Schéma Aménagement Région Kayes
Schéma Aménagement Région Kayes
i
Kayes. ....................................................................................................................................... 214
1.2- Problématique d'aménagement et de développement ............................................................... 216
1.2.1- Analyse des disparités de la région .................................................................................... 216
1.2.2- Potentialités, atouts et contraintes de la région .................................................................. 217
[Link]- Potentialités et atouts .................................................................................................. 217
[Link]- Les principales contraintes au dévelppement de la région ........................................ 220
DEUXIEME PARTIE : GRANDES ORIENTATIONS D'AMÉNAGEMENT ET DE
DEVELOPPEMENT DE LA REGION DE KAYES ...................................................................... 223
2.1. Objectif stratégique1 : Consolidation de l’unité et la Cohésion nationales en se fondant sur la
sagesse conférée à la société malienne par sa diversité culturelle ................................................... 224
2.2. Objectif stratégique 2 : une Organisation Politique et Industrielle garante du Développement et
de la Paix Sociale ............................................................................................................................. 224
2.3. Objectif stratégique 3 : une Economie Forte, Diversifiée et Ouverte ....................................... 224
2.4. Objectif stratégique 4 : un cadre environnemental amélioré .................................................... 225
2.5. Objectif stratégique 5 : une meilleure qualité des ressources humaines dans une société juste et
solidaire ............................................................................................................................................ 226
TROISIEME PARTIE: SCHEMA DE STRUCTURE DE LA REGION DE KAYES ............... 232
3.1 - Hypothèses de développement : .......................................................................................... 239
3.2- Dimension Temporelle ......................................................................................................... 239
3.3. les scénarii de développement et d’aménagement ................................................................ 239
ii
SIGLES ET ABREVIATIONS
iii
INPS Institut National de Prevoyance Sociale
KARED Agence du Kaarta pour l’Action et la Recherche-Développement
KBK Kita-Bafoulabe-Kenieba
l’AMADER Agence Malienne pour le Developpement de l' Electrification Rurale
l’AOF Afrique Occidentale Française
l’OMVS Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Senegal
MC Mouvement Citoyen
MDRI Mission de Decentralisation et de la Reforme Institutionelle
MET Ministere de l' Equipement et des Transports
MIRIA Mouvement pour l'Independence le Renouveau et l' Integration Africaine
MPR Mouvement Patriotique pour le Renouveau
ODIK Operation pour le Developpement Integre du kaarta
OMATHO Office Malienne du tourisme et de l' Hotellerie
OMRIB Organisation Malienne pour le Renforcement des Initiatives à la Base
ORTM) Office des Radiodiffusion Television du Mali
PARENA Parti Africain pour la Renaissance Africaine
PASECA Programme d’Appui au système D’Epargne et de Crédit Auto géré
PDJ Parti pour la Démocratie et la Justice
PDP Parti pour la Démocratie et le Progrès
PDR Parti pour la Démocratie et la République
PIRL Programme d' Inventaire des Ressources Ligneuses
PIRT Programme d'Inventaire des Ressources Terrestres
PNIR Programme National d'Inventaire des Ressources
PRODEC Programme Decennal de l'Education et de la Culture
PRODEJ Programme Decennal de la Justice
PRODESO Programme du Developpement de l'Elevage dans le Sahel Occidental
PRODESS Programme decennal de la Sante Sociale
PS Parti Socialiste
PSP Parti Progressiste Soudanais
PST Projet sectoriel des Transports
PUDP Parti pour l’Unité la Démocratie et le Progrès
RDA Rassemblement Democratique Africaine
RDC Republique Democratique du Congo
RDP
RDT
RGPH Recenssement General de la Population et de l'Habitat
RPM Rassemblement pour le Mali
SDA Shéma Directeur d’Approvisionnement
SECAMA Secours Catholique Malien
SEMOS Société des Mines d’Or de Sadiola
SFD Structure Financière Décentralisée
SLACAER Service Local d’Appui Conseil de l’Aménagement et de l’Equipement Rural
SOCIMA Societe de Cimenterie du Mali
SOMILO Societe des Mines d'Or de Loulo
SOTELMA Societe des Telecommunications du Mali
iv
SSD Société de Service et de Développement
SRA Station de Recherche Agronomique
S/SRA Sous-Station de Recherche Agronomique
TAMICO Société Minière
UDD Union pour la Démcratie et le Développement
URD Union pour la République et la Démocratie
UFD Union des Forces Démocratiques
UFDP Union des forces pour la démocratie et le progrès
UNSO/Mali Bureau des Nations Unies pour le Sahel/Mali
URCAK Union Régionale des coopératives Agricoles de Kayes
v
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1: Selon la loi 96-059 AN-RM portant création de communes .......................................................... 12
Tableau 2: Les principaux partis politiques ..................................................................................................... 20
Tableau 3: Repartition des conseillers municipaux par Parti politique dans la région de Kayes en 2004 ...... 21
Tableau 4: La distribution spatiale des ONG opérant dans la région .............................................................. 22
Tableau 5: Evolution des investissements par cercle 2003 - 2007 .................................................................. 27
Tableau 6:Evolution des droits de tirages et des droits de tirages engagés de 2003 – 2007 ......................... 28
Tableau 7: Les principaux champs couverts par cette coopération dite décentralisée .................................. 35
Tableau 8: Caractéristiques des zones bioclimatiques de la région de Kayes................................................. 45
Tableau 9 : caractéristiques et potentialités des zones écologiques homogènes de la région de Kayes ....... 54
Tableau 10: récapitulatif cercle par cercle de la situation de l’approvisionnement en eau dans la région ... 63
Tableau 11: Infrastructures de Maîtrise Totale D'eau dans la Région de KAYES ............................................ 64
Tableau 12: Principaux résultats de l’inventaire forestier de la région .......................................................... 73
Tableau 13:la région de Kayes : Subdivision Administrative, Densité et population en 2007 ........................ 75
Tableau 14: Structure de la population par tranche d’âge et son évolution .................................................. 76
Tableau 15: Groupes Caractéristiques en 2007 et en 2031 ............................................................................ 77
Tableau 16: Évolution de la population de Kayes ........................................................................................... 77
Tableau 17: Evolution de la population á l’ horizon 2031 .............................................................................. 77
Tableau 18: Répartition Spatiale ..................................................................................................................... 80
Tableau 19: Répartition de la population par cercle selon le sexe et nombre moyen par localité, concession
et ménage ........................................................................................................................................................ 81
Tableau 20: Matrice migratoire, lieu de naissance, lieu de résidence ............................................................ 84
Tableau 21: Répartition des émigrés selon la région de destination .............................................................. 85
Tableau 22: Principales destinations des migrants par régions et type d’activité .......................................... 88
Tableau 23: Migration des chefs de ménages et tranfert d’argent................................................................. 89
Tableau 24: Transferts de fonds en millions de USD $)................................................................................... 89
Tableau 25: Transfert de fonds par les étrangers résidant au Mali (en millions de USD $) ............................ 89
Tableau 26: Profil des transferts selon les pays .............................................................................................. 91
Tableau 27 : Distribution de la population agricole de la région de Kayes selon le groupe d'âges et le sexe
....................................................................................................................................................................... 100
Tableau 28 : Nombre de personnes vivant autour des différentes cultures................................................. 100
Tableau 29 : nombre de personnes vivant autour des différentes cultures par cercle ................................ 101
Tableau 30 : Répartition régionale de la superficie cultivée, du nombre d'exploitations agricoles par type de
culture et de la superficie moyenne cultivée par exploitation ..................................................................... 101
Tableau 31 : Répartition régionale de la superficie cultivée (en ha) en céréales ......................................... 102
Tableau 32 : Evolution des superficies, productions, rendements du mil dans les cercles de la région de
Kayes.............................................................................................................................................................. 103
Tableau 33 : Evolution des superficies, productions, rendements du sorgho dans les cercles de la région de
Kayes.............................................................................................................................................................. 105
Tableau 34 : Evolution des superficies, productions, rendements du maïs dans les cercles de la région de
Kayes.............................................................................................................................................................. 107
Tableau 35 : Evolution des superficies, productions, rendements de l’arachide dans les cercles de la région
de Kayes ......................................................................................................................................................... 109
Tableau 36 : Evolution des superficies, productions, rendements du niébé grain dans les cercles de la région
de Kayes ......................................................................................................................................................... 110
Tableau 37 ..................................................................................................................................................... 112
Au cours de cette periode, la production a été superieure à 25 000 tonnes, pendant huit (8) ans. ............ 112
Tableau 38 : Répartition par cercle de la région de Kayes des effectifs du cheptel selon l'espèce .............. 113
Tableau 39 : Répartition régionale des effectifs de la volaille selon les espèces (%) .................................... 113
Tableau 40 : Répartition régionale des exploitations agricoles possédant les matériels agricoles .............. 114
Tableau 41 : Répartition par cercle de la région de Kayes des superficies cultivées selon le type de labour
....................................................................................................................................................................... 115
vi
Tableau 42 : Répartition des exploitations agricoles selon la possession d'équipements ménagers et de
transport ........................................................................................................................................................ 116
Tableau 43 : Répartition des exploitations ayant accès aux semences améliorées par région et par sexe du
chef d'exploitation ......................................................................................................................................... 116
Tableau 44 : Répartition régionale de la superficie cultivée selon le type de fertilisant utilisé ................... 117
Tableau 45 : Répartition par cercle de la région de Kayes de la superficie cultivée avec des fertilisants .... 117
Tableau 46 : Répartition par cercle de la région de Kayes des exploitations agricoles ayant accès aux engrais
chimiques selon le sexe du chef d'exploitation ............................................................................................. 118
Tableau 47 : Répartition régionale du nombre de bénéficiaires de crédit ................................................... 119
Tableau 48 : Les Mandataires et le personnel de soutien de la région ......................................................... 122
Tableau 50: Effectif du cheptel du 1er Janvier au 31 Décembre 2007 ......................................................... 123
Tableau 51: Nombre d’animaux abattus ....................................................................................................... 124
Tableau 52: Situation de l’embouche en 2007 .............................................................................................. 125
Tableau 53: Estimation de la production laitière en 2007 de la région de Kayes ......................................... 126
Tableau 54: Production des cuirs et peaux ................................................................................................... 127
Tableau 55: Situation des infrastructures de commercialisation et de transformation ............................... 129
Tableau 56: Situation du personnel............................................................................................................... 129
Tableau 57: Consommation annuelle des produits ligneux forestiers à Kayes ............................................. 130
Tableau 58 Production de miel et de cire (ruches traditionnelles et modernes) ......................................... 131
Tableau 59 : PRODUCTION MINIERE (2007,2008 en kilogramme) : ............................................................. 133
Tableau 60 Les perspectives de production industrielle d’or pour l’année 2008 ......................................... 133
Tableau 61 : Perspective à moyen terme (kg) ............................................................................................... 133
Tableau 62: marchés locaux par cercle (région de Kayes) ............................................................................ 134
Tableau 63: Mouvement du bétail sur les marchés de la zone ..................................................................... 135
Tableau 64: Prix moyens sur les différents marchés de la zone ................................................................... 136
Tableau 65: Mouvement des animaux sur le marché terminal de Kayes N’Di de Janvier au 30 Novembre
2007. .............................................................................................................................................................. 136
Tableau 66: Prix moyen des animaux ‘marché de Kayes N’Di) ..................................................................... 136
Tableau 67 : Mouvement du bétail sur les marchés ruraux suivis de la zone............................................... 136
Tableau 68 : Prix moyens des animaux sur les marchés suivis ...................................................................... 136
Tableau 69: Mouvement des animaux au niveau du marché à bétail de Kayes N’Di au 30 juin 2008 ......... 137
Tableau 70 : Prix moyens des animaux au marché de Kayes N’Di ................................................................ 137
Tableau 71 : Mouvement du bétail sur les marchés suivis de la zone .......................................................... 137
Tableau 72 : Prix moyen des animaux sur les marchés suivis de la zone ...................................................... 137
Tableau 73 : Exportation d’animaux.............................................................................................................. 139
Tableau 74 : Situation des exportations de Janvier à Novembre 2007 ......................................................... 139
Tableau 75 : Situation des exportations de janvier à juin 2008 .................................................................... 139
Tableau 76 : MOUVEMENT INTERIEUR DES CUIRS ET PEAUX ....................................................................... 140
Tableau 77: PRIX MOYEN DES CUIRS ET PEAUX ............................................................................................ 141
Tableau 78 : QUANTITES EXPORTEES ET DESTINATIONS .............................................................................. 141
Tableau 80 : Le réseau bancaire malien en 2007 .......................................................................................... 142
Tableau 81 : Les SFD présents dans la région de Kayes au 31/12/2007 est résumé dans le tableau ci- après :
....................................................................................................................................................................... 145
Tableau 82 : Répartition des Points d'eau modernes et puits par cercle ..................................................... 155
Tableau 83 : Tableau récapitulatif cercle par cercle de la situation de l’approvisionnement en eau dans la
région............................................................................................................................................................. 156
Tableau 84: Parc de véhicules ....................................................................................................................... 158
Tableau 85: Répartition du réseau routier par région administrative, 2001 ................................................ 160
Tableau 86: Flux de marchandises par région ............................................................................................... 160
Tableau 87: Caractéristiques des aérodromes .............................................................................................. 162
Tableau 88: situation du trafic commercial des aérodromes de Kayes ........................................................ 162
Tableau 89: Récapitulatif des équipements de commutation de la Région de KAYES.................................. 167
Tableau 90: Récapitulatif des données sur les liaisons de transmission ....................................................... 168
vii
Tableau 91: Evolution du parc téléphonique de la Région de Kayes et de l’ensemble du pays .................. 170
Tableau 92: Récapitulatif de la couverture nationale de Malitel .................................................................. 171
Tableau 93: Situation des PoP dans la Région de KAYES ............................................................................... 172
Tableau 94 les sites touristiques de la région ............................................................................................... 175
Tableau 95: La situation des équipements des écoles fondamentales de la région de Kayes en 2006-2007
....................................................................................................................................................................... 180
Tableau 96: Répartition des élèves par sexe et par cercle au 1er cycle dans la Région ............................... 181
Tableau 97: Taux Brut de Scolarisation par cercle dans la Région de Kayes ................................................. 182
Tableau 98: Répartition des enseignants suivant les écoles et la qualité de la formation suivie ................ 183
Tableau 99: Répartition par cercle des infrastructures, des effectifs et des ouvrages didactiques dans le 1er
cycle de l’enseignement fondamental .......................................................................................................... 185
Tableau 100 : Réalisations d’infrastructures scolaires de 2008 à 2009 dans la Région de Kayes ................ 186
Tableau 101 diverses categories de sites d’enseignement ........................................................................... 188
Tableau 103: Evolution du taux Brut de Scolarisation au second cycle par cercle et par sexe entre 2002 et
2006 dans la région de Kayes ........................................................................................................................ 192
Tableau 104: Diverses catégories d’établissements secondaires ................................................................. 193
Tableau 105 : Répartition des infrastructures, des élèves et du personnel enseignant des établissements
publics de l’enseignement secondaire de Kayes. .......................................................................................... 194
Tableau 106: BAC AE_KAYES ......................................................................................................................... 195
Tableau 107: EFFECTIF DES CENTRES DE FORMATION PROFESSIONNELLE (AE Kayes - AE Kita): ................. 197
Tableau 108 : L’éducation non formelle ........................................................................................................ 198
Tableau 109 : Effectif du personnel à la date du 15 octobre 2008 ............................................................... 203
Tableau 110: Répartition et évolution des structures socio-sanitaires de la Région de Kayes de 2004 à 2007.
....................................................................................................................................................................... 204
Tableau 111: Répartition du personnel de la santé par cercle dans la Région de Kayes en 2007 .............. 206
Tableau 113: Répartition par cercle des Infrastructures Sportives de la Région de Kayes ........................... 212
Tableau 114 Les Plan d’urbanisme réalisés dans la région ........................................................................... 213
Tableau 115 : Potentialités en aménagements hydro-agricoles en hectare ................................................. 218
viii
INTRODUCTION
Depuis plus d’une décennie le Mali s’est engagé dans la décentralisation comme base de
développement économique, social, et culturel.
Alors l’Etat n’est plus le seul acteur du développement, il y a également les Collectivités
Territoriales, la Société Civile et le Secteur Privé.
Cette décentralisation confère entre autres aux différents échelons territoriaux l’élaboration
des schémas d’aménagement du territoire conformément à la loi 95-034 du 12 Avril 1995 du Code
des Collectivités Territoriales.
L’Assemblée Régionale se dote ainsi d’un outil de planification à très long terme, d’une
boussole pour mieux insérer ses actions de développement, dans une cohérence aussi bien spéciale
que temporelle.
9
PREMIERE PARTIE : BILAN DIAGNOSTIC, PROBLEMATIQUE
D’AMENAGEMENT ET DE DEVELOPPEMENT DE LA REGION
10
I. 1- BILAN-DIAGNOSTIC
Présentation de la région de Kayes
Située entre les 11°53’ et 15°42’ de latitude nord et 8°07’ et 12°11’ de longitude ouest, s’étend
d’Est en Ouest sur une distance d’environ 400 km et du Sud au Nord sur une distance également
d’environ 400 km, la région de Kayes couvre une superficie de 120.860 km2, soit 9,7% du territoire
national. Sa population était estimée à 1.780.794 habitants (perspective Fevrier 2008 DRPSIAP).
Historiquement, la région de Kayes est une entité économique centrée autour de la ville de Kayes,
première capitale coloniale du Soudan Français. Elle est située à l’extrême Ouest du pays. Ses
limites sont : à l’Ouest, la République du Sénégal, au Sud, la République de Guinée Conakry, à
l’Est, la région de Koulikoro et au Nord, la République Islamique de Mauritanie.
11
Tableau 1: Selon la loi 96-059 AN-RM portant création de communes
N°ordre Désignation Superficie Nombre Noms des Noms des communes rurales
des Cercles (en km2) de Communes
villages urbaines
1 Bafoulabé 20.120 272 0 13 : Bafoulabé, Diakon,
Oualia Bamafélé,
Diallan,Diokéli, ,Kontéla,
Koundian,Mahina,
Niambia,Sidibéla, Tomora,
Gounfan.
2 Diéma 12.440 143 1 : Fatao 14 :Bema,Koussata,
Diangounté Camara, Diema,
Dianguirdé, Dioura,
Guedébiné, Dioumara,
Gomitradougou,
Grouméra,Lakamané,
Lambidou, Madiga
Sacko,Sansankidé, Fassoudébé
3 Kayes 22.190 1111 332 5 :Kayes, 23 :Bangassi, Colimbiné
Fégui Tafacirga,
Koniakary, Diamou,Djélébou,Falémé,Gor
Somankidy et y,Gopéla,
Gouméra Guidimakan,Keri Kaffo,Hawa
Dembaya,Karakoro,
KémenéTambo,
Khouloum,Koussané,Liberté
Bembaya, Logo,Marena,
Dioumbougou, Sony
Marintoumania,
Sadiola,Sahel,Samé,Diomgom
a,ségala,
Sero,Diamamou
4 Kéniéba 14.000 201 0 12 :Bayé,Dabia,
Dialafara,Faléa,Dombia,Farab
a,Guenégoré,Kassama,
Sitakily Kéniéba,Kroukoto,
Sagalo,
12
5 Kita 35.250 324 2 : Kita et 31 :Bendougouba, Benkadi
Krounikoto Founia, Bougaribaya, Djidian,
Gadougou1, Gadougou2,
Kassaro, Kita nord, Boudefo,
KitaOuest, Koulou,
Badia,Kobri, Madina,
Koutouba, Makano,
Namala,Guimba,
Tomoto, Niantanso, Saboula,
Souransan, Senko, Sébékoro,
Diougoun, Didenko, Sefeto
nord, Sefeto ouest, Sirakoro,
Tambaga, Toukoto, Kokofata,
Guemoukouraba
6 Nioro 11.060 201 3 : Nioro du 13 :Baniéré koré,
Sahel, Diabigué,Gogui, Diarra
Troungoumbé, N’Diaye Coura, Gavinané,
Youri Guétéma, Gadiaka Kadiel,
Koréa Koré,Nioro Trangabé,
Sandaré, Simbi, Multiplication
7 Yélimané 5.700 91 1 : Toya 11 : Diafounou Gory,
Diafounou Diongaga,
Fanga,Gory, Krémis
Guidimé,Kirané,
Kaniaga,Konsiga,
Marékaffo, Soumpou, Tringa
TOTAL - 120.860 1.564 12 117
Source : MDRI, loi 96-059 portant création des communes
Sur le plan administratif, la région de Kayes n’a pas enregistré de difficultés majeures dans la
répartition des communes entre les cercles. Les villages initialement retenus pour les communes
restent les mêmes.
Toutefois la communalisation a contribué à une atomisation de l’espace. Ainsi l’échelon territorial
de base est passé de 48 arrondissements à 129 communes dont 117 rurales et 12 urbaines. Ce
phénomène, important partout, a le plus touché les cercles de Kita et Kayes qui ont vu leurs
échelons territoriaux de base quatripler ou tripler (28 à Kayes et 33 à Kita). La carte n°1 ci-dessous
donne la situation administrative de la région de Kayes.
13
14
1.1.2- Support Institutionnel
[Link].1 L’Etat :
Il a la charge des intérêts nationaux, veille à l’application correcte des lois et des textes en vigueur
et à l’exécution des programmes sectoriels. Il appuie les collectivités dans l’élaboration et
l’exécution des actions de développement initiées en mettant à leur disposition les services
techniques déconcentrés.
La constitution dans son TITRE 2 traitant de l’état et de la souveraineté, définie les fonctions
régaliennes et leurs domaines d’application. Ces fonctions régaliennes sont réaffirmées dans la
LOI N° 95-034 PORTANT CODE DES COLLECTIVITES TERRITORIALES EN
REPUBLIQUE DU MALI , MODIFIEE PAR LA LOI N° 98-010 DU 19 JUIN 1998 ET
MODIFIEE PAR LA LOI N° 98-066 DU 30 DECEMBRE 1998.
L’Etat est représenté dans la région par le gouverneur qui est le chef de l’exécutif régional. Il a à sa
disposition les services déconcentrés qui y sont présents . Ils’agit de:
- la direction régionale de l’Agriculture ;
- la direction régionale du Génie Rural ;
- la direction régionale des Productions et Industries Animales ;
- la direction régionale de la Pêche ;
- la direction régionale de la Conservation de la Nature ;
- la direction régionale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances ;
- la direction régionale de l’Hydraulique et de l’Energie ;
- la direction régionale de la Géologie et des Mines ;
- la direction régionale du Commerce et de la Concurrence ;
- la direction régionale de l’Artisanat ;
- la direction régionale des Routes;
- la direction régionale de l’Urbanisme et de l’Habitat ;
- la direction régionale des Domaines et du Cadastre ;
- la direction régionale de la Planification, de la Statistique et de l’Informatique, de
l’Aménagement du Territoire et de la Population;
- la direction régionale de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille ;
- la direction régionale de la Jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture ;
- la direction régionale du Développement Social et de l’Economie Solidaire ;
- la direction régionale de la Santé,
- la direction régionale de la Protection Civile,
- la direction régionale de la Police,
- la direction régionale du Budget,
- la direction régionale du Contrôle Financier,
- la direction régionale de la Douane,
- la direction régionale du Trésor et de la Comptabilité Publique;
- la direction régionale de la Protection des Végétaux,
- la direction régionale de la Météorologie ;
15
- la direction régionale de l’Institut Géographique du Mali,
- La Direction régionale de la caise des retraites,
- La Direction régionale des hoteleries,
- La Direction régionale de la Sotelma,
- La Direction régionale des services vétérinaires,
- La Direction régionale du travail de l’emploi et la formation professionnelle,
- La direction régionale des abattoirs
- La direction régionale de impôts
- le Centre Régional de Recherche Agronomique,
- L’Institut National de Prévoyance Sociale ;
- L’inspection du Travail ;
- la Justice ;
- l’Agence Malienne de Presse et de Publicité ;
- l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales ;
- l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes ;
- Agence Nationale pour l’Emploi ;
- La coordination régionale des ONG
- La Coordination régionalede l’EDMs.a. ;
- La Coordination régionale du FAFPA
- Le Commandement de la région militaire
- les Académies d’Enseignement de Kayes et de Kita ;
- Forces de défense et de sécurité : la 4ème Région Militaire, la Compagnie de la
Garde Nationale, le Commandant de Groupement de Gendarmerie ;
- l’Office National des Postes et Télécommunication ;
- l’Office de Radiodiffusion Télévision du Mali.
- L’Hôpital régional
Au niveau des cercles on trouve les services locaux :
❖ De l’Agriculture ;
❖ De la production et de l’industrie animale,
❖ Des services vétérinaires,
❖ De la Santé,
❖ Les centres d’animation pédagogiques (CAP),
❖ Les services de sécurité,
❖ Le service local de la jeunesse, de la culture et des sports,
❖ Le service des domaines
❖ Le service du développement social et de l’économie solidaire,
❖ Le centre de santé de référence
❖ Le contrôle financier
❖ Le centre des impôts
❖ La percption
❖ L’urbanisme
❖ La garde nationale
❖ Le service de l’hydraulique
❖ Le genie rural
❖ La brigade de gendarmerie
❖ Le service de la subdivision des routes
❖ Le service du transpot
❖ Le service du plan et de la statistique
❖ La SOTELMA
❖ Le bureau local de la poste ,
❖ La police dans certains cercles
16
Au niveau local, se trouvent les antennes du service de
. l’agriculture,
Vétérinaire,
La production la conservation de la nature,
De la santé.
LE PRODEC, PRODES ET PRODESS
Approche sécuritaire :
Pour qu’une population se développe, elle doit être sécurisée gage de sa stabilité et de sa quiétude.
Cela impose au gouvernement par le biais des forces armées et de sécurité l’obligation de lui
garantir ce droit.
Pour mener à bien cette mission les forces armées et de sécurité sont déployées jusqu’au niveau
commune afin d’assurer la libre circulation des personnes et leurs biens.
Cet aspect se manifeste par la présence des brigades de Gendarmerie et des Peleton au niveau des
cercles et de certains gardes au niveau des sous préfets dans les communes.
Il est à noter aussi la présence de certains postes de sécurité à des endroits sensibles de la région et
des patrouilles mixtes organisées avec nos voisins.
Les représentants régionaux des partenaires au développement participent aux réunions du Comité
Régional d’Orientation, de Coordination et de Suivi des Actions de Développement en qualité
d’observateurs.
Il est créé au niveau de chaque cercle un Comité Local d’Orientation, de Coordination et de Suivi
des Actions de Développement en abrégé CLOCSAD.
17
Les partenaires Techniques et Financiers et les Organisations de la Société Civile interviennent de
façon multiforme dans le processus du développement régional.
Ces Collectivités territoriales créées dans le cadre de la mise en œuvre de la décentralisation ont
pour mission la conception, la programmation et la mise en œuvre des actions de développement
économique, social et culturel relevant de leur compétence en vue d’améliorer les conditions de vie
des populations dont plus des 2/3 sont pauvres.
-
18
cercle pour assurer une meilleure représentation des acteurs. Seule la chambre d’agriculture dispose
de représentation locale.
Remarque d’étape :
Le mouvement associatif et coopératif dans la région de Kayes a quelques particularités qui
sont :
I : les associations et coopératives de migrants de retour au pays. Ces groupements ont
commencé à se structurer à partir de 1975 dans la vallée du fleuve Sénégal avec l’appui des
services régionaux et locaux de l’Action Coopérative, des Services de l’Agriculture, du Génie
rural et du Gouvernorat et des partenaires français de ces associations de migrants. Les
Initiateurs de ce mouvement coopératif seront les premiers responsables de quatre grandes
unions ou fédérations : l’URCAK, l’UPTAD, l’ENTENTE DE BANDOUMBE, la COPAKA.
Plusieurs élus des futurs communes et conseils de cercles se recruteront parmi ces leaders et
adhérents.
II : la présence des chambres consulaires notamment celle de l’agriculture et de l’artisanat
offre un espace de dialogue qui augure d’une large participation des producteurs au processus
du développement régional et local.
III : les syndicats des producteurs notamment ceux du monde rural (syndicats des producteurs
de MALI OUEST et les syndicats des cotonculteurs) complètent le tissu associatif, coopératif
et syndical dans la perspective d’une plus grande responsabilisation des producteurs.
IV : Le tissu associatif régional est riche. Il constitue un facteur favorable à la consolidation
de la démocratie et à l’approfondissement d’un dialogue politique et social fécond, le
développement d’un partenariat dynamique entre l’Etat, les collectivités territoriales, les
partis politiques et la société civile pour un développement harmonieux de la région.
19
[Link].4 Association des Migrants
Les différentes sources consultées, notamment celle française, font état de 400 associations de
migrants. Elles existent, de façon formelle (statut et règlements intérieurs, conformément à la loi
Française de 1901), depuis le milieu des années soixante ; période à partir de laquelle elles
entreprennent des investissements en biens d’équipements collectifs : lieux de culte, centres de
santé, dépôt pharmaceutique villageois, écoles, et points d’eau.
Progressivement l’association originellement des ressortissants d’un village résidents en France
rassemblera tous les autres émigrés issus de la même localité, réalisant ainsi l’unité et la cohésion
entre les enfants du terroir. L’association du développement de Yélimané (ADESY) reflète
parfaitement ce nouvel état d’esprit.
[Link].5. Partis Politiques
L’histoire politique de la région met en évidence :
I : de la fin de la guerre 1945 à la promulgation de la loi cadre en 1956, plusieurs partis politiques et
diverses associations et les syndicats se sont illustrés dans la lutte pour l’émancipation politique et
l’instauration de l’égalité entre tous les citoyens. Deux partis dominants l’Union Soudanaise RDA
et le PSP ont marqué cette période.
II : de 1960 à 1968 c’est le parti unique de fait avec l’union soudanaise RDA, car la constitution de
l’époque n’interdisait pas le multipartisme.
III : de 1968 à 1974 le régime militaire qui s’est emparé du pouvoir en Novembre 1968, a suspendu
la constitution et les libertés fondamentales excepté l’exercice du droit syndical.
IV : de 1974 à 1991 on assiste à l’instauration du parti unique constitutionnel : UDPM, mais cette
période connaitra également des luttes multiformes menées par des partis politiques clandestins, les
syndicats de travailleurs, des élèves et étudiants pour la conquête des libertés (d’opinion,
d’association, de presse etc.).Ces luttes de reconquêtes des libertés ont été favorisées et accélérées
par une évolution du contexte international (discours de la Baule, la chute du mur de Berlin, etc.).
V : de mars 1991 à nos jours, c’est le multipartisme intégral, avec l’avènement de la troisième
République on compte quelques 100 partis politiques au plan national. Au plan régional ce chiffre
varie entre 11 et 27 suivant les cercles, avec cette particularité que la région de Kayes ne compte ni
partis confessionnels ni partis régionaliste.
Les principaux partis politiques recensés par cercle figurent au tableau ci-après :
Tableau 3: Repartition des conseillers municipaux par Parti politique dans la région de Kayes en
2004
ADEMA-PASJ 587
URD 356
BDIA 17
PARENA 237
RMC 0
RPM 230
MPR 38
CNID-FYT 87
PUDP 5
Indépendant 113
RND 8
PDJ 7
UDD 57
US RDA 21
PIDS 5
BARA 1
FAMA 1
PSP 6
MIRIA 17
PDP 1
Source : L’ESSOR n°154/155 du 1 au 31 décembre 2005
er
Les grands partis politiques d’envergure nationale (présence à l’assemblée nationale) sont présents
dans la région de Kayes, et leur représentativité est à l’image nationale. On peut observer toutefois
que tous les partis présents à Kayes n’ont pas d’élus au niveau communal. Par exemple seule une
dizaine des 28 partis politiques du cercle de Kayes a des élus.
La distribution spatiale des ONG opérant dans la région se présente comme l’indique le tableau ci-
21
dessous :
22
Bafoulabé AIDEB (Action d’appui aux initiatives Vulgarisation agricole ; petit
de Développement de Bafoulabé) crédit rural ; alphabétisation
fonctionnelle ; création de
banques de céréales,
Renforcement des capacités
micro-finances
Kéniéba Afrique Verte Organisation de bourses de
céréales, formation au circuit de
la commercialisation,appui
conseil, micro crédit
Kayes APDF (Association pour la Promotion Information, Education et
et la Défense des Droits des Femmes) Communication
CVECA (Caisse Villageoise d’Epargne Epargne Crédit Agrcole
et de Crédit Agricole)
Bafoulabé Eglise Norvégienne Activités génératrices de
Revenu, Santé, Alphabétisation
Hydraulique villageoise
Kayes Entente de Badumbé Forages,puits, crédit agricole,
aménagement périmètres
villageois, actions sociales et
formation des paysans
Kayes URCAK (Union Régionale des Promotion des Coopératives
Coopératives Agricoles de Kayes) agricoles de la région de Kayes
Kayes GRDR (Groupe de Recherche pour le Périmètres irrigués ; défense et
Développement Rural) restauration des sols ; test en
milieu paysan
Six « S » : le Service de la Saison Sèche Protection environnement,
en Savane au Sahel Agriculture, Elevage
Kita-Bafoulabé- SOS KBK (Kita-Bafoulabé-Kéniéba) Production de coton,
Kéniéba alphabétisation
Diéma Afrique Verte Organisation de bourses de
céréales, formation au circuit de
la commercialisation,appui
conseil, micro crédit
Kayes AMPPF (Association Malienne pour la Santé de la Reproduction
Promotion de la Planification Familiale)
APDF (Association pour la Promotion Information, Education et
et la Défense des Droits des Femmes) Communication
Kita, Diéma, Nioro Helvetas Aménagementhydro-agricoles,
Appui à la riziculture des bas
fonds, Animation rurale,
Banques de céréales
Diéma, Nioro KARED (Agence du Kaarta pour Hydraulique villageoise,
l’Action et la Recherche – aménagement de pistesrurales,
Développement) aménagement agricole, gestion
des ressources naturelles
Kayes Stop Sahel Education, micro-crédit
Kéniéba Afrique Verte Organisation de bourses de
céréales, formation au circuit de
la commercialisation,appui
conseil, micro crédit
23
AMPPF (Association Malienne pour la Santé de la Reproduction
Promotion de la Planification Familiale)
APDF (Association pour la Promotion Information, Education et
et la Défense des Droits des Femmes) Communication
Kéniéba AVRL (Association pour la valorisation Formation à la Citoyenneté,
des Ressources Locales) appui à l’apiculture,
environnement
SOS KBK (Kita-Bafoulabé-Kéniéba) Production de coton,
alphabétisation
DAMMIER MALI Production du Fonio, appui
technique.
AMCFE (Association Malienne pour la Etude sur les espèces en voie de
Concertation de la Faune et de disparution
l’Environnement)
KITA APDF (Association pour la Promotion Information, Education et
et la Défense des Droits des Femmes) Communication
APPF (Association Malienne pour la Information, Education et
Promotion et la Protection de la Famille Communication
Santé de la Reproduction
Afrique Verte Organisation de bourses de
céréales, formation au circuit de
la commercialisation,appui
conseil, micro crédit
CVECA (Caisse Villageoise d’Epargne Epargne Crédit Agricole
et de Crédit Agricole)
GAD (Groupe d’Action et de Vulgarisation, alphabétisation
Développement)
Helvetas Aménagement hydro agricoles,
Appui à la riziculture des bas
fonds, Animation rurale,
Banques de céréales
Plan Mali Santé, Education, Agriculture
SOS KBK (Kita-Bafoulabé-Kéniéba) Production de coton,
alphabétisation
Stop Sahel Education micro crédit
Suivi de l’Enfant Promotion de l’Enfant
Le TONUS
URCAK (Union Régionale des Promotion des Coopératives
Coopératives Agricoles de Kayes) agricoles de la région de Kayes
ADG (Association pour le
Développement Global)
APDF (Association pour la Promotion Information, Education et
et la Défense des Droits des Femmes) Communication
ArCoDév (Arme Contre
Développement)
Afrique Verte Organisation de bourses de
céréales, formation au circuit de
la commercialisation, appui
Nioro conseil, micro crédit
24
GRDR (Groupe de Recherche pour le Périmètres irrigués ; défense et
Développement Rural) restauration des sols ; test en
milieu paysan
GUAMINA (Programmes d’appui aux Appui aux mouvements
activités créatrices d’emplois et de associatifs
revenus)
Helvetas Aménagement hydro agricoles,
Appui à la riziculture des bas
fonds, Animation rurale,
Banques de céréales
Stop Sahel Education, micro crédit
Yélimané ADR (Association pour le
Développement et la Recherche)
APDF (Association pour la Promotion Information, Education et
et la Défense des Droits des Femmes) Communication
GUAMINA (Programmes d’appui aux Appui aux mouvements
activités créatrices d’emplois et de associatifs
revenus)
OMRIB (Organisation Malienne pour le Aménagements agricoles,
Renforcement des Initiatives à la Base) création de banques de céréales
Eu égard à leurs riches et diverses expériences, les ONG ont crée une dynamique de
développement basée sur de nouvelles capacités de négociations, de création, de partenariat
national et international, toute chose qui facilitent la mobilisation de ressources humaines,
matérielles et financières au profit de la région.
Plusieurs ONG, seuls ou en association avec des sydicats de collectivités territoriales Françaises
(région, comunes, etc.), et avec les appuis des agences de coopération internationale (UF, OCDE,
etc.) et les services publics de la région, ont exécuté des projets et programmes, touchant tous les
domaines du développement, de la production à l’institutionnel.
L’annexe N°1 jointe à ce document retrace quelques bilans d’expérience de ces interventions.
En effet, l’Etat du Mali, qui n’est plus centralisateur, accepte aujourd’hui de partager ce rôle avec
plusieurs acteurs, notamment les Collectivités Territoriales et le Secteur Privé.
• l'Etat assure, d’une part, le transfert de compétences aux Collectivités Territoriales dans les
meilleures conditions, notamment l'accompagnement souhaité et d'autre part le suivi, le
contrôle de régularité et l'appui conseil, l’Etat par ailleurs garantit la promotion du
développement en favorisant les dynamismes émanant aussi bien du secteur privé, des
25
collectivités décentralisées que des partenaires techniques et financiers ou de la Société
civile. Il appartient donc à l’Etat de mettre en place les infrastructures qui permettront le
plein épanouissement de ces dynamismes. Son rôle sera la coordination et le maintien de
cohérences qui sont nécessaires à cet épanouissement ou aussi celui d’un médiateur entre
les forces économiques dont il lui appartient par ailleurs de rechercher le concours ;
• les Collectivités Territoriales, bénéficiaires du transfert de compétences, élaborent et
exécutent les programmes sur la base de leurs propres ressources, des ressources transférées
et des appuis des partenaires au développement. Chacune des collectivités a un rôle et des
prérogatives propres. C’est ainsi que :
❖ La commune à un rôle de conception, de programmation et de mise en œuvre des actions de
développement économique, social et culturel pour toutes les questions qui relèvent de l’intérêt
communal, notamment la responsabilité d’élaborer le plan d’occupation et les opérations
d’aménagement de l’espace communal en cohérence avec le cercle.
❖ Le cercle est compétent en matière d’opérations d’aménagement du territoire du cercle en
cohérence avec la région.
❖ La région a pour mission la mise en cohérence et l’articulation des stratégies de développement
et d’aménagement du territoire. Elle a la responsabilité d’élaborer le schéma d’aménagement et
de développement régional en cohérence avec le niveau national. ;
• la Société Civile accompagne les collectivités notamment dans le domaine de la sensibilisation et
de la mobilisation des populations ;
• les partenaires au développement à travers des projets et programmes, apportent aux Collectivités
Territoriales, des appuis aussi bien techniques que financiers pour renforcer leur capacité et leur
moyen d'action ;
• le Secteur Privé joue le rôle de prestataire de services auprès des Collectivités Territoriales, soit à
leur compte ou à celui de l’Etat ou des opérateurs.
26
Tableau 5: Evolution des investissements par cercle 2003 - 2007
Selon l’analyse des données du tableau, les subventions moyennes en 2007, estimées à plus de 168 million de francs CFA sont les plus élevées alors
que les apports sont moindres pendant la même période. Ils ne dépassaient pas 950 000 F CFA. Par contre, les subventions étaient faibles en 2004, et
se situaient autour de 1 940 000 FCFA.
Entre 2003 et 2007, le montant total des subventions de la région s’élevait à 1 551 452 118 FCFA. Ce montant est inégalement réparti entre les
différents cercles. Pour la période le cercle de Kita est le plus bénéficiaire avec 25% alors que Yélimanéa le plus faible taux avec seulement 5%. Quant
aux apports issus des collectivités, ils restent relativement faibles par rapport aux subventions car ne représentent que 4% du montant total
subventionnés. Par rapport à chaque cercle l’apport le plus élevé est obtenu à Yélimané (19%) contre 12% pour Kita.
27
Tableau 6:Evolution des droits de tirages et des droits de tirages engagés de 2003 – 2007
2003 2004 2005 2006 2007
Droits de Droits de Taux Droits de Droits de Taux Droits de Droits de Taux Droits de Droits de Taux Droits de Droits de Taux
Désignation Tirage Tirage Tirage Tirage Tirage Tirage Tirage Tirage Tirage Tirage
Engagés Engagés Engagés Engagés Engagés
Cercle de Kayes 8 483 956 8 483 956 100,00% 14 232 949 13 600 000 95,55% 38 556 100 19 278 000 50,00% 287 727 825 96 871 565 33,67% 774 438 800 183 957 176 23,75%
Cercle de Bafoulabé 14 215 010 14 215 010 100,00% 38 616 280 9 654 070 25,00% 258 676 580 66 701 843 25,79% 2 740 900 082 326 579 188 11,92%
Cercle de Diéma 50 872 116 16 957 372 33,33% 63 512 420 26 864 481 42,30% 466 665 347 133 567 493 28,62% 114 323 730 80 497 464 70,41%
Cercle Kénieba 7 309 581 7 309 581 100,00% 41 959 894 19 667 544 46,87% 9 252 342 9 252 300 100,00% 305 067 463 91 341 964 29,94% 50 793 090 30 987 488 61,01%
Cercle de Kita 8 061 008 8 061 008 100,00% 52 152 975 17 078 059 32,75% 449 582 143 128 002 958 28,47% 46 663 946 39 989 446 85,70%
Cercle de Nioro 20 680 000 10 184 000 49,25% 493 722 720 124 722 012 25,26% 297 296 594 104 243 004 35,06%
Cercle de Yélimane 15 452 400 7 726 200 50,00% 26 399 842 25 919 155 98,18% 18 835 962 9 417 981 50,00% 398 216 946 99 840 012 25,07% 29 877 521 27 516 065 92,10%
Total 104 394 071 62 753 127 80,56% 82 592 685 59 186 699 80,20% 241 606 079 101 728 891 49,90% 2 659 659 024 741 047 847 28,12% 4 054 293 763 793 769 831 54,28%
Sources : Becis à partir des données ANICT
Entre 2003 et 2007, le montant total des droits de tirage de la région s’élevait à 7 142 545 622 FCFA. Cependant la répartition de ces droits de tirage
présente de grandes disparités selon le cercle. Ainsi pour Bafoulabé, le droit de tirage représente 43% alors qu’à Kenièba il ne vaut que 6% du total. De
la même façon, le droit de tirage engagé est le plus élevé à Bafoulabé (24%) et le plus faible à Kenièba (9%).
28
Les Partenaires au développement et le Secteur Privé, en fonction de leurs moyens (humains,
financiers, etc.) et de leurs domaines de compétence, contribuent techniquement et financièrement
sur le terrain au développement local et au renforcement de la décentralisation à travers leurs projets
et programmes.
Cet effort institutionnel a bénéficié du Fonds d’Investissement des Collectivités Territoriales
(FICT) géré par l’Agence Nationale d’Investissement des Collectivités Territoriales (ANICT). Les
ressources mises à disposition depuis 2003 ne sont que partiellement mobilisées. Cette faible
capacité de mobilisation s’explique par les difficultés de collecte de ressources fiscales
indispensables à la constitution des contreparties statutaires réclamées au guichet du FICT. Elles
reflètent la qualité de l’administration locale liée à l’insuffisance des ressources humaines
qualifiées (exemple : un percepteur pour 10 communes dans certains cercles, l’incivisme des
populations, le manque de pédagogie des élus locaux dans la gestion des finances locales, Etc.)
tant au niveau des collectivités que des services déconcentrés.
Ces espaces, mécanismes et instruments juridiques et financiers essayent de mieux intégrer non
seulement les apports des migrants maliens en France, mais aussi de mieux convertir toutes les
potentialités que renferme le fait migratoire, et au delà les contributions de l’ensemble de la
DIASPORA, au nom de laquelle est créé un ministère particulier. Ce dispositif institutionnel est
spécifique, car, il dispose de ces mécanismes, qui n’existent pas ailleurs, comparativement par
exemple à la région de Tombouctou où intervient depuis plus de 30 ans !
La région RHONE ALPES avec plus de ressources financières, ou bien la région de Mopti qui
entretien des relations qui datent avec l’ILE et VILAINE.
29
4. le Secrétariat permanent national ;
5. le Secrétariat permanent régional ;
6. les conventions ;
7. le Fond de Solidarité Prioritaire ;
8. le mécanisme du co-développement ;
9. les institutions partenaires pour le développement économique social et institutionnel. Les
collectivités publiques décentralisées françaises, Conseil régional, Conseil municipal, etc.;
10. l’Agence nationale pour l’accueil des migrants et étrangers (ANAEM).
Avec l’impulsion donnée par la tenue de la table Ronde de Kayes en 1997 et son installation
définitive en 1998, la décentralisation avec la création de 703 communes, 49 conseils de cercle, 8
régions et un district, confère aux collectivités décentralisées d’importants pouvoirs notamment (la
loi n°93-008) déterminant les conditions de la libre administration des collectivités territoriales
modifiées par la loi 96-056 du 16 Octobre 1996 – Nous citons :
Article n° 3: les collectivités territoriales ont pour mission, la conception, la programmation et
la mise en œuvre des actions de développement économique, social et culturel d’intérêt
régional ou local.
Article 27 : les collectivités territoriales peuvent entreprendre des actions de coopération avec
leurs homologues des pays étrangers sous le contrôle de l’Etat.
Ces dispositions de la loi sur la décentralisation créent des conditions favorables pour une
application judicieuses et profitables du dispositif institutionnel spécifique de la région de
Kayes.
3. Débattre du phénomène de l’émigration: ses atouts, ses limites, les réponses économiques et
politiques qu’elle suscite
Pour le suivi des recommandations de la Table Ronde sur le Développement de la Région de Kayes,
le Gouvernement a mis en place un dispositif institutionnel.
b.1) Un Comité National de Suivi des Recommandations de la Table Ronde de Kayes a été
mis en place. Il a pour mission de :
1. Elaborer un plan d’actions pour la mise en œuvre des recommandations issues de la Table
Ronde,
2. Proposer toutes mesures nécessaires à l’élaboration et à l’exécution d’un programme
cohérent de développement socio – économique de la région,
3. Elaborer un cadre de concertation entre le Gouvernement, les partenaires et les représentants
des populations de la région,
4. Poursuivre, en étroite collaboration avec les autres ministères, la sensibilisation des
partenaires, des populations, des maliens de l’extérieur en vue de mobiliser les ressources
pour le développement de la région.
Le Secrétariat Permanent National, organe exécutif du dit comité, est dirigé par un secrétaire
Permanent National, ce dernier est aidé dans ses tâches par deux Assistants, un Assistant Technique
et un Assistant Administratif et Financier.
1. Préparer les réunions et dresser les procès verbaux des délibérations du Comité National de
Suivi,
2. Exécuter, faire exécuter ou superviser toutes les études demandées par le Comité National
de Suivi,
3. Collecter et centraliser toutes les données nécessaires à l’élaboration du plan d’actions pour
la mise en œuvre des recommandations de la Table Ronde de Kayes.
Le Secrétariat Permanent National est appuyé par les groupes sectoriels qui sont au nombre de
cinq : infrastructure et équipement, développement économique et social, mécanismes institutionnel
et financier, place et rôle du secteur privé dans la stratégie de développement de la région et
émigration et stratégie de développement de la région. Ils ont pour mission de :
Le Comité National de suivi se réunit une fois par trimestre et les Groupes Sectoriels peuvent être
mobilisés à tout moment en fonction des besoins. Dans le cadre de ses missions le secrétariat
permanent national a eu à réaliser un certain nombre d’actions.
b.2) Le Comité Régional de Suivi des Recommandations de la Table Ronde de Kayes dont la
présidence est assurée par le Gouvernorat de Kayes, a pour mission de :
Le Secrétariat Permanent Régional sur lequel s’appuie le Comité Régional de Suivi est assuré
par la Direction Régionale du Plan, de la Statistique, de l’Aménagement du Territoire et de la
Population. Il est appuyé par les groupes sectoriels qui sont au nombre de cinq : infrastructure et
équipement, développement économique et social, mécanismes institutionnel et financier, place
et rôle du secteur privé dans la stratégie de développement de la région et émigration et stratégie
de développement de la région.
1. préparer les réunions et dresse les procès verbaux des délibérations du Comité Régional de
Suivi ;
2. exécuter et faire exécuter ou superviser toutes études demandées par le Comité Régional de
Suivi ;
3. collecter et centraliser toutes les données nécessaires à l’exécution du plan d’actions pour la
mise en œuvre des Recommandations de la Table Ronde de Kayes.
Les mêmes groupes sectoriels s’y retrouvent. Leurs membres sont nommés par le Gouverneur de la
Région de Kayes.
Le Comité Régional de Suivi se réunit une fois par trimestre et les Groupes Sectoriels peuvent être
mobilisés à tout moment en fonction des besoins. Dans le cadre des missions du Secrétariat
Permanent Régional, il y a eu l’élaboration du Plan d’Actions et des Rapports d’Etapes de mise en
œuvre des recommandations de la Table Ronde de Kayes (1998, 1999,2000, 2001, 2002,2003,
2004).
32
c) Le Co- Développement
Afin de mieux capitaliser tous les efforts entrepris par les migrants et tous les organismes qui les ont
accompagné, comme les ONG, les collectivités françaises, etc., (1960-2000), d’une part et d’autre
part entreprendre la réalisation des conclusions de la Table Ronde de Kayes (1997), des autorités
Françaises et Maliennes, ont institué le Co- développement.
Conduites des études sur la valorisation de l’épargne des migrants en rapport avec les autorités
maliennes habilitées comme l’ancien ministère de la promotion des investissements privés, des
petites et moyennes entreprises.
On compte 100 000 couples bancaires ouverts par des maliens résidents en France.
Emploi des épargnes des migrants : D’où les estimations par poste d’emploi.
Ce dispositif est dédié à la promotion du développement local, accompagnant non seulement les
associations des migrants mais aussi les autres acteurs du développement comme les collectivités
décentralisées- Régions, Cercles, Communes, dans leurs efforts respectifs d’investissements
33
collectifs ; écoles, centres de santé, adduction d’eau, maraîchage, etc.
Les dispositifs ou mécanismes financiers qui sont les FSP, ceux des ONG, les FICT, etc sont alors
sollicités pour appuyer le cofinancement des projets collectifs.
Ainsi sur la période 2004- 2005, il a été financé 22 projets pour un montant total de 644 millions de
FCFA supportés respectivement à hauteur de 17,96% par les migrants, 63,94% par le FSP (selon
AGED).
Le projet s’appuie sur les acteurs (Directions techniques régionales, élus, associations, bureaux
d’études, représentants de migrants) déjà mobilisés dans les comités d’analyse des
projets et sur les procédures d’instruction et de suivi- évaluation développés dans le cadre de la mise
en œuvre du précédent projet.
34
Ce sont deux (2) régionales, parmi les plus importantes de France.
Leurs activités ont démarré depuis au moins 1994. Ces activités se sont adaptées au nouveau
processus de décentralisation, lequel processus a mis en place en 1998 l’ensemble des 703
communes, conseils de cercle et en 2002 le haut Conseil des Collectivités.
- des documents juridiques variés, comme les accords cadres, les conventions servent
de supports au rapport de coopération ;
- ces deux conseils ont des représentants permanents à Kayes pour suivre les activités
avec l’Assemblée régionale de Kayes.
b. Les Conseil Communaux, dont l’œuvre la plus illustrative semble être celle du conseil communal
de Montreuil, dans ses relations avec le cercle de Yélimané.
c. Les groupements de communes françaises qui entretiennent des relations avec une ou plusieurs
communes de la région de Kayes, ce sont
- Esso ANNE-SAHEL-CORFENS
Les principaux champs couverts par cette coopération dite décentralisée sont retracés dans le
tableau ci- après
Tableau 7: Les principaux champs couverts par cette coopération dite décentralisée
Collectivités Montage institutionnel Principales interventions
française/Malienne
35
Conseil régional du Nord –Pas- Présente depuis les années 90 1- Appui institutionnel à
de-Calais/Assemblée régionale d’abord avec le haut l’assemblée régionale
de Kayes commissariat puis avec de Kayes(ARK)
l’assemblée régionale depuis Antenne de la RNPdC à Kayes
la décentralisation au Mali 2- Développement local,
1- Accord cadre fonds communal de
jusqu’en 2006, développement ;
conventions formation des maîtres,
opérationnelles en des APE ; appui au
discution sur la santé, monitoring et à la
le développement formation des agents
rural et le secteur de de santé, VIH6-SIDA,
l’artisanat les fonds programme
ne transitent pas par migrants/village
l’ARK. 3- Appui à la
2- Intervention au décentralisation
travers des (cofinancement de
financements directs deux CCC ; appui au
d’ONG développement local
- GRDR sur les cercles de Nioro
(développement et Djéma
local)
- GREF (éducation)
- ACAUPED (santé)
- CCFD
- Le Damier
3- Intervention à travers
le cofinancement
direct de jumelage
entre collectivités des
deux régions
- CORENS
(développement local
et communal) ;
regroupement de plus
de 10 jumelages
36
Conseil régional Ile-de-France 1- Accord de 1- Appui institutionnel et
& Assemblée régionale de coopération entre les financier à l’ARK sur
Kayes deux régions (sans l’élaboration du plan
calendrier) complété de développement
par des conventions régional, la
financières sur des construction et
interventions l’équipement de
particulières. lycées, l’équipement
2- Intervention avec du siège de l’ARK,
ONG via l’ARK (les diagnostic formation
ONG sont partenaires professionnelle
de l’ARK et non du 2- Appui à la
CRIF, scolarisation ;
- UGAD (impact formation des APE
barrage) des lycées ; centre de
- AMAD+ hôpital soins des malades
régional VIH-SIDA
- GREF mobilisation des
- Autre monde riverains du fleuve sur
3- Intervention à travers l’après barrage de
des cofinancements Manantali(les
directs d’ONG : financements des
GRDR volets 1 et 2 passent à
(développement local travers l’ARK qui a
et santé), le Damier ouvert un compte
(électrification rurale spécial)
Communauté d’aggro Evry- Convention annuelle - Renforcement des
Courcouronnes-lisse & ville de d’objectifs entre CA Evry et services techniques
Kayes Kayes pas d’accord cadre à municipaux
jour. Montage porté par la - Assainissement des
CA Evry. eaux pluviales
Mise en œuvre à travers le - Ordures ménagères
CDANE (maître d’ouvrage - Développement des
délégué en fait), structure quartiers
associative d’animation du - Animation culturelle
jumelage. Les fonds passent au nord et au sud
par le CDANE.
En cours de réorganisation
institutionnelle suite à
l’évaluation de 2002, il est
prévu de travailler de plus en
plus avec les opérateurs
locaux sur les différents
volets et non plus en direct
37
Montreuil & Cercle de Accord de coopération entre - Développement local
Yélimané le cercle de Yélimané et la - Décentralisation (appui
ville de Montreuil. Montage aux CCC)
porté par Montreuil. - Santé et environnement
Comité de pilotage aux nord - Formation
avec les OSIM des professionnelle
ressortissants du cercle, au - Aménagement agricole
sud avec les associations - Microcrédit
locales et l’assemble des CT - Echange jeunesse
du cercle. (évalué en 2001)
Coopération mise en œuvre -
par l’OMRI (office
montreuillois des relations
internationales) au nord et au
sud en partenariat avec
plusieurs ONG et
associations locales :
- ADR
- ADECYF
- Associations
villageoises
Essonne Sahel CORENS & Plusieurs CT des régions Ile -
cercle de Nioro et Diéma de France et Nord –Pas-de
Calais interviennent
ensemble sur les communes
et cercles de Nioro et Diéma.
Evolution institutionnelle en
cours suite à l’évaluation de
2002
Intervention actuelle à
travers l’agence KARED
avec les communes des deux
cercles et les deux cercles
mais aussi intervention
directe de CT française vers
des CT maliennes (une
quinzaine). Comité de
pilotage au sud. Les
principales relations directes
sont
-
Source : coopération française décentralisée Bureau de Kayes- ARV
38
La coopération jumelage
L’expérience du PADDY peut être méditée, adaptée et vulgarisée pour apporter des réponses aux
problèmes régionaux, locaux et communaux relatifs
- A l’enseignement général et professionnel
- Au renforcement des capacités dans les domaines
o De la santé,
o De l’environnement,
o De la production agricole,
o Des ressources minières,
o Des ressources forestières,
o Du développement institutionnel, etc.
- A la généralisation du modèle TOKTEN à l’ensemble des secteurs du développement
humain.
Il en est de même de l’expérience en cours de l’aménagement du KARAKORO qui met en
évidence les capacités du GRDR, mais surtout la volonté de mise en œuvre de la théorie de
développement des pays frontaliers, théorie développée et soutenue par le PNUD, la CEDEAO,
l’UE, l’OCDE, etc
3. A cet effet, les conditions sont réunies pour créer à Kayes, un observatoire du développement
de la Diaspora malienne dans le monde entier, dépassant le cadre du co- développement franco
malien etc.
28) Le PRODEC
40
Programme Décennal de l’Education
29) PRODEJ
Programme Décennal de la Justice.
30) PRODES
Programme Décennal de la Santé.
Conclusions d’Etape
Au niveau régional et local, les services publics demeurent encore insuffisamment dotés en
personnels qualifiés, en ressources matérielles et financières toute chose permettant à l’Etat
d’accompagner les collectivités territoriales dans le processus de développement.
Au niveau communal, la décentralisation des services publics est nettement insuffisante.
L’administration des collectivités (Région, Cercle, Commune) se caractérise par son insuffisance
notoire en ressources humaines qualifiées.
Les autres acteurs :
- Les chambres consulaires : parce que très peu dotées en ressources humaines qualifiées,
financières et matérielles n’arrivent pas a assumer la délégation de pouvoir concède par
l’Etat notamment la maitrise d’ouvrage délégué.
- Les associations et organisation professionnelles agricoles : forment un tissu associatif
riche et varié constituant de ce fait un facteur favorable à la consolidation de la
démocratie, a l’approfondissement d’un dialogue politique et social fécond au
développement d’un partenariat dynamique entre l’État, les collectivités territoriales, la
société civile et les producteurs.
-
Les partis politiques : Tous les partis d’envergure nationale sont représentés à Kayes.
Les ONG et les partenaires :
Les ONG nationales et internationales couvrent tous les cercles et tous les domaines d’activités
socio-économiques : de l’appui au système socio-sanitaire et éducatif aux activités économiques
de production de biens et de services. Par ailleurs les plus grandes d’entre elles notamment les
ONG internationales seules ou en association avec les ONG nationales avec l’appui des services
techniques apportent un appui conséquent.
41
- Les acteurs de la coopération décentralisée :
Outre le Ministère Français des affaires étrangères les collectivités territoriales françaises
(région de l’Île de France, le Nord de pas de calais) les associations des collectivités françaises
du type ESSON-Sahel, la communauté d’EVRY apportent des appuis diversifiés aux collectivités
territoriales notamment à la Région aux différents conseils de Cercle et à plusieurs communes.
Les collectivités de la région peuvent tirer un large profit des capacités de négociation et
d’intermédiation de ces acteurs particuliers auprès d’institutions européennes et internationales
et d’autres régions du Nord.
Relief : En apparence accidenté ne constitue pas d’obstacle majeur pour les activités
économiques (agro-sylvo-pastoral et autre). Cette situation présente un avantage certain pour le
développement de l’hydro-électricité.
42
1.1.3- Environnement naturel
[Link]- Brève Présentation des Zones Agro- climatiques de la Région
Relief
La région de Kayes présente un relief accidenté. On y distingue quelques grands ensembles :
- Au nord, de la frontière Mauritanienne jusqu’au sud des cercles de Yelimané et de Nioro le
relief est quasi monotone.
Cependant la présence de Guidimé (ou Béredji kourou), au nord du cercle de Kayes et le sud
du cercle de Yélimané et du plateau Kaarta dans le cercle de Nioro vient perturber cette
quasi monotonie.
- Au centre on observe une succession de massifs montagneux (plateau du kasso) et de
vallons qui sont occupés par des cours d’eau (le Sénégal et ses affluents)
- A l’Ouest l’ossature du relief est constituée par le mont Tambaoura qui s’incline à l’Est pour
donner des escarpements et à l’Ouest la vallée de la Falémé.
- Au sud, le relief est plus accidenté. Le sud des cercles de Kita et de Kéniéba est occupé par
le mont Manding.
- La partie orientale de la région est constituée de bas-fonds, prolongements de la vallée de
Ouagadou dans le cercle de Diéma. On y note la présence de mares résiduelles.
Le caractère accidenté du relief constitue l’une des contraintes majeures au développement
de la région.
43
44
D’une manière générale, le relief de la région oriente le réseau hydrographique. Il est dominé par les
falaises du Tambaoura qui couvrent une bonne partie des cercles de Kayes et de Kéniéba. Le point
le plus élevé se situe à une altitude de 806 mètres. Il se localise aux environs de Baléa dans la
commune de Koulou (cercle de Kita). Le point le plus bas (27 mètres au-dessous du niveau de la
mer), se situe à Kotéra dans la commune de Guidimakan-kéri-Kafo (cercle de Kayes).
Ainsi, sur le plan physique, le relief de la région est en apparence peu accidenté, avec une
succession de plateaux inclinés vers le nord et découpés en une série de compartiments par les
cours d'eau. Son altitude moyenne est de 200 à 400 mètres, mais elle dépasse 400 m au sud de la
région.
La géologie de la région est constituée du birrimien sur lequel repose en discordance une
couverture sédimentaire gréseuse, où de nombreuses fractures et failles masquées ont favorisé des
intrusions doléritiques et la montée du fluide magmatique minéralisateur (or et diamant...)
Selon les résultats du Projet Inventaire des Ressources Terrestres (PIRT, 1984), la région couvre
trois zones climatiques :
- la zone sahélienne : Elle couvre l’extrême Nord de la région jusqu’à la frontière Mauritanienne.
Le climat est de type aride, avec 9 mois de saison sèche (octobre à juin) et les écarts de
températures sont très élevées entre le jour et la nuit, les isohyètes vont de 550 mm au Sud à
150mm au Nord.. Les cercles concernés sont : Nioro, Yélimané, Diéma, une partie de Bafoulabé
et une partie de Kayes). Les mois les plus pluvieux sont juillet, août et septembre, où plus des ¾
des pluies sont enregistrées ;
- la zone soudanienne. Elle se caractérise par un climat de type semi-aride et s’étale du Nord au
Sud entre les 550 mm et 1.150 mm. La saison sèche dure environ 6 mois et les écarts thermiques
sont élevés entre les mois les plus chauds (mai) et les mois les plus froids (décembre). Les
cercles concernés sont la majorité du cercle de Kéniéba, la totalité du cercle de Kita, une portion
du cercle de Kayes et une partie de Bafoulabé.
45
Dans toutes les zones bioclimatiques, les températures augmentent du sud au nord de même que
l'évapotranspiration, tandis que les pluies et la durée de l'hivernage diminuent.
Le régime des vents est dominé par l’harmattan, vent chaud et sec, venant du nord est qui souffle
d’avril à mai et la mousson qui, elle souffle pendant la saison des pluies du sud ouest vers le nord
est.
Au niveau de chacune des zones climatiques dans la région, l’on rencontre trois (3) saisons :
- la saison sèche- chaude : de février à juin, où les vents sont généralement forts de jour et de
nuit avec une faible humidité relative et d’octobre à novembre, où les vents sont généralement
faibles et surtout le jour. En zone soudanienne et pré -guinéenne, elle s’étale respectivement de
février à mai et de février à avril ;
-
- la saison sèche- froide : de décembre à janvier, où l’humidité relative est faible et les vents sont
généralement faibles et surtout le jour ;
-
- la saison humide- chaude : selon les zones climatiques, elle va de juin à septembre dans la
zone soudanienne et de mai à octobre dans la zone pré guinéenne.
[Link].1. Zone Sahélienne : zones sahélienne (300-450 mm) et sud sahélienne (450-600mm)
La zone Sahélienne de la Région se Kayes se situe entre les isohyètes 300-600mm, ce qui
correspond au Sahélien Sud encore appelé Sahélien pluvieux. Elle offre plus de possibilités
agronomiques par rapport au Sahélien Nord (150-350mm). Par contre elle présente plus de
limitation comparée au Soudanien.
Cette zone occupe l’extrême Nord de la région limitée au Sud par l’isohyète 600 mm et au Nord par
la frontière Mauritanienne. Elle se définit par un climat de type aride ayant sept à huit mois secs,
une température moyenne annuelle élevée (écart thermique élevé entre le mois le plus chaud et le
mois le plus froid, écart thermique élevée entre le jour et la nuit).
a) Pluviométrie :
b) Humidité relative :
46
Huit mois de l’année sont considérés comme secs (moins de 50 % HR). Il s’agit des mois allant
de Novembre à Juin. Les mois de Juillet et d’Octobre sont relativement humides, tandisque que
Août et Septembre sont, quant à eux, humides.
c) Température :
- Mois chaud et température du mois le plus chaud : Février à Novembre avec 33°C en Mai
(parfois au-delà de 40°C).
- Mois frais et température du mois le plus froid : Décembre et Janvier avec 22°C en janvier.
d) Evapotranspiration :
47
48
e) Vents :
- Vents forts : plus de 200km/jour de Février à Août avec maximum en Juin (près de 300
km/jour).
Une partie de cette saison (Février à Juin) se caractérise par des vents généralement forts de jour
comme de nuit, et une faible humidité relative ; l’autre partie connaît des vents faibles et surtout
de jour puis une moyenne humidité relative (Octobre – Novembre).
- Saison sèche et fraîche (de Décembre à Janvier), avec des vents généralement faibles et
surtout de jour, faible humidité relative.
Elle se caractérise par un climat de type semi-aride et s’inscrit du nord au Sud entre les
isohyètes 600 et 1.150 mm. Elle se scinde en zone Soudanienne sèche limitée par les isohyètes
600 et 800mm et en Soudanienne humide comprise entre les isohyètes 800 et 1.150 mm.
Elle se caractérise par une saison sèche longue, un élevé de température entre le minimum
(24°C en Décembre – Janvier) le maximum 32°C en Mai). Plus spécialement elle se caractérise
par :
o Pluviométrie :
o Humidité relative :
49
- Mois relativement humides : Juin et Octobre
o Température :
- Mois chaude et température du mois le plus chaud : Février à Novembre avec 32°C en Mai.
o Evapotranspiration :
✓ Saisons :
On en rencontre 3 qui sont
- Saison sèche et fraîche : Vents généralement faibles et surtout de jour, faible HR (Décembre
à Janvier).
b. Soudanien Sud
Il représente plus de la moitié de la zone soudanienne dans son ensemble, et s’étend entre les
isohyètes 800 et 1150 mm.
D’une manière globale, le Soudanien Sud se présente comme étant un climat de type sud
humide, six à sept mois secs, température moyenne annuelle élevée, écart thermique moyen
entre le mois le plus chaud et le plus frais.
✓ Pluviométrie :
50
- Moyenne annuelle 800 à 1150 mm
- Mois les plus pluvieux : plus de 200 mm Juillet à Septembre avec + 300mm en Août.
✓ Humidité relative
- Mois relativement humides : Mai, Juin, Octobre, Novembre avec moins de 75% HR.
✓ Température
- Mois chauds et température du mois le plus chaud : Février à Novembre avec 42°C en Avril
– Mai.
✓ Evapotranspiration
✓ Vents
✓ Saisons
- Saison sèche et chaude avec une faible HR de Février à mai et une moyenne HR d’Octobre à
Novembre.
51
D’une manière générale, pendant les saisons sèches la récolte est soumise au régime de l’harmattan.
Ce vent du Nord-Est a un effet desséchant qu’accentue en Avril et Mai l’effet des températures
élevées. Le facteur dominant pendant la saison des pluies est le régime de la mousson qui est dirigée
de Sud-Ouest vers le Nord-Est.
Du climat de la région, nous retenons que selon les services météo, la station de Kayes accuse une
diminution pluviométrique de l’ordre de 20%, correspondant à un écart négatif de 155,6 mm entre
1930 et 1990
Le climat se caractérise par une pluviométrie annuelle décroissante du Sud au Nord (de plus de
1200 mm à moins de 100 mm) pour la période 1971 - 2000 (voir carte n° 1).
On distingue dans la Région de Kayes quatre types de climat: un climat sahélien au nord
(pluviométrie annuelle comprise entre 300mm et 450mm), sud sahélien (pluviométrie annuelle
comprise entre 450mm et 60 mm), nord soudanien (pluviométrie annuelle comprise entre 600mm
et 800mm) et sud soudanien au sud (pluviométrie annuelle comprise entre 800mm et 1200mm).
Pluie en mm
1200,0 Sud Sodanien
1000,0
Nord Soudanien
800,0
Sud Sahélien
600,0
Sahélien
400,0
200,0
0,0
Kéniéba Kita Bafoulabé Kayes Dièma Yélimané Nioro
Fig : 1 Pluviométrie annuelle (mm) des localités dans les différentes zones climatiques
• Une saison sèche dont la durée varie de sept mois au Nord (novembre à mai) à six mois au
Sud (novembre à avril),
• Et une saison humide ou hivernage, mai à octobre au Sud, de juin à octobre au Nord avec
des intersaisons plus ou moins marquées correspondant à des mois «ni pluvieux, ni secs».
Les pluies liées aux lignes de grains sont particulièrement importantes aux latitudes sahéliennes. Le
régime de mousson est le facteur dominant de la saison des pluies.
52
LA SAISON PLUVIEUSE DANS LA REGION DE KAYES
350,00
300,00
Kayes
Pluie mensuelle en mm
250,00
Kéniéba
200,00 Bafoulabé
Dièma
150,00 Kita
Nioro
100,00 Yélimané
50,00
0,00
Jan Fév Mar Avr Mai Jui Juil Aou Sep Oct Nov Déc
Les totaux pluviométriques mensuels et annuels traduisent une diminution des précipitations en
latitude. Cette distribution sensiblement identique à celle de l’humidité relative, est l’inverse de
celle de l’évapotranspiration potentielle. Dans tous les cas, la distribution des pluies dans le temps,
que ce soit par mois ou par décade est uni modale ce qui veut dire qu’il n’y a qu’une seule saison
des pluies et le mois d’août représente dans la plupart des saisons, le pic pluviométrique mensuel.
200,0
150,0
mm
Hmax - Kéniéba
ETP - Kéniéba
0,0
Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jui Août Sep Oct Nov Déc
Sur le plan écologique, et selon des critères définis dans l’Esquisse du Schéma National
d’Aménagement du territoire, la région se répartit entre les zones écologiques homogènes
53
suivantes :
La variation interannuelle des pluies et son inégale répartition d’une année sur l’autre
n’apparaissent pas dans le travail.
54
Plateau -géologie : formations gréseuses-Sols ferrugineux lessivés, -érosion hydrique
Manding dolérites sols ferralitiques sur les -topographie
-géomorphologie modelée glacis, sols d’érosion sur
de -acidité des sols
glacis drainés par des cours d’eau
cuirasse, sols minéraux bruts ferralitiques et
intermittents ou saisonniers et sur les plateaux et sols ferrugineux
délimités par des plateaux hydromorphes dans les tropicaux lessivés
-climat soudanien pur vallées des cours d’eau -irrégularité des
-végétation : forêts claires,
-pâturage de qualité moyenne pluies
savanes arborées et forêts galeries
à bonne - enclavement
le long des fleuves. -énergie solaire intéressante
-présence de cours d’eau.
Vallée -Géologie : Formation gréseuse -présence d’espace -fortes pressions
Bakoye- avec épisodes glaciaires halieutique lié à l’inondation pastorales sur les
Bafing -géomorphologie modelée de et qui favorise la pisciculture pâturages, perte
plaines sablo-limoneuses parfois Energie solaire et éolienne énorme d’eau par
en terrasse intéressante surtout dans le infiltration et
-climat : soudanien-nord delta évaporation
-végétation : formation hydrophile
dans les terrasses inondées et
végétation hygrophile sur les
plaines exondées.
Domaine -Géologie : Formation gréseuse -Sols tropicaux ferrugineux -érosion hydrique et
forestier du avec épisodes glaciaires lessivés, sols d’érosion sur éolienne
Baoulé -géomorphologie modelée de cuirasse et sols alluviaux -coupe de bois,
glacis avec des buttes et très bas dans les vallées braconnage et feux
plateaux -pâturage de qualité de brousse à la
-climat : soudanien -faune riche et variée classée périphérie
Végétation : forêt classée comme patrimoine mondial -irrégularité de la
pluviométrie
Des caractéristiques de ces espaces homogènes, les constats actuels font apparaître que la région
dispose encore de fortes potentialités dans différents domaines. Cependant, certaines contraintes
s’amplifient, à cause de la rigueur climatique et de la forte pression sur les sols et la végétation.
Aussi, l’on retiendra que toutes les zones ci-dessus décrites méritent d’être protégées, compte tenu
des possibilités d’utilisation de ces espaces homogènes.
55
56
[Link]. Ressources en sols et leur utilisation
Sur la base des caractéristiques générales et du point de vue des paramètres indicatifs de leurs
potentialités, dix groupes de sols ont été identifiés dans la région de Kayes selon les résultats du
PIRT, 1984. Ce sont :
- la répartition des superficies des sols entre les différents groupes est de 22,76% de TC, 25,46%
de PA, PS et PL, 18,93% de TR, 6,28% de DA, localisés presque entièrement dans le nord-est
de la région, 1,65% de TH et 0,62% de TI, localisés dans les vallées et plaines inondables des
cours d’eau. Font partie également 3,09% de X, dont les représentants sont X5 qui
correspondent aux affleurements rocheux, 1% de D et autres groupes non spécifiés ;
- le groupe TC prédomine dans la partie sud de la région avec comme limite nord, l’isohyète
800mm qui correspond à la ligne Bafoulabé-Kolokani (Région de Koulikoro). Ces sols peu
évolués, de textures assez grossières et de profondeur faible à moyenne, dont le substratum
repose sur la dalle latéritique couvrent les glacis en piedmont des escarpements rocheux des grès
du plateau manding ;
- les sols occupent de vastes étendues, qui s’étendent du Guidimagha au plateau Manding et
intéressent toutes les formations sur schistes (Nioro- Kayes), dolérite et grès (Nioro- Sandaré-
Kayes) ; grès de Yélimané (massif Sarakolé), grès du plateau manding
Sur le plan agricole, on rencontre quatre (4) types de sols dans la région de Kayes. Ce sont :
- les sols limoneux d’origine alluvionnaire, situés en bordure du fleuve Sénégal, dans les grandes
plaines et autour des marigots. Ces sols, fertiles, profonds sont exploités en partie pour les
besoins de l’agriculture et du maraîchage ;
57
- les vertisols : situés dans les grandes dépressions (mares de Doro et de Goumbogo) sont fertiles,
mais difficiles à travailler. Ces bas-fonds sont aptes pour la riziculture ;
- les sols sableux, pauvres dans l’ensemble, occupent la majeure partie du Kaarta (cercles de
Nioro, Diéma et une partie de Kita).
En tenant compte des principales utilisations des sols dans la région, l’on constate deux vocations
essentielles :
- les vallées des fleuves et lac des cercles de Kita, Kéniéba et une partie de Bafoulabé ont une
vocation de terres agricoles et servent de pâturages en saison sèche ;
- la zone nord-Est occupée par la pratique de l’élevage. Elle est la zone de pâturages naturels où
la présence de points d’eau (mares, puits et forages) est fortement marquée. Cette zone, malgré
l’insuffisance pluviométrique est la zone d’élevage par excellence, mais on y pratique aussi des
cultures de mil et de sorgho.
Cette zone intègre le Kaarta, qui dispose dans leur ensemble de sols pauvres, car selon l’Institut
International de levés aériens et sciences de la terres des Pays Bas, il n’existe pas dans la zone du
Kaarta de sols dont l’aptitude culturale peut être qualifiée de bonne et les estimations donnent
118.000 ha de sols d’aptitude culturale moyenne et 467.200ha d’aptitude marginale.
Déjà en mars 1985, selon le diagnostic de la région de Kayes, les constats faisaient mention de
346,5 ha de superficies irriguées dans la région, dont les localisations sont les suivantes :
58
59
[Link]. Ressources en eaux et les infrastructures de maîtrise d’eau
Elles sont représentées par le fleuve Sénégal, formé à Bafoulabé par le Bafing et le Bakoye, il est le
cours d'eau le plus important de la région (1700 Km dont 669 Km dans la région). Il représente un
élément majeur de l'organisation de l'espace de par ses ressources en eau et son oro- hydrographie
qui oriente tous les systèmes de communication terrestre.
Les volumes d’eau qui coulent annuellement sont estimés selon les cours d’eau à :
Le fleuve Sénégal est formé par la réunion du Bafing et du Bakoye, dont la confluence à Bafoulabé
se trouve à 1 083 km de l’Océan Atlantique.
Le Bafing (760 km) prend sa source dans le Fouta-Djalon et amène plus de la moitié du débit total
du fleuve Sénégal avec 430 m3/s de débit moyen annuel. Son parcours se caractérise par la présence
de chutes et de rapides. Le lac de Manantali, mis en eau en 1987, est un lac de barrage
hydroélectrique construit sur le Bafing. Le lac s’étend sur 80 km de long pour une largeur moyenne
de 6 km et une profondeur de 20 mètres.
Le Bakoye (560 km) a un débit moyen annuel de 170 m3/s. Le Haut-Bassin du fleuve Sénégal, qui
va du Fouta-Djalon jusqu’à Bakel, fournit la quasi-totalité des apports en eau.
Le régime d’écoulement du fleuve Sénégal est rythmé par le régime pluviométrique de la région
caractérisé par une saison de hautes eaux (juillet à octobre) et une saison de basses eaux ou étiage
(novembre à mai/juin). A la fin de la saison sèche létiage est sévère et il ne subsiste qu’un mince
filet d’eau. Il existe une forte irrégularité inter-annuelle imprimée par celle de la plumétrie : le débit
moyen annuel varie dans la proportion.
Le cours navigable du fleuve Sénégal s’étend de Kayes à Saint-Louis, au Sénégal sur une longueur
totale de 924 km. Pour le moment, il n’y a aucune navigation sur ce fleuve, mais l’Organisation de
Mise en valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) a entrepris depuis plusieurs années des démarches en
vue d’une reprise de la navigation. Des études ont été menées et des plans d’actions ont été élaborés
par cet organisme en vue de valoriser les potentialités du fleuve Sénégal.
60
En ce qui concerne les infrastructures, on prévoit l’aménagement et le balisage d’un chenal
navigable entre Saint-Louis et Kayes, l’aménagement et l’équipement en outils de manutention et
l’acquisition du matériel de transport fluvial.
Le Projet de navigation sur le fleuve est considéré comme l’épine dorsale d’un réseau maillé de
modes de transport terrestre (les routes principales et secondaires et la ligne de chemin de fer
Dakar- Bamako). Il vise à profiter de l’augmentation des débits d’étiage du fleuve par les barrages
et à mener des travaux d’approfondissement dans le lit majeur pour créer une voie navigable
pérenne de grande capacité. Sa réalisation se ferait en trois étapes qui sont :
• la première concerne l’aménagement d’un chenal navigable (900 km) dans le lit mineur pour
assurer le passage des bateaux tirant à 1,50 m ;
• la deuxième porterait sur l’étude du cabotage entre les ports de Dakar/Nouakchott et les
escales existantes le long du fleuve jusqu'à Bakel ;
o Bakoye : affluent du fleuve Sénégal, il coule de juin à mars et, est long de 561 km,
dont 461km dans la région. Son régime est semi-permanent. Ses affluents et sous
affluents sont le Baoulé, le Darouma, le Badinko, le Kéniéba-ko et le Kouaga,
possédant tous un régime saisonnier. A la station hydrométrique de Oualia, le
volume d’eau écoulé par an est de 5 800 000 000 m3.
o Falémé : il coule de juin à avril et débite par an à la station hydrométrique de
Gourbassy 2 150 000 000 m3 d'eau,
o Colimbiné et son affluent le Kanarou sont saisonniers ; ils coulent de juin à février et
débitent par an 218 000 000 m3 d'eau.
Ils représentent un potentiel considérable de ressources en eau de surface. Leur mise en valeur est
limitée à leurs abords immédiats.
D'autres cours d'eau non moins importants existent :
Aussi, de la monographie de la région (DRPSIAP, 2004), le zonage fait dans l’inventaire du PIRT
permettent de classer la région dans les catégories 4 et 3, dont les spécificités sont :
- Catégorie 4 : couvre la moitié nord et le centre sud de la région ; moins de 40% des puits
fournissent un débit supérieur à 0,5m3/h. Les eaux souterraines dans cette catégorie n’existent pas
en quantité suffisante permettant des spéculations agricoles ;
- Catégorie 3 : couvre le sud et le sud ouest de la région et se caractérise par une plus grande
fréquence : plus de 40% d’ouvrage fournissant un débit allant de 0 ,5 à 2 m3/h. Les ressources en
eaux souterraines permettent de satisfaire les besoins en eau de la population humaine et du bétail.
Tableau 10: récapitulatif cercle par cercle de la situation de l’approvisionnement en eau dans la
région
Cercles Nbre Nbre de Populati NbreTot Nbre Nbre Nbre Nbre de Nbre Nbre Taux de
de on al Forag Forage Forag Puits villag Villag couvertu
es s es Modern es es sous re %
es sans équipé
PEM s
villag Hamea 2007 Forages Equip Négati Non
es ux Réalisés és fs Equip
és
Kayes 342 135 327 409 1 093 453 408 233 427 17 91 68
Bafoula 282 286 195 207 980 548 337 97 168 16 47 78
bé
Kéniéba 206 395 176 575 666 403 184 79 16 14 57 67
Kita 324 644 337 573 917 606 241 81 244 65 123 42
Nioro 189 65 182 742 630 237 175 218 141 27 39 70
Diéma 151 139 177 995 562 227 191 129 225 7 36 72
Yéliman 92 49 159 069 464 118 193 153 145 7 18 73
é
Total 1586 1713 1 556 570 5 312 2592 1729 990 1366 153 411 67
Source : Note de synthèse Approvisionnement en Eau Potable dans le cercle de Kayes, Bafoulabé,
Kéniéba, Kita, Nioro, Diéma, Yélimané région de [Link]
63
Tableau 11: Infrastructures de Maîtrise Totale D'eau dans la Région de KAYES
Superficie
Cercle Mode de mobilisation en ha Etat des fonctionnements
Barrage GMP Bon % Défectueux %
Nombre % Nombre %
Bafoulabe 9 39,13% 14 60,87% 1701 1574 92,53% 127 7,47%
Diéma 4 66,67% 2 33,33% 2,5 2,5 100,00% 0,00%
Kayes 0 0,00% 12 100,00% 496,5 0 0,00% 496,5 100,00%
Kéniéba 28 100,00% 0 0,00% 28 28 100,00% 0,00%
Kita 15 48,39% 16 51,61% 218,7 41,7 19,07% 177 80,93%
Nioro 40 100,00% 0 0,00% 40 0,00% 40 100,00%
Yelimane 7 63,64% 4 36,36% 768,5 21,5 2,80% 747 97,20%
Source : Becis
Objectifs du projet: L’objectif du projet est la fourniture de l’eau potable dans 21 centres ruraux et
semis-urbains dans les cercles de Nioro et Diéma dont 13 centres dans le cercle de Nioro et 8
centres dans le cercle de Diéma.
Objectif pour 2006 : Choix des entreprises pour les travaux d’AEP et début des travaux pour les
AEP.
Réalisations: signature des contrats des entreprises et lancement des travaux de construction des
AEP le 19 janvier 2007 à Yéréré dans le cercle de Nioro et à Diéma
.
b- Mobilisation des ressources en eau et d’outils pour le développement des systèmes
d’alimentation en eau potable et réalisation d’adduction d’eau potable dans les centres ruraux
et semi urbains en 1ère Région (KFW):
Intitulé du Projet: Projet de mobilisation des ressources en eau dans les centres ruraux et semi
urbains en 1ère Région.
Durée: 2002-2008
Zone d’intervention: Cercle de Kayes, Yélimané, Kéniéba, Bafoulabé et Kita
Source de financement: KFW et Gouvernement du Mali
Montant de financement: KFW 10,74 millions d’Euro et apport du Mali : 340 millions.
L’objectif du Projet : L’objectif global du projet est de doter les communes des cercles de
Yélimané, Kayes, Kénièba, Bafoulabé et Kita ayant des centres de 2000 à 10 000 habitants, des
outils permettant de résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau potable et de satisfaire les
besoins en eau potable de 25 centres par la réalisation d’adductions d’eau dont l’exploitation sera
64
assurée par des institutions de types privés ou associatif.
Objectifs pour 2006: Début des travaux pour la réalisation des AEP
Réalisations: En fin 2006 l’entreprise a fini de réaliser les 350 forages et le
lancement des travaux de construction des AEP par son Excellence Monsieur le
Président de la République le 20 mai 2006 à Batama dans la commune rurale de
Ségala (cercle de Kayes).
Réalisations:
• activités d’information et de sensibilisation:
Les activités suivies par la DRHE se sont concentrées sur la réalisation des forages dont les
65
conventions étaient déjà.
Volet adduction d’eau sommaire:Sur un total de 25 adductions d’eaux sommaires pour les
quatre premières régions du Mali Kayes en a eu 10.
Etat d’avancement des AES: L’ordre de service pour commencer les travaux de construction des
EAS a été donné aux entreprises le 15 novembre 2006. Mais les travaux ont commencé partout
d’abord par des travaux préalables tels que les tests d’essais de pompage, la réalisation des forages
pour certains centres.
Volet réhabilitation
• Pompes à motricité humaine
Dans le cercle de Kayes les études ont concernés 36 pompes à motricité humaines qui, doivent être
réhabilitées (changement complète de la pompe et refaire les superstructures). Ce dossier est au
niveau de la banque pour avis et les dossiers de pompes à installer dans les cercles de YéIimané et
certains villages du cercle de Kayes sont au niveau de l’AGETIER pour approbation.
e- Projet de réalisation de 36 forages dans les écoles des communes des cercles de Kayes et
de Kéniéba.
- Durée : 3 mois
-Zone d’intervention: Région de Kayes dans les cercles de Kayes et Kénièba
-Source:de financement : Agence Canadienne de Développement International (ACDI)/ANICT
Objectif du Projet: L’objectif est la réalisation de 33 forages productifs dans des écoles des
communes des cercles de Kayes et de Kénièba. Signature des contrats de travaux et des études.
De l’exploitation des résultats des différents schémas d’approvisionnement des principales villes
(kayes, Kita, Bafoulabé, Diéma, Nioro, yélimané) les besoins sont globalement satisfaits.
Cependant des deficits existent dans certains cercles, eu égard au changement climatique et à la
forte demande en bois énergie et de service d’une population sans cesse croissante.
La région de Kayes recèle le potentiel faunique le plus important en république du Mali, de la
quelle l’on tire peu d’avantages économiques (manque d’infrastructures éco-touristiques)
- deux gisements de fer inventoriés dans les zones de Bafing Makana et de Djidian –Kéniéba, où
les réserves sont estimées à plus d’un milliard de tonnes de minerais ;
- les travaux de prospection de l’uranium qui sont en cours dans le cercle de Kéniéba ;
- les gisements d’or des cercles de Kéniéba et de Kayes qui sont en exploitation moderne et
traditionnelle : Sadiola, Yatéla, Loulo et Tabakoto ;
- des indices de phosphate, de diamant, de bauxite et bien d’autres minerais révélés à travers la
région.
Métaux précieux
Le gisement d’or de Sadiola : est une propriété de la SEMOS SA, dont AngloGold Ashanti
et IAMGOLD détiennent chacun 38% le Gouvernement du Mali 18% et la SFI 6%. La
mine, gérée par AngloGold Ashanti, est située à 77 km au sud de la ville de Kayes. La
minéralisation est associée aux roches birrimiennes. De 1996 à 2006, la mine de Sadiola a
produit environ 162,5 tonnes d’or, essentiellement à ciel ouvert, des saprolites oxydées.
68
Depuis 2002, le minerais sulfuré remplace petit à petit l’oxydé. Sadiola emploie au total
1294 personnes. Sa production totale en 2006 s’élevait à 500000 onces, générant 304
millions de $us et un profit net de 39,17 millions de $us. Sadiola est programmée pour
produire en moyenne 14 tonnes par an jusqu’à sa fermeture en 2011. L’étude de faisabilité
pour l’exploitation souterraine a débuté en 2007.
Gisement d’or de Yatéla: Angol Gold Ashanti et IAMGOLD détiennent chacun 40% et le
Gouvernement du Mali, 20% de cette mine située à environ 25 km au nord de Sadiola et 50
km au sud de la ville de Kayes. La minéralisation, associée aux méta-carbonates du
Birrimien plonge quasi verticalement. Yatéla emploie au total 878 personnes. Elle a produit
352000 onces en 2006 (environ 11 tonnes d’or), générant un profit brut ajusté de 44 millions
$us. Sa production cumulée est de 48,180 tonnes depuis sa mise en production en [Link]
produira encore 5 à 6 tonnes par an jusqu’à sa fermeture prévue en 2010.
Gisement d’or de Loulo: est une propriété de la SOMILO, dont Rand gold Ressources
détient 80% et l’Etat malien 20%. Il est situé à la frontière Mali- Sénégal au bord de la
Falémé. Il se trouve à 350 km à l’ouest de Bamako et 220 km au sud de Kayes. Le gisement
est associé aux roches Birrimiennes de Kéniéba-Kédougou qui abritent également les
gisements de Gara (Loulo 0), Yalea, Sadiola, Segala, Tabakoto au Mali et Sabodala au
Sénégal. Loulo est entré en production officiellement le 12 Novembre 2005. Il emploie au
total 1345 personnes et a produit 241575 onces (environ 8 tonnes) d’or en 2006 à partir des
quatre sites de Yalea, Gara, P125 et P129. Les ressources de la mine s’élevaient en 2007 à
6,8 millions d’onces (soit 219 tonnes) d’or. Le site de Yalea produira pendant 18 ans et celui
de Gara (Loulo 0) pendant 13 ans.
La mine de Loulo, selon ses comptes annuels a généré 136,8 millions de $us comme revenus
de vente d’or en 2006 et réalisé un profit net de 25,3 millions de $us.
69
Les indices de diamant sont liés à la province kimberlitique de Kéniéba qui couvre une
superficie de 1100 km², regroupant les formations de la fenêtre birrimienne de Kéniéba et
les grès de la falaise de la Tambaoura. L’exploration pour le diamant a commencé au milieu
des années 1950 après la découverte d’un gros diamant de 137,5 carats dans un placer
aurifère près de Kéniéba. De nouveaux diamants dont un de 98 carats, furent trouvés entre
1955 et 1959 par la DFMG autour des villages de Sansanto et Dioulafoundou. Plusieurs
dizaines de macro- diamants, dont un de 232,7 carats, et plusieurs micro diamants ont été
ensuite découverts dans les placers alluvionnaires et éluvionnaires par les orpailleurs et par
les explorateurs de diamant. A ce jour, 27 pipes ont été découvertes à la fois dans les grès à
l’est de la falaise de la Tambaoura et dans les schistes et pelites du Birrimien de la fenêtre de
Kéniéba.
b. La majeure partie des gisements et indices de fer de la Falémé est située au Sénégal, le
plus important étant le gisement de Koudérougou avec 300 millions de tonnes à 60% Fe.
Seule l’extrémité Est de la zone affleure au Mali, là ou se trouve le gisement de Fer de
Djidian-Kéniéba. Deux autres indices similaires sont connus dans le secteur :
Bouloudissou et Tintiba.
c. Les Gisements de Bauxites (Aluminium) s’étendent sur une bande d’une centaine de
kilomètres de largeur depuis la frontière guinéenne jusqu’à une centaine de kilomètres à
l’est du fleuve Niger. Les formations bauxitiques d’une dizaine de mètres de puissance
affleurent sur deux plateaux à Faléa au sud de Kéniéba, Sitadina et Nanéfara, avec des
réserves estimées à 138 millions de tonnes à 46,0 à 47,6 % Al2O3.
d. Les indices de cuivre sont localisés dans la partie Sud ouest du bassin de Taoudéni. Ce
sont des minéralisations essentiellement stratiformes (à Faléa où on signale la présence
d’argent natif et à Nioro), de type Kupferschiefer (à Gangontery et Yélimanè, Niami),
ou de type red-bed (Kadiel-Pobi, Gangantan).
70
depuis 1997, que la fin des guerres civiles au Libéria et en Sierra Léone. Les teneurs en
fer y sont sensiblement plus élevées (67% en moyenne) et les délais de livraison dans les
ports européens sont de 7 à 8 jours.
Il en était de même pour la bauxite dont des stocks importants attendaient sur les quais
au port de Conakry, une relance de la demande pour être chargés et expédiés.
Cependant les prix élevés et la forte demande de métaux, soutenus par la croissance dans
les pays émergents ont attiré la Chine et l’Inde non seulement en Guinée mais aussi au
Sénégal oriental. Leurs programmes d’investissement, comportant des infrastructures de
désenclavement (routes, chemins de fer à grand diamètre et ports minéraliers) peuvent
relancer l’intérêt des investisseurs pour les métaux pondéreux de la Région de Kayes
(fer, bauxites, cuivre), surtout si des efforts complémentaires sont prévus côté malien
pour saisir cette opportunité (PST, CSCRP, Coopération sous régionale, plans de
développement coordonnés ou intégrés).
En effet, la Chine et l’Inde affichent une demande en métaux de plu en plus croissantes
qu’elles cherchent à satisfaire par une approche nouvelles intégrant l’exploitation
minière et les infrastructures de désenclavement (Fer de Belinga au Gabon, Cuivre et
Cobalt en RDC).
Combustibles solides
Indices d’uranium : Les travaux de levé radiométrique et les forages effectués par la
COGEMA à Faléa, Kéniéba et Sitakily ont abouti à des indices d’uranium intéressants.
La flambée actuelle des prix du pétrole a relancé l’intérêt des investisseurs pour les énergies
fossiles dont l’uranium (son prix a triplé en Septembre 2004).
Calcaire et marbre : toute la zone de contact des calcaires du Groupe de Nioro avec les
dolérites de Sandaré, allant de Bafoulabé à Diéma entre la latitude 13°N et la frontière nord
du pays, est favorable à la découverte de Gisements de Calcaire et de Marbre. Le gisement
de Sélinkégni (Société Stone.) renferme, à lui seul, entre 30 et 60 millions de tonnes de
marbre de qualités diverses et de couleurs variées. Le marbre blanc de Sélinkégni a fait
l’objet d’exploitation d’abord par la SONATRA, puis par la SOCIMA puis par Mali-
Marbre et ensuite par IMACO SA pour alimenter son usine de granito à Bamako d’une
capacité théorique de 7200 m² par an. Le gisement de Madibaya est le prolongement du
gisement de Sélinkégni à 15 km au Sud. Avec des réserves estimées à 3 million de tonnes.
Un indice de titane a été reconnu à Bafoulabe près de Madibaya, sous forme de placer dans
les sables de la rivière Ketiouko. L’analyse d’échantillons de concentré a donné des teneurs
en ilménite de 140 à 170 kg par tonne (DNGM 1973). Un autre indice est connu au nord de
Yatéla.
La présence de cassitérite dans les sables noirs de la Falémé est rapportée par la Cie des
71
Mines de la Falémé ainsi que les indices de cassitérite associés au massif granitique de
Saraya.
Le principal indice de barytine stratiforme est celui de Dinguira-Logo. Les réserves sont
évaluées à 52000 tonnes de Ba. À proximité, sont signalés les indices de Faguené, de Fanga,
de Karaya et de Galadia. Les indices de Koulombo, le long du chemin fer, les indices de
Nahaly, de Bangassi, de Gounsella, de Melgué au NW de Kayes, de Tissi et de Yelimané, de
Toukoto sont tous situés au même niveau stratigraphique dans la tillite de Koniakari. Deux
filons de barytine de 0,8 à 2 m d’épaisseur par 40 à 50 m de longueur affleurent à 4 km au
nord de Kourouninkoto et à 8 km au NW de Faréna, au nord de Kita (d’après Bournat,
1960). Il s’agit d’une barytine blanche, très pure.
Il convient de signaler également les schistes ardoisés de Yéréré (Cercle de Nioro) et les
calcédoines de Youri (Cercle de Nioro).
La végétation de la région comporte des formations ouvertes (savanes, steppes, forêts galeries,
mosaïques de forêts claires) et des formations plus ou moins fermées (savanes boisées, forêts claires
et forêts galeries) qui dominent dans la zone pré-guinéenne.
- les steppes : elles concernent la zone sahélienne et couvrent la majeure partie de la région
(cercles de Diéma, Nioro, Yélimané et Kayes).
- Ce sont des formations épineuses à prédominance d’Acacia, de Balanites et de Zizyphus. Le
tapis herbacé est constitué en majorité de graminées.
- les savanes boisées : elles se localisent dans la zone soudanienne (ou méridionale). Dans les
zones du haut Bafing et du Bakoye, des espèces de la forêt ombrophile apparaissent à la faveur
du micro-climat qui règne et des galeries forestières bordent les cours d’eau. Il existe des
reliques de la végétation pré guinéenne dominées par les grands arbres tels que : Parkia
biglobosa, Vitellaria paradoxa, Khaya senegalensis, Cola cordifolia, Seiba pentadra, Bombax
costatum, cordila Pinata, Pterocarpus erinaceus et beaucoup d’autres légumineuses.
Parmi ces formations végétales, existent 18 forêts classées, depuis la période coloniale. Elles sont
réparties entre les cercles suivants : Bafoulabé (2 forêts pour 48.000 ha), Kayes (5 forêts pour
39.435 ha), Kita (10 forêts pour 156.341 ha) et Nioro (2 forêts pour 9.463 ha), soit 253.239 ha.
C’est ainsi que l’on retient des résultats de l’inventaire forestier réalisé en 1974, les potentialités
inventoriées par cercle.
De l’analyse de ces données, avec celles des différents Schémas Directeurs d’Approvisionnement
(SDA) en bois énergie élaborés au profit des villes de Kayes, Yélimané, Kita, Bafoulabé, Nioro et
Diéma, l’on déduit que le potentiel en ressources ligneuses est jugé globalement satisfaisant pour
l’ensemble de la région, car permet une satisfaction des besoins des populations en bois énergie,
bois de service et de bois d’oeuvre. Cependant, pris individuellement, certains cercles, comme
Kayes, Yélimané, Nioro sont déficitaires en ressources ligneuses.
Concernant les pâturages, il ressort des constats qu’ils sont très abondants et variés et sont
constitués de ressources ligneuses, d’herbes et de résidus de produits agricoles. Cependant, selon les
années, ils subissent les conséquences des aléas climatiques (faible et mauvaise répartition des
pluies), des feux de brousse, de l’exploitation abusive des ressources et du surpâturage.
S’agissant de l’estimation de la biomasse, des disparités sont enregistrées d’un cercle à un autre, ce
qui permet de déduire que le bilan fourrager est aussi disparate d’une localité à une autre sur la base
des besoins du cheptel et cela selon les années.
- Ressources fauniques
Les réserves de faune occupent une superficie de 735.900 hectares. Elles ont été également créées
durant la période coloniale. Ce sont : le Parc National de la Boucle du Baoulé : 350 000 ha,
73
Badingo: 193 000 ha, Fina: 136 000 ha, Nafadji: 43 000 ha et Talicourou: 13 900 ha
D’une manière générale, la faune est très importante dans la région, notamment dans les cercles de
Kita, Bafoulabé et Kéniéba, du fait que les habitats sont dans un bon état de conservation.
Les espèces animales rencontrées sont :
- les mammifères : les hippotragues, buffles, cob Defassa, l’élan de Derby, rarement les lions, les
antilopes, les Cynocéphales, Chimanzé, l’Oryctérope, le léopard ;
- les reptiles : crocodile, varan et python
- l’avifaune est très riche et variée à travers toute la région : les francolins, pintades, perroquets,
cannepetières, oie de gambie et autres.
Parmi ces espèces, beaucoup sont menacées de disparition. Ce sont : l’Elan de Derby, le léopard, le
chimpanzé, le crocodile et l’hyppotragues.
74
1.1.4- Caractéristiques démographiques et établissements Humains
[Link]. Tendances Démographiques
L’effectif de la population de la Région de Kayes était de 1 374 316 habitants selon les résultats du
RGPH 1998. Cela représentait environ 14% de la population totale du Mali. Cette population est
passée de 872 750 hbts en 1976 à 1 067 OO7 hbts en 1987.
Pendant la même période la densité de la population est passée de 7,2 en 1976 à 8,9 en 1987 et à
11,5 en 1998 tandis que l’ensemble du pays affichait 6,2 en 1987 et 7,9 habitants/km 2 en 1998.
La population est inégalement repartie, pour une densité régionale de 14,4 on a une distribution
spatiale qui donne le cercle de Yelimané comme le cercle le plus densement occupé (26,9), suivi
par les cercles de Nioro et de Kayes avec 18,9 et 18,6 habitants/km2.
• Composition de la Population
75
Selon les dernières données du RGHP 1998, la structure de la population selon les tranches d’âges
se présente de la façon suivante.
Total Région 1 374 316 1 474 291 1 599 646 1 733 851
La population est très jeune, cela apparaît déjà en 1998 où la frange 00- 19 ans a un effectif de
784 907 individus soit 57,11% de la population régionale et la population de 65 ans et plus
représente 4,11 % pour un effectif de 56 552 individus en 1998.
Cette proportion de jeunes devient 57,40 % en 2001, soit 846 316 individus
La tendance se maintient en 2004 pour un effectif de 918 25 individus. En 2007 la proportion des
jeunes de moins de 20 ans est de 57,40% soit 995 316 Individus, pour une population de 65 ans et
plus au nombre de 62 822 soit 3,62%.
Courbe
76
Tableau 15: Groupes Caractéristiques en 2007 et en 2031
Tranche d'âge Effectif (2007) % 2007 Effectif (2031) % 2031 Dénomination des groupes
03 - 06 208 550 15,2 462 229 15,2 Population préscolaire
07 - 12 241 088 17,5 534 346 17,5 Population scolarisable
00 - 14 642 123 46,7 1 423 198 46,7 Population à charge (Norme BIT)
15 - 49 578 308 42,1 1 281 759 42,1 Femmes en âge de procréer
60 + 77 191 5,6 171 086 5,6 Population à charge
15 - 59 647 992 47,2 1 436 206 47,2 population active (norme BIT)
06 - 62 1 023 720 74,5 2 268 968 74,5 population active (norme Malienne)
00-14 et 60 + 719 314 52,3 1 594 284 52,3 population totale à charge (BIT)
00 - 06 et 62 + 398 106 29,0 882 360 29,0 population totale à charge (norme Malienne)
TOTAL 1 374 316 100 3 046 027 100
Evolution de la population
Sur la base du RGPH de 1998 avec un taux d’accroissement moyen annuel de 2,3% l’évolution de
la population de la région de Kayes se présente comme suit :
Cette évolution peut être perçue également du point de vue du lieu de résidence telle que l’indique
le tableau ci-après
L’évolution de la population de la région a été estimée sur le plan spatial par rapport à l’horizon du
schéma c'est-à-dire de 2007 à 2031 (Cf Tableau en annexes)
77
Kéniéba 186171 203899 223315 244580 267869 293377 321313
Kita 389943 427074 467742 512281 561062 614488 673002
Nioro 212802 233065 255259 279565 306186 335342 367274
Yelimané 155983 170836 187103 204920 224433 245804 269210
Total 1764894 1932951 2117013 2318601 2539385 2781194 3046028
région
Source : DRPSIAP Kayes 2007
78
79
Tableau 18: Répartition Spatiale
POPULATION
DIVISION
RESIDENTE1998
ADMINISTRATIVE POP2006 POP2007 POP2008
HOMME FEMME TOTAL
REGION DE KAYES 671678 702638 1374316 1688112 1733851 1780794
CERCLE DE KAYES 161818 166073 327891 402758 413671 424870
CERCLE DE BAFOULABE 81861 86870 168731 207257 212873 218636
CERCLE DE DIÉMA 68055 73850 141905 174306 179029 183876
CERCLE DE KÉNIÉBA 71697 73274 144971 178072 182897 187849
CERCLE DE KITA 150666 152981 303647 372978 383084 393456
CERCLE DE NIORO 80544 85164 165708 203544 209059 214719
CERCLE DE YELIMANE 57037 64426 121463 149197 153239 157388
Source : RGPH 1998
Il est tout aussi envisageable de mettre en évidence cette répartition sur le plan spatial par le biais du
taux et du rapport de masculinité. En effet, les différents cercles pris individuellement peuvent
présenter cette différenciation non seulement du point de vue des effectifs de leurs populations à
travers le temps mais également à travers leurs taux de masculinité ainsi que leurs rapport de
masculinité comme le montre le tableau ci-contre.
80
Tableau 19: Répartition de la population par cercle selon le sexe et nombre moyen par localité, concession et ménage
DIVISION NBRE DE POPULATION RESIDENTE PERS. PAR MEN. PAR PERS. PAR
ADMINISTRATIVE LOCAL. HOMME FEMME TOTAL T.M. R.M. LOCALITE CONCESS. MENAGES
REGION DE KAYES 1563 671678 702638 1374316 48,9 96 879 2,3 6,5
CERCLE DE KAYES 334 161818 166073 327891 49,4 97 982 2,3 6,4
CERCLE DE BAFOULABE 276 81861 86870 168731 48,5 94 611 2,2 6,5
CERCLE DE KITA 321 150666 152981 303647 49,6 98 946 2,5 6,9
CERCLE DE NIORO 199 80544 85164 165708 48,6 95 833 2,4 6,4
CERCLE DE YELIMANE 88 57037 64426 121463 47 89 1380 2,7 6,3
81
En 1998, la région affichait un taux de masculinité de 48, 9 mais cette valeur régionale se
distribue différemment à travers les cercles c’est ainsi pour une valeur minimale de 47 % de
Yélimané on note une valeur de 50,2 % à Kéniéba cet ordre de grandeur se retrouve à Kita
(49,6 %), 49,4% à Kayes, ensuite viennent Nioro avec 48,6 %, Bafoulabé avec 48, 5 % et
Diéma qui a 48%.
La variation du rapport de masculinité va de 89 valeurs minimales pour Yélimané à 98
qu’affiche Kita suivi de Kayes avec 97, Nioro et Bafoulabé viennent avec respectivement 95
et 94. Diéma affiche 92. La région quant à elle a un rapport de 96.
Dynamique de la population :
Elle repose sur trois éléments : les naissances, les décès et la migration
➢ Les naissances : au niveau régional, les enquêtes démographiques et de santé, surtout
celles de 2006 indiquent que l’indice synthétique de fécondité des femmes de 15-49
ans est resté constant. La descendance moyenne des femmes de 40-49 ans est estimée
à 7 enfants (EDS IV 2001) conte 7,3 en 2001 (EDS III). Ces naissances sont
déterminées par les facteurs ci-après : mettre chiffre EDS IV
❖ la précocité des mariages : la région est caractérisée par un âge médian
d’entrée en union de 15,4 ans alors que pour l’ensemble du pays il est de 16,5
ans (EDS III). Les données d’EDS IV confirment celles d’EDS III
❖ l’âge médian à la première maternité : il est de 18,2 ans pour la région de
Kayes qui est légèrement plus faible que la moyenne nationale.
❖ La La faible utilisation des méthodes contraceptives modernes par les femmes :
6,1% (EDS III) en 2003 pour la région de Kayes, mais pour EDS IV en 2006
l’tulisation des méthodes contraceptives par les femmes monte à 72,3%.
➢ Les décès : selon EDS III 2001 la situation sanitaire au niveau de la région reste
précaire et se traduit par :
❖ une forte mortalité infanto-juvénile estimée à 250,3 pour 1000, contre 237,6
pour 1000 au niveau national (EDS III).
❖ Une mortalité maternelle élevée à l’image de celle du pays qui est de 582 décès
pour 100 000 naissances vivantes (EDS III 2001).
❖ Selon les resultats d’EDS IV (2006), la tendance des différents taux de
mortalité est à la baisse dans la région. Ils sont respectivement 196 pour 1000
et 54 pour 1000.
Les migrations
Au niveau national
Dans le contexte socio-économique du Mali, la migration apparaît comme une stratégie de
lutte contre la pauvreté si l’on se réfère aux caractéristiques géo- économiques et socio-
culturelles suivantes:
• Le volume des migrations est considérable car on relève en moyenne environ 200.000
migrations. Quatre cinquièmes des migrations internes se déroulent entre milieu rural
et milieu urbain ;
82
• Le District de Bamako et la région de Ségou constituent les deux carrefours de la
migration interne, ce qui résulte de circuits économiques fortement établis ;
• La migration internationale tient une place importante dans le système migratoire
malien. A titre illustratif, le solde migratoire négatif de la région de Kayes est
exclusivement dû à l’émigration internationale ;
• La migration interne est dominée par le sexe féminin pour la préparation du trousseau
de mariage tandis que la migration internationale est essentiellement masculine ;
• La Côte d’Ivoire est le principal pays d’accueil des maliens à l’étranger (plus de 70 %
des migrants externes) ;
• Le Mali continue d’être un pays d’émigration mais moins que par le passé (taux net de
migration de -0,4 % contre -1,1 % durant l’année 70) ; ce déficit se résorbe de plus en
plus du fait de la crise quasi structurelle qui frappe la Côte d’Ivoire.
Le tableau 60 présente d’une part la matrice migratoire régionale et d’autre part les soldes par
région et les taux de migration par région.
Le solde est positif dans le District de Bamako et la région de Sikasso et négatif dans toutes
les régions comme au recensement de 1987. Le District de Bamako et la région de Sikasso
habitent de fortes populations nées ailleurs. Ils restent des zones d’attraction de migrants. Les
autres régions continuent d’être des zones de répulsion. On constate aussi que le taux de
migration est en baisse dans toutes les régions comparativement à celui du recensement de
1987. Cependant, on observe de grandes disparités tant au niveau des soldes migratoires qu’au
niveau des taux de migration d’une région à l’autre. Les régions de Sikasso et de Koulikoro
présentent la même situation de taux de migrants (8%). Cependant il faut noter que le taux de
migrants à Koulikoro n’a changé alors que celui de la région a baissé de 10,2% à 8,1% au
cours de la période intercensitaire. Les régions de Kayes, Mopti, Gao et Tombouctou
constituent le même groupe avec un taux de migrants qui tourne autour de 4%.
83
Tableau 20: Matrice migratoire, lieu de naissance, lieu de résidence
Région de résidence
Rég. Naiss Kayes Kouli Sikasso Ségou Mopti Tomb. Gao Kidal Bko Total
Kayes 1311630 14100 7710 6138 2100 899 1160 55 52737 1396539
Kouli 11396 1444573 23489 21396 3034 442 787 115 91660 1596892
Sikasso 3438 14848 1637309 20313 4221 670 655 49 49546 1731049
Ségou 13728 25069 37825 1553912 15575 3574 3027 759 74369 1727838
Mopti 2315 10367 19781 25781 1415418 3584 1215 103 38914 1517478
Tomb. 789 4695 3457 4666 16703 460698 2469 288 16545 510310
Gao 615 2646 2230 3884 4330 2522 377533 1437 9722 404919
Kidal 111 398 253 326 183 96 425 39041 811 41644
Bko 8572 33451 12227 11268 4797 1831 1783 151 632759 706839
Étranger 21722 20360 37876 17602 12144 2477 5594 388 49243
Total 1374316 1570507 1782157 1665196 1478505 476743 394648 42386 1016306
Solde Mig - 22223 - 26385 + 51108 - 62642 - 38973 -33567 -10271 - 742 + 309467
Taux Mig 4,6 8,0 8,1 6,7 4,3 3,4 4,3 7,9 37,7
Source :DNSI/CSLP
84
Migration interne :
Tableau 21: Répartition des émigrés selon la région de destination
Destination Région de naissance
Kayes Eff - 11396 3438 13728 2315 789 615 111 8572
Koulik Eff 14100 - 14848 25069 10367 4695 2646 398 33451
Sikasso Eff 7710 23489 - 37825 19781 3457 2230 253 12227
Ségou Eff 6138 21396 20313 - 25781 4666 3884 326 11268
Mopti Eff 2100 3034 4221 15575 - 16703 4330 183 4797
Gao Eff 1160 787 655 3027 1215 2469 - 425 1783
BKO Eff 52737 91660 49546 74369 38914 16545 9722 811 -
Total Eff 84899 152319 93740 173926 102060 49612 27386 2603 74080
SOURCE :DNSI/CSLP
85
aussi l’hypothèse que les migrations interrégionales sont liées aux contraintes et aux
potentialités existant dans chaque région.
Région de Kayes
La région de Kayes a une incidence de pauvreté très proche de la moyenne nationale avec
une proportion de 62,4% de sa population. Les principales contraintes de la région sont,
l’enclavement intérieur et extérieur, l’insuffisance alimentaire, les problèmes d’eau potable, le
faible taux de couverture sanitaire, l’insuffisance de bras valides, etc. Les atouts que sont les
mines, le barrage de Manantali et les terres irrigables (CSLP 2002) sont sous-exploités. Tout
cet ensemble expliquerait la forte émigration en destination de Bamako qui bénéficie de
grandes potentialités économiques (le commerce surtout pour les Soninké) et d’infrastructures
(sanitaires, scolaires).
L’émigration provoque un manque de bras valides faisant ainsi des ménages pauvres en main-
d’oeuvre. Il semble qu’on ne soit pas arrivé à cette pauvreté structurelle dans toutes les
régions du Mali. Mais dans la région de Kayes, elle semble une autre forme de pauvreté qui
provient d’une main-d’oeuvre incapable entreprendre des travaux agricoles nécessaires au
bien-être et à la suivie du ménage. Dans la région de Kayes des études (GUBERT F., 1999)
ont révélé qu’une baisse de la production céréalière est constatée dans les familles avec
émigrés : 337 kg/tête contre 436 kg/tête pour les familles sans émigrés. Le départ des hommes
valides entraîne à la fois un manque de disponibilité de main-d’oeuvre et une réduction de la
production des céréales traditionnelles.
86
Les Maliens en France
D'après le recensement français de 1999, il y avait 46 000 maliens en France (dont 10 000
naturalisés). Le recensement par sondage de 2004 fournit un chiffre de 50 000.
De son côté, le Ministère de l’Intérieur français indique qu'en 2003, il y avait 41 590 cartes de
séjour valides de Maliens.
La composition de cette diaspora malienne en France a évolué au cours du temps. Dans les
années 60, l'immigration malienne était d’abord composée de jeunes hommes, d’origine rurale
qui, au fur et à mesure, sont remplacés par leurs jeunes frères ou enfants. Cela implique des
relations étroites entre le migrant et son milieu de départ, et une circulation de ces migrants
(on a parlé de "noria"), rendue possible par la relative ouverture des frontières d'alors. Dans
les années 70, les séjours s’allongent et on assiste à une immigration permanente avec les
regroupements familiaux. Cet allongement de la durée de séjour est lié à des facteurs
politiques.
Concernant la structure démographique de la population malienne résidant en France, les
derniers chiffres disponibles datent du recensement de la population de 1999. On observe une
féminisation de cette population. Leur nombre est passé de 3 808 en 1982 à 12 536 en 1999
alors que la population immigrée n’a augmenté que 36 % durant la période intercensitaire.
Malgré cette féminisation, la part des hommes reste encore largement supérieure et s’élève à
près de 65 %. Cette évolution n’est d’ailleurs pas spécifique à la population malienne :
"Depuis 1974, une immigration majoritairement féminine, liée au regroupement familial, a
succédé à l’immigration de travail, essentiellement masculine.
À la mi-2004, les femmes sont ainsi majoritaires parmi les immigrés résidant en France
depuis moins de trente ans, mais minoritaires parmi ceux qui sont arrivés depuis plus
longtemps. Ce seuil de trente années correspond à l’arrêt de l’immigration de travailleurs non
qualifiés et au développement du regroupement familial. Ainsi, parmi les immigrés de 20 à 52
ans en 2004-2005, les femmes sont majoritaires. C’est le contraire entre 53 et 74 ans.
Impacts de la migration
L’émigration donne une nouvelle impulsion à la solidarité communautaire, régionale,
nationale.
En effet, les associations ne regroupent plus seulement les migrants d’un seul pays (France),
mais souvent, elles rassemblent les migrants d’une même localité, dispersée entre plusieurs
continents, mobilisant ainsi un pouvoir de décision qui conditionne toute la vie de la
communauté résidente et influant sur toutes les décisions y compris celles politiques et
institutionnelles. L’illustration nationale de l’importance de l’émigration dans la conduite des
pays est la création depuis Mars 1991 d’un Ministère dédié aux maliens de l’extérieur – et le
Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur.
Tout d’abord, la Table Ronde de Kayes, le Co- développement, le jumelage coopération, etc.
toutes ces institutions ont non seulement modifié les relations de coopération entre le Mali et
la France, mais aussi depuis au moins trente ans ont donné une autre image des phénomènes
migratoires, autres que les aspects financiers.
87
Les associations de migrants et leurs réseaux, l’importance du capital social, qu’ils ont créé,
tant au niveau villageois qu’inter africain et international un important capital social qui
favorise de nouveaux espaces de débats, de proposition pour l’épanouissement des
populations toute chose qui valorise la diaspora malienne.
C’est une nouvelle prise de conscience, qui dépasse les individus, les clans familiaux et
souvent villageois pour souvent englober tout un cercle – comme l’ADCYF – Yélimané, etc.
Ce capital social est à l’origine de l’amplification des transferts financiers.
En partant des flux migratoires nationaux tels qu’ils ressortent des tableaux ci-après on peut
saisir, isoler le poids spécifique des transferts financiers des migrations de la région de Kayes.
Tableau 22: Principales destinations des migrants par régions et type d’activité
Si l’on examine maintenant les transferts, on constate qu’ils varient énormément selon la
région et le type d’activité. Ainsi, le montant moyen des transferts par ménage s’élève à 337
512 FCFA (15 026 FCFA par tête) à Kayes alors qu’il n’est que de 23 251 à Kidal. On mesure
ainsi tout l’impact sur le niveau de vie des ménages de l’émigration vers l’Europe. En matière
de transferts, les migrations vers les autres pays d’Afrique ne se distinguent pas des
migrations rurales.
88
Tableau 23: Migration des chefs de ménages et tranfert d’argent
% ménages Transferts au cours des 12 derniers mois
dont chef % des Montants
Région Montants moyens
du ménage ménages moyens des
des transferts per
migre recevant des transferts
capita en FCFA
transferts reçus (FCFA)
Kayes 17,4 % 56,7 % 337 512 15 026
Koulikoro 31,5 % 29,9 % 27 321 1 201
Sikasso 11,1 % 27,8 % 24 726 1 295
Ségou 18,6 % 31,5 % 24 984 1 378
Mopti 34,8 % 40,2 % 54 244 3 386
Tombouctou 25,8 % 51,6 % 32 942 5 353
Gao 21,6 % 55,8 % 30 179 4 606
Kidal 15,4 % 30,3 % 23 251 3 004
Sources : Enquête CFSVA, données brutes 2005
Plusieurs sources d’estimation des flux de transferts estiment á plusieurs dizaines de milliards
de FCFA le volume des transferts.
L’ensemble des transferts des migrants, tous secteurs confondus, pourrait donc être estimé à
120 milliards en faisant l’hypothèse que les transferts informels sont supérieurs aux transferts
formels.
Nous retenons deux sources, celle de la banque mondiale á travers sa cellule «MIGRATION
AND REMITTANCE » qui estime sur la période de 2000 á 2007 les envois de fonds de
l’étranger comme suit :
Tableau 25: Transfert de fonds par les étrangers résidant au Mali (en millions de USD $)
Les travaux ont porté sur le terrain, sur la France, les Comores, le Mali, le Sénégal.
Le tableau ci-dessous résume les principales données quant au profil des transferts selon les
pays concernés (année de référence : 2005).
90
Tableau 26: Profil des transferts selon les pays
Données comparatives Maroc Sénégal Mali Comores
PIB 43 083 000 6 635 000 4 082 000 307 000 000
000 000 000
Aide publique au développement 2 543 333 574 166 667 575 833 20 833 333
333 333
Montant global des transferts 4 074 000 1 254 000 456 000 72 000 000
000 000 000
Dont corridor France 1 507 000 449 000 000 295 000 70 000 000
000 000
% du PIB 9 19 11 24
% de l’aide publique au 750 218 79 346
développement
% de transferts informels 27 46 73 82
Moyenne reçu annuellement / foyer 2 470 2 925 7 700 2 460
Fréquence annuelle 8 10 6 7
Nombre d’expéditeurs de fonds / 2 2 4 2
foyer
Montant moyen par transfert 309 293 1 283 351
Effort mensuel par migrant 103 122 160 103
Nombre d’enfants directs à chaque 5 5 9 4
foyer
Source : MIGRATION AND REMITTANCE (Banque Mondiale)
Les volumes globaux ne sont pas comparables entre eux du fait de l’hétérogeneité des pays
considerés en terme de taille et de développement économique, ce qui explique en grande
partie les différences constatées. Plus le marché est important, plus l’offre de services de
transferts est diversifiée et performante. A l’inverse, plus le marché global est étroit, plus la
situation de l’offre de services se rapproche des caractéristiques du monopole. Pour
illustration, il suffit de comparer le Maroc au Comores, en termes de PIB et de volume des
transferts. Le Maroc compte 25 banques commerciales et 5 principales sociétés de transferts
rapides, tandisque les Comores ne comptent qu’une seule banque et une seule société de
transfert rapide en situation de quasi monopole.
La fourchette des transferts de fonds par migrant actif est comprise entre 100 et 160 euros par
mois et varie relativement peu (10 à 15% des revenus des migrants).
La grande majorité des envoyeurs de fonds sont des migrants de 1ère génération (80%) donc
les stocks se sont renouvelés sur les anciens corridors (France) et en forte progression sur les
nouveaux corridors.
En observant la place du sous corridor « région parisienne » dans le corridor Mali, 90% du
volume total estimé à quelque 295 millions d’euros, il est opportun de recommander à
91
l’ensemble des organes délibérant des collectivités territoriales de la région, d’accorder à la
gestion du phénomène migratoire autant d’intérêt que les pays et institutions ci-dessus
présentés.
En cela, les partenaires institutionnels notamment les régions et les grandes ONG pensent
jouer un grand rôle d’intermédiation entre la région de Kayes et ces institutions et organismes
de financement, d’appui au développement.
Le tableau ci après des liens de coopération met en évidence cet important potentiel, qui s’est
formé progressivement au cours des trente (30) dernières années, un potentiel de négociation,
de capacités de mobilisation, de compétences et de ressources matérielles et immatérielles,
toute chose indispensable à un développement durable.
Des divers travaux menés sur ces apports des migrants de la région de Kayes ont peut citer ce
qui suit :
Les analyses se basent sur les résultats d’une enquête réalisée auprès de 42 associations de
migrants en France, 31 villages et 21 communes au Mali, soit un total de 260 projets. Le
nombre de membres de ces associations varie de 10 à 1 200 (260 en moyenne).
Les associations de migrants ont participé à la mise en place de plus de 220 réalisations dans
les 31 villages concernés par l’étude. Le montant total des investissements réalisés vers les
villages depuis le début des années 1970 représentait 8,1 milliards de FCFA, soit 262 millions
FCFA en moyenne par village : "Depuis 10 ans, entre 1995 et 2004, les 31 villages et les 21
92
communes ayant fait l’objet de l’enquête au Mali ont reçu de leurs ressortissants en France
environ 2,8 milliards de FCFA, soit plus de 9 millions FCFA par village et par an. En
estimant le nombre d’associations villageoises de migrants à 400, on obtient, en extrapolant
les données de l’échantillon, un envoi annuel collectif des migrants vers la région de Kayes
pour les dix dernières années se situant autour de 36 milliards de FCFA, soit 3,6 milliards de
FCFA par an (près de 5,5 millions d’euros) consacrés à la mise en place de projets collectifs,
chiffre bien supérieur à ce qui est investi annuellement par l’aide publique au développement.
[…] Si l’on ne prend en compte que les cinq dernières années comme base de calcul, le
montant actuellement investi en moyenne annuellement par village est de 10 600 000 FCFA,
permettant de mobiliser près de 5 millions de FCFA supplémentaires auprès de partenaires
financiers extérieurs".
Conclusion d’étape
La population de la région de Kayes est très jeune (57 % de moins de 20 ans). Elle est
inégalement repartie. La zone nord ouest est la plus peuplée (27 habitants au Km2)
comparativement aux zones du sud (10 habitants au km 2) disposant cependant d’un
potentiel économique fort appréciable.
Aussi, les importants flux migratoires (internes et externes), mals maitrisés dirigés surtout
vers les pays de la région ouest Africaine de l’Afrique centrale et orientale, puis les pays de
l’Europe occidentale, impriment un faible taux de masculinité aux cercles de Kayes, Nioro
et yélimané Par ailleurs, les migrations marquent profondement la région par leur impact
financier et socio politique d’une part, et de l’autre les relations franco maliennes.
93
[Link]- Etablissements Humains et armature urbaine de la Région
En 2008 les localités qui ont le statut de ville dans la région de Kayes sont :
Cercles Villes Poulation en 2008
Kourssané 5 884 hts
Maréna-Diombougou 6 244 hts
Cercle de Kayes Koniakary 9 226 hts
Somakidy 6 285 hts
Cercle de Bafoulabé Mahina 7 603 hts
Diankounté Camara 9 821 hts
Diéma 9 205 hts
Cercle de Diéma Diéoura 7 424 hts
Lambidou 7 218 hts
Madiaga Sacko 6 628 hts
Cercle de Kéniéba Dombia 6 121 hts
Kéniéba 1 2379 hts
Cercle de Kita Sébékoro 5 675 hts
Séféto 7 892 hts
Sirakoro 5 907 hts
Kita Gare 10 004 hts
Ségoubougouni 6 084 hts
Tounkarala 6 228 hts
Cercle de Nioro Sandaré 5 574 hts
Trounkoumbé 9 409 hts
Cercle de Yélimané Diongaga 6 921 hts
Gori 5 342 hts
Dionkoulani 6 482 hts
Kerssigané 7 073 hts
Kremis 7 381 hts
Yaguiné 8 631 hts
Kirané 7 832 hts
Sources : Estimations BECIS à partir du RGHP 1998 et des repertoires nationaux des villages
L’armature urbaine est constituée non seulement de ces différentes agglomérations mais
également des chefs lieux de cercles et des communes.
Cette armature urbaine sera constituée en 2031 par les villes suivantes :
95
Bougarybaya 5 361 hts
Djougoun 5 488 hts
Sagabary 5 419 hts
Ségouna 6 696 hts
Kokofata 6 902 hts
Guenikoro 6 833 hts
Moro moro 8 207 hts
Manakoto 5 867 hts
Balandougou 6 124 hts
Boulouli 6 984 hts
Badinko 7 203 hts
Maréna 6 037 hts
Neguebougou 5 193 hts
Niagané 6 115 hts
Dioungounté 6 026 hts
Toukoto 8 866 hts
Makandiambougou 5 180 hts
Niafela 6 018 hts
Saint felix 6 940 hts
Kourounikoto 7 197 hts
Sandaré 9 404 hts
Trounkoumbé 15 874 hts
Diaye coura 9 533 hts
Gavinané 5 284 hts
Diandioumé 5 093 hts
Tourourou 5 913 hts
Guetema 5 131 hts
Cercle de Nioro Koréra koré 5 630 hts
Lakoule 5 133 hts
Nioro tougoumé 6 605 hts
Nomo 5 368 hts
Yéréré 8 393 hts
Diaka 8 617 hts
Diawelykounda 7 143 hts
Youri 9 001 hts
Dioudaga 11 676 hts
Gori 9 012 hts
Djonkoulani 10 936 hts
Kerssigané 11 933 hts
Kermis 12 452 hts
Yaguiné 14 562 hts
Cercle de Yélimané Koméoulou 6 155 hts
Tambacara 6 501 hts
Fanga 6 776 hts
Bandiougoula 7 735 hts
Kodié 7 622 hts
Niogomera 5 490 hts
Yélimané 5 847hts
96
Kirane 13 214 hts
Lakanguemou 7 476 hts
Waikanou 5 694 hts
Dialaka 6 789 hts
Lambatara 5 858 hts
Maréna 5 182 hts
97
98
Conclusion d’étape
L’examen de l’armature urbaine laisse apparaitre aujourd’hui 34 centres urbains. La
vitesse d’urbanisation conduira au triplement du nombre des villes. Ce qui va engendrer
une forte pression sur les terres agricoles et les espaces pastoraux. En plus, il faut prévoir
une forte demande en infastructures de tous ordres et des besoins nouveaux à satisfaire.
A l’horizon 2031, il y aura trois pôles d’urbanisation marquée, le pôle nord KAYES,
Yelimané, Nioro, à travers la vallée de la Kolombiné, le pôle sud autour de kita et le pôle
intermediaire autour de l’axe Diéma, Bafoulabé, Kéniéba.
A l’instar du pays, l’économie de la région repose essentiellement sur les activités du secteur
primaire (agriculture, élevage, pêche et cueillette), qui contribuent fortement aux richesses de
la région. Ce secteur occupe environ plus de 80% de la population active et fournit plus des
trois quarts des recettes d’exportation.
[Link]. Agriculture
99
Tableau 27 : Distribution de la population agricole de la région de Kayes selon le groupe
d'âges et le sexe
100
Tableau 29 : nombre de personnes vivant autour des différentes cultures par cercle
Selon l’analyse des données du tableau 29, nous retenons que la culture du sorgho connaît un
engouement dans la région compte tenu du nombre de personnes qui vivent au tour de cette
culture (21,2 %). Elle est suivie de la culture de l’arachide, 21,1 % et de la culture du maïs,
18,4 %. Le coton avec seulement 5,4 % des personnes est de loin la culture la moins pratiquée
dans la région. Elle est d’ailleurs pratiquée dans les cercles de Kita et de Bafoulabé.
101
Tableau 31 : Répartition régionale de la superficie cultivée (en ha) en céréales
Les données du tableau 32 nous indiquent que plus de la moitié des superficies consacrées aux
céréales est cultivée en sorgho (55,2 %) tandis que la superficie cultivée en fonio ne
représente que 1,5 % des superficies consacrées aux céréales de la région.
102
Tableau 32 : Evolution des superficies, productions, rendements du mil dans les cercles de la région de Kayes
1. Cultures pluviales
Cercles Kayes Bafoulabé Dièma Kéniéba Kita Nioro Yélimané
Camp. Sup(Ha) prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt
1990/91
1991/92
1992/93
1993/94 435 173 400
1994/95 1282 1025 800
1995/96 2218 998 450 789 560 710 133 126 945
1996/97 2505 1754 700 1689 1326 799 6720 4704 700 140 126 900 6500 4225 650 0 0 0
1997/98 2460 1353 550 1615 1177 750 6650 2518 378 140 123 878 5185 2237 430 0 0 0
1998/99 2485 1503 605 1693 1361 804 6300 4561 724 150 110 735 7362 6994 950 4095 1720 420 0 0 0
1999/00 2582 1933 750 2175 1740 800 7097 5322 750 220 171 779 5366 4947 922 5817 3781 650 0 0 0
2000/01 1582 903 571 2090 1417 678 6964 4422 635 225 172 764 8062 6603 819 6145 3017 491 0 0 0
2001/02 2800 1400 500 2185 1420 650 5497 2749 500 246 148 600 9243 5546 600 6400 2944 460 0 0 0
2002/03 840 311 370 2350 1410 600 8045 3620 450 285 200 700 8080 6755 836 6043 1209 200 0 0 0
2003/04 3007 2556 700 2580 2322 750 8380 6620 786 315 284 821 10380 9394 880 9810 6867 562 0 0 0
2004/05 2800 1736 620 2340 1825 780 8172 4086 500 425 340 800 12350 9880 800 9034 4065 450 23 10 450
2005/06 2500 1875 750 2000 1600 800 8700 6960 800 571 485 850 10560 8448 800 8315 5821 700 24 17 700
2006/07 1907 1240 650 1990 1789 899 8740 6642 760 1039 831 800 11861 10793 910 8950 6623 740 34 24 700
2007/08 2270 1703 750 1410 1199 850 12366 9893 800 1088 914 840 11300 9605 850 10040 7530 750 31 25 800
2277 1516 627 2081 1608 761 8026 5488 671 456 366 769 9456 7897 837 7465 4358 542 11 8 265
La superficie moyenne annuelle la plus élevée des 10 dernières années se situe dans le cercle de Kita (9456 ha), il est suivi du cercle de Diéma
avec 8026 ha, quant aux cercles de Nioro, ils ont des superficies comprises entre 4358 et 7500 ha,
Concernant la production c’est toujours Kita qui affiche la plus grande valeur soit 7897 tonnes, Diéma et Nioro viennent ensuite avec des
productions respectives de 5488 tonnes et 4358 tonnes.
Avec un rendement de 837 kg/ha, Kita affiche le plus grand rendement, Kenieba et Bafoulabe suivent avec des rendements respectifs de 769 et
761 kg/ha.
103
L’évolution de la production de mil dans la région de Kayes durant les quinze (15) dernières
années est en nette croissance (figure 1).
Durant cette période les superficies cultivées mais aussi rendement ont progressé. Cependant
le rendement moyen reste faible. Il est de 713 kg/ha pour la région sur la même période.
104
Tableau 33 : Evolution des superficies, productions, rendements du sorgho dans les cercles de la région de Kayes
1. Cultures pluviales
Cercles Kayes Bafoulabé Dièma Kéniéba Kita Nioro Yélimané
Camp. Sup(Ha) prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt
1990/91
1991/92 23413 17560 750 3160 2907 920 8630 6904 800
1992/93 23340 12464 534 2500 1750 700 7000 1799 257
1993/94 12423 6435 518 6256 4348 695
1994/95 24810 20915 843 9035 8583 950
1995/96 22770 15939 700 19608 16177 825 8568 7934 926 5686 4549 800
1996/97 27300 24570 900 11645 10480 900 45600 41040 900 15255 15255 1000 - - - 39835 29875 750 8866 5320 600
1997/98 26800 18760 700 35625 29604 831 45570 35636 782 23650 23650 992 - - - 34325 19975 598 6580 3751 570
1998/99 29110 29110 704 35255 33999 967 43624 29882 685 24850 24850 877 42727 46188 1081 28643 17014 594 9945 6763 680
1999/00 30666 30666 900 36700 36955 1050 47145 37716 800 21800 21800 1031 47860 50253 1050 35000 28000 800 11410 10360 908
2000/01 22369 22369 630 31235 26112 836 43045 32714 760 31235 31235 836 55513 58178 1048 28386 15158 534 12329 9593 770
2001/02 26570 26570 650 31350 21945 700 37623 22574 600 23720 23720 850 56118 50506 900 27370 13885 500 8632 5162 598
2002/03 8325 8325 500 32786 21311 650 29645 16305 550 23275 23275 800 58603 58486 998 9538 3815 400 2273 909 400
2003/04 26244 26244 900 23200 22040 950 52062 46856 900 17000 17000 987 39168 39364 1005 43411 34729 800 9350 10341 1106
2004/05 24308 24308 730 24782 22304 900 29186 24494 600 23167 23167 1000 59669 56686 950 34509 20705 600 4050 2470 610
2005/06 22500 22500 850 31500 29925 950 27000 24840 920 23384 22916 980 54625 51894 950 27035 22980 850 7840 6664 850
2006/07 12423 12423 680 23247 19039 819 26850 21480 800 18840 14978 795 51730 51730 1000 18880 13782 730 8125 5688 700
2007/08 12741 12741 800 25627 23064 900 15980 12784 800 2100 18732 892 58639 46811 800 23490 18792 800 12596 11336 9OO
21526 21526 734 29568 25669 872 35216 26965 742 20937 22167 905 52465 51010 978 27626 18886 661 8655 6929 736
Total 376112 331899 12289 368220 317612 12898 443330 346321 9097 256844 268512 11966 524652 510096 9782 350422 238710 7956 138603 104540 11294
105
Concernant la production c’est toujours Kita qui affiche la plus grande production soit 51 010
tonnes, Diéma et Bafoulabé viennent ensuite avec des productions respectives de 26965
tonnes et 25669 tonnes. Yelimané avec une production de 6929 tonnes occupe la dernière
place.
Avec un rendement de 978 kg/ha, Kita affiche le plus grand rendement, Kenieba et Bafoulabe
suivent avec des rendements respectifs de 905 et 872 kg/ha. Le cercle de Nioro affiche le
plus faible rendement, avec 661 kg/ha.
106
Tableau 34 : Evolution des superficies, productions, rendements du maïs dans les cercles de la région de Kayes
1. Cultures pluviales
Cercles Kayes Bafoulabé Dièma Kéniéba Kita Nioro Yélimané
Camp. Sup(Ha) prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt
1990/91
1991/92 15253 20744 1360 2012 2113 1050 2540 2159 850
1992/93 13416 6856 511 1500 945 630 2000 116 580
1993/94 11085 4168 376 1787 1303 729
1994/95 22662 22662 1000 2040 1836 900
1995/96 16408 13947 850 7354 6435 875 4640 4916 1059 1050 735 700
1996/97 26730 21384 800 6818 7491 1100 1455 1455 1000 6107 7328 1200 733 586 800 2700 2160 800
1997/98 23500 16450 700 11755 11248 1042 1504 695 462 9970 15154 1519 610 365 598 1988 696 350
1998/99 24570 19337 787 11149 11188 1003 1292 904 700 10500 14920 1421 10270 16633 1619 414 269 652 1536 978 637
1999/00 26100 24795 950 12420 13449 1100 1610 1401 870 12390 13185 1064 10605 17498 1650 524 445 850 4105 3900 950
2000/01 20724 16268 785 11685 10365 887 1625 980 775 11780 13700 1163 16622 26396 1588 821 447 545 4513 4107 910
2001/02 22100 16575 750 10500 8922 850 1282 769 600 12385 11766 950 16628 16628 1000 404 162 400 3161 1432 453
2002/03 4360 2180 500 9375 7031 750 2030 1218 600 11378 12519 1100 16318 27251 1670 149 52 350 1353 541 400
2003/04 24415 23194 950 12700 18669 1470 2030 1883 927 13273 15503 1168 16000 20380 1274 1315 1052 800 6150 5884 957
2004/05 7200 3888 540 8974 8525 950 1648 824 500 8990 11238 1800 14237 19932 1400 745 410 550 1620 972 600
2005/06 9000 9474 950 5675 6810 1200 1488 1414 950 6175 9263 1500 7900 11060 1400 561 533 950 550 523 950
2006/07 5093 3565 700 5692 5692 1000 2980 2771 930 7262 7262 1000 20200 30300 1500 490 441 900 375 338 900
2007/08 6160 5236 850 9725 11670 1200 3222 3061 950 10500 12600 1200 18963 22756 1200 445 401 950 389 370 950
14972 12451 776 9790 10232 1041 1921 1523 780 10463 12196 1237 14774 20883 1430 587 421 695 2375 1905 771
Sup : exprimée en hectare Produ : en tonnes Rendement : kg/Ha cf CMDT (Kita)
La superficie moyenne annuelle la plus élevée des 10 dernières années se situe dans le cercle de Kayes (14 972 ha), il est suivi du cercle de Kita
avec 14 774 ha, quant aux cercles de Kenieba et de Bafoulabe, ils ont des superficies comprises entre 9500 et 10 500 ha, soit respectivement,
9790 ha et 10 463 ha. C’est Nioro qui affiche la plus faible moyenne soit 421 ha.
Concernant la production c’est Kita qui affiche la plus grande production soit 20 883 tonnes, Kayes et Kenieba viennent ensuite avec des
productions respectives de 12 451 tonnes et 12196 tonnes.
Avec un rendement de 1430 kg/ha, Kita affiche le plus grand rendement, Kenieba et Bafoulabe suivent avec des rendements respectifs de 1237
et 1041 kg/ha. Le cercle de Nioro affiche le plus faible rendement, avec 695 kg/ha.
107
La figure 3 illustre l’évolution de la production de maïs dans la région de Kayes. On constate
une augmentation de la superficie et de la production depuis les campagnes 1993/04 jusqu’en
2003/04. Depuis lors les superficies n’ont fait que baisser. Quant aux rendements, ils
demeurent très faibles avec seulement 1 031 kg /ha comme moyenne sur les 15 dernières
années écoulées.
Figure 3 : Évolution de la superficie, production et rendement du maïs dans la région de
Kayes
108
Tableau 35 : Evolution des superficies, productions, rendements de l’arachide dans les cercles de la région de Kayes
1. Cultures pluviales
Cercles Kayes Bafoulabé Dièma Kéniéba Kita Nioro Yélimané
Camp. Sup(Ha) prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt
1990/91
1991/92 16095 12071 750 2000 1000 500 1445 1012 700
1992/93 10753 1677 156 2800 3220 1150 950 193 203
1993/94 2877 788 274 1450 831 573
1994/95 17735 16795 947 1784 1249 700
1995/96 10395 3119 300 8387 6500 775 4465 3852 863 995 498 500
1996/97 12800 10240 800 14000 12748 910 8292 7463 900 5814 5523 950 - - - 6890 5512 800 1550 930 600
1997/98 12000 7200 600 14415 12308 854 7980 7445 932 10650 9798 920 - - - 6465 3938 609 1520 865 569
1998/99 14720 9632 654 17000 13114 880 5697 3965 696 10621 9665 910 21194 2027 957 6100 3660 600 4080 2203 540
1999/00 15066 11979 800 16295 15530 953 9280 6960 750 15822 15310 870 19300 17023 882 6200 3720 600 6615 5557 840
2000/01 11334 7911 698 14169 11675 824 8420 6753 802 16341 14053 860 29290 28783 846 5144 2335 454 6994 3357 480
2001/02 14010 6725 480 14600 11680 800 8977 6284 700 17200 14620 850 34000 30600 900 4985 2069 415 5314 3141 591
2002/03 4337 1735 400 13313 9319 700 9495 3798 400 15435 11576 750 26850 21480 800 2645 661 250 179 54 300
2003/04 15078 12816 850 14728 14728 1000 7323 6847 935 12408 12247 987 23900 22753 952 7000 5600 800 6670 7937 1190
2004/05 13500 6075 450 9000 7200 800 7680 2304 300 14250 12825 900 25925 23332 900 8000 2800 350 4200 1890 450
2005/06 17000 12750 750 19550 18573 950 7990 6792 850 18400 16560 900 29585 26627 900 7490 5992 800 4700 3525 750
2006/07 9149 5947 650 16020 15219 950 10000 8600 860 16032 15230 950 29450 26505 900 8185 6793 830 7092 2660 650
2007/08 11272 9018 800 17340 20808 1200 9915 9419 950 1900 28444 850 29941 8522 950 8970 5722 950 7644 5733 750
12547 8459 653 15202 13785 906 8478 6172 724 13841 15053 883 26944 20765 899 6472 3935 605 5349 3606 654
Pour l’arachide, la superficie moyenne annuelle la plus élevée des 10 dernières années se situe dans le cercle de Kita (26944 ha), il est suivi du
cercle de Bafoulabé avec 15202 ha, quant aux cercles de Kenieba et de Kayes, ils ont des superficies comprises entre 12000 et1300 ha, soit
respectivement, 13841 ha et 12547 ha.
Concernant la production c’est Kita qui affiche la plus grande production soit 20765 tonnes, Kenièba et Bafoulabé viennent ensuite avec des
productions respectives de 15053 tonnes et 13755 tonnes. Yelimané avec une production de 3606 tonnes occupe la dernière place.
Avec un rendement de 906 kg/ha, Bafoulabé affiche le plus grand rendement, Kita et Kenièba suivent avec des rendements respectifs de 899 et
883 kg/ha.
109
Tableau 36 : Evolution des superficies, productions, rendements du niébé grain dans les cercles de la région de Kayes
1. Cultures pluviales
Cercles Kayes Bafoulabé Dièma Kéniéba Kita Nioro Yélimané
Camp. Sup(Ha) prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt sup prod rdt
1990/91
1991/92
1992/93
1993/94
1994/95 62 50 800
1995/96 46 7 150 18 5,2 400
1996/97 225 90 400 1875 750 400 5225 2090 400 0 0 0 - - - 15935 6374 400 0 0 0
1997/98 150 60 400 4000 400 100 4770 2106 441 0 0 0 - - - 14110 1594 133 0 0 0
1998/99 150 85 560 3750 4714 257 13260 1989 150 0 0 0 762 413 542 5800 1566 270 0 0 0
1999/00 7704 3082 400 5000 1250 250 13500 4050 300 0 0 0 769 344 447 5500 1650 300 0 0 0
2000/01 2420 465 192 1047 162 155 12195 5796 475 0 0 0 1007 477 474 9863 3856 391 0 0 0
2001/02 2110 338 160 454 68 150 11514 2188 190 0 0 0 1009 252 250 12150 4131 340 0 0 0
2002/03 586 70 120 721 144 200 4939 593 120 0 0 0 543 163 300 5558 500 90 0 0 0
2003/04 2707 812 300 467 149 320 7648 4742 620 0 0 0 390 254 650 18000 5400 300 950 285 300
2004/05 2800 532 190 1250 687 550 4200 630 150 0 0 0 5600 3640 650 20000 4000 200 900 279 310
2005/06 2625 1312 500 1950 1073 550 5590 3074 550 0 0 0 3750 2438 650 11000 5500 500 410 205 500
2006/07 2155 797 370 2040 816 400 5600 2520 450 7 3 400 3500 1400 400 12410 4968 400 4044 1754 434
2007/08 2450 906 370 1920 768 400 5800 2600 450 24 10 400 4500 1800 400 14375 5750 400 3700 1606 434
2571 840 316 1860 983 323 8425 2818 346 3 1 80 2183 1118 476 11466 3732 319 1000 413 198
La superficie moyenne annuelle la plus élevée des 10 dernières années se situe dans le cercle de Nioro (11466 ha), il est suivi du cercle de Diema
avec 8425 ha, quant aux cercles de Kayes et de Kita, ils ont des superficies comprises entre 2100 et 2500 ha, soit respectivement, 2571 ha et 2183
ha.
Concernant la production c’est Nioro qui affiche la plus grande valeur soit 3732 tonnes, Diema et Kita viennent ensuite avec des productions
respectives de 2818 tonnes et 1118 tonnes.
Avec un rendement de 476 kg/ha, Kita affiche le plus grand rendement, Diema et Niori suivent avec des rendements respectifs de 346 et 319
kg/ha.
110
Figure 4 : Évolution de la superficie, production et rendement du riz de bas fonds dans la
région de Kayes
La superficie moyenne annuelle la plus élevée des 10 dernières années se situe dans le cercle
de Kita (4879 ha), il est suivi du cercle de Kenieba avec 3090 ha, quant aux cercles de Kayes
et de Bafoulabe, ils ont des superficies comprises entre 1400 et 2000 ha, soit respectivement,
1483 ha et 2020 ha.
Concernant la production c’est Kita qui affiche la plus grande valeur soit 5956 tonnes,
Kenieba et Bafoulabé viennent ensuite avec des productions respectives de 4339 tonnes et
1905 tonnes.
Avec un rendement de 1379 kg/ha, Kenieba affiche le plus grand rendement, Bafoulabe et
Kita suivent avec des rendements respectifs de 1143 et 1118 kg/ha.
Figure 5 : Évolution de la superficie, production et rendement du fonio dans la région de
Kayes
111
La superficie moyenne annuelle la plus élevée des 10 dernières années se situe dans le cercle
de Keniéba (5971 ha), il est suivi du cercle de Kita avec 1768 ha, quant aux cercles de
Bafoulabe et de Kayes, ils ont des superficies respectives de 1457 ha et 28 ha.
Concernant la production c’est Kenieba qui affiche la plus grande valeur soit 3591 tonnes,
Kita et Bafoulabe viennent ensuite avec des productions respectives de 861 tonnes et 767
tonnes.
Avec un rendement de 597 kg/ha, Kenieba affiche le plus grand rendement, Bafoulabe et Kita
suivent avec des rendements respectifs de 497 et 438 kg/ha.
La production de Coton :
La production encadrée du coton par la CMDT a demarrée, il y a de cela 13 ans dans le cercle
de Kita et Bafoulabé.
Tableau 37 : Evaluation de la production cotonnière (T) dans les différentes zones CMDT au
Mali
Années 1992/ 1993/94 1994/95 1995/96 1996/97 1997/98 1998/99 1999/00 2000/01
Régions 93
Kayes
Djidjan 1706 3746 5306 4697 3106
Kita 3039 2094 4496 7902 6340 4032
Kokofata 1661 3435 11198 18276 13846 10483
Sébékoro 6898 4451 7597 9273 7484 4806
DR KITA 0 0 0 11598 11685 27037 40757 32362 22427
Tot 3072 229339 277166 390088 430074 493976 483680 429989 229641
CMDT 34
SOS KBK 93 754 3015
OHVN 1209 10151 12840 15851 21958 28927 34684 29134 13085
7
Total 3194 240244 293021 405939 452032 522903 518364 459123 242726
Mali 24
Années 2001/ 2002/03 2003/04 2004/05 2005/06 2006/07 2007/08 Total
Régions 02 général
Kayes 35
Djidjan 5486 5275 6936 7031 6316 5352 2457 57 414
Kita 6545 5927 7737 11049 9426 8445 4671 81 703
Kokofata 1574 14634 12654 14441 13509 12226 7684 149 789
3
Sébékoro 8262 9419 11109 14391 14337 11808 6203 111 038
DR KITA 3603 35255 38436 46912 43588 37831 21015 404 944
6
Tot 5354 417500 593126 558034 508396 398501 231845 9 294
CMDT 67 990
SOS KBK 169 140 61 4232
OHVN 3552 22222 27539 31577 25607 16403 10393 463435
2
Total 570 439 722 620 665 589 780 534 143 414 965 242 238 9 762
Mali 989 657
Au cours de cette periode, la production a été superieure à 25 000 tonnes, pendant huit (8)
ans.
Mais depuis que le secteur cotonnier subit une réelle crise, comme dans les autres régions, la
production cotonnière fluctue à la baisse.
Après avoir presenté la situation de la production agricole et les disparité entre les cercles
selon l’importance des producteurs mil, sorgho,mais, arachide, riz, coton, mais aussi mis en
112
évidence la faiblesse des rendements, il faut essayer de comprendre les raisons de ces
performances.
La source principale des raisons, est le niveau et la qualité du patrimoine des unités de
production, leur niveau d’équipement et d’accès et d’emploi des intrants comme les semences
ameliorées, les fumures minerales et organiques, et l’accès spécifique au crédit.
Outre les ressources humaines, ce sont :
• Le foncier
• Le cheptel
• L’équipement oratoire et de transport
• Les intrants de performance : semences et fertilisants
• Le credit agricole
Le foncier
L’examen des données du RGA, qui mettent en évidence la structure des unités de production
familiale, la quelle structure se modifie lentement, nous renseignent que dans la région, ces
unités sont de petit taille, avec une superficie moyenne inferieur à 3 ha.
Tableau 38 : Répartition par cercle de la région de Kayes des effectifs du cheptel selon
l'espèce
Tableau 39 : Répartition régionale des effectifs de la volaille selon les espèces (%)
113
Equipement et emploi de l’Equipement
L’analyse des données du tableau 88 indique le labour par attelage est le plus importants dans
la région et concerne en moyenne 70,5 % des superficies cultivées. Le labour manuel est plus
important dans le cercle de Kéniéba (77 % des superficies cultivées). Le mode motorisé est
peu développé dans les cercles de Yélimané et de Kayes au niveau desquels il concerne
respectivement 8,8 % et 5,9 % des superficies cultivées.
En moyenne, 21,77 % seulement des exploitations de la région sont équipées en attelage. Les
exploitations de Diéma sont plus équipées en attelage (83,35 %). Le cercle de Nioro connaît
le taux d’attelage le plus faible avec seulement 8,86 % des exploitations.
Selon le mode de travail du sol, plus de la moitié de la superficie cultivée (52,68 %) est
cultivée par attelage. Ce qui dénote que l’attelage est le mode le plus important dans la région.
La superficie cultivée par mode motorisé ne dépasse pas 4 %.
114
Tableau 41 : Répartition par cercle de la région de Kayes des superficies cultivées selon le type de labour
Partiellement en Partiellement en
Manuel Attelé Motorisé attelé et en manuel et en Total
Cercle
motorisé motorisé
Ha % Ha % Ha % Ha % Ha % Ha %
Kayes 3 174 12,5 20 703 81,6 1 496 5,9 0 0 3 0,0 25 376 100
Bafoulabé 9 673 25,7 27 969 74,2 40 0,1 0 0 0 0,0 37 682 100
Diéma 3 756 10,6 30 472 88,0 415 1,2 0 0 0 0,0 34 643 100
Kéniéba 15 456 77,4 4 499 22,6 8 0,0 0 0 0 0,0 19 963 100
Kita 19 206 34,8 32 024 58,0 2 597 4,7 1 414 2,5 0 0,0 55 241 100
Nioro 3 898 13,3 25 475 86,7 0 0,0 0 0 0 0,0 29 373 100
Yélimané 1 698 10,8 12 627 80,4 1 373 8,8 0 0 0 0,0 15 698 100
Total 56 862 26,1 153 770 70,5 5 928 2,7 1 414 0,7 0 0,0 217 974 100
Sources : RGA 2004/2005 et compilation BECIS/ Sept. 2008.
115
Autres biens d’équipement et de confort
Les unités de production possèdent d’autres équipements, de locomotion de confort et de production
énergétique (groupe électrogène).
Le tableau 43 indique les types d’équipements possédés par les exploitations de la région. Il résulte
de l’analyse des données de ce tableau que la radio, la bicyclette et la charrette sont les équipements
les plus importants avec respectivement 31,23 %, 22,38 et 20, 33 % des exploitations qui en
possèdent au moins (1).
Kayes Total
Type d’équipement Nombre Nombre %
%
d’exploitation d’exploitation
Moulin manuel 12 535 5.47 41 019 5
Foyer amélioré 14 729 6.43 80 873 10
Réchaud à gaz 899 0.39 12 188 2
Poste radio 71 577 31.23 542 277 67
Magnéto scope 2 603 1.14 23 110 3
Poste téléviseur 8 308 3.63 70 596 9
Groupe électrogène 1 120 0.49 6 434 1
Réfrigérateur/ 6 704 1
1 202
congélateur 0.52
Mobylette/ 146 389 18
18 325
motocyclette 8.00
Bicyclette 51 293 22.38 378 752 47
Charrette 46 595 20.33 348 174 43
Total 220 186 100.00 805 194 -
Sources : RGA 2004/2005 et compilation BECIS/ Sept. 2008.
Les intrants d’amélioration des performances, les semences améliorées et les fertilisants.
Les semences améliorées et leurs emplois :
Seul 11% des unités familiales de production emploi les semences améliorées comparativement au
plan nationaloù ce sont 20 %
Tableau 43 : Répartition des exploitations ayant accès aux semences améliorées par région et par
sexe du chef d'exploitation
Masculin Féminin Total
Exploitations Effectif total Exploitations Effectif total Exploitations Effectif total
Région ayant accès des ayant accès des ayant accès des
% % %
aux semences exploitations aux semences exploitations aux semences exploitations
améliorées avec parcelle améliorées avec parcelle améliorées avec parcelle
Kayes 10 395 11 92 433 217 6 3 862 10 612 11 96 497
Total 137 918 21 672 211 1 507 7 20 849 139 426 20 694 560
Sources : RGA 2004/2005 et compilation BECIS/ Sept. 2008.
Le tableau 45 ci-dessous montre la répartition par cercle de la région de Kayes des exploitations
agricoles ayant accès aux engrais selon le sexe du chef d'exploitation. Globalement on constate une
faible utilisation des engrais chimiques dans la région de Kayes où seulement 10% des parcelles
116
avaient reçues en 2004/05 un engrais chimique. Suivant le cercle l’utilisation des engrais chimiques
est inégalement répartie. C’est au niveau de Kita que l’on rencontre le plus fort taux d’utilisation
d’engrais chimique avec 47,5%. Il est suivi des cercles de Bafoulabé et de Diéma où les taux sont
de 7,3% et 6,3% respectivement.
En ce qui concerne la répartition régionale de la superficie cultivée selon le type de fertilisant utilisé
le tableau 45 montre toute l’importance de la superficie occupée par la fumure organique avec plus
de 63% au niveau régional et plus de 52% des superficies cultivées sur le plan national. Par contre
les engrais chimiques sont utilisés sur des superficies relativement faibles (18,7% sur la région et
20,6% sur l’ensemble du pays).
A l’intérieur des cercles, en dehors de Kita et Bafoulabé (avec 36,2 et 10,6% respectivement), on
constate une faible utilisation de des engrais chimiques dans les autres cercles. Ce faible niveau
d’utilisation est lié à la part moins importante du coton dans les assolements.
Tableau 45 : Répartition par cercle de la région de Kayes de la superficie cultivée avec des
fertilisants
Cercle Fumure Engrais Engrais + Total
organique chimique fumure
organique
Ha % Ha % Ha % Ha %
Kayes 6 874 98,8 80 1,2 - - 6 954 100
Bafoulabé 10 171 86,7 1 244 10,6 315 2,7 11 729 100
Diéma 14 998 94,5 100 0,6 773 4,9 15 872 100
Kéniéba 4 624 93,0 351 7,0 - - 4 975 100
Kita 10 076 27,0 13 319 36,2 13 398 36,4 36 793 100
Nioro 1 986 100 - - - - 1 986 100
Yélimané 2 447 99,5 13 0,5 - - 2 460 100
Total 51 176 63,4 15 106 18,7 14 487 17,9 80 769 100
Sources : RGA 2004/2005 et compilation BECIS/ Sept. 2008.
117
Tableau 46 : Répartition par cercle de la région de Kayes des exploitations agricoles ayant accès aux engrais chimiques selon le sexe du chef
d'exploitation
Cercle Sexe du chef d’exploitation Total
Masculin Féminin
Nombre % Nombre % Nombre % Nombre % Nombre % Nombre %
d’exploitation d’exploitation d’engrais d’exploitation d’exploitation d’engrais d’exploitation d’exploitation d’engrais
ayant accès à ayant accès à chimique ayant accès à ayant accès à chimique ayant accès à ayant accès à chimique
l’engrais des parcelles utilisé par l’engrais des parcelles utilisé par l’engrais des parcelles utilisé par
chimique parcelle chimique parcelle chimique parcelle
Kayes 93 100 15 314 0,6 0 0 656 0 93 100 15 970 0,6
Bafoulabé 938 91 13 381 7,0 93 9,0 797 11,7 1 031 100 14 178 7,3
Diéma 501 100 7 890 6,3 0 0 124 0 501 100 8 014 6,3
Kéniéba 153 100 13 623 1,1 0 0 1 522 0 153 100 15 145 1,0
Kita 7 811 100 16 445 47,5 0 0 0 0 7 811 100 16 445 47,5
Nioro 0 0 15 500 0 0 0 466 0 0 100 15 966 0
Yélimané 100 100 10 281 1,0 0 0 498 0 100 100 10 779 0,9
Total 9 596 99,0 92 434 10,4 93 1,0 4 063 2,3 9 689 100 96 497 10,0
Sources : RGA 2004/2005 et compilation BECIS/ Sept. 2008.
Selon le sexe on constate un écart considérable quant à l’accès aux engrais chimiques entre homme et femme. 99% des exploitations ayant accès aux
engrais chimiques sont des hommes contre seulement 1% pour les femmes.
118
Accès aux services
Les exploitations agricoles de la région de Kayes ont peu accès ou du moins ont peu recours au
crédit. En 2004/05, seulement 3,74% avaient recours au crédit par rapport aux autres régions du
pays.
La population agricole de la région (1 273 221 individus), repartie entre 173 832 exploitations
agricoles répresente 14,3 %. Analphabète à 70 % elle a peu recours au credit agricole.
L’agriculture reste tributaire de la pluviometrie, et est caracterisée par son faible rendement du
fait d’un usage limité des intrants agricoles (semences améliorées, angrais minéraux, fumures
organiques).
Néamoins cette agriculture reste diversifiée et dominé par les céréales (mil, sorgho, mais).
Cependant les cultures comme l’arachide et le coton sont également importantes dans la région,
même si elle rencontre des difficultés d’ordre national.
Les produits forestiers (gomme arabique, pain de singe, jujubes) connaissent aujourd’hui un
regain d’interet et participent à la diversification de l’agriculture.à l’instar du Fonio et des
produits maraichers.
Le personnel du secteur du développement rural et de l’environnement (production végétale,
animale, gestion de l’environnement) est insuffisant tant en nombre qu’en qualité au regard des
défis à reléver.
1.1-5.2. Elevage
L’élevage constitue une des principales activités des populations de la région de Kayes. Il occupe
presque toute la population active.
L’élevage dans la région de Kayes est typiquement extensif, les pâturages constituent pour une
grande proportion les principales sources d’alimentation des animaux. Deux systèmes d’élevage
sont rencontrés : la transhumance et le sédentarisme.
Il ressort des constats que dans la partie sud de la région, il existe un élevage sédentaire dans lequel
un effectif réduit de vaches laitières et les bœufs de labour séjournent dans les terroirs villageois
durant toute l'année et l’élevage transhumant concerne le gros du troupeau, lequel séjourne dans les
pâturages du Sahel pendant la période des cultures (hivernage) et au sud dans les zones agricoles
après les récoltes.
Les parcours naturels constituent la base de l'alimentation des ruminants. Pendant la saison des
pluies, les animaux pâturent les jachères et les zones incultes impropres à l'agriculture, exploitent de
façon intensive les zones situées aux alentours des villages dans un rayon de 4 à 5 km laissant les
zones éloignées sous exploitées.
Après les récoltes, le pâturage devient continu et les animaux profitent des parcours et des résidus
119
de récolte. Ils pâturent en liberté et restent sur les parcours plusieurs jours: c'est la divagation.
Les abords des cours d'eau et les endroits de repousse régénérés par les feux de brousse précoces
constituent les lieux privilégiés de pâture. Les animaux reconstituent leur réserve.
De façon générale, les pâturages concernent des aires où la végétation est constituée en majorité
d’herbes et de peuplements ligneux. Ils se situent dans des dépressions et souvent sur des bas de
pentes.
Cependant, il faut signaler que les forêts classées et réserves de faune constituent des pâturages
potentiels et la région en compte un grand nombre.
La carte n°- ci dessous donne la situation des pâturages de la région.
Concernant la situation des pâturages, nous concluons qu’elle est satisfaisante, tant sur le plan
capacité de charge que sur le plan diversité des ressources.
120
121
Situation zoo sanitaire
Sur le plan Zoo sanitaire, il faut remarquer que les vaccinations contre les principales maladies sont
régulièrement faites, ce qui dénote de l’encadrement satisfaisant des populations d’éleveurs.
Cependant, en 2007, neuf suspicions de maladies réputées légalement contagieuses ont été
enregistrées au cours de l’année 2007. Tous ces foyers ont pu être maîtrisés grâce à l’application
rigoureuse des mesures de police sanitaire édictées par les textes réglementaires.
Les taux de mortalité les plus élevés furent enregistrés dans les entités avicoles. (Voir Annexe 3)
Deux suspicions de PPCB ont été confirmées par le LCV. Aussi la surveillance de la Grippe aviaire
fut particulièrement renforcée par :
- l’acquisition de moyens logistiques (véhicules, motos),
- l’exécution des missions de surveillance dans les marchés, foires, exploitations avicoles,
frontières,
- la fourniture des équipements de protection individuelle (masques, matériels de
prélèvement, etc.).
Le personnel de ssoutien et les mandataires dans la région pour l’exécution des campagnes de
vaccination
La campagne de vaccination 2006/07 a été conduite par un effectif de 112 agents, dont 67 du
secteur public et 45 du secteur privé. A l’analyse des tableaux il est à noter que ce personnel est très
insuffisant surtout du côté du secteur public qui a en plus de son effectif vieillissant. Des secteurs
comme Kéniéba en dehors de l’absence de mandataire ne comptent, que deux (02) agents pour
couvrir tout le cercle.
NB :
- VIE : Vétérinaires et Ingénieurs d’Elevage
- ISA : Ingénieurs des sciences appliquées de spécialité élevage
- ATE : Agents Techniques d’Elevage
Cliniques :
Kayes : 3
Kita : 1
122
Effectif du cheptel
En 2007, le cheptel de la région de Kayes était estimé à plus d’un million de bovins, 887 250
caprins et 632 100 ovins. Les espèces de porcins et de camelins sont très moins importantes. Elles
représentent respectivement 0,02 % et 0,04 % du cheptel de la région.
Pour les espèces de bovins, ovins, caprins, équins et asins, le cheptel des cercles de Kayes et de
Nioro est de loin le plus important avec respectivement 22 et 19 % du cheptel de la région.
Production de viande
Selon les données de l’abattoir régional de Kayes et du SLPIA, nous notons que:
- Le poids moyen des carcasses chez les mâles entiers a été de 146,62 kg
- Le poids moyen des carcasses chez les mâles castrés a été de 139,44 kg
- Le poids moyen des carcasses chez les femelles a été de 99,84 kg
- Le poids moyen des carcasses bovines a été de 129,71 kg
- Le poids moyen des carcasses ovines a été de 15,17 kg
- Le poids moyen des carcasses caprines a été de 14,54 kg
- Le poids moyen des carcasses camélines a été de 246,25 kg
L’analyse des données des abattages contrôlés du tableau 148 nous indique que la viande provient
principalement des espèces de caprins, d’ovins et de bovins représentant respectivement 44%, 23 %
et 33% des animaux abattus.
La production moyenne de viande de l’ensemble des cercles est de 682 706 kg de viande. Elle est
plus importante dans le cercle de Kayes avec 53 % de la quantité totale produite, tandis que celle du
cercle de Kéniébé est très faible, elle ne représente que 4%.
123
Tableau 51: Nombre d’animaux abattus
Nombre Bovins Total (1) Ovins Caprins Total (2+3) Porcins Camelins Total
SLPIA de Mâles entiers Mâles castrés Femelles (2) (3) (4) (5) (1+2+3+4+5)
bouchers Nbre Pds Nbre Pds Nbre Pds Nbre Pds Nbre Pds Nbre Pds Nbre Pds Nbre Pds Nbre Pds Pds
Bafoulabé 25 350 33250 250 22500 385 30800 985 86550 954 24091 3568 48618 4521 72709 - - - - 159259
Diéma 51 567 213730 417 50040 959 95900 1943 359670 4664 73586 4961 60453 9625 134039 - - - - 493709
Kayes 115 5112 725042 8168 1204585 2061 232722 15341 2162349 6992 97043 15345 257071 22674 354114 8 - - 1970 2518433
Kita 42 930 100766 1258 154517 2294 206039 4482 461322 2047 28026 8088 108932 10315 136958 - - - - 598280
Kéniéba 9 502 55950 165 19260 766 73620 1433 148830 507 6333 2223 32368 2730 38701 - - - - 187531
Nioro 58 792 83754 1346 151625 2165 217016 4303 452395 3892 59329 4441 58485 8333 117814 - - - - 570209
Yélimané 8 358 50120 760 121600 278 33360 1396 205080 1777 28432 1665 19980 3442 48412 - - - - 253492
TOTAL 308 8611 1262612 12364 1724127 8908 889457 29883 3876196 20833 316840 40291 585907 61640 902747 8 - - 1970 4780913
SOURCES: Abattoir Régional de Kayes et SLPIA
L’embouche
Les données du tableau 149 indiquent qu’en 2007, l’activité de l’embouche a concerné les espèces de bovins, ovins et caprins des races maure, peulh et
diallonké. Plus de 32 000 têtes (toutes espèces confondues) ont été embouchées. L’embouche des bovins (6278 têtes) et des ovins (23 470 t^tes) a été
plus importante à Kayes et a concerné essentiellement les races maures et peulh. Celle des ovins de Yélimané est non moins importante avec 2014 têtes
de race maure et de race peulh. Les animaux embouchés sont exportés au Sénégal après 90 jours d’engraissement chez les bovins et 60 jours
d’engraissement chez les ovins et les caprins.
124
Tableau 52: Situation de l’embouche en 2007
Cercles ESPECES CATEGORIES NOMBRE RACE PRIX DUREE ALIMENTS PRIX VENTE DESTINATION
(Nombre) D’ACHAT (jours) CONSOMMES (F CFA)
(FCFA) (Kg)
Bovines Mâles 16 Maure 125000 90 8640 175000 Sénégal
Bafoulabé
Ovines Mâles 56 Maure/Peulh 15000 60 6720 35000
Diéma Bovines Mâles 10 Maure 125000 90 6300 175000 Kayes
Bovines Bœufs/Taureaux 6278 Maure 150000 90 2534160 350000 Sénégal
Kayes
Ovines Mâles 23470 Maure/Peulh 35000 60 2837280 75000
Bovins Mâles 27 Maure 115000 90 14580 160000 Sénégal
Kita
Ovines Mâles 58 Diallonké 25000 60 6990 40000 Kayes
Bovines Mâles 90 Maure 125000 90 56700 250000 Kayes
Yélimané Ovines Mâles 2014 Maure/Peulh 20000 60 362250 50000 Kayes
Caprines - 10 Maure 10000 60 1200 25000 Kayes
TOTAL - - 32029 - - - 5834820 - -
Source : Rapport annuel 2007 DRPIA
125
Production de lait
La production totale de lait de la région de Kayes de toutes les espèces confondues s’élevait à plus
de 194 millions de litres en 2007. La production moyenne est de 27 829 359 litres. Le cercle de Kayes
est le premier producteur avec 24 % de la production totale de la région. Il est suivi du cercle de
Nioro avec 21,26 %. La production de lait du cercle de Kéniéba est la plus fable, elle ne représente
que 9 % de la production de la région.
Le lait de vache est le plus important et représente 39,23 % des productions laitières de la région. Il
est suivi du lait de chèvre avec 38,42 %. Le lait de chamelle est le moins important avec 3 %
seulement de la production de lait de l’ensemble des cercles. Il est produit essentiellement dans les
cercles de Kayes et de Nioro.
Il n’y a pas d’unité de transformation de lait dans la région.
126
Source : Rapport annuel 2007 DRPIA
La production de cuirs et peaux est essentiellement fonction des abattages contrôlés. Les quantités
des cuirs et peaux produites de la région de Kayes sont estimées à plus de 500 tonnes en 2007. La
production moyenne est de 80 267 kg. Le cercle de Nioro est le premier producteur avec 56 % de la
production totale de la région. Il est suivi du cercle de Kayes avec 26 %. La production du cercle de
Bafoulabé ne représentant que 1,26 % de la production totale est la plus faible.
Aviculture villageoise
Les informations portant sur l’aviculture villageoise sont rares.
• Habitat
Le modèle de poulaillers améliorés est vulgarisé par l’encadrement technique sur le terrain.
. Aviculture moderne
• Importation d’œufs fécondés, de poussins, de pintadeaux, canetons, dindonneaux, oisillons
et autres
Au total 18400 poussins ont été importés du Sénégal par l’Association pour la Promotion de
l’Aviculture (APA) de Kayes et vendus aux aviculteurs pour l’amélioration génétique de la race
locale et les productions d’œufs de consommation ou de poulets de chair. Il s’agit notamment de :
- 9300 poussins (dont 4500 Isa Brown et 4800 Colorés) pour la production d’œufs ;
- 5100 Isa Brown comme coquelets améliorateurs ;
- 4000 poussins comme poulet de chair.
127
Infrastructures d’élevage
Compte tenu de la situation géographique de la région, le développement de l’élevage conditionne
la présence d’un certain nombre d’infrastructures de base.
Ces infrastructures vont de l’hydraulique, aux infrastructures commerciales et de santé.
Aussi, dans la région de Kayes, en vue d’une meilleure lisibilité, la situation des infrastructures a
été traitée en rapport avec les pâturages dans le souci de faire une liaison efficiente entre eux. C’est
ainsi que les cartes ci-dessous donnent la situation des points d’eau naturels et artificiels et les
infrastructures de désenclavement (les chemins de fer, les routes et les pistes).
De l’analyse de la situation des infrastructures d’élevage, il apparaît une forte disparité en termes de
présence des infrastructures entre la partie nord de la région et la partie sud. Cette situation
s’explique par la présence du Projet de Développement au Sahel Occidental (PRODESO) qui a
intervenu dans cette partie durant plus de 10 ans. Ces interventions ont porté sur l’équipement des
éleveurs par la création de points d’eau, des parcs de vaccination et des postes vétérinaires pour le
suivi sanitaire du bétail.
S’agissant des besoins en eau, selon les rapports du PRODESO et de l’étude de faisabilité du Projet
de Développement de l’Elevage dans la zone sud de Kayes Octobre 2001 et des entretiens avec les
populations éleveurs, les constats portent sur :
Concernant les infrastructures commerciales et de santé, la situation n’est pas brillante dans la
région, du fait des disparités entre les cercles. Cette situation s’explique comme suit :
- la présence des projets de développement de l’élevage dans les cercles du nord de la région
tels que le PRODESO, l’ODIK ;
- l’effort de populations émigrées venant pour la majeure partie des cercles du nord
- l’importance de l’activité élevage dans le revenu des populations
Les parcours du bétail s’ils sont connus, sont insuffisamment matérialisés dans la région. Exception
est cependant faite en ce qui concerne la piste matérialisée par l’ODIK sur l’axe de transhumance
Balé, Dioumara et le Baoulé. C’est ainsi que du nord au sud, il existe une multitude de pistes de
transhumance, lesquelles sont régulièrement fréquentées, soit par les éleveurs étrangers, soit par les
bergers locaux.
La carte n°--- ci-dessous récapitule les différents tronçons à travers la région, tout en mentionnant
les pistes de transhumance jugées d’importance entre le Mali et la Mauritanie, le Mali et le Sénégal,
ou entre la région et les régions voisines.
128
Malgré l’importance des mouvements, ces pistes malheureusement ne sont généralement pas
matérialisées, de sorte que d’une saison à une autre, le tracé peut changer et engendrer souvent des
conflits entre agriculteurs et pasteurs.
Ainsi, de l’état des lieux des infrastructures, nous pouvons conclure qu’elles sont satisfaisantes. Le
tableau ci-dessous donne leur nature, état et leur répartition par cercle.
Les infrastructures d’élevage ont réalisés pour la plupart avec l’appui des Opérations de
développement dans le cadre de la coopération ou du jumelage. Les parcs de vaccination sont au
nombre de 127 dans la région : 38 Parcs à Diéma, 33 à Nioro, 17 à Kayes, 14 à Bafoulabé, 12 à
Yélimané, 11 à Kita et 2 à Kéniéba.
Le domaine classé compte une superficie de 253.239 hectares, soit 2,30% de la superficie de la
région.
Ce ratio est loin d’atteindre les normes internationales qui sont de 10 à 30% en zone soudano
sahélienne.
Concernant les productions, le potentiel disponible est de 184.627.800 m3, une productivité de 0,99
m3/ha/an, un volume de bois mort de 40.617.968 m3
Les niveaux de productivité sont de : 1,90 à Kénieba, 1,12 à Kita et 0,95 à Bafoulabé
La consommation urbaine de produits ligneux à Kayes a été étudiée en 1989, dans le cadre du projet
UNSO/Mali « Diffusion des foyers améliorés et intervention sur les filières d’approvisionnement
en bois- énergie de la ville de Kayes ». Les résultats sont les suivants :
Dans les autres cercles, toute la consommation de produits ligneux peut être considérée comme de
type rural. La consommation de produits ligneux peut donc être évaluée dans chacun des cercles à
0,73m3/habitant/an.
L’exploitation s’effectue selon trois types : exploitation incontrôlée, exploitation orientée (massif
délimité, mais pas de plan d’aménagement) et exploitation contrôlée (massif délimité et disposant
de plan d’aménagement).
Les exploitants sont organisés en coopératives et en structures rurales de gestion de bois. Les
statistiques de 2007 sont portées dans les tableaux en annexes.
Il faut rappeler que les statistiques des 10 dernières années donnent une recette moins importante du
fait du non contrôle total de l’exploitation.
Les délits couramment enregistrés sont les feux de brousse tardifs, les coupes frauduleuses et les
130
défrichements.
S’agissant des actions d’amélioration des ressources, l’on retient les reboisements ; où selon les
rapports de campagne de reboisement, annuellement, une superficie annuelle moyenne de 450
hectares est reboisée en divers types de plantation (ombrage, alignement, brise vent, plantations
champêtres, protections des berges et digues, espace vert et bosquet).
Concernant, la faune, il existe de nombreux chasseurs dans la région. Les productions ne sont pas
connues, mais le gibier est bien connu et bien apprécié dans toute la région. La présence de l’Office
du Parc National de la Boucle du Baoulé (OPNBB) et des réserves adjacentes est le témoignage de
l’importance de la faune dans la région. Elle est le refuge des derniers grands gibiers du Mali. C’est
ce qui explique les projets de faune avec la Guinée.
La chasse reste rudimentaire malgré l’existence de potentiel dans la région. Plusieurs espèces de
gibiers existent encore dans la région et sont protégées.
L’apiculture est une activité principale des cercles de Kita et de Kénieba. Selon les années, elle peut
subir des contraintes de l’insuffisance pluviométrique, et des feux de brousse. Sa pratique est
encore traditionnelle dans les cercles de Diema et de Kayes.
Selon le rapport de la DRCN en 2006, les productions sont de 304 litres, dont 200 litres des ruches
modernes et le reste des ruches traditionnelles
Le miel est produit essentiellement dans la bande sud de la région (Kita, Kéniéba, Bafoulabé) en
raison des conditions climatiques plus favorables. La quantité de la production de miel en 2006 est
de 35418 kg contre 30552 kg en 2005. la quantité de cire produite en 2006 est de 3223 kg contre
3048 kg en 2005. le miel est encore beaucoup plus produit à partir des ruches traditionnelles qu »au
niveau des ruches modernes.
Une des spécificités de la région est la récolte des produits de cueillette de la gomme arabique qui
fait l’objet d’un suivi plus ou moins rigoureux. Les estimations de quantité restent peu faibles. Il
existe aussi d’autres produits de cueillette comme le pain de singe, les jujubes, le « zaban », etc qui
131
ne font pas l’objet d’études sérieuses.
[Link] Pêche
Selon le rapport 2007de la région de Kayes, les estimations des productions de pêche sont
respectivement de 479.981 kg de poissons frais, 85.446kg de poissons fumés et 44.133 kg de
poissons séchés.
Les pêcheries se situent principalement dans les cercles de Kayes, Bafoulabé, kénieba kita et
yélimané. Les populations de pêcheurs ne sont pas connues avec exactitude, cependant, l’on peut
déduire qu’elles sont en augmentation ; car l’activité ne demande pas suffisamment de technicité et
que le produit issu de la pêche peut être consommé directement.
Les consommations sont très importantes. Mais faute de statistiques tenues, les besoins ne sont pas
connus, de même que les quantités consommées (productions intérieures et extérieures).
L’élévage de la région est typiquement extensif, dominé par les ovins, caprins et bovins, et
essentiellement concentré dans la bande sahelienne.
Mais qui connais un debut de developpement péri urbaine, ambouhe bovine et production laitière
(le potentiel de production laitière estimé à 194 millions de litres en 2007), l’exploitation du
cheptel ovin, bovin, caprin, s’améliore d’année en année avec le developpement des exportations
sur pied, mais aussi des abatages au niveau urbain et semi urbain, avec comme conséquences la
valorisation des sous productions notamment cuirs et peaux dont le marché interieur et exterieur
progressent également.
Bien que progressif, les équipements d’accompagnement (infrastructures hydrauliques, abatoires
et aides d’abatages, équipements vétérinaires) reste vétuste pour certains catégorie (abatoires et
aires d’abatages).
Cependant des nouveaux programmes en cour d’exécution (kayes sud, PADESO) se proposent
d’apporter une solution à ces problèmes.
La peche reste marginalisée et méconnue faute de statistiques.
La société Kaysienne à l’instar de toutes les sociétés maliennes est fortement hiérarchisée et
traditionnelle.
Les femmes occupent une place prépondérante dans la communauté et sont actives dans les
domaines du commerce, de l’artisanat, de l’industrie légère et de l’agriculture.
La structuration familiale se conserve mieux en milieu rural qu’en ville où les réalités imposent une
autre structuration plus individualiste.
Malgré la diversité ethnique, toutes ces communautés cohabitent dans un esprit de fraternité. La
majorité de la population est musulmane. On y rencontre également des chrétiens. La laïcité est
effective dans la région de même que l’entraide, l’assistance et la solidarité. Les jeunes sont
organisés en association politique.
En l’absence de textes d’application précis sur la répartition des terres communautaires, par ailleurs
132
diverses et variés suivant leurs statuts et les groupes ethniques, l’essentiel de l’attribution de celles-
ci se fait, selon les droits coutumiers, que maitrisent quelques familles.
Inaliéliables et transmissibles par succession patrilinéaire, ces terres peuvent être acquises
aujourd’hui à la suite d’achat et d’attribution préférentielle par les chefs de terre et l’administration,
à titre onéreux gratuit.
Cette situation pose un certain nombre de problèmes au nombre desquels la nature juridique du
droit collectif, la coexistence des agro-éleveurs et les agriculteurs entre ces deux groupes et les
éleveurs transhumants. Elle pose également le problème de la gestion de certains aménagements
hydro agricoles et pastoraux (points d’eau).
❖ Industries
Elles sont dominées par les industries minières qui produisent l’essentiel de l’or au Mali.
L’analyse des deux tableaux de production d’or de 2007 et 2008 montre que la production d’or de
janvier à juillet 2007 était de 30,159 tonnes ; tandis qu’elle est de 28,722 tonnes en 2008 pour la
même période. La baisse est de 1,437 tonnes (4,77%) ; cette baisse s’explique par l’arrêt des
activités au niveau de la mine de tabakoto.
En 2007, les mines de la région de (SEMOS – Yatela – SOMILO – Tamico) ont produit 34
951, 224 kg soit 25% de la production totale nationale.
En 2008, la part de la région dans la production totale d’or était de 18 615, 710 kg soit
64,81%.
Quant á la production artisanale, elle représente quelques 70% á 80%, sont de 7 á 8 tonnes
d’or annuellement.
Les perspectives de production industrielle d’or pour l’année 2008, fournies par les business plan
des différentes sociétés minières s’établissent à 46,013 tonnes.
Anneé Sadiola Morila Yatela Kalana Loulo Tabakoto Syama Kodieran TOTAL
2008 13887 14443 5244 839 ,794 7600 500 2000 1500 46013 ,794
Dans le domaine de la recherche, de nombreuses sociétés sont à une phase très avancées ; huit
sociétés sont actuellement à la phase d’estimation des ressources géologiques dont le cumul est
estimé à environ 50 tonnes d’or métal.
En 2008, il est attendu que les mines de la région produisent 27 231 kgs d’or, soit 59, 1 % de la
production nationale. Pour les années 2009, 2010, et 2011 la production régionale sera de
respectivement de 28 417 kgs (54,96 %), 26 444 kgs (60,1%), 29 000 kgs (61,26 %).
On note que malgré la baisse de production á long terme, ces baisses continueront si rien nést
fait dans la prospection, que la région de Kayes demeure la première région productrice d’or
métal du Mali. Toute chose qui nécessite une nouvelle réflexion.
En particulier, réfléchir comment favoriser dans les 10, 15 ans la formation des ressources
humaines compétentes originaires de la région et participer activement á toutes les phases de la
production.
❖ Commerce
Autant les industries sont dominées par les mines d’or, autant du point de vue de la formation de la
valeur ajoutée brute, le commerce du bétail et de ses sous-produits, notamment les cuirs-peaux,
domine le commerce général, sauf le commerce moderne marqué par ceux de la quincaillerie, des
matériaux de construction et de l’alimentation, tels qu’ils ressortent en 2007 au niveau des entrées
du cordon douanier.
Certes toutes ces quantités ne sont pas commercialisées dans la région, mais, ce type de commerce
moderne demeure dans les centres de Kayes, Kita et Nioro.
1 .Marchés locaux
Ce sont les marchés dont la zone d'influence se limite aux-villages et environnants. Leur tenue est
en général hebdomadaire et les produits vendus sont ceux de premières nécessités, les céréales et
les bétails.
134
Cercles Localités
Bafoulabe Bafoulabé, Ousoubidiandian5 Mahina,
Diema Diéma, Béma
Kayes Koussané, Ségala, Koniakary Diboli, Gouthioubé, Diamou, Somankidi
Kenieba Ditin, Kéniéba. Sitakily, Tabacoto, Djidian Kéniéba
Kita Séféto, Sagabary, Badinco, Sébékoro, Kokofata, Djidian
Nioro Diadiouméra, Sandaré, Koréra Koré, N’Diaye Koura
Yelimane Fanga, Yélimané, Niogoméra, Bandiougoula, Kirané., Diongaga (Yaguiné,
Fanguiné, Kersignané, Kagnaga, Dionkoulané, Gory, Tambakara)
Source : DRSPIA 2007
2 Marchés régionaux
Marché dont la zone d'influence atteint d'autres régions ou pays voisins. Les produits vendus
sont en général diversifiés.
- Kayes fournit les produits de consommation courante, les matériaux de construction, les
pièces détachées,
Les Electroménagers, les Hydrocarbures etc.
- Nioro fournit le bétail, les épices, les textiles, les produits de consommations courantes,
- Tanigoumbé (Nioro) fournit principalement le bétail,
-Kita fournit les céréales et les agrumes.
Depuis les années 1980, le commerce dans la région de Kayes se porte essentiellement sur
l’exportation des produits agropastoraux (céréales, bétails, cuirs, peaux etc.) vers les pays voisins
(Sénégal, Mauritanie).
A l'échelle régionale, les échanges entre les centres urbains et le milieu rural portent sur les
produits agro-pastoraux vers les communes urbaines puis les denrées, biens d'équipement et les
services techniques vers la campagne et les communes rurales.
Ainsi on notera :
L’importance du commerce de bétail sur pied au cours des années 2006-2007-2008.
Les mouvements des marchés au cours des trois (3) années.
Bilan 2006
Kayes- Nord
135
Source : SLPIA Kayes et Yélimané service local des productions et industries animales
Les prix moyens sur les différents marchés de la zone sont consignés dans le tableau…
Tableau 65: Mouvement des animaux sur le marché terminal de Kayes N’Di de Janvier au 30
Novembre 2007.
Marchés Bovins Ovins caprins
P V P V P V
Kayes 4 605 4 083 56 629 47 874 37 605 32 028
Source : S.L.P.I.A
136
Tableau 69: Mouvement des animaux au niveau du marché à bétail de Kayes N’Di au 30 juin 2008
Espèces Effectif des animaux présentés Effectif des animaux vendus
Mois Bovins Ovins Caprins Asins Bovins Ovins Caprins Asins
Total 2782 28959 17150 117 2137 23076 13077 21
Source : Service Local des Productions et Industries animales
Tableau 72 : Prix moyen des animaux sur les marchés suivis de la zone
Espèces Taureaux Bœufs Taurillon Vaches Génisse Ovins Caprins
Localités Bouvillon
Yélimané 228000 238000 105000 127500 110500 25250 19900
Kirané 197000 198000 86600 126000 94000 28750 22000
Tambacara 185000 203000 75800 142500 130000 27750 20000
Krémis 197000 200000 79000 119000 128000 35000 18500
Moyenne 201750 209750 86600 128750 115625 29185 20100
Source : SLPIA/ Yélimané
Les revenus totaux distribués annuellement sont estimés à
2006 - pour le commerce des bovins à 890,7 millions FCFA
-pour le commerce des ovins : 1480 millions FCFA
-pour le commerce des caprins : 662,7 millions FCFA
Soit au total 3033,4 millions FCFA
Sur les Periodes 2006 2008 les tableaux 140 et 141 retracent les exportations les bovins, ovins
et caprins au depart dela ville de Kayes.
Les tableaux 140 et 141 selon les services locals et régionals (SRPIA et DRPIA) ont proposé
des volumes annuels pour les années 2006 et 2007.
Exportations contrôlées des animaux à partir de la ville de Kayes et les données mensuelles pour les
six premiers mois de 2008. On note un réél accroissement des exportations d’une année à l’autre.
Les volmes exportés de bovins de 2006 à 2007 a pratiquement été multiplié par 4,5.
▪ Le marché interne
Commercialisation des cuirs et peaux
Mouvement intérieur des cuirs et peaux
139
Tableau 76 : MOUVEMENT INTERIEUR DES CUIRS ET PEAUX
REG PROVEN DESTIN CUIRS PEAUX/ OVINS PEAUX/CAPRIN
ION ANCE ATION S
Brutes Tannés Brutes Tannés Brutes Tannés
Nb Poi N Poi N Poi N Poi Nb Poi N Poi
re ds br ds br ds br ds re ds br ds
e e e e
Bafoulabé Bamako 219 131 - - 35 28 - - 122 73 - -
4 2 2 4 5
Diéma Bamako 145 101 - - 59 47 - - 656 39 - -
2 64 3 4 4
Kayes Bamako 103 724 - - 11 88 - - 190 11 - -
50 50 05 4 4 42
Kaye Kita Bamako 243 121 - - 31 25 - - 507 30 - -
s 2 60 6 3 4
Kéniéba Bamako 143 716 - - 50 30 - - 222 88 - -
3 5 7 4 3 9
Nioro Bamako 195 136 - - 72 57 - - 103 62 - -
5 85 0 6 3 0
Yélimané Bamako 735 514 - - 47 38 - - 368 22 - -
6 92 84 27 9 13
Total 251 168 - - 83 66 - - 112 62 - -
97 430 77 00 36 97
Le mouvement intérieur des cuirs et peaux en 2006 a été de 181,327 tonnes (toutes espèces
confondues) et essentiellement destinée à Bamako. L’amélioration de la qualité et le mouvement
intérieur des cuirs et peaux sont des activités appuyées par l’Agence d’Exécution du Projet Régional
de l’Amélioration de la Qualité des Cuirs et Peaux. A Kayes ville, le mouvement intérieur est assuré
par 5 négociants de cuirs et peaux, 9 collecteurs et 1 professionnel tanneur traditionnel. Dans les
autres centres d’abattages importants, il est pratiqué en particulier par les Ghanéens et quelques
détenteurs locaux de cartes de collecteurs.
Prix des cuirs et peaux
140
Tableau 77: PRIX MOYEN DES CUIRS ET PEAUX
LOCALIT CUIRS PEAUX PEAUX DE PEAUX DE AUTRES
ES D’OVINS CAPRINS REPTILES
Brut Tanné Brute Tannée Brute Tannée Brute Tannée Brute Tannée
s s s s s s s s s s
Bafoulabé 125 - 625 - 225 - - - - -
0
Diéma 200 - 500 - 300 - - - - -
0
Kayes 300 - 500 - 500 - - - - -
0
Kita 250 - 800 - 500 - - - - -
0
Kéniéba 100 - 500 - 300 - - - - -
0
Nioro 200 - 450 - 250 - - - - -
0
Yélimané 400 - 500 - 250 - - - - -
0
MOYENNE 225 - 550 - 330 - - - - -
0
Au total, le commerce intérieur des cuirs et peaux aura rapporté aux acteurs de la filière 65
millions FCFA.
▪ Exportations
141
❖ LE SYSTEME FINANCIER DANS LA REGION DE KAYES
Le diagnostic portera sur les banques, les établissements financiers et les établissements de micro-
finance ; leur couverture territoriale et les différents produits et services offerts seront présentés.
BOA 3 1 2 2 7 5.1
ECOBANK 5 1 6 4.4
BCS 2 2 1.4
BICIM 4 4 2.9
BMS 2 1 1 1 1 1 7 5.1
BSIC 6 6 4.4
MALI
BCI MALI 5 5 3.7
Banque 5 5 3.7
Atlantique
BRS MALI 1 1 0.7
TOTAL 62 8 20 18 12 9 3 3 1 136 100
Source :
142
Pour ce qui concerne la région de Kayes, le nombre de banques est passé de 5 à 6 ; tandis que celui
des guichets a augmenté de 9 soit de 11 à 20.
Cette évolution fait de la région de Kayes avec ses Sept cercles, la région la plus couverte en terme
de réseau bancaire ; en effet, c’est la seule région du Mali dont tous les cercles ont au moins un
guichet de banque
Cette forte présence des banques dans la région de Kayes s’explique essentiellement par les raisons
suivantes :
- la mobilisation des ressources des maliens de la diaspora à travers le monde entier ;
- l’accompagnement à apporter aux sociétés d’exploitation minière.
- l’accompagnement de la CMDT dans le cadre de l’ouverture de son usine à Kita.
- L’accompagnement stratégique des banques des principaux importateurs de céréales du pays.
- La transformation de la ville de Kayes en carrefour international avec la route Bamako Dakar.
Les banques de la place dans la région de Kayes offrent des produits assez similaires à la clientèle
qui est généralement regroupée en deux catégories, auxquelles les produits suivants sont proposés:
a) Les particuliers (travailleurs des secteurs publics et privé)
• Comptes chèque
• Dépôts à terme
143
• Avances sur salaires
• Prêts immobiliers
• SMS Banking
• E-banking
• Cartes de paiement
• Bancassurance
• Ordres de virement
• Comptes ordinaires
• Dépôts à terme
• SMS Banking
• E-Banking
• Ordres de virement
L’évolution majeure porte essentiellement sur l’allongement de la durée des prêts aux particuliers
qui est passé de 24 mois à 36 mois au niveau de la plus part des banques et l’avènement de la
monétique.
Pour les entreprises, l’évolution a porté sur l’assouplissement des conditions d’accès au crédit et la
baisse de tarifs (réduction du délai d’observation du client et octroi de crédit sans garantie, baisse de
taux)
Aussi, avec les difficultés de la BHM, on a assisté à un glissement des autres banques sur le prêt
immobilier.
Il est également intervenu un allégement des conditions d’ouverture de comptes dans certaines
banques qui ouvrent des comptes particuliers à FCFA 5 000 (ECOBANK).
Il faut signaler que le système bancaire dans la région de Kayes entretient des relations de
partenariat avec le système financier décentralisé dans le cadre du financement de la clientèle hors
banque ; cette coopération sera développée dans la partie relative à la présence de la micro-finance
dans cette région.
144
Les banques dans la région de Kayes ont mis à la disposition de la clientèle leurs réseaux de
transfert local et international dont Western –Union pour la BDM-SA, ECOBANK, BIM-SA, BOA
et Money Gram pour la BNDA et BMS.
Tableau 81 : Les SFD présents dans la région de Kayes au 31/12/2007 est résumé dans le tableau ci-
après :
145
Date N°
N° Raison sociale Type de Régio
Réseaux Commune d'agrémen D'Enrégist
Ordre de l'institution Réseau n
t r
230 CEC Guamina- UCNEC NIAKO Kayes Kayes 13/05/1998 1/i.98.0301
NIAKO de
Kayes
233 CREC"Buntunn UCREC CREC Kayes Mahina 07/09/1998 1/i.98.0304
o" de Mahina "Buntunjo
"
289 CAEC de Kita Kondo CAEC Kayes Kita 07/01/1999 1/i.99.0360
Ségoubougou Jigima
317 CAEC de Kayes Kondo CAEC Kayes Kayes 25/01/2000 1/i.00.0390
Jigima
340 CEC UCREC CREC Kayes Oualia 30/10/2000 1/I.00.0415
"BUTUNNO" de "Buntunjo
Oualia "
341 CEC UCREC CREC Kayes Tomora 30/10/2000 1/I.00.0416
"BUTUNNO" de "Buntunjo
Tomora "
343 CAMEC de Kita CAMEC CEC Kayes Kita 03/11/2000 1/I.00.0418
NATIONAL
E
360 CEC "Kita Nyèsigiso CEC Kayes Kita 11/04/2001 1/I.01.0435
Kuru"
370 CNEC de Kayes UCNEC NIAKO Kayes Kayes-N'DI 22/03/2001 1/I.01.0445
N'Di (Daral)
371 CNEC de Kayes UCNEC NIAKO Kayes Kayes Khasso 22/03/2001 1/I.01.0446
Khasso
372 CNEC de Kayes UCNEC NIAKO Kayes Kayes Plateau 22/03/2001 1/I.01.0447
Plateau
373 CNEC de Kayes UCNEC NIAKO Kayes Kayes Légal 22/03/2001 1/I.01.0448
Légal Ségou Ségou
146
485 CEC Jigiyaso de jigiyasoba CEC Kayes Groumera 05/08/2004 1/I. 04.0552
Groumera
486 CEC Jigiyaso de jigiyasoba CEC Kayes Diéma 05/08/2004 1/I.04.0553
Diéma
487 CEC Jigiyaso de jigiyasoba CEC Kayes Béma 05/08/2004 1/I.04.0554
Béma
488 CEC Jigiyaso jigiyasoba CEC Kayes Trougoumbé 05/08/2004 1/I.04.0555
deTrougoumbé
489 CEC Jigiyaso jigiyasoba CEC Kayes Nioro 05/08/2004 1/I.040556
deNioro/sahel
499 CAEC de Kondo CAEC Kayes Keniéba 22/11/2004 1/I. 04.0566
Keniéba Jigima
511 CEC de Sagabari Non Affiliée CEC Kayes Sagabari 29/09/2005 1/I.05.0578
512 CEC de Baguita Non Affiliée CEC Kayes Baguita 29/09/2005 1/I.05.0579
513 CEC de Mambiri Non Affiliée CEC Kayes Mambiri 29/09/2005 1/I.05.0580
514 CEC de Non Affiliée CEC Kayes Balandougou 29/09/2005 1/I.05.0581
Balandougou
515 CEC de Non Affiliée CEC Kayes Bougaribaya 29/09/2005 1/I.05.0582
Bougaribaya
516 Caisse Rurale UCREC CREC Kayes Bafoulabé 29/09/2005 1/I.05.0583
d'Epargne et de "Buntunjo
Crédit "
"Buntunjo" de
Bafoulabé
520 CEC JIGIYASO jigiyasoba CEC Kayes Madiga Sacko 01/08/2005 1/I.05.0591
de Madiga
Sacko
521 CEC JIGIYASO jigiyasoba CEC Kayes Diangirdé 01/08/2005 1/I.05.0592
de Diangirdé
544 "Yiriwaton" de Non Affiliée CMEC Kayes Kayes Liberté 12/06/2006 1/I.06.0615
Kayes
548 CAEC Kondo Kondo CMEC Kayes Koussané 07/11/2006 1/I.06.0619
jigima de Jigima
Koussané
549 CAEC Kondo Kondo CMEC Kayes Djélébou 07/11/2006 1/I.06.0620
jigima de Jigima
Djélébou
550 CAEC Kondo Kondo CMEC Kayes Sahel 07/11/2006 1/I.06.0621
jigima de Sahel Jigima
551 CAEC Kondo Kondo CMEC Kayes Téchibé 07/11/2006 1/I.06.0622
jigima de Jigima (Karakoro)
Karakoro
552 CAEC Kondo Kondo CMEC Kayes Diamou 07/11/2006 1/I.06.0623
jigima de Jigima
Diamou
553 CAEC Kondo Kondo CMEC Kayes Ambidédi - 07/11/2006 1/I.06.0624
jigima de Jigima Post
Kemene -
Tambo
554 CAEC Kondo Kondo CMEC Kayes Samé Ouolof 07/11/2006 1/I.06.0625
jigima de Samé Jigima
147
Diongoma
L’analyse de ce tableau fait ressortir la présence dans la région de tous les types de SFD avec une
prédominance de KONDO JIGIMA, JIGIJASOBA, tous des mutualistes et quelques CVECA dont
le PASECA/KAYES (programme d’appui à la mise en place d’un système d’épargne et de crédit
auto géré de Kayes ; tous les cercles de la région sont couverts par les SFD.
Il convient de préciser que le PASECA qui est une particularité dans la région, a été conçu pour
favoriser l’accès pour les populations des villages du cercle de Kayes à des services financiers en
vue de développer des activités génératrices de revenus.
Il a été mis en œuvre durant la première phase (1er avril 1998 au 31 mars 2003) par
l’Association « Comité de Pilotage du PASECA » composé de représentants de trois associations
inter villageoises opérant dans le cercle de Kayes.
148
A partir du 1er avril 2003, un nouvel opérateur (l’association CAMIDE) créée dans le cadre de
l’institutionnalisation du réseau a remplacé le comité de pilotage.
Un contrat tripartite a été signé entre le CAMIDE, le CIDR (le Centre International de
Développement et de Recherche), maître d’ouvrage de deux associations inter caisses de CVECA
dont le maître d’ouvrage est la BNDA, sur financement de l’Agence Française de Développement.
Dans le cadre de la diversification des produits, le CAMIDE a lancé en octobre 2005, avec
l’appui de l’ONG DIAKONIA, du Ministère des Affaires Etrangères Français et de l’Union
Européenne, une institution de crédit solitaire (ICS) qui gère les activités de crédit et d’épargne des
groupes de femmes de la ville de Kayes et environs.
Le PASECA/KAYES compte au 32/12/2007 cinquante CVECA dans le cercle de Kayes ; le
programme a poursuivi son extension sur le cercle de YELIMANE par la mise en place de six
caisses.
Le programme compte 1724 adhérents dans les villages environnants et 1235 migrants qui
l’utilisent pour épargner.
Les SFD dans la région de Kayes, à l’instar de toutes les régions du pays participent à la lutte
contre la pauvreté à travers le financement d’activités multiformes et génératrices de revenus à des
populations exclues du système classique bancaire.
Les SFD entretiennent des relations de coopération et de refinancement avec certaines banques
de la place.
LES PRODUITS ET SERVICES OFFERTS PAR LES SFD DANS LA REGION DE KAYES
Tous les SFD, en dépit de leur nature offrent à quelques exceptions près les mêmes produits et
services, il s’agit :
- dépôts à vue;
- dépôts à terme ;
- dépôts de caution ;
- plans épargne.
- prêts à court terme ;
- prêts à moyen terme ;
- transfert de fonds.
Les taux de rémunération varient en général entre 3 et 5% selon le terme des placements.
Les taux d’intérêts, quant à eux, varient entre 1,5 et 2% par mois selon les termes des prêts.
Les secteurs d’intervention sont variés et couvrent les domaines du commerce, de l’agriculture,
de l’artisanat, de l’élevage, du scolaire, du social, du logement et autres ; les prêts sont individuels
ou en association.
Les industries restent dominées par l’industrie minière, le tissu industriel demeure concentré
autour de la région disposé dans les années 1990, dominé par les huileries de kita et la
cimenterie de diamo.
149
A partir des années 1990 le tissu industriel s’est concentré sur la production orifères, avec
l’ouverture des mines de sadiola, yatela, loulo, tabakoto, qui produisent l’essentiel de la
production nationale, faisant de kayes la premiere au mali.
Le tissu industriel moderne capitalistique, est accompagné d’un secteur artisanal permanent
pourvoyeur d’emploi.
A ce sous secteur minier, s’ajoute le sous secteur agro industriel néanmoins mené par les
boulangeries urbaines, semi urbaines voir rurales. Quand au commerce outre le commerce
urbain, aux produits manufacturiers essentielement importé, (les textiles, produits de
consommation courante, hydrocarbure) commerce dut d’import export.
Les échanges portant sur le betail et les cuirs et peaux, constituent l’éssentiel de l’économie
marchande de la région.
Le commerce du betail, uniquement à l’exportation (ovins, bovins, caprins) rapporte 3
milliards annuellement.
Le tissu financier comprenant notamment les Structures financières décentralisés, couvre
l’ensemble de la région, les agences sont présentes à Diéma, manantali,, loulo, tabakoto,
mahina, kéniéba, djiboli, kita, Nioro.
Tous les cercles et principales communes de la région disposent de caisse avec 835 071
sociétaires dont 48,8 % en milieu rural et 58,2 % en milieu urbain.
La région recèle un potentiel touristique important, avec 56 établissements sur l’ensemble
des cercles, offrant à l’industrie du tourisme un champ d’avenir.
[Link]- Energie
La situation énergétique dans la région de Kayes est à l’image de la situation énergétique au niveau
national, tributaire de facteurs contraignants sur lesquels les décideurs politiques et économiques
ont très peu de contrôle. Elle se caractérise par:
• L’enclavement et les grandes distances à partir des façades maritimes (plus de 1000
Km des ports) avec pour conséquence le renchérissement des équipements et des
produits pétroliers entièrement importés pour la production d’électricité. ;
• La grande étendue de la région de Kayes 120760 km2 (3,7 fois la Belgique) couplée
avec une forte dispersion des concentrations humaines et donc des consommateurs
(faible taux d’urbanisation de la région de Kayes, dispersion des exploitations
minières et des villages) ;
• La fragilité de l’écosystème due à des conditions climatiques précaires et à
l’exploitation abusive de la forêt (l’énergie consommée par les ménages pèse pour
près de 90 % dans le bilan énergétique national, et provient du bois énergie pour
99%); La région s’est dotée d’un Schéma Directeur pour l’Approvisionnement en
énergie domestique.
• L’insuffisance notoire des structures et mécanismes de financement locaux; La
faiblesse des capacités des opérateurs privés du secteur; La faiblesse du pouvoir
d’achat des populations locales;
• Un important potentiel hydroélectrique national (plus de 1000 MW), situé en grande
partie dans la région de Kayes (Manantali, Felou, Gouina), et largement sous
exploité (25%) ;
• Un énorme rayonnement solaire (5 à 7 KWh/m2/jour) quasiment inexploité faute de
financement et de capacités locales;
• Un potentiel en biomasse, surexploité et un modeste gisement éolien inexploité.
Les grands secteurs d’utilisation de l’énergie dans la région de Kayes sont les ménages, le
transport, les industries, une grande partie attribuable aux industries extractives (autoproduction de
thermique ou sous-contractant) l’agriculture pour moins de 1%.
150
Depuis la mise en service de la Centrale Hydro-électrique au pied du barrage de Manantali, la
société Sud africaine Eskom fournit à EDM SA une grande partie de l’énergie électrique distribuée
à Kayes.
Une étude de faisabilité technique pour une vaste électrification des villages situés dans l’emprise
des lignes à haute tension dans les trois Etats membres de l’OMVS a été réalisée en 2001 par
LAHMEYER International et Europe Power Systems (EFER_OMVS). Elle a concerné les localités
de plus de 300 hts dans la région de Kayes: soit 276 localités de Bafoulabé ; 143 localités de
Diéma ; 335 localités de Kayes ; 202 localités de Kéniéba; 321 localités de Kita ; 199 localités de
Nioro ; 88 localités de Yélimané.
L’étude avait un double objectif : La valorisation à grande échelle de l’énergie de Manantali y
compris en milieu rural à partir des postes existants et la réponse à une exigence sociale dans les
zones affectées par le projet (compensation dans le cadre du Programme d’Atténuation des
Impacts). Ses conclusions pour Kayes sont : 1481 km de lignes MT pour 253 villages retenus
totalisant 414 hts pour un coût estimé 1531 MFCFA en 2001.
La Société Energie du Mali ([Link]) en tant que concessionnaire, l’AMADER comme service
public et une Société de Services Décentralisés (SSD) comme permissionnaires assurent la
production, le transport et la distribution de l’électricité à Kayes.
Le réseau EDM dans la région dessert les villes de Kayes (7275 abonnés), Kita (2377 abonnés),
Manantali (329), Bafoulabe et Mahina (307 abonnés) soit au total 10288 abonnés, desservis à
partir de deux centrales (Manantali : 104 MW installés, 72,80 MW garantis, 52% attribuables et
Felou : 0,65 MW installés, 0,65 MW garantis). S’y
ajoutent 1042 abonnés de Nioro.
151
La Société de Services Décentralisés SSD zone fleuve (région de Kayes) soutenue par le
groupement EDF- Total –Fina- Elf (Korayé Kurumba ou SSD Zone fleuve Sénégal) fournit
l’électricité à 625 familles, sous forme de mini réseaux, dans les villages de Yélimané,
Lakanguémou, Ambidédi Korè et Tambakara. Le concept de SSD fut initié par EDF et l’ADEME et
discuté avec les ministres en charge de l’Énergie du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal en 1995 à
Vienne (Autriche) dans les locaux de L’ONUDI.
Sur proposition du Ministre malien, deux zones furent retenues pour son application pilote (La zone
du fleuve Sénégal et la Zone cotonnière CMDT). Le processus aboutira en 1999 à la création de la
SSD zone Fleuve puis celle de Koutiala. Pour la première phase – 1999/2003 -, les services
proposés par Korayé Kurumba (nouvelle lumière en Soninké) sont essentiellement domestiques
(460 ménages) mais aussi collectifs à travers l’éclairage public (environ 70 points lumineux). Ils
concernent 4 villages. Ils s’appuient à 90 % sur l’utilisation de micro réseaux (basse tension)
villageois alimentés par de petites centrales diesel et des kits photovoltaïques de 50 à 100 WC
pour 10 % des ménages.
En vue d’asseoir des SSD viables et pérennes, le pays a été récemment divisé en 8 ZEM dont trois
dans la région de Kayes :
Depuis les années de sécheresse (1973 et 1980) et la demande de plus en plus croissante de bois
énergie, un véritable secteur économique s’est constitué, professionnalisant les activités
d’exploitation de transport et de commerce de combustibles ligneux. La ville de Kayes et plusieurs
autres localités de la région se sont dotées d’un Schéma Directeur d’Approvisionnement en bois
énergie SDA) visant à promouvoir la gestion forestière à base communautaire et à réduire la
pression de la consommation sur les ressources forestières tout en encourageant la substitution au
bois de même que les initiatives d’économie d’énergie.
152
153
Potentiel de production en électricité dans la région de Kayes
La centrale Hydroélectrique de Manantali est fonctionnelle depuis 2001. Elle est équipée de 5
groupes de 40 MW chacun pour une puissance totale installée de 200 MW et un productible de 800
GWh/an, garanti 9 années sur 10 ;
Un réseau (inter connexion entre les 3 Etats) de 1500 km de lignes de transport. Deux systèmes de
desserte acheminent le courant à Bamako, (système Est) et à Nouakchott et Dakar (système Ouest).
Le système ouest de Manantali alimente au passage les villes de Kita (Est) et de Kayes (Ouest). La
répartition d’énergie entre les trois Etats se fait conformément à la clé de répartition sectorielle
actuellement en vigueur, soit : 52% pour le Mali, 15% pour la Mauritanie et 33% pour le Sénégal.
La centrale de Felou a une puissance installée actuelle de 0,48 MW. Une centrale au fil de l’eau est
programmée (puissance 26 MW, entrée en service 2012) dans le cadre de l’OMVS avec pour but de
produire annuellement 431 GWh d’énergie électrique. L’ouvrage sera édifié à 65 km en aval du
village de Gouina, soit à 15 km en amont de Kayes.
Le projet OMVS de centrale au fil de l’eau à Gouina tirera profit de la dénivelée créée par les
chutes naturelles et les rapides existantes pour produire 572 GWh d’énergie électrique par turbinage
à partir des débits régularisés par Manantali. Son site est localisé à 55 km en aval de Bafoulabé, soit
80 km en amont de la ville de Kayes. D’autres sites de barrages existent, comme Galougo et
Gourbassi respectivement sur le fleuve Sénégal et la Falémé. Mais leur réalisation doit être classée
dans les perspectives à très long terme ;
Perspectives et contraintes
Le taux de déserte de la région de Kayes et l’accès des ménage à l’électricité restent encore
extrêmement faibles (entre 15% et 25% des ménages selon l’étude EFER/ OMVS en 2000) au
regard des immenses potentialités hydro-électrique de la région. Les principales industries (en
grandes parties extractives) ne sont pas desservies. Elles produisent donc leur propre énergie à
petite échelle et donc à grands frais. De nombreuses ressources restent sous exploitées ou
inexploitées du fait de la pénurie ou de la cherté de l’énergie (ciment, chaux, marbres, fer, …)
La République du Mali dans le cadre des accords qui la lient à ses partenaires au sein de
l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal dispose de 52% des 800 GWH de
productible annuel du Barrage de Manantali soit 416 GWH. La Société Énergie du Mali (EDM)
compte tenu des limites techniques de son réseau et des difficultés de mobilisation de
l’investissement pour améliorer ses capacités d’évacuation, n’enlève qu’une partie de cette énergie
peu coûteuse (prix de revient entre 24,3 et 30,5 FCFA/kWh en fonction du productible entre
800 et 500 GWH), pour l’alimentation de Bamako, Kayes, Kita, Bafoulabé, Mahina, Fana et Ségou
situées sur son Réseau Interconnecté. Des investissements sont indispensables côtés malien,
notamment dans les lignes de transport et les postes, pour absorber les 52% du productible de
Manantali, auquel viendront bientôt s’ajouter les productibles de Felou et de Gouina. La plupart des
lignes actuelles entre poste du RI d’EDM sont en voie de saturation ; leur renforcement en plus de
l’augmentation de la capacité des postes est donc indispensable à court terme ou moyen termes pour
faire face au cumul envisagé de gros consommateurs (Sociétés minières, cimenteries, pompage
d’eau)
La disponibilité d’une énergie moins chère sera déterminante pour les projets de nouvelles
cimenteries, elle fournirait en outre une nouvelle opportunité pour la SOMILO et les autres
exploitants miniers autour de Kéniéba (SEMOS, TAMICO, …) tant pour les études de faisabilité
déjà approuvées que pour les perspectives d’exploitation du minerais sulfuré profonds. Des études
furent réalisées en 2004 financée par la SOMILO et SEMOS pour le raccordement des mines
154
d’or de Loulo et Sadiola avec la possibilité de réaliser une boucle Manantali-Kayes-Sadiola-
Kéniéba (Loulo)-Manantali. Elles constituaient une analyse préliminaire des possibilités de
connexion de la zone minière au Réseau de lignes Haute Tension existant pour bénéficier d’une
énergie moins chère et d’une fourniture plus stable comparées à l’auto production synonyme de
difficultés d’approvisionnement en Gaz Oïl (accès du site difficile et prix du baril fluctuant) et
sujette à des conditions climatiques extrêmes pour l’exploitation de groupes diesels. EDM n’y
donna pas suite, craignant la saturation à court terme de ses capacités de production pour couvrir la
demande. Ce projet d’un coût alors estimé à 15 millions de $US, peut être actualisé compte tenu
des prix actuels des combustibles qui le rendent à priori encore plus rentable par rapport aux
alternatives thermiques. Il offre en plus une capacité d’absorption supplémentaire pour Felou et
Gouina, ainsi qu’une fourniture plus garantie pour la ligne Ouest grâce à une double liaison
Manantali-Kayes.
La région dispose d’un important potentiel hydro électrique. Un rayonnement solaire quasiment
inexploité et un potentiel en biomasse sur exploité.
Faible couverture des besoins des menages en énergie électrique qui sont satisfaits par des
sociétés de distributions comme energie du Mali, la SSD et l’AMADER.
Les taux de desserte de la région de Kayes et l’accès des menages à l’électricité restent encore
faibles, entre 15 et 25 % des menages. Il est assuré par les industries extractives qui fonctionnent
grâce à l’auto production.
Il a été effectué une étude de faisabilité d’élévage de 1500 localités ayant au moins 300 habitants.
Avec une norme de un point d’eau pour 400 habitants, la couverture en besoin d’eau potable est
assurée à 62%. Il reste un effort important à fournir pour les 33% restant.
La norme de desserte en eau potable en milieu rural, définie par la DNH est de 1 PEM (forage, puits
moderne, puits citerne, borne fontaine) pour 400 habitants.
La distribution aussi bien des pompes, des puits traditionnels que des points d’eau modernes
présentent une disparité telle que cela ressort du tableau ci-dessus.
155
SITUATION DE L’APPROVISIONNEMENT EN EAU POTABLE DANS LA REGION DE KAYES EN 2007
Tableau 83 : Tableau récapitulatif cercle par cercle de la situation de l’approvisionnement en eau dans la région
Cercles Nbre de Nbre de Population NbreTotal Nbre Nbre Nbre Nbre de Nbre Nbre Taux de
Forages Forages Forages Puits villages Villages couverture
Modernes sans PEM sous %
villages Hameaux 2007 Forages Equipés Négatifs Non équipés
Réalisés Equipés
Kayes 342 135 327 409 1 093 453 408 233 427 17 91 68
Bafoulabé 282 286 195 207 980 548 337 97 168 16 47 78
Kéniéba 206 395 176 575 666 403 184 79 16 14 57 67
Kita 324 644 337 573 917 606 241 81 244 65 123 42
Nioro 189 65 182 742 630 237 175 218 141 27 39 70
Diéma 151 139 177 995 562 227 191 129 225 7 36 72
Yélimané 92 49 159 069 464 118 193 153 145 7 18 73
Total 1586 1713 1 556 570 5 312 2592 1729 990 1366 153 411 67
Source : Note de synthèse Approvisionnement en Eau Potable dans le cercle de Kayes, Bafoulabé, Kéniéba, Kita, Nioro, Diéma, Yélimané région de Kayes.
156
1.1.6 Infrstructures réseaux de transport et communication
a. Le Parc de véhicules
Le parc de véhicules de l’ensemble du pays est estimé à 142.481 unités toutes catégories
confondues en 2007, selon le fichier cartes grises de la Direction nationale des Transports
Terrestres, Maritimes et Fluviaux (DNTTMF).
La région de Kayes avec un parc de véhicules de 7572 unités soit 5% du parc total est classé en
troisième position après Bamako et Sikasso qui ont respectivement 109.775 véhicules et 9.630
véhicules.
157
Tableau 84: Parc de véhicules
GENRE BAMAKO KAYES KOULIKORO SIKASSO SEGOU MOPTI TOMBOUCTOU GAO KIDAL TOTAL
158
159
b. Le réseau routier
L’état général du réseau s’est amélioré de 1960 à nos jours. Le tableau 1 présente, pour l’année
2001, la densité relative du réseau routier par région administrative du pays, ainsi que la population
de ces dernières. Ces données permettent de mettre en évidence la sous-dotation en infrastructures
routières de certaines régions du Mali dont Tombouctou avec 0,22 km de route par 100 km 2 de
superficie du territoire, Kidal, avec 0.54 km/100 km2 et, Gao, avec 0.92 km/100 km2. Il faut tout de
même préciser qu’il ne s’agit pas d’une anomalie puisque ces régions sont plutôt désertiques et
moins peuplées. Par ailleurs, il est intéressant de remarquer que la région de Kayes a la densité
réseau la plus élevée du pays. Ce qui dénote que la région de Kayes est la mieux servie du pays en
matière de désenclavement.
Ainsi, dans les prochaines décennies, la densité routière devrait atteindre 6,6 km/100km², soit 6 fois la
densité routière actuelle (1,04 km/100 km2). À titre comparatif, la densité routière moyenne des pays de la
Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) est de 3,10 km/100 km2 et de 4,70
km/100 km2 pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne.
160
Erreur ! Liaison incorrecte.
161
Tableau 87: Caractéristiques des aérodromes
Nature du
Caractéristiques Pistes sol Portance Observations
Altitude Longueur Largeur
Aérodromes (m) (m) (m) 119712 140874107934
Obstacles
balisés, Balisage
Béton Focker 28/ lumineux de
Kayes Dag- dag 53 1600 30 bitumineux Boing 727 pistes
Keniéba 137 900 28 Latérite
Nioro 237 1500 30 Bicouche DC 4 Radio-balise MF
AN 24/AN
Yélimané 99 1600 45 Latérite 26 Radio-balise MF
Restriction
possible en
Bafoulabé 116 900 30 Latérite 5 T 70 saison pluvieuse
Restriction
possible en
Kita 342 900 30 Latérite 5 T 70 saison pluvieuse
Sadiola 125 1337 30 Latérite 40 T
Loulo 141 1500 30 Latérite 5T
Source : Agence Nationale de l’aviation Civile (ANAC)
L’exploitation commerciale des aérodromes est assurée par les Aéroports du Mali (ADM) et le
transport aérien par les compagnies locales et étrangères. Dans le cadre du développement du
secteur, tous les aérodromes doivent être modernisés et/ou réhabilités.
Mouvement d'appareils
(nombre) Trafic passager
Kayes Dag-dag 908 11779
Nioro 102 612
Yélimané 68 394
Total-Kayes 1078 12785
Total général 2780 34754
Porcentage 39% 0,367871324
Source :
162
[Link].2. Le transport ferroviaire
Le réseau ferroviaire du Mali compte 729 km de voies ferrées, dont 643 km de voie principale
(Koulikoro - Bamako - Diboli - frontière sénégalaise), 70 km de voie de service et 15 km de voie de
branchements particuliers et de desserte.
Les 643 km de voie principale représentent le tronçon malien de la voie ferrée Dakar – Bamako –
Koulikoro vieille d’un siècle, qui relie le Mali au Sénégal sur 1287 km et qui constitue l’un des axes
principaux de désenclavement extérieur et intérieur du Mali. La densité ferroviaire est de 0,59
km/1000 km², l’une des plus faibles d’Afrique, dont la densité moyenne est de 2,7 km /1000 km².
Le développement futur du réseau ferroviaire du Mali devra s’inscrire dans le cadre du projet sous –
régional d’interconnexion des voies ferrées ouest-africaines. Ce projet devra permettre
l’industrialisation et la structuration rapide des pays sahéliens tel que le Mali, actuellement trop
dépendant des pôles industriels côtiers. Sa réalisation nécessitera cependant, la mobilisation de
fonds très importants et la mise en valeur des ressources minières potentielles de la sous- région.
163
- vétusté du matériel ;
- inadéquation des gares existantes ;
- vétusté de l’équipement de communication.
Télécommunication
L’évolution des télécommunications dans les sept (07) cercles de la Région de Kayes suit celle des
télécommunications au Mali. En effet, aussi bien sous l’Office des Postes et Télécommunications
du Mali (OPT), créé en 1960, que sous la Société des Télécommunications du Mali (SOTELMA),
les télécommunications, considérées comme secteur stratégique, ont toujours été gérées sous
monopôle et par des entités dotées de statut d’établissement public.
Avant la création de l'OPT, l'essentiel des liaisons interurbaines et internationales était réalisé en
ondes décamétriques et le reste en circuits filaires aériens avec quelques courants porteurs. C’était
le cas des liaisons (filaire et courant porteur) construites le long des rails de Bamako à Kayes pour
les besoins de communication de l’Etat et de la Régie des Chemins de Fer du Mali (RCFM).
Tous les centres (urbains) existants de l’époque étaient équipés de centraux manuels à Batteries
Locales (BL) à l'exception de Bamako qui disposait de deux autocommutateurs électromécaniques,
de types R6 de 3000 lignes et Pentaconta de 1000 lignes ainsi que d'un central télex d'une capacité
de 200 lignes.
Les installations ainsi réalisées à cette époque répondaient essentiellement aux besoins de
commandement et de gestion de la gouvernance de l’Etat.
Ce n'est qu'à partir des années 1976-1978 que le réseau des télécommunications du Mali a
commencé à se développer réellement avec l'installation de la première station terrienne
internationale à la norme « Standard B » à Bamako et la construction 1982 des premières liaisons
interurbaines automatiques entre Bamako-Kayes et Bamako-Sikasso.
Il a fallu attendre la première réforme des secteurs des postes et des télécommunications intervenue
en 1989 pour la création de la Société des Télécommunications du Mali (SOTELMA), dotée de la
personnalité morale et de l'autonomie financière et du statut juridique de Société d’Etat. Placée sous
la tutelle du Ministre chargé de la Communication et sous l'autorité d'un Conseil d'Administration,
la SOTELMA a pour mission « l’exploitation et le développement du service public des
télécommunications sur toute l’étendue du territoire national ». Le statut de Société d’Etat lui
confère l’obligation de garantir sa rentabilité financière.
164
été attribué en 2002 une licence d’établissement et d’exploitation des réseaux et services de
télécommunications/tic ce, à l’issue d’un appel d’offres ouvert lancé à cet effet.
Ces inventaires seront suivis d’analyses et de commentaires des tableaux d’évolution des services
pour une meilleure appréciation du niveau de développement des télécommunications/tic dans la
région sous étude par rapport au reste du pays.
165
166
INFRASTRUCTURES DES TELECOMMUNICATIONS ET DES TECHNOLOGIES DE
L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
Les systèmes TAWA de Omniacom et CDMA 2000-1x de Huaweï, sont des systèmes dits de BLR
(Boucle Locale Radio). Ils sont très adaptés pour la desserte des zones, entre autres, dispersées et
éloignées. Ils offrent en plus du service de la téléphonie, l’internet avec des débits de 70 Kbits/s
pour le TAWA et 128 Kbits/s pour le CDMA.
Code Division Multiple Access (Accès Multiple par Répartition de Codes –AMRC)
1
167
Liaisons de transmission
Support de transmission
Filair Faisceaux Hertziens Communication
e (FH) par Satellite
Description de Fibre Date de
Nb Domsat
la liaison Nb de 3 Optiqu mise en
de VSAT4
circui TYPE T2 e (FO) service
voie (circuits (voies)
ts
s )
605C Câble à
amako-Kita-
Rayetho 960 A5 12 FO, 1982/2002
Kayes
n aérien
Foukara-
Farinon 6 A 1988
Mahina
Foukara-
Farinon 6 A 1988
Diamou
Bafoulabé-
1
Mahina
Mahina-
2 Date des
Toukoto
années 60
Kayes-Diamou 2
Koniakary-
1
Ségala
Bamako-Nioro 2Mbits/s 2004
Bamako- 4/2Mbit
1996/2004
Kéniéba s
Bamako-Diéma 2Mbits/s 2005
Bamako- 4
FO 1999/2005
Manantali
Vsat de
Bamako- 1Mbits en
Mananta
Tabakoto 2006
li
Bamako-Yatéla 4 2004
Bamako- Vsat de 2Mbits en
Loulou Yatéla 2006
Omnia-
Kayes-Yatéla N6 2004
com
Omnia-
Kayes-Sadiola N 2004
Com
Bamako-Diboli 4 2004
Bamako- Vsat de
2006
Sirakoro Diboli
Kayes- FO 2004
2
Technologie
3
Réseau Domestique de télécommunication par Satellite
4
Very Small Aparture Terminal
5
Analogique
6
Numérique
168
Support de transmission
Filair Faisceaux Hertziens Communication
e (FH) par Satellite
Description de Fibre Date de
Nb Domsat
la liaison Nb de 3 Optiqu mise en
de VSAT4
circui TYPE T2 e (FO) service
voie (circuits (voies)
ts
s )
Ambidédi
Ambidédi- SAT
N 2006
Diboli
Source : SOTELMA Malitel/ Compilation du Consultant
Du tableau ci-dessus il ressort que les supports de transmission privilégiés dans la Région sont
essentiellement les Faisceaux Hertziens et les satellites. Ceci s’explique par le relief de certaines
zones qui sont extrêmement difficile d’accès et très onéreuse pour une transmission terrestre. On
peut comme exemple les zones de Kéniéba, Loulou et Tabakoto.
Par ailleurs, il est important de souligner l’arrivée en 2002 à Kayes, pour la première dans l’histoire
des télécommunications du Mali, de la fibre optique pour relier d’une part, Kayes à Bamako et
d’autre part, Bamako à Dakar et Nouakchott. Grâce à cette liaison constituée d’un câble à 12 fibres
et remplaçant le câble de garde de la liaison électrique Bamako-Manantali, la capacité de connexion
du Mali au backbone (internet) international s’est vue renforcer.
La liaison longue de 650 kms et disposant d’une capacité STM16, dessert les localités de Ambidédi,
Kayes, Diamou, Mahina, Manantali, Dianfakourou, Kita, Sébékoro et Néguéla.
Les possibilités offertes par la FO doublées de l’installation du système TAWA en 2004 ont permis
la desserte en FO de Manantali, en FH de Sadiola et de Yatéla et en VSAT de Sirakoro, de
Tabakoto et de Loulou.
En 2004 cette liaison a été renforcée par une seconde de IKATEL SA, également en FO construite
en pleine terre et desservant entre autres les localités : Dioumara, Diéma, Diancounté Camara,
Lakhamané, Sandaré, Maréna, Ségala, Kayes, Ambidédi et Diboli.
Téléphonie rurale
En 1999, les deux systèmes de téléphonie rurale en exploitation dans la Région de Kayes qui sont
du type SR 500 de la société canadienne SR Télécoms, assuraient la desserte des localités
suivantes :
7
Accès Multiple à Répartition dans le Temps
169
✓ Téléphonie rurale de Nioro installée et mise en service en 1991 avec une capacité totale de 480
abonnés couvre : Nioro, Dialaka, Sandaré, Youri, Guétéma, Diangounté, Simbi, Gogui, Béma,
Touroungoubé, Diéma, Lakhamané, Dioka et Madina.
✓ Téléphonie rurale de Yélimané installée et mise en service en 1996 avec une capacité totale de
384 abonnés couvre : Dialaka, Dionkoulané, Lankhanguémou, Ségala, Maréna, Yélimané,
Yaguiné, Gori, Kouméoulou, Diongaga, Tambakara, Kirané, Kersiané, Koniakary.
✓ Téléphonie rurale de Kayes-Kita installée et mise en service en 2000 avec une capacité totale
de 384 couvre : Bafoulabé, Mahina, Diamou, Badoumbé, Oualia, Toukoto, Badinko, Kita,
Diakon, Oussoubidiagna.
Réseaux d’accès
Dans la plupart des localités desservies par le réseau fixe de la SOTELMA, le réseau d’accès est
filaire avec une distribution des lignes d’abonné « directe » et/ou « Sous Répartition » selon
l’importance de la localité concernée. Compte tenu de l’évolution technologique, de la souplesse,
des coûts et des délais de déploiement des nouveaux équipements de télécommunications/tic, les
réseaux d’accès sont de plus en plus remplacés ou constitués de systèmes sans fil (Boucle Locale
Radio). La ville de Kayes a été dotée en 2004 et 2006 de tels systèmes de technologies
respectivement DECT8 et CDMA 2000-1x.
TELEPHONIE MOBILE
La téléphonie mobile a été introduite, pour la première fois, dans le réseau national le 20 septembre
1996. Cette téléphonie basée sur le système cellulaire du type AMPS 9 qui disposait d’une capacité
initiale de 2000 abonnés, a permis de résoudre partiellement les problèmes de saturation du réseau
de câble téléphonique à Bamako. Compte tenu de l’engouement que le nouveau produit a suscité
auprès des usagers, la SOTELMA a dû porter la capacité du système à 5000 et 10 000 lignes
respectivement en 1997 et 1999. Au 31/12/99 on dénombrait 6375 abonnés AMPS soit un taux de
saturation de plus de 63%.
Malheureusement pendant toute sa durée de vie le système AMPS n’a été disponible que pour les
populations de Bamako et de ses environs sur un rayon distant de 80 kms environ.
Cette évolution de la téléphonie mobile a été poursuivie par la SOTELMA et en 1999 elle s’est
dotée d’un nouveau système de téléphonie cellulaire numérique à la norme GSM10 avec le nom
commercial « Malitel ». Ce système qui a été lancé avec une capacité de 10 000 est vite passé
successivement à 20 000, 40 000 puis à 70 000 lignes en 2003. Déjà à cette date le District de
8
Digital European Cordless Telecommunications – « Norme européenne de radiocommunication vocale »
9
Advanced Mobile Phone Service
10
Global Service for Mobile communication
170
Bamako, quatre (04) Capitales Régionales dont Kayes et six (6) autres localités dont Sadiola et
Yatéla étaient couvertes par le réseau mobile de la SOTELMA.
Tableau récapitulatif des territoires du District de Bamako, des capitales régionales, des
chefs lieux de cercles et des localités couvets
Bamako/Capitales Chefs-lieux Autres
NBRE BTS REGION Localités Régionales de Cercles Localités
DISTRICT DE
78 1 1 - -
BAMAKO
35 KAYES 237 1 6 230
21 KOULIKORO 170 1 6 163
29 SIKASSO 138 1 6 131
20 SEGOU 117 1 6 110
11 MOPTI 111 1 5 105
4 TOMBOUCTOU 33 1 2 30
4 GAO 24 1 3 20
1 KIDAL 1 1 - -
203 TOTAL 832 9 34 789
Source :
A la date du 30 avril 2008, il est à noter que sur les 125 BTS installées dans les Régions et les 831
localités couvertes dans l’ensemble du pays, 35 BTS (soit 28,0%) et 237 (soit 28,5%) localités sont
situées dans la seule Région de Kayes.
INTERNET
L’entrée du Mali dans le système mondial de communication s’est effectuée par l’installation et la
mise en service en 1997 d’un Nœud INTERNET avec une connexion internationale de 128 Kbit/s.
Comme premier pas dans ce nouvel univers, la SOTELMA avec cette bande passante offrait à
travers les PSI11, les services de l’internet disponibles (messagerie électronique, transfert de
fichiers, consultation de base de données etc.) aux usagers.
Consciente de la pertinence de l’accès de l’internet au plus grand nombre de citoyens pour accélérer
le développement social, culturel et économique du Mali, la SOTELMA a tout de suite entrepris le
renforcement de la capacité de traitement du Nœud et son extension aux capitales Régionales et
autres localités par la mise en place des Points de Présence (PoP).
C’est dans ce cadre que la ville de Kayes, les Chefs-lieux de Cercles de Kita, Yélimané, Nioro et
Kéniéba, et les localités de Manantali, Tabakoto et Diboli ont été connectés au réseau internet
national et par conséquent au backbone international. Pour les détails voir le tableau N°10 ci-
dessous.
Les efforts de développement déployés par les deux opérateurs ont permis d’accroître la bande
passante qui est de 400 Mbits/s en 2008 et les offres de services internet avec des débits allant de 56
11
Prestataires de Services Internet
171
Kbits/s à 2Mbits/s, ce à travers les produits développés tels que @li (Accès libre à internet), IRE
(Interconnexion des Réseaux d’Entreprise), Livebox, ADSL12,WASSA13, Ikanet Home14, etc.
Pour les accès ADSL, la SOTELMA a installé en 2006 des DSLAM 15 à Bamako et dans trois
Capitales Régionales dont Kayes avec une capacité équipée pour cette dernière de 304 ports sur
lesquels les clients actifs au 30 avril 2008 étaient au nombre de 151 clients dont 147 clients utilisent
chacun un débit de 128 Kbits/s et 4, un débit de 256 Kbits/s.
SERVICES DE TELECOMMUNICATIONS/TIC
La SOTELMA et son concurrent offrent des services variés à une clientèle de plus en plus exigeante
et suffisamment dispersée. Ceci s’explique essentiellement par la concurrence (obligation aux
opérateurs d’améliorer continuellement leurs offres de service), l’étendue du territoire national
avec des zones moins denses, dispersées ou éloignées.
La plupart de ces services sont disponibles dans toutes les localités qui sont couvertes par les
réseaux de téléphonie (fixe et/ou mobile) et de l’internet.
12
Asymetric Digital Subscriber Line (Ligne d’Abonné Numérique Asymétrique)
13
Produit de la Boucle Locale Radio CDMA de La SOTELMA
14
Internet haut débit (128 – 256 Kbits/s) à domicile (Produit Ikatel SA)
15
Digital Subscriber Line Access Multiplexer (Multiplexeur d’Accès à la Ligne d’Abonné Numérique)
172
PERSPECTIVES DE DEVELOPPEMENT DES TELECOMMUNICATIONS/TIC
La couverture des localités du pays se renforcera par, entre autres, l’entrée dans le capital de la
SOTELMA d’un partenaire stratégique disposant de compétences techniques, commerciales et de
gestion avérées et de ressources financières suffisantes pour le développement des réseaux et
services de télécommunications sur l’ensemble du pays.
Au regard des projets en cours et dans la perspective d’une concurrence qui s’annonce rude entre
Orange Mali et la nouvelle SOTELMA issue d’une privatisation réussie, les localités de la Région
de Kayes bénéficieront certainement d’ici fin 2011, d’un essor de développement important des
services fournis aux populations.
D’ores et déjà il est prévu que la SOTELMA étende son réseau CDMA par l’installation de station
de base (BTS) dans les quatorze (14) localités ci-dessous énumérées, son réseau mobile à toutes les
localités situées sur les axes routiers (avec une éventuelle couverture jointive) indiqués ci-après et
sa couverture internet par l’installation de nouveaux DSLAM16 et PoP.
CONCLUSION
En 2008 on peut constater que toutes les Capitales Régionales, les 36 Chefs-lieux de Cercles et 178
autres localités sont connectés au réseau national de la téléphonie fixe. Pour le réseau mobile de la
SOTELMA, il en est de même pour les Capitales Régionales mais pour les Chefs-lieux de Cercles
et les localités couvertes, les chiffres sont respectivement 34 et 831.
Concernant la Région de Kayes, les 7 Chefs-lieux de Cercles et 40 localités sont de nos jours
couverts par le réseau de la téléphonie fixe de la SOTELMA. Ces 7 mêmes Chefs-lieux de Cercles
et 230 autres localités sont desservis par le réseau de la téléphonie mobile Malitel.
16
173
LES RADIOS DE LA REGION DE KAYES
2. Bafoulabé : 10 stations
3. Kita : 11 stations
4 Yélimané: 7 stations
1. Kegniéba : 3 stations
2. Nioro : 5 stations
3. Diéma : 7 stations
Après les années 1990 le réseau routier, les infrastructures de télécommunication ont connu une
nette amélioration. Aujourd’hui la région est désenclavée par le réseau routier et les tranports
aériens (sur 29 aérodromes, kayes en compte 6, dont 5 secondaires et deux privés) et par la voie
ferroviaire.
Si la région est désenclavée sur la sous région, le désenclavement intérieur régional notamment,
deux entre les chefs de cercle du nord et ceux du sud de la région restent problématique par
endroit.
Malgré sa privatisation le transport ferroviaire connait toujours des difficultés qui perturbent la
vie économique des populations riveraines.
Le nombre d’hôtels en 2006 est de 24 avec 345 chambres. A ce niveau il faut signaler que seul
l’Hôtel KAMANKOLE PALACE á une capacité d’hébergement de 54 chambres, 8 suites
juniors, 4 suites présidentielles.
174
Il est possible d’offrir plusieurs circuits, couvrant l’ensemble de la région et selon les interêts
culturels des clients :
Source OMATHO
175
l’éducation de 1991, etc. l’option fondamentale d’articuler le système éducatif autour de huit
niveaux, types et ordres d’enseignement est demeurée presque inchangée. Il s’agit de :
- l’Education Préscolaire ;
- l’education Spéciale ;
- l’Enseignement Fondamental ;
- l’Enseignement Secondaire Général ;
- l’Enseignement Secondaire Technique et Professionnel ;
- l’Enseignement Normal ;
- l’Enseignement Supérieur ;
auxquels il convient d’ajouter l’Alphabétisation Fonctionnelle et les Centres d’Education
pour le Développement (CED), connus sous l’appellation d’Education non Formelle. La
première assure la formation des adultes tandis que les seconds prennent en charge celle
des jeunes déscolarisés et non scolarisés.
Exceptés les enseignements supérieur et spécial tous ces autres ordres, types et niveaux
d’enseignement sont représentés dans la région de Kayes. Deux académies et neuf Centres
d’Animation Pédagogiques (CAP) assurent leur gestion administrative.
A) L’Enseignement Préscolaire
1) L’éducation préscolaire :
a) Les jardins d’enfants :
La région de Kayes comptait à la rentrée 2005- 2006 vingt trois jardins d’enfants fréquentés par
3034 auditeurs, à égalité de sexe, et encadrés par 134 moniteurs. Bien qu’insuffisant au regard des
besoins, ce nombre traduit mal les immenses efforts consentis pour satisfaire une demande forte et
sans cesse croissante. Ainsi, la région a presque triplé ses garderies d’enfants en six ans ; passant de
8 en 1999 à 16 en 2002 et à 23 en 2007 .Même si tous les CAP en sont pourvus, l’on observe
toutefois son faible taux de couverture régionale, son inégale répartition géographique et la
localisation des infrastructures préscolaires dans les centres urbains.
176
2) L’éducation spéciale :
Une école pour déficients auditifs financée par les actions de la coopération canadienne pour un
coût d’une vingtaine de millions de francs CFA a vu le jour à Kita en 1999 à l’initiative de
l’Association nationale des déficients auditifs .Malheureusement, faute d’enseignants et de
personnel, l’école qui comptait vingt sept auditeurs, a dû fermé ses portes.
Cette expérience met en évidence la nécessité de poursuivre les investigations pour l’insertion de
personnes handicapées autres que les malentendants etc.
3) L’école fondamentale :
Le premier cycle de l’Enseignement Fondamental
a) Les infrastructures :
Selon les statistiques officielles, la Région a plus que doublé, en six ans, le nombre de ses écoles
fondamentales premier cycle qui est passé de 498 en 2000 à 887 en 2004 et à 1217en 2006 pour
satisfaire la forte demande sociale en éducation. Cette forte progression est perceptible dans tous les
cercles et pour tous les types et ordres d’enseignement de ce niveau. (voir graphique 1 et 2)
✓ En 2006 :
• l’école publique comptait 653 écoles, elle représentait 53,66% ;
• l’école communautaire représentait 29,09% ;
• les medersas sont passées à 193 soit 15,87% ;
• l’école privée constituait 1,40%.
c) La répartition spatiale :
En 2000, les cercles de Kayes et Kita abritaient 55,87% des écoles publiques, l’ensemble des autres
cercles représentait 46,13%.
Pour les écoles communautaires, kayes et Kita représentaient 73,47% contre 26,53% pour les 5
autres cercles de la région ;
177
Kayes et Yelimane concentraient 75% des medersas tandis que Nioro, Diema, Bafoulabé, Kenieba,
et Kita n’en totalisaient que 25%.
200
Privé
180
160
140 Communn
120 autaire
100
Medersa
80
60
40 Public
20
0
Kayes Bafoulabé Djéma Kéniéba Kita Nioro du Sahel Yélémané
En 2006 Kayes et Kita continuaient à recevoir 49,21% de l’ensemble des écoles de la région et
42,71% des écoles publiques.
Kita, Kéniéba et Bafoulabè possédaient 84,62% des écoles communautaires contre 15,38% pour
l’ensemble des autres cercles (Kayes, Nioro et Yélimané)
Kayes et yelimané continuaient toujours à abriter l’essentiel des medersas (61,14%), en dépit de la
diminution de la part de cette structure dans les infrastructures scolaires.
200 Bafoulabé
Djéma
150
Kéniéba
100
Kita
50 Nioro du Sahel
0 Yélémané
An 2002 An 2003 An 2004 An 2005 An 2006
178
Les deux niveaux cycles de l’enseignement fondamental se caractérisent par leur faible niveau
d’équipement :
✓ 3,52% des écoles disposaient d’une bibliothèque ou d’un coin de lecture,
✓ 3,88% d’entre elles sont électrifiées,
✓ 4,9 % (tous cycles confondus) possédaient des cantines,
✓ 16,69% ont une clôture,
✓ 40,50% disposaient de latrines fonctionnelles,
✓ 42,81% avaient un terrain de sport.
Ce sous équipement général, qui prend des proportions inquiétantes quand on sait que ces
équipements appartiennent aux deux cycles, ne doit pas occulter leur inégale répartition
géographique :
Kayes et Kita disposaient de plus de la moitié des points d’eau, respectivement 33,0 % et 29,7 %,
Kayes concentrait l’essentiel des écoles électrifiées (64,81%),
179
Tableau 95: La situation des équipements des écoles fondamentales de la région de Kayes en 2006-2007
Cercles Point Electricité Latrines Latrines Cantines Terrains Clôture Bibliothèque Coin Nombre
d’eau fonctionnelles fonc. de sport de d’écoles
Séparées lecture
Bafoulabé 31 8 48 8 2 75 19 3 1 200
Diéma 25 7 54 8 16 66 37 2 3 121
Kayes 109 35 169 21 17 159 111 17 4 368
Kéniéba 13 1 29 9 1 91 10 0 0 201
180
e) Les effectifs :
En 2002, le nombre d’élèves du 1er cycle de l’enseignement fondamental était de 157.929 élèves.
En 2006, ce même ordre d’enseignement comptait 229.417 auditeurs ; soit une progression de plus de 30% (31,16%).
Tableau 96: Répartition des élèves par sexe et par cercle au 1er cycle dans la Région
2002 2003 2004 2005 2006
Garço Garço Garço Garço Garço
Total n Filles % Total n Filles % Total n Filles % Total n Filles % Total n Filles %
Bafoulab 3 37, 38, 1013 3
é 20758 12753 8005 9 20924 12998 7926 38 34595 15295 9300 8 24982 15330 9652 6 26121 15987 4 9
3 32, 34, 3
Diéma 9704 6609 3095 2 11430 7705 3725 33 13611 9347 4558 8 16410 10754 5656 5 18870 12239 6631 5
2066 4 2261 2657 42, 2892 42, 1893 4
Kayes 49486 28822 4 1 53349 30731 8 42 62636 36061 5 5 68043 39123 0 6 70237 40477 6 2
3 36, 36, 3
Keniéba 13831 9076 4753 4 15471 9932 5539 36 17712 11234 6478 6 19200 12161 7039 7 20320 12685 7635 8
1845 4 1944 2118 39, 2270 39, 2379 4
Kita 45960 27510 0 0 48104 28657 7 40 52847 31667 0 8 56318 33611 7 9 58259 33128 3 0
Nioro du 4 40, 41, 4
Sahel 10627 6388 4239 0 11016 6622 4391 40 13578 80081 5497 5 14236 8265 5971 9 15580 8951 6629 3
Yéliman 3 35, 34, 3
é 7563 5231 2332 1 15357 10137 5220 34 17700 11493 6207 1 19664 12826 6838 8 20030 12862 7168 6
15792 6154 3 17565 10678 6686 20297 12317 7979 39, 21885 13207 8678 39, 22941 13766 9175 4
Région 9 9638 0 9 1 2 9 39 3 8 5 3 3 0 3 7 7 7 0 0
Source : Etabli à partir de : MEN/CPS annuaire régional des statistiques scolaires de l’enseignement fondamental, région de Kayes 2002-2006
Cette importante augmentation du nombre des élèves a profité aux jeunes filles conformément à la politique nationale de scolarisation de la petite fille.
Le taux brut de scolarisation des filles a passé, en 2002, de 40% à 59,8% en 2006. Celui-là est variable d’un cercle à un autre. Ainsi, Yélimané et
Djéma enregistraient, en 2002, les plus faibles taux avec, respectivement 13% et 15% alors que, pour la même année, Kita (64%), Kayes (51%) avaient
les plus forts taux de la région.
181
Tableau 97: Taux Brut de Scolarisation par cercle dans la Région de Kayes
2002 2003 2004 2005 2006
Nombre Effec- TBS TBSF Enfts Effec- TBS TBSF Enfts Effec- TBS TBSF Enfts Effec- TBS TBSF Enfts Effec- TBS TBSF
d'enfants tifs Scola- Tifs Scola- tifs Scola- tifs Scola- tifs
Scola- risable Scola- risable Scola- risable Scola- risable Scola-
7-12 7-12 7-12 7-12
7-12 ans risés % % ans Risés % % ans risés % % ans risés % % ans risés % %
Bafoulabé 31912 18973 59,5 45 32518 20133 62 45,3 33137 24595 74,2 54,7 35252 22071 62,6 47,4 36121 26121 72 54,7
Diéma 29836 7091 23,8 15 30488 11263 37 23,2 31161 13905 44,6 28,1 32576 13006 39,9 26,6 33374 18870 57 38,7
Kayes 63252 39473 62,4 51 64764 53309 82 68,4 66313 17712 94,5 72,6 70156 51563 13,5 61,4 72121 70237 97 80,1
Keniéba 28514 13447 47,2 32 29337 15427 53 37 30188 62636 58,7 42,2 31016 18705 60,3 42,7 31887 20320 64 46,5
Kita 55427 45150 81,5 64 56646 41695 74 58,8 57894 52847 91,3 72 60531 55323 91,4 71,9 62007 58259 94 74,8
Nioro du
Sahel 31588 9819 31,1 24 32253 11016 34 26,4 32932 13578 41,2 32,3 35254 12559 35,6 30 36448 15580 43 35,3
Yélimané 23609 4638 19,6 13 24223 15357 63 40,4 24856 17700 71,2 46,9 25987 10246 39,4 24,1 26718 20030 75 52,1
Région 264138 138591 52,5 40 270229 168200 62,2 47,5 276481 208973 73,4 56,2 290772 183473 63,1 48,8 298676 229417 76 59,8
Source : Etabli à partir de : MEN/CPS annuaire régional des statistiques scolaires de l’enseignement fondamental, région de Kayes 2002-2006
182
En 2006, Yélimané et Djéma améliorent leurs taux respectifs à 52,1% et 38,7%.
Kayes et Kita améliorent également leurs taux qui passent, respectivement, à 80,1% et 74,8%.
On assiste à une nette amélioration de ces taux dans les autres cercles.
Le taux des filles, au 1er cycle, qui était de 39% en 2002 dans la région, a atteint 40% en 2006.
Les cercles de Kayes (42,25%), Nioro (42,5%) et Kita (40,4%) se rapprochent de la moyenne
nationale (44,4%). Les autres cercles de la région, ayant des pourcentages compris entre 35% et
38,8%, s’en approchent.
Cette amélioration de l’accès des filles à l’éducation est confirmée par le taux brut d’admission par
sexe au 1er cycle.
f) Le personnel enseignant
✓ En 2002 : 2897 enseignants dont :
• 794 fonctionnaires ; soit 27,40% des effectifs
• 72,59% de contractuels et de vacataires.
✓ En 2006, 4724 enseignants dont :
• 5 31 fonctionnaires (17,38%) ;
• 82,61% de vacataires et de contractuels
Tableau 98: Répartition des enseignants suivant les écoles et la qualité de la formation suivie
ENSEC,
IPEG CPR IFM ENTF ENSUP SARPE AUCUN
Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre % Nbre %
Bafoulabé 62 10,99 29 5,14 1 0,17 0 0 252 44,68 220 39
Diéma 15 4,41 39 11,47 2 0,58 1 0,29 91 26,76 192 56,47
Kayes 156 11,95 111 8,5 2 0,15 0 0 568 43,52 468 35,86
Keniéba 30 7,17 21 5,2 1 0,24 0 0 121 28,94 245 58,61
Kita 149 13,49 65 5,88 4 0,36 2 0,18 411 37,22 473 42,84
Nioro du
Sahel 23 8,18 18 6,4 1 0,35 1 0,35 165 58,72 73 25,98
Yélimané 11 2,86 30 7,8 5 1,3 1 0,26 120 31,25 217 56,51
Région 446 10,4 313 7,12 16 0,36 5 0,11 1728 39,31 1888 42,95
Source : Etabli à partir de : MEN/CPS annuaire régional des statistiques scolaires de l’enseignement fondamental,
région de Kayes 2006-2007
Mais l’examen minutieux du statut des enseignants montre la baisse sensible du nombre des
fonctionnaires dans le corps et la « contractualisation » accrue de la profession. Ainsi on a
dénombré 794 fonctionnaires (27,40%) en 2002 contre 531 (17,38%) en 2006. Dans le même
temps, le nombre des contractuels et des vacataires est passé de 72,59% des effectifs à 82,61%; soit
un gain de dix points en quatre ans.
La réduction des fonctionnaires et l’augmentation des contractuels et des vacataires varient d’un
cercle à un autre. Partout, en 2002, les contractuels et les vacataires représentaient plus des deux
183
tiers des effectifs, excepté à Kéniéba où ils n’étaient que de 60% en 2006. Cette situation s’est
empirée partout quatre années après. A Yélimané ils représentaient 93,54% des effectifs ; taux le
plus élevé en 2006.
A cette contractualisation accrue de l’enseignement il convient d’ajouter le manque de formation
de base qualifiante des enseignants. Ainsi, 21% des enseignants ont fréquenté une école de
formation de maîtres. 75% d’entre eux ne sont pas des professionnels du métier et ont été, soit
formés sur le tas, soit n’ont reçu aucune formation. Toutes choses préjudiciables à la qualité des
enseignements dispensés ; et partant à l’acquisition des connaissances par les enfants.
L’augmentation des effectifs des enseignants et des scolaires ont eu entre autres effets
l’accroissement ostensible du taux régional de scolarisation qui passe de 40,2% à 59,8% durant la
même période. Toutefois on observe de fortes disparités entre les cercles dans les efforts consentis
en faveur de la scolarisation en général et, de celle de la petite fille en particulier. Si Kayes et Kita
se distinguent par leurs taux de scolarisation exceptionnellement élevés (respectivement 97,4 et
94,0%), les immenses efforts pour la scolarisation des filles à Yélimané et à Diéma sont
remarquables ; cercles qui ont vu leurs taux passés de 12,5 et 15,1% à 52,1 et 38,7%, en quatre
années.
g) Les résultats scolaires au premier cycle de l’enseignement fondamental
Les résultats au CEPE de la Région qui oscillent entre 52,7% (2005) et 76,25% (2004), sans pour
autant occulter le faible taux de transition du premier aux seconds cycles, paraissent satisfaisants au
regard de la pénurie générale de documents didactiques. Avec une moyenne d’un livre pour trois
élèves et un livre de français ou de mathématiques pour deux élèves l’acquisition du savoir paraît
hypothéquée.
184
Tableau 99: Répartition par cercle des infrastructures, des effectifs et des ouvrages didactiques dans le 1er cycle de l’enseignement fondamental
Nombr Nombre
e salles enseignants Sciences
Nombre de Nombre Langues Mathématiqu Histoir Géographi d'observati
écoles classe élèves Nationales Français es e e on Total
Bafoulabé 200 617 30 977 564 928 19 718 21 675 514 1 019 4 394 26 121
Diéma 121 341 20 196 340 2524 13 717 15 556 1 071 2 052 4 089 18 870
Kayes 368 1315 83 762 1305 6576 29 476 51 711 1 756 3 151 8 252 70 237
Keniéba 201 265 22 759 418 914 13 036 13 526 1 585 1 157 5 785 20 320
Kita 334 1083 67 617 1104 1598 31 627 50 929 3 975 2 626 13 594 58 259
Nioro 72 268 17 217 281 3035 11 649 15 649 1 440 1 778 4 816 15 580
Yélimané 94 404 21 626 384 159 9 845 14 381 1 159 1 915 4 127 20 030
Région 1390 4293 264 154 4396 15 734 129 034 183 427 11 500 13 698 45 057 229 417
Source : MEBAPLN/CPS Annuaires statistiques 2007
Les réalisations physiques récentes et projetées, tant au secondaire qu’au fondamental, de l’Etat et des collectivités avec l’appui de l’ANICT,
bénéficient de l’accompagnement des Partenaires Techniques et Financiers à travers le PISE (Programme d’Investissement Sectoriel de l’ Eduction.).
Le tableau ci-dessous relatif à quelques réalisations dans la Région en donne une parfaite illustration.
185
Tableau 100 : Réalisations d’infrastructures scolaires de 2008 à 2009 dans la Région de Kayes
Les réalisations des collectivités à travers l’ANICT sont financées par les PAYS-BAS, la SUEDE et
la Banque Mondiale. La Banque Africaine de Développement (BAD) finance la construction de 90
salles de classe, de 30 cantines et d’un Institut de formation de maitres à NIORO, la réhabilitation
de 20 salles de classes à Kita I et II. Dans le même temps cinq forages seront réalisés dans la région.
UNICEF et Fondation Orange Mali interviennent pour la construction de 24 salles de classe à
Kayes Rive Gauche, Diéma, Yélimané et Bafoulabé.
L’AFD, après avoir procédé à la réhabilitation de l’Institut de Formation des Maîtres, s’est engagé
à construire et à équiper un nouveau.
a) Les infrastructures :
Leur nombre et leur nature sont consignés dans les tableaux et les graphiques ci-dessous
✓ En 2000
• la région comptait 65 écoles fondamentales second cycle publiques ;
• trois seconds cycles privés ;
• aucun second cycle communautaire ou de medersa.
✓ En 2006
• elles totalisaient 167 seconds cycles publics;
• 38 medersas ; soit 18% des infrastructures ;
• 7 seconds cycles privés ;
aucun second cycle communautaire
186
Répartition des infrastructure scolaire du second cycle en 2002
45
40
35 Public
30
25 Privé
20
15 Communnau
taire
10
5 Medersa
0
Kayes Bafoulabé Djéma Kéniéba Kita Nioro du Yélémané
Sahel
60
Public
50
40 Privé
30
Commu
20 nnautai
re
10
Meders
0 a
Kayes Bafoulabé Djéma Kéniéba Kita Nioro du Yélémané
Sahel
187
b) Les diverses catégories d’écoles fondamentales sont :
188
c) La répartition spatiale :
Ces écoles, localisées dans 92 des 129 communes, sont inégalement réparties entre les cercles.
✓ En 2002
• Kayes (39%) et Kita (21%) abritent l’essentiel des seconds cycles
publics ;
• 35% pour le reste des cercles dont 17% pour Bafoulabé
• 67% et 33% des seconds cycles ;
• le seul second cycle communautaire était localisé à Bafoulabé.
✓ En 2006
• Kayes (71%) et Kita (29%) exercent un monopole sur second cycle
de l’enseignement fondamental ;
• Ces deux cercles, avec respectivement 36%et23% accentuent leur
suprématie sur le second cycle
• Les cinq autres cercles disposent de 49%des écoles ;
d) Les effectifs :
Les effectifs des scolaires sont passés de 17751 en 2002 à 34737 en 2006 ; soit une augmentation de
48,90%. Cette croissance, moins forte qu’au premier cycle, s’explique par le faible taux brut de
scolarisation au second cycle qui passe de 16,3% à 29,3% ; particulièrement celui des filles (8,8% à
17,3%) qui, en 2006, ne représentaient que 30,6% des scolaires de ce niveau. Kayes, Kita et
Bafoulabè ont les meilleurs taux (compris entre33 et 47%) tandis que Diéma, Nioro du Sahel et
Yélimané en possèdent les plus faibles (entre 10 et 15%) ; les mêmes qui enregistrent des taux de
scolarisation des filles de 3,9, 6,5 et 4,9%.
189
Tableau 102: Répartition des élèves du Second Cycle par sexe et par cercle
2002 2003 2004 2005 2006
Garço Garço Garço Garço Garço
Total n Fille % Total n Fille % Total n Fille % Total n Fille % Total n Fille %
2 23, 112 26, 2
Bafoulabé 2685 2056 629 3 2515 1920 595 24 3253 2480 773 8 4299 3174 5 2 4856 3489 1367 8
1 17, 19, 2
Diéma 772 632 140 8 822 699 123 15 947 779 168 7 1029 827 202 6 1326 1064 262 0
205 3 299 1137 405 35, 1210 432 35, 1352 3
Kayes 6225 4169 6 3 8538 5547 1 35 5 7318 7 7 4 7779 5 7 5 8635 4890 3
2 20, 20, 2
Keniéba 1115 825 250 6 1651 1295 356 22 1554 1313 341 6 2002 1597 405 2 2439 1932 507 1
132 2 192 225 27, 247 27, 2
Kita 5253 3926 7 5 6755 4831 4 29 8093 5835 8 9 8843 6372 1 9 9358 6607 2751 7
Nioro du 3 29, 2
Sahel 1207 815 392 3 1450 968 492 34 1510 1027 483 32 1605 1128 477 7 1637 1156 481 9
2 1093 12, 14, 1
Yélimané 494 402 92 8 822 703 119 15 9 906 133 8 1325 1129 196 8 1596 1326 270 7
1775 492 2 2256 660 2787 821 29, 3120 920 29, 3473 1052 3
Région 1 12825 6 8 3 15963 0 29 1 19658 3 5 7 22006 1 5 7 24209 8 0
Source : Etabli à partir de : MEN/CPS annuaire régional des statistiques scolaires de l’enseignement fondamental, région de Kayes 2002-2006
190
e) Le personnel enseignant
Le personnel enseignant, en 2006, était estimé à 1031 agents dont la profession ne cesse de se
« contractualiser ». Les agents au statut précaire (contractuel, vacataire et élève- maître)
représentent 76,52% de l’ensemble du personnel enseignant contre 23,47% pour les
fonctionnaires. Cette situation ne varie pas fondamentalement dans les écoles publiques où les
fonctionnaires constituent 28,30% des enseignants. Malgré un taux de redoublement au
second cycle compris entre 14,65% à Yélimané et 30% à Kita, le nombre d’admis au DEF ne
cesse de croître autant pour les filles que pour les garçons comme l’indique le graphique ci-
contre.
f) Les résultats scolaires au second cycle de l’enseignement fondamental
Evolution des admis au DEF par sexe entre 2000 et 2007
191
Tableau 103: Evolution du taux Brut de Scolarisation au second cycle par cercle et par sexe entre 2002 et 2006 dans la région de Kayes
2002 - 2003 2003 - 2004 2004 - 2005 2005 - 2006 2006 - 2007
Garçon Fille Total Garçon Fille Total Garçon Fille Total Garçon Fille Total Garçon Fille Total
Bafoulabé 32 9,3 20,4 29,3 8,6 18,7 372 11 238 24,4 8,2 16,1 49,9 18,6 33,8
Diéma 10,7 2,2 6,3 11,6 1,9 6,5 12,6 2,5 7,4 7,8 2 4,8 16,5 3,9 10
Kayes 32,6 15,4 23,8 42,3 21,9 31,9 54,5 29 41,5 31,4 17,1 24 62,1 331 47,2
Keniéba 14,3 4,8 9,5 21,8 5,8 13,6 21,4 5,4 13,3 14,1 3,5 8,7 31,5 7,8 19,3
Kita 34,8 11,4 22,9 42 16,2 28,9 49,6 18,6 33,8 28,9 11 19,7 56,1 21,8 38
Nioro du
Sahel 12,9 5,8 9,2 15 7,2 11 15,6 6,9 11,1 9,6 4 6,7 16,4 6,5 11,3
Yélimané 8,8 1,8 5,1 15 2,2 8,2 18,9 2,4 10,1 12 2,2 7 25,8 4,9 15
Région 24,2 8,8 16,3 29,4 11,5 20,2 35,4 14 24,4 21,1 8,7 14,7 42 17,3 29,3
Source : Etabli à partir de : MEN/CPS annuaire régional des statistiques scolaires de l’enseignement fondamental, région de Kayes 2002-2007
192
L’Enseignement Secondaire
L’Enseignement secondaire comprend l’enseignement secondaire général, l’enseignement
technique/ professionnel et l’enseignement normal. L’accès à cet ordre d’enseignement est
subordonné à l’obtention du diplôme d’études fondamentales (DEF).
La Région de Kayes compte neuf lycées dont six publics et trois privés dont un franco-
arabe de type medersa. Excepté le cercle de Yélimané, les autres abritent chacun au moins
un lycée public. Les lycées privés sont localisés à Kayes (2 dont un de type franco arabe),
bafoulabé et Kita.
b) Les effectifs :
En 2007-2008 les effectifs des élèves des huit lycées publics (Diéma exclu) étaient estimés à 4682
auditeurs contre 3016 en 2003- [Link] ratio élèves\ salles de classe estimé à 46 élèves cache mal
des disparités locales. Ainsi Kayes (54,27%) et de Kita (23,45%) qui abritent l’essentiel des lycéens
pratiquent la rotation des élèves dans les salles de classe.
c) Le personnel enseignant
✓ En 2003-2004
• 50 fonctionnaires ;
• 62 contractuels.
✓ En 2007-2008
• 37 fonctionnaires ;
• 148 contractuels.
Le nombre des contractuels a plus que doublé en cinq ans tandis que celui des fonctionnaires
diminuait dans le même temps.
Le recours massif aux contractuels a permis de porter le nombre des enseignants à 185 dont six
femmes. Ceux-ci dispensent leurs cours dans des conditions pénibles dans 113 salles. Ce qui affecte
négativement les résultats scolaires.
L’on peut légitimement s’interroger sur les perspectives d’un système qui repose sur la
« contractualisation » de la fonction enseignante ; notamment lorsque ces agents émargeront au
budget des collectivités
193
Tableau 105 : Répartition des infrastructures, des élèves et du personnel enseignant des établissements publics de l’enseignement secondaire de Kayes.
2003-2004 2004-2005 2005-2006 2006-2007 2007-2008
Eff. Nbre Nbre Eff. Nbre Nbre Eff. Nbre Nbre Eff. Nbre Nbre Eff. Nbre Nbre
Eleves Classe enseigt Eleves Classe enseigt Eleves Classe enseigt Eleves Classe enseigt Eleves Classe enseigt
P C P C P C P C P C
LDK 1539 50 19 28 1738 40 19 35 1964 43 16 47 2328 45 17 46 2541 47 14 51
LFM 349 11 6 12 346 11 6 12 350 12 4 16 401 12 3 19 464 13 4 24
LK 763 19 17 13 669 19 15 14 716 17 14 20 837 20 13 26 1098 23 12 28
LB 365 12 8 9 - - - - 262 12 6 12 295 16 4 13 402 16 6 17
LD - - - - - - - - - - - - - - - - - 5 - 9
LKé - - - - 78 6 2 13 176 6 2 15 238 9 1 16 177 9 1 19
Total 3016 92 50 62 2831 76 42 74 3438 90 42 110 4099 102 38 120 4682 113 37 148
P= Permanent , C= Contractuel
Source : Direction nationale de l’Enseignement secondaire général
194
d) Les résultats scolaires au lycée
Le nombre d’inscrits au baccalauréat toutes sections confondues est passé de 952à 1651. Le tableau ci-dessous donne les résultats du baccalauréat
de 2002 à 2007 Il indique un faible taux de réussite des impétrants en dépit de l’augmentation du nombre des inscrits. Celui-ci oscille entre 20,09%
en 2003 et 43,27% en 2007, toutes les séries semblent être affectées par ces mauvais résultats..
Années SE SB LL SH TOTAL
Ins Pres Ad % Ins Pres Ad % Ins Pres Ad % Ins Pres Ad % Ins Pres Ad %
2002 109 104 23 22,115 295 281 75 26,69 84 80 41 51,25 464 438 100 22,83 952 903 239 26,467
2003 138 134 40 29,85 287 281 35 12,46 119 114 42 36,84 598 561 102 18,18 1142 1090 219 20,09
2004 147 143 32 22,38 351 332 63 18,98 179 171 114 66,67 634 593 157 26,48 1311 1239 366 29,54
2005 205 187 120 64,17 731 648 276 42,59 388 257 84 32,68 211 188 57 30,32 1535 1280 537 41,95
2006 215 187 71 37,97 401 387 106 27,39 216 207 143 69,08 816 758 346 45,65 1648 1539 666 43,27
2007 170 151 42 27,81 374 343 98 28,57 229 220 135 61,36 878 785 236 30,06 1651 1499 511 34,09
Source : MEBAPLA/DNEC, Annuaires Statistiques 2002-200
195
L’Enseignement Technique et professionnel
On dénombre dans la Région de Kayes sept écoles de formation professionnelle et technique dont
six privées et une publique. Kayes et Kita disposent chacune de trois établissements et la sixième à
Nioro. Cinq de ces écoles forment au tertiaire et les deux autres (le centre professionnel mécanique
auto de Kayes et le centre de formation polytechnique rurale de Kita) assurent une formation
technique qualifiante. Ces écoles accueillent quelques 4015 élèves en 2007- 2008 dont 2261
inscrits dans le cycle de Brevet de Technicien et 866 à celui du CAP. Elles sont sous équipées et ne
disposent que de deux laboratoires, et une seule bibliothèque. Elles ont par ailleurs permis, dans le
même temps, à 234 élèves de réussir leur examen de Brevet de Technicien dont186 en
comptabilité et de secrétariat de bureau, et à 746 autres d’obtenir leur CAP dont 378 dans le secteur
de l’industrie et 368 dans celui du tertiaire.
Il est permis de douter de la capacité de l’économie de la Région à offrir un emploi à tous ces
diplômés.
196
Tableau 107: EFFECTIF DES CENTRES DE FORMATION PROFESSIONNELLE (AE Kayes - AE Kita):
BT AD BT IND CAP AD CAP IND
N° O ETABLIS. N A Total N A Total N A Total N A Total TOTAL AE
1 CPMA-K 161 170 331 170 185 355 24 60 84 20 110 130 900 KAYES
2 CTM-KAYES 198 298 496 88 0 88 8 109 117 0 0 0 701 KAYES
3 IFP-KAYES 326 641 967 0 0 0 59 134 193 32 44 76 1236 KAYES
4 IPNS 76 42 118 0 0 0 16 8 24 0 0 0 142 KAYES
S/TOTAL KAYES 761 1151 1912 258 185 443 107 311 418 52 154 206 2979 KAYES
1 CFPK 42 165 207 49 58 107 12 77 89 29 47 76 479 KITA
2 CFPRK 0 0 0 98 178 276 0 0 0 0 0 0 276 KITA
3 INTEC-K 86 56 142 62 0 62 19 50 69 8 0 8 281 KITA
S/TOTAL KITA 128 221 349 209 236 445 31 127 158 37 47 84 1036 KITA
197
L’Enseignement Normal
La Région compte un Institut de Formation des Maîtres dont l’effectif est passé de1110 élèves
maîtres en 2004-2005 dont 235 filles et 875 garçons à 1036 en 2007-2008 répartis entre
généralistes (647) et spécialistes (105). Ils sont encadrés par 35 professeurs dont vingt sept
fonctionnaires et huit contractuels, parmi eux deux femmes. A la différence des autres IFM,
celui de Kayes, outre son dénuement total, ne dispose pas de structures d’internat.
Elle est assurée dans les centres d’alphabétisation et les centres d’éducation pour le
développement. La région en dénombrait 139 en 2005 qui dans 139 salles de classe. Une
soixantaine d’agents assuraient la formation des quelques 2015 auditeurs dont 950 femmes.
La Recherche
198
Des tentatives d’élevage en race pure ont concerné le Boukhara, le Chamois, l’Angora et
l’ensemble des races locales comme support au croisement mouton maure à poil long, mouton
Toronké, chèvre maure et le mouton à laine du Macina.
Dans l’ensemble ces résultats ont permis d’établir un référentiel technique sur l’élevage des
Petits Ruminants. L’adaptabilité des produits croisés en fonction du degré de sang exotique a
été testée. Les résultats obtenus, quoique très intéressants, n’ont pas connu un grand succès
auprès des producteurs traditionnels.
La Station de Samé a été créée en 1970 sur les restes de l’ancienne sisaleraie suite à la
décision du Comité inter états de mettre en place un programme de recherche agronomique et
ses applications dans la zone du bassin du fleuve Sénégal. Cette recherche avait pour objectifs
la définition de normes pour l’intensification des productions végétales et animales
susceptibles de favoriser la mutation de l’agriculture traditionnelle vers un système intensif
(irrigué ou non) et une rentabilisation optimale des principaux facteurs de production. Les
recherches ont porté sur l’étude des cultures traditionnelles (sorgho, mil, maïs, riz pluvial et
coton) des systèmes de culture, l’irrigation des cultures et les techniques culturales.
A partir de 1976, ont eu lieu des essais d’irrigation de cultures pluviales traditionnelles, de
cultures maraîchères irriguées et de céréales avec une irrigation d’appoint. Ces recherches
avaient pour but d’appuyer les activités de développement en cours dans les périmètres
irrigués. Les investigations ont porté sur :
- les techniques culturales : modalités d’irrigation, cultures de contre saison et
amélioration de la structure du sol ;
- l’amélioration variétale : céréales avec irrigation d’appoint en hivernage (mil-
sorgho-mais-riz) et divers.
Ces recherche ont permis d’expérimenter de nombreuses cultures en pluvial et/ ou sous
irrigation. Dans le domaine de systèmes de cultures, différents modèles de production ont été
expérimentés dans le but d’identifier des systèmes intensifs performants, susceptibles de
rentabiliser les investissements requis pour l’aménagement de la vallée du fleuve Sénégal.
199
Malgré les résultats techniques très importants obtenus par la recherche, il est à noter le faible
niveau de diffusion des résultats obtenus auprès des producteurs ruraux.
La création d’une ferme expérimentale dans la zone du lac Magui a été envisagée depuis
1964, en raison de ses grandes potentialités pastorales et des qualités zootechniques du zébu
toronké considéré comme le meilleur animal de boucherie de l’Afrique de l’Ouest. Cette
perspective a été inscrite au plan quinquennal 1974-1978 qui prévoyait d’implanter en
première région plusieurs projets de développement rural auxquels la Station Toronké devrait
fournir l’assistance technique nécessaire et les moyens de diffusion des paquets techniques.
Les missions de la station étaient les suivantes :
- études d’amélioration génétiques basées sur la sélection, la conduite du troupeau et la
diffusion des résultats de recherche dans le milieu rural ;
- études générales relatives au milieu sahélien (comportement des animaux et des
pâturages).
Initialement prévue sur financement extérieur, la station n’a démarré en fait qu’en 1980, par
quelques actions financées par l’Etat. Ces études exploratoires ont permis cependant de
décrire le fonctionnement des principaux systèmes d’élevage ainsi que les contraintes
générales qui entravent la production dans le sahel occidental. Les aptitudes de production des
races d’ovins - caprins ont été sommairement évaluées en milieu réel pendant qu’un troupeau
expérimental a été implanté à Ségala, aux fins des études d’évaluation et d’amélioration de la
race toronké en conditions de ferme.
En 1989, une étude diagnostique à grande échelle a permis d’approfondir l’analyse des
systèmes d’élevage de la région de Kayes et de proposer un programme pluriannuel de
recherches multidisciplinaires. Il s’agissait des études relatives à l’identification et à la
valorisation des fourrages pauvres, la production du cheptel et à certaines techniques de
production.
Le Centre Régional de Recherche Agronomique de Kayes (CRRA-Kayes) a été créé par arrêté
N° 91-5482/ MAEE-CAB du 13 décembre 1991. Il est l’un des six centres de l’Institut
d’Economie rurale. Il a pour mission de couvrir les besoins en recherche agricole de la région
de Kayes qui compte actuellement 7 cercles et 129 communes.
200
Les Structures du CRRA de Kayes
Pour remplir sa mission, le Centre Régional de Recherche Agronomique de Kayes dispose des
structures suivantes :
- la Direction du Centre qui se trouve à Samé Plantation (18 km au nord ouest de la ville
de Kayes sur la route Kayes - Dakar) ;
- la Station de Recherche Agronomique de Samé (abrite la Direction du Centre) à
laquelle sont rattachées trois (03) Sous Stations de Recherche Agronomique (S/SRA)
fonctionnelles : Kita (30 ha), Ségala (5 ha), Béma (25 ha) et une Sous Station en
veilleuse (Fari à Kéniéba). Cette dernière Sous Station sert à la conservation des
ressources phytogénétiques (mangues et agrumes).
Ses structures servent de milieux d’expérimentation pour le centre car couvrant l’ensemble
des zones agro climatiques de la région. Des activités de recherche sont également menées en
hors station chez les producteurs à travers toute la région en collaboration avec les organismes
de développement et les ONGs de la Région.
Toutes les activités de recherche menées au niveau du Centre sont exécutées au niveau des
Programmes de recherche. Le CRRA de Kayes abrite 2 programmes sur les 17 que comptent
l’IER (Programmes Arachide et Petits Ruminants) et une Equipe Système de Productions et
Gestion des Ressources Naturelles (ESPGRN).
Toutes les activités de recherche menées au niveau du Centre sont exécutées au niveau des
Programmes de recherche sous la Direction des Chefs de Programme ou Délégués de
Programme nommés par le Directeur Général de l’IER parmi les chercheurs seniors.
Le CRRA de Kayes abrite 2 programmes sur les 17 que compte l’IER (Programmes Arachide
et Petits Ruminants) et une Equipe Système de Productions et de Gestion des Ressources
Naturelles (ESPGRN). D’autres programmes qui ont leur base ailleurs interviennent
également au niveau du Centre par délégation. Il s’agit des programmes: Coton à Kita, Mais,
Sorgho, Mil et Ressources Forestières, Bovins, Fruits et Légumes.
201
Programme Arachide
Au sein de ce programme sont menées toutes les activités de recherche concernant l’arachide
à travers l’ensemble du territoire national. Celles-ci concernent :
- la recherche de variétés d’arachide performantes adaptées aux conditions agro
écologiques du pays et résistantes aux maladies;
- la mise au point de techniques agronomiques efficientes pour la culture de l’arachide ;
- la mise au point de méthodes de lutte contre les maladies de l’arachide et contre sa
contamination par l’aflatoxine.
Les activités de recherche menées par ce programme à travers le pays sont essentiellement :
- la caractérisation des races ovine et caprine du Mali ;
- l’amélioration génétique de ces races par voie de sélection ou de croisement ;
- la mise au point de rations économiques pour la production de lait et de viande des
petits ruminants.
Au niveau de ces programmes thématiques, la mise au point des technologies se fait en station
ou dans les sous stations et leur adaptation en milieu réel chez les paysans.
L’ESPGRN est un programme transversal qui sert de courroie de transmission entre les
programmes et le milieu paysan afin d’aboutir à une meilleure adoption des technologies
conçues par ces programmes. Pour atteindre ses objectifs l’ESPGRN focalise ses efforts sur :
- l’étude des systèmes de production dans la région de Kayes par zone agro écologique ;
- l’identification de techniques de production adaptées aux conditions des producteurs
pour un meilleur transfert des technologies développées par les programmes ;
- l’étude des possibilités d’amélioration des techniques de production afin de permettre
un accroissement des revenus des producteurs tout en préservant les ressources
naturelles.
Délégations de programme
Les programmes qui ont leur base dans d’autres Centres et qui interviennent également au
niveau du Centre de Kayes par délégation sont : le coton à Kita, le maïs, le sorgho, le mil, les
ressources forestières, les bovins et les fruits et légumes.
Les défis de développement rural importants de la région de Kayes
--- Sécuriser la production agricole en vue de satisfaire les besoins alimentaires de la Région
de Kayes.
--- Accroître et diversifier les sources de revenu pour une amélioration significative des
conditions de vie des populations.
--- Réduire la migration des jeunes en les orientant vers une agriculture plus moderne et
économiquement rentable.
RESSOURCES HUMAINES
202
catégories confondues pour la réalisation des activités de recherche au niveau de la région (Cf.
Tableau 6). Pour pallier à ce déficit, le Centre fait recours aux chercheurs d’autres Centres.
LES FINANCEMENTS
Le Gouvernement de la République du Mali constitue le principal bailleur de fonds du CRRA
de Kayes. Des appuis financiers sont aussi obtenus de certains partenaires nationaux : la
CMDT notamment et internationaux (les Pays Bas, la FAO, le CFC).
L’inégale repartition des infrastructures scolaires. L’école publique reste dominante dans
les ordres d’enseignements.
Sous équipements des établisements scolaires, les effectifs sont croissants, progression de
30% du nombre des élèves.
Tous les ordres d’enseignements existent. L’enseignement pré scolaire est embryonaire,
tant disque celui spéiale est inexistant, le fondamentale se caractérise par une inégales
repartition des infrastructures, par ailleurs sous équipés quoi que en constante
augmentation et dont l’essentiel reste concenté sur kayes et kita (55%) reste sous équipé
(point d’eau, latrine, cantine, table banc, bibliothèque etc.).
Les effectifs sont en nets progression avec une nette amélioration pour la scolarisation des
jeunes filles notamment à kayes, kita et Bafoulabé.
Pour le personnel enseignent, il est dominé par les fonctionnaires, un corp enseignent
formé à cet effet s’est contractualisé à hauteur de 76,52%.
Les enseignents secondaires ne representent que 23,5%. Toute chose qui ne risquera pas
d’affecter le niveau et la qualité de l’enseignement agravé par un taux de rédoublement
variant entre 14 et 30%.
Dans le secondaire l’enseignement technique et professionnel est essentiellement au main
des établissements privés, tandisque l’enseignement secondaire générale reste dominé par
l’Etat. Excepté yélimané, il existe un lycée dans tous les cercles, tres nettement dominé par
les contractuels et souffre également de sous équipement notoire. Les effectifs sont en nets
augmentation comme celui des enseignements.
L’enseignement technique aux mains des privés est surtout présent à kayes kita et nioro, et
faible surtout dans le domaine du tertiaire.
L’enseignement normal dispensé dans un seul établissement situé à kayes, avec des
effectifs qui progressent. L’enseigenement non formel est assuré dans les centres
d’alphabétisation et les centres d’éducation pour le développement, au nombre de 139, ces
établissements forment auditeurs à la recherche dans la région se fait pour l’essentiel dans
203
le domaine de l’agriculture au CRRA qui dispose d’un personnel limité (44 agents dont 11
cadres superieurs).
Les programmes de recherche portent sur l’arachide, les petits ruminants, les systèmes de
production et de gestion des ressources naturelles.
[Link].1. La Santé
a) Les infrastructures socio-sanitaires
Depuis 1991, l’Etat du Mali a adopté une politique nationale de santé et de population axée
sur la décentralisation des soins et la participation des communautés dans la perspective
d’étendre la couverture sanitaire et de faciliter l’accès, du plus grand nombre, aux
médicaments essentiels. Elle repose sur une structure pyramidale de trois niveaux avec à la
base un niveau opérationnel de deux échelons qui offre le Paquet Minimum d’Activités à
travers les CSCOM , les centres de santé d’arrondissement, les structures parapubliques,
confessionnelles, les dispensaires privés et la pratique de la médecine traditionnelle ; Au
second niveau les centres de santé de référence et l’échelon supérieur, les Etablissements
Publics Hospitaliers.
Dans la région de Kayes, cette politique se traduit par174 établissements dont 143 CSCOM (
tableau n°1) pour le premier niveau, et auxquels il convient d’ajouter l’hôpital Fousseni Dao,
huit cabinets de consultations, quatre de soin, deux cliniques médicale et chirurgicale, un
laboratoire d’analyse et deux structures de médecine traditionnelle, 23 pharmacies privées et
24 dépôts de pharmacies privées. Kayes abrite l’essentiel des pharmacies privées, des
cliniques et des cabinets. Les autres structures, assez bien réparties avec une bonne présence
des cercles du sahel (carte n°) ont partout progressé, passant de 95 CSOM en 2004 à 143 en
2007. Ce qui témoigne de la forte implication des communautés. Ce qui assure à la région un
taux de couverture sanitaire de53%. Exceptés ceux de Kayes (49%), de Kita (48%) et
Bafoulabè (50%) celui-ci est partout supérieur. Ainsi Yélimanè (80%), Nioro (67%) et Diéma
(56%) ont les taux les plus importants. L’on ne peut s’empêcher de voir dans ces scores
l’implication et la participation des migrants.
204
205
b) Le personnel socio-sanitaire
La quête des communautés pour assurer à la région une meilleure couverture sanitaire passe
par la présence dans les structures sanitaires de ressources humaines de qualité. Le tableau
n°2 en donne le nombre et la composition. Il ressort de son analyse que 887 professionnels y
officient composés de médecins (10,15%), de techniciens supérieurs de la santé (16,35%), de
techniciens de santé (21,19%) et d’auxiliaires de santé (52,31%). A ce personnel des
structures de base il convient d’ajouter celui de l’hôpital HFD de Kayes (86). Il résulte de
cette situation les ratios suivants :
- Un médecin pour 18338 habitants, équivalent à la moyenne nationale, mais près
de deux fois supérieur à la norme OMS
- Un chirurgien professionnel ou faisant fonction pour 649275 habitants ;
- Un infirmier diplômé d’Etat (IDE) pour 14798 habitants ;
- Une sage femme pour 60254 habitants contre 21615 pour le Mali. La norme
OMS est de 5000. Ce qui revient à une sage femme pour 13746 femmes en âge
de procréer et pour 3124 femmes enceinte ;
- Un lit pour 7271 habitants ;
- Une structure du premier échelon pour 9695 habitants.
Tableau 111: Répartition du personnel de la santé par cercle dans la Région de Kayes en
2007
CERCLE
sanitaire
médecin
Technici
Médecin
Infirmier
infirmier
Personn
qualifié
femme
femme
RATIO
RATIO
RATIO
RATIO
RATIO
Sage
sage
POP
PQ
TS
en
Bafoulabé 199 877 3 66 626 33 6 057 8 24 985 el45 4 442 0
Diema 171 693 2 85 847 20 8 585 7 24 528 29 5 920 2 85 847
Kayes 405 913 11 36 901 61 6 654 38 10 682 115 3 530 1 405 913
Kénieba 187 410 2 93 705 17 11 024 4 46 853 24 7 809 2 93 705
Kita 369 340 3 123 113 40 9 234 3 123 113 45 8 208 1 369 340
Nioro 199 793 3 66 598 34 5 876 8 24 974 46 4 343 1 199 793
Yélimané 153 090 1 153 090 23 6 656 5 30 618 29 5 279 0
Région 1 687 116 25 67 485 228 7 400 73 23 111 333 5 066 7 241 017
Hôpital FD 1 687 116 3 562 372 52 32 445 19 88 796 79 21 356
Région incluant l’hôpital 1 687 116 28 60 254 280 6 025 92 18 338 412 4 095
Norme OMS 5000 5000 10000 2 000 241 017
Mali 2007 584 21 615 3 751 3 365 688 18 563
Mali 2006 451 26 580 2 229 5 378 688 17 424
Source : Direction régionale de Santé, Direction régionale de l’Action Sociale et de l’Economie Solidaire :
Annuaires statistiques 2007
Ces ratios, indicateurs de conditions sanitaires difficiles, masquent, d’une part, une certaine
disparité entre les cercles que traduit la situation de l’accessibilité au Paquet Minimum
d’Activités (tableau n°4 fig. ) et, d’autre part, l’insuffisance du personnel qualifié de haut
niveau, la rareté des assistants médicaux et l’absence d’un personnel de [Link]
traduisent également un manque grave de personnel qualifié de première importance pour
l’extention de la couverture médicale ; notamment les sages femmes
En effet la ville de Kayes, avec la présence de l’hôpital Régional, du camp militaire et des
différents cabinets privés, concentre l’essentiel des médecins et des spécialistes ; notamment
les assistants médicaux. Les cercles sahéliens (Nioro, Diéma) du fait des migrants et de la
206
présence d’une garnison militaire et d’autres structures (caritatives, privées, confessionnelles
ou lucratives) abritent des médecins et quelques spécialistes. Ailleurs, l’on semble se
contenter des techniciens et auxiliaires de la santé. L’insuffisance criarde de sages femmes (au
nombre de 24 dont 13 à Kayes) et la quasi absence de spécialistes en maintenance retiennent
l’attention au moment où le nombre des grossesses assistées est en nette progression ainsi que
l’émergence de nouvelles maladies liées au nouveau mode de vie et au vieillissement de la
population, et au regard des efforts consentis en faveur de l’équipement des structures
sanitaires de la région.
c) Accès des populations aux soins et aux activités des centres de santé de premier
niveau.
207
La lecture du tableau n°114 laisse apparaître que 50% de la population régionale ont accés à un centre de santé dans un rayon de moins de 5km.
Ils sont prés de 70% à y accéder en parcourant entre 5 et 15 km. 30% doivent encore effectuer plus de 15Km pour joindre un centre de santé.
Cependant la facilité d’accès varie d’un cercle à un autre. Ainsi 42% de la population de Kita et40% de celle de Kéniéba parcourent plus de
15km. Elles ne sont plus que 33 et 35% à faire la même distance àBafoulabé et à Kayes.
Tableau 114 Répartition de la population par cercle ayant accès au PMA suivant la distance à parcourir
Population à % POP à 15 Population % POP % POP
Population % POP
CERCLE Population 15 Km Km Centre 15 KM et Totale NON
à 5Km à 5Km
Centre Fixe Fixe +couverte Couverte couverte
BAFOULABE 199 877 83 022 42 134 031 67 135 306 68 32%
DIEMA 171 693 97 118 57 143 077 83 149 495 87 13%
KAYES 405 913 209 416 52 263 924 65 263 924 65 35%
KENIEBA 187 410 71 219 38 112 967 60 118 624 63 37%
KITA 369 340 138 918 38 215 113 58 215 478 58 42%
NIORO 199 793 114 556 57 163 317 82 166 738 83 17%
YELIMANE 153 090 121 492 79 141 647 93 142 552 93 7%
KAYES 1 687 116 835 741 50 1 174 077 70 1 396 365 83 17%
Source : Direction régionale de la santé et Direction régionale de l’action sociale et de l’économie solidaire : Annuaire statistiques 2007
Tableau 112 Répartition des activités des centres de santé du premier niveau suivant les cercles
2007
Activités Kayes Bafoulabé Djéma Kéniéba Kita Nioro Yélémané Total
Paludisme 67249 0 25403 16528 28914 22916 15258 176267
VIH/ SIDA 89 0 4 36 125 37 3 294
Tuberculose 156 0 28 15 33 67 19 318
Malnutrition 626 0 0 0 2443 264 519 1652
Chronique
Malnutrition sévère 1265 0 264 521 349 403 76 2878
Sepist-èpe 5020 0 958 590 636 538 526 8268
Parient soins APV 6 0 7 33 23 24 3 96
Femme 92 0 5 7 5 1 3 113
Méningite 12 0 4 21 6 2 0 45
208
Le tableau n°117 établit la situation des activités des structures médicales de premier et de second
niveau. Il ressort de son analyse que les principales maladies de la région sont :
o le paludisme (94,52%) qui sévit un peu partout ; mais principalement à Kayes (38,15% des
consultations), Kita (16,40%) ;
La région a enregistré 294 cas de VIH\SIDA en 2007 dont 125 cas à Kita. Cependant la pandémie
existe partout. Dans le même temps 212 patients dont 199 à Kita et 11 » femmes enceinte dont92 à
Kayes étaient sous ARV.
Par ailleurs les grossesses à risque qui passent de1072 en 2004 à 769 en 2007 sont malheureusement
parfois suivies de décès maternels (119 cas en2007) et mortalité néonatale (223 cas à la même date).
La forte implication des communautés et les efforts qu’elles ont consentis perceptibles à travers les
réalisations physiques des structures de premier niveau, ne sont pas soutenus par un recrutement
conséquent de personnel qualifié. Toutes choses limitatives et préjudiciables à la qualité des soins
prodigués aux populations.
La région compte 174 établissements, 1 hôpital, 7 centres de santé de référence. La couverture
sanitaire est inégalement repartie,(kayes 49%, kita 48%, Bafoulabé 50%, Nioro 67%, Yélimané 80%
et diéma 56%) qui met en évidence l’effort des communautés particulirement les migrants.
L’examen du personnel sanitaire met en évidence l’insufisance du personnel (1 medecins pour
18000 habitants soit 2 fois la norme OMS, une sage femme pour 60000 habitants contre 21 615
pour le mali et 5000 pour l’OMS soit 12 fois la norme OMS.
On note une quasi absence de personnel qualifié (chirurgiens et autres spécialités), de personnel
technique de maintenance.
La forte implication des communautés et les efforts qu’elles ont consentis perceptibles à travers les
réalisations physiques des structures de premier niveau, ne sont pas soutenus par un recrutement
conséquent de personnel qualifié. Toutes choses limitatives et préjudiciables à la qualité des soins
prodigués aux populations.
209
Difficilement évaluable, les quelques 17396 identifiés en2005 par le système d’information
sociale étaient constitués d’enfants mendiants ou de talibés (44,62%), d’orphelins ou de
parents indigents (35,61%) ,en rupture de ban avec la société et la loi (12,62%), etc. Ils vivent
dans la précarité, connaissent d’énormes difficultés d’insertion, d’éducation et d’encadrement
et sont, le plus souvent, exposés à la traite de toutes sortes.
100% 12
21 17
32 6 32 30
80% 47 46 6
5 0 21 7
60% 39
0 65 36 21
47 23 42
40%
53
20% 23 37 39
16 18 32 20
0 8
0%
Bafoulabé Kayes Diéma Kéniéba Kita Nioro Yélimané Région
210
Sur cette base tous les cercles disposent d’au moins 30% d’ASACO très dynamiques, sauf à
Kayes (13%). Kéniéba 8% et Kayes (3%) ont des structures peu dynamiques (voire graphique
ci-dessus).
Dans la région, l’indice du développement humain établi en 1999 par l’observatoire est de 0,340
contre 0,333 pour l’ensemble du sp. Celui-ci traduit l’extrême dénuement de la population de la
région. L’incidence de la pauvreté est passée de 45,14% en 1994 à 67,85% en 2001, puis à 57,37%
en 2005. La pauvreté touche indifféremment les femmes et les hommes (67,79 contre 68,74% en
2001) Cependant certaines couches sont plus exposées à la pauvreté que d’autres. Il en est ainsi des
plus vulnérables comme :
✓ les personnes handicapées
Les services du développement social et de l’économie solidaire en ont recensées 7246 en
2007 dont 35% font l’objet d’un suivi. On les rencontre majoritairement à Diéma (1578) et à
Nioro (503). Leur situation géographique expliquerait cet état. 516 enfants handicapés ont
été identifiés dont 101 scolarisés Elles militent et défendent leurs intérêts dans vingt cinq
associations. Il n’existe dans la région aucune école spécialisée ne prend en charge la
formation de ces handicapés.
✓ Les enfants en situation très difficile
Difficilement évaluable, les quelques 17396 identifiés en2005 par le système d’information
sociale étaient constitués d’enfants mendiants ou de talibés (44,62%), d’orphelins ou de
parents indigents (35,61%) ,en rupture de ban avec la société et la loi (12,62%), etc. Ils
vivent dans la précarité, connaissent d’énormes difficultés d’insertion, d’éducation et
d’encadrement et sont, le plus souvent, exposés à la traite de toutes sortes.
Parce que constituant plus de la moitié de la population régionale, les jeunes, en raison du taux de
fécondité élevé, de l’importance numérique et de la jeunesse des femmes en âge de procréer, pèseront
lourdement encore pendant longtemps dans les budgets et les prises de décisions des autorités des
services déconcentrés que celles des collectivités décentralisées en terme d’infrastructures scolaires,
d’équipements sportifs et de loisirs.
La Région de Kayes compte 33 installations sportives de diverses catégories dont une abrite des
compétions internationales. On note également l’existence de quatre terrains municipaux où l’on peut
pratiquer d’autres sports que le football. Les 27autres sont des aires de jeu aménagées dans les cercles
et certains villages. La Région souffre d’une absence de politique sportive et culturelle soutenue et
cohérente.
211
Par ailleurs douze maisons des jeunes (une par cercle) d’une capacité de 4058 places, quatre
carrefours des jeunes dont trois à Kita et l’autre à Kayes totalisant 1350 places et trois campements
localisés à Kayes, Kéniéba et Kita de 650 lits complètent les infrastructure de jeunesse de la Région.
Leur inégale répartition, leur vétusté et leur délabrement hypothèquent leur exploitation optimale.
Tableau 113: Répartition par cercle des Infrastructures Sportives de la Région de Kayes
Sur le plan sportif la région dispose d'un stade de compétition implanté dans la ville de Kayes de terrains
municipaux clôturés ou non équipes dans la plupart des chefs-lieux de cercle de région. On note
également l'existence d'aires de sport par endroit servant de terrains de football dans les villages.
La Région de Kayes abrite le Camp de Jeunesse de Tokoto créé par le Décret n°02- 427 /PRM du 9
septembre 2002. Outre la promotion, chez les jeunes, de la culture du patriotisme, du civisme, de la
citoyenneté, de la paix et de la démocratie, ce camp leur assure une formation dans des domaines qui
favorisent leur insertion socio-économique.
Par ailleurs la Semaine de l’Amitié et de la Fraternité (SAFRA) offre aux jeunes de la région depuis
19880, une fois par an, à Kayes (Mali), Labé (Guinée), Bassé (Gambie), Sélibaby (Mauritanie),
Tambacounda (Sénégal) et Gabou (Guinée Bissau) de rivaliser aux plans culturel, artistique et sportif.
La jeunesse pour son développement reste tributaire de la définition d’une politique nationle dont la
traduction régionale n’existe pas. Les services régionnaux et locaux exécutent des décisions
nationales.
Les activités de jeunesse s’exécutent sous la direction d’inspections nommées à cet effet à travers 33
selections sportives, 12 maisons de jeunes, 4 carrefours de jeunes, 3 campements. Plusieurs de ces
stuctures sont vétustes et délabrées.
[Link].2. Culture
La région de Kayes dispose d’une riche culture que ne traduit pas assez le nombre des infrastructures
dédiées à sa diffusion ( trois centres culturels, quelques foyers de jeunes,quelques aires de spectacles,etc.)
La région abrite de nombreux festifals qui témoignent de cette riche culture. Au nombre de ceux-ci on peut
citer :
Festival du Rail ;
Festival de Gouina ;
212
Festival International de Kaes, Médine Tambacounda ;
Festival de l’Eau ;
Les principaux centres urbains sont dégagés plus hauts et dont les populations varient de 5000 hbts à
plus de 10 000 hbts. Cependant seuls quelques chefs-lieux de cercles comme Nioro, Kita, Diéma en
plus de la capitale régionale Kayes disposent de Schéma Directeur d’Urbanisme.
L’habitat est de type traditionnel avec utilisation de matériaux locaux en l’occurrence le banco, les
pailles, cependant de plus en plus l’on assiste à l’émergence de constructions de type moderne
employant le ciment, les tôles et une réorganisation de l’espace concessionnel.
213
De 1996 à 2007, Sept localités de la région de Kayes ont bénéficié d’un Schéma Directeur
d’Urbanisme comme l’indique le tableau ci-dessus, il s’agit de Kayes en 1996, en 2000 il y a eu Kita,
Kéniéba et Nioro, en 2003, les localités de Yélimané et de Bafoulabé/Mahina ont bénéficié de leurs
Schémas Directeurs d’Urbanisme, Diéma a élaboré le sien en 2004, en 2006 et 2007 Kayes s’est vue
dotée d’un autre Schéma et Kita également.
Il reste à savoir si les localités qui ont bénéficié de Schémas les ont mis en œuvre. Ont-ils fait l’objet
d’évaluations. Ces shémas ont-ils faits l’objet d’évaluation ? sur leur base des PUS (Plans
d’Urbanisme Sectoriel) ont t-ils été élaborés, mis en œuvre et évalués? Quels en sont les résultats ?
Les grandes conclusions de l'AP- SRAD ont permis d'orienter l'étude du présent SRAT au moment de
la collecte des données et de l'analyse.
Le SRAT ainsi élaboré, complète les données de l'AP- SRAD et confirme les grandes orientations et
les stratégies définies dans les domaines de :
214
- La conservation des écosystèmes et de la diversité biologique ;
- Le désenclavement intérieur et extérieur ;
- La réduction des disparités et des inégalités régionales;
- La maîtrise de l'eau;
- L'amélioration de la couverture sanitaire;
- L’amélioration du taux de scolarisation,
- L'élévation du taux d'alphabétisation;
- L'insertion socio - économique par le sport, les arts et la culture;
- L'intégration intra régionale et inter régionale;
- Le renforcement du réseau urbain régional.
215
1.2- Problématique d'aménagement et de développement
L'analyse des constats dans la région laisse apparaître des disparités. Ces disparités sont surtout d'ordre
physique et socio-économique.
✓ Disparités physiques
Elles se résument à :
• Disparités socio-économiques:
- l’examen d’une carte de la répartition spatiale de la population indique trois grands axes
de peuplement :
• le 1er, concerne Kayes Yélimane et Nioro, qui abrite 40% de la population sur
15% du territoire,
• le second, a trait à l’axe Bafoulabé- Sefeto-Diéma où 17% de la population
occupent 11% du territoire,
• le 3eme, est relatif à l’axe Kéniéba-Manantali-Kita., où 24% de la population
vivent sur 12% du territoire régional;
216
- L'activité économique, essentiellement dominée par l'agriculture, est nuancée par une
forte proportion pastorale au Nord et industrielle au Sud (mines extractives de Sadiola,
Yatéla, Loulo, Tabakoto- Fougala et Segala) ;
- L'activité industrieIle, bien que non fonctionnelle se concentre dans les cercles de Kita,
Kayes et Bafoulabé (agro- industrie) et inexistante au nord de la région, sauf quelques
boulangeries ;
- La carte scolaire indique que les cercles de Kayes et Kita abritent plus de la moitié des
écoles publiques (55, 87%) et près des ¾ des écoles communautaires (73,47%). Les
Médersas sont essentiellement localisées à Kayes et Yélimané (75%). Les écoles
professionnelles répondent à la même répartition, avec comme spécificités la
prédominance des privés (6 sur 7) ;
• avec les routes Kati-Kita et Kati-Kayes en passant par Diéma, Sandaré et les
routes Diéma Nioro, Kayes Yélimané et Kayes –Diboli (frontière du sénégal) au
détriment du chemin de fer,
• et les aéroports internes Kayes, mais singulièrement Yélimané et Nioro assurant
la liaison avec Bamako se voient aussi fortement concurrencés par la route,
• le chemin de fer avec Transrail assure le transport des marchandises et des
personnes entre Bamako et Dakar via Kita, Bafoulabé et Kayes et ne dessert pas
les autres cercles de la région ; il subit également la concurrence de la route et
du transport aérien quant à son trafic passager
Aux vues de ces disparités, la région de Kayes se subdivise en trois zones : une zone d’extraction de
l’or, une zone agricole (cultures sèches prédominantes dans le sahel et des cultures irriguées en aval de
Manantali, les cercles de Yélimané et de Kayes) et une zone d’élevage dans les cercles de Diéma,
Nioro, Yélimané et Kayes. Les deux dernières se confondent, du fait de l’intégration de l’agriculture et
de l’élevage.
Les informations collectées font état de l'existence de potentialités et d'atouts non négligeables, mais
également de nombreuses contraintes majeures au plein épanouissement économique, social et culturel
de la population.
217
Le cadre physique de la région de Kayes offre des atouts, qui sont :
► La position frontalière avec trois pays : le Sénégal, la Mauritanie et la Guinée, trois pays ayant tous
accès à la mer ;
► la présence d’un important réseau hydrographique composé essentiellement du fleuve sénégal et
ses affluents, du lac Magui et de nombreuses mares et rivières offrant à la région un fort potentiel
irrigable et énergétique ; et aussi une source d’abreuvement importante pour le cheptel.
► la diversité agro-climatique offre la possibilité à une instance régionale de mener une politique de
complémentarité entre les différentes zones de la région dans une dynamique de développement
territorial durable ;
► la présence d’importantes réserves de flore et faune : les 19 forêts classées que présente la région
même si des efforts importants restent à faire en matière de protection ;
► la présence de nombreux gisements de minéraux précieux.
Les potentialités en aménagements hydro agricoles sont portées dans le tableau ci-après
Les variétés d’arachide en vulgarisation dans les zones du Centre et du Nord sont : JL 24, CN 94-C,
TS 32-1, 55-437, FLEUR 11, IVGV S(E)-34, TX 903656, 47-10.
• Les variétés d’arachide en vulgarisation dans les zones du Centre et du Sud sont : (GH 119-20),
(73-28), (ICG 7878), IGC(DRS)10
• Les variétés d’arachide en prévulgarisation sont l’ICG 7878 dans les zones du Centre et du
Nord et l’ICG (FDRS) 4 dans les zones du Centre et du Nord.
Par rapport à l’équipe Systèmes de Production, Gestion des Ressources Naturelles et Economie
de Filières :
218
• Identification de trois systèmes de production : le système sylvo-pastoral, le système agro-
pastoral et le système agricole.
• Connaissances disponibles sur la typologie et le fonctionnement des unités de production
agricole (UPA).
• Elaboration d’outils conseil de gestion adaptés aux différents types d’unité de production
agricole.
• Connaissances disponibles sur les contraintes liées aux systèmes de culture du calebassier.
• Disponibilité de résultats économiques sur les systèmes culturaux maraîchers du cercle de
Kayes.
• Connaissances disponibles sur les possibilités de protection et de restauration des berges.
► La surface agricole utile de la région est estimée à 3 080.140 ha avec un taux de mise en valeur de
seulement 16%. Il est à rappeler que les plus grandes superficies aménageables se rencontrent dans
les cercles de Yélimané, Kita et Kayes. Ils sont respectivement de 18 625 ha, 14 575 ha et 13 754
ha.
► En matière de production agricole, quelques atouts existent comme la disponibilité en terres
cultivables, la présence de partenaires techniques et financiers dans le domaine de l’agriculture, la
présence de cours d’eau permanents et de mares et bas-fonds aménageables et l’existence de
nombreuses associations et coopératives de producteurs et leur grande expérience.
► Les atouts en matière d’élevage sont, entre autres, l’importance du cheptel et des ressources
pastorales. Il peut être un levier pour le développement économique de la région et la situation
frontalière permet l’exportation sur des pays voisins et de la sous région (le Senégal, la Gambie, la
Mauritanie et la Guinée
► La récolte des produits de cueillette est diversifiée. Seule la gomme arabique en très grande
quantité fait l’objet d’un suivi plus ou moins rigoureux. La recente decision de l’Union Europeenne
de commercialiser le pain de singe offre de nouvelles perspectives à cette activité de cueuillete.
Par rapport aux Ressources Forestières ;
Connaissances disponibles sur les techniques de saignée du gommier (Acacia senegal) : l’âge des
arbres, la période de saignée, l’intensité de gemmage.
► La chasse reste rudimentaire malgré l’existence de potentiel dans la région. Plusieurs espèces de
gibiers protégés y existent encore.
► Sur le plan touristique, la région dispose d’un potentiel touristique important qui reste sous
valorisé.
► La région dispose d’un atout démographique par la jeunesse de sa population (59%de la population
ont moins de 20 ans) ; 34,57% de la population ont entre 20 et 59 ans, une population active
importante qui constitue une base solide pour le développement de la région. La migration
constitue en soit un atout majeur qu’il convient de mieux valoriser.
► La diversité ethnique et le brassage de ces différentes ethnies sont un atout majeur de dynamique
sociale et culturelle. Chaque groupe ethnique ayant des pratiques culturelles, Kayes dispose d’une
gamme assez variée d’atouts socioculturels. Nous avons une région qui présente des pratiques
219
socio-culturelles soninké, bambara, kassonké, peul et maure avec une dominance des malinkés,
soninkés et kassonkés.
► Les importantes sommes d’argent envoyées par les migrants au niveau de la région contribuent à la
floraison du commerce (une forte partie est destinée à la consommation). Ces montants avec une
meilleure destination et un meilleur appui pourraient aider à développer des investissements
productifs au niveau de la région.
► Les mines d’or présentes dans la région : Sadiola, Yatéla, Loulo et Tabacoto sont des sources de
revenu par la création d’emploi et la consommation des biens et services. Il revient à la région de
mieux accompagner les opérateurs économiques à engranger plus de retombées de ces activités
minières.
► La multiplication des institutions financières : micro crédits, banques classiques aidera sans doute à
épauler les politiques d’accompagnement de l’investissement dans la région, l’existence de
l'antenne de l'Agence Nationale d'Investissement des Col1ectivitésTerritoriales (ANICT) et les
autres institutions des micros crédits et le transfert progressif des ressources financières aux
collectivités dans le cadre de la mise en oeuvre de la décentralisation.
► le relief accidenté (cercles de Kéniéba, Kita et Bafoulabé) qui limite les surfaces cultivables
et rend difficile le désenclavement ;
► la faible pluviométrie dans la partie sahélienne et son irrégularité dans la région sont des
limites pour un réel développement des productions agricoles.
220
► Le régime climatique défavorable, sécheresses fréquentes et prolongées;
► La dégradation de la couverture végétale ligneuse et herbacée (brûlis, déboisement
accéléré, feux de brousse, défrichement anrchique, coupe abusive, mutilation, etc.).
► La désertification.
► La qualité médiocre agronomique des sols de la majeure partie du Kaarta.
La précarité des productions agricoles, animales, pastorales et sylvicoles du fait des aléas
climatiques et à cause du faible niveau d’intégration entre l’agriculture, l’élevage et les
productions forestières.
Contraintes socio-économiques
L’insécurité alimentaire et le faible niveau des revenus des paysans se traduisant par l’exode et
l’émigration des jeunes.
221
Malgré ces atouts, le développement de la pêche se heurte à de nombreuses contraintes au niveau de la
région. Il s’agit de la faiblesse d’équipement et d’infrastructures de pêche, du non tenu des statistiques
régionales et de la faiblesse d’encadrement technique des producteurs,
Le taux de couverture des besoins énergétiques de la région est de 12% pour la population urbaine et à
peine 2% pour la population rurale.
En matière d’industrie, l’on retient des difficultés d’accès au crédit pour les opérateurs économiques,
l’absence de structure régionale de promotion des investissements, l’insuffisance de production
d’énergie et le coût élevé des facteurs de production,
222
DEUXIEME PARTIE : GRANDES ORIENTATIONS D'AMÉNAGEMENT ET
DE DEVELOPPEMENT DE LA REGION DE KAYES
223
II. GRANDES ORIENTATIONS D'AMÉNAGEMENT ET
DE DEVELOPPEMENT DE LA REGION DE KAYES
Les orientations d’aménagement du territoire s’inscrivent dans une démarche globale, cohérente et
harmonisée, élaborée par la DNAT qui elle-même s’appuie sur l’ENP Mali 2025 dans ses orientations
et pour son opérationnalisation dans les axes définis dans le CSCRP 2007-2011.
L’Etude Nationale Prospective Mali 2025 (ENP Mali 2025) adoptée par le Gouvernement en 2000 et
dont l’objectif est la mobilisation de tous les acteurs en vue de la réalisation des objectifs de
développement révèle qu’à l’horizon 2025, « les Maliens aspirent à un développement du pays qui
aura comme base le secteur primaire, le développement des industries agroalimentaires, textiles et
minières, la décentralisation de la gestion publique, le désenclavement intérieur et extérieur du pays et
un développement équilibré du territoire ».
Aussi elle a défini un certain nombre d’objectifs et d’orientations stratégiques qui sont entre autres :
224
- disposer d’un modèle de croissance réducteur de la pauvreté. Pour ce faire, il s’agira de :
• Planifier et gérer de façon participative le développement,
• Assurer un taux de croissance élevé,
• Développer les activités à haute intensité de main d’œuvre,
• Rémunérer de façon conséquente les facteurs de production,
• Renforcer le rôle de l’Etat pour mieux accompagner le secteur privé,
-avoir une croissance durable à la base élargie et au contenu diversifié, dont les orientations
stratégiques sont :
• Développer, transformer et valoriser la production agricole,
• Assurer la diversification de l’activité industrielle par le phénomène des incitations,
• Développer l’exploitation minière et orienter les richesses vers les activités de
développement économique, social et culturel,
• Promouvoir le développement de l’utilisation des nouvelles technologies
• Développer et moderniser les infrastructures de base et organiser au mieux les activités
de commerce et de services,
• Assurer la sécurité énergétique par la diversification des sources, l’interconnexion des
réseaux de distribution et le renforcement des activités de l’IEC,
- Avoir une économie compétitive dans un espace intégré avec des orientations stratégiques qui
s’énoncent comme suit :
• Assurer la productivité globale des facteurs et exploiter au mieux les avantages
compétitifs
• Explorer les marchés porteurs et disposer de la souplesse nécessaire pour se positionner
efficacement sur de nouveaux créneaux
• Profiter de l’intégration pour faire de la région non seulement un véritable marché, mais
un espace d’apprentissage géopolitique, économique, social et culturel
• Développer les capacités d’appropriation de technologies et de savoir faire nouveaux
• Faire des nouvelles technologies de l’information et de la communication, un levier de
productivité organisationnelle
- avoir un système performant de financement de l’économie s’appuyant sur des orientations
stratégiques qui sont :
• Mobiliser efficacement l’épargne intérieure par :
➢ Le développement de la micro finance
➢ La création de nouvelles banques spécialisées
➢ Le développement du marché des capitaux
• Mobiliser efficacement le financement extérieur notamment par :
➢ Une meilleure coordination des aides publiques
➢ Un assainissement de l’environnement institutionnel et juridique
➢ La détection et la promotion des opportunités d’intervention auprès des
investisseurs étrangers
- préserver le fragile équilibre des écosystèmes ruraux avec les orientations stratégiques visant à
assurer une gestion rationnelle et concertée des ressources naturelles et à soutenir les actions
mises en œuvre par les partenaires (organisations communautaires, ONG, partenaires au
développement) en définissant un cadre de coopération focalisé sur la participation des
populations
- améliorer la qualité de vie dans les villes et les campagnes en vue de concevoir et de mettre en
œuvre des schémas d’aménagement qui tiennent compte des spécificités locales, de renforcer la
sensibilisation et la formation des populations et des différents acteurs économiques dans le
225
domaine de la production et de la protection de leur environnement, de mettre en œuvre des
politiques de lutte contre la pollution et les nuisances liées au développement industriel.
- Egalement de renforcer la capacité de gestion des communes urbaines et rurales en matière
d’hygiène et d’assainissement
- lutter contre la désertification et les autres effets climatiques néfastes transnationaux afin
d’appuyer toutes les actions en cours visant à réduire les effets négatifs éco-climatiques et de
ratifier et mettre en œuvre les différentes conventions et aux accords bilatéraux, multilatéraux
et régionaux dans la mesure où ceux-ci ne dérogent pas au cadre législatif environnemental du
Mali (Agenda 21, Sahel 21, PNAE/CID, Convention de Bamako sur les déchets dangereux…)
- conserver et protéger le patrimoine biogénétique en vue de renforcer les capacités des
ressources humaines en matière de sensibilisation/formation et de recherche sur les aires
protégés (forets classés, parcs nationaux, arboretum, stations de recherche…) et mettre œuvre
des mesures réglementaires et législatives de protection de la biodiversité.
De ces orientations stratégiques découlent les axes stratégiques sectoriels ci-après issus du CSCRP :
226
- La valorisation et la diversification des produits agricoles et animaux,
- La réduction de la vulnérabilité de toutes les communes (urbaines et rurales).
Le développement économique de la région de Kayes passe par celui des PME et PMI compétitifs tant
à l’interne qu’à l’externe. Il requiert d’une part la transformation des produits locaux agricoles,
forestiers, animaux et miniers et d’autre part la création de nouvelles entreprises de prestation de
services qui maitrisent les technologies d’accompagnement du développement ( informatique, services
d’audit ; de marketing de formation du personnel de haut niveau), pour assurer continuellement la
compétitivité.
Le tissus économique à travers les PME et PMI sera développé par celui des grandes entreprises
minières centrées d’une part sur l’extraction de l’or soit de manière très capitalistique (type
SADIOLA), soit artisanal par un tissu d’orpaillage amélioré et d’autre part la branche des matériaux de
construction relancée aujourd’hui par la nouvelle cimenterie de DIAMOU laquelle à son tour peut
donner une impulsion à l’ensemble des industries des matériaux de construction (marbre, chaux. etc.).
4. La décentralisation et la déconcentration
228
Cependant les liaisons intra régionales d’un cercle à l’autre, notamment de ceux du nord à ceux du sud,
connaissent de sérieuses difficultés, en particulier dans les centres riverains du chemin de fer et des
voies fluviales.
La construction des nouvelles liaisons routières, KAYES- BAFOULABÉ ; KITA-, SARAYA au
Sénégal, atténuera sensiblement les difficultés d’échanges intra régionaux signalés par ailleurs.
Les réseaux téléphoniques fixe et mobile des deux (2) opérateurs MALITEL et ORANGE, les 56
radios libres et l’ORTM, contribuent largement au désenclavement télé- communicationnel.
- la formation des acteurs de la société civile afin de renforcer leurs compétences techniques
ainsi que leurs capacités matérielles et de gestion;
- une plus grande organisation des institutions membres afin de renforcer leur représentativité ;
- des échanges d’informations et d’expériences entre organisations membres, les autres acteurs
de développement ;
- la mise en place de cadres de concertation au niveau régional, local
- Le développement de réseautage au niveau sous-régional et international ;
- Le développement de systèmes efficaces d’information et de communication entre les niveaux
local, régional et national.
La région de Kayes, depuis des décennies participe aux efforts d’intégration sous- régionale à partir
des activités culturelles (SAFRA), touristiques (festivals), sanitaires et sécuritaires (organisation de
patrouilles mixtes).
Dans le cadre du développement des infrastructures d’aménagement hydro- agricole et de production
hydro- électrique, la région de Kayes abrite certaines installations de l’OMVS ;
229
Dans le cadre de l’intégration ouest africaine, la région de Kayes participe à deux axes d’intégration,
d’une part, l’aménagement de tout le GUIDIMAKA malien et mauritanien au tour du KARAKORO et
d’autre part, le développement de la vallée du fleuve SENEGAL jusqu’à TAMBACOUNDA et
BAKEL .Ces efforts d’intégration du Mali et du Sénégal, sont encouragés par la CEDEAO avec
l’appui technique et financier de l’Union Européenne et de l’OCDE.
Cependant les efforts de sensibilisation, information et de formation doivent être entrepris et cela de
façon permanente
-pour une appropriation des règles communautaires ouest Africaine
-pour lever les contraintes à une intégration efficace notamment dans les aspects ci après :
-L’information et la sensibilisation sur les idéaux de l’intégration africaine doivent être poursuivies,
- le plaidoyer pour la mise en œuvre effective de la libre circulation des personnes et des biens et du
droit d’établissement doit être amplifié,
-la réalisation d’un marché commun sous régional et régional doit être poursuivie,
-l’engagement dans les domaines de l’harmonisation des législations et de la surveillance multilatérale
doit être maintenu et la mise en œuvre des approches communes et solidaires dans les secteurs
stratégiques tel que l’agriculture, les réalisations d’infrastructures routières, aériennes et de
télécommunication, mais aussi de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique est une
nécessité.
-la préparation des opérateurs économiques nationaux à la concurrence qui résultera de l’intégration
des marchés et la libéralisation des échanges commerciaux régionaux,
-pour lever les appréhensions relatives aux éventuelles moins values de recettes fiscales dues au
désarmement tarifaire et au tarif extérieur commun (TEC),
-assurer le respect par certains Etats membres des décisions communautaires, notamment celles
relatives à la libre circulation des personnes et des biens et le droit de résidence et d’établissement et
les charges financières que nécessite le respect des engagements sur le paiement des cotisations et
autres contributions financières aux organisations intergouvernementales.
10.1 L’éducation
Dans la perspective de la réalisation de l’objectif principal du PRODEC à savoir «que tous les enfants
maliens achèvent une éducation de base de qualité et que le secteur éducatif fournisse au pays des
ressources humaines nécessaires à son développement», la région et ces collectivités publiques locales
230
et communales inscrivent leurs actions dans les axes stratégiques du PISE II, notamment dans les
axes :
- du développement d’une éducation de base de qualité ;
- du développement de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel.
A cet effet, les collectivités territoriales avec les appuis de l’ANICT, des associations communautaires,
des ONG et des collectivités françaises sont engagées dans la construction et l’équipement des écoles
avec une maîtrise de plus en plus affirmée de la maîtrise d’ouvrage.
A cet effet, des efforts spécifiques sont développés, et cela d’abord par les associations
communautaires, les ONG depuis quelques décennies, et les collectivités territoriales depuis le début
des années 2000, avec les appuis des collectivités françaises engagées dans le Co-développement, de
quelques agences internationales de coopération (ACDI, etc.).
Ces efforts ont porté sur la construction et l’équipement de CSCOM, la conduite des actions de lutte
contre le VIH SIDA, de quelques maladies tropicales négligées, de protection maternelle et infantile,
etc.
En matière d’assainissement, en rapport avec la stratégie nationale d’évacuation des déchets liquides,
les collectivités territoriales s’engagent à travers des plans élaborés, ou en cours, avec l’appui des
services techniques et les ONG, etc., de traiter efficacement la gestion de tous les déchets.
10.5 L’habitat
Depuis quelques décennies, ce sont les communautés, notamment celles des cercles du nord de la
région, qui de façon autonome, et sous l’impulsion des migrants, qui ont développé et modernisé
l’habitat dans le processus d’urbanisation.
Ces stratégies endogènes, en phase avec celle de l’Etat central, peuvent inspirer la future politique de
l’habitat pour les 100 nouvelles villes à l’horizon 2031.
231
TROISIEME PARTIE: SCHEMA DE STRUCTURE DE LA
REGION DE KAYES
232
HYPOTHESE DE DEVELOPPEMENT – DIMENSION TEMPORELLE ET SCENARII DE
DEVELOPPEMENT
Après l’exposé des grandes orientations et des axes stratégiques d’opérationnalisation, il faut proposer
des hypothèses et scénarii de développement ; et pour cela, il paraît indispensable de rappeler, les
principaux résultats – atouts et contraintes que l’examen diagnostic a mis en évidence.
En effet, ces atouts et contraintes conjugués aux hypothèses et scénarii permettront la réalisation des
axes sectoriels stratégiques.
Au niveau régional, local et communal, la déconcentration des services publics est nettement
insuffisante.
L’administration des collectivités (Région, Cercle, Commune) se caractérise par l’insuffisance notoire
(en nombre et en qualité) de ressources humaines qualifiées.
- Les chambres consulaires : parce que très peu dotées en ressources humaines qualifiées,
financières et matérielles n’arrivent pas à assumer la délégation de pouvoir concédé par l’Etat,
notamment la maîtrise d’ouvrage.
- Les associations et organisations professionnelles agricoles forment un tissu associatif riche et
varié constituant de ce fait un facteur favorable à la consolidation de la démocratie, à
l’approfondissement d’un dialogue politique et social fécond, au développement d’un
partenariat dynamique entre l’Etat, les collectivités territoriales, la société civile et les
producteurs.
Les associations de migrants, a travers leurs nombreuses associations et coopératives ont développé :
- Un système d’investissement en biens collectifs, socio-sanitaires et éducatifs, en équipement
d’approvisionnement en eau potable et en équipements agropastoraux et d’irrigation (puits à
grand diamètre, adduction d’eau sommaire, périmètres maraîchers) et en lieux de culte.
- De réelles capacités de négociation qui ont permis à plusieurs cercles de la région de nouer des
relations de coopération et de jumelage ; toutes choses qui aboutiront à la tenue de la TABLES
RONDE DE KAYES et l’institutionnalisation de la coopération décentralisée avec un
secrétariat permanent. L’existence de ce dialogue politique entre la France et le Mali a donné
une nouvelle dimension à la gestion des flux migratoire.
- Les apports financiers des migrants aujourd’hui s’inscrivent plus dans l’amélioration de
l’habitat individuel et le développement du tissu économique dont la manifestation réside dans
le développement des marchés permanents et périodiques qui s’échelonnent de Lakanguémou à
Kersigané en passant par Yélimané, Djonkoulané, Fanga, Kagnaga, Tambagara, Gory,
Yaguiné, etc.…
233
Les partis politiques
Outre le Ministère Français des affaires étrangères, les collectivités territoriales françaises (région de
l’Île de France, du Nord Pas de Calais), les associations des collectivités françaises du type ESSON-
Sahel, la communauté d’agglomération d’EVRY apportent des appuis diversifiés aux collectivités
territoriales notamment à la Région, aux différents conseils de Cercle et à plusieurs communes.
Les collectivités de la région peuvent tirer un large profit des capacités de négociation et
d’intermédiation de ces acteurs particuliers auprès d’institutions européennes et internationales et
d’autres régions du Monde (Banque Mondiale – Système des Nations Unies - Union Européenne –
Pays membres de l’OCDE, USA, CANADA, etc.).
Le relief et le climat
Le relief, en apparence accidenté, ne constitue pas un obstacle majeur pour les activités économiques
(agro-sylvo-pastorales et autres). Il présente un avantage certain pour le développement de l’hydro-
électricité.
Les deux types de climat dans la région (climat soudanien et sahélien) connaissent et enregistrent
aujourd’hui une baisse de la pluviométrie et une élévation des températures.
Sur une période de 60 ans (1930- 1990), les observations ont montré que la station météo de Kayes a
perdu 155,6 mm de pluies. Ce qui entrainera à termes la disparition des zones humides comme le
TKLM. Toute cette situation influe négativement sur les activités agro-sylvo-pastorales et piscicoles
dans les sept zones écologiques homogènes de la région (Zone du hodh Kaarta, Zone Guidimagha,
Haut Kaarta occidental, Bassin de Falémé, Plateau Manding, Vallée Bakoye-Bafing, Domaine forestier
du Baoulé) ; par ailleurs soumises à une forte érosion éolienne et hydrique, une acidification des sols et
une pression anthropique d’envergure.
234
(Insuffisance de ressources humaines qualifiées, politique d’incitation des investisseurs nationaux,
politiques de formation des artisans miniers, etc.)
L’agriculture, tributaire de la pluviométrie, est caractérisée par son faible rendement du fait d’un usage
limité des intrants agricoles (semences améliorées, engrais minéraux, fumures organiques) et un sous-
équipement notoire. Toutefois, elle reste diversifiée et dominée par les céréales (mil, sorgho, mais).
Cependant les cultures comme l’arachide et le coton sont également importantes dans la région, même
si elles rencontrent des difficultés d’ordre national.
Les produits forestiers (gomme arabique, pain de singe, jujubes) connaissent aujourd’hui un regain
d’intérêt et participent à la diversification des revenus du monde rural. À l’instar du Fonio et des
produits maraichers.
Industrie et commerce
L’exploitation minière (Sadiola,Yatela, Loulo, Tabakoto) domine les activités industrielles dans la
région., l’exploitation des matériaux de construction est localisée Diamou (ciment, marbre,
calcaire, etc.).
Le tissu industriel moderne capitalistique, est essentiellement aurifère, est accompagné d’un
secteur artisanal permanent pourvoyeur d’emplois.
235
A coté de ce secteur industriel capitalistique d’exploitation de l’or, des matériaux de construction
et de la transformation du coton et de ses sous-produits, existe un sous secteur agro industriel
mené par les boulangeries urbaines, semi urbaines voire rurales.
Quant au commerce on distingue un commerce urbain qui porte sur les produits manufacturiers
d’importation (textiles, produits de consommation courante, hydrocarbure) et un commerce dit
d’import export.
Les échanges portant sur le bétail et les cuirs et peaux constituent l’essentiel de l’économie
marchande et rapporte annuellement quelques 3 milliards.
Tourisme
La région recèle un potentiel touristique important. 56 établissements repartis sur l’ensemble des
cercles, offrant à l’industrie du tourisme un champ d’avenir pour l’exploitation de plus de 70 sites
touristiques et culturels.
On note la faible couverture des besoins des ménages en énergie électrique qui sont satisfaits par des
sociétés de distribution comme énergie du Mali, la SSD et l’AMADER.
Les taux de desserte de la région de Kayes et l’accès des ménages à l’électricité reste encore faible,
entre 15 et 25 % des ménages.
Il a été effectué une étude de faisabilité d’électrification de 1500 localités ayant au moins 300
habitants.
- Infrastructures hydrauliques
Avec une norme de un point d’eau pour 400 habitants, la couverture des besoins en eau potable est
assurée à 62%. Il reste un effort important à fournir pour les 38% restants.
Si la région est désenclavée sur la sous-région et le reste du pays, le désenclavement intérieur régional
notamment les liaisons entre les chefs lieu de cercle du nord et de ceux du sud de la région restent
problématiques.
Malgré sa privatisation le transport ferroviaire connait toujours des difficultés qui perturbent la vie
économique des populations riveraines.
236
En matière de télécommunication, la région est bien dotée et se place au deuxième rang après Bamako.
Mais elle reste déficitaire en équipements de téléphonie mobile et Internet.
La région dispose de 56 radios de proximité dont une radio rurale couvrant les cercles de Kayes et de
Yélimané. Cependant, la couverture régionale par l’ORTM (radio nationale) est à parfaire.
Armature urbaine
L’examen de l’armature urbaine laisse apparaitre aujourd’hui 34 centres urbains. La vitesse
d’urbanisation conduira au triplement du nombre des villes. Ce qui va engendrer une forte pression sur
les terres agricoles, les espaces pastoraux et le couvert végétal. En plus, il faut prévoir une forte
demande en infrastructures de tous ordres.
A l’horizon 2031, il y aura trois pôles d’urbanisation marquée, le pôle nord suivant un axe (Kayes,
Yélimané, Nioro), à travers la vallée de la Kolombiné, le pôle sud autour de Kita et le pôle
intermédiaire autour de l’axe Diéma-Bafoulabé-Kéniéba.
- L’enseignement
L’inégale répartition des infrastructures scolaires, la prépondérance de l’école publique dans tous les
ordres d’enseignements, la faible présence du secteur privé dans l’enseignement fondamental et la
poussée des écoles communautaires et des medersas sont quelques un des faits saillants qui
caractérisent l’école. A ceux-ci on peut ajouter le sous équipement des établissements scolaires (point
d’eau, latrine, cantine, table banc, bibliothèque etc.), leur inégale répartition (55% des établissements
concentrés à Kayes et Kita), leur forte augmentation ainsi que celle des effectifs. (Progression de 30%
du nombre des élèves).
Dans la région tous les ordres d’enseignements sont représentés excepté les enseignements supérieur et
spécial. Le pré scolaire est embryonnaire et l’enseignement non formel insuffisant.
Les effectifs sont en nette progression avec une nette amélioration pour la scolarisation des jeunes
filles notamment à Kayes, Kita et Bafoulabe.
Le personnel enseignant, autre fois dominé par des fonctionnaires formés à cet effet, s’est
contractualisé à hauteur de 76,52%.
Toute chose qui risque d’affecter le niveau et la qualité de l’enseignement, aggravé par un taux de
redoublement variant entre 14 et 30%.
Dans le secondaire, l’enseignement technique et professionnel est essentiellement aux mains des
promoteurs privés, tandis que l’enseignement secondaire général est assuré pour l’essentiel par l’Etat.
Excepté Yélimané, il existe un lycée dans tous les cercles. Le corps professoral est constitué dans sa
grande majorité par des contractuels. Il souffre également de sous équipement notoire. Les effectifs
sont croissent rapidement.
L’enseignement technique aux mains des privés est surtout présent à Kayes, Kita, et Nioro, et forme
surtout dans le domaine du tertiaire.
237
L’enseignement normal, dispensé dans un seul établissement situé à Kayes, voit ses effectifs
augmentés.
L’enseignement non formel est assuré dans les centres d’alphabétisation et les centres d’éducation
pour le développement, au nombre de 139, ces établissements forment des auditeurs.
La recherche dans la région se fait pour l’essentiel dans le domaine de l’agriculture au CRRA qui
dispose d’un personnel limité (44 agents dont 11 cadres supérieurs).
Les programmes de recherche portent sur l’arachide, les petits ruminants, les systèmes de production et
de gestion des ressources naturelles.
La santé
La région compte 174 établissements, 1 hôpital, 7 centres de santé de référence. La couverture
sanitaire est inégalement repartie, (Kayes 49%, Kita 48%, Bafoulabé 50%, Nioro 67%, Yélimané 80%
et Diéma 56%) qui met en évidence l’effort des communautés particulièrement les migrants.
L’examen du personnel sanitaire met en évidence l’insuffisance du personnel (1 médecin pour 18000
habitants soit 2 fois la norme OMS, une sage femme pour 60000 habitants contre 21 615 pour
l’ensemble du Mali et 5000 pour l’OMS ; soit 12 fois la norme OMS.
On note une quasi absence de personnel qualifié (chirurgiens et autres spécialités), de personnel
technique de maintenance.
La forte implication des communautés et les efforts qu’elles ont consentis, perceptibles à travers les
réalisations physiques des structures de premier niveau, ne sont pas soutenus par un recrutement
conséquent de personnel qualifié. Toutes choses limitatives et préjudiciables à la qualité des soins
prodigués aux populations.
Le développement social
Dans la région, l’indice du développement humain établi en 1999 par l’observatoire est de 0,340
contre 0,333 pour l’ensemble du Mali. Celui-ci traduit l’extrême dénuement de la population de la
région. L’incidence de la pauvreté est passée de 45,14% en 1994 à 67,85% en 2001, puis à 57,37% en
2005. La pauvreté touche indifféremment les femmes et les hommes (67,79 contre 68,74% en 2001)
Cependant certaines couches sont plus exposées à la pauvreté que d’autres. Il en est ainsi des plus
vulnérables comme :
✓ les personnes handicapées
Les services du développement social et de l’économie solidaire en ont recensées 7246 en 2007
dont 35% font l’objet d’un suivi. On les rencontre majoritairement à Diéma (1578) et à Nioro
(503). Leur situation géographique expliquerait cet état. 516 enfants handicapés ont été
identifiés dont 101 scolarisés Elles militent et défendent leurs intérêts dans vingt cinq
associations. Il n’existe dans la région aucune école spécialisée qui prend en charge la
formation de ces handicapés.
✓ Les enfants en situation très difficile
Difficilement évaluables, les quelques 17396 identifiés en2005 par le système d’information
sociale étaient constitués d’enfants mendiants ou de talibés (44,62%), d’orphelins ou de
parents indigents (35,61%) ,en rupture de ban avec la société et la loi (12,62%), etc. Ils vivent
dans la précarité, connaissent d’énormes difficultés d’insertion, d’éducation et d’encadrement
et sont, le plus souvent, exposés à la traite de toutes sortes.
238
Avec une part constante de 6% de la population totale depuis 1998, les personnes âgées étaient,
en 2006, au nombre de 692952. Cette catégorie de la population qui a besoin de beaucoup
d’attention et de soins est confrontée aux questions d’occupation et de prise en charge médicale
quant on sait que les structures sanitaires de la région sont dépourvues de tout spécialiste dans
le domaine de la gériatrie.
La jeunesse
La jeunesse pour son développement reste tributaire de la définition d’une politique nationale dont la
traduction régionale n’existe pas. Les services régionaux et locaux exécutent des décisions nationales.
Les activités de jeunesse s’exécutent sous la direction d’inspections nommées à cet effet à travers 33
sélections sportives, 12 maisons de jeunes, 4 carrefours de jeunes, 3 campements. Plusieurs de ces
structures sont vétustes et délabrées.
L’atteinte des objectifs de développement ne sauraient advenir à l’horizon du schéma que si les
indicateurs ci-dessous sont satisfaits :
Les objectifs généraux d'aménagement et de développement de la région de Kayes énoncés dans les
orientations et objectifs visent à impulser son développement économique et social. Cependant les
incertitudes, liées à la précarité du climat, les probables calamités naturelles (invasions de criquets
pèlerins, sécheresses, inondations, épidémies, etc.), sont des risques à prendre en compte.
Ainsi, sur la base des hypothèses ci-dessus, l'horizon 2031, est retenu eu égard au fait que cet horizon
qui correspond à une génération se trouve déjà balisé par l’Etude Nationale Prospective « ENP Mali
2025 ». Cette étude a déterminé des objectifs et des orientations pour la période et le CSCRP bien que
visant le moyen terme en est le cadre d’opérationnalisation et de ce fait inscrit la lutte contre la
pauvreté dans le long terme en se fondant sur la Vision de l’ENP Mali 2025.
Ils s’inscrivent dans les orientations de la PNAT, adoptée en mars 2006, lesquelles orientations sont :
- Le développement durable ;
- La maitrise de l’espace
- La participation ;
- La solidarité
- L’intégration sous-régionale
Elles seront traduites dans les quatre zones d’aménagement et de développement dont les
caractéristiques essentielles sont établies par l’examen diagnostic.
240
- Un désenclavement conséquent avec la présence de plusieurs aéroports dont Kayes Dag- Dag,
des routes internationales bitumées, un réseau téléphonique important en voie de densification
(mobile, fibre optique et NTIC), de nombreuses radios de proximité, etc.
- Une concentration des infrastructures et de la population scolaire, des équipements socio-
sanitaires ;
- Existence d’un système financier et bancaire de plus en plus important de la région ;
- Un tissu commercial dense, diversifié et dynamique ;
Un apport conséquent des associations de migrants au plan financier, matériel qu’ en capacité de
négociation et d’intermédiation auprès des agences de coopération des institutions internationales et du
gouvernement central.
Un important réseau de relations axées sur les grandes ONG internationales, les jumelages, etc.
- Zone 2 : Kita, située dans le soudanien nord avec des potentialités agro- pastorales.
Les contraintes et les atouts sont ceux qui suivent :
CONTRAINTES
Les contraintes du développement de Kita résident dans la crise actuelle du coton et de l’industrie
arachidière depuis déjà trois décennies.
- Les fortes pressions sur les ressources forestières découlent de la forte demande en bois
d’énergie et de services de l’agglomération Bamakoise.
- Le caractère excentré de Kita par rapport au reste de la région plaçant Kita dans l’emprise de la
région de Koulikoro et surtout du District de Bamako.
- Faible couverture sanitaire
ATOUTS
Sur le plan climatique une pluviométrie suffisante et régulière mais en baisse préservant la zone de
sécheresse récurrente.
- Des ressources en terres agricoles importantes qui font de la zone un bassin de production agro-
pastorale diversifié avec un potentiel irrigable de 15000 ha de plaines, mares et bas-fonds.
Premier bassin céréalier de la région (mil, mais, sorgho, riz) et de cultures industrielles
(arachide, coton, etc.).
- Un cheptel en nette croissance.
- Un monde agricole le plus équipé et le plus encadré de la région.
- La seconde zone d’urbanisation de la région avec à l’horizon du schéma 27 villes,
241
- Second pole académique de la région avec les équipements et effectifs scolaires les plus
importants après le cercle de Kayes. Un enseignement secondaire et professionnel dynamique
et diversifié.
- Un riche patrimoine culturel et touristique.
- Des réserves forestières importantes,
- Un tissu commercial moyen
- Une zone de faible émigration,
- Une zone désenclavée sur Bamako et en voie de l’être sur Kayes et le Sud Est du Sénégal.
- Zone 3 : Diéma- Bafoulabé, située dans le sahélien sud et le soudanien Nord avec des potentialités
agro- pastorales
Zone intermédiaire entre la bande Sahélienne et la zone soudanienne, elle est marquée par un relief
accidenté et la présence des grands cours d’eau comme le Bakoye, le Bafing, le Sénégal et le lac de
retenue du barrage de Manantali. Ce qui lui attribue la grande quantité des eaux de surface de la
région.
- La partie nord connait une pluviométrie critique tandis que le sud est relativement bien arrosé.
- Le potentiel agro-sylvo-pastoral, notamment pastoral pour la partie nord demeure le sous
secteur à vocation pastorale de la région après celui de Nioro. La partie sud renferme les
réserves de biodiversité du Bafing, une des plus riches du Mali.
- Vocation agricole diversifiée avec la production de mil, mais, sorgho, riz et surtout arachide.
- Troisième zone d’alimentation du flux migratoire abritant 23% de la population de la région,
l’équivalent de celle de Kayes ou Kita, reçoit des revenus de migrants.
- Au plan scolaire et sanitaire la situation de la zone est assez contrastée, mais en amélioration
quant à son équipement.
- En terme de désenclavement, la partie nord de la région est ouverte sur la bande sahélienne, les
pays voisins, la région de Koulikoro et le District de Bamako par les axes internationaux
Bamako – Diéma – Kayes – Dakar et Bamako – Diéma – Nioro – Nouakchott. La partie sud
reste enclavée et dépendante du réseau ferroviaire en crise. Elle dispose également de quelques
ressources touristiques.
A l’horizon du schéma, la zone connaitra une faible urbanisation avec l’essentiel des villes localisée
dans la partie sahélienne.
- Zone 4 : Kéniéba, situé dans le soudanien Sud
La zone agro climatique la plus favorable. Les principales contraintes sont la faible densité humaine,
son enclavement, sa faible couverture sanitaire, son sous équipements en infrastructures scolaires, sa
242
forte dépendance de l’activité aurifère génératrice de revenus, mais aussi sources de naissances
environnementales.
La zone agro climatique la plus favorable avec un très fort potentiel agricole notamment mais, sorgho,
mil, fonio, arachide et arbres fruitiers (agrumes).
Des ressources minières (aurifères surtout) surtout importantes favorables au développement d’une
industrie essentiellement dédiées au PME/PMI centrées sur l’or et les agro alimentaires (jus de fruits,
traitement du fonio, etc.)
Scénario 1 :
Scénario tendanciel qui prolonge, comme son nom l’indique, les tendances d’évolution actuelle.
Scénario 2 :
Scénario catastrophe qui sous entend des calamités imprévisibles perturbant l’évolution des efforts de
développement,
Scénario 3 :
Scénario équilibré par lequel on imprime volontairement une orientation à l’évolution du processus de
développement tout en atténuant les disparités.
Les scénarii prennent en charge les objectifs du SRAT de Kayes qui sont :
1. Scénario tendanciel
Zone 1 : Kayes- Yélimané- Nioro
En prolongeant la tendance actuelle et eu égard à tout le potentiel existant, cela se traduira par une
forte urbanisation qui aura comme effet :
❖ Une forte demande en biens et services, marchands et non marchands (éducation, santé,
assainissement, sécurité, biens alimentaires, bois énergie de service, infrastructures de
communication, eau potable, une accumulation des richesses, développement des flux
migratoires, création de métiers, etc.)
243
❖ Un développement déséquilibré entre les trois cercles marqué par trois sous zones
d’urbanisation différenciée centrée sur Kayes, Nioro et Yélimané, avec des conséquences
différentes.
Le nord ouest de Kayes (Guidimaka) qui abrite l’espace pastoral, les ressources pastorales notamment
les gommeraies.
La sous zone de Yélimané connaitra la plus grande occupation de l’espace entrainant la quasi
disparition de la zone humide du TKLM.
Les conséquences de la surpopulation urbaine sera le gonflement des flux migratoires.
Tout cela aura comme effet la forte réduction des surfaces consacrées des cultures de décrue (sorgho et
maïs) et celle des espaces pastoraux entrainant de nombreux conflits entre les agriculteurs, agro
éleveurs et éleveurs transhumants.
La sous zone de Nioro avec une urbanisation de moindre ampleur que les deux autres, connaîtra aussi
une forte pression sur ses espaces pastoraux notamment des transhumants de Kayes, Nioro, Diéma et
de la Mauritanie.
En somme l’insécurité alimentaire sera quasi permanente ; créant de ce fait une pression inflationniste
permanente touchant l’ensemble de l’économie sous régionale, par ailleurs, alimentée par l’apport des
ressources monétaires des migrants et dont le devenir reste incertain.
Les capacités de négociation des collectivités seront différenciées dans les trois cercles entrainant du
coup une différentiation des allocations venant de l’aide publique internationale et nationale (le
PADDY en est une parfaite illustration).
Le sud de la zone sera plus industrialisé autour de l’or et surtout des matériaux de construction. Les
problèmes environnementaux se poseront avec acuité.
Par ailleurs l’industrialisation aura pour conséquences positives, la création de plus en plus d’emplois
qualifiés et rémunérateurs.
La croissance démographique et urbaine créera, à terme, l’insécurité foncière découlant de la forte
pression sur les terres.
Des besoins très importants en matière d’équipements et d’infrastructures hydrauliques,
d’approvisionnement en eau potable (AES, AEP), d’aménagements hydro-agricoles, d’équipements
socio sanitaires et éducatifs seront à satisfaire.
De nouveaux besoins en infrastructures de communication (pistes, route intra cercles, inter cercles etc.)
seront crées.
Les besoins en gouvernance d’ensemble exigeront d’une part de la classe politique de pourvoir les
collectivités en cadres compétents et en nombre suffisant que requière une décentralisation efficace et
efficiente et de l’autre une déconcentration effective disposant de ressources humaines, financières et
matérielles en adéquation avec les enjeux.
244
Zone 2 : Kita
A l’horizon du schéma Kita sera le second pôle humain et urbain de la région (27 villes) , un bassin
céréalier et de cultures industrielles (coton et arachide).
Cette situation accentuera le déséquilibre de cette zone par rapport à l’ensemble de la région et
renforcera l’emprise de Bamako et de la région de Koulikoro. (Agglomération de Kati). Les nouvelles
villes, Kita et leurs arrières pays serviront de débouchés aux économies de Bamako et de l’ouest de la
région de Koulikoro.
Eu égard aux facteurs climatiques favorables, à l’existence de terres agricoles et de réserves
forestières, Kita constituera un pôle de développement. La gestion des réserves forestières se posera
avec acuité aux regards des ouvertures sur Bamako, Kayes, le Sénégal et la Mauritanie.
Ces nouveaux développements créeront des besoins importants en énergie que la zone ne pourra pas
satisfaire.
Aussi, des besoins en équipements et en personnels d’éducation, de santé, d’hygiène et
d’assainissement trouveront difficilement des solutions appropriées car dépendante d’une économie
agricole, quoique diversifiée, mais peu performante.
La crise du coton qui a entraîné la baisse des revenus des paysans fait planer une menace sur les écoles
communautaires et les investissements dans le domaine de la santé.
Le désenclavement va se poursuivre selon deux axes :
- Kita, Bafoulabé, Kayes.
- Kita, Manantali, Saraya, Sénégal.
Cette ouverture favorisera l’intégration de Kita dans le reste de la région de Kayes (zones déficitaires
en céréales) et l’Est du Sénégal.
En l’absence du tissu industriel, le tissu commercial va se développer.
Comme la zone Kayes Yélimané, Nioro, Kita exprimera un besoin de gouvernance pour asseoir la
décentralisation et aboutir à une déconcentration efficace.
Des menaces pèseront sur les parcs nationaux du BAOULE et du BAFING.
Zone 3 : Diéma- Bafoulabé :
Si les tendances se maintiennent la zone connaîtra une urbanisation modérée (10 villes moyennes) et
deviendra l’exutoire du cheptel du nord de la région et celui des transhumants transfrontaliers. Ce qui
va, à terme, occasionner une forte dégradation des parcours pastoraux. De même, la zone connaîtra une
forte pression foncière avec son lot de conflits d’agro-éleveurs et d’agriculteurs et avec les
transhumants de la deuxième région.
Deuxième zone d’alimentation des flux migratoires, elle continuera de les alimenter.
245
Zone en équilibre, elle risque de connaître un déficit céréalier important à l’image des cercles du nord,
car l’économie agricole fragile perdra son peu de performance.
L’ouverture de la route Kayes – Bafoulabé, la création de la nouvelle cimenterie de Diamou, créeront
de nouveaux débouchés pour l’exploitation des ressources halieutiques et l’industrie touristique de la
zone.
Le nouveau dynamisme économique induit par les voies de communication, les nouvelles industries et
l’exploitation des ressources halieutiques, agricoles et touristiques aura des effets positifs sur la
satisfaction des besoins en infrastructures socio éducatives et sanitaires, en approvisionnement en eau
potable et en électrification rurale.
On assistera à une densification du tissu économique selon deux axes :
- Kayes – Diamou – Bafoulabé – Kita
- Bafoulabé – Diéma, reliant les nouvelles villes de la zone.
A l’instar des autres zones, la gouvernance aura besoin de ressources humaines en nombre suffisant et
compétentes pour asseoir la décentralisation et la déconcentration.
Zone 4 : Kéniéba :
En maintenant la tendance et eu égard aux atouts et contraintes ci-dessous évoqués :
- Zone agro climatique favorable
- Faible densité humaine
- Enclavement de la zone
- Faible couverture sanitaire
- Sous équipement en infrastructures socio éducative et sanitaire,
Kéniéba gardera son équilibre en dehors des nuisances liées à l’exploitation aurifères (dégradation des
sols, des eaux de surfaces et souterraines et, atmosphère).
En conséquence les disparités par rapport au reste de la région vont s’accentuées malgré les avantages
agro-climatiques du cercle.
2. Scenario Catastrophe
L’aggravation des principaux déficits constatés dans les domaines écologiques, agro climatiques,
démographiques, économiques et institutionnel par la survenance d’évènements naturels (inondations,
sécheresse à effets cumulatifs, épidémies, épizooties, feux de brousse de grande ampleur, etc.)
perturbera profondément les efforts de développement malgré l’existence de plusieurs mécanismes de
prévention des catastrophes.
Ce scenario mérite qu’on le souligne, car la crise acridienne (2004-2005) a marqué les esprits et a
amené la communauté internationale à redéfinir ses mécanismes d’interventions sur des phénomènes
étudiés depuis plusieurs décennies (OCLALAV/OICMA).
On insiste d’autant plus sur le scenario 2 que les collectivités actuelles ayant en charge l’ensemble du
développement ne contrôlent aucun de ses instruments de prévention et d’action.
246
2. Pôle N°2 : préservation des ressources et de la biodiversité par les aménagements
hydro-agricoles et pastoraux de la zone humide autour de l’axe Kayes – Yélimané
(TKLM).
3. Pôle N°3 : l’aménagement du complexe pastoral, Nioro, Diéma, Nord Bafoulabé, Nord
Kita.
4. Pôle N°4 : développement du pôle agro-industriel de kita.
5. Pôle N°5 : pôle agricole et minier de Kéniéba.
1. Kayes métropole d’équilibre entre Bamako, Dakar et Nouakchott :
Ce sous scénario repose sur les acquis et atouts suivants :
1.1. Une forte urbanisation à l’horizon du schéma avec au moins 44 villes dans un
rayon de 150 km, autour de Kayes et principalement dans le quadrilatère que délimitent
les vallées du fleuve Sénégal, de la Kolimbiné, du Karakoro et de la frontière nord avec
la Mauritanie, couvrant les pays du Gadiaga, du Guidimaka, du Diombougou, du
Diafounou et Kagnaga.
1.2. Un nœud communicationnel dense, diversifié, perfectible et reliant tous les
cercles entre eux, il comprend :
- Deux aéroports : Kayes, Dag Dag et Yélimané, l’aéroport international de Kayes
Dag Dag, perfectible se trouve à 1h 30 mn de Bamako, Dakar, Nouakchott et 07h30
mn des capitales européennes comme Paris,
- Une gare ferroviaire pouvant transporter le fret lourt,
- Un port fluvial (à terme) à Ambidebi sur le Sénégal,
- Quatre voies routières permanentes assurant l’ouverture sur le reste de la région, du
Mali et des pays voisins notamment sur les villes de Tambacounda, et Bakel au
Sénégal, Sellibaby, Kiffa, Ayoun el Atrouss en Mauritanie, Labé en Guinée
Conakry. Diaobé au Sénégal, marché international hebdomadaire, fréquenté à la fois
par les marchands de la Guinée, de la Gambie de la Mauritanie et du Sénégal et du
Mali est à quelques 500 km de Kayes,
- Une bonne couverture en télécommunication avec les deux réseaux des opérateurs,
Malitel et Orange, basée sur la fibre optique et des liaisons boucles radios avec la
disponibilité d’internet sur plusieurs formes pour permettre l’interconnexion aux
localités dispersées,
- La présence d’un réseau bancaire important, comprenant toutes les banques de la
place (BDM SA, BIM SA, BNDA, BOA, BCI, BSIC, ECOBANK), qui élargi son
réseau d’agence aux groupements d’agglomération pour assurer et développer.
- La mobilisation des ressources des maliens de la diaspora à travers le monde entier,
- L’accompagnement à apporter aux sociétés d’exploitation minière,
- L’accompagnement de la CMDT dans le cadre de l’ouverture de son usine à Kita,
- L’accompagnement des principaux importateurs de céréales du pays,
- Les produits monétaires et les mécanismes de paiements qui se modernisent à l’aide
des NTIC, comme la Monétique, les transactions électroniques à travers leurs
réseaux internationaux, car chaque groupe bancaire a un réseau,
247
- A cet effet, il sera doté d’un équipement adéquat et moderne, d’un personnel de haut
niveau hautement qualifié de toutes les spécialités afin de fournir les soins de
qualité à des clients provenant de toute la sous région (Tambacounda et Bakel au
Sénégal, Sellibaby Kiffa et Ayoun El Atrouss en Mauritanie, les villes du Nord de la
Guinée Conakry). Pour la réalisation de cet hôpital, les autorités régionales pourront
s’appuyer sur :
- les accords de coopération entre Kayes et les CHU de Bamako
- les accords de coopération dans le cadre d’un TOKTEN entre la région et celle de
l’Ile de France, du Nord pas Calais avec l’accompagnement de
l’UEMOA/CEDEAO/OMS/UNESCO.
Ces appuis seront d’autant plus mobilisables qu’il existe déjà une stratégie et des
actions d’amélioration du mécanisme du TOKTEN, pour optimiser tous les apports
et décongestionner les grands centres urbains et saturés comme Bamako, Dakar et
Nouakchott.
Au niveau du cycle fondamental la réduction de la disparité entre les 45 villes d’une part et entre les
filles et les garçons d’autre part s’impose. Elle passe par la densification de cet ordre d’enseignement.
Au niveau de l’enseignement secondaire général, technique et professionnel des besoins nouveaux de
construction de quelques lycées (enseignement général et technique) et de centres de formation
professionnel verront le jour avec la naissance de nouveaux centres urbains.
Les établissements secondaires généraux et techniques formeront des élèves dont l’effectif dépassera
quelques milliers de bacheliers annuellement.
Cette situation obligera à la création d’une université de l’ouest du Mali qui ne peut être à Kayes, pour
faire face non seulement aux besoins en ressources humaines qualifiées de conception et d’exécution
complétant ceux provenant des ordres d’enseignements déjà diversifiés et rationnellement repartis,
mais aussi fournir aux villes voisines du SENAGAL de la MAURITANIE des deux GUINEE des
cadres de haut niveau.
L’université de Kayes de caractères sous régionale, celle de Bamako comprendra des instituts/ écoles
supérieures spécialisées, sciences de l’environnement et de la terre, métiers des mines.
248
Infrastructures numériques théoriques et appliquées aux métiers, technologie de l’électronique
appliquées à l’information, santé humaine, sciences animales et agricoles.
Centre universitaire des sciences sociales et administratives.
La réalisation de cette université de l’ouest se fera avec les concours de l’Etat central, de la région, de
l’UEMOA et CEDEAO, avec l’appui politique et technique de la coopération décentralisée,
singulièrement celle des régions françaises Ile de France, nord pas de calais jumelées aux régions
européennes de même envergure.
Tous ces efforts multiples, mais coordonnées seront accompagnées par ceux de l’union Européenne, le
système des nations unies, et de la Banque mondiale, BAD, et qui disposent à cet effet des mécanismes
appropriés (TOKTEN, Université virtuelle, divers programme d’échange).
La création d’un environnement scientifique impulsera et valorisera le développement du tissu
économique et industriel, évoqué dans la réalisation du développement des zones concernées et
décrites par ailleurs.
A cet effet la région devra s’appuyer sur les capacités de négociations et d’intermédiations
développées dans le cadre de la table ronde de Kayes, et des institutions qui définies accompagnent la
coopération Franco Malienne.
Ces capacités étant reconnues par l’union européenne, le groupe de l’OCDE et l’union Africaine
(notamment le développement des pays frontières et l’association de la diaspora Africaine au
développement), les nouvelles collectivités territoriales, pourront bénéficier d’un appui favorable à la
création d’une institution qu’est l’Université, comme facteur de polarisation et de valorisation.
5 Disponibilité énergétique :
La disponibilité d’un potentiel ou de ressources énergétiques hydro électriques, Manantali, Gouina et
Félou qui assureront à long terme l’indépendance énergétique indispensable au développement du tissu
industriel, des infrastructures socio éducatives et sanitaires et de celles des communications, évoquées
par ailleurs.
La création d’un tissu scientifique théorique et pratique permettra la maitrise et l’exploitation de
l’énergie solaire, et la généralisation des plateformes multifonctionnelles avec celles des sociétés de
services et de décentralisés (SSD).
249
A l’horizon du schéma des travaux prioritaires devront porter sur:
- La production du Produit intérieur Brut Régional (PIB régional)
- La création de l’Observatoire des Projet et Programmes de Développement exécutés dans
toutes les collectivités territoriales
- La mise en place de l’Observatoire des migrations pour une meilleure prise en compte des
contributions de la Diaspora au développement régional
8 L’effectivité de la décentralisation :
Elle signifie que l’on aura réalisé au niveau de chacune des collectivités territoriales :
- Le renforcer durablement les capacités de la société civile dans chacune des collectivités
territoriales par les actions suivantes :
Le nouveau tissu urbain à l’horizon 2031 comptera 27 villes, faisant de ce pôle le second axe urbain de
la région.
Le potentiel agro forestier et pastoral a été établi avec un climat soudanien favorable, moins sujet au
déficit pluviométrique.
La place prépondérante de la zone de Kita dans la production céréalière, (mil sorgho, riz), et celles des
cultures industrielles, (arachide, coton sésame etc.), crée les conditions favorables à l’installation des
agro-industries pour la production :
- du coton fibre,
- de fil pour la bonneterie semi artisanale et semi industrielle.
- d’huile de graine de coton, d’arachide, et de sésame,
- d’aliments bétail à base de tourteaux d’arachide et de graine de coton,
- d’aliments pour l’aviculture,
250
- de farine de maïs,
- des farines pour l’alimentation des nourrissons (MISOLA),
- des produits biologiques : karité, miel, sésame à haut rendement monétaire
Pour ce faire, il faudra améliorer au niveau de chaque collectivité territoriale de Kita les performances
des productions végétales, par :
Les débouchés de ces produits seront outre les marchés de la région, mais surtout l’agglomération du
district de BAMAKO, ceux du SENEGAL par la route sud KITA SARAYA, la GUINEE
La double promotion de la production végétale diversifiée, céréales, coton, arachide, sésame, avec la
sécurisation des revenus, favorisera la création des conditions de gestion optimale des forets.
En effet, la disponibilité d’emplois permanents agricoles et industriels avec des revenus conséquents
empêchera une exploitation désordonnées et prédatrice des ressources forestières de KITA, la santé et
l’éducation bénéficieront de la diversification et de la permanence des revenus consécutives aux
actions ci-dessus citées.
Le pôle de Kita absorbera les besoins de création d’emplois et sera une zone d’immigration.
C’est la zone la plus densément peuplée et qui dépassera à l’horizon du schéma 50 habitants/km2 et un
tissu urbain quasi continu dans le système de TEREKOLE KOLIMBINE.
A l’aide des plans appropriés, il sera conduit des aménagements hydro-agricoles préservant la
biodiversité, et qui assureront la couverture des besoins alimentaires des populations, ainsi que la
sécurisation des revenus. Ils consisteront en l’aménagement d’environ 30 000 ha qui seront mis en
valeur par l’intensification afin de mieux exploiter l’avantage comparatif dont dispose la zone en
terme de maraichage et de cultures de décrues.
251
- L’exploitation du potentiel halieutique du bassin du fleuve Sénégal (du LAC DE
MANANTALI, aux autres biefs) grâce au désenclavement et à l’existence d’un tissu urbain
régional, des débouchés dans le district de Bamako et la région de KOULIKORO
(agglomération de KATI)
Les aménagements prioritaires dans cette zone qui s’urbanisera modérément comparativement aux
zones de KAYES-METROPOLE et de KITA, porteront :
1. sur le désenclavement routier et télé communicationnel afin d’intégrer la zone à l’ensemble
régional, au reste du pays et la sous région. A cet effet, il sera construit 4 axes routiers :
❖ KENIEBA-KAYES ;
❖ KENIEBA-BAFOULABE ;
❖ KENIEBA-KITA
❖ KENIEBA-LABE (GUINEE)
Ce scénario favorise un développement local de chaque zone agro-écologique en créant des pôles de
développement déconcentrés. L'objet de ces pôles de développement est de permettre aux populations
de s'épanouir à partir de leurs potentialités naturelles tout en assurant des échanges avec les autres
zones. Ces pôles de développement seront créés par la constitution d'établissements humains dans les
circonscriptions administratives.
Le découpage administratif restera tel que présenté actuellement suite à la mise en œuvre de la
décentralisation bien qu’il ait abouti à une atomisation de l’espace. Cette proposition permettra de
maintenir le « cap » sur les efforts de solidarité et mieux cerner les problèmes d'aménagement et de
prioriser la mise en place des d'infrastructures et d'équipements engagés.
252
Les actions transversales, ou toutes celles qui sont communes aux deux zones :
1- Kayes : métropole d’équilibre
2- Kita : Centre agro-industriel prioritaire
3- La zone humide du système TKLM – Kayes – Yélimané
4- Zone prioritaire d’Elevage – Nioro – Nord Diéma – Bafoulabé
5- La zone de Kéniéba
Sont les activités de production, de fourniture de services adéquats, et de construction d’infrastructures
d’envergure régionale ou locale, de renforcement des services de la déconcentration et de la
gouvernance régionale, locale et communale.
En matière de santé
La région devra compter au moins :
253
- Un hôpital international à Kayes, doté d’équipements répondant au normes internationales,
pourvu en personnel qualifié et de haut niveau dans toutes les spécialités qui prodiguent des
soins de qualité aux clients provenant non seulement de la région et d reste du pays, mais aussi
et surtout des pays voisins (Tambacounda et Bakel au Sénégal – Selliboby – KIFFA et
AYOUN – EL ATROUSS en Mauritanie les villes du Nord de la Guinée –Conakry)
Pour la réalisation de cet hôpital régional, les autorités de la régionales pourront s’appuyer sur :
- Les accords de coopération entre Kayes et les CHU de Bamako
- Les accords de coopération dans le cadre d’un TOKTEN entre la région et celle de l’Ile de
France, du Nord- PAS DE CALAIS avec l’accompagnement de
l’UEMOA/CEDEAO/OMS/UNESCO.
- L’hôpital de Kita devra être érigé en hôpital régional du fait de sa population, de l’importance
de son tissu urbain et des industries agro-alimentaires qui veront le jour.
- Les cinq (5) autres hôpitaux de cercle (Bafoulabé –Diéma – Kéniéba – Yélimané - Nioro), tout
en étant en synergie avec le nouvel hôpital de Kayes serviront de référence aux divers CSCOM
rénovés.
La redistribution des équipements et d’un personnel qualifié, sera suivie d’une politique d’accès aux
médicaments et aux soins de qualité pour toutes les maladies et les pandémies (VIH/SIDA) – maladies
cardio-vasculaires et les nouvelles maladies dites "orphelines ou rares".
Ces efforts d’accès sont indispensables, car il existe une demande en santé de plus en plus solvable,
mais que seule une offre internationale tend à satisfaire à des coûts élevés.
Si les nouvelles infrastructures ne sont pas créées, les besoins en santé seront satisfaits au Maroc et en
Tunisie, toute chose qui entraîne des sorties massives de devises, détériorant continuellement la
balance des paiements.
Accès à l’éducation
L’épanouissement des populations passe par l’existence d’un niveau d’éducation élevé de chaque
citoyen, autonome et acteur conscient dans un monde en changement perpétuel.
A cet effet, l’accès à l’éducation à tous les niveaux, fondamental, 1er et 2ème cycles, secondaire,
technique, professionnel et universitaire, suppose, pour chacune des cinq (5) zones de développement
équilibré de fournir des efforts continus pour atteindre les objectifs ci-après et par catégorie
d’enseignement :
L’existence de plus de 100 villes et d’agglomération, notamment dans les sous zones (Kayes –
Yélimané), et Kita, nécessitera la planification et la construction de quelques nouveaux Lycées et de
Centres de Formation Professionnelle.
254
rendement monétaire comme le fonio, le sésame, le beurre de karité, les cuirs et peaux ou les produits
biologiques.
Pour ce faire, la construction des pistes et routes secondaires sera amplifiée, de même que la
densification du réseau de télécommunication (internet mobile et fixe).
L’Artisanat
Toutes les zones abritent des aires culturelles variées avec un système artisanal multiforme autour, du
fer, du bois, des cuirs et peaux, des textiles et des métaux précieux, etc.
Il s’agira de développer le tissu artisanal tout en le modernisant et cela eu égard à la mondialisation.
L’industrie du tourisme
La région dispose d’au moins 70 sites culturels et touristiques, répartis sur l’ensemble des sept cercles,
lesquels sites seront accessibles à toutes les catégories de publics, nationaux comme étrangers. En
effet, l’accès sera largement facilité par la réalisation de liaisons permanentes, routières, aériennes,
fluviales et ferroviaires et avec le développement des équipements, hôtels, gites et maisons d’hôte.
L’emploi d’internet permettra la vente des produits sur le plan international. Cette industrie comme les
autres sera planifiée dans les plans locaux et communaux.
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L’effectivité de la décentralisation pour une administration territoriale
efficace et dynamique
La mise en œuvre du schéma à l’horizon 2031, nécessite l’existence d’une administration territoriale
optimale, dotée d’un personnel et de moyens adéquats.
Pour accompagner la maitrise de l’ouvrage au niveau de chaque collectivité territoriale, laquelle
maitrise d’ouvrage s’applique à des domaines de développement complexes allant de
l’industrialisation à l’éducation etc., oblige de disposer de cadres administratifs et d’agents techniques
qui assurent l’appui conseil et le suivi de tous les marchés, et autres actions décidées par les élus.
En particulier au niveau régional, la production des statistiques, pour le suivi et la planification des
actions, etc. doit être assurée par une direction régionale de la planification de la statistique et de
l’Informatique, et de l’Aménagement du Territoire dotée en personnel qualifié suffisant et en moyens
financiers, matériels et logistiques.
A l’horizon du schéma des travaux prioritaires devront porter sur:
- La production du Produit intérieur Brut Régional (PIB régional)
- La création de l’Observatoire des Projet et Programmes de Développement exécutés dans
toutes les collectivités territoriales
- La mise en place de l’Observatoire des migrations pour une meilleure prise en compte des
contributions de la Diaspora au développement régional
L’effectivité de la décentralisation
Elle signifie que l’on aura réalisé au niveau de chacune des collectivités territoriales :
- Le renforcer durablement les capacités de la société civile dans chacune des collectivités
territoriales par les actions suivantes :
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