Étude Thermique du Préchauffeur 200 E-2
Étude Thermique du Préchauffeur 200 E-2
MEMOIRE
PRESENTE EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLOME DE MASTER
INTITULE
ETUDE DES PERFORMANCES THERMIQUES
DU PRECHAUFFEUR 200 E-2 AU NIVEAU DE LA
RAFFINERIE RA1K DE SKIKDA
SPECIALITE : ENERGETIQUE
DEVANT LE JURY
PRESIDENT : PR. MZAD HOCINE
Année: 2015/2016
Liste des figures
Chapitre I :
Chapitre II :
Chapitre IV :
Tableau 6 : tableau comparative des résultats de notre calcule et des donnés du constructeur .66
Nomenclature
Cp La chaleur spécifique kcal/(kg°C)
f coefficient de correction
A la surface d’échange m²
Tc , tc température calorique °C
Re nombre de Reynolds
hi coefficient de film interne kcal/m²h°C
λ kcal/(h.m.°C)
conductivité thermique du solvant pauvre
B m
espacement entre chicanes.
at Section de passage coté tube m²
Dc diamètre calandre m
µt la viscosité Pa.s
I.4.1. La conduction…………………………………………………………….………04
I.4.2. Le rayonnement…………………………………………………………………..05
I.4.3. La convection………………………………………………………………….....06
I.6.1.2. Entartrage………………………………………………………….….…12
A-Échangeur monotube………………………….……………………….........15
B-Échangeur coaxial………………………………….………………………...16
A- Principe de la méthode…………………………………………………37
B- Notion de pincement……………………………………………………38
B-les propriétés physiques de solvant pauvre à coté tube a Tc=108°C..… ….. ...51
III.4. Bilan thermique……………………………………………………………..………...51
III.5. Calcul de la différence logarithmique moyenne de température……….………….…52
D - Nombre de Reynolds……………………………………...………………61
Conclusion Générale
Introduction Générale
Introduction Générale:
Dans les sociétés industrielles, l’échangeur de chaleur est un élément essentiel de
toute politique de maîtrise de l’énergie. Une grande part (90 %) de l’énergie thermique
utilisée dans les procédés industriels transite au moins une fois par un échangeur de
chaleur, aussi bien dans les procédés eux-mêmes que dans les systèmes de
récupération de l’énergie thermique de ces procédés. On les utilise principalement
dans les secteurs de l’industrie (chimie, pétrochimie, sidérurgie, agroalimentaire,
production d’énergie, etc.), du transport (automobile, aéronautique), mais aussi dans
le secteur résidentiel et tertiaire (chauffage, climatisation, etc.). Le choix d’un
échangeur de chaleur, pour une application donnée, dépend de nombreux paramètres :
domaine de température et de pression des fluides, propriétés physiques et agressivité
de ces fluides, maintenance et encombrement. Il est évident que le fait de disposer
d’un échangeur bien adapté, bien dimensionné, bien réalisé et bien utilisé permet un
gain de rendement et d’énergie des procédés.
Le travail à réaliser dans le cadre de ce projet de fin d’études m’a été proposé au
niveau du complexe pétrochimique de Skikda au terme d’un stage pratique que j’ai eu
la chance d’y effectuer. Le travail en lui-même porte sur l’analyse des performances
d’un échangeur de chaleur de type tube-calandre a tête flottante 200 E-2 de l’unité 200
du complexe RA1K. L’échangeur en question a été mis en marche le 15/09/1975 ce
qui laisse un nuage de questionnement et de doute quand a son rendement thermique,
son efficacité et sa capacité à échanger de la chaleur, tout cela a cause des dépôts
d’impuretés et de tartres, et cela malgré les nettoyage périodique effectuer chaque 9
ans, le dernier en date est celui de 2011.
Le contenu de ce mémoire s’articule autour d’une présentation sommaire de la
raffinerie de Skikda suivie d’un rappel sur les différents modes de transferts de
chaleur, toute en donnant la définition, le principe de fonctionnement ainsi que les
différents problèmes que peut rencontrer un échangeur de chaleur.
Dans le deuxième chapitre une étude sur les différents types des échangeurs de
chaleur selon le concept technologique et leur différente classification suivie d’une
étude des modèles de calculs des échangeurs de chaleur comme celui qu’on traite dans
ce travail.
Introduction Générale
Quant au troisième et dernier chapitre nous allons faire une étude spécifique
(calculs préventifs) de la résistance d’encrassement et des pertes de charge du coté des
tubes et de la calandre de notre échangeur 200 E-2 à partir des données réelles de ce qui
est variante et données du constructeur. Pour la fin nous comparerons nos résultats avec
ceux du constructeur.
Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
L’énergie correspond à un transfert ou échange par interaction d’un système avec son
environnement. Ce système subit alors une transformation. On distingue habituellement 2
types d’énergie, le travail noté W qui peut prendre diverses formes selon l’origine physique
du transfert mis en jeu (électrique, magnétique, mécanique) et la chaleur notée Q.
Bon nombre d’échangeurs de chaleur utilisent ces deux type d’énergies, ce chapitre sera
structuré autour de 3 questions fondamentales :
Qu’est-ce que le transfert thermique ?
Qu’es ce que un échangeur de chaleur ?
Quel problème peut rencontrer un échangeur ?
Mais avant tout une petite présentation de l’entreprise RA1K s’impose.
1
Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
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Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
3
Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
On définit un transfert de chaleur ou transfert thermique entre 2 corps commet une interaction
énergétique qui résulte d’une différence de température entre les 2 corps.
On distingue habituellement 3 modes de transfert de chaleur :
1. La conduction thermique ou diffusion thermique,
2. Le rayonnement thermique,
3. La convection.
Ces trois modes sont régis par des lois spécifiques, cependant strictement parlant, seuls
la conduction et le rayonnement sont des modes fondamentaux de transmission de la chaleur ;
la convection, tout en étant très importante, ne fait que combiner la conduction avec un
déplacement de fluide.
En outre il est rare qu’une situation particulière ne concerne qu’un seul mode : le plus
souvent 2 sinon 3 modes entrent en jeu.
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Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
Le rayonnement thermique est le mode de transmission par lequel la chaleur passe d’un corps
à haute température à un autre plus froid sans nécessité de support matériel. C’est donc le seul
mode de transfert de chaleur qui peut se propager dans le vide.
Le rayonnement thermique ne diffère des autres ondes électomagnétiques,comme les ondes
hertziennes par exemple, que par son origine, la température. En effet tout corps rayonne tant
que sa température est différente du zero absolu.
Le rayonnement thermique est un phénomène de surface.
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Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
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Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
CONDUCTION
RAYONNEMENT
CONVECTION
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Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
Remarque :
Etant donné que la majorité des échangeurs de chaleur utilisés sont à surface
d’échange (c.à.d. les deux fluides sont séparés par une paroi) , ces deux fluides peuvent être
soit deux liquides, soit deux gaz ou vapeurs, soit un liquide et un gaz en outre, l’échange de
chaleur dans l’appareil s’effectue soit sans changement d’état (l’appareil est alors un simple
échangeur), soit avec changement d’état (l’appareil est alors selon le cas, un condenseur ou un
évaporateur ou un cristallisoir) aussi bouilleur, en absence de la paroi séparatrice, il y a
mélange direct entre les deux fluides (échangeur-mélangeur).dans ce cas, les deux fluides sont
de la même nature ou non miscible.
Un échangeur est rarement constitué d'un seul tube, en général, on a une multitude
d’éléments (un ensemble de tubes ou de plaques, etc.).
I.5.2. Principe de fonctionnement des échangeurs : [4]
Un échangeur de chaleur a (comme son nom l'indique) pour fonction de transférer de
la chaleur d'un milieu fluide vers un autre.
Ce sont des éléments couramment rencontrés autour de nous dans le bâtiment
(radiateur) mais aussi dans un grand nombre d'applications industrielles. Chaque fois que l’on
veut évacuer de la chaleur pour diminuer le risque (radiateur automobile, composants
électroniques, centrales nucléaires) ou récupérer de la chaleur pour l’utiliser (radiateur...) il est
fait appel à un échangeur de chaleur.
Généralement pour assurer efficacement cet échange de chaleur au moins un des
fluides est mis en mouvement (pompe, ventilateur). Pour augmenter cet échange, et donc le
transfert d'énergie, il peut être fait appel au changement de phase (condenseurs, évaporateurs,
bouilleurs...), système utilisé couramment dans les machines thermiques ou les caloducs.
Tous les modes de transferts sont mis en jeu dans les échangeurs de chaleur :
A- Le transfert de chaleur :
La conduction apparait toujours dans la paroi qui a pour fonction de séparer les 2
fluides qui doivent échanger da la chaleur. Cette paroi généralement métallique et de faible
épaisseur a en conséquence une résistance thermique faible.
Le rayonnement quand a lui, en raison des niveaux de températures faibles est le
mode de transfert le moins prépondérant. Toutefois, pour certaines applications (exemple :
chaudière avec bruleur) il est loin d'être négligeable.
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Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
La convection en raison des fluides mis en jeu est sans doute le mode le plus
important et le plus délicat à estimer. Elle dépend fortement du type de fluide à utiliser, des
vitesses mises en jeu et de la géométrie de l'échangeur.
B- Le transfert de masse :
Les fluides étant en mouvement afin d'assurer le transfert d'énergie, ce transfert de
masse est l'élément moteur de l'analyse technique d'un échangeur.
Les échangeurs de chaleurs mettent en jeu 2 fluides qui peuvent avoir des propriétés
très différentes. Par exemple le radiateur d'un local a pour fluide interne de l'eau et est situé
dans de l'air.
Le choix des fluides est conditionné par des critères de coût (l'eau et l'air sont les plus
intéressants), de tenue aux températures (élevées ou négatives), de performance de transfert
d'énergie (forte capacité calorifique) et aussi de compatibilité avec les matériaux utilises par
l’échangeur (corrosion...).
A la différence des autres appareils thermiques, l’échangeur de chaleur ne contient
aucune pièce mécanique mobile. Le calcul des performances de cet appareil est très complexe,
on doit connaitre exactement: sa géométrie (surface d’échange et sections de passage des
fluides), ses caractéristiques thermo-physiques, les vitesses d’écoulement des fluides, les
températures d’entrées des fluides, etc.
Dans le domaine des échangeurs de chaleur les résistances thermiques par conduction
et par rayonnement sont souvent négligées devant la résistance convective globale des deux
fluides.
Le domaine des échangeurs de chaleur peut être considéré comme une synthèse des
domaines suivants: Transferts thermiques, Mécanique des fluides, Corrosion, Encrassement,
etc.
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Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
Fluide
froid
Fluide
chaud
On définie l’encrassement des équipements de transfert thermique est défini comme étant la
déposition et l'accumulation de matériaux ou de substances indésirables sur les surfaces
d'échange de chaleur. Ces dépôts peuvent être de la rouille, du tartre (sédiment), de la vase,
des cristaux, des résidus biologiques, des produits de réaction chimique ou la combinaison de
plusieurs de ces éléments.
Cette couche d'encrassement qui se forme sur l'un ou les deux côtés de la surface
d'échange de chaleur possède une conductivité thermique plus faible que celle du métal
constituant cette surface, ce qui engendre l'augmentation considérable de la résistance au
transfert thermique et donc, une diminution des performances de l'échangeur de chaleur.
10
Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
Encrassement particulair ;
corrosion ;
entartrage ;
encrassement biologique ;
encrassement par réaction chimique ;
encrassement par solidification.
C'est ce qui se passe quand des particules fines, contenues dans un fluide, se déposent
sur une surface d'échange de chaleur.
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Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
L'encrassement par corrosion est un promoteur potentiel pour tous les autres types
d'encrassement. Les produits de corrosion peuvent en effet servir de germes de nucléation
pour des solutions sursaturées, piéger les particules en suspension, ou servir d'abris pour le
développement de micro-organismes et même catalyser certaines réactions.
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Chapitre I
Généralités sur les échangeurs de chaleur
les champignons dont le développement sont dus aux changements des conditions
physicochimiques telles que l'humidité, la température et le PH.
Les dépôts sont des produits solides de réactions chimiques ayant eu lieu au voisinage
de la surface d'échange de chaleur dont le matériau ne participe pas à la réaction mais peut
agir comme catalyseur. Ces réactions sont souvent des réactions de polymérisation.
Il s'agit de la solidification d'un liquide pur au contact d'une surface d'échange sous-
refroidie (formation d'une couche de glace à l'intérieur des conduites) ou du dépôt d'un
constituant à haut point de fusion d'un liquide au contact d'une surface de transfert de chaleur
froide (dépôt des hydrocarbures paraffiniques).
L'encrassement, par ces différents types, est contrôlé par plusieurs paramètres
opératoires liés au fluide d'alimentation ou à la surface d'échange. On peut citer :
13
Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Après avoir présenté les bases du monde des échangeurs de chaleur (chapitre I) et avant de
s’attaquer au calcul de notre échangeur 200 E-2 de type « tube calandre a tète flottante » il reste
à explorer différent types, classification et modèles de calculs des échangeurs thermiques qui est
objet de ce chapitre.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Introduction :
Il y’a une grande variété de critères de classification des échangeurs de chaleur, mais notre étude
sera limité aux échangeurs qui offrent une surface de séparation entre fluide
Chaud et fluide froid .il existe un nombre important de configurations de ces échangeurs, mais la plupart
des échangeurs commerciaux sont réduits aux types sous indiqués dans ce chapitre.
Pour des raisons historiques et économiques, les échangeurs utilisant les tubes comme
constituant principal de la paroi d’échange sont les plus répandus. On peut distinguer trois
catégories suivant le nombre de tubes et leur arrangement, toujours réalisés pour avoir la
meilleure efficacité possible pour une utilisation donnée.
Dans lequel le tube est placé à l’intérieur d’un réservoir et a généralement la forme d’un
serpentin comme montré sur la figure ci-dessous.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Dans lequel les tubes sont le plus souvent cintrés ; en général, le fluide chaud ou le fluide
à haute pression s’écoule dans le tube intérieur comme montré à la figure au dessous.
À l’intérieur d’un tube de diamètre suffisant (de l’ordre de 100 mm) se trouvent placés
plusieurs tubes de petit diamètre (8 à 20 mm) maintenus écartés par des entretoises.
L’échangeur peut être soit rectiligne, soit enroulé.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
B- Échangeur à tubes rapprochés: [3]
Pour maintenir les tubes et obtenir un passage suffisant pour le fluide extérieur au tube,
on place un ruban enroulé en spirale autour de certains d’entre eux. Les tubes s’appuient les
uns sur les autres par l’intermédiaire des rubans.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Ailettes transversales :
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Ailettes en brosse.
Ailettes longitudinal :
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
II.1.3. Echangeur à tubes et calendre :
L'une des plaques tubulaires est fixe, bloquée entre les brides de la calandre et de la boîte
de distribution. La seconde plaque, d'un diamètre inférieur, porte la boîte de retour et peut
coulisser librement à l'intérieur du capot qui ferme la calandre.
Dans ce cas, les plaques tubulaires peuvent être directement soudées sur la calandre.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
C-Echangeur à tubes en U : [3]
Le faisceau est constitué de tubes coudés en forme d'épingle, il n'est donc porté que par
une seule plaque tubulaire. Ce système permet la libre dilatation du faisceau. En revanche, le
nettoyage des tubes est difficilement réalisable autrement que par voie chimique.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
La surface d’échange est alors composée de plaques, équipées de joints serrées les unes aux
autres à l’aide de tirants entre deux flasques, l’un fixe, l’autre mobile.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Il est constitué d’un assemblage de plaques corruguées identiques à celles utilisées dans
les échangeurs à plaques et joints ; la circulation des fluides est à courants croisés.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
F
i
g
u
F
F
Figure 19: Échangeur Compabloc et Eempilement des plaques.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
4- Échangeur lamellaire: [3]
C’est une variante de l’échangeur de type tubes et calandre, dans lequel le faisceau est
constitué de tubes aplatis ou lamelles. Ces lamelles sont réalisées à l’aide de deux plaques
formées et soudées ensembles et constituant un canal dans lequel circule l’un des fluides.
Chaque lamelle peut contenir un élément interne (turbulateur) qui permet d’obtenir une
meilleure tenue à la pression et un meilleur échange thermique.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Ces appareils sont utilisés pour concentrer une solution, fournir de la vapeur nécessaire au
réchauffement d’un fluide à distiller ou comme évaporateurs cristallisateurs. Les tubes sont
généralement chauffés extérieurement par de la vapeur qui se condense.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
F
i
g
u
r
e
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
II.1.5.2 Condenseurs tubulaires : [3]
Le but de ces échangeurs est de condenser une vapeur à l’aide d’un fluide
réfrigérant. Ils concernent des secteurs d’activité très variés comme la production
d’énergie (centrale thermique), les industries chimiques (colonnes à distillation), les
industries du génie climatique, de l’agro-alimentaire, du séchage, etc.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Les trois modes de transfert de chaleur (conduction, convection, rayonnement) sont couplés
dans la plupart des applications (chambre de combustion, récupération sur les fumées, etc.) ; il
y a souvent un mode de transfert prédominant. Pour tout échangeur avec transfert de chaleur à
travers une paroi, la conduction intervient.
Le passage des fluides dans l’échangeur peut s’effectuer avec ou sans changement de
phase; suivant le cas, on dit que l’on a un écoulement monophasique ou diphasique. On
rencontre alors les différents cas suivants:
✓ un seul fluide à un écoulement avec changement de phase, cas des évaporateurs ou des
condenseurs ;
✓ les deux fluides ont un écoulement avec changement de phase, cas des évapo-
condenseurs.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
La temperature de film tf
Calcul thermique qui consiste à la détermination des températures de sortie des fluides,
connaissant leurs températures d’entrée ; la surface d’échange S, la température de paroi du tube
ainsi que la température de film.
Calcul hydraulique qui consiste à l’étude des pertes de charge.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
II.4 Méthodes générales de calculs pour l’échangeur à faisceau et
calandre:
Le calcul des échangeurs de configurations diverses à longtemps calqué sur celui des
échangeurs à courants parallèles. Il existe deux grandes méthodes de calcul des échangeurs de
chaleur qui sont la méthode de différence de température logarithmique moyenne DTLM et la
méthode NUT appelée NOMBRE D’UNITES DE TRANSFERT. [3]
Du sens d’écoulement relatif des deux fluides qui peuvent circuler soit à co-courant ou
à contre-courant. [3]
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Dans ces conditions l’expression de la puissance thermique et du flux de chaleur transférer
du fluide chaud au fluide froid à travers l’élément dS seront respectivement exprimées par :
∅ = 𝑞𝑡𝑐 𝑇𝑐𝑒 − 𝑇𝑐𝑠 = 𝑞𝑡𝑓 𝑇𝑓𝑒 − 𝑇𝑓𝑠 (1)
𝑑∅ 𝑑∅
𝑑𝑇𝑐 = − 𝑒𝑡 𝑑𝑇𝑓 = (3)
𝑞𝑡𝑐 𝑞𝑡𝑓
1 1
𝑑𝑇𝑐 − 𝑑𝑇𝑓 = 𝑑 𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 = − + . 𝑘. 𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 . 𝑑𝑆 (4)
𝑞𝑡𝑐 𝑞𝑡𝑓
𝑑(𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 ) 1 1
=− + . 𝑘. 𝑑𝑆 (5)
𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 𝑞𝑡𝑐 𝑞𝑡𝑓
Comme k a été suppose constant depuis le début du problème. Alors l’intégration de (5) de S=0
à S donne :
ln
(𝑇𝑠𝑐 − 𝑇𝑓𝑠 ) 1 1
=− + . 𝑘. 𝑆 (6)
𝑇𝑐𝑒 − 𝑇𝑓𝑒 𝑞𝑡𝑐 𝑞𝑡𝑓
∅ = 𝑘. 𝑆. 𝐷𝑇𝐿𝑀
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Donc :
𝑇𝑐𝑠 − 𝑇𝑓𝑠 − (𝑇𝑐𝑒 − 𝑇𝑓𝑒 )
𝐷𝑇𝐿𝑀 =
𝑇𝑐𝑠 − 𝑇𝑓𝑠
𝑙𝑛 𝑇 − 𝑇
𝑐𝑒 𝑓𝑒
Soit
∆𝑇1 − ∆𝑇2
𝐷𝑇𝐿𝑀 = (9)
∆𝑇
𝑙𝑛 ∆𝑇1
2
En essayant de bien regarder cette dernière formule on constate qu’elle identique au cas d’un
échangeur co-courant.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
D’où en générale la différence de température logarithmique moyenne entre les deux
fluides est exprimée par :
∆𝑇1 − ∆𝑇2
𝐷𝑇𝐿𝑀 =
∆𝑇
𝑙𝑛 ∆𝑇1
2
Cette dernière expression signifie que la puissance thermique échangée est proportionnelle à
l’aire de la surface d’échange et à la différence de température logarithmique moyenne.
Le coefficient de proportionnalité est le coefficient d’échange global k.
A partir de ce résultat deux importantes remarques sont à faire :
L’analyse précédente a été faite sous les hypothèses suivantes:
la chaleur massique des fluides reste sensiblement constante pendant leur traversée de
l’échangeur (pratique = calcul des chaleurs massiques pour des conditions moyennes des
fluides dans l’échangeur)
des problèmes de conception dans lesquels les températures d'entrée et une température de
sortie sont imposées, les débits étant connus.
La problématique est simple, il s’agit de sélectionner le modèle d'échangeur le plus approprie, et
chercher sa taille, c'est-a- dire la surface A nécessaire pour obtenir la température de sortie désirée.
La méthode à employer consiste à calculer R et E, puis NUT (E) d'où l'on tire A. C'est dans ce
cadre que s'insèrent le plus souvent les problèmes d'optimisation.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Des problèmes de performances où les données sont le modèle et la taille de
l’échangeur, les débits et les températures d'entrée.
II s'agit alors de déterminer la puissance et les températures de sortie.
A A
𝑁𝑈𝑇𝑐 = 𝑘 ; 𝑁𝑈𝑇𝑓 = 𝑘. (11)
𝑞𝑡𝑐 𝑞𝑓𝑡
Le nombre d’unités de transfert relatif au fluide qui possède le petit débit thermique
unitaire qtminest habituellement désigné par NUT (sans indice).
A
𝑁𝑈𝑇𝑐 = 𝑘 (12)
𝑞𝑡𝑚𝑖𝑛
Le rapport ∆Tinf/ ∆Tsup est en relation avec l’efficacité E ainsi que du facteur de déséquilibre R de
l’échangeur.
Δ𝑇𝑖𝑛𝑓 1−𝐸
= (14)
Δ𝑇𝑠𝑢𝑝 1 − 𝑅𝐸
𝑑 ΔT𝑖𝑛𝑓 1−𝑅
=− 0 (15)
𝑑𝐸 Δ𝑇𝑠𝑢𝑝 (1 − 𝑅𝐸)2
C'est-à-dire que ∆Tinf↗ ∆Tsup ↘ quand E ↗. La meilleure efficacité est donc obtenue en
minimisant le rapport ∆Tinf↗∆Tsup. ↘ C’est ce que l’on appelle la méthode du pincement.
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Il faut remarquer que cette optimisation conduit généralement à une augmentation de la
surface d’échange A, puisque les écarts de températures (Tc − Tf) sont diminués. Elle doit donc à
limiter un moment donné entré en compétition avec des critères économiques qui tendront à
limiter Σ pour ne pas accroitre le cout de fabrication.
C- Le risque des croisements de températures : [3]
La pire turpitude que l’on puisse imposer à un échangeur, c’est de le mettre dans une
situation où le fluide ‘’froid’’ en viendrait à réchauffer le fluide ‘’chaud’’, c'est-à-dire où l’on
aurait Tf > Tc.
A première, vue cette éventualité peut paraitre fantaisiste. De fait, il n’existe aucun risque de
la voir se concrétiser dans les échangeurs à seule passe sur chaque fluide, qu’ils soient à courants
parallèles où à courants croisées, puisque cela contreviendrait au second principe de la
thermodynamique. Mais il en va différemment avec les échangeurs P-N, où il peut arriver si l’on
n’y prend garde qu’une partie de la surface d’échange travaille sous la condition T f > Tc. C’est ce
que l’on appelle un ‘’croisement de températures’’(ou une inversion).
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
D’une manière générale, quelque soit le modèle de l’échangeur, le flux thermique maximal
peut être exprimée par :
𝜙𝑚𝑎𝑥 = 𝑞min (𝑇𝑐𝑒 − 𝑇𝑓𝑒 ) (17)
Cette relation est justifiée parce qu’aucun des deux fluides ne peut subir une variation
de température supérieure à Tce − Tfe, car il faudrait que le fluide froid sorte à une
température supérieure à Tce, ou que le fluide chaud sorte à une température inferieure à T fe,
ce qui est physiquement impossible.
Il est à noter que sous l’une ou l’autre forme, la définition de E ne prend en compte que
trois des quatre températures consternées. En d’autres termes, trois quelconques des températures
d’entrée-sortie suffisent à caractériser E. Par ailleurs dans l’expression (11), l’efficacité maximale
Emax = 1 est atteinte si l’échangeur est à contre-courant, infiniment long et sans pertes.
𝑑𝜙 = 𝑘. 𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 𝑑𝑆 (20)
De ce fait, le flux total échangé est proportionnel au volume limité par les surfaces Tc(x, y,
z) et Tf(x, y, z). Cependant, il n’est plus proportionnel à la différence de température logarithmique
moyenne DTLM. Cette grandeur n’a donc pas de sens physique bien net en dehors des
échangeurs à courants parallèles, et son usage systématique ne s’impose nullement.
Pour apprécier l’influence de la surface d’échange sur la puissance de l’échangeur,
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Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
commençons par regarder le cas particulier d’un échangeur à contre-courant où qtf = qtc
𝑑𝜙 = 𝑘. 𝑇𝑐 − 𝑇𝑓 𝑑𝑆
𝑑𝜙 = 𝑘. 𝑇𝑐𝑒 − 𝑇𝑠𝑓 A
Et
𝑑𝜙
= 𝑘. 𝑇𝑐𝑒 − 𝑇𝑠𝑓 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 (21)
𝑑A
Tous les mètres carrés de la surface d’échange sont donc équivalents : quelle que soit Σ, chaque
m² ajouté aura la même performance thermique. Mais il faut aussi remarquer que :
Pour vapeur Tc = Tv
E- Efficacité de l’changeur en fonction du NUT : [8]
1 − 𝑒𝑥𝑝 − 1 − 𝑅 𝑁𝑈𝑇
𝐸= (22)
1+𝑅
41
Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
𝑓. 𝐺 2 . 𝐿
∆𝑃 = 2 (23)
𝑑𝑖 . 𝜌
Avec :
La valeur du coefficient de fiction en fonction du nombre de Reynolds est donnée par les
expressions suivantes:
Régime laminaire : (Re < 2100)
32
𝑓=
𝑅𝑒
42
Chapitre II
Les échangeurs de chaleur : Types et modèles de calculs
Tubes rugueux :
43
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Comme précisé dans les chapitres précédents, il existe une diversité des différents types
d’échangeurs de chaleur qui ont de nombreuses applications dans les différents domaines.
On s’intéresse dans cette étude aux échangeurs à tube-calandre à tète flottante (200 E-2) qui
se trouve à l’unité « U200 » du complexe RA1K Skikda.
Ce chapitre traite du calcul du 200 E-2.
44
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Introduction :
Dans la plus part des installations de raffinerie l’apport de calories nécessaires au procédé
mis en œuvre se fait par l’intermédiaire d’un four à échange ou d’un échangeur de chaleur direct
dans lequel les calories sont transmises par le mécanisme de conduction et de convection au
fluides à réchauffer, qui circule dans un faisceau de tubes, d’ou le nom de l’échangeur à
faisceaux tubulaires.
Dans tout calcul d’échangeur de chaleur, le but est d’obtenir la récupération d’une certaine
quantité de chaleur dans des conditions économiques optimales qui sont compris entre les frais
opératoires et les frais d’investissement, autrement dit on cherche à obtenir une puissance
d’échange donnée avec la plus faible surface d’échange et le moins de perte de charges possible.
Dans le travail qui va suivre nous avons fait un calcul préventif de l’encrassement au niveau
des tubes et de la calandre c.-à-d. un calcul qui nous permet de connaitre l’état de notre
échangeur par rapport aux dépôts et aux impuretés qui affecte directement sont rendement
thermique et son efficacité.
L’échangeur 200 E-2 est un préchauffeur de type tube-calandre à tète flottante utilisé a
l’unité 200 de complexe RA1K Skikda. Son rôle est de chauffer l’extrait (solvant riche en
aromatique), c'est-à-dire la charge de la colonne C3, et de refroidir le solvant pauvre allant vers
la colonne C1 où il participe de nouveau au procède d’extraction (voir figure 33).
Les hydrocarbures aromatiques existent dans les pétroles bruts mais avec des quantités très
faibles. La teneur en aromatiques varie avec les origines mais une ‘coupe ‘ de pétrole bouillant
entre 40 et 180 °C peut renfermer 2 à 10% d’hydrocarbures aromatiques.
Ce qui est de la structure chimique des aromatiques, ils sont très stable grâce à la
circulation libre des électrons autour du cycle, de formule générale Cn H2n6 . Les aromatiques
sont différents des autres hydrocarbures par le fait qu’ils sont présenté un noyau aromatique
aussi leur rapport C/H est trop élevé. Ils sont considères pendant longtemps comme dérivants
d’un hydrocarbure de base C6 H6
45
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Quel est le solvant utilisé dans ce processus ? [13]
Le solvant utilisé est le sulfonant, hydrocarbures dont la formule chimique est C4H8SO2, on
résume les caractéristiques physico-chimiques du sulfolane sur le tableau suivant :
46
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
2. Une phase intermédiaire qui contient l’émulsion des deux phases.
3. Une phase supérieure constituée d’hydrocarbures non aromatiques (raffinat).
Solvant
(Sulfonant)
Aromatiques
Solvant
riche en
aromatiques
47
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
III.3. Le calcul :
Position: horizontal.
48
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Quelques propriétés physiques des fluides chaud et froid sont indispensables pour le calcul
d’un échangeur comme les viscosités, les conductivités thermiques, les chaleurs spécifiques, les
densités, etc.
A- les propriétés physiques du solvant concentré côté calandre à Tf= 68°C :
La chaleur spécifique :
La conductivité thermique :
49
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
La chaleur spécifique :
La conductivité thermique :
Si on suppose qu’on n’a pas de pertes de chaleur on peut établir le bilan global
comme suit :
𝑄𝑐é𝑑é𝑒 = 𝑄𝑟𝑒 ç𝑢𝑒 = 𝑄
On a :
𝑄1 = 𝑀. 𝐶𝑝𝑐 𝑇1 − 𝑇2 (26)
𝑄2 = 𝑚. 𝐶𝑝𝑓 𝑡2 − 𝑡1 … … … … … … … … … … … … … … … . (27)
Donc :
𝑄 = 𝑀. 𝐶𝑝𝑐 𝑇1 − 𝑇2 = 𝑚. 𝐶𝑝𝑓 𝑡2 − 𝑡1
Avec :
Application numérique:
On a: M = 135156 kg/h, Cpc = 0.45 kcal/kg °C.T1 = 128°C, T2 = 88 °C.
50
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
𝑄2 = 156181.0,409 87 − 49 = 2427365,102
Donc :
𝑄2 = 2427365,102 kcal/h
Avec:
Application numérique :
On aura :
∆𝑇1 = 𝑇1 − 𝑡2 = 128 − 87 = 41 °𝐶
∆𝑇2 = 𝑇2 − 𝑡1 = 88 − 41 = 39 °𝐶
Donc :
14 − 39
𝐷𝐿𝑇𝑀 = = 40
41
𝑙𝑛 39
𝐷𝐿𝑇𝑀 = 40 °𝐶
51
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
On a :
Avec :
f: coefficient de correction.
𝑇𝑐1 − 𝑇𝑐2
𝑅= … … … … … … … … … … … … … … … … . . (29)
𝑇𝑓2 − 𝑇𝑓1
𝑇𝑓2 − 𝑇𝑓1
𝐸= ………………………………………
𝑇𝑐1 − 𝑇𝑓1
Application numérique :
128 − 88
𝑅= = 1.05
87 − 49
87 − 49
𝐸= = 0.48
128 − 49
R=1.05, E=0.48
Donc :
52
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
∆𝑇𝐿𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑖𝑔 é = 32 °𝐶
On a: Ưs entre (100 - 300) donc il nous faut supposer une valeur dans cet intervalle pour
continuer les calculs
𝑄
𝐴= … … … … … … … … … … … … … … … … … . (30)
𝑈𝑠′ . ∆𝑇𝐿𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑖𝑔 é
Application numérique :
𝑄 2432808
𝐴= = = 633.54
𝑈𝑠′ . ∆𝑇𝐿𝑀𝑐𝑜𝑟𝑟𝑖𝑔 é 120.32
𝐴 = 633.54 𝑚2
ΙII.8 Calcul du nombre de tube par calandre : [8]
Avec :
53
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
La relation de calcul :
𝑎𝑒 = 𝜋. 𝑑0 . 𝐿 … … … … … … … … … … … … … … … … … … . (32)
Avec :
𝑎𝑒 = 0,3622 𝑚2
Application numérique :
Donc:
633,54
𝑁𝑡′ = = 1749 𝑡𝑢𝑏𝑒𝑠
0,3622 .1
D’après le designe, on a 1800 tubes.
𝑈𝑠′ . 𝑁𝑡 ′
𝑈𝑠 = … … … … … … … … … … … … … … … … … … … (33)
𝑁𝑡
Avec :
Ưs : coefficient de transfert sale kcal/(h..m. °C).
Nt’ : Nombre de tubes calculé par calandre.
54
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Application numérique :
120.1749
𝑈𝑠 = = 116.6
1800
Donc :
𝑡𝑐 = 𝑡1 + 𝐹𝑐 𝑡2 − 𝑡1 … … … … … … … … … … … … … … . (35)
Avec
Fc : fraction calorique
Quand les écarts de températures sont faibles on prend Fc =0.5
Application numérique :
𝑡𝑐 = 𝑡1 + 𝐹𝑐 𝑡2 − 𝑡1 = 49 + 0,5 87 − 49 = 68 °𝐶
55
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Avec :
Nt : nombre de tubes.
nt : nombre de passes.
di = 0.01483 m , Nt = 1800, nt = 4
Application numérique :
𝑁𝑡 𝑑𝑖2 1800 0,01483 2
𝑎𝑡 = 𝜋 = 3,14 = 0.077
𝑛𝑡 4 4 4
𝑎𝑡 = 0.077 𝑚2
𝑀
𝐺𝑡 = … … … … … … … … … … … … … … . … … . . (37)
𝑎𝑡
56
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Avec :
M : débit massique du fluide interne en kg/h.
at : section de passage m².
Application numérique :
On a : M=135156 kg/h, at=0.077 m2
𝑀 135156
𝐺𝑡 = = = 1755272,72
𝑎𝑡 0.077
𝐺𝑡 = 1755272,72 𝑘𝑔/(. 𝑚2 )
Application numérique :
𝑑𝑖 𝐺𝑡 0,01483.1755272,72
𝑅𝑒𝑡 = = = 3410,73
𝜇 7,632
Avec :
57
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
𝐿 6,056
= = 408
𝑑𝑖 0,01483
D’après l’annexe 05 on a :
𝐿
= 408, Re1=3410.73 ce qui donne Jh=9.5 et ft=0.028
𝑑𝑖
Donc on peut calculer le coefficient de film interne qui est donné par l’équation suivante :
1/3
𝑡 𝜆 𝐶𝑝. 𝜇
= 𝐽 … … … … . . … … … … … … … … . . (39)
∅𝑡 𝑑𝑖 𝜆
Avec :
µ = 7.632 kg/(h.m)
Application numérique :
1
𝑡 0,1123 0,45.7,632 3
= 9,5 = 224,96
∅𝑡 0,01483 0,1123
𝑡
= 224,96 𝑘𝑐𝑎𝑙 ⁄. 𝑚2 . °𝐶
∅𝑡
On a :
𝑖𝑜 𝑖 𝑑𝑖
= … … … … … … … … … … … … … … … … … (40)
∅𝑡 𝜙𝑖 𝑑𝑒
Avec :
58
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
𝑖𝑜 𝑖 𝑑𝑖 0,01483
= = 224,96. = 175,12
∅𝑡 𝜙𝑖 𝑑𝑒 0,01905
𝑖𝑜
= 175,12 𝑘𝑐𝑎𝑙 ⁄. 𝑚2 °𝐶
∅𝑡
2 𝐷𝐶
𝑎𝐶𝑇 = . 𝑃 − 𝑑𝑒 𝐵 … … … … … … … … … … … … … . . (41)
3 𝑃
Avec :
Dc : diamètre calandre m.
Application numérique :
2 1,321
𝑎𝐶𝑇 = . 0,0254 − 0,01905 0,265 = 0,101
3 𝑃0,0254
𝑎𝐶𝑇 = 0,101 𝑚2
la relation comme :
𝑚
𝐺𝐶𝑇 = … … … … … … … … … … . … … … … … … . . (42)
𝑎𝐶𝑇
Avec :
Application numérique :
59
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
𝑚 156181
𝐺𝐶𝑇 = = = 1262578,81
𝑎𝐶𝑇 0,101
3,460. 𝑝2
𝐷𝑒𝑞 = − 𝑑𝑒 … … … … … … … … … … … … … … … … (43)
𝜋. 𝑑𝑒
Application numérique :
P = 0.0254 m ; de = 0.01905 m
3,460. 0,02542
𝐷𝑒𝑞 = − 0,01905 = 0,01826
3,14.0,01905
𝐷𝑒𝑞 = 0,01826 𝑚
𝐺𝐶𝑇 . 𝐷𝑒𝑞
𝑅𝑒 = … … … … … … … … … … … … … … … . . . (44)
𝜇
Avec :
Donc :
𝐺𝐶𝑇 . 𝐷𝑒𝑞 1543646,53.0,01826
𝑅𝑒 = = = 2320,53
𝜇 12,168
D’après l’annexe 06
Jh’=25 et fCT=0,2
60
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
J’h = 25; .λ’ = 0.115 kcal/ (h.m.°C) ;λ’=0,115 kcal/(m.°C) ; Cp=0,409 kcal/(kg°C)
µ’ = 12.168 kg/(h.m)
1
0 0,115 0,409.12,168 3
= 25. = 552,77
𝜙𝐶 0,01826 0,115
0
= 552,77 𝑘𝑐𝑎𝑙 ⁄. 𝑚2 °𝐶
𝜙𝐶
La relation est :
𝑖0
𝜙𝑡
𝑡𝑡 = 𝑇𝑐 − 𝑇 − 𝑡𝑐 … … … … … … … … … … … … … . (46)
0 𝑖0 𝐶
+
𝜙𝑐 𝜙𝑡
Application numérique :
175,12
𝑡𝑡 = 108 − 108 − 68 = 98,37
552,77 + 175,12
𝑡𝑡 = 98,37 °𝐶
𝜇 0,14
𝜙𝑡 = … … … … … … … … … … … … … … … … … . (47)
𝜇𝑡
61
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Application numérique :
0,14 0,14
𝜇 0,18
𝜙𝑡 = = = 1,012
𝜇𝑡 0,165
Donc :
𝑖0
𝑖0 = . 𝜙 = 175,12.1,1012 = 177,22
𝜙𝑡 𝑡
On a: 0,27cst c =0.2cst
0,14
𝜇′
𝜙𝐶 = ′ … … … … … … … … … … … … … … … … … (48)
𝜇𝑐
Application numérique :
0,14 0,14
𝜇′ 0,27
𝜙𝐶 = ′ = = 1,04
𝜇𝑐 0,2
Donc:
0
0 = . 𝜙 = 574,88
𝜙𝑐 𝑐
𝑖0 . 0
𝑈𝑝 = … … … … … … … … … … … … … … … … . . (49)
𝑖0 + 0
Application numérique :
𝑖0 . 0 177,27.552,88
𝑈𝑝 = = = 134,23
𝑖0 + 0 177,27 + 552,88
62
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
La relation de Rs est :
𝑈𝑝 − 𝑈𝑠
𝑅𝑆 = … … … … … … … … … … … … … … … … . . (50)
𝑈𝑃 . 𝑈𝑆
Application numérique :
𝑈𝑝 − 𝑈𝑠 132,23 − 116,6
𝑅𝑆 = = = 1,126. 10−3
𝑈𝑃 . 𝑈𝑆 132,23.116,6
−1
𝑅𝑆 = 1,126. 10−3 (𝑘𝑐𝑎𝑙 ⁄. 𝑚2 °𝐶)
La relation de Pt :
𝑛𝑐 . (𝑛𝑡 𝐺𝑡 )2 𝑓𝑡 . 𝐿
∆𝑃𝑡 = + 2 … … … … … … … … . . … (51)
1,271. 1015 . 𝑑 𝑑𝑖 . ∅𝑡
Avec :
63
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Application numérique :
nc = 1, nt = 4, Gt = 1731860.3kg/h.m².
La relation de Pc :
𝑛𝑐 𝑓𝑐𝑡 . 𝐺𝑐𝑡 2 . 𝑁𝐶 + 1 𝐷𝐶
∆𝑃𝑐 = … … … … … … … … … … … … (52)
1,271. 1015 𝑑. 𝐷𝑒 ∅𝑐
Avec :
Dc : diamètre calandre
De : diamètre équivalent
64
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Ưs kcal/(h.m².°C ) 120
A ( m2) 633.54
ae (m2 ) 0.3622
Nt’ 1749
Us kcal/(h.m2.°C.) 116.6
Tc ( °C) 108
tc (°C) 68
at (m² ) 0,077 0.101
ho/c 552.77
kcal/(h.m².°C)
Tt ( °C) 93.37
(kcal/h.m².°C)-1
1,126.103
Rs
65
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
hio/ Watt/(m².K)
203.664
t
Tf K 366.52
hio ou ho Watt/(m².K)
206.106 668.585
Up Watt/(m².K) 153.783
Rs (Watt/m².K)-1 1.309.10-3
Tableau 5 : Conversion des résultats au SI
Tableau 6: tableau comparative des résultats de notre calcul et des données du constructeur.
66
Chapitre III
Calculs de l’échangeur 200 E-2
Donc :
La marche de l’échangeur 200 E-2 est normale, et notre échangeur 200-E-2 est en
bon état dans l’unité 200.
67
Conclusion Générale
Conclusion générale
La chaleur perdue peut être perçue comme de la chaleur rejetée par des installations
dans l’environnement. La récupération et la réutilisation de cette chaleur offre la possibilité de
réduire les coûts énergétiques et d’améliorer la rentabilité des entreprises. Bien que le rythme
de croissance des coûts énergétiques ait ralenti au cours des dernières années, la nécessité de
réduire la consommation d’énergie persiste. C’est dans ce cadre que s’articule notre projet de
fin d’études. Par conséquent, il consiste en une étude et analyse l’analyses thermodynamiques
et thermiques d’un échangeur 200 E-2 tubulaire à calandre de l’entreprise pétrolière de
Skikda.
Quant aux valeurs pertes de charge coté tube et coté calandres (ΔPt=0,108kg/cm2 ;
ΔPc=0,4224 kg/cm2) sont dans les limites admises par le constructeur (ΔPta=0,7 kg/cm2 ;
ΔPca=0,7 kg/cm2).
Par ce travail l’importance des études préventive se présente comme une évidence
pour une entreprise utilisant les échangeurs de chaleur, tout autant que l’importance des
calculs théoriques et des modèles de calculs dans ce domaine.
Annexe 02 : Fiche technique de description de l’échangeur « 200-E2 »
Annexe 02 : Fiche technique de description de l’échangeur « 200-E2 »
Annexe 03 : Fiche technique de description les dimensions de l’échangeur « 200-E2 »
Annexe 04 : Courbe de détermination du facteur de correction (coté tubes).
Annexe 05 : Courbe de détermination du coefficient de transfert Jh et le facteur de friction ft en fonction
du nombre de Reynolds à l'intérieur des tubes.
Annexe 06 : Courbe de détermination du coefficient jh et le facteur de friction ft en fonction du nombre
Reynolds modifié à l'extérieur des tubes (coté calandre).
Annexe 07 : Courbe de détermination de chaleur spécifique Cp
Annexe 08 : Courbe de détermination conductivité thermique λ
Annexe 09 : Tableau de coefficients de transfert Us
Annexe 10 : Evolution de la viscosité μt avec la température
Bibliographe
[1]- Institut Algérien du Pétrole (SKIKDA) 2014
[2]- Cour et exercices de transfert thermique, Faculté des sciences et de la technologie,
Département de sciences et techniques, Université Echahid Hamma Lakhdar- El Oued années
2014/2015.
[3]- BONTEMPS. A, GUARRIGUE.A, GOUBIER.C, HUETZ.J, MARVILLET.C,
MERCIER.P, VIDIL.R. Echangeurs de chaleur, Techniques de l’ingénieur, traité Génie
énergétique, Références B2340, B2341, B2342, B2343, B2344.
[4]- MARVILLET.C, MANIFICAT.A, BERRADA.N et WEBER.C (2014). E.Book TOME
1: Echangeurs Thermiques -: Technologies, Conception et dimensionnement, GRETh.
[5]- Nadjet Fadel, « Etude de l'influence de la température du fluide sur la performance d'un
échangeur de chaleur de la raffinerie d'Alger », Université des sciences et de la technologie
Houari Boumédiene à Alger - Ingénieur d'état option: génie chimique 2010.
[10]- Z.dahbia : extraction des hydrocarbures aromatiques a partie d’une coupe pétrolière par
microémulsion UNIVERSITE MHAMED BOUGARA DE BOUMERDES juan 2007
[11]- G.Rida: extraction des aromatiques études d’un échangeur 100-E1 INSTITUT
ALGERIEN DU PETROLE-CENTRE DE SKIKDA Février 2005
[12]- Riddik, J.A, Bunger, W.B ‘organic solvents physical properties and Methods of
purification’,4th Ed.John Wiley & Sons, New York, pages 686, 1110 (1986).
[13]- Ould Mohamed Lemine Beyrouk, Reziouk Faris : Extraction des aromatiques Calcul de
vérification de la colonne de Benzenz de l'unité 200 RA1K.