Programme de Resilience FAO
Programme de Resilience FAO
Programme de résilience
juillet 2021-juin 2024
Améliorer la résilience, la sécurité alimentaire et la nutrition des populations
touchées par les chocs naturels et les conflits dans la région de Diffa
II | Le Niger – Programme de résilience (juillet 2021-juin 2024)
Le Niger
Programme de résilience
juillet 2021-juin 2024
Améliorer la résilience, la sécurité alimentaire et la nutrition des populations
touchées par les chocs naturels et les conflits dans la région de Diffa
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Résumé . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Analyse du contexte . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Contexte régional . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
Contexte national, sectoriel et institutionnel . . . . . . . . . . . . . . . . 7
La région de Diffa . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Avantages comparatifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
Gestion des connaissances et communication . . . . . . . . . . . . . . .17
Suivi et évaluation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
Renforcement des capacités . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
Emploi rural décent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
Durabilité environnementale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .25
Équité entre les sexes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
Peuples autochtones . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .26
iii
iv | Le Niger – Programme de résilience (juillet 2021-juin 2024)
Acronymes et abréviations
AGR activités génératrices de revenus
v
©FAO
Résumé | 1
Le programme s’articule autour de deux résultats. Le premier vise à la
récupération et au renforcement rapide des moyens d’existence des
ménages les plus vulnérables, notamment à travers des interventions
d’urgence et des filets de protection sociale (cash+) et l’amélioration de
la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à travers une diversification des
moyens d’existence adaptés au changement climatique. Le deuxième
résultat vise à améliorer la résilience aux chocs climatiques et à la crise
sécuritaire, par un renforcement de la cohésion sociale et une gestion
adaptative des ressources naturelles au changement climatique. Le
programme sera mis en œuvre selon une approche intégrée utilisant la
réponse aux besoins immédiats comme point d’entrée pour des activités à
plus long terme qui contribueront à renforcer la résilience des populations
vulnérables. Le programme cherchera l’établissement de partenariats
pendant sa mise en œuvre et se présentera en complémentarité
des initiatives en cours dans le bassin du lac Tchad. Le programme
renforcera les capacités des populations ciblées pour maintenir leurs
investissements, notamment en matière de gestion de leurs actifs
productifs et de leur capital. Il renforcera également les institutions
nationales et régionales.
©FAO
et ajustement Le programme de résilience de la FAO est aligné avec les plans nationaux
de développement et d’action humanitaire de la République du Niger.
stratégique Il contribue à l’initiative «les nigériens nourrissent les nigériens», dont
l’objectif global à l’horizon 2035 est de «contribuer à mettre durablement
les populations nigériennes à l’abri de la faim et de la malnutrition et leur
garantir les conditions d’une pleine participation à la production nationale
et à l’amélioration de leurs revenus».
Engagement La FAO se basera sur les partenariats déjà existants au niveau du pays et
développés dans le cadre d’autres projets ainsi que sur la collaboration
des parties entre agences afin de profiter des synergies possibles. Certains
partenariats bien établis notamment avec le Ministère de l’agriculture
prenantes et de l’élevage, la Direction régionale de Diffa, le Ministère de l’action
humanitaire et de la gestion des catastrophes, la région de Diffa, et la
Chambre régionale de l’agriculture seront indispensables tout au long
de la mise en œuvre du programme. Par ailleurs, les activités pourront
également s’appuyer sur des collaborations avec des organisations
non gouvernementales internationales et nationales présentes sur
le terrain telles que World Vision, Aridel, Volontaires nigériens pour le
développement et la Croix rouge nigérienne. Les agences des Nations
Unies tels que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM),
le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Fonds des
Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), et le Programme alimentaire
mondial (PAM) seront également des partenaires clés de la FAO au Niger
et les synergies possibles seront développées en fonction des activités du
programme.
N’guigmi
Cuvette nord T C H A D
N I G E R
e Bol
rièr
ar
deB
an
Gr Cuvette sud
N I G É R I A Guitté
CAMEROUN
0 50 km
Source: La Commission du bassin du lac Tchad (CBLT). 2015. Plan de développement et d’adaptation au
changement climatique du lac Tchad: Résumé. [en ligne]. [consulté le 14 mai 2021]. [Link]
[Link]/curated/fr/954571467999736073/pdf/R%C3%A9sum%C3%[Link]
Le Niger couvre une superficie de 1 267 000 km² dont les deux tiers sont
désertiques ou semi-désertiques. En 2019, la population était estimée à
21,94 millions (Institut national de la statistique du Niger) dont 50,1 pour
cent de femmes et, une population extrêmement jeune (70 pour cent
de la population a moins de 25 ans). Le rythme d’accroissement de
la population de 3,9 pour cent par an constitue un véritable défi de
développement au regard des ressources et capacités économiques
limitées du pays, amoindries par les dépenses liées à la sécurité
(15 pour cent du budget de 2017). L’indice d’inégalité de genre au Niger est
plus élevé que la moyenne africaine. Moins de 12 pour cent du territoire
reste potentiellement favorable à l’agriculture et constitue la source
principale d’emplois et de revenus pour 80 pour cent de la population
rurale. Le produit intérieur brut reste dominé par l’agriculture (43,1 pour
cent) et le secteur informel (65,7 pour cent). Du fait de la surexploitation
de plus en plus forte des ressources naturelles (terres, eaux, biodiversité),
les populations engagées dans ces activités sont particulièrement
vulnérables, entrainant l’accentuation de la pauvreté et l’insécurité
alimentaire. À ceci s’ajoute depuis début 2020 au Niger la covid-19. Le
Gouvernement a mis en place un ensemble de mesures de lutte contre la
pandémie qui ont considérablement impacté la vie économique et sociale
du pays, et la situation alimentaire et nutritionnelle des populations
en particulier, détériorant davantage l’état de vulnérabilité existant. Au
niveau environnemental, le changement climatique est fortement ressenti
au Niger par rapport à la dépendance économique du pays en termes
d’agriculture et d’élevage. Les incertitudes climatiques, les inondations
de plus en plus fréquentes, la sécheresse récurrente et l’arrivée non
seulement des déplacés mais aussi d’animaux de pâturage ont contribué à
l’intensification des risques de conflit sur les ressources naturelles.
La région de Diffa
Analyse du contexte | 7
Depuis 2013-2014, la région du lac Tchad a été touchée par les violences
liées à Boko Haram dans le nord-est du Nigéria qui ont débordé sur les
pays sahéliens voisins – notamment le Cameroun, le Tchad et le Niger
– avec des effets dévastateurs sur la sécurité alimentaire et les moyens
d’existence. L’insécurité persistante et l’état d’urgence ont également
gravement limité la pêche et l’agriculture, et la hausse des coûts des
produits importés et l’accès limité aux pâturages au bord du lac ont
conduit à la faim et la malnutrition. Les enlèvements de civils continuent
à s’opérer par les groupes armés non étatiques de façon presque
quotidienne. Les femmes et les enfants constituent les principales cibles
de ces enlèvements, contraignant la population à se déplacer vers d’autres
destinations considérées comme relativement sécurisées. Le bassin du lac
Tchad est soumis à une urgence humanitaire complexe à travers le nord-
est du Nigéria, l’extrême nord du Cameroun, l’ouest du Tchad et le sud-est
du Niger. Plus de 80 pour cent des personnes déplacées et réfugiées ont
cherché refuge dans des zones peuplées de communautés extrêmement
pauvres, ce qui apauvrit les moyens de subsistance de ces familles
d’accueil et accroît leur vulnérabilité.
Carte 2. Chiffres de déplacés (réfugiés, retournés, personnes déplacées internes [PDI] et demandeurs d’asile)
de la région de Diffa
Ngourti
NGOURTI 709
Blabrine
!
13,424
N'Guigmi
Zinder
19,511
NIGER !
KABLEWA NGUIGMI
NGUELBELY
TCHAD
Boutti Kabélawa
!
N’Guelbely Diffa 18,492 !
!
893 29,270
GOUDOUMARIA Boulabrine Kindjandi
! TOUMOUR BOSSO
Kilakina Gorodi 8,201Bosso
856 Toumour
! 1,350 ! Garin
GUESKEROU 15,256 !
1,179 FOULATARI Wanzam ! ! !
Goudoumaria !
Waragou !
Foulatari 2,958 1,024 ! N’Gagam 33,899 Abadam
!
348 Sayam 18,122 Assaga
Toutourwa Forage ! 14,247
! Bula Bul
!
! Tunbun Rago !
MAINE SOROA 348 CHETIMARI DIFFA
9,856 Gashigar !
Tunbun Madayi
14,454 !
Kaya
965 Boudouri ! ! ! Asaka-Koura
Maïné-Soroa Ambouram Ali 11,833 !
23,404
Kaderi NIGÉRIA 4,539 !
Guidan Kadji
! ! 17,263
Kanamga 3,507 Chétimari Damasak
!
Baga
! !
! !
Gidimbari
!
Kukawa
!
Geidam !
Gashua !
!
!
Source: Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. 2020. Chiffres des déplacés: réfugies, retournés, PDI et demandeurs d’asile de la région de Diffa.
[en ligne]. [consulté le 14 mai 2021]. [Link]
La région de Diffa est une zone aride et semi-aride avec une courte saison
de pluie de juillet à septembre. La pluviométrie varie du sud au nord
de 400 à 20 mm. Les pâturages sont touchés par la sécheresse et les
feux de brousse, avec un déficit chronique depuis 10 ans. L’agriculture
se concentre au sud de la région et les principales cultures pluviales
sont le mil et le sorgho, avec des rendements par hectare très faibles. La
production de niébé est aussi une culture vivrière essentielle. Certaines
parcelles irriguées, à protéger, permettent une culture de rente de petite
échelle comme la production de poivron surnommé «l’or rouge». De
plus, la région de Diffa est l’objet d’une désertification accélérée, et
d’une insuffisance d’investissement et d’infrastructures hydrauliques,
agrosylvopastorales et routières. La pêche est pratiquée dans les «mares».
La présence des groupes armés insurgés perturbent les activités de pêche
dans le bassin du lac Tchad. L’insécurité dans certaines zones, combinée
à la faible base infrastructurelle, l’engagement limité des femmes et des
jeunes dans les processus de prise de décision, le manque d’opportunités
de développement économique, et le faible niveau de formation
des jeunes et des femmes (éducation, formation professionnelle,
analphabétisme), ont accru le chômage des jeunes et le niveau de
pauvreté des populations, notamment des femmes.
Analyse du contexte | 9
Sécurité alimentaire et nutritionnelle
L I BY E
A LG É R I E
Agadez
MALI
Diffa
Tahoua
Zinder
TC H A D
Tillabéri Maradi
Dosso
BURKINA
FA S O 0 200 km
NIGÉRIA
BÉNIN
Source: Le Réseau de prévention des crises alimentaires. 2020. Le Niger: Situation alimentaire et
nutritionnelle projetée, juin-août 2021 [en ligne]. Niamey, Niger. [consulté le 14 mai 2021].
[Link]/datas/niger/
pour assister
15 040 ménages Impact
(105 280 personnes)
Les populations de la région de Diffa touchées par la crise du bassin du lac
la FAO requiert Tchad (communautés hôtes, PDI, réfugiés et rapatriés) ont amélioré leur
4,75 millions d’USD, dont sécurité alimentaire et nutritionnelle, et leur résilience face aux risques
• 2,3 millions d’USD agroclimatiques, liés à l’insécurité et à la covid-19.
pour la première année
• 1,5 million d’USD
pour la deuxième année Résultat 1. Les moyens d’existence sont renforcés, diversifiés et
• 950 000 USD adaptés au changement climatique pour améliorer la situation
pour la troisième année alimentaire et nutritionnelle des ménages vulnérables dans la région
de Diffa.
pour la période
juillet 2021- Produit 1.1. Les ménages plus vulnérables, incluant les déplacés
juin 2024 internes, réfugiés, retournés, familles hôtes, touchés par le conflit et des
groupes à besoins spécifiques ont amélioré leur conditions alimentaire
et nutritionnelle, notamment à travers des interventions d’urgence et
des filets de sécurité sociale.
Activités
• Ciblage de 2 000 ménages bénéficiaires par des activités d’urgence
et de protection sociale (cash+), avec une attention particulière aux
ménages dirigés par des femmes, victimes de violence provoquée
par les disparités entre sexes, personnes touchées par le VIH/SIDA,
handicapés, ménages touchés par la covid-19 et déplacés.
• Distribution d’intrants agricoles de qualité (semences et outils),
accompagnement technique et équipement pour la mise en place de
jardins de case.
• Distribution de noyaux caprins, incluant un accompagnement en santé
vétérinaire, et d'un kit alimentaire initial à 500 ménages parmi les plus
vulnérables.
• Transferts monétaires à 2 000 ménages bénéficiaires pour la reprise
d’activités productives pour assurer leur sécurité alimentaire (cash+).
• Sensibilisation et formation de 2 000 bénéficiaires par des activités
d’urgence/résilience sur la nutrition, la prévention de la covid-19 et
l’équité de genre.
• Fourniture d’aliments pour bétail et accompagnement en santé
vétérinaire.
Activités
• Ciblage de bénéficiaires et de promoteurs/facilitateurs, et identification
des lieux pour l’établissement de champs écoles agropastoraux (CEAP)
et de caisses de résilience.
• Développement et adaptation du modèle CEAP à chacune des
communautés en fonction des besoins identifiés et des conditions
agro-écologiques (localisation, production prioritaire, localisation,
partenaires, etc.).
• Adoption et mise à l’échelle de bonnes pratiques d’agriculture
intelligente face au climat, de bonnes pratiques d’élevage, et de
réduction des risques de catastrophe et gestion durable des ressources
naturelles parmi les ménages agricoles pauvres et vulnérables des
communautés ciblées, à travers des CEAP.
• Distribution d’intrants de qualité (semences, tubercules, outils, etc.)
aux agriculteurs des villages où ont été établis des CEAP.
• Formation technique, installation et équipement des parcs de
vaccination, et des centres et bureaux vétérinaires.
• Soutien aux pratiques de pêche durables et équipement des
communautés de pêche (pirogues, filets, formation, etc.).
• Systématisation et publication de bonnes pratiques agricoles et de
gestion des risques agroclimatiques (GRAC) pour la région de Diffa à
utiliser dans les CEAP.
• Formation et mise en place d’Associations villageoises d’épargne et de
crédit.
Activités
• Alphabétisation fonctionnelle des femmes et des jeunes.
• Formation en compétences entrepreneuriales de base.
• Identification des AGR prioritaires, leurs points faibles et atouts.
• Analyse rapide du marché pour les AGR identifiées.
• Promotion et appui à la présentation de micro-projets d’AGR préparés
par des femmes et des jeunes, à titre individuel ou en groupe, financés
par le projet (ou autres partenaires présents à Diffa).
• Réalisation d’une étude de faisabilité et viabilité sociale, financière
et environnementale des propositions d’AGR, et financement des
propositions durables.
• Renforcement des capacités de transformation et de commercialisation
des produits agricoles, pastoraux et de la pêche, et accompagnement à
la mise en place d’AGR durant au moins un cycle productif.
Activités
• Identification et renforcement des capacités des mécanismes
traditionnels, des autorités et des cadres de l’administration, en
matière de prévention et gestion de conflits existants au niveau du
village et de la commune.
• Promotion et développement de l’approche communautaire
participative pour une gestion durable de l’eau et des sols, terres
agropastorales et forêts, de manière sensible au genre et au
changement climatique, incluant la sensibilisation sur les feux de
brousse.
Activités
• Réhabilitation de 1 750 ha de terres dégradées, et mise en place de
mesures de lutte contre l’érosion et l’ensablement, avec des techniques
comme les demi-lunes, le zaï, la fixation de dunes et la lutte contre les
plantes envahissantes.
• Aménagement de 600 km de bandes pare-feu contre les feux de
brousse, par les ménages des communes à travers des activités
d’espèces contre travail.
• Sécurisation et réhabilitation des couloirs de transhumance.
• Promotion d’un accès durable à l’énergie pour les communautés.
• Amélioration des installations et des infrastructures
communautaires: forages pastoraux/puits, tout en assurant une gestion
durable de l’eau.
• Restauration du potentiel de production durable de fourrage.
• Développement de petits périmètres irrigués maraîchers pour les
femmes.
Activités
• Formation des partenaires du projet sur le modèle de caisses de
résilience, sur la GRAC et le changement climatique, l’égalité de genre,
la protection sociale et la résolution de conflits.
• Établissement d’un réseau d’échange entre promoteurs/facilitateurs
communautaires des CEAP et caisses de résilience.
• Systématisation et publication de bonnes pratiques agricoles de GRAC
pour la région de Diffa à utiliser dans les CEAP.
Activité
• Identification de cas de succès des activités mises en œuvre par le
programme, et réalisation de produits audiovisuels avec des histoires
d’intérêt humain témoignant de l’amélioration de la résilience sur la
prévention de conflits et la paix.
Bénéficiaires
Zones d’intervention
Récupération
Lutte plantes
Jardin des terres, Cohésion
Département Commune Agriculture Élevage Pêche envahissantes/
de case fixation des sociale
bandes pare-feu
dunes
Bosso Toumour X X X X X X
Chetimari X X X X X X X
Diffa Diffa X X X X
Gueskerou X X X X X X
Foulatari X X X X
Mainé Soroa
Mainé Soroa X X X X X
Critères Caractéristiques
Affectation par évènements • Village, communauté ou camp avec victimes de déplacements forcés et familles rapatriées, en
climatiques extrêmes et/ particulier celles qui n’ont pas reçu d’assistance humanitaire.
ou par des conflits intra et • Village affecté par des événements climatiques extrêmes (inondation, sécheresse, etc.).
intercommunautaires • Population à mobilité réduite (confinée) et dont la sécurité alimentaire et nutritionnelle est limitée.
• Populations vulnérables hôtes accueillant des familles déplacées.
• Communautés avec des cas de malnutrition aiguë et des taux élevés de malnutrition chronique.
Vulnérabilité
• Communautés composées principalement de femmes cheffes de ménage.
• Populations hôtes vivant dans des zones rurales touchées par des conflits et/ou des menaces
climatiques.
• Population avec double affectation (conflits et risques climatiques).
Renforcement de stratégies • Communautés appuyées par la FAO par des initiatives d’urgence et qui peuvent viser la résilience
existantes visant les victimes et le développement.
du conflit et les communautés • Populations bénéficiaires de programmes de protection sociale (gouvernementaux, PAM, UNICEF,
vulnérables OIM)
Indicateurs
Avantages comparatifs | 17
©FAO
Méthodologie
Cette approche permet non seulement de mieux répondre aux besoins des
personnes touchées, mais contribue également à la durabilité des projets,
en renforçant les organisations locales et en transformant les structures
et les dynamiques de pouvoir. Dans cette entreprise, l’objectif global de la
FAO est de promouvoir et de soutenir la mise en œuvre d’une réponse et
d’une action humanitaires améliorées, plus responsables et inclusives, en
étant davantage redevable envers les populations affectées.
Clubs Dimitra: La FAO a mis en place des clubs d’écoute au Niger depuis
2009, reconnus comme bonne pratique pour l’autonomisation de la
femme par le Ministère de la population, de la promotion de la femme et
de la protection de l’enfant. Le Niger comptait près de 2 761 clubs Dimitra
actifs en 2020. Ils offrent un espace de dialogue au sein de la communauté,
et aident à promouvoir la position des femmes dans leur communauté.
Ces clubs sont des groupes informels de femmes/filles et d’hommes/
garçons, mixtes ou non, composés, au maximum, de 30 personnes. Les
décisions des clubs sont toujours prises en concertation avec les autorités
coutumières et administratives.
Statistiques
Technologies de l’information
Aggravation de l’insécurité, Elevée Elevé Engagement des partenaires et des autorités locales:
exposant les populations et Engagement politique en faveur du programme de renforcement
le personnel à des menaces de la résilience et appui du Gouvernement à l’introduction de
accrues empêchant ainsi l’accès programmes nationaux de lutte contre la vulnérabilité.
aux sites du programme et/ Ciblage géographique: L’intervention se concentrera sur les
ou générant des risques de zones évaluées par les Nations Unies comme sûres et sécurisées
protection inacceptables pour les pour les bénéficiaires et le personnel. Les interventions dans
bénéficiaires les communautés de rapatriés se concentreront d’abord sur les
villages situés le long des routes principales et des villes.
Flexibilité de la programmation et réactivité: Les activités
peuvent être reprogrammées rapidement et efficacement selon
les conditions de sécurité et/ou temporairement suspendues
pour permettre des évaluations de sécurité approfondies et
répondre aux besoins humanitaires urgents.
Application stricte des procédures de sécurité des Nations Unies:
L’intervention sera mise en œuvre conformément aux
procédures de sécurité conjointes actuelles des Nations Unies
qui prévoient une autorisation préalable et une surveillance
étroite des mouvements de personnel, l’application de diverses
mesures d’atténuation des risques et des évaluations régulières
de la sécurité.
Aggravation des conflits intra ou Moyenne Moyen Adoption d’approches de dialogue communautaire et sensibles
intercommunautaires à un niveau aux conflits dès la phase de planification: identification des
qui compromet la gestion des activités bénéficiant à la population dans son ensemble,
activités ou compromet l’accès des création d’atouts communautaires tangibles qui inciteront
bénéficiaires et le maintien des à maintenir la cohésion sociale, et fourniture de moyens
actifs productifs d’existence significatifs pour les femmes et les jeunes.
Présence de chocs naturels Moyenne Moyen Système d’alerte précoce: Le programme sera coordonné
majeurs (sécheresse, invasion en relation avec le système d’alerte précoce et avec le Cadre
d’insectes) durant la mise en Harmonisé afin d’être informé le plus rapidement possible et
œuvre du projet, compromettant d’adapter la réponse.
les investissements agricoles Sélection d’activités sensibles au climat: Les activités identifiées
réalisés et empêchant les seront adaptées aux contextes agro-écologiques locaux. Par
bénéficiaires de reprendre leurs exemple: l’adoption et la mise en place de moyens permettant
activités agricoles et d’élevage de maîtriser le ruissellement et l’érosion des sols, amélioration
du contrôle des inondations et de la conservation de l’humidité,
application de normes de qualité, introduction de semences
résistantes à la sécheresse, sélection d’espèces animales
adaptées, etc.
La pandémie de covid-19 Moyenne Moyen Suivi de toutes les recommandations sanitaires et d’hygiène de
s’aggrave, créant des difficultés prévention de la covid-19.
dans la réalisation de certaines Restriction du nombre de personnes convoquées pour les
activités de formation, et de suivi formations/réunions.
des activités sur le terrain
Suivi et évaluation | 23
©FAO
Durabilité environnementale
Durabilité | 25
des couloirs de transhumance et des aires de pâturage accordera une
attention particulière à la préservation de l’environnement, de la faune et
des ressources naturelles. Les expériences issues d’autres projets comme
le Family Farming Development Programme ou les projets pastoraux mis
en œuvre par la FAO et les autres partenaires seront prises en compte.
Peuples autochtones
Contact
Représentation de la FAO au Niger
FAO-NE@[Link] | @FAONiger
Niamey, Niger