Méthodologie d'inventaire des biens d'État
Méthodologie d'inventaire des biens d'État
DE L’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNELS
Iteem de Beaulieu
Juin 2011
Je tiens à remercier vivement tout le
personnel de L’INFEP et en
particulier Mr : Mefti Ali, Melle
Brahma, Mme Oukil et Mme Haroun,
Je remercie particulièrement mon
maitre Mr : Ammari Ali, source
intarissable de savoir de laquelle je me
suis abreuvée et qui va me guider dans
ma carrière professionnelle.
La gestion des biens de l’Etat est une
mission sacrée qui nécessite une
connaissance des textes réglementaires,
une maitrise des instruments de gestion,
le sens de la responsabilité et surtout
beaucoup de rigueur.
Sommaire
Section I : définitions, principes et règles de la gestion du patrimoine:
Chapitre 1 : introduction ……………………………………………1
Problématique : ……………………………………………………1-2
Chapitre 2 : définition du patrimoine:
1/Le patrimoine de l’Etat : …………………………………………3-4
2.- Consistance du Domaine national :
A.- Le domaine public : ………………………………..………….5-8
B- Le domaine privé de l’Etat : …………………………….……….8
Chapitre : 3-Principes relatives à la gestion du patrimoine..…….…9
Chapitre : 4- Règles générales relatives à l’inventaire :
A/Définitions des objets inventoriables : ………………..…..…10-11
B/Les sorties définitive de l'inventaire ……………………..….11-12
C/L'affectation du matériel:…………………………………..……..12
Conclusion : ……………………………………………..……49-50
Annexes :
- Textes réglementaires:
- Instruments de gestion:
- Bibliographie
Section I : définitions, principes et règles de la gestion du
patrimoine
Chapitre 1 : introduction
Le patrimoine est formé de l’ensemble des biens meubles et
immeubles, que l’Etat a mis à la disposition des
Etablissements conformément aux missions et objectifs
assignés.
Donc, tous les biens qui constituent le patrimoine d’un
établissement sont meubles ou immeubles.
Cette division est essentielle en droit civil. Elle repose sur un
critère physique.
Les meubles peuvent être déplacés, les immeubles ne peuvent
pas être déplacés.
Problématique :
Par pratique, il à été souvent signalé dans certains
établissements une méconnaissance grave des biens
immeubles et meubles. Ce manque d’évaluation a pour
conséquence fâcheuse une utilisation irrationnelle de ces
biens, une accumulation de moyens excédentaires par le
recours abusif à des commandes non justifiables et des
réformes prématurées de matériels et objets.
En ce sens, beaucoup de gestionnaires ne font pas la différence
entre le consomptible et le non consomptible, entre
l’inventoriable et le non inventoriable.
Dans ce même ordre, et après exploitation des rapports
parvenus aux services d’inspection, il ressort que dans de
1
nombreux cas, et pour des motifs divers, l’inventaire des biens
immeubles et meubles était soit mal tenu, soit souvent non mis
à jour régulièrement. Pourtant un important dispositif de textes
réglementaire est disponible (lois, décrets, instructions,
décisions et circulaires).
Toutefois, il apparait indispensable que des principes et règles
particulières soient édictées en vues d’assujettir certaines
établissements à la tenue d’un inventaire dans les normes
réglementaires pour assurer une bonne gestion.
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Chapitre 2 : définition du patrimoine
1/Le patrimoine de l’Etat :
Conformément aux articles 17 et 18 de la constitution, le
domaine national recouvre l’ensemble des biens et droits
mobiliers et immobiliers détenus, sous forme de propriété
publique ou privé, par l’Etat et ses collectivités territoriales
(Wilayate et Communes).
Le domaine public est inaliénable, imprescriptible et
insaisissable.
La gestion et l’aliénation des biens et doits mobiliers et
immobiliers relevant du domaine privé sont régis par la loi
domaniale et les dispositions des autres textes législatifs et
règlementaires en vigueur.
En raison de leur nature, de leur destination ou de leur usage,
les biens et dépendances du domaine national sont gérés,
exploités et mis en valeur par les institutions, services,
organismes, Etablissements ou entreprises de l’Etat et des
autres collectivités publiques en vue de la réalisation des
objectifs qui leur sont assignés.
Pour cela, ils ont la charge de veiller à leur protection et à leur
conservation, les utilisateurs, affectataires et détenteurs, à
quelque titre que ce soit des biens du domaine national, gèrent,
en conformité aux lois et règlements en vigueur, les biens et
moyens de production ou de service mis à leur disposition,
acquis par eux, ou réalisés dans le cadre de leurs missions et
des objectifs assignés.
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Les utilisateurs des biens du domaine national sont tenus, dans
le cadre de la législation en vigueur, des conséquences
dommageables résultant l’utilisation, de l’exploitation ou de la
garde des biens et richesses qui leur sont confiés, cédés en
pleine propriété, affectés en jouissance ou dont ils sont
détenteurs.
La représentation de l’Etat et des collectivités territoriales
dans les actes de gestion afférents au domaine national est
assurée par les Ministres concernés, les Walis, les Présidents
des assemblées populaires communales et autres autorités
gestionnaires, conformément aux attributions qui leur sont
conférées par les lois et règlements.
La représentation de l’Etat et des collectivités territoriales
dans les actions en justice portant sur le domaine national est
assurée par le Ministre chargé des finances, le Wali et le
P/APC conformément à la loi.
Le contrôle de la gestion et de la conservation du domaine
national est assuré, chacun en ce qui le concerne, par les
organes de contrôle prévus par la loi.
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2.- Consistance du Domaine national :
A.- Le domaine public :
Le domaine national comprend les droits et les biens meubles
et immeubles qui servent à l’usage de tous et qui sont à la
disposition du public usager, soit directement, soit par
l’intermédiaire d’un service public pourvu qu’en ce cas, ils
soient par nature ou par des aménagements spéciaux, adaptés
exclusivement ou essentiellement au but particulier de ce
service, ainsi que les biens considérés comme propriété
publique au sens de l’article 17 de la constitution.
Les richesses et ressources naturelles, définies à l'article 15 de
la loi 08-, Loi n° 08-14 du 20 juillet 2008 modifiant et
complétant la loi n° 90-30 du 1er décembre 1990 portant loi
domaniale relèvent également du domaine public".
Le domaine public ne peut faire l’objet d’appropriation privée
ou de droits patrimoniaux.
La répartition du domaine public entre le domaine public de
l’Etat, le domaine public de la Wilaya et le domaine public
communal et sa gestion par les diverses collectivités
publiques, obéissent aux principes et aux règles de situation,
d’affectation et de classement définis conformément aux lois
et règlements.
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Le domaine public au sens de la loi domaniale est constitué du
domaine public naturel et du domaine public artificiel.
* Relèvent du domaine public naturel :
- Les rivages de la mer ;
- Les eaux maritimes internes ;
- Les cours d’eau, les lits des cours d’eau desséchés ainsi
que les iles qui se for ment dans ces lits, les lacs etc… ;
- Les espaces aériens ;
- Les richesses et ressources naturelles du sol et du sous-sol
(ressources hydrauliques de toute nature, hydrocarbures
liquides ou gazeux, ressources minérales
énergétiques, métalliques, etc… ;
* Relèvent du domaine public artificiel :
- Relèvent du domaine public artificiel notamment :
- les terrains artificiellement soustraits à l'action des flots - les
voies ferrées et dépendances nécessaires à leur exploitation ;
- les ports civils et militaires et leurs dépendances grevées de
sujétions au profit de la circulation maritime ;
- les aéroports et aérodromes civils et militaires et leurs
dépendances bâties ou non bâties, grevées de sujétions au
profit de la circulation aérienne ;
- les routes et autoroutes et leurs dépendances ;
- les ouvrages d'art et autres ouvrages et leurs dépendances,
exécutés dans un but d'utilité publique ;
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- les monuments publics, les musées et les sites et réserves
archéologiques ;
- les parcs aménagés ;
- les jardins publics ;
- les objets et œuvres d'art constituant des collections classées;
- les infrastructures culturelles et sportives ;
- les archives nationales ;
- les droits d'auteur et les droits de propriété intellectuelle
tombés dans le domaine public ;
- les Edifices publics abritant les institutions nationales ainsi
que les bâtiments administratifs spécialement conçus ou
aménagés pour l'exécution d'un service public
- les ouvrages et moyens de défense destinés à la protection
terrestre, maritime et aérienne du territoire ;
- les données issues des travaux de prospection et des données
issues des travaux de prospection et de recherche relative au
domaine de l’hydrocarbure.
- Relèvent du domaine public les forets et richesses
forestières, propriété de l'Etat au sens de la législation portant
régime général des forets.
Sont Egalement incorporées au domaine public, les
Forets et terres forestières ou à vocation forestière résultant
des travaux d'aménagement, de mise en valeur et de
reconstitution d'espaces forestiers réalisés dans le cadre de
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plans et programmes de développement forestier pour le
compte de l’Etat ou des collectivités territoriales.
B- Le domaine privé de l’Etat :
Il comprend notamment :
-L’ensemble des constructions et terrains appartenant à l’Etat
affectés à des services publics et organismes administratifs,
qu’ils soient ou non dotés de l’autonomie financière non
classés dans le domaine public ;
- Les immeubles à usage professionnels, d’habitation ou
commercial ainsi que le fonds de commerce restés propriété de
l’Etat ;
- Les terrains nus non affectés demeurés propriété de l’Etat ;
- Les matériels et objets mobiliers utilisés par les institutions,
administrations et services de l’Etat et les établissements
publics à caractère administratif de l’Etat ;
- Les biens vacants et sans maîtres, épaves et trésors ;
- Les terres agricoles, pastorales ou à vocation agricole ou
pastorale propriété de l’Etat.
8
Le domaine National
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Chapitre :4 - Règles générales relatives à l’inventaire :
A-Définitions des objets inventoriables :
Tous les matériels et objets mobiliers, y compris le cheptel vif,
doivent être inscrits au registre d’inventaire à l’exception :
Des objets consommables par le premier usage ceux sont
qui pratiquement ne peuvent servir qu’une fois. Tel est le
cas par exemple du papier, des carburants, combustibles et
lubrifiants, des denrées, des produits de laboratoire, etc…,
Des objets non consommables par le premier usage dont la
valeur d’achat unitaire n’excède pas les trois cents (300)
dinars. Pour cela il faut préciser que la base retenir pour
déterminer si l’objet vaut ou non moins de trois cents
(300) dinars est le prix d’acquisition.
Tout objet qui à été acheté à plus de trois cents dinars doit être
inventorié ; quant à ceux dont le prix était égal ou inferieur à
cette somme, il convient de ne les exclure que si leur valeur
actuelle demeure toujours au dessous de ce seuil.
Néanmoins il a été recommandé par note ministérielle n° 129
du 17/02/1992, que dans la pratique, même les objets d’une
telle valeur sont inscrits sur le registre d’inventaire afin
d’éviter un certain nombre de problèmes aux gestionnaires.
- Chaque objets inventoriés doit être inscrit sous un numéro
distinct et doit être décrit de manière précise et complète
afin de permettre son identification ultérieure.
En ce qui concerne les véhicules automobiles, il est rappelé
que chaque matériel automobile muni de son équipement
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normal est considéré comme formant un tout inscriptible à
l’inventaire sous le même numéro.
En entend par équipement normal dont le véhicule est muni,
c’est l’ensemble des pièces et accessoires qui permettent à ce
véhicule de marcher ou de rouler, pas l’accompagnement qui
est prévu pour des incidents (pannes, crevaison ou autre). En
pratique, il est recommandé que ces équipements (cric, roue de
secours, trousse à outils, poste radio) soient inscrits,
distinctement, sur le registre d’inventaire avec des numéros
attribués séparément et ce par souci de préservation.
Les pièces de rechange et accessoires acquis, sur le budget de
fonctionnement, feront l’objet d’enregistrement au même titre
que le reste du matériel.
Il en est de même pour le matériel informatique, un micro-
ordinateur est muni de son équipement normal (moniteur,
unité centrale, clavier, souris, écran protecteur etc…).
B- Les sorties définitive de l'inventaire
Seules les sorties définitives modifient, en diminution, les
stocks généraux et doivent être rayé de l’inventaire, résultant
des opérations tel que les :
* transfert, détruit, Perdu ou volé ;
* Reconnu inutilisable.
Dans ce cas, il doit être soit proposé à la réforme
conformément à la réglementation en vigueur, soit affecté.
Les objets ou matériels perdus, détruits ou volés, doivent
donner lieu à l’établissement d’un procès verbal précisant les
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conditions dans lesquelles s’est produit la perte, la destruction
ou le vol.
C/L'affectation du matériel:
L'affectation du matériel obéit à des règles saines de gestion
respectant:
la rationalité,
la rentabilité,
l'entretien régulier.
Très important : Aussi, les locaux, matériels de
l’établissement ne doivent en aucun cas être utilisés à une
autre fin que celles prévue dans ces missions statutaires
D- définition des biens corporels et incorporels
Les biens corporels : ce sont des biens qui représentent une
existence matérielle (objets et matériels…)
Les biens incorporels : ce sont des biens qui représentent
une valeur économique (exemple : les logiciels …..)
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Chapitre : 5 -Les instruments de base nécessaire à la tenue
des inventaires :
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1-Registre d’inventaire (RI) :
Le registre d'inventaire est réglementé par le décret 87-135 1du
02/06/1987 et la décision ministérielle n° 16/CAB du
29/12/1983 relative aux instruments de gestion du secteur de
la formation professionnelle, dont le modèle est fixé par
l'arrêté du 21/07/1987 émanant du ministère des finances.
Utilisé pour l’enregistrement des entrées de matériel non
consommable dans le but de permettre au service de recenser
et de justifier pour chaque objet ou article acquis ou reçu soit :
* Son existence ;
* Sa destruction ou sa disparition ;
* Sa réforme.
Les entrées sont portées par article, unité, ligne avec
attribution d’une numérotation ininterrompue, par article
unitaire, qui servira à la certification de la réception (dotation
ou affectation) ou du service fait en cas d’acquisition sur le
budget de fonctionnement.
1
Ce texte à été abrogé par le Décret exécutif N°91-455 du 23/11/1991 relatif à l'inventaire des biens du
domaine national.
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2-Registre de gestion des biens immobiliers (RGBI) :
Ce registre réglementaire est prévu par la décision
ministérielle n° 16/CAB du 29/12/1983 relative aux
instruments de gestion du secteur de la formation
professionnelle, tenu sous forme de sommier de consistance
semblable à celui de l’administration des affaires domaniales
et foncières.
Il sert au recensement de l’ensemble des biens immeubles de
toute nature relevant du patrimoine dont on a la charge,
3-registre des ouvrages de bibliothèque:
il est instauré par l’article 23 du décret exécutif 91.455 du
23.11.1991 qui stipule que les livres, les ouvrages et les
collections d’ouvrages acquis par les services et détenus soit
dans les bibliothèques, soit par les personnels des services,
font l’objet d’un enregistrement sur un livre spécial
d’inventaire.
Ce livre spécial d’inventaire, tenu sous la responsabilité de
l’agent chargé de la bibliothèque, constate la prise en charge et
l’existence réelle de l’ouvrage avec les indications et les
références permettant son identification et son contrôle.
Mais dans la pratique, il est conseillé que ce livre soit tenu par
le comptable matière puisse qu'il est gestionnaire des stocks.
Néanmoins la responsabilité personnelle de l’agent chargé de
la bibliothèque demeure entière de par l’affectation qui lui est
faite.
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4- Le fichier central :
En application de la circulaire 4.335 /MFP/DAG/SDMM/82
du 12 mai 1982, le fichier central est tenu par le service de
comptabilité matière, installée dans le bloc administratif.
Ce fichier est constitué de deux (2) sous fichiers, l’un
concerne le matériel consomptible et l’autre le non
consomptible.
Ces fiches, paraphées par le chef d’établissement, sont établies
par grandes divisions correspondants à la nature du matériel
comptabilisé.
Elles sont par ailleurs, obligatoirement, numérotées, un
numérotage spécial de 01 à... Étant prévu pour chaque
division. Cette prescription a pour but de fournir un contrôle
exact du nombre de fiches utilisées dans chacune des grandes
divisions de matériel et d’éviter la perte ou la disparition de
fiches.
Le classement des fiches, à l’intérieur de chaque division, est
par ordre alphabétique des articles, donc, les numéros d’ordre
attribués à ces fiches ne se suivent dans le fichier
numériquement.
Afin d’éviter de perdre la suite numérique, il est recommandé
d’ouvrir un répertoire divisionnaire par sous fichier
consomptible ou non consomptible.
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5- Les fiches d'articles magasin:
Ce fichier fixé et codifié par la décision n°16/CAB du
29/12/1983, est identique à celui tenu par le comptable
matière il est subdivisé en deux (02) sous fichiers:
- Fiche d'article magasin du matériel consomptible,
- Fiche d'article magasin du matériel non consomptible (il
regroupe les mêmes colonnes prévues au fichier central en
plus des mouvements internes).
Sous fichier matériel consomptible :
Ce matériel, constitué de tous les objets, produits, matériaux
et fournitures di- verses, est classé en six (6) divisions
- Division 1 : Matière première servant à l’instruction (tôles,
métaux ferreux ou non, bois, plâtre, tissus,
pointes, ciment, et fournitures diverses, fils
électriques, ampoules etc…)
- Division 2 : Matériel d’entretien (huile, graisse,
ingrédients, etc…)
- Division 3 : Combustible (carburant, lubrifiant,
pneumatiques etc…)
- Division 4 : Déchets, rognures, vieilles matières etc…
- Division 5 : Produits pharmaceutiques (alcool, bandes de
gaze, cotons, mercurochrome et autres
médicaments.
- Division 6 : Fournitures de bureau.
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Sous fichier matériel non consomptible :
-Division A : Matériel de bureau, d’ameublement et matériel
scolaires (bureaux, classeurs, armoires, tables,
chaises, machines à calculer, micro-
ordinateurs, tireuses de plans, photocopieur,
scanner etc...
- Division B : Matériel de chauffage et d’éclairage (poêles,
radiateurs, résistance, etc…
- Division C : Machines outils et gros outillage (tours,
fraiseuses, perceuses, forges, établis, fours,
scies mécaniques, moteurs, postes de
soudure etc…
Division D : Matériel roulant (automobiles, camions, motos,
dumper, mobylette, chariot, grue mobile,
tracteurs etc…)
Division E : - Matériel d’hébergement (lits, matelas,
couvertures, draps, housses de matelas et de
peluchons, armoires vestiaires, peluchons,
couvre lits etc…)
- Division F : Matériel de cuisines et de restauration
(cuisinières, fourneaux, fours, frigidaires,
glacières,, casseroles, marmites, plats,
soupières, chambres froides, couteaux,
fourchettes, louches, tables de boucher, coupe
pain, écumoires etc…)
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-Division G : Petit outillage collectif remis aux stagiaires et
aux formateurs, Chignoles, petits instruments
de mesure ainsi que l’outillage roulant ayant un
caractère strictement individuel (limes,
marteaux, burins, tourne vis, vilebrequin
varlope, truelles, niveaux, ciseaux, vé de
traçage, trusquin, l’outillage de consommation
des machines (forets, fraises, outils de tours,
etc…)
Division H : Matériel d'infirmerie (brancards, toises,
bascules, seringues, stérilisateurs, stéthoscopes,
éprouvettes et matériel de sélection etc…
Division I : Vêtements de travail (blouses, bleu, tabliers,
chaussures de sécurité etc…
Division J: - Produits et articles fabriqués par les stagiaires
et destinés à la vente ou à l’utilisation par
l’établissement.
Division K : Tous les objets non consommables par le
premier usage et dont la valeur d’achat unitaire
n’excède pas 300DA
Remarque : Certains types de matériels non consomptibles
par le premier usage ne trouvent pas de place dans l’une ou
l’autre des divisions prévues et rappelées ci avant tels que les
livres de bibliothèque, matériel de jardinage, matériel de sport,
emblèmes et drapeaux, guirlandes, plantes d’ornement, ou
encore le cheptel vif.
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Dans ce cas, pour éviter une confusion entre les types de
matériels et par conséquent toute erreur de gestion, il peut être
ouvert une ou plusieurs divisions nouvelles selon l’ordre
établi.
2)- Pour le premier, toutes les entrées dans l'établissement de
matières, matériaux et fournitures diverses ainsi que leurs
sorties définitives pour le fonctionnement des sections ou des
services sont enregistrées.
3)- Dans le second sous fichier, sont enregistrées toutes les
entrées (dotation, transfert, cessions ou acquisition) de
matériel d’équipement sans exception ainsi que les
sorties définitives de l’établissement suite à une réforme,
cession ou transfert.
6- Dossier d'affectation:
Cette définition de sorties définitives exclut les sorties de
matériel ou d’outillage du magasin aux ateliers ou dans les
services. Ces sorties sont considérées comme
mouvements internes c’est-à-dire appelés à être reversés au
magasin. Ces types d’opérations sont gérés par le magasinier
qui crée un dossier d’affectation nominatif (au nom du
bénéficiaire de l’affectation), dans lequel sont classés toutes
les fiches et tous les bons d’affectation cumulés durant les
années l’exercice des intéressés.
Ces dossiers serviront de base aux contrôles périodiques de
l’existant, ou lors des changements ou modifications de
situations (départ en retraite, mutations etc…) ou encore pour
les opérations d’inventaire de fin d’année.
Le modèle réglementé est la fiche d’affectation.
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7-Les divers procès verbaux:
Réglementés par la décision n°16/CAB/MFP/83 du
29/12/1983 article 2 documents tenue de la comptabilité
matière:
- Procès- verbal de réforme;
- Procès- verbal de perte ou de vol;
- Procès- verbal de casse;
- Procès- verbal de transfert ou de cession;
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Chapitre : 6-La protection du patrimoine et sa
préservation :
1-la protection du patrimoine :
La protection de l’établissement consiste en une série de
mesures de nature à concourir à la prévention, la préservation
et le cas échéant, la défense de l’établissement par l’usage de
la force y compris celui des armes, contre les risques de toute
nature et notamment les actes d’agressions, de sabotage et de
destruction.
Les mesures de prévention, de préservation et de défense pour
chaque établissement comprennent l’élaboration d’un
règlement et d’un plan de sureté interne comportant une
évaluation des risques et menaces ainsi que les mesures et
moyens susceptibles d’y faire face.
Ces mesures doivent être adaptées à l’importance de
l’établissement, à son degré de sensibilité et d’exposition au
risque ainsi qu’à l’impact de son activité sur l’environnement
administratif, économique, social, culturel, sportif et religieux.
La protection de l’établissement est assurée par les ressources
propres de celui-ci.
Les frais liés à la protection des établissements publics à
caractère administratif sont à la charge des budgets de l’Etat
ou des collectivités locales.
Les moyens à mettre en œuvre sont évalués et déterminés de
manière à assurer une protection optimale et continue du
patrimoine et à prévenir tout risque de sabotage, de destruction
ou d’atteinte à la sécurité et à l’intégrité des personnes.
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Les préposés à la prévention et à la surveillance sont chargés
de faire observer les mesures édictées en la matière et visant à
la préservation des infrastructures et des équipements ainsi
qu’à la sécurité des personnes à l’intérieur des locaux ou des
périmètres dont ils ont la charge.
Toute occupation indue, usurpation, jouissance abusive,
destruction de biens immeubles sont portés à la connaissance
des services chargés d'intervenir dans les actions judiciaires
mettant en cause de notion de domanialité publique.
2- L'assurance du patrimoine:
L’assurance des meubles et immeubles est une obligation pour
tout établissement, un contrat d'assurance y compris en
responsabilité civile doit être souscrit.
Ce contrat doit couvrir sans découvert toute l'année civile,
pour cela un article a été ouvert dans la nomenclature
budgétaire section 2 chapitre : charges annexes, article intitulé
« assurance des locaux administratifs et pédagogiques »
3- La responsabilité de la protection du patrimoine :
La responsabilité de la protection de l’établissement incombe
directement au chef de l’établissement qui, dans ce cadre, peut
se faire assister par des collaborateurs qualifiés et mettre sur
pied une structure organique chargée de la sureté interne de
l’établissement.
Cette responsabilité s’exerce au sein de l’établissement dont il
a la charge ainsi que sur ses dépendances et ses abords
immédiats tels que prévu dans le plan de sureté interne de
l’établissement.
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La responsabilité directe du chef de l’établissement ne
dispense pas les autorités hiérarchiques et de tutelle de leur
responsabilité notamment en matière d’assistance, de
coordination et d’évaluation.
Le chef de l’établissement est tenu de mettre en œuvre
l’ensemble des dispositions et des mesures légales et
réglementaires en vigueur en matière de protection des biens
et de sécurité des personnes.
Il met également en œuvre les instructions édictées par les
autorités habilitées en la matière.
Le chef de l’établissement et les personnels de sureté qui par
leur négligence ou manquement graves, ont eu pour
conséquence des atteintes à l’intégrité physique des personnes
ou la dégradation des biens publics, peuvent encourir des
poursuites judiciaires.
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La protection du patrimoine et sa
préservation
Plan de sécurité
Locaux administratifs Structure organique
interne
Section II: Méthodologie d'élaboration d’un inventaire :
L’inventaire est définit comme étant la liste des biens meubles
et immeubles de l’établissement arrêtés par articles quantifiés
il à force probante en matière de contrôle, notamment, quant à
la détention et la gestion de ces biens mobiliers.
Dans le but de garantir la protection du domaine national et de
s’assurer de son utilisation conformément aux objectifs
assignés, il est dressé, selon les dispositions légales et
règlementaires.
Les inventaires permettent de connaitre à tout moment,
l’importance et la consistance du patrimoine de chaque
structure publique, l’usage qui en est fait, les conditions de sa
gestion, de sa conservation et de sa maintenance.
Ils permettent également d’en connaitre la provenance et
l’utilisateur.
Dons, legs;
Acquisitation sur budget de fonctionnement ;
Acquisition sur budget d’équipement ;
Réalisation par l’établissement.
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Chapitre 1- Inventaire des biens meubles
A : l’opération d’inventaire
L’inventaire se définit comme étant la liste des biens meubles
de l’Etablissement arrêtés par articles quantitatifs.
La tenue constamment à jour d’un inventaire des biens
meubles et immeubles par toutes les structures publiques sans
exception a fait l’objet de l’instruction présidentielle n°19 du
27/01/1982, de la circulaire n°90 du 31/01/1982 de Monsieur
le premier Ministre, la circulaire n° 1015 du 25/02/1982 de
Monsieur Ministre des Finances, de la circulaire n°
4335/MFP/SDMM/82 du 12/05/1982 du Ministre de la
Formation Professionnelle.
La circulaire n° 1005 du 08/02/1983, en application de
l’instruction présidentielle n°19 précise que dans chaque
établissement de Formation professionnelle sera crée une
commission dite d’inventaire.
Cette circulaire définit la composition, les attributions et le
fonctionnement de la commission des inventaires.
1- La commission d’inventaire :
La commission des inventaires se compose de :
L’Intendant ou Le DAF,
L’adjoint technique et pédagogique ou le Directeur des
Etudes,
Un enseignant par groupe de spécialité de même branche
dont l’un est désigné par le bureau syndical parmi ses
membres,
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Le Comptable matière,
Le Magasinier.
La commission est chargée :
1- D’arrêter annuellement et avant le 31 Décembre de
chaque année les inventaires de matériels et matériaux et
d’en dresser le procès verbal de recollement,
2- De vérifier de façon périodique sur les fiches, livres et
documents relatifs aux inventaires s’ils sont
régulièrement tenus à jour,
3- D’apprécier l’état physique des matériels proposés à la
reforme,
4- De veiller à ce que tous les matériels proposés à la
réforme soient stockés en des lieux réunissant toutes les
garanties de sécurité.
La commission d’inventaire est crée par décision du
Directeur de l’établissement, et donne lieu à l’établissement
d’un procès verbal d’installation signé par le directeur de
l’emploi et de la formation professionnelle.
La validité de cette commission est de 03 années.
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2- La date officielle du démarrage de l’inventaire :
La commission d’inventaire se réunit tous les ans le
premier jour ouvrable de la première semaine du mois de
décembre afin de procéder à l’inventaire de tous les
matériels et matériaux.
Aussi l’inventaire doit avoir lieu à chaque mutation ou
départ de l’agent chargé du matériel et/ou de la tenue du
registre d’inventaire.
Chaque passation de service des chefs d’établissements qui
vaut décharge pour le responsable sortant.
3- Opération d’inventaire proprement dite :
La gestion des stocks prend, toujours, pour base de départ
l’inventaire qui représente la situation initiale.
L’opération d’inventaire nécessite une bonne préparation
matérielle et humaine compte tenu de l’utilité et de
l’importance quant à l’objectif assigné.
Egalement, il est recommandé que l’opération doive être
menée de façon continue sans discontinuité.
4- Les travaux préparatoires de l’opération d’inventaire :
1) Préparer les feuilles d’inventaire par division et type de
matériel consomptible et non consomptible.sur ces
feuilles sont listées toutes les fiches d’articles avec
reprise du stock général,
2) Pour mener à bien l’opération d’inventaire, la Direction
diffuse une note de service pour information à l’ensemble
28
du personnel en insistant sur les précisions suivantes
quant à :
La période arrêtée,
La préparation des fiches d’affectation détenues par les
bénéficiaires,
La demande de préparation des objets jugés inutilisables
par les détenteurs à présenter aux membres de la
commission d’inventaire pour avis,
La suspension de tous les mouvements de matériels en
sortie et en entrée des locaux pédagogiques ou des
services et ce jusqu’a l’achèvement de l’opération,
La régularisation des litiges relatifs aux manques ou à la
disposition de certains outillages et autres matériels par les
intéressées qui en sont responsable,
Réunir les membres de la commission d’inventaire pour
les informer des textes qui régissent la gestion du
patrimoine, des attributions et du fonctionnement de la
commission, des travaux préparatoires, de l’importance de
l’opération et enfin de l’objectif.
Pour le magasinier:
le rangement soigneux des articles en stock;
le quadrillage des aires de stockage et leur subdivision en
unités et sous unités de façon à n'oublier aucun
emplacement;
la préparation des feuilles d'inventaire établies par unité de
dénombrement;
29
5- Les travaux d’inventaire "le recollement":
Le recollement à pour but de constater l’existence de tous
les objets qui se trouvent inscrits sur l’inventaire lors de la
précédente opération et de ceux qui y ont été ajoutés depuis.
Il consiste à assurer de l’existence réelle des objets
mobiliers portés sur les inventaires et à constater les
manquants, à lieu par le passage des membres de la
commission d’inventaire dans les sections et services par le
dénombrement du réel existant en affectation, en stock au
magasin et en instance de réforme, donc il ne s’agit que
d’un travail de constat de vérification d’existence.
La deuxième phase se limite à une récapitulation détaillées,
par article englobant le stock total affecté, ceux entreposés
au magasin et ceux en instance de réforme pour arrêter avec
précision les stocks généraux extracomptables, c'est-à-dire
la somme totale du physique existant dans l’Etablissement.
La troisième phase concerne la détermination des écarts
entre les stocks extracomptables dénombrés et les stocks
comptables c'est-à-dire sur fiches.
Ces écarts peuvent se révélés un manque (-), un plus (+) ou
écart néant.
Delà commence le travail dit d’inventaire. En effet, il s’agit
de recherche : la cause du manque ou l’origine de
l’excédent et de régularisé les écarts cas par cas.
Il arrive que des recherches soient infectieuses dans l’un ou
l’autre cas. A l’issue des travaux, les membres de la
commissions d’inventaire établissent le procès verbal de
30
recollement auquel il sera fait mention des régularisations
effectuées et des écarts non justifiés avec listes distincte
« A » pour les matériels manquants et « B » pour ceux
trouvés en plus (excédentaires).
Le procès verbal de recollement servira de justification aux
régularisations des stocks en sortie et en entrée.
Il est bien entendu que les régularisations des écarts en
moins (-) et en plus (+) ne seront opérées qu’une fois que
toutes les recherches aient été effectuées sans résultat.
Enfin, le document final d’inventaire est établi en six (06)
exemplaires annexés d’une copie du procès verbal de
recollement.
6- Destination des exemplaires du document d’inventaire :
L’original sera conservé dans le bureau du chef de
l’établissement et tenu à tout moment à la disposition des
autorités chargées des inspections,
Deux exemplaires sont transmis avant le 15 janvier de
chaque année à l’Administration centrale,
Un exemplaire sera adressé à la direction de l’Emploi et
de la formation professionnelle,
Un exemplaire sera conservé par le responsable de la
comptabilité matière,
Un exemplaire sera archivé dans les mêmes conditions
que toutes les pièces comptables de l’établissement.
31
Remarque importante :
Le document d’inventaire est officiel, non seulement, il doit
être présenté à toute inspection, mais il constitue, également
un élément important dans les passations de services entre les
responsables lors des changements à la tête des établissements.
La Circulaire 1015 du 25 février 1982 relative a l'inventaire du
patrimoine national stipule « qu’une copie de cet inventaire
est transmise aux services des domaines de wilaya et selon le
cas au contrôleur financier »
7-Les travaux de régularisation des écarts:
Conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, et
suite au procès verbal de recollement déterminant les écarts
par la commission d'inventaire, une opération de régularisation
doit être déclenchée sous l'autorité du chef de l'établissement
soit:
établir une mise en demeure de restitution de matériels
identique adressée par le chef d'établissement à chaque
affectataire pour lequel un manque a été constaté;
réintégration physique au magasin des matériels proposé à
la reforme stockage en un lieu adéquat, propre et sécurisé ;
la prise en charge comptable des matériels proposés à la
reforme par le magasinier qui doit mettre les fiches
d'affectation en portant sur les lignes correspondantes la
mention de restitution, la date ainsi que sa signature.
Les fiches correspondantes du fichier d'articles magasin en
inscrivant dans la colonne "entée des ateliers" les quantités
réintégrées, dans la colonne relative à la justification de la
32
rentrée "proposés à la reforme" enfin porter dans la colonne
réservée aux stocks.
A- Cas pratiques:
1- Cas d'écart en moins:
Exemple; après constat par la commission d'inventaire en a
trouvé 70 chaises en moins (écart en -).
A l'aide du PV de la commission d'inventaire, le comptable
matière peut mettre à jour les fiches correspondantes et
apurement du registre d'inventaire.
Il y a des cas ou des produits réformé qu'on a oublié de les
mentionner sur le registre d'inventaire et les fiches
correspondantes.
2- Cas d'écart en plus:
Après recherche, le chef d'établissement peut dresser un PV
(matière en plus) pour régularisation.
3- Autres cas:
En cas de transfert d'un matériel à d'autre établissement, on
procède à faire une opération comptable de sortie définitive du
matériel sur registre d'inventaire et fiches correspondantes.
Ensuite l'affectataire refuse de réceptionner tout le matériel ou
une partie, le matériel retourné à l'établissement d'origine qui
le réinscrive au (R.I) et fiches avec un autre numéro.
33
B- Procédure de reforme des biens meubles :
Les biens meubles sont reformés lorsque le service affectataire
décide que leur détention ne présente plus aucune utilité pour
les besoins de son fonctionnement et qu’ils doivent de ce fait
être remis au service des domaines pour aliénation.
1- Les causes de la réforme :
Les causes de la mise à la réforme sont :
La vétusté résultant d’une utilisation prolongée ;
L’oblosence pour les matériels techniques ;
L’inutilisation pour les mobiliers et matériels en bon état,
devenus excédentaires et pour ceux qui à l’état neuf, ne
peuvent plus recevoir la destination pour laquelle ils ont
été acquis.
2- les biens mobiliers non susceptible d'être remis aux
services des domaines pour réforme:
En application de l'arrêté du ministère des finances du
07/11/1987, les biens mobiliers non susceptible d'être remis
aux services des domaines pour aliénation et fixant leur
destination sont classés en deux catégories:
1- les biens totalement dépourvus de valeur marchande ou ne
revêtant qu'une valeur insignifiante comme:
- Objets et matériaux réduits à l'état d'épave ou de carcasse
par suite d'usure excessive, de déprédation, de conservation
prolongée ou pour toute autre cause et dont la mise en vente
par voie d'adjudication ou de cession amiable est impossible
ou ne présente aucun intérêt pécuniaire.
34
2 - les biens non susceptible d'être cédés au public ou mis dans
le commerce sans inconvénients comme:
- les objets, matériels, marchandise, produits et toutes autres
substances qui, par suite de prohibitions législatives ou
réglementaires ou pour toute autre cause, ne peuvent être
exposés à la vente dans l'état ou ils se trouvent.
3- procédure de réforme:
La décision de réforme est prise par le chef d’établissement
dans le strict respect de ses prérogatives et compétences, sur
proposition de la commission d’inventaire.
Cette décision doit être prise dans le cadre d’une saine gestion
et justifié dans le souci de préserver les deniers publics.
Le chef de l’établissement doit adresser une correspondance
avec un exposé des motifs accompagnée d’un PV de remise de
matériels au service des domaines territorialement compétent
dans le but de déclencher une opération de vente aux enchères
publiques et ce PV devra être accusé de réception.
Cependant tous les matériels proposés à la réforme ne doivent,
en aucun cas être laissés à l’abandon, exposés aux
dégradations ou au vol, et il est interdit à l’établissement :
- De vendre, de louer ou d’échanger avec ou sans suite les
objets en question ;
- De faire procéder à leur conversion ou transformation ;
Une visite du matériel sera programmée par le représentant
des services des domaines pour fixer le prix de vente en lot
unique ou en lot séparés.
35
4 - Procédures après la vente aux enchères:
Après la vente aux enchères publique à laquelle doit assister
un représentant de l'établissement, les services des domaines
délivrent à l'acquéreur un bon d'enlèvement ou un quitus:
L'enlèvement des matériels réformés est effectué sur
présentation du quitus de paiement.
Transmission a l'établissement par les services des domaines
du PV de vente aux enchères publiques comportant entre
autres les clauses de la vente, le produit de la vente ainsi qu'un
listing des matériels vendus.
Etablissement du PV de réforme signé conjointement par le
chef d'établissement, le magasinier et l'inspecteur des
domaines.
C : Aliénation et mise à jour de l'inventaire:
1- matériels réformés:
C'est l'opération qui consiste en la sortie définitive sur le plan
des écritures comptables du matériel réformé.
Au niveau du magasinier:
- enregistrement des sorties définitive sur l'état journalier de
sortie sur la base du PV de réforme et du quitus de
paiement;
- passer les écritures sur les fiches correspondantes (fiche non
consommable).
36
Au niveau du comptable matière:
- Sur la base d'EJS transmis par le magasinier, accompagné
de la pièce justificative, le comptable matière procède à la
sortie définitive sur les fiches correspondantes du fichier
central,
- Porter en marge et en rouge la mention de sortie définitive
sur chaque ligne de l'article ayant fait l'objet d'une réforme
et indiquer les références du PV de réforme,
- Il classe le dossier contenant les pièces justificatives.
4- Autres cas d'aliénation du matériel:
a- les cessions ou transferts:
Toute cession ou transfert de matériel au profit d'un autre
établissement ne peut s'effectuer que par décision selon le cas
qu'il s'agisse d'une opération inter-wilayas ou inter-
établissements de la même wilaya.
Un projet de procès verbal en 04 exemplaires, doit renseigner
sur les numéros d'inventaire, la date d'acquisition la valeur
d'achat et la référence de la décision d'acquisition.
Ce PV sera signé par le directeur d'établissement et transmis à
l'établissement bénéficiaire du transfert pour signature et port
des cachets, et retour de 02 exemplaires.
Suite au retour du PV dument visé, le magasinier entame la
procédure de sortie en établissant l'EJS qui le transmet au
comptable matière accompagné du PV de transfert et en même
temps il passe ses écritures dans les fiches correspondantes.
37
Le comptable de son coté vérifie les renseignements contenus
sur le PV puis l'exactitude de l'EJS, il passe les écritures sur le
registre d'inventaire et enfin il classe le dossier contenant les
pièces justificatives.
b- perte ou vol:
Les objets ou matériels perdus, détruits ou volés, doivent
donner lieu à l'établissement d'un rapport ou procès verbal
précisant les conditions dans lesquelles se sont produits ces
cas.
Dans la pratique, il n'ya pas perte, sauf exception, dans le cas
d'un travail en chantier ou d'un dépannage hors atelier.
A cet effet l'affectataire du matériel remet un rapport dument
justifié à la direction qui juge des circonstances dans
lesquelles la perte a eu lieu afin d'établir un PV de perte pour
que le magasinier et le comptable matière reproduisent les
mêmes écritures de sorties définitives déclenchés pour la
réforme et le transfert ou cession.
Pour ce qui concerne le vol le règlement intérieur des
établissements de formation professionnelle dans son article
61 de l'arrêté n°07/90 du 30/07/1990 :
"Toute dégradation, toute perte de mobilier, de fourniture,
d'outillage et de matériel mis à la disposition du personnel ou
des stagiaires ou des apprentis entrainent réparation ou
remplacement par leurs auteurs sans préjudice des sanctions
disciplinaires"
38
Pour les vols commis par effraction, une autre procédure sera
déclenchée qui interviendra les services de sécurité
compétente pour enquête contre x.
De ce fait et après enquête, si les objets ont été retrouvés, les
services de sécurité demanderont de reconnaître le matériel
qui sera restitué contre signature d'une décharge. Sinon ces
services remettent à l'établissement un PV dit de "recherche
infructueuses" qui servira de justification aux opérations de
sortie de matériels procédés par le magasinier et le comptable
matière de même façon que pour les autres procédures
d'aliénation.
39
Chapitre 2 :L’inventaire des biens immeubles :
Le décret 91.455 du 23.11.1991, relatif à l’inventaire des biens
du domaine national, oblige les institutions, organismes et
établissements publics à caractère administratif relevant de
l’Etat et des collectivités territoriales, de tenir, conformément
aux lois et règlements en vigueur, l’inventaire descriptif et
estimatif des immeubles dont ils sont affectataires.
Cet inventaire consiste en l’enregistrement descriptif et
estimatif de l’ensemble des biens détenus par l’établissement
Il en retrace les mouvements et en évalue les éléments
constitutifs (immeubles constitués de locaux technico-
pédagogiques, administratifs, communs ou d’habitation
etc…).
Dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions édictées
par l’article 8 du décret précité, au même titre que tous les
services et organismes de l’Etat, chaque établissement de
formation professionnelle doit établir une liste descriptive,
sous forme, d’abord, de recensement, des immeubles avec les
renseignements relatifs à
* La nature, la consistance, le lieu de situation ;
* L’origine de la propriété, la valeur ;
* Le service affectataire et l’utilisation.
Chaque immeuble, ou local, recensé, est, obligatoirement
codifié pour permettre son identification. La liste, ainsi
établie, doit être communiquée aux services des affaires
domaniales et foncières aux fins d’immatriculation sur les
sommiers de consistance.
40
Le document (liste) communiqué sert de justification à la
transcription des écritures sur le registre de gestion des biens
immobiliers (RGBI) qui est semblable aux sommiers de
consistance tenus par les services des affaires domaniales et
foncières
Aussi, l’article 11 du même décret prévoit d’instituer une fiche
d’identification par immeuble ou local dont l’établissement est
gestionnaire, les renseignements consignés sur ces fiches
concernent :
1°)- L’institution, le service, l’organisme ou l’établissement
affectataire ou détenteur et portent sur :
* La dénomination ;
* La référence du texte ou de l’acte qui l’a créé ;
*La collectivité publique de laquelle il relève (Etat, wilaya,
Commune)
2°)- L’immeuble, et portent sur :
* Sa nature, sa consistance et son lieu de situation ;
* L’origine de la propriété et la nature des droits ;
* Et sa valeur.
Ces fiches sont établies par le responsable concerné et
transmises aux services des affaires domaniales et foncières de
la wilaya du lieu d’implantation de l’établissement.
41
Procédures de l’inventaire des biens meubles
42
a- Le terrain :
Représente la superficie totale (assiette) comprenant la partie
bâtie et celle non bâtie, éventuellement destinée à des
extensions ou autres.
Sa superficie totale (partie bâtie et non bâtie) s’élève a sept
(07) hectares soit 70000 m² dont 40% de l’assiette est bâtie
couvrant les locaux suivant :
b- Les locaux pédagogiques
L’INSFP de Beaulieu est doté des locaux suivants :
01 Centre de documentation.
01 Bureau des méthodes.
03 Salles informatique.
19 Salles de cours.
03 Salles de dessin.
01 Salle de réunion.
05 Amphithéâtres.
15 Laboratoires.
09 Ateliers.
01 salle d’internet.
01 Bibliothèque
01 Salle des professeurs
c- Locaux administratifs :
Comprenant le bloc administratif et technique
d- Locaux communs :
01 internant,
01 cantine,
43
01 magasin général,
03 ateliers d’entretiens,
01 chaufferie,
01 buanderie,
01 bâche a eau,
02 loges gardiens,
01 foyer,
01 infirmerie,
01 transformateur,
01 stade.
01 villa R+1,
44
2- Codification des immeubles
45
l’intervention d’un expert d’urbanisme assermenté auprès du
tribunal d’El Harrach pour déterminer sa valeur.
04- Etablissement de la Fiche d’identification :
Suite à l’instruction n°207 du 11/11/1992 émanant de
Monsieur le Ministre délégué du Budget concernant
l’inventaire général des immeubles du domaine National et
pour une mise en œuvre de l’ Arrêté du 04/02/1992 fixant le
modèle et les modalités d'établissement de la fiche
d'identification des immeubles du domaine national, il nous a
été demander de remplir les fiches d’identification à partir des
renseignements recueillis dans le recensement de tout les
locaux existant dans l’établissement tout en observant les
règles de codification indiqués dans la notice explicative et
concernant :
1- L’institution, l’organisme ou l’établissement affectataire
ou détenteur et ils portent sur :
- Sa dénomination,
- La référence du texte ou de l’acte qui l’a crée,
- La collectivité publique de laquelle il relève (Etat, Wilaya,
Commune).
2- L’immeuble, et portent sur :
- Sa nature, sa connaissance et son lieu de situation,
- L’origine de propriété et la nature des droits,
- Et sa valeur.
L’établissement de ces fiches d’identification pour chaque
immeuble se fera en trois (03) exemplaires de couleurs :
- Blanche,
- Verte,
- rose.
46
Les exemplaires rose des fiches sont conservés par le
service affectataire ; les autres groupés par commune (Oued
Semar) seront transmis au service des domaines de la
wilaya puisse qu’il s’agit d’un établissement public de
l’Etat.
Sur la base de ces fiches d’identification, le service des
domaines procède à la refonte des anciens sommiers de
consistances des immeubles du domaine privé de l’Etat et à
l’ouverture de nouveau registre d’immatriculations.
05- Tenue du registre général des biens immobiliers
RGBI :
Les fiches d’identification remplies et transmis au service des
domaines serviront de justification à la transcription des
écritures sur le RGBI (codifié MFP/IG/CM/RGBI/03) qui est
semblable aux sommiers de consistance et renferme les
renseignements suivants :
la nature, la consistance et le lieu de situation de
l’immeuble,
la nature juridique (organisme, propriétaire),
l’acquisition (acte, décision, arrêté, convention etc…),
le code fixé au local,
la surface,
l’affectation (décision, date, bénéficiaire),
les mouvements (décision, date, organisme bénéficiaire),
La valeur.
06- mise à jour du RGBI :
L’établissement est tenu de renseigner et d’informer le service
des domaines de la wilaya dans le 1er mois de chaque
semestre, de tout changement survenu au cours du semestre
précédent, soit dans la consistance matérielle, soit dans
l’utilisation ou la destination des biens domaniaux.
47
Au vu des renseignements déclarés par le service affectataire,
le service des domaines procède à la mise à jour des registres
d’immatriculation des immeubles domaniaux.
07- Règles générales :
L’établissement étant donné affectataire et gestionnaire des
biens du domaine national doit :
- veiller au respect des lois et règlements en vigueur,
- Garantir sa protection et sa préservation pour sa durabilité,
- S’assurer de son utilisation rationnelle conformément aux
missions dévolues au secteur
- Sa rentabilité par son utilisation optimale.
Les établissements sont tenus dans la limite de leurs
enveloppes budgétaires de prendre en charge tous les
travaux nécessaires à la maintenance et l’entretien du
patrimoine immobiliers.
Pour les grosses réparations, les travaux d’aménagements et de
rénovation sont pris en charge par les services de la DFP sur
les opérations d’investissement.
Certains APW contribuent aux financements de ces travaux en
accordant aux établissements des subventions sur le budget de
wilaya.
- lorsque des transformations
* Pour assurer un suivi régulier des opérations portant sur les
biens immobiliers, les gestionnaires doivent informer de tout
changement qui intervienne soit dans la consistance
matérielle, soit dans l’utilisation ou la destination des
immeubles.
48
Conclusion :
La gestion du patrimoine s'inscrit dans le cadre du caractère
sacré de la chose publique et du bon usage, de ce fait elle
constitue le volet le plus important de la gestion , il faut lui
consacrer plus d’importance, entretenir et maintenir les
installations, matériels et locaux pour une durée de vie plus
longue.
Pour cela il y lieu d’exiger : 2
- Une organisation de travail, avec une répartition rationnelle des
tâches, limiterait la responsabilité des services ou bureaux
concernés et faciliterait le contrôle ;
- Une constitution d’un recueil de textes législatifs et
règlementaires régissant la gestion du patrimoine servirait à mieux
maîtriser les procédures, modalités et mécanismes de gestion;
- Une mise ou remise en place des instruments de gestion fixés et
codifiés par la décision ministérielle n° 16/CAB du 29.12.1983
pour une uniformisation des registres, documents et formulaires
divers de gestion ;
- Une affectation ou recrutement d’agents avec une qualification
ayant un rapport avec ce volet pour mieux répondre aux
exigences des missions de ce service ;
- Un suivi régulier du responsable hiérarchique pour veiller à la
mise à jour des écritures sur les registres et les reports des
opérations aux fichiers ;
- Une conservation et une préservation des archives,
comptables et autres concernant la gestion du patrimoine, dans
2
Propos extrait du manuel de gestion du patrimoine page 11 de Mr: Ammari Ali.
49
un meuble adéquat fermant à clé avec un mode
de classement permettant de retrouver ou de reclasser
facilement et rapidement un document.
50
methodologie d'élaboration d'un inventaire
methodologie d'élaboration d'un inventaire
methodologie d'élaboration d'un inventaire
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(06) Un recueil de te'~tes et cinq fiches / <l .."
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Dans le cadre de la mise en oeuvre de cette opération, il a
été jugé u\.ile de procéder, dans l'immédiat, au recensement et à
l'inventaire des immeubles constituant le siège des ministères et
institutions nationales.