Le Processus de Lecture en CP
Le Processus de Lecture en CP
Tableau 11. La réparûtion des enseignants des écoles publiques du Gabon au moment de l'enquête.(
D'après Annuaire Statistique de i'hseignement 1994-1995, p. 108).
Sexe
Catégorie Hommes Femmes Total YdSexe
Instmiteurs principaux 1310 1100 2410 76,36%
Mituteurs adjoints 81 62 143 4,53%
Moniteum 228 131 360 11,41%
Auxiliaires 157 86 243 7,70%
L
Sections
Année d'études Mi-temps Plein-temps Totai
CP 1 60 895 955
CP2 92 785 877
CE1 83 814 8997
CE2 73 738 81 1
CM1 47 65 9 706
CM2 7 650 657
TotaiISection 362 4511 4903
Dans l'ensemble, les sections à plein-temps prédominent: au total (4541) contre (362) pour
les mi-temps. La même tendance est également observée par niveau d'études. Par exemple,
en CPl, elles représentent (895) contre (60) et sont au nombre de (785) contre (92) en CP2.
Cependant, qu'ils s'agissent l'une ou l'autre, les instituteurs travaillent avec des effectifs
pléthoriques. Cela représente en moyenne 90 élèves par enseignant. A propos des effectifs,
les données disponibles au moment de l'enquête font état de (50225) inscrits en CP1 dont
(21048) nouveaux et de (30810) en CP2. C'est sur la base de ces informations que la
population de l'enquête a été choisie.
Les élèves sont issus de quatre écoles publique des circonscriptions scolaires de la commune
de Libreville. Au moment de l'enquête (voir tableau 14), on comptait un effectif de 31007
élèves, réparties en trois communes, à savoir : le Centre, le Nord et le Sud.
A la lecture de ce tableau, il ressort une forte concentration des effectifs dans La zone Nord
par rapport aux autres circonscriptions scolaires. Dans l'ensemble, les CP1 sont plus
nombreux que les CP2. Qu'en est-il en termes de performances scolaires?
Au cours de l'année scolaire 1994-1995 (voir tableau 1 9 , les trois circonscriptions
de l'enquête, ont présenté des pourcentages d'échecs variables, nettement inférieurs à la
moyenne de l'ensemble des écoles publiques du Gabon.
Tableau 15. Proportion de redoublants dans i'ememble des d e s publiques de Libreville, au cours de l'am& 1994-1995. (D'Wl'annuaire
statistique du Ministère de I'Educaîicm nationale).
Niveau
CPI CP2
Sexe Filles Garçons Total Filles Garçons Total
Circonscriptions
scolaires
Nord 45,23% 42,81% 44.09% 34.38% 31,69% 33.17%
Centre 40.50% 40.35% 40,43% 29,04% 28,22% 28.62%
Sud 45.10% 46.27% 45,65% 48,58% 35,67% 42,43%
SynthéçesGabon 52.09% 50.45% 51.29% 40,26% 37.04% 38.68%
représentatif de l'ensemble du Gabon, c'est-à-dire 38,68%. Toutefois, les échecs sont plus
massifs en CP1 qu'en CP2: (51,29%) contre (38,68%). Cette situation d'échecs a donc
amené à sélectionner, pour chaque niveau, des non-redoublants, n'étant pas passés par l'école
maternelle et dont l'âge a été conforme aux critères établis par le Ministère de I'Education
nationale. Il faut noter d'une part, qu'en raison d'une sélection rigoureuse, le passage en
classe supérieure n'est pas systématique. Pour y accéder, l'élève doit avoir obtenu une
moyenne supérieure ou égaie à cinq. Cela signifie qu'en dessous de cette moyenne, il est
appelé à reprendre sa classe. D'autre part, les nouveaux inscrits en CPI sont âgés de six ans;
et ceux du CP2 ont sept ans. Ce critère d'âge, en général, pose le problème des enfants qui
vont avoir six ans au cours d'une année académique. Convient-il de les admettre en CP1 ou
d'attendre l'année suivante? Au Gabon, cette question soulève le débat sur les apprentissages
précoces. Outre ces critères, la sélection des enfants a porté sur la langue parlée à la maison,
celle-ci étant différente du fiançais, enseigné à l'école. C'est dans cette perspective que nous
avons souligné le problème des interférences linguistiques dans les apprentissages des
enfants. Enfin, tous les écoliers sont issus des milieux populaires ou illettrés. Ils n'ont pas été
victimes de la pratique des classes à mi-temps. Celle-ci résulte du manque de locaux et
d'enseignants, mis en évidence dans le chapitre II. L'échantillon est constitué de fiiles et de
garçons. Mais, nous n'avons pas considéré la variable sexe au moment de l'interprétation des
résultats. La répartition des effectifs dans les huit classes (voir tableau 16) est suffisamment
homogène ( de 45 a 68) pour rendre possible l'analyse comparative. Ce faisant, s'agissant
d'effectifs <100, il faudra être prudent dans l'analyse des données.
Tableau 16. La répetitibn totale des effectifs par circonscriptionscdaire et par école en fonction des niveaux: CPlICP2
1.2.2- Les caractéristiques des instituteurs
L'enquête s'est déroulée auprès des instituteurs de la commune de Libreville. Ils sont
intégrés dans le système scolaire public du Gabon. Le tableau 17 est une illustration de la
répartition de l'échantillon par niveau d'études enseigné.
TaMeau 17. La répartition de i'échantillon des instituteurs des Wes choisies par niveau d'enseignement d'enseignemen
Niveau enseigné
CP1 CP2 Total
Effectif 4 4 8
Ces enseignants ont été choisis à partir de l'usage du manuel je v& à l'école. Au
cours de leur formation, ils ont travaillé avec le livre de Piga et Bika. Ils ont le grade
d'instituteur principal et qu'ils ont été formés au Coiiège dEnseignement Normal (CEP?).
Dans ce type d'établissement, la durée de formation était de six ans. Rappelons que les CEN
ont été remplacés par les Ecoles Nationales des Instituteurs dans lesquelles les candidats
sont recrutés avec le niveau du baccalauréat. Malgré le changement d'ouvrage, ils n'ont
jamais bénéficié d'un recyclage ou d'une formation continue. Ils sont donc confiontés à un
ensemble de difficultés évoquées dans le chapitre II. Pour les besoins de cette étude, nous
avons retenu six institutrices principales et deux instituteurs principaux. Il faut avouer que la
173
plupart des CP sont supervisés par des femmes; alors que les hommes ont souvent en charge
des cours moyens. Le fait de confier les CP aux institutrices pour les enseignants de notre
enquête, est une façon déguisée de prolonger l'affection maternelle. Les nouveaux inscrits,
en particulier ont besoin de revivre cette relation mère-enfant. Pour ce faire, les institutrices
essaient de jouer ces rôles; ce qui permet à l'élève de s'habituer au milieu scolaire. Par
contre, lorsqu'il tend vers l'adolescence, il devient difficile à contrôler. Dès lors, la présence
d'un instituteur évoque l'autorité paternelle; celle-ci l'oblige à rester calme et à être attentif en
classe. Cependant, les difficultés associées aux effectifs pléthoriques ainsi qu'à l'insufnlsance
des enseignants, remettent en cause un tel procédé. En effet, le nombre moyen d'élèves par
instituteurs se situe entre quarante et [Link], la réalité va au-delà de cette norme.
Nos observations l'ont également confirmé. Le tableau 19 fait alors ressortir le nombre total
d'élèves par enseignant en fonction des écoles concernées.
Tableau 19. La répartitibn des &ves des écokç concedes par niveau d'enseignement
CPl CP2
20s
POSTIC M, De KETELE J.M., op. cit. .- p.23.
176
domeuses * *
Neutre *
Quant aux enfants, ils ont été « émerveillés » de faire autre chose que ce qu'ils ont l'habitude
d'accomplir avec leur enseignant. En réalisant les tests de lecture, ils sont sortis du cadre
monotone de l'acquisition du son étudié. En effet, comme nous le verrons, la présentation
d'une leçon de lecture met en évidence un enseignement dominé par l'acquisition du son
étudié.
"' Au Gabon, nous avons deux saisons, ime saisbn sèche d'une durée de trois mois (de juin-juillet-aoiit)et
une saison des pluies.
Tableau 21. Programmede passation deç tests au moment initial.
Ecoles choisies
La Fopi Mont-Bouêt I Sibang II Venez-Voir
NN. enseigne CPl CP2 CP1 CP2 CP1 CP2 CP1 CP2
Dates d'ob-
~ 1 -
0 n
n o 1IStF
26/0111996
29/01196-
31IO111996
01/02/96-
05/02/1996
wMI96-
08/02/1996
09/M196-
14/02/1996
15/02/9&
m02/1996
21/02/96-
23/02/1996
26/02/96-
29/02/1996
vais à l'école nous a aidé à caractériser le schéma d'une leçon, les modes d'interventions en
classe et le type de structuration des connaissances.
b- La présentation de la leçon
1)- Les révisions
La possession des prérequis est indispensable pour les apprentissages ultérieurs. Eiie
facilite l'acquisition de nouvelles connaissance^^'^. Pour s'assurer que les élèves disposent
bien de prérequis, l'enseignant procède par des révisions: exercices, interrogations orales ou
'
écrites... Par le procédé La Martinière, il vérifie la compréhension et aide ainsi les élèves à
3)- Les exercices permettent à l'élève d'acquérir des connaissances ou des compétences à
propos du son étudié. Ce sont des activités qui s'effectuent soit à la maison, soit à l'école.
C'est en accomplissant les tâches qui leur sont confiées, plutôt qu'en suivant le cours
dispensé par leurs maîtres, qu'ils s'instniisent réellement. Mais la plupart des instituteurs de
notre enquête n'ont pas proposé des exercices aux élèves. De même, le travail à faire à la
maison a été inexistant.
surtout intervenus dans les phases 2-3. Leur objectif a été d'amener l'élève à reconnaître le
son étudié et à l'aider à réaliser les associations lettres-son. Leur fréquence a été déterminée
par le temps consacré à l'appropriation du son étudié. Nous verrons que ce temps a été
variable d'un instituteur à l'autre. L'appropriation du son étudié recouvre les activités au
cours desquelles les élèves, sont censés réaliser un exercice ou faire des jeux de construction
des phrases. Dans ce cas, les élèves sont en activité, l'intervention de l'enseignant se
manifeste pour apporter son aide. Les jeux de lecture, les exercices, la lecture à haute voix et
les activités de construction sont des exemples qui ont favorisé l'appropriation du son chez
certains élèves de notre enquête. Mais, l'absence des exercices chez d'autres, limitent les
possibilités d'exploitation des connaissances acquises.
pratique du fiançais et donc à ne pas parvenir à lire et à écrire. Au cours de la passation des
tests, la plupart des élèves de l'enquête ont éprouvé des difficultés pour apporter des
précisions, des explications qui vont au-delà de la seule étude du son étudié. En effet, les
méthodes développées en classe, n'ont pas permis de découvrir les structures et le
fonctionnement de différents types d'énoncés; autrement dit, les exigences de cette nouvelle
langue ont été loin d'être maîtrisées. Par des questions, l'enseignant guide la compréhension
mais ne favorise pas le dialogue avec l'élève. En articulant la lecture autour du son étudié, il
a été difficile aux instituteurs de notre enquête de servir à la fois de modèles et de permettre
de véritables progrès. Devant des exercices de lecture qui leur ont été proposées, une bonne
partie d'entre eux ont éprouvé des difficultés pour faire la description d'une situation en vue
de définir les relations qui les constituent en un ensemble organisé. Ces difficultés ont aussi
concerné la lecture des énoncés. Cependant, en faisant de la lecture un objet de curiosité et
de jeux par le biais des comptines, des activités poétiques, des chansons, par l'évocation des
situations absentes ou imaginaires, l'annonce d'une nouvelle, ou le récit d'une histoire, il
possible que les instituteurs concernés auraient alors aidé les enfants à différencier et à
articuler formes et significations: manipulations des intonations des sons, des rimes, des
rythmes, des accents... Pour parvenir à apprendre à parler et à communiquer, il serait donc
utile d'of5-k à l'enfant l'exemple de son activité personnelle et de susciter des échanges
portant sur les différents aspects du langage. Le langage de l'enfant deviendrait plus explicite
dans le cadre d'échanges ludiques ou mis en situation. Il reviendrait donc à l'enseignant de
mettre en place des occasions d'échanges verbaux soutenus, en petits groupes ou
individuels. Au CP2, les apprentissages concernent également la maîtrise des codes sociaux
de la communication. Mais, l'absence d'activités associées n'ont pas permis de découvrir très
tôt, les contraintes de l'énonciation écrite (dictée à l'adulte). Alors qu'au CP1,le dialogue
occasionnel se doit d'être considéré comme un des meilleurs moyens de produire des
échanges efficaces; de même, au CP2, les situations d'apprentissage se doivent d'être
destinées à des séquences structurées autour d'un objectif clairement défini. Par ailleurs, au
CP2, se poursuit l'initiation au langage de l'écrit commencée au CPl, mais de façon
beaucoup plus intensive. Compte tenu des capacités de lecture et d'écriture de cet âge, il est
souvent nécessaire d'emprunter le canal de la communication. Enfin, en même temps qu'il
apprend à lire et à écrire de façon autonome des textes à sa portée, chaque enfant continue à
enrichir sa culture de l'écrit avec des lectures plus longues et plus complexes qu'au CPl
188
Mais, l'articulation de la lecture autour du son étudié, ne permet pas à chaque enfant de
parvenir à découvrir les structures et les fonctionnements spécifiques du textes différents de
différents types (narratifs, argumentatifs, explicatifs...) ainsi que les structures et le
fonctionnement du français écrit qui y correspondent. Le rôle de l'enseignant n'est-il pas
d'être un lecteur déterminé de textes variés: récits, poésies, documents? La mémorisation de
ces textes par l'enfant ne constitue-t-il pas un moyen de l'aider à s'en approprier les
régularités et les spécificités? En l'absence de ces textes mémorisés, comment l'enseignant
procède-t-il pour vérifier la compréhension, pour inciter au réemploi du lexique ou des
tournures de langue? L'objectif n'est-il pas de faire apparaître dans la discussion, des indices
sur lesquels on s'appuie pour comprendre un texte, ainsi que les procédures mentales qu'un
lecteur expérimenté utilise de façon automatique, au cours de la lecture d'un texte?
L'objectif ne serait-il pas alors d'obtenir des écrits plus longs, mieux structurés et conformes
à leurs fonctions ou à leurs usages? C'est en considérant les productions orales des enfants,
que l'attention de l'enseignant se focalisera sur de nouveaux aspects de l'énonciation. Si
l'énonciation orale est orientée vers la dictée à l'adulte, c'est-à-dire, vers la production d'un
texte susceptible d'être écrit, il convient de trouver des situations permettant aux enfants de
passer sans trop de peine, du dialogue au monologue. L'emploi des pronoms et des autres
substituts du groupe nominal doit être vénfié. Les enchaînements plus complexes que Ia
simple juxtaposition, doivent s'appuyer sur un usage cohérent des textes verbaux. Si le récit
est oral, dans ce cas, la mise en place de la situation dans l'espace et dans le temps, la
présentation des personnages, l'articulation des éléments les uns par rapports aux autres et la
conclusion doivent être facilement manipulés. L'emploi des pronoms de première et de
deuxième personne, points d'appui de l'énonciation, et celui des pronoms de troisiéme
personne, substitut du nom, doivent être distingués. En limitant la lecture au son étudié,
l'enfant aggravera ces di££ïcultés de décrire ou de raconter un événement que ses pairs n'ont
pas vécu. Ces lacunes auront des répercussions sérieuses dans le développement de ses
capacités de productions écrites.
189
Elles n'ont pas été enfin, répétées de façon systématique dans le cadre d'une première
approche réflexive de la grammaire de langue. L'apprentissage de la lecture et celui de la
production de textes ne peuvent être dissociés de l'ensemble de ces savoirs phonétiques,
sémantiques et morphosyntaxiques.
avec l'enseignant et des activités qui développent le geste graphique: copie, essais d'écriture,
des dessins libres ou imposés a constitué une lacune pour l'initiation à l'écnture chez l'enfant,
livres de jeunesse, des livres pour adultes, des collections d'images et de photographies.
C'est ce recours qui aidera l'enfant à apprendre à identifier et, dans certains cas, à utiliser les
d'écrits fonctionnels. L'absence de ces écrits très courts et très familiers (étiquettes des
prénoms) gêne des enfants à faire des remarques sur le code graphique, à reconnaître des
formes stables, à conduire leurs premières identifications (longueur du mot, initiale,
majuscule, minuscule...) à s'interroger sur la variété et la variation des formes (prénom écrits
en cursive ou en script, en majuscule ou en minuscule). Comment l'enfant parviendra-t-il a
découvrir les relations qui existent entre l'oral et l'écrit? Apprendra-t-il à découper ses
énoncés en mots? Les exercices visant à associer la lettre au son correspondant ne suffisent
pas à segmenter le langage oral en mots et à préparer efficacement à l'apprentissage de la
lecture et de l'écriture.
a- Les préalables
C'est la façon d'entrée en matière pour l'étude d'un nouveau son. Nous avons ,
2) Les révisions sont présentées dans les extraits ci-dessous. Nous proposons d'abord la
démarche des instituteurs du CP1, avant celle de leurs collègues du CP2.
Pour le CP 1:
Trois instituteurs ont vé&é la possession des prérequis chez les élèves avant la leçon du
jour. 11 s'agit de la Fopi, de Mont-Bouêt 1 et de Venez-Voir.
Extrait de la Foui. &de de cl.
'7.: Bien (désigne dii doigt l'élève qui doit passer au tableau), m i , toi vas nous écrire u.
LE219 @asse au tableau et écrit u, puis retourne à sa place)./l.: bien ((accepte la réponse de
E., désigne l'autre élève) toi, vas nous écrire a/E.(pse au tableau et écrit a)/ï., Après
avoir laissé passer au tableau n-élèves, il récqitule: bien, nous avons écrit u, a, e, O k, i-..':
197
maîtresse,.../le.,
désigne 1 'élève qui doit répondre/E.:je vois 1rn poissorliT. :je vois zrn
poisson; un bravo! deux! /C. : applaudit son camarade.../l.: qu 'est-ce pr 'on voit encore?
/C. : moi maîtresse, moi, maîtresse, moi maîtresse.../I., désigne du doigt l'élève qui doit
répondreE. :je vois Rémi se lave./].:tzr vois Rémi qui se lave... Paul se lave @hrase clé)/].:
répétez!/C. :. répète/].:encore/C.:répète2. :encoreic.:rép2te... ". Ici, l'élève a bien trouve
la phrase clé, étant donné que sur le livre, c'est Paul qui fait l'action, l'institutrice a donc
imposé ce prénom. Ceci montre la difficulté de se détacher du livre, et suppose des moments
d'inattentions dans son exposé.
Pour le CP 1:
Extrait de la Fopi. Etude de cl.
'fL'instituteurproduit des explications étant au tableau..., sije cache (cl)asse, qu'est-ce qui
me reste?/C.: moi, monsieur; moi, monsieur.../?.: oui, désigne un éIève/E.: classe./l.: non,
non, Ondo-Aba 'a?/Ondo-Aba 'a: asseil.:il me reste asse. Si je cache cl(asse) qu 'est-ce qui
me reste?/C., pas de réactioru7.: on a &jà vu a, on a vu le son s, maintenant, je cache
cl(mse), qu'est-ce qui me reste?/E-:il me reste le son c et le son Lfi: c et 1, comment on lit
203
c et 1 Nguia?Npia: cl /I. :on lit?/ E. : CUI: encore/E.: CL! ..I. : donc c et l=cl, repète,
désigne ztn élève/E.: cl.d., toi/ E. : cl... q r è s avoir fait répéter, il continue: bien, je vais
donc écrire cl de classe en jaune...". Les élèves concernés n'ont pas recherché les mots au
moment de cette phase. Mais, cet exercice est intervenu à la troisième phase de la leçon
étudiée.
gourmandises aux éIèvesiE.: passe au tableau et pointe du doigt la lettre concenrée, sans
rien ajouter, il retuunle à sa ylace./I. demande aux autres élèves de répéter/C.: S...".
Devant le bruit, les plaintes et les disputes des élèves, il nous a été difficile de distinguer ce
qui relève des actes pédagogiques et ce qui ressort des comportements hors normes. La
même situation s'est exprimée avec l'institutrice de Venez-Voir dont voici l'extrait.
phase.
Pour le C.P.2. La présentation de la phase de reconnaissance auditive et visuelle
est définie comme suit:
L'instituteur pose des questions, définit la tâche, donne des consignes, donne des exemples...
Ces comportements lui permettent d'aider l'enfant à faire des associations. Par la suite,
l'instituteur emprunte la démarche de la phase 2 en demandant aux élèves de rechercher des
mots etlou des phrases avec les syllabes constituées. Les extraits suivants mettent en .
évidence ce procédé.
Pour le CP 1 :
Extrait de la FoD~.Etude de cl.
"I., explique la démarche d'association. Regardez bien, dans classe,je barre clas~e,qu 'est-
ce qui me reste, O&Aba'a?/On&Aba'a, se met debout pour réponcfre, cla4.: II me
reste?/Ondo-Aba'a: c l d , répète la question troisfois et demande: qui va répéter toute la
phrase?/C.: moi, monsieur; moi, monsieur;... désigne l'élève qui doit répondZ.e/E.: il me
reste cla./I.: il me reste cla. Comment on écrit cla?/C.: moi, monsieur; moi, monsieur;...
désigne 1 'élève qui doit répondre/E.: cl et d.
:donc, cl et a donnent?/E.: cl&. : cl et a
donnent?/E. :c l d :ça me donne cla, bien. J'ai cl et ça, pointant, O /E. :clo...La réalisation
des associations est suivie de la recherche des mots eUou de la construction des phrases
avec ces mêmes mots, en y intégrant 1 'écriture du son étudié. 1.:Bien, nous allons ajouter u
à cl, qu 'est-ce que ça nous donne?/C. moi, monsieur; moi, monsieur;... désigne 1 'élève qui
doit répondre/E.: ccl.L?.: alors, je vais écrire le mot avec avec clu/E., spontanée,
bananek :non, non, est-ce que dans banane on entend cl?/C.:non monsieur.../I., désigne
l'élève qui doit répon&eiE.: jlûtd.: est-ce que dans flûte on entend cl?/C.: non
monsieur.../la,après plusieurs tentatives, il propose sa réponse, bien,je vais écrire cluse. A
cl, nous allons ajouter i: cl et i, qu'est-ce que ça nous donne?/C.: moi, monsieur; moi,
monsieur;... désigne l'élève qui doit répo&e/E.: cli/ï.: bien, un mot?/E.: la clime/I.:
bien...". Ici, il n'y a pas eu de construction des phrases. Nous passons maintenant au mode
de présentation de l'institutrice de Mont-Bou& 1.
maîtresse;...II., désigne l'élève qui doit répondre/E., debout, t et a forment ta./I.: t et a=ta.
Elle reproduit les réponses des élèves au tableau. Bien: vous avez compris?/C,: mi,
maîtresse..A:on entend t, on entend aussi a, n'est-pas?/ ?K.: oui, maîtresse.../%:t et a
forment ta, allez-y, répetezic.: t et a forment t d .:encore/C.: t et a forment t d .: nous
formons t avec qui?/C.: moi, maîtresse; moi, maîtresse;.../I., désigne l'élève qui doit
répondre/E., debout, i/I.: t et i forment?/E.: t et i forment ti./I.: bien, t et i forment ti.
Frejus, répète./Frejus, debout, répète.../le,après avoir fait répéter plusieurs élèves au B r et
à mesure qu'ils proposent la bonne association, elle passe à la recherche des mots et des
phrases. Bien, vous aIIez trouver des mots dans lesquels vous entendez le son ta-te-ti-to-tu-
tè-té-tê?/C.: moi, maîtresse; moi, maîtresse;.../I., désigne l'élève qui doit
répode/Assengone, debout, tataII.:tata, bien. J'écris tata au tableau/E.: table/I.: table,
très bien. J'écris table au tableau... Après avoir proposé des mots avec ces syllabes
l'institutrice passe à la construction des phrases. Nous allons maintenant former des
phrases comme ici, nous avons une belle auto./C. : moi, maîtresse; moi, maîtresse;.../I.,
désigne I 'élève qui doit répondreE., &bout, titi mange à table/I.:très bien, titi mange à
table...". La recherche des phrases est suivie des exercices et de la lecture
simultanée/individuelle. Nous y reviendrons. Pour l'instant, il convient de présenter l'extrait
de l'institutrice de Venez-Voir.
L'institutrice de Sibang II n'a pas effectué les associations. Mais, ses élèves se sont
contentés de rechercher des mots; alors que leurs camarade de Mont-Bouêt 1 ont a la fois
produit des mots et des phrases. Il faut ajouter la prédominance des répétitions chez les
élèves de la Fopi et de Mont-Bouêt 1. Nous présentons maintenant la façon de faire des
instituteurs du CP2.
Pour le CP2:
Pour le CP 1:
Mont-Bouêt 1. Efude de t
Pour l'exercice à trous, il a été demandé aux enfants de remplacer les points (...) par ce qui
manque.
au.. .;...te; la pur. ... Fa...;etc.
Pour l'auto- dictée, il s'agit d'une dictée préparée. Celle-ci s'est effectuée après la révision de
la leçon du jour. Le procédé est décrit comme suit: l'instituteur reproduit au tableau, des
syllabes, des mots et des phrases, il revient donc à i'élève d'être attentif pour savoir que les
productions demandées sont au tableau.
211
"to;ta; po; le; tê; tu; té. Papa est sur la moto. Fati mange à table. Maman prépare avec la
tomate...'1
Pour l'écriture, ils sont amenés à faire la copie de l'énoncé transcrit au tableau.
"t-ta-tape;t-to-tomate; t-tu-tué...".
Pour le CP2:
Nous rapportons les exercices proposés par l'instituteur de la Fopi.
A propos de l'exercices à trous, la consigne a été définie comme suit: remplacez les points
(...) par le son qui convient.
"une ch...se/ la gr...ne/ une ch...ne/ tr...ze/ la r...ne/ le pal...s/ S.. .ze/ du 1.. .t/ un p.. .gne/
Madeleine/ le mois de m...:le pl.. .sir...".
Pour l'auto-dictée, la démarche a été analogue à celie de l'institutrice du CP1 de Mont-Bouêt
1. Les productions ont concerné le texte ci-dessous:
"Madeleinepeigne ses cheveux. Le maître aime la paix. La reine balais le palais. Aimé a
seize ans...".
A la fin de chaque exercice, il est demandé aux élèves d'effectuer la correction. Il convient
toutefois de noter, l'absence de cette pratique chez les institutrices du CP1 de Sibang II, de
Venez-Voir et chez leur collègue du CP2 de Mont-Bouêt 1. La dernière activité des élèves a
trait à la lecture individuelie/simultanée. C'est également, au cours de la correction des
exercices que l'instituteur a été amené à écouter l'élève. Nous avons ainsi relevé ses réactions
lorsqu'un élève ou un groupe d'élèves parlent: l'attention, l'acceptation et l'encouragement.
Ce comportement s'est exprimé avec des regards ou des paroles appropriées: " qui peut dire
mieux? Ou quelque chose ne va pus?"; les mimiques: signe de tête aflirmatif, ou l'orientation
physique vers l'élève; et le silence opportun: pour ne pas interrompre l'élève ou lui couper la
parole. Nous avons aussi noté le cas où son comportement a exprimé le découragement ou
le mépris à l'égard de l'élève (deux ans au CP2!!!). Toutefois, les instituteurs de notre
enquête nous ont avoué qu'ils attendent de tous les élèves qu'ils fassent de leur mieux et ne
renoncent pas à exiger un travaii de qualité des meilleurs élèves. Il reste à savoir si de telles
attentes quant à la qualité du travaii des élèves, à leurs efforts et aux résultats obtenus sont
clairement exprimées et comprises par l'ensemble de la classe. A propos de la lecture
individuelle ou simultanée, c'est avec les institutrices du CP1 Venez-Voir, de Sibang 11et du
CP2 de Mont-Bouêt 1 que la lecture simultanée a été surtout mise en pratique. Ce mode
d'expression de la lecture apparaît alors chez ces institutrices, comme un moyen de maîtriser
2 12
les élèves. Par exemple, les moments de chahut intense, ont été marqués par la lecture
simultanée. Mais, devant cette confusion, il est di£Ficile de dire s'il s'agit bien d'une lecture
simultanée ou d'un désordre simultané? En revanche, le mode d'expression simultanée de la
lecture permet aux autres instituteurs, de contrôler l'articulation et de repérer certains élèves .
qui «font semblant » de lire. C'est dans cette perspective que s'inscrivent les remarques de
cet instituteur du CP2 de la Fopi, à propos de l'articulation de certains mots et à propos de
l'élève qui lui «fait le jeu de bouche ». Quand au mode individuel d'expression de la
lecture, il permet à chaque élève d'effectuer la lecture du texte étudié, de se substituer à
l'instituteur en accompagnant ses pairs dans cette activité. Mais, devant les effectifs
pléthoriques et les relations privilégiées entre certains élèves et l'instituteur, tous les élèves
ont-ils « la chance >> de l'accomplir? Cela justifie-t-il l'alternance de la lecture
simultanée/individuelle?
Nous en rapportons un extrait du CP2 Venez-Voir. Le son étudié est c=k "1: on a déjà vu
tous ces sons là, qui peut lire au tableau comme la maîtresse, Ingnd/Ingrid, passe au
tableau et fait la lecture/I.: bien, on applaudit très fort/C.: applaudit Ingrid/I.: bien,
(Ingrid retourne à sa place), une autre personne au tableau, pour faire la lecture des
mots/C.:moi, maîtresse; maîtresse;.../Y.:oui, désigne l'élève qui doit passer au tableau/E.,
passe au tableau , hésite puis reste muet&, désigne l'autre élève... elle procède par la
lecture simultanée: cette rangée/ La rangée concernée fait la lecture, les élèves sont
debout, à leur place ...B.., demande à la cantonade de lire: tout le monde/C., debout,
efectue la lecture...". La fb de la leçon est marquée par le rangement des affaires dans le
casier, la restitution des crayons à l'instituteur/l'institutriceet par une récitation ou un chant.
En définitive, le schéma classique d'une leçon de lecture est décrit comme suit:
échauffement-révisions-d'iérentes étapes du son étudié-exercices-lecture
C'est avec ces informations que nous
individuelle/simultanée-échauff+ement-rangement-.
avons défini le modèle d'enseignement dominant. En quoi consiste-t-il?
compréhension d'écrits en situation est reléguée au second plan. Il s'agit donc en réalité,
d'un modèle très traditionnel de l'enseignement de la lecture. A ce titre, l'idée selon laquelle
les instituteurs des CP du système scolaire public du Gabon applique la démarche interactive
ou globale, demande à être nuancée. En dépit de ce modèle dominant, nous avons toutefois
observé des variations dans le mode de présentation d'une leçon de lecture avec le manuel Je
vais à l'école.
Le schéma de l'enseignement de la lecture adopté par les enseignants du CP au
Gabon est caractérisé par une présentation de la leçon en trois phases: découverte et de
répétition de la phrase clé; reconnaissance auditive et visuelle du son étudié; et enfin,
association du son aux graphies. Ce schéma, comme nous l'avons souligné, s'articule autour
du son étudié et correspond au modèle ascendant d'enseignement de la lecture. Cela
s'oppose donc au principal objectif de la lecture, à savoir: la reconnaissance automatique des
mots et la compréhension.
La reconnaissance automatique des mots s'effectue par voie directe ou indirecte.
La voie directe est la plus efficace. Pour lire un énoncé, il est utile de coordonner les
informations visuelles et non visuelles. Ce procédé est automatique chez le lecteur expert et
permet de reconnaître les mots déjà connus. Chez l'enfant, cette capacité de reconnaissance
directe n'a trait qu'à un nombre réduit de termes familiers, puis devient plus efficace au fùr
et à mesure que la familiarisation avec la langue écrite se poursuit, sans qu'on sache , en
réalité, ce qui produit son installation. Elle croît alors de façon rapide si l'enfant a bien
construit son apprentissage. La voie indirecte, au contraire, est liée à l'identification de mots
par ses composantes graphophonétiques. Celles-ci sont perçues comme une suite de sons
que le lecteur rapproche des mots disponibles dans son lexique pour lire un énoncé. Chez le
lecteur expert, la voie indirecte permet de lire des termes nouveaux contenus dans un texte.
Le débutant, en revanche, utilise cette voie en permanence, en attendant que se constitue,
dans sa mémoire, le répertoire des modèles de mots à partir desquels il pourra accéder pour
procéder à des reconnaissances directes. L'usage de la voie indirecte comporte des
irrégularités, ceci rend difficile l'identitication des mots. La suite des sons reconnus ne
conduit pas systématiquement chez l'apprenti lecteur, à l'identification des mots. Tout
dépend en effet, de l'étendue de son répertoire oral. Ceci explique l'importance du contexte
dans la lecture d'un texte. Le contexte aide provisoirement le jeune lecteur à identifier le
mot. S'il apprend à tenir compte des contraintes de celui-ci, il afiïne sa capacité de
215
reconnaissance indirecte des mots. Mais, ce recours a la voie indirecte sera progressivement
abandonné lorsque l'enfant accédera à la voie directe de reconnaissance automatique des
mots pour en préserver alors l'usage aux processus visant la compréhension. Il est important
de ne pas limiter l'apprentissage de la lecture à la reconnaissance des mots. Savoir décoder
un texte est nécessaire mais insuffisant pour accéder à la compréhension. Aider l'enfant à
comprendre les suites de mots qu'il a reconnues est tout aussi indispensable.
La compréhension Les élèves qui éprouvent des difficultés en lecture, sont-ils
inattentifs pendant que le maître explique ou que ses explications sont trop difficiles pour
lui? Pour aider l'enfànt à comprendre un énoncé, il est utile de tenter d'agir sur lui, en
exigeant de sa part plus d'attention ou sur l'enseignant, en lui demandant de revoir ses
pratiques. Mais, la compréhension étant une activité mentale complexe, qui fait intervenir de
nombreuses procédures mentales, il est nécessaire d'orienter l'action éducative à la fois en
amont de l'activité (motivation de l'attention), en aval de celle-ci (évaluation des acquis) et
au cours de l'activité elle-même (guidage de l'apprentissage). Une pédagogie de la
compréhension est donc nécessaire au cours de la scolarité. Elle consiste à initier chaque
enfant à I'usage de son intelligence et de sa mémoire dans l'apprentissage de ce qui se passe
autour de lui, dans la programmation de ses actions et dans l'analyse des effets de celles-ci.
Il est demandé à l'enseignant de développer le sens critique chez l'enfant en mettant en place
les capacités nécessaires à une bonne compréhension du monde physique et humain qui les
entoure. Une grande partie de l'enseignement consistera, à exiger de lui une cohérence de
plus en plus ferme dans l'articulation des diiérents savoirs qu'il met en mémoire comme
dans les jugements qu'il porte sur les informations qui lui parviennent. Dans le traitement du
langage écrit, la compréhension passe par le décodage et aboutit à la reconnaissance des
mots écrits et à la conscience phonologique. Cette activité devient automatique avant la fin
du CP2 pour des mots familiers et compréhension du texte. Pour parvenir à la
compréhension, l'enfant doit savoir qu'un mot ou une phrase peuvent avoir plusieurs
significations en relation avec le texte qui l'entoure. La ponctuation joue un rôle important.
Au départ, c'est l'ensemble de signes qui indiquent uniquement les pauses de la voix, par la
suite, l'enfant sera mené à découvrir que les signes de poncniation sont des indices
essentiels qui l'aideront à découper la suite des mots reconnus en unités porteuses de sens.
Pour comprendre un texte, l'enfant est amené à apprendre à segmenter le texte en unités
significatives larges, à l'aide des exercices variés (recherche des groupes de mots dans le
216
texte ) il s'agit d'amener l'enfant à effectuer des segmentations orales des énoncés. L'écrit
n'est pour l'instant qu'un support qui facilite l'exercice. L'enfant est aussi amené a
apprendre à lire à haute voix pour mettre en évidence le travail de la segmentation qu'il
réalise sur un texte. En effet, au CP, la lecture expressive à haute voix reste une activité
difficile étant donné qu'elle immobilise en même temps deux habilités forts distinctes, la
ledure et la diction, qui ne sont encore, ni l'une ni l'autre, bien assurées. En ce qui concerne
la deuxième qu'il convient déjà d'exercer, on préférera donc la mettre en place par la
récitation de textes sus par mur. La compréhension d'un énoncé consiste également à
apprendre à interpréter correctement les substituts d'autres mots. Il s'agit souvent des
pronoms, mais aussi souvent des termes ou des expressions synonymes ou se référant à la
même réalité. Par exemple, à l'école, les camarades d'Antoine le trouve gentil et
serviable ». Devant cet énoncé, le jeune lecteur doit pouvoir saisir sans difficulté que (( le ))
et « Antoine » se réferent à une même personne. L'interprétation correcte de chaque
pronom et de tous les termes de substitution et de rappel internes au texte (les anaphores) ne
va pas toujours de soi dans la conversation courante. Elle est favorisée en lecture parce
qu'on a la possibilité de revenir en arrière dans le texte. Ces réajustements de la
compréhension doivent être encouragés et vérifiés jusqu'à ce que le jeune lecteur les
automatise. La compréhension consiste donc à bien interpréter le texte dans sa cohérence
propre. C'est cette dernière qui doit être perçue par-delà la suite des mots et des
propositions reconnues. Dans un texte, cette cohérence est assurée, nous venons de le voir,
par des pronoms ou des expressions qui sont autant de (( reprises )) d'éléments déjà énoncés.
La compréhension fait égaiement intervenir les relations temporelles qui expriment la
chronologie des événement et des situations d'énonciation. Les indices temporels sont le
présent (maintenant, je suis en train de parler), le passé (ce matin j'ai rencontré Cécile), le
futur (demain j'irai à Paris). La cohérence d'un texte est assurée par de nombreux procédés
linguistiques à l'intérieur de la phrase (organisation des groupes compléments, structure des
groupes nominaux, l'apposition) ou dans les liaisons entre phrases). L'interprétation des
liaisons entre propositions ou entre phrases; les connecteurs: et, mais, cependant... peuvent
en effet avoir de multiples valeurs et d'autres moins fréquents: sans doute, néanmoins,
peuvent être l'occasion de contresens. Plus que des exercices spécifiques, une attitude
attentive du maître lors de chaque lecture (y compris dans les activités disciplinaires) est
certainement le meilleur moyen d'entraîner les enfants dans ce domaine. Elle suppose que
217
l'enseignant observe avec munitie les difficultésdes élèves en train de lire, qu'il intervienne
aussi souvent que nécessaire pour exiger l'effort de vérification, e h qu'il montre
fréquemment comment se résolvent les problèmes rencontrés lorsqu'ils ont été identifiés par
les jeunes lecteurs. Ici encore, on ne saurait se passer de la lecture à haute voix puisque les
réponses aux questions sur un texte lu silencieusement n'informent pas sur la façon dont les
enfants ont lu. L'oralisation n'est cependant pas l'objectif de l'apprentissage. Elle constitue
un moyen de permettre les interactions nécessaires entre adulte et enfants. Ont-ils bien lu ce
qui était écrit? Sont-ils parvenus à une bonne compréhension des procédés linguistiques?
Ont-ils su déduire du texte un certain nombre d'informations implicites nécessaires à sa
compréhension? Lorsqu'un enseignant écoute lire un enfant à voix haute, son expérience
peut souvent lui permettre de déceler avec finesse les indices qui donnent les réponses à ces
questions. 11 peut alors apporter sur-le-champ une aide appropriée à celui qui est en
difficulté. La lecture à haute voix et la lecture silencieuse sont donc deux modalités
auxquelles il convient de recourir en alternance au cour du CP. L'enseignant peut aussi
pondérer sa démarche: tandis que les bons lecteurs ont plutôt à lire de façon silencieuse et
autonome, l'atelier de lecture oralisée, avec le maître, sera réservé en priorité aux enfants qui
ont le plus besoin d'être soutenus. La compréhension d'un énoncé ne se limite pas à la
segmentation ou à l'interprétation correctes des substituts d'autres mots, elle exige
également de l'enfant, d'apprendre à intégrer les informations successives du texte. Pour y
parvenir, le lecteur fait intervenir les savoirs antérieurs dans le but de comprendre les
relations implicites qui existent entre les formulations du texte. Cela signifie que la plus
grande part de la compréhension est liée à l'expérience du monde et des textes dont dispose
chaque enfant, c'est-à-dire, à sa culture. Cela implique donc le rôle actif des acquis familiaux
et, en conséquence, la responsabilité de l'école lorsque ceux qui sont nécessaires aux
apprentissages scolaires font défaut. Amener l'enfant à comprendre les textes qu'il lit, c'est
donc l'aider à mieux saisir le monde qui l'entoure autant que celui que les livres
représentent. Pour enrichir la culture de chaque enfant, les activités disciplinaires, la
fréquentation des documents et l'usage de la littérature de jeunesse sont utiles pour garantir
la totale lisibilité. L'intégration des informations ne relève pas seulement des acquis culturels
et des savoirs accumulés. La lecture de textes éloignés des connaissances acquises n'est pas
impossible. Le principe est que l'on puisse s'appuyer sur une interprétation correcte de tous
les « petits mots » qui articulent les propositions ou les phrases entre elles (les connecteurs),
218
moyen efficace de rassembler l'information en un tout cohérent. Dans le cadre des activités
de lecture, la reformulation des passages antérieurement lus permet d'exercer au mieux la
capacité d'intégration des informations. Reformuler fréquemment ce qui vient d'être lu est
utile pour apprendre à regrouper et à résumer les informations.
La compréhension est donc un processus qui nécessite de la part du lecteur contrôle
et régulation. L'avantage de l'écrit par rapport à l'oral réside dans le fait que le texte ne
disparaît pas au fiir et à mesure qu'il est perçu. Le lecteur peut donc toujours faire des va-et-
vient pour contrôler une impression, coniger une fausse interprétation, réarticuler deux
idées entre elles. C'est ce qui explique qu'un bon lecteur modifie sans cesse sa vitesse de
lecture de façon à mieux cerner les difficultés qu'il rencontre. L'apprentissage de ce contrôle
est important: l'enfant doit pouvoir prendre conscience de son efficacité sinon le pratiquer
spontanément avant la fin du CP2. L'apprentissage de la lecture doit donc déboucher sur le
plaisir de lire. Chacun sait que ce principe reste pour nombre d'enfants une visée bien
lointaine. Certains ne se passionnent pas pour la lecture parce que l'effort que leur demande
le traitement de l'information écrite est trop grand pour laisser place au plaisir du texte. Ce
n'est pas parce qu'on les motivera qu'ils y parviendront, mais seulement, s'ils se dotent
d'une compétence suffisante. D'autres qui lisent sans problème, n'aiment guère se
confronter avec le monde des mots. On sait aujourd'hui que l'exemple est l'un des plus
importants facteurs de la transmission de cette habitude culturelle. Dans des familles où les
parents lisent beaucoup, quelies que soient leurs caractéristiques sociales ou économiques,
les enfants sont tiéquernment de grands lecteurs. Le rôle des enseignants est, lui aussi,
décisif. Un enseignant qui lit, qui montre qu'il lit, qui parle de ses lectures, qui n'hésite pas a
les insérer explicitement dans les activités de la classe, est un enseignant qui suscite la lecture
autour de lui.
2 19
a- Le mode de PR.
Dans ce mode de présentation, l'activité de l'élève est réduite à la restitution-
répétition des connaissances. Ce type d'enseignement correspond a la démarche
excessivement magistrale, traditionnelle, directive, transmissive, affirmative... C'est
l'instituteur qui est le principal acteur. C'est lui qui parle, explique, donne des consignes, des
exemples... Les interactions sont peu nombreuses et s'adressent surtout au groupe-classe
etfou à l'élève-individu, désigné du doigt ou nominativement. Par sa position, il domine
l'espace: debout sur l'estrade, face aux élèves. Ces derniers restent assis, tournés vers lui. Ils
écoutent ou n'écoutent pas. Ils observent les images. Ils sont donc passifs. Pendant le
déroulement de la leçon, l'instituteur pose des questions, désigne l'élève qui doit répondre et
fait répéter la bonne réponse à n-élèves.
b- Le mode PS.
Contrairement au mode précédent, ici, les réactions des élèves sont du type
expression-recherche. Par l'approche interrogative, l'élève semble actif. Il écoute,
recherche des réponses aux questions qui lui sont posées. C'est une approche peu
athnative par rapport à celle qui précède. Nous reprenons un extrait du CP2 de la F o ~ i .
Etude de ai-ei.
1 ) La phase de découverte et de répétition de la phrase clée
'% :O h é , casse ton bâton de craie/Okaué exécute1:qu 'est-ce qu 'ilfait?/E. :il casse son
bâton de craie/Z.:bien, maintenant, vous suivez...Okoué a cassé son bâton de craie; et lui,
qu 'est-ce qu 'ilfait, MpirNpira: il peigne ses cheveux....les deuxphrases clés sont donc:
O h é casse son bâton de craie. Assou peigne ses cheveux..."
2) La phase de reconnaissance auditive et visuelle du son
"I.: Dans b premier mot, peigne, è s'écrit ei; et a h s le deuxième mot, craie, è s'écrit ai;
alors, qui peut trouver les mots contenant le son ei?/E.: seizeil.: seize,
Boussamba/Bousmba: treize..../l.,
plus loin, nous passons avec ai, qui a un mot, oui
c- Le mode PB.
Il s'agit ici d'un mode d'apprentissage dans lequel l'enfant est livré à lui-même. Tout
se passe dans la rapidité et dans le désordre. Ceci va à l'encontre de ce qui précède. Pour
illustrer ce mode de présentation, nous reprenons un extrait du CPI de Sibann II. Ehrde de
g
1 ) La phase de découverte et de répétition de la phrase clé
"I.: qu'est-ce que vous voyez sur le livre?/E.: je vois un s~flet/I.:je vois un srflet. Qu'est-
ce qu 'on voit encore?/E.:je vois un poisson/l. :je vois un poisson; un bravo; &ux./C.,
applaudit son camarade deux fois .../I.: les babouches, on appelle ça aussi, les samaras,
ré@teziC.:les samardI. :encore/C.:les samaras.. .':
2) La phase de reconnaissance auditive et visuelle du son
'Y: Paul se lave, les samaras, lepoisson Quel est le son que l'on entend souvent? C'est le
son?/C.:le son sd. :on repète/C. :le son s/I. :encore/C.: le son s/l. :encore/ C.:le son s/I. :
encore/ C.: le son s.../I., reproduit s au tableau: voilà comment on écrit S. Maintenant,
trouvez des mots où on entend le son S...". L'instituteur, ne parvient pas à maîtriser ses
élèves qui chahutent, se disputent, se plaignent de l'agressivité de leurs pairs. Ils se déplacent
d'une rangée à l'autre pour faire la (( bagarre )) ou pour aller jouer. L'instituteur aggrave
cette situation soit par la vente des (( gourmandises )) en classe soit par sa tendance à
somnoler en leur présence. Dans cette situation, les plus faibles sont victimes des rackets,
par exemple, ils vont échanger un livre contre un bonbon ou ils vont voler des pièces de
monnaie chez leurs parents pour éviter de se faire (( battre )) par le "caïd". Avec le mode PB,
les activités du cours se déroulent trop vite pour la plupart des élèves; alors qu'avec les deux
premiers, le cours suit une assez bonne cadence puisque l'instituteur a la bonne maîtrise de la
cantonade et de celle des interruptions. Une interruption est un événement qui se produit
dans la classe et trouble les élèves et/ou l'instituteur. II peut s'agir de visiteurs, d'élèves en
retard ou de bruits. Lorsqu'une ou plusieurs interruptions se sont produites, les types PS et
PR y ont fait face de manière à réduire au minimum son effet sur le travail. Ici, les élèves ont
continué à travailler et ont attendu tranquillement que l'interruption se termine. Avec le type
22J
PB, au contraire, l'interruption a perturbé sensiblement le cours de l'instruction. Ce type n'a
donc pas présenté une bonne gestion de la classe. Par exemple, il a autorisé certains
comportements à certaines occasions et les a interdits à d'autres; alors que les deux premiers
types ont réussi régulièrement à faire face à la bonne et à la mauvaise conduite des différents
élèves à différents moments. Avec les deux premiers types, les écarts de conduite ont été
rapidement contrôlés et tout s'est terminé sans mettre en jeu d'autres élèves ou sans
interruption continue des activités de la classe (le retour à la normale se fait rapidement);
alors qu'avec le type PB la mauvaise conduite a gagné le reste de la classe, occasionnant
une importante perte de temps. Nous avons également observé des variations à propos de
I'organisation temporelle.
En considérant la durée totale d'une leçon de lecture représentée dans le tableau ci-dessus,
et après avoir défalqué les durées de non travaii (le temps de rangement du matériel de la
225
leçon précédente, le temps de transition entre le cours précédent et celui qui suit, le temps
informel marqué par le désordre, le temps de pause), nous avons donc obtenu le temps
maximum disponible d'une demi-journée de travail en classe. Il ne s'agit donc pas d'une
variable indicatrice du temps de travail effectif en classem, mais du temps maximum qui est
potentiellement utilisable pour la réalisation de la leçon de lecture en classe. Le temps
maximum d'une demi-journée de lecture est de une heure et cinq minutes. Le tableau 26 ci-
dessous représente la répartition du temps d'une leçon de lecture par type d'enseignement.
L'usage du temps varie d'un type à l'autre et pour un même type, cet usage varie également
d'un jour à l'autre.
Dans ce tabIeau, le temps a été faible avec l'enseignement de type PB; alors qu'il est plus
conséquent avec les types PR et PS.
En somme, l'observation d'une Iqon de lecture chez les instituteurs qui utilisent le
manuel Je vais à l'école nous a permis de déduire trois modes de structuration, à savoir:
moyennement systémaîique et non systématiques. Dans l'organisation
systématLmatLque,
systématique, toutes les étapes d'une leçon de lecture sont effectuées; les exercices sont
proposés aux élèves et le mode d'expression de la lecture est surtout individuel, avec le
contrôle des erreurs des élèves. Nous avons observé ce mode d'organisation à la fois avec le
type PR ( CPl la Fopi, Mont-Bouêt 1 et le CP2 de Venez-Voir) et avec le type PS (CP2 La
Fopi). La situation inverse s'observe à propos de l'organisation moyennement
systématique. Dans ce cas, nous avons relevé les variations suivantes: 1) toutes les phases
de la leçon sont présentées; mais les exercices ne sont pas effectués; 2) l'absence d'une
étape, mais les exercices sont effectués; 3) l'absence d'une étape avec i'absence d'exercices.
Dans l'ensemble, le mode d'expression de la lecture reste semblable à celui observé dans
l'organisation systématique. A l'exemple de l'organisation systématique, l'organisation
moyennement systédque s'est exprimée avec le mode d'enseignement PS (CP2 de
Sibang II). L'organisation non systématique, enfin, aussi désignée en termes de laxiste, est
marquée par la brièveté, l'absence d'exercices etlou d'une étape dans le mode de
structuration d'une leçon de lecture. Ce mode d'organisation s'est manifestée avec le mode
PB ( CF1 de Sibang II, de Venez-Voir et le CP2 de Mont-Bouêt 1). Dans le tableau 27 ci-
dessous, nous avons la répartition des instituteurs choisis selon le mode de présentation et le
niveau de systématicité d'une leçon de lecture avec le manuel Je vais à l'école.
Tableau 27. Modes de présentation d'une le-çonde ledure et niveau de sysîhakiié chez les instikitewschoisis
venez-voir CP1
CF2
En rapport avec la durée d'une leçon de lecture par mode d'enseignement (tableau 23), après
avoir effectué les regroupements, nous obtenons l'ordre croissant qui suit: P M ( 11h29 mn);
P m (4h09 mn); PBNS (3h52 mn); PSMS (3h 50 rnn).
227
Discussion.
Le dépouillement des protocoles nous a permis de repérer les comportements
déployés dans l'acte d'enseignement de la lecture avec le manuel Je vais à l'école Dans
sa démarche, l'instituteur procède par des révisions, la présentation de la nouvelle leçon,
des questions, des exercices dirigés, des feed-back et des corrections et enfin pw le mode
d'expression de la lecture, simultané/individueL Les révisions mettent en évidence la
disposition des prérequis chez l'élève Par ce procédé, l'instituteur s'assure que les
enfants sont en mesure d'entamer de nouveaux apprentissage ou de poursuivre l'étude
du son étudié. Pm des corrections et des questions, il les aide à revoir des aspects du
problème ou ils ont éprouvé des difficultés ou commis des [Link] fait de rappeler les
connaissances est particulièrement important lors & l'enseignement de la lecture; étant
donné que c'est une matrmatrère
qui constitue la base des apprentissages scolaires. Mais le
mode PBNS a tendance à négliger ou à survoler ceîte pra-que: quel impact sur les
performances des élèves qui y sont q o s é s ? La présentation du son h d i é est déterminé
par le temps Nos observ&*ons ont montré que dans le mode PSS, on consacre plus de
temps pour produire & l'information, poser les questions, pour répéter des questions,
pour vénper la compréhension des élèves, pour donner des consignes, pour faite des
exercices.., alors qu'avec le type P M , ce temps a été consacré à la répétition des
réponses chez les élèves. Toutefois, avec le mode de PBNS, l'enfant acquiert les bribes de
connaissances dans la rapidité. Notre question est celle de savoir s'il existe des
différences dans les acquisitions des élèves en fonction du type d'enseignement dont ils
ont bénéficié? Nous y reviendtons. Dans la présentation des différentes étapes d'une
leçon & lecture, la phuse de découverte et de répétition de la phrase clé, première étape,
consiste à uttirer l'attention de l'enfant sur ce qu'il va apprendre. Pendant nos
observations, nous avons défini trois procédés, à savoir: l'usage du dessin-affiches,
images correspondànt à la leçon du jour. Ceci s'est retrouvé dans chacun des modes de
Cqendant, l'institutrice du CP2 de Venez-Voir a choisi de W n i r l'objectif
présentatr'o~~
du jour "aujourd'hui, nous allons voir un nouveau son, le son qu'on n'a pas encore
vu...". En revanche, son collègue du CP2 de la Fopi a mis en scène deux enfants avec
des deux objets différents: un peigne et un morceau de crak Dans tous les cas, les visés
sont les mêmes: aboutir à la découverte de la phrase clé. Pm la suit, la phase de
reconnaissance auditive et visuelle du son et de la graphie, dernoème étape, aide
228
l'instr'tuteur à se concentrer sur les mots contenant le son étudié. En posant des
questions, il amène l'élève à discn'miner le nouveau son qu'il n'a jamais appris par
rapport aux autres. Puis, il essaie de le mettre en activité. C'est au cours de cette activité
que l'élève effectue une opéradion de recherche des mots eüou des phrases avec le son
étudié. Pendant cette recherche, l'instituteur contrôle, comge, accepte les réponses des
élèves, pose des questions, encourage les élèves à produire des réponses. Dans notre
enquête, le type d'enseignement P M favorise les répétitions chez l'élève Ce dmnier
passe son temps à restituer la bonne réponse produite par un pair, sans aucun effort de
recherche de sa part En revanche, les élèves scolarisés avec le type présentation-
solIicitatratronconsacre ce temps à la production de mots, des phrases ou à la
reconstitution des énoncés,. ceci reste très faible avec le type PBNS. Enfin, la phase
d'association cilu son à la graphie, la troisième étape, concerne l'étude des
correspondances lettres-son. C'est au cours de cette étape que l'élève accède à la
structure phonologique du mot L'instituteur lui apprend comment les formes visuelles
correspondenî à la phonologie d'un terme La prise en compte de cette distinction
fworise l'apprentissage de la lecture L'élève effectue ainsi les associations en insistant
sur le fait qu'une consonne et une voyelle se prononce à peu près en même temps. Par
exemple, il lira « ta » et non « te-a »; de même, il prononcera « seize » et non « s-ei-te )>.
Les recherches en psychologie cognitive apportent des données intéressantes sur cet
aspect de la lecture Elles soulignent l'importance de l'identification des mots et de la
conscience phonologique dans le traitement du langage écrit Ceci ouvre le débat entre la
méthode synthéîique, qui insiste sur la structure phonologique; et l'approche globale,
qui ramène la lecture à un jeu de devinettes. Dans le contexte gabonais, l'opposition se
situe entre la méthode synthétique et la démarche p-ue comme analytico-synthétique
ont mis en évidence un modèle
du munuel Je vais à l'école Mais nos observafiafions
d'enseignant dominant à caractère ascendant, c'est-à-dre: synthéîique. Toutes les
&tés & l'élève tournent autour du son étu& Les feed-back et les corrections
apportés en retour mettent en évidence, le rôle de l'instituteur dans l'appropriation du
son étudié. Avec le type PM, l'élève est placé dans un système où il restitue de façon
mécaniques les réponses L'instituteur se contente d'approuver brièvement la restitution
d'une réponse, sans interrompre le rythme de sa leçon Avec le type PSSPSMS, au
contraire, l'élève est encouragé à fournir des réponses, de plus il reçoit des explications
229
dessins permettent à l'enfant de mieux fixer la situation, de mieux la concrétiser; de plus ils
évitent la longueur d'une lecture peu aisée, ce qui risquerait de le décourager.
CPl d 'un établissement concerné. Le tableau 28 met en évidence l'ordre de passation de ces
deux tests.
Il faut aussi noter que toutes les passations se sont effectuées pendant la matinée. L'après-
midi est consacré aux activités d'éveil. A ce moment de la journée, les élèves ont besoin de
détente; alors que notre travail leur demandait un effort de réflexion. Pour avoir leur
collaboration, le choix de Ia matinée s'est donc avéré utile. Ce choix a été conforme à
l'emploi du temps établi. C'est ainsi que le français et les mathématiques sont programmés
pour la matinée; tandis que l'après-midi est réservé au langage. La passation de ces deux
tests étant achevée, nous sommes revenue le lendemain pour le test de reconstitution.
L'enfant a été amené à faire la lecture à haute voix. La passation a été individuelle. Nous
avons mis une matinée pour faire passer les trois groupes d'un même niveau d'études, par
école.
3.2- La cotation
Les critères de cotation ont été les mêmes pour les deux moments de passation. Au
test de lecture de mots familiers, Test 1, composé de dix items, nous avons attribué 1 point à
toute bonne réponse et O point à toute réponse fausse. La note totale pour chaque élève a
été la somme des points affectés aux différents items du test. Au test de lecture de phrases
simples, Test 2, constitué de cinq phrases correspondant au dessin, nous avons noté 2 points
à toute bonne correspondance et O point à chaque association fausse ou aux copies
((blanches))rendues par certains élèves. A l'exemple du Test 1, la note totale au Test 2, a été
la somme des points affectés aux différentes phrases. Au test de reconstitution d'image, Test
3, nous avons donné O point aux élèves (( muets )) ou (( fabulateurs D. Ce sont ces derniers
qui ont raconté une histoire inventée; alors que les a muets )) sont restés sans rien dire. Les
descriptions désordonnées ou inachevées ont compté pour 5 points; et 10 points ont été
attribués aux élèves qui ont réalisé une reconstitution logique. La note totale obtenue par
chaque élève a été la somme totale des points affectés aux différentes tâches. Au test de
lecture d'un texte, Test 4-, composé de quatre questions de compréhension, nous avons
attribué O point à tout élève (( muet )) ou qui reproduisait un texte étudié en classe (voir
annexe 8).Les élèves qui sont parvenus à déchiffier l'ensemble du texte sans être en mesure
de répondre aux questions ont obtenu 2 points. Notons que chaque bonne réponse valait
deux points. Ce qui revient à 8 points pour les questions et à deux points pour le déchiffrage
du texte. Le score total réalisé par chaque enfant a été la somme des points affectés aux
233
différentes tâches. Dans l'ensemble, la note minimale par test est égale O point et le score
maximal par test est de 10 points; ceci revient a un total de 40 points. Entre O et 4 points par
test, les performances d'un élève sont dits faibles; à partir de 5 points par test, les résultats
sont acceptables. Les données ainsi obtenues sont regroupées en fonction des niveaux des
élèves CPl/CP2 et par rapport au type d'enseignement dont ils ont bénéficié:
PWPSWPSMS7PBNS Les résultats des enfants en lecture ont été obtenus au cours du
pré-test et du post-test de mots familiers, de phrases simples, de reconstitution et de
compréhension. Pour des raisons climatiques, le pré-test de copie n'a pas pu être effectué
(voir annexe 8 à propos de la classification obtenue). Pour cela, nous avons seulement
retenu les données des quatre premiers tests.
3.3.1- Pour le CPl :total=234 éleves, ia répartition est présentée comme suit:
Tableau 29. La distribotibndes notes des élèves du CP1 au -test par type d'enseignement.
Le tableau 29 indique l'état de la situation à propos des acquisitions des élèves du CPl en
lecture. Dans l'ensemble, les résultats obtenus au pré-test sont faibles, quelque soit les
modalités d'enseignement. Les scores nuls prédominent ( n 4 ) et atteignent leur point
culminant au test 4 avec 214 sur 234.11 faut remarquer que les élèves scolarisés avec le type
PBNS, sont le plus touchés par ces mauvaises notes. Nous y reviendrons.
3.1.2- Pour le CP2: tota1=225 Clèves; la distribution des notes est représentée
comme suit:
Tabieau 30. La disiribution des notes des Bièves du CP1 au post-test par type d'enseignement.
Type de tests
Nombre de réponses test 1 test 2 test 3 test 4
Type 1 PRS 9 16 31 37
n-4 Type 2 PSS 12 17 21 37
Type 2 PSMS O 21 31 46
Type 3 PBNS 30 38 49 34
Sws-total 42 92 132 154
TypelPRS 19 23 O 5
Type 2 PSS 9 13 O 2
Rappek w,
O<n54=noteswmprkes entre 1 et 4; 4<n5 7=notes amprks entre 5 et 7;
Ce tableau fait ressortir les notes globales obtenues par les élèves du CP2 au pré-test. Dans
l'ensemble, les résultats sont faibles, quelque soit le type d'enseignement avec lequel ils sont
scolarisés. Les scores nuls restent importants au test 3 et au test 4. Mais, ces scores
s'expriment à tous les tests chez les écoliers enseignés avec le type PBNS Nous y
reviendrons.
En conclusion les informations recueillies au pré-test ne nous permettent pas de
déterminer les gains ou les pertes des élèves. Mais, elles nous fournissent des précisions à
propos de la siîuaîion globale par type d'enseignement. L'analyse des données obtenues
au post-test dëjinira l'évolution des acquisiîions des élèves en lecture C'est ce qui fait
l'objet thparagraphe ci-dessous.
3.4- Les résultats au post-test
Le post-test est désigné par test', suivi de l'indice respectif. A titre de rappel, le test'
a été effectué entre le 13 mai et le 18 juin 1996; un écart de deux mois et douze jours le
sépare donc du pré-test. C'est pendant cette période que notre échantillon a été réduit à
cause de l'absence de sept élèves. C'est également à ce moment là que les enfants ont passé
le test de copie. Mais nous n'en avons pas tenu compte, en l'absence du pré-test. Il convient
de noter enfin que, le contenu des Tests et les critères de cotation n'ont pas été modifiés au
moment du post-test. Les principaux résultats sont représentés comme suit:
3.4.1- Pour le CP1: t0taI=231 Cleves, dont 3 absents par rapport au pré-test.
La répartition des notes des élèves est représentée dans le tableau 3 1.
Tabieau 31. La dikioon des notts des &&es du CPl au post-test par type d'enseignement.
Type detests
Nomke de réponses te&' 1 test' 2 te&' 3 test' 4
Type 1 PRS 23 38 45 72
n=O Type3BlllS 76 57 83 83
!30u~-total 98 95 128 155
O<ng Type 1 PRS 37 47 O 5
Type3BNS 22 30 O 8
sous-total 59 n O 13
41757 Type 1 PRS 25 7 33 5
Type3BNS 12 14 22 13
Sous-total 37 21 55 18
7<n510 Type 1 PRS 21 14 28 24
Type 3 BNS 15 24 20 15
S~us-total 36 38 48 39
~ffectiftclal
I
ni I
ni I
231
1
31
1
I I
-. Dana k tableau préoédenf il faut Lire. I F = = ; O<n+noîes comprises aitre 1 et 4; 4<n( 7-motes comprises entre 5 eî 7;
Dans l'ensemble, les résultats des élèves du CP1 au post-test sont faibles, quelque soit le
type d'enseignement auquel ils sont exposés. Par rapport au pré-test, nous retrouvons une
prédominance des scores nuls. Ceci s'observe surtout chez les élèves enseignés avec le type
PBNS.
En conclusion, qu'il s'agisse du pré-test ou du post-test, les pe$ormances
globales réalisées par les élèves du CPI restentfaibles (sous réserves de l'effa massif du
aux conditions d'enseignement). Cela s'expriment surtout avec le type PBNS.
Tableau 32. La d i i b u t h des nates des &es du CP2 au post-test par type denseignement.
Type de tests
Nombre de réponses test' 1 test' 2 test' 3 test' 4
Type 1 PRS 3 13 25 25
n=O Type 2 PSS O 3 11 14
TypeZSklS 1 9 17 23
Type 3 BNS 24 24 21 16
S~us-t& 28 49 74 78
Type 1 PRS 16 22 O 7
Type 2 PSS 9 11 O 1
Wng Type2 9 19 O 4
PSMS
Type 3 BNS 11 11 O 2
Sous-total 45 63 O 14
Type 1 PRS 18 4 13 5
Type 2 PSS 9 10 20 3
4cnz7 Type2 SMS 22 7 6 5
Type3ûNS 5 4 18 9
Sou~-total 54 25 57 22
Type 1 PRS 24 22 23 24
Type 2 PSS 29 23 16 29
7cnz10 Type 2 ShK3 29 26 38 29
Type3BNS 12 13 13 25
Sous-total 94 84 90 107
Eff. total 221 221 221 221
Rappels: I
F
=
*
, <-4w- coniprises entre 1 et 4; 4 < 5 7=n&s corilprises entre 5 et 7;
Dans l'ensemble, les notes des élèves sont acceptables. Les scores nuls régressent au profit
des bonnes notes (comprises entre 8 et 10). Ii s'agit surtout des élèves enseignés avec les
types PSS et PSMS Pm rapport au pré-test, la tendance reste invariable Cependant,
quelques bonnes notes se manifestent avec le type PBNS Qui s'attendrait à ce que ce
238
Le dépouillement des résultats décrits dans le chapitre précédent montre d'une part,
les modes d'enseignement, Présentation-Répétition, Présentation-Sollicitation et
Présentation Brève, par degré de structuration, Systématique, Moyennernent-
Systématique et Non-Systémaiique d'une leçon de lecture avec le manuel je vais à l'écoleL
D'autre part, il met en évidence les résultats obtenus par les élèves aux tests de lecture. C'est
donc la mise en relation des conduites d'enseignement et des performances des élèves qui
constitue l'objet des analyses suivantes. Pour ce faire, les questions sont celles de savoir s'il
existe des différences dans l'évolution des notes selon les types d'enseignement? Si ces
différences existent, comment s'expliquent-elles?
a- Pour le CPl
Nous rappelons que deux types d'enseignement ont été repérés et caractérisés par
des degrés de structuration différents. Dans le type, Présentation-Répétiti~nSystém~que
(PRS), nous avons placé les instituteurs du CP 1 de la Fopi, de Mont-Bouët 1 et du CP2 de
Venez-Voir. Leurs collègues du CPI de Sibang II et de Venez-Voir, en revanche, ont été
rangés dans le type Présentation-Bràte-Non Systématique ( P m . De ces
regroupements, il ressort le nombre total d'élèves par type d'enseignement et présenté dans
le tableau ci-dessous.
Tableau 33. La répartition totale des élèves du CP1 par type d'enseignement.
Type 1 PRS Type 3 PBNS
La Fopi Mont-Bouêt 1 Total Type 1 Sibang II Venez-Voir Total Type 3
Effectiflécde 62 45 107 68 59 127
Les regroupements ainsi obtenus ont aidé à établir la répartition des notes (classées
en quatre catégories) présentée dans le tableau suivant:
Tableau 34. La Npartition globale des notes aux quatre exercices & @-test par type d'enseignement en CPI.
Typedetssts
Note par type test 1 test 2 test 3 test 4
Benaeigmt
Type 1 PRS n=O 43 57 68 97
en54 37 39 O 2
4<n57 17 5 26 4
7<n21O 10 6 13 5
Nbre de réponses 107 107 107 107
Effectif total 107 & e s
Rappris: n-;
Effectif total Type 1+Type 3 234 &&es
O<n54=wtes roniprisesenire 1 et 4; 4<ns 7=notes romprises entre 5 et 7;
1
7% 10- notes comprises entre 8 et 10. Ce sont ces deux dernières tranches qui représenknt les notes acceptables.
Pour obtenir la proportion moyenne des éIèves qui se situent dans une catégorie, le
calcul s'est inspiré de la formule du départ et rapportée comme suit: la somme des
242
pourcentages (%) par note aux diffénts tests / 4 (nombre de tests). 11 convient de
souligner que, ce mode de calcul conduit à des résultats approximatifs à 0,5 points prêt.
Mais que la comparaison nécessitant des écarts significativement différents, cette
approximation dûe aux arrondis de % (au 100 ème de points) n'est pas un obstacle a
l'analyse.
Les proportions ainsi obtenues sont présentées dans le tableau 35.
Tableau 35. Les proportions moyennes des éièves du CPl au prétest par type d'enseignement
Typede tests
Total
Ndes/t~~e test 1 test 2 test 3 test 4 E %/4
d'enseignement
Type 1 PRS n=O 40,18/% 53,2796 63.55% 90,6596 61-91%
O<n- 34.58% 36,45% 0,W 1,87% 18,22%
4-m- 15,89% 4.67% 24,30% 3,74% 12.15%
7<n-0 9,3596 5,61% 12.15% 4.67% 7'94%
1 E= 80,13%
I
R= 20.09%
Type 3 n=O 71,65% 59.06% 85,83% 92,13% 77.16%
PBNS &n54 22,04% 18.11% O,OO% 2.36% 10,62%
4<n9 1,!5'% 9,45% 8,66% O,OO% 4,92%
7<n510 4.72% 1339% 5,51% 4,72% 7,08%
E= 87.78%
I
Rappels: n=note; O':n54--notes comprises entre 1 et 4; 4- 7=notes c o q x k s entre 5 et 7;
R= 1 2 , m
I
7 < 6 10= notes +ses entre 8 et 10. Ce sont ca deux demières tranctKs qui repesenlent les notes -tables.
h- Pour le CP2
Nous avons identifié le mode de Présentation-Répétition-Systématique (PRS) chez
l'institutrice de Venez-Voir. Le mode de Présentution-Sollicitation-Systématique (PSS)
s'est observé chez l'instituteur de la Fopi; alors que le type Moyennement-Systématique
(PSMS), a été associé à sa collègue de Sibang II. Enfin, le mode de Présentation-Brève-
Non-Systématique (PBNS) s'est exprimé chez l'institutrice de Mont-Bouët 1. Le nombre
total d'élèves par type d'enseignement est représenté dans le tableau36:
TaMeau 36. La réparthontotale des eIéves du CP2 au pré-test par type crenseignement
Type 1 PRS Type2 PSS Trpe2PS,IS Type 3 PBNS
Vena - Voir La Fopi Sibang II Mont-BO& I
62 47 62 54
7<n<10 31 19 18 7
Nbre de réponses 62 62 62 62
Effectif total 62 &&es
L
TYPe 3 n=O 30 38 49 34
PBNS Wn54 9 O O 1
4n57 9 5 O 2
7 ~ 5O1 6 11 5 17
Nombre de réponses 54 54 54 54
Effectif total 54 élèves
Effectiftotal Type 1 PRS+Type 2 PSS+Type 2 PSAaS+Typ 3 PBNS= 225 éfèves
n-note; O<@=nots conqirises entre 1 et 4; 4- 7-mies mmprwS entre 5 et 7;
= notes cmmprh entre 8 et [Link] sont ces deux dernières tranches qui reprisentent Irs notes acceptables.
Pour faire l'analyse, la formule de départ a été reprise, a savoir: la somme despourcentages
par note aux drffërents tests /4 (nombre total des tests). La répartition moyenne des élkves
du CP2 par note et par type d'enseignement est présentée dans le tableau 38.
TaMeau 38 La proportion moyenne des kléveç du CP2 au pré-test par type d'enseignement
e G
~ y p de t*
N o t d y p e d'ençecgnement test 1 tesi 2 test 3 test 4 Total %14
Type 1 PRS n=O 14,52% 25,81% %,DO% 59,68% 37,50%
Wn54 30,19% 37,10% O,W% 8.06% 18,95%
4cn- 24,19% 8,W% 33,87% 12,90% 19.75%
7<n510 30,64% 29,03% 16,13% 19,35% 23,78%
E= 56.45%
R=43,53%
Type 2 PSS n=O 63% 3617% 44,68% 78.72% 41,49%
O<ng 19,15% 27,66% 0,00% 4,26% 12,77%
4<n57 3 1 9% 14,89% 27,66% 63% 20.21%
7cn510 42,55% 21,28% 27,66% 29,79% 30.32%
E= 50,00%
R=50.53%
Type 2 n=O 0.00% 15,92% 50,00% 74,19% 35,03%
PSMS Ocn4 24,19% 25,81% [Link]% 3,23% 13,31%
4<n57 25,81% 9,68% 20,97% 11,2996 16.94%
7<n510 50,00% 30,65% 29,03% 11,2996 30.24%
E= 52.82%
R=47,18%
TVpe 3 n=û 55,55% 70,37% 9û,74% 62.96% 69,91%
PBNS en54 16.67% 0.00% 0,00% 1,85% 4,63%
4<n57 16,66% 9.26% O,O% 3,70% 7.41 %
7 ~ 1 ~ 1 0 11.11% M,37% 9.29% 31,48% 18,05%
- - - - -
E= 74,5496
R=25,29%
Rappels n==note,O < n + = = comprises entre 1 et 4,4<n5 7-mts compnses entre 5 et 7,
7<- 10= notes compnses rntre 8 et 10 Ce sont ces deux demi& tranches qui qdsentent les nots acceptables
Par ordre croissant, nous obtenons le classement suivant: le mode PSS; PSMS; P M et
PBNS. Le type PSS reste le plus pNormant. Mais, étant donné qu'il s'agit du pré-test,
nous ne pouvons affirmer que l'enseignement a déjà eu des effets.
Dès le test initial, nous percevons donc une dz~férence(sousréserves des résultats
au post-test) entre PRS et PBNS; PSS et PBNS; PSMS et PBNS, mais non entre P m et
PSS; PRS et PSMS; et enfin, entre PSS ei PSMS. La question sous-jacente est celle de
savoir quel type d'enseignement les élèves inscrits en CP2 avaient-ils en CPl? Les
données & la première enquête (non-exploitées) ont mis en évidence la dispersion des
élèves selon les types d'enseignement. En partant de ce constat, nous sommes amenée à
penser qu'il s'agit d'un type [Link] signifie que les résultats obtenus au pré-test
sont dus au type d'enseignement. Mais, ils peuvent également être attribués au processus
de sélection, mis en place par le système éduccaif gabonais. Cela suppose que, la
disposition des prérequis a été indispensablepour les apprentissages en CP2. En effei, les
études antérieures développées dans le chapitre IV, soulignent leur importance dans les
acquisitions ultérieures. Pour cela, le passage en CPl a permis à ces élèves du CP2 de
réaliser d'assez bons résuliats au pré-test. D'autre part, nous rappelons que les élèves de
l'enquête ne sont pas passés par l'école maternelle et qu'ils sont issus de parents illettrés.
Les recherches antérieures décrites dQns le chapitre N,mettent égaiement en évidence,
l'impact de 1'école maternelle et de l'origine sociale sur les performances des élèves en
lecture. En partant de ces conclusions, nous pensons que, les lacunes ainsi maniJèstées
par les nouveaux inscrits en CPl s'qliquent en partie par les facteurs précédents A
cela s'ajoutent les problèmes d'interférences linguistiques qui s'observent entre le
langage de I'école et celui véhiculé par le milieu familal Le pré-test s'est effectué trois
mois après la rentrée scolaire. Ce qui est insuffisantpour un nouveau du CPl qui entre
en contact pour la première fois avec la langue d'enseignement.
Pour notre part, il est question de savoir s'il existe une différence plus grande
selon le Qpe d'enseignement que selon "le type d'élèves?" Si nous regroupons les &es
entre classe, nous obtenons d'une part, ceux qui réussissent moyennement; d'autre part,
ceux qui réussissent mieux Les écarts au post-test sont-ils plus importants ou moins
importants que s'ils sont regroupés par type d'enseignement?
Nous précisons ici, que 1'objei de la recherche portait sur 1'évolution des résultats
entre le pré-test et le post-test Qu 'en est-il enfin de piniode retenue pour l'évaluation?
1.1.2- Analyse des résultats au post-test
A l'exemple du pré-test, l'écart des notes moyennes obtenues aux différents tests a
été effectué comme suit: la somme des pourcentages (%) par note aux dzflérents tests/4
(nombre de tests).
En rapport avec le mode d'enseignement, nous aboutissons aux répartitions décrites comme
suit:
a- Pour le CP1
Le tableau suivant met en évidence le regroupement du nombre total d'élèves par
type d'enseignement au post-test.
Tableau 39. La r6partiitiontotale des élèves du CP1 au post-test par type d'enseignement.
Nous rappelons que trois élèves ont été absents au moment du post-test: un élève du type 1
et deux du type 3; cela a donc réduit l'échantillon à 231 élèves. La répartition totale des
notes des élèves du CPI au post-test par type d'enseignement est représentée comme suit:
La distribution globale des notes des é&ves du CPl au @-test par type d'enseignement
Tableau 4.
R a ~ l sn-nok,
: 0<n<
7<n5 10= notes conrpises entre 8 et 10. Ce sont ces deux demi&= tran* qui représenterd les notes accephbles.
C'est a l'aide des données précédentes que nous avons obtenu la proportion moyenne
des résultats réalisés aux différents tests' et mis en évidence dans le tableau 41.
Tableau 41. La distribution moyenne des notes des éièves du CP1 aux quatre exercices du post-test par type denseignernent
I
Rappels: n=note; O<nZ4-*es c o m p r k entre 1 et 4,4<n5 7=notes comprises e-nîre5 et 7;
R=27.00%
7<n5 IO= notes compris entre 8 et 10. Ce sont ces deux derniaes lranchg qui reprkaknt les ootes acceptables.
Ce tableau, fait ressortir une proportion moyenne de réussites au post-test de 37,03 % chez
les élèves scolarisés avec le mode P M ;alors qu'elle représente 27,OO % avec le mode
PBNS. En calculant l'écart des pourcentages de réussites au post-test entre type
il ressort une différence de 10 points (sans chiees
d'enseignement (37703-27700=10703)7
après la virgule) dans l'écart entre pourcentages entre le type PRS et [Link] revient ù
la question de départ, Ù savoir y-a-t-il évolution de pourcentages de réussites chez les
élèves entre/par type d'enseignemenf?
Pour tenter de répondre à cette question, le calcul de la différence entre les données
du post-test et celles du pré-test (sans chiEes après la virgule) a été effectué. La formule a
été décrite comme suit: % post-test moins % pré-test. Ceci a pennis d'obtenir l'écart
exprimé en points par /entre type d'enseignement et par niveau d'études.
Par type d'enseignement, le tableau 42 montre une différence de 17 points entre le
post-test et pré-test chez les élèves du CP1, enseignés avec le type PM' et de 15 points entre
les élèves scolarisés avec le type PBNS
Tableau 42. La distributiondes écarts entre le post-test et le pré-test.
CP1 Pré-test Post-test Ecarts (en points)
-
PRS 20 37 17
P8NS 12 27 15
b- Pour le CP2.
La répartition totale des élèves concernés est présentée dans le tableau suivant.
Tabieau 43. La répartitiontotale des Wves du CP2 au post-test par type d'enseignement
A l'exemple du CP1, nous avons relevé quatre absents au moment du post-test de l'ensemble
des élèves du CP2 dont: un pour le type 1 et type 2 et deux pour le type 3. Ces absents ont
alors ramené notre échantillon à 22 1 éIèves. Le tableau suivant met en évidence la répartition
totale des notes des élèves du CP2 au post-test par type d'enseignement.
Tableau 44. La distribution totale des notes des élèves du CP2 aux quatre exercices du post-test par type d'ençeignement.
TF de trsts
NotMype test' 1 test' 2 tesr 3 test' 4
d'enseignement
Type 1 PRS n=O 3 13 25 25
Wn54 16 22 O 7
4-=n57 18 4 13 5
7<n510 24 22 23 24
Nbre de réponses 61 61 61 61
Effectif total 61 élèves
Type 2 PSS n=O O 3 11 14
O<n<4 9 11 O 1
4 ~ 5 7 9 1O 20 3
7cns10 29 23 16 29
Nombre de rkponses 47 47 47 47
Effectif total 47 élèves
Type 2 PSMS n=O 1 9 17 23
Ocn54 9 19 O 4
4<-7 22 7 6 5
7<n510 29 26 38 29
Nbre de répomes 61 61 61 61
Effectif total 61 élèves
Type 3 n=O 24 24 21 16
PBNS O<n9 11 11 O 2
4cnz7 5 4 18 9
7en51O 12 13 13 25
Nombre de réponses 52 52 52 52
Effectif total 52 élèves
Effecüitotal Type 1 PRS+Type2 PSS+Type 2 221 éIéves
PSMS+Type3 PBNST 225 éIéves
Rappels: n=note; O<n+notes compriYzs nitre 1 et 4; 4<n5 7=oot+s conpi= entre 5 et 7;
7<n< 10= notes comprises entre 8 et 10. Ce sont ces deux demières trancha qui repr- les notes acceptables.
Avec ces informations, nous avons obtenu la proportion moyenne par note et par type
d'enseignement présentée dans le tableau suivant.
251
Tableau 45. La distribution moyenne des notes des Wves du CP2 aux quatre exercices du post-test par type d'enseignement.
Type de tests
Notdype test 1 test 2 test 3 test 4 Total %/4
d'enseignement
Type 1 PRS n=O 4,92% 21,31% 40,98% 40,98% 27,05%
Ocn54 26,23% 36,07% 0,00% 11,47% 18,44%
4<n57 29,51% 6,56% 21,31% 8,20% 16,40%
7cn510 39,34% 36,07% 37,70% 39,34% 38,11%
E= 45,49%
R=54,51%
Type 2 PSS n=O 0.00% 63% 23.40% 29,79% 14,89%
O<n54 19,15% 23,40% 0,00% 2,1396 11,17%
4 ~ 5 7 19,15% 21,28% 42,55% 6,38% 22,34%
7<n510 61,70% 48,94% 3404% 61,70% 51,60%
E= 26,06%
R=73,94%
TYPe 2 n=O 1,64% 14,75% 27,87% 22.95% 21,30%
PSMS O<n9 14,75% 31il5% 0,00% 6,5696 13,11%
4cn57 36,07% 11,47% 9,84% 8,m 16,40%
7cn510 4734% 42,62% 62,30% 47.54% 50,00%
E=34,41%
R=66,40%
Type 3 n=O 46,15% 45,15% 40.38% 30,77% 40,86%
PBNS Ocng 21,15% 21,15% 0'00% 3,85% 1134%
4<n9 6,61% 7,69% 34,61% 17,31% 17,31%
7<n510 23,û8% 25,00% 25,0096 &,Oô% 30,29%
E= 52,40%
R=47,60%
*
Rappels: n-110te7O<ni4=notes comprises entre 1 et 4; 4- 7-es ooaipnses entre 5 et 7;
7<n5 10= notes comprises entre 8 et 10. Ce sont ces deux dernières û m c k s qui *tent les wtes acceptables.
Ici, la proportion moyenne de réussites au post-test est de (54,51 %) chez les élèves
du CP2, enseignés avec le type P ' ; elle représente (73,94 %) avec le type PSS et (66,OO
%) avec le type PSMS et enfin, elle est de (47,60 %) avec le type PBNS. Cela revient à une
différence de:
11 points entre le type PSMS et P M ;
19 points entre PSS et P M ;
7 points entre PAYSet PSMS;
26 points entre PSS et PBNS;
18 points entre PSMS et PBNS;
6 points entre PRS: et PBNS.
252
Au post-test, le type PSS confirme ses performances. Cela signifie que l'enseignement a
déjà eu son effd (sous réserve des effets massifs à propos des conditions
d'enseignement).
La conclusion précédente conduit à la question de départ, à savoir y-a-t-il évolution
de pourcentages de réussites chez les élèves entrelpar SIpe d'enseignement?
En effectuant la différence entre les données du post-test et celles du pré-test, on
obtient l'écart exprimé en points par/entre type d'enseignement. La formule a été la même
que celle utilisée avec les calculs en CPI et rapportée comme suit: % post-test moins %
pré-test. Après avoir ramené les pourcentages (chiffres) obtenus au pré-test sans chifie
après la virgule, nous obtenons les données du tableau 46.
Dans ce tableau, les écarts par type d'enseignement entre post-test et pré-test sont
importants. Par ordre croissant, on obtient une différence de (23 points) avec le type PSS,
suivi du type PBNS (22 points); du type PSMS (19 points) et enfin du type PRT (1 1
points).
fl ressort donc de ces résultats, que le type PSS est le plus efficace Ces résultats
confirment par ailleurs l'effet (« surprise » de certains élèves enseignés avec le type
PBNS. Il existe donc des différences de pourcentages dans la disiribution des notes
obtenues selon les types d'enseignemenf.
Qu'en est-il de ces diffmences si l'on regroupe les CP1 et les CP2?
Les écarts en points, entre types d'enseignement et tous niveaux confondus sont
présentés comme suit:
Tableau 47. La distnbution des écarts entre le pst-test et le prétest (tous niveaux confondus).
l GP1
PRS 20 37 17
PBNS 12 27 15
C P2
PRS 43 54 11
PSS 50 73 23
PSMS 47 66 19
PBNS 25 47 22
Différences entre iypes Pré-test Post-test Ecarts (en points)
d'enseignement
PSS-PRS 50-(20+43)/2=18,5 73-(37+54)/2=27,5 27,5-18,5=9
PSS-PSMS 50-47=3 7346=7 7-3=4
PSSPBNS 50-(12+25)/2=31,5 73-(27+47)/2=36 36-31,5--4,5
PSMSPRS 47-(M+43)/2=15,5 66-(37+54)12=2û
,5 2û,5-15,5=5
I 1
Tous niveaux confondus, les écarts entre type d'enseignement augmentent entre le post-test
et le pré-test de: 9 points, entre PSS et PRS; 4 points entre P~SSLPSMS;4.5 points entre
PSS et PBNS; de 2 points entre PRS et PBNS et de 7 points entre PSMS et PBNS.
En conclusion, ces données confirment bien les résultats précédents. Les écarts
d'effets des diffënts types d'enseignement croissent au fur et à mesure de
l'enseignement. Cependant, le type PSS demeure sans contexte, le mode d'enseignement
le plus efficace: les écarts de progression entre type augmentent de 9 points entre PSS et
PRS et de 4.5 points entre PSS et PBNS. Bien que les types PRS et PSMS permettent au
final plus de réussitespar rapport au type PBNS (37 % contre 27 %); (54 % contre 47 %)
les écarts entre effds sont moindres ( 2 points entre PRS et PBNS). Mais, ces écarts sont
importants (7points entre le type PSMS et PBNS). Nous pouvons donc en déduire, que
dans un contexte de PBNS, et si le point de départ est plus catastrophique, les élèves
"débrouillardsfr( effet surprise) parviennent à raftraper le retarri, comparativement aux
élèves des autres modes pédagogiques.
1.2- Comment s'expliquent ces variations?
Dans la démarche précédente, nous avons mis en évidence les écarts entre les
différents types d'enseignement. Dans les analyses suivantes, nous allons essayer de montrer
comment s'expliquent ces différences. Pour cela, l'analyse par test et par type d'enseignement
s'avère nécessaire. Nous allons donc procéder par la mesure des écarts par test entre le pré-
test et le post-test. Cette mesure est calculée en indice et définie comme suit:
indice d'écart (Le.) = % ~ost-test
% pré-test
Remarques à propos du calcul des indices. L'analyse en termes de ratios (rapport de %)
permet de ramener tous les indices à une même unité de comparaison pour évaluer les
progressions: plus le ratio est supérieur et éloigné de 1, plus le degré de performances ainsi
mesuré est important. Ce mode de calcul a un intérêt, il permet la comparaison entre les
différents tests positions (écoles, enseignants, types de tests), mais il a l'inconvénient de
donner une "plus-value" aux progrès réalisés par ceux qui partent d'une position basse
(proche de O au pré-test) qu'à ceux réalisés par ceux qui avaient un bon niveau de départ: il
est en effet plus facile de passer de 1 à 2 sur 10: soit une progression de 100% que de passer
de 8 à 9, soit une progression de 12,5%. Le deuxième inconvénient porte sur les limites du
calcul: le calcul est impossible lorsque la note de départ est égale à O, elle n'a plus de sens
lorsque la note de départ était égale à 10: pas de progression possible.
Le calcul par simple différence arithmétique permet de montrer la progression ou
non, mais ne permet pas de les comparer les unes par rapport aux autres. Le tableau ainsi
recalculé permet de montrer les progressions en points pour chaque test et pour chaque type
d'enseignement; dans ce cas, les indices positifs les plus importants signifient que la
progression a été la plus forte, les indices proches de O qu'il n'y a pas eu de progression et les
indices négatifs, qu'il y a eu régression. On retrouve les mêmes difficultés d'interprétation
pour les valeurs extrêmes (proches de O et proche de 10 au départ) que dans le mode de
calcul précédent. Mais cette lecture croisée (ratio de proportion et ratio de points d'écarts)
permet d'approcher la réalité du phénomène.
1.2.1- Pour le CPl
Les écarts obtenus sont présentés dans le tableau suivant:
Tableau 48. Mesure d'écart entre pst-test et pré-test chez ies éieves du CP1 par type d'enseignement.
1
f
Type de Tats 1I
% wst-test Test 1 Test 2 Test 3 Test 4 TotaU4
% pré-test
n=O 034 0,67 0,67 0,75 O@
Les notes acceptables étant comprises entre 5 et 10, ceci à retenir les indices correspondant
aux deux dernières tranches de chaque type d'enseignement, à savoir: 4 ~ 1 1 7et 7-10.
Pour être en mesure de parler de progression ou de régression, deux conditions sont
retenues: si I'indice >1, nous pouvons affirmer qu'il y a progression; dans le cas contraire,
nous parlerons de régression.
TaMeau 49. Mesure d'écart entre le post-test et le pré-test chez les Mves du CP2 par type d'enseignement.
Typ & Tests
% wst-test% Test 1 Test 2 Test 3 Test 4 TotaU4
pré-test
Type 1 PRS n=O 0,s 0,82 059 O,='
0 ~ 5 4 036 0,97 O 1,42 0,81
4<n57 122 0,81 0,63 c'PM 0,82
7<n510 1.28 1,24 2,s 2,03 1'72
I I I I
Type 2 n=O O 0,18 0,52 038 0,27
PSS O<n54 1 OB5 0 0,s 038
4~1-157 0,6 1,43 154 1 1,14
7<n510 1,45 23 1.B 2,07 1,76
2) pour 7<n110: la progression est plus faible pour le Test 1 (i.e.=1,2S) et le Test 2
(i.e.=lJ4) par rapport au Test 3 (i.e.=2,34) ,et au Test 4( i.e.=2,03).
258
En conclusion, pour le type PRS, il y a une progression chez: les élèves qui
réalisent de meilleures per$ormances; alors que ceux qui ont des notes moyennes, ont
tendance à régresser.
2 ) pour 7<n<10: la progression est plus élevée au Test 2 (i.e.=2,3) et au Test 4 (i.e.=2,07)
par rapport au Test 1 (i.e.=1,45) et au Test 3 (i.e.=1,23).
Par rapport au type PRS, la progression est nettement supérieure avec le type PSS
au Test 1, au Test 2 et au Test 4 pour les notes comprises entre 8 et 10: dont les indices
respectifs sont (1,45; 2'3 et 2,07) contre (1,28; 1,24 et 2'03 pour le P B ) ; la situation
contraire s'est produite au Test 3 où l'indice respectif s'élève à (2,34 avec le type PM)
contre (1,23 avec le PSS). En conclusion, les bonnes notes obtenues au départ
viennent réduire à l'arrivée, la progression des élèves enseignés avec le type PSS . Cela
montre que, ces élèves n'ont pas bien de difficultés à traiter le langage écrit en
particulier, lorsqu'il s'agit de la lecture de phrases simples (Test 2) ou de la
compréhension du t&e(Test 4). C'est dans ces deux types d'exercices qu'ils se trouvent
nettement en mance par rapport aux élèves enseignés avec le type P m ; alors que les
progrès de ces derniers sont plus ne& dans l'expression orale (Test 3). Cela revient à
confirmer qu'avec le type PSS, l'élève développe ses capacités de traitement du langage
écrit. Par ses sollicitatons régulières, ce type d'enseignant aide l'enfanf à s'impliquer
souvent, dans le travail scolaire. Cependant, le fait de réduire son activité à la simple
répétition, à l'exemple du type PRS, ne permet pas de coordonner les informations
contenues dans un énonck L'élève arrive ainsi en fin d'année, sans être en mesure
259
d'extraire la signzpcation d'un tate. Mais, il parvient plus ou moins à reconstituer une
histoire et à la raconter.
2) Pour 7< n 110: la régression exprimée au Test 1 est de 0,95; alors qu'elle est surtout
marquée au test 4 avec un indice de 4,21.
Par rapport au type Pm, la progression des élèves est nettement plus importante
avec le type PSMS au Test 3 (1,23) contre (2,15) et au Test 4 (2,07) contre (4,21). La
même observation est également valable entre le type PSS et le PSMS à propos du Test 3
et du Test 4pour les notes comprises entre 8 et 10: dont les indices resptxtrys sont ( 1,23
pour le PSS) contre(2,15 pour le PSMS) et ( 2,07 pour le PSS) contre (4,21 pour le
PSMS).
En conclusion, l'exercice de compréhension (Test 4) est mieux acquis avec le
PSMS par rapport aux autres modalités pédagogiques notamment, le PSS. En effet,
étant donné que celui-ci est caractérisé par un enseignement bien structuré et par des
on s'attendait à ce que les élèves qui y sont exposés soient plus
sollicitatratronsJiéquentes,
performants par rapport a leurs camaradq enseignés avec le P M où les sollicitations
260
sont moins fréquentes et où l'organisation est moins systkmatique. ll s'agit là, d'un
i t e m surprise)).Mais, cet effet disparaît avec l'exercice de lecture de phrases simples
(Test 2) ou le PSS est nettement performant par rapport au PSMS.
1) Pour 4< n 17, Test 1=0,58; Test 2=0,83; Test 3=(caicul impossible) et Test 4=4,68. Ici,
les élèves régressent au Test 1 et au Test 2; alors qu'ils progressent bien au Test 4.
En conclusion: alors qu'au Test 4 (avec les autres modalités pédagogiques), les
notes comprises entre 5 et 7 ont tendance à régresser au profit des meilleurs scores,
certains élèves enseignés avec le PBNS se situent plutôt dans cette première catégorie,
Mais, qui s'attendrait à observer la progression de ces élèves au Test 4 dans cette
catégorie des notes comprises enire 5 et 7? Comment un enseignement à tendance laxiste
peut-il aider l'élève à coordonner les informations contenues dans un texte? II s'agit
donc de la confirmation de «l'effet surprise)) déjà souligné à propos des différences de
pourcentages dans la distribution des notes selon les types d'enseignement.
2) Pour 7< n 110, Test 1=2,08; Test 2=1,23; Test 3=0,15; Test 4=1,53. Il y a ici, une
régression au Test 3; alors que la progression est nettement observée au Test 1 par rapport
au Test 2 et au Test 4.
En conclusion: l'effet surprise également plus net au Test 1 pour les notes
comprises entre 8 et 10: dont l'indice est 2,08. Mais à quel prix pour les autres?
En revenant à la question de savoir si les écarts sont plus importants entre lepost-
test et le pré-test, l'indice de ceux qui réussissent moyennement est e s t h i à 3.03; alors
que celui des autres est égal à 6.89. Ces indices sont plus élevés que s'ils sont regroupés
par type d'enseignement. Cela signifie qu ' il y a un effet mntre.
Ces résultais expliquent bien les variations précédentes à propos des écarts
d'effds des driférents types d'enseignement. Bien que les élèves enseignés avec le type
PBNS aient eu de mauvaises notes au pré-test, les plus " débrouillarh", +més en
termes ctd'eff surprise», ont manifesté une progression relative au post-test Avec les
26 1
types PSMS et PSS, les élèves ont été performants au départ et ils ont abouti aux
meilleurs résultats au final
Qu'en est-il des progressions pour chaque individu? Ces progressions
individuelles se différencient-elles netiement d'un type d'enseignement à l'autre? Ces
questions constituent donc la dernière étape de I'analyse et exigent un traitement
statistique plus complexe.
223
Adso est un logitiel de traitement de données conçu par [Link], enseignant chercheur en Sciences de
1'Education à Liiie 3.
262
2.1.3- La signification du r.
C'est un procédé qui a permis de déterminer, la situation de deux variables
différentes associées soit à un même sujet, soit une même situation. Par exemple pour un
même test, chaque élève a eu une note au pré-test (variable x) et une note au post-test
(variable y). Il s'agissait d'étudier la mesure de la relation qui existe ou non entre la
variable x et la variable y. C'est donc cette relation qui est généralement exprimée en
termes de "coefficient de corrélation" et est notée "ru. II y a d'autres coefficients de
corrélation qui portent d'autres noms. Dans notre analyse, il a été question du r de Bravais-
Pearson. A l'exemple du khi-2, l'interprétation du r s'effectue au moyen des tables. Celles-ci
permettent de savoir à partir de quelles limites (le seuil de signification), la valeur de r peut
être considérer comme significative. Ces informations ont été fournies directement sous
Adso.
Le coefficient de corrélation varie de -1 à +l. Dans les cas extrêmes (r=+l ou r=-1) la
relation entre x et y est très forte et nous sommes dans le cas d'une fonction linéaire entre x
et y. Si 1=+1 la relation est positive. Si r-1, la relation est très forte et du type linéaire mais
de façon inverse . Quand r a une autre valeur que +1 ou- 1, il y a une relation plus ou moins
précise entre x et y. Quand r=O, la relation est nulle; il n'y a pas de relation entre x et y.
causalitt! C'est une erreur qu'il ne faut pas commettre Des événements peuvent être en
grande corrélation sans qu'il y ait, entre eux, une relation de causalitk Autres limites:
les deux droites de régression sont en général, distinctes, elles ne sont confondues que
dans les cas extrêmes.
Ce rappel du traitement statistique ramène donc à la question de savoir: y-a-t-il des
évolutions similaires pour chaque individu aux dittérents tests?
T a b u 50. La répartition globale des résuitaîs aux différents Tests (pré-test *@-test).
Test 1 Test 2 Test 3 Test 4
Khi 2 1065,lgs.à ,O1 466,7S.à ,O1 318,43s.à,01 236,63s.à ,O1
Moyenne des différences 1,13 1,O1 1,82 2,4
&rt-type=+- 1,m brt-type = +- brt-type =+- écart-type = +3,59
t=14,99 S.à ,O1 227 2,72 t=14,20 S. à .O1
t=9,44 S.à ,O1 t=14,25 s.a ,O1
r de Bravais-Pearson 0.904 S.à ,O1 0.87 S. à ,O1 0,768 S. A ,O1 0,567 S. à ,O1
intermédiaire (ayant les notes entre 2 et 8). Pour les types PRS et le PSS, l'efficacité en
termes de progression individuelle est importante mais, plus dispersée sur le graphique 5
(nombre de points ), pour le type PRS par rapport au graphique 6, pour le type PSS. A
propos du type PSS, l'efficacité est très importante pour les élèves qui avaient obtenu O
au pré-test du test 2. En effet, d2s la note O, beaucoup d'entre eux progressent jusqu 'à 6.
Pour le type PBNS, les résultats semblent aléatoires. En effet, sur le graphique 8, des
élèves qui avaient réussi moyennement au pré-test du test 2, échouent ou régressent au
post-test. Par contre, d'autres connaissent une progression importante de 2 points à 10
points en passant par des notes intermédiaires.
façon efficace dans la lecture de mots nouveaux Par exemple, devant un mot irrégulier,
la compétence de décodage aide à déterminer une prononciation à laquelle il suffit
d'associer une correction, et ainsi contribue à l'apprentissage de ce mot.
Le but de la lecture est la compréhension, mais pour y accéder, l'impulsion est
donnke par le décodage. C'est donc une activité complexe qui implique la coordination
des informations visuelles et non visueUex Cette activité est-elle loin d'être acquise chez
les élèves de l'enquête qui ont réalisé de mauvaises per$ormances? Cela signifie-t-il que
les connaissances linguistiques dont ils disposent sont insufisantes pour saisir les
injôrrnations visuelles du texte?
Par ailleurs, les objectifs assignés à l'enseignement sont de l'ordre cognitif et non
cognitii Sur le plan cognitiJ se placent les activités du type intellectuel, notamment: la
lecture, les mathématique, le français, l'histoire, la géographie.. L'aspect non cognitif
recouvre les acquisitions qui favorisent la socialisation, le courage, la bonne conduite,
l'autonomie, par exemple, l'instruction civique. Dans le cadre cette recherche, les
tentatives de mise en évidence des effets-m*tres n'ont été estimées qu 'en lecture, ce qui
est extrêmement limité. Il esi difficile d'afïirmer qu'au-delà de cette discipline, nous
avons été en mesure d'évaluer une eflcacité générale de 1'enseignement du type PSMS
et du PSS. Il serait donc intéressant de montrer si ce type d'enseignement est également
efficce dans les autres domaines cognitifs et dans le cadre non cognitif: Y-aurait-il
également un effd surprise avec le type PBNS? Une telle démarche pourrait s'étendre au
niveau des écoles pour savoir dans quelles mesures les établissements agissent sur les
acquisitions cognitives et non cognitives chez des éIèves. Autrement dit, la question serait
celle de savoir si c'est w niveau de l'école que se créent les diferences Il conviendrait
donc de collecter les données à l'échelle nationale en considérant les différents types
d'écoles décrits dans le chapitre II: les classes uniques, les écoles à une classe, les écoles
à deux ou trois classes, les établissements à temps plein ou à mi-temps. C'est par une
observation fine et quantitative des enseignants-enseignés et des écoles plus ou moins
effiaces que l'on parviendra à obtenir des précisions à propos des méthodes à mettre en
place pour accroître I'efficaité de l'enseignement Ces méthodes pourront ensuite être
incorporées aux programmes deformation pédagogiques.
Conclusion et recommandations.
Nous avons essayé de déterminer s'il existe des façons de faire différentes chez des
instituteurs du C.P qui utilisent le même manuel de lecture: Je vais à l'école, Si ces
différences existent, elles s'observeront aussi au niveau des acquisitions des élèves qui y ont
été exposés. Dans cette perspective, les effets maîtres restent importants dans la prédiction
de la réussite en lecture. C'est donc dans la relation pédagogique, les pratiques
pédagogiques et l'organisation de la classe, que nous avons tenté de vérifier la part des
différences d'efficacité entre les instituteurs. Cela a amené à formuler l'hypothèse suivante: il
y a des effets maîtres dans les classes du CP utilisant le manuel Je vais à l'école. Nos
observations ont démontré que certaines conduites sont plus efficaces que d'autres dans la
pratique de la lecture avec ce même manuel. Les variables processus ont permis de repérer
les façons de faire des instituteurs qui utilisent le manuel Je vais à l'école. Les variables
produits ont eu trait aux performances des élèves aux différents types de tests de lecture.
L'enquête s'est effectuée auprès de quatre écoles publiques de la commune de Libreville.
L'échantillon a été constitué de huit instituteurs et de 459 élèves des CPl et CP2. Les
instituteurs ont été choisis sur la base de l'usage du manuel Je vais à l'école. Le choix des
élèves a porté sur le critère d'âge, de non-passage à l'école maternelle et sur l'origine
sociale. Chaque enfànt n'avait jamais redoublé. Les observations des leçons de lecture ont
été enregistrées. Les test de lecture ont été proposés au cours du pré-test et du post-test. La
mise en relation des conduites d'enseignement avec les produits des élèves a aidé à
caractériser le type d'enseignement le plus efficace. Celui-ci a été désigné en termes de
Présentation-SoUicitd*on-moyennement Systématique (PSMS) et a &é marqué par une
organisation moins systématr'que, une bonne gestion de la classe, une présentation
incomplète de la leçon et un mode de communication moyennement interrogatiy C'est
avec ce type d'enseignement que les élèves ont été de type plus ou moins répondants par le
jeu de questionslrecherche-n -réponses. Mais, l'efficacité a été nettement moins important
avec le type PSS par rapport au type PSMS. Qui s'attendrait à ce qu'un enseignement
moyennement systématique où les sollicitations sont moins fiéquentes et les élèves moins
répondants soit nettement plus performant qu'un mode systématique? Avec le mode
qualifié de Présentation-Répétition-Systématique (PRS), au contraire, les élèves ont été
extrêmement passifs Le mode de communication développé par ce type d'enseignement a
272
été de type affirmatif. Les élèves ont été réduits à répéter les réponses fournies par un pair
ou par l'enseignant selon le schéma: question-réponse-n répétitions. Il s'ensuit un
enseignement peu efficace en termes de progression individuelle. Cependant, « l'effet
surprise » s'est produit avec les élèves du type Présentation-Brève-Non-Systématique
(PBNS) où 1'efJiacité a été nettement plus marqué par rapport au type PRS.
En dépit de ces variations, les différents types d'enseignement décrits ci-dessus sont
centrés sur le contenu. Ils sont inscrits dans le processus enseigner de [Link] dans
lequel la relation savoir-enseignant est privilégié ou dans le courant magistro-centriste de
[Link], dans lequel l'élève et la situation sont sous-estimés. Les relations ainsi mises en
évidence se trouvent en présence des pédagogies traditionnelles, magistrales ou
interrogatives. C'est également dans cette relation que le savoir est transmis, structuré par
l'enseignant; alors que l'élève est réduit à l'écoute, et à la reproduction des réponses toutes
faites. Il convient de souligner l'illusion d'activité développé par les élèves enseignés avec le
type PSS et moins avec le type PSMS. Pour [Link], cela provient de la proximité du
processus former. Cet axe correspond aux pédagogies non directives, centrées sur la
formation humaine et sur la socialisation. Il s'articule, pour [Link], autour des éléments
apprenant-communication et situation sociale. A propos des ressemblances, nous avons
également souligné un modèle d'enseignement dominant, centré sur le son étudié. Il s'agit du
modèle ascendant avec lequel l'apprentissage de la lecture s'effectue en trois phases
successives: la découverte et la répétition de la phrase clé; la reconnaissance auditive et
visuelle du son étudié et l'association du son étudié aux graphies. Alors que les objectifs
assignés à l'enseignement du fiançais sont multiples, les instituteurs de notre enquête se sont
limités à celui qui est consacré à l'identification du son (voir chapitre II). En privilégiant
l'étude du son, sous-estiment-ils ou ne sont-ils pas en mesure ( par manque de formation)
d'apprendre aux élèves les autres aspects de la langue fondamentale? En effectuant cette
recherche, l'objectif a été de tenter d'amener les instituteurs à améliorer leurs pratiques.
Cependant, la centration de la recherche sur la lecture, limite la portée de ces résultats. En
effet, l'enseignement ne se réduit pas à la lecture, il concerne d'autres aspects cognitifs
indispensables pour le développement de l'intellegence. A cela, s'ajoutent les objectifs non
cognitifs, utiles pour la formation de l'homme sociale. Pour être en mesure d'affirmer
qu'une modalité pédagogique est plus efficace que l'autre, il conviendrait de le démontrer
dans les autres domaines cognitifs et non-cognitifs et en rapport avec les différents types
2 73
d'écoles présents au Gabon et décrits dans le chapitre LT. Dès lors, comment amener les
instituteurs à appliquer les autres objectifs dans l'enseignement de la lecture?
Pour permettre aux instituteurs gabonais de prendre conscience des domaines dans
lesquels des améliorations s'avèrent nécessaires, nous formulons les recommandations
suivantes, en vue d'une efficacité du système éducatif
A l'intention des enseignants. Quel mode d'organisation conviendra-t-il à adopter
pour favoriser la cornmunication en classe? Nous avons remarqué la disposition
traditionnelle des élèves face à I'instituteur et nous avons tenté de souligner les limites de ce
type d'organisation à propos des relations en classe. Pour favoriser l'esprit de coopération et
la discussion, nous proposons la pratique du travail par groupe. C'est la répartition des
élèves au moment de certaines activités. Le groupe joue un rôle important dans l'acquisition
des connaissances chez l'élève. C'est dans le groupe qu'il développe et entretient des
dispositions de solidarité et d'entraide avec ses pairs. L'élève saisit facilement les
explications de son camarade par rapport à celles de l'enseignant. Sous l'effet du travail en
groupe, les barrières psychologiques entre l'instituteur et les élèves ont tendance à se
dissoudre. Le travail au sein du groupe accélère et renforce la prise de conscience par l'élève
de la valeur des activités scolaires qu'il accomplit. Le travail en groupe favorise la
socialisation. Dans la formation des groupes, l'instituteur tiendra compte du niveau des
élèves. Pour ce faire, il évitera de constituer des groupes homogènes dans lesquels les élèves
seront regroupés par niveau d'aptitudes; mais privilégiera les groupes hétérogènes où les
élèves les plus faibles bénéficieront de l'encadrement de leurs camarades jugés plus forts ou
moyens. La constitution des groupes tiendra également compte de la personnalité et du
caractère des élèves. Chaque groupe aura alors un meneur ou un porte-parole, des bons
élèves, des élèves sérieux, des élèves lents mais qui réfléchissent, des élèves faibles et des
élèves timides. La taille optimale d'un groupe dépendra des effectifs totaux de la classe. Le
porte-parole du groupe sera choisi par les membres du groupe. Le travail en groupe est
déterminé par la communication entre les élèves. Il revient donc à l'enseignant de veiller à ce
que les groupes ne se dérangent pas mutuellement. Par aiileurs, le maître doit pouvoir
'
circuler entre les différents groupes sans se gêner. Dans l'organisation des apprentissages, il
est recommandé à l'enseignant d'alterner le travail du groupe-classe (présentation classique
de la leçon), le travail par groupes et le travail individuel, les activités communes à tous les
groupes et les activités spécifiques à chaque groupe. Dans l'enseignement de la lecture, le
travail du groupe-classe consistera à la mise en commun des productions; le travail des
groupes sera des essais de production des textes, portera sur la réflexion sur les textes
étudiés. Dans la pratique du travail en groupe, l'instituteur deviendra le régulateur des
tensions qui peuvent se manifester au sein d'un groupe. 11 aidera aussi un groupe à
considérer ses erreurs etlou à progresser. Il encouragera tous les membres d'un groupe à
participer au travail du groupe. Il fera en particulier attention aux élèves timides qui ont du
mal à donner leur opinion au sein d'un groupe. Il observera et analysera la nature des
difficultés qui se posent au groupe et aux individus et apportera des solutions adéquates.
A propos de la gestion de la classe, les enseignants se doivent de respecter le temps
consacré à l'enseignement de la lecture. Il est donc utile de commencer et de terminer les
leçons de lecture selon les normes de l'emploi du temps. Ils éviteront aussi de survoler ou
d'escamoter certaines parties. Par ailleurs, ils retiendront que la salle de classe n'est pas un
lieu de commerce ou un dortoir. Comment attirer l'attention de l'enfant si l'on est en train de
dormir ou de l'inciter à se déplacer pour l'achat d'un bonbon? Nous reconnaissons les
difficultés liées aux classes surchargées, mais il revient à l'enseignant de les atténuer en
commençant par donner un bon exemple. Pour faire face aux comportements perturbateurs
dans la classe, l'application des règles et des prescriptions est uti1e:"lever le doigt pour
prendre ou demander la parole, demander la permission pour sortir ou pour rentrer en classe
lorsqu'on est en retard ..." L'intériorisation de ces règles et de ces prescriptions suppose la
répétition sans cesse de la part de l'enseignant. Une fois intériorisées, l'élève parviendra à
améliorer son comportement en classe. Il saura ainsi comment s'y tenir sans l'intervention de
l'enseignant. Face aux élèves perturbateurs, le recours à la discipline s'avère nécessaire.
Malgré l'interdiction de la férule par les autorités, certains enseignants continuent à adopter
sa pratique alors qu'il existe bien d'autres moyens d'intimider l'enfant, par exemple, le
mettre au coin ou à genoux. A propos des punitions, l'enseignant doit essayer d'être objectif
en sanctionnant des comportements déplacés chez l'élève. Toute sanction doit être
systématique, immédiate et associée à la mauvaise conduite. C'est dans l'immédiat que
l'élève prendra conscience de ses erreurs et évitera ultérieurement de les reproduire. Si la
sanction s'impose, c'est la mauvaise conduite de l'élève qui doit être punie et non sa
personnalité en rapport avec ses parents. Nous avons observé des punitions déplacées suite à
une situation conjoncturelle entre parents et enseignants. Les expressions suivantes illustrent
cette situation:"vos parents sont forts [Link] faire parvenir des lettres d'assignation, mais
ils sont incapables de vous suivre à la maison... vos parents n'ont pas toujours compris que
notre travail s'arrête à l'école..." De telles expressions sont sources de complexes et de
fiustrations et conduisent à l'échec. Tout en reconnaissant les difficultés liées à la gestion
des effectifs pléthoriques, les instituteurs doivent amener l'élève à prendre conscience de ce
qu'ils attendent d'eux: "être attentifs au moment des explications, s'éclater au moment des
activités d'éveil ..." Dans le cas contraire, ils seront obligés de recourir à la discipline. Ils
insisteront également sur le principe que la responsabilité de l'apprentissage et de la qualité
du travail incombe à chaque élève. Ils leur feront les mérites de l'instruction.
A propos de la gestion du temps, l'instituteur évitera les pertes de temps. Nous
savons qu'il est difficile de gérer le temps avec des effectifs pléthoriques; mais l'instituteur
dosera le contenu de ses leçons et habituera ses élèves au travail assez rapide en évitant des
digressions inutiles et des répétitions abondantes. Nous avons souligné la relation entre le
temps consacré aux études et les connaissances acquises. De même, les modes
d'enseignement moins ou non systématiques, repérés ont montré qu'il ne suffit pas que
l'enfant soit présent à l'école pour affirmer qu'il bénéficie bien de la durée d'enseignement
établi par les autorités. Plus l'instituteur gère bien son temps, plus l'élève apprend. L'objectif
est de favoriser le travail scolaire, de faciliter l'assimilation des contenus de formation et de
la sorte de lutter contre l'échec scolaire.
A propos de la présentation d'une leçon de lecture, l'instituteur se doit de
respecter les objectifs assignés à l'enseignement du fiançais en CP. En sortant du CP, l'élève
doit être capable d'écouter autrui et de comprendre un message orai en lannue française.
Pour tendre vers cet objectif, l'instituteur lui proposera des activités et des situations
d'apprentissage qui mettent en évidence l'identification des intonations d'un énoncé:
l'interrogation, la constatation... L'instituteur mettra à sa disposition des activités favorables
à la découverte des marques orales du genre et du nombre. L'enfant parviendra ainsi à
discerner le pluriel et le singulier, une filiddes filles; le féminin et le masculin, une fille/un
garçon, le directeurlla directrice... Par la variété des textes, il sera en mesure d'identifier les
marques orales de personne et de temps de la conjugaison, je travaille, tu travailles... Devant
un énoncé, l'enfmt manifestera sa compréhension du message, en désignant les éléments qui
composent la situation de communication, en mimant ou en illustrant un mot ou une phrase,
en r6agissant aux consignes, et en répondant aux questions. Le deuxiéme objectif est d'être
en mesure de dire et de dramatiser de courts textes. L'élève doit être capable de répéter et de
restituer des énoncés simples: d'employer des structures étudiées et de savoir les réutiliser
par exemple, expliquer un itinéraire, dire ou préciser ses activités du moment; d'utiliser des
substitutions, par exemple, "Jean bavarde ou bavarde... les élèves jouent en classe ou &
jouent en classe"; des transformations, "il mange une banane ou il mange"; de répéter
et/ou de restituer un court dialogue à l'aide ou sans supports visuels; de réutiliser les acquis
du dialogue antérieurement exploités. A la fin du CP, l'élève doit également parvenir à
s'approprier et à restituer des énoncés poétiques: mémoriser un texte poétique; dire et mimer
des comptines; illustrer des poèmes... C'est en effectuant des exercices de segmentation du
texte en unités plus larges que le mots, qu'il découvrira des phrases pièges, qu'il interprétera
des substituts d'autres mots, des relations temporelles, des connecteurs. progressera dans la
pratique de l'écriture cursive par la reproduction de modèles, les exercices de transcription...
Le troisième objectif doit aider l'élève à réagir verbalement à des situations de
communication Les descriptions d'une situation simple ou d'une image, l'évocation des
situations absentes ou imaginaires sont autant de procédés indispensables pour aider l'enfant
à faire du langage un objet de curiosité et de jeu. Il parviendra ainsi à parler, à faire parler
sur des situations et des objets ludiques... et donc, sera en mesure d'entrer dans un dialogue
avec autrui. L'instituteur servira de modèle et suscitera des échanges oraux avec l'enfant. Il
l'aidera a des prises de paroles réglées et à des expressions précises. En sortant du CP,
l'élève doit être pourvu d'un langage plus riche et plus structuré. Pour ce faire, l'instituteur
lui lira des textes variés qui lui permettront de découvrir la structure et le fonctionnement de
la langue et d'accéder à la conscience des éléments phoniques.
Le quatrième objectif est consacré au développement de la capacité de lire et de comprendre
des textes variés. Pour acquérir les mécanismes de décmement et les techniques de la
lecture de textes variés, l'instituteur lui proposera des activités d'identification du langage
écrit. 11 parviendra ainsi à observer les relations entre l'oral et l'écrit par le découpage
d'énoncés en mots par exemple; a identifier les régularités syntaxiques les plus fréquentes
liées au repérage de mots dans un texte, d'informations dans un paragraphe, un chapitre,
manipulation, comparaison de segments, d'énoncés. Les mécanismes de déchiffrement
doivent aller au-delà de la simple identification du son étudié et atteindre les autres formes
de segmentation d'un texte. C'est donc cet ensemble qui facilite l'accès à la conscience
phonologique de la langue d'enseignement. Devant un texte, l'enfant tiendra compte de
l'intonation, de la ponctuation, des liaisons. Il sera en mesure d'effectuer la lecture
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Rev. Sces Educ. Ere Nouv., 1994, 2, 8 1-92
149- NZOUBA-mAMA G.
20 ans d'efforts en faveur de I'Education
Bul. Liaison Info., 1988, 6, 8-17
150- NZOUBA-NDAMA G.
L'éducation au seMce du développement
Bul. Liaison Info., 1988, 7, 5-7
151- NZOUBA-NDAMA G.
L'éducation, facteur d'unité et de développement
Bul. Liaison Info., 1989, 7, 5-7
152- OKONGO F.
L 'enseignement
Heb. Le Bûch., 60, 8 p.
153- OBENGA T.
Les Bantu: Langues-Peuples-Civilisations
Paris: Présence Africaine, 1985.- 376 p.
160- PIAGET J.
La psychologie de l'intelligence
Paris: [Link], 1967.- .
16 1- PITHER J.
Etude exploratoire des facteurs facilitant l'apprentissage de la lecture.-86 p.
Mém: Sces Educ.: Libreville: Ecole Normale Supérieure: 1983
162- POSTIC M.
Observation et formation des enseignants
Paris: PUF, 1981.- p.- (Collection Pédagogie d'Aujourd'hui)
163- POSTIC M.
Evolution des buts et des méthodes d'observation et d'évaluation en formation
d'enseignants
Rev. Sces [Link] Nouv., 1988, 4-5, 9-32
165- POURCHEZ L.
La pluralité: une richesse et non un handicap
Rev. Cah. Péd., 1997, 355'40-41
167- PYNTE J.
Lire... Identifier, comprendre.- Préface de [Link]
Lille: PUL, 1983.- 186 p.
173- REBOUL O.
Qu'est-ce qu'apprendre?- 6e ed.
Paris: PUF, 1995.- 206 p.- (Collection 17Educateur)
176- REUCHLIN M.
Les différences individuelles a l'école.- l e ed.
Paris: PUF, 1991.- 320 p. (Collection Pédagogie d'Aujourd'hui)
177- REUTER Y.
Problématique des interactions lecture-écriture
ACTES DU COLLOQUE THEODILE-CREL (nov 1993: Lille)
Les interactions lecture-écriturelactes réunis et présentés par Y .REUTER
Berne: Peter Lang, .- 1994.- pp 1-22.- (Collection Exploration)
178- RICHELLE M.
Apprentissage et enseignement. Réflexion sur une complémentarité
in: L'art et la science de I'enseignementled. par [Link], [Link]
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Bruxelles: Labor-Nathan, 1986.- pp. 233-250.- (Collection Education 2000)
179- RODDE A.
L'enseignement en %que noire francophone: l'enseignement primaire
Rev. Cah. Doc., 1973, 1, 35 p.
180- ROPE F.
Synthèse des recherches en didactique portant sur les interactions lecture-écriture
ACTES DU COLLOQUE THEODTLE-CREL (nov 1993: Lille)
Les interactions lecture-écnture/actes réunis et présentés par [Link]
Berne: Peter Lang, .- pp 191-2 18.- (Collection Exploration)
181- ROSENSHINE B.
Vers un enseignement des matières structurées. Un modèle d'action inspiré par le bilan des
recherches processus-produits
in: L'art et la science de 1' enseignemended. par [Link], [Link]
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Bruxelles: Labor-Nathan, 1986.- pp. 8 1-96.- (Collection Education 2000)
182- SACK R.
Quelle éducation pour quelle développement?
h:Crises de l'éducation en Afrique/ sous la dir. de [Link]., [Link] et [Link] /
Introduction de [Link]
Rev. [Link]., 1994, 172 (no spécial), 68-76
183- SASSY-MOKHATARI F.
Adaptation scolaire et linguistique familiale.-277 p.
Th: Sces. Educ.: Paris X: 1989
186- SCHNEUWLY B.
Le langage écrit chez l'enfant. La production des textes informatifs et argumentatifs
NeuchâteUParis: Delacheux & Niestlé, 1988.- 184 p.-(Coliection Actualités Pédagogiques et
Psychologiques)
190- SPRENGER-CHAROLLES L.
Notes de synthèse: L'apprentissage de la lecture et ses difficultés: approche psycho-
linguistiques
Rev. Fr. Péd., 1989,87,77-106
191- SPRENGER-CHAROLLES L.
L'acquisition de la lecture: conscience phonologique et mécanismes d'identification des
mots (perspective cognitive)
LES ENTRETIENS NATHAN (1: 10-11 nov. 1990: Paris)
LectureAntroduction d'[Link]
Paris: Nathan, 1991.-111-134
192- SPRENGER-CHAROLLES L.
Acquisition de la lecture/écriture en français. Etude longitudinale
LES ACTES DE LA VILLETTE
Lecture-écriture: acquisition1 sous la dir. de [Link], [Link]-CHAROLLES et
[Link]
Paris: Nathan, 1993.- pp 107-123 .- (Collection Pédagogies)
f 93 - SPRENGER-CHAROLLES L.
Une épreuve de lecture de mots en contexte-images.
in: Des enfants hors du lire.- 2e ed./sous la dir. de [Link], [Link] et
-
[Link]
Paris: Bayard/CTNERHI/INSERM, 1994.- pp 103-130.- (Collection PaîdosBecherche)
195- STAMBACK M.
Communiquer pour apprandre
LES ENTRETIENS NATHAN (IV: 27-28 nov. 1990: Paris)
Enseigner, apprendre, comprendre/ sous la dir. [Link]
Paris: Nathan, 1994.-pp. 135-144.- (Collection Pédagogies)
197- TSAFAK G.
La situation de la recherche en éducation au Cameroun
Rev. Sces. Educ. Ere Nouv., 1994, 2,41-62
198- TSIT-MBOT
Le pouvoir en vain de corrompre Ngoua-Ngou
Heb. L e Bûch., 1991, 8 p.
199- TUDESQ A.J.
Radios et télévisions scolaires
in: Crises de l'éducation en Afnquel sous la dir. de [Link]., [Link] et [Link] /
-
Introduction de [Link]
Rev. Af?. Cont., 1994, 172 (nospécial), 126-133
203- VERMES G.
L'écrit d'enfants non-lecteurs
in: Des enfants hors du lire.- 2e ed./sous la dir. de [Link], [Link] et
-
[Link]
Paris: Bayard/CTNERHVINSERM, 1994.- pp 131-158.- (Collection PaîdodRecherche)
204- ZENG-ALLOGO A.
Etude analytique et comparative des méthodes et manuels d'apprentissage. 145 P.
Mém: Sces Educ.:Libreville: Ecole Normale S: 1990
INDEX DES AUTEURS
KOUNIN J.,34
ALEGRIA J., 117 LAFONTAINE D., 133
ALEGRiA J., M O M S J., DALIMONTE G.,123 LECLERCQ V.,13, 113, 126
ALLOGHO-BEKA L., 160 1,ECOCQ P.,142
ALTET M, 6, 12,13, 17,20,23,27, 35,42,43,44,46, LIBERMANLY., SIiWKWEDLLERD.,118, 119
82,182 MEIRIEU Ph.,27
ALTET M., BKESSOUX P., BRU [Link] a1,43,220 MIALPLRET G.,13,82, 83
ANDERSON L.W.,25, 34,179 MINSOKO R. D.,95
ASSY E.P.,146 MINSOKO R.D.,156, 173
BAUDELOT C., ESTABLET R., 13 1 NDONG MBENG [Link].,148, 149
BAUTIER E., 129 NETCHINE S., MELJAC C., PRENERON C., 112
BELLACK A.., KLEIBARD H., HYMAN [Link] a1,34 NGONiKA M., 147
BENICHON J.P., FAUCON G., FOUCAMBERT J. et NZENG ALLOGHO A.,8 1,84,91,94
alii,126 NZENG-ALLOGHO A., 157,160
BESSE J.M., 121 NZOUBA-NDAMA G.,6,78
BOURDIEU C., PASSERON J.C.,13 1 OKONGO F.,87
BRESSOUX P.,32,39,45,49, 134, 182 ONDO SIMA S.,148
BROPHY J., GOOD T.L.,34 ONDO-SIMA S.,149
BROPHY J.E., COULTER C.L., CRWFORD W. J. et OYE MENGOME M.R.,95
alii,45 PITHER J.,139
CALVET L.J.,68 posnc ~4,178
CONTENT A., LEYBAERT J.,124 POSTIC M, De KETELE J.M., 172
CRAHAY M.,23,24,25,44, 128, 131, 133 POSTiC M.,43
CUBAN L.,23 P o s n c M., ~e KETELE J . M . , ~ 42,47
,
DAVESNE A.,80,81 Pour moi quoi...Makaya,94
DEVELAY M.,13 REUCHLIN M., 117
DIALLO M.T.,159 -RICHELLE M., 13
DOYLE W.,12,13,29, 30,31,32,34 RODDE A.,52,63,70
DUNKIN M.J.,28,35 R O S E N S W ,STEVENS R. ,4 1
DURU-BELLAT M., HENRIOT Van ZANTEN ROSENSHINE B.,33,183
A.,130, 132 SANOU F.,64
DURU-BELLAT M., ?3ENRIOT-Van ZANTEN A.,130 SASSY-MOKHATARI F.,150
DURU-BEUAT M., LEROY-AUDIN C.,39 SCHAEFFERCAMPBELLD.,96,158
EBION R.,129 SOUMAHO M.N., 149
ELLA ONDO C.,96 SPRENGER-CHAROLLES L., 116,117,119,126
ELLA ONDO M.M.,141 SPRENGER-CHAROLLES L., CASALIS S.,] 12, 1 16,
ESSINGANG,87 118
EYAMANE J.,140 SPRENGERCHAROLLESL., KHOMSI A., 116
FAYOL M., GOMBERT J.E., LECOCQ P et a h , 115, TSIT-MBOT,87
117 VELLUIWO F.R., SCANLON D.M.,125
FERREIRO E., GOMEZ PALACIO M. et alii, 119 WGOTSKY L.S.,138
FUALKOW J.,111,129, 136, 145, 155, 158
FIJALKOW J., LIVA A.,122
FORQUIN J.C.,128
GAGE N. L., 23,29,36
GAYET D,15,16,216
GILLY M. 2 4
GIRAUD M. ,GANI M., MANESSE D.,68
GIRAUD M.., GAIQ L., MANESSE D.,129,153,154
GOUPIL G., LUSIGNAN G, 16, 18, 19,28, 144, 180
GROUPE FRANÇAIS POUR L'EDUCATION
NOUVELLE,26
EIOUSSAYE J, 13, 14, 15,22,82
HUGON P.,78
HUGON P., GAUD M. et PENOUIL M.,52
IBIOU G., 147
INNE M.,&
IUNTSCH E., KINTSCH W.,114, 115
KOKOLO-MAFOUKILA C.,137, 143
ANNEXES
Annexe 1: Grille de N.L. Flanders
TADLEAU
IV. - Catégories pour l'analyse des interactions (Flanders)
Annexe 3:;
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le crayon
le crapaud
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d 3 e une toupie
l'ardoise &z&>
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une pointe une aiguille
un novau un billet
un crayon -IL3
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la cheville
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<UII pois25n, la mangue
une ardoise la inandarine
un foyer la filmée
Lin nez
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{x~n p&;j b e 3
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COPIE
h oideau a une caddée;
Annexe 4:
Noie. - II crr bon de conserver constammnt sous ICI yeux des C L r s (cxcrnplc : sur des car-
tons ou des ardoises accrocha i u mur) le &rie d a mots clés a r r c ler dssins q u i la accompagnent:
w u r t Ic mot iCtc. pour p Ic mot pip. pour n Is mot im. etc. Si dans la lecture d'unc pagc.
I'ilGvc nc rait pas dichiffrer une lettre antiricurcment i t u d i k . il pcut rctrouvcr. en consulrant Icr
n I'ertrémitC d'unc tige de hi* mots cl&. In sisnification de cette lettre.
cxc<~ice. (Voir 6 w r r [Link].1
Annexe 5:
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P a p a donne une b a n a n e à O k a l a ne d e m i n u t e s e n v i r o n .
Papa d o n n e une b a n a n e à Kassa * F a i r e a u t a n t d e l e ç o n s que c e l a s e r a n é c e s s a i r e d a n s l a s e m a j -
Papa donne une b a n a n e 3 M i l a l a nc, l ' é t u d e d e c e r t a i n s s o n s demandera p l u s d e temps que pour
d ' a u t r e s s o n s . L e d é l a i d ' u n e s e m a i n e pour l ' é t u d e d ' u n son
Remarque: Dans un p r e m i e r t e m p s , on é v i t e r a d e c o p i e r au t a b l e a u n ' e s t d o n n é q u ' à t i t r e i n d i c a t i f . (Ne p a s p e r d r e de vue que
- . l a s u i t e du programme e s t p r é v u e au C P Z ) .
des m o t s c o m p o r t a n t l a l e t t r e "a" m a i s rie c o n i p o r t a n t p a s l e son
cal. Exemple: P i g a mange une b a n a n e .
Dans l e mot "mange" on v o i t l a l e t t r e " a " , m a i s on n ' e n t e n d p a s
l e son[&] quand on l e prorionce. Les b l E v r s p o u r r a i e r i t e t r e aiiic- Les f i c h e s p r o p o s 6 e s ne d i s p e n s e n t p a s l e m a î t r e de l a p r é p a r a -
nOs d coiiCoiidrc~ sori c ~ gr d l ) h i c . tion des leçons.
Je vais h l'école
DES S O N S (pages 22 111 du livre de i.&leve).
1. u&iriai da
61- conduife de manldn active .
) comprm. $0- la (ona
- (ex. : - :la roule. la soupe. la souris... moussa couche rut la nalie - page &j.
Composer des mots. des groupes de mots, de peliles phrases conlenant 1.41dmenf 61ud;6
-Ou SB
1) Ohjecti("iriir~l: [Link] ri coniprcndre des lehics couns ci: langue fondnmcntale La rn;iitrrssc a c h e (au110 c i px la qucstion suivante: si j'cnl5vc (au) qui est cc qui rcstc?l R.: II
1)OhjeçiiÏ~syXsiiique:A c q ~ i e r iles
i iiiècdnisnies de dcchiiïmincnt el les tcchriiquec de la Icctiiie raste t d Faim *$ter la s y l l a k A p l u r c u n tl+vcs.
d'iiii C
IC
I .,[Link]:c B son nivcsii D6ri>iilenicntde la I c ~ o n
A 1.) fi11 de
:) Ohlciii!-o~*.::~:~o~~~~eI 1.1 lr.~on. I'éIL'ie devia Cire cdpeblc dc recorinsiirc le soi, t I'rércqiiis: uiic k l l c auto de priva. auto- to
I'icteiltit, syl!.ib~s ci dcs ~ o y ç l l c së l'itidc JÇS IIIO~S deJd 6iijdiLis ;au tikhl~c\il
I<cLI~r,[Link] <ICS [Link]
. . I:tr 10 i plttsi~(~rs
~ I ~ v chZaitressc:
s. j c cache t(o). il rrsteV R.: r i faire rCp?tcr A pliisiciirs
iiiii; 1.r [Link].,iic. I .iz:c. i i r i iiid. \II ^ïi,ioii. 1.1 pliinie. Clives. c'criiur: dc 1 claiis I'[Link] rnsuiiç cn vcdeite; ccrirtlre di, son I sisr les aidaisçs: I:iiic
.t- [Link] pii)yrc:uco~ <!itc: r~iotiv,ition coii~pii'licii~ioti
er dZcoiiverrc dii dcssirt. rcprcndrc Il Icctiirc ( p ~ la
r maiircsse c l puis. par les élhves).
!.[Link]: ijuv ï[Link] iriic auro'>,'6lèies: R / blnitressc- où as-tu vil une aiito'V R.1 ~ M ~ i t r e s s e Prircquis lcctiire des groupes de niots itiidiés ci-dessous
c\t-cc que CC':< a:1t~ cst bcIIc71 I<.. oui. cllc es1 belle1 Maitresse. q u i soii papa à une au:o/R./ Lrçoii: [Link]: forriinrioii d'aurirs syllabes avcc d'autres niois
:~[Link]\sc. L.S:-CCquC I'.luio de ton [Link].1 csi bclle?i R.: oui, papa a une bcllc auto/ Maitresse: i Exercice <le laiigsge:
< ; i t < i i ii<iii\scrt iinc .tiiio'!/R . ellc ~ i o i i ssert é voyagcrl Maitresse : que p u t - o n dirc?l R.: 13 bcllc h i r c lire trois i qitiitrc élevcs Ic son 1: faire relier 1 avcc les voyellcs par cxcmpl. faire dire au\
.!tiii> <le [Link],i! I.'a!rc rcpetcr I'nctiori pnr de nornhreux tlcves: ensuite la maitrcsse prksciite le éleves "noiis avons t c i la voycile O fomcnt?/ R.: Io/ Ic mCmc procCdC sera d adopter B priipos
i'c\t7ll< : c'est ii:rc aiitol blaitrcsïc: cociinrent est cette auto?l R.: elle est b e l l d Maitresse: d qui table-iin w m b l c ; t-i=t~-tltiniote-Tati-riri;i-u=tu-la tonuc-pcrpCiuc; t-c=ic-la [Link]-la béie ..
.ipparticiit cctic aiito?l R : c'est i'auto dc papa! Maitrcsse: que peut-on dire?/ R.: la k l l c auto dc foriiiation $autres iiiots: faire parler à parfir dcs dcssins. L a maitresse touche la téie d'un CI&ve
[Link]~i1 !'.aire re+ter la [Link] c l r c aux Cl&vcs. I'écrire aii tableau, In leur montrer et leur et dit: qo'csi-CC que c'cts?/R : la !?ICI faire irouvcr dcs mots aussi B I'aidc dcs s y l l a k r : puis Iss
hl<~ii\.i!~i>ii.
isu1cii:crii ù i l iiiol co~itçiioiiiIc soit etudié I.c<ur pruprcnxni <1$1c
/ : \ L . ~ c ~ cdi.
c [Link]~C M<itivaiio~i.Ïorni;irioii dc ~ioiivellcrphrases
1.d i::.ii!rc,\i. [Link]!c i k liiiii :~iilnc l In plir.i\c <Ic viciit: iiile I,clle ... ile p x ~ x !1' pose 1.' qiiesiioii
.#,,IL, <I,~I\
L.::,C I L : c'e?i autollct m.?iIrc<sc 1:~it l ~ r cI't pl~ra.,~
;!?r.v,c, ~lct'cst-ccq u :a>.~nq~~c'?l
Annexe 7.:
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la belle auto de papa
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t
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-.-- ._,.---W-c\-' ----
La Fopi: Etude de cl, p.62.
en classe
( ' l i CI r t)
bl - cl - pl - fl - gl
de la salade - une ta
les samaras de fati
sira dessine.
avec sa patte,
paul se lève,
il se lave,
il va en classe.
u n poisson un sifflet
lu A~uo.
Venez-Voir: Etude de b, p.42.
- -
rémi e t paul jouent au ballon.
-, . ---.- ----
Annexe 7.2: Pour le CP2
Mont-Bouët 1 :Etude de oi, p. 22.
un poisson des étoiles un mouchoir
poi moi soi voi toi une armoire
02. Oi o,r.
-
philippe
mustapha
le téléphone
la pharmacie
un éléphant Un
une photograph
p-ho phi ph!
des nénuphars
f?'
un pagne
la ligne
des ignames
la montagne
un peigne une araignée un agneau
gne gfla gno gné mon doigt saignc
gn -
22
La Fopi: Etude de ei-ai, p.34.
un balai
le maître
une chaise
des graine:
une chaîne de la craie les ailes
chai vai sai mai crai un éclair
(1- t ai ( I I
madeleine
de la peine
une caisse pl(
la veine
u n peigne sei ze treize
pei ve i sei trei je m e peigne
c' 1 ei C' 1 L
une pelle
des assiette
une bicycle1
la serrure
une blessur
un verre des allumettes 1 de la terre
err ess eff ett I
Sibang II: Etude [Link]-om-z, [Link]
du coton
un mouton
un bouchon
des boutons
I
un ballon une montre un camion
to n Ion son ton mon un avion
(HL on ciT)i
un lézard zéro
1 la rizière
Venez-Voir: Etude de c=k, pp.14138
nicolas
u n camarade
un canard
quatre
un c o q u n masque une brique
CU CO ca un paquet
C C C
le f e u
de la f u m é e
le café
de la farine
la fenêtre papa f u m e à la f ê t e
fe fo fi fè fu
dans la forêt
samedi
à midi
le d o s
une corde
u n cadenas une pédale madame
dé des di d e d u da bébé est maladt
1
,.
- >,
X "
u n chien un mécanicien
chien rien bien
une bicyclette
---
38
..
+-\ -
- -
Annexe 8: Modèles de traitement des énoncés
Annexe 8.1: L'élève entoure le texteldessin
--i
_- ,
U I ~ CIIOLJIC \ 1i1 ILIIIC/\
-1--
u n-bol)
-.s - .
*pic
l
-- -- - .-i 1i1 V O I I ~ I I C , '
la t~.l~visionj
--2-
\LI!? 11011 ;
. -[Link]
u n ii? ;liÏÏùci
----A
.
- ---
.- nuIneh
JC -
-
u n ane
. '
,
- I ' o r a l ~ ~ q-,-
fa robC'I
UII nez ifioi:
\
u n ananas le vélo ' ,
une banane lé dos
la vitre le crabe,
la ligne la craie
le livre- le craYo"
la lèvre : le crapaud
la chèvrè
! .kJ&.".e - --
(Un tapi?)
l'enfai>t, ~2 iableau
-?A-. -
l'école .une toupie
l'ardoise, une table
- une poiiite
u n iioyau
u n- crayon
u n- coii>-;
.--
$rineaiguille
un billet
.une fille
un oril il le
3-RECONSTITUTIOND'IMAGES
- 1, : .
.
/' UIIC 1)OuIc ' -
u n bol ?
la tklévisiori b
u n iii
1%
l'ora~~sc*\
la robe \ \,
(' {epot
u n ananas le vélo
\
-17
la vitre
C' le crabe - .
-
\
/'
la ligne la craie
le livre 1
le crayon
la lèvre , , le crapaud
la chèvre\
!
l'élève
l'enfant un tableau
I'école
\ \Tl,--
J
,un papillon:
u n e aiguille
u n billet
une fille
i
un çorille
3-RECONSTITUTIOND'IMAGES
Annexe 8.2:
Ic numero l'orange
u n âne la robe
u n nez te pot
u n ananas le vélo
une banane le dos
la vitre le crabe
la ligne . la craie
le livre le crayon
la lèvre le crapaud
la chévre
l'élève u n tapis
1 'enfant un tableau
l'école une toupie
I 'ardoise une table
u n camion un papillon
une pointe une aiguille
u n noyau un billet
u n crayon une fille
/--
un coin un çorille
D'IMAGES
3-RECONSTITUTION
Annexe 8.3: L'élève réussit moyennement aux différents tests
.----____.
( U l l C poule luiic
-zG- '
Iil
I;I voitiirc
la iclcvision
uii lioii la plunic
'F-'
un lit la ruc
.: '1 '
Ic numero I 'orange
u n âne [la{
u n nez .__I_U
le pot
u n ananas le vélo
, une banane le dos
la vitre le crabe
la ligne la -.
craie
{le liGë"'
7. . -
le crayon
la lèvre le crapaud
la chèvre
l'élève u n rapis
----__
l'enfant .. u n tableau
l'école! L
."--J
l'ardoise r-?j
une toupie
u n camion un papillon
une pointe une aisuille
- -.-._*
: u n noyau
u n billet
,
,
1 -
un crayon ~;net;i'ei
un coin un soiille
3-RECONSTITUTION D'IMAGES
le s:l\foll WJ
(+----2-
la tasse la clieiiiisc
la
*-.-
bassirie la chaise
--
,la soriris, ,
\--
la inaison
--- --,-,---
[inoiseau
une noix le banc
.uii' po-isson. Ia mangue
..---,'
ilne ardoise ia inandarine
~ i n ebous~e 1 'assiette
un foyer la fiirnée
.-
3- RECONSTITUTION D'IhIAGES
Annexe 8.4: L'éléve réussit bien et très bien aux différents tests
1 - l,I<(:'I'( I l < l d ; 1)1< W10.l.S FAMII,lEI<S
__--- __.-- - -
Ic s:ivoji , la vi~lisc
la tassc la clieiiiisc
la bassine la chaise
la so[iris. la inaisoii
un foyer la fiirnée
lin nez le cheval
lin pied . iin élépliant
~ i r ibébé un jeton
--
3- RECONSTITUTION D'IICIAGES
Annexe 8.5:
1 ) iine Ikinint- lave le linge; 2) elle installe le linge; 3) ellc repasse le linge.
1 ) iii:iii1an lave le linge de moi1 petit frère; 2) elle installe le linge; 3) elle repasse le linge de
b;.l?c;
].CS I i > l x ~ ~ ~refiisées
ses sont décrites comme siiit:
1 ) ellc prépare; 2) elle prépare: 3) elle prépare.
1 ) cllc cst coiirbée; 2) elle met sa main en haut; 3 ) elle toiiclic.
I ) ~ ' 1 1 est 3) sans coiiimentaire.
~ ' assise; 2) S ~ I I Sco~~i~iielltaire;
1 ) lin cllieil: 2) elle pile; 3) elle s'assied.
1 ) inaiiian prt2pare; 2) elle écaille le poissoii; 3) elle iristalle les choses ...
I'our le CP2, le est associé au jeu à la corde. Les réponses acceptées sont du type:
1) 011 tire A la corde; 2) la corde se coupe: 3) les enfants sont tomb6s.
1 ) ils se disputeiit un corde; 2) la corde s'est coupée; 3) les deiis e i ~ ~ i i isont
t s tombés.
1 ) ils tiraient la corde; 2) la corde s'est coupée; 3) iin gai-con est tombé là. u n autre est tombé
là ...
Nous iivotis refusé les réponses d u type:
1 ) [Link] persoiine; 2) deus persorines; 3) le titan.
1 ) ils se Soiit la bagarre; 2) la bagarre; 3) le saut.
I ) ils se battent: 2 ) ils se battent; 3) ils se battent.
I ) coiiiiilent mettre les trucs la: 2) il faut que l'on mette Ga 111; 3 ) i l faut que 1'011rilette Ca
Annexe 9:
l'enquête
Annexe 9.1: Pour le CPl
C1'1 La Fopi. Resp. Mi- MOUKAî
(;O[?i\l<,~\ hlllSS S., YAO P.. MBORE EWORE A.. IGOUWE B., MOUCKAMBO-
hllOlJl<OYO, AMADOU SOM[, NGOWET MBOIJROU S., 1,lZTMONO NZAMBA, LOMBA
N(i0IJMINI O., KOUSSOIJ L.. OYE OBIANG B.. MBONGO M., NZINGUI MOUSSAVOII.
i\ I"I'ISS0 h4.. MARICLIRE NDIAYE, ABESSOLO J., NDEMBI NZALI E.. M0UANL)OLI S.,
NGIJIA YOLLA C., MOUVENDOU 1.. OTAMIGUI D., AI<OUANGOU, NZAh4E OVONO
l i . N/,lih/lBO Y..REIrIGNET R , MANGUILA I'.. LAMI3ONDA ONDAYE, KOLVET 1:.
~,II\NGANGAM., YAhllANGOYE BAKITA, MBOMBA M , I<OUNDZI MOUANDZA.
c;N:\Nli il.,MI'EMBA K..[Link] P.. KOWOU OUAZ%I\NI, LAND0 J.P., NTO'O ZE T.,
I l INGUI, NDODJOU MBOUMBA D., ABOU, N'NANG R., OYE M., MOUSSAVOU
\Il('l<c\l,i-\. AYEICA F . ONDO ABA'A, PIFOUNDI l'.A.. M/\GUINA A.?'.. MABICKA
/ \\IDA. SGIJEMt\ L.. .ABDOU AZIZ. MOUANGUIA D . MANGALIVIA, EREI,I,E Tl 1 .
l:IiC)n/lB,-\ \\'., BOUCI<INDA G.. AWWA. OFOUNDA O.. OSSARA J., AVOME V.
NI,\h/lL': SISSOKO, ONDO MBA M., MOSSO NGO BAD1 P.. MBENG BIYOGHE S.,
i\/IEFOUh4E MBA R.. OUSMANE GUEYE, ANDEME ENGOANG C., ITOUMBA
hIO!JDOUNGA, MOUSSITOU E., ENGOHANG J., BARRAULT LOUEMBE, AVOME M..
LlOlIC'I<Ah/lBO S., NGUEMA ZOLO. MBENG BOTE M.. DZIME P., NGOUIvfOUNOU
I'IlnEN O.. EYANGA D.. NDONG NFA M., REVANDINE, FEUMEMOU 1.. KAMBO C .
l3i\\'f\BI K.. NZE EMANE F.. BADJIWA D., KOUMBA R.. MATIDZI G., hfINKWE M..
SIIONG J.F., MOUPODO MOUELE, PENGA MOUCICAMBI I., NZE BEKALE. BOUBALA
h l . AICLVE M.. PANGO AHOUNDJOU, MBANZE J.M.. NTOUTOUME ESSENG C..
l,I1<4MBO C.. AVOMO M., MBAILA C., NDJO YA AN.,EDZO- ASSOUMMOU C.,
SOULE MOURTALA, EBE K.. ANGUEZOMO OYONO.
9
E
2.
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Annexe 11.3: Pour le Test 3 (pré-test*post-test)
Annexe 11.4: Pour le Test 4 (pré-test*post-test)
Table des matières
PREMIERE PARTIE:......................................................................................8
OBJET. CONTEXTE THEORIQUE ET INSTITUTIONNEL ..................... 8
CHAPITRE 1: .................................................................................................10
PROBLEMATIQUE ET RECUEIL DES DONNEES .................................10
..
DEUXIEME PARTIE: ..................................... ..........................................109
LA QUESTION DES ECHECS EN LECTURE ......................................... 109
CHAPITRE IV:.............................................................................................137
LES RECHERCHES SUR L'ACCES A LA LECTURE EN AFRIQUE ..137
CHAPITRE .
VI LA MISE EN RELATION DES CONDUITES D'ENSEIGNEMENT ET LES
PERFORMANCES DES ELEVES: LA QUESTION DES EFFETS MAITRES 239 ................
Section 1.L'évolution des performances en lecture ................................... 240
[Link]-t-il des différences de pourcentages dans la distribution des notes
selon les *es d'enseignement?.................................................................. 240
1.1.1. Pour le pré-test .............................................................................. 240
1.1.2. Analyse des résultats au post-test .................................................. 247
1.2. Comment s'expliquent ces variations? ................................................. 254
1.2.1. Pour le CP1 ................................................................................... 255
1.2.2. Pour le CP2 ................................................................................... 257
In talung up the teaching and the learning of reading in the two first years of the pnmary school in
Gabon, the aim has been to highiight the efficienq of teachers in the State's pnmary schools when using the
« Je vais d l'école » book. The inquiry was carried out in years 1 and II of the primary schools in the Libreville
district, uith 8 classrooms for 459 pupils. It was carried out in the following penods : from 1994 to 1995 ; h m
1995 to 1996 and from 1996 to 1997. Since teachers were regularly on strike, only the data of the second period
have been retained, resulting in the reduction of the sampling length. In spite of âif3culties, the o b s e ~ n g
of a
teacher for a week has shown variations in the pedagogical practice. However, these variations are developed
from one lesson scheme centred on the relations between the written form and the sound to be studied. We are
ailuding here to the bottom up mode1 which is examplified by decoding. Four types of teaching have been
selected and reminded of as follows : the Systemaiic PresenWn-RepBion type(PRS) ; the -Systematic
Presentation-Solücitationtype (PSS); The Meanly Sydematic Presentation-Sollicitation type (PSMS) ; and
the Non Sysiematic-Brief-Presentation type (PBNS). The pupils have been assesseci according to results
acquired before and after reading. The results so acquired have been assessed according to the teachers'
behaviour. From this assessment, two (( surprinsing effects » have been noted. The first effect dealt with the
teaching of PSMS Spe. In fact, who would expect the M p r e s e n t a t i o n mode, wherepupüs have less vmbal
exchanges and whme the lesson presentation is uncomplete, to be efficient in terms of individual progress
with regard to the systernatic organisation of the PSS type whme questions are regularly asked and whme the
lesson presentation h m been complete ? The second surprising effect )) dealt with the PBNS îype. In fact,
who would wpect the pupils' progress to exist aIso among some pupils taught with the PBNS type, marked
by the briefness of p r d m coupled with some lack of dkeipüne ? These two u surprishg eflects »
being nrentioned, ii r e m a h that the teachhg of the PSS type is genmally efficient in terms of average
m'ffmences before and after the test.
Résumé:
En abordant l'enseignement et l'apprentissage de la lecture en CP au Gabon, l'objectif a été de mettre
en évidence l'efficacité des instituteurs des écoles publiqiies qui utilisent le manuel Je vais à l'école. L'enquête
s'est déroulée auprès des élèves des cours préparatoires Ire et 2me année de la commune de L i b d l e soit 8
classes pour 459 élèves. Elle a été menée en trois périodes réparties comme suit: de 1994-1995; de 1995-1996
et de 1996-1997. Pour des raisons con~oncturelles,seules les données de la deuxième période ont été retenues.
Cela a réd~iitl'étendue de l'échantilion. En dépit de ces dficultés, I'observation d'un même instituteur
pendant une période d'une semaine a montré des variations dans les pratiques pédagogiques. Mais, ces
variations se développent à partir d'un même schéma de 1-n axé sur les rapports graphielson à étudier. Nous
invoquons ici, le modèle ascendant caractdrisé par le décodage. Quatre iypes d'enseignement ont étd repérés et
rappelés comme suit: le iype fiésentanion-Rhpérition-Systématique(FI?$);le type Rt%entationSoUicitation-
Systématique (RSS); le type ReSentdonSoUicit&n-Moyerrnement Systématique (PSMS) et le iype
fiésentution-Brève-Non Systémaîhzue (PBNS). Les élèves ont été évaiués sur la base des performances aux
pré et post tests de lecture. Les résultats ainsi obtenus ont dté mis en relation avec les conduites
d'enseignement. De cette relation, il est ressorti deux « effets surprises P. Le premier a concerné
l'enseignement de type [Link] effet, qui s'attendrait à ce que le mode de présentation PSMS où les élèves
sont moins souidtés ei où la présentation & la leçon a t?t&
inachevée, soit performant en termes de
progression individuelle par rapport à une organisation systématique du type PSS où les solücitations sont
régulières et où la préseniafion & la leçon a été intégrale? Le deuxième « effet surprise » a concerné le Qpe
PBNS. En effd, qui s'&en&& à ce que la p r o g r d n &e ausi pour certains éièves enseignés avec k
type PBNS, marqué par la brièveté des présentotins et un certain désordre? Ces « &ux @& surprises »
étnnt mentionnés, il reste que l'enseignement de type PSS reste globalement e f , a c e en termes d'écarts
moyens posb'i)ré-t&
MOTS-CLES: ENSEIGNEMENT-APPRENTISSAGE-LECTUREPROCESSUSPRODUIT-EFFETS
INSTITUTCUEEP
Dé~artementSciences de I'Education
Univemit4 des Sciences et Technoiodes Lüie 1