Documentation Technique Sur Les Differents Materiaux
Documentation Technique Sur Les Differents Materiaux
LES GRANULATS
LE CIMENT
LE BÉTON
LE FERRAILLAGE
LE BITUME
L’ENROBÉ
[Link]
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
SOMMAIRE
1. Granulats………………………………………………………………………3
2. Ciments………………………………………………………………………22
3. Pate de ciment………………………………………………………………45
4. Mortier………………………………………………………………………. 47
5. Béton………………………………………………………………………….52
6. Coffrage…………………………………………………………………….129
7. Armatures pour béton armé………………………………………………133
8. Liants hydrocarbonés………………………………………………..........138
9. Enrobés……………………………………………………………………..148
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1. LES GRANULATS
On appelle granulat un ensemble de grains minéraux, de dimensions comprises entre 0 et
125 mm, de provenance naturelle ou artificielle, destinés à la confection :
La nature les gisements conditionne les propriétés intrinsèques (résistance, porosité, etc..)
des granulats. Par contre, les caractéristiques géométriques (granularité, forme, etc. .) et de
propreté sont fonction du processus d'élaboration.
Pour fabriquer des produits ayant les qualités requises, les producteurs de granulats utilisent
des installations de plus
en plus complexes, faisant appel à des technologies bien maîtrisées (fragmentation,
séparation gravitaire, lavage,
etc..).
• L'extraction s'effectue dans des carrières qui utilisent des techniques différentes
selon qu'il s'agit de roches massives ou de granulats alluvionnaires meubles, soit à
sec, soit en milieu hydraulique.
1.1.1 Le décapage, la découverture : Découvrir, c’est retirer les terrains situés au-dessus
des niveaux à exploiter
• Terre végétale,
• Niveaux stériles.
Les matériaux de découverte, terres végétales et matériaux stériles, doivent être stockés
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indépendamment de façon à pouvoir être réutilisés lors du réaménagement de la carrière,
sans pour autant gêner les différentes phases de l'exploitation. La prise en compte de la
quantité des terrains à découvrir importe dans l'étude d'un gisement. Une découverte jugée
trop importante peut éventuellement amener à renoncer à l'ouverture d'une exploitation.
L'extraction peut être réalisée par des engins flottants : drague à godets, à grappin ou
drague suceuse. Dans le cas de site immergé peu profond, l'exploitation pourra avoir lieu
depuis la rive avec des pelles à câble équipées en draglines, des pelles hydrauliques ou des
excavateurs à godets. Le dragage ramène à la surface le Tout venant qui est ensuite
chargé sur bateaux, sur camions ou sur bandes transporteuses en bord de rive.
• Dans ce type de gisement compact, l'extraction des roches nécessite l'emploi des explosifs.
Les tirs de mines provoquent l'abattage d'une grande quantité de matériaux éclatés. Les
éclats de roche (éléments généralement de plusieurs décimètres) sont ensuite chargés et
transportés au centre de traitement.
- le déclenchement du tir.
Le tir est placé sous la responsabilité d'un professionnel spécialisé : le boutefeu. Un tir de
mine peut abattre jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de tonnes de roche en une seule
opération.
La manutention des matériaux entre le lieu d'extraction et le centre de traitement (le plus
rapproché possible) s'effectue soit en continu, soit en discontinu :
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• Manutention continue par transporteurs à bandes. On modifie la position des unités de
bandes transporteuses en fonction de la progression de l'exploitation. Dans le cas
d'extraction en milieu hydraulique, on peut parfois utiliser un système de tuyauteries ou de
bandes transporteuses flottantes entre la drague et la berge.
- bateaux ou berges dans le cas d'exploitations immergées assez loin des rives.
1.1.5 Le concassage :
Les phases de concassage s'effectuent dans des concasseurs qui permettent de réduire, de
façon successive, la taille des éléments. Il existe différents types de concasseurs :
• Concasseurs à mâchoires,
• Concasseurs à percussion,
• Concasseurs giratoires.
1.1.6. Le criblage :
• Soit entrant dans une fourchette définie, exemple : 10 mm < granulats < 20 mm.
1.1.7 Le lavage :
Débourber, laver ou dépoussiérer permet d'obtenir des granulats propres. La propreté des granulats
est une nécessité industrielle. La présence de boues, d'argiles ou de poussières mélangées
aux matériaux ou enrobant les grains, empêche leur adhérence avec les liants (ciment,
chaux, laitier ou bitume), ce qui interdit alors leur utilisation. Dans tous les cas, les eaux de
lavage sont ensuite décantées dans des bassins spéciaux, de façon à resservir ou à
être restituées propres à la rivière ou au lac. Les opérations de criblage et de lavage sont
souvent réalisées conjointement, une rampe de jets d'eau étant disposée au-dessus du crible.
En fin de traitement, on obtient des produits de qualité répondant à des critères bien précis :
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• Forme des grains : anguleux, arrondis,
Le carrier peut être amené à réaliser des mélanges avec des proportions précises
pour chaque composant, ceci en vue d’utilisations bien particulières. Une fois
réduits, traités et classés, les granulats sont acheminés vers les aires de
stockage, soit sous forme de tas individualisés, soit en trémies ou silos.
Différents moyens de transport (trains, camions ou péniches) permettent ensuite de les livrer
à la clientèle. Ils peuvent être également travaillés sur place dans le cas de l'installation
d'une centrale à béton ou d'une centrale d'enrobage au bitume, sur le site même de la
carrière.
Suivi de la production :
1.2. Échantillonnage :
D 2 mm 5 mm 10 mm 20 mm 40 mm
On appelle prélèvement une fraction constituant l'échantillon global. La masse doit être telle que
M ≥ 0.1xD (masse en kg et D en mm). La somme des prélèvements constitue l'échantillon
global.
D 2 mm 5 mm 10 mm 20 mm 40 mm
On appelle échantillon la quantité de matériau nécessaire pour réaliser les essais. Cette
quantité doit être au moins
deux fois supérieure (généralement 4x) à celle strictement nécessaire pour réaliser
l'essai. La masse de l'échantillon est
obtenue à partir du quartage de l'échantillon global. La masse minimale doit être telle que
M ≥ 2D (masse en kg et D en mm)
D 2 mm 5 mm 10 mm 20 mm 40 mm
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D : diamètre du plus gros granulat
On appelle prise la quantité de matériau soumise à l'essai. La valeur des prises est
généralement indiquée dans les modes opératoires.
[Link] Définition
Les tamis sont définis par la norme [EN 933-2]. Les ouvertures de mailles carrées
permettent un classement granulaire. Les dimensions successives des mailles (carrées)
suivent des progressions géométriques.
On désigne par classe granulaire la fourchette de calibres comprenant 'le plus petit'
et 'le plus gros' grain d'un même granulat d/D.
Un granulat est caractérisé du point de vue granulaire par sa classe d/D, d et D étant
respectivement la plus petite et la plus grande dimension des grains.
Lorsque d est inférieur à 2 mm, le granulat est désigné 0/D.
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- Graves 0/D : D > 6,3 mm
Les granulats sont le constituant de base de tous travaux de Génie Civil. Il est
donc important de maîtriser l'ensemble de leurs propriétés (et influences); tant du
point de vue de leurs élaborations, que de leurs utilisations (mise en œuvre); et ce,
afin de maîtriser au mieux le coût tout en respectant des critères de qualité.
Le module de finesse (Mf) d’un granulat est égal au 1/100 de la somme des refus cumulés
(exprimée en pourcentage) des fractions granulaires obtenues sur les tamis de modules : 23
- 26 - 29 - 32 - 35 - 38 - 41 - 44 - 47 - 50 (respectivement des tamis de la série 0,16 mm -
0,315 mm - 0,63 mm - 1,25 mm - 2,5 mm - 5 mm - 10 mm - 20 mm - 40 mm et 80 mm).
Le module de finesse est un nombre compris entre 0 et 10 qui caractéristique la finesse des
granulats du matériau. Un matériau grossier à un module de finesse qui se rapproche de 10,
un matériau fin à un module de finesse qui tend vers zéro.
1.3.2. Analyse par sédimentometrie
La sédimentométrie complète l'analyse granulométrique par tamisage ; elle donne la
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répartition des grains inférieurs à 0,1 mm. Cette méthode est basée sur la loi de
STOKES qui donne une relation entre la vitesse de décantation d'une particule
sphérique dans un liquide et le diamètre de cette particule. Cette relation s'écrit :
V= g. ρs – ρo .d2
1,8
Selon leur origine, leur nature et leur mode d'élaboration, les granulats peuvent
avoir des formes sphériques, cubiques, nodulaires, plates ou allongées. Ces
caractéristiques, ainsi que l'état de surface des grains influent :
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- sur l'aptitude à la mise en place du béton frais, sa tenue au démoulage immédiat et
la résistance mécanique du béton durci,
- Epaisseur (E) : le plus petit écartement d'un couple de plans tangents parallèles,
- Grosseur (G) : dimension de la maille carrée minimale à travers laquelle passe l'élément.
- un tamisage des différentes classes granulaires d/D, sur des grilles à fentes parallèles
d'écartement : D/2
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1.3.4 Propreté des granulats
- choix et contrôle des granulats pour les enrobés hydrocarbonés, les graves ciment et les
graves laitier.
Plus l'équivalent de sable est élevé, moins le matériau contient d'éléments fins
nuisibles. Il s'applique assez bien aux sols faiblement plastiques et peut s'appliquer à
tous les matériaux grenus. Il s'effectue sur les fractions inférieures à 5 mm.
Principe :
L’essai consiste à verser un échantillon de sable et une petite quantité de solution floculante
dans un cylindre gradué et d’agiter de façon à détacher les revêtements argileux des
particules de sable de l’échantillon. On complète alors le sable en utilisant le reste de
solution floculante afin de faire remonter les particules de fines en suspension au-dessus du
sable. Après 20 min, les hauteurs des produits sont mesurées. L’équivalent de sable est le
rapport hauteur du sable sur hauteur totale, exprimé en pourcentage
Réactifs :
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• 219 g de chlorure de calcium cristallin, CaCl2.6H2O ou 111 g de chlorure de calcium
anhydre, CaCl2 ;
• 450 g de glycérine à 99 % de glycérol, de qualité de réactif pour laboratoire ;
• 12,5 g formaldéhyde en solution, 40 % en volume, de qualité de réactif pour
laboratoire ;
• 350 ml eau distillée ou déminéralisée.
L’opérateur dissout le chlorure de calcium cristallin dans les 350 ml d'eau distillée ou
déminéralisée. Il laisse refroidir à température ambiante et, si nécessaire, il filtre à l'aide d'un
papier à filtrer à grosses ou moyennes mailles. Il ajoute la glycérine et le formaldéhyde en
solution et dilue à 1 l de solution avec de l'eau distillée ou déminéralisée, puis il mélange
vigoureusement.
Une solution lavante, obtenue en diluant 125 ml de solution concentrée dans 5 l avec de
l'eau distillée ou déminéralisée, est également préparée.
Les deux éléments d’appareillage principaux sont deux cylindres gradués, dans lesquels,
seront répétés de manière similaire l’essai, et un piston mesureur.
Les deux cylindres sont en verre ou en plastique transparent, de hauteur 40 cm, munis d’un
bouchon en caoutchouc et gradués.
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• Une embase de 2,5 cm de diamètre, dont la surface inférieure est plate, lisse et
perpendiculaire à l'axe de la tige et qui comporte latéralement trois vis de centrage du
piston dans le cylindre ;
• un manchon, de 1 cm d'épaisseur, qui s'adapte sur le cylindre gradué et permet de
guider la tige, en même temps qu'il sert à repérer l'enfoncement du piston d'essai
dans le cylindre.
• un poids fixé à l'extrémité supérieure de la tige pour donner à l'ensemble du piston
d'essai, hormis le manchon, une masse totale de 1 kg.
Quelques autres outils peuvent être utilisés comme une spatule, une règle, un tamis, un
entonnoir, etc.
L’opérateur remplit chacun des deux cylindres gradués d’une solution lavante, jusqu'au trait
repère inférieur figurant sur le cylindre. Il verse une éprouvette de matériau dans chaque
cylindre à l’aide d’un entonnoir, puis laisse reposer pendant 10 min pour humidifier
l'éprouvette. Après avoir fermé le cylindre, il le dispose ensuite sur une machine d'agitation
et procède à l’agitation de chaque cylindre pendant 30 secondes
Le tube laveur est ensuite descendu dans le cylindre de façon à ce qu'il traverse le sédiment
au fond du cylindre. Le cylindre étant maintenu en position verticale, l’opérateur irrigue le
sable avec la solution lavante, ce qui favorise la remontée des fines et des éléments
argileux. Tout en faisant subir au cylindre un lent mouvement de rotation, l’opérateur
remonte lentement le tube laveur
Quand le niveau de liquide avoisine le trait repère supérieur gravé sur le cylindre, relever
lentement le tube laveur et réguler le flux de façon à maintenir le liquide au niveau du trait
repère supérieur jusqu'à ce que le tube soit complètement retiré et le flux interrompu.
Mesurages et résultats
Après repos, la hauteur h1 du niveau supérieur du floculat par rapport au fond du cylindre
gradué, est mesurée. Le piston est ensuite abaissé dans le cylindre jusqu'à ce que l'embase
repose sur le sédiment, ce qui permet de mesurer la hauteur h2, distance entre la face
inférieure de la tête du piston et la face supérieure du manchon
Ce calcul est fait pour chacun des cylindres. Si les deux valeurs obtenues diffèrent de plus
de 4, le mode opératoire d'essai doit être répété.
L'équivalent de sable (SE) de l’échantillon testé est la moyenne des valeurs obtenues pour
chaque cylindre, arrondie au nombre entier le plus proche
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Préconisations
Les préconisations en matière de propreté pour les sables utilisés dans les bétons sont les
suivantes :
En ce qui concerne le béton routier, qu’il s’agisse d’un béton balayé, strié, imprimé,
désactivé ou bouchardé, les préconisations sont les suivantes : SE > 60.
L'essai au bleu de méthylène est pratiqué sur la fraction granulaire 0/2 mm des
sables courants ou sur les fillers (0/0.125 mm) contenus dans un sable fillerisé, un
gravillon ou un tout venant.
On appelle valeur de bleu des fillers VBF : la quantité en gramme de bleu de méthylène
adsorbée par 1 kg de fraction 0/0.125 mm d'un granulat (fillers, sable fillerisé, tout
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venant, gravillon).
La qualité des granulats utilisés dans les bétons hydrauliques ou bitumineux est un
facteur très important : en plus d'une bonne répartition granulaire et d'une forme
favorable, un granulat doit présenter une propreté satisfaisante. En effet, si les
granulats sont enrobés par une quantité excessive d'éléments fins, généralement
argileux, ceux ci empêchent une bonne adhérence (adhésivité) de la pâte liante,
entraînant ainsi une chute des résistances mécaniques et des variations de
propriétés rhéologiques des mélanges.
Les éléments fins contenus dans le granulat à tester sont séparés par lavage sur un
tamis d'ouverture 0.5 mm. Leur pourcentage est déterminé par pesées après
séchage du refus.
Masse sèche
Mode opératoire :
[Link]. Définitions :
La masse volumique d'un granulat est le rapport entre sa masse et son volume. Pour un
granulat donné, ce rapport est une constante qui est propres aux caractéristiques physiques
du granulat. Elle permet alors de caractériser un granulat et d'établir un lien entre sa masse
et son volume.
L'observation d'un granulat montre que les grains qui le constituent sont entourés de vide.
Par conséquent le volume d'un granulat peut désigner deux choses: le volume des grains
seuls ou le volume des grains avec l'air qui les entoure.
Le volume des grains est appelé le volume absolu et le volume des grains avec l'air est
appelé le volume apparent.
Puisqu'il existe deux volumes pour désigner un granulat, il existe alors deux masses
volumiques.
La masse volumique apparente du granulat désigne le rapport entre la masse du granulat et
le volume apparent du granulat.
La masse volumique absolue du granulat désigne le rapport entre la masse du granulat et le
volume absolu du granulat.
La détermination des masses volumiques d'un granulat nécessite donc de mesurer la masse
d'un échantillon, le volume apparent correspondant et le volume absolu correspondant, puis
d’établir les rapports nécessaires.
La masse du granulat désigne la masse de ses grains. Cela signifie que le granulat doit être
sec.
La masse volumique apparente d'un matériau est donc la masse volumique d'un mètre
cube du matériau pris en tas, comprenant à la fois des vides perméables et imperméables
de la particule ainsi que les vides entre particules. La masse volumique apparente d'un
matériau pourra avoir une valeur différente suivant qu'elle sera déterminée à partir d'un
matériau compacté ou non compacté. Il faut donc préciser : masse volumique apparente à
l'état compacté ou masse volumique apparente à l'état non compacté.
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Volume hachuré = Volume du récipient
Mode opératoire :
ρ appar = M2 –M1
VT
Effectuer au moins trois mesures et faire une moyenne
[Link]. Masse volumique absolue : c'est la masse de l'unité de volume absolu du
corps, c'est à dire de la matière qui -constitue le corps, sans tenir compte du volume
des vides (y compris ceux formant la porosité fermée).
La masse volumique absolue d'un matériau est donc la masse d'un mètre cube de ce
matériau, déduction faite de tous les vides, aussi bien des vides entre les grains que des
vides à l'intérieur des grains.
La densité absolue est le rapport de la masse absolue d'une unité de volume du matériau à
température donnée à la masse du même volume d'eau distillée à la même température.
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Il existe 3 façons généralement employées pour déterminer ces masses
volumiques. Le volume absolu d'une masse connue de matériaux est mesuré par
déplacement d'un volume de liquide. Dans les cas courants, ce liquide sera de l'eau,
le degré de précision étant suffisant. En fonction de la précision recherchée et de
la nature du granulat, trois méthodes sont applicables :
- méthode au pycnomètre,
ρ absol =
V2 - V1
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Les unités significatives des masses volumiques son le kg/m3 ou la t/m
La plupart des granulats stockés dans une atmosphère sèche pendant un certain temps,
peuvent par la suite absorber de l'eau. Le processus par lequel le liquide pénètre dans la
roche et l'augmentation de poids qui en résulte est appelée absorption.
L'absorption peut varier dans de très larges mesures suivant la nature du granulat. Elle peut
varier de 0 à plus de 30 % du poids sec pour granulat léger.
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Volume quelconque
On peut aussi définir la porosité comme le volume de vide par unité de volume apparent.
(2) Compacité
La compacité est le rapport du volume des pleins au volume total ou volume des pleins par
unité de volume apparent.
Volume unitaire
Ce sont des essais importants pour les granulats routiers. En effet, le passage répété
de véhicules conduit à émousser, à polir progressivement les granulats et ainsi à diminuer
l'adhérence des pneumatiques sur la chaussée.
Ces caractéristiques permettent également d'estimer la qualité des granulats utilisés dans la
confection de bétons.
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[Link]. Essai Los Angeles (NF P18-573) qui permet de déterminer la résistance à la
fragmentation par chocs des éléments d'un échantillon de granulats. Plus le matériau est
dur, plus son coefficient de Los Angeles est faible.
Cet essai a pour but de mesurer la quantité d'éléments inférieurs à 1.6 mm produite
par fragmentation, en soumettant le matériau à des chocs de boulets à l'intérieur
d'un cylindre en rotation.
LA= x 100
Quartzites : LA = 15 Silex : LA = 19
Cet essai permet de mesurer la résistance à l'usure par frottements entre les
granulats (l'attrition : abrasion due aux frottements par le matériau lui même) et une
charge abrasive. Il consiste à mesurer la quantité d'éléments inférieurs à 1.6 mm
produite dans un broyeur, dans des conditions bien définies, à sec ou en présence
d'eau. Plus le coefficient micro-Deval est élevé, meilleur est le matériau.
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MD = m . 100
Fs = m 100
L'essai permet de mesurer la résistance à la fragmentation par chocs des éléments d'un
granulat. Il consiste à mesurer la quantité d'éléments inférieurs à 1.6 mm produite en
soumettant le matériau aux chocs d'une masse normalisée. Cette quantité est appelée
coefficient de fragmentation dynamique. Cet essai a été conçu de manière à trouver, sur
un même matériau, un résultat aussi proche que possible du coefficient Los Angeles, le
processus d'évolution des granulats étant le même dans les deux essais. Introduire la prise
d'essai M = 350 g. donner le nombre de coups de masse correspondant à la classe
granulaire choisie. Recueillir et tamiser après essai sur le tamis de 1.6 mm, peser le refus.
Soit m le résultat de la pesée, le passant au tamis de 1.6 mm sera p = 350 - m. Par définition,
le coefficient de fragmentation dynamique est le rapport :
FD = m/M x1
2. CIMENT
Le ciment (du latin cæmentum, signifiant pierre non taillée) est une matière pulvérulente
formant avec l'eau ou avec une solution saline une pâte plastique liante, capable
d'agglomérer, en durcissant, des substances variées. Il sert à désigner aussi, dans un sens
plus large, tout matériau interposé entre deux corps durs pour les lier.
C'est une gangue hydraulique durcissant rapidement et atteignant en peu de jours son
maximum de résistance. Après durcissement, cette pâte conserve sa résistance et sa
stabilité, même sous l'eau. Son emploi le plus habituel est sous forme de poudre utilisée
avec de l'eau pour agréger du sable fin et des graviers (granulats) pour donner le béton. Le
mot « ciment » peut désigner différents matériaux comme par exemple :
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• Le plâtre
• La chaux commune,
• La pouzzolane naturelle
• Le ciment prompt,
• Le ciment Portland ou ciment artificiel
Un ciment artificiel est un produit provenant de la cuisson de mélanges artificiels (de la main
de l'homme) de silice, d'alumine, de carbonate de chaux, sur lesquels l'eau n'a aucune action
(ou qu'une action particulièrement lente avant la trituration) et qui, réduits en poudre
mécaniquement, font prise sous l'effet de l'eau en des temps variables suivant leur qualité.
Le clinker additionné de gypse est broyé très finement pour obtenir le ciment "Portland".
L’ajout au clinker et au gypse, lors du broyage, d’autres éléments minéraux (laitiers de hauts
fourneaux, cendres de centrales thermiques, fillers calcaires, pouzzolanes naturelles ou
artificielles) permet l’obtention des différentes catégories de ciment à "ajout".
Le ciment usuel est aussi appelé liant hydraulique, car il a la propriété de s’hydrater et de
durcir en présence d’eau et par ce que cette hydratation transforme la pâte liante, qui a une
consistance de départ plus ou moins fluide, en un solide pratiquement insoluble dans l’eau.
Ce durcissement est dû à l’hydratation de certains composés minéraux, notamment des
silicates et des aluminates de calcium.
L’expression de « pâte de ciment durcissant» sera utilisée pour désigner la pâte de ciment
dans la transformation d’un état plus ou moins fluide en un état solide.
.
Mélangé à des gravillons, du sable, des adjuvants et de l’eau, le ciment est l’élément de
base indispensable pour la fabrication du béton dont il est le composant actif.
Il est aujourd’hui l’élément essentiel et incontournable du secteur de la construction
contemporaine.
• L’extraction • La cuisson
• La préhomogénéisation • Le refroidissement
• Le séchage et le broyage • Le broyage
2.1.1. Extraction
L'extraction consiste à extraire les matières premières vierges (comme le calcaire et l'argile)
à partir de carrières naturelles à ciel ouvert. Ces matières premières sont extraites des
parois rocheuses par abattage à l'explosif ou à la pelle mécanique. La roche est acheminée
par des dumpers ou des bandes transporteuses vers un atelier de concassage. Les matières
premières doivent être échantillonnées, dosées et mélangées de manière à obtenir une
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composition régulière dans le temps. La prise d'échantillons en continu sert à déterminer la
quantité des différents ajouts nécessaires (oxyde de fer, alumine et silice).
2.1.2. Préhomogénéisation
Le séchage et le broyage est l'étape visant à faciliter les réactions chimiques ultérieures. Les
matières premières sont séchées et broyées particulièrement finement (de l'ordre du micron)
dans des broyeurs à boulets (ou plus il y a peu de temps, dans des broyeurs verticaux à
meules, plus économes en énergie).
• la voie humide : c'est la technique la plus ancienne. Elle est aussi la plus gourmande
en énergie, indispensable à l'évaporation de l'excédent d'eau.
Dans les deux techniques suivantes, les matières premières sont idéalement
homogénéisées et séchées sous forme de «cru» ou «farine».
• la voie sèche : la farine est introduite directement dans le four sous forme
pulvérulente, après un préchauffage dans une tour à échangeurs thermiques.
Le cru est ensuite introduit dans un long four (60m à 200m) rotatif (1.5 à 3 tours par minute)
tubulaire (jusqu'à 6m de diamètre), un peu incliné (2 à 3 % d'inclinaison)
2.1.4. Cuisson
À la sortie du four, le clinker doit être refroidi et broyé avant d'être stocké dans des silos de
clinker.
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Le clinker est le résultat d'un ensemble de réactions physico-chimiques progressives
(clinkerisation) donnant la possibilité :
2.1.5. Refroidissement
Dans le cas des ciments gris, le clinker est refroidi dans la majorité des cimenteries
actuelles par un refroidisseur à grilles :
Dans le cas du ciment blanc, plus fragile que le gris car il doit rester immaculé, un
refroidisseur rotatif est inséré entre le four rotatif et le refroidisseur a grilles. C'est un cylindre
un peu incliné qui tourne sur lui-même à l'intérieur duquel de l'eau est pulvérisée avec
multiples buses. Quoique sa composition chimique soit un peu différente, c'est grâce au
refroidisseur rotatif que le ciment peut rester blanc : en effet, son but est de refroidir
particulièrement rapidement le clinker en sortie du four avant que ce dernier ne se soit oxydé
au contact de l'air. Qui plus est , la taille des refroidisseurs à grilles utilisés sur les lignes de
ciment blanc est énormément réduite, le refroidisseur rotatif leur enlevant une partie de leur
travail.
2.1.6. Broyage
Le clinker est ensuite finement broyé pour donner un ciment aux propriétés hydrauliques
actives. Ce broyage s'effectue dans des broyeurs à boulets, systèmes cylindriques chargés
de boulets d'acier et mis en rotation.
Lors de cette étape, le gypse (3 à 5 %), indispensable à la régulation de prise du ciment, est
ajouté au clinker. On obtient alors le ciment Portland.
Les ciments à ajouts sont obtenus par l'addition lors de la phase de broyage d'éléments
minéraux supplémentaires contenus dans des matériaux tels que :
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• préparation du cru
• cuisson
• broyage et conditionnement
Le principe de la fabrication du ciment est le suivant : calcaires et argiles sont extraits des
carrières, puis concassés, homogénéisés, portés à haute température (1 450 °C) dans un
four. Le produit obtenu après refroidissement rapide (la trempe) est le clinker.
Un mélange d'argile et de calcaire est introduit dans un four tubulaire rotatif un peu incliné
chauffé par une flamme aux environs de 2 000 °C. Cette flamme est alimentée par différents
combustibles solides, liquides ou gazeux. Au contact des gaz chauds la matière s'échauffe
progressivement. A l'entrée la température de l'ordre de 800 °C provoque la déshydratation
des argiles et la décarbonation du calcaire pour produire la chaux (CaO). Puis la chaux se
combine d'une part à l'alumine et l'oxyde de Fer pour former des aluminates et
aluminoferrites de calcium, et d'autre part, à la silice pour former du silicate bicalcique
(bélite). La température augmentant lorsque la matière progresse vers la flamme les
aluminates (1 450 °C) et aluminoferrites (1 380 °C) fondent, la formation de cette phase
liquide facilite la formation de silicate tricalcique à partir du silicate bicalcique et de la chaux
restante. C'est l'hydratation de cette phase qui donne la majeure partie des résistances dans
le béton de ciment Portland.
Cette voie est utilisée depuis longtemps. C'est le procédé le plus ancien, le plus simple mais
qui demande le plus d'énergie.
Dans ce procédé, le calcaire et l'argile sont mélangés et broyés finement avec l'eau de
manière à former une pâte assez liquide (28 à 42% d'eau). On brasse énergiquement cette
pâte dans de grands bassins de 8 à 10 m de diamètre, dans lesquels tourne un manège
d'herses.
La pâte est ensuite stockée dans de grands bassins de plusieurs milliers de mètres cubes,
où elle est continuellement malaxée et par conséquent homogénéisée. Ce mélange est
26
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
nommé le cru. Des analyses chimiques permettent de contrôler la composition de cette pâte,
et d'apporter les corrections nécessaires avant sa cuisson.
La pâte est ensuite envoyée à l'entrée d'un four tournant, chauffé à son extrémité par une
flamme intérieure. Un four rotatif un peu incliné est constitué d'un cylindre d'acier dont la
longueur peut atteindre 200 mètres. On peut distinguer à l'intérieur du four plusieurs zones,
dont les trois zones principales sont :
• Zone de séchage.
• Zone de décarbonatation.
• Zone de clinkerisation.
Les parois de la partie supérieure du four (zone de séchage - à peu près 20% de la longueur
du four) sont garnies de chaînes marines afin d'augmenter les échanges caloriques entre la
pâte et les parties chaudes du four.
Le clinker à la sortie du four, passe dans des refroidisseurs (trempe du clinker) dont il existe
plusieurs types (refroidisseur à grille, à ballonnets). La vitesse de trempe a une influence sur
les propriétés du clinker (phase vitreuse).
De toute façon, quelle que soit la méthode de fabrication, à la sortie du four, on a un même
clinker qui est toujours chaud d'à peu près 600 à 1 200 °C. Il faut broyer ce dernier
particulièrement finement et particulièrement régulièrement avec à peu près 5% de gypse
CaSO4 pour «régulariser» la prise.
Le broyage est une opération délicate et coûteuse, non seulement parce que le clinker est
un matériau dur, mais également parce que même les meilleurs broyeurs ont des
rendements énergétiques déplorables.
Les broyeurs à boulets sont de grands cylindres disposés presque horizontalement, remplis
à moitié de boulets d'acier et qu'on fait tourner rapidement autour de leur axe (20t/mn) et le
ciment atteint une température élevée (160 °C), ce qui nécessite l'arrosage extérieur des
broyeurs. On introduit le clinker avec un certain pourcentage de gypse en partie haute et on
récupère la poudre en partie basse.
Dans le broyage à circuit ouvert, le clinker ne passe qu'une fois dans le broyage. Dans le
broyage en circuit fermé, le clinker passe rapidement dans le broyeur puis à la sortie, est trié
dans un cyclone. Le broyage a pour but, d'une part de diminuer les grains du clinker en
poudre, d'autre part de procéder à l'ajout du gypse (environ 4%) pour réguler quelques
propriétés du ciment Portland (le temps de prise et de durcissement).
A la sortie du broyeur, le ciment a une température à peu près de 160 °C et avant d'être
transporté vers des silos de stockage, il doit passer au refroidisseur à force centrifuge pour
que la température du ciment reste à peu près 65 °C.
Les ciments usuels sont fabriqués à partir d'un mélange de calcaire (CaCO3) à peu près de
80% et d'argile (SiO2–Al2O3) à peu près de 20%. Selon l'origine des matières premières, ce
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
mélange peut être corrigé par apport de bauxite, oxyde de fer ou autres matériaux
fournissant le complément d'alumine et de silice requis.
Après avoir été finement broyée, la poudre (farine) est transportée depuis le silo
d'homogénéisation jusqu'au four, soit par pompe, aéroglisseur puis par aérolift ou élévateur.
Les gaz réchauffent la farine crue qui circule dans les cyclones en sens inverse, par gravité.
La farine en s'échauffant au-delà des 800 °C à peu près va se décarbonater (partiellement)
en libérant du dioyde de carbone (CO2) et son eau. La farine chaude pénètre ensuite dans le
tronçon rotatif analogue à celui utilisé dans la voie humide, mais bien plus court.
La méthode de fabrication par voie sèche pose aux fabricants d'importants problèmes
techniques :
Le problème des poussières. Ce problème est rendu d'autant plus aigu, que les pouvoirs
publics, particulièrement sensibilisés par les problèmes de nuisance, imposent des
conditions draconiennes. Ceci oblige les fabricants à installer des dépoussiéreurs, ce qui
augmente énormément les investissements de la cimenterie.
• les électrofiltres constitués de grilles de fils métalliques mis sous haute tension
électrique et sur lesquels viennent se fixer des grains de poussière ionisée. Ces
grains de poussière s'agglomèrent et , sous l'effet de vibreurs ou de marteaux qui
agitent les fils, retombent au fond du dépoussiéreur où ils sont récupérés et renvoyés
dans le four. En dehors des pannes, ces appareils ont des rendements de l'ordre de
99%, mais absorbent une part importante du capital d'équipement de la cimenterie.
Le problème de l'homogénéité du cru est délicat. Nous avons vu comment il pouvait être
résolu au moyen d'une préhomogénéisation puis d'une homogénéisation.
28
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
2.2.3. Le schéma de la fabrication du ciment
29
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
2.2.4. Le schéma de la fabrication du ciment par voie sèche
30
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Figure 1. Fabrication du ciment
Les principaux composants anhydres obtenus lors du refroidissement rapide du clinker sont:
Le clinker contient encore en faibles quantités, sous forme de solution solide ou pris dans
des combinaisons complexes, des alcalis (Na2O, K2O), de la magnésie (MgO), diverses
traces de métaux.
La teneur en alcalis et magnésie doit rester faible, car ces matières peuvent influencer
défavorablement la stabilité du ciment durci.
A l’aide du microscope, on peut distinguer la structure minéralogique du clinker en trois
phases, auxquelles les chercheurs donnèrent les noms suivants:
31
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
2.3.2 Les autres constituants des ciments
Le ciment portland est composé de clinker moulu auquel on ajoute une quantité de gypse,
destiné à régulariser la prise. Pour modifier les propriétés du ciment, on ajoute les autres
constituants associés au clinker grâce à leurs caractéristiques chimiques ou physiques.
[Link]. Calcaires :
Les calcaires sont considérés comme un des constituants principaux du ciment. Ils doivent
présenter une proportion de carbonate de calcium CaCO3 supérieure à 75% en masse.
Elles sont les produits pulvérulents de grande finesse, provenant du dépoussiérage des gaz
de combustion des centrales thermiques. On distingue:
Les cendres volantes siliceuses (V) qui ont des propriétés pouzzolaniques;
Les cendres volantes calciques (W) qui ont des propriétés hydrauliques et parfois
pouzzolaniques.
Ce sont des schistes que l’on porte à une température d’environ 800 °C dans un four spécial.
Finement broyés, ils présentent de fortes propriétés hydrauliques et aussi pouzzolaniques.
Les fumées de silices sont un sous-produit de l’industrie du silicium et de ses alliages. Elles
sont formées de particules sphériques de très faible diamètre (de l’ordre de 0,1 µm). Pour
entrer dans la composition d’un ciment en tant que constituant principal, elles doivent être
présentes pour au moins 85 % (en masse). Les fumées de silices ont des propriétés
pouzzolaniques.
[Link]. Fillers:
Ce sont des “constituants secondaires” des ciments, donc ils ne peuvent jamais excéder 5 %
en masse dans la composition du ciment. Ce sont des matières minérales, naturelles ou
artificielles qui agissent par leur granulométrie sur les propriétés physiques des liants
(maniabilité, pouvoir de rétention d’eau).
Les ciments peuvent être classés en fonction de leur composition et de leur résistance
normale.
32
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
2.4.1 Classification des ciments en fonction de leur composition
Les ciments constitués de clinker et des constituants secondairs sont classés en fonction de
leur composition, en cinq types principaux par les normes NF P15-301 et ENV 197-1. Ils sont
notés CEM et numérotés de 1 à 5 en chiffres romains dans leur notation européenne (la
notation française est indiquée entre parenthèse):
La proportion (en masse) des différents constituants est indiquée dans le tableau 2.2. Les
constituants marqués d’une étoile (*) sont considérés comme constituants secondaires pour
le type de ciment concerné; leur total ne doit pas dépasser 5%. (Les fillers sont considérés
comme des constituants secondaires).
Trois classes sont définies en fonction de la résistance normale à 28 jours; des sous classes
“R” sont associées à ces 3 classes principales pour désigner des ciments dont les
résistances au jeune âge sont élevées. Ces classes sont notées, classe 32,5, classe 42,5,
classe 52,5. Elles doivent respecter les spécifications et valeurs garanties du tableau 2.3.
Les valeurs entre parenthèses sont les valeurs garanties lorsqu’elles peuvent être inférieures
aux valeurs spécifiées.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Tableau 2.3: Spécification et valeurs garanties en fonction de la
classe
Tableau 2.4: Limite des classes et sous classes de résistances ( nouvelle norme
AFNOR)
2.5.1 La prise
Dès que le ciment anhydre a été mélangé avec de l’eau, l’hydratation commence et les
propriétés de la pâte ainsi obtenue sont évolutives dans le temps. Tant que cette hydratation
n’est pas trop avancée la pâte reste plus ou moins malléable, ce qui permet de lui faire
épouser par moulage la forme désirée. Mais au bout d’un certain temps, les cristaux
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
d’hydrayes prenant de plus en plus d’importance, le mélange a changé de viscosité et se
raidit, on dit qu’il se fait priser.
• la nature du ciment,
• la finesse de mouture du ciment; plus son broyage a été poussé, plus le temps de
prise est court,
• la température; alors qu'à zéro degré la prise est stoppée, plus la température
ambiante est élevée plus la prise est rapide, pour un ciment donné le début de prise
sera de 18 heures à 2 ºC, de 5 heures à 10 ºC, de 3h 30 à 20 ºC et de 30 min à 35 ºC
(fig 2.5),
• la présence de matières organiques dans l'eau ou dans l'un des autres constituants
du béton qui ralenti la prise,
• l'excès d'eau de gâchage qui a, entre autres inconvénients, une action retardatrice
sur la prise (fig 2.7)
En fonction de leur classe de résistance, les normes spécifient un temps de prise minimum
qui est, à la température de 20 ºC, de:
1 h 30 pour les ciments de classes 35 et45.
1 h pour les ciments des classes 55 et HP.
35
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Il est à noter que pratiquement tous les ciments ont des temps de prise largement supérieurs
à ces valeurs minimales, l'ordre de grandeur étant de 2 h 30 à 3 h pour la majorité des
ciments.
36
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
2.5.2 Le durcissement
C’est la période qui suit la prise et pendant laquelle se poursuit l’hydratation du ciment. Sa
durée se prolonge pendant des mois au cours desquels les résistances mécaniques
continuent à augmenter.
Pour mieux comprendre les propriétés des ciments portland, il est intéressant d’étudier
comment réagit en présence d’eau chacun des constituants anhydres du ciment pris
isolément.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
fig 2.8: Le développement des résistances dans le temps des constituants purs du CP.
Dans une poudre de ciment portland en contact avec l’eau, l’aluminate tricalcique (C3A)
réagit en premier, se dissous et se recristallise. Vient ensuite la réaction d’hydrolyse, de
l’alite-Silicate tricalcique (C3S) forme autour des grains une pellicule de gel et met en même
temps des ions Ca2+ en solution. L’hydrolyse et la recristallisation de (C3A) sont rapides.
Cette activité est si grande qu’il faut la retarder car elle conduirait à des prises trop rapides et
rendrait le liant inutilisable sur chantier.
En gâchant le ciment avec l’eau, on obtient une pâte dans laquelle l’eau entoure chaque
grain de ciment en formant un réseau capillaire. Les composés anhydres du ciment sont
alors attaqués en surface par l’eau pour produire des composés hydratés. Dans le cas des
silicates de calcium C3S et C2S, la chaux hydratée se dissout et il se dépose des cristaux de
Ca(OH)2 en plaquettes hexagones alors que les silicates de calcium hydratés forment un gel
composé de fines aiguilles à la surface du ciment. Ces aiguilles se développent en
dimension et en nombre tout en réduisant les interstices capillaires entre les grains. Quand
les aiguilles entre les grains de ciment se rapprochent, la pâte devient plus raide. Cette
rigidité est au début faible et peut encore être facilement détruite mécaniquement. C’est le
début de la prise.
Après quelques heures, les interstices capillaires sont partiellement comblés par le gel. La
pâte de ciment acquiert une certaine résistance. C’est le durcissement qui commence. La
résistance continue à croître à mesure que le gel devient plus compact, d’une part, parce
qu’il y a un accroissement de la cohésion entre les aiguilles et accroissement du feutrage
des aiguilles, d’autre part, parce qu’il se formerait des joints de soudure entre les aiguilles de
tobermolite des divers grains de ciment.
Dans les pâtes de ciment durcies, il reste de ce fait toujours des grains de ciment non
hydratés.
L’hydratation des grains de ciment continue non seulement des mois, mais des années
durant, pour autant que le gel soit entouré d'eau, car le gel de tobermolite ne peut se former
qu’en présence d’eau.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
fig 2.9: L'évolution physico-chimique de la pâte de ciment
Les réactions d’hydratation du ciment Portland sont très complexes. Nous ne considérons
que les quelques-unes utiles à connaître pour mieux comprendre les propriétés des ciments
portlands.
Elle est caractérisée par la surface spécifique des grains de ciment, exprimée en (cm2/g).
Dans les cas courants, elle est de l'ordre de 3000 à 3500 cm2/g.
Plus la finesse de mouture est grande, plus la vitesse des réactions d'hydratation est élevée
et plus ces résistances mécaniques à un âge jeune sont grandes, par contre plus le ciment
est sensible à l'éventement et plus le retrait est important. En outre, la finesse de mouture
influence la plasticité et la cohésion de la pâte de ciment à l'état frais, ainsi que son pouvoir
de rétention d'eau et la ressuée.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
La surface massique de ciment étudié n’est pas mesurée directement, mais par comparaison
avec un ciment de référence dont la surface massique est connue. Il s’agit de faire passer un
volume d’air connu au travers d’une poudre de ciment. Toutes choses étant égales par
ailleurs, plus la surface massique de cette poudre est importante et plus le temps t mis par
l’air pour traverser la poudre est longue : Dans les conditions normalisées décrites, la
surface est proportionnelle à .
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
fig 2.11: Principe de fonctionnement de perméabilimètre de Blaine.
2.5.4 Le retrait
La pâte de ciment se rétracte dans l'air sec (alors qu'au contraire elle gonfle dans l'eau), ce
phénomène se poursuivant dans le temps et ceci pendant des durées d'autant plus longues
que les pièces sont massives. C'est le retrait qui est cause des fissures que l'on observe
dans des pièces en béton.
• la nature du ciment
• le dosage en eau (fig 2.12)
• la propreté des sables
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
• la forme et la dimension des granulats
• la finesse de mouture: plus le ciment est broyé fin, plus la chaleur d'hydratation est
élevée
• la nature des constituants: les ciments CPA comportant presque exclusivement du
clinker dégagent plus de chaleur que des ciments avec constituants secondaires
• la nature minéralogique du clinker: plus les teneurs en aluminate tricalcique (C3A) et
silicate tricalcique (C3A et C3S) sont élevées, plus la chaleur d'hydratation est forte
• la température extérieure.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
fig 2.13: Chaleur dégagée lors de l'hydratation du CP
On simule l'effet du temps en accélérant les processus de durcissement par une cuisson à
100 °C pendant 2 heures d'une pâte durcie de ciment à consistance normale âgée de 24
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
heures. Pour mesurer l'expansion, on utilise les aiguilles de Le Châtelier (fig 2.13). La
différence d'ouverture des aiguilles avant et après cuisson doit rester inférieure à 10 mm.
L'essai d'étuvage a été supprimé pour les ciments Portland, car depuis de nombreuses
années, il n'y a jamais eu de ciment Portland défectueux selon cet essai. On continue par
contre à utiliser ce type d'essai pour contrôler la stabilité de volume des chaux hydrauliques.
Aujourd'hui on contrôle la pureté et la stabilité des ciments portland par voie chimique tels:
• Perte au feu
• Insoluble
• Teneur en SO3, en MgO, en C3A etc..
Les résistances mécaniques des ciments sont déterminées par les essais sur mortier dit
"normal", à 28 jours d'âges en traction et en compression des éprouvettes 4 x 4 x 16 cm. La
résistance du mortier est alors considérée comme significative de la résistance du ciment.
Elle dépend de la classe de ciment et est exprimée en Mpa.
Le mortier utilisé est réalisé conformément à la norme EN 196-1. Le sable utilisé est un sable
appelé "sable normaliser CEN EN 196-1".
Pour chaque type de ciment, il existe effectivement plusieurs classes de résistances pour
lesquelles les fabricants garantissent des valeurs minimales et maximales.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
La finesse de broyage d'un ciment est exprimée par sa surface spécifique (cm²/gramme):
c'est la surface développée par unité de masse. Elle est mesurée au moyen du Test de
Blaine, dit de perméabilité à l'air, selon la relation d'Arcy-Kozeny, qui établit que la traversée
d'un lit de granules par un fluide est affectée par la surface spécifique de ces granules. Ainsi,
en calculant la durée que met un gaz sous pression à traverser un volume donné de
granules, on peut déduire la surface des granules. Plus le broyage est fin, plus la surface
calculée est importante. Cette expérience se produisant dans un volume déterminé, on peut
imaginer obtenir une surface développée infinie en broyant toujours plus finement le ciment.
Il s'agit là d'une application industrielle d'un modèle expliqué par les mathématiques
fractales: une dimension d'ordre n, finie, englobant une dimension d'ordre n-1, tendant vers
l'infini.
2.6.2. Le test de Blaine, dit de perméabilité à l'air, est une méthode de mesure de la finesse
du ciment, basée sur une propriété fractale, qui donne une mesure exprimée en termes de
surface spécifique (cm²/g), c'est-à-dire la surface développée par unité de masse. On obtient
typiquement des chiffres de l'ordre de 3000 à 3500 cm²/g.
Cette méthode consiste à mesurer le temps mis par un volume d'air donné pour traverser un
échantillon. En calculant la durée que met un gaz sous pression à traverser un volume
donné de granules, on peut déduire la surface des granules. Plus le broyage est fin, plus la
surface calculée est importante.
3. PATE DE CIMENT
3.1. Composition de la pâte a ciment :
La pâte de ciment est composée principalement de ciment (C) et d’eau (E). Soit E et C les
concentrations (en masse) d’eau et de ciment pour un volume unité de pâte. Dès que l’on
mélange le ciment avec l’eau, l’hydratation va commencer et les propriétés de la pâte sont
évolutives dans le temps. Tant que cette hydratation n’est pas trop avancée, la pâte reste
plus ou moins malléable, ce qui permet de lui faire épouser par moulage la forme désirée.
Mais après un certain temps les cristaux d’hydrates prenant de plus en plus d’importance, le
mélange se raidit, on dit qu’il fait prise, et le matériau commence alors à s’apparenter plus à
un solide qu’à un fluide.
La pâte de ciment joue un rôle très important pour solidariser les squelettes granulaires du
béton. Elle est un des facteurs influençant la qualité, le prix et les propriétés mécaniques du
béton. En général, la pâte pure de ciment est pratiquement peu utilisée et même pour
déterminer la classe de la résistance des ciments, on mesure à travers des mortiers. Bien
souvent, un ou plusieurs adjuvants sont également associés au ciment pour influer sur les
qualités de la pâte.
En outre, les divers ajouts jouent un grand rôle pour modifier les propriétés selon leurs
domaines d'emploi. Ce type de pâtes s'appelle aussi les coulis.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Les constituants des pâtes et des coulis de ciment
-Eau;
-La quantité d’eau (le rapport de E/C est souvent compris entre 0,5 et 5):
➢ rétention d’eau;
➢ fluidifiant;
➢ retardateur de prise;
➢ rigidifiant;
➢ accélérateur de prise;
➢ expansifs;
-L’ajout de certaines substances:
➢ argile, bentonite;
➢ kieselguhr, silice fine;
➢ cendres volantes, fillers, laitier en poudre;
➢ chaux;
➢ sable fin (0/1 mm).
-L’énergie de malaxage.
Dans chaque cas, on étudiera une formule de coulis tenant compte du but recherché: c’est-
à-dire que pour sa mise au point l’aide du laboratoire est pratiquement indispensable.
Les exigences quant aux coulis porteront suivant les cas, sur:les propriétés
rhéologiques (fluidité, ressuage);
46
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
-la densité;
Dans tous les cas, les coulis devront être stables, homogènes et conserver ces propriétés
pendant l’injection (ils sont en général mis en oeuvre par injection).
-travaux souterrains:
➢ comblement de carrières;
➢ remplissage de grosses cavités;
➢ injection dans les failles et les grosses fissures des roches fissurées;
➢ injection dans des sols pulvérulents (consolidation); préfabriqués, parois moulées;
➢ parois aux coulis autodurcissant et panneaux;
➢ calage de voussoirs préfabriqués (dans la réalisation de tunnels).
-voile d’étanchéité dans le sol (cas des barrages)
4. MORTIER
4.1. Introduction :
Dans toute construction, il est indispensable de réunir entre eux les différents éléments
(blocs de béton, briques, éléments en béton préfabriqué, etc.) au moyen d’un mortier de
ciment ou d’autre liant qui a pour but de:
Le mortier est obtenu par le mélange d’un liant (chaux ou ciment), de sable, d’eau et
éventuellement d’additions. Des compositions multiples de mortier peuvent être obtenues en
jouant sur les différents paramètres: liant (type et dosage), adjuvants et ajouts, dosage en
47
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
eau. En ce qui concerne le liant, tous les ciments et les chaux sont utilisables; leur choix et le
dosage sont fonction de l’ouvrage à réaliser et de son environnement.
La durée de malaxage doit être optimum, afin d’obtenir un mélange homogène et régulier.
-préparés sur le chantier en dosant et en mélangeant les différents constituants y compris les
adjuvants.
Les mortiers industriels se sont beaucoup développés ces dernières années; permettant
d’éviter le stockage et le mélange des constituants sur des chantiers.
4.2. Composition
Le mortier est un des matériaux de construction, qui contient du ciment; de l’eau; du sable;
des adjuvants et éventuellement des additions. Ils peuvent être très différents les uns des
autres selon la nature et les pourcentages des constituants, le malaxage, la mise en oeuvre
et la cure.
48
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
-naturels concassés (roches de carrières), comme des basaltes, porphyres, quartzites. Ils
sont anguleux et durs.
➢ sable de laitier;
➢ sable d’oxydes de fer, de chromite;
➢ corindon;
➢ sable de briques concassés;
➢ liège torréfié;
➢ polystyrène expansé;
➢ vermiculite, perlite.
Certains sables sont à éviter, notamment les “sables à lapin”, généralement très fins, les
sables crus qui manquent de fines et les sables de dunes ou de mer qui contiennent des sels
néfastes pour les constituants des ciments, par contre ils doivent être propres.
Le diamètre maximum des grains de sable utilisés pour les mortiers est:
On emploie également des chaux hydrauliques et parfois des liants à maçonner. Le sable
est le plus souvent roulé (nature silico-calcaires) parfois concassé et le gâchage s’effectue à
49
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
la pelle ou à l’aide d’une petite bétonnière. Ces mortiers ne sont donc pas très réguliers et
les sables peuvent être différents d’une livraison à l’autre, mais de toutes façons ils doivent
être propre et de bonne granulométrie.
Le sable est généralement dosé en poids (ce qui est préférable), soit en volume (cas des
petits chantiers). Dans ce dernier cas, il est très important de tenir compte du phénomène de
foisonnement des sables.
Les mortiers peuvent contenir des liants et des sables variés ainsi que certains adjuvants et
éventuellement des colorants.
Les fabricants de mortiers industriels proposent une gamme complète de produits répondant
à tous les besoins:
4.5.1. Ouvrabilité :
L'ouvrabilité d'un mortier se mesure à l'aide de divers appareils. Les plus connus sont:
a) La table à secousses: le mortier, après avoir été mis en place et démoulé d'un moule
tronconique, reçoit 15 chocs en 15 secondes. On mesure le diamètre de la galette ainsi
obtenue. L'étalement en % est donné par la formule:
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Table à secousses
b) Le maniabilimètre du LCPC: il est constitué d'un moule parallélépipédique comportant une
paroi mobile et un vibrateur. Le principe de l'essai consiste, après avoir enlevé la paroi
mobile, à mesurer le temps mis par le mortier sous vibrations pour atteindre un repère gravé
sur la face intérieure du moule.
4.5.2. Prise
Le temps de prise se mesure habituellement sur une pâte pure de ciment de consistance
normale (24 à 30% d'eau) et conformément à la norme concernée (à l'aide de l'appareil de
Vicat). Il est possible d'obtenir (hors norme) le temps de prise d'un mortier avec le même
appareillage mais en plaçant une surcharge de 700 grammes sur le plateau supérieur. Le
poids de l'aiguille pénétrant dans le mortier est de 1000 grammes. Le début de prise est
l'instant où l'aiguille s'arrête à 2,5 mm du fond (taille des plus gros grains de sable) et la fin
de prise est l'instant où l'aiguille s'arrête à 2,5 mm du niveau supérieur.
Les résistances des mortiers (comme dans le cas des bétons) dépendent de très nombreux
facteurs:
-rapport C/E;
Le gonflement des mortiers (qui se produisent lorsqu'ils sont conservés dans l'eau) se
mesure sur les mêmes éprouvettes de 4 x 4 x 16 cm conservées dans l'eau à 20 °C. Ils sont
en général assez faibles (cas de ciment stable ayant une expansion aux aiguilles de le
Châtelier inférieure sur pâte pure à 10 mm).
5. BÉTON
Introduction
Ce choix universel est fondé sur des critères techniques et économiques. La résistance
mécanique et la durabilité, c’est-à-dire le bon comportement dans le temps face aux actions
des charges et aux agressions physico-chimiques de l’environnement, constituent les
principaux critères techniques. Les critères économiques sont évalués à partir de la
disponibilité et du coût des matières premières, de la facilité d’emploi et du prix de revient du
matériau en œuvre.
– il permet une adaptation facile aux formes les plus variées puisque, mis en place dans des
moules ou coffrages, il en épouse les volumes, aussi complexes soient-ils, permettant ainsi
les plus grandes audaces architecturales ;
– sa durabilité est plus que séculaire lorsqu’il est correctement formulé et mis en œuvre ; il
résiste bien aux effets d’environnements corrosifs et, en particulier, à l’action de l’eau de
mer ; il offre une bonne tenue au feu, garantie de sécurité vis-à-vis des incendies ;
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– son prix de revient, enfin, fait du béton le matériau irremplaçable dans le domaine de la
construction
C’est un matériau qui paraît rustique et simple mais qui est en réalité très complexe et
possède de multiples qualités. Il est associé à d’autres matériaux, de l’acier sous forme
d’armatures passives ou de précontraintes ou des fibres
Le béton est un mélange de matériaux naturels : du ciment, des granulats et de l’eau (avec
ajouts éventuels d’adjuvants et d’addition).
Matériau minéral, il se prête à toutes les constructions en répondant aussi bien à des
exigences techniques de performances et de durabilité qu’à une recherche esthétique.
En faisant varier la nature et les proportions de ses constituants on obtient des propriétés et
des caractéristiques adaptées aux divers usages. Ce qui permet d’utiliser les bétons pour
réaliser des routes, des ponts, des tunnels, des fondations d’ouvrages, des tuyaux
d’assainissement, des murs de soutènement, des écrans acoustiques, ... pour assurer
le développement des infrastructures de transport et l’aménagement des villes et des
villages.
Le béton peut être fabriqué soit sur chantier, soit dans des centrales à béton (on parle dans
ce cas de béton prêt à l’emploi, livré sur chantier dans des camions malaxeurs : les toupies),
soit dans des usines de préfabrication (on y réalise des éléments en béton tels que des
pavés, des dalles, des poutres, des tuyaux, des éléments de structure de bâtiments ...).
Le béton peut être non armé, armé (béton armé), précontraint (béton précontraint) ou fibre.
Il peut être gris, blanc ou coloré.
Diverses compositions et techniques de traitement de surface permettent de lui donner une
palette de textures ou d’aspects de surface (le béton désactivé, le béton imprimé, le béton
bouchardé, le béton grenaillé, le béton poli...).
Le béton est un simple mélange à froid de quelques constituants : granulats, eau, ciment,
adjuvants...
Mais il existe de très nombreuses recettes qui permettent de préparer une grande variété de
bétons aux propriétés et aux performances très diverses.
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On peut optimiser cette recette (on dit formuler un béton) dès que l’on connaît les
performances que le béton doit atteindre à l’état durci (en général on recherche une
résistance mécanique au bout de 28 jours), mais aussi à l’état frais (entre quelques minutes
et quelques heures après le mélange des constituants on recherche en général une
consistance ou une maniabilité).
Le durcissement n’est pas un séchage. Il peut très bien se produire sous l’eau.
La chaleur accélère la prise et le durcissement du ciment et le froid les ralentit et peut même
les stopper.
Pour sa cristallisation (ou hydratation) le ciment a besoin d’une quantité d’eau égale à 25 %
de son poids. Mais pour qu’il puisse être mis en place et rester suffisamment maniable à
utiliser, une quantité double d’eau est en général nécessaire. Mais il ne faut pas utiliser trop
d’eau car un excès d’eau diminue la résistance et la durabilité du béton. La pâte (mélange du
ciment et de l’eau) joue le rôle de lubrifiant puis de colle.
Il comprend toujours :
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• le type de granulats (les cailloux) et leurs dimensions
• puis le type de ciment (il existe une grande variété de types de ciment de
caractéristiques et de performances différentes - en général on utilise 350 kg de
ciment pour faire un m3 de béton)
• puis le volume d’eau (en général entre 130 et 150 litres pour 1 m3 de béton
• et enfin, éventuellement la quantité d’adjuvants (quelques kilos pour 1 m3 de béton).
La mise au point de la composition se fait soit à partir d’études graphiques, soit de façon
expérimentale. Ces méthodes sont basées sur la recherche d’une compacité maximale du
béton.
L’optimisation de cette composition et son ajustement sont ensuite obtenus par des essais
de compression sur éprouvettes.
La teneur en eau doit être strictement limitée au maximum compatible avec les exigences de
maniabilité et d’hydratation du ciment. Le dosage en ciment a une influence directe sur les
résistances mécaniques. Le rapport eau sur ciment (E/C) est compris entre 0,35 et 0,5.
Une méthode de composition du béton pourra être considérée comme satisfaisante si elle
permet de réaliser un béton répondant aux exigences suivantes :
Sur un petit chantier où l’on fabrique artisanalement et souvent bien son béton l’on utilise le
vieux principe : 2/3 de gros éléments et 1/3 d’éléments fins, soit 800 litres de gravillons et
400 litres de sable par mètre cube de béton pour 350 à 400 kg de ciment. La quantité d’eau
de gâchage varie trop souvent au gré du savoir-faire du maçon, la nature de ciment,
l’humidité du granulat passant après la consistance du béton à obtenir.
Le béton peut varier en fonction de la nature des granulats, des adjuvants, des colorants,
des traitements de surface, et peut ainsi s’adapter aux exigences de chaque réalisation, par
ses performances et par son aspect.
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La composition d’un béton et le dosage de ses constituants sont fortement influencés par
l’emploi auquel est destiné le béton et par les moyens de mise en œuvre utilisés.
Le choix des proportions de chacun des constituants d'un béton afin d'obtenir les propriétés
mécaniques et de mise en œuvre souhaitées s'appelle la formulation. Plusieurs méthodes de
formulations existent, dont notamment :
• la méthode Baron ;
• la méthode Bolomey ;
• la méthode de Féret ;
• la méthode de Faury ;
• la méthode Dreux-Gorisse.
La formulation d'un béton doit intégrer avant tout les exigences de la norme NF EN 206-1,
laquelle, en fonction de l'environnement dans lequel sera mis en place le béton, sera plus ou
moins contraignante vis-à-vis de la quantité minimale de ciment à insérer dans la formule
ainsi que la quantité d'eau maximum tolérée dans la formule. De même, à chaque
environnement donné, une résistance garantie à 28 jours sur éprouvettes sera exigée aux
producteurs, pouvant justifier des dosages de ciments plus ou moins supérieurs à la
recommandation de la norme, et basée sur l'expérience propre à chaque entreprise, laquelle
étant dépendante de ses matières premières dont la masse volumique peut varier,
notamment celle des granulats.
1. Objectif
Déterminer en fonction des critères de maniabilité et de résistance définis par le cahier des
charges, la nature et les quantités de matériaux nécessaires à la confection d’un mètre cube
de béton (eau E, ciment C, sable S, gravillon g et gravier G en kg/m3).
Les paramètres principaux devant être définis sont : la maniabilité et la résistance du béton,
la nature du ciment et le type de granulats.
-Critère de maniabilité :
La maniabilité est caractérisée, entre autre, par la valeur de l’affaissement au cône d’Abrams
(Aff.). Elle est choisie en fonction du type d’ouvrage à réaliser, du mode de réalisation et des
moyens de vibration disponibles sur chantier (Tab.1).
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Tableau 1 : Affaissement au cône conseillé en fonction du type d’ouvrage à réaliser.
Bétons de VRD
Génie civil
Bétons de masse
-Critère de résistance :
Le béton doit être formulé pour qu'à 28 jour sa résistance moyenne en compression atteigne la
valeur caractéristique ’28.
Cette valeur doit, par mesure de sécurité, être supérieure de 15 % à la résistance minimale en
compression fc28 nécessaire à la stabilité de l'ouvrage.
-Choix du ciment :
Le choix du type de ciment est fonction de la valeur de sa classe vraie ’c et des critères de mise en
œuvre (vitesse de prise et de durcissement, chaleur d’hydratation, etc…). La classe vraie du ciment
est la résistance moyenne en compression obtenue à 28 jours sur des éprouvettes de mortier
normalisé. Le cimentier garantie une valeur minimale atteinte par au moins 95 % des échantillons
(dénomination normalisée spécifiée sur le sac de ciment). La correspondance entre classe vraie du
liant et valeur minimale garantie par le fabriquant est donnée dans le tableau 2.
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’c
Les granulats à utiliser dans la fabrication du béton doivent permettent la réalisation d'un
squelette granulaire à minimum de vides. Il faut en conséquence utiliser des granulats de
toutes tailles pour que les plus petits éléments viennent combler les vides laissés par les
plus gros.
Pour permettre une mise en œuvre correcte du béton, il est important que la taille des plus
gros granulats Dmax ne s'oppose pas au déplacement des grains entre les armatures
métalliques du ferraillage. Le tableau 3 donne une borne supérieure de Dmax à respecter en
fonction de la densité du ferraillage, des dimensions de la pièce à réaliser, et de la valeur de
l'enrobage des armatures. Dmax est le diamètre du plus gros granulat entrant dans la
composition du béton. Sa valeur peut être lue sur la feuille d'analyse granulométrique des
granulats correspondants.
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Ambiance non agressive 1 cm
r 1,4 r
1,2 r
Détermination de C et E
Les résultats intermédiaires relatifs à chaque étape de calcul seront consignés sur la fiche de résultats
jointe en annexe.
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Avec :
Ces valeurs supposent que le serrage du béton sera effectué dans de bonnes conditions
Détermination de C
La valeur de C est déterminée grâce à l’abaque de la figure 1 en fonction des valeurs de C/E et de
l’affaissement au cône d’Abrams.
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Figure 1 : Abaque permettant la détermination de Copt.
Pour cela il suffit de positionner sur l’abaque (Fig. 2) les valeurs de C/E et de l’affaissement au cône
recherchées. Le point ainsi obtenu doit être ramené parallèlement aux courbes de l’abaque pour
déterminer la valeur optimale de Copt. Au delà de 400 kg de ciment par m3 de béton, on préférera à
un surdosage en ciment l’usage d’un fluidifiant (Fluid.).
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Figure 2 : Exemple de détermination de Copt.
Exemple : Pour des valeurs de C / E de 1,9 et un affaissement au cône de 8 cm, la quantité optimale
de ciment nécessaire à la confection d’un mètre cube de béton est de 385 kg.
Le dosage effectif de ciment C à retenir doit être supérieur ou égal à Copt., et aux valeurs minimales
Cmin données par les formules 1 à 3 pour les bétons non normalisés (formule 1 lorsque le béton est en
milieu non exposé, formule 2 pour un milieu exposé sans agressivité particulière et formule 3 pour
un milieu agressif).
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(3) : Milieu agressif
Détermination de E
La quantité d’eau E nécessaire à la confection du béton se calcule grâce aux valeurs de C/E et de C.
Correction sur le
Il s'agit de déterminer les pourcentages de sable, de gravillons et de cailloux qui vont permettre la
réalisation d'un squelette granulaire à minimum de vides. Les quantités des matériaux de chaque
classe granulaire doivent être judicieuses pour que les plus petits éléments viennent combler les
vides laissés par les plus gros. La courbe granulométrique théorique d'un matériau à minimum de
vides peut être schématisée par une droite brisée. La démarche proposée par Dreux pour déterminer
le mélange optimum à minimum de vides est la suivante :
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En abscisse :
Si Dmax 20 mm X = Dmax / 2
En ordonnée :
K est un coefficient donné par le tableau 6, Ks et Kp étant des coefficients correctifs définis par :
400 0 +2 -2 0 -4 -2
en
350 +2 +4 0 +2 -2 0
Ciment
300 +4 +6 +2 +4 0 +2
250 +6 +8 +4 +6 +2 +4
200 +8 + 10 +6 +8 +4 +6
La droite de Dreux a pour origine, le point0, origine du graphe et pour extrémité le point Dmax
caractéristique des plus gros granulats.
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Détermination des pourcentages en volumes absolus de matériaux :
Ces droites sont définies par 5 % de refus pour le matériau à faible granularité et par 5 % de
passant pour le matériau à forte granularité. L’intersection des droites ainsi tracées avec la
droite brisée de Dreux permet, par prolongement sur l’axe des ordonnées, de déterminer les
pourcentages en volumes absolus de chaque matériau.
Pour déterminer les masses de granulats entrant dans la composition de béton, il est nécessaire de
déterminer la compacité du béton qui correspond au volume absolu en m3 de solide contenu dans un
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mètre cube de béton (volumes absolus de ciment, de sable, de gravette et de gravier). Sa valeur de
base c0 est fonction de la taille des granulats, de la consistance du mélange et des moyens de
vibration mis en œuvre (Tab. 7). Des corrections (c1, c2 et c3) fonctions de la forme des granulats, de
la masse volumique des granulats et du dosage en ciment, doivent être apportées (Tab.7) : c = c0+ c1 +
c2 + c3.
compacité (c0)
Consistance Serrage
Dmax= 5 Dmax= 8 Dmax=12,5 Dmax = 20 Dmax=31,5 Dmax = 50 Dmax = 80
Molle
Vibration
0,755 0,785 0,800 0,810 0,815 0,820 0,825
(TP-Fl) faible
Vibration
0,760 0,790 0,805 0,815 0,820 0,825 0,830
normale
Piquage
0,760 0,790 0,805 0,815 0,820 0,825 0,830
Plastique
(P) Vibration
0,765 0,795 0,810 0,820 0,825 0,830 0,835
faible
Vibration
0,770 0,800 0,815 0,825 0,830 0,835 0,840
normale
Vibration
0,775 0,805 0,820 0,830 0,835 0,840 0,845
puissante
Vibration
0,775 0,805 0,820 0,830 0,835 0,840 0,845
faible
Ferme
Vibration
0,780 0,810 0,825 0,835 0,840 0,845 0,850
(F) normale
Vibration
0,785 0,815 0,830 0,840 0,845 0,850 0,855
puissante
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Nota :
* Ces valeurs sont convenables pour des granulats roulés sinon il conviendra
* Pour les granulats légers on pourra diminuer de 0,03 les valeurs de c : (c2 = -0.03)
Connaissant le volume total absolu des granulats (V) et les pourcentages en volume absolue
de sable (S %), de gravillon (g %) et de gravier (G %), il est alors possible de déterminer les
volumes de sable (Vs) de gravillon (Vg) et de gravier (VG) ainsi que leurs masses respectives
(S, g et G) :
Vs = V * S % S = V * S % * s(S)
Vg = V * g % g = V * g % * s(g)
VG = V * G % G = V * G % * s(G)
A défaut de renseignements précis concernant les masses volumiques absolues des matériaux, on
peut en première approximation utiliser les valeurs suivantes : s(c) = 3,1 t/m3, s(S) = 2,6 t/m3, s(g) =
2,6 t/m3 et s(G) = 2,6 t/m3.
Obtention de la formulation théorique de béton
La formulation théorique de béton recherchée est définie par les quantités d'eau E, de sable S, de
gravillon g et de gravier G. La masse totale d’un mètre cube de béton o=(E+C+S+g+G) est pour un
béton courant comprise entre 2,3 t/m3 et 2,5 t/m3. La formulation obtenue reste théorique et il
convient de la tester et de la corriger par des essais de laboratoire avant d’être utilisée.
4. Corrections de la formulation théorique de béton
La formulation de béton obtenue précédemment est théorique et il convient de la tester et de la
corriger par des essais de laboratoire avant d’être utilisée.
Des corrections seront apportées avant fabrication pour prendre en considération la teneur en eau
éventuelle des granulats et après une série de tests effectués en laboratoire pour ajuster les dosages
en eau, granulats et ciment.
Corrections à apporter avant fabrication
La composition théorique de béton est établie pour des matériaux secs. Il est impératif avant
confection du béton de prendre en considération l’eau contenue dans les granulats. Une mesure de
teneur en eau doit être par conséquent effectuée (w=Masse d’eau/Masse sèche). A défaut de toutes
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mesures précises on peut apprécier l’humidité des granulats grâce aux valeurs données dans le
tableau 8.
Tableau 8. Quantité d’eau en litre contenue dans un mètre cube de matériau granulaire en fonction
de son degré apparent d’humidité.
Apparence humide 40 à 60 20 à 40 10 à 30 10 à 20
Exemple : Un sable très humide contient de 80 à 100 litres d’eau par m3 (soit une masse sèche
d’environ 1600 kg par m3 de matériau) d’où une teneur en eau w d’environ 5 à 6 %.
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Figure 4 : Variation de la quantité d'eau en fonction de l'affaissement au cône pour un béton
courant.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Ecorrigée).
Exemple : Pour une valeur initiale de E de 200 l ayant conduit à un affaissement au cône de 6 cm, la
quantité d’eau nécessaire à l’obtention d’un affaissement au cône de 9 cm est d’environ 210 litres.
L’objectif de cette correction est de vérifier que la quantité de matériau utilisé aboutit bien à la
formulation d’un mètre cube de béton et que par conséquent il n’y a ni sur dosage ou sous dosage de
ciment. Lorsque la masse volumique apparente réelle du béton () est différente de la masse
volumique apparente théorique (o) de la formulation, il convient d’effectuer une correction sur les
quantités de granulats : m = ( - o). Si m est négatif la formulation réalisée aboutit à la
confection de plus d’un m3 de béton (des granulats doivent être enlevés). Si m est positif la
formulation réalisée aboutit à moins d’un m3 de béton (des granulats doivent être rajoutés). Cette
correction s’effectue sur tous les granulats au prorata des pourcentages en volume absolu des
granulats :
Scorrigé = S + m * S %
gcorrigé = g + m * g %
Gcorrigé = G + m * G %
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Lorsque la résistance obtenue à 28 jours (’28 réelle) diffère de la résistance souhaitée (’28) il convient
d’apporter une correction sur le dosage de ciment (Ccorrigé). Si Créel et Eréelle sont les dosages initiaux en
ciment et en eau effectivement utilisés pour la confection du béton, il est possible d’écrire en
fonction des résultats obtenus ou des résultats souhaités deux équations résultant de la formulation
de Bolomey :
Pour que le béton puisse recevoir l’appellation BCN (Béton à Caractères Normalisés : Norme NFP 18-
305) il doit se conformer à des critères de résistance minimale, de valeur maximale de E/C, et de
dosage minimum en ciment.
Résistance minimale
La résistance minimale fc28 du béton doit être supérieure aux valeurs données dans le tableau 9.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Classes d’environnement 1 2a 2b1 2b2 3 4a1 4a2 4b 5a 5b 5c
Dosage E/C
Pour assurer la durabilité des Bétons à Caractères Normalisés la norme (NFP 18-305) impose que le
rapport Eau/Ciment soit inférieur aux valeurs maximales données dans le tableau 10.
Tableau 10 : Rapport maximal E/C pour un BCN en fonction de la classe d’environnement et du type
de béton.
Type Non armé (NA) (1) 0,7 0,6 0,55 0,5 0,55 0,5 0,5 0,55 0,5 0,45
de
béton Armé (BA) 0,65 0,6 0,6 0,55 0,5 0,55 0,5 0,5 0,55 0,5 0,45
Précontraint (BP) 0,6 0,6 0,55 0,55 0,5 0,55 0,5 0,5 0,55 0,5 0,45
La quantité en ciment doit être supérieure aux valeurs données dans le tableau 11.
Tableau 11 : Dosage minimal de ciment Cmin en kg/m3 de béton pour les BCN (Dmax =20 mm).
Non armé (NA) 150 200 240 300 330 330 350 350 330 350 380
Type Armé (BA) 260 280 280 310 330 330 350 350 330 350 385
de
béton Précontraint (BP) 300 300 300 315 330 330 350 350 330 350 385
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Si Dmax 20 mm, le dosage minimal de ciment Cmin donné dans le tableau ci dessus doit être
modifié comme suit :
René Féret a, dès 1898, établi les principes de composition optimale conduisant à l’obtention
de bétons de résistance spécifiée. Il a énoncé:
La relation fondamentale qui lie la résistance à la compression f c d’un béton aux volumes de
ciment c, d’eau e et de vides v contenus dans un mètre cube de béton durci :
Cette expression montre que la résistance f c croît avec le dosage en ciment, c’est-à-dire
avec le poids de ciment contenu dans 1 m3 de béton durci, le coefficient k dépendant de la
nature du ciment.
Dans cette relation, e est la quantité totale d’eau. Si e hydr est la quantité nécessaire à
l’hydratation du ciment, il subsiste une quantité excédentaire d’eau e exc. telle que
e exc. = e _ e hydr.
Cette dernière est à l’origine de vides qui s’ajoutent aux vides physiques de volume v .
L’ensemble de ces vides constitue la porosité du béton. La formule de Féret met donc en
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
évidence le fait que, pour un dosage donné de ciment, la résistance est d’autant plus grande
que la porosité du béton est plus faible. Depuis Féret, de nombreuses méthodes ayant pour
objectif la minimisation de la porosité, c’est-à-dire du volume (e + v ), ont été proposées, et
notamment en France, où les plus récentes sont celles de Georges Dreux, en 1970, et de
Jacques Baron et René Lesage en 1976.
Si E et C sont les poids d’eau et de ciment, la quantité minimale théorique d’eau nécessaire
à l’hydratation du ciment correspond à une valeur du rapport E/C d’environ 0,20. En général,
il est difficile de respecter ces conditions car il importe de conserver au béton frais une
maniabilité suffisante permettant de le mettre en place correctement dans les coffrages. Les
bétons à haute résistance atteignent des rapports E/C de 0,25 par l’emploi d’adjuvants
réducteurs d’eau. Les bétons courants ont des rapports E/C de l’ordre de 0,50 à 0,60.
La porosité est réduite par l’emploi d’une quantité minimale d’eau mais aussi par
l’optimisation de la granulométrie des granulats, par l’ajout de fillers et d’ultra fines comblant
les vides entre les granulats et entre les grains de ciment, ainsi que par une action
mécanique de serrage et de compactage du béton frais en œuvre.
Les dosages courants en ciment varient de 150 à 300 kg/m3 pour le béton non armé et de
250 à 400 kg/m3 pour le béton armé. Ils sont compris entre 350 et 400 kg/m3 pour le béton
précontraint.
1. Objectifs :
Il s'agit de déterminer des compositions particulières de bétons à Partir de la Formulation de
base de Monsieur BARON, en tenant compte de paramètres complémentaires (adjuvant,
utilisation de fumée de silice, etc. ...). Cette partie est la suite du cours sur la Formulation de
base.
2. Principe :
Dans les formulations avancées le squelette granulaire ne varie pas. Ce sont la composition
et la compacité de la pâte liante qui sont modifiées. Le problème posé est le suivant:
comment augmenter la résistance du béton sans modifier son ouvrabilité ni son temps de
prise?
a) augmentation de la résistance
Une augmentation de la résistance d'un béton s'obtient en faisant varier deux paramètres :
- la compacité de la pâte liante
- le rapport C/E
Dans la formulation de base la pâte liante est composée d'eau et de ciment sous forme de
"flocs", c'est-à-dire de grains de ciments polarisés en présence d'eau qui forment des
agglomérats de dimensions 5 à 10 fois supérieures aux grains de ciments et qui retiennent
captive une grande quantité d'eau. Cette eau ne participe en rien à la résistance et, au
contraire, a tendance en disparaissant à affaiblir le béton en créant des vides.
L'utilisation d'un défloculant permet de briser les chaînes de grains de ciment, donc de
libérer l'eau captive qui intervient alors directement sur la résistance et l'ouvrabilité. On peut
alors jouer sensiblement sur cette eau, la diminuer et ainsi augmenter la résistance à
ouvrabilité constante. C'est le principe utilisé avec un plastifiant réducteur d'eau.
Cependant, avec le principe énoncé ci-dessus on a amélioré la compacité mais on n’obtient
pas encore la compacité optimale.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Monsieur P.G. de GENNES a établi une théorie qui dit que la compacité optimale d'un
mélange granulaire est obtenue avec 4 échelles de grains. Les bétons courants sont
constitués d'un mélange avec 3 échelles de grains (les graviers, les sables et le ciment). Au
début des années 80, on a donc imaginé d'utiliser une 4ème échelle de grains: des grains
très fins pour combler les vides inter-granulaires du ciment. On utilise pour cela des
ultrafines et en particulier des fumées de silice qui sont les ultrafines industrielles les moins
chères. Ce sont des résidus de combustion récoltés dans les conduits de fumées à la sortie
des centrales thermiques ou des fours à silicium. Ces résidus sont de dimensions moyennes
aux environs de 0,1 μ[Link] permet en plus de participer de manière notoire à la résistance à
condition d'utiliser un ciment adéquat (uniquement du CPA-CEM I).
Pour autant que l’on ne considère que la résistance du béton à la compression, la valeur de
k peut être déterminée expérimentalement.
Les études de BOLOMEY et de FAURY ont démontré que le v volume absolu des fines
jouait un rôle considérable sur la qualité du béton :
Un béton trop pauvre en fines favorise la ségrégation à la mise en oeuvre; un béton trop
riche en fines ne présente pas un beau parement (problèmes aux contacts avec le coffrage).
En fait, il existe un dosage optimal de volume absolu en fines avec des frontières minimales
et maximales.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
3
Les valeurs optimales et limites sont données dans le Tableau ci dessous en dm (litre) de
3
fines par m de béton.
Tableau du
à BARON à
partir des
résultats de
8 10 12.5 16 20 25 31.5 40 50 63 80
BOLOMEY
et FAURY
Valeurs de
D
Volume
145 138 131 125 120 115 110 105 100 95 90
optimal
Valeur mini
pour éviter
les risques 125 120 115 110 105 100 95 90 85 80 75
de
ségrégation
Valeurs maxi pour
obtenir un beau 165 156 148 140 1356
parement10
Il faudra donc toujours vérifier que la composition obtenue donne un volume optimal de fines,
sinon, il faut jouer sur la qualité du ciment pour abaisser le volume de fines ou sur les
additions de fines pour augmenter le volume lorsqu'il est en dessous de la valeur minimale.
Formule à reproduire
()5.0−=ELKfKf vmbc
6. Déterminer le dosage en liant équivalent : L.
77
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
7 . Déterminer les dosages en ciment C et en fumée de silice SF en utilisant le coefficient
k.
8 . Déterminer la masse en extrait sec d’adjuvant : Madj
9 Vérifier que le rapport E/L et la teneur en liant équivalent est conforme à la norme NF
EN 206.1 (voir annexe).
b- le squelette granulaire :
10. A partir des courbes granulométriques, déterminer la courbe optimale (comme pour
un béton courant).
Déterminer les pourcentages de sable S% et de gravier G% (comme pour un béton
courant).
c- composition du béton :
11. Calculer la masse volumique absolue de l’extrait sec d’adjuvant
9. Calculer le volume absolu de la pâte liante : Vciment + Veau + Vair + Vadj + VSF
10. Calculer le volume absolu des granulats secs : Vgranulats = 1000–
(Vciment+Veau+Vair+Vadj+VSF)
12. En déduire la masse de chaque granulat : M sable = Mvol. absolu sable × Vabsolu sable
13. Vérifier le volume absolu de fines (le volume de fines est le volume de
ciment, d’extrait sec d’adjuvant, de fumée de silice et des éléments inférieurs à 63 μm
dans le sable).
14. Déterminer le dosage de l’adjuvant en solution. Corriger le dosage en eau pour
tenir compte de l’eau existant dans la solution.
Le béton est dit frais lorsqu’il n’a pas entamé son processus de prise et de durcissement. Le
béton frais a la capacité de se déformer et de s’écouler ; ce qui permet de le transporter ou
de le pomper et de remplir les moules ou les coffrages.
• L’aptitude au moulage : Elle lui permet de prendre toutes les formes possibles.
• La maniabilité ou l’ouvrabilité : Les caractéristiques de l’ouvrage et les moyens de
mise en œuvre du béton déterminent une composition dont la consistance est ajustée
par l’essai au cône d’Abrams.
Cette propriété est indispensable pour garantir un parfait remplissage des moules et des
coffrages dont les formes sont parfois complexes et un bon enrobage des armatures.
78
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
De nombreux paramètres influent sur la maniabilité : nature et dosage en ciment, forme des
granulats, dosage en eau et emploi des adjuvants
L’ouvrabilité est, en effet, la capacité du béton à pouvoir être mis en œuvre facilement
(remplissage des coffrages et enrobage des armatures) : elle caractérise, avant que le
matériau ne durcisse, la fluidité du béton.
Pour les bétons courants, on l’apprécie par une valeur de consistance, qui est déterminée
par l’affaissement au cône d’Abrams
La propriété essentielle du béton frais est son ouvrabilité qui le rend apte à remplir
n’importe quel volume, à condition que sa composition ait été étudiée en conséquence et
que les moyens de mise en œuvre soient appropriés.
L’ouvrabilité caractérise l’aptitude d’un béton à remplir les coffrages ou les moules et à
enrober convenablement les armatures. De nombreux facteurs influent sur l’ouvrabilité :
nature et dosage en ciment, forme et dimensions des granulats, granulométrie, emploi
d’adjuvants et, bien entendu, dosage en eau.
Il ne faut cependant pas considérer que le dosage en eau puisse être augmenté au-delà
d’une certaine valeur dans le seul but d’améliorer l’ouvrabilité.
Un excès d’eau se traduit, entre autres inconvénients, par la diminution de la compacité et,
corrélativement, des résistances et par un phénomène de ressuage, qui est la création à la
surface d’une pièce en béton, d’un film d’eau, générateur de fissures après évaporation.
• Un retrait augmenté,
La teneur en eau doit être strictement limitée au minimum compatible avec les exigences
d’ouvrabilité, d’hydratation du ciment et de respect des spécifications liées à la classe
d’exposition à laquelle est soumis l’ouvrage.
La grandeur qui caractérise l’ouvrabilité est la consistance. L’ouvrabilité d’un béton est sa
capacité à maintenir, durant un temps déterminé une fluidité compatible avec les
caractéristiques du coffrage ou du moule et les moyens de mise en place prévus.
79
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
5.2.2. La mesure de l’ouvrabilité :
Une des grandeurs définissant l’ouvrabilité est la consistance. Elle peut être mesurée
facilement par un essai d’affaissement en utilisant le cône d’Abrams, du nom de son
inventeur ou "Slumptest".
Les mesures sont évidemment quelques peu dispersées et il ne faut pas accorder à cet
essai un caractère trop rigoureux, mais on peut admettre qu'il caractérise bien la consistance
d'un béton et permet le classement approximatif indiqué au tableau
80
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Cet essai ne convient pas pour tester les bétons qui seraient encore plus fermes, plus
secs qu'un béton donnant un affaissement presque nul. Dans ce cas-là, il convient de
déterminer la consistance du béton frais par une autre méthode, qui s'appelle l'essai Vébé,
voir paragraphe : expérience
C'est un essai très simple utilisable sur mortier ou sur béton (moules et tables de dimensions
différentes), aussi bien en laboratoire que sur les chantiers (il est dans ce cas, très utilisé en
Allemagne). On peut pour le béton admettre les valeurs données dans le tableau 6.5.1
81
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
[Link]. Résistance du béton frais.
La résistance du béton frais est faible, mais elle intéresse plus particulièrement les fabricants
pour le démoulage immédiat (avant prise du ciment) d'éléments de grande série.
-le rapport optimal E/C est voisin de 0,40 (béton plutôt sec),
-le pourcentage optimal est d'environ 0,38 (soit : G/S = 2,6 valeur élevée),
-les granulats concassés donnent des résistances plus élevées que les granulats roulés,
-la fréquence de la vibration est prépondérante (résistance triplée quand on passe de 3000 à
6000 périodes par minute).
82
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
5.2.4. Essai d'élément sur table-Flow test
Cet essai est particulièrement adapté au béton très fluide, fortement dosé en superplastifiant.
Le diamètre du plus gros granulat ne doit pas dépasser 40 mm.
-un plateau carré de 70 cm de côté permettant d'imprimer des secousses au béton qui
sera moulé dans son centre ; le plateau de bois est recouvert d'une feuille métallique de 2
mm d'épaisseur. Il est articulé sur un de ses côtés ;
L'essai consiste à remplir avec le béton étudié le moule tronconique placé au centre du
plateau carré. Le béton est mis en place en 2 couches et compacté par 10 coups au moyen
du pilon. Après avoir arasé le béton avec une truelle, le moule est retiré verticalement. Le
plateau est alors soulevé de 4 cm par un côté (le côté opposé étant maintenu par
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
l'articulation) et relâché en chute libre 15 fois de suite en 30 secondes. Si le béton forme une
galette approximativement circulaire et sans ségrégation, l'essai est valable.
La moyenne des mesures du diamètre de la galette dans deux directions parallèles au côté
du plateau définit la consistance mesurée sur la table à secousse. Elle est arrondie au cm le
plus proche.
Cet essai est particulièrement utile pour tester les bétons de faible ouvrabilité. La dimension
maximale des granulats ne doit pas dépasser 40 mm.
Dans cet essai, la consistance est définie par le temps que met un cône de béton à remplir
un volume connu sous l’effet d’une vibration donnée. Plus ce temps est court et plus le béton
sera considéré comme fluide.
L’appareillage est entièrement décrit dans la norme ISO 4110. Il est constitué d’un
consistomètre schématisé sur la figure 6.8.1 et comportant les éléments suivants:
84
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Fig.6.8.1: Essai vébé
Le cône d’Abrams est fixé à l’intérieur du récipient cylindrique (cf. figure 6.8.1). Le béton est
mis en place dans ce cône. Le cône d’Abrams est alors soulevé et, à ce stade de l’essai, il
est donc possible de mesurer l’affaissement au cône comme indiqué précédemment. L’essai
se poursuit ensuite par la mise en vibration de la table durant un temps t tel que la face
supérieure du béton soit entièrement aplanie et au contact du disque transparent qui
accompagne la descente du béton pendant le compactage.
85
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
5.2.6. Essai d’affaissement au cône d’Abrams slump test (NF P 18-451)
C’est l’essai le plus couramment utilisé car il est très simple à mettre en œuvre. Il est
utilisable tant que la dimension maximale des granulats ne dépasse pas 40 mm.
Il s’agit de constater l’affaissement d’un cône de béton sous l’ effet de son propre poids. Plus
cet affaissement sera grand et plus le béton sera réputé fluide.
L’appareillage est complètement décrit dans la norme NF P 18-451 et est schématisé sur la
figure 6.7.1; il se compose de 4 éléments :
La plaque d’appui est légèrement humidifiée et le moule légèrement huilé y est fixé. Le béton
est introduit dans le moule en 3 couches d’égales hauteurs qui seront mises en place au
moyen de la tige de piquage actionnée 25 fois par couche (la tige doit pénétrer la couche
immédiatement inférieure). Après avoir arasé en roulant la tige de piquage sur le bord
supérieure du moule, le démoulage s'opère en soulevant le moule avec précaution. Le béton
n’étant plus maintenu s’affaisse plus ou moins suivant sa consistance. Celle-ci est
caractérisée par cet affaissement, noté A, mesuré grâce au portique et arrondi au centimètre
le plus proche. La mesure doit être effectuée sur le point le plus haut du béton et dans la
minute qui suit le démoulage.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
[Link]. Classe d’affaissement
La norme NF P 18 – 305 définit les mêmes classes d’affaissement, mais les note F, P, TP et
Fl (Ferme, Plastique, Très Plastique et Fluide).
Grâce aux superplastifiants, on peut réaliser aujourd’hui des bétons très fluides dont
l’affaissement au cône dépasse les 25 cm. Le cône ne permet pas de caractériser de
manière satisfaisante de telles consistances. Dans ce cas, il serait préférable d’utiliser l’essai
d’étalement sur table.
D’autre part, l’affaissement ne dit pas tout. Supposons deux bétons dont la fluidité serait
obtenue pour le premier par un dosage en eau important et pour le second par un dosage
élevé de superplastifiant. Ces deux bétons peuvent présenter un même affaissement de 25
cm au cône comme représenté sur la figure 6.7.3; mais le premier présentera une forte
ségrégabilité, alors que le second, grâce â son faible dosage en eau, gardera sa cohésion
tout en ayant une grande fluidité. On pourra dire de ce béton qu’il présente une très bonne
maniabilité ; ce qui ne sera pas le cas du premier qui ne pourra pas être mis en place
correctement.
87
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Fig.6.7.3: Exemple d’un même affaissement ne signifiant pas la même maniabilité
D’autre part, il n’est pas possible d’attribuer le même comportement à un béton non
adjuvanté présentant un affaissement au cône de 10 cm et un béton très dosé en
superplastifiant présentant un affaissement équivalent. Le premier béton sera facile à mettre
en place, on dira qu’il est maniable, alors que le béton adjuvanté sera très visqueux et d’un
maniement difficile. C’est pourquoi, pour des bétons très fortement dosés en superplastifiant,
il paraît souhaitable de travailler avec des affaissements au moins égaux à 15 cm.
De tout cela il ressort que la consistance mesurée par l’essai d’affaissement au cône ne
suffit pas pour caractériser la maniabilité d’un béton et qu’il faut toujours préciser la manière
dont cet affaissement a été obtenu: notamment le dosage superplastifiant.
La consistance est appréciée ici par le rapport entre un volume donné de béton avant
compactage et après compactage. Ce rapport est d'autant plus faible que le béton est plus
fluide.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Fig.6.9.1: Mesure du degré de compactage
89
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
-La durabilité :
Le béton offre une grande pérennité face aux agressions physico-chimiques du milieu
environnant (gel, pluie et pollution atmosphérique....). Il est particulièrement adapté pour la
réalisation d’ouvrages devant résister à des conditions difficiles et extrêmes.
La porosité et la compacité.
Ces propriétés conditionnent les deux premières. Plus un béton est compact (ou moins, il est
poreux), plus ses performances seront élevées et sa durabilité importante.
On améliore la compacité du béton en optimisant la dimension et l’empilement des granulats
et en réduisant la quantité d’eau.
On soumet ces éprouvettes (en général 28 jours après avoir confectionné les éprouvettes) à
une force d’écrasement et on mesure l’effort nécessaire pour casser l’éprouvette.
Exemple :
Un béton de résistance en compression 30 MPa (béton B30) à 28 jours va nécessiter une
force d’écrasement de 60 tonnes pour obtenir la rupture l’éprouvette cylindrique de diamètre
16 cm.
La résistance à la compression des bétons courants est comprise entre 20 et 50 MPa (au-
delà de cette résistance on parle de BÉTONS à HAUTES PERFORMANCES).
Les résistances sont mesurées sur des éprouvettes cylindriques ou prismatiques dont les
moules ont des caractéristiques définies par la norme NFP 18-400 pour laquelle les moules
plus fréquemment utilisés sont les moules cylindriques. Leurs dimensions sont indiquées ci-
dessous ; elles doivent être choisies en fonction du diamètre maximal des granulats (D)
entrant dans la composition du béton.
90
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Tableau 6.5.1: Le format et la dimension des
moules
Les moules ayant été munis d'un dispositif s'opposant à l'évaporation, les éprouvettes
doivent être conservées sans être déplacées pendant 24 h ±1 h dans un local maintenu à
20°c ±2°c. Après démoulage, les éprouvettes doivent être conservées à même température,
dans l'eau ou dans une chambre humide (d'humidité relative supérieure ou égale à 95 %).
Le béton mis en place dans un ouvrage subit un autre mode de conservation que celui des
éprouvettes conservées dans la chambre humide. La température et l'humidité relative de
l'air sont généralement différentes. Les caractéristiques du béton d'ouvrage ne seront donc
pas les mêmes que celles des éprouvettes réalisées lors des essais d'étude, de convenance
ou de contrôle. Les essais d'information ont pour but d'évaluer les caractéristiques du béton
utilisé pour la confection des éléments d'un ouvrage. Le prélèvement de l'échantillon de
béton et sa conservation sont décrits par la norme NF P 18-405. Le principe consiste à
réaliser des éprouvettes en approchant au plus près les conditions de mise en place dans
l'ouvrage. La conservation doit reproduire également les conditions de conservation de
l'ouvrage : même date de démoulage, même exposition au vent, à la pluie ou au soleil, etc.
Les éprouvettes peuvent également être obtenues par carottage du béton durci : il s'agit de
prélever sur l'ouvrage lui-même, avec un outil adapté (le carottier), un échantillon de béton
ayant la forme d'une éprouvette (la carotte).
- Objectif de l'essai
L'essai a pour but de connaître la résistance à la compression du béton, qui peut être
mesurée en laboratoire sur des éprouvettes.
-Principe de l'essai
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Les éprouvettes étudiées sont soumises à une charge croissante jusqu'à la rupture. La
résistance à la compression est le rapport entre la charge de rupture et la section
transversale de l'éprouvette.
-Equipement nécessaire
• Une machine d'essai qui est une presse de force et de dimension appropriées à
l'éprouvette à tester et répondant aux prescriptions des normes NF P 18-411 et NF P
18-412.
• Un moyen pour rectifier les extrémités des éprouvettes : surfaçage au soufre, ou
disque diamanté.
Le surfaçage au soufre est décrit dans la norme NF P 18-416. Il consiste à munir chaque
extrémité de l'éprouvette d'une galette à base de soufre respectant les deux exigences :
planéité et perpendicularité aux génératrices. La planéité est assurée de la façon suivante :
le mélange soufre, porté à une température de 125°C ±5°C, est liquéfié et versé sur une
platine dont le fond a été rectifié (figure 6.5.1). La perpendicularité est obtenue grâce à un
dispositif de guidage qui maintient les génératrices de l'éprouvette perpendiculaires au fond
rectifié du moule.
L'éprouvette maintenue par le dispositif de guidage est descendue sur le soufre liquéfié.
Quand, après refroidissement, le soufre s'est solidifié, l'éprouvette (à laquelle adhère alors la
galette de soufre) est désolidarisée de la platine et il a procédé au surfaçage de la deuxième
extrémité. Pour les éprouvettes dont la résistance à la compression ne dépasse pas 50Mpa,
le surfaçage peut se faire avec un mélange de 60% (en masse) de fleur de soufre et 40% de
sable fin de granularité inférieure à 0,5mm.
92
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Au-delà, et jusqu'à 80 Mpa, il faudra utiliser un mélange soufré spécialement conçu pour les
Bétons Hautes Performances.
Pour des bétons dont la résistance est supérieure, la rectification exigera des moyens
matériels plus importants : une rectifieuse équipée d'une meule diamantée. L'éprouvette est
alors usinée de manière à rendre les extrémités parfaitement perpendiculaires aux
génératrices.
L'éprouvette, une fois rectifiée, doit être centrée sur la presse d'essai avec une erreur
inférieure à 1% de son diamètre. Pour des éprouvettes 11×22 ou 16×32, cela signifie une
précision millimétrique qui ne pourra pas être obtenue sans l'emploi d'un gabarit de centrage
prenant appui sur l'éprouvette (et non sur le produit de surfaçage), comme indiqué sur la
figure 6.5.2.
La mise en charge doit être effectuée à raison de 0,5 Mpa/s avec une tolérance de 0,2
MPa/s. Pour des éprouvettes 11×12 cela signifie une montée en charge de 5KN/s±2KN/s et
pour des éprouvettes 16 × 32 de 10 KN/s ±4 KN/s.
93
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Dans la relation ci-dessus Fc est directement obtenue en Mpa si P est exprimée en
méganewton (MN) et S en m2
Pour des résistances supérieures à 60Mpa, et suivant la presse utilisée, la rupture peut être
brutale et il est bon d'équiper la presse d'un système de protection pour se protéger des
éclats éventuels. En général l'éprouvette rompt de la manière indiquée sur la figure 6.5.3
Dans ce type de rupture, deux cônes apparaissent aux extrémités de l'éprouvette rompue.
En effet, la pression exercée par les plateaux de la presse à la jonction avec l'éprouvette
gêne les déformations transversales dans cette zone. Dans la partie centrale, la formation
transversale est libre ; elle résulte des contraintes de traction (symbolisées par les flèches
notées t sur la figure 6.5.3 a) perpendiculaires à la compression (et à la fissuration). Ce sont
ces contraintes de traction qui aboutissent dans la zone centrale à la fissuration longitudinale
de l'éprouvette, puis à sa ruine. Les zones extrêmes, protégées par le frettage créé par les
plateaux, ne sont pas détruites (figure 6.5.3 b).
-Objectif de l'essai
-Principe de l'essai
94
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
induit des contraintes de traction dans le plan passant par ces deux génératrices. La rupture,
due à ces contraintes de traction, se produit dans ce plan (figure 6.6.1). Le calcul permet de
définir la contrainte de traction correspondant à cette rupture.
-Équipement nécessaire
- Une presse de force appropriée conforme aux normes NF P 18-411 et NF P 18- 412.
- Des bandes de chargement en contreplaqué neuf ayant une section dont les dimensions
sont indiquées sur la figure 6.6.1 et une longueur au moins égale à celle de l’éprouvette.
- Des moules cylindriques, pour la confection des éprouvettes, qui ne doivent pas être en
carton car de tels moules ne garantissent pas avec suffisamment de précision la rectitude
des génératrices.
-Conduite de l’essai
L’éprouvette est placée entre les deux plateaux de la presse comme indiquée sur la figure
6.6.1, le contact entre les plateaux et l’éprouvette se faisant par l’intermédiaire des deux
bandes de contreplaqué. Le centrage de l’éprouvette doit se faire à 0.5mm près à l’aide d’un
gabarit de centrage.
La vitesse de chargement doit être constante pendant toute la durée de l’essai et égale à
1,94 kN/s±0,39kN/s pour les cylindres 11×22 et 4,01 kN/s±0,80 kN/s pour les cylindres
16×32 (ce qui correspond à un accroissement de la contrainte de traction de 0,05MPa/s avec
une tolérance de +20%). Si h est la hauteur de l’éprouvette, d son diamètre et P la charge
appliquée, la contrainte de rupture vaut :
Dans la relation ci-dessus ft est directement obtenue en MPa si P est exprimée en méga
newtons (MN) et d et h en mètres (m). Cette contrainte doit être exprimée à 0,1 MPa près.
95
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
-Variations volumiques
Les retraits seront limités par une bonne compacité du béton ou par un traitement de cure
(film freinant l’évaporation).
Le retrait thermique
Il est dû à des baisses rapides de température provenant :
• soit du béton lui-même lors de l’hydratation du ciment aux premiers âges, qui
provoque une élévation de température, suivie d’un refroidissement ;
• soit des variations climatiques du milieu.
L’ordre de grandeur du retrait total est de 200 à 300 micromètre/mètre pour un béton
usuel.
Comme tous les autres matériaux, le béton se déforme, on dit qu’il a un comportement
élastique linéaire pour des charges modérées de courte durée, c’est-à-dire que ses
déformations sont proportionnelles aux charges appliquées
Lorsque le béton est soumis à l’action d’une charge rapidement croissante, il se compose
comme un matériau fragile. D’une part, sa rupture n’est pas précédée de déformations
importantes et d’autre part, sa résistance à la traction est beaucoup plus faible que sa
résistance à la compression. La résistance à la traction s’annule même complètement si des
fissures de retrait se sont développées.
Le choix judicieux des matériaux, une mise en oeuvre correcte, l’adoption de dispositions
constructives appropriées joue un rôle essentiel dans l’art de construire. Toutefois, comme
une partie importante de ses activités est consacrée aux problèmes de dimensionnement
des constructions, l’ingénieur attache une importance particulière aux caractéristiques de
résistance mécanique et de déformation des matériaux, car leur connaissance lui est
indispensable pour réaliser des constructions à la fois sûres et économiques.
96
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Dès la fin de la mise en oeuvre, le béton est soumis à des déformations, même en absence
de charges.
5.4.1. Le retrait
C’est la diminution de longueur d’un élément de béton. On l’assimile à l’effet d’un
abaissement de la température qui entraîne un raccourcissement
Mécanisme de la fissuration :
Deux bétons ayant un même retrait final peuvent se comporter très différemment du point de
vue de la fissuration.
Le phénomène de retrait étire le béton de telle façon que l’allongement résultant compense
le raccordement imposé par le retrait, si l’élément était libre de se déformer. Le retrait
augmente avec le temps, la tension interne aussi: si elle dépasse la limite de rupture du
béton, la fissuration se produit.
Estimation du retrait : Δl = 3 ‰ x L.
Δl = est le raccourcissement.
L = est la longueur de l’élément.
97
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Si une corniche en béton armé a une longueur de 15 cm, le retrait est de l’ordre de: 3 ‰ x
15000 cm = 0,45 cm.
5.4.2. La dilatation
Puisque le coefficient de dilatation thermique du béton est évalué à 1 x 10-5, pour une
variation de ± 20 °C on obtient: Δl = ± 2 ‰ x longueur.
Pour chaînage en B.A. de 20 m de longueur et un écart de température de 20 °C, on a une
dilatation de : 2 ‰ x 2000 cm = 0,4 cm
5.4.3. Le fluage
Au-delà d’une certaine charge, le béton se comporte comme un corps plastique. Après
suppression de la charge, il subsiste une déformation résiduelle permanente, c’est ce qu’on
appelle le fluage.
Lorsqu’il est soumis à l’action d’une charge de longue durée, le béton se comporte comme
un matériau VISCO-ELASTIQUE. La déformation instantanée qu’il subit au moment de
l’application de la charge est suivie d’une déformation lente ou différée qui se stabilise après
quelques années. C’est ce que l’on appelle le fluage.
Au bout d’un mois, les 40 % de la déformation de fluage sont effectués et au bout de six
mois, les 80%. Estimation de la déformation de fluage:
Δl = 4 à 5 ‰ longueur.
Comme tout matériau le béton doit fabriquer et mis en œuvre selon des règles de l’art
précises afin d’offrir pour des qualités optimales.
98
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
5.5.1. Fabrication
Le béton est fabriqué dans une centrale à béton installée sur le site (chantier), ou dans des
usines de préfabrication. Celle-ci comprend un ou plusieurs silos à ciment de capacité
adaptée à l’importance du chantier et des aires de stockage en vrac des granulats, affectées
chacune à des classes granulaires différentes : sables, granulats.
Ces composants sont transportés vers des trémies permettant leur dosage pondéral en
fonction de la composition retenue et introduits avec l’eau dans des malaxeurs dans
lesquels s’effectue le mélange des différents constituants. Les malaxeurs sont des cuves
cylindriques fixes, en général à axe vertical, munies de systèmes de palettes qui, par rotation
autour d’un axe vertical excentré ou non, brassent énergiquement le mélange pendant
environ 60 secondes, souvent plus et ce en fonction du type de matériel et de la nature du
béton à fabriquer. Ces appareils sont utilisés pour la fabrication industrielle des bétons prêts
à l’emploi (B.P.E.) ainsi que sur les grands chantiers, car ils permettent des productions
horaires importantes de béton (plus de 100 m3/h).
Ces centrales utilisent du ciment livré en « vrac », c’est à dire dans des camions citernes de
25 tonnes.
5.5.2. Transport
Le béton est généralement transporté entre le lieu de fabrication et le chantier par des
camions malaxeurs, appelés « toupies ». Les camions malaxeurs peuvent avoir des volumes
variant entre 4 et 10 m3. Ils sont équipés d’un réservoir tournant sur lui-même (d’où le nom
de toupie). Cette rotation est indispensable pendant le transport.
Le temps de transport est limité à 1h30 sauf si des produits retardateurs de prise ont été
ajoutés au béton au moment de la fabrication en centrale.
99
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Une fois le camion arrivé sur chantier on utilise différentes techniques, suivant les
possibilités d’accès aux coffrages : goulottes, bennes, tapis ou pompes à béton. Le pompage
du béton offre une grande productivité, la mise en place de quantités importantes en une
seule coulée, et la possibilité d’assurer l’approvisionnement sur des sites d’accès difficiles.
La mise en œuvre du béton est une opération très importante, dont dépendent en grande
partie la réussite d’un ouvrage et sa pérennité dans le temps. Il convient donc d’y apporter
un soin particulier et de prendre en compte tous les paramètres techniques et climatiques.
De la sortie du malaxeur à l’ouvrage fini, le béton passe par différentes phases : transport,
coulage dans un coffrage ou un moule, vibration, maturation, démoulage et cure. Ces
différentes phases impliquent le recours à des techniques devant respecter des règles
d’exécution, appelées « règles de l’art ».
La vibration du béton a pour but de mettre en mouvement les granulats et la pâte de ciment
afin qu’ils trouvent un état d’équilibre en s’imbriquant les uns dans les autres. Elle permet de
rendre le béton plus compact et donc de lui conférer ses propriétés physiques et
mécaniques. Elle doit être la plus régulière et uniforme possible afin d’éviter tout phénomène
de ségrégation. Un changement dans les conditions de vibration peut avoir des
répercussions sur la texture. Le type, le nombre d’aiguilles à utiliser, leur diamètre, la
fréquence et la durée de vibration doivent être préalablement déterminés en fonction de
l’épaisseur de l’élément à réaliser.
Le béton, matériau minéral, composite par nature, moulable à volonté, est la matière des
parements. Il s’adapte à tous les projets et répond pleinement à la demande esthétique et
aux exigences architecturales contemporaines.
Les multiples compositions des bétons, la sélection des composants et de leur dosage,
les dispositions adoptées lors du coffrage ou du moulage, les traitements de surface avant
ou après démoulage. Le béton peut être rugueux, lisse, poli ou brillant. La surface peut
comporter des creux, des incrustations et des reliefs ou reproduire toutes sortes de motifs
décoratifs.
100
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Un parement en béton est une surface coffrée, généralement visible après achèvement de
l’ouvrage. Il doit résister aux diverses agressions auxquelles est soumise la structure
pendant sa durée de service et s’intégrer le plus naturellement possible dans son
environnement.
L’obtention d’un parement de qualité repose sur l’attention que l’on portera lors de la
formulation du béton et lors des différentes étapes de sa mise en œuvre.
L’homogénéité de l’aspect est induite par celle des constituants du béton. La régularité
des caractéristiques des constituants est de ce fait un point essentiel.
La qualité des coffrages, des moules et des produits démoulant, des modes de coulage et de
la vibration ainsi que les conditions de maturation participent au résultat final.
La durabilité d’un ouvrage caractérise sa capacité à conserver dans les conditions prévues
les fonctions d’usage pour lesquelles il a été conçu (fonctionnement structurel, sécurité,
confort des usagers) et à maintenir son niveau de fiabilité et son aspect, dans son
environnement
Il faut : éviter les chocs ou les manœuvres brutales pouvant entraîner la ségrégation du
béton, prévoir un temps de transport compatible avec le temps de début de prise du béton et
par temps froid, protéger le béton contre le gel.
Les coffrages doivent être : suffisamment rigides et indéformables pour supporter la poussée
du béton frais et étanches pour éviter des fuites de laitance. Ils doivent être nettoyés et
traités avec un produit démoulant adapté avant chaque utilisation.
Les armatures doivent être correctement calées et positionnées.
La hauteur de chute du béton doit être limitée pour éviter les risques de ségrégation ; la
vitesse de bétonnage aussi constante que possible.
Elle est indispensable pour obtenir des bétons présentant de bonnes caractéristiques
mécaniques et des parements de qualité.
Par temps chaud, pour éviter la dessiccation du béton, il convient de limiter la température
du béton frais et de protéger le béton par une cure adéquate. On utilisera de préférence un
ciment à faible chaleur d’hydratation.
Les conditions climatiques ont une grande influence sur la qualité finale du béton. Il convient
de se préoccuper de cette sensibilité aux températures élevées dès la préparation du béton,
puis, pendant son transport, sa mise en œuvre, son durcissement et sa cure jusqu’à
maturité.
101
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
En règle générale, dès que la température mesurée sur chantier est durablement supérieure
à 25 °C, des dispositions sont à prendre dans le programme de bétonnage, elles sont plus
contraignantes encore, au dessus de 40°C.
Le béton est sensible aux paramètres que sont la température, l’hygrométrie, la vitesse du
vent, qui agissent sur :
Par exemple, on retiendra, toute chose égale par ailleurs, que, dans le domaine courant :
-La rhéologie
Pour une composition donnée d'un béton, la maniabilité caractérisée par la mesure de
l'affaissement au cône d'Abrams évolue
Une forte élévation de la température provoque aux échéances précoces (1 ou 2 jours) une
augmentation de la résistance du béton. Cela se traduit généralement par une résistance du
102
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
béton à 28 jours moins élevée que celle du même béton qui aurait été conservé à une
température plus basse.
Il est important de tenir compte de ce phénomène et il faut se souvenir que les réactions
d’hydratation sont plus ou moins exothermiques selon les types de ciment et que cet effet se
cumule avec celui de la température extérieure.
-La fissuration
Une évaporation trop rapide de l’eau du béton peut entraîner quelques heures après
le décoffrage des fissures de retrait plastique.
Dans la pratique, il est conseillé de ne pas dépasser une vitesse d’évaporation
supérieure à 1 kg/m2/h.
Elle est d’autant plus importante que :
-la température ambiante est élevée,
-la température du béton augmente,
-L’air est sec.
Les services météorologiques donnent des informations sur les conditions climatiques d'un
site donné. Pour des chantiers importants, il peut être nécessaire de compléter l'information
des services spécialisés par un suivi précis de l'évolution locale.
Par temps chaud, il conviendra de respecter quelques règles simples afin d’obtenir en œuvre
un béton dont les caractéristiques correspondent aux attentes des maîtres d'ouvrage. Des
modifications de la formulation du béton peuvent dans les cas extrêmes s'avérer
nécessaires. A l’égard des granulats (sable, gravillon) qui constituent l’essentiel de la masse
du béton, c’est au niveau des conditions de stockage que des protections sont à mettre en
place, elles peuvent être complétées par un arrosage plus ou moins intensif, apport d’eau
dont il convient de tenir compte dans la composition du béton.
Lorsque le chantier est approvisionné par des centrales de béton prêt à l’emploi, il faut
s’efforcer de réduire les temps de transport et d’attente et limiter le stationnement en plein
soleil des camions malaxeurs
103
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Au niveau de la mise en œuvre du béton, il peut être utile de refroidir les coffrages et il
convient toujours de bétonner en dehors des heures les plus chaudes de la journée. En
aucun cas, il ne faudra rajouter d’eau à un béton dont l’ouvrabilité s’avère médiocre.
Après coulage, le béton doit être protégé de la dessiccation, notamment sur les surfaces
exposées au soleil et au vent par un produit de cure ou par une
bâche (paillassons humides, films plastiques…).
Cette protection doit être maintenue en place durant les premières heures voire quelques
jours selon l'évolution des conditions climatiques.
La qualité et la durée de vie du béton se jouent aux tous premiers âges, période où il est
particulièrement sensible. Les précautions prises pour bétonner par temps chaud peuvent
générer des coûts supplémentaires qui, de toute façon, seront moindres que ceux liés aux
réparations ultérieures.
Les conditions climatiques ont une influence très importante sur la qualité finale du béton.
On doit s’en préoccuper dès sa fabrication et jusqu’à sa maturité en passant par son transport,
sa mise en œuvre et sa cure.
En règle générale, lorsque la température mesurée sur chantier est inférieure à - 5 °C, la mise
en place du béton est déconseillée. Entre - 5 °C et + 5 °C, elle ne peut se faire qu’avec des
moyens efficaces pour prévenir les effets dommageables du froid.
Le présent document ne traite que de l’effet des basses températures sur le béton frais.
Sur béton frais, la baisse de température dans une plage n’atteignant pas le gel ralentit
les réactions exothermiques d’hydratation du ciment. On constate :
Lorsque le béton frais gèle, les réactions d’hydratation cessent et le durcissement est
complètement arrêté.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
dispositions nécessaires. La résistance finale du béton est d’autant plus affectée que le gel
du béton est précoce
-de maintenir ces dispositions de protection en place au delà des délais habituels.
-Composition du béton
-le choix du ciment : un ciment de type CPA-CEMI de classe 52,5 ou 42,5 (ou de
sous classe R) est recommandé,
-le dosage en eau : le dosage en eau devra être le plus faible possible,
-Chauffage : le béton peut être chauffé lors de sa fabrication par l’eau ou les
granulats. Il peut être ensuite maintenu à température par chauffage de l’atmosphère
ambiante ou du coffrage.
Le ciment, l’eau et les granulats contribuent dans des proportions variables à l’élévation de
la température du béton. Par exemple, on retiendra, toute chose égale par ailleurs, que dans
le domaine courant :
-Calorifugeage : les coffrages pourront comporter une isolation qui limitera les
échanges thermiques avec l’extérieur.
-Transport : le transport du béton frais ainsi que l’attente des toupies seront le plus
court possible.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
ciment
[Link] décoffrage ne doit être effectué que si le béton a atteint une résistance mécanique
suffisante de l’ordre de 10 Mpa,- les dispositifs d’étaiement doivent être maintenus en place
pendant la période froide en particulier en présence de gel.
Toutes ces mesures peuvent générer des coûts supplémentaires qui, de toutes façons, seront
moindres que ceux liés aux réparations ultérieures. La durée
de vie du béton se joue aux tous premiers âges, période où le béton est particulièrement
sensible.
Les ciments à durcissement rapide comme le ciment alumineux fondu et le prompt, dégagent
leur chaleur d’hydratation sur un temps très court. L’échauffement obtenu
permet le bétonnage par des temps très froids (- 10 °C) ou dans des chambres froides.
Les précautions à prendre sont identiques à celles des bétons de ciments courants.
5.5.5. Vibration
La vibration est indispensable pour obtenir des bétons présentant de bonnes caractéristiques
mécaniques et physiques et une bonne compacité.
Le temps de vibration nécessaire est lié aux caractéristiques du béton, au volume à vibrer et
à la densité de ferraillage. De manière empirique, on peut dire qu’il faut arrêter la vibration
quand le béton cesse de se tasser, le dégagement de bulles d’air s’arrête où la surface se
couvre d’une mince couche de laitance.
Le temps de vibration varie en général de trente secondes à deux minutes.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
la pervibration qui consiste à introduire dans le béton frais des aiguilles vibrantes, cylindres
de 25 à 50 mm de diamètre et de 30 à 50 cm de longueur, à l’intérieur desquels tourne un
balourd excentré à une vitesse de l’ordre de 10 000 tours par minute ;
La vibration extérieure du coffrage lui-même par des vibrateurs fixés sur ce coffrage ;
la vibration superficielle par règles vibrantes utilisée uniquement pour des éléments de faible
épaisseur tels que les routes ou les dallages.
• les vibrateurs internes, qui agissent directement sur le béton par pervibration, aussi
appelés aiguilles vibrantes, ils sont constitués par un tube métallique dans lequel la
rotation d’une masse excentrée provoque la vibration.
• les vibrateurs externes, qui agissent sur le béton par l’intermédiaire d’un coffrage ou
d’une poutre.
-Remonter lentement et régulièrement le vibrateur (le trou dans le béton frais doit se
refermer lors du retrait du vibrateur).
-Remonter d’autant plus lentement le vibrateur que le béton est plus ferme.
-Ne jamais mettre en contact direct le vibrateur ni avec les armatures (risques de
ségrégation), ni avec le coffrage (risques de ségrégation, bullages, traces, …).
-Dans le cas d’armatures très rapprochées, il faut prévoir des puits de vibration
permettant le passage du vibrateur.
107
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Pour le choix du diamètre de l’aiguille vibrante on utilisera une règle simple :
diamètre d’action (en cm) = diamètre du vibrateur (en mm)
5.5.6. Cure
La cure du béton est la protection mise en oeuvre pour éviter une dessiccation de surface du
béton et lui assurer une maturation satisfaisante
Ce sont des moyens simples tels que l’humidification renouvelée de la surface ou la mise en
place d’un géotextile humide, ou bien la pose d’un polyane ou la pulvérisation d’un produit de
cure constituant un film imperméable évitant l’évaporation de l’eau.
La famille des bétons s’enrichit régulièrement depuis quelques années avec des bétons aux
nouvelles performances, tels que les bétons à hautes performances (BHP), les bétons
autoplaçants (BAP), les bétons fibrés ultra performants (BFUP).
Avec toutes leurs performances, les bétons accompagnent notre vie quotidienne, ils
s’adaptent à la volonté des hommes et à leurs recherches esthétiques en répondant aux
exigences de sécurité, de résistance et de durabilité. Ils apportent des solutions concrètes à
tous nos besoins. Contemporains et en constante évolution, les bétons sont les matériaux de
tous les défis.
108
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Les acteurs du monde des Travaux Publics ont toujours recherché un béton :
La vibration a toujours été le moyen d’obtenir ces caractéristiques. L’apparition sur le marché
d’adjuvants « superplastifiants » a permis la mise au point des Bétons Auto-Plaçants. Ces
bétons, caractérisés par leur hyperfluidité, se mettent en place sans vibration.
Les BAP ont des compositions granulométriques comprenant beaucoup d’éléments fins. Des
adjuvants de type « superplastifiants » ou plastifiants « réducteurs d’eau » sont
systématiquement utilisés.
Le rapport E/(C+f) est voisin de 0,35 (E : eau efficace, C : dosage ciment, f : fines)
-Fabrication et transport
Les BAP sont fabriqués à partir des granulats locaux et dans des centrales classiques.
Le temps de malaxage est généralement plus long que pour un béton traditionnel car il est
nécessaire que le mélange soit le plus homogène possible.
L’hyperfluidité du béton conduit à prendre des dispositions spécifiques pour éviter des
déversements lors du transport. Par ailleurs, il faut veiller au maintien de la rhéologie du
béton pendant un temps suffisant compte tenu de la durée du transport.
-Mise en œuvre
Le BAP peut être coulé traditionnellement ou pompé. Un soin particulier devra être apporté à
l’étanchéité des coffrages et à leur résistance compte tenu de la forte poussée
hydrostatique.
Le remplissage peut également être réalisé par injection par le bas des coffrages.
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
centrale. Il est ensuite pompé le long d’une tuyauterie jusqu’à la lance de projection. La
projection est assurée par de l’air comprimé éventuellement associé à des adjuvants
liquides.
Le BCR est un mélange de granulats, de liant hydraulique et d’eau, mis en place comme un
matériau de remblai par compactage.
Ce matériau est surtout utilisé pour la réalisation de barrages, mais peu être également
envisagé pour la réalisation d’infrastructures routières ou aéronautiques.
Contrairement à un béton classique, le BCR est mis en œuvre avec des engins de
terrassement traditionnels : camions bennes, niveleuses et compacteurs.
Eau = 60 litres
Ciment = 180 kg
Fines = 120 kg
Sable = 540 kg
110
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Gravillons 3/20 = 750 kg
Cailloux 20/63 = 750 kg
La majorité du béton produit est employé en association avec des armatures en acier. Ce
matériau est appelé béton armé (BA).
Dans le béton armé, chaque constituant joue son rôle au mieux de ses performances : le
béton travaille en compression et l’acier en traction.
La mise en place d’armatures (de renforcement) dans les parties soumises à la traction d’un
ouvrage en béton permet de lui conférer des résistances mécaniques.
Ainsi, dans les ouvrages en service, se développe un ensemble de contraintes résultant des
diverses actions auxquelles ils sont soumis. La résistance à la compression du béton lui
permet d’équilibrer correctement les contraintes de compression. Par contre, du fait de la
relative faiblesse de sa résistance à la traction, il n’en est pas de même pour les contraintes
de traction. C’est pourquoi l’on dispose dans les parties tendues d’une pièce de béton, des
armatures en acier (barres ou treillis soudés).
La précontrainte est appliquée au béton grâce à des câbles de précontrainte en acier. Ces
câbles sont tendus par des vérins de précontrainte.
Lorsque l’on tend les câbles, ils vont par réaction appliquer un effort de compression au
béton (voir fiche jointe : principe du béton précontraint).
La précontrainte est à l’origine de progrès considérable pour l’utilisation du béton dans les
111
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
ouvrages d’art et les structures coulées en place ou réalisées à partir d’éléments
préfabriqués.
Les forces de traction engendrées par les charges appliquées à l'ouvrage viendront en
déduction des forces de compression créées par la mise en tension des câbles des
précontrainte.
Soit par exemple une poutre en béton armé reposant sur deux appuis simples. Si on la
soumet à une charge, elle se déforme.
Supprimons dans cette poutre l'armature de traction classique pour la remplacer par une
gaine courbe suivant la déformée de la poutre et contenant des câbles de précontrainte.
En tirant sur les câbles, on comprime la poutre. Dans la section transversale, la fibre
supérieure se trouve tendue et la fibre inférieure comprimée. Si l'on applique une charge au
centre de la poutre, la fibre inférieure va se tendre et la fibre supérieure se comprimer.
Il est possible de déterminer l'effort de précontrainte nécessaire pour que la poutre soit
toujours comprimée quelles que soient les charges appliquées.
Lors d'un chargement les efforts de traction viennent alors en déduction des efforts de
compression créés par la précontrainte mais toutes les fibres restent comprimées.
Nous avons décrit le principe de la précontrainte en prenant une poutre comme exemple,
mais tous les éléments de construction peuvent être réalisés en béton précontraint.
112
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
soit par POST-TENSION (mise en tension de câbles après durcissement du béton) - (voir
fiche "La post-tension").
Le béton précontraint est utilisé pour la réalisation de nombreux ouvrages de génie civil (voir
fiche "Domaine d’utilisation du béton précontraint").
Les armatures de précontrainte (fils ou torons) sont tendues avant bétonnage (dans des
bancs de précontrainte de plus de 100 m de longueur) à l'aide de vérins entre deux massifs
d'ancrage. Le béton frais est mis au contact des armatures. Lorsqu'il a acquis une résistance
suffisante (la montée en résistance peut être accélérée par étuvage), on libère la tension des
fils, qui se transmet au béton par adhérence et engendre par réaction sa mise en
compression (les fils détendus veulent reprendre leur longueur initiale, mais leur adhérence
au béton empêche ce raccourcissement et l'effort qu'il a fallu exercer pour les tendre se
transmet au béton).
Elle permet de réaliser des poutrelles, des poteaux, des poutres, des dalles alvéolées, des
prédalles….
-La post-tension
La précontrainte est réalisée par des armatures (câbles ou torons) mises en tension lorsque
le béton a acquis une résistance mécanique suffisante (pour lui permettre de supporter les
efforts de compression auxquels il est alors soumis).
-intérieure au béton,
-extérieure au béton.
La mise en précontrainte par post-tension est réalisée par la succession des étapes
suivantes :
-des conduits (les plus utilisés sont des "gaines") sont positionnés à l'intérieur du
coffrage (précontrainte intérieure) ou à l'extérieur (précontrainte extérieure) avant
bétonnage,
- les armatures sont tendues à leurs extrémités par des vérins et "ancrées" par
des systèmes d'ancrages,
-le contrôle de la tension des armatures est effectué par mesure de leur allongement
(l'allongement étant proportionnel à l'effort de traction exercé sur les armatures),
-les conduits sont injectés par un coulis de ciment (ou parfois par des cires ou des
graisses) afin de protéger les armatures de précontrainte de la corrosion.
113
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
-Domaine d'utilisation du béton précontraint
Les ponts :
-Ponts poussés
-Ponts à poutres
-Ponts à haubans
-Prédalles (*)
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
• la réduction des frais d’entretien et de maintenance ;
• la pérennité architecturale des ouvrages ;
• l’augmentation de la durabilité.
afin d’obtenir des bétons présentant une faible porosité et une forte compacité gage de
performances mécaniques et de durabilité.
La formulation (à l’aide de superplastifiants) des BHP leur confère une grande fluidité, une
ouvrabilité accrue (valeur d’affaissement au cône supérieure à 15 cm pendant plusieurs
heures), une aptitude au pompage améliorée, un maintien de la plasticité dans le temps,
et une bonne stabilité à l'état frais, ce qui :
-facilite la mise en œuvre, en particulier dans les zones très ferraillées et difficiles d’accès,
-améliore le rendement de mise en place du béton (il en résulte une réduction du délai
d’exécution de l’ouvrage et un gain sur le coût de la main d’œuvre),
Le béton fibré est un béton dans lequel sont incorporées des fibres.
A la différence des armatures, les fibres sont réparties dans la masse du béton. Elles
permettent de constituer un matériau qui présente un comportement homogène. Les fibres
les plus couramment employées sont : les fibres de verre, de synthèse ou métallique. Les
bétons de fibres de verre (composite ciment-verre - CCV) sont entre autres employés pour
réaliser des panneaux (panneaux d’habillage, panneaux décoratifs), des bardages
industriels, du mobilier urbain. Les bétons de fibres métalliques ont une bonne résistance à
la traction et à la flexion ; ils sont utilisés dans les dallages ou en béton projeté dans les
voûtes, le chemisage des galeries ou les tuyaux préfabriqués. Les fibres de polypropylène
permettent de réaliser des motifs très précis pour réaliser des panneaux décoratifs.
Les fibres ont généralement pour rôle de renforcer l’action des armatures traditionnelles en
s’opposant à la propagation des microfissures.
[Link] Introduction
En général les blocs de béton peuvent se classer en trois catégories, selon l'importance de
la surface des alvéoles:
116
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Les blocs de béton.
Les blocs de béton non armé (pour mur et cloison), dont la forme est généralement
parallélépipédique, sont fabriqués en usine.
Lorsqu'ils sont employés pour l'habitation, ils sont généralement enduits ou protégés
extérieurement, soit pour contribuer à améliorer certaines caractéristiques physiques du mur
(thermique, acoustique, feu), soit pour rattraper les irrégularités de surface afin d'obtenir une
surface plane destinée à recevoir ultérieurement un parement décoratif.
Selon le type de produit, la destination et le rôle des blocs dans la construction, sans oublier
les règles de l'art (conception, calcul et exécution des maçonneries en blocs de béton), la
géométrie des blocs et leurs dimensions varient. On peut citer des formes de blocs, des
accessoires permettant de traiter des points singuliers des maçonneries: blocs d'angle, blocs
de coupe, blocs à feuillure, blocs d'about, planelle, blocs en L et blocs linteau ...
Les blocs de béton sont obtenus par pression ou bien par vibration de mélange: ciment +
sable + eau et granulats courants ou bien granulats légers. Pour obtenir les blocs de béton
avec la dimension la plus précise, les moules utilisés doivent avoir une stabilité suffisante
donc ils sont métalliques. Après démoulage, les produits (blocs de béton) doivent être stocké
dans un endroit favorable (humidité ~ 95 %), où ils peuvent prendre le durcissement pour
ensuite être transporter à la construction. En général, la fabrication des blocs de béton se
compose de cinq opérations principales comme indiquer sur le schéma ci-dessous.
Le béton préfabriqué
Le béton préfabriqué (produit en béton fabriqué en usine) est la production industrialisée de
composants. Cette production s'est axée depuis plusieurs années sur les composants de
structures :
117
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
-poteaux et poutres en béton précontraint ou armé,
-composante de façade,
-dalles de couverture
Pour fabriquer certains types d'éléments en béton préfabriqué (escalier, blocs à bancher
etc.) il est obligatoire de porter des opérations supplémentaires.
5.7. Adjuvants :
118
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Les adjuvants utilisés en faible proportion (moins de 5 % du poids du ciment)
améliorent les propriétés du béton (béton frais ou béton durci). Ils permettent de formuler des
bétons "sur mesure" aux performances adaptées à chaque ouvrage. Certains, par exemple,
rendent le béton liquide lors de sa mise en œuvre, sans pour autant réduire ses résistances
mécaniques finales.
Les adjuvants sont aujourd'hui pratiquement toujours utilisés pour la formulation des
bétons. Ils sont classés selon leur fonction principale (retardateur de prise, entraîneur d'air,
hydrofuge de masse, plastifiant, super plastifiant, plastifiant réducteur d'eau, accélérateur de
prise).
-Les plastifiants
-Les superplastifiants
Ils augmentent le temps de prise du ciment. Ils sont utiles par temps chaud
119
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
5.7.3. Les produits de cure
Le béton utilisé dans le bâtiment, ainsi que dans les travaux publics comprend plusieurs
catégories. Le béton courant peut aussi être classé en fonction de la nature des liants :
• béton de ciment ;
• béton silicate chaux
• béton de gypse (gypse) ;
• béton asphalte.
• les bétons renforcés de fibre (BRF) qui sont des bétons « classiques » qui
contiennent des macro-fibres (diamètre ~1 mm) dans proportion volumique allant de
0,5 % à 2 % ;
• les bétons fibrés à ultra hautes performances (BFUHP). Ce sont des bétons (BUHP)
qui contiennent des micro-fibres (diamètre > 50 μm ou un mélange de macro-fibres et
de micro-fibres. Utilisé depuis le milieu des années 1990 dans le génie civil et parfois
la réhabilitation d'ouvrages anciens, en milieu littoral notamment.
Le béton peut varier en fonction de la nature des granulats, des adjuvants, des colorants,
des traitements de surface et peut ainsi s’adapter aux exigences de chaque réalisation, par
ses performances et par son aspect.
• Les bétons courants sont les plus utilisés, aussi bien dans le bâtiment qu'en travaux
publics. Ils présentent une masse volumique de 2 300 kg/m³ environ. Ils peuvent être
armés ou non, et lorsqu'ils sont très sollicités en flexion, précontraints.
• Les bétons lourds, dont les masses volumiques peuvent atteindre 6 000 kg/m³
servent, entre autres, pour la protection contre les rayons radioactifs.
• Les bétons de granulats légers, dont la résistance peut être élevée, sont employés
dans le bâtiment, pour les plates-formes offshore ou les ponts.
- les bétons dont l’air occlus (autre que l’air entraîné) est négligeable ;
- les bétons de masse volumique normale (masse volumique comprise entre 2 000 et 2 600
kg/m3)
- les bétons lourds (masse volumique supérieure à 2600 kg/m3)
- les bétons légers (masse volumique comprise entre 800 et 2 000 kg/m3)
Elle ne concerne pas les bétons non structuraux et les bétons particuliers tels que les bétons
de tranchée, de remplissage, de calage, de propreté, caverneux réalisés avec des granulats
non-minéraux, aérés…
120
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
5.8.1. Classes d’exposition des bétons selon la norme NF EN 206-1
Classe XS : corrosion induite par les chlorures présents dans l’eau de mer.
La norme NF EN 206-1 définit des spécifications sur les bétons à l’état frais et à
l’état durci.
La norme NF EN 206-1 définit pour les bétons à teneur en eau courante, cinq classes de
consistance des bétons. Il existe 5 classes de consistance des bétons (S1 à S5).
Classes de S1 S2 S3 S4 S5
consistance
La résistance des bétons durcis à 28 jours peut être mesurée sur des éprouvettes
cylindriques ou cubiques, elle peut donc être définie par les deux valeurs suivantes
121
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
ø = 110 mm - H = 220 mm) ;
- la classe de résistance des bétons légers est désignée par les lettres LC suivies des
valeurs fck-cyl
et fck-cube.
Elle définit respectivement seize classes de résistance pour les bétons de masse
volumique normale et les bétons lourds de C 8/10 à C 100/115 et quatorze classes
pour les bétons légers de LC 8/9 à LC 80/88. Les bétons légers sont classés selon 6
plages de masse volumique.
Par exemple,
la classe de résistance C 30/37 correspond à une résistance caractéristique de 30 MPa
sur cylindre et 37 MPa sur cube.
C8/10 8 10
C12/15 12 15
C16/20 16 20
C20/25 20 25
C25/30 25 30
C30/37 30 37
C35/45 35 45
C40/50 40 50
122
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
C45/55 45 55
C30/37 30 37
C35/45 35 45
C40/50 40 50
C45/55 45 55
C80/95 80 95
C90/105 90 105
La norme NF EN 206-1 couvre les bétons de masse volumique normale (2 000 à 2 600
kg/m3), les bétons lourds (masse volumique supérieure à 2600 kg/m3) et les
bétons légers (masse volumique comprise entre 800 et 2 000 kg/m 3). Les bétons
légers sont classés selon six plages de masse volumique.
Classes de chlorures
123
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Classe de chlorures à respecter en fonction de l’utilisation du béton
Cl 0,20
Avant d'être placée dans le coffrage, une armature en acier est rouillée, parce qu'elle a d'abord été
exposée à l'atmosphère.
Lorsque le béton frais est mis en place autour de cet acier, l'eau de gâchage pénètre à
travers les pores de la rouille, où elle forme progressivement de la ferrite de calcium hydraté
([Link] . Fe2O3 . 13H2O). Mais surtout, cette eau réagit avec l'acier métallique et forme sur
celui-ci une fine couche d'hydroxydes de fer [Fe(OH)2] et de calcium [Ca(OH)2].
L'eau de gâchage du béton permet donc de former autour de l'acier des produits, qui le
protègent par passivation. Plus exactement, sous la rouille, une armature est recouverte
d'une fine couche protectrice de produits blancs, à base de ferrite et d'hydroxyde de calcium.
124
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Une telle protection disparaît si la solution interstitielle a disparu (cas des grandes fissures
qui atteignent les armatures) ou ne correspond plus à un béton sain.
La corrosion avec formation de rouille des armatures dans les bétons comporte deux
phases. Dans une première phase (ou stade), les éléments agressifs, tels que le dioxyde de
carbone (CO2) ou les chlorures (Cl-), présents dans le milieu environnant, pénètrent dans le
béton. C'est le stade d'incubation (1). La seconde phase (2) est celle dite de propagation qui
commence lorsque ces corps agressifs se trouvent à des concentrations assez fortes au
niveau des armatures. Elle correspond à la croissance de la rouille, qui peut ensuite faire
éclater le béton d'enrobage (3).
(1) incubation
125
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Stade (1) d’incubation Stade (2) de propagation Stade (3) de fissuration
Défauts visibles
Aucune dégradation visible Défauts difficiles à détecter
à la surface du béton
Ainsi, pour décrire la corrosion des aciers dans les bétons, il convient de préciser, d'une part
pour le stade (1), la pénétration des agents agressifs à travers le béton et, pour le stade (2),
les conditions de dépassivation de ces armatures, puis la vitesse de dissolution du métal et
la croissance de la rouille.
Dans une structure en béton précontraint, le béton est préalablement soumis à une
compression, à l’aide d’armatures de précontrainte en acier, de sorte qu’une traction
ultérieure, en service, donne une contrainte de traction très basse dans le matériau
Quand le béton est précontraint par pré-tension, les armatures actives sont en contact avec
le béton (fig. 1.A). Dans les structures précontraintes par post-tension, les armatures actives
sont dans des conduits remplis de coulis de ciment ou de produit organique (cire, graisse)
(fig. 1B, 1C). Ainsi, une éventuelle corrosion est due au remplissage incorrect des conduits.
126
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
appliquée. Ainsi, seules les armatures de précontrainte des tendons durables sont choisies
pour de structures réelles, après essais adéquats de corrosion sous contrainte.
Fissure sur la surface de rupture d’un fil, après corrosion sous contrainte
Par ailleurs, des armatures de précontrainte en matériaux composites, avec des fibres de
verre ou de carbone, sont disponibles dans certains pays.
Le béton qui enrobe une armature être altéré par le milieu environnant, pour des raisons :
D'une façon générale, les constructions en béton armé sont au contact de l'atmosphère, de
l'eau (rivière, mer, etc.) ou de sols. Ces milieux sont plus ou moins pollués et contiennent
127
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
certains corps (gaz ou liquide) qui peuvent entrer dans le béton et modifier les
caractéristiques de celui-ci et en particulier la composition chimique de la solution
interstitielle.
Les agents agressifs les plus fréquents sont les eaux pures, les chlorures dans l'eau et le
dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère.
L'eau pure peut lessiver (lixiviation) le béton en dissolvant certains constituants du ciment et
augmenter la porosité du béton.
Les chlorures sont très solubles dans l'eau. Les ions ainsi formés dans l'eau et pénètrent
avec celle-ci dans le béton (pénétration des chlorures), soit par humidification d'un béton sec
(convection), soit par diffusion, due au fait que la teneur en chlorure est plus forte dans le
milieu environnant que dans le béton d'origine (gradient de concentration). Les chlorures
venant de l'extérieur restent, en majorité, à l'état dissous dans la solution interstitielle du
béton. Mais ils peuvent aussi réagir avec certains constituants du matériau (réaction
chimique ou adsorption).
Le dioxyde de carbone (CO2) est sous forme gazeuse dans l'atmosphère. Il peut être dissous
par la solution interstitielle du béton, et réagir avec certains composés calciques pour former
des carbonates (carbonatation). Il en résulte que le pH de la solution interstitielle du béton
altéré par cette carbonatation, est de l'ordre de 9.
La pénétration du dioxyde de carbone dans le béton est un phénomène de diffusion. Elle est
rapide lorsque le béton est assez sec. Mais la réaction de carbonatation n'a lieu que s'il reste
de la solution interstitielle dans le béton. C'est pourquoi, les conditions les plus favorables à
la pénétration du dioxyde de carbone correspondent à une humidité relative moyenne, de
l'ordre de 65%.
Conséquences pratiques : Pour ralentir la pénétration des agents agressifs, il faut formuler
le béton et le fabriquer, de telle sorte que sa porosité soit faible et que le coefficient de
diffusion de ces agents soit faible également.
La corrosion des armatures commence, lorsque les produits formés à leur surface ne les
protègent plus (dépassivation), car ils deviennent plus poreux. Un premier critère d'amorçage
de la corrosion correspond donc à la modification de la nature de ces produits. Ce processus
passe par des stades intermédiaires qui donnent des produits plus ou moins stables, les "
rouilles vertes ". Un critère, plus opérationnel, correspond à la modification significative la
vitesse de dissolution métallique (changement de l'activité de la corrosion). Pour appliquer ce
critère, il faut suivre la vitesse de corrosion.
128
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Formation des produits de corrosion du fer, dans un béton sain ou " pollué " (par des
chlorures ou carbonates)
Les produits protecteurs, comme l'hydroxyde ferreux Fe(OH)2, la " rouille verte " ou la
magnétite, restent stables et ont une faible épaisseur. Par contre, les produits qui n'arrêtent
pas la corrosion se développent au cours du temps
Lorsqu'une armature se corrode, elle subit une dissolution plus ou moins localisée, mais de
plus elle se recouvre de produits de corrosion (rouille classique de couleur rougeâtre)
instables. Dans un béton plutôt poreux et humide, ces produits traversent l'enrobage et
finissent par tacher la surface du parement. Dans le cas plus classique, d'un béton
relativement sec, les produits de corrosion gonflent en déformant fortement l'enrobage et,
sous l'effet d'une pression, finissent par fissurer le béton ou par provoquer des éclatements
(épaufrures).
La direction des fissures dépend de la géométrie du béton armé (diamètre des aciers,
enrobage, surface plane ou anguleuse).
129
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
La diminution de section de l'armature et le gonflement simultané de la rouille
entraînent une diminution plus ou moins notable de l'adhérence entre l'acier et le béton
6. Les coffrages
6.1. Définition
Un coffrage est un ouvrage de construction provisoire dont la forme est utilisée pour mouler
le béton. Il est à usage unique ou à usage répétitif (le nombre de cycles a une incidence sur
le choix des matériaux et sur le coût). La nature du coffrage, sa forme et sa rigidité sont
conçus pour l’ouvrage à construire.
Le coffrage a pour but de réaliser généralement avec du béton des ouvrages aux formes
définies. Le coffrage est donc une structure provisoire, utile pour maintenir le matériau en
place, en attendant sa prise puis son durcissement.
Une propriété essentielle du béton est son aptitude à épouser la forme dans laquelle on le
coule lorsqu’il est à l’état frais. Le béton va ensuite conserver la mémoire du coffrage ou du
moule qui l’a généré. Le coffrage va donc déterminer la forme et l’aspect du parement et
contribuer à la qualité du béton durci. Les coffrages sont généralement réalisés en acier ou
en bois. Il existe également des coffrages en matériaux de synthèse.
Les coffrages et les moules doivent être étanches et propres. Ils nécessitent une préparation
soigneuse pour leur positionnement, leur mise à niveau, l’assemblage des divers éléments
et leur stabilité. Après nettoyage, le produit démoulant doit être appliquée uniformément sur
toute la surface.
La peau du coffrage ou du moule est en contact direct avec le béton, c’est le “négatif” du
parement à réaliser, c’est elle qui va lui donner son aspect définitif en lui laissant son
empreinte. Le choix de la peau coffrante est donc fonction de l’état de surface que l’on veut
130
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
obtenir En fin de cycle, l’outil coffrant est démonté et recyclé.
-L’influence du climat sur la stabilité et sur les dilatations des matériaux employés.
Le choix de la peau coffrante est un élément déterminant pour l’aspect fini du parement.
Traditionnellement, nous utilisons le bois et la tôle d’acier. Mais il peut être utilisé bien
d’autres matériaux à des fins esthétiques comme les élastomères dont on fabrique des
matrices, le plexiglas ou les plastiques.
On distinguera les coffrages standardisés des coffrages conçus pour un usage unique ou
pour de petites séries. De même, les coffrages utilisés sur chantier des coffrage conçus pour
une préfabrication en usine.
131
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Comme il est suggéré plus haut, la conception d’un outil, soumis à des sollicitations parfois
très importantes, obéit à certaines règles de calculs adaptées à l’usage que l’on va faire de
cet outil.
Cette conception doit également tenir compte des règles de tolérance géométrique, d’aspect
ou de teinte. Ce qui conduit bien souvent à renforcer les ossatures.
p1=γ xh
γ = 25 kN/m3
-Effet de voûte (p2) Il est fonction de la plus petite dimension du coffrage et de la vitesse de
levée du béton (m/h).
L’effet d’arc se produit lorsque l’affaissement du béton (au cône d’Abrams) est
inférieur à 7,5 cm et lorsqu’il n’y a pas de vibration externe.
Les valeurs se calculent sur abaque (en abscisse poussée graduée de 0 à 150
kPa ; en ordonnées vitesse de levée -m/heures gradué de 0 à 20-)
-Prise du béton (p3): Poussée due au durcissement progressif du béton. Les valeurs sont
calculées sur une abaque où en abscisse on porte la graduation de la poussée hydrostatique
(de 0 à 150 kPa) et en ordonnée une graduation représentant la vitesse de bétonnage (en
m/heures, de 0 à 5 par exemple) ce qui permet de déduire la classe de consistance du
béton. Valeur à prendre en compte dans les calculs : p 3 = 150
kPa
Eléments de conception :
L’outil coffrant, élément déterminant pour la réussite du coulage, doit posséder certaines
qualités quel que soit le domaine. Nous citons ci-dessous un certain nombre d’éléments qui
permettent d’atteindre un objectif de qualité sûr :
-Avoir une paroi coffrante dont la déformation sous la poussée du béton ne dépasse pas les
tolérances admises (fmax < 5 mm),
-Ne pas perdre ses caractéristiques lors des manipulations de décoffrage, de stockage ou
lors des expositions aux intempéries,
132
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
-Pouvoir s’adapter à un système de vibration externe et procurer une isolation thermique,
-Être parfaitement étanche, surtout pour les bétons très plastiques ou fluides,
-Dans le cas de l’utilisation d’un béton autoplaçant, ces mesures seront renforcées, § Être
conforme aux normes de santé et sécurité.
Les normes indiquent les tolérances admises sur toutes dimensions, défauts d’aplomb,
rectitude des arêtes, implantations, horizontalités, épaisseurs, réservations.
Pour les parements, la norme NF P18-503, associée à la P18-201, fixe également des
tolérances d’exécution qui concerne :
§ La planéité (P),
§ La texture (E),
§ L’aspect (E),
§ La teinte (T)
Armatures
Ce terme désigne les produits obtenus à partir des aciers définis ci-dessus par des
opérations de dressage, coupe, façonnage et assemblage.
Armaturier
Professionnel dont le métier consiste à fabriquer des armatures et parfois à les poser en
coffrage.
7.1. L’acier
133
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
C’est une propriété intéressante car cela permet de transformer la forme du matériau
aisément. Cela lui donne aussi de bonnes capacités pour résister aux chocs en les
encaissant. Le carbone accroît de façon considérable la résistance de l’acier. Mais c’est un
matériau fragile c'est à dire cassant. La nuance de l’acier est donc le résultat d’un compromis
entre la résistance et la ductilité. La déformation des éléments en béton armée étant
toutefois limitée, l’alliage est riche en carbone pour privilégier la résistance mécanique. Cela
signifie qu’il faut prendre des précautions pour mettre en forme les armatures. La résistance
mécanique courante des armatures vaut 500 MPa en compression comme en traction.
L'eau est le point faible de l'acier. En effet l'acier s'oxyde et perd progressivement ses
propriétés mécaniques. C'est un paramètre à prendre en compte dans la conception des
éléments en béton armé.
Les aciers d’armature se présentent sous forme de barres dont les bords sont striés. Ces
stries contribuent à empêcher le glissement de l’acier dans le béton.
Les plus petits diamètres peuvent être fournis en rouleau, comme sous forme de barres
droites de 6 ou 12m de longueur. Les autres diamètres sont fournis sous forme de barre
droite de 6 à 12m de longueur. Pour faciliter le ferraillage des surfaces, ces barres peuvent
être fournies soudées en forme de mailles rectangulaires. Ces armatures sont appelées
treillis soudé.
-Désignation
La barre d’acier désigne le matériau brut c’est à dire sans façonnage. L’armature désigne la
barre d’acier façonnée. Les armatures assemblées forment la cage d’armature. Cet
assemblage peut se faire par soudure comme par des ligatures de fil de fer.
Les barres d’acier et les armatures sont désignées de diverses façons selon le type
d’information que l’on veut communiquer.
- Il est possible de préciser la nuance de l’acier. Les barres et les armatures sont désignées
par les lettres Fe suivies de la résistance de l’acier. Fe500 indique qu’il s’agit d’un acier qui
résiste en compression comme en traction à 500Mpa.
-Lorsque l’on veut les désigner en précisant le diamètre, on mentionne la lettre f (fi) suivie du
diamètre de l’armature. Un f6 désigne une barre ou une armature de 6mm de diamètre.
- Les désignations peuvent être rapprochées. Ainsi un H.A.12 Fe500, désigne une barre
d’acier à haute adhérence de 12mm de diamètre d’une résistance de 500Mpa.
Il est possible de donner à une armature n’importe quelle forme. Mais la fonction des
armatures et la normalisation réduisent considérablement les choix de forme au point de
pouvoir les résumer par ces formes préférentielles:
134
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
-Fonctions Des Armatures :
Pour que l’acier remplisse sa fonction de résistance, les armatures doivent se répartir dans
toutes les zones de la pièce ou leur résistance est nécessaire. Pour assouplir le béton en
tout point, l’acier doit également se répartir sur toute la pièce. Enfin pour assurer le rôle
constructif l’acier doit être présent à chaque intersection ou changement de direction
d’armature.
135
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Les armatures sont présentent dans tout l’élément en béton armé. Une pièce en béton armé
peu être décomposée selon trois directions : La direction transversale, selon la largeur de la
pièce, la direction longitudinale selon la longueur de la pièce et enfin la direction verticale
selon la hauteur de la pièce de la pièce. Les armatures se répartissent dans toute la pièce en
béton armé selon ces trois directions.
.
Les armatures longitudinales couvrent toute la longueur de la pièce en béton armé. Elles
répondent à une fonction de résistance mécanique. Elles ont également un rôle constructif
en maintenant les armatures transversales. Elles se répartissent dans la direction
transversale pour homogénéiser les propriétés du béton armé et selon la hauteur.
Las armatures transversales encadrent la pièce en béton armé selon la face transversale.
Elles se répartissent dans la direction transversale pour homogénéiser les propriétés du
béton armé. Cette répartition se fait au moyen d’étriers et d’épingles selon l’importance des
forces à équilibrer. Elles se répartissent selon la direction longitudinale selon des
espacements définis par le calcul pour répondre à une fonction de résistance.
La souplesse suffisante du béton armé est vérifiée forfaitairement avec une répartition des
armatures ne dépassant pas environ 20cm pour les ouvrages courant.
-Distance D’enrobage :
Les armatures doivent néanmoins être éloignées des bords extérieurs de l’élément en béton
armé. En effet l’acier est rongé par l’humidité ou par des éléments dit agressifs comme le sel
marin ou tout autre élément avec lequel il réagit chimiquement. Pour cela il doit être en recul
dans la pièce en béton armé d’une distance appelé enrobage. L’enrobage enrobe donc les
armatures pour les protéger des éléments agressifs. Cette distance d’enrobage est fonction
varie selon les éléments environnant l’élément en béton armé. Un élément destiné à être à
l’intérieur d’un ouvrage dans un environnement sec et sans agents agressifs est protégé par
1 cm d’enrobage. Un élément situé à l’extérieur d’un ouvrage, qui est en contact avec la
pluie ou dans un environnement humide (piscine par exemple) mais sans d’autres agents
agressifs a un enrobage de 3 cm. Enfin un
Les armatures sont des barres d’acier à haute adhérence, façonnées, assemblées en cage
d’armature, et qui rentrent dans la constitution du béton armé
7.3.1. Dressage
La recherche d’une diminution des chutes d’acier et d’une meilleure productivité a conduit à
un développement des aciers livrés en couronnes plutôt qu’en barres.
136
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Limité à l’origine aux petits diamètres, ce conditionnement existe aujourd’hui jusqu’au
diamètre 16 mm. Cette opération est réalisée dans une dresseuse. Le principe consiste à
faire passer le fil dans une « chicane » constituée de cadres tournants ou de galets.
Certaines machines (dresseuses) effectuent uniquement le dressage et la coupe en barres
droites, d’autres (cadreuses) réalisent le façonnage directement après cette opération.
7.3.2. Coupe
C’est une opération simple qui s’effectue, soit directement sur les barres avec des cisailles
mécaniques, soit sur les dresseuses dans le cas des fils livrés en couronnes. Dans les
cadreuses, la coupe est effectuée en fin de façonnage.
7.3.3. Façonnage
Dans le cas des fils, le façonnage s’effectue directement après le dressage dans des
cadreuses. Les formes sont programmées par l’opérateur à partir des documents de
production (nomenclatures, étiquettes ou bons de fabrication selon le cas, comme indiqué au
paragraphe 3.2.1).
Les barres coupées sont façonnées sur des cintreuses. Les armatures comportant deux
pliages sont assez fréquentes. De ce fait beaucoup de cintreuses sont équipées de deux
têtes de façonnage pouvant fonctionner simultanément.
Toutes ces machines comportent une gamme de mandrins de cintrage correspondant aux
diamètres des fils ou barres façonnés.
On utilise des cintreuses à trois galets pour le façonnage des aciers avec des rayons très
élevés, pour réaliser par exemple les cerces de réservoirs circulaires ou les armatures d’arcs
ou de voûtes.
7.3.4. Assemblage
En effet, l’assemblage en atelier est plus rapide et plus économique mais conduit à
transporter des cages volumineuses. En revanche, les armatures coupées façonnées
permettent d’utiliser la charge maximale des camions pour la livraison au chantier. Même
dans le cas où l’essentiel des armatures est assemblé en atelier, une partie reste
nécessairement « non montée » pour des raisons pratiques liées à la pose en coffrage. Ce
sont les compétences des décortiqueurs et des poseurs qui permettent d’effectuer les
meilleurs choix.
137
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Parmi les divers procédés de soudage, deux sont essentiellement utilisés par les armaturiers
:
– soudage par résistance. C’est un soudage sans métal d’apport par passage d’un courant
électrique de forte intensité combiné à un effet de pression entre les pièces à assembler. On
l’appelle souvent soudage « à la pince » ;
– soudage semi-automatique « MAG ». C’est un soudage à l’arc sous flux gazeux avec fil
électrode fusible. Le fil conditionné sous forme de bobine, à la fois électrode et métal
d’apport, est amené de façon automatique et continue par un dévidoir et des galets
d’entraînement à la torche, qui est tenue à la main. L’arc électrique se produit entre les
armatures et le fil fusible.
Les armatures sur plans ont par définition des formes très variées. Elles nécessitent donc
des dispositifs tout aussi variés pour faciliter leur assemblage. Pour la forme de cage la plus
courante qui est celle des poutres ou des poteaux, on utilise en général des tréteaux sur
lesquels on pose les armatures longitudinales. Les cadres sont ensuite engagés sur celles-
ci, soit par la fermeture des cadres, soit par une extrémité des armatures longitudinales.
D’une façon générale, la plus ou moins grande facilité d’assemblage dépend directement de
la conception des armatures. Sur chantier l’assemblage est effectué soit en atelier « forain »
installé à proximité de l’ouvrage, soit directement en coffrage. En général ces deux solutions
coexistent.
L’entrepreneur assurant la pose choisit au cas par cas celle qu’il estime la plus pratique. Il
est possible de souder sur site, mais le plus souvent, le montage se fait par ligatures avec
des fils d’attache en acier recuit.
La pose en coffrage des armatures est réalisée à partir d’armatures coupées façonnées ou à
partir d’armatures assemblées
8. Liants hydrocarbonés
Les deux grandes catégories de liants hydrocarbonés sont les goudrons et les bitumes, ainsi
que les produits qui en dérivent.
À l’origine, les seuls liants routiers étaient les goudrons, qui provenaient de la distillation des
goudrons bruts d’usines à gaz ou de cokeries de hauts-fourneaux. L’arrêt des usines à gaz a
138
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
fait que le goudron routier, sous sa forme traditionnelle, a pratiquement complètement
disparu, le brai de cokerie trouvant d’autres applications plus rentables et les huiles de
goudron étant utilisé en ajout au bitume pour en faire des bitumes fluxés.
Le bitume existe à l’état naturel sous forme de résidu d’anciens gisements de pétrole dont
les éléments les plus légers ont été éliminés au cours du temps par une sorte de distillation
naturelle. Ils sont extraits soit à ciel ouvert, les gisements se présentent alors comme de
véritables lacs, soit sous forme de filons en sous-sol. Le plus connu de ces bitumes naturels
est le bitume de Trinidad qui relève du premier type de gisement.
Au total, la production mondiale est très faible puisqu’elle ne dépasse pas 200 000 t.
Ils ne sont guère utilisés que comme ajout pour certaines utilisations particulières, compte
tenu de leurs caractéristiques spécifiques (aptitude à être colorés, effet stabilisateur pour les
asphaltes coulés...).
L’asphalte naturel est constitué par une roche calcaire imprégnée d’hydrocarbures lourds
(jusqu’à 20 %).
C’est de très loin le principal liant hydrocarboné utilisé dans les chaussées.
Toutes ces opérations se font en raffinerie et permettent d’obtenir les différentes catégories
de liants demandées par les ingénieurs routiers.
139
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
majorité aux groupes aliphatiques et naphténiques, auxquels s’ajoutent en moindre quantité
du soufre, de l’azote et des traces de métaux divers. Les hydrocarbures sont pour l’essentiel
saturés et donc peu réactifs.
Il se présente comme un système colloïdal dans lequel les micelles sont constituées
d’asphaltènes, à forte masse moléculaire, peptisés par des résines, et la phase
intermicellaire de maltènes, d’aspect huileux.
8.2.1. Fabrication
On obtient les bitumes en distillant du pétrole brut, cette opération permettant de séparer les
divers hydrocarbures constituant le pétrole. Mais pour obtenir un bitume raffine, le résidu est
distillé sous vide. Ce procédé permet d'augmenter graduellement la température pour
produire des bitumes répondant aux caractéristiques exigées. On peut également oxyder le
résidu par soufflage d'air et ainsi en changer la composition physico-chimique (par
transformation d'une partie des malthenes en asphaltenes). On arrive ainsi a fabriquer
diverses classes limites de bitume répondant aux exigences sur les températures maximales
et minimales d'utilisation demandées.
8.2.2. Propriétés
Les différents bitumes possèdent tous les mêmes propriétés, mais a des degrés divers.
Parmi les propriétés que des essais nous permettent de mesurer, mentionnons :
- l'inflammabilité (point éclair).
- la pureté (solubilité);
Les bitumes obtenus par distillation du pétrole brut et destines aux revêtements routiers
sont raffines pour répondre a des spécifications particulières; c'est le cas du bitume routier
qui entre dans le béton bitumineux, et qu'on nomme alors plus simplement : bitume. Un
bitume routier est un bitume utilisé pour l’enrobage des granulats destinés à la construction
et l'entretien des routes et des structures assimilées.
A 1'état pur, les bitumes sont trop visqueux pour être utilises tel quels, on doit abaisser leur
140
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
viscosité par chauffage (120 °C a 160 °C ). Mais on connait deux autres façons de rendre le
bitume temporairement (jusqu'a ce qu'il retrouve son état de base) fluide pour certains
usages.
- on peut aussi avoir recours à l'emulsification dans l'eau. On obtient alors les émulsions de
bitume.
- lorsqu'on ajoute un polymère a l'un ou l'autre de ces liants pour améliorer une des ses
propriétés, on parle de bitumes ou liants modifies.
L’adaptation à l’évolution des techniques aussi bien dans le domaine du génie civil
que dans celui de l’industrie a conduit à produire sept grands types de liants de type
bitume répondant à des spécifications bien précises que l’on peut classer en :
• Bitumes purs ;
• Bitumes spéciaux ;
• Bitumes modifiés ;
• Bitumes industriels ;
• Bitumes fluidifiés ;
• Bitumes fluxés ;
• Emulsions.
Le mode d’utilisation principal est sous la forme de bitume pur. Il est chauffé à des
températures permettant l’enrobage des matériaux granulaires, c'est-à-dire conduisant à une
viscosité de l’ordre de 200cPs (ou bien 0,2 Pa).
En France, les grades les plus mous exigent des températures d’enrobage de l’ordre de
140°C ; les grades les plus durs nécessitent des températures d’enrobage de l’ordre de
180°C.
Ils sont obtenus par des modes de fabrication particuliers, par l’ajout d’additifs ou par une
combinaison des deux.
141
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
On distingue ainsi :
Les bitumes modifiés sont des liants bitumineux dont les propriétés ont été
modifiées par l'emploi d'un agent chimique, qui, introduit dans le bitume de base, en
modifie la structure chimique et les propriétés physiques et mécaniques. Ils sont
utilisés dans le domaine de la route.
Ce sont des mélanges de bitume et d’additifs destinés à améliorer les qualités intrinsèques
du liant. Cette amélioration se traduit par les effets suivants :
On les utilise à la fois pour les enduits superficiels, pour des enrobés courants ou spéciaux,
en membrane, en chape d’étanchéité pour tabliers de ponts.
Les types d’additifs sont très nombreux et chaque type conduit à des modifications tout à fait
spécifiques :
Comme les bitumes purs, les bitumes modifiés par des ajouts (polymères, résines) peuvent
être en général mis sous les formes :
142
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
- Bitume fluidifié
- Bitume fluxé
- Emulsion
Le mode d’utilisation principal et le plus aisé à réaliser se présente cependant sous la forme
de l’enrobage à chaud.
Les utilisations industrielles, c'est-à-dire autres que routières et hydrauliques du bitume sont
multiples et variées. De l’étanchéité des toitures et des fondations aux piles électriques en
passant par l’asphalte, les peintures et les vernis, l’isolation, sans oublier la papeterie ou la
fabrication des boulets de charbon.
Tous les bitumes sont utilisés en industrie : les bitumes dits routiers, les bitumes soufflés et
les bitumes compatibles avec les polymères.
Les bitumes soufflés doivent à leur procédé de fabrication une faible susceptibilité à la
température et une bonne résistance au fluage.
L’addition de polymère dans un bitume permet d’améliorer leur propriété à froid à froid et leur
élasticité.
Lors des décades antérieures à 1960, le bitume a été principalement utilisé sous une forme
rendue fluide à froid ou à tiède par l’addition de fluidifiants, des solvants du type kérosène ou
pétrole lampant.
Ceci a permis de constituer les bitumes fluidifiés, définis suivant leur classe de viscosité à
l’écoulement, et de réaliser principalement les enduits superficiels par pulvérisation du liant
sur le support routier et collage des granulats d’usure sur la couche de liant précédemment
appliquée
Ils sont obtenus par mélange de bitume et d’huiles de houille à faible volatilité provenant de
la distillation du goudron brut. Le mélange est plus fluide que le bitume d’origine et son
adhésivité sur les granulats est améliorée.
Contrairement au kérosène des bitumes fluidifiés, une partie des huiles de fluxage reste
143
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
associée au bitume de base qui se trouve ainsi plastifié.
La technique des bitumes fluidifiés est toujours d’actualité, mais des systèmes plus élaborés
- conduisant à des viscosités de liants plus élevées - ont vu le jour sous l’appellation de
bitumes fluxés.
Ils font appel à des fluxants en général plus lourds que dans la catégorie précédente et
possèdent fréquemment des propriétés particulières propres aux formulations des sociétés
productrices.
Ces liants ont rendu possible la confection d’enduits superficiels très performants.
Les liants fluidifiés ou fluxés peuvent être également utilisés pour la réalisation d’enrobés dits
"à froid". Ces derniers donnent lieu à des revêtements satisfaisants sous trafic faible ou bien
à des revêtements provisoires ou intermédiaires sous trafic plus important. Ils sont utilisés
dans un grand nombre d’applications ponctuelles et de faibles dimensions en travaux
d’entretien.
8.3.7. Emulsions :
-les émulsions anioniques dans lesquelles le radical lipophile, c’est-à-dire celui qui se
fixe sur la gouttelette de bitume, est négatif. Les gouttelettes sont donc chargées
négativement. Les émulsifiants correspondants sont des bases.
Les émulsions se rompent au contact des granulats, et cela pour diverses raisons. D’une
part, les charges électrostatiques des gouttelettes de bitume sont neutralisées par les
charges contraires du minéral, d’autre part, il y a toujours absorption d’eau par la pierre.
L’émulsion se sépare alors en deux phases : le bitume qui adhère aux granulats et l’eau qui
s’évacue et s’évapore.
Les émulsions anioniques se rompent mieux avec les matériaux basiques tels que les
calcaires.
Les émulsions les plus utilisées actuellement sont des émulsions cationiques, qui permettent
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ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
d’obtenir la rupture sur des matériaux acides aussi bien que basiques.
Le liant de base peut être soit du bitume pur, soit du bitume fluxé ou amélioré.
Des procédés ont été mis au point pour maîtriser la rupture des émulsions utilisées pour les
enduits superficiels. Ils permettent de les réaliser dans des conditions telles que les
procédés traditionnels conduiraient à des échecs, en raison, soit de la faible température,
soit de l’humidité du support. Ces procédés consistent, soit à pulvériser en même temps que
le répandage de l’émulsion un agent de rupture, soit à utiliser des émulsifiants spéciaux.
[Link] Fabrication
Ces opérations se font dans des usines de fabrication. Les émulsions produites sont
stockées dans des cuves en attendant leur livraison.
-pseudoviscosité appréciée soit avec le viscosimètre STV déjà cité, soit avec le
pseudoviscosimètre Engler dont le principe est de mesurer le temps d’écoulement de 200
cm3 d’émulsion à 20 oC et à le diviser par le temps d’écoulement de 200 cm3 d’eau. Ces
essais permettent de définir les classifications normalisées.
[Link]. Utilisation
Le tableau ci dessous récapitule, pour chaque catégorie d’utilisation, les teneurs en liant et
les fourchettes de viscosité recommandées.
— des émulsions à rupture lente pour les enrobés denses à froid et semi-denses, les graves-
émulsions, les matériaux destinés aux coulis bitumeux, les granulats préenrobés, les
retraitements, stabilisations et imprégnations. (0)
Utilisation des émulsions de bitumes
145
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Utilisation Teneur en liant (%) Viscosité (en degré Engler)
Imprégnations, couches
d’accrochage
55 2à6
Enduits superficiels
69 et plus 15 à 30
8.4.1. Pénétrabilité
La pénétrabilité à 25 oC est l’une des bases de la classification des bitumes routiers. Les
spécifications correspondantes se traduisent par deux nombres correspondant aux seuils
inférieur et supérieur de pénétrabilité de la classe considérée.
Il existe, en France, cinq classes de bitumes routiers qui sont dans le sens des duretés
croissantes .Pour mieux définir un bitume, on peut être amené à effectuer des essais à
plusieurs températures, ce qui permet de tracer une courbe de pénétrabilité en fonction de la
température, très utile pour apprécier la susceptibilité thermique du bitume.
Les bitumes ne sont pas des corps purs, ils n’ont pas de point de fusion franc. Leur
consistance décroît quand la température s’élève. On a donc dû fixer arbitrairement un
repère de changement de consistance, c’est le point de ramollissement appelé également
température bille et anneau (TBA).
L’essai est réalisé au moyen d’une bille d’acier de 3,5 g placée sur un disque de bitume
coulé dans un anneau de 15,9 mm de diamètre.
L’ensemble est placé dans un bain d’eau chauffé à vitesse constante. Sous l’effet du poids
de la bille et de la température, le bitume flue. Quand la poche ainsi créée touche le plateau
inférieur de l’équipage, on note la température atteinte qui caractérise le point de
146
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
ramollissement (TBA).
Comme pour la pénétrabilité, on donne pour chaque classe de bitume les limites inférieure et
supérieure entre lesquelles doivent se situer les valeurs de TBA.
Essai Classe
Caractéristique Unité
normalisé 20-30 35-50 50-70 70-100 160-220
147
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
et anneau
Résistance au
EN 12607- 55 à 50 à 46 à
durcissement 43 à 51 35 à 43
1 63 58 54
RTFOT à 163 °C
— Perte de masse
EN 12607-
au chauffage %
1
(163 °C, 5 h)
— Pénétrabilité
restante après
% EN 1426 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
durcissement,
minimum
— Point de
ramollissement
°C EN 1427 55 53 50 46 37
après durcissement,
minimum
— Augmentation du
point de
°C EN 1427 57 52 48 45 37
ramollissement,
maximum
Point d’éclair
°C EN 22592 8 8 9 9 11
(appareil Cleveland)
Solubilité dans le
tétrachloroéthylène cm EN 12592 240 240 230 230 220
(C2Cl4) (%)
EN 12606-
Teneur en paraffine % 99 99 99 99 99
2
Le tableau ci dessus donne la classification en France définie par les normes en vigueur.
9. ENROBE
Un enrobé (ou enrobé bitumineux) est un mélange de graviers, sable et de bitume
appliqué en une ou plusieurs couches pour constituer la chaussée des routes.
148
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Un enrobé bitumineux est constitué de différents matériaux :
• des granulats : graviers de diamètre supérieur à 63 micromètres.
• des « fines » ou fillers : sables et poussières de section inférieure à 63 micromètres.
Ces éléments, présents naturellement en faible quantité dans les granulats, sont essentiels
pour réaliser l'enrobage du liant (le bitume) avec les granulats, car ce sont les fines qui
agrègent le bitume.
• du liant hydrocarboné, composé essentiellement de bitume de nos jours.
9.1.1Fabrication :
Les enrobés sont fabriqués par une centrale d'enrobage (ou poste d'enrobage), à froid
ou à chaud.
Il existe des centrales fixes, situées généralement à proximité d'une carrière, ou mobiles,
principalement utilisées lors des grands travaux tels que la construction d'une autoroute.
Le processus de fabrication d'enrobé suit les étapes suivantes :
-Séchage : les matériaux sont enfournés dans le tambour malaxeur de la centrale, qui est
un cylindre pouvant mesurer plus de 10 mètres de long et 2 m de diamètre, animé par des
galets provoquant sa rotation, et disposant à l'autre extrémité d'un brûleur (généralement
alimenté au fioul lourd), dont la flamme peut mesurer plusieurs mètres. À l'entrée du
tambour, et tout au long de leur progression à l'intérieur de celui-ci, les matériaux sont
séchés par la température de la flamme.
-Malaxage : tout au long de leur progression, les matériaux sont mélangés grâce à la
rotation du tambour et des lames placées à l'intérieur.
-Adjonction des fines de recyclage : les fumées issues du séchage sont filtrées et les
fines contenues dans ces fumées sont réinjectées dans le tambour afin de respecter la
granulométrie initiale.
-Stockage : l'enrobé produit est ensuite stocké en trémies, soit à l'aide d'un chariot (ou skip)
dans lequel on déverse l'enrobé en sortie du malaxeur par gâchées, soit en continu à l'aide
de tapis adaptés.
149
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
-Chargement : l'enrobé stocké est ensuite chargé dans les camions qui se placent sous les
trémies de stockage, ou se trouve une bascule.
Les enrobés chauds sont transportés dans des camions disposant d'une benne munie de
trappes à l'arrière.
Le choix des types de camions est fonction des types de chantiers et de l’éloignement de la
centrale de fabrication.
Pour les chantiers importants ou moyens la semi-remorque benne est le système le plus
largement utilisé : 25 à 27 tonnes de charge mobile.
Pour des petits chantiers ou des chantiers à fort devers des camions "6x4" avec charge utile
de 13 à 14 tonnes sont les mieux adaptés.
Pour des cas particuliers "4x2" avec charge utile 8 à 9 tonnes, peuvent être employés.
Quels que soient les camions ou ensembles utilisés les bennes doivent être adaptées au
transport des enrobés et au déversement dans la trémie du finisseur
La législation dans un grand nombre de pays occidentaux impose que les bennes doivent
être bâchées lors du transport d'enrobés chauds. Un enrobé stocké dans la benne d'un
camion bâché peut rester plusieurs heures à température, mais il est indispensable de
l'appliquer rapidement avant qu'il refroidisse (au-dessous de 130°C, un enrobé est très
difficile à travailler, et la qualité de l'application peut être remise en cause).
Pour réduire en partie le problème de refroidissement, le transport dans des bennes rondes
avec un calorifugeage (ex: laine de roche) assure un meilleur maintien de la température.
Les enrobés froids ou grave émulsions peuvent être stockés plusieurs semaines à l'abri des
intempéries.
-sur autoroute pour une double voie de circulation, on choisit une seule machine (finisseur
ou finisher), généralement avec un alimentateur en continu de grand débit ;
-en renforcement sous circulation, on opère par demi-chaussée avec une machine moins
puissante ;
150
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Sur le marché, les enrobés peuvent être classer en fonction de leur fabrication, de leur
adaptation aux trafics, aux besoins et contraintes du chantier :
· les enrobés à chaud / les enrobés à froid .
· Les enrobés étanches / les enrobés drainants
· Les enrobés noir / les enrobés colorés (rouge, vert, ocre, bleu, gris...)
-L’Enrobé à chaud :
Il s'agit d'enrobés fabriqués aux alentours de 180°C, dans une centrale d'enrobage. L'objectif
est de produire un enrobé durable qui sera transporté à chaud vers le chantier d'épandage,
pour former la couche supérieure du revêtement des infrastructures routières. Il est mis en
oeuvre à une température d'environ 150 °C au moyen d'un finisseur. En dessous de 130°C,
un enrobé à chaud devient difficile à travailler, et la qualité de l'application peut en pâtir. Lire
l'enrobé à chaud
Un enrobé à froid est définie comme un mélange de granulat pour lequel est utilisé au moins
une émulsion de bitume, modifiée ou non, dont la préparation finale s'effectue sans
chauffage, ni séchage et qui peut être mis en œuvre à température ambiante, c'est à dire à
froid.
L'enrobé à froid est surtout utilisé pour l'entretien et la rénovation des revêtements de voirie,
tel : voies en cours de travaux, ou encore pour reboucher des petites tranchées, trous, et
nids de poules sur des chaussées déformées .... Cet enrobé est très utilisé au printemps en
période de dégel, pour réparer les détériorations de la chaussée dues au gel. L'enrobé à
froid peut être un enrobé durable ou provisoire Lire l'enrobé à froid.
Le bitume peut, de nos jours offrir une large gamme de couleurs (rouge, vert, ocre, bleu, gris,
orange...), teinté soit en incorporant des pigments de couleurs dans le liant, soit en utilisant
directement des granulats de couleur.
L'enrobé couleur à chaud, reste plus économique que le froid. Toutefois l'enrobé couleur, a
froid, permet de réaliser de petites surfaces (à partir de 25 m² sur 6 cm d'épaisseur ou 75m²
sur 2cm d’épaisseur). A l'opposé, une centrale d'enrobé à chaud, ne fabriquera de l'enrobé
couleur que pour une surface supérieure à 200 ou 300 m², selon la centrale. L'enrobé
couleur rouge, plus répandu, est une exception ; selon les régions, il peut être, fabriqué à
chaud pour des quantités inférieures.
L'enrobé couleur, à froid, offre l'avantage supplémentaire de conserver une couleur stable
d'une fabrication à l'autre, ce que ne permet pas l'enrobé couleur à chaud. A noter, qu'il soit
chaud ou froid, noir ou coloré, l'enrobé fini toujours par prendre la teinte du granulat utilisé.
La plupart des fabricants de froid proposent de l'enrobé noir, ceux qui fabriquent de l'enrobé
rouge sont déjà plus rares, quant aux autres couleurs, la Société ETD innove en proposant
des vert, ocre, bleu, gris ...
-L'Enrobé drainant
Le béton asphaltique (BA) présente une structure à grain fin qui n’est pas perméable à l'eau.
Par temps de pluie, des projections d’eau gênent la circulation. L'enrobé drainant, quant à
lui, présente une structure à gros granulats. Il présente donc une structure ouverte qui
151
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
permet un drainage plus rapide des eaux de pluie et qui supprime le problème des
projections d’eau.
Avec 25 et 30 % de vide, les bétons bitumineux drainants et les enrobés drainant laissent
passer l'eau, évitant qu'elle ne s'accumule sur la chaussée par temps de pluie. Il contribue à
limiter l'épaisseur du film d'eau à la surface du revêtement et élimine les risques de formation
de flaques sous les pneus des véhicules pour éviter un aquaplaning.
L'enrobé drainant présente une structure ouverte, les granulats ne sont pas entièrement
enfouis dans le bitume. Ces vides ont leur utilité : c'est grâce à eux que nous pouvons
réduire le bruit. Mais ils présentent également un inconvénient : en raison de la structure
ouverte, les granulats ne sont pas aussi bien fixés que dans le béton asphaltique. Nous
sommes donc confrontés à un problème de peignage de l'enrobé : des granulats se
détachent et la chaussée s'use. Les maîtres d'ouvrage de travaux de voiries se trouvent
devant un choix difficile. L'expérience montre que le produit de la durabilité d'une chaussée
par la réduction du bruit donne une constante.
9.2.1. Fabrication :
L'enrobé est fabriqué dans des usines appelées « centrales à enrobés », fixes ou mobiles,
utilisant un procédé de fabrication continu ou par gâchées.
Il est mis en oeuvre à chaud (150 °C environ) à l'aide de machines appelées « finisseurs »
qui permettent de le répandre en couches d'épaisseur désirée. L'effet de « prise » apparaît
dès le refroidissement (< 90 °C), aussi est-il nécessaire de compacter le béton bitumineux
avant refroidissement en le soumettant au passage répété des « rouleaux compacteurs ».
Contrairement au béton de ciment, il est utilisable presque immédiatement après sa mise en
oeuvre.
La fabrication de l'enrobé à chaud est réalisé dans des usines appeler centrale d'enrobage
continu, ou discontinu.
Issu des USA, la production en continu est la méthode la plus récente et la plus économique.
Les dosages, le malaxage et la production des enrobés se font en continu ; les granulats
sont chauffés et introduits de façon continue dans le malaxeur avec le bitume. Ce procédé
permet de produire un matériau de même formulation à grand rendement.
Les enrobés sont déposés par les camions d’approvisionnement, conservant l'enrobé à la
température d'application idéale de 150°C dans la trémie de stockage puis nivelés, et pré-
compactés par la table.
Le compactage final est ensuite assuré par des compacteurs deux billes, en pratiquant un
nombre de passage défini en fonction de la porosité et de la rugosité de surface à atteindre.
Aujourd'hui, il existe un éventail de solutions adaptées à des besoins très variés. Cet éventail
correspond, pour chacun des types d'enrobés utilisés actuellement, à des qualités bien
précises, et souvent, répond à la recherche d'un compromis entre ces qualités.
153
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Coupe-type de chaussée
Le terme enrobé bitumineux est une appellation générique alors que le terme béton
bitumineux est réservé aux couches de surface, de liaison ou de roulement.
Ils ont une épaisseur moyenne de mise en œuvre comprise entre 5 à 10 cm.
Ces BBME constituent une évolution des enrobés épais permettant de mieux répondre aux
attentes en matière de résistance à l’orniérage et de comportement mécanique face à
l’accroissement des sollicitations lourdes. L’augmentation des performances s’est faite par
l’emploi de bitume de grade plus dur, d’ajouts de polymères, d’additifs spéciaux tels que
poudre d’asphalte ou fibre.
Les granularités sont identiques à celles de BBSG. La teneur en bitume des BBME est
généralement plus élevée que celle des BBSG.
Ces enrobés sont constitués le plus souvent à partir de sables roulés ou alluvionnaires semi
concassés, et d’un bitume plutôt mou 70/100 plus rarement 50/70 et au dosage élevé 6 à
6,5ppc, afin d’obtenir un enrobé déformable qui soit adaptable au support.
Ces enrobés présentent une très faible résistance à l’orniérage.
Leur domaine d’emploi est réservé aux chaussées souples dont les supports sont
généralement de fiable portance et qui sont circulés par des trafics réduits (≤ 150 PL /jour) et
à faible vitesse.
Les enrobés minces sont aujourd’hui largement utilisés pour la réalisation de couches de
roulement sur chaussées neuves ou en entretien de chaussées.
Ils n’ont pas d’effet structurel particulier et leur rôle est d’apporter ou de restaurer des
caractéristiques de surface telles que l’adhérence, l’uni ou une réduction du bruit de contact
pneu/chaussée.
Les épaisseurs moyennes sont de 3,0 à 4,0 cm pour les BBM 0/10 et 3,5 à 5,0 pour les 0/14.
Les liants utilisés sont essentiellement des bitumes purs dosés de 5,4 à 5,8 ppc. Toutefois,
pour améliorer le comportement sous fort trafic, des liants spéciaux ou modifiés sont aussi
utilisés.
Les performances des BBM sont jugées pour l’ensemble des critères que sont : l’orniérage,
l’adhérence, l’imperméabilisation et l’uni.
155
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Bétons Bitumineux Drainant (BBDr)
Les BBDr constituent des revêtements particulièrement performants lorsque l’on recherche :
- une adhérence élevée et durable à grande vitesse.
- une amélioration de la visibilité par temps de pluie - une conservation du profil transversal
Les enrobés très minces de 2,5 cm d’épaisseur se sont développés au début des années
1980.
Au début des années1990, sont apprus les enrobés ultra minces dont l’épaisseur
Les BBTM sont des enrobés 0/10 ou 0/6 présentant une discontinuité bien marquée et un
dosage en sable 0/2 assez faible (de 20 à 30%). Le liant est généralement un bitume
modifié.
Les BBTM ont pour objectifs essentiels de conférer à la surface de la chaussée des
propriétés d’adhérence, de drainabilité mais également, si nécessaire, de propriétés
acoustiques ou photométriques.
La technique des BBTM tend à devenir la plus utilisée pour l’entretien des chaussées à trafic
important et rapide.
Les formulation de granularité 0/10 ou 0/6 sont discontinues 2/6 ou 2/4 et comportent 5,2 à
5,5 ppc de liant généralement modifié, avec un dosage en sable de 20 à 25%. Cette couche
est appliquée en épaisseur de 1 à 1,5cm.
Le domaine d’emploi privilégié de BBUM 0/6 est celui des revêtements urbains et des BBUM
0/10 concerne l’entretien des routes secondaires.
156
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Les EME (enrobés à module élevé) sont des enrobés à base de bitume dur, dont la
composition a été optimisée pour garantir de bonnes performances tant en matière de
stabilité que de durabilité.
Ces produits permettent des économies substantielles grâce à la réduction des épaisseurs
de chaussée.
Eventuellement, les granulats peuvent faire l'objet d'un pré-enrobage, avant l'enrobage par le
liant hydrocarboné en émulsion. On parle dans ce cas d'enrobés à froid à double enrobage.
Les enrobés à froid s'affranchissent de beaucoup de contraintes liées aux enrobés à chaud,
mais présentent toutefois des défauts : d'une part, l'enrobage peut être de qualité médiocre,
et d'autre part, la maniabilité peut être faible, ce qui peut avoir des conséquences sur les
performances de l'ouvrage réalisé, en terme d'élasticité, de résistance à la fatigue, de tenue
et de cohésion de la surface (mauvaise qualité géométrique de la surface).
L'enrobé à froid est surtout utilisé pour l'entretien et la rénovation des revêtements de voirie,
tel : voies en cours de travaux, ou encore pour reboucher des petites tranchées, trous, et
nids de poules sur des chaussées déformées .... Cet enrobé est très utilisé au printemps en
période de dégel, pour réparer les détériorations de la chaussée dues au gel
Selon sa formulation, l'enrobe à froid peut également être utilisé pour les ouvrages neufs.
Dans ce cas, le froid sera privilégié au chaud, plus économique, en cas de contraintes
techniques particulières telles :
-choix d'un enrobe de couleur pour de « petites surfaces » (< 100 m²) (esplanade,
rond point ...)
157
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
9.3.1. Types Enrobés bitumineux à froid
Sous le vocable enrobé à froid sont rassemblés plusieurs types de mélanges bitumineux
dont le point commun est d’être constitué, en tout ou partie, de granulats traités à l’émulsion
de bitume.
Ils comprennent :
Ce sont des mélanges de granulats non séchés et d’émulsion de bitume, fabriqués et coulés
en place immédiatement après fabrication, à l’aide d’un matériel spécifique.
De par leur faible granularité et forte teneur en mastic, ils apportent essentiellement
l’imperméabilité.
Les enrobé coulés à froid sont appliqués en couche d’épaisseur comprise entre 0,6 et 1,5
cm. Ils sont formulés pour combiner une montée en cohésion rapide autorisant une
ouverture au trafic dans un délai bref, une bonne rugosité, une durabilité suffisante sous
trafic, tout en assurant l’imperméabilité.
C’est un enrobé hydrocarboné à froid pouvant être stocké pendant plusieurs semaines ou
plusieurs mois et destiné à l’entretien courant des chaussées.
Les matériaux préparés à partir d’un mélange d’émulsion de bitume, de granulats et d’eau,
dosés et malaxés à froid, soit dans un appareil de type malaxeur et finisseur associés, soit
dans une installation appelée centrale.
Elle est obtenue par dispersion et malaxage d’une émulsion cationique de bitume à rupture
lente au sein d’une grave 0/6, 0/10, 014 ou 0/20.
Les graves émulsions sont des matériaux privilégiés pour le réprofilage et le déflachage.
Elles sont indiquées pour le rechargement de chaussées, de trafic faible à moyen, sur
support déformé.
158
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Elles sont également efficaces pour s’opposer à la remontée des fissures sur des graves
laitiers déjà fissurées
Les bétons bitumineux à froid, non stockables ou à courte stockabilité, sont utilisés
uniquement en couche de roulement, dont tout ou partie des granulats a été enrobé avec
une émulsion de bitume modifié ou non.
Ce procédé, développé par une entreprise consiste à incorporer du bitume chaud sous forme
de mousse dans des granulats non chauffés.
La grave mousse est un matériau de granularité 0/10 à 0/20 avec un dosage en bitume
compris entre 3,5 et 4 %.
Les nouvelles configurations de charges des poids lourds ont modifié de manière
significative les sollicitations des revêtements routiers, entraînant l'apparition de
dégradations prématurées sur des chaussées qui se comportaient normalement
jusqu'alors, et dont les matériaux répondaient aux spécifications en vigueur. En
particulier, les chaussées endurent le remplacement progressif des roues jumelées
des poids lourds par des pneumatiques super-larges (de 300 à 500 mm de largeur),
ainsi que des pressions de gonflage généralement plus élevées. Ces constatations
ont mis en évidence le fait que certains essais actuellement utilisés ne sont pas ou
plus adaptés pour évaluer la performance des enrobés et méritent d'être remplacés.
159
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
Objectif : Afin de satisfaire aux critères de durabilité des revêtements routiers, il conviendra
de sélectionner une gamme d'essais qui permettront d'évaluer de façon satisfaisante la
performance des mélanges bitumineux constituant le revêtement des chaussées.
-les fissurations de surface sous la forme de fissures isolées ou, dans les cas les
plus graves, sous la forme de faïençage généralisé,
1. Sollicitations Mécaniques
En première approximation, chaque couche de chaussée est assimilée à une poutre qui subit
des flexions sous l’effet du trafic. Le calcul des efforts et déformations qui apparaissent
nécessite, en premier lieu, la connaissance du module complexe et éventuellement du
coefficient de Poisson. Soulignons qu’en raison des propriétés particulières apportées par
le bitume (viscoélastique), les enrobés bitumineux ont un comportement (donc un module)
fortement dépendant de la température et de la vitesse de chargement.
Les tractions répétées à la base des couches sous l’effet du passage des véhicules créent
des « micro » dégradations qui s’accumulent et peuvent entraîner la ruine du matériau. Ce
phénomène est la fatigue qui s’observe pour de nombreux matériaux. Les chaussées sont,
en général, dimensionnées pour que la ruine ne se produise pas avant 106 cycles ou pour le
160
ZAIRI- TECHNIQUES-AGRÉGATS-BÉTON-CIMENT-BITUME-ENROBE
nombre de cycles de chargement équivalents créés par le trafic sur une période comprise
entre 15 et 20 ans. Les effets du trafic ont été abondamment étudiés de par le monde
et les publications y relatives sont abondantes.
Les compressions répétées sous le passage des véhicules peuvent induire des
déformations permanentes qui, si elles sont trop importantes, se traduisent par un
orniérage à la surface de la chaussée.
2. Sollicitations Thermiques
3. Performances recherchées
Il est raisonnablement admis, par les professionnels de la route que les propriétés
recherchées afin de caractériser les performances des chaussées à long terme sont :
-Le module
-L’adhérence
-Le vieillissement
9.4.3. Formulation
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L’objet de l’étude de formulation est de définir les dosages des divers constituants capables
d’atteindre et d’assurer, au cours de la vie de l’ouvrage réalisé, le maintien à un niveau
satisfaisant des performances.
Les caractéristiques de laboratoire du mélange étudié constituent des indicateurs des futures
propriétés d’usage.
Dans la suite on fera une brève description des différentes méthodes de formulation les plus
connues.
Les premiers concepts de cette méthode furent développés par Bruce Marshall vers la fin
des années 30, puis révisés et améliorés par la U.S. Army. Cette méthode,
recommandée par les normes VSS en Suisse, vise à choisir la teneur en liant, pour une
certaine densité du mélange, qui satisfait une stabilité minimale et un fluage évoluant
dans un intervalle d’acceptation.[6]
Les agrégats sont choisis selon leurs caractéristiques physiques (dureté, propreté,
forme,…). Une fois ce choix effectué on détermine leur granulométrie et leur densité puis on
choisit les différents agrégats nécessaires à l’obtention de la courbe granulométrique
de référence.
2. Le choix du liant
Les échantillons sont fabriqués dans des moules normalisés. Typiquement on prépare 5
mélanges avec des teneurs en liant différentes, et, pour chaque mélange, trois
échantillons. Les échantillons sont ensuite compactés à l’aide d’un marteau aux
dimensions normalisées et selon des règles bien précises.
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Une fois compactés les échantillons sont soumis à un essai de stabilité et fluage. La stabilité
est la force maximale que peut supporter l’échantillon et le fluage est la déformation
plastique qui s’ensuit. Ces deux valeurs sont en quelque sorte des mesures permettant
de prévoir la performance de l’enrobé.
La densité et les vides (vides du mélange, vides du squelette minéral, vides remplis par le
bitume) permettent de caractériser le mélange.
[Link].Méthode de SUPERPAVE
Cette méthode de formulation a été développée aux Etats-Unis pour remplacer la méthode
Marshall. Elle connaît une grande application dans le domaine. Ainsi en 2000, 62% de la
production totale en tonnes de revêtement bitumineux s’est faite par l’utilisation de cette
méthode.
Ce choix suit trois critères différents. La courbe granulométrique qui doit être
comprise entre deux limites et doit passer par des points fixes. Les spécifications
caractéristiques des agrégats (consensus properties ) : angularité, forme et
équivalent en sable. Les critères spécifiques à la source des agrégats ( source
properties ) : dureté, bruit et propreté.
2. Le choix du liant
Des échantillons sont fabriqués avec quatre teneurs en liant différentes (variation de ±0.5%)
et soumis au compactage dans la Superpave Gyratory Compactor (PCG) (presse à
cisaillement giratoire). On trace le graphique densité théorique maximal de l’enrobé en
fonction du nombre de girations pour les quatre échantillons. Ensuite on détermine
graphiquement la teneur en liant qui satisfait le pourcentage de vides voulu et le nombre
de girations nécessaires pour l’obtenir. Le nombre de girations est défini par les conditions de
trafic.
4. Essais de performances
Cette dernière étape, encore en développement, normalisera les essais à faire pour
déterminer les caractéristiques mécaniques des mélanges, à savoir le module
dynamique, le flow time et le flow number.[8]
La procédure de formulation est identifiée dans la figure 4 et peut se résumer en trois phases
:
Comme pour les autres méthodes, le choix des composants du mélange est d’une grande
importance pour le résultat et les performances de l’enrobé. Il est important de connaître les
caractéristiques physiques des agrégats (granulométrie, dureté, propreté, etc.) et du liant
(pénétration, susceptibilité thermique, etc.).
Phase 2 : La formulation
La composition d’un mélange doit en premier lieu être conçue sur la base d’une méthode
analytique prenant en compte les paramètres importants. Cette phase est intégrée dans le
logiciel spécifique PRADO.
Phase 3 : L’essai
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[Link]. Démarche de la formulation
3. Formulation volumique,
4. Optimalisation,
5. Vérification.
Cette méthode repose sur deux grands axes. Le premier est la détermination de la quantité
minimale de liant en fonction de la granulométrie du mélange. Le deuxième est
l’utilisation de la presse à cisaillement giratoire pour estimer le comportement lors du
compactage du mélange.
Dans l’approche qui s’est codifiée en France dans les années cinquante, pour une
composition granulométrique donnée, on définit une quantité de liant bitumineux minimale
pour assurer une bonne durabilité du mélange par la notion de module de richesse K. Cette
grandeur, qui est proportionnelle à une épaisseur conventionnelle du film de liant enrobant
les granulats, est donnée par l’expression suivante qui relie K à la teneur en liant TL et à la
surface spécifique conventionnelle des granulats ∑ :
TL= Kα racine de 5 de ∑
α = 2, 65/ MVRg
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s, des éléments compris entre 0,315 mm et 0,08 mm
Une composition du mélange étant choisie par référence à l’expérience antérieure, son
comportement lors du compactage est estimé à l’aide de l’essai à la presse à cisaillement
giratoire.
Après 10 girations, il est en général spécifié une valeur minimale du pourcentage de vide (de
l’ordre de 14 % pour des matériaux en couche de base) afin d’éviter
Après Ng girations, il est spécifié cette fois une fourchette de valeurs pour le
pourcentage de vides (pour des bétons bitumineux courants utilisés en couche de
surface, les pourcentages de vides doivent être compris entre 5% et 10%. Pour des
enrobés destinés à des couches de base, seule la valeur maximale est spécifiée, elle
peut atteindre 11%). La valeur maximale est destinée à assurer la durabilité du
mélange, la valeur minimale vise à éviter une compacité excessive qui favoriserait
l’instabilité du mélange et le développement de l’orniérage par fluage sous trafic,
ainsi qu’à assurer le maintien d’une macro - texture suffisante pour les couches de
roulement.
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Le bitume
Le filler
Les granulats
La compacité
-Problématique :
Les revêtements bitumineux sont de plus en plus sollicités et les méthodes de formulation
d’enrobés utilisées à ce jour ne permettent plus de formuler des enrobés suffisamment
performants pour résister aux contraintes actuelles. La méthode Marshall, utilisée depuis
plus d’une cinquantaine d’années, a été conçue pour des enrobés utilisés dans des
contextes différents.
Deux méthodes de formulation axées sur la performance des enrobés ont été mises au point
au cours des vingt dernières années, soit la méthode utilisée en France (méthode du LCPC)
depuis la fin des années 60, et la méthode Superpave, mise au point aux États-Unis dans le
cadre du programme SHRP au début des années 90. Le Service des matériaux de
chaussées a acquis les équipements pour formuler des enrobés selon ces deux méthodes.
Après plusieurs expériences, il s’est avéré qu’il est possible de combiner ces deux méthodes
de formulation pour conserver les avantages et minimiser
les inconvénients de chacune. Il en est résulté la méthode LC (laboratoire des chaussées),
qui reprend le concept de formulation de la méthode du LCPC, adapté au concept
volumétrique des enrobés utilisé dans la méthode Superpave. De la méthode LCPC, la
méthode LC a retenu l’idée de fixer la teneur en bitume et la façon d’ajuster les vides dans
l’enrobé en optimisant la granulométrie par l’utilisation de granulats séparés par classes
granulaires qui ne se recoupent pas. De la méthode Superpave, la caractérisation et la
classification des bitumes, le concept granulométrique, les calculs volumétriques de l’enrobé
et les caractéristiques d’essais à la presse à cisaillement giratoire (PCG) ont été retenus.
-Formulation :
L’objectif de toute méthode de formulation est d’optimiser les proportions des composantes.
La teneur en bitume ayant une grande influence sur la performance des enrobés, la méthode
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LC a pour principe de maximiser la teneur en bitume afin d’assurer une meilleure durabilité
des enrobés (résistance à la fissuration, au désenrobage et à l’arrachement). Les enrobés à
teneur en bitume élevée ayant tendance à se déformer facilement sous l’action des charges
lourdes, la résistance à l’orniérage doit être assurée par l’utilisation de granulats
suffisamment angulaires.
Pour tenir compte de la diversité des masses volumiques des constituants et de l’absorption
en bitume par les granulats, la composition des enrobés est déterminée à partir d’une
méthode volumétrique. La méthode LC est la seule méthode de formulation à utiliser le
volume de bitume effectif comme spécification. Pour chaque type d’enrobé, le volume de
bitume effectif est déterminé en pourcentage du volume total de l’enrobé moins le volume
des vides interstitiels.
Ce mode de compactage traduit la relation linéaire qui existe entre le nombre de passes d’un
rouleau compacteur de chantier et le nombre de girations; ce n’était pas le cas avec le
nombre d’impacts de la méthode Marshall. Ce mode permet aussi de prédire en laboratoire
la « maniabilité » d’un mélange d’enrobé. Alors que la méthode
Marshall ne permet la mesure d’un pourcentage de vides que pour un effort de compactage
unique, l’essai à la PCG permet de mesurer l’évolution du pourcentage de vides dans le
mélange en fonction du nombre de girations. Cette courbe du pourcentage de vides en
fonction du nombre de girations (figure 2) décrit la maniabilité du
mélange, qui est utilisée comme critère de formulation des enrobés. Le critère de maniabilité
permet d’exercer une discrimination entre des mélanges trop maniables, qui auront tendance
à présenter des ornières, et des mélanges peu maniables, qui seront perméables et peu
durables. L’essai à la PCG permet également une appréciation
qualitative de l’éprouvette densifiée, de la texture de la surface et des risques de ressuage
en service.
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-Critère de formulation :
Le premier critère, fixé à 10 girations, requiert une quantité minimale de vides supérieure à
un seuil de 11 %. Ce critère, que l’on appelle parfois « seuil d’estimation de la maniabilité »,
permet de s’assurer que le mélange n’est pas trop maniable. Ainsi, un mélange qui
atteindrait de 4 % à 5 % de vides après seulement 10 girations serait jugé trop maniable et
sujet à l’orniérage.
Le second critère, fixé entre 60 et 120 girations selon les types d’enrobés, requiert une
quantité de vides comprise dans une fourchette variant de 4 % à 7 %. Ce critère permet
d’assurer que le mélange est suffisamment imperméable (7 % maximum) pour être durable,
sans toutefois être trop maniable (4 % minimum) et être ainsi sujet à
l’orniérage. Ce critère constitue le critère de design ; il correspond à l’état du revêtement
après le compactage effectué à l’étape de la construction ; c’est dans cet état que les
propriétés du mélange sont évaluées (densité brute, densité maximale, pourcentage de
vides entre les granulats).
Un troisième critère, fixé à 200 girations, permet d’estimer le compactage ultime subi par le
mélange en service : le mélange doit conserver une quantité minimale de vides d’environ 2
%, pour éviter l’orniérage ou le ressuage ; à 200 girations, l’évaluation visuelle de
l’éprouvette confirme la présence ou l’absence de ressuage d’une quantité excessive de
bitume.
- Conclusion :
La méthode LC conduit à des enrobés généralement plus riches en bitume, donc plus
résistants à la fissuration, que ceux formulés au moyen de la méthode Marshall, sans
toutefois présenter les degrés de maniabilité excessive observés dans le passé. Les
premiers enrobés formulés au moyen de cette méthode ont été utilisés dans la construction
de beaucoup d’autoroutes.
La nature et le niveau des performances requises sont fonction des sollicitations que subit la
chaussée de la part de son environnement climatique et de la circulation du trafic lourd.
Pour assurer une mise en œuvre convenable, l’enrobé doit être à la fois : maniable,
homogène et sans ségrégation.
Les caractéristiques attachées à l’ouvrage en service sont à mettre en relation avec les
différentes couches constitutives de la structure de chaussée.
Les propriétés recherchées pour les enrobés sont : imperméabilité, rugosité, résistance aux
déformations permanentes, rigidité, longévité et résistance à l’action de l’eau.
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On utilise les essais suivants :
[Link] superficiels
L’enduit superficiel est une technique d’entretien dont le rôle est d’assurer l’étanchéité de la
surface de la chaussée et de régénérer la rugosité superficielle.
Pour les routes peu circulées, certaines départementales par exemple, la recherche de
solutions à faible coût conduit à utiliser, à la place des enrobés, des enduits superficiels
réalisés à partir d’émulsion de bitumes dont le stockage, le transport et la mise en œuvre se
font à température modérée.
L’enduit superficiel est une technique de revêtement d’entretien qui associe à la surface de
la chaussée des granulats et un liant hydrocarboné.
C’est une technique sans apport structurel et se caractérise par une épaisseur faible.
Elle est destinée principalement à imperméabiliser la chaussée et à améliorer les
caractéristiques de surface en liaison avec le confort et la sécurité de l’usager.
Cette technique d’enduits superficiels demeure la plus utilisée pour l’entretien des chaussées
à moyen ou à faible trafic.
Sur les routes nationales, les enduits superficiels représentent encore 25% des surfaces
entretenues chaque année.
En revanche les enduits superficiels ont pratiquement disparu du secteur autoroutier.
• enduit monocouche ;
• enduit bicouche ;
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• enduit prégravilloné.
Selon les cas sollicitations, le liant est anhydre ou sous forme d’émulsion et peut être modifié
par ajout de polymère.
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