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Gestion de Tresorerie s6 g1 Resume 2022

Ce document présente un cours sur la gestion de trésorerie. Il aborde plusieurs sujets clés comme les fonctions du trésorier, la gestion de trésorerie en date de valeur, le diagnostic de trésorerie et le budget de trésorerie.

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Gestion de Tresorerie s6 g1 Resume 2022

Ce document présente un cours sur la gestion de trésorerie. Il aborde plusieurs sujets clés comme les fonctions du trésorier, la gestion de trésorerie en date de valeur, le diagnostic de trésorerie et le budget de trésorerie.

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COURS

GESTION DE TRÉSORERIE

Abdelhamid EL BOUHADI
Introduction générale

Objet de la gestion de trésorerie et fonction de


trésorier de l’entreprise

La trésorerie d’une entreprise est définie à partir de


son patrimoine, plus précisément, à partir de son
patrimoine le plus liquide. On peut aussi la définir,
globalement, à partir de la partie la plus liquide de sa
valeur patrimoniale. A cette conception statique, en
termes de stock, s’oppose une approche dynamique de
trésorerie, celle basée sur les flux de liquidités
(encaissements et décaissements).

Le trésorier gère de la liquidité dans le but d’assurer la


solvabilité de l’entreprise face à ses engagements.
Mission du trésorier

Le trésorier gère et surveille les délais


d’encaissements et de décaissements.

Le trésorier intervient auprès des responsables


opérationnels.

Le trésorier contribue au résultat financier en


négociant les taux et en appuyant les décisions
d’emprunts ou de placements.

En résumé, le trésorier gère la liquidité de


l’entreprise.
PLAN DE COURS

Chapitre 1: Les fonctions du Trésorier-comptable

Chapitre 2: Analyse financière et gestion de trésorerie/


Diagnostic de trésorerie et trésorerie zéro et Budget de
Trésorerie

Chapitre 3: L’environnement bancaire et financier


1. les contraintes de fonctionnement bancaire et financier et
les systèmes de paiement et de régulation
2. Les marchés financiers, levée de fonds et investissement

Chapitre 4: Mise en place d’un système de gestion de


trésorerie en date de valeur

Chapitre 5: Analyse du risque de trésorerie


RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES :

*Hubert de La Bruslerie et Catherine Eliez, Trésorerie


d’entreprise, Gestion des liquidités et des risques, Dunod,
2017.

*Phillippe Rousselot et Jean-François Verdié, Gestion de


trésorerie, Dunod, 2011.

*Michel Sion, Gérer la trésorerie et la relation bancaire,


Dunod, 2015.

Bruno Poloniato et Didier Voyenne, La nouvelle trésorerie


d’entreprise, Dunod, 1997.

*Christian Marmuse, Gestion de trésorerie, Vuibert ,1997.

*Azeddine Berrada, Les techniques de banque, de crédit et


de commerce extérieur au Maroc, SECEA,2007.

*Najib Ibn Abdeljalil, Diagnostic financier et évaluation de


l’entreprise, Consulting édition, 2006.
*Peyrard J., La Bourse, Vuibert édition, 3ème édition, 1995.

*Spieser Ph., La Bourse, Vuibert édition, 1ère édition, 2003.

*Batsch L., Le Diagnostic Financier, Economica, 3ème édition,


2000.

*Tchemeni, E., L'Evaluation des Entreprises, Economica, 2ème


édition, 1998.

*Barreau J. et Delahaye J., Gestion Financière, Dunod, 10ème


édition, 2001.

*Bossu S. et Henrotte, Ph., Finances des marchés, Dunod,


10ème édition, 2008.

*Guyon, La Fonction Financière dans l'Entreprise : Gestion


Financière, Masson, 3ème édition, 1992.

*Thibierge Ch., Analyse Financière, Vuibert édition, 3ème


édition, 2009.
Chapitre 1: Les fonctions du
Trésorier
C’est une fonction récente qui se confirme dans
les entreprises d’une certaine taille. Elle devient
dans les grandes entreprises de plus en plus
autonome.
Dans la majorité des cas, la fonction du trésorier
est confiée aux services comptables.
La trésorerie constitue une entité à part
entière, séparée de la fonction stricte de
la comptabilité et dépendante de la
direction financière.
Les fonctions du trésorier, comme le montre le
schéma suivant, concernent essentiellement :
Le trésorier est le principal responsable de
l’utilisation des services bancaires ; à ce titre il est
désigné pour la négociation des conditions bancaires.
Il doit contrôler les opérations bancaires, placer les
excédents et surtout assurer la liquidité et la
solvabilité de l’entreprise.

Dans l’entreprise n’ayant pas mis en place un


système de gestion de trésorerie en dates de valeur,
l’activité de « trésorerie » comporte généralement
trois volets :

- établissement de la trésorerie en date


comptable ;

- établissement d’un budget de trésorerie mensuel


ou trimestriel ;

- négociation avec les banques.


Section 1. L’environnement du trésorier

Le trésorier est le pivot de l’entreprise pour ce qui


est des flux financiers. En fait, toutes les activités de
l’entreprise se retrouvent naturellement au niveau
de la trésorerie. Partant de ce fait, et en vue de
mieux gérer sa trésorerie, le responsable de ce
service doit entretenir des relations aussi bien avec
les entités internes de l’entreprise qu’avec les entités
externes.

En interne, les principaux interlocuteurs sont : le


comptable, le contrôleur de gestion, le commercial,
le risk-manager et la direction générale.

En externe, le trésorier est en relation avec les


banques, les marchés de capitaux, le marché de
change et autres partenaires (fournisseurs, clients,
administrations (fisc, assureurs,…).
Section 2. La gestion de trésorerie en date de valeur:
L’information détenue par les entreprises qui gèrent
leur trésorerie en date comptable induit
mécaniquement des décisions qui engendrent des
frais financiers importants.

Pour minimiser ces frais, il est indispensable d’avoir


en permanence une information « exacte ». Ceci est
possible par la MISE EN PLACE D’UN SYSTÈME DE
GESTION DE TRESORERIE EN DATE DE VALEUR. Ce
système vise à créer de façon interne, au jour le jour,
et banque par banque, les échelles d’intérêts que
l’entreprise reçoit généralement trimestriellement
(ou mensuellement). Il permet également de
contrôler de façon automatique les conditions
bancaires, il aide le trésorier à prendre une décision
pour les principaux arbitrages entre
placement/découvert ; escompte/découvert…
Section 3. La réduction de l’encaisse de
trésorerie non disponible :

L’encours de trésorerie non disponible,


appelé parfois « float », est la somme à
un instant donné de tous les règlements
effectués par les clients mais non encore
crédités aux comptes de l’entreprise, en
raison notamment du délai de traitement
des opérations ou de la négligence des
créanciers.

N.B. « Float » appelé aussi « fonds flottants » ou


« flottant » tout court.
Section 4. La coordination des comptes
bancaires :

Au travers de l’exemple suivant, nous


pouvons mettre en exergue l’intérêt de la
coordination des comptes bancaires.
Considérons une entreprise cliente de
deux banques X et Y et usant de crédit par
caisse chez les deux banques. Supposons
que sur une période de 10 jours, ses
comptes dans les deux banques évoluent
comme suit :(Les montants sont en
milliers, ceux qui sont entre parenthèses
sont des soldes débiteurs):
On constate que les deux comptes sont
gérés de façon indépendante et génèrent
des coûts importants : En supposant un
taux d’intérêt de 12%, les intérêts
débiteurs s’élèvent à ….. dhs.
Supposons maintenant que les deux
comptes aient été coordonnés
(fusionnés), les intérêts débiteurs seront
minimisés de …..
Section 5 : les économies réalisables sur les
procédures de trésorerie

1. Actions sur les encaissements :

*Le circuit de facturation :

L’analyse d’un circuit de facturation implique


généralement deux remarques fondamentales à
savoir :

- L’existence fréquente de délai entre le fait


générateur de la facturation et la facturation. Tout
délai est susceptible d’engendrer des frais financiers.

- Les conditions commerciales non précisées sur les


factures sont la cause de retard de paiement des
clients.
Le circuit d’encaissement :
Pour les chèques, ce circuit se caractérise
généralement pat trois phases :

-Phase1: Une phase interne allant de la réception


du chèque au courrier, jusqu’au départ de chèque
de l’entreprise. Il est souhaitable de remettre le
jour « J » à la banque les chèques reçus le même
jour. L’objectif visé est de ne pas faire trainer les
chèques reçus dans l’entreprise .
-Phase2: Lorsque la transmission est faite par
courrier (voie postale), l’entreprise ne peut pas
prévoir avec exactitude le délai de prise en
charge des chèques par la banque.

Il est souhaitable que les chèques soient remis à


un coursier qui s’occupera de la transmission.
-Phase3: la phase de prise en compte
bancaire: les banques ne décomptent pas
les jours de valeur de la même façon si le
chèque est remis à 10 heure du matin à
15h30.

Ce phénomène est du à l’existence de


l’HEURE DE CAISSE, qui est le moment de
la journée où le jour même devient le
lendemain (le minuit bancaire). Il faut
connaître cette heure avec précision pour
organiser le passage du coursier et ne pas
perdre des jours de valeur.
2. Actions sur les décaissements :

Les économies potentielles sont fonction des facteurs


suivants :

*Le respect des dates limites de paiement :


Le trésorier doit toujours vérifier qu'il ne paie pas trop
tôt ; en effet gagner quelques jours de valeur sur les
paiements représentent des économies non
négligeables.

*Le choix des mode de paiement : les possibilités de


paiement offertes à l’entreprise sont variées : chèque,
effet, virement, etc. Dans le cas, par exemple, de
paiement par chèque, l’entreprise est débitée J-1
ouvrable alors que le fournisseur est crédité J+2
calendaire, dans le cas d’un
chèque hors place bancable, il est crédité J+12
calendaire, etc.
*La centralisation et la concentration des
paiements :

la réduction des frais financiers passe


avant tout par celle de la réduction des
centres de dépenses. Toutes les dépenses
doivent normalement transiter par le
trésorier et dépendre directement de lui-
même. Ces dépenses doivent être
également concentrées, c’est-à-dire
mettre en place une procédure d’envoi des
chèques (fixer une journée donnée pour
l’envoi des chèques).
Chapitre 2: Gestion de trésorerie:
diagnostic de trésorerie, trésorerie
zéro et Budget de Trésorerie
La gestion de trésorerie a pour discipline
de référence la gestion financière.

Elle prend de plus en plus d’importance


pour des raisons purement économiques
et financières (rationalisation des
dépenses, coûts cachés, efficacité
budgétaire, efficacité des placements,
gestion ALM, gouvernance et gestion
efficiente des processus de décision en
matière de financement, se prémunir
contre les risques, etc.).
1. LES DIFFÉRENTES APPROCHES DE LA TRÉSORERIE

Deux approches de trésorerie :

*Une approche bilancielle statique : Différence entre valeurs


réalisables et disponibles d’une part, et les dettes à court
terme, d’autre part.

*Une approche dynamique : La trésorerie est définie en


termes de flux (qui influence sur les économies réalisables:
la trésorerie n’est plus celle reflétée dans les opérations
comptables, c’est-à-dire celle relative aux dates d’opérations
ou comptables).

1.1. L’approche bilancielle :

Cette approche nous renvoie aux trois outils de base de


l’analyse financière : le Fonds de roulement, le besoin en
fonds de roulement et la trésorerie. Celle–ci n’est autre que
la différence entre le FR et le BFR.
Le besoin en fonds de roulement (BFR) d'une entreprise est la somme de son BFR
d'exploitation et de son BFR hors exploitation. Le BFR d'exploitation représente le solde
des emplois et des ressources d'exploitation (soit en simplifiant : stocks + créances
courtes (non financières) – dettes courtes (non financières)).

Il correspond à l'argent gelé (BFR positif) par l'entreprise pour financer son cycle
d'exploitation (ou sécrété par celui-ci lorsque ce BFR est négatif).

Le besoin en fonds de roulement hors exploitation = Actif circulant hors exploitation –


dettes hors exploitation. (c’est une composante mineure du BFR).
ACTIF PASSIF
Immobilisations 100 Capitaux propres 80
Stocks 25 Dettes financières LMT 50
Créances clients 40 Dettes d’exploitation 15
Disponibilités 5 Dettes financières CT 25
Total : 170 Total : 170
BFR FDR
Fonds de roulement (FDR) = Indicateur de stabilité du financement = Capitaux
propres + Dettes financières LMT (capitaux permanents) – Immobilisations = 80 + 50 –
100 = +30 (positif) : marge de manœuvre pour l’entreprise.

Besoin en fonds de roulement (BFR) = Investissement déjà réalisé dans le cycle de


production = Stocks + Créances clients – Dettes d’exploitation = 25 + 40 – 15 = +50
(positif) : Cela signifie que les sommes engagées dans le cycle de production
(fabrication et vente de produits à crédit) excèdent les sommes dues (obtenues des
fournisseurs de l’entreprise). Ici, cette entreprise, pour constituer son stock et livrer ses
clients (à découvert) il a dépensé 65 dont 15 n’a pas encore été réglé. En effet, par
différence, on obtient que la société a déjà dépensé (avancé) 50, qui ont effectivement
été payés et ont quitté le compte bancaire.
ACTIF PASSIF
Immobilisations 100 Capitaux propres 80
Stocks 25 Dettes financières LMT 50
Créances clients 40 Dettes d’exploitation 15
Disponibilités 5 Dettes financières CT 25
Total : 170 Total : 170

TN
Trésorerie (TN) = Indicateur de liquidité immédiate = Disponibilités + Dettes
financières à CT = FDR – BFR = 5 – 25 = – 20 = 30 – 50 : (solde négatif) : aucune
marge de manœuvre pour l’entreprise pour faire face à ses engagements de CT : risque
d’illiquidité : si les banquiers demandent le remboursement immédiat des dettes
financières à CT, l’entreprise ne pourra pas honorer ses engagements de débitrice.
RÉSUMÉ:

Trésorerie (T) = FDR – BFR

- Si T est positive: Le montant de cette


trésorerie doit se trouver intégralement dans
les comptes de trésorerie, soit être investi dans
certains postes immédiatement mobilisables
(Placements bancaires, produits monétaires,
produits financiers),

-Si T est négative: Il existe un besoin à financer


recouvré par le recours aux crédits bancaires, ce
recours vient diminuer les besoins en capitaux
permanents, c’est-à-dire le FDR nécessaire pour
maintenir l’équilibre financier.
Dans ce dernier cas de figure, la trésorerie
est obtenue par différence entre la
trésorerie/actif et la trésorerie/passif.

La trésorerie-actif comprend les


disponibilités courantes dégagées par
l’activité de l’entreprise et la trésorerie –
passif est représentée par les concours
bancaires et les soldes créditeurs de
banques

Trésorerie nette = trésorerie-actif –


trésorerie-passif
Cette trésorerie est qualifiée de
TRESORERIE REELLE, à coté les spécialistes
distinguent aussi la TRESORERIE
POTENTIELLE, qui traduit la possibilité de
l’entreprise de mobiliser rapidement des
fonds. Citons à titre d’exemple, la capacité
d’endettement non utilisée qui représente
pour une entreprise une quasi-trésorerie.
Aussi la possibilité de mobilisation de
crédits (en particulier commerciaux, mais
pas seulement) constitue une trésorerie
potentielle.
1.2. L’approche par les flux financiers

- La relation entre la CAF et la trésorerie


de l’entreprise:

La CAF représente un potentiel de la


capacité de l’entreprise à générer des flux
par sa propre activité. Cependant, il s’agit
d’un flux de fonds et non d’un flux de
trésorerie, dans la mesure où la CAF ne
prend pas en compte les décalages
financiers.
RAPPEL: La capacité d’autofinancement (CAF)
La capacité d'autofinancement désigne l’ensemble des
ressources internes générées par l’entreprise dans le cadre
de son activité qui permettent d’assurer son financement.
C’est l’ensemble (ou la somme) des ressources internes
décaissables et encaissables générées par l’entreprise.
Comme il existe dans le compte résultat des écritures qui ne
correspondent pas à des dépenses réellement monétaires
(les DAP par exemple). Ainsi pour se rapprocher
(approximativement) du résultat monétaire réellement
dégagé par l'entreprise, un analyste calculera un nouvel
indicateur appelé la CAF: Capacité d’Autofinancement. Deux
méthodes de calcul de la CAF: le calcul par le HAUT et le
calcul paresseux. Les deux calculs aboutissent au même
résultat numériques avec des logiques différentes. Le calcul
par le haut consiste à recalculer tout le compte de Résultat
à l’exclusion des amortissements et provisions.
La méthode paresseuse consiste à calculer la CAF par le
bas du compte Résultat: au lieu de recalculer tout le
compte de Résultat, il suffit de prendre le Résultat net
auquel on ajoute les amortissements et provisions et on
retranche les reprises sur les amortissements et
provisions.
Cette capacité d'autofinancement doit permettre de
rembourser le capital des emprunts, de payer les
investissements autofinancés, de financer le BFR - c'est-
à-dire l'argent nécessaire au fonctionnement de
l'entreprise - et de rémunérer les propriétaires de
l'entreprise, les actionnaires ou l'entrepreneur individuel.

CAF = RN + DAP – RDAP(+VNC des Immobilisations cédées –


PN des cessions des immobilisations cédées )
1.3. Le principe de la capacité
d’autofinancement (CAF)

Dans le cadre de son activité, une entreprise doit


financer plusieurs éléments :
**les investissements qui permettent d’assurer et de
développer l'activité de l'entreprise,
**le remboursement de ses emprunts,
**le paiement des dettes fournisseurs, fiscales et
sociales,
**le versement des dividendes aux associés…

Le calcul de la capacité d’autofinancement


permet donc de déterminer le flux potentiel de
trésorerie dont dispose l'entreprise.
1.3.1. Le calcul de la capacité d’autofinancement

Le calcul de la capacité d’autofinancement est le suivant :


Capacité d'autofinancement (CAF) = produits
encaissables – charges décaissables
Pour parvenir au même résultat, 2 calculs peuvent être
effectués à partir du compte de résultat ou des soldes
intermédiaires de gestion : le calcul de la capacité
d’autofinancement à partir du résultat net ou à partir de
l’EBE (Excédent Brut d’Exploitation).
1.3.2. Interpréter le calcul de la capacité
d’autofinancement
Le calcul de la capacité d’autofinancement vous permet
de déterminer le montant de la trésorerie potentielle qui
est généré par l’entreprise dans le cadre de son activité.
Plusieurs ratios financiers sont calculés à partir de la
capacité d’autofinancement :
Dettes financières / Capacité d’autofinancement
Ce qui permet de calculer la capacité de l'entreprise à
rembourser ses dettes financières. Idéalement, ce ratio
appelé capacité de remboursement d’une entreprise ne
doit pas être supérieur à 2 ou à 3 au pire.
Capacité d’autofinancement / le Chiffre d’affaires
Avec par exemple un ratio de 50%, cela nous indique que
pour 100 DH de chiffre d’affaires, l’entreprise a généré 50
DH de ressources internes pour assurer son financement.
Pour illustrer la relation entre la CAF et la
trésorerie de l’entreprise, prenons l’exemple du
cycle d’exploitation d’une entreprise dont les
données figurent ci-après :

- toutes les opérations sont réglées au comptant à


l’exclusion du premier approvisionnement en
matières premières et des premiers coûts de
production,

-les stocks et la trésorerie de départ sont nuls,

-les coûts de production comprennent:

*des charges décaissables : matières, charges de


personnel, énergie, transport…
*des charges calculées: amortissement…
- l’entreprise est imposable au taux de 30% (pour
simplifier).

L’exploitation a été marquée par 4 étapes:


- étape 1: achat de matières premières de 50000 à
crédit,

- étape 2: constatation des coûts de production de


25000 (dont charges de personnel de 5000) et de la
dépréciation de l’actif immobilisé pour 10000.

- étape 3: vente de tous les produits finis pour une


valeur de 100000 réglée au comptant,

- étape 4: règlement des achats et des coûts de


production y compris les charges de personnel,

- le règlement de l’impôt sur les résultats, soit 4500.


Sur une photographie aérienne, je compte un nombre
de véhicules stationnés sur un parking. Ce comptage
relève d’une mesure en termes de stock. Par un
dispositif de vidéosurveillance, je compte les entrées
et les sorties sur le même parking. Ce comptage
relève d’une mesure en termes de flux. La mesure
d’un stock est un instantané (une radioscopie figée;
un recensement historique ou périodique). La mesure
d’un flux porte sur une durée (un intervalle de temps).
Les revenus sont des flux. Le total des encaissements
et des décaissements pendant une année correspond à
un flux, le montant de l’encaisse à un instant donné
correspond à un stock. Les réservoirs d’eau sont des
stocks, les courants d’eau sont des flux, le nombre
d’avions dans un aéroport est un stock, le trafic aérien
est un flux. Le stock fait partie de la statique tandis
que le flux fait partie de la dynamique.
Dans l’exemple ci-dessus, la distinction entre les comptes
de flux et comptes de stocks peut être appréhendée de la
manière simple suivante:

Les comptes de stocks sont des comptes figés et


déterminés à une date historique bien précise (telle année
ou tel jour par exemple). L’état définitif d’un compte (en
travaux de fin d’exercice par exemple) correspond à une
image, à une radioscopie au 31/12/N.
Le compte de flux correspond à un processus sur un
intervalle du temps (une plage temporelle) ou une période
(qui retrace l’évolution d’un compte).

La différence entre les deux types de comptes réside


dans la prise ou non du solde de clôture à l’ouverture
de l’exercice suivant. Un compte de flux ne prend pas
le solde de l’exercice précédent et son solde de fin
d’exercice montre la différence entre les entrées et
les sorties.
Le principe général de l’enregistrement de la
comptabilité économique (flux versus stock):

L’enregistrement en partie double inverse le signe


algébrique d’un solde selon qu’il est de flux ou de
stock.

Un solde positif est créditeur quand il est de flux,


débiteur quand il est de stock. Inversement,
un solde négatif est débiteur quand il est de flux,
créditeur quand il est de stock.

Entité par entité, tout échange marchand ou transfert d’un


terme d’échange marchand a un effet sur un stock de
monnaie, de créance ou de marchandise. L’enregistrement
concomitant, dans les comptes d’une entité, d’un flux
créditeur ou débiteur et d’une augmentation ou diminution
de stock rend la partie double économiquement pertinente.
Selon que le mouvement considéré est un flux sortant —
débit — ou entrant — crédit —, un stock est réduit —
crédit — ou augmenté — débit. En pratique, il suffit de
se souvenir que par convention d’usage des mots
« débit » et « crédit » :

● un flux sortant débiteur (charge = sortie d’argent) a


pour contrepartie un crédit en stock ;
● un flux entrant créditeur (produit = entrée d’argent) a
pour contrepartie un débit en stock.

Par exemple, un travail est fourni en échange de sa rémunération


par chèque ou virement.
La comptabilité en partie double de l’employeur enregistre cette
rémunération par un débit et un crédit : le débit est d’un compte de
flux — salaires payés — ; le crédit est d’un compte de stock —
banque. La comptabilité en partie double de l’employé enregistre
cette même rémunération par un crédit et un débit. Le crédit est
d’un compte de flux — revenus —, le débit est d’un compte de stock
— banque.
L’analyse du compte trésorerie fait ressortir un
solde de 20 500 qui correspond à :

- des encaissements pour un total de 100000;


- des décaissements pour un total de 79500.

On remarque que la variation de trésorerie de


20500 correspond en fait à la CAF de la
période:

CAF = Bénéfice + Dotations


= 10500 + 10000 = 20500
Dans un univers caractérisé par des règlements au
comptant et une variation de stocks nulle, c’est-à-dire
une variation du BFR nulle, il y a identité entre la CAF et
la variation de la trésorerie.

Dans cette hypothèse la CAF correspond à un véritable


flux de trésorerie. Malheureusement, cette hypothèse
d’école ne se vérifie jamais dans la pratique, car
l’entreprise doit généralement gérer un stock outil**
pour éviter les ruptures d’approvisionnement, et
consentir des crédits à sa clientèle pour s’aligner sur
les pratiques commerciales sectorielles.

**Le stock outil (ou stock de sécurité est un niveau de stock en


dessous duquel il est impossible pour l’entreprise de fonctionner. Ce
niveau a donc un caractère permanent au sein de l’entreprise. On
peut considérer ce stock-outil comme un actif à long terme alors
que les stocks sont généralement des actifs à court terme.
Voyons la situation de cette entreprise si
un crédit client de 5000 avait été accordé.
Dans ce cas, la variation de trésorerie
n’aurait été que de 15500 tandis que la CAF
se maintiendrait au niveau de 20500.
On remarque que la CAF de 20 500 ne
correspond pas au flux de liquidité disponible
pour l’entreprise de 15 500.
Cet exemple montre également l’absence de
correspondance entre la variation de la trésorerie
négative de 4500 et la CAF de 20500, ce qui impose à
l’entreprise de rechercher les financements
nécessaires pour résorber ce déficit et éviter la
cessation de paiement.

L’illustration développée ci-avant montre les limites


de la CAF qui s’est maintenue à 20500, alors que la
capacité réelle de l’entreprise pour faire face à des
investissements, à des remboursements d’emprunts,
à un paiement de dividendes….. …. n’a été
successivement que de 15 500 et de - 4500.

En fait, la CAF n’est que potentielle et ne correspond


pas forcément à des rentrées de trésorerie
effectives. Raison pour laquelle il a été nécessaire de
développer d’autres notions de trésorerie plus
pertinentes:
**L’EXCÉDENT DE TRÉSORERIE D’EXPLOITATION
(E.T.E) :

Cet indicateur de flux de trésorerie est plus


pertinent que la CAF :
L’ETE est une notion simple qui peut être calculée
de deux façons :

L’APPROCHE DIRECTE :

ETE = Encaissements d’exploitation (C.A –


augmentation des crédits clients) –
Décaissements d’exploitation (Charges
d’exploitation – augmentation de la dette
fournisseurs – augmentation des autres dettes
d’exploitation).
**APPROCHE INDIRECTE :

ETE = EBE – Augmentation du BFRE.

Exemple 1 :

Soit une entreprise qui a réalisé, au cours d’un


exercice donné, les opérations suivantes :
Encaissements de créances d’exploitation : 80000
Règlement des dettes d’exploitation : 48000

ETE = produits d’exploitation encaissés – charges


d’exploitation décaissées

ETE = 80000 – 48000 = 32000


Exemple 2 :

Au cours d’une période donnée, une entreprise a effectué les


opérations suivantes :

Ventes : 85000
Achats : 50000
Créances clients en début d’exercice : 9000
Créances clients en fin d’exercice : 14000
Dettes fournisseurs en début d’exercice : 5000
Dettes fournisseurs en fin d’exercice : 7000

N.B. On retiendra l’hypothèse d’une variation de stocks nulle.

EBE = 85000 – 50000 soit 35000.

Variation du BFR = (14000-9000) – (7000-5000) = 3000

ETE = EBE – Variation du BFRE =35000 – 3000 = 32000


Exemple 3 :

Vous disposez des informations ci-dessous


relatives à la société Beta pour les
exercices N, N+1, et N+2 (en milliers de
DHS ).

TAF :

Calculer l’excédent de trésorerie


d’exploitation (ETE) pour les années N+1
et N+2 et puis commenter les résultats
obtenus.
Réponse :
L’ETE traduit l’excédent des liquidités
sécrétées par l’exploitation.

Il s’agit d’un critère original qui prend en


considération les décalages financiers et les
variations de stocks. Cependant, cet indicateur
est limité au cycle d’exploitation et ne reflète
pas la trésorerie dans sa globalité, d’où la
nécessité d’un indicateur plus synthétique qui
n’est autre que l’Excédent de Trésorerie Global
(ETG).

Il se calcule simplement de la façon suivante :

ETG = CAF – Variation du BFR


2. BUGDET DE TRESORERIE

Le budget de trésorerie est le principal


instrument de prévision financière à court
terme ; il permet (globalement et en
découpage) d’établir pour des périodes
(année, mois, trimestre ou semestre), les
prévisions des flux financiers et d’envisager
les ajustements nécessaires pour combler les
insuffisances ou pour placer les excédents de
trésorerie. Ces prévisions financières à court
terme doivent être distinguées des prévisions
en date de valeur établies et révisées au jour
le jour (prévisions financières à très court
terme ou à vue).
Le budget de trésorerie a pour objet de décrire
les encaissements et les décaissements
prévisionnels de manière à mettre en relief les
écarts et à anticiper les mesures à prendre pour
réduire les écarts négatifs (déficit de
trésorerie) ou pour utiliser de façon optimale
les excédents éventuels de trésorerie.

En l’absence de ce budget et en cas de


difficultés de trésorerie, l’entreprise aura bien
du mal à imaginer les solutions financières
rapides pour y faire face.

Tout se calcule, tout se prépare en vue


d’assurer et de conserver la solvabilité de
l’entreprise.
Equilibre financier (qui revoie à l’analyse de la structure du bilan) :
=
Ajustement des flux monétaires dans l’entreprise

Chercher les déterminants des flux de trésorerie dans l’entreprise

Bilanciels En dehors du bilan

La liquidité l’exigibilité
de l’actif de Passif

AMONT

Solvabilité
AVAL

Budget de trésorerie (ou plan de trésorerie) : il


permet d’estimer les flux d’encaissements et de
décaissements prévisionnels. Il constitue la
synthèse de toutes les actions de l’entreprise à
court et à LMT.

Budget de trésorerie (ou plan de trésorerie) = c’est


le reflet en trésorerie de l’ensemble des budgets et
des prévisions (économiques et financières) de
l’entreprise, relatives aux dépenses
(décaissements) et recettes (encaissements).
Les budgets = des ventes, des charges, des
approvisionnements mais aussi d’investissements et
de recherche et de développement.
En résumé,
Le budget de trésorerie est la
résultante de tous les budgets de
l’entreprise comme le montre le
schéma ci-après:
Prévoir la trésorerie nécessite une
connaissance parfaite du volume des ventes,
de la capacité de production, de la
consommation, du poste des frais généraux,
des investissements, recherche et
développement, etc.

Les difficultés liées à l’élaboration d’un budget


de trésorerie résident dans la collecte des
informations nécessaires en provenance de l’ensemble
des services et départements de l’entreprise, ce qui est
fort complexe dans le cadre d’un groupe. Il est
nécessaire que le trésorier soit étroitement
associé à la gestion budgétaire de l’entreprise,
afin de disposer d’un maximum d’informations.
L’élaboration d’un budget de trésorerie
nécessite plusieurs itérations et
tâtonnements, car le budget est rarement équilibré
dès la première ébauche.

Etant la résultante des budgets de vente,


de production, d’approvisionnement de
frais généraux et du budget
d’investissement et de recherche et
développement, il est essentiel pour le
trésorier de se voir communiquer les
éléments de base pour pouvoir estimer les
flux de trésorerie.
L’horizon de budget de trésorerie est
généralement annuel. Il est en revanche possible
que des prévisions concernant une période au-delà
de celle couverte par le budget.

Le découpage du budget est souvent mensuel ou


trimestriel.

Le BT vise à présenter les différents mouvements


de fonds, non seulement en volume, mais aussi en
termes de dates de règlement et encaissement dans le
cadre temporel ainsi proposé.

Il faut savoir qu’il y a une révision permanente des


budgets et des découpages de budgets suivant l’arrivée
de l’information.
Le BT se présente en deux parties:
Encaissements et décaissements.

Les encaissements se divisent en flux


monétaires d’exploitation et flux monétaires
hors exploitation

De même, les décaissements se divisent en


flux monétaires d’exploitation et flux
monétaires hors exploitation.

A l’intérieur de ces 4 rubriques, les flux


monétaires sont classés par nature selon la
catégorie d’opération qui est à leur origine.
Les ENCAISSEMENTS d’exploitation proviennent
essentiellement :

- Des ventes de produits finis ou marchandises et ventes


accessoires durant le mois ;
- Des encaissements sur Chiffre d’Affaires antérieur et
sur CA budgété.
Le budget prévisionnel des ventes permet d’obtenir les
encaissements sur ventes après un travail de conversion
des flux de produits en flux monétaires. Le CA
prévisionnel doit être indiqué pour chaque mois. Les
ventes mensuelles seront éclatées sur les mois
d’encaissement selon la pratique commerciale courante.

Exemple :
Pour le CA du mois m, il faut savoir quelle part est
encaissée en m+1, en m+2, etc.
Les ENCAISSEMENTS hors exploitation
regroupent dans une rubrique globale les
cessions d’actifs immobilisés (pour leur montant
net) et les autres produits exceptionnels.

Exemple :

On peut citer des remboursements de prêts, des


emprunts nouveaux, des ventes
d’immobilisations corporelles, incorporelles et
surtout financières et plus généralement
toute opération provoquant une rentrée de fonds
pour l’entreprise.
LES DÉCAISSEMENTS correspondent aux
différentes charges décaissées du compte de
résultat (achats, services extérieurs, etc.).
LES DÉCAISSEMENTS d’exploitation sont liés à
l’activité principale de l’entreprise. Ils concernent
tous les achats et les autres rubriques de
charges d’exploitation (achats antérieurs et
achats budgétisés, salaires et charges sociales,
travaux fournitures et services extérieurs, TVA à
payer (il s’agit de la taxe effectivement à payer),
autres impôts et taxes, frais financiers, etc.).
LES DÉCAISSEMENTS hors exploitation
concernent les acquisitions d’immobilisations (en
particulier financières), les remboursements
d’emprunt, les dividendes à payer, l’impôt sur les
sociétés, etc.
La prévision des flux monétaires hors exploitation est
facilitée par le fait que ceux-ci résultent des choix
volontaires de l’entreprise ou de l’application stricte des
règles fiscales ou comptables.

Les dépenses d’investissement sont reprises du budget


d’investissement prévisionnel.

Les remboursements d’emprunts, et le paiement des


frais financiers, sont la conséquence de l’application de
règles contractuelles convenues avec les prêteurs.

Les dates de paiement de l’impôt sur les sociétés sont


réglementées par la fiscalité. Ainsi les dates limites de
paiement des acomptes sur IS (l’impôt sur les sociétés)
sont le 15 mars, le 15 juin, le 15 septembre et le 15
décembre. La date du paiement de la régularisation
étant le 15 avril de l’année suivante.
Budget de trésorerie
=
2 parties
ENCAISSEMENTS DECAISSEMENTS

d’EXPLOI: HORS EXPLOI: d’EXPLOI (6 types): HORS EXPLOI:


Antérieurs
Ventes TTC Cessions Nettes D/Achats Budgetisés Acquisitions d’Immo
(nettes de RRR) d’Actifs Immo W+Ch. Sociales Remboursements
Trav, Fourni et S. Ext. d’emprunt
Ventes de Pts Excepti. TVA à payer
Pts finis/Ventes (collectée – déductible) Dividendes à payer
Accessoires OU E. sur CA Autres impôts et taxes
antérieur/ E. sur (hors IS) IS
CA budgeté Frais financiers. Etc.

N.B. Les achats sont TTC et nets de RRR


UNE TROISIEME PARTIE
DU BT REPREND LE SOLDE DES ENCAISSEMENTS ET DES
DECAISSEMENTS. S’Y AJOUTE LE SOLDE INITIAL DE
TRESORERIE. CETTE POSITION INITIALE DE LIQUIDITES
CONSTITUE UNE RESSOURCE HERITEE DU PASSE QUI NE
DOIT ETRE PRISE EN COMPTE QU’UNE SEULE FOIS LORS
DU PREMIER MOIS DU BUDGET DE TRESORERIE. UNE
ENCAISSE MINIMALE QUE L’ENTREPRISE JUGE
NECESSAIRE DE DETENIR EN PERMANENCE PEUT AUSSI
ETRE IDENTIFIEE DANS UNE RUBRIQUE PARTICULIERE.
Une forme conventionnelle du BT regroupe les
différentes rubriques du budget et permet, après
reprise du solde de trésorerie initial, de déterminer le
solde de trésorerie mensuel avant décision de
financement (qui serait établi au mois 12/N).
Le caractère décisionnel du budget de trésorerie
apparaît dans les lignes consacrées aux choix
de financement et de placement.
Il est par conséquent le cadre adéquat au sein duquel
s’élabore une véritable politique de trésorerie. Celle-ci
consiste à fixer le volume et la durée des financements
et des placements à effectuer.
Le tableau, ci-après (repris de la présentation du Livre
d’H. de La Bruslerie et C. Eliez), qui est la synthèse, en
termes de flux monétaires, de tous les budgets
identifiés en amont, permet de mettre en évidence les
actions à mener au niveau de la trésorerie.
Nota Bene:
1. La partie en rouge constitue la PARTIE
DECISIONNELLE DU BUDGET DE TRESORERIE

2. La rubrique Financement: Les crédits


nouveaux peuvent être éclatés et subdivisés en
distinguant l’escompte des autres formes de
crédit.

3. On peut mettre aussi en évidence la situation


réelle et fine de trésorerie (Situation Initiale de
Trésorerie) en distinguant le solde de trésorerie-
actif (correspondant à l’encaisse) et le solde de
trésorerie-passif.
A partir du SOLDE MENSUEL envisagé, deux
hypothèses sont possibles :

1- Le solde mensuel est positif :


Il traduit la présence d’un excédent de trésorerie ;
le trésorier doit alors envisager l’emploi de cet
excédent dans les placements les plus
rémunérateurs de façon à ne laisser aucun capital
inutilisé (Objectif de trésorerie zéro).

2- le solde mensuel est négatif :


Il traduit la présence d’un déficit de trésorerie. Il
faut, dans ce cas chercher les bonnes solutions
pour couvrir ce besoin de financement au moindre
coût.
L’exemple ci-après permet de nous montrer
l’articulation de la partie basse du BT. On
suppose qu’une entreprise souhaite conserver
une encaisse minimale de 8 millions, et qu’elle
dispose fin décembre d’une trésorerie nette
positive de 40 millions. Le tableau ci-dessous
montre le fonctionnement dans une optique
décisionnelle de la partie basse du BT.
La ligne (a) reprend le solde des encaissements
et des décaissements mensuels. La ligne (b)
mentionne l’existence d’une encaisse minimale
désirée tout au long de la période.
La ligne (c) donne la situation de trésorerie en
début de mois. Elle reprend en janvier, la
situation de la trésorerie réelle constatée fin
décembre de l’année précédente (soit + 40
millions). Les deux lignes (e) et (f)
correspondent aux encaissements et aux
décaissements liés à des crédits nouveaux que
le trésorier met en place. Ainsi, en janvier, face
à un besoin de 108 millions, le trésorier
décide de recourir à un endettement à CT de
100 millions. Il s’ensuit un solde résiduel qui
correspond à un découvert bancaire de 8,5
millions, solde repris ligne (c) le mois suivant.
FONCTIONNEMENT DE LA PARTIE DÉCISIONNELLE DU BUDGET DE TRÉSORERIE (en millions de DH)

J F M A M
a. Solde Encaissement / Décaissement - 140 - 35 + 20 + 280 - 10
b. Encaisse minimale (-) 8 / / / /
c. Situation initiale de trésorerie + 40 - 8,5 + 0,3 -1 + 8,5
d. Solde cumulé avant financement et placement (a-b+c) - 108 - 43,5 + 20,3 + 279 - 1,5
e. Financements : crédits nouveaux + 100 + 20 / / /
f. Financements : Remboursement / / - 20 - 100 /
g. Variation cumulée encours de crédits (par rapport au mois 12/N-1) + 100 + 120 + 100 0 - 50
h. Placement : Décaissement / / / - 170 /
i. Placement : Encaissement / + 25 / / /
j. Variation cumulée encours de placement (en – puis en +) / - 25 - 25 + 145 + 95
k. Produits /frais fin. induits par les opérations de trésorerie - 0,5 - 1,2 - 1,3 - 0,5 + 1,5
l. Solde de trésorerie cumulée après décisions - 8,5 + 0,3 -1 + 8,5 + 0,0
FONCTIONNEMENT DE LA PARTIE DÉCISIONNELLE DU BUDGET DE TRÉSORERIE (en millions de DH)

J F M A M
a. Solde Encaissement / Décaissement - 140 - 35 + 20 + 280 - 10
b. Encaisse minimale (-) +10 / / / /
c. Situation initiale de trésorerie + 40 … … … …
d. Solde cumulé avant financement et placement (a-b+c) … - 43,5 + 20,3 + 279 - 1,5
e. Financements : crédits nouveaux + 100 + 20 / / /
f. Financements : Remboursement / / - 20 - 100 /
g. Variation cumulée encours de crédits (par rapport au mois 12/N-1) … … … … …
h. Placement : Décaissement / / / - 170 /
i. Placement : Encaissement / + 25 / / /
j. Variation cumulée encours de placement (en – puis en +) / - 25 … … …
k. Produits /frais fin. induits par les opérations de trésorerie - 0,5 - 1,2 - 1,3 - 0,5 + 1,5
l. Solde de trésorerie cumulée après décisions … … … … …
La nouveauté du tableau relatif à la
partie décisionnelle du BT par rapport au
tableau de présentation générale du BT
est l’apparition des variations d’encours
induites par les décisions de financement
et de placement sur les lignes (g) et (j).
On trouve ainsi une augmentation de
l’encours de crédit de +100 millions de
DH en janvier. Cet accroissement doit
être compris comme étant calculée par
rapport à l’encours de crédits constaté fin
décembre.
CHAPITRE 3: L’ENVIRONNEMENT
BANCAIRE ET FINANCIER: LES
CONDITIONS BANCAIRES ET
FINANCIÈRES
Dans ce chapitre nous
traiterons les quatre
points suivants:

1. Les taux et les


commissions;
2. Les jours de valeur;
3. Les frais fixes;
4. Les services
bancaires.
1. Les taux et les commissions

Les taux d’intérêt sont fixés à partir du :

- taux de référence de Bank al Maghreb (le taux directeur);


- et le taux de marché monétaire interbancaire (TMP).

Cette double référence fixe ce qu’on appelle le taux de


base bancaire (TBB), qui diffère du taux effectif appliqué
par les banques:

Taux appliqué = TBB + Marge bancaire


a. Les crédits de caisse ou de trésorerie

Ces crédits outre les taux d’intérêts qui les rémunèrent


sont assortis de commissions.

Pour le crédit d’escompte, on retrouvera, outre le taux


d’escompte, la commission d’endossement (0.4% à 0.6%
par rapport au montant et la durée d’escompte), la
commission de manipulation (pour chaque remise à
l’escompte), la commission d’acceptation…
Pour un découvert, au taux d’intérêt est généralement
ajoutée une commission de découvert.

EXEMPLE:

Taux: 11.5%
commission: 0.5%
Total: 12%

Selon les cas, d’autres frais peuvent s’ajouter aux éléments


ci-dessus.
b- Les crédits par signature:

Sans être exhaustif, nous présentons ci-après une liste indicative


des commissions appliquées aux principaux crédits par
signature:

1. Cautions administratives Commission Observations


(maxi. en %)
 Cautions pour marchés : 2%  Le minimum de perception varie
- Caution provisoire, 2% d’une banque à l’autre dans une
- Caution définitive. 2% fourchette allant de 10 à 20 DH.
 Caution fiscale. 2%  La périodicité du décompte des
 Autres cautions administratives et avals 2% commissions est mensuelle.
b- Les crédits par signature:

2. Cautions en douane Commission Observations


(maxi. en %)
 Obligations cautionnées 2%  Le minimum de perception varie
d’une banque à l’autre dans une
 Crédit à l’admission temporaire 2% fourchette allant de 10 à 20 DH.
 La périodicité du décompte des
 Caution à l’exportation temporaire 2% commissions est mensuelle.
 Les commissions sont réduites de
 Caution au transit temporaire 2% moitié lorsque les engagements
souscrits par une entreprise sont
assortis d’un dépôt en espèce ou
d’une contre-garantie d’une
banque-tierce.
2. Les jours de valeur:

La date de valeur est, dans le système bancaire,


la date de prise en compte d’une opération bancaire
donnée (paiement de chèque, prélèvement bancaire,
etc.), que celle-ci soit au crédit ou au débit du compte
bancaire. Elle diffère de la date d’opération.

Un petit rappel, avant d’entamer les conditions


bancaires sur:

- La nature des jours de valeur;


- L’heure de caisse.
2.1. La nature des jours de valeur

Le principe de jours de valeur est


relativement simple. Pour chaque
opération affectant le compte d’un de
ses clients, les banques distinguent une
date d’opération d’une date de valeur.
La première précise les jours où la
banque a été engagée dans l’opération,
et la deuxième celle où elle l’a
comptabilisée sur les comptes de son
client.
Le décalage entre la date d’opération et la date de valeur
constitue un COÛT pour l’entreprise et une RÉMUNERATION
pour la banque.

Ces jours de valeurs sont telles que : les flux créditeurs (que
l’entreprise dépose à sa banque) sont enregistrés en valeur
POSTERIEUREMENT à leur date d’opération. Les flux
débiteurs (retraits, paiement de fournisseurs…) sont de leur
coté enregistrés en valeur ANTERIEUREMENT à leur date
d’opération.
Au Maroc, toutes les banques sont soumises à la même réglementation.
En théorie, elles appliquent les mêmes normes. Toutefois, ces pratiques
ne sont pas rigides. Il est possible pour une entreprise de négocier ces
conditions.

Un trésorier peut en effet :


- demander que tous les jours de valeur soient exprimés en jours
calendaires au lieu de jours « ouvrés »,

- négocier pour ses remises de chèques (sur place, hors place et sur
caisse (sur banque)) une date de valeur moyenne,

- obtenir que l’heure de caisse ne soit pas prise en compte.


Cela étant, les jours de valeur nous ramènent à mettre
en évidence deux types de journées pour la banque :

*Les jours OUVRÉS (à ne pas confondre avec les jours


ouvrables): sont considérés comme jours ouvrés tous les
jours de la semaine, sauf le samedi, dimanche et les
jours féries.

*Les jours CALENDAIRES: ce sont tous les jours de la


semaine.

N.B. Les jours ouvrables sont les jours qui peuvent être légalement
travaillés (6 jours: du lundi au samedi) aux yeux de la réglementation en
vigueur; ils excluent les dimanches et jours fériés. Les jours ouvrés (5
jours par semaine) représentent les jours où la banque est réellement en
activité (en général du lundi au vendredi). Mais certaines banques
peuvent être fermées le lundi. Leurs jours ouvrés iront donc du mardi au
samedi inclus. Les jours ouvrables sont généralement pris en compte
pour le calcul des congés payés et pour tout autre décompte de jours que
l’employeur (banquier) réalise pour ses salariés (maladie, absence...). Les
jours ouvrés sont pris en compte dans les rapports banques- clients.
2.2. L’heure de caisse:

Généralement, les banques ne décomptent pas


les jours de valeur de la même façon selon que la
remise de chèques est à 10 heures du matin ou à
16 heures l’après-midi. Ce phénomène est dû à
l’existence de l’heure de caisse, qui est le
moment de la journée où le jour devient le
lendemain.
Dans le jargon des banquiers, l’heure de caisse
est appelé le minuit bancaire.

Au Maroc, cette heure est fixé à 15h00.


2.3. Les dates de valeur habituellement appliquées aux principales
opérations bancaires:
N.B. Les dates de valeurs diffèrent d’une banque à l’autre.
*Quels sont les délais de règlement des valeurs admises dans
le SIMT ?
Opérations de crédit Date de
valeur
- Versement espèce J + 1 (ouvré)
- Virement J + 1 (ouvré)
- Avis de prélèvement J + 2 (ouvré)
- Remise de chèque sur caisse (1) J + 1 (ouvré)
- Remise de chèque sur place (2) J + 2 (ouvré)
- Remise de chèque hors place bancable (3) J + 2 (ouvré)
- Remise de chèque hors place non bancable J + 2 (ouvré)
- Remise de chèque sur l’Etranger J + 2 (ouvré)
- Effet de commerce (Lettres de change normalisées J + 2 (ouvré)
(LCN))
- « J » désigne la date de l’opération;

- (1) chèque sur banque: chèque dont le tireur (l’émetteur) et le


bénéficiaire (le réceptionnaire) disposent des comptes dans la
même agence.

- (2) chèque sur place (hors banque): chèque dont le tireur et le


bénéficiaire ont des comptes dans deux agences de la même
banque ou dans deux banques différentes, mais situées chacune
dans la même chambre de compensation (i.e. la même ville ou
région);

Rappel: Un chèque est un ordre (matérialisé par un écrit légal et standardisé) donné par le débiteur
(tireur: celui qui signe le chèque) à sa banque (tiré) de payer un tiers-bénéficiaire.

- (3) chèque hors place bancable ou déplacé bancable: chèque où


le tireur et le bénéficiaire ont des comptes dans deux agences
situées dans deux chambres de compensation différentes (ou
deux villes ou régions différentes).
N.B. Une place est dite « bancable » par l’existence d’une agence de Bank Al-Maghrib et
parallèlement d’une chambre de compensation locale ou régionale.
Pour les effets de commerce, on
distingue généralement trois
types de remises :

**Les remises d’effets à


l’encaissement ;

**Les remises d’effets à


l’escompte ;

**Les remises d’effets à vue.


Les remises d’effets à l’encaissement
Un effet à l’encaissement est un effet dont la date
d’échéance est à 10j et moins par rapport à la date de
remise (effets « brûlants »).

La condition standard de crédit des effets remis à


l’encaissement est J+2 (ouvrés). J étant le jour de
l’échéance, sous réserve de respecter les délais de
présentation. L’effet doit être remis à l’encaissement 6
jours ouvrés ou 10j calendaires avant l’échéance, avec report de
cette échéance si celle-ci tombe un jour « non ouvré ».

N.B. Dans le cas où ce délai n’est pas respecté, l’effet


« brûlant » est considéré à vue et sera crédité en J+2
(ouvrés), mais avec J correspondant à la première date
possible de télécompensation.
Les remises d’effets à l’encaissement

Le contrôle de cette condition est


particulièrement facile lorsque l’entreprise
indique elle-même la date de valeur sur le
bordereau de remise.

La condition la plus favorable sur les effets


remis à l’encaissement est une valeur jour
d’échéance, soit J, ou jour d’échéance + 1j
(ouvré).
Les remises d’effets à l’escompte

Ce sont les effets pour lesquels la date d’échéance est


lointaine, plus de 10j entre la date de remise et la date d’échéance des effets.
L’échéance ne peut généralement dépasser 90j (effet non
escomptable). La condition normale sur les effets remis à
l’escompte est un crédit jour calendaire de la remise soit J,
dans la mesure où l’escompte vise à couvrir un besoin de
liquidité. On trouve cependant des banques qui appliquent
J+1C, soit jour de remise + 1jC, ce qui revient pour le
trésorier à perdre un jour de financement.

Les effets à vue

Les remises d’effets à vue ou échus sont traditionnellement


créditées en valeur premier jour de télécompensation
possible +2JC. Ce sont les effets dits « brûlés » dont la date
d’échéance est passée.
Opérations : Effets sur place Date de valeur
- Effet à vue interbanques (sur confrère) J + 2 (ouvré)
- Effet à échéance interbanques (sur confrère) E + 2 (ouvré)
- Effet à échéance au sein de la même banque E + 2 (ouvré)
- Effet à vue au sein de la même banque J + 1 (ouvré)
- Effet à échéance au sein de la même agence E + 1 (ouvré)
- Effet à vue au sein de la même agence J + 1 (ouvré)
Opérations : Effets hors place Date de valeur
- Effet à vue interbanques (sur confrère) J + 2 (ouvré)
- Effet à échéance interbanques (sur confrère) E + 2 (ouvré)
- Effet à échéance au sein de la même banque E + 2 (ouvré)
- Effet à vue au sein de la même banque J + 1 (ouvré)
- Effet à échéance au sein de la même agence E + 1 (ouvré)
- Effet à vue au sein de la même agence J + 1 (ouvré)
Opérations de débit Date de valeur
- Retrait d’espèce J – 1 (ouvré)
- Chèque émis J – 1 (ouvré)
- Virement émis J – 1 (ouvré)
- Effet domicilié (effet à l’encaissement) E – 1 (ouvré)
*Application:

En se référant aux conditions ci-avant et au calendrier pour le mois de mars


2017, indiquez les dates de valeur pour les opérations consignées dans le
tableau suivant. Supposons que l’heure de caisse est fixée à 14 heure.
RÉPONSE

Date horaire Opérations Montant Date de valeur


06-03-2017 (L) 10 h Retrait espèce 5 000 J-1 (ouvré), càd,
vendredi 03/03/2017
10-03-2017 (V) 12 h Virement émis 10 000 J-1 (ouvré), càd,
Jeudi 09/03/2017
14-03-2017 (Ma) 15 h Remise chèque Sur Place 35 000 J+3 (ouvré) ou (J + 2C +
1C =J+3), càd,
Vendredi 17/03/2017
21-03-2017 (Ma) 14 h 30 Effet : encaissement à vue HP non bancable J+3 (ouvré) ou (J + 2C +
60 000 1C =J+3), càd,
Vendredi 24/03/2017
27-03-2017 (L) 11 h Chèque émis 11 000 J-1 (ouvré), càd,
vendredi 24/03/2017
ILLUSTRATION DE LA NOTION « JOURS DE VALEUR »: Exemple:

- Echelle d’intérêts de l’entreprise B;


- Période allant du 01/01/11 au 31/03/11.
- Solde au 31/12/2010: - 390 000 (SD)
- taux d’intérêt : 10 %
- taux de TVA sur opérations bancaires : 10 %
Sur la base des opérations effectuées au cours du premier trimestre 2011,
résumées ci-après, établir le ticket d’agios dudit trimestre dans les deux cas
de figure suivants:
- sur la base « date d’opération »;
- sur la base « date de valeur ».

N.B:
-Toutes les opérations sont effectuées avant l’heure de caisse.
-Les chèques sont tous émis sur place.
Calculons d’abord les dates de valeurs
En tenant compte des jours ouvrés [1], voici les
jours de valeurs correspondant aux opérations
suivantes:

[1]: Suivant la pratique bancaire marocaine, les banques


utilisent les jours « ouvrés » malgré que les conditions
affichées par BAM sont exprimées en jours calendaires.
En France, les banques discriminent entre les jours de
débit pour lesquels elles utilisent les jours calendaires et
les jours de crédit pour lesquels elles utilisent souvent
(mais pas toujours) les jours ouvrés. Une opération de
débit effectuée le lundi valeur J-1 calendaire, sera donc
débitée dans le livre (le compte de client) de la banque le
dimanche précédent. De même, un chèque remis le jeudi ,
valeur J+2, sera crédité en valeur le lundi suivant sur le
[1]: Il est aussi important de préciser que les 5
jours ouvrés correspondent à 7 jours calendaires.
En termes de conversion, on pourra dire que pour
un jour ouvré, correspond 1,4 jours calendaires.
Cela signifie que lors de la négociation des
conditions bancaires appliquées à une opération
d’encaissement, il vaut mieux pour l’entreprise
obtenir un délai de mise à disposition des fonds
qui s’exprime en jours calendaires plutôt qu’en
jours ouvrés (pour un décalage donné). En
prenant en compte le facteur de conversion des
jours ouvrés, le trésorier d’entreprise préférera,
pour une opération d’encaissement:

-Un crédit valeur J+2 ouvrés à un crédit J+3


DATE OPERATION DATE DE
VALEUR NATURE MONTANT
04.01.11 03.01.11 [Link] EMIS 20 000
06.01.11 07.01.11 VERSEMENT ESPECE 40 000
10.01.11 07.01.11 [Link] EMIS 50 000
18.01.11 20.01.11 REMISE [Link] BANCABLE 500 000
03.02.11 02.02.11 VIREMENT EMIS 200 000
10.02.11 09.02.11 [Link] EMIS 100 000
25.02.11 01.03.11 REMISE [Link] PLACE 20 000
07.03.11 04.03.11 [Link] EMIS 30 000
18.03.11 22.03.11 REMISE CH. SUR PLACE 50 000
30.03.11 01.04.11 REMISE CH. SUR PLACE 280 000
Les agios en date d’opération:
DATE Période de débit crédit SD SC Nb de AGIOS
OPERATION calcul d’agio jours
01.01.11 Du 01/01/11 à 390 000 3 357,5
04.01.11
04.01.11 Du 04.01.11 à 20 000 410 000 2 250,55
06.01.11
06.01.11 Du 06.01.11 à 40 000 370 000 4 452,22
10.01.11
10.01.11 Du 10.01.11 à 50 000 420 000 8 1026,66
18.01.11
18.01.11 Du 18.01.11 à 500 000 80 000 16 -
03.02.11
03.02.11 Du 03.02.11 à 200 000 120 000 7 256,66
10.02.11
10.02.11 Du 10.02.11 à 100 000 220 000 15 1008,33
25.02.11
25.02.11 Du 25.02.11 à 20 000 200 000 10 611,11
07.03.11
07.03.11 Du 07.03.11 à 30 000 230 000 11 773,05
18.03.11
18.03.11 Du 18.03.11 à 50 000 180 000 12 660
30.03.11
30.03.11 280 000 100 000 1 -
SOMME DES AGIOS 5396,08
Les agios en date de
valeur:
DATE de Période de débit crédit SD SC Nb de AGIOS
Valeur calcul d’agio jours
01.01.11 Du 01/01/11 à 390 000 2 238,33
03.01.11
03.01.11 Du 03.01.11 à 20 000 410 000 4 501,10
07.01.11
07.01.11 Du 07.01.11 à 40 000 370 000 - -
07.01.11
07.01.11 Du 07.01.11 à 50 000 420 000 13 1668,32
20.01.11
20.01.11 Du 20.01.11 à 500 000 80 000 13 -
02.02.11
02.02.11 Du 02.02.11 à 200 000 120 000 7 256,66
09.02.11
09.02.11 Du 09.02.11 à 100 000 220 000 20 1344,44
01.03.11
01.03.11 Du 01.03.11 à 20 000 200 000 3 183,32
04.03.11
04.03.11 Du 04.03.11 à 30 000 230 000 18 1265
22.03.11
22.03.11 Du 22.03.11 à 50 000 180 000 10 550
01.04.11
01.04.11 280 000 100 000 -
SOMME DES AGIOS 6007,17
Section 3: Les frais fixes

Ces frais sont engendrés par certaines opérations


bancaires et services demandés par le client à
son banquier et sont soumis à la TVA. Le tableau
ci-après donne une idée sur ces frais :
Les frais fixes:
Chapitre 4: Gestion de
trésorerie en date de valeur
PLAN :

Section 1 : Généralités;

Section 2 : Méthodologie pour la


mise en place d’un système de GT
en valeur ;

Section 3 : La fiche de suivi de


trésorerie en valeur.
Introduction

La Gestion de trésorerie en date de valeur constitue un enjeu financier


important pour l'entreprise. Le facteur-clé de cet enjeu est le taux
d'intérêt, réel en l'occurrence, mais aussi l'ensemble des commissions,
agios et taxes.
La solvabilité de l'entreprise et sa crédibilité financière est liée à sa
capacité à mieux gérer sa trésorerie (i.e. sa liquidité).

Taux d’intérêt nominal

(1 i)
r 1
(1 p)
Niveau Général des Prix
Ainsi, le taux d’intérêt réel est lié à l’inflation, donc aux conditions
économiques (de production) et financières (échange de l'argent
sur le marché monétaire, système de financement à travers le
marché boursier) de l’échange d’argent). Le taux d'intérêt devient
dès lors une variable importante de prévision. De même, il faut
considérer la liquidité comme un flux (tantôt d’encaissement,
tantôt de décaissement), donc comme une variable flottante,
engendrant des plus ou moins values monétaires. Il faut donc la
gérer d'une manière dynamique à tous les niveaux au sein de
l’entreprise: lors de sa formation, lors de sa circulation dans les
différents canaux bancaires, mais aussi au niveau de son
optimisation journalière par compensation des sommes
débitrices et créditrices et par recours rationnel aux lignes de
financement et aux supports de placement. La gestion de la
liquidité dans une entreprise est un travail minutieux, un travail de
fourmi…
Section 1: Généralités

1.1. Définition du système de gestion de la trésorerie en date de valeur:


Rappel: La date d’opération ou date comptable diffère de la date de valeur. En
général:
- pour les crédits, la date de valeur intervient après la date d'opération
- pour les débits, la date de valeur intervient avant la date d'opération.

Exemple:

- Le solde de départ le 1er jour du mois M reflète le solde au 31 du mois


précédent (M – 1). Sa valeur affiche un solde net de 1000 DH.
- Le 5 du mois M : remise à l'encaissement d'un chèque HP de 2000 crédité à J +
10C.
- Le 10 du mois M, émission de plusieurs chèques d'un montant global de 5000
DH présentés au paiement par les fournisseurs 12 jours plus tard, sur trois jours,
débités à J – 2 « ouvrés ».
- Le 18, remise d’un chèque sur place de 3000, crédité à J + 2C.
- Le solde de départ, le 1er jour du mois M : 1000 DH.
- Le 5 du mois M : remise à l'encaissement d'un chèque HP de 2000 crédité à J + 10C.
- Le 10, émission de chèques de 5000 présentés au paiement 12 jours plus tard, sur trois jours, débités à J – 2 « O ».
- Le 18, remise d'un chèque sur place de 3000, crédité à J + 2C.

Niveau de Trésorerie
: Mouvements en date d’opération
: Mouvements en date de valeur

4000
3000
2000
1000
-1000 5 10 15 20 Temps (en J)
-2000
-3000
Nous remarquons les décalages
temporels entre les soldes en dates
de valeur et les soldes en dates
d'opération (en termes de
mouvements comptables).
La trésorerie en date de valeur vise à informer
l’entreprise des décaissements et encaissements
induits par ses opérations et ce au jour le jour et
banque par banque.
C’est un système qui se distingue de la comptabilité
par:

- l’urgence du traitement au jour le jour des flux;

- l’approximation des montants (l’exactitude comptable n’a


aucun intérêt pour le trésorier).
En effet, en comptabilité le centime est l'unité de
base. En trésorerie, l'unité retenue est « le millier de
DH », le trésorier « parie », « fait des paris » et utilise
des « statistiques ».

L’objectif de la gestion de trésorerie en date de valeur


est d’économiser les frais financiers. L’idéal est
d’avoir une trésorerie « zéro », c’est-à-dire la position
par laquelle une entreprise apporte très exactement
les fonds dont elle a besoin, sans jamais avoir
d’encaisse disponible ni de crédit à court terme.
Cette position serait probablement
idéale pour l’entreprise, puisqu’elle
n’aurait pas d’intérêt à payer, ni
d’argent gelé.
Section 2: Méthodologie pour la mise en place d’un
système de GT en valeur

L’approche méthodologique permettant de concevoir et de


mettre en place un système rationalisé de gestion de trésorerie
en date de valeur s'articule autour de deux axes :

- inventaire des flux financiers ;


- positionnement des flux.

1. Inventaire des flux financiers :

Le résultat de cet inventaire doit pouvoir permettre de dresser


un tableau détaillé des différents flux financiers de l’entreprise:
Il est bien clair que tous les flux financiers
ne comportent pas le même degré d'aléas:

Dans un horizon de 8 jours, positionner


un chèque à encaisser ne pose pas de problème.

En revanche, un chèque émis rentre dans un circuit


totalement indépendant de l'entreprise, car celle-ci
ignore la date à laquelle le bénéficiaire présentera le
chèque à sa banque pour encaissement.
2. Positionnement des flux financiers:

C’est l’axe le plus important sur lequel le trésorier doit agir. On distingue trois types de
positionnement :
- sur conditions bancaires ;
- sur pari ;
- sur la loi statistique.

2.1. Positionnement sur conditions bancaires:

Lors du positionnement des flux de trésorerie, il s’agit d’appliquer les conditions de banque
relatives à chacun des mouvements. Les opérations les plus susceptibles d'être
positionnées, selon ce principe, sont:
- les traites à l’encaissement ou le produit de leur escompte,
- les chèques sur place,
- les chèques hors place bancables,
- les crédits documentaires payables à vue ou à terme.
- etc.
2.2. Positionnement sur pari (parier sur les dates de valeur des
opérations de dédit):

En effet, quand une entreprise émet des chèques, il convient de


distinguer deux sous-ensembles de chèques :
• Les petits chèques qui pourront donner lieu à un traitement
statistique ;
• Les gros chèques pour lesquels, seul un suivi individuel
permettra une approche plus fiable du solde en date de valeur.
Ce suivi nécessite néanmoins une bonne connaissance du
comportement historique des bénéficiaires des différents
chèques émis. Le tableau à prévoir pour ce travail pourrait se
présenter comme suit :
La notion de petits et gros chèques est
propre à chaque entreprise. La barre
relative au montant minimum des gros
chèques doit être placée assez haut. Il
n'est pas en effet, souhaitable que plus
d’une vingtaine de chèques soient suivis
individuellement chaque mois (TVA, gros
fournisseurs, etc.).
2.3. Positionnement sur la loi statistique :

Ce principe concerne les mouvements en grand nombre. Le cas


d’utilisation le plus fréquent de ce type d’approche concerne les
débits de chèques en petits montants car le grand nombre fait
augmenter la fréquence et la répétition et enfin de compte
l’apprentissage.
Cette technique s’applique bien à la situation des entreprises qui
effectuent 70% de leurs dépenses par chèques, et qui sont
normalement expédiés par lots, une seule fois par semaine.
L’objectif d’un envoi groupé de chèques consiste à éclater une
fois par semaine un montant significatif selon une loi statistique
de débit. L’élaboration d’une telle loi nécessite une analyse
statistique historique des bénéficiaires de chèques de
l’entreprise.
Une loi statistique relative aux petits chèques émis
sera fiable si elle est élaborée sur la base d’un
échantillon représentatif, c’est-à-dire 100 à 200
chèques au moins. A remarquer que ces chèques
peuvent faire l’objet d’une présentation décalée à la
banque. il ne peut y avoir de débit en valeur : le
samedi et le dimanche ou jours fériés le cas
échéant. La loi statistique est présenté en jours
débitables.
Les conditions de valeur et les jours de fermeture des
banques entraînent des impossibilités de dates de
valeur. Comme l’indique le tableau synoptique ci-après,
pour chaque opération, il existe deux jours de la semaine où
il ne peut y avoir de débit en valeur. Les jours fériés,
éventuellement, sont aussi non ouvrés.

La structure des impossibilités de valeur pour les principales


conditions au Maroc et pour les banques fermées les
samedis et les dimanches, se présente comme suit :
Section 3 : La fiche de suivi en valeur

Ce calcul est conduit sur une durée maximale d’un mois. La fiche en
valeur doit permettre une détermination simple du solde en date de valeur
au jour le jour. Cette fiche doit être tenue banque par banque puisqu’il
existe une position de trésorerie pour chacune d’entre elles.
Une entreprise en relation avec 5 banques, par exemple, devra tenir, en
permanence, 5 fiches en valeur.

C’est au vu du solde du jour et d’éclairage sur l’avenir immédiat que seront


prises des décisions financières d’escompte, de mobilisation de crédits, de
virements interbanques, de demande d’acomptes, de mobilisation de
créances, d’opérations d’affacturage et de placements.
Sur cette fiche apparaissent l’ensemble des flux financiers
(encaissements et décaissements) identifiés par nature
(chèques sur place, chèques déplacés bancables, chèques
déplacés non bancable, virement, etc.).

Le trésorier doit positionner ces flux sur cette fiche à leur date
de débit ou de crédit en valeur.
La fiche des flux financiers positionnés en dates de valeur,
doit être comparée postérieurement avec les relevés
bancaires afin d’éviter dans le futur toute dérive par rapport
aux soldes réels. Cette dérive peut être la conséquence d’oublis
ou de flux positionnés pour des montants différents.

Common questions

Alimenté par l’IA

Short-term liquidity and long-term solvency are two axes that distinctly illustrate an organization's financial health. Short-term liquidity focuses on the company's ability to meet immediate obligations using readily accessible resources, gauged by indicators like cash ratio, current ratio, and quick ratio. Long-term solvency, on the other hand, pertains to the company's capacity to sustain operations over the long haul, driven by metrics such as debt to equity ratio and interest coverage ratio. A balance between these elements ensures financial resilience, allowing a company to navigate short-term market fluctuations while pursuing long-term strategic goals .

The cash budget is a crucial forecasting tool for financial management as it systematically projects future cash inflows and outflows over a given period. This budget allows a company to anticipate potential cash shortages or surpluses, enabling timely adjustments such as seeking financing or investing excess cash. It's vital for maintaining solvency, as the foresight given by the cash budget helps ensure the company can meet its financial commitments and avoid liquidity crises. In essence, the cash budget acts as a comprehensive synthesis of the company's operational and financial activities, highlighting areas that require financial attention .

Fluctuations in cash flow from operations critically impact a company's financial strategy, as they affect the availability of liquid assets necessary for optimal decision-making. Elements of the operating cycle such as inventory levels and receivables play pivotal roles; for example, higher inventory levels require more cash tied up, potentially constraining operations if not offset by sales. Similarly, increased receivables lengthen the cash conversion cycle, delaying cash inflow from sales. These fluctuations necessitate strategies to manage working capital efficiently, either by tightening credit terms, optimizing inventory levels, or using instruments like factoring to release cash tied up in receivables .

Differences in cash valuation dates significantly affect financial calculations in bank reconciliations. 'Operation dates' refer to the actual execution date of transactions, whereas 'value dates' indicate when transactions are economically recognized. These differences can lead to discrepancies in cash flow reporting and agio calculations. For instance, expenses might be recorded at different times in bank records versus company books, leading to timing mismatches. Properly managing these discrepancies is crucial as it ensures accurate financial statements and effective cash management, allowing more strategic liquidity planning and control .

Financial flows play a crucial role in determining a company's capacity for self-financing and investment growth. Positive operational cash flows enhance the firm's capacity to reinvest in operations without relying on external capital, reducing leverage and strengthening balance sheet positions. Furthermore, robust cash flows contribute to the capacity d'autofinancement (CAF), which measures the ability to generate internal resources for funding new investments or growth initiatives. This self-financing capability ensures that companies can maintain competitive fortitudes, invest in innovation, and ultimately drive long-term value creation, thus supporting sustainable growth and profitability .

To mitigate risks associated with negative cash flow positions, an enterprise can adopt several strategic financial tools. These include negotiating extended payment terms with suppliers, improving the collection process to accelerate receivables, and leveraging financial instruments like lines of credit to buffer cash flow gaps. Additionally, enterprises can implement cost-cutting measures to reduce operating expenses or engage in asset refinancing to free up cash. Factoring and invoice discounting can also provide immediate liquidity by advancing cash on outstanding invoices. Implementing rigorous financial forecasting and a dynamic cash budget enables preemptive identification and management of potential liquidity crises .

Improving an enterprise's receivables turnover can significantly enhance liquidity. Techniques include tightening credit terms to quicken payments, implementing early payment discounts to encourage faster remittance, and employing robust collection strategies to reduce outstanding days. Automation of invoicing and payment processes can also streamline collections, facilitating faster cash inflow. By accelerating receivables turnover, companies free up capital that can be deployed in strategic investments or to meet operational costs, thus bolstering liquidity and financial flexibility .

A positive net treasury position indicates that the company's immediate liquidity is favorable. It means the company has more cash or liquidatable assets than its short-term liabilities, thus it can meet its short-term debts and obligations without refinancing or reallocating long-term funds. In specific terms, having a positive net treasury, defined by the formula TN = Disponibilités + Dettes financières à CT ensures that the cash available can cover the short-term financial obligations, mitigating the risk of illiquidity .

The concept of 'potential treasury' is invaluable for future financial planning, especially during liquidity shortages. It encompasses the unused borrowing capacity and ready mobilization of other financial resources, providing a financial buffer. Potential treasury allows a company to strategically plan for future cash needs by identifying financial resources that can be quickly accessed without impeding operations. For instance, untapped credit lines, possible asset sales, or accessible investments represent potential treasury. By integrating this concept into financial planning, companies can proactively manage liquidity risks and sustain operations even during financial downturns .

A change in the Working Capital Requirement (BFR) impacts a company's cash flow and is an essential indicator of its financial stability. An increase in BFR suggests that more cash is tied up in operational needs, such as inventories and receivables, which can strain liquidity if not managed properly. Conversely, a decrease in BFR indicates improved cash flow, as less capital is needed to sustain operations. This relationship influences the Excédent de Trésorerie d'Exploitation (ETE) and reflects on the company's capacity to finance its activities without additional debt, ultimately affecting its financial health .

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