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Adaptation de "L'Opium et le Bâton"

Ce document compare le roman 'L'opium et le bâton' de Mouloud Mammeri et son adaptation cinématographique par Ahmed Rachedi. Il analyse les différences dans les personnages, les passages narratifs et le choix de langue entre le livre et le film.

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Adaptation de "L'Opium et le Bâton"

Ce document compare le roman 'L'opium et le bâton' de Mouloud Mammeri et son adaptation cinématographique par Ahmed Rachedi. Il analyse les différences dans les personnages, les passages narratifs et le choix de langue entre le livre et le film.

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Ecole Normale supérieure de Bouzraréah

Exposé de littérature comparée :

Comparaison entre le roman :" l’opium et le bâton" et son adaptation

Cinématographique.

Présenté par :

1-Melihi Selma

2-Fadhel Fatima Zahra

Le professeur :

Mrs Saim

Année scolaire : 2021 / 20222

A.
Le plan :

1-littérature /Cinéma
2-qu’-est ce qu’une adaptation cinématographique ?
3-comparaison entre le roman et le film : ( les personnages, les
passages narratifs, la subversion de l’écriture à l 'image , le choix de la
langue).
1-littérature / Cinéma :

La littérature se focalise sur un seul système signifiant, la


langue .Cette dernière regroupe des unités de base de premier
niveau, discrètes, identifiables, repérables, en niveau supérieur qui,
lui, est porteur de sens .Cette deuxième articulation qui offre des
possibilités de construction systématisées et quasi-infinies. Or, ce
qu’il nous faut noter, en vue d’une comparaison avec le cinéma, c’est
le caractère arbitraire, différencié, systématique de la langue. Le mot
y est relais de signification, sa nature conceptuelle et «inventée» lui
permet de signifier des réalités multiples, tant abstraites que concrètes.
Au cinéma, les choses se passent autrement. Si des unités de base y
sont présentes — celles qui correspond- draient au premier niveau
dans la langue, elles ne sont guère évidentes ni aisément repérables au
cinéma. Tous les éléments signifiants de base de la bande image sont
fondus, amalgamés, emportés dans un continuum image- son. Même
l'image arrêtée ne facilite pas la tâche du repérage des unités et des
liens qui les unissent. L'image est polysémique, ses signifiants sont
multiples (ex : cadrage + mouvement de caméra + éclairage + geste +
parole...) et simultanés (interaction de ces signifiants entre eux). Bien
malin qui pourra isoler un élément de base et expliquer son rôle dans
le processus filmique. Serait-ce que le modèle linguistique ne peut
rendre compte du fonctionnement particulier de l'image? Sans doute,
et c'est davantage au niveau d'une deuxième articulation que la
comparaison peut être éclairante. Un plan, une suite de plans, une
séquence seraient des équivalents (fort relatifs il faut bien le dire) de la
phrase, d'une suite de phrases, d'un épisode. Par le fait même, l'idée
d'une adaptation totalement fidèle serait une utopie, alors qu'une
transposition de l'écrit au filmé avec des unités plus grandes serait
possible.

Adaptation cinématographique d’une œuvre littéraire :

Le septième art puise interminablement ses idées et son inspiration


dans les créations littéraires à vrai dire une grande part de sucées de
l’âge d’or hollywoodien est tirée des romans. Il nous semble donc
important de définir le mot adaptation. "Une adaptation
cinématographique est d’abord une tentative de transposition
cinématographique d’un texte littéraire ".( j .-M clerc ,[Link]-
Marcaire ,2004 :11)
En effet , dans le terme adapter apparait l’idée du passage de A à B .
il s’agit de changer l’aspect et la nature de l’œuvre littéraire pour
donner un caractère plastique au film, du moins en tant qu’une unité
autonome.
Si nous reprenons le terme "adaptation " celle- çi correspond à une
transformation, un dépassement de l’œuvre, peut être pas une
transfiguration mais une résurrection de l’œuvre littéraire.
Comparaison entre le récit écrit et le récit filmique :

Dans cette partie, on va entamer notre étude comparative entre le récit filmique et le récit écrit en
repérant les divergences entre ces deux modes d'expression différents à partir des éléments qui les
constituent : les personnages, les passages narratifs , la subversion de l’écriture à l'image , le choix de
la langue.

Les personnages :

On remarque que dans le roman les personnages sont nombreux par rapport que dans le film
parceque le cinéaste ne peut pas les porter tous dans l’écran , donc il était obligé de faire un choix et
sélectionner ses personnages.

Nous allons comparer quelques personnages de l'opium et le bâton présenté par Mouloud Mammeri
dans son roman et par Ahmed Rachedi dans son film.

1-Bachir Lazrak (interprété par Mustapha Kateb) :

Dans le roman , Bachir Lazrak est le personnage principal , toute l'histoire va se dérouler autour de
lui. Il est un jeune algérien intellectuel, humaniste et diplômé de la faculté de médecine de Paris , il a
une culture occidentale .

Mouloud Mammeri a décrit la personnalité et la psychologie de Bachir d'une manière approfondie et


détaillé . Bachir vit un conflit intérieur et se remet en cause et se pose souvent des questions
concernant la légitimité de la guerre de l’indépendance et il décide de rejoindre le maquis
volontairement.

On remarque que dans le roman Bachir maîtrise deux langues qui sont le kabyle et le français étant
donné que le kabyle c'est sa langue maternelle et le français c'est la langue de ses études et
normalement il doit aussi savoir parler l'arabe dialectal vu qu’il exerce son métier à Alger.

Alors que dans le film : le personnage Bachir est présenté par le cinéaste Ahmed Rachedi de manière
superficielle , le cinéaste ne lui accorde pas une grande importance que dans le roman étant donné
que le docteur Bachir dans le film apparaît que pour nous intégrer au cœur des évènements . Nous
remarquons que le cinéaste a négligé la psychologie de Bachir , son hésitation à prendre des
positions et son questionnement concernant le bien-fondé de la guerre et se focalise que sur les
actions de Bachir et ce qui incite Bachir à rejoindre le maquis c'est la peur contrairement au roman.

Bachir dans le film maîtrise le français et le kabyle comme dans le roman mais aussi il introduit dans
son langage certains mots appartenant à l'arabe classique comme : ijtimahe(réunion) , el djothethe
( les cadavres)….

Ahmed Rachedi a choisi l'acteur Mustapha Kateb pour interpréter le personnage Bachir mais
malheureusement on voit que cet acteur ne correspond pas ni aux caractéristiques , ni à la
personnalité , ni à la psychologie du personnage Bachir dans le roman.

Ramdane (interprété par Larbi zekal) :

Dans le roman , Ramdane c'est un personnage très important , il est un intellectuel nationaliste
communiste qui s'occupe de l'organisation clandestine du FLN. Il joue un grand rôle dans la vie de
Bachir, Il est considéré comme son ami et sa conscience , il essaie d'aider Bachir à comprendre le
sens de la guerre et lui pousser à s'engager dans cette guerre.

Quant au film, Ahmed Rachedi se contente de présenter Ramdane comme un membre du FLN et son
rôle se réduit à aider Bachir à fuir Alger, le cinéaste fait une abstraction de plusieurs conversations
entre Bachir et Ramdane concernant la légitimité de la guerre.

Donc , nous remarquons que le cinéaste n’était pas tout à fait fidèle au roman étant donné que les
personnages présentés dans le film ne répondent pas véritablement aux attentes de lecteurs du
roman.

Les passages narratifs :

Dans cette partie , nous allons comparer un passage du roman à son adaptation à l’écran.

Les retrouvailles de Bachir avec sa famille :

Dans cette scène , on assiste au retour de Bachir dans son village natal Thala à la suite de dix années
d'absence, Bachir se retrouve face à une réalité pitoyable dans laquelle baignaient ses proches.

Mouloud Mammeri évoque dans cette scène la détresse de Farroudja et son enfant qui pleure en
crevant de faim , Bachir se sent une tristesse profonde et horrifié face aux atrocités du colonialisme
qui subissent les gens de son village , ce sentiment est décrit dans le roman à travers la formule
suivante:<< Bachir se sentait vaguement coupable>>

Alors que dans le film, nous pensons que Ahmed Rachedi n’était pas fidèle au romancier parcequ'il
n’a pas transformé l'atmosphère exacte que décrit Mouloud Mammeri dans son roman et ce qui
montre cela c'est la froideur de Bachir face à la situation dans laquelle vivaient son peuple et
l'apparence physique de Farroudja qui porte une robe de très bon état et de très beaux bijoux
d'argent et dans le film aussi on a l'impression que la situation misérable que vit ses proches de
Bachir est dû au faim plutôt que à la guerre .

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