’équation de y et on obtient ;
y=
qE
e
x2 si 0 ≤ x ≤ 
qu
2mV 2
0
La trajectoire de G est une portion de
gi

parabole contenue dans un plan vertical


go


contenant le vecteur vitesse V 0 .
da

La particule chargée est déviée selon une


trajectoire parabolique par le champ électrique

uniforme.
si q <0 yS est négatif , la déviation s’effectue vers A
si q >0 yS est positif , la déviation s’effectue vers B
it ut

• Durée du passage entre les plaques :


st

xS
Lorsque la particule est au point de sortie S : xs= =V0tS, t S =
V
0
In

• Coordonnée du point de sortie S :


L’abscisse du point S: xs =
L’équation de la trajectoire donne l’ordonnée de S
qE 2 qE
yS = xS soit : yS = 2
2mV02 2mV02

Physique 7ème Année Secondaire 67


• Caractéristiques

du vecteur
vitesse V à la sortie des
S
plaques :

V = V
  Sx 0
V  qE qE
S = V = t
Sy m S mV
 0
2
 qE 
V2 + 

l
V
= 

na
S 0  mV 
 0

io
• La déviation angulaire 
électrique

at
Le vecteur vitesse V S est tangent à la trajectoire au point S et fait avec l’axe Ox l’angle α
V
Sy qE

N
appelé déviation électrique et tel que tan
= α =
V 2
Sx mV0

e tan α  =
Autre méthode pour le calcul de la déviation électrique : =
 dy 

qE
qu
 dx S mV 2
0
Remarque: On peut utiliser le théorème de l’ énergie cinétique pour calculer V
S
gi

1 1 U U
∆EC= ∑ W ⇔ mVS2 − mV02= qUOS or E = AB = OS ⇒ U OS = Ey S
go

F 2 2 d yS
2
qE
da

 qE 
⇔ avec yS =  2 soit=
VS V02 +  
2mV02  mV0 

4-3.3- Nature  mouvement à la sotie du condensateur : (x > )


 du
∑F = 0
La particule peut être considérée comme
ut

un système isolé son mouvement devient


rectiligne et uniforme (La masse de la particule
it

étant très faible, l’influence du poids ne


st

provoque qu’une incurvation négligeable de la


trajectoire).
In

La particule continue à l’extérieur des


plaques son mouvement en ligne droite à la
vitesse Vs.
• Les coordonnés du point d’impact I
sur l’écran :
 xI = l + D
I l’expression de yI étant yI = NH + HI
yI

Physique 7ème Année Secondaire 68


qE qE qE
 2 et HI=[Link]α=D.

avec NH = yS = = d’où y I (D + )
2mV02 mV 2 mV 2 2
0 0
y1 : représente la déviation sur l’écran : elle est proportionnelle à E donc à UAB
.
Remarque : L’ordonnée du point I est la déviation linéaire(déplacement du spot sur l’écran)

4-4 - Oscillateur mécanique


4-4.1- Définition

l
Un oscillateur mécanique est tout système animé d’un mouvement périodique.

na
Exemples:

io
- pendule élastique horizontal
- pendule élastique vertical

at
-
4-4.2- Le pendule élastique horizontal

N
4-4.2.1 -Description
Un solide S de masse m coulisse sans

e
frottement le long d’une tige horizontal. On
qu
écarte le solide S vers la droite et on le lâche.
Il se met à osciller autour du point O :
on a constitué un oscillateur mécanique. 
gi

Considérons une position du solide S en mouvement, son abscisse est x, sur l’axe (O, i) :
cela veut dire que l’allongement du ressort vaut également x.
go

4-4.2.2- Nature du mouvement


   
da

 
∑ F = ma ⇔ P + T + R = ma

En projetant suivant l’axe (O, i) :

K x = 0 ⇔ x"+ K x =0 ⇔ x"+ ω2 x =0
-T = ma ⇔ -kx = ma ⇒ a + m m
C’est l’équation différentielle du second ordre sans second membre caractéristique du
=
mouvement rectiligne sinusoïdal et qui admet comme solution x xm cos(ωt + ϕ)
ut

x m : amplitude du mouvement (valeur maximale de x)


it

K
ω: pulsation (en rad/ s) ω = m
st

ϕ : phase initiale (à t = 0) (en rad )


In


On en déduit la période du mouvement T= = 2π m (T en seconde).
ω K

Physique 7ème Année Secondaire 69


4-4.2.3- Courbe représentative de x(t)

=
La solution de l’équation étant x xm cos(ωt + ϕ)
Considérons la solution la plus simple: x = xmcos ωt
La représentation graphique est une sinusoïde de période T

4-4.2.4 -Etude énergétique

l
na
4-[Link]- Expression de l’énergie mécanique
Em =Ec + Epp + Epe Soit= Em 1 mV 2 + 1 Kx2
 2 2

io
0
(L’origine de l’énergie potentielle de pesanteur étant choisie sur le plan horizontal passant par

at
la position d'équilibre.)

N
Montrons que Em est constante :
=
Comme x xm cos(ωt + ϕ) et V = − xm ω sin(ωt + ϕ)
e 2 ω2 sin2 (ωt + ϕ) + 1 Kx2 cos2 (ωt + ϕ)
: Em 1 mxm
qu
L’énergie mécanique serait = m
2 2

(
2 cos2 (ωt + ϕ) + sin2 (ωt + ϕ)
=K , Em 1 Kxm
Compte tenu de ω2= )
gi

m 2
go

1 Kx2 ⇔ Em=cte
⇔ Em =
2 m
da

L’énergie Em de l’oscillateur est constante : le système est conservatif


 Ec  ⇒ EPe
Em

= cte ⇔ 
 Ec  ⇒ EPe
 Ec = 0

• Si x = ± xm  1 2
ut

 EPemax = Kxm
 2
it

 1 2
 Ecmax = mVmax
st

• Si x = 0  2
E
 Pe = 0
In

La valeur de l’énergie mécanique peut s’exprimer sous les formes :

1 1 1 2 1
Em = mV 2 + Kx2 = Kxmax 2
= mVmax
2 2 2 2

La nature du mouvement peut être déterminée par la méthode énergétique

Physique 7ème Année Secondaire 70


1 1
Em
= mV 2 + Kx2
2 2
dEm dV dx
= mV + Kx
dt dt dt
⇒=0 mVa + KxV ⇔= 0 V(ma + Kx)
K
a+ x = 0 ⇒ m.r.s
m

4-[Link]- Représentation graphiques des énergies:

l
na
io
at
N
e
qu
4-4.3 -Pendule élastique vertical
gi

4-4.3.1-Etude dynamique
• Description
go

Le ressort précèdent est disposé


verticalement. Initialement il n’est pas tendu. On
da

lui accroche le solide S de masse m et l’ensemble


est en équilibre l’allongement du ressort prend la


valeur x0 .
On écarte alors le solide S vers le bas et on
ut

le lâche.
it

Il effectue des oscillations autour de la


st

position d’équilibre.
In

• Condition d’équilibre   
 
A l’équilibre : ∑ Fext = 0 ⇔ P + T = 0
0 0 0 ; Kx0 = mg
P T=
=
• Etude du mouvement
   

F
∑ ext = ma ⇔ P + T = ma

Physique 7ème Année Secondaire 71


P=mg
Projections suivant x’x : P-T=ma or T=K(x+x 0 )
a=x"
mg − K(x0 + x)= mx" ⇔ mg − Kx0 − Kx= mx"

0
⇔ Kx + mx" = 0⇔

K
x"+ x=
0 m.r.s donc x=xmcos(ωt+ϕ)

l
m

na
4-4.3.2 -Etude énergétique

io
4-[Link] -Expression de Em
Em =Ec + Epp + Epe

at
N
L’origine des EPP est choisie au plan horizontal passant par la position d’équilibre :

1 1
mV 2 ; Epp = K(x + xO )2
Ec =
2 e −mgx et Epe =
2
qu
1 1
= Em mV 2 + K(x + xO )2 − mgx
2 2
gi

1 1
= mV 2 + K(x2 + 2x.x0 + x2 ) − mgx
Em
2 2 0
go

1 1 1
Em = mV 2 + Kx2 + Kx2 + x(Kx0 − mg)
2 
 2  2 0   
da

1 Kx2 0
2 m
1 2 1 2

= Em Kx + Kx
2 m 2 0

Donc : Em=cste L’ énergie mécanique du pendule élastique vertical est conservée.


ut

4-[Link]- Nature du mouvement par la méthode énergétique


it

1 1
Em= mV 2 + K(x + x0 )2 − mgx
st

2 2
dEm dV dx dx
In

= mV + K(x0 + x) − mg
dt dt dt dt
0 = mVa + K(x0 + x)V − mgV
0= V(ma + Kx + Kx0 − mg)

0
⇒ ma + Kx =0

Physique 7ème Année Secondaire 72


K
a+ x=
0 m.r.s
m

L'essentiel
- Un système est un ensemble de points matériels .
- Un système peut être déformable ou indéformable .
- Une force intérieure est une force exercée par une partie du système sur une autre partie de
ce système.

l
na
- Un force extérieure est une force exercée par l'extérieur sur le système .
- L'ensemble des forces appliquées à un point matériel de masse m provoque une variation de

io
 
sa vitesse : ∑F = ma
,la relation est appelée relation fondamentale de la

at
dynamique.

N
- Cas d'un solide qui glisse avec frottement sur un plan incliné faisant un angle α avec
l'horizontale :

e f
qu
=
- Nature du mouvement: a g sin α −
m ( m.r.u.v).
gi

=
- Expression de R: R (mg cos α ) 2 + f 2
go

- Si f =0: a = gsin α et R= mgcos α


da

Cas d'un projectile :


gx 2
Equation de la trajectoire: Y =
− + xtg α
2V 02 cos 2 α
ut

La portée : C'est la distance entre le point de tir O du projectile et son point de chute P sur le
it

plan horizontal.
st

V 0 2 sin 2α
x =
In

p
g

La flèche : Elle correspond à la hauteur maximale atteinte par le projectile au dessus du plan

V 0 2 sin 2 α
horizontal (ordonnée du sommet S de la trajectoire). Y S =
2g

-Mouvement d'un satellite au tour de la terre :

Physique 7ème Année Secondaire 73


GM
Expression de g en fonction de l'altitude: g =
r2

GM
Au niveau du sol : g 0 =
R 2

g 0R 2 g 0R 2
Relation entre g et g=
0 : g =
r2 (R + h ) 2

at =0 ⇔ V =cte : m .u

l
Nature du mouvement:  GM ⇔ m .c .u

na
=r V= 2
cte : m .c

io
GM g0
Expression
= de V: V = oubienV R
r r

at
r3 2π r3
Expression de T: T

N
= π
2= oubienT
GM R g0

e
-Satellite géostationnaire: c'est un satellite qui évolue dans le plan de l'équateur terrestre et
dans le même sens de rotation de la terre ;la période du satellite géostationnaire est égale à celle de
qu
la terre .
- Energie mécanique d'un satellite :
gi

1 GmM
Energie cinétique : E= mV 2
⇔ E=
go

C C
2 2r

Energie potentiel de pesanteur:


da

GmM
* Si l'origine est choisie à l'infini : EP = −
r

GmM GmM
* Si l'origine est choisie à la surface de la terre : E P =
− +
r R

GmM GmM GmM


Expression de l'énergie mécanique : E m = − ou bien E m =
− +
ut

2r 2r R
it

- Mouvement d'une particule chargée dans un champ électrique uniforme.


-
st

qEx 2
Equation de la trajectoire : Y =
In

2mV 02

qEl 2
Coordonnées du point de sortie S: xs =l ; Y S =
2mV 02

qEl 2
de Vs: V S
Expression= ( ) +V 02
mV 0

Physique 7ème Année Secondaire 74


dy qEl
Déviation angulaire électrique: tg α= ( )S ⇔ tg α=
dx mV 02


 
a = 0
Nature du mouvement à la sortie du champ : ∑ F =0 ⇔   ⇔ m .r .u
V = cte

x I = l + D

Coordonnées du point d'impact I sur l'écran:  qE l
= Y I 2
(D + )
 mV 0 2

l
na
- Oscillateur mécanique:
Le pendule élastique horizontal:

io
Kx
* Equation différentielle: x "+ =0 ⇔ x "+ ω 2 x =0 : m .r .s

at
m

x x m cos(ωt + ϕ )

N
=
* équation horaire:

e
* Période du mouvement: T=
ω
or ω=
K
m
⇒ T= 2π
m
K
qu
1 1 1
* Energie mécanique: E=
m mV 2
+ Kx 2
⇔ E=
m Kx m 2
gi

2 2 2

Le pendule élastique vertical:


go

* Condition d'équilibre :mg = Kx0


da

Kx
* Equation différentielle: x "+ =0 ⇔ x "+ ω 2 x =0 : m .r .s
m

1 1 1 1
* Energie mécanique: E=
m mV 2 + K (x 0 + x ) 2 − mgx ⇔ E=
m Kx m 2 + Kx 0 2
2 2 2 2
it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 75


Exercices

Exercice 1
On lance un solide S de masse m=400g à partir d’un
point A avec la vitesse VA=4m/s sur un plan AB incliné d’un
angle α=30°. On prendra g=10m/s² ; AB=0,7m
1- On néglige les frottements sur AB.
1.1- Donner l’expression de l’accélération du solide S et

l
calculer sa valeur.

na
1.2 -Calculer la vitesse au point B.
1.3- Calculer le temps mis entre A et B. 

io
2 - On considère que les frottements sur AB équivalent à une force f tangente à la trajectoire et
de sens opposé au mouvement. Le solide S arrive au point B avec la vitesse VB=2m/s.

at
2.1- Déterminer la valeur de la force de frottement.
2.2- Déterminer la valeur de la réaction R exercée par le plan AB sur le solide.

N
3- Le solide quitte le plan incliné AB au point B avec la vitesse VB=2m/s et effectue un
mouvement aérien pour tomber au point C.
 
3.1- Ecrire dans le repère (O; i ; j) l’équation de la trajectoire du saut entre B et C.
e
3.2- Déterminer les coordonnées du sommet de la trajectoire du saut.
qu
3.3- Déterminer les coordonnées du point C et en déduire la valeur de la distance BC.
gi

Exercice 2 :
Un mobile de masse m=0,8kg se trouvant sur une table horizontale est soumis à une force
go

constante et parallèle au support de valeur F=1N.


Les forces
da

de
frottements
équivalent à

une force constante f parallèle à la vitesse et de sens opposé. On enregistre les positions successives
du mobile toutes les 60ms (voir l’enregistrement).
1 -Déterminer la vitesse du mobile aux points : A1 ; A2 ; A3 ; A4 ; A5 et A6. Donner les résultats
ut

sous forme d’un tableau.


2- On choisit comme origine des temps l’instant de passage du mobile par le point A0.
it

Représenter graphiquement la vitesse en fonction du temps.


On donne l’échelle : 1cm→60ms et 1cm→0.12m/s
st


3 -Déterminer la valeur de la force f en utilisant la relation fondamentale de la dynamique.

In

4 -Déterminer la valeur de cette force f en utilisant le théorème de l’énergie mécanique entre


les points A1 et A6.
Exercice 3
Un solide S de masse m=200g se déplace sur une piste ABC, constituée d’une partie rectiligne
et horizontale AB =1,6m et d’une partie curviligne BC
de centre O et de rayon r=0,7m. 
Le solide quitte le point A sans vitesse initiale sous l’action d’une force constante F qui ne
s’exerce qu’entre A et B (figure 1).

Physique 7ème Année Secondaire 76


On enregistre à des intervalles de temps réguliers τ =20ms les positions occupées par le
solide et on obtient l’enregistrement de la figure 2 ci-contre :
1.1 -Déterminer la nature du mouvement et calculer la
valeur expérimentale de son accélération.

1.2- Sachant que la valeur de la force F est F=2N dire
est ce que le mouvement se fait sans frottement ou avec
frottement. Déterminer la valeur de la réaction exercée
par la piste sur le solide ainsi que l’angle β qu’elle fait
avec la verticale. (fig1)
1.3- Calculer la valeur de la vitesse au point B.
2 -Le solide continue son mouvement sans frottement

l
sur la partie curviligne BC.

na
2.1- Déterminer les
caractéristiques de la
vitesse au point C.

io
2.2 -Calculer la valeur de la
Fig2

at
réaction R C qu’exerce la
piste sur le solide au point C 

N
3 -Le solide quitte la piste au point C avec la vitesse VC et effectue un mouvement aérien avant
d’atterrir au point D.  

e
3.1- Déterminer l’équation de la trajectoire dans le repère (O, i, j ) .
qu
3.2- déterminer les coordonnées des points le plus haut et le plus bas de la trajectoire.

Exercice 4
gi
go

Les forces de frottements ne s’exercent qu’entre B et D .On prendra g = 10m / s 2


Un mobile de masse m = 500g se déplace sur le trajet ayant la forme donnée par la fig1.
da

Le mobile commence sa
course au sommet A de la partie
rectiligne AC qui fait un angle

α= 60° avec la verticale et arrive au


point B avec la
vitesse VB = 10m / s .
ut

1 -Entre les points B et


C s’exerce une force de Fig. 1

it

frottement f1 qui ralentit le


st

mouvement. Déterminer l’intensité de cette force f1 pour que le mobile arrive en C avec
une vitesse de valeur double de VB .
In

2 -Déterminer la valeur de la vitesse au point D si la force de frottement s’exerçant sur la


partie horizontale CD représente le sixième du poids du mobile.
3- Le mobile aborde alors la partie DE qui fait un angle β= 10° avec l’horizontale.
Déterminer la longueur l de cette partie pour que le mobile arrive en E avec une vitesse
pratiquement nulle.
4 -Arrivé au point E le mobile glisse sans frottement sur le quart du cercle EF de rayon r et
de centre O situé sur la même horizontale CDF .

Physique 7ème Année Secondaire 77


 
4.1 -La position du mobile est repérée par l’angle θ=(OF , OM) . Exprimer la vitesse au point
M en fonction de θ, l, β et g
4.2 - Exprimer en fonction de θ, m et g la valeur de la réaction de la piste sur le mobile au
point M .

Exercice 5
Un mobile de masse m remonte le long de la ligne de plus grande pente d’un plan AO incliné
d’un angle α par rapport à la verticale. Ce mobile est lancé à partir du point A avec la vitesse
initiale VA=6m/s. L’enregistrement du mouvement du centre d’inertie a été déclenché à une date
que l’on prend comme origine des dates.
Le tableau suivant donne les abscisses x du centre d’inertie sur sa trajectoire en fonction du

l
na
temps :
t(s) 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7

io
x(m) 0 0,57 1,08 1,53 1,92 2,25 2,52 2.73

at
1 - Calculer les valeurs des vitesses aux dates t=0,1s ; 0,2s ; 0,3s ; 0,4s.
2 - Calculer les accélérations du mobile aux dates 0,2s ; 0,3s.

N
En déduire la nature du mouvement.
3- On suppose que les frottements sont négligeables. Etablir

e
l’expression de l’accélération du mobile et en déduire la
valeur de l’angle α .
qu
4- En fait la mesure direct de α donne60°. Fig1
Donner alors la valeur de la réaction R exercée sur le mobile.
gi

5- Arrivé avec la vitesse V0=0,6m/s au point O, situé à la


hauteur h au dessus du sol, le mobile continue son mouvement dans le vide.
go

5.1- Ecrire dans le repère(O,x ,y) l’équation de la trajectoire du mouvement à partir du point
O.
5.2- Calculer la vitesse au sommet S de la trajectoire.
da

5.3- Calculer la hauteur maximale atteinte par le mobile au dessus du sol ainsi que l’abscisse
du point B de chute. On prendra m =200g ; h=1,5m et g = 10m/s²
Exercice 6

On lance un solide S de masse m=100g avec une vitesse initiale V0 à partir du point O
origine des abscisses de l’axe XX’ confondu avec la ligne de plus grande pente d’un plan OA
incliné d’un angle α par rapport à l’horizontale.
ut

Un dispositif permet de mesurer les vitesses V à différentes


positions d’abscisses x lors du mouvement du solide.
it

1 -La courbe représente les variations V2=f(x) lorsque les


st

frottements sont négligeables.


1.1 -Etudier le mouvement du solide S sur le plan OA.
In

1.2- Ecrire la relation théorique liant V² et l’abscisse x.


1.3 -En utilisant la courbe, en déduire :
1.3.1- La valeur de l’angle α.
1.3.2- La valeur de la vitesse initiale V0.
2 -Les frottements équivalent à une force constante et opposée
au sens du mouvement.
2.1 -Etablir la nouvelle expression de l’accélération a’ du
centre d’inertie du mobile

Physique 7ème Année Secondaire 78


2.2- Calculer l’intensité de la force de frottement sachant que l’énergie cinétique du solide est
0,2j quand il parcourt la distance x=OA=0,4m.
3- Arrivé au point A, le mobile continue son mouvement dans le vide.
3.1 -Ecrire dans le repère (B ; x ; y) l’équation de la trajectoire du mouvement du mobile à
partir du point A.
3.2 -Calculer les coordonnées du point C de chute.

Exercice 7
Un skieur de masse m = 80kg est mis en mouvement, à partir de
sa position de repos en O à l’aide d’un câble, sur une piste inclinée d’un
angle α = 30° par rapport à l’horizontale. La tension du câble est

l
représentée par une force F dont la droite d’action est parallèle à la

na
ligne de plus grande pente (fig1). Fig1

Les frottements exercés par la piste sur le skieur sont équivalents à une force f de valeur

io
constante et de sens opposé au déplacement. Lorsqu’il atteint la position A d’abscisse
xA = 100m, le câble casse ; l’énergie cinétique du skieur s’annule alors en C d’abscisse

at
xC =120m.
Un dispositif de mesure approprié permet de tracer le diagramme de

N
l’énergie cinétique EC du skieur en fonction de l’abscisse x de son centre
d’inertie par rapport au repère x’x d’origine O (fig2).
1.1 - Enoncer le théorème de l’énergie cinétique.

e
1.2 - En appliquant le théorème de l’énergie cinétique au système
qu
{skieur} :
1.2.1- Donner l’expression de l’énergie cinétique EC en fonction de
x, m, g, f, F et α, dans l’intervalle [0 ; 100m]. Fig2
gi

1.2.2- Donner l’expression de cette énergie cinétique E' en fonction de x, m, g, f et α, dans


C
go

l’intervalle [100m ; 120m].


1.3- En déduire les valeurs de f et F.
da

2 -Une fois arrivée en C, préciser en le justifiant que le skieurse maintient en équilibre.


Déterminer alors les caractéristiques de la réaction totale R exercée par la piste sur le
skieur au point C.

3- En appliquant le théorème de l’énergie mécanique au système {skieur+terre} déterminer la


valeur EPP (O) de l’énergie potentielle de pesanteur au point O.
Exercice 8
ut

On étudie le mouvement d’un solide S sur une piste, constituée d’une


partie rectiligne AB=  et d’une partie BC représentant la moitié
it

d’un cercle de centre O et de rayon r fig 1.


st

On exerce
 entre A et B sur le solide S, qui était au repos en A, une
force F horizontale d’intensité constante.
In

1 -Déterminer la nature du mouvement entre A et B et exprimer


en fonction de F,  et m la vitesse VB du solide au point B Fig 1
2 -Déterminer enfonction

 de F, , m, r, g et θ l’expression de la vitesse au point M défini par
l’angle θ = (OB;OM) .
3-Déterminer en fonction de F,  , m, r, g et θ l’expression de la réaction R au point M.
Calculer la valeur minimale Fm de F qui permet que S atteigne le point C.

Physique 7ème Année Secondaire 79


4 -On donne à F la valeur F0=7/3 N.

4.1- Déterminer l’angle θ0 = (OB;OD) qui permet de
déterminer la position du point D où le solide S perd
contact avec la piste. Calculer la vitesse VD en ce
point D.
4.2- Etablir dans le repère (D ; x ;y) de la fig 2 l’équation
de la trajectoire du solide S. Fig 2
4.3 Calculer l’abscisse du point I d’impact du solide S sur le plan horizontal AB.

Exercice 9
1- Un faisceau d’électrons est émis dans le vide avec une vitesse initiale négligeable par une

l
na
cathode C et est accéléré par une tension U0 appliquée entre l’anode A et la cathode C . La
plaque de l’anode est percée d’un trou O1 comme l’indique la fig.
a- Exprimer littéralement la vitesse V1 des électrons lorsqu’ils traversent le trou O1 et

io
calculer leur vitesse pour U0 =1000V.
b- Quelle est la nature de leur mouvement après la

at
traversée de O1 ?
2- Les électrons pénètrent en suite au point O entre les

N
armatures P1 et P2 d’un condensateur plan de
longueur l et distantes de d. La tension entre les

e
armatures est UP1P2 = + 100V.
a- Quelle est la vitesse V0 des électrons à leur entrée dans le condensateur ?
qu
b- Etudier le mouvement des électrons dans le condensateur plan et en déduire  
l’équation de la trajectoire des électrons On raisonnera dans le repère (O, i , j) .
gi

Représenter sur un schéma la trajectoire des électrons. Vont-ils pouvoir atteindre


l’écran E sans toucher l’une des plaques P1,P2 ?
go

3- A la sortie du condensateur, le faisceau d’électrons arrive sur un écran fluorescent noté E


de centre O’, situé à la distance L du point M milieu de OO.
Soit I le pt d’impact de ce faisceau sur l’écran. Quelle est la déviation O’I du spot sur
da

l’écran ? A.N: q = -e = - 1,6.10-19 C ;m = 9,1.10-31 kg ; d =2 cm ; l = 6 cm et L = 12 cm.

Exercice 10

La cathode C d’un oscilloscope émet des électrons


dont la vitesse à la sortie du métal est négligeable. Ces
électrons traversent ensuite une anode P, en un point O1.
ut

1- On établit une tension U0 = VP – VC


a- Déterminer l’expression de la vitesse v0 des
it

électrons à leur passage en O1.


st

A .N :U0=1000V.
b- Quelle est la nature du mouvement des électrons après P.
In

2- Les électrons constituant un faisceau homocinétique, pénètrent au point O entre les


armatures horizontales A et B d’un condensateur plan. Les armatures distantes de d ont une
longueur l .
On établit entre ses armatures une tension UAB. On étudie le mouvement entre AB.
Déterminer l’expression de la trajectoire dans le repère(O,x,y).
Exprimer la condition que doit vérifier UAB pour que les électrons sortent du condensateur.
On donne d= 2cm, l = 10cm. Faire l’A.N
3 - Le faisceau arrive ensuite sur un écran fluorescent E situé à la distance L =20cm du centre
de symétrie I du condensateur.
Montrer que le faisceau forme un point lumineux (spot) O2 au centre de l’écran quand

Physique 7ème Année Secondaire 80


UAB = 0 et déterminer le déplacement Y = O2M du spot sur l’écran quand
UAB =200V.

Exercice 11
Les ions 40Ca2+ quittent la chambre d’ionisation au point O1 sans

vitesse initiale grâce à un champ électrique E existant entre deux
0
plaques P et Q telle que U0=UPQ=500V. 
1.1- Déterminer le sens du champ E régnant entre P et Q et
0
calculer sa valeur si d0=5cm.
1.2- Calculer la vitesse V des ions lorsqu’ils arrivent en O’.

l
0

na
2- Sachant qu’il n’existe aucun champ entre O’ et O, déterminer la nature du mouvement des
ions entre ces deux points.

io
3 -Les ions pénètrent au point O dans un autre champ électrique E crée entre deux plaques P1
et P2 distantes de d et de longueur l chacune.

at
3.1- Trouver l’équation de la trajectoire dans le repère (O ; x ; y) et préciser sa nature.
3.2- Déterminer les coordonnées du point de sortie S.

N

3.3- Déterminer l’instant d’arrivée au point S et calculer les composantes du vecteur V et en
S
déduire l’angle α que fait ce vecteur avec l’horizontale.

e
e =1, 6.10-19C; l=10cm; mP=1,67.10-27kg ; E=103V/m.
qu
Exercice 12
Des électrons sont émis avec une vitesse initiale négligeable par un filament F chauffé.
gi

1- On établit une tension U1 = VP - VF entre le filament F et une plaque P disposée



go

parallèlement à celui-ci. Il en résulte un champ électrostatique uniforme E1 régnant


entre F et P. 
da

Les électrons arrivent alors en P avec une vitesse V 0 de


module V0 = 0, 53.108 m/s (voir schéma).
Préciser le signe de U1 et calculer sa valeur.

On donne : e = 1, 6.10-19 C ;m = 9,1.10-31 kg .


2- La plaque P a un trou qui laisse passer les électrons.
On dispose deux plaques P1et P2 perpendiculairement au
ut

plan
 xOy (voir schéma). Les électrons pénètrent entre les plaques en O animés de la vitesse
it

V 0 parallèle à Ox.
On applique entre P1 et P2 une tension U = VP - VP = 300V et on donne l =6cm et
st

2
2 1
d=1,5cm.
In

2.1- Déterminer l’équation de la trajectoire du mouvement d’un électron entre P1 et P2.


2.2- Quelle est la déviation linéaire AB des électrons à la sortie des plaques ? Quelle est la
valeur de la déviation angulaire α ?
2.3- Trouver la nature du mouvement d’un électron après B et déterminer l’équation de sa
trajectoire.
2.4- Calculer les coordonnées du point d’impact des électrons sur l’écran E parallèle à (Oy) et
placé à 46cm de A.

Physique 7ème Année Secondaire 81


Exercice 13
1- Dans un tube sous vide un électron est émis sans vitesse initiale par une
cathode C et est accéléré par une tension U positive appliquée entre la
cathode C et une plaque P.
Calculer l’énergie cinétique de l’électron
 à son arrivée sur la plaque P. En
déduire la valeur de sa vitesse V0 à son arrivée sur la plaque P.

2- L’électron pénètre en O avec la vitesse V0 dans l’espace séparant
les armatures A et B d’un condensateur plan.
Soit d la longueur de ces armatures, l leur écartement, D la distance du
centre I du condensateur à un écran fluorescent E et U’ la tension entre les

l
armatures A et B.

na

2.1- La vitesse est contenue dans le plan(O,i,j) et fait un angle α
avec Ox comme l’indique la figure. Etablir l’équation de la trajectoire de l’électron

io
entre les armatures A et B.
2.2- Etablir la relation qui doit lier l’angle α avec les grandeurs U, U’, d et l pour que

at
l’électron passe par le point S. Calculer alors la valeur correspondante  de l’angleα. 
3 -L’électron pénètre maintenant dans le condensateur avec une vitesse V0 parallèle à i

N
de même sens. Un écran vertical est placé à 20cm du point d’intersection I entre la
tangente et l’axe Ox. Calculer la déviation yM sur l’écran.

e
U=1000V;U’=120V;q= -e = -1,6.10-19C;m = 9,1.10-31 kg ;d =6 cm ;l = 2 cm ;D = 30 cm
qu
Exercice 14
gi

On dispose d’un appareil permettant de produire les


ions 42+
He dans le vide.
go

2
Les ions qui sortent d’un trou T sans vitesse initiale sont
accélérés par une ddp
U0= VA-VC appliquée entre 2 plaques verticales A et C distantes de d0.
da

1 -Donner l’expression de la vitesse des ions au point de sortie S.


2 -A leur sortie de S, les ions se déplacent suivant l’axe xx’ pour pénétrer dans un champ

électrique crée entre deux plaques P1 et P2 entre lesquelles existe une ddp U. La
longueur des plaques est l et leur distance est d.
2.1- Expliquer pourquoi la vitesse V0 au point O est égale à la vitesse VS.
2.2 -Etudier le mouvement entre les plaques P1 et P2 et calculer la distance DE.
ut

3- On suppose que les ions après leur sortie par la position E, heurtent au point I un écran
vertical distant des plaques de L.
it

3.1-Préciser la relation qui lieV0etUpour que les ions sortent sans toucher la plaque P1.
st

3.2 -Calculer l’angle que fait le vecteur vitesse au point E avec l’horizontale.
3.3 -Déterminer les coordonnées du point d’impact I.
In

d=d0=10cm, l=20cm, L=50cm; U0 = 500V, U = 100V, e =1.6.10-19C, m=6, 68.10-27kg.

Exercice15
On applique une différence de potentielle
U=V-V=101V
AC entre une cathode C et une anode A. Un
faisceau d’électrons est émis sans vitesse initiale par la

cathode et pénètre au point O dans le champ électrique E .

Physique 7ème Année Secondaire 82


Ce champ est dû à un condensateur plan constitué de deux planques P1 et P2 parallèles
distantes de d=4cm de longueur chacune l=4cm entre lesquelles existe une ddp U1=VP1-Vp2 =20V .
L’écran E est placé à L=52cm du point O situé au milieu de la distance séparant les deux plaques.
1 - Calculer la valeur de sa vitesse V0 à son arrivée au point O.
2 - Etablir l’équation de la trajectoire de l’électron entre les armatures P1 et P2.
3 - Trouver l’équation de la trajectoire de l’électron après sa sortie du champ et calculer la
déviation δ de l’électron sur l’écran.

Exercice 16
Un pendule élastique horizontal est constitué d’un ressort à
spires non jointives de raideur K=16N/m et d’un solide S de masse

l
na
m=40g.
Le pendule peut osciller librement sans amortissement ni frottement.
A l’instant t=0, on lance le solide à partir de sa position d’équilibre avec une vitesse suivant

io
l’axe horizontal x’x de valeur égale 1,4m/s ; le mouvement du solide S est reporté au repère (O, i)

at
et la position du centre d’inertie G du solide à une date t est repérée par son abscisse x tel
 
que OG = xi .

N
1 -Déterminer l’équation différentielle du mouvement du solide S.
2 -Déterminer l’expression de l’énergie mécanique du système (solide, ressort) à une date t

e
quelconque. Déduire l’équation différentielle.
3 -Ecrire l’équation horaire du mouvement.
qu
4- Trouver maintenant la valeur de son énergie mécanique.
5 -Donner l’expression des instants de passage par la position d’abscisse
x= -3,5cm.
gi

6 -En quelles abscisses l’énergie cinétique EC est égale à deux fois l’énergie potentielle EP
go

(EC = 2EP) du même système.

Exercice 17
da

On utilise un ressort à spires non jointives et on supposera sa masse négligeable.


1-On accroche verticalement une de ces deux extrémités à un point fixe et on accroche à
son autre extrémité une masse m = 250 g. Son allongement est alors ∆l = 10 cm.

Calculer la raideur k de ce ressort.


2 -Le ressort est maintenant utilisé comme indiqué sur le schéma ci-dessous.
Son extrémité fixe est solidaire d’un point P
ut

tandis qu’un mobile (S), de centre d’inertie G et de


masse m = 250g, est lié à son autre extrémité.
it

A l’équilibre, G coïncide avec l’origine O de l’axe Ox donné par la direction du ressort dont
l’allongement est nul.
st

a- Le mobile (S) étant en mouvement suivant l’axe Ox, faire l’inventaire des forces qui
agissent sur (S) à un instant t quelconque et les représenter sur la figure.
In

b- Etablir l’équation différentielle qui régit le mouvement du centre d’inertie G.


c -Déduire l’expression de la pulsation propre ωo de cet oscillateur et de sa période
propre To.
3 -On tire le mobile parallèlement à l’axe Ox, dans le sens positif, d’une longueur de 10cm
puis on lui communique, à l’instant t = 0, la vitesse V0 = 1m/s.
a - Déterminer l’équation horaire du mouvement de (S) et la vitesse V(t) du solide à un
instant t quelconque.
b -Déduire la valeur de la vitesse maximale et préciser le lieu où elle est atteinte.

Physique 7ème Année Secondaire 83


c- Exprimer l’énergie mécanique de cet oscillateur et montrer qu’elle est constante. On
prendra l’énergie potentielle du ressort nulle lorsque son allongement est nulle.
d- Retrouver la valeur maximale de la vitesse du mobile en utilisant le principe de la
conservation de l’énergie mécanique.

Exercice 18
Un solide S, supposé ponctuel de masse m=200g
glisse le long de la ligne de plus grande pente d’un plan
incliné d’un angle α par rapport à la verticale.
On donne : cosα=0,4 ; sinα=0,91 ; g=10m/s².
On abandonne le solide S sans vitesse initiale à

l
l’instant t=0 au point A (voir figure).

na
1 - En supposant les frottements négligeables calculer :
1.1 -L’accélération a du solide S.
1.2- La vitesse VB de solide S au point B sachant que la distance AB=2m.

io
- Le temps mis par le solide S pour parcourir la distance AB.
2- On considère que les frottements ne sont pas négligeables et équivalent à une force

at

constante F parallèle à la ligne de plus grande pente et de sens contraire au déplacement.

N
La vitesse du solide au cours de sa descente de A à B atteint au point B la valeur VB=3m/s.

- Calculer le travail de F .

- Déduire l’intensité de F .
e 
- Représenter sur un schéma la réaction R du plan incliné sur le solide S puis calculer son
qu
intensité.
3 - Les frottements sont de nouveau négligeables. Le solide S aborde la piste BCOE avec une
gi

vitesse initiale VB=3m/s (voir figure). La portion BC est curviligne et CE est horizontal. La
différence de niveau séparant les plans horizontaux passant par O et B est h’=0,35m. Au
go

point O, le solide S heurte l’extrémité libre d’un ressort à spires non jointives, de raideur
K=160N/m et y reste coller. L’autre extrémité est fixée au point E. On considère l’énergie
potentielle de pesanteur nulle au point O.
da

3.1 -Calculer la vitesse au point O.


3.2- Calculer l’énergie mécanique du système {ressort+solide} au point O.
3.3 -A un instant t quelconque après le choc du solide avec le ressort, la vitesse de S est V et

le raccourcissement du ressort est x. Donner l’expression de l’énergie mécanique du


système {ressort+ solide S}. Pour quelles valeurs de x les énergies cinétique et potentielle
sont-elles égales. (L’énergie mécanique est conservée.).
ut

.
Exercice19
it

On dispose d’un ressort de masse négligeable et de constante de raideur K=10N/m ; placé à


st

l’intérieur d’un tube vertical.


Son extrémité inférieure est fixée au sol. Sur l’autre extrémité, on fixe un solide pouvant
In

glisser sans frottement à l’intérieur du tube. Le solide de dimensions négligeables a une masse m.
Le ressort se raccourcit alors de b.
1- Déterminer l’expression de la compression b du ressort lorsque le solide est en équilibre.

Physique 7ème Année Secondaire 84


2- On écarte le solide de sa position
d’équilibre de x0 à l’origine des dates.
3 -Un dispositif approprié permet d’enregistrer
les variations de l’élongation x du solide.
a- Déterminer, à partir du graphe,
l’équation horaire du mouvement du
solide
b- Calculer la masse m du solide et déduire
la compression b
c- Montrer que la valeur V de la vitesse est
donnée par la relation :
V =ω (xm2 –x2) ;en déduire la valeur de V si x=0,5cm
2 2

l
na
Exercice 20
Un pendule élastique est constitué d’un solide S de

io
masse m et d’un ressort de raideur K. La figure donne les
variations des énergies mécanique E et potentielle EP du

at
système (solide, ressort, terre) en fonction de l’abscisse

x du
centre d’inertie G du solide dans le repère (O, i) . La position

N
d’équilibre du solide coïncide avec l’origine O du repère et
le plan horizontal passant par O est pris comme plan de

e
référence de l’énergie potentielle de pesanteur du système.
1- Trouver l’équation différentielle du mouvement.
qu
2 - Etablir l’expression de l’énergie potentielle du
système en fonction de K, x et x0 où x0 est l’allongement à l’équilibre.
3 -L’énergie mécanique est-elle conservée au cours des oscillations?
gi

4 -Trouver l’expression de l’énergie mécanique du système en fonction de K, xm et x0 où xm


go

est l’amplitude des oscillations.


5 -En se basant sur la courbe. Déterminer l’amplitude, la raideur K du ressort et son
allongement initial x0.
da

6 .a- Montrer que l’énergie cinétique EC du solide peut être exprimée en fonction de K, xm et
x.
b- Quelle est sa valeur pour x=0 et x= -2cm.

c- Tracer dans le même repère d’axes l’allure de la courbe EC=f(x).


7- Sachant que la période est T=0,2πs ; déterminer les vitesses du pendule en x=1cm.
Exercice 21
ut

On considère un satellite S de la terre de masse m ayant une orbite


circulaire de rayon r dont le centre O est confondu avec le centre de la terre.
it

1 -Donner les caractéristiques de la force de gravitation exercée sur ce


st

satellite.
2- Montrer que le mouvement du satellite est uniforme.
In

3 -Trouver l’expression de la vitesse du satellite en fonction de


l’accélération de la pesanteur g0 au sol, du rayon R de la terre et du
rayon r de l’orbite puis en fonction de la constante de gravitation G,de la masse M de la
terre et du rayon r.
4 -Ce satellite est géostationnaire :
4.1- Préciser le plan de l’orbite.
4.2- A quelle altitude est placé ce satellite.
4.3 -Calculer sa vitesse angulaire et en déduire sa vitesse linéaire.
4.4 -Calculer la masse M de la terre.
A.N : R=6400km;G=6,67.10-11 S.I et g0=9,8m/s².
Physique 7ème Année Secondaire 85
Exercice 22
Dans cet exercice, les mouvements étudiés sont rapportés à des repères galiléens. Les mobiles
étudiés présentent une répartition à symétrie sphérique. Donnée : G = 6,67.10-11 S.I.
1 -Dans un repère, on étudie deux satellites A et B : On suppose que la
masse MA du mobile A est très grande devant celle m du mobile B.
Le mobile B tourne autour de A considéré comme étant fixe
(voir fig 1).
1.1- Montrer que le mouvement de B autour de A est un mouvement
circulaire uniforme.
1.2 -Etablir la relation qui lie la vitesse V du centre d’inertie de B, le
rayon r de l’orbite, la masse MA de A et la constante de gravitation

l
universelle G. Fig 1

na
1.3- Soit T la période de B autour de A ; Exprimer V en fonction de T
r3
et r , en déduire la relation = kM A et donner l’expression de k en fonction de G.

io
T2
2 -Un satellite artificiel tourne autour de la terre (dont la masse MT =5,98.1024kg) dans une

at
orbite de rayon r = 42,3 .103km.
2.1 -Calculer la période de ce satellite artificiel. Comment appelle-t-on ce type de satellite,

N
s’il tourne dans le plan de l’équateur et dans le même sens de rotation de la terre?
2.2-Tous les satellites se trouvant sur cette orbite ont-ils la même vitesse ? La même
masse ? Justifier.
e
3- Sachant que la terre décrit autour du soleil en 365,25 jours une orbite de rayon
qu
r’=1,496.108km. Calculer la masse MS du soleil.

Exercice 23
gi

Un satellite artificiel de masse m=200kg tourne autour de la terre sur une orbite circulaire de
go

rayon r.
1.1- Calculer la vitesse V1 de ce satellite en fonction de r, de la masse M de la terre et de la
constante de gravitation G . A.N : r=7000km ;
da

G=6,67.10-11 N.m 2 /kg 2 et M=6.1024 kg .


GmM
- GmM

1.2- L’énergie potentielle du système satellite -terre étant Ep = où R


R r
est le rayon de la terre ; donner l’expression de l’énergie mécanique de ce système en
fonction de G, m, M, r et R .La calculer. On donne: R=6400km .
ut

1.3 - Calculer l’énergie à fournir à ce satellite pour qu’il passe de l’orbite de rayon r à une
autre de rayon r'=7100km .
it

2 - On considère que la terre est un point matériel qui tourne autour du soleil de masse
st

M'=2.1030 kg sur une orbite circulaire de rayon r =1,5.108 Km .


2.1- Exprimer la vitesse angulaire ω et la période T du mouvement de la terre.
In

T2
2.2- Exprimer le rapport en fonction de G et M ' .
r3
2.3- Calculer T . Cette valeur est-elle vraisemblable ?

Physique 7ème Année Secondaire 86


Exercice 24
Passionné d'astronomie, un élève a collecté sur le réseau Internet de nombreuses informations
concernant les satellites artificiels terrestres. Il met en œuvre ses connaissances de physique pour les
vérifier et les approfondir.
Dans tout l'exercice, on notera :
Masse de la Terre : MT (répartition de masse à symétrie sphérique de centre O)
Rayon de la Terre : RT ; Masse du satellite étudié : mS ; Altitude du satellite étudié : h
Constante de gravitation universelle : G
1- Le premier satellite artificiel.
Si la possibilité théorique de mettre un satellite sur orbite autour de la Terre fut signalée en
1687 par Isaac Newton, il a fallu attendre le 4 octobre 1957 pour voir le lancement du premier
satellite artificiel, Spoutnik 1, par les soviétiques.

l
na
1.1- Exprimer vectoriellement la force exercée par la Terre sur Spoutnik 1, supposé
ponctuel, et la représenter sur un schéma.
1.2- L'étude se fait dans un référentiel géocentrique considéré comme galiléen.

io
En appliquant la deuxième loi de Newton établir l'expression vectorielle de
l'accélération du satellite.

at
2 - Les satellites artificiels à orbites circulaires.
Le télescope spatial Hubble, qui a permis de nombreuses découvertes en astronomie depuis

N
son lancement en 1990, est en orbite circulaire à 600 km d'altitude et il effectue un tour complet de
la Terre en 100 minutes.

e
2.1- Etude du mouvement du satellite Hubble dans un référentiel géocentrique
2.1.1- En reprenant les résultats de la partie 1, montrer sans calcul que le mouvement
qu
circulaire de Hubble est uniforme.
2.1.2- Exprimer littéralement sa vitesse en fonction des grandeurs MT, RT, h et G.
gi

2.1.3- Exprimer la période T de son mouvement en fonction des grandeurs précédentes puis
retrouver la troisième loi de Kepler appliquée à ce mouvement circulaire.
go

2.2- Cas d'un satellite géostationnaire


Les satellites météorologiques comme Météosat sont des appareils d'observation
géostationnaires.
da

2.2.1. Qu'appelle-t-on satellite géostationnaire ?


2.2.2- On propose trois trajectoires hypothétiques de satellite en mouvement circulaire
uniforme autour de la Terre ;

it ut
st
In

a- Montrer que, seule, l'une de ces deux trajectoires est incompatible avec les lois de la
mécanique.
b- Quelle est la seule trajectoire qui peut correspondre au satellite géostationnaire ?
Justifier la réponse.

Physique 7ème Année Secondaire 87


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 89


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 90


l
na
io
at
N
e
qu
Objectifs
gi
go

* Connaître les sources du champ magnétique


da

* Réaliser un spectre magnétique


* Dégager les caractéristiques du champ magnétique crée dans un

solénoïde
* Maîtriser les règles mnémotechniques de détermination du sens du
champ magnétique crée dans un solénoïde
ut

* Pouvoir faire la composition de deux champs magnétiques


it
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 91


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 92


1-Les aimants
1.1-Définition :

Un aimant est un objet qui a la propriété d’attirer


les petits matériaux en fer (clous, aiguilles etc.)

Un aimant naturel est une pierre présentant cette


propriété. D’ailleurs le terme de "magnétisme" vient du nom de
l'île grecque de Magnésie où l'on trouve la magnétite, oxyde de

l
fer (Fe3O4) qui est une forme d'aimant naturel. Ce minerai de

na
fer ayant la propriété d'attirer les objets en fer ou en acier.

Un aimant artificiel peut être réalisé facilement en frottant (toujours dans le même sens) des

io
barreaux en acier contre un autre aimant naturel.

at
Cette opération s’appelle l'aimantation ; sa persistance dépend de la durée et de la force de
frottement.

N
1.2-Les types d’aimants :
e
La forme habituelle des aimants est celle d'un barreau droit, d'une aiguille de boussole ou d'un
qu
fer à cheval (aimant en U) mais beaucoup d'autres formes se rencontrent comme les aimants
cylindriques de haut-parleurs, par exemple.
gi

Types d’aimants
barreau aimanté droit Aiguille aimantée aimant en U
go
da

1.3-Les pôles d'un aimant :


ut

Une aiguille aimantée, mobile autour d’un axe vertical qui est placée dans une région
it

d’espace ne contenant ni aimant, ni circuit électrique ni masse ferreuse s'oriente, de telle façon que
st

l'une des ses extrémités pointe vers le nord alors que l’autre pointe vers le sud. Il en est de même si
on suspend un barreau aimanté.
In

Un aimant possède une dissymétrie ; il possède deux pôles :


- son extrémité dirigée naturellement vers le nord est appelée pôle nord N
(généralement de couleur rouge ou noir pour le distinguer du pôle sud)
- son extrémité dirigée naturellement vers le sud est appelée pôle sud S.

Physique 7ème Année Secondaire 93


1.3.1- L'aimant brisé :
On constate que si l'on vient à briser en deux un aimant ayant un pôle sud et un pôle nord,
chacune des parties obtenues aura un pôle sud et un pôle nord. Cette expérience peut-être
renouvelée jusqu'à ce que l'on se trouve en présence de la
particule minimale de l'aimant originel ("aimant
élémentaire") qui, elle aussi, aura son pôle nord et son
pôle sud.
Couper un aimant en deux revient donc à fabriquer deux aimants plus petits.
L'aimantation est une propriété microscopique de la matière. En effet chaque atome se
comporte comme une petite boucle de courant. Dans la matière non aimantée, ces boucles
s'orientent au hasard et compensent ainsi leurs effets magnétiques. Dans la matière aimantée ces
boucles de courant sont orientées dans une position déterminée et leurs effets s'ajoutent.

l
na
Il est donc impossible de séparer un pôle nord d'un pôle sud.

io
at
1.3.2-Interaction entre aimants :

N
Un aimant peut attirer un autre aimant. Toutefois
cette attraction entre deux aimants ne s'exerce qu'entre

e
deux pôles de noms contraires : un pôle sud attire un
qu
pôle nord et réciproquement. Par contre deux pôles de
même noms se repoussent.
gi
go
da

Deux pôles de nature contraire Deux pôles de même nature se


s'attirent. repoussent.

2 -Champ magnétique :
2.1 -Mise en évidence du champ magnétique :
ut

Si l'on place un aimant à proximité d'une aiguille aimantée, on constate


it

que:
st

• L'aiguille prend une nouvelle direction.


In

• L'aiguille oriente son pôle nord vers le pôle sud de l'aimant.


• L'aiguille est attirée "plus ou moins fortement" selon sa position et la
nature de l'aimant..
L'aimant provoque une modification des propriétés de l'espace environnant
(mouvement de particules chargées, aiguille aimantée). On dit que cet espace est le siège d'un
champ magnétique.

Physique 7ème Année Secondaire 94


2.2- Vecteur champ magnétique :

Au voisinage de l’aimant l’aiguille aimantée prend différentes orientations selon l’endroit où


elle est placée.

l
Le champ magnétique en un point M de l'espace

na
est une grandeur vectorielle, notée , il se
caractérise donc en son point d'application par

io
une direction, un sens et une norme B.

at
• Direction: droite SN indiquée par une aiguille aimantée en ce point.
• Sens: Celui allant du pôle sud S au pôle nord N de l'aiguille aimantée.

N
• Norme: à mesurer à l'aide d'un Teslamètre ou à calculer.
• Unité: T ( Tesla)

e
qu
gi

REMARQUE : L'aiguille aimantée est un véritable détecteur de champ magnétique:


go

- En l’absence de tout autre champ que le champ magnétique terrestre l’aiguille


aimantée indique la direction nord-sud appelée méridien magnétique.
da

- Superposition de champs magnétiques : D’une manière générale l’aiguille indique la


résultante des champs qu’elle subit.


ut


Soient deux aimants notés 1 et 2. Soit B1 le champ magnétique créé

it

par l'aimant 1 en un point M et soit1 B 2 le champ magnétique créé par


st

l'aimant 2 en ce même point M.


In

Le champ résultant est égal


 à la
 somme
 vectorielle des champs créés
par chaque source au point M. B= B1 + B 2 .

Physique 7ème Année Secondaire 95


2.3 -Les bobines :
Une bobine est constituée par un fil électrique enroulé régulièrement sur un cylindre de
section généralement circulaire. Les extrémités du fil constituent les deux bornes d’une bobine et
les extrémités du cylindre ses deux faces.
Une bobine est caractérisée par sa longueur , son rayon r et
le nombre de ses spires N.
- Si r >>, la bobine est dite plate ; elle est caractérisée par r
et N (Fig 1).

l
na
Fig. 1
-Si r <<  la bobine est un solénoïde « infini » caractérisé par

io
le nombre de spires par unité de longueur n=N/ (Fig 2).

at
N
Fig. 2

e
3 - Autres sources de champ magnétique :
qu
3.1- Champ magnétique terrestre :
gi

Une aiguille aimantée mobile autour d’un axe vertical placée loin de tout autre aimant, de tout
go

circuit électrique et de toute masse ferreuse s'oriente dans la direction géographique Nord-Sud. Cet
axe Sud-Nord est appelé le méridien magnétique.
da

L’aiguille est ainsi astreinte à occuper cette


position parce qu’elle est soumise à un champ
magnétique appelé champ magnétique terrestre.

Le champ magnétique terrestre peut-être


considéré comme le champ créé par un « grand aimant
ut

droit » placé au centre de la terre (en réalité, la


it

magnétosphère est déformée par le vent solaire).


st

La distribution générale du champ terrestre


In

rappelle celle qui serait due à un aimant situé au centre de la Terre, disposé suivant un diamètre ne
coïncidant pas exactement avec la ligne des pôles terrestres.

Physique 7ème Année Secondaire 96


Le champ magnétique terrestre est la
résultante de deux composantes :
• : composante horizontale du
champ magnétique terrestre au
point M.
• : composante verticale du champ
magnétique terrestre au point M.
  
B BH + BV
• =

3.2 - Champ magnétique crée par un courant :

l
na
io
Si le courant n’est pas établi dans le circuit, l’aiguille

at
aimantée s’oriente suivant le champ magnétique terrestre. On
place alors le fil parallèlement à l’aiguille.

N
e
qu
Lorsqu’on établit le courant dans le fil, on constate que
gi

l’aiguille dévie preuve qu’elle a subit un nouveau champ


go

magnétique.
da

Un fil parcouru par un courant


électrique se comporte comme un aimant. Il


crée un champ magnétique .Le courant
parcourant le circuit électrique crée un champ
ut

magnétique propre qui vient modifier


it

localement le champ magnétique total. Le


st

vecteur champ magnétique crée par un


In

courant dépend de l’intensité de ce courant et


de son sens mais aussi de la forme du circuit.

Le courant étant un déplacement de charges électriques ; c’est une source de


champ magnétique,

Physique 7ème Année Secondaire 97


Le champ magnétique est une nouvelle propriété de l’espace environnant un
circuit électrique. Cette propriété est de nature vectorielle.

Remarque :
• Une bobine (ou un solénoïde) traversée par un courant se comporte comme un aimant. Elle
crée un champ magnétique.
• La bobine(ou le solénoïde) parcourue par un courant présente une face nord et une face
sud qui s'inversent si on change le sens du courant.
• La face Nord est la face devant laquelle on se place pour voir circuler le courant dans le

l
sens trigonométrique.

na
• La face Sud est la face devant laquelle on se place pour voir circuler le courant dans le sens
contraire du sens trigonométrique.

io

Pour reconnaître les faces, on peut utiliser la règle illustrée par le schéma suivant :

at
N
e
qu
Comme pour les aimants, les faces de même noms se repoussent et les faces de noms
différents s'attirent. C’est le champ magnétique qui est responsable de ces interactions.
gi

4- Spectres magnétiques :
go

4.1 -Mise en évidence :


Si l'on saupoudre de limaille de fer un aimant sur lequel nous avons
da

disposé une feuille, on constate que les grains se disposent de façon bien
précise suivant des lignes appelées lignes de champ. L’ensemble des

lignes constituent le spectre magnétique.

4.2 -Exemples de spectres magnétiques :


ut

4.2.1-Spectre d’un barreau aimanté :


it

Ces lignes existent dans tout l'espace entourant l'aimant et non pas simplement sur le plan
st

formé par la feuille.


In

La ligne de champ est une courbe tangente en tout point


au vecteur . De plus, si l'on place une boussole dans cette
zone de lignes de champ nous nous apercevons qu'elles sont
orientées.

Physique 7ème Année Secondaire 98


Par convention nous dirons que ces
lignes de champ sortent par le pôle nord pour
entrer par le pôle sud. Nous supposerons
également que chaque ligne de champ se
referme à l'intérieur de l'aimant de façon à
compléter une boucle.
L'ensemble de ces lignes de champ représenté sur un plan est communément appelé :
Spectre magnétique.

l
na
io
4.2.2- Spectre d’un aimant en U :

at
En procedant de la même manière que pour l’aimant

N
droit, on réalise le spectre de l’aimant en U.

e
Les ligne de champ sont parallèles entre les branches de
l’aimant, on dit que le champ est [Link] champ
qu
magnétique est plus intense près des pôles.
gi
go

4.2.3- Spectre d’une bobine :


da

On procède comme pour les aimants pour réaliser des spectres pour les bobines :

ut

Cas d’un solénoïde


Cas d’une bobine plate
it
st

Les lignes de champ entrent dans les bobines par la face Sud et sortent par la face Nord.
In

Leurs sens est donné à partir du sens du courant par des règles mnémotechniques.

Le spectre magnétique donne la topographie d’un champ magnétique.

La forme du spectre dépend de la nature de la source du champ. L’orientation des

lignes de champ est déterminée à l’aide d’une aiguille aimantée.

Physique 7ème Année Secondaire 99


5- Champ magnétique crée au centre d’un solénoïde :

- Les lignes de champ sont parallèles (les vecteurs champs sont colinéaires et de même
sens) pas très proche des extrémités.
- Le champ magnétique conserve la même valeur.
D'après les deux remarques précédentes, nous pouvons affirmer que:

Dans un solénoïde long, le vecteur champ magnétique est constant.


On dit que le champ magnétique est uniforme à l’intérieur du solénoïde.

l
na
io
at
N
e
qu
Les caractéristiques du champ magnétique à l’intérieur du solénoïde :

Direction : parallèle à l’axe du solénoïde


gi

Intensité :
go

• B est proportionnel à l'intensité I du courant qui circule dans le


da

solénoïde.

• B est proportionnel à (nombre de spires par mètre du

solénoïde).
ut

• B est indépendant du rayon et de la longueur du solénoïde.


it

On en déduit B = k.n.I.
st

On montre que k = µo =4π 10-7S.I. (Perméabilité magnétique du


In

vide), d'où:
µ[Link]

Physique 7ème Année Secondaire 100


Sens :Il dirigé de la face sud vers la face nord

Ce sens peut être obtenu par l’une des règles mnémotechniques suivantes :
L’observateur d’Ampère : Un bonhomme d'Ampère placé sur une spire du solénoïde, le

l
courant entrant par ses pieds et sortant par sa tête, indique le sens du champ magnétique par son

na
bras gauche lorsqu'il regarde le centre de la spire.
Règle de la main droite : On place la main droite sur une spire de telle manière que le

io
courant sort par les bouts des doigts que la paume soit tournée vers le centre de la spire alors le

at

pouce indique le sens B

N
Application :
Une petite aiguille aimantée tournant librement autour d'un axe vertical est placée au centre O

e
d'un long solénoïde. L'axe xx' du solénoïde est initialement perpendiculaire à l'aiguille aimantée.
qu
On fait passer un courant d'intensité constante I= 0,5 A dans le solénoïde
(n= 100 spires/mètre).
gi

1 -Déterminer le champ crée au centre du solénoïde.


2 -Déterminer l'angle α dont tourne l'aiguille aimantée.( composante horizontale du champ
go

terrestre 2 10-5 T)
da

Solution :

1 - Le vecteur champ crée par la bobine en son centre :


- direction : colinéaire à l'axe du solénoïde
ut

- sens : donné par la règle de l'observateur d'Ampère


- norme : 4π. 10-7 .n.I = 4.3,14 10-7 .
it
st

100.0,5 =6,28. 10-5 T.


In

2 - L’aiguille aimantée s’oriente suivant la

somme vectorielle des champs magnétiques.

tan α = 6,28. 10-5 / 2 10-5 = 3,14 d'où tanα= 63,4 °.

Physique 7ème Année Secondaire 101


L’essentiel
Un aimant possède deux pôles un pôle nord N et un pôle sud S.
Deux pôles de noms différents s’attirent alors que deux pôles de même noms se repoussent
Un champ magnétique est crée soit par un aimant ou un courant ou la terre. 
Le spectre magnétique donne la topographie du champ magnétique B B
, le vecteur est
 
tangent aux lignes de champ le sens de B est donné par le bipoint SN d’une petite aiguille
aimantée

La valeur de la composante horizontale du champ magnétique terrestre h


B  2.10−5 T
Un solénoïde est analogue à un aimant droit. Les deux extrémités ou faces se comportent

l
comme les pôles de l’aimant. Les lignes de champ entrent par la face Sud et sortent par la face

na
Nord. A l’intérieur du solénoïde le champ est uniforme et son intensité est donnée par la relation
B=µ0nI

io
 La règle du « bonhomme d’Ampère » ou de la main droite permettent de lier le sens
de B au sens du courant.

at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 102


Exercices

Exercice 1 :

1- Représenter le spectre de l'aimant représenté


ci-contre.
2- On place au point A un capteur de champ
magnétique, de sensibilité : 20mV / mT. Celui-

l
ci indique 227mV.

na
a)- Calculer l'intensité du champ magnétique

io
au point A.
b)- Tracer le vecteur champ magnétique en ce point.

at
N
Exercice 2 :
1- Tracer le spectre de l'aimant en U entre les deux pôles.

e
2- Orienter les lignes de champ.
qu
3- Identifier les pôles de cet aimant.

4- Quelle propriété possède le vecteur B dans cette région de
gi

l'espace champ magnétique? Comment appelle-t-on un tel champ.


go

Exercice 3 :
Deux aimants droits A1 et A2 sont
da

placés sur l'axe x'x.


Chacun d'eux crée au point M


situé à égale distance des deux sources,
un champ magnétique de 20mT.
ut

1- Représenter le vecteur champ


it

magnétique en M, lorsque
st

les deux pôles en regard sont de même nom.


In

2- Même question lorsque les deux pôles sont de noms différents.


3- On remplace l'aimant A2 par une bobine [Link] désire qu'au point M le champ résultant ait
une norme égale à 60mT. Quelle doit être la norme du champ magnétique créé par la
bobine? ( Deux cas sont envisageables).Pour chaque cas, quel est le sens du courant
dans la bobine.

Physique 7ème Année Secondaire 103


Exercice 4 :

1- On considère le solénoïde schématisé ci-


contre, M A et B sont des points de l'axe, A
et B peuvent également désigner la face qui
les contient. Répondre par vrai ou faux :
1.1 Le vecteur champ magnétique en M est dirigé de B vers A
1.2 La face A est une face Sud

l
1.3 Le vecteur champ magnétique en M est dirigé de A vers B

na
1.4 La face B est une face Nord
2 -Le solénoïde de la question précédente est parcouru par un courant de 10 A, il compte

io
500 spires et sa longueur est de 50 cm, quelle est la valeur de B en M ?

at
N
Exercice 5 :

e
Un solénoïde AC comporte N spires. Sa longueur est l et le rayon moyen des spires est r.
qu
Un courant continu d’intensité I circule de A vers C. Représenter le solénoïde et le sens de
parcours du courant. Donner les caractéristiques du champ magnétique à l’intérieur du solénoïde et
gi

le représenter. On donne : N=500spires ; l=30cm ; I=2A.


go

Exercice 6 :
da

Une aiguille aimantée est placée au point M de la


figure ci-dessous. Son extrémité « nord » est orientée vers

le pôle sud d’un aimant n°1. Le champ mesuré au point M


crée par l’aimant est égal à B1 = 3,5 mT.
Dans le plan de la figure est placé un autre aimant
ut

n°2. L’aiguille aimantée dévie et forme un angle égal à


A= 35°.
it

1-Pourquoi dans cet exercice peut-on négliger la


st

composante horizontale du champ magnétique


terrestre.
In

2-Trouver le pôle « nord » de l’aimant n°2. Justifier votre réponse


3-Calculer la valeur du champ magnétique B2 crée par l’aimant n°2 au point M. En déduire la
valeur du champ résultant BM au point M.

Exercice 7 :

Une bobine longue de 20 cm, dont l’axe est perpendiculaire au plan du méridien magnétique
terrestre, est formée de 2000 spires jointives.

Physique 7ème Année Secondaire 104


1- La bobine est traversée par un courant d’intensité I = 50mA. Déterminer le vecteur

champ magnétique B crée par le courant au centre de la bobine.(Faire la fig).A.N : µ0
= 4π.10-7 SI
2- On place au centre de la bobine une petite aiguille aimantée pouvant pivoter autour d’un
axe vertical. Quelles sont les positions de cette aiguille en l’absence de courant dans
la bobine, puis quand le courant d’intensité I traverse cette bobine ? Dans chaque cas
déterminer l’angle que fait l’aiguille avec l’axe de la bobine. (Faire des schémas dans
le plan horizontal.)On donne BH=2.10-5T.

l
na
io
Exercice 8 :

at
On considère un solénoïde de longueur l=50cm comportant N=200 spires. L’axe xx’ du

N
solénoïde est horizontal et perpendiculaire au méridien magnétique. On fait passer dans le solénoïde
un courant d’intensité I= 50mA.

e 
B
qu
1 -Déterminer les caractéristiques du champ S crée au centre du solénoïde.
 
B
2- Dessiner sans échelle, le vecteur , la composante horizontale H du champ
S B
gi

  
magnétique terrestre et le champ magnétique résultant B=B+B .
go

HS

3 -On place au centre du solénoïde une aiguille aimantée pouvant tourner autour d’un axe
da

vertical. On constate qu’elle fait avec l’axe du solénoïde un angleα.


3.1- Calculer l’intensité du champ magnétique subi par l’aiguille.

-5 -7
3.2 -Calculer l’angleα. On donne : B H = 2.10 T ; μ 0 = 4π.10
ut

Exercice 9 :
it


st

1 - Donner les caractéristiques du champ magnétique B à l’intérieur d’un solénoïde S de


longueur l constitué de N spires lorsqu’il est traversé par un courant d’intensité I.
In

Quelle serait la valeur de I pour que la mesure du champ magnétique soit 2.105T. On
donne N=1000spires ; l=60cm.
2- Sachant qu’une aiguille aimantée placée en son centre au point O serait perpendiculaire à
son axe lorsqu’il n’est pas traversé par un courant. Déterminer l’angle dont dévie cette
aiguille si on fait passer dans le solénoïde le courant d’intensité précédente.

Physique 7ème Année Secondaire 105


Exercice 10 :

Une bobine de longueur l=0,5m est constituée de 1000 spires.


L’axe de cette bobine est perpendiculaire au méridien magnétique.
1 -En l’absence de courant dans la bobine, on place à son intérieur et en son centre O une
aiguille aimantée. Représenter la position de l’aiguille.
2 - On fait passer dans la bobine un courant d’intensité I. L’aiguille dévie alors de 30°.
2.1 -Expliquer pourquoi l’aiguille dévie.

l
2.2- En déduire la valeur de I et calculer l’intensité du champ dans la bobine. On donne BH

na
= 2.10-5T.
3 -On donne au courant l’intensité I’=2I. Représenter la nouvelle position de l’aiguille et

io
déterminer l’angle θ dont dévie l’aiguille par rapport à sa position initiale.

at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 106


l
na
io
at
N
e
qu
Objectifs
gi
go

* Connaître les caractéristiques de la force de Lorentz


* Etre capable de déterminer la nature du mouvement d’une charge q
da

dans un champ magnétique (vitesse ; rayon)


* Maîtriser les règles mnémotechniques de détermination du sens du

champ magnétique crée dans un solénoïde


* Connaître quelques applications (déflexion magnétique ; séparation
des isotopes)
it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 107


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 108


1 -Mise en évidence :
1.1 -Expérience 1 :
A l'intérieur d'un tube où règne un vide poussé, se
trouve un canon à électrons, constitué d'un filament
porté à incandescence et d'une anode munie d'un trou
(fig1). L'anode est portée à une tension accélératrice U >
0 par rapport au filament.

Le filament chauffé émet des électrons (effet


thermoélectronique) qui acquièrent une vitesse v dans le

l
na
champ électrique régnant entre le filament et l'anode. Un
grand nombre d'électrons passent par le trou et forment un
faisceau électronique se dirigeant en ligne droite (en

io
absence de forces) vers l'écran fluorescent (fig2). En
heurtant l'écran à grande vitesse les électrons y produisent

at
un spot lumineux.

N
- Observations

e
qu
Lorsqu'on approche le pôle nord N d’un aimant droit du
tube le spot est dévié sur l'écran, par rapport à sa position initiale,
gi

vers le haut.
go
da

Lorsqu'on approche le pôle sud S d’un aimant droit du


tube le spot est dévié sur l'écran, par rapport à sa position

initiale, vers le bas


it ut

1.2-Expérience 2 :
st

- Deux bobines de Helmholtz (2 bobines plates disposées


parallèlement en regard, à la distance égale au rayon des bobines)
In

créent un champ magnétique uniforme parallèle à l'axe des


bobines.

- Un canon à électrons produit un faisceau d'électrons de vitesse


à l'intérieur d'une ampoule de verre. Les quelques molécules de
gaz, excitées par des chocs avec les électrons, émettent ensuite un
rayonnement lumineux permettant de visualiser la trajectoire du faisceau d'électrons.

Physique 7ème Année Secondaire 109


- L'ampoule peut tourner autour d'un axe, de telle manière que l'angle α entre la vitesse
initiale des électrons et le champ puisse être varié.

- Observations :
En l’absence d'un champ la trajectoire des électrons est rectiligne.
En présence d'un champ ⊥ les électrons décrivent une trajectoire circulaire. Plus le
champ est intense, plus le rayon de la trajectoire est petit. Plus la vitesse des électrons est grande,
plus le rayon est grand
En présence d'un champ // les électrons décrivent une trajectoire rectiligne.

l
na
1.3 - Interprétation des expériences :

io
En absence d'un champ il n'y a pas de forces s'exerçant sur les électrons.
(Le poids des électrons peut être négligé). En vertu du principe d'inertie le mouvement des

at
électrons est rectiligne et uniforme.
En présence d'un champ une force magnétique s'exerce sur les électrons et dévie

N
constamment leur direction. Cette force est toujours perpendiculaire à la vitesse (elle-même
tangente au cercle). En plus la force est perpendiculaire au champ Cette force augmente avec
l'intensité du champ e
et dépend également de la vitesse V des électrons.
qu
Lorsque et sont parallèles il n'y a pas de force magnétique.
gi

2 -La force de Lorentz :


go

2.1 – Définition :
da

En un point où le champ magnétique est représenté par un vecteur une particule portant une
charge électrique q, animée d'une vitesse est soumise à une force magnétique dite force de

Lorentz telle que :


  
F=qV ∧ B
ut


2.2- Lescaractéristiques de la force F de Lorentz :
it
st

La force F a les caractéristiques suivantes:


In

- Direction: perpendiculaire à et à donc au plan formé par les vecteurs et


 
- Module: F= q .V.B. sin(V,B)

  
- Sens: tel que le trièdre (qV, B, F) soit direct. Ce sens peut être déterminé par l’une des
règles suivantes si la charge q est positive :

Physique 7ème Année Secondaire 110


Règle des trois doigts de la main droite :
On place la main droite sur , de telle manière que son
bout soit sur la flèche de , l’index indiquant .alors le majeur
indique le sens .
Règle de l’observateur d’Ampère :
Un bonhomme d'Ampère se couche sur , sa tête donnant
le sens de son bras gauche indique le sens de lorsqu'il
regarde le sens indiqué par .

l
Règle de la main droite :

na
On place la main droite sur , de telle manière que les bouts des doigts soient sur la flèche
de , que la paume soit tournée vers le sens indiqué par alors le pouce indique le sens de .

io
at
Remarque : Si la charge q est négative ; le sens de la force de Lorentz est le sens contraire de
celui donné par les règles précédentes

N
Conventions:
Lorsqu'un vecteur est perpendiculaire au plan de la feuille, on utilise les symboles suivants:

e
- si le vecteur entre dans la feuille
qu
- si le vecteur sort de la feuille 
Remarque : La force magnétique n’apparaît que si la particule chargée est en mouvement.
gi

Lorsque v = 0 alors F = 0
go

3-Etude du mouvement :
3.1 - Etude énergétique :
da

Lors d’un déplacement d le travail élémentaire d’une force étant donné par
l’expression = ; l’expression de la puissance de cette force serait alors P= soit

P= = .
Comme la force de Lorentz est toujours perpendiculaire à la vitesse alors le produit scalaire
ut

est nul. On en déduit alors que : P=0 ⇒W =0


it

En appliquant le théorème de l’énergie cinétique à une particule de masse m et de charge q en


st

mouvement dans un champ magnétique .


∆EC=Σ =0
In

∆EC = ∑ W = 0
F
1 1
⇔ mV 2 − mV 2 =
2 2 0 0
1 2 1 mV 2 ⇔=
⇔ mV
= V V0
2 2 0

Physique 7ème Année Secondaire 111


La puissance et le travail de la force de Lorentz sont toujours nuls.
Le champ magnétique uniforme conserve la valeur de la vitesse de la particule chargée.
Son mouvement est alors uniforme.

3.2 -Etude dynamique :


- Données et conditions initiales :
- À l’instant t=0, une particule de masse m et de
charge q pénètre avec une vitesse initiale v0 dans une
région où règne un champ magnétique uniforme ⊥ .

l
na
- système : particule chargée  
- repère : repère de Frenet (M, τ, n ) vecteur


io
unitaire
 k
 qui est perpendiculaire
à τ et n

at
- Inventaire des forces : 

N

- force de Lorentz : F = qV ∧ B
 

e
- le poids P est négligeable devant F .
- Nature du mouvement :
qu
Appliquons la relation fondamentale de dynamique :
 
   qV ∧ B
∑ = ma
F ⇒ a=
gi

     
m
Lorsque V / /B =⇒ qV ∧ B 0 et= donc a 0 m.r.u
go

 
Conclusion : Lorsque V / / B , le mouvement de la particule est rectiligne uniforme.
 
da

 
Supposons
 maintenant que V ⊥ B , et projetons la relation précédente sur les directions de
τ, n et k

aτ =0 (1)
q VB
an = (2)
m
az =0 (3)
ut

-Vitesse et position
dVτ
it

(1): aτ = = 0 ⇒ Vτ = V = cte
dt
st

Conclusion : Le mouvement est uniforme.


In

 
Attention : V est constant en intensité, mais pas en direction : ( V ≠ cte )
dV
(3): az = z = 0⇒ V = cste = 0
dt 0z

Donc il n'y a pas de mouvement suivant k
Conclusion : Le mouvement est  plan. Il s'effectue dans un plan perpendiculaire

à B contenant la vitesse initiale V0

Physique 7ème Année Secondaire 112


V2
Comme la coordonnée normale de l'accélération s'écrit toujours an =
r
V 2 q VB mV
(r = rayon du cercle tangent), on a grâce à (2) : = ⇒
= r m, v, q et B sont
r m qB
constants ⇒r est constant : Le mouvement est circulaire.

Conclusion :
Une particule chargée entrant dans un champ magnétique avec une vitesse
perpendiculaire au champ décrit un mouvement circulaire et uniforme dans un plan
perpendiculaire au champ.

l
na
-Vitesse linéaire, vitesse angulaire, période, fréquence
mV

io
Comme le rayon de la trajectoire est donné par l'expression : r = (4)
qB

at
q rB
* La vitesse linéaire de la particule se déduit de (4) : V =
m

N
V qB
⇒ω=
e
* La vitesse angulaire est reliée à la vitesse linéaire par ω =
r m
qu
2π 2πm
* La période est reliée à la vitesse angulaire par T = ⇒T=
qB
gi

ω
go

1 qB
* La fréquence est reliée à la période par f = ⇒f =
T 2πm
da

Remarque: Les expressions précédentes montrent que ω, T et f sont indépendants du rayon r et


de la vitesse V.

4-Applications de la force de Lorentz :


4.1- Déflexion ou déviation magnétique dans un tube de télévision :
ut

Le but est d’obtenir sur un écran un point


it

lumineux spot qui peut être déplacé par une commande


st

extérieure.
Dans une région de l’espace de largeur  où
In

règne un champ magnétique uniforme , un électron


pénètre en M avec la vitesse et en sort au point S
avec la vitesse S
Sous l’action de la force de Lorentz la trajectoire
de l’électron est incurvée vers le bas (règle de la main
droite).

Physique 7ème Année Secondaire 113



Comme V est perpendiculaire à ; on a montré que la trajectoire est un arc de cercle rayon
mV
r=
qB
Au delà du point S la trajectoire dévient rectiligne car l’électron n’est plus soumis à aucune
force.
- La déviation angulaire α est l’angle formé par les tangentes à la trajectoire aux points
d’entrée M et de sortie S. Dans le triangle rectangle (SS’C), on a :

SS' 
sin=
α =
CS r

l
na
- La déviation linéaire OP est la distance verticale correspondante sur l’écran à la déviation
angulaire.

io
Dans le triangle rectangle (IOP), on a :
OP
tan=
α ⇒ OP
= [Link]=
α (IH + HO).tan α

at
IO
Si α est petit et si  <<D où D est la distance normale entre le point de sortie S et l’écran,

N
nous aurons :

OP= D.α= D.
e r
qu
Application :
Des ions d’hélium 32 He2+ sont produits en un point A avec
gi

une vitesse nulle.


Ils sont d’abord accélérés entre les plaques P1 et P2 par une
go

tension U=VP1-VP2 qui leurs permet de traverser le trou B avec


une vitesse non nulle  puis pénètrent en O dans un champ
magnétique uniforme B orthogonal au plan de la figure.
da


Le champ B n’existe que dans une zone de largeur l = 1,5cm.
1.1 - Quel doit être le signe de U pour que les ions traversent le trou B ? Pourquoi ?

1.2 - Etablir l’expression de la vitesse V1 de l’ion 32 He2+ au trou B en fonction de sa masse


m1, de sa charge q et de la tension U. Calculer V. A.N :e=1,6.10-19 C, |U|=100V, mp=1,6710-27kg,
B=3.10-2 T
ut


2 - Les ions 32 He2+ pénètrent en O dans le champ magnétique uniforme B avec
it

la vitesse V. 
2.1- Quelle est la nature du mouvement de 32 He2+ dans le champ B ?
st

2.2- Trouver l’expression du rayon r de la trajectoire de 32 He2+ en fonction de B, e, m et U.


In

Calculer r.
2.3- Soit α l’angle que fait la trajectoire de l’ion 32 He2+ après sa sortie du champ magnétique

B avec l’axe Ox ; calculer l’angle de déviationα.

Physique 7ème Année Secondaire 114


Solution :
1.1 - Le signe de= U VP − VP :
1 2
Les ions sont chargés positivement,  ils se déplacent de P1 vers P2 sous
l’action de la force électrique F . Les ions sont donc attirés par P2 qui
est chargée négativement ; P1 est alors chargée positivement c'est-à-
dire que VP > VP ⇒ VP − VP > 0 ⇔ U > 0
1 2 1 2

1.2- Expression de V1 en B en fonction de m1, q et U.


∆EC =
∑ W
F
1
⇔ mV 2 =

l
qU

na
2
⇒V= 2qU = 4eU A.N : V= 1,13.105 m/s
m 3mp

io
2.1 -Nature du mouvement dans le champ magnétique

at
La seule force qui s’exerce est la force de Lorentz :
  

N
F = qV ∧ B car le poids est négligeable.
  

e   qV
La RFD permet d’écrire ∑ F = ma ⇒ a = ∧B
m
qu
A tout instant, on a :.
  dV
- a ⊥ V L’accélération tangentielle est donc nulle ⇒=
at = 0 ⇒ V = Cste
gi

dt
⇒ le mouvement est uniforme
go

mV 2 mV
- En projetant sur la normale, on trouve qVB = =
⇒ r = cte
r qB
da

⇒ le mouvement est circulaire. En définitif le mouvement est circulaire uniforme.

2.2- Expression de r1 en fonction de B, m1, e et U.


mV avec V= 4eU Soit


r= 2qU =
qB m m
ut

2qU
m
r= m ⇒ r = 1 mU Soit r ≈0,06m.
it

qB B e
st

2.3 -Calcul de α :
In

SS' 
sin=
α = soit sinα = 0,25
CS r
4.2- Spectrographe de masse :
Le spectrographe de masse est constitué d’une
chambre d’ionisation, d’une chambre d’accélération et
d’une chambre de séparation.
Il permet de séparer des isotopes d’un même élément
chimique.

Physique 7ème Année Secondaire 115


- Les atomes deviennent des ions portant des charges identiques dans la chambre d’ionisation.
- Les ions ainsi formés pénètrent dans la chambre d’accélération où ils acquièrent, sous
l’action d’une tension appliquée entre deux électrodes distantes de d, une vitesse V.
- Les ions sont ensuite injectés avec la vitesse précédente dans une chambre de séparation où
ils subissent l’action d’un champ magnétique perpendiculaire à la vitesse .

Les particules subissent donc des déviations différentes selon leur masse car, pour une même
charge q et un même champ magnétique , les rayons des trajectoires différent en fonction de la
mV
valeur de la masse : r = .

l
qB

na
Une plaque détectrice permet donc de les recueillir en différents points C1 et C2. ……

io
- Phase d’accélération :

at
En négligeant la vitesse des particules en O et en appliquant le théorème de l’énergie
cinétique dans le champ électrique ; on obtient :

N
1 2qU
∆Ec =
∑ W ⇔ mV 2= q U ⇒ V=
F 2
e m
qu
- Phase de déviation :
gi

mV
On a déjà montré que le rayon de la trajectoire dans le champ magnétique est : r = en
go

qB
2qU
m
da

obtient : r
remplaçant la vitesse par son expression précédente on = m ⇔ 1 2mU .
qB B q

Si D et D’ sont les diamètres respectifs des deux trajectoires dans le champ magnétique nous
aurons:
2 2mU 2 2m'U
D
= 2r
= et D'
= 2r'
=
ut

B q B q
it
st

Nous pouvons par exemple déterminer la distance séparant les points d’impacts des deux ions
In

sur la plaque détectrice :

2 2U(m'− m) 2 2Uu
C1C2 = = C1C2 (A'− A)
B q B q

Car m=A.u où u=1,67.10-27kg et A est la masse atomique.

Physique 7ème Année Secondaire 116


Application :
Dans cet exercice le mouvement des
ions se fait dans le vide et on
néglige leur poids devant celui des autres
forces.
On utilise le spectrographe de
masse de la fig pour séparer les isotopes 79Br
et 81Br
1- Les atomes sont d’abord ionisés dans
la chambre d’ionisation 1.
2- Les ions formés portent alors la même charge q = -e et sortent de cette chambre en un point

l
na
O1 avec une vitesse de valeur négligeable. Puis ils sont accélérés dans la chambre
d’accélération 2 par la tension U = VP1-VP2 appliquée entre les deux plaques P1 et P2 et
arrivent en O2 avec des vitesses de même direction et de même sens mais ayant des valeurs

io
différentes. 
Afin de sélectionner une seule vitesse V0 en O, on impose aux ions, dans le filtre de vitesse

at
 
(chambre 3) un champ magnétique B et un champ électrique E comme l’indique la figure 3 .

N
1.1-Montrer que l’énergie cinétique
 est la même pour tous les ions en O2.
1.2- Déterminer le sens de E pour que la force électrique, soit opposée à la force
magnétique.
e
qu
1.3 -Montrer que la vitesse V0 au point O est indépendante de la charge électrique q.
Calculer V0 si E = 2.103 v/m et B = 0,05T.
2- Les ions ainsi sélectionnés arrivent théoriquement avec la vitesseV0 dans la chambre 4 de
gi

déviation où ils sont soumisuniquement au champ magnétique précédent.


2.1- Préciser le sens du vecteur B pour que les ions parviennent en A1 et A2 ;
go

2.2- Montrer que le mouvement des ions dans cette chambre est circulaire et uniforme.
En déduire l’expression des rayons R1 et R2 des trajectoires en fonction de e, V0, B et m1 ou
m2.
da

2.3 -Calculer la distance entre les points A1 et A2 .


On précisera à quel ion correspond chaque point.

On donne : e= 1,6.10-19C ; mp=mn=1,6.10-27kg

Solution :
ut

1.1- L’énergie cinétique de la particule :


∆Ec = eU ⇒ Ec = eU comme la charge q est la même et la tension U est la même, les
it

particules ont la même énergie cinétique Ec = eU.


  
st

1.2- Fe est orientée vers le bas car F est orientée vers le haut donc le champ E est dirigé
b
In

vers le haut car la charge q est négative.

1.3- Expression de la vitesse V0


Fe=Fb ⇔ |q|E =|q|V0B ⇒ V0= E/B
A.N : V0 = 4.104m/s

2.1- Le sens de B : d’après la règle de l’observateur d’Ampère
 
B doit être sortant  car F est dirigée vers le haut.

Physique 7ème Année Secondaire 117


2.2- Nature du mouvement :
  
La seule force qui s’exerce est la force de Lorentz : F = -ev ∧ B .
 
La RFD permet d’écrire ∑ Fext = ma
 
 -ev ∧ B  
⇒ a= A tout instant, on a : a ⊥ v .
m

L’accélération tangentielle est donc nulle ⇒dV/dt = 0


⇒ V = Cste ⇒ le mouvement est uniforme
mv 02
En projetant sur la normale, on trouve eV0B=

l
R

na
⇒ R = mV0/eB = Cste ⇒ le mouvement est circulaire
En définitif le mouvement est circulaire uniforme.

io
Expression des rayons R1 = m1V0/eB et R2 = m2V0/eB
2.3- Calcul de la distance A1A2 :

at
A1A2=2(R2-R1) =v0(m2-m1)/eB

N
79
En A1 arrive l’isotope Br - et en A2
81
-
l’isotope Br .

e
qu
L’essentiel
gi
go

• Lorsqu’une particule de charge q pénètre avec la vitesse dans un champ magnétique


  
uniforme , elle subit une force de Lorentz F=q V ∧ B dont l’intensité est
da

 
F= q .V.B. sin(V, B)

• Lorsque q=0 ou ou // alors F=0


• Lorsque ⊥ alors F= q .V.B


• La puissance de la force de Lorentz est nulle car son travail l’est
ut

également alors l’énergie cinétique est conservée


• La particule chargée entrant dans un champ magnétique avec une vitesse
it

perpendiculaire au champ décrit dans un plan perpendiculaire au champ un


st

mV
mouvement circulaire et uniforme (m.c.u) dont la trajectoire a pour rayon r= .
qB
In

Physique 7ème Année Secondaire 118


Exercices

Exercice 1 : 
Un proton préalablement accéléré, et possédant une vitesse V verticale,

pénètre en O dans une région où règne un champ magnétique uniforme B
horizontal. . Une plaque P est placée dans le plan horizontal de O. Après avoir
décrit un demi-cercle, le proton arrive en un point E de la plaque.

l
1- Indiquer le sens du champ magnétique B sur la fig

na
2 -Indiquer la nature du mouvement et de la trajectoire du proton dans le champ magnétique.
La période du mouvement dépend-elle de la masse de la particule ?

io
3 - Calculer le temps mis par le proton pour atteindre la plaque ? Quelle est la vitesse du

at
proton en arrivant en E ?

N
On donne B = 0,1T ; V= 3.105m/s

Exercice 2 : e
qu
gi

1 - Des ions 24He 2+ de masse 4u sont produits dans une chambre


go

d’ionisation et accélérées par une tension réglable


U= VP – VN établie entre deux électrodes planes P et N (fig)
da

Ils rentrent dans la chambre d’accélération par le trou T et en sortent


par la fente primaireF1.

Déterminer la vitesse d’un ion au passage par F1 en considérant sa vitesse pratiquement nulle
en T.
A.N : u =1,67.10-27 Kg U= 5000V.
ut

2 - Les ions pénètrent en suite dans un déviateur magnétique où règne un champ magnétique
it


B perpendiculaire au plan de la fig et dirigé vers l’avant. Etudier le mouvement d’un ion dans le
st

déviateur. Etablir l’expression du rayon de courbure R de la trajectoire, en fonction des


In

caractéristiques de l’ion, de sa vitesse et de l’intensité B du champ magnétique. On désire le faire


sortir par l’une ou l’autre des fentes secondaires F2 ou F’2 après avoir subi une déviation de 90°. On
donne:
OF1 =OF2 =O’F1 =O’F’2 =10cm.
Indiquer la fente de sortie et calculer l’intensité B

Physique 7ème Année Secondaire 119


3 - Etablir à l’aide des questions précédentes, l’expression du rayon de courbure R de la
trajectoire en fonction des caractéristiques de l’ion 24He 2+ de la tension U et de l’intensité B du
champ magnétique.
A quelle valeur faudrait-il régler U pour faire sortir, dans les mêmes conditions (même
déviation ; même champ magnétique) des ions 23He2+, isotopes des précédents.

Exercice 3 :

l
na
Un proton de charge q pénètre au point A dans la région 1 de largeur l où règne un champ
 
V

io
magnétique uniforme B avec la vitesse horizontale 0 (fig).

1.1 -Déterminer le sens de B pour que le

at
proton sort du champ magnétique au

N
point O. (faire un schéma clair).

e
1.2 -Montrer que le mouvement du proton est
qu
un mouvement circulaire uniforme et
donner l’expression du rayon R de la
gi

trajectoire.
1.3 -Placer sur le schéma l’angle de déviation
go

angulaire α et calculer sa valeur.


da

1.4 - Préciser les caractéristiques du vecteur vitesse au point de sortie O.


2 - A la sortie de la région 1 , le proton pénètre dans la région 2 où règne un champ électrique



uniforme E qui existe entre deux plaques P1 et P2 distantes de d et de longueur L .
ut

2.1 -Déterminer le signe de la tension U = VP1 – VP2 pour que le proton passe par le point O’.
it
st

2.2- Etablir l’équation de la trajectoire du mouvement du proton dans la région 2.


In

2.3- Trouver les coordonnées du point le plus bas C de la trajectoire sachant que le proton
n’atteint pas la plaque P2:V0 =106 m/s ; B = 0,2 T ; E = 105 V/m ; l=2,6cm ; mP =
1,67.10-27 kg ; e = 1,6.10-19 C.

Exercice 4 :

Physique 7ème Année Secondaire 120


Des particules pénètrent dans un champ magnétique après avoir été accélérées
par un champ électrique à partir d’une vitesse négligeable. Dans le carré PQRS de

5cm de coté, le champ magnétique B orthogonal au plan du carré est constant
d’intensité 2,5T.
A la sortie du champ électrique, les particules entre en P dans le champ magnétique avec une
 
vitesse V 0 colinéaire à PQ (voir fig).

1 - les particules sont des noyaux d’hélium He .


2+

l

na
1.1- Préciser le sens de B pour que les particules parviennent en R. Déterminer la nature de la
trajectoire des particules entre P et R.

io

V
1.2- Déterminer la valeur du vecteur vitesse 0 d’injection des particules en P dans le champ

at
magnétique et préciser les caractéristiques de leur vecteur vitesse au point R. Calculer la

N
valeur de la tension accélératrice U nécessaire pour obtenir V0 .
m He = 6, 64.10-27 kg
On donne : 2+

e
qu
2- Les particules sont des noyaux de lithium Li mélange
+

d’isotopes Li et Li de masses respectives m et m’. Les ions


6 + 7 +
gi

entrent en P avec les vitesses respectives V et V’. La tension


go

U' = VP1 - VP2


accélératrice régnant entre deux plaques P1 et P2 est .(voir fig).
da

V m'
=
2.1- Etablir la relation V' m .


2.2- Les ions Li pénètrent en P dans un champ magnétique uniforme B' orthogonal au plan
+

du schéma et parviennent dans la zone de réception indiquée sur la fig .


it ut

Exprimer la distance MA entre les traces des deux types d’ions à leur arrivée dans la zone de
st

réception en fonction de B’ m, m’, U’ et de la charge élémentaire e. Calculer MA.


Données : U' = 104 V;B' = 0, 2T;m = 6x1, 67.10-27 kg;m' = 7x1, 67.10-27 kg et e = 1, 6.10-19 C
In

Exercice 5 :
Un spectrographe de masse est constitué de 3 chambres : la chambre  d’ionisation, la
chambre  d’accélération et la chambre de séparation.

Physique 7ème Année Secondaire 121


682+
1 - Des atomes de zinc Zn sont ionisés dans la chambre. Les ions Zn ainsi formés sont

accélérés à leur sortie du trou O1 sans vitesse initiale par un champ électrique uniforme

E existant entre deux plaques P1 et P2 verticales et parallèles distantes de d .

1.1 -Déterminer le sens de ce champ E .

1.2- Calculer la vitesse V1 de l’ion Zn


682+

au point O 2 .

l
E

na
2 -À leur sortie du champ électrique , les

ions Zn entrent au point O dans un


682+

io

champ magnétique uniforme B

at
perpendiculaire au plan de la figure.

N
682+
2.1- Déterminer la nature du mouvement des ions Zn dans le champ magnétique B après

avoir précisé son sens. Donner l’expression du rayon R 1 de la trajectoire en fonction de


e
qu
m1; e ; B ; E et d .

2.2- Définir la déviation angulaire α et calculer sa valeur sachant que O'A=23.04cm


1 et que
gi

. OO'O'A
≠ 1
go

3- Dans une deuxième expérience on place dans la chambre d’ionisation  un mélange


da

de masses respectives m1 et m2 .
682+
d’isotopes de zinc qui s’ionisent en Zn et A2+
Zn
R1

3.1- Trouver l’expression du rapport R 2 en fonction de m1 et m2 où R 1 et R 2 sont les rayons


682+
des trajectoires respectives des ions Zn et A2+
Zn .
ut

A2+
3.2- En déduire la valeur de la masse atomique A de l’isotope Zn .
it

Applications numériques :
st

m
= p m
= n 1, 67.10−27 Kg
In

=d 10cm
= ;E 104 V / m
=R 1 26,
= 6cm ;R 2 27cm

Physique 7ème Année Secondaire 122


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go

Objectifs
da

* Enoncer la loi de Laplace


* Déterminer les caractéristiques de la force de Laplace
ut

* Expliquer l’origine microscopique de la force de Laplace


* Maîtriser les règles mnémotechniques de détermination du sens la
it

force de Laplace
st

* Maîtriser quelques applications de la loi de Laplace


In

Physique 7ème Année Secondaire 123


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 124


1- Mise en évidence
1.2 -Les rails de Laplace

l
na
io
Un conducteur mobile est placé sur deux rails horizontaux connectés à un accumulateur, et

at
dans le champ magnétique d'un aimant en U.
1.2- Observations :

N
Lorsque le courant passe le conducteur mobile roule vers le gauche où vers la droite selon le
sens du courant et selon le sens du champ magnétique.

e
qu
1.3- Etude théorique :
gi

D'après un modèle simplifié on peut considérer que le


courant électrique est constitué d'innombrables électrons qui se
go

déplacent tous avec la même vitesse dans le sens opposé au


sens conventionnel du courant.
da

Ces électrons se déplacent donc dans un champ magnétique


⊥ de sorte que chaque électron est soumis à une même

force de Lorentz. Comme les électrons sont retenus par les atomes
du réseau cristallin constituant le conducteur, c'est finalement le
conducteur tout entier qui est sollicité par une force appelée force
électromagnétique de Laplace. Cette force est égale à la résultante
ut

de toutes les innombrables forces de Lorentz qui s'exercent sur les


électrons qui constituent le courant électrique.
it
st

- Expression mathématique de la norme de la force de Laplace


In

On considère un conducteur rectiligne de longueur  parcouru par un courant électrique


d'intensité I. Les N électrons contenus dans ce conducteur et constituant le courant subissent une
force de Lorentz, dont la résultante est la force électromagnétique de Laplace s'exerçant sur le
conducteur tout entier. 
Afin de déterminer la résultante F des N forces de Lorentz nous raisonnons sur le modèle
simplifié du courant électrique où les N électrons libres se déplacent à vitesse constante .

Dans ces conditions les N électrons subissent la même force de Lorentz f .

Physique 7ème Année Secondaire 125


-19
Force de Laplace F= Nf=NeVB. (q = -e = -1,6.10 C)
- Expression de la force de Laplace
Etablissons une relation entre la vitesse des électrons V et l'intensité I du courant.
Q
Par définition : I = Q est la charge totale traversant une section quelconque du
∆t
conducteur pendant la durée Δt.
Si Q = Ne alors Δt est la durée qu'il faut aux N électrons présents dans le conducteur pour
s'écouler à travers la section en M (figure ci- dessus)

⇒ ∆t = chacun des électrons a parcouru une distance l avec la vitesse V
V

l
na
NeV
Donc= :I ⇔ I = NeV

Exprimons la force de Laplace: F=NeVB=IB 

io
at
2- La loi de Laplace

N
2.1- Enoncé
Une portion rectiligne de conducteur de longueur  placé dans un champ magnétique et
parcouru par un courant I, est soumis à des forces réparties d’origine électromagnétique
  e
équivalentes à une force unique dite force de Laplace appliquée au milieu de cette portion et
qu
donnée par la relation F= I ∧ B
:
gi

2.2- Les caractéristiques de la force de Laplace 


go

- direction : perpendiculaire au plan formé par le conducteur  et


- point d’application : milieu de la portion du conducteur placée dans le champ
magnétique.
da

-norme : F =I  B|sinα|

où I est l'intensité du courant (A)


B est l'intensité (la norme) du vecteur champ magnétique (T)

α est l'angle formé par et  .
ut

  
- sens : tel que le trièdre ( , B, F) soit direct. Ce sens peut être déterminé par l’une des
it

règles suivantes :
st

Règle des trois doigts de la main droite :


In

On place le pouce sur le conducteur,


 de telle manière que
son bout indique le sens du courant ( I  ), l’index indiquant
.alors le majeur indique le sens de .

Physique 7ème Année Secondaire 126


Règle de la main droite :
On place la main droite sur le conducteur, de telle manière que le courant sort par les bouts
des doigts, que la paume soit tournée vers le sens indiqué par alors le pouce indique le sens de .
Règle de l’observateur d’Ampère :

Un bonhomme d'Ampère se couche sur le conducteur le courant


entrant par ses pieds et sortant par sa tête, son bras gauche indique le
sens de lorsqu'il regarde le sens indiqué par .

Vue de dessus

l
na
Remarques : si α = 90° alors F = IB  (force maximale)
si α = 0 alors F = 0

io
at
3 -Application :Le moteur électrique

N
e
qu
gi
go
da

Un cadre rectangulaire est enroulé autour d'un noyau de fer cylindrique mobile autour d'un
axe fixe.

Le cadre est alimenté en courant par l'intermédiaire


du commutateur : le courant entre et sort par deux balais
en graphite fixes qui frottent contre deux demi-cylindres
ut

métalliques solidaires du cadre lorsque le moteur tourne ;


ces demi-cylindres sont connectés aux extrémités du fil du
it

cadre.
st

Dans l'entrefer, c'est-à-dire dans l'espace entre les


électro-aimants fixes (stator) et la partie mobile (rotor),
In

existe un champ magnétique radial. Placé dans ce champ,


le cadre est soumis à un couple de forces de Laplace qui
provoquent sa rotation.

A chaque demi-tour, le sens du courant dans le cadre


est inversé grâce au commutateur. Ainsi le couple agit
toujours dans le même sens, et la continuité du
mouvement de rotation est assurée.

Physique 7ème Année Secondaire 127


L’essentiel

• Lorsqu’un conducteur traversé par un courant d’intensité I subit, sur une


portion de longueur l, un champ magnétique , il s’exerce
  uneforce
électromagnétique dite force de Laplace telle que : F= I  ∧ B :
• L’intensité de cette force est F = I  B|sinα|

• Lorsque ou // alors F=0

l
⊥ alors F=I..B

na
• Lorsque

io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 128


Exercices

Exercice1 :

On fixe une tige solide MN de cuivre de masse m = 20g aux


extrémités des deux ressorts R identiques parfaitement élastiques à spires non
jointives et de masses négligeables. La constante de raideur de chaque ressort est

l
na
K=5N/m et sa longueur à vide est 15cm .
2

On donne g = 10m/s et on néglige le champ magnétique terrestre.

io
La tige MN et les ressorts constituent une portion de circuit électrique à travers laquelle peut

at
passer un courant constant d’intensité I=5A de M vers N quand on ferme l’interrupteur.

N
On exerce sur une longueur l=8cm (de centre O milieu de la tige MN) un champ magnétique
uniforme d’intensité B . e
qu

La direction et le sens de B peuvent être modifiés.
gi

1- L’interrupteur est ouvert I=0 la valeur du champ magnétique est B=0,6T . Déterminer la
longueur des ressorts.
go
da

2-L’interrupteur est fermé I≠0 la valeur du champ magnétique est B=0,6T. Déterminer la
force électromagnétique (direction sens et intensité) qui s’exerce sur la tige et calculer la longueur

des ressorts à l’équilibre, dans les cas suivants :

2.1-le champ magnétique est horizontal dirigé de M vers N


ut

2.2-le champ magnétique est perpendiculaire au plan de la figure et est horizontal rentrant ⊗ .
it

2.3-le champ magnétique est perpendiculaire au plan de la figure et est horizontal sortant .
st

3 -l’interrupteur est fermé le champ magnétique appliqué est perpendiculaire et de tel manière
In

que la force de Laplace soit égale au poids de la tige mais de sens opposé. La tige prend alors une
nouvelle position d’équilibre.

3.1-Quelle est la valeur du champ magnétique


3.2-Quelle est la longueur des ressorts.

Physique 7ème Année Secondaire 129


Exercice 2 :

Dans l’exercice on néglige le champ magnétique terrestre.


Un circuit électrique comporte :
-Un générateur G
-Deux rails métalliques AB et CD horizontaux et
parallèles de résistances négligeables.
- Une tige métallique MN horizontale de longueur

l
na
l=10 cm et de masse m=10 g.

io
Le circuit est soumis à un champ magnétique uniforme dont le vecteur B qui

at
reste toujours perpendiculaire au plan des rails a pour intensité B =0,8T
Lorsqu’on ferme le circuit, le générateur débite un courant d’intensité constante I=0,5A et la

N
tige commence à se déplacer sans frottement tout en restant perpendiculaire aux rails.

e
qu

1 - Déterminer les caractéristiques de la force électromagnétique F qui déplace la tige.
2 - Quelle est la nature du mouvement de la tige ? Sachant qu’on ferme l’interrupteur à t=0
gi

alors que la tige est immobile, écrire l’équation de ce mouvement.


go

3 - De quel angle α et dans quel sens faut-il incliner les rails pour que la tige reste en
équilibre ?
da

Exercice 3 :

Une tige cylindrique (LM) de poids P = 10mN, est parcourue de L vers M par un courant
ut

d’intensité I = 10A. Elle repose sur deux rails initialement horizontaux. Un aimant en U crée un
it

champ magnétique uniforme de valeur B=40mT qui s’exerce sur une longueur l=5cm de tige.
st
In

L’aimant est disposé comme l’indique la figure (1) ci-dessous (branche nord en dessous).
1 - Préciser les caractéristiques de la force de Fig2
Laplace, appliquée au milieu de (LM),
agissant sur la tige. Quelle serait
fig1
l’accélération initiale de la tige en l’absence
de frottements ?

Physique 7ème Année Secondaire 130


2 - De quel angle α par rapport à l’horizontale faut-il incliner les deux rails AB et CD pour
que la tige LM reste immobile :
2.1 - Quand les branches de l’aimant restent horizontales ?
2.2 - Quand elles restent parallèles aux rails ?
3 - Que se passe-t-il si l’on adopte pour l’aimant la position indiquée sur la figure (2)
.
Exercice 4 :

l
na
Un cadre carré ABCD de côté 20cm est constitué d’un fil conducteur. Il est
suspendu à un dynamomètre D comme l’indique la figure.

io

1 - Le côté CD du cadre est plongé dans un champ magnétique B uniforme

at
perpendiculaire au plan.

N
1.1 - Le dynamomètre D indique 2,5N lorsque le cadre n’est pas traversé
par un courant. A quoi correspond cette valeur ?

e
1.2 - On fait passer maintenant dans le cadre un courant d’intensité
qu
constante I=10A, le dynamomètre D indique alors 3,5N.
1.2.1- Faire un schéma sur lequel on représentera la force électromagnétique appliquée au
gi

côté CD et on indiquera le sens du courant qui traverse CD.


go


1.2.2- Calculer l’intensité du champ magnétique B .
da

2 -On plonge le cadre qui est parcouru par l’intensité I=10A, dans le champ magnétique
jusqu’aux points M et N. Montrer que l’indication du dynamomètre ne change pas.

3 -On inverse le sens du courant sans changer sa valeur ni celle du champ magnétique.
3.1- Quelle est la nouvelle indication du dynamomètre ?
3.2- Quelle sera l’indication du dynamomètre si le champ magnétique s’annule ?
it ut

Exercice 5
st
In

Deux rails conducteurs rectilignes sont disposés


horizontalement comme indiqué sur la figure. Ils sont
distants de L=10 cm. Une tige de cuivre de masse
m=20 g est libre de se déplacer sur ces deux rails et assure le contact électrique. L'ensemble est
placé à l'intérieur d'un aimant en U qui crée un champ magnétique uniforme B vertical et de valeur
B=100 mT.

Physique 7ème Année Secondaire 131


1. Si la tige est parcourue par un courant I, elle se déplace de la gauche vers la droite.
Représenter et nommer la force responsable de ce déplacement.
2. Indiquer le sens du courant sur le schéma puis en déduire le sens du champ
magnétique dans l'aimant.
3. Calculer la valeur de la force F lorsque I=2,00 A.
4. A l'instant t=0, la tige est placée à l'extrémité gauche des rails et le circuit est fermé.
Faire l'inventaire des forces agissant sur la tige et les représenter sur un schéma. Les
forces de frottements seront notées f.

l
na
5. On s'intéresse à la phase d'accélération pendant laquelle la tige parcourt 2,0 cm de
rail. La force F=0,02 N et on peut négliger les frottements. Calculer le travail de

io
chacune des forces pendant cette phase.

at
6. Quelle est la variation d'énergie cinétique pendant cette phase ?
7. En déduire la vitesse de la tige à la fin de cette phase d'accélération.

N
8. Que vaut la variation d'énergie potentielle de pesanteur lors de cette accélération ?
9.
e
Après avoir accéléré, on ne peut plus négliger les forces de frottements et la tige
qu
possède alors une vitesse constante. En déduire la valeur de la force f de frottements.
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 132


l
na
io
at
N
e
qu
gi

Objectifs
go
da

* Comprendre le phénomène d’induction


* Déterminer le sens du courant induit


* Savoir utiliser l’expression du flux magnétique
ut

* Savoir utiliser l’expression de la f.e.m induite


it
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 133


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 134


1- Mise en évidence du phénomène
Expérience 1 :
On approche un aimant d’une bobine
reliée à un galvanomètre (ampèremètre très
sensible à cadre mobile, dont l'aiguille dévie soit
vers la droite soit vers la gauche selon le sens du
courant).

l
na
On constate qu’un courant circule dans la bobine pendant la durée du mouvement de l'aimant.
Quand on retire l'aimant, on constate que le courant circule dans le sens opposé.

io
Lorsqu’ on arrête le mouvement de l'aimant le galvanomètre ne décèle aucun courant dans la bobine.

at
Remarque : Les mêmes constatations ont été observées lorsqu’on a déplacé la bobine alors que
l'aimant est maintenu immobile.

N
Expérience 2 :
e
qu
On place une boucle formée par un fil conducteur et
reliée à un galvanomètre dans le champ magnétique d'un
gi

aimant en U. Initialement la boucle est aplatie de sorte que la


surface traversée par les lignes de champ est faible. Etirons
go

cette boucle pour que la surface traversée par les lignes de


champ s'agrandisse.
da

On observe qu’un courant circule dans la boucle


pendant la durée où la boucle s'agrandit.

Comprimons la boucle afin de réduire la surface traversée par les lignes de champ, le courant circule
ut

alors dans le sens opposé.


it

Expérience 3 :
st

Plaçons un aimant horizontal, mobile autour d'un


In

axe vertical, près d'une bobine d'axe horizontal,


connectée à un galvanomètre. Faisons tourner cet aimant
à vitesse angulaire constante.

On observe qu’un courant circule dans la bobine


dans un sens, puis dans l'autre, puis de nouveau dans le
premier sens, et ainsi de suite : la bobine est parcourue

Physique 7ème Année Secondaire 135


par un courant alternatif de fréquence égale à celle du mouvement de rotation.

On fait la même observation si l'aimant est fixe et que la bobine tourne à vitesse angulaire constante.

Définitions : Le phénomène observé s'appelle induction électromagnétique.

Le courant observé s'appelle courant induit. Son intensité, généralement variable dans le temps, est
notée i.

l
na
La bobine dans laquelle le courant induit circule est la bobine induite. L’aimant est appelé inducteur.

De même que tout courant est dû à une tension, le courant induit est dû à une tension induite appelée

io
force électromotrice induite ou f.é.m. induite notée e.

at
N
Conclusion : on observe l'apparition d'un courant induit dans un circuit fermé si :
- l'intensité ou la direction d'un champ magnétique à travers ce circuit varie;

e
qu
- la surface délimitée par le circuit traversé par le champ varie.
gi

Remarque : Si le circuit est ouvert une f. é. m. (tension) apparaît aux bornes du circuit.
go
da

2 -Interprétation :
2.1- Notion de flux magnétique

La conclusion précédente nous suggère que le phénomène de l'induction électromagnétique se


manifeste dans un circuit dès que le nombre de lignes de champ à travers ce circuit varie.
it ut

On définit une grandeur physique appelée flux magnétique Φ qui mesure le nombre ou la « quantité »
st

de lignes de champ passant à travers une surface fermée.


In

Le flux magnétique Φ est proportionnel à B et à S.

Si la surface S est disposée perpendiculairement aux lignes de champ,


alors Φ = BS (constante de proportionnalité égale à 1, ce qui définit l'unité de
Φ : le «Weber »).

Physique 7ème Année Secondaire 136


Si la surface n'est pas perpendiculaire aux lignes de champ, alors Φ< BS.
  
Afin d'exprimer ce flux, on définit la normale n à la surface S telle que S = S.n

2.2- Définition du vecteur normale n à la surface :
Tout d'abord on choisit un sens positif sur
le contour de la surface.

On définit la normale à la surface S par le



vecteur n dont les caractéristiques sont:

l
na
- Point d'application : le centre de la

io
surface
- direction : perpendiculaire à la surface

at
- sens : déterminé par la règle de la main droite : alors que la paume est orientée vers la surface ; les

N
doigts courbés indiquent le sens + et le pouce indique le sens de n

- norme :
e
qu
2.3 - Définition du flux magnétique :
gi
go

Le flux d'un champ magnétique à travers une surface est défini par le produit scalaire de par .
 
ϕ =BScos α avec α = (B ,n) . ϕ (Wb) ; B (T) ; S (m2).
da

it ut
st
In

 
- B parallèle à S : Φ = -+BS

Physique 7ème Année Secondaire 137


 
- Angle α quelconque entre S et B : Φ à travers S est Φ = BS cos α
 
- S perpendiculaire à B : Φ =0 car aucune ligne de champ ne traverse S.

Remarque : Si la surface est délimitée par un circuit bobiné comportant N spires, la surface totale vaut N
 
fois la surface S d'une spire, et : ϕ = N.B.S=[Link] α

l
2.4 -Apparition du phénomène de l'induction électromagnétique :

na
Le phénomène de l'induction électromagnétique n’apparaît dans un circuit électrique que si le flux

io
magnétique à travers ce circuit varie.

at
Si le circuit est ouvert le phénomène se manifeste par une f.é.m. apparaissant aux bornes du circuit. Si
le circuit est fermé, il se manifeste par un courant induit circulant dans le circuit.

N
3 -Sens du courant induit: Loi de Lenz
e
qu
3 .1- Expérience :
gi

Approchons un pôle Sud d’un aimant de la


bobine et déterminons le sens du courant induit.
go

Bien entendu ce courant à travers la bobine


engendre un champ magnétique qui va se
da

superposer au champ de l'aimant.


- En approchant le pôle Sud, le flux inducteur à travers la bobine induite augmente (compte tenu du
sens positif choisi). Cette variation positive du flux inducteur donne naissance à un courant induit
d'intensité i.
ut

- i circule dans un sens tel que: la bobine présente une face Sud au pôle Sud en train de s'approcher
it

(bobine et aimant se repoussent).


st

- En éloignant le pôle Sud, le flux inducteur à


travers la bobine induite diminue (compte
In

tenu du sens positif choisi) .

Cette variation positive du flux inducteur donne naissance à un courant induit d'intensité i.

i circule dans un sens tel que: la bobine présente une face Nord à l'aimant en train de s'éloigner (bobine
et aimant s'attirent).

Physique 7ème Année Secondaire 138


3.2 - Loi de Lenz :
Généralisons les résultats de l'expérience précédente.

Le courant induit circule dans un sens tel qu'il tente de s'opposer à la cause qui lui donne naissance.

Cette cause est évidemment la variation du flux inducteur. Donc:

Le courant induit circule dans un sens tel qu'il tente de s'opposer à la variation du flux inducteur qui

l
na
lui donne naissance.

io
Remarque : Forme mathématique de la loi de Lenz

at
Convention: signes de l'intensité i d'un courant et de la f.é.m. e qui le crée

N
Courant circulant dans le sens positif ⇔ i > 0 ⇔ e > 0

e
Courant circulant dans le sens négatif ⇔ i < 0 ⇔ e < 0
qu
En tenant compte de ces conventions et en notant la variation du flux inducteur ΔΦ:

Si ΔΦ < 0, alors i > 0 et e > 0


gi

Si ΔΦ > 0, alors i < 0 et e < 0


go
da

4 - La force électromotrice induite (f.e.m) :


4.1 -F.é.m. induite moyenne em et f.é.m. induite instantanée e

Pendant l'intervalle de temps Δt où le flux inducteur varie de ΔΦ, la bobine donne naissance à une
ut

f.é.m. induite dont la valeur instantanée e varie (en principe) au cours de l'intervalle de temps. Souvent on ne
s'intéresse qu'à la valeur moyenne e au cours de l'intervalle de temps Δt.
it

m
st
In

C'est la variation de flux ΔΦ, ayant lieu au cours d'une durée Δt, qui est à l'origine de la f.é.m. induite.

Les facteurs susceptibles d'influencer la f. é. m. moyenne em sont donc la durée Δt et ΔΦ (c'est-à-dire


les facteurs qui le déterminent) :

- l'intensité B du champ magnétique inducteur


- le nombre N de spires .

Physique 7ème Année Secondaire 139


- la surface S délimitée par la spire traversée par le champ magnétique inducteur
 
- l'angle α entre le vecteur champ B et la normale n .
Reprenons l'expérience précédente, en introduisant, avec la même vitesse, un aimant faible, puis un aimant
plus puissant dans la bobine induite. Nous mesurons la déviation maximale de l'aiguille, proportionnelle à la
f.é.m. moyenne e .
m

On constante que plus l'aimant est puissant, plus la valeur de la f.e.m e est grande.
m

l
Donc e est proportionnel à B.

na
m

Des expériences semblables montrent que la f.e.m em est proportionnelle à N, S et B donc à ΔΦ.

io
Reprenons l'expérience précédente, et introduisons l'aimant lentement puis rapidement dans la bobine

at
induite. Lorsqu'on introduit l'aimant lentement dans la bobine, e est plus faible que si on l'introduit
m
rapidement. e est inversement proportionnel à Δt.

N
m

Conclusion générale e est proportionnelle à la variation du flux inducteur ΔΦ et e est inversement

e
m m
proportionnel à Δt
qu
En tenant compte de la Loi de Lenz (e et ΔΦ de signes opposés) on aboutit finalement à la loi de
m
Faraday :
gi
go

La f.é.m. induite moyenne dans un circuit est égale à l'opposé de la variation du flux inducteur à
ΔΦ
da

travers ce circuit par unité de temps : em = -


Δt

La f.é.m. induite (instantanée) dans un circuit est égale à l'opposé de la dérivée par rapport au temps
ΔΦ dΦ
lim
ut

du flux inducteur à travers ce circuit : e=- = −


∆t → 0 Δt dt
it
st
In

4.2- Expression de la tension aux bornes d’un circuit induit :


On oriente arbitrairement de A vers B une portion de circuit AB ; de f.e.m e et de résistance totale r.

La tension uAB entre les bornes A et B, en considérant le sens positif choisi, s’écrit :

uAB =ri – e .

Si le circuit est ouvert (le courant i=0) : uAB =–e

Physique 7ème Année Secondaire 140


4.3- Intensité en circuit fermé :
Si le circuit est fermé et de résistance totale r, l’expression de l’intensité du courant induit est :

e
i=
r

Les grandeurs e et i sont algébriques.

l
na
5- Application: L'alternateur

io
at
Description : Une bobine ayant N spires, tourne à vitesse angulaire constante dans un champ
magnétique (supposé uniforme).

N
Afin de comprendre le fonctionnement de l'alternateur on considère tout d'abord une seule spire

e
rectangulaire tournant à vitesse angulaire ω constante dans un champ magnétique inducteur uniforme. Les
qu
figures illustrent que le flux inducteur varie en
fonction du temps.
gi

Le flux magnétique à travers la bobine :


go

=Φ NBScos θ
Comme la bobine tourne à vitesse constante,
da

l’expression de θ en fonction du temps est


θ = ωt + ϕ=
alors Φ NBScos(ωt + ϕ )

La f.e.m induite e se déduit de l’expression du flux par


e = − = NBSω sin(ωt +=
ϕ) Em sin(ωt + ϕ)
ut

dt
it

Une f. é. m. alternative sinusoïdale de même fréquence que la fréquence de rotation est induite dans la
st

bobine. Si le circuit est fermé un courant alternatif sinusoïdal de même fréquence circule dans le circuit.

La f.é.m. e est alternative et sinusoïdale d'amplitude Em.


In

Si ϕ = 0 la représentation est la suivante.

Physique 7ème Année Secondaire 141


Le flux d'un champ magnétique à travers une surface est défini par le produit scalaire de

l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Em
Remarque : Un voltmètre indique la f.é.m. efficace E = .
2

L’essentiel

Physique 7ème Année Secondaire 142


   
par : Φ = B .S=BScosα avec α = (B,n)

Si la surface est délimitée par un circuit bobiné comportant N spires, la surface totale vaut N fois la
 
surface S d'une spire, et : Φ = NB .S=NBScosα

La f.é.m. induite moyenne dans un circuit est égale à l'opposé de la variation du flux
ΔΦ
em = -
inducteur à travers ce circuit par unité de temps. Δt

l
La f.é.m. induite (instantanée) dans un circuit est égale à l'opposé de la dérivée par rapport

na

e= −
au temps du flux inducteur à travers ce circuit. dt

io
La tension uAB entre les bornes A et B, en considérant le sens positif choisi, s’écrit : uAB= ri-

at
e.

N
Si le circuit est ouvert (le courant i=0) uAB= -e ;
Si le circuit est fermé et de résistance totale R,

e e
qu
i=
l’expression de l’intensité du courant induit est : R
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 143


Exercices

Exercice 1
Un carré est constitué par 200spires de fil de cuivre isolé. Le coté du carré
mesure 4cm.
Ce cadre est placé perpendiculairement au champ magnétique uniforme
B = 1T d’un électro-aimant. Les extrémités du fil sont reliées aux bornes d’un
milliampèremètre de résistance r = 2Ω.

l
1- On diminue le courant d’alimentation de façon que B varie comme

na
l’indique la courbe. (Voir la courbe). Calculer la f.é.m induite dans
le cadre.

io
2- Si la résistance du cadre est R=8Ω, calculer l’intensité du courant
induit et indiquer sur un schéma le sens du courant induit dans le

at
cadre..

N
Exercice 2
Le dispositif suivant est constitué de :

e
qu
a- Un circuit inducteur comprenant :

- Un générateur de f.e.m E=6V de résistance négligeable.


gi

- Un rhéostat de résistance Rh=1Ω


go

- Une bobine de longueur L=20cm de résistance r=2Ω comportant N1=100 spires de


section S1=10cm².
da

b- Un circuit induit formé d’une bobine de longueur l=10cm de résistance R=3Ω et


comportant N2=1000 spires de section S2=2cm².

1 - Calculer l’intensité du courant qui circule dans le circuit inducteur.


2 - Calculer l’intensité du champ magnétique à l’intérieur de la bobine inductrice.
ut

3 - Calculer le flux magnétique dans la bobine du circuit induit.


it
st

4.1- Calculer la valeur moyenne de la f.e.m induite si l’intensité du courant inducteur varie de
la valeur trouvée à la 1ère question à la valeur 0 en 50ms.
In

4.2 -En déduire l’intensité du courant induit lors de cette


variation et préciser son sens.

5 - Le générateur précédent est remplacé par un autre générateur


qui fournit une tension triangulaire qui fait circuler un
courant dont l’intensité i varie comme l’indique la
courbe :T représente la période et Im la valeur maximale de l’intensité (T = 0,01s et Im =
2,5A )

Physique 7ème Année Secondaire 144


5.1 -Donner l’expression de i(t) dans une période.

5.2- Donner l’expression de l’intensité B du champ magnétique dans la bobine inductrice en,
fonction du temps dans une période.

5.3-Calculer la f.e.m induite e lors d’une période.. La représenter.

Exercice 3
Une spire ayant la forme d’un cadre vertical carré PQRS de coté
a =10cm , de masse m =100g est parcourue par un courant d’intensité I =

l
na
4A. Fig1

B
Cette spire et plongée à moitié dans un champ uniforme de valeur B =
0,2T. (voir fig1).

io
La spire est suspendue par un fil vertical de masse négligeable.
1- Déterminer les caractéristiques des forces électromagnétiques qui s’exercent sur les cotés

at
du cadre.
2- Quelle est alors la valeur de la tension du fil à l’équilibre ?

N
3- On supprime le courant dans le cadre et on coupe le fil à la date t = 0.
La spire tombe alors en chute libre. Le schéma ci-contre représente le

e
cadre à l’origine des temps. Dans la suite, on néglige l’action des forces
électromagnétiques.
qu
3.1- Représenter la spire lorsqu’elle est partiellement plongée dans le
champ magnétique et exprimer à la date t correspondante la surface
gi

de la partie plongée dans le champ magnétique.


3.2 -Exprimer le flux magnétique à travers le cadre à la date t.
go

3.3- En déduire l’expression de la f.e.m induite et préciser le sens du courant traversant la


spire.
3.4- Calculer l’intensité de ce courant à t= 0,2s, si la résistance totale du cadre est
da

r = 3Ω.

Exercice 4

On considère une spire de cuivre ayant la forme d’un triangle A B O équilatéral de côté a =10
cm . On fait suspendre ce triangle par un fil qui permet de le faire déplacer
verticalement vers le bas avec une vitesse constante V.
ut

A l’instant t = 0 , le triangle pénètre par le point O dans un champ


it


magnétique uniforme B horizontal et perpendiculaire au plan de la figure.
st


1 - Donner l’expression de la surface S de la partie immergée dans le champ magnétique B
In

en fonction du temps t de la vitesse V et de l’angleα.

2 - Ecrire l’expression du flux magnétique en fonction de V, t, B et α.

3 - Trouver l’expression de la f.e.m induite en fonction de V, t, B et α .

En déduire l’expression de l’intensité i du courant induit si la résistance du circuit est r.

Physique 7ème Année Secondaire 145


4 - Lorsque la spire pénètre complètement dans le champ magnétique, on l’immobilise et on
fait varier la valeur B du champ magnétique en fonction du temps comme l’indique la
courbe suivante

dB

l
na
4.1- Donner l’expression de la f. e. m en fonction de a et de dt .

4.2- En déduire l’expression de l’intensité i du courant induit en fonction du temps.

io
Représenter i en fonction du temps. On donne r = 2Ω.

at
N
Exercice 5

e
Un solénoïde de grande longueur par rapport à son diamètre comporte N spires jointives.
qu

1 - Déterminer les caractéristiques du champ magnétique B qui s’exerce au centre de la
bobine quand elle est traversée par un courant d’intensité I (Direction, sens et intensité).
gi


A.N : N=1000, I=2A ,=1,5m, 0
-7
S.I .
4 10
go

2- L’axe ∆ du solénoïde est perpendiculaire au méridien magnétique du lieu d’expérience et


-5
la composante horizontale du champ magnétique terrestre est B=2.10T
da

H .

Une petite aiguille aimantée SN mobile au tour d’un axe vertical placée au centre de la

bobine s’établit dans une position d’équilibre telle que l’angle de



la ligne des pôles SN et l’axe ∆ soit α=60° . Calculer la valeur

ut

du champ magnétique B qui s’exerce lors du passage d’un


courant dans le solénoïde et en déduire l’intensité I1 de ce
it
st

courant ?
In

3 - On place maintenant au centre du solénoïde


une spire de surface S=8cm² dont l’axe est
confondu avec celui du solénoïde.

Physique 7ème Année Secondaire 146


3.1- Exprimer le flux Φ à travers la spire en fonction de B
et S. Calculer Φ si B=0,5T .

3.2- On établit aux bornes du solénoïde une différence de


potentielle qui fait passer un courant créant un champ
magnétique variant en fonction du temps comme
l’indique la courbe.

3.2.1 -Donner l’expression de la force électromotrice induite e en fonction du temps et


calculer ses valeurs dans les différents intervalles de temps.

l
3.2.2 -Représenter les variations de e en fonction de t dans les différents intervalles de temps.

na
Exercice 6

io
Un tige conductrice homogène et cylindrique est placée sur deux rails AC et A’C’
conducteurs parallèles et distant d’une longueur l. La tige peut se déplacer sans frottement

at
perpendiculairement aux rails. Le dispositif est placé comme l’indique la fig1 dans champ

magnétique B uniforme toujours vertical et orienté vers le haut.

N
1- On relie les extrémités des rails horizontaux A et A’ par un fil conducteur et on constitue
ainsi un circuit dont la résistance totale est R.
e
1.1- On déplace la tige avec une vitesse constante V de A vers C.
qu
Donner l’expression de l’intensité i du courant induit qui passe dans le circuit en fonction de
B, l, V et R. Calculer sa valeur et déterminer son sens. A.N :
gi

l=0,1m ; m=10g ; B= 0,5T ; R = 2Ω ; V=4m/s .


go

1.2 - Quelle est l’expression de l’intensité i du courant induit et quel est


son sens si on déplace la tige de C vers A ?
da

2- On incline les rails d’un angle α=12°sur l’horizontale. On lance la tige


à partir de C et C’avec une vitesse initiale et on constate qu’après
un certain temps son mouvement devient uniforme de vitesse V1.

2.1 - Déterminer les caractéristiques de la force électromagnétique qui


s’exerce sur la tige.
2.2 - Calculer l’intensité i1 du courant induit qui circule.
ut

2.3 - Calculer la valeur V1 de la vitesse .On donne g=9,8m/s²


3 - On ramène les rails à leur position horizontale précédente et on relie
it

leurs extrémités A et A’ aux bornes d’un générateur de force


st

électromotrice E et de résistance interne négligeable. (voir fig) .


On considère que la résistance totale du circuit reste R.
In

3.1 On déplace toujours la tige avec la vitesse V de A vers C. Donner l’expression de


l’intensité du courant qui circule dans le circuit en fonction de E , B , R , V et l .
3.2 Exprimer l’intensité de ce courant si on déplace la tige de C vers A. Calculer cette
intensité dans les deux cas.
On donne :R=2Ω ;E=4,5V;V=4m/s.

Physique 7ème Année Secondaire 147


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 187


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 188


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

Objectifs

ut

* Comprendre ce qu'est un phénomène périodique


* Savoir les définitions exactes de la période et de la fréquence
it

* Comprendre le fonctionnement d'un stroboscope.


st
In

Physique 7ème Année Secondaire 189


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 190


1-Généralités
1.1- Exemples :
1.1.1 -Phénomènes périodiques dans les temps :
Nous observons autour de nous, un grand nombre de phénomènes qui se répètent : saisons,
rotation de la terre sur elle – même et autour du soleil, battements du cœur, respiration, floraison
des plantes, tic – tac d’une montre, rotation d’une roue, rotation des aiguilles d’une montre, les
mouvements de certaines pièces de moteurs tournant à vitesse constante, le mouvements des
pendules si l’amortissement est négligé ……

1.1.2- Phénomènes périodiques dans l’espace :

l
na
Les bornes kilométriques le long d’une route, les poteaux télégraphiques, les traverses en bois
qui soutiennent les rails de chemin de fer, forment des phénomènes périodiques dans l’espace.

io
1.2 - Définition:

at
Un phénomène est périodique dans le temps ou dans l’espace, s’il se reproduit
identique à lui- même à des intervalles de temps ou d’espace successifs égaux.

N
1.3- Période :
e
La période T d’un phénomène périodique, dans le temps,est le temps constant T au bout du
qu
quel le phénomène se reproduit identique à lui – même, elle s’exprime en seconde.

Exemple : la période de rotation de la terre autour du soleil est une année, et d’une journée pour
gi

une rotation sur elle – même.


go

Rotation de la grande aiguille d’une montre : T=1h

1.4 - Fréquence :
da

La fréquence N est le nombre de répétitions d’un phénomène périodique par unité de temps.

C’est l’inverse de sa période N=1/T : Elle s’exprime en Hertz (Hz) on utilise les multiples
suivants :
• Le kilohertz : 1KHz=103 Hz.
• Le mégahertz : 1MHz = 106 Hz.
ut

• Le gigahertz : 1GHz = 109 Hz.


it

Exemple : Respiration de l’homme : T=4s ; N= 0,25 Hz


st

Pulsations cardiaques de l’homme : T=1s ; N=1Hz.


In

1.5 - Cas particulier:


• phénomènes sinusoïdaux : ils sont tous périodiques. La grandeur qui les représente est
une fonction sinusoïdale du temps.

Elle associe à chaque valeur du temps, un réel f(t) : t f(t) .


Si T est la période, f(t+T)=f(t)

Physique 7ème Année Secondaire 191


Remarque : Tout phénomène sinusoïdal est périodique mais la réciproque n’est pas toujours
vérifiée. En effet, un phénomène peut-être périodique, sans être sinusoïdal.

Exemples :
* Rotation de la terre autour du soleil
* Mouvement circulaire uniforme.

1.6 -Moyens d’Etude :


Il existe plusieurs techniques pour étudier les phénomènes plus ou moins rapides :
* L’enregistrement graphique, le miroir tournant, l’oscilloscope électronique
permettent d’obtenir une représentation du phénomène en fonction du temps.

l
* La stroboscopie et l’ultra cinéma permettent de ralentir apparemment les phénomènes

na
périodiques rapides pour les analyser .

1.6.1 - L’enregistrement graphique :

io
L’appareil se compose de deux patries principales :

at
• un cylindre qui tourne à vitesse constante
• un stylet relié au phénomène étudié et dont l’amplitude des vibrations est

N
proportionnelle à celle du phénomène étudié.
- Dans un 1er temps, le cylindre est immobile et le stylet est en marche, on obtient alors le
tracé de l’axe des élongations Oy.
e
- Dans un 2eme temps le cylindre tourne à vitesse constante, et le stylet est immobile, on
qu
obtient alors l’axe du temps Ot.
- Dans un 3eme temps l’ ensemble est en fonctionnement on obtient alors le tracé donnant y=
f(t)
gi
go
da

ut

Dans les usines de mécanique, les hôpitaux, les laboratoires, beaucoup d’appareils de
it

contrôle fonctionnent sur ce principe. On peut très vite, déceler une anomalie dans le phénomène
surveillé ; l’électro-gramme est un exemple , bien connu.
st

1. 6.2- Le miroir tournant :


In

Le miroir tournant permet d’étudier le mouvement rapide d’une partie ponctuelle d’un solide
qui peut-être éclairé.
- Le point vibre et le miroir est immobile : sur l’écran on obtient une trace y’y verticale
représentant l’axe des élongations.
- Le point est immobile et le miroir tourne à vitesse constante : sur l’écran on obtient une trace
x’x horizontale représentant l’axe des temps.

Physique 7ème Année Secondaire 192


- Le point vibre et le miroir tourne : nous observons sur l’écran la représentation graphique de
la fonction y=f(t)

l
na
io
at
N
Remarque : dans le montage, la direction de vibration du point est parallèle à l’axe de rotation
du miroir.

1.6.3 - La stroboscopie : e
qu
La stroboscopie donne d’un phénomène périodique, une « image » ralentie. Le principe de
l’appareil, appelé stroboscope est d’émettre des éclairs très brefs à des intervalles de temps égaux
gi

appelés période T’ des éclairs. L’utilisateur peut régler, à volonté ces intervalles de temps, donc la
fréquence N’ des éclairs.
go

Les stroboscopes modernes sont électroniques, les anciens stroboscopes sont mécaniques et
sont constitués en général, d’un disque comportant une plaque opaque, qui peut être percée de un
ou plusieurs trous par lequel (par lesquels) peut passer la lumière émise par une lampe toujours
da

éclairée et fixée dernière le disque.

• Principe de fonctionnement d’un stroboscope mécanique : Le disque du stroboscope


tourne (sa vitesse de rotation peut-être réglée grâce un bouton se trouvant sur l’appareil), un
bref éclair jaillit chaque fois que le trou coïncide devant l’ampoule puis de nouveau
l’obscurité jusqu’à ce que le trou effectue un tour complet et coïncide de nouveau devant la
ut

lampe,……….etc
it

• observations : Pour simplifier nous


allons observer au moyen du
st

stroboscope la rotation rapide d’un


disque, blanc, sur la périphérie duquel,
In

est dessiné un repère (une tâche noire ;


par exemple).

Soient T et N respectivement la période et la fréquence du phénomène observé (ici la


rotation du disque blanc sur lequel on avait tracé la tâche noire). Soient T’ et N’ respectivement la
période et la fréquence des éclairs (stroboscope)
Soient θ et n la période et la fréquence du mouvement apparent du phénomène observé.

Physique 7ème Année Secondaire 193


• Observations sans stroboscope : (lumière ordinaire)

- Si le disque éclairé est immobile : nous voyons


distinctement la tâche noire .

- Si le disque éclairé est en rotation rapide :


L’œil ne voit plus une seule tâche mais une
traînée grise correspondant à sa trajectoire.

l
na
Ceci est dû à la persistance des impressions
rétiniennes.

io
at
Remarque : Persistance rétinienne :

N
Pour voir un objet, celui –ci doit recevoir de la lumière d’une source lumineuse, le soleil par
exemple ou une lampe.

e
L’objet réfléchit de la lumière reçue. Le faisceau réfléchi tombe sur l’œil et crée un influx
nerveux au niveau de la rétine car cette dernière renferme une substance photosensible, la
qu
rhodopsine.
Rhodopsines + photon (lumière) Opsine + rétinal
gi

La décomposition de cette substance crée donc un influx nerveux qui doit parcourir le nerf
optique jusqu’au cerveau, ce dernier fait une analyse et donne une réponse (feed - Back).
go

Pendant ce temps l’image de l’objet vu, doit rester sur la rétine.


Ce temps est appelé persistance rétinienne. Les études biologiques ont montré qu’il est de
l’ordre de 1/15 à 1/20 de seconde.
da

Si les images sont trop rapides, (espacées de moins de 1/15 ou 1/20), on risque de donner de
faux jugements.

Exemple : Si on fait tourner rapidement une bille suspendue à l’extrémité d’un fil, on a
l’impression qu’il s’agit d’une infinité de billes ! Les espaces entre les hélices d’un
ventilateur ne sont appréciables .......etc
ut

Pour palier à cela, on ralentit les mouvements rapides en utilisant le stroboscope par exemple.
it

• Observations à l’aide d’un stroboscope: On éclaire maintenant le disque en rotation en


faisant varier la fréquence N’ des éclairs. Les principales figures observées sont les
st

suivantes :
In

• Immobilité apparente :

* Si N=kN’ ou T’=kT (k∈N)


Entre deux éclairs, c'est-à-dire pendant un tour du stroboscope ; le disque fait k tours complets
L’observateur voit la tâche toujours à la même position.

La tâche semble donc immobile puisque l’observateur a l’impression qu’elle ne bouge pas :

Physique 7ème Année Secondaire 194


Exemple : si N= N’ ou N=2N’ :N= 3N’…….
Entre deux éclairs le disque fait ; respectivement 1 tour, 2 tours, 3 tours,…. et l’observateur
observe toujours une seule tâche apparemment immobile.
*Si N’= kN (T= k T’)
Quand le disque effectue un tour complet il jaillit k éclairs et l’observateur voit k tâches
apparemment immobiles.

Exemple :
N’=2N (deux tâches)
Le 1er éclair l’observateur voit la tâche dans la position (1)
Au 2eme éclair, c'est-à-dire quand le stroboscope achève

l
son 1er tour, le disque (donc la tâche) a fait ½ (un demi- tour) et

na
l’observateur la voit dans la position (2)
Quand le stroboscope achève son 2eme tour le disque

io
donc la tâche, fait un tour complet donc la tâche revient à la
position (1) .

at
Quand on demande à l’observateur ce qu’il a vu au total, à la
fin de cette expérience, il va répondre qu’au total il a pu voir

N
deux tâches.

e
qu
De même si N’=3N ou observe 3
gi

tâches
go
da

Si N’=4N, l’observateur voit quatre


tâches apparemment immobiles
ut

• Le mouvement ralenti : Si N et N’ sont voisines :


it

1er cas : Le mouvement ralenti direct : si N est légèrement


st

supérieure à N’: le disque tourne un plus vite que le stroboscope,


entre deux éclairs c'est-à-dire pendant un tour du stroboscope, le
In

disque fait un tour + une fraction de tour (1tour+ 1/p iéme de


tour).
Mais l’observateur a l’impression que la tâche a bougé de
1/p ième de tour seulement, puisque toute la rotation (un tour s’est
effectuée dans l’obscurité) .

Le mouvement est ralenti mais dans le sens direct (réel).


En effet apparemment la tâche n’est pas immobile puisque

Physique 7ème Année Secondaire 195


l’observateur l’a vue dans deux positions différentes ; au 1er éclair, à la position (1) et au 2eme éclair
à la position (2). Et comme en réalité la tâche a fait 1 tour +1/p ieme de tour et l’observateur n’a pu
apprécié que le 1/piéme de tour seulement le mouvement est alors ralenti.
Le tableau suivant indique les angles de rotation du disque, du stroboscope et du mouvement
apparent :
Rotation du stroboscope Rotation réelle du disque Rotation apparent de disque
1tour 1 1
1tr + tour tour
p p
2tr 2 2
2tr + tour tour
.
p p

l
. .

na
.
. .
p tours (P+1)tours 1tour

io
at
Donc à p tours du stroboscope effectués en p .T’(s)
Correspondent (p +1) tours réels du disque effectues en (p+1) .T (s) et correspond 1 tour

N
apparent effectué en θ(s)
Donc :
p.T’=(p+1).T=1θ
e
p= θ /T’ et p= θ /T-1 ⇒θ /T’= θ /T-1
qu
⇔1/T’=1/T-1/ θ⇔ N’=N-n d’où n=N-N’
gi

2eme cas : Le mouvement ralenti inverse : si le


disque tourne un peu moins vite que le stroboscope
go

alors N’est légèrement supérieure à N Pendant 1 tour du


stroboscope, le disque effectue un tour – 1/p ieme de tour, il
semble donc tourner mais dans le sens inverse de rotation
da

Un tableau semblable au précédent permet de montrer


que : à P tours du stroboscope effectués en p.T’(s)
correspondent (p-1) tours réels du disque effectues en (p1).T

(s) et correspond un tour apparent effectué en θ (s) donc


p.T’= (p-1).T=1θ
p= θ /T’ et p= θ /T+1
ut

D’où : n=N’-N
it
st

Résumé :
In

- Si N=kN’ on a alors une immobilité apparente


- Si N est légèrement supérieure à N’: le mouvement est ralenti dans le
sens direct
- Si N est légèrement inferieure à N’: le mouvement est ralenti dans le
sens inverse
- La fréquence du mouvement apparent, ralenti est n = |N-N’|

Physique 7ème Année Secondaire 196


Remarque : si le disque du stroboscope renferme P trous, alors la fréquence des éclairs est
d’autant plus multipliée.

1.7 - Vocabulaire de base :


Lorsqu’une pierre tombe à la surface plane d’une eau calme, une ride circulaire se forme et
s’élargit progressivement. Cette déformation de l’eau créée par la pierre au point de chute,
s’appelle ébranlement.
Celui-ci se transmet aux différents points de la surface du liquide, on dit qu’il se propage.
L’eau qui est capable de reprendre son état initial, après avoir subi une déformation est un
milieu élastique.

l
Donc :

na
- un ébranlement : est une déformation locale imposée à un milieu élastique
- milieu élastique : tout milieu capable de reprendre son état initial lorsque

io
cesse une déformation qui lui a été imposée

at
1.8- Ebranlement transversal :

N
On appelle ébranlement
transversal, un ébranlement dont la
direction est perpendiculaire à la
direction de propagation.
e
qu
Exemple : utilisons une corde de
caoutchouc posée sur une longue table
communiquons au point A, un aller –
gi

retour rapide (ébranlement)


perpendiculaire à la corde.
go

L’ébranlement provoqué en A, se propage le long de la corde.


da

Remarque : c’est ce genre d’ébranlement qu’on observe à la surface de l’eau.


1.9- Ebranlement longitudinal


ut

C’est un ébranlement dont la direction est la même que la direction de propagation.


it
st

Exemple :
In

Utilisons un grand ressort à spires non jointives.


Communiquons un aller-retour rapide du piston P.
vers la droite, on provoque ainsi une compression de
quelques spires dans la direction horizontale. Cet
ébranlement ainsi provoqué se propage suivant
l’horizontale.

Physique 7ème Année Secondaire 197


1.10- Mécanisme de la propagation :
• Un point M de la corde situé à une distance x de l’origine O de la corde se retrouve après le
passage de l’ébranlement à la même distance x de O. Chaque point subit un ébranlement
mais revient à sa position initiale. Il en est de même pour les spires du ressort.
« La propagation d’un ébranlement ne correspond pas à un transport de matière »
• Une certaine énergie est initialement communiquée au point origine appelée source.
Le point M de masse m s’élève grâce à cette énergie.
Il la transmet au point suivant en s’abaissant.
« La propagation d’un ébranlement correspond à un transport d’énergie »

1.11- Vitesse de propagation ou célérité d’un ébranlement :

l
Pour une corde élastique, la vitesse de propagation dépend de la tension F de la corde et de sa

na
masse linéique µ (Masse par unité de longueur)
F

io
On montre que : V =
µ

at
1.12-Mouvement vibratoire ou onde :

N
C’est une succession d’ébranlements identiques.
1.13- Longueur d’onde :
e
C’est la distance λ par courue par l’onde pendant une période complète.
qu
V λ en m
λ VT
= =
N
gi

1.14-Différence de phase (déphasage) :


Soient deux phénomènes périodiques sinusoïdaux, de même pulsation ω, représentés
go

respectivement par : y1=a1 cos(ωt+ϕ1 )


y2=a2 cos(ωt+ϕ2 )
da

La différence de phase ou déphasage entre ces deux phénomènes est : ∆ϕ = ϕ2 −ϕ1


Cas particuliers :

• Si ∆ϕ =2κπ où k∈ 
Les deux phénomènes sont dits en phase
• Si ∆ϕ =(2κ+1)π où k∈ 
Les deux phénomènes sont dits en opposition de phase
ut

• Si ∆ϕ =(2κ+1)π/2 où k∈ 
Les deux phénomènes seront en quadrature de phase.
it
st

L’essentiel
In

- Un phénomène est dit périodique s’il se reproduit identique à lui-même à des intervalles de
temps constants appelés période.
- Un ébranlement est une déformation locale imposée à un milieu élastique.
- Un ébranlement transversal est un ébranlement dont la direction est perpendiculaire à la
direction de propagation.
- Un ébranlement longitudinal est un ébranlement dont la direction est la même que la
direction de propagation.
- La longueur d’onde est la distance parcourue par l’onde pendant une période complète.
λ = V. T =V/N.

Physique 7ème Année Secondaire 198


Exercices
Exercice 1
On éclaire un disque noir ayant une tache blanche à l’aide d’un stroboscope dont les éclairs
ont une fréquence Ne variable. Le disque tourne à la vitesse de 3600tr/min
1- Décrire l’observation si Ne prend les valeurs 61Hz, 58Hz, 180Hz, 120Hz, 30Hz, 20Hz.
2 -On donne au disque une nouvelle vitesse de rotation et on fait varier la fréquence du
stroboscope. Trouver la vitesse de rotation du disque sachant que 50Hz est la plus grande valeur de
la fréquence qui permet d’observer une tache unique et immobile.

Exercice 2
Un ventilateur comporte 4 pales identiques .Il tourne à la vitesse constante de N tours par

l
na
seconde .Il est éclairé par un stroboscope électronique à la fréquence Ne .
1- quelle relation doivent vérifier N et Ne pour que le ventilateur paraisse immobile,
2- On peint l’une des pales en rouge .

io
Répondre à la même question.

at
Exercice 3
Un disque noir D sur lequel est peint un secteur blanc tourne à la vitesse constante de N

N
=1800tours /minute. Le disque est observé à l’aide d’un stroboscope mécanique constitué d’un
disque D’ comportant 4 trous régulièrement espacés et tournant à vitesse constante devant une

e
source lumineuse .Quelle est la plus grande vitesse de rotation du disque D’ qui permet de voir le
qu
secteur blanc immobile ?

Exercice 4
gi

Un disque blanc D portant un secteur noir tourne à la fréquence N .Ce disque est observé à
go

l’aide d’un stroboscope mécanique constitué d’un disque D’comportant 4 trous régulièrement
espacés et tournant à la vitesse angulaire constante de 10tours /seconde devant une source
lumineuse .
da

1- Calculer la fréquence Ne et la période Te des éclairs .


2- Quelle doit être la vitesse de rotation en tours par seconde du disque D pour que le secteur

paraisse immobile ?
3- Le disque D tourne à la vitesse de 41tours /seconde. Expliquer le phénomène observé. En
déterminer tous les paramètres.
ut

4- Le disque D tournant à la fréquence N, on l’éclaire à l’aide d’un stroboscope électronique


.Quelle doit être la fréquence N’e des éclairs pour que l’on observe 3 secteurs immobiles
it

régulièrement repartis.
st

Exercice 5
In

Le film enregistré par un camescope est en réalité une succession d’images prises à la
fréquence de 25 images par seconde.
On examine image par image le film de la rotation d’un disque tournant dans le sens des
aiguilles d’une montre devant l’objectif du camescope ; quatre images successives figurent ci-
dessous :

Physique 7ème Année Secondaire 199


1- Quelles sont tous les mouvements possibles du disque entre deux images consécutives ?
2- Ecrire la relation générale existant entre Ti (intervalle de temps entre deux images) et la
durée T d’un tour.

l
na
3 - Calculer quatre valeurs possibles de la fréquence de rotation du disque.
4 - La rétine garde une image en mémoire environ 0,15 s.
Expliquer ce qu’observe un téléspectateur qui visionne ce film.

io
Exercice 6

at
L’extrémité d’une corde élastique est animée d’un mouvement vibratoire sinusoïdal
transversal de fréquence 65Hz. Le premier point de la corde à partir de la source O qui vibre en

N
opposition de phase avec O est à l’abscisse OM = 30cm.
1-Calculer la célérité des ondes le long de la corde .

e
2-Chercher les abscisses des points qui vibrent en phase avec M
qu
Exercice 7
Une source S est animée d’un mouvement vibratoire de fréquence N = 50Hz .Les vibrations
gi

se propagent le long d’une corde avec une célérité C =10m/s.


1- Quelle est la longueur d’onde ?
go

2- Comparer le mouvement d’un point M situé à 20cm de S à celui de S.

Exercice 8
da

On crée à la surface de l’eau d’une cuve des ondes circulaires de longueur d’onde λ=1cm.
On éclaire la surface de l’eau avec un stroboscope.
1 - La plus grande fréquence des éclairs pour laquelle la surface de l’eau parait immobile est

Ne=15Hz.
Quelle est la fréquence du vibreur ?
Calculer la célérité des ondes à la surface de l’eau .
ut

2 - Quel sera l’aspect de la surface de l’eau en éclairage stroboscopique de fréquence


N’e = 30Hz.
it

3 - Quel sera l’aspect de la surface de l’eau en éclairage stroboscopique de fréquence


N’’e =[Link] le sens et la célérité de la propagation apparente.
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 200


l
na
io
at
N
e
qu
gi

Objectifs
go

* Pouvoir établir l’équation de propagation d’une onde progressive


da

(milieu uni dimensionnel).


* Comprendre le phénomène d’interférences :

* mécaniques (milieu bidimensionnel).


* Lumineuses (milieu tridimensionnel).
it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 201


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 202


1- Milieu unidimensionnel
1.1 -Dispositif expérimental

Le dispositif comprend trois parties


* la source vibrante : c’est une lame d’acier dont l’amplitudes des
vibrations est réglable et peut atteindre 1 à 2cm , son extrémité A
vibre d’un mouvement qui peut-être considéré comme rectiligne
sinusoïdal.
* la corde partie principale du dispositif sert de support à la propagation
de la vibration.

l
* un Becher, plein de liquide, permet d’absorber l’énergie transmise.

na
io
1.2- Observations :
* A l’œil nu, lorsque la lame est en vibration , nous observons une zone verticale

at
correspondant à deux fois l’amplitude de la lame.
* Au stroboscope, nous pouvons bien distinguer la corde ayant l’aspect d’une sinusoïde.

N
Selon, le réglage du stroboscope, cette sinusoïde peut paraitre immobile, ou plutôt progresser
vers le haut ou vers le bas.

e
1.3- Interprétations qualitatives :
qu
* la zone verticale, observée à l’œil nu est due au mouvement horizontal de tous les points de la
corde.
La persistance des images rétiniennes, ne nous permet pas de distinguer les différentes
gi

positions d’un point au cours du temps car ce mouvement est trop rapide.
go

Chaque point de la corde fait des allers et retours entre les bords de cette zone verticale.
* Avec un stroboscope convenablement réglé on peut observer une sinusoïde immobile (N’=kN)
avec : N’ : fréquence du stroboscope choisie
da

N : fréquence du mouvement de la lame du vibreur= fréquence du secteur).


Si on choisit N légèrement supérieure à N’, on peut observer une sinusoïde qui progresse vers
le bas (mouvement ralenti direct).

Si on choisit N légèrement inferieure à N’, nous pouvons plutôt observer une sinusoïde qui
progresse vers le haut (mouvement ralenti inverse).
ut

1.4 -Etude théorique :


it

Pour la source, S, l’élongation y à un instant t est : y= a cos( ωt +ϕ)


st

a : amplitude du mouvement
ω=2π/T=2πN
In

Si pour t =0 , l’élongation de S est maximale (V0=0), alors l’équation du mouvement de S


peut s’écrire : yS= acos ωt= a cos 2π/T.
Pour un point M, quelconque de la corde situé à la distance x de la source S, l’amplitude est
aussi a (amortissement négligeable), la période est T , mais la vibration parvient en M après avoir
mis un certain temps θ.
Si V désigne la vitesse (celérité) de propagation de la vibration alors θ=x/V le point M
reproduit donc exactement le mouvement, de la source S, mais avec un certain retard θ=x/V .

Physique 7ème Année Secondaire 203


d’où :
yM(t)=yS(t-θ)=acosω(t-θ)
= acos2π/T(t-x/V)
= acos(ωt-2πx/TV) Soit yM=acos(ωt-2πx/λ)=acos(2πt/T- 2πx/λ) (1)
Cette équation est l’équation de propagation d’une onde progressive.
Elle permet de mettre en évidence une double périodicité. L’élongation y est une fonction à
deux variables : une variable temporelle t et une variable spatiale x : yM=yM(x,t)

* Périodicité dans le temps :

Pour un point considéré de la corde, x a

l
na
une valeur déterminée.
Donc :yM(t)=acos(2πτ/Τ- cte)

io
La représentation graphique de la

at
fonction yM dans ce cas, est appelée
« sinusoïde » des temps.

N
• Périodicité dans l’espace.
e
Considérons un instant t donnée, l’élongation du point M est : yM(x)=acos(cte-2πx/λ)
qu
Donc λ : est une période spatiale du
gi

mouvement de M.
go

La représentation graphique de y en fonction


de x est appelée « sinusoïde » des espaces.
da

Elle correspond à l’image que l’on trouverait


si on photographiait la corde à cet instant.

1.5- Dephasage entre le point M et la source S :


yM = acos(ωt-2πx/λ)=acos(2πt/T- 2πx/λ)=acos(ωt+ϕ)
ut

Le déphasage entre la source S est le point M est ϕ=-2πx/λ


it

Cas particuliers :
st

* Si |- 2πx/λ| =2kπ ⇔ x= kλ k∈N*


In

alors le point M vibre en phase avec la source (à chaque instant ils ont même élongation et
même vitesse )
* si |-2πx/λ| =(2k+1)π ⇔ x= (2k+1)λ/2. k∈N
Le point M vibre en opposition de phase avec la source S, (A chaque instant, ils ont deux
élongations et deux vitesses opposées).
* si |-2πx/λ| =(2k+1)π/2 ⇔ x= (2k+1)λ/4.
Le point M vibre en quadrature de phase avec la source S.

Physique 7ème Année Secondaire 204


1.6- Déphasage entre deux points M1et M2 de la corde :

Soient deux points M1 et M2 situés respectivement à x1 et x2 de la source S, d’après


l’équation (1)
yM1=acos(ωt-2πx1/λ) et yM2=acos(ωt-2πx2/λ). Le déphasage entre les deux points M1 et M2
est ∆ϕ=|2π(x2-x1) /λ | = 2π d/λ avec d=x2-x1 distance entre les deux pointsM1 et M2
Comme le cas précédant :

* M1 et M2 vibrent en phase si d= k λ

* M1 et M2 vibrent en opposition de phase si d=(2k+1)λ/2.

l
na
*M1 et M2 vibrent en quadrature de phase si d=(2k+1)λ/4.

Remarques : Cas des ondes longitudinales :

io
at
la fig montre comment il
est possible de déterminer

N
l’aspect, à l’instant t, d’un ressort
parcouru par une onde
progressive longitudinale.
e
qu
Cette figure met en
évidence une succession de zone
alternativement comprimées et
gi

dilatées.
go

La propagation d’ondes
longitudinales le long d’un ressort constitue une bonne image de la propagation d’ondes dans la
colonne fluide d’un tuyau.
da

Cas des Ondes progressives circulaires :


La figure montre la formation d’ondes


circulaires concentriques à la surface de l’eau.
La distance entre deux rides successives est
ut

constante et égale à la longueur d’onde λ .


it
st

1.7 -Transmission d’énergie par les


In

ondes :

Nous avons vu que la propagation d’un mouvement vibratoire se fait avec un transport
d’énergie.
Pendant le passage de l’onde, un point matériel de masse m subit un ébranlement au cours
duquel, il passe par une vitesse maximale.
Il possède donc une certaine énergie qui se trouve à ce moment là entièrement sous forme
d’énergie cinétique : E=EC=½mV²max=½ma²ω²=2mπ²N²a²

Physique 7ème Année Secondaire 205


Application :
Le long d’une corde élastique, la célérité des ondes est v= 15 m/s
1 - calculer la longueur d’onde des ondes émises lorsque l’extrémité S de la corde est animée
d’un M .R .S transversal d’amplitude a= 2cm et de fréquence N=10HZ,
2 - L’origine des temps est choisie telle que y= a cos ωt. Ecrire les équations de chacun des
points A et B, de la corde tel que : SA= 2.25m et SB= 3m. Conclure
Solution :
1 - λ=VT=V/N=1,5m.
2 - yA= 2.10-2cos(20πt - 2πx2,25/1,5) = 2.10-2cos(20πt - 3π) |∆ϕ|=3π
Le point A vibre en opposition de phase avec S.
YB= 2.10-2cos(20πt - 2πx3/1,5) = 2.10-2cos(20πt - 4π) |∆ϕ|=4π B vibre en phase avec S.

l
na
On peut utiliser un vibreur muni d’une tige
dont l’extrémité est en contact avec un point S de la

io
surface d’un liquide contenu dans une cuve de
faible profondeur.

at
Avec, un réglage convenable du stroboscope
(la fréquence N’ du stroboscope doit rester

N
légèrement inférieure a la fréquence N du vibreur.)
nous pouvons observer des rides circulaires.
On peut vérifier que la distance entre deux

e
crêtes consécutives est égale à λ de même que la
qu
distance entre deux creux consécutifs est λ

2- Milieu bidimensionnel : les interférences mécaniques


gi

2.1- Dispositif expérimental :


go

Une fourche à deux pointes est fixée à la lame d’un vibreur.


da

Elle affleure la surface de l’eau d’une cuve de faible


profondeur en deux points, O1 et O2

2.2-Observations :
* En lumière stroboscope : le ralenti stroboscopique permet de voir les deux systèmes
ut

d’ondes circulaires progressives issues de O1 et O2 qui se superposent en certains points du


milieu de propagation.
it
st

* En Lumière ordinaire : on observe un ensemble de lignes, ayant l’aspect d’hyperboles : ce


sont des franges d’interférence.
In

2.3-Principe de superposition des petits mouvements


Enoncé : si plusieurs causes agissant, séparément, produisent
  
les déplacements d’un point,

représentés respectivement par les vecteurs δ1; δ 2 , δ 3 , ......., δ i , ces causes produisent
lorsqu’elles agissent en même temps, le déplacement représenté par le
    
vecteur δ = δ1 + δ 2 + δ 3 + ....... + δ i à condition que ces déplacements soient petits.

Physique 7ème Année Secondaire 206


Remarque: Si de plus, ces petits déplacements ont tous la même direction l’élongation y du
mouvement résultant est égale à la somme algébrique des élongations
y1; y 2 , y 3 , ......., y i de chacun des mouvements composants
y = y1 + y 2 + y 3 + ....... + y i

2.4-Etude théorique :
2.4.1- Equation du mouvement d’un point quelconque M de la surface de
l’eau.
Les deux pointes, O1 et O2 constituent deux sources de vibration cohérentes.
Si l’on se place dans les conditions tel que :yS1=yS2=acosωt , on se propose d’établir

l
l’équation du mouvement d’un point M quelconque de la surface de l’eau, situé à une distance d1 de

na
O1 et à une distance d2 de O2.
Le point M reçoit simultanément les ondes issues de O1 et de O2, on dit que ces ondes se
superposent ou interférent en ce point.

io
Soient y(1)M et y(2)M (respectivement) les élongations du point M quand il reçoit seulement les
ondes issues de O1 et de O2 , les mouvements de O1 et O2 sont identiques et leur amplitude reste

at
toujours faible
y1M=acos(ωt-2πd1/λ) =acos(ωt+ϕ1) avec ϕ1= -2πd1/λ ;

N
et y2M=acos(ωt-2πd2/λ) =acos(ωt+ϕ2) avec ϕ2= -2πd2/λ
yM=y1M + y2M (d’après le principe de superposition des petits mouvements)

e
yM= acos(ωt-2πd1/λ) + acos(ωt-2πd2/λ)
qu
p−q p+q
or cosp + cosq =
2cos .cos
2 2
π  π 
gi

= y M 2acos (d2 − d1 ).cos  ωt − (d2 + d1 )


λ  2 
go

= Acos(ωt + ϕ)
soit π
avec A = 2acos (d 2 − d1 )
da

λ
π
ϕ = − (d2 + d1 )
λ

2.4.2- Points vibrant avec une amplitude maximale :


Le point vibre avec une amplitude maximale égale à 2a si les ondes issues de O1 et de O2, s’y
ut

superposent en phase.

ϕ2 − ϕ1= 2kπ ⇔ (d − d =
) 2kπ
it

C’est-à-dire si λ 2 1
st

⇔ d2 − d1 =λ
k k∈
In

k : est appelé ordre de la frange d’interférence


si k=0 d2 – d1=0⇔ d1=d2 ; l’ensemble de ces points est la médiatrice du bipoint O1 et O2
si k≠0 la relation d2-d1 = kλ définit une famille d’hyperboles de foyers O1 et O2, appelées
franges d’amplitude maximale.

2.4.3 - Points vibrant avec une amplitude nulle (points immobiles).


Le point M vibre avec une amplitude nulle si les ondes issues de O1 et O2 s’y superposent en
opposition de phase, c'est-à-dire si :

Physique 7ème Année Secondaire 207


ϕ2 − ϕ
=1 (2k '+ 1)π
λ
⇔ d2 − d1 = (2k '+ 1) k' ∈ 
2
k’ : est l’ordre de la frange d’amplitude nulle , cette relation définit aussi une autre famille
d’hyperboles de foyers O1 et O2 appelées franges d’amplitude nulle.

Remarque: le nombre d’hyperboles est limité :


En effet, pour tout point de la surface de l’eau |d2-d1|≤ O1O2
Le nombre de ces points : - O1O2≤ d2-d1 ≤ O1O2
O1O2 : distance entre les deux pointes ou les deux sources.

l
na
Application :
Dans une expérience d’interférences mécanique la distance entre des deux pointes est O1O2
= 17mm.

io
Chaque pointe a un mouvement, d’équation yO1=yO2=10-3cos200πt
La vitesse de propagation des ondes à la surface de l’eau est V=0.4m/s

at
1) Déterminer le nombre de franges d’amplitude maximale
2) Déterminer le nombre de franges d’amplitude nulle

N
3) Représenter le système de franges.
Solution :
1- λ= V/N= 4.10-3m
e
qu
2 - Le nombre de frange
d’amplitude maximale
- O1O2≤ d2-d1 ≤ O1O2 ⇔- O1O2≤ kλ ≤
gi

O1O2 -17.10-3 ≤ 4.10-3.k ≤ 17.10-3


- 4≤ k ≤4 k∈{-4,-3,-2,-1,0,1,2,3,4,} ≤
go

donc 9 franges d’amplitude


maximale puis que à chaque
da

valeur de k, correspond une frange


d’amplitude maximale.
Le nombre de franges

d’amplitude nulle
- O1O2≤ d2-d1 ≤ O1O2 -O1O2≤
(2k’+1)λ ≤ O1O2
⇔ -17.10-3 ≤ 4.10-3. (2k’+1) ≤ 17.10-3 -4,7≤ k’ ≤3,7 k’∈{-4,-3,-2,-1,0,1,2,3}
ut

On ne prend pour k’ que les valeurs entières appartenant à cet intervalle


Conclusion : 8 (huit) franges d’amplitude nulle
it
st

3- Milieu Tridimensionnel : les interférences lumineuses


3.1-Décomposition de la lumière blanche :
In

Un faisceau de lumière blanche tombe sur un prisme P. le faisceau réfracté, arrive sur un
écran et on peut observer un ensemble de lumières colorées allant du violet (le plus réfracté) au
rouge (le moins réfracté).

Conclusion : la lumière blanche est formée d’un ensemble de lumières monochromatiques ou


radiation. La lumière blanche est polychromatique.

Physique 7ème Année Secondaire 208


3.2-Célérité de la lumière :
La célérité de la lumière, dans le vide est indépendante de sa couleur.
Elle vaut C= 3.108m/s.
Pour tout autre milieu d’indice de réfraction n, la vitesse de la lumière est V=C/n

Exemples :
nverre=3/2 ⇒V=2.108m/s.
neau=4/3 ⇒V=2,25.108m/s.
nair≈1 ⇒V≈C=3.108m/s.

3.3- Longueur d’onde et spectre visible:

l
na
Chaque radiation est caractérisée, par sa longueur d’onde λ, dans le vide.

Exemple : violet :λ=0,4µm et rouge λ=0,75µm

io
Comme toutes les radiations, observées, sont comprises entre le violet et le rouge, on en

at
déduit que : le spectre visible est formé des radiations dont les longueurs d’onde sont comprises
entre 0.4um et 0.75um.

N
* L’ U .V est le domaine
des radiations optiques
invisibles de longueur
e
qu
d’onde inférieur à 0.4
µm
* L’ I .R est le domaine
gi

des radiations optiques


invisibles de longueur d’onde supérieure à 0.75 µm
go

3.4- fréquence d’une radiation :


da

La fréquence ν d’une radiation est telle que : ν=C/λ

Exemple : jaune : ν=3.10-3/0,576.10−6 = 5,18.1014Hz


3.5-L’expérience des fentes d’Young


ut

3.5.1-Montage : il comporte une fente principale F


Pouvant –être éclairée par
it

une lumière monochromatique


st

Le faisceau diffracté issu


de F peut éclairer deux fentes
In

secondaires F1 et F2, situées à


égale distance de F.
Un écran E est placé à une
distance D, du plan des deux
fentes F1 et F2

Dans la partie commune


aux deux faisceaux diffractés issus de F1 et F2, on peut observer des raies alternativement brillantes
et obscures, appelées franges d’interférence. Cette partie commune est d’ailleurs appelée zone ou
champ d’interférence
Physique 7ème Année Secondaire 209
Remarque : l’expérience historique de Young, peut-être répétée facilement chez soi de la façon
suivante : dans un bristol, on perce très proprement un trou F à l’aide d’une épingle
et dans un autre bristol, deux trous analogues F1 et F2 très rapproches (1mm
environ).
Le trou F est placé devant une source lumineuse intense et les trous F1 et F2 tout
contre l’œil.
A travers ces derniers, on regarde F. On voit alors le trou F barré de franges
d’interférences.

3.5.2-La différence de marche :

l
Soit d1= F1M : le chemin

na
optique suivi par la lumière de la
fente F1 au point M.
M : est un point quelconque

io
de l’écran d’abscisse OM=x ,

at
O : centre de l’écran
d2 = F2 M : chemin optique
de F2 au point M ; la différence de

N
marche est : δ =d2-d1
• Calcul de la différence
de marche :
e
qu
Soit D : la distance séparant l’écran des deux fentes F1 et F2 : D=OA=F2C=F1B
A : milieu de F1 et F2
O : projection orthogonale de A sur l’écran E
gi

B : projection orthogonale de F1 sur l’écran E


C : projection orthogonale de F2 sur l’écran E
go

Dans le triangle F2 C M rectangle en C


a 
(x + )2 

a 
F2M 2 = D2 + (x + )2 = D2  1+ 2 
da

2  D 2 
 

Dans l’expérience, x et a sont toujours petits par rapport à D, x et a sont de l’ordre du mm


alors que D est de l’ordre du mètre.
a a
(x + )2 (x + )2
ut

a 2
Donc (x + ) 〈〈 D ⇒ 2 2 2 ⇔ ε〈〈1
〈〈 1 ; On pose ε =
2 D 2 D 2
it

Tolérer l’approximation (1+ ε )n  1 + nε


st

1
In

a
a 2

 (x + )2  2 1
2
F2M = D + (x + ) = D  1+ 2  = D (1+ ε ) 2
2  D2 
 
a
ε

 (x + )2 

F2M = D  1+  = D  1+ 2 
 2  2D 2 
 

Physique 7ème Année Secondaire 210


Dans le triangle F1 B M rectangle B
a
a 2

 (x - )2 
2 2 2
F1M = D + (x - ) = D  1+ 2 
2  D2 
 
a 2
Pour les mêmes considérations précédentes , on peut poser ε = (x - 2 )
D2
a
et on trouve : 
 (x - )2 
F1M = D  1+ 2 
 2D2 
 
La différence de marche :δ=F2M-F1M

l
na
ax
Soit δ =
D

io
at
3.5.3-Position des franges brillantes et obscures sur l’écran :
ax kλD
Les franges brillantes sont telle que : d2-d1=kλ ⇔ = kλ ⇒ x =

N
D a
k : ordre de la frange brillante :

e
k=0⇒x0=0 on a la frange brillante centrale (d’ordre 0)
k=1 ⇒ x1 = λD on a la frange brillante d’ordre 1
qu
a
k=2 ⇒ x2 = λD = 2x1 on a la frange brillante d’ordre 2
2
gi

a
Les franges obscures sont telle que :
go

d2-d1=(2k’+1)λ/2 ⇔ ax= (2k '+ 1) λ ⇒ x= (2k '+ 1) λD


D 2 2a
k’ : ordre de la frange obscures
da

k’=0 on a la 1er frange obscure, sa position sur l’écran est donnée par x' λD 1
= =
0 2a x
2 1

Elle est donc intercalée entre les franges brillantes d’ordre 0 et 1


3λD λD λD 1
k’=1 ⇒ x'1 = = + =x1 + x1
2a a 2a 2
Cette frange obscure d’ordre 1 est donc aussi intercalée entre les franges brillantes d’ordre 1
ut

et 2.
it
st

• Système de franges :
In

Physique 7ème Année Secondaire 211


3.5.4-L’interfrange i :
l’interfrange i est la distance entre les centres de deux franges brillantes consécutives, ou les
centres de deux franges obscures consécutives.
* calcul de l’interfrange
Prenons deux franges brillantes consécutives d’ordre k+1 et k
(k + 1)λD kλD D’où λD i, D, a et λ s'expriment en m .
i= − i=
a a a

3.5.5-Ordre d’interférence :

l
Les positions des franges brillantes sont données par:

na
kλD et celles des franges sombres par = (2k + 1)λD 1
= x = k.i x = (k + )i
a 2a 2
Le rapport p= δ= ax= x est appelé ordre d’interférence : Ainsi les franges brillantes ont

io
λ Dλ i

at
un ordre d’interférence entier ( p= x= k ) et les franges sombres ont un ordre d’interférence demi-
i
x 1

N
entier p= = k +
i 2
La valeur de p nous renseigne sur le numéro de la frange considérée comptée à partir de la

e
frange centrale pour laquelle : p= 0 (x=0 ⇒p= 0).
qu
3.6- Franges en lumière blanche:
gi
go

Remplaçons la source de lumière monochromatique, dans l’expérience précédente par une


source de lumière blanche (arc électrique par exemple).
da

Sur l’écran, on observe une frange centrale brillante blanche et de part et d’autre 4 ou 5
franges brillantes irisées.

Le champ d’interférence devient rapidement d’une couleur uniforme blanchâtre.


Ces résultats s’interprètent assez facilement si l’on se souvient que la lumière blanche est
ut

formée par la superposition d’une infinité de radiations dont les longueurs d’onde sont comprises
entre 0.4 µm et 0.75µm.
it

Chaque radiation donne son propre système de franges, or ces systèmes sont décalés les uns
st

par rapport aux autres, car l’interfrange i = λD dépend de la longueur d’onde.


In

Au centre du champ d’interférence (x = 0) la différence de marche ( δ = ax = 0 ) est nulle, et la


D
relation δ = kλ est vérifiée pour toutes les radiations avec k=0.
Chaque radiation donne, au centre, une frange brillante.
La superposition de ces franges brillantes de couleurs différentes donne une frange centrale
blanche.

Physique 7ème Année Secondaire 212


En s’éloignant de la frange centrale, la couleur résultante en un point dépend des intensités
relatives des diverses radiations en ce point.
En un même point des radiations peuvent donner des franges sombres et d’autres, des franges
brillantes. Si on s’éloigne trop de la frange centrale, l’enchevêtrement est trop complexe et l’œil
perçoit une teinte blanchâtre appelée blanc d’ordre supérieur.
Ce blanc ne contient pas toues les radiations :

Les radiations manquantes sont celles pour lesquelles : = λ


δ (2k + 1) au point considéré.
2

l
na
Application :
on produit des franges d’interférences au moyen du dispositif de Young. F1 et F2 sont deux

io
fentes très fines. L’écran E est situé à une distance D du plan des fentes.

at
Le dispositif est éclairé par une lumière monochromatique de longueur d’onde λ. On appelle
d : la mesure de N interfranges.

N
1) calculer la distance a séparant les deux fentes

e
A. N. D= 0.80m ; N=10 ; d= 4mm ; λ =0.55µm
qu
2) on considère un point P de l’écran défini par : OP=x .
a) Déterminer x pour que le point P se trouve au milieu de la 5ème frange brillante (le
gi

point O ; appartient à la frange centrale numérotée 0).


go

b) Quelle doit être la longueur d’onde de la lumière monochromatique utilisée pour que
le point P défini précédemment, se trouve au milieu de la 5ème frange obscure ?
da

Solution :

λD λD
1) 10i=d ⇔ 10 = d ⇒ a = 10 = 1,1mm
ut

a d
λD
a) x k= 2mm avec k=5
2=
it

a
st

λD 2ax
x (2k + 1)
a) Position des franges obscures= ⇒=
λ = 0,611µm avec k=4
2a (2k + 1)D
In

Physique 7ème Année Secondaire 213


L’essentiel

- Soit un point M quelconque d’un milieu élastique (corde élastique) situé à une distance x
2πx
d’une source S .L’équation du mouvement du point M est : y=
M acos(ωt − )
λ
- Interférences mécaniques :
* L’équation du mouvement d’un point M quelconque d’un milieu où se superposent deux
ondes progressives sinusoïdales est :
π  π 
= y M 2acos (d 2 − d1 ).cos  ωt − (d 2 + d1 ) 
2  2 

l
* points vibrant avec une amplitude maximale : d 2 − d1 =kλ (k : entier)

na
π
* points vibrant avec une amplitude nulle : d 2 − d1 = (2k '+ 1) (k ' : entier)
2

io
- interférences lumineuses :

at
ax
* Différence de marche : δ=
D

N
λD
* Interfrange : i=
a
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 214


Exercices

Exercice 1
Un vibreur de fréquence 20 Hz est solidaire d'une fourche portant 2 pointes qui frappent la
surface de l'eau en 2 points S1 et S2. Les vibrations sont sinusoïdales et transversales d'amplitude
4mm ; la distance S1S2 vaut d = 5cm. La célérité des ondes à la surface de l'eau vaut 0,36 m/s. Soit
un point M à la surface de l'eau :

1- Déterminer l'état vibratoire des points :


- M1 : d1=10 cm ; d2=11,8cm

l
- M2 : d1=14,7cm ; d2=16,5cm

na
- M3 : d1 = 8,1 cm ; d2=5,4cm

2 - Deux de ces points précédents appartiennent à une même frange d'interférence d'amplitude

io
maximale. Lesquels?

at
3 - Quelle est la position du point d'intersection M4 de cette frange avec le segment S1S2?

N
4 - Déterminer le nombre de franges d'amplitude maximale et le nombre de celles d'amplitude
nulle que l' on observe à la surface.

e
qu
Exercice2
Une petite bille tombe dans une cuvette cylindrique remplie d'eau de rayon 60 cm. La bille est
initialement à 80 cm au dessus de la surface de l'eau. On néglige les frottements de l'air. L'origine
gi

des temps est prise à l'instant du contact avec l'eau. Le niveau de référence pour l'énergie potentielle
go

est la surface de l'eau. Le rayon de la bille est de 5,00 mm et sa masse volumique est ρ=2,0 103
kg/m3 ; on prendra g=9,8N/kg ; le volume de la sphère: V=4/3 Π R3.
1- Calculer la vitesse de la bille à l'instant où elle touche l'eau.
da

2 - Au moment de l'impact, la bille perd la moitié de son énergie. De quel type d'énergie s'agit
t il ? Que devient elle ?

3 - Qu'observe t on alors à la surface de l'eau ? Comment se fait la propagation ?


4 - L'onde touche le bord de la cuvette à l'instant t=0,1s. En déduire la célérité des ondes à la
surface de l'eau.
ut

5 - Comment serait modifié la célérité :


- Si la goutte tombait de 50 cm de haut seulement ?
it

- Si on remplaçait l'eau par l'huile (de masse volumique plus faible) ?


st

6-Un bouchon est à 1,0 cm du point d'impact de la bille. A quelle date se met il en
mouvement ?
In

Exercice 3
On déplace verticalement l'extrémité S d'une longue corde tendue, horizontale. L'élongation
ys du point S atteint sa valeur maximale à la date t=30 ms et ses variations en fonction du temps
sont données dans le tableau ci-dessous.

t(ms) 0 10 20 30 40
yS(cm) 0 0,5 1 1,5 0

Physique 7ème Année Secondaire 215


L'élongation d'un point M, situé à la distance d=2,00 m du point S, atteint, pour la première
fois, la valeur 0,75 cm à la date t1=825 ms.

1- Représenter graphiquement les variations de l'élongation du point S en fonction du


temps.
2- Calculer la valeur de la célérité V de l'onde progressive.
3- Quelle est la longueur de la portion de corde affectée par le signal (pour t>40 ms)?
4- A quelle date le point M reçoit il le signal ? A quelle date retrouve t il le repos ?
5- Quelle est la position du point P de la corde possédant, à la date t1, l'élongation
maximale ?
6 - Représenter la forme de la portion de la corde affectée à cette date par le signal.

l
na
Exercice 4
Un vibreur impose à une corde de 30 cm de long, une perturbation sinusoïdale de période

io
T=0,01s. La célérité V des ondes mécaniques le long de la corde est de 10 m/s et l'amplitude
maximale y0 de la perturbation est de 1 cm.

at
1 - Donner l'équation horaire de l'extrémité du vibreur en fonction du temps, sachant qu'à
l'instant initial t=0, l'amplitude du vibreur est maximale.

N
2 - Un point M situé à une distance x=SM du vibreur est atteint par l'onde après un retard t.
Exprimer t en fonction de x et V.
3 - Etablir l'équation horaire yM en fonction du temps t, de la période T, du retard t et de
e
l'amplitude maximale y0.
qu
4 -Tracer l'allure de la corde à l'instant t1=0,03 s et t2=0,035 s.
5 - Tracer l'allure de la corde pour x=15cm. Comparer cette courbe à celle correspondant à
l'extrémité du vibreur. Un point M est il en phase ou en opposition de phase avec
gi

l'extrémité du vibreur ? Ce résultat était il prévisible ?


go

Exercice 5
da

Une lame vibrante effectue des oscillations de fréquence N. son extrémité S se déplace
suivant un axe vertical en mouvement rectiligne sinusoïdal sur un segment de droite de longueur 2a
= 4cm.

1- On éclaire la lame à l’aide d’un stroboscope dont les éclairs ont une fréquence Ne. Donner
la relation liant N et Ne pour que la lampe apparaît unique et immobile dans une position
autre que celle de l’équilibre.
Si la plus grande valeur des fréquences des éclairs pour laquelle la lame paraît unique et
ut

immobile est Ne = 25 Hz. Trouver N. (On considère dans cette question que la lame apparaît unique
et immobile dans une position autre que celle de l’équilibre).
it

2 - L’extrémité S de la lame est reliée a une longue corde tendue. Ecrire l’équation horaire du
st

mouvement de S en considérant l’origine des temps l’instant où S passe par la position


d’équilibre dans le sens négatif.
In

3 - Les vibrations se propagent le long de la corde avec une célérité C = 3 0c m/s.


3 - 1 Ecrire l’équation horaire du point M situé à la distance x1 = 1,5 cm et comparer son
mouvement avec celui de S.
3 - 2 Représenter l’aspect général de la corde aux instants : t1 = 0,04s et t2 = 0,06s
4 - On éclaire la corde à l’aide du stroboscope. Décrire le phénomène observé dans le cas où :
Ne = 25 Hz et Ne = 26 Hz.

Physique 7ème Année Secondaire 216


Exercice 6
1. On relie l’extrémité S d’une corde élastique à un vibreur qui lui impose une onde
progressive se propageant le long de la corde sans amortissement ni réflexion. On choisit
comme origine des temps l’instant où débute le mouvement de S. La figure ci-dessous
représente l’aspect de la corde à l’instant t = 0,02s.

l
na
1.1 Définir la longueur d’onde et déterminer graphiquement sa valeur sachant que le coté
d’un carreau de la figure représente 1cm.

io
1.2 Calculer la valeur de la célérité C de propagation des ondes et en déduire la valeur de la
fréquence N de l’onde.

at
1.3 Comparer le mouvement du point M avec ceux de S et P.
1.4 On éclaire la corde à l’aide d’un stroboscope. Déduire le phénomène observé si la

N
fréquence Ne du stroboscope prend les valeurs : Ne = 102Hz, Ne = 98Hz et Ne = 50Hz.
2. On relie le vibreur précédant, ayant la fréquence
N = 100Hz à deux points qui constituent deux sources S1 et S2 cohérentes et distantes de d =
e
15cm. La célérité des ondes est V = 4m/s.
qu
2.1 Trouver l’équation horaire du mouvement d’un point M de la surface du liquide situé à la
distance d1 de S1 et à la distance d2 de S2.
On considère que yS1(t) = yS2(t) = acosωt.
gi

2.2 En déduire l’expression de la différence de marche en fonction de λ si M appartient à


une frange d’amplitude maximale. Déterminer sur le segment S1S2 le nombre de frange
go

d’amplitude maximale.
da

Exercice 7
Une corde sans raideur parfaitement élastique est attachée par son extrémité A à un diapason
D animé d’un mouvement sinusoïdal transversal de fréquence N=100HZ et d’amplitude a = 1mm.

La corde est tendue à l’aide d’un poids immergé dans l’eau pour éviter tout phénomène de
réflexion.
La célérité des ondes est V = 20m/s.
ut

1-. L’origine des abscisses étant l’extrémité A de la corde, l’origine des temps étant prise
quand A passe par sa position d’équilibre avec une vitesse positive. Donner l’expression
it

de l’élongation y d’un point M de la corde d’abscisse x à l’instant t en fonction de a, N,


st

t, x et de la longueur d’onde λ .
In

Calculer les élongations y1 et y2 du point M d’abscisse x = 15cm respectivement aux


instants : t1 = 0,01s et t2 = 0,05s.
2-. On éclaire la corde en lumière stroboscopique :
2.1- Quelles sont les valeurs de la fréquence Ne des éclairs si l’on veut observer une corde
apparemment immobile ? On précise que Ne>20Hz.

Physique 7ème Année Secondaire 217


2.2- Décrire ce que l’on observe lorsque Ne = 99hz. On donnera le sens apparent ainsi que la
valeur de sa vitesse Va.
3-. On remplace la corde précédente par une fourche. Les deux points O1 et O2 de la fourche
sont distantes de d = 12cm trempent légèrement à la surface de l’eau.
Etablir l’équation du mouvement d’un point M situé à d1 de O1 et de d2 de O2 si on considère
que : yo1 = yo2 = acosωt.
Déterminer le nombre de points immobiles sachant que la célérité de propagation des ondes
dans l’eau est V = 10m/s

Exercice 8

l
na
Un pinceau de lumière monochromatique émis par un laser hélium-néon éclaire deux fentes
parallèles séparées par une distance a =0,5 mm. Un écran est placé perpendiculairement au pinceau
lumineux à une distance D=2 m du plan des fentes.

io
at
1- Dessiner le dispositif expérimental.
2- Interpréter la formation des franges brillantes et obscures.

N
3- Définir et calculer la différence de marche aux 2 fentes d'un point M de l'écran, pour en
déduire la position des franges brillantes et obscures.

e
4- Préciser la nature de la frange centrale appartenant au plan médiateur des 2 fentes.
5- Définir et calculer l’interfrange. Quelle est l'influence des différents paramètres sur
qu
l'interfrange? Comment doit-on modifier la distance entre les 2 fentes pour obtenir des
franges plus espacées.
gi

6- Calculer la longueur d'onde et la fréquence de la lumière émise par le laser, sachant que 6
franges sont espacées de 12,7 mm.
go

Exercice 9
da

Le dispositif comprend une plaque percée de deux trous de Young distant de :a=500µm. En

utilisant comme source émettrice S un laser He-Ne, de longueur d’onde λ=633 nm on produit des
interférences sur un écran. La plaque est placée à une distance d =20 cm de la source, l’écran à une
distance D = 4 m de la plaque. Les deux trous de même diamètre sont placés à égale distance de la
ut

source et se comportent comme deux sources synchrones et cohérentes.


it
st
In

1 - Expliquer le phénomène d’interférences en quelques lignes.


2 - Au point O, la frange est-elle brillante ou sombre ? Justifier.
3 - Les franges brillantes sont équidistantes. L’intervalle qui les sépare est appelé interfrange
et noté i . On cherche à connaître les paramètres dont peut dépendre i (nature de S, a , d ,
D) et à en donner une expression parmi les propositions suivantes :

Physique 7ème Année Secondaire 218


a - Par l’analyse dimensionnelle, éliminer une ou plusieurs propositions.
b - En réalisant plusieurs expériences, où l’on fait varier un seul paramètre en laissant les
autres identiques, on effectue les constatations suivantes :
- L’utilisation d’un laser vert montre que l’interfrange diminue ;
- Si on éloigne l’écran, l’interfrange augmente ;
- La position de S sur l’axe ne modifie pas l’interfrange ;
- Les deux trous étant rapprochés de l’axe , les franges s’écartent les unes des autres.
En utilisant ces résultats, trouver parmi les propositions (a), (b), (c), (d), (e),

l
na
l’expression de l’interfrange i , en justifiant le raisonnement.
c - Donner la valeur de l’interfrange i obtenue avec le laser He- Ne

io
at
Exercice10

N
La lumière issue d'une fente source horizontale S éclaire un plan vertical P portant 2 fentes

e
très fines S1 et S2 horizontales et distantes de 3 mm. S1 et S2 sont équidistantes de S. Sur un écran E
qu
placé à 3 mètres du plan des fentes S1 et S2 , on observe des franges d'interférences.
gi

1 - Faire un schéma du dispositif.


go

2 - Quelle est la direction des franges observées ?


3 - Entre la 10ème frange brillante située au dessus de la frange centrale et la 10ème frange
da

brillante située au dessous de la frange centrale, on mesure 11,8 mm. Quelle est la longueur
d'onde de la lumière monochromatique utilisée? Quelle est sa fréquence?

4 - On remplace la source monochromatique précédente par une source qui émet 2 longueurs
d'ondes : 467 nm et 700nm. Chacune de ces longueurs d'onde donne son système de
ut

franges. Que voit-on au centre de la figure d'interférences? Pourquoi? A quelle distance


minimale de la frange centrale pourra-t-on observer la superposition des franges brillantes
it

des deux radiations ?


st

5 - La lampe utilisée est maintenant une lampe à halogène qui émet une lumière blanche dont
In

la composition spectrale est proche de celle qu'émet le Soleil. Que peut-on observer au
centre de l'écran ?

Exercice11
Une source S de lumière éclaire les fentes S1 et S 2 de Young distantes de . a = 2mm
L’écran d’observation E est situé à la distance D = 2m des fentes (voir fig).

Physique 7ème Année Secondaire 219


1 - La source S émet de la lumière monochromatique de
longueur d’onde λ= 0, 6µm
1.1- Calculer la valeur de l’interfrange i.
Quelle est la nature des franges dont les milieux sont
respectivement situés à x1 = 1, 5mm et
à x 2 = 2, 4mm du milieu de la frange centrale
1.2- Les faisceaux issus de S1 et S2 ont un angle d’ouverture α =0, 005rad . Quelle est la
largeur du champ d’interférence sur l’écran.
1.3- La source S émet à présent les radiations de longueurs d’ondes respectives
1 0, 49µm et λ 2= 0, 63µm . A quelle distance de la frange centrale observe-t-on la
λ=

l
première coïncidence entre franges brillantes.

na
2 -La source S émet maintenant de la lumière blanche. Déterminer les longueurs d’onde
des radiations qui présentent des franges brillantes en un point situé à 3mm de la frange
centrale.

io
On donne : 0, 4µm ≤ λ ≤ 0, 8µm

at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 220


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 221


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 222


l
na
io
at
N
e
qu
gi

Objectifs:
go
da

*Définir le phénomène de l'effet photoélectrique.


*Savoir la définition du seuil photoélectrique.

*Définir le potentiel d'arrêt.


*Connaître les lois de l'effet photoélectrique.
*Comprendre l'interprétation de l'effet photoélectrique.
it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 223


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 224


1-Notion d’effet photoélectrique :
1.1 -Expérience de Hertz :
Sur le plateau d’un électroscope on pose une lame de zinc.
On électrise l’ensemble, et on éclaire la lame de zinc par la
lumière d’un arc électrique ou celle d’une lampe à vapeur de mercure
à ampoule en quartz
- Chargeons l’électroscope positivement et éclairons le lame,
on constate que l’électroscope ne se décharge pas .
- chargeons l’électroscope négativement et éclairons la lame :
l’électroscope se décharge
- Recommençons l’expérience précédente après avoir intercalé

l
entre la source et la plaque une lame de verre ordinaire, le

na
phénomène ne se produit plus.

io
1.2 - Interprétation:
La décharge de l’électroscope portant initialement une charge négative s’explique par une

at
émission d’électrons par la lame de zinc exposée à la lumière d’un arc électrique.
L’impossibilité de la décharge de l’électroscope portant initialement une charge positive

N
s’explique par le fait que la lame de zinc ne peut émettre des électrons ; ceux –ci sont attirés par la
charge positive du métal.
L’impossibilité de la décharge avec l’interposition d’une lame de verre ordinaire (verre
e
opaque au rayonnement ultraviolet) montre que l’émission d’électrons par le zinc n’est possible que
qu
lorsque ce métal est éclairé par une lumière riche en rayonnement ultraviolet.

1.3 -Conclusion :
gi

Eclairé convenablement par la lumière d’un arc électrique, le zinc émet des électrons : c’est
go

l’effet photoélectrique.

1.4 - Définition de l’effet photoélectrique :


da

l’expérience montre que cette émission d’électrons n’est pas propre au zinc.
Elle est possible avec tout autre métal éclairé par une lumière convenable.

Par définition, l’effet photoélectrique est l’émission d’électrons par


un métal exposé à un rayonnement électromagnétique convenable.
ut

2 - Etude quantitative:
it

2.1 -Cellule photoélectrique :


st

Les expériences qualitatives précédentes, réalisées dans


l’air, ne permettent pas une étude complète du phénomène.
In

Pour dégager les lois de cette émission électronique


nous placerons le métal dans le vide.
Pour cela nous emploierons une cellule photoélectrique
constituée d’une ampoule de verre transparente aux
ultraviolets et absolument vide.
A l’intérieur, une plaque métallique C, appelée cathode,
sert de support à un métal pur (métal alcalin en général)
déposé en couche mince.
Face à C une autre électrode métallique A, en forme
de tige ou d’anneau, est appelée anode .
Physique 7ème Année Secondaire 225
La cathode peut recevoir un flux lumineux et émettre des
électrons par effet photoélectrique.
L’application d’une tension UAC entre les deux électrodes
permet soit d’accélérer les électrons émis (UAC>0) soit de les
freiner (UAC<0).
Dans le montage de la fig(3), un voltmètre permet de
mesurer UAC et un microampèremètre permet de mesurer l’intensité
I du courant qui traverse le circuit.
Cette intensité est proportionnelle au nombre d’électrons qui
atteignent l’anode.
UAC>0 : les électrons émis par la cathode C sont accélèrés
par le champ électrique crée entre l’anode et la cathode.

l
na
Ils se dirigent, vers l’anode et donnent naissance dans le
circuit extérieur à un courant d’intensité I.
UAC<0 : les électrons sont freinés par le champ électrique,

io
selon leur vitesse d’émission, certains peuvent atteindre l’anode et
donner naissance à un courant d’intensité I, d’autres peuvent

at
retourner vers la cathode.

N
2.2- Seuil photoélectrique :
Si l’on applique une tension UAC positive, à la cellule photoélectrique, on détectera un

e
courant électrique passant à travers la cellule dès que l’on éclaire convenablement sa cathode par
une radiation monochromatique.
qu
Précisément, on constate que lorsque la fréquence ν de la radiation utilisée est inférieure à
une valeur limite ν0, le microampèremètre ne détecte plus de courant.
gi

Cela implique que l’effet photoélectrique n’est possible que lorsque


ν ≥ν0 ou de manière équivalente λ≤λ0 .
go

C
La fréquence ν 0 = est la fréquence de seuil.
λ0
da

Des expériences délicates utilisant des cellules photoélectriques permettent d’établir le


tableau ci-dessous
métal CS K Na Ba Zn M0 Cu W

λ0(nm) 650 540 520 500 370 300 290 270


Nous remarquons que pour le zinc λ0= 370nm, le seuil est bien dans l’ultraviolet.
• 1ére loi de l’effet photoélectrique: l’émission photoélectrique ne se produit que si la
ut

fréquence de la radiation monochromatique tombant sur le métal est supérieure à une


fréquence limite ν0 caractéristique du métal ; cette émission est instantanée
it

2.3 -Caractéristique (U, I) d’une cellule photoélectrique


st
In

Eclairons une cellule photoélectrique par un


faisceau monochromatique de fréquence déterminée
(ν>ν0) et de puissance constante P.
La puissance P du faisceau est l’énergie transportée
par le faisceau par unité de temps
Faisons varier la tension UAC et traçons la
caractéristique tension courant de la cellule en relevant
une série de couples de mesure (UAC, I ).

Physique 7ème Année Secondaire 226


Analysons la courbe obtenue:
- Intensité de saturation: Lorsque la tension UAC augmente, le nombre d’électrons qui
atteigne l’anode augmente. Donc l’intensité I augmente. Si tous les électrons émis par la cathode
sont captés par l’anode l’intensité du courant atteint une valeur maximale appelée intensité de
saturation Is.
- Potentiel d’arrêt : lorsque la tension UAC= 0, l’intensité n’est pas nulle : même sans tension
accélératrice, certains des électrons émis parviennent à rejoindre l’anode.
Pour annuler l’intensité du courant, une tension négative UAC= - U0 est nécessaire : il s’agit de
freiner les électrons éjectés de la cathode afin que même ceux ayant la plus grande vitesse
d’émission ne parviennent pas à atteindre l’anode. U0 est la tension ou potentiel d’arrêt.
- Interprétation du potentiel d’arrêt : L’application du théorème de l’énergie cinétique à un
électron se déplaçant de C à A donne la relation.

l
na
1 1
mVA2 - mVC2 = qUCA (q = -e)
2 2
1 1

io
mVA2 - mVC2 = eU AC
2 2

at
Lorsque I=0 et UAC = -U0 les électrons possédant la vitesse d’éjection maximale Vc = Vmax
ont une vitesse VA nulle lorsqu’ils arrivent au voisinage de l’anode, il vient a lors :

N
1
mVmax
2
= eU 0
2

e
La mesure de la tension d’arrêt permet de connaître l’énergie cinétique maximale des
électrons émis par la cathode .
qu
2.4- Influence de la puissance transportée par le faisceau lumineux :
gi

Conservons la même cellule et sans modifier la


go

fréquence ν faisons varier la puissance P du


faisceau incident en interposant un diaphragme à
ouverture variable ou en agissant sur l’éclat de la
da

source lumineuse.
Pour chaque valeur de la puissance nous

obtenons une caractéristique différente


et, en particulier l’intensité de saturation croit
avec la puissance transportée par le faisceau
lumineux.
ut

On peut expérimentalement établir le résultat suivant :


• 2éme loi de l’effet photoélectrique : l’intensité du courant de saturation est proportionnelle
it

à la puissance transportée par le faisceau lumineux reçu par le cathode.


st

Nous constatons, par contre que le potentiel d’arrêt U0 et par conséquent la vitesse maximale
des électrons émis ne dépendent pas de la puissance du faisceau incident.
In

2.5 - Influence de la fréquence du faisceau


incident :
Eclairons la même cellule (même métal) avec des faisceaux
de fréquences différentes.
)
Pour chaque fréquence ν, nous obtenons une caractéristique
différente et, en particulier une tension d’arrêt U0 différente : la
vitesse et l’énergie cinétique maximale des électrons émis
augmentent avec la fréquence du rayonnement incident.

Physique 7ème Année Secondaire 227


Pour un métal donné, la représentation graphique des couples
(ν, U0) donne une droite : pour ν>ν0 U0 est fonction croissante de ν.

Les résultats précédents se traduisent par la loi expérimentale


suivante :
• 3éme loi de l’effet photoélectrique : l’énergie cinétique
maximale des électrons émis par la cathode est indépendante de la puissance du faisceau
monochromatique incident.
Elle ne dépend que de la fréquence ν de la radiation monochromatique incidente et croit de
façon affine avec cette fréquence.
3 -Interprétation de l’effet photoélectrique :

l
3.1- Hypothèse d’Einstein :

na
La théorie ondulatoire de lumière est en contradiction avec certains faits expérimentaux :
Une radiation intense devrait communiquer une plus grande vitesse aux électrons éjectés.

io
Par exemple, en concentrant le faisceau lumineux sur une petite surface de la cathode,
l’énergie cinétique maximale des électrons émis devrait augmenter et, par conséquent , la tension

at
d’arrêt devrait croître également, Or, nous avons constaté qu’une plus grande puissance du faisceau
ne faisait qu’augmenter le nombre d’électrons émis, mais ne modifiait pas le potentiel d’arrêt (2éme

N
loi )
- selon la théorie ondulatoire, on devrait s’attendre à une puissance seuil et non à une
fréquence seuil.
e
En 1905, A. Einstein donna une explication de ces phénomènes et interpréta les lois de l’effet
qu
photoélectrique.
Il émet les hypothèses suivantes :
• L’énergie lumineuse est émise, se propage et est absorbée sous forme de grains
gi

d’énergie appelés photons.


• Chaque photon correspondant à une radiation électromagnétique de fréquence ν
go

possède l’énergie : E= h ν
h est une constante universelle appelée constante de Planck, les photons se propagent à la
da

célérité de la lumière.
La constante de Planck a pour valeur h= 6,62.10-34 Js.

3.2 - Interprétation des lois de l’effet photoélectrique :

1ére loi : l’effet photoélectrique ne se produit qu’avec un rayonnement de fréquence ν≥ν0


ut

Un électron dans un métal n’est pas libre, il est soumis à toutes les actions dues aux ions
métalliques constituant le réseau cristallin et, aux autres électrons libérés de ces ions.
it

Ces forces se compensent à peu près pour des électrons éloignés de la surface, du métal, mais
st

si un électron arrive au voisinage de cette surface, il est soumis à une force d’attraction qui va
l’empêcher de sortir du métal.
In

Pour l’extraire, il faut lui fournir une énergie minimale E0 encore appelée travail ou énergie
d’extraction, cette énergie minimale peut-être fournie à l’électron par un photon de fréquence ν0 ,
telle que : E0=h ν0.
L’effet photoélectrique ne peut se produire que si le photon incident possède l’énergie
minimale h ν0 : il s’agit là de l’effet de seuil.
Une multitude de photons d’énergie hν < hν0 cumulant leurs énergies ne peuvent réaliser
l’extraction alors qu’un seul photon d’énergie hν ≥hν0 est capable de le faire.

Physique 7ème Année Secondaire 228


2 éme loi : l’intensité du courant de saturation IS est proportionnelle à la puissance du faisceau
incident.
Soit n le nombre de photons parvenant chaque seconde sur la cathode et hν l’énergie d’un
photon : la puissance P reçue par le cathode vaut P = n h ν
Sur n photons incidents et possédant l’énergie suffisante seuls n’ photons sont efficaces, c’est-
à-dire capables d’extraire n’ électrons.
n'
Le rapport = r est appelé rendement quantique de la cellule.
n
Pour une cellule donnée, ce rendement n’est fonction que de la fréquence ν du rayonnement

l
na
incident.
n'
Ainsi P = hν
r

io
L’intensité de saturation est liée au nombre d’électrons éjectés du métal chaque

at
I S hν P.e.r
seconde :IS=n’e d’où P = . ⇒ IS =
e r hν

N
L’intensité du courant de saturation est bien proportionnelle à la puissance transportée par le
faisceau incident.

e
3éme loi : la tension d’arrêt U0 est fonction affine de la fréquence ν du rayonnement incident.
qu
Soit un photon efficace possédant l’énergie E > E0 . Si nous considérons le système (photon-
électron émis -cristal ) comme un système isolé , nous
gi

pouvons appliquer le principe de conservation de l’énergie :


Ephoton= ECe-+E(extraction)+EC(cristal)
go

L’énergie cinétique de recul de la cathode est tout à fait négligeable compte tenu de sa masse
1 2 + E ; 1 mV 2 =hν − hν =h( ν − ν )
et : E
= mVmax
photon 0
da

2 2 max 0 0

1 h
Or 2
mVmax = eU 0 ⇔ U 0 = (ν − ν 0 )
2

e
Le potentiel d’arrêt U0 est donc une fonction affine de la fréquence ν.

Application :
ut

1 - Le seuil photoélectrique de la cathode d’une cellule est égal à λ0 = 0 ,6μm.


it

Evaluer l’énergie d’extraction d’un électron en joules puis en électrons - volts.


st

On donne e =1,6.10-19C ;h =6,6.10-34Js ;


2 - La cellule est éclairée par un faisceau de longueur d’onde λ = 0,5 μm.
In

Quelle est la vitesse maximale de sortie des électrons de la cathode.


On donne me =9.10-31Kg.
3 - Déterminer la valeur du potentiel d’arrêt U0 ? (λ reste égale à0,5 μm).
4 - La longueur d’onde reste égale à λ = 0,5 μm. La tension appliquée à la cellule est
égale à U =50V.
a - Quelle est l’énergie cinétique maximale des électrons arrivant sur la boucle anode ?
b - La cathode reçoit une puissance constante p =0 ,4mW sous forme rayonnante.
L’intensité du courant de saturation obtenue est Is =1,6 μA. Déterminer le
pourcentage de photons utiles c'est-à-dire qui expulsent un électron.

Physique 7ème Année Secondaire 229


Solution :
1 1
1=
- c
E0 h =;A.N : E0 3,3.10
= −19
J 2,06eV
2- 2
2
hν = E0 + mVmax
2
2
⇒ mVmax = hν − E 0
λ0
2(hν − E0 )
=Vmax = ;A.N : Vmax 383Km / s
m

1
∆Ec =∑ w F ⇒ 0 − mV 2 =−eU 0
∆Ec
= ∑ w F ⇒ Ecmax − Ec=0 eU
3- 2
4-a- 1
2 Ecmax =mV0 2 + eUavecv 0 = 383Km / s
mV 2
=U0 = ;A.N : U 0 0,41V
2e A.N : Ecmax = 8,07.10−18 J

b- r I s .h.ν

l
= = ;A.N : r 1%

na
p.e
4 -Applications de l’effet photoélectrique
4.1 -Emplois divers de la cellule photoélectrique :

io
Les cellules photoélectriques permettent de convertir des variations de flux lumineux en

at
signaux électriques.
Donnons quelques applications : mise en marche de dispositifs mécaniques tels que portes de

N
garages, escaliers roulants, avertisseurs d’incendie ….
4.2- Photomultiplicateur :
C’est un appareil qui permet de déceler ou de compter des photons, même un par un. Ces
e
détecteurs ont permis à la physique nucléaire d’accomplir d’énormes progrès dans l’étude des
qu
énergies de particules.
4.3 -Cellules photovoltaïques ou photopiles :
Ce sont des dispositifs qui transforment directement les radiations électromagnétique en
gi

courant électrique et ce , sans nécessiter un générateur.


go

Les cellules solaires utilisées dans les satellites artificiels, dans certaines installations
électriques locales sont des photopiles.
L'essentiel:
da

- On appelle effet photoélectrique, l'extraction d'électrons de la matière sous l'action d'un


rayonnement électromagnétique.
- La longueur d 'onde maximale λ0 produisant l'effet photoélectrique est appelée seuil de

c
longueur d'onde du métal . La fréquence ν 0 = est la fréquence seuil. L'effet photoélectrique se
λ0
produit si: λ ≤ λ0 ou ν ≥ ν 0 .
ut

- Lois de l'effet photoélectrique:


1ére loi: L'émission photoélectrique ne se produit que si la fréquence de la lumière tombant sur
it

le métal est supérieure à une fréquence limite ν 0 caractéristique du métal. Cette émission est alors
st

instantanée : ν ≥ ν 0 ou λ ≤ λ0 .
2éme loi: L'intensité du courant de saturation Is est proportionnelle à la puissance transportée
In

p .r .e
par le faisceau lumineux reçue par la cathode: I s =

3éme loi : L'énergie cinétique maximale des électrons émis par la cathode est indépendante du
faisceau incident .Elle ne dépend que de la fréquence ν de la radiation incidente et croit de façon
1
affine avec cette fréquence : 2
mv max
= h (ν −ν 0 )
2
U AC = 0 ⇔ I ≠ 0 1 2
- Potentiel d'arrêt :U0  ⇔ mv max eU 0
=
U AC =−U 0 ⇔ I =0 2

Physique 7ème Année Secondaire 230


Exercices
Exercice 1
Une cellule photoélectrique reçoit un rayonnement lumineux monochromatique de longueur
d'onde 0,483 μm. Elle est branchée dans un circuit série comprenant un générateur de tension continue
réglable et un ampèremètre. On augmente progressivement la tension et on constate que le courant à
travers l'ampèremètre diminue. Pour des tensions supérieures à 0,87 V l'intensité de courant est nulle.
a- Représenter le schéma du montage.
b- Calculer le travail d'extraction d'un électron. Exprimer le en eV.
c- Calculer la fréquence seuil et la longueur d'onde seuil.

l
na
_ -34 _ -19 _ 8
On donne: h = 6,62 10 Js , e = 1,6 10 C , c = 3 10 m/s.

Exercice 2

io
On éclaire la cathode d'une cellule photoélectrique à vide avec une lumière monochromatique

at
dont chaque photon transporte une énergie de 2,75 eV.
a- Calculer la valeur de la longueur d'onde de cette lumière.

N
b- Calculer la valeur de la vitesse d'expulsion d'un électron du métal de la cathode sachant
que le travail d'extraction vaut 2,25 eV.
c- Pour augmenter cette vitesse d'expulsion faut-il changer la longueur d'onde de la lumière

e
incidente ou la puissance lumineuse? Justifier la réponse.
qu
Exercice 3
gi

1- Qu'est-ce que l'effet photoélectrique? Décrire l'expérience historique qui a permis de mettre ce
phénomène en évidence.
go

2- Pourquoi la théorie ondulatoire de la lumière ne permet-elle pas d'interpréter le phénomène observé.


3- Expliquer la notion de potentiel d'arrêt et établir son expression en fonction de la fréquence des
photons utilisés.
da

4- Application: :
On éclaire une cellule photoélectrique avec un faisceau de lumière monochromatique de longueur

d'onde 526 nm et de puissance 0,25 W.


a- Calculer la vitesse des électrons photo- émis, si le travail d'extraction vaut 2,2 eV.
b- Quelle est l'intensité du courant de saturation, si le rendement quantique de la cellule vaut 0,8%?
-19 -34 8 -31
On donne: e = 1,6·10 C; h = 6,62·10 Js; C = 3·10 m/s; mé = 9,1·10 kg
it ut

Exercice 4
st

1- La photocathode en Cs d'une cellule photoélectrique reçoit un rayonnement lumineux


14
monochromatique de longueur d'onde 430 nm et de puissance 1 mW. Sa fréquence de seuil est 4,6·10
In

Hz.
a - Calculer en J puis en eV le travail d'extraction d'un électron de la photocathode.
b - Quelle est l'énergie cinétique maximale des électrons émis en J, puis en eV?
c - Calculer le potentiel d'arrêt de la photocathode pour ce rayonnement.
2 - Calculer la vitesse maximale d'impact d'un électron sur l'anode si la ddp entre l'anode et la
photocathode est 10 V.
3- Le rendement quantique de la cellule η = 0,03.
Calculer l'intensité du courant de saturation obtenu avec ce rayonnement.

Physique 7ème Année Secondaire 231


Exercice 5
La cathode d'une cellule photoélectrique est caractérisée par un travail d'extraction de 2,5 eV.
On l'éclaire avec de la lumière monochromatique de longueur d'onde 400 nm
1 - Calculer l'énergie cinétique des électrons photo émis, ainsi que le potentiel d'arrêt.
2 - On applique une différence de potentiel VA - VC = 10 V entre cathode et anode.
Calculer l'énergie cinétique des électrons lors de leur arrivée sur l'anode.
3 - Pour cette tension, la cellule est saturée (I = IS). Sachant que la puissance du faisceau
lumineux vaut 400 mW et le courant de saturation 50 mA, calculer le rendement de la
cellule. h = 6,62·10-34 Js ; e = 1,6·10-19 C ; C = 3·108 m/s

Exercice 6

l
On envoie un faisceau de lumière monochromatique de puissance 1W et de longueur d'onde 0,489

na
µm sur une cellule photoélectrique pour laquelle le travail d'extraction vaut 2,1 eV.
a- Déterminer la longueur d'onde seuil de la cellule.
b- Calculer l'énergie cinétique d’électrons émis.

io
c- Quelle tension faut-il appliquer à cette cellule pour annuler le courant ? Préciser la
polarité .

at
d- Déterminer l'intensité de saturation, sachant que 2% des photons incidents produisent
l'effet photoélectrique. On donne : h = 6,62·10-34 Js ; c = 3·108 m/s ; e = 1,6·10-19 C

N
Exercice 7
e
1- Expliquer les termes suivants:
qu
a) seuil photoélectrique
b) courant de saturation
c) potentiel d'arrêt.
gi

Décrire le montage permettant l’étude de I’intensité du courant photoélectrique.


2- Comment doit-on modifier l’expérience de I’effet photoélectrique pour avoir:
go

a) un courant de saturation d’intensité double?


b) un seuil photoélectrique plus faible?
c) un potentiel d'arrêt plus grand?
da

3- Le travail d’extraction d’un électron de la cathode vaut W0 = 1,60eV. Déterminer la


longueur d’onde λ0 qui correspond au seuil photoélectrique du métal de la cathode C.

4- On éclaire la cellule par une radiation de longueur d'onde λ = 500nm. La tension entre
anode A et cathode C vaut UAC = 7,00V.
Déterminer:
a) La valeur Vc de la vitesse maximale des électrons émis par C.
ut

b) La valeur de la vitesse VA à l’arrivée sur I’anode A des électrons émis par la


cathode à une vitesse v=4,5×105 m s .
it

5- Quelle tension maximale U’AC permettrait d’annuler le courant photoélectrique, lorsque


st

les électrons sont émis avec la vitesse v=4,5×105 m s ?


In

Physique 7ème Année Secondaire 232


l
na
io
at
N
e Objectifs:
qu
* Définir l'énergie de l'atome de l’hydrogène.
gi

* Représenter le diagramme d'énergies pour quelques niveaux de l'atome


go

de l'hydrogène.
* Savoir calculer l'énergie qu'il faut fournir à l'atome pour passer d'un
da

niveau p à un niveau n.
* connaître les noms des principales séries de raies d'émission de l'atome

de l’hydrogène.
it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 233


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 234


1 - Rappel :
L’atome présente des niveaux d’énergie numérotée 1, 2, 3, 4 … ou désignés par les lettres K,
L, M, N… dans lesquels se repartissent les électrons.
Un niveau ne peut contenir plus de 2 n2 électrons.
Les électrons remplissent d’abord les niveaux K, L,…. en fonction des places disponibles.
L’état fondamental d’un atome est son état de plus faible énergie.

2 -Energie de l’atome de l’hydrogène :


L’atome de l’hydrogène est l’atome le plus simple, il possède un seul électron en mouvement
autour du noyau constitué par un seul proton
L’énergie attribuée à l’atome englobe :

l
- l’énergie potentielle Ep d’interaction électrostatique électron – noyau

na
- l’énergie cinétique Ec de l’électron dans son mouvement autour du noyau.
Le système électron – noyau a ainsi une énergie totale E= Ec +Ep

io
Par convention l’énergie potentielle de l’atome ionisé est choisie nulle, l’électron se trouvant
alors à une distance r infiniment grande du noyau : EP∞=0

at
Pour ioniser l’atome (EP∞=0) c’est-à-dire séparer l’électron du noyau sans lui communiquer
de vitesse ( EC∞=0) , il faut fournir un travail W>0.

N
Ce travail s’ajoute à l’énergie E que possédait l’atome pour donner l’énergie E∞de l’atome
ionisé : E+W= E∞ =EP∞+EC∞=0 D’où avec W>0 : E<0

e
Si on adopte par convention EP∞=0, l’énergie E de l’atome est négative.
L’étude des spectres d’émission de l’atome d’hydrogène a permis de trouver les valeurs
qu
possibles de l’énergie.
13,6 E0
E=- = - 2 n ∈  * E en électron volt (eV).
gi

n2 n
n : (appelé nombre quantique principal) définit le numéro de la couche occupée par
go

l’électron. Les valeurs de l’énergie de l’atome de l’hydrogène sont quantifiées (discrètes).


Elles dépendent du nombre quantique principal n
Si :
da

n=1 E1=-13,6 eV État fondamental


1< n <∞ -E0 < E< 0 États excités

n= ∞ E∞ =0 Etat d’ionisation

• Diagramme des énergies


ut

n 1 2 3 4 …. ∞
it

En(eV) -13.6 -3.4 -1.51 -0.85 0


st
In

• Energie d’ionisation :

C’est l’énergie qu’il faut fournir à l’atome pour l’ioniser à partir du niveau fondamental n= 1
Ei =0 - (- 13.6)
Ei=E0= 13.6 eV

Physique 7ème Année Secondaire 235


Application
1- A partir de quelle longueur d’onde λ0 un photon est-il susceptible d’ioniser un atome
d’hydrogène pris dans son état fondamental ?
2- Que se passe –t-il si le photon est tel que λ< λ0 ?

Solution :
1-Ei = hν0 =hc/λ0 ; λ0 = hc/Ei
A.N : λ0 =91nm.
2- Un photon de longueur d’onde inférieure à λ0, possède une énergie supérieure à hν0
L’électron sera arraché avec une énergie cinétique Ec =h(ν-ν0) si l’atome est initialement

l
dans l’état fondamental.

na
3 - Passage d’un électron d’un niveau d’énergie à un autre ou

io
transition électronique.
Un atome est dit dans un état excité quand il reçoit de l’énergie qui le fait passer de l’état

at
fondamental à l’état excité.
L’excitation d’un atome résulte d’un gain d’énergie.

N
Les états excités sont au dessus du niveau fondamental.
La durée de l’état excité est très courte et l’atome reprend son état fondamental qui est un état
stable.
e
Quand l’atome revient vers un état stable il libère l’énergie emmagasinée en émettant de la
qu
lumière.
gi
go

Le passage d’un électron d’un niveau p à un niveau supérieur n est


provoquée par l’absorption d’énergie En - Ep =hν
da

Le passage de l’électron d’un niveau supérieur n a un


niveau inférieur p est accompagnée par l’émission d’énergie
En - Ep =hν
it ut
st

Dans l’état fondamental l’électron est, en moyenne plus proche du noyau que dans les états
excités.
In

Un atome excité a tendance à revenir dans son état fondamental : il le fait par des transitions
électroniques, qui s’accompagnent d’une émission de photons.
Ce retour à l’état fondamental peut se faire par étapes.
Ainsi une transition depuis un état excité En vers un état Ep (Ep <En) s’accompagne de
l’émission d’un photon d’énergie
1 1
hν np = En - Ep = −13,6 ( 2 - 2 ) Avec n<p
n p
Cette valeur (en eV) représente aussi l’énergie qu’il faut fournir à l’atome pour l’exciter du
niveau p au niveau supérieur n .

Physique 7ème Année Secondaire 236


4 - Séries de raies d’émission:
L’ensemble des raies qui constituent le spectre d’émission de l’atome de l’hydrogène peut être
classé en séries.
Une série correspond aux transitions qui aboutissent au même niveau d’énergie.

Exemples de séries :

- Séries de Lyman : retour vers n=1


- séries de Balmer : retour vers n=2

l
- série de Pashen : retour vers n=3

na
- série de Brackett : retour vers n =4

io
- série de Pfund : retour vers n= 5

at
N
5 -Relation empirique :
1 1
e hν np = 13,6 (- )
p2 n2
qu
hc 1 1
= 13,6 ( 2 - 2 )
λ np p n
gi

1 13,6 1 1
= ( - )
go

λ np hc p 2 n 2
13,6 13,6.1,6.10-19
On pose : R H = = =1,09.107 m-1 Constante de Rydberg.
da

hc 6,62.10 .3.10
-34 8

1 1 1
= RH ( 2 - 2 )

λ np p n
ut

Application :
it
st

En se limitant au domaine visible , déterminer les longueurs d’ondes des raies de la série de
Balmer , qui correspondent à des transitions électroniques de l’atome d’hydrogène des niveaux n>2
In

vers le niveau excité n = 2.

Solution :
1/λ =RH(1/22-1/n2) ; λ =1/( RH(1/22-1/n2) )
A.N : λ1 =657nm ; λ2 =487nm ; λ3 = 435nm ; λ4 =411nm

Physique 7ème Année Secondaire 237


L'essentiel :

- Par définition l'énergie de l'atome de l'hydrogène est donnée par la relation:


−13, 6
E = (eV ).
n2
n : nombre quantique principal ou numéro de la couche occupée par l'électron.
- Le passage de l'atome de l'hydrogène d'un niveau supérieur n à un niveau inférieur p
1 1
s'accompagne d'une émission de photon d'énergie: E n -E p =-13,6( - ). Cette valeur
n 2 p2
représente aussi l'énergie qu'il faut fournir à l'atome pour l'exciter du niveau Ep au
niveau supérieur En .

l
- L'énergie d'ionisation Ei est l'énergie qu'il faut fournir à l'atome pour l'ioniser à partir

na
du niveau fondamental n =1: Ei = 13,6eV.
- La longueur d'onde de la radiation émise au cours d'une émission d'un photon obéit à

io
1 1 1
la relation empirique =
: RH ( − 2 ) avec n > p.
λn , p p 2
n

at
RH : constante de Rydberg.
RH =1,09.107m-1 .

N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 238


Exercices

Exercice 1

L'énergie d'ionisation de l' atome d'hydrogène est de 13,6eV .Quelle est la longueur d'onde
maximale que l'on peut utiliser pour ioniser cet atome .

Exercice 2

Les énergies des différents niveaux de l'atome de l'hydrogène sont donnés par la formule

l
na
En= -13,6/n2 (eV).
a- Calculer les énergies correspondant à n=1, 2,3….∞.et représenter le diagramme des
niveaux d'énergies de l'atome d'hydrogène.

io
b- Quelle est l'énergie minimale que l'on doit fournir à un atome d'hydrogène pour qu'il

at
passe de l'état fondamental à un état excité .
c- Cette énergie apportée à l'atome par une radiation lumineuse monochromatique

N
.Calculer sa longueur d'onde .On donne : C=3.108m/s; h =6,62.10-34Js.
d- Calculer la longueur d'onde de la radiation susceptible d'ioniser l'atome de l'hydrogène.

Exercice 3 e
qu
Les niveaux d 'énergie quantifiés de l'atome d'hydrogène sont donnés par la relation
gi

En =-13,6/n2 (eV).
a- Quelle est l'énergie d'ionisation d'un atome d'hydrogène
go

b- Quelle est l'énergie cinétique minimale d'un électron capable de provoquer par choc
l'excitation d'un atome d'hydrogène de son état fondamental (n=1) à son premier
da

niveau excité (n= 2).


c- L'atome d'hydrogène précédemment excité revient à l'état fondamental avec émission

d'une onde lumineuse .Quelle est sa longueur d'onde .


d- Etablir la relation littérale donnant la fréquence des ondes lumineuses émises lorsque
des atomes d'hydrogène préalablement excités passent d'un état d'énergie caractérisé
par n>2 à l'état d'énergie caractérisé par n = [Link] la plus grande longueur d'onde
ut

des ondes lumineuses émises dans ce cas . On donne h= 6,62.10-34Js; e =1,6.10-19C;


it

C = 3.108m/s
st

Exercice 4
In

Données : célérité de la lumière dans le vide :3 108 m/s; constante de Plank : h=6,62 10-34 Js ;
charge élémentaire : e = 1,6 10-19 C.
On rappelle que l'énergie d'un atome d'hydrogène est quantifiée et ne peut prendre que les
valeurs suivantes : En = - E0/ n² avec E0 = 13,6 eV et n = 1, 2, 3....
1 - Représenter sur un diagramme les niveaux d'énergie en électron - volts de l'atome
d'hydrogène pour n compris entre 1 et 5. Préciser ce qu'on appelle état fondamental et
état excité. S'aider de ce diagramme pour justifier le caractère discontinu du spectre
d'émission de l'atome d'hydrogène.
Physique 7ème Année Secondaire 239
2 - Qu'appelle-t-on énergie d'ionisation de l'atome d'hydrogène ? Quelle est sa valeur ?
3 - L'atome d'hydrogène passe du niveau d'énergie correspondant à n=5 au niveau n=3.
- Calculer la longueur d'onde de la radiation émise.
- A quelle domaine de radiation cette longueur d'onde appartient-elle ?
4 - L'atome d'hydrogène étant dans un état correspondant au niveau n=3, il reçoit un photon
d'énergie 0,5 eV. Le photon est-il absorbé ?
5 - L'atome d'hydrogène étant dans un état correspondant au niveau n=3, il reçoit un photon
d'énergie 2 eV. Montrer que l'électron est arraché. Calculer son énergie cinétique en eV.

Exercice 5

l
na
La série des raies visibles de l’hydrogène (série de Balmer ) est donnée par la relation :
1/λ =RH(1/22-1/n2) .

io
1 – Déterminer en nm les longueurs d’ondes des radiations visibles émises.

at
2 - calculer en eV les énergies des niveaux pour lesquels les transitions conduiront à ces
radiations visibles.

N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 240


l
na
io
at
N
e
qu
gi

Objectifs
go
da

* Définir l’énergie de liaison du noyau


* Connaître les principales réactions nucléaires

* Définir la radioactivité
* Connaître les différents types de radioactivité
* Utiliser la loi de décroissance radioactive
ut

* Définir l’activité d’une substance radioactive


* Définir la période radioactive.
it
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 241


l
na
io
at
N
e
qu
gi
go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 242


1-Noyau atomique
1.1 - Constitution du noyau
Le noyau est formé de particules appelées nucléons. Il existe essentiellement deux types de
nucléons : les protons et les neutrons.
- le proton : particule portant une charge élémentaire + e .
- le neutron : particule électriquement neutre
Le nombre de protons que contient un noyau est appelé nombre de charge ou numéro
atomique : il est noté Z. Le nombre total de nucléons (protons + neutrons) est appelé nombre de
masse, il est noté A

1.2- Le nucléide

l
Un nucléide ou noyau est caractérisé par son nombre de masse A et son nombre de charge Z.

na
On le note : A X (où X est le symbole de l’élément correspondant)
Z

io
Exemples:
12 C : 6 protons, 12 nucléons (soit 6 neutrons)

at
6
16 O : 8protons, 16 nucléons (soit 8neutrons)

N
8
35 C : 17protons et 35 nucléons (soit 18protons)
17
e
qu
1.3 Isotopes :
Les isotopes sont des atomes d’un même élément qui différent par leur nombre de neutrons.
Les isotopes sont des atomes qui ont le même Z mais qui différent par leur nombre de masse.
gi

Exemples :
go

1 H ; 2 H ; 3 H ; 12 C ; 13 C ; 14 C ; 16 O ; 17 O ; 18 O
1 1 1 6 6 6 8 8 8
da

1.4 -Grandeurs caractéristiques du noyau


1.4.1 -Dimensions :

Les expériences montrent que le noyau a une forme sphérique de rayon r ; le rayon r est
1
donné en fonction du nombre de nucléons A par la relation : r=r A 3 avec r0 =1,2.10-15m
ut

0
it

1.4.2 - Masse :
st

Le noyau représente quasiment toute la masse de l’atome, la masse des électrons étant le plus
souvent considérée comme négligeable par rapport à la masse totale.
In

L’unité de masse, le kilogramme, connue jusqu’ à présent ne convient pas pour la physique
nucléaire parce que les masses sont très petites.
Pour cela on utilise de nouvelles unités :

- l’unité de masse atomique u : 1u=


( )
m 12 C
6 ;
12
MeV
- le qui revient à donner l’énergie de masse en MeV au lieu de la masse.
c2
Physique 7ème Année Secondaire 243
- 1u =1.661.10-27 kg = 931.5 MeV/ c2
La masse du noyau vaut approximativement m=Au. Les valeurs des masses des particules de
l’atome sont les suivantes :

Particule Masse en kg Masse en u Masse en MeV/c2


Proton 1,672.10-27 1,007 938,2
Neutron 1,674.10-27 1,009 939,5
Electron 9,110.10-31 5,5.10-4 0,51

1.5 - Etude énergétique du noyau


1.5.1- Cohésion nucléaire :

l
Comment les nucléons peuvent ils rester ensemble alors que les protons chargés positivement

na
se repoussent ? il est nécessaire qu’une autre force attractive, équilibre cette répulsion, sinon le
noyau n’existerait pas.

io
La force gravitationnelle est attractive, mais son intensité est trop faible par rapport à la force
électrique pour jouer ce rôle.

at
Il y a donc une autre force fondamentale qui lie les nucléons à l’intérieur du noyau : C’est
l’interaction forte découverte par YUKAWA en 1935, l’interaction forte est la force à très courte

N
portée (10 -14 m) qui assure la cohésion des noyaux .

1.5.2 -L’énergie de liaison du noyau


[Link]- Défaut de masse : e
qu
Prenons l’exemple d’un noyau de deutérium 2 H , isotope de l’hydrogène, il est formé d’un
1
proton et d’un neutron. Sa masse, exprimée en unités de masse atomique vaut : m= 2.01345u,
gi

celles du proton et du neutron sont respectivement : mp= 1.007276u, et mn =1.008665 u.


Si nous additionnons les masses du proton et du neutron, nous obtenons :mp+mn=2.015941u.
go

Nous observons que la masse du noyau de deutérium est inférieure à la somme des masses de
ses composants !
da

Ce phénomène est général :


La masse d’un noyau est toujours inférieure à la somme des masses des nucléons qui le
constituent.

Lors de la formation d’un noyau, il y’ a donc une « perte » de masse appelée défaut de masse.
Par définition, le défaut de masse d’un noyau est égal à la différence entre la masse des
nucléons qui le composent et sa masse.
∆m
ut

Le défaut de masse est une valeur positive, nous le noterons


∆m
= Zm p + (A − Z)m n − m noy
it
st

[Link] -Relation d’Einstein


Dans la théorie de la relativité restreinte, Einstein a postulé que la masse est une des formes
In

que peut prendre l’énergie : la masse et l’énergie sont donc équivalentes.


Cette équivalence est donnée par le relation d’Einstein E= mc2 où m est la masse du système
et c la célérité de la lumière dans le vide.
Tout système au repos à une énergie de masse. Considérons un système dont la masse varie,
son énergie de masse doit donc changer.
A toute variation de masse d’un système au repos correspond une variation d’énergie de
masse. donnée par la relation: ∆E=∆mc2
∆E et ∆m représentent les variations d’énergie et de masse du système.
Cette relation est algébrique :

Physique 7ème Année Secondaire 244


- si la masse du système augmente (∆m>0) l’énergie de masse du système augmente (∆E>0).
- si la masse du système diminue (∆m<0) l’énergie de masse du système diminue
également (∆E<0)
La théorie de la relativité nous apprend que l’énergie totale d’un système est la somme : de
deux termes : son énergie de masse et son énergie cinétique.
Lorsque l’on considère un système isolé, son énergie totale est constante. Dans le cas de la
diminution de son énergie de masse, il y a nécessairement augmentation de son énergie cinétique.

[Link] - Définition de l’énergie de liaison

L’énergie de liaison d’un noyau est l’énergie qui il faut lui fournir pour séparer

l
na
ses nucléons. Nous la noterons E

Nous la noterons E

io
Enoy+ E =EnucléonSéparés
E= EnucléonSéparés - Enoy

at
E =[Z mp+(A-Z)mn -m]c2
E =∆mc2

N
L’énergie de liaison est une grandeur positive car la masse des nucléons séparés est
supérieure à la masse du noyau.

e
L énergie de liaison est d’autant plus grande que les noyaux ont un nombre de nucléons élevé.
Pour pouvoir comparer les stabilités des noyaux, il faut rapporter cette énergie de liaison au
qu
même nombre de nucléons.
Nous définirons l’énergie de liaison par nucléon.
gi

L’énergie de liaison par nucléon est l’énergie de liaison du noyau divisée par le nombre de
E
l
go

nucléons :
A
da

Remarque :
Plus un noyau est lourd, plus son énergie de liaison est grande.

Mais cela n’implique pas qu’il soit stable.


Ainsi l’énergie de liaison de l’uranium 238 est 1802 Mev et celle du fer 56 est 4922
Mev, alors que le fer 56 est plus stable que l’uranium 238
Pour juger de la stabilité d’un nucléide il faut considérer l’énergie de liaison par
ut

nucléons :
E
it

 =[Z mp+(A-Z)mn -m]c2/A


st

A
E
Ainsi : pour 238 U ; l =7,57MeV/nucléon
In

92 A
E
pour 56 Fe ; l =8,79MeV/nucléon
26 A
Un nucléide est d’autant plus stable que son énergie de liaison par nucléon est
grande.

2 -Réactions nucléaires
2. 1 -Réactions nucléaires spontanées.
Physique 7ème Année Secondaire 245
2.1.1 - La radioactivité:
Certains noyaux d’atomes naturels, ou artificiels, sont instables et se transforment
spontanément. Le noyau instable est dit radioactif, la réaction est appelée désintégration ou réaction
nucléaire.
L’ensemble des particules émises par un échantillon radioactif constitue le rayonnement
radioactif.

La radioactivité est la propriété spécifique de certains noyaux instables de se


transformer spontanément en émettant un rayonnement.

La radioactivité est :

l
• Une propriété du noyau.

na
• Spontanée.
• Indépendante des conditions physiques.

io
• Indépendante du composé auquel appartient le noyau.

at
2.1.2 -Lois de conservation :
Dans une réaction nucléaire il y’a conservation :

N
• Du nombre de nucléons.
• Du nombre de charges.

e A A
- soit la réaction suivante : A X → 1 Y + 2 Y
qu
Z Z 1 Z 2
1 2
• conservation du nombre de nucléons A= A1+ A2
gi

• conservation du nombre de charge Z = Z1 + Z2


go

2.2 -Les réactions nucléaires provoquées :


da

Les réactions nucléaires provoquées sont dues au bombardement d’un noyau par une autre
particule ou par un autre noyau.
Elles dépendent de plusieurs facteurs :

- la nature du noyau cible.


- la nature du projectile (proton, neutron, particule) et de son énergie cinétique.
Les réactions nucléaires provoquées sont très nombreuses et très variées.
ut

Nous allons donner quelques exemples :


it

2.2.1 -La réaction de transmutation :


st

C’est une réaction nucléaire au cours de la quelle deux noyaux interagissent pour former deux
In

autres nouveaux noyaux avec éventuellement création de particules élémentaires.

Exemple : 14 N + 4 He → 17 O + 1H
7 2 8 1

2.2.2 - La réaction de fission :


Certains noyaux atomiques massifs ont la propriété de se scinder en deux fragments, en
général inégaux, lorsque diverses particules viennent les choquer.
Physique 7ème Année Secondaire 246
Quand cette scission est provoquée par un neutron, la réaction porte le nom de fission.
1n + A X → A1 X + A2 X + k 1n
0 Z Z1 1 Z2 2 0
La fission est une réaction :
- provoquée.
- en chaine.
- exothermique.

Exemples :
235 U+ 1n → 148 La+ 85 Br+3 1n
92 0 57 35 0

l
235 U+ 1n → 140 Xe+ 94Sr+2 1n

na
92 0 54 38 0

io
2.2.3 - La réaction de fusion :
On peut libérer de l’énergie aussi en unissant des petits noyaux pour en former de plus gros.

at
Ces réactions sont appelées fusions nucléaires.
La fusion est une réaction :

N
- provoquée.
- exothermique.

Exemples: e
2 H + 2 H → 3 H + 1p et 2 H + 3 H → 4 He + 1n
qu
1 1 1 1 1 1 2 0

Remarque : L’énergie nucléaire est produite essentiellement par les réactions nucléaires de
gi

fission ou fusion.
go

2.2.4 - Applications :
On pourra citer à titre d’exemple dans le cadre des applications :
da

- les centrales nucléaires.


- les effets biologiques des radiations.
- l’utilisation en chimie et métallurgie.

- la datation.

2.3- Les différents types de radioactivité :


ut

2.3.1 - Mise en évidence :


[Link] - Expérience : Une substance radioactive telle que le sel de radium est placée au fond
it

d’une cavité étroite percée dans un


st

cylindre de plomb à parois épaisses.


Le rayonnement émis par la
In

substance est canalisé par le tube de


plomb.
Lorsqu’on soumet ce
rayonnement à l’action d’un champ

électrique uniforme E , on observe
sur l’écran trois points d’impact
A, B, C .

Physique 7ème Année Secondaire 247


On obtient le même résultat
 que précédemment lorsqu’ on remplace le champ électrique par
un champ magnétique uniforme B .

[Link] -Analyse : les particules qui arrivent en A sont chargées positivement car déviées
dans le sens du champ.
Elles ont été identifiées à des noyaux d’hélium 4 He (α)
2
- les particules qui arrivent en B, déviées en sens inverse du champ sont chargées
négativement.
Ces particules ont été étudiées et identifiées à des électrons 0 e (β−)
−1

l
na
- les particules qui arrivent au point C ne sont pas chargées puisqu’elles ne sont pas déviées :
ce sont des photons.
L’étude des particules émises par certains éléments radioactifs artificiels révèle l’existence

io
d’une autre particule déviée dans le sens du champ.
Cette particule est de masse égale à celle de l’électron mais de charge apposée, on l’appelle

at
positon : 0 e (β+).
1

N
2.3.2- La radioactivité α :

e
Les particules α sont des noyaux d’hélium et symbolisés par: 4 He
2
qu
Au cours d’une émission α, l’équation de désintégration s’écrit : A X → 4 He + A-4 Y
Z 2 Z-2
gi

Exemples : 212 Po → 4 He+ 208 Pb et 229 Th → 4 He+ 225 Ra


84 2 82 90 2 88
go

2.3.3 -La radioactivité β−:


da

C’est une particule qui à une masse et une charge identiques à celles de l’électron : il s’agit
d’un électron.
Au cours d’une émission β−, l’équation de la désintégration s’écrit :

A X → 0 e + A Y + 0 ν ( 0 ν : antineutrino)
Z -1 Z+1 0 0
Tout se passe comme si un neutron du noyau se transforme en un proton selon :
ut

1n → 0 e + 1p + 0 ν .
0 -1 1 0
it
st

14 C → 0 e + 14 N + 0 ν et 60 Co → 0 e + 60 Ni + 0 ν
In

Exemples :
6 -1 7 0 27 -1 28 0

2.3.4 -La radioactivité β+ :


C’est une particule qui a la même masse qu’un électron et une charge positive égale à la
valeur absolue de celle de l’électron.
Au cours d’une émission β+ la désintégration s’accompagne de la libération d’un positon 0 e
+1

Physique 7ème Année Secondaire 248


L’équation générale d’une émission β+ s’écrit: A X → 0 e + A Y + 0 ν ( 0 ν: neutrino) .
Z +1 Z-1 0 0
Tout ce passe comme si un proton du noyau se transforme en un neutron selon :
1p → 0 e + 1n + 0 ν
1 +1 0 0

Exemples : 12 N → 0 e + 12 C + 0 ν et 32 C → 0 e + 32 Y + 0 ν
7 +1 6 0 17 +1 16 0

2.3.5 -La radioactivité γ:


C’est une particule électriquement neutre ,sa masse est nulle et sa vitesse est égale à celle de

l
na
la lumière: γ est un photon.
Les noyaux obtenus lors de la radioactivité α et β son généralement excités.
Le retour à l’état fondamental d’un noyau excité s’accompagne d’une libération d’énergie

io
sous forme de rayonnement γ ; C’est la désexcitation γ. Si Y* est le noyau excité ; l’équation de la
désexcitation s’écrit :

at
A Y* → A Y + γ
Z Z

N
Les désintégrations β−et β+ sont généralement accompagnée du rayonnement γ.

Application :
e
qu
La radium 226 est un élément radioactif. Par une suite de désintégrations de types α et β –, il
se transforme en noyau stable de plomb 206.
gi

a- Donner la composition d’un noyau de radium 226.


b- Définir les désintégrations α et β – en précisant la nature de la particule émise.
go

c- Écrire l’équation représentant la première désintégration du noyau 226 88 Ra sachant qu’elle

est de type α.
d- déterminer le nombre de désintégrations de type α et β – qui permettent le passage du
da

noyau 22688 Ra au noyau 82 Pb .


206

Solution:

a - Nombre de protons: Z = 88 ; nombre de neutrons: N = A - Z =138.


b - La désintégration α est l'émission de noyau d'hélium.
La désintégration β – est l'émission d'électron.
c - 226
88 Ra → α +
222
86 Rn
ut

d - Nombre de désintégrations de type α est : 5


- Nombre de désintégrations de type β – est : 4
it
st

2.4- Loi de décroissance radioactive :


In

Soit N le nombre de noyaux identiques non désintégrés à la date t.


Soit dN la variation du nombre de noyaux radioactifs (dN < 0) pendant la durée dt. Entre les
dates t et t + dt , le nombre de noyaux désintégrés est
[N- (N + dN)] = - dN.

Le comptage des particules émises par les noyaux radioactifs montrent :


- dN est proportionnel à dt
- dN est proportionnel à N

Physique 7ème Année Secondaire 249


- dN dépend du noyau et de la particule émise. On a : dN = - λΝdt

En intégrant entre t=0 et t, il vient:


N
Ln = -λt ⇔ N = N e-λt
N 0
0
λ: Constante radioactive.
Le nombre de noyaux radioactifs décroit suivant
une loi exponentielle en fonction du temps.

2.5 - Activité :
L’activité A d’une substance radioactive est le

l
na
nombre de désintégration par unité de temps.
-dN
A= = λN e-λt = λN
dt 0

io
A est exprimé en becquerel (symbole Bq).
L’activité d’une substance radioactive décroît

at
suivant une loi exponentielle en fonction du temps

N
2.6- Période radioactive :

e
C’est le temps T au bout duquel la moitié des noyaux initialement présents dans un
qu
échantillon se désintègre.
N
à t = 0 N = N et à t = T N = 0
0
gi

2
N 1 Ln2
N = N e-λt ⇒ 0 = N e-λt ⇔ = e-λT ⇒ T =
go

0 2 0 2 λ
Application:
da

210
On considère un échantillon contenant initialement N 0 noyaux de polonium 84 Po .
La constante de décroissance radioactive λ du polonium 210 est 5,8 x 10 – 8 s – 1
a - Calculer son temps de demi-vie T en seconde et en jour.

b - Combien reste-t-il de noyaux radioactifs aux instants T , 2 T, 3 T ?


Solution:
ln2
a - temps de demi-vie T: T= ;A.N:T=138j
ut

λ
b - Nombre de noyaux radioactifs aux différentes dates.
it

Les résultats sont rassemblés dans le tableau suivant:


st

t0 N0
T N0
In

2
2T N0
4
3T N0
8
2.7 -Les familles radioactives :
La radioactivité entraîne la transformation d’un nucléide en un autre nucléide.
Si ce dernier est lui même radioactif, il se transforme à son tour, et ainsi de suite jusqu’à ce
que le nucléide obtenu ne soit plus radioactif mais stable, L’ensemble des nucléides issus d’un

Physique 7ème Année Secondaire 250


même noyau père a reçu le nom de famille radioactive, la filiation radioactive étant le processus de
transformation.
Les éléments radioactifs naturels ont été classés en quatre familles :
- famille du neptunium.
- famille de l’uranium- radium.
- famille de l’actinium.
- famille du thorium.

L’essentiel

l
- Le défaut de masse noté ∆m est donné par : ∆m =Z mp+(A-Z)mn -mnoy

na
- Tout système au repos à une énergie de masse donnée par la relation d’Einstein : E=mc2
- L’énergie de liaison d’un noyau est l’énergie qu’il faut lui fournir pour séparer ses nucléons
.Elle se calcule par : El = ∆m c2

io
- la radioactivité est la propriété spécifique de certains noyaux instables de se transformer

at
spontanément en émettant un rayonnement.
- La radioactivité α est l’émission de noyau d’hélium. A X → 4 He+ A-4 Y
Z 2 Z-2

N
0
- La radioactivité β- est l’émission d’électron. A X → 0 e+ A Y+ ν
Z -1 Z+1 0
e
- La radioactivité β+ est l’émission de positon. A X → 0 e+ A Y+ 0 ν
qu
Z +1 Z-1 0
- La radioactivité γ correspond à l’émission de photon . A Y* → A Y+γ
Z Z
gi

- Loi de décroissance radioactive : . N = N0e−λt


go

-dN
- Activité : C’est le nombre de désintégrations par unité de temps. A= =λN e-λt =λN
dt 0
- Période radioactive : C’est le temps T au bout duquel la moitié des noyaux initialement
da

Ln2
présents s’est désintégrée : T =
λ

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 251


Exercices

Exercice 1
Le polonium 210 84 Po est un isotope radioactif. L’atome de polonium se désintègre en émettant
une particule α . L’élément fils est le plomb.
1- Ecrire l’équation de désintégration.
2- Calculer en joule et en MeV l’énergie émise au cours de cette désintégration.
3- La période du nucléide 210
84 Po est T=136jours. Calculer la masse du polonium 210 restant au
bout de 414jours dans un échantillon qui en contenait initialement 20g.

l
Masse de l’atome de polonium 210 : 210,0482u Masse de l’atome de plomb : 206 ,0385u

na
Masse de la particule α : 4,0039u Célérité de la lumière c=3.108m/s
1u=1,67.10-27kg

io
Exercice 2

at

On considère l’émission β liée à la désintégration du nucléide 210
83 Bi . Sachant que le noyau

fils est le polonium 210

N
84 Po ,
1 - Ecrire l’équation de désintégration
2 - Le polonium est radioactif. Il émet une particule α en se transformant en Pb.
e
2-.1 - Ecrire l’équation de désintégration.
qu
2.2 - Calculer en joule et en MeV l’énergie libérée au cours de cette désintégration.
On donne : mPo=209,9829u; mPb=205,9745u.
gi

Exercice 3
go

L’uranium 238
92 U subit plusieurs désintégrations successives x de types α et y de types β ; A
la fin de ces désintégrations on obtient du radium 226
88 Ra .
da

1- Déterminer les valeurs de x et y ;


2 -La première désintégration est de type α .
2.1- Ecrire l’équation de cette désintégration de 238

92 U . Quelle est la composition du noyau


obtenu ?
2.2- Calculer l’énergie libérée au cours de cette désintégration ;
3 - On considère la demi-vie d’un élément radioactif.
ut

3.1- Donner la définition de ce terme.


3.2 - Etablir la loi de désintégration N=N0e-λt et en déduire l’expression de la demi-vie en
it

fonction de λ ;
st

3.3 - Calculer la constante de désintégration radioactive λ de 238


92 U sachant que sa période est
In

T=4,5.109ans.
Masse du noyau d’uranium : 238,086u Masse du noyau du radium : 225,977u
Masse du noyau de thorium : 234,0781u Masse de la particule α : 4,0039u

Exercice 4
La méthode potassium- argon permet de dater les roches dont la teneur en potassium est
significative dans une gamme d'âges de trois milliards d'années à quelques dizaines de milliers
d'années. Les roches volcaniques contiennent l'isotope 40 du potassium ; ce dernier est radioactif et
se désintègre en argon 40 avec une demi-vie ou période t½= 1,4 109 ans. L'argon est un gaz qui est
en général retenu par la roche.
Physique 7ème Année Secondaire 252
Lors d'une éruption la roche perd l'argon 40 : c'est le dégazage. A la date de l'éruption la lave
ne contient donc plus d'argon. Au cours du temps l'argon 40 s'accumule à nouveau dans la roche
alors que le potassium 40 disparaît peu à peu. On considère les masses des atomes de potassium 40
et d'argon 40 identiques.
1- Qu'appelle-t-on isotopes ? 4019K Que signifie les nombres 19 et 40 ? Quelle est la
composition du noyau de potassium 40 ? Quel nombre caractérise l'élément
chimique ?
2- L'analyse d'un échantillon de basalte montre qu'il contient m=1,4 mg de potassium
40 et une masse m'=0,2 mg d'argon 40. On prend l'origine des dates au moment de
l'éruption volcanique.
a - Ecrire l'équation de désintégration du potassium 40 en argon 40 ( Z=18).
b - Quelle était la masse m0 de potassium 40 à la date de l'éruption ? Justifier.

l
na
c - Exprimer le nombre de noyaux de potassium 40, noté N en fonction de la
constante radioactive, du temps et du nombre de noyaux initiaux noté N0.
d - Etablir l'expression entre la constante radioactive et la demi-vie . Exprimer

io
N(t) en fonction de N0 et t½.
e - Exprimer l'âge de la roche en fonction de m0, m et t½. Faire le calcul.

at
Exercice 5
1- On considère les réactions nucléaires suivantes :

N
A1
(1) 11 H + 11 H → Z1 X1 + 01 e

e (2) AZ11 X1 + 11 H → A2
Z2 X2
qu
A3
(3) AZ22 X 2 + 24 He → Z3 X3
(4) AZ33 X 3 → A4
X 4 + 01 e
gi

Z4

(5) AZ44 X 4 + 11 H → 2 42 He
go

- Déterminer les symboles des noyaux X1, X2, X3 et X4. Indiquer les lois utilisées.
2- Ecrire l’équation de la réaction globalement équivalente aux cinq réactions proposées.
da

Nommer et définir ce type de réaction.


3- On s’intéresse à présent au noyau d’hélium résultant des réactions nucléaires
précédentes.

a - Calculer le défaut de masse du noyau d’hélium, en u puis en kg.


b - En déduire l’énergie de liaison et l’énergie de liaison par nucléon de ce noyau en
MeV.
ut

4- Déterminer la valeur E en Joules puis en MeV de l’énergie libérée par la réaction


globale déterminée à la question 2.
it

Données : Masses : Neutron : mn = 1,00866 u ; Proton : mp = 1,00728 u ; Hélium :


mHe=4,00151 u
st

La masse du positron est supposée négligeable par rapport à celle des noyaux.
In

1 u = 1,66 10-27 kg ; 1 eV = 1,60 10-19 J ; c = 2,99.108 m.s-1.


Les 10 premiers éléments de la classification périodique des éléments : H:Z=1;
He : Z = 2 ; Li : Z = 3 ; Be : Z = 4 ; B : Z = 5 ; C : Z = 6 ; N : Z = 7 ; O : Z = 8 ; F Z= 9;
Ne : Z = 10

Exercice 6
"Le carbone 14 est produit dans la haute atmosphère où les protons du rayonnement cosmique
percutent les molécules qui composent l'air. Les réactions nucléaires qui résultent de ces chocs
produisent des neutrons secondaires. Ces neutrons ont une forte probabilité de réagir avec l'azote de
l'air ( 14N) pour donner un proton et un isotope du carbone : le carbone 14.

Physique 7ème Année Secondaire 253


Dans le milieu naturel la production du carbone 14 et sa disparition par désintégration
radioactive s'équilibrent. On estime qu'il y a environ 10-12 fois moins d'atomes de carbone 14 que
d'atomes de carbone stable (12 C). Il en résulte une radioactivité faible du carbone.... Lors de la mort
de l'organisme cet équilibre est rompu. Les atomes de carbone 14 disparaissent peu à peu."
Données : numéro atomique C : Z=6 ; N: Z=7.
La demi vie du carbone 14 est T=5730 ans ; lors de la désintégration du carbone 14 on détecte
des particules β-.
masse atomique molaire C=12 g/mol
NA= 6,02 1023 mol-1.
A partir du texte répondre aux questions :
1- Donner la composition des noyaux des deux isotopes du carbone ainsi que celui de
l'azote.

l
na
2- Ecrire la réaction nucléaire qui produit le carbone 14 dans l'atmosphère.
3- Après avoir défini l'activité A d'un échantillon, déterminer l'activité d'un échantillon
contenant 1 g de carbone lorsqu'il se trouve à l'équilibre.

io
4- Définir la particule β-. Ecrire la réaction nucléaire de désintégration du carbone 14.
5- Donner la loi de décroissance radioactive des noyaux de carbone 14.

at
6- Dans la grotte de Chauvet (Ardèche) on a récupéré des fragments de charbon de bois
qui avaient permis de réaliser les gravures pariétales. Le nombre Nch d'atomes de

N
carbone 14 dans 2 g de charbon a donné Nch= 2,1 109 atomes. Calculer l'âge
attribué à ces gravures.

Exercice 7 e
qu
Première partie : fission de l’uranium
Parmi les réactions, très variées, de fission de l’atome d’uranium 235 bombardé par des
gi

neutrons lents, on considère la réaction suivante :


92U + 0 n → xXe + 38Sr + y0 n
235 1 139 94 1
go

1- Compléter l’équation en calculant x et y.


2- À partir du tableau placé à la fin de l’énoncé, calculer :
a- l’énergie E, en joules puis en MeV, libérée par la fission d’un noyau d’uranium 235,
da

b- l’énergie E', en joules, libérée par la fission d’une masse M = 1 kg d’uranium 235.
Deuxième partie : Fusion de l’hydrogène
L’hydrogène possède trois isotopes stables11H, 21H et 31H,

- Ecrire les différentes réactions qui, à partir de deux noyaux d’isotopes identiques ou
différents, conduisent à la formation d’un noyau d’hélium accompagné ou non
d’une ou plusieurs particules
ut

- Parmi ces possibilités, on s’intéresse à celle qui produit un neutron en plus du


noyau d’hélium. A partir des données de l’énoncé :
it

a- encadrer la réaction correspondante parmi celles écrites dans le document


réponse.
st

b- calculer l’énergie E, en joules, accompagnant la production d’un noyau


d’hélium,
In

c - calculer l’énergie E' libérée par la fusion totale d’une masse M = 1 kg de


mélange contenant le même nombre d’atomes des deux isotopes.
noyau ou 23 13 9

particule 92U xXe 38Sr 0n 1H 1H 2He


5 9 4

2 1 9
masse (u)
35,044 38,918 3,915 ,009 ,013 ,015 ,001

Physique 7ème Année Secondaire 254


Bibliographie

l
na
io
at
- Guide de physique Terminale
- Physique T.C.E Scodel

N
- Physique T.C.E. Germain
- Physique T.C.E
e
Colin
qu
- Physique T.C.E Nathan
- Magnard Terminale D
gi

- Physique Terminale D Hatier


go
da

it ut
st
In

Physique 7ème Année Secondaire 255

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