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Éclaireurs à cheval et Francs-tireurs 1870-1871

Ce résumé décrit brièvement cinq documents décrivant différentes unités de francs-tireurs pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Les documents décrivent les uniformes, l'organisation et les actions de ces unités.

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Éclaireurs à cheval et Francs-tireurs 1870-1871

Ce résumé décrit brièvement cinq documents décrivant différentes unités de francs-tireurs pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871. Les documents décrivent les uniformes, l'organisation et les actions de ces unités.

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1) Eclaireurs à cheval, Compagnie Fould, 1er escadron, janvier 1871, Armée de

Paris.

Le corps est issu de la Légion des Volontaires de la France, autorisée le 7


septembre 1870 et commandée par le lieutenant-colonel Cailloué. Principalement
recrutée dans la communauté polonaise de Paris, elle compte un escadron
(commandant Fould, capitaine d’Estampes). Il est monté grâce à des prêts consentis
par des marchands de chevaux. Un dépôt existe au 34 rue Jean Goujon. Gustave
Fould, fils du ministre et financier Achille Fould, s’était d’abord engagé en septembre
1870 aux Eclaireurs à cheval de la Seine de Franchetti. Boisselier tire son inspiration
de la planche n° 134 de Raffet datée du 1er février 1871 : « Eclaireurs à cheval du
capitaine Poulizac ? ». La mention « Poulizac » se trouve barrée et remplacée par
« Fould ». L’uniforme est ainsi décrit : « képi bleu foncé à bande et passepoils
rouges. Vareuse bleu foncé à collet et passepoils rouges. Boutons jaunes. Pantalon
gris à bandes rouges et houseaux en cuir noir », avec mentions additionnelles au
crayon : « Caserne au Quai d’Orsay. Latte de grosse cavalerie. 1er escadron ».

Mounted scouts (éclaireurs à cheval), Fould company, 1st squadron, January 1871 –
Army of Paris
This unit was formed from the “légion des volontaires de la France » (Volunteers of
France legion) which was authorized on 7 th September 1870 and under the orders of
lieutenant-colonel Cailloué. Raised primarily from the Parisian polish community, it
had one squadron (commander: Fould, captain: d’Estampes). It received mounts
thanks to having them being lent by horse dealers. A depot existed on 34 Jean
Goujon street. Gustave Fould, son of Achille Fould minister and well-known banker,
had first enlisted in Franchetti’s mounted scouts of the Seine. Boisselier inspired
himself from plate N°134 by Raffet, dated 1st February 1871 : “captain Poulizac’s
mounted scouts ?”. The name “Poulizac” is struck over and replaced by “Fould”. The
uniform is described as “Dark blue forage cap, with red piping and base. Dark blue
jacket with red piping and collar. Yellow metal buttons. Grey pants with red stripes on
the side and black leather fake boots”. There is, in addition a pencil note: “Barracks
on quai d’Orsay. Heavy cavalry saber. 1st squadron”.

2) Franc-tireur du Rhône. Compagnie Teinturier, 1870-1871. Armée de l’Est.

L’unité est dénommée « Francs-tireurs Volontaires du Rhône » dans le Brécourt et


Louis (pl. n° 71) et sert depuis le 22 octobre à la 1 re brigade de l’Armée des Vosges
(général Bossack-Hauké). Elle avait fait un passage à Belfort et Colmar en
septembre. Bien dirigé par le commandant Teinturier, notaire à Meursault, le corps
s’illustre dans les combats pour la possession de Dijon. « Beaucoup de ces jeunes
soldats comptaient moins de vingt ans et aucun n’avait vu le feu », note un garde
national lyonnais. Les francs-tireurs sont armés de carabines à tabatière, alors que
l’arme apparaît ici non transformée. Contrairement à Boisselier, Brécourt donne à
son personnage une tunique à double rangée de boutons. Boisselier lui rajoute ce
qui ressemble à un ceinturon de chasseur à pied.

Rhône Franc-Tireur, Teinturier Company, 1870-1871. Army of the East

This unit is indicated as the "Francs-tireurs Volunteers of the Rhône" in the Brécourt
and Louis volumes (plate #71). It served from October 22nd onwards as part of the
1st brigade of the Army of the Vosges (under general Bossack-Hauké). It had
through Belfort and Colmar in September. Under the able leadership pf Commander
Teinturier, a notary from Meursault, the unit distinguished itself in the fighting to
regain control of Dijon. A national guard from Lyon mentions that "Many of these
young soldiers were under the age of twenty and none had yet seen action". The
men were armed with modified percussion muskets, although the weapon shown
here seems unmodified. Unlike Boisselier, Brécourt indicated that the coat had a
double row of buttons. Boisselier also adds what seems to be a foot chasseurs belt.

3) 1871. Armée de Bourbaki. Franc-tireur de la Mort .

Mieux vaut se rapporter, pour cette figure qui garde son mystère, à la pl. n° 332 de
Raffet, et aux explications qui l’accompagnent. Les effets sont en drap noir et non
gris, le pantalon ayant sur les côtés une seule bande en drap blanc. Le personnage
a, en fait, été vu à Besançon en janvier par Henri Bouchot, servant dans l’Armée de
l’Est et futur collègue de Raffet au Cabinet des Estampes de la Bibliothèque
Nationale. Marseille, Toulouse et Alger ont mis sur pied des unités dénommées
Francs-tireurs de la Mort, affectées à l’Armée des Vosges. Brécourt mentionne la
présence à Besançon en octobre 1870 de Francs-tireurs de la Mort de Toulouse,
mais ils y sont alors habillés en chasseurs à pied. Peut-être s’agit-il ici de la section
de 30 hommes des Francs-tireurs de la Mort d’Alger, adjointe à la 2 e Légion du
Rhône, présente à la bataille de Nuits dans les rangs de la division Cremer.

1871, Army of Bourbaki, Death Franc-tireur

To try and understand this rather mysterious figure, the best is to look up plate # 332
by Raffet and its accompanying text. The clothing is made of black woolen cloth and
not gray and the pants have only one white band on its length. This man was
observed in Besançon in January by Henri Bouchot who was serving in the army of
the East and a future colleague of Raffet in the prints section of the French National
Library. The towns of Marseille, Toulouse and Algiers had all raised units named
“Death francs-tireurs” posted to the army of the Vosges. Brécourt indicates that the
Death Francs-Tireurs from Toulouse were in Besançon in October 1870, but their
dress was that of the foot chasseurs. So, this man might actually belong to the 30-
men section of the Franc-Tireurs from Algiers who were attechad to the 2 nd legion of
the Rhône and were at the battle of Nuits in the ranks of Cremer’s division.

4) Franc-tireur de la Gironde. Armées de Province .

Un personnage semblable figure dans Brécourt et Louis, mais avec une tunique à
deux rangées de six boutons (pl. n° 126). Brécourt, témoin oculaire, donne à l’unité
un effectif de 2 officiers et 67 hommes : « cette compagnie se trouvait à Falaise avec
le 19e corps. Fin janvier, début de février 1871, elle avait fait partie des troupes de
l’Eure. Les 14, 15, 16 et 17 novembre 1870, elle avait combattu à Ivry-la-Bataille et à
Marsilly », au Sud-Est d’Evreux. Le colonel Bujac (« Mobiles, Mobilisés, Corps francs
de la Gironde, Bordeaux », Pech, 1913) évoque de son côté deux compagnies de
100 hommes (capitaines Dous et Pontet), éprouvées à Marsilly et dont les débris, à
l’issue d’une marche de vingt-deux heures, se réunissent à Rouen aux Francs-tireurs
de Clermont-Ferrand. Un corps de 100 hommes également dénommé « Francs-
tireurs de la Gironde » a existé dans les armées de Paris.

Gironde Franc-tireur. Provincial armies.

A similar figure appears is shown by Brécourt and Louis. He has however a coat with
two rows of six buttons each (plate # 126). Brécourt, who was an eyewitness, states
that the unit had a strength of 2 officers and 67 men: "this company was in Falaise
with the 19th corps. In late January to early February of 1871, it was part of the
troops from the Eure. On November 14th, 15th, 16th and 17th, 1870, it had fought at
Ivry-la-Bataille and Marsilly “. To the south-east of Evreux. Colonel Bujac (« Mobiles,
Mobilisés, Corps francs de la Gironde, Bordeaux », Pech, 1913) mentions two
companies of 100 men each (Captains Dous and Pontet) which suffered casualties in
Marsilly and whose survivors, joined the Francs-Tireurs of Clermont-Ferrand in
Rouen, following a twenty-two hour journey on foot. Another unit of 100 men also
named " Gironde Francs-Tireurs" existed in the armies of Paris.

5) Franc-tireur Volontaire de Cathelineau.

Ce sujet est tiré de la planche n° 167 de Raffet, d’après observation du 11 mars


1871. Autorisé le 22 septembre 1870, le corps des Volontaires de la Vendée, noyau
du « corps Cathelineau », est mis sur pied au château d’Amboise. Henri de
Cathelineau, son chef, est fait colonel puis général de brigade à titre auxiliaire. De
manière inattendue, la diversité domine dans l’origine sociale de la troupe ou les
opinions politiques, républicaines ou monarchistes. Forte de sept compagnies en
novembre, l’unité opère autour d’Orléans, dans le Perche entre Le Mans et Chartres
puis au Sud de Laval. Diverses sources confirment l’uniforme ici dépeint. D’après
Marcel Lescot engagé le 15 octobre, « je m’habillerai à mes frais : pantalon et
vareuse noirs à liserés bleus, ceinture de flanelle bleue, chapeau mou avec cocarde
et plume. La Guerre nous fournit sabre, baïonnette et Chassepot ; certains arborent
l’image du Cœur de Jésus. J’ai soigné mon équipement afin d’éviter les étoffes
légères et les semelles en carton de notre bon père l’Etat. Les coutures de mon
vêtement étaient doubles ; dans les rondelles de cuir passaient le fil poissé qui
cousait les boutons ; pas un ne m’a quitté ».

Cathelineau’s Volunteer Franc-Tireur

This man is featured by Raffet (Plate # 167) having been seen on March 11th, 1871.
Authorized on September 22nd, 1870, the corps of “Vendée Volunteers”, nucleus of
the "Cathelineau corps", was organized at the Château d'Amboise. Henri de
Cathelineau, its commander, was made a colonel and then an “auxiliary” brigadier.
Unlike what would one would expect, social diversity prevailed within the unit and
likewise for political opinions, republican or monarchist. With seven companies in
November, the unit operated around Orleans, in the Perche area between Le Mans
and Chartres and then south of Laval. Various sources confirm the uniform shown
here. According to Marcel Lescot who enlisted on October 15th "I will dress at my
expense: black pants and blouse with blue piping, a blue flannel belt, soft hat with
cockade and feather. War provides us with saber, bayonet and Chassepot gun; some
wear the Sacred Heart of Jesus as a badge. I chose my equipment with care
avoiding light fabrics and cardboard soles which our good father the State would
provide. My clothing had double seams; going through the leather washers I had
sticky thread which sewed such buttons; not one of them went missing. "

6) Francs-tireurs Volontaires de Cathelineau. Cavalier Eclaireur .

La tenue représentée par Brécourt (pl. n° 113) est plus simple que celle-ci, avec
tunique courte à une rangée de boutons blancs. Le bleu de ciel ne subsiste que sur
l’écharpe, arborée de l’épaule droite à la hanche gauche à la manière des aides de
camp de l’armée prussienne. Brécourt rajoute à son personnage le Sacré-Cœur de
Jésus sur la poitrine, également observé sur le gilet de certains Volontaires de
l’Ouest. Des bottes en cuir fauve très clair montant jusqu’à mi-cuisses peuvent être
retenues. Cathelineau tient en haute estime ses Eclaireurs à cheval, « tous anciens
chasseurs, parfaitement montés sur des chevaux de sang ». A la fin de novembre, il
en fait connaître les effectifs exacts au ministre : commandés par le capitaine Auguis,
ils ne sont que treize. « Ces messieurs, par les sacrifices d’armements qu’ils ont faits
à leurs frais, par la bravoure avec laquelle ils se sont mêlés aux lignes ennemies, ont
tous mérité que je les nomme officiers et sous-lieutenants ». De fait, Boisselier fait
figurer une étoile d’or au-dessus des parements, absente chez Brécourt.

Cathelineau’s Franc-tireurs volunteers. Mounted Scout.

The dress shown by Brécourt (plate # 113) is simpler than this one, with a short coat
with one row of white buttons. The only place where sky blue remains is for the scarf,
which is worn across from the right shoulder to the left hip just like Prussian army
ADCs do. Brécourt adds to his man the Sacred Heart of Jesus on his chest, which
can also be seen on the jackets worn by the “volontaires de l’Ouest”. Light tan leather
boots going up to mid-thighs are also a typical feature. Cathelineau held in high
esteem his mounted Scouts, "all former hunters, perfectly mounted on
thoroughbreds". At the end of November, he informed the Minister of their strength,
there were only thirteen under the command of Captain Auguis,. "These gentlemen,
through the sacrifice of arming themselves at their expense, through the bravery they
showed by penetrating into enemy lines, all deserved that I appoint them as officers
and junior lieutenants". Indeed, Boisselier shows a gold star just above the cuffs, not
shown in Brécourt.

7) Eclaireurs du Calvados, Armée de Normandie.

Le lieutenant-colonel Belhomme, dans son « Histoire de l’Infanterie », relève


l’existence de deux compagnies d’éclaireurs ou Francs-tireurs du Calvados
(capitaines Pascal et Benoît). Brécourt consacre sa planche n° 128 à une 3 e
compagnie formée le 2 novembre à Caen, dont il attribue le commandement au
capitaine Pascal, commissaire de police. Sortis de l’anonymat à l’escarmouche
d’Hécourt dans l’Eure (22 octobre 1870), ces unités combattent avec distinction à
Moulineaux (Château de Robert le Diable, 30 décembre) dans le cadre des
opérations suivant l’occupation de Rouen par les Allemands. Le 4 janvier, Pascal est
tué dans le même secteur à Bourgtheroulde. Le 11, les hommes du capitaine Benoît
se mesurent à des dragons prussiens au Neubourg et leur tuent trois hommes.
Contrairement à la tenue sobre comportant une casquette « à l’américaine »
rapportée par Boisselier, Brécourt donne à son personnage l’uniforme des Mobiles
avec les lettres « Calvados » en drap noir cousues sur le bandeau garance du képi.

Scouts of Calvados, Army of Normandy.

Lieutenant-Colonel Belhomme, in his "History of the Infantry", noted the existence of


two companies of scouts or Francs-tireurs from Calvados (Captains Pascal and
Benoît). Brécourt shows on plate 128 a man from the 3rd company formed on
November 2nd in Caen, whose command he attributes to Captain Pascal, Police
Commissary. Thrown into the spotlight with the skirmish at Hécourt in Eure (October
22nd 1870), these units fought with distinction in Moulineaux (Robert the Devil’s
castle, December 30th 1870) as part of the overall operations undertaken following
the occupation of Rouen by the Germans. On January 4 th 1871, Pascal was killed in
the same area in Bourgtheroulde. On the 11th, Captain Benoît's men measure
themselves against Prussian dragons in Neubourg and kill three men. Unlike the
sober outfit sporting an "American-style" cap shown by Boisselier, Brécourt gives his
type a Mobile National Guard uniform with the letters "Calvados" in black fabrick
sewn on the madder red band of the kepi.

8) Phalange algérienne. Armée des Vosges.

Ce sergent est une interprétation de la planche n° 183 de Raffet, montrant un jeune


homme de troupe vu à Paris le 14 mars 1871. Boisselier donne curieusement une
physionomie de vieux soldat à toutes ses figures, et leur octroie un armement qui fait
défaut chez Raffet. Ce dernier observe en effet les militaires présents à Paris, qui
sont alors désarmés en vertu de l’armistice du 28 février (à l’exception, il est vrai, de
la division Faron et de la Garde nationale). Le képi possède, nous dit Raffet, une
bande de cuir rouge sur le devant du bandeau portant la mention « Phalange
algérienne » en lettres d’argent. D’après Brécourt (pl. n° 27), cette unité formée à
Alger en octobre 1870 compte 6 officiers et environ 75 hommes. Présente à Autun le
22 novembre 1870, elle compte parmi les formations non embrigadées de l’armée de
Garibaldi, sans que l’on connaisse les détails de son service actif.

Algerian phalanx. Army of the Vosges.

This sergeant is based on plate #183 by Raffet, which shows a young soldier seen in
Paris on March 14th 1871. Boisselier oddly gives the looks of old soldiers to all his
figures, and gives them armament which Raffet does not show. The latter indeed
observed the soldiers present in Paris, who had by then been disarmed by virtue of
the armistice of February 28th (with the noteworthy exception of the Faron division
and the National Guard). The kepi had, says Raffet, a strip of red leather on the front
of its bottom band with "Algerian Phalanx" written in silver letters. According to
Brécourt (plate # 27), this unit was formed in Algiers in October 1870 and had 6
officers and approximately 75 men. Present in Autun on November 22nd 1870, it was
one of the unlisted troops in Garibaldi’s army. No actual detail of their service is
known.

9) Franc-tireur. Guérillas françaises. 20 août 1870 .


Egalement appelées « Francs-tireurs de la Seine », deux compagnies de
« Guérillas » sont autorisées à Paris le 25 août. Une compagnie de 133 hommes est
présente à Belfort et Mulhouse en septembre. Le corps est licencié le 19 avant d’être
réorganisé en province. Le 17 décembre, les autorités de Tours refusent à son chef,
Léon Roudier, de reconstituer un corps de 150 hommes à Bordeaux : les guérillas
françaises sont alors présentes dans le corps Lipowski opérant autour du Mans, et
priées d’y demeurer. Brécourt n’ajoute rien de précis sur la planche n° 147 qui leur
est consacrée, et donne à son personnage une tunique à double rangée de boutons.
Boisselier est plus fidèle à la source première qui n’est autre que la planche n° 2 de
Raffet, l’homme ayant été vu le 20 août au Palais Royal. Raffet attribue des
carabines de chasseurs à l’unité, les armes étant « à tabatière ». Un dépliant de
petites planches coloriées édité dans la capitale sous le Siège confirme cet uniforme
en tous points.

Franc-tireur. French guerrillas. August 20th, 1870.

Also called "Seine Francs-tireurs", two companies of "Guerillas" were authorized in


Paris on August 25th. A company of 133 men was present in Belfort and Mulhouse in
September. The unit was dismissed on the 19th before being reorganized in other
provincial parts of France. On December 17th, the authorities in Tours refused letting
its commander, Léon Roudier, reconstitute a troop of 150 men in Bordeaux: the
French guerrillas were then present as part of Lipowski’s men operating around Le
Mans, and were asked to remain there. Brécourt does not add anything specific to
his plate #147 which features them, and gives his type a coat with a double row of
buttons. Boisselier is more faithful to the original primary source which is none other
than Raffet’s Plate #2, a man which had been seen on August 20th at the Palais
Royal. Raffet gives chasseurs rifles to the unit, the weapons being "modified
percussion". A small publication comprised of colored plates published in the capital
during the siege confirms this uniform in all its features.

10) Eclaireurs de la Seine ou de Paris. 5 novembre 1870. Armée de Paris .

Les deux escadrons d’éclaireurs à cheval du commandant de Pindray sont organisés


en août-septembre 1870 au sein des Volontaires de la Seine, également dits
éclaireurs ou Francs-tireurs « Lafon-Mocquard ». L’unité est donc bien distincte des
« Eclaireurs à cheval de la Seine » couramment appelés « Eclaireurs Franchetti ».
Elle compte de 220 à 250 hommes. Les chevaux proviennent des loueurs de voitures
parisiens, Gustave Flourens demandant le 20 septembre que les chevaux de la
vénerie impériale leur soient donnés. Ces escadrons finissent par gagner leur
indépendance par rapport aux Volontaires de la Seine et se constituer comme « 1er
régiment d’Eclaireurs à cheval ». L’amiral de La Roncière-Le Noury crédite l’unité
d’une brillante reconnaissance effectuée sur Bondy le 30 septembre 1870. Boisselier
reproduit ici l’uniforme observé par Raffet le 5 novembre (pl. n° 75), si ce n’est que
ce dernier donne le noir comme couleur de la blouse, et une dragonne de sabre en
buffle blanc.

Seine or Paris Scouts. November 5th, 1870. Army of Paris.

The two squadrons of mounted scouts under commander de Pindray were organized
in August-September 1870 as part of the Volunteers of the Seine otherwise known as
"Lafon-Mocquard" Scouts or Franc-tireurs. The unit is therefore distinct from the
"Mounted Scouts of the Seine" commonly called "Franchetti’s Scouts". It had 220 to
250 men. The horses came from Parisian carriage rental companies. Gustave
Flourens asked on September 20th that the horses from the imperial hunting stables
be allocated to them. These squadrons ended up being independent from the
Volunteers of the Seine and organized themselves as the "1st regiment of Mounted
Scouts". Admiral de La Roncière-Le Noury credited the unit with a brilliant
reconnaissance carried out in Bondy on September 30 th 1870. Boisselier reproduces
here the uniform observed by Raffet on November 5th (plate #75), except that the
latter gives black as the color for the blouse, and a white leather sword knot.

11) Franc-tireur de Neuilly, 25 août 1870.

Raffet (pl. n° 2) précise que « les officiers avaient le même costume que les soldats,
les insignes sur la manche, des étoiles d’or au collet ». Ces détails sont confirmés
par le remarquable « Journal d’un Capitaine de Francs-Tireurs » du lieutenant de
Belleval, second chef de la compagnie. Créée le 15 août 1870, elle compte dans ses
débuts 110 ouvriers de Neuilly-sur-Seine et Paris âgés de 17 à 53 ans. Après une
étape à Belfort, les francs-tireurs du capitaine Sageret perdent le tiers de leur effectif
au combat de La Bourgonce (6 octobre) où leur chef est mortellement blessé. Ils se
réorganisent à Besançon où ils prennent la veste, le pantalon et le képi des
chasseurs à pied, les galons des officiers étant en or. La carabine à tabatière est
remplacée par le Chassepot le 17 octobre. Les Francs-tireurs de Neuilly sont ensuite
rattachés à la 1re division du 24e corps de l’Armée de l’Est qui échoue en Suisse le 1 er
février.

Neuilly Franc-Tireur, August 25th, 1870.

Raffet (plate #2) indicates that "the officers had the same uniform as the men,
badges on the sleeves, and gold stars on the collar". These details are confirmed by
the remarkable "Journal of a Captain of Francs-Tireurs" by Lieutenant de Belleval,
second company commander. Created on August 15th, 1870, it had at its start 110
workers from Neuilly-sur-Seine and Paris aged 17 to 53. After a stop in Belfort,
Captain Sageret's Francs-Tireurs lost a third of their fighting force in La Bourgonce
(October 6th) where their commander was fatally wounded. They reorganized
themselves in Besançon where they adopted the coat, pants and kepi of chasseurs à
pied, officers rank stripes being gold. The modified percussion rifles were replaced by
Chassepots on October 17th. The Neuilly Francs-Tireurs were then attached to the
1st Division of the 24th Corps of the Army of the East which ended up in Switzerland
on February 1st.

12) Franc-tireur de la Sarthe, fin 1870, début 1871 .

Les Francs-tireurs de la Sarthe, avec ceux de la Gironde, de Constantine et de Saint-


Denis, sont rattachés au 16e corps de l’Armée de la Loire, sous le commandement de
Lipowski, commandant les Francs-tireurs de Paris. Autorisée le 22 septembre et
organisée au Mans, l’unité du comte de Foudras, ancien lieutenant au 3 e dragons,
comprend 400 hommes fin octobre. La tenue est d’abord celle de la Garde nationale,
en drap bleu foncé distingué de vert sur le bandeau du képi et les bandes du
pantalon (v. Brécourt, pl. n° 107). Présents dans le secteur de Maintenon entre
Dreux et Chartres, les francs-tireurs séjournent à Terminiers (Eure-et-Loire) non loin
de Loigny. Ils accompagnent ensuite la retraite de la 2 e Armée de la Loire au Sud-
Ouest d’Orléans, le combat du 9 décembre à Saint-Dyé-sur-Loire leur coûtant 37
hommes. Au Mans fin décembre, les francs-tireurs sont habillés de neuf à l’aide
d’une tenue en velours marron, visible ici (cf. Brécourt, pl. n° 108), et armés du
Chassepot. Les derniers coups de feu sont tirés le 22 janvier entre Forcé et
Bazougers (Mayenne).

Sarthe Franc-Tireur, late 1870, early 1871.

The Sarthe Francs-Tireurs, with those from Gironde, Constantine (Algeria) and Saint-
Denis, were attached to the 16th corps of the Army of the Loire, under the Lipowski’s
command, who headed up the Paris Francs-Tireurs. Authorized on September 22nd
and organized in Le Mans, Count de Foudras’ unit, himself a former lieutenant in the
3rd dragoons, had 400 men by the end of October. The uniform was at first
completely that of the National Guard, in dark blue fabric with a green kepi band and
the same band along the pants (see Brécourt, plate #107). Present in the Maintenon
sector between Dreux and Chartres, the Francs-Tireurs staid in Terminiers (Eure-et-
Loire) not far from Loigny. They then were part of the retreat of the 2nd Army of the
Loire in the South-West of Orleans. The fight on December 9th in Saint-Dyé-sur-Loire
cost them 37 men. Present in Le Mans at the end of December, the Franc-Tireurs
were clothed anew with a brown corduroy uniform shown here (see Brécourt, plate
#108), and armed with Chassepots. The last shots were fired on January 22nd
between Forcé and Bazougers (Mayenne).

13) Volontaires de l’Ouest, ex-Zouaves Pontificaux, Armée de la Loire .

Célèbre entre tous, le corps est issu des Zouaves Pontificaux, dotés en 1860 d'une
tenue à l'orientale à l'initiative du commandant de Becdelièvre. L’unité du lieutenant-
colonel de Charette affectée au 17e corps de l’Armée de la Loire perd à Loigny (2
décembre) 96 tués et 122 blessés sur un total de 300 combattants. Après l’armistice,
le corps demeure à Rennes, alors que bien des Communards sont persuadés qu’il
les combat dans les rangs des Versaillais. Fait évidemment unique s’agissant des
francs-tireurs, il se verra proposer par Thiers d’intégrer les rangs de l’armée
régulière. En France, d’après Jacquemont, l’habillement est d’abord renouvelé au
moyen du « drap du Mans », étoffe gris clair de qualité médiocre dont le régiment a
fait usage avant le « drap de Nantes », plus semblable au drap gris bleu d’origine. La
même source précise qu’au 2e bataillon, beaucoup de soldats faute de vestes se
contentent « de leur capote », c’est-à-dire du caban représenté par Boisselier. Le
vêtement possède deux rangées de quatre boutons, et un capuchon doublé de drap
rouge.

Volunteers of the West, former Papal Zouaves, Army of the Loire.

Famous above all, the unit came had its origin as the Papal Zouaves, adopting an
oriental dress in 1860 by decision of commander de Becdelièvre. Lieutenant-Colonel
de Charette’s unit was assigned to the 17th Corps of the Army of the Loire suffer in
Loigny (December 2nd) 96 killed and 122 wounded out of a total of 300 men. After the
armistice, the unit remained in Rennes, while many Communards were convinced
that it was engaged against them in the ranks of the Versaillais forces. Obviously a
unique case for Francs-Tireurs, Thiers proposed that they join the ranks of the
regular army. In France, according to Jacquemont, the clothing was first renewed
"Mans cloth", a light gray fabric of poor quality which the regiment used before the
"Nantes cloth", closer to their original gray fabric. The same source indicates that in
the 2nd battalion, many soldiers for want of jackets just wore "their overcoat", that is
to say the thick seaman’s coat shown by Boisselier. The garment had two rows of
four buttons, and a hood lined with red fabric.

14) Compagnie d’Eclaireurs béarnais, 1870-1871 .

D’après Brécourt (pl. n° 28), le département des Basses-Pyrénées organise à


Oloron-Ste-Marie deux compagnies d’ « Eclaireurs béarnais » ou « Francs-tireurs
des Pyrénées » d’un effectif total de 229 hommes (octobre-novembre 1870). Ils « ont
opéré dans le Morvan, entre les troupes de la Nièvre et l’Armée des Vosges à
laquelle ils ne semblent pas avoir été rattachés ». Robert Molis et Christian Méry
précisent qu’ils prennent part aux opérations de Garibaldi autour de Dijon. Le 4
décembre, un combat intense les oppose au régiment d’infanterie prussienne n° 34
près de Sombernon (Côte-d’Or). Les Eclaireurs gagnent le Jura à la fin janvier et
semblent s’être fait voler leurs paquetages par un autre corps franc lors de leur
démobilisation. L’uniforme représenté par Boisselier, accompagné des excellents
fusils Spencer (carabines Remington pour les officiers), correspond à la tenue
observable sur les photographies du corps. Brécourt leur donne par contre la tunique
à passepoils jonquille des chasseurs à pied que Marchetti leur attribue à Tours dans
« Récits de Guerre. L’Invasion » de Ludovic Halévy.

Company of Béarnais Scouts, 1870-1871.

According to Brécourt (plate #28), the department of Basses-Pyrénées organized in


Oloron-Ste-Marie two companies of "Béarnais scouts" or "Pyrénées Francs-tireurs"
with a total force of 229 men (October-November 1870). They "operated in the
Morvan, between the troops of the Nièvre and the Army of the Vosges to which they
do not seem to have been attached". Robert Molis and Christian Méry specify that
they took part in Garibaldi's operations around Dijon. On December 4th, an intense
fighting opposed them to the Prussian infantry regiment N°34 near Sombernon
(Côte-d'Or). The Scouts got to the Jura at the end of January and seem to have had
their knapsacks stolen by another Franc-Tireur unit body during their demobilization.
The uniform represented by Boisselier, along with the excellent Spencer rifles
(Remington rifles for officers), corresponds to that shown on photographs from the
unit. Brécourt, on the other hand, gives them the chasseurs à pied uniform with bright
yellow distinctions that Marchetti shows for them in Tours in "Histoires de Guerre –
L’invasion " by Ludovic Halévy.

15) Légion bretonne, Armée de la Loire puis de l’Est .

Cette formation aux états de service mouvementés est créée à Rennes par le
lieutenant de vaisseau Domalain dès le mois d’août 1870. La Légion bretonne
séjourne à Belfort et Mulhouse, prend part à la bataille de La Bourgonce dans les
Vosges (6 octobre). Le lieutenant Baulmont, commandant la 2 e compagnie, évoque
alors le surnom d’ « Hirondelles noires », donné à l’unité par les Allemands « à cause
de sa tenue sombre et du ruban formant éventail de son chapeau traditionnel ». A
Dôle où il ne compte pas moins de 1500 hommes, le corps n’accepte pas plus que
les Francs-tireurs de Neuilly d’être commandé par Garibaldi. Il choisit de gagner
l’Armée de la Loire, compte parmi les unités du corps Cathelineau. D’après ce
dernier, « cette Légion bretonne était formée de Bretons et de plusieurs compagnies
de Francs-tireurs du Midi, et d’une compagnie d’Américains ». La Légion se bat à
Beaune-la-Rolande (28 novembre), et connaît ensuite le desti ??? chef de bataillon
Nicolaï. Brécourt (pl. n° 76) attribue seulement 24 hommes à la 2 e compagnie à la
date du 1er décembre 1870 à Autun. « Dès le milieu de novembre, cette compagnie
fait partie de la 4e brigade de l’Armée des Vosges (Ricciotti Garibaldi). Prend part à la
n??? de l’Armée de l’Est dans les rangs du 15e corps jusqu’au passage en Suisse,
duquel le colonel Domalain parvient à soustraire une partie de ses hommes. Il
manque les » de fin de phrase. J'ignore à quel niveau de la phrase il faut les
placer

Breton legion, Army of the Loire then of the East.

This unit with a troubled history was created in Rennes by lieutenant de Domalain as
early as August 1870. The Breton Legion staid in Belfort and Mulhouse, took part in
the battle of La Bourgonce in the Vosges (October 6th). Lieutenant Baulmont,
commanding the 2nd company, mentions the nickname of "black swallows", given to
by the Germans "because of its dark outfit and the loose ribbon of its traditional
headdress". In Dôle where there were no less than 1500 men, the body did not
accept any more than the Francs-Tireurs of Neuilly to come under Garibaldi’s
command. It chose to join the Army of the Loire, as of the units of Cathelineau’s
corps. According him, "this Breton Legion was made up of Bretons and several
companies of francs-tireurs from the South, and a company of Americans". The
Legion fought in Beaune-la-Rolande (November 28th), and then followed its battalion
commander, Nicolaï. Brécourt (plate #76) gives only 24 men for the 2nd company on
December 1st 1870 in Autun. "In mid-November, this company was part of the 4th
Vosges Army Brigade (Ricciotti Garibaldi). It was part of the 15th corps of the Army of
the East until its crossing into Switzerland, from which Colonel Domalain managed to
escape with part of his men.

16) Armée de Province, Franc-tireur.

Le 16 mars 1871, Raffet (pl. n° 193) observe ce personnage, sans armes, dans un
Paris s’apprêtant à connaître la Commune. L’uniforme n’est pas exactement
semblable à celui que représente Boisselier : « képi bleu foncé à bande et passepoils
rouges. Chemise de laine noire. Sur l’épaule, patte rouge sans passepoils avec une
étoile noire au centre. Ceinture de laine noire. Pantalon gris à bandes rouges.
Guêtres de chasse noires. Quel était ce corps ? ». Le collet de la blouse est en laine
noire et non rouge chez Raffet. Une très large part des planches de l’artiste concerne
des unités qu’il reconnaît ne pas avoir pu identifier, ce qui rend compte de
l’extraordinaire diversité de ce que le décret du 14 octobre 1870 nomme « l’armée
auxiliaire ». Le texte attribue cette appellation aux Mobiles, aux Mobilisés de la
Garde nationale, à la Légion étrangère et aux corps francs. Armée auxiliaire et
armée régulière « doivent être considérées comme les deux fractions d’un seul et
même tout : l’armée de la défense nationale », ajoute-t-il.

Provincial army, franc-tireur


On the 16th March, 1871, Raffet (plate # 193) observed this unarmed character in
Paris on the eve of the Commune insurrection. The uniform he shows is not exactly
the one Boisselier represents: " kepi with a dark blue band and red pipig. Black
woolen shirt. On the shoulder, red band with no pipings and a black star in the
center. Black woolen belt. Gray pants with red bands. Black hunting gaiters. What
could this unit be ? ". The collar of the blouse is made of black wool and not red as
with Raffet. A very large portion of Raffet’s plates deals with units he acknowledged
could not be identified. This shows the extraordinary diversity in organization of what
the decree of October 14th 1870 called "the auxiliary army". This text attributed this
designation to Mobile Guards, Mobilized National Guard, the Foreign Legion and
volunteer units. Auxiliary and regular army "should be seen as two parts of one and
the same: the army of national defense" was what the text concluded on.

17) 2e compagnie franche du Doubs, Armée de l’Est .

D’après Martinien, il existe quatre compagnies franches du Doubs, commandées par


les capitaines Schmitt, Gros, Huot et Girod (« 3e compagnie bis »). L’unité ne se
confond pas avec les Eclaireurs du Doubs du chef de bataillon Nicolaï. Brécourt (pl.
n° 76) attribue seulement 24 hommes à la 2e compagnie à la date du 1er décembre
1870 à Autun. « Dès le milieu de novembre, cette compagnie fait partie de la 4 e
brigade de l’Armée des Vosges (Ricciotti Garibaldi). Prend part à la surprise de
Châtillon le 10 novembre. L’attribution du costume reproduit n’est pas absolument
certaine ». Brécourt donne à son franc-tireur le chapeau ainsi qu’une tunique à
parements de manche en pointe. Originaire de la 2 e compagnie, le franc-tireur Huot,
ex-maréchal des logis de hussards, organise à Besançon une 3 e compagnie qui
excelle dans la guerre d’embuscades. « En quinze jours dans la Haute-Saône, en
quatre rencontres avec l’ennemi, a tué ou blessé 44 hommes, a fait 22 prisonniers
prussiens, a délivré 115 prisonniers français », affirme le décret du 14 décembre le
faisant chevalier de la Légion d’honneur.

2nd Doubs Volunteer Company, Army of the East.

According to Martinien, there were four volunteer companies from the Doubs
commanded by captains Schmitt, Gros, Huot and Girod ("3rd company bis"). The unit
is not to be confused with the Scouts of the Doubs led by battalion commander
Nicolaï. Brécourt (plate #76) gives only 24 men to the 2nd company on December
1st, 1870 in Autun. "By mid-November, this company was part of the 4th Vosges
Army Brigade (Ricciotti Garibaldi). It took part in the raid on Châtillon on November
10th. Attributing to it this uniform is absolutely not certain. ". Brécourt gives his man a
hat as well as a coat with pointed cuffs. Originally from the 2nd company, volunteer
Huot, a former sergeant of hussars, organized in Besançon a 3rd company which
excelled in ambush warfare. "In fifteen days in Haute-Saône, in four encounters with
the enemy, killed or injured 44 men, took 22 Prussians prisoner, freed 115 French
prisoners," is what is written in the decree dated December 14th making him a knight
in the Legion of honor.

18) Francs-tireurs de Paris, sous-officier (en formation à l’Ecole Turgot, 20 août


1870).
Boisselier magnifie quelque peu ses personnages, et la planche n° 3 de Raffet
restitue l’aspect réel de ce franc-tireur. Les deux bataillons de cette unité dite aussi
Francs-tireurs de Paris-Châteaudun ou Francs-tireurs Lipowski sont plusieurs fois
réorganisés. Le 1er est formé à Paris par le commandant Aronssohn, puis il gagne
Melun. Le capitaine Lipowski de la 7e compagnie prend alors le commandement
d’une unité à laquelle il sait donner des qualités militaires (13 septembre). L’épisode
de la défense de Châteaudun (10 octobre) passe à la postérité comme un
remarquable fait d’armes. Les 1200 hommes de Lipowski, dont des Francs-tireurs de
Cannes et Nantes, tiennent tête pendant dix heures aux 6000 hommes de la 22 e
division prussienne qui brûle une partie de la ville. Issu de la 2 e compagnie, le colonel
La Cécilia, ancien professeur de sanscrit à Naples et futur général de la Commune,
sera le dernier chef de corps alors que le général Lipowski est mis à la tête du 6 e
groupe de l’Armée de Bretagne. Au sein du 2 e bataillon (commandant Thiérard), la 8e
compagnie devient indépendante sous le nom de Tirailleurs parisiens.

Paris francs-tireurs, non-commissioned officer (under training at Turgot School,


August 20th, 1870).

Boisselier glorifies somewhat his characters in his artwork, Raffet (plate #3) gives an
accurate image of this franc-tireur. The two battalions of this unit also known as the
“Paris-Châteaudun francs-tireurs” or Lipowski’s Francs-tireurs were reorganized
several times. The first such unit was formed in Paris by Commander Aronssohn, and
it went on to Melun. Captain Lipowski of the 7th company then took command of a
second unit, which he trained into an effective military unit (September 13th). Indeed
the defense of Châteaudun (October 10th) passed into history as a remarkable
military achievement. Lipkowski’s 1200 men, along with Francs-tireurs from Cannes
and Nantes, held up for ten hours the 6,000 men from the 22nd Prussian division
who had burnt part of the city. Issued from the 2nd company, Colonel La Cécilia, a
former teacher of Sanskrit in Naples and a future general of the Commune
insurrection, was its last commander as Lipowski, now a general was put in charge of
the 6th group of the Army of Brittany. Within the 2nd battalion (commander Thiérard),
the 8th company became independent under the name of Parisian Tirailleurs
(sharpshooters).

19) Franc-tireur de Luxeuil, 1re compagnie, Corps Bourras, Armée des Vosges.
La source de Boisselier est ici la planche n° 14 de Brécourt, ainsi qu’un des rares
uniformes de franc-tireur détenu par le Musée de l’Armée. La vareuse de toile brune
possède cependant des parements en pointe à passepoils noirs et un collet rabattu.
La « casquette américaine » est recouverte de toile vernie noire. Egalement
dénommée Francs-tireurs de Haute-Saône, cette compagnie de 48 hommes
commandée par le capitaine de Perpigna, futur maire de Luxeuil, est « composée de
fonctionnaires, de chasseurs, et admirablement armée » d’après Belleval (Journal
d’un capitaine de Francs-tireurs). Elle prouve ses qualités militaires dès le 23
septembre au combat de Pierre-Percée (Meurthe-et-Moselle) puis à Nuits le 30
novembre. Ex-capitaine du génie, le colonel Bourras est à la tête du Corps franc des
Vosges formé après le combat de la Bourgonce. Le corps finit par regrouper 16
compagnies de toutes origines, dont la 1re compagnie, celle de Luxeuil. En janvier, il
éclaire l’aile droite de l’armée Bourbaki et parvient à ne pas passer en Suisse.

Luxeuil Franc-Tireur, 1st company, Bourras Corps, Army of the Vosges.


Boisselier’s source is Brécourt’s Plate # 14 of, as well as one of the rare uniforms of
a franc-tireur which is in the Paris army museum (Invalides). However the brown coat
ha spointed cuffs pieped black and a turned down collar. The "American cap" is
covered with a black oilskin cover. Also called Haute-Saône Francs-tireurs this 48
men strong company under the command of captain of Perpigna, the future mayor of
Luxeuil, was "made up of civil servants, hunters, and armed with excellent weapons"
according to Belleval (Journal of a captain of Francs-tireurs). It proved its military
worth as of September 23rd in the fight of Pierre-Percée (Meurthe-et-Moselle) then in
Nuits on November 30th. A former captain of engineers, Colonel Bourras headed of
the Vosges Free Corps formed after the Bourgonce combat. The corps eventually
grouped 16 companies of all origins, including its 1st company, which was that of
Luxeuil. In January, it was scouting forward of the right wing of Bourbaki’s army and
avoided having to cross into Switzerland.

20) Volontaires de la France ou de la Mort. Armées de Province .

Contrairement aux apparences, le corps est présent non en province mais dans la
capitale. Il est dépeint par Brécourt (pl. n° 156), et surtout Raffet (pl. n° 71) qui
l’observe le 4 novembre 1870 boulevard Montmartre : « képi bleu foncé à passepoils
rouges. Quelques-uns avaient au képi une bande rouge au lieu de la bande bleu
foncé. Cache-nez en laine amarante. Vareuse ou blouse grise avec pattes rouges
sur les épaules. Gants de tricot noir. La vareuse passée dans le pantalon ». Peu de
détails sont connus sur l’unité qui ne se confond pas avec les Volontaires de la
France de Cailloué. « Cinquante hommes armés du fusil américain composant le
Corps franc des Volontaires de la Mort sont logés rue de Courcelles dans l’hôtel de
la Princesse Mathilde », apprend Jules de Marthold le 11 octobre, ce que confirme
Le Figaro du 24. D’après Edmond Prioleau (« 1870-71, Souvenirs Vécus »), les
Volontaires comptent parmi les émeutiers du 31 octobre qui tentent un coup de force
à l’Hôtel de Ville. Bernard de Laroche, dans « Paris Héroïque », leur attribue aux
environs de Bondy la prise d’un convoi de vivres que les Allemands avaient capturé
à Sedan.

France volunteers or Death volunteers. Provincial armies.

In contradiction with the title, this unit was not in the province but in the capital. It is
shown by Brécourt (plate #156), and more especially Raffet (plate # 71) who saw it
on November 4th 1870 on Boulevard Montmartre: "a dark blue kepi with red piping.
Some had a red band on the kepi instead of the dark blue band. Dark red woolen
scarf. Coat or gray blouse with red bands on the shoulders. Black knitted gloves. The
coat tucked into the pants ”. Few details are known about this unit which should not
be confused with the France Volunteers in Cailloué. "Fifty men armed with American
rifles form the volunteer corps of Death Volunteers which have taken up a home on
rue de Courcelles in Princess Mathilde’s mansion" is what Jules de Marthold wrote
on October 11th, which the newspaper Le Figaro confirmed on the 24th. According to
Edmond Prioleau ("1870-71, Souvenirs Vécus"), the Volunteers were among the
rioters on October 31st who attempted a coup at the Paris Town Hall. Bernard de
Laroche, in "Paris Heroïque" grants them the capture in the vicinity of Bondy of a
food convoy that the Germans had captured in Sedan.
21) Franc-tireur de Seine-et-Marne, novembre 1870, Armée de Paris .

Vu le 25 novembre par Raffet (pl. n° 102) : « Franc-tireur de Seine-et-Marne, ensuite


de Neuilly-sur-Seine ». « Casquette américaine noire, vareuse noire passée dans le
pantalon, ceinture de laine bleue, pantalon de velours brun foncé à reflets marrons.
Fusil anglais à canon noirci, sabre-baïonnette à manche en fer et corne ». L’arme est
sans doute un fusil Snider. Quant à l’appellation de « Chasseurs de Neuilly »
également rencontrée, elle renvoie à Neuilly-sur-Marne et non sur Seine. Brécourt
(pl. n° 163) rappelle que l’unité est créée le 14 septembre par le député Paul de
Jouvencel et commandée par le capitaine Didion. Elle totalise 246 hommes répartis
en deux compagnies. Ayant exécuté une reconnaissance sur le plateau de Villejuif le
30 septembre et combattu les Bavarois à Vitry-sur-Seine fin novembre, « le corps fut
employé aussitôt formé aux avant-postes de l’Armée de Paris. Il fut licencié le 18
janvier 1871 et M. de Jouvencel quitta Paris en ballon. Il fut nommé en province
colonel du 2e régiment de Mobilisés de Seine-et-Marne ».

Seine-et-Marne Franc-Tireur, November 1870, Army of Paris.

Seen on November 25th by Raffet (plate #102): " Seine-et-Marne Franc-tireur later
Neuilly-sur-Seine Franc-Tireur". "Black American cap, black jacket tucked into the
pants, blue woolen belt, dark brown corduroy pants with brown sheen. English rifle
with a blackened barrel, saber-bayonet with a steel and horn grip ”. The weapon is
probably a Snider rifle. As for the name of "Chasseurs de Neuilly" also encountered,
it refers to Neuilly-sur-Marne and not to Neuilly-sur-Seine. Brécourt (plate #163)
indicates that the unit was created on September 1th by deputy Paul de Jouvencel
and commanded by captain Didion. It had 246 men split into two companies. Having
performed a reconnaissance on the Villejuif plateau on September 30th and fought
against the Bavarians in Vitry-sur-Seine at the end of November, "the unit was used
as soon as it had been trained, on the outposts of the Paris Army. It was disbanded
on January 18th, 1871 and M. de Jouvencel left Paris in a balloon. He was appointed
“colonel of the 2nd regiment of Mobiles of Seine-et-Marne in the province”.

22) Armées de Paris, compagnies d’éclaireurs.

Non identifiable, ce soldat a été vu par Raffet le 14 novembre (pl. n° 90) :


« Eclaireurs ? », se demande-t-il ? Les notes passionnantes introduisant son recueil
rappellent les circonstances du moment et les difficultés du travail d’enquêteur de
Raffet ! « Il m’a paru utile et intéressant de conserver le souvenir exact des
uniformes de ces différents corps. J’ai donc fait beaucoup de croquis que depuis j’ai
mis au net. J’ai dû cependant me limiter car dans la Garde nationale surtout, chaque
homme avait sa tenue particulière selon son tempérament, ses habitudes, ses
moyens d’existence et même ses opinions. Je n’ai pu indiquer les noms de tous les
corps que j’ai vus, parce que les esprits étaient à cette époque si soupçonneux, si
surexcités, que plusieurs fois j’ai été menacé d’être conduit au poste comme espion,
pour avoir demandé à des soldats des renseignements sur leur tenue »…

Armies of Paris, scout companies.

This man from an anonymous unit was seen by Raffet on November 14th (plate #
90). He asked himself if this was a scout. Raffet has some fascinating opening notes
to his collection of plates recalling the circumstances in which he had compiled them.
"It seemed useful and interesting to keep the exact memory of the uniforms of these
different units. So I made a lot of sketches that I used as a base for the final work.
However, I had to restrain myself as in the National Guard in particular, each man
had his own outfit according to his mood, his habits, his means of existence and even
his opinions. I could not indicate the names of all the units I saw, because spirits
were so suspicious at that time, so excited, that on several occasions I was
threatened with being taken to the police station as a spy, having asked soldiers for
information about their unit ”...

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