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Investissements Agro-Sylvo-Pastoraux au Burkina Faso

Le document décrit le cadre juridique, les politiques et les réformes du secteur agro-sylvo-pastoral au Burkina Faso ainsi que les potentialités et opportunités d'investissement dans ce secteur, notamment dans l'agriculture, l'élevage et la foresterie.

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Investissements Agro-Sylvo-Pastoraux au Burkina Faso

Le document décrit le cadre juridique, les politiques et les réformes du secteur agro-sylvo-pastoral au Burkina Faso ainsi que les potentialités et opportunités d'investissement dans ce secteur, notamment dans l'agriculture, l'élevage et la foresterie.

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BURKINA FASO

Unité-Progrès-Justice

OPPORTUNITES D’INVESTISSEMENTS
DANS LE SECTEUR AGRO-SYLVO-PASTORAL AU
BURKINA FASO

Version provisoire
Juin 2018

1
Table des matières
SIGLES ET ABREVIATIONS…………………………………………………………………………………………………..4
CONEXTE……...………………………………………………………………………………………………………………...
Erreur ! Signet non défini.
I. CADRE JURIDIQUE ET POLITIQUE DU SECTEUR AGROSYLVO PASTORAL…………………………………….6
[Link] législatif et règlementaire ........................................................................................................................ 6
I.2 Politiques et stratégies dans le secteur agro-sylvo-pastoral ........................................................................... 8
I.3 Principales réformes dans le secteur agro-sylvo-pastoral............................................................................... 9
II. POTENTIALITES AGRO SYLVO PASTORALES……………………………………………………………………....12
2.1 Dans le sous-secteur agricole ......................................................................................................................... 12
2.1.1. La filière Coton ........................................................................................................................................ 13
2.1.2. Les céréales ........................................................................................................................................... 13
2.1.3. Les fruits et légumes ............................................................................................................................... 16
2.1.4. Les oléagineux ........................................................................................................................................ 16
II.2 Dans le sous-secteur de l’élevage .................................................................................................................. 17
Source : Rapports d’activités 2008-2017du MRAH ........................................................................................... 18
2.2.1. La filière bétail-viande ............................................................................................................................. 18
2.2.2. La filière lait............................................................................................................................................. 19
2.2.3. La filière cuirs et peaux ........................................................................................................................... 19
2.2.4. La filière miel........................................................................................................................................... 20
2.2.5. La filière Volaille ...................................................................................................................................... 20
2.3. Dans le sous-secteur forestier ....................................................................................................................... 20
2.3.1. Les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) ......................................................................................... 21
2.3.2. Les ressources fauniques ....................................................................................................................... 23
III. OPPORTUNITES D’INVESTISSEMENT DANS LE SECTEUR AGRO-SYLVO PASTORAL……………………..23
3.1. Opportunités d’investissements dans le sous-secteur agricole ...................................................................... 23
3.1.1. Les gains de productivité dans l’ensemble du système agroalimentaire ................................................ 23
3.1.5. Des projets concrets en recherche de financement ................................................................................ 25
III.2. Les opportunités d’investissement dans le sous-secteur des ressources animales et halieutiques .............. 27
3.2.2. Des projets concrets en recherche de financement ................................................................................ 28
III.3. Les opportunités d’investissement dans le sous-secteur forestier et faunique.............................................. 28

2
RAISONS D’INVESTIR DANS LE SECTEUR AGRO SYLVO PASTORAL

1. Un potentiel agricole estimé à 9 000 000 ha de terres arabes, dont 233 500
ha de terres irrigables avec maitrise totale de l’eau et 500 000 ha de bas-
fonds facilement aménageables ;

2. L’existence d’environ 1 200 plans d’eau (barrages, lacs, mares) permettant


ainsi de mobiliser environ cinq (05) milliards de mètres cube d’eau de surface
par an pour le développement de l’irrigation, de la pêche et de l’aquaculture ;

3. L'existence d’une importante variabilité génétique au sein des espèces


végétales locales cultivées ;

4. 70% du territoire national, soit environ 19 048 352 ha, renferme une grande
diversité de Produits Forestiers Non Ligneux et ligneux ;

5. L’existence d’un cheptel numériquement important et très diversifié

6. Une population agricole jeune, dynamique, entreprenante et réputée


travailleuse ;

7. Un cadre législatif et réglementaire propice et incitatif à l’investissement avec


une politique agricole centrée sur l’approche filière et de promotion de
l’agrobusiness ;

8. L’existence d’une recherche agricole et environnementale performante avec


des acquis importants sur les semences..

3
SIGLES ET ABREVIATIONS
ANTR Agence nationale des terres rurales
CAMVET Centrale d’Achats des Médicaments Vétérinaires
FDA Fonds de développement agricole
FEB Fédération des éleveurs du Burkina
IMF Institutions de Microfinance
PNSAN Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle
PNSFMR Politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural
PNSR Programme national du secteur rural
SDR Stratégie de développement rural
SOFIGIB Société financière de garantie interbancaire du Burkina
SONAGESS Société nationale de gestion des stocks de sécurité
CNC Certificat national de conformité
CIASPH Code des investissements agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique
ADP Assemblée des députés du peuples
FODEL Fonds national pour le développement de l’élevage
FIE Fonds d’intervention pour l’environnement
LNE Laboratoire national d’élevage
DGESS Direction générale des études et des statistiques sectorielles
MAAH Ministère de l'agriculture et des aménagements hydrauliques
FEB Fédération des éleveurs du Burkina
UTL Unités de transformations laitières
CCL Centres de collecte de lait
MRA Ministère des ressources animales
PNFL Produits Forestiers Non Ligneux
DGPER Direction générale de la promotion de l'économie rurale
PIB Produit intérieur brut
PPP Partenariat public-privé
VAFA Projet de développement de la valeur ajoutée des filières agricoles
PAPFA Projet d’appui à la promotion des filières agricoles
PNDES Plan national de développement économique et social
IAP Instrument automatisé de prévision
PASP Production agro-sylvo-pastorale
RGPH Recensement général de la population et l'habitat

4
CONTEXTE
Le secteur Production Agro-Sylvo-Pastorale (PASP) occupe une place prépondérante dans l’économie
nationale; il occupe 86% de la population totale (RGPH 2006) et fournit environ 45% des revenus des
ménages agricoles. La contribution moyenne annuelle du secteur PASP à la formation du Produit intérieur
brut (PIB) sur la période 2005-2015 est estimée à 32,46% dont 17,79% pour les productions végétales,
11,20% pour les productions animales et 3,46% pour la foresterie et la pêche (IAP, juillet 2016). En 2017,
les estimations montrent que la contribution du secteur est de 27,8% dont 14,2% pour les productions
végétales, 10,3% pour les productions animales et 3,3% pour la foresterie et la pêche (IAP, 2018). Cette
contribution relativement faible et baissière au regard des potentialités du secteur s’expliquerait par une
faiblesse des productivités, une faible transformation des produits et une commercialisation des produits
bruts. Sur la période 2005-2015, la balance commerciale agro-alimentaire du pays est excédentaire à
tendance croissante (un accroissement annuel moyen de 8,3%) avec une progression moyenne de 13,6%
dominée par le coton et l’élevage (IAP, 2015).
Le potentiel des filières Agricoles et Agro-industrielles est très important et reste une source de croissance
encore largement inexploitée. Conformément aux ambitions affichées dans le PNDES, le Gouvernement
envisage faire passer la part du taux de transformation des produits agricoles de 12% en 2015 à 25% à
l’horizon 2020. Cependant, après deux années de mise en œuvre du PNDES, le taux de transformation
des produits agricoles demeure toujours très faible.
Le présent document donne un aperçu sur le cadre légal et règlementaire, les potentialités et les
opportunités du secteur.

5
[Link] JURIDIQUE ET POLITIQUE DU SECTEUR AGROSYLVO PASTORAL
Le Burkina Faso dispose d’un cadre législatif, réglementaire et politique favorable à l’investissement dans
le secteur agro-sylvo-pastoral.

[Link] législatif et règlementaire


Au Burkina Faso, la gouvernance du secteur agro-sylvo-pastoral est régie par un cadre juridique propice à
la promotion des investissements pour le développement des chaines de valeur. Les principales lois sont :
• Loi N°034 du 24 juillet 2009 portant régime foncier en milieu rural
Cette loi garantit la propriété foncière à travers la délivrance des actes de possession foncière en milieu
rural. L’accès à la propriété foncière n’apparaît pas comme une contrainte principale auxquelles les
investisseurs privés font face au Burkina Faso.

• Loi N° 070 du 22 octobre 2015 portant loi d’orientation agro-sylvo-pastorale, halieutique et


faunique
Elle a pour objet de fixer les grandes orientations du développement durable des activités agro-sylvo-
pastorales, halieutiques et fauniques. De façon spécifique, elle vise entre autres la promotion des
investissements productifs dans le secteur rural au moyen notamment de l’accès facile aux facteurs de
production, à l’existence d’une fiscalité adaptée et à l’assurance agro-sylvo-pastorale pour couvrir les
risques liés aux productions.
• Loi N°10-2006/AN du 31 mars 2006 portant règlementation des semences végétales
Cette loi régit l’ensemble des activités relatives aux semences végétales au Burkina Faso. Elle vise à créer
les conditions pour la promotion de la qualité, de la production, de la commercialisation et de l’utilisation
des semences afin de contribuer à la réalisation de l’objectif national d’intensification, de modernisation de
l’agriculture, d’accroissement des productions agricoles et forestières ainsi que de sécurité alimentaire.

• Loi N°41-1996/ADP du 08 novembre 1996 portant contrôle des pesticides


Cette loi vise à instituer un contrôle de la gestion des pesticides au Burkina Faso. Ce contrôle vise entre
autres à s’assurer : (i) de la régularité des procédures de production, d’expérimentation, d’importation,
d’exportation, de reconditionnement, de transit, de transport, de distribution, de stockage, d’utilisation et de
destruction du pesticide ; (ii) de la qualité des pesticides ; (iii) du respect des normes d’étiquetage,
d’emballages et de procédures d’homologation en vigueur au Burkina Faso.

• Loi N°026-2007/AN du 20 novembre 2007 instituant un contrôle des engrais


Cette loi a pour objectif d’instituer un contrôle des engrais d’importation, d’exportation et de fabrication
locale au Burkina Faso. Ainsi au sens de cette loi, l’importation des engrais sur le territoire du Burkina Faso
est soumise à l’obtention d’un Certificat national de conformité (CNC), délivré par le ministère en charge du
commerce, après avis du ministre en charge de l’agriculture. En outre, l’importation et la commercialisation

6
des engrais sont soumises à l’obtention d’un agrément délivré par le ministre en charge du commerce,
après avis du ministère en charge de l’agriculture.
• Loi N°50-2012/AN du 30 octobre 2012 portant règlementation des organisations
interprofessionnelles des filières agricoles sylvicoles, pastorales, et halieutiques et
fauniques
Cette loi a pour objet la règlementation des organisations interprofessionnelles des filières agricoles,
sylvicoles, pastorales, halieutiques et fauniques au Burkina Faso. Elle fixe les modalités de constitution
desdites organisations interprofessionnelles, leur composition, leurs attributions et leur fonctionnement.

• Loi N°037-2012/AN du 16 décembre 2014 portant règlementation de l’amélioration génétique


du cheptel au Burkina Faso
Elle fixe les règles relatives à la mise en œuvre des actions d’amélioration génétiques des espèces
animales domestiques au Burkina Faso.

• Loi n° 034-2002/AN du 14 novembre 2002, portant loi d'Orientation Relative au Pastoralisme


au Burkina Faso
Cette loi définit le pastoralisme, fixe les principes et les modalités de gestion durable des activités
pastorales, agropastorales et sylvo-pastorales. A ce titre, elle confère à l'Etat et aux Collectivités
Territoriales de garantir "aux pasteurs le droit d'accès aux espaces pastoraux, le droit d'utilisation équitable
des ressources naturelles et la mobilité des troupeaux".

• Loi n°048-2017/AN du 16 novembre 2017 portant Code de Santé Animale et de la santé


publique vétérinaire
Cette loi régit la santé animale et la santé publique vétérinaire. Elle s'applique aux animaux terrestres et
aquatiques dans les domaines suivants : l'organisation vétérinaire; l'exercice de la médecine vétérinaire et
les structures professionnelles; la maitrise sanitaire de I ‘élevage ; les maladies des animaux; I ‘utilisation et
la protection des animaux; la pharmacie et la pharmacopée vétérinaires ; la chaîne alimentaire et la
traçabilité; les mouvements internationaux des animaux, des produits animaux et des produits d'origine
animale.
• la loi n°008-2014/AN du 08 avril 2014 portant loi d’orientation sur le développement durable
au Burkina Faso
Cette loi a pour objet de fixer les règles générales d’orientation de la mise en œuvre du développement
durable au Burkina Faso. Elle a pour but de : (i) créer un cadre national de référence pour assurer la
cohérence des interventions des acteurs à travers des réformes juridiques, politiques et institutionnelles
appropriées ; (ii) garantir l’efficacité économique, la viabilité environnementale et l’équité sociale dans
toutes les actions de développement.
• Loi n°003-2011/AN du 05 avril 2011 portant Code forestier au Burkina Faso

7
Le code forestier a pour objet de fixer les principes fondamentaux de gestion durable et de valorisation des
ressources forestières, fauniques et halieutiques.
• Loi portant sur le Code des investissements agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique
(CIASPH) adopté le 17 mai 2018e code vise la création d’un environnement incitatif pour le développement
des activités agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques concourant au développement économique et
social du Burkina Faso. De façon spécifique, il permet de disposer d’une définition claire et consensuelle
de l’entreprise agricole, de faciliter la formalisation et le suivi des entreprises agricoles, et de permettre aux
promoteurs d’entreprises agricoles de disposer de moyens juridiques pour justifier leurs statuts auprès des
services de la douane et des impôts afin de bénéficier effectivement des avantages incitatifs.

I.2 Politiques et stratégies dans le secteur agro-sylvo-pastoral


Plusieurs politiques et stratégies encadrent le secteur agro-sylvo-pastoral. Il s’agit entre autres :
• La politique sectorielle « production agro-sylvo-pastorale »

A l’horizon 2025, le gouvernement ambitionne de faire de l’Agriculture Burkinabè, une Agriculture moderne,
compétitive, durable et moteur de la croissance économique, fondée sur des exploitations familiales et des
entreprises agricoles performantes et assurant à tous les Burkinabè un accès aux aliments nécessaires
pour mener une vie saine et active. L’objectif global de cette politique est de développer un secteur
« production agro-sylvo-pastorale » productif davantage orienté vers le marché et créateur d’emplois
décents basé sur des modes de production et de consommation durables.
• La politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle
La Politique nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNSAN) se définit comme le cadre unique
de référence en matière d’orientation de toutes les actions de promotion de la sécurité alimentaire et
nutritionnelle. Ainsi, elle se veut le cadre fédérateur des actions entreprises au niveau sectoriel dans les
domaines de l’agriculture, des ressources animales et halieutiques, des produits forestiers et fauniques, de
la nutrition, de l’eau et de l’assainissement ainsi que de la protection sociale avec comme ambition
d’atteindre une sécurité alimentaire et nutritionnelle au Burkina Faso à l’horizon 2025.
• La Politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural

La Politique nationale de sécurisation foncière en milieu rural (PNSFMR) vise à assurer à l’ensemble des
acteurs ruraux, l’accès équitable au foncier, la garantie de leurs investissements et la gestion efficace des
différends fonciers afin de contribuer à la réduction de la pauvreté, à la consolidation de la paix sociale et à
la réalisation du développement durable. Elle offre aux autres intervenants en milieu rural un cadre de
référence sûr pour éclairer les actions de mise en valeur des terres en milieu rural.
• La stratégie de développement rural
Les orientations fortes de la SDR sont portées par les propositions de solutions pour répondre aux défis de
développement de l’agriculture. On retiendra entre autres : (i) assurer la couverture des besoins céréaliers

8
nationaux par la production céréalière nationale dans un contexte de changement climatique ; (ii)
développer les filières agricoles et la liaison production-marché ; (iii) assurer une maîtrise effective et une
gestion de l’eau de production au regard de l’irrégularité et l’insuffisance des pluviométries et des multiples
conflits constatés autour des ressources en eau.
• Le programme national du secteur rural

Deuxième du genre, le Programme national du secteur rural (PNSR 2) traduit la volonté du Gouvernement
de se doter d’un cadre unique de planification, de mise en œuvre et de suivi-évaluation de l’ensemble des
interventions en matière de développement rural. L’objectif du PNSR 2 est d’assurer la sécurité alimentaire
et nutritionnelle par le développement durable d’un secteur agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique
productif et résilient, davantage orienté vers le marché.

I.3 Principales réformes dans le secteur agro-sylvo-pastoral


Elles se répartissent entre les réformes déjà réalisées et celles en cours.

Parlant des reformes déjà entreprises, on note :


• la création d’une banque agricole
Au Burkina Faso, la part du financement du secteur agricole dans les crédits octroyés à l’économie
représente à peine 3%. Cette faiblesse est liée aux difficultés d’accès des producteurs agricoles au
financement bancaire.
L’augmentation de la productivité, des valeurs ajoutées et des revenus agricoles passe par la levée des
obstacles aux financements du secteur agricole. La création de cette banque agricole présente des
opportunités d’offre de services adaptés aux petits producteurs agricoles.
Les services adaptés peuvent porter entre autres sur : (i) exonération des crédits des organisations des
producteurs de TVA et application de frais de dossier réduit ; (ii) exonération des comptes ordinaires des
organisations des producteurs de frais de tenue de comptes ; (iii) acceptation de la caution solidaire des
membres comme garantie ; (iv) mise en place d’un mécanisme d’assurance agricole.
• la création d’un fonds national de développement de l’élevage (FODEL)
Face aux difficultés que les acteurs des filières de l’élevage rencontrent pour accéder au crédit dans les
institutions classiques, le Gouvernement a mis en place en 1996 un fonds de développement de l’élevage
(FODEL) qui visait à appuyer l’équipement des producteurs. En 2008, un statut particulier a été adopté par
DECRET N°2008-241/ PRES/PM/MRA le 23 janvier 2008 accordant au FODEL dans ses nouvelles
attributions la possibilité de faire du crédit aux professionnels des trois maillons (production, transformation,
commercialisation) soit à titre individuel, soit ou organisés en associations.
• la création du Fonds d’intervention pour l’environnement (FIE)
Le FIE est un fonds créé par la loi N°006-2013/AN du 02 avril 2013, portant Code de l’environnement au
Burkina Faso et mis en place en mai 2015. C’est un outil financier du Gouvernement pour atteindre ses
objectifs dans le secteur de l’environnement. Ce sont entre autres:(i) la réduction des tendances actuelles

9
de dégradation de l’environnement et des pertes économiques liées, (ii) la lutte contre les effets néfastes
des changements climatiques et (iii) le développement économique du pays en créant des richesses et des
revenus dans les filières de l’environnement et des ressources naturelles.
En 3 ans d’existence, le FIE a financé 370 micro-projets à hauteur de 4 milliards de FCFA, dans 06 régions
du Burkina Faso.
• la Mise en place d’une unité de montage de tracteurs et de matériel agricole
L’accélération de la mécanisation agricole contribuera à l’accroissement quantitatif et qualitatif de la
production pour assurer la sécurité alimentaire et servir de levier à la croissance économique nationale.
C’est en s’inscrivant dans cette vision que la promotion de la mécanisation agricole fait l’objet d’une
attention particulière de la part du gouvernement qui prévoit encourager les actions de mécanisation
agricole et l’installation d’une unité d’assemblage de tracteurs et de matériel agricole.
S’agissant des réformes en cours, elles sont relatives à :
• la création d’un fonds de développement agricole (FDA)
Le financement des investissements à moyen et long termes apparaît comme un des obstacles les plus
importants à la modernisation du secteur agricole. En effet, la part du financement du secteur agricole dans
les crédits octroyés à l’économie représente à peine 3%. Des initiatives diverses ont été développées pour
soutenir les banques locales à s’intéresser au financement du secteur agricole soit à travers des lignes de
crédit directement logées dans ces banques, soit ou différents fonds ou mécanismes de garanties comme
la SOFIGIB. Mais malgré tout, les banques locales financent encore très peu l’agriculture qu’elles trouvent
trop risquées.
Fort de ces constats, la nécessité de création d’un Fonds de Développement Agricole (FDA).s’est imposé.
Le FDA a pour mission principale d’offrir au secteur agricole burkinabè, un accompagnement financier à
l’effet de contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et à la lutte contre la pauvreté. Spécifiquement, il
s’agira pour le Fonds de Développement Agricole de :
− mobiliser des financements nationaux et internationaux en faveur du secteur agricole au Burkina
Faso ;
− financer des activités de production, de conservation, de transformation et de commercialisation
des produits agro-sylvo-pastoraux, halieutiques et fauniques.
• la création d’une Centrale d’Achats des Médicaments Vétérinaires (CAMVET)

L’objectif de cette centrale d’achat des médicaments vétérinaires est de contribuer à une meilleure
couverture sanitaire du cheptel par un approvisionnement du territoire national en médicaments
vétérinaires de qualité et à moindre coût et une promotion de la prescription, la dispensation et l’utilisation
des médicaments vétérinaires.

• la Mise en place d’un mécanisme d’assurance agricole

10
Au Burkina Faso comme dans de nombreux pays africains, l’agriculture est particulièrement sensible aux
risques naturels tels que la sécheresse, le déficit pluviométrique, les inondations, la menace acridienne et
autres catastrophes. De tels risques affectent les capacités de production et les revenus des petits
producteurs et plus sérieusement, l’atteinte d’une sécurité alimentaire. Par ailleurs, ces risques menacent
la solvabilité des producteurs agricoles et compliquent donc leurs accès aux produits financiers proposés
par les structures de financement (banque ou IMF), qui présentent déjà des procédures d’octroi de crédit
difficilement accessibles par les producteurs.
Différents outils privés de gestion des aléas climatiques en agriculture comme les assurances, ou de
gestion de la saisonnalité des prix comme le warrantage, se développent actuellement au Burkina Faso en
complément du mécanisme centralisé de gestion de stocks de sécurité alimentaire qui est confié par l’Etat
à la SONAGESS.
Il apparaît essentiel que ces différentes initiatives de gestion des aléas économiques en agriculture, qui
sont entreprises par divers acteurs y compris par le secteur privé, s’inscrivent dans un cadre cohérent et
harmonisé. Il s’agit pour cela de mettre en place un environnement institutionnel, législatif et réglementaire
favorable aux développements de nouveaux produits adaptés et performants. C’est pour cette raison, le
Ministère de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques a prévu de mettre en place un mécanisme
de gestion des risques agricoles.
• la Mise en place d’une Agence Nationale des Terres Rurales
La loi 034-2009 du 16 juin 2009 portant régime foncier rural a créé à travers ses articles 88 et 89, l’Agence
nationale des terres rurales (ANTR) pour la constitution et la gestion du domaine foncier rural de l’Etat et
des collectivités territoriales. Cette structure est indispensable pour la sécurisation des terres rurales de
l’Etat comme les aménagements hydro-agricoles, pastoraux et forestières.
• la création d’une unité de production de vaccins pour animaux au laboratoire national
d’élevage de Ouagadougou.
La mise en place de l’unité de production de vaccins pour animaux permettra de renforcer les capacités du
Laboratoire National d’Elevage (LNE) et de son réseau de laboratoires régionaux aptes à soutenir la
politique du Gouvernement en matière de santé animale, de sécurité sanitaire des aliments, de production
de vaccins et de contrôle de qualité des médicaments vétérinaires.
• la création et opérationnalisation de trois agropoles (BAGRE, SOUROU ET SAMENDENI)
La recherche de voies innovantes pour promouvoir une croissance forte avec des sources diversifiées et
pérennes a conduit le Burkina Faso à opter pour le modèle de croissance basé sur l’approche pôle de
croissance. Cette ambition de croissance forte ne pourra se réaliser que si la structure de l’économie est
profondément transformée, faisant apparaître de nouveaux pôles de croissance dans des secteurs
diversifiés avec des projets structurants et innovants à effets d’entraînement.
La production agricole constitue le socle sur lequel le Gouvernement compte promouvoir le développement
socio-économique du pays. Ces trois agropoles (Bagrépole, Samendéni, vallée du Sourou ) présentent des
potentialités en aménagements hydro agricoles :

11
- le barrage hydro agricole et hydro-électrique de Bagré : le potentiel hydro-agricole identifié et
disponible en aval du barrage et sur le pourtour du lac est estimé à 30 000 ha, dont 7 100 ha
irrigables par gravité à l’aval et 22 900 ha irrigables par pompage dans la retenue. Le Burkina Faso
a également réalisé sur ce site une centrale hydro électrique d’une puissance de 16 MW, un centre
éco-touristique, une exploitation piscicole… ;
- la vallée du Sourou couvre une superficie de 995 km2 avec un potentiel de 30.000 hectares
aménageables en périmètres irrigués dont seulement 12,72 % sont réellement aménagés
- le barrage hydro-agricole et hydro-électrique de Samandéni a une capacité [Link] m3 de
volume de retenue, une centrale hydro électrique de 17 GWh; 23 600 ha de terres à aménager
dont 20.610 ha de terres à irriguer. Une zone d’activités diverses à vocation agro-industrielle sera
aménagée en aval de la digue du barrage de Samandéni.
• l’élaboration et l’opérationnalisation de la stratégie nationale REDD+
Cette mesure a pour objectif de réduire la déforestation et la dégradation des forêts afin de renforcer leurs
capacités de séquestration de carbone.
[Link] AGRO SYLVO PASTORALES
2.1 Dans le sous-secteur agricole
Le Burkina Faso dispose d’un important potentiel en eaux de surface et eaux souterraines, respectivement
estimé à 10 milliards de m3 et à 113 milliards de m3. Ce potentiel est constitué, par les cours d'eaux
permanents (Mouhoun et son affluent le Kou, la Comoé et son affluent la Léraba, la Pendjari); des cours
d’eau non permanents (Nazinon, Nakambé, Béli, Sourou…); des lacs (Dèm, Bam, Tengréla); des barrages
hydro agricoles (Kompienga, Bagré, Ziga et Samandéni) et autres retenues d'eau.
La superficie des terres à potentialités agricoles est évaluée à 9 millions ha dont seulement 1/3 (soit 3,5
millions ha) est exploité annuellement. Le potentiel des terres irrigables est estimé à environ 233.500 ha
dont 26.758 ha aménagés, (soit 11,5%) mis en valeur. En outre, le pays dispose de 500 000 ha de bas-
fonds facilement aménageables.
L'existence d’une importante variabilité génétique au sein des espèces locales cultivées et les potentialités
non-négligeables d’irrigation offrent une très grande possibilité d’intensification de la production agricole.
Les politiques sectorielles de développement ont identifié des filières porteuses, dont quatre sont liées à la
production agricole : le coton, les céréales, les fruits et légumes et les oléagineux. Le Burkina Faso œuvre
à créer, dans chacune de ces filières, une chaine des valeurs à travers la mise en place des différents
segments. Il s’agit d’identifier, de créer ou d’améliorer les principaux facteurs politiques, institutionnels et
infrastructurels qui permettront d’accroître la production, d’en réaliser la transformation tout en garantissant
la compétitivité des produits. En plus de ces potentialités, les principaux facteurs favorables aux activités
de productions végétales sont :
- l'existence de paquets techniques et technologiques adaptés aux diverses zones agro-écologiques
mis au point par la recherche ;

12
- l’existence de dynamiques sociales importantes et la volonté de lutter contre la dégradation des
ressources naturelles et la désertification ;
- une bonne complémentarité des diverses régions et zones agro-écologiques du pays
- une recherche agricole et environnementale performante avec des acquis importants.
2.1.1. La filière Coton
La filière coton du Burkina Faso est une expérience bien réussie, avec la création et l’organisation de
l’ensemble des segments de la chaîne de valeur ajoutée, allant de l’approvisionnement des producteurs en
semences et en intrants, à leur encadrement technique sur le terrain, au transport du coton graine, à la
transformation et à la commercialisation.
Le coton contribue à la formation du PIB de plus de 40% et apporte plus de 60% de recettes à l’exportation
en 2014. Plus de 3.000.000 de personnes vivent directement et indirectement des revenus du coton au
Burkina. Le coton du Burkina Faso se caractérise par :
- la bonne qualité de la fibre récoltée manuellement ;
- la bonne posture en matière de compétitivité internationale ;
- une filière organisée, structurée et dynamique ;
- l’effectivité d’un encadrement technique ;
- l’existence d’une demande extérieure croissante ;
- la forte contribution à la réduction de la pauvreté (plus de 135 milliards de revenus injectés en
milieu rural).
Cependant, moins de 5% de la production en fibre de coton est transformée dans le pays. En dépit de la
forte exportation de la fibre de coton, il n’en demeure pas moins que cette filière constitue un modèle dans
le cadre de la valorisation et de la création d’autres chaînes de valeur ajoutée, notamment dans les sous-
secteurs vivrier, fruitier, légumier et dans celui des oléagineux.
La production cotonnière est de 844 337 tonnes soit une hausse globale de 7,59% par rapport à la
campagne précédente (784 784 tonnes) et de 10,46% par rapport à la moyenne quinquennale.

Tableau 1 : Production cotonnière de 2007 à 2017 (en tonnes)


ANNEE 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017

PRODUCTION 377 364 720 675 483 865 529 620 441 057 606 992 766 220 894 982 768 930 774 380 844 337

Source : Données statistiques DGESS/MAAH 2018

2.1.2. Les céréales


Sur la base de l’expérience bien réussie de la filière coton, le Burkina Faso a opté pour la création et
l’organisation d’autres chaînes de valeur ajoutée autour de ces principaux produits vivriers. Une telle
démarche est capitale pour freiner la conquête du marché urbain par les produits alimentaires importés que
sont les « prêt à cuire » ou « prêt à consommer » dont le riz, le couscous, les pâtes...

13
Les principales spéculations commerciales identifiées au niveau des céréales sont : le maïs, le riz, et pour
les tubercules : l’igname, la patate, le manioc et la pomme de terre.
L’analyse de l’évolution des productions est présentée ci-dessus. De façon globale on remarque une
baisse des productions des différentes spéculations. Ces baisses s’expliquent en partie par une baisse
globale des rendements de toutes les spéculations, négativement affectées par les longues séquences
sèches, l’arrêt précoce des pluies, l’attaque de la chenille légionnaire et des oiseaux granivores.

• Les principales céréales

La production céréalière définitive des spéculations comme le riz, le maïs, le mil, le sorgho et le fonio de la
campagne agricole 2017-2018 a été estimée à 4 063 198 tonnes. Cette production enregistre une baisse
respective de 11,03% et de 11,65% par rapport à la campagne agricole passée (4 567 066 tonnes au cours
de la campagne 2016-2017) et par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La campagne
2017/2018 a connu une baisse de toutes les spéculations.

La production de riz est estimée à 325 566 tonnes, correspondant à une baisse de 15,37% par rapport à la
production définitive de la campagne agricole 2016-2017 et par rapport à la moyenne des cinq dernières
campagnes, elle est en baisse de 3,23% ;

La production de mil est de 928 234 tonnes soit une baisse de 8,49% et de 16,86% respectivement par
rapport à la production définitive de la campagne agricole 2016-2017 et à la moyenne des cinq dernières
campagnes ;

Le maïs enregistre une production de 1 533 431 tonnes, soit une baisse de 4,31% par rapport à la
production définitive de la campagne 2016-2017 et une quasi stabilité de 0,26% par rapport à la moyenne
des cinq dernières campagnes ;

La production de sorgho blanc s’établie à 1 005 214 tonnes, soit une baisse de 14,63% et de 21,95%
respectivement par rapport à la production définitive de la campagne agricole 2016-2017 et par rapport à la
moyenne quinquennale ;

La production de sorgho rouge est estimée à 360 684 tonnes, soit une baisse de 25,85% par rapport à la
production définitive de la campagne agricole 2016-2017 et de 16,95% par rapport à la moyenne
quinquennale ;

Le fonio enregistre une production de 10 058 tonnes. Cette production est en baisse de 7,93% par rapport
à la production définitive de la campagne agricole 2016-2017 et de 31,17% par rapport à la moyenne
quinquennale.

14
Tableau 2 : Production céréalière de 2007 à 2017 (en tonnes)

ANNEE RIZ MAIS MIL SORGHO FONIO


2007 113 253 546 302 966 016 1 507 162 12 843
2008 295 407 1 026 758 1 255 189 1 875 046 19 547
2009 218 804 896 073 970 927 1 521 468 26 101
2010 270 658 1 133 480 1 147 894 1 990 227 18 315
2011 240 865 1 076 753 828 740 1 505 543 14 502
2012 319 389 1 556 315 1 078 373 1 923 805 20 659
2013 305 382 1 585 418 1 078 570 1 880 464 19 887
2014 347 501 1 433 085 972 538 1 707 612 8 561
2015 325 138 1 469 611 946 184 1 435 640 13 090
2016 384 689 1 602 524 905 071 1 663 843 10 936
2017 325 566 1 533 430 828 234 1 365 898 10 068
Source : Données statistiques DGESS/ MAAH 2018

• Les autres cultures vivrières

La production définitive des autres cultures vivrières (niébé, igname, et patate) de la campagne agricole
2017/2018 est estimée à 661 317 tonnes soit une baisse de 1,75% par rapport à la campagne précédente
qui était de 673 122. Cette production se répartit comme suit :
La production du niébé est estimée à 555 833 tonnes, soit une légère stabilité de 0,28% par rapport à la
campagne dernière et une baisse de 3,72% par rapport à la moyenne quinquennale.

La production d’igname est de 46 735 tonnes, en baisse de 1,95% par rapport à la dernière campagne.
Cette production comparée à la moyenne quinquennale enregistre une forte baisse de 28,17%.

La production de patate est évaluée à 58 749 tonnes, soit une baisse de 16,67% comparée à celle de
l’année dernière et de 29,33% comparativement à la moyenne quinquennale.

Tableau 3: Production des autres cultures vivrières de 2007 à 2017 (en tonnes)

ANNEE 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
NIEBE 253 190 537 680 453 629 626 113 441 015 598 524 599 803 562 729 571 303 558 924 555 833
IGNAME 19 684 43 295 80 868 97 630 99 730 113 345 91 577 43 953 28 762 48 251 46 735
PATATE 61 916 73 221 81 499 92 520 140 061 92 817 167 550 37 738 47 029 65 947 58 749
Source : Données statistiques DGESS/MAAH 2018
Pour ces spéculations, on note :
- un fort potentiel de croissance et d’extension ;
- l‘introduction et le développement des semences améliorées ;
- les productions sont en deçà de la demande nationale :

15
- une forte demande nationale de riz qui s’accroît à un rythme accéléré par an.
- une très forte demande sous régionale, particulièrement pour le riz et les haricots blancs.
Dans sa politique d'intensification et d'accroissement de la production agricole, le Burkina Faso s’est
particulièrement orienté vers l’utilisation généralisée des semences améliorées dans le sous-secteur
céréalier, par la mise en place d’un programme de production et de vulgarisation de semences améliorées.
2.1.3. Les fruits et légumes
L’option du Gouvernement pour une diversification alimentaire implique le développement des filières fruits
et légumes. Elles occupent une superficie cultivée de 30 000 hectares pour une possibilité d’extension sur
225 000 hectares (en augmentation de 7 % par an). Les productions de ces filières représentent 16,5 % de
l’ensemble de la production agricole.
La production maraîchère totale était de 747 488 tonnes en 2010 1, répartie entre les différentes
spéculations. Les quantités produites se présentent comme suit :
- les haricots verts : 17 739 tonnes en 2009. Il existe un fort potentiel d’accroissement de la production
d’haricots verts et il y a un fort regain d’intérêt pour cette spéculation. La demande extérieure pour les
haricots verts est forte. Pendant deux décennies (1970 à 1990) le pays était l’un des premiers
exportateurs africains d’haricots verts, avec une qualité des produits mondialement reconnue.
- la tomate : 159 632 tonnes en 2009
- les oignons : 242 258 tonnes oignons bulbes et 21 307 oignons feuilles en 2009
- la mangue : 327 479 tonnes en 2010 pour une superficie occupée de l’ordre de 35.000 hectares.
En outre, ces cultures, bien maîtrisées par les producteurs burkinabè, présentent un important potentiel de
développement et disposent déjà d’un circuit d’exportation dans la sous-région (Ghana, Togo, Benin, Côte
d’Ivoire, Guinée Equatoriale), vers l’Europe et d’autres continents.
Les filières fruits et légumes renferment une importante marge d’accroissement compte tenu des
potentialités encore énormes de terres irrigables disponibles (avec près de 225 000 hectares) sur les
principaux sites que sont Bagré, Sourou, Douna, bientôt Samendeni etc.
2.1.4. Les oléagineux

La production définitive des cultures oléagineuses est évaluée à 1 360 952 tonnes ; elle est en baisse de
8,90% par rapport à la campagne passée et stable (+0,53%) par rapport à la moyenne des cinq dernières
campagnes. Pour les différentes spéculations, les productions se présentent comme suit :

L’arachide enregistre une production de 334 328 tonnes, en baisse globale de 35,63% par rapport à la
campagne agricole écoulée (515 672 tonnes) et de 11,15% par rapport à la moyenne quinquennale ;

Le sésame avec une production de 163 787 tonnes connaît une relative stabilité (-0,08%) comparé à celle
de la campagne précédente (163 819 tonnes). Par rapport à la moyenne quinquennale, la baisse est de
1
La dernière enquête sur les cultures maraichères date de 2010

16
14,58%. Avec une production nationale de plus de 163 787 tonnes enregistrée au cours de la campagne
2017-2018, le sésame se positionne au deuxième rang des cultures de rente dans notre pays après le
coton, faisant ainsi du Burkina Faso, le 4e pays producteur du sésame en Afrique, après l’Ethiopie, le
Nigéria et le Soudan. Le marché asiatique et également européen pour le sésame conventionnel et Bio
constituent de véritables marchés sûrs pour ce produit.

Le soja avec une production de 18 500 tonnes, enregistre une baisse de 28,43 % et 13,59%
respectivement par rapport à la campagne dernière (25 765 tonnes) et à la moyenne quinquennale.

Tableau 4 : Production des oléagineux de 2007 à 2017 (en tonnes)

ANNEE 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
SESAME 18 802 51 924 56 252 90 649 84 759 100 488 137 347 321 837 235 079 163 819 163 787
ARACHIDE 244 922 346 292 330 624 340 166 265 322 311 273 349 688 335 223 365 887 515 672 334 328
SOJA 5 850 29 209 15 686 22 394 23 056 24 347 21 773 15 055 20 021 25 765 18 500
Source : Données statistiques DGESS/MAAH 2018
II.2 Dans le sous-secteur de l’élevage
Le secteur de l’élevage constitue le troisième pilier de l’économie. Il contribue pour plus de 18,6% (y
compris la sylviculture et la pêche) au PIB et représente 25 % des recettes d’exportation (3ème rang des
produits d’exportation après l’or et le coton). Sa part contributive à la formation des revenus monétaires des
ménages ruraux, hors coton, est évaluée à plus de 40%. En moyenne, les exportations des produits
d’élevage rapportent au pays plus de 60 milliards de FCFA par an, dont 52,2% pour le bétail « sur pieds »,
42,9 pour les cuirs et peaux et seulement 4,9% pour la viande et les abats. Le Burkina Faso est classé au
4ème rang des pays d’élevage de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Le sous-secteur de l’élevage dispose d’énormes potentialités en raison de: (i) l’existence d’un cheptel
numériquement important et diversifié (tableau 4) ; (ii) l’existence d’importantes zones pastorales (26 zones
aménagées d’une superficie de 775 000 ha sur plus de 160 zones potentiellement aménageables), d’aires
villageoises de pâture, de couloirs de transhumance et des zones agro-écologiques permettant le
développement d’un élevage diversifié; (iii) l’existence d’importantes marges d’amélioration de la
productivité du cheptel ; (iv) un intérêt de plus en plus grandissant du secteur privé à l’aquaculture et (v)
l’existence d’unités de pisciculture équipées d’infrastructures de production piscicole.
Au plan organisationnel, on dénombre 6.100 groupements d’éleveurs regroupés en 92 unions et 21
associations avec environ 106.000 membres. Au niveau national on retiendra principalement la Fédération
des Eleveurs du Burkina (FEB) les interprofessions (bétail-viande, lait, porcs, aviculture moderne et
aviculture traditionnelle, miel etc.) et les structures nationales des maillons transformation,
commercialisation.

17
Tableau 5 : Evolution des effectifs du cheptel par espèce (en milliers de têtes)

Espèce Bovins Ovins Caprins Asins Equins Camelins Porcins Volaille


2008 8 072 7 770 11 633 1 009 37 16 2 083 35 359
2009 8 233 8 003 11 982 1 029 38 16 2 124 36 419
2010 8 398 8 243 12 342 1 050 38 16 2 167 37 512
2011 8 566 8 490 12 712 1 071 38 17 2 210 38 637
2012 8 737 8 745 13 094 1 092 39 17 2 254 39 796
2013 8 912 9 007 13 486 1 114 39 18 2 299 40 990
2014 9 090 9 277 13 891 1 136 40 18 2 345 42 220
2015 9 272 9 556 14 308 1 159 40 18 2 392 43 486
2016 9 457 9 842 14 737 1 182 40 19 2 440 44 791
2017 9 647 10 1379 15 179 1 206 41 19 2 489 46 135
Source: DGESS/MRAH 2018

Les potentialités semblent largement sous évaluées. La maîtrise des productions animales (viande, lait,
œufs, cuirs et peaux, etc.) demeure une des difficultés majeures au niveau du Ministère des Ressources
Animales et Halieutiques. La méthode d’estimation des effectifs du cheptel au niveau national, donne une
évolution linéaire au fil des années.. Le tableau ci-dessous donne l’évolution des différentes productions
animales contrôlées.

Tableau 6: Evolution des productions de lait, des œufs de la viande, du miel, des cuirs et peaux (en
milliers)
Produits
2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
animaux
Lait (litre) 1 329 1 980 2 691 3 419 5 057 4 697 3 973 4 447 4 607 4 309
Miel (kg) 35 208 230 336 369 316 265 339 312 561
Œufs (unité) 16 000 22 066 72 164 49 226 60 000 66 658 122 420 121 194 89 541 53294
Cuirs et peaux
1 271 1 173 1 266 1 321 1 407 1 516 1 797 1 741 1 732 80
(unité)
Viande (kg) 39 089 39 720 41 264 41 913 46 042 45 958 49 233 53 850 44 681 37 075

Source : Rapports d’activités 2008-2017du MRAH

2.2.1. La filière bétail-viande


Les exportations d’animaux sur « pieds » sont relativement importantes En revanche, très peu de viande
est exportée en raison principalement du manque d’abattoirs conformes aux normes internationales alors
que le marché existe, notamment au niveau sous régional. En 2017, au titre des exportations, on a
enregistré 539 012 têtes d’animaux (173 292 bovins, 261 972 ovins et 103 748 caprins) pour une valeur
monétaire d’environ 95 milliards de FCFA et 148 tonnes de viande (99 tonnes de bovins, 01 tonne de

18
caprins et 48 tonnes d’ovins). Ces exportations sont destinées à satisfaire la forte demande de produits
animaux dans les pays voisins notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin et le Nigeria..
Une analyse fine par maillon de la filière bétail-viande montre que le maillon production contribue pour
66,1% dans la contribution globale du sous-secteur élevage au PIB primaire contre seulement 6,7% pour le
maillon transformation.
La logique d’intervention du Gouvernement dans cette filière consiste à stimuler l’implantation de véritables
pôles de développement d’industrie de la viande en mettant en synergie dans les aires géographiques
stratégiques du pays les principaux segments de valeur ajoutée de la filière viande. En pratique, il s’agira
d’encourager et de soutenir la mise en place raisonnée de « plateformes intégrées » constituées
d’abattoirs, d’industries et d’entreprises de transformation de la viande et des produits dérivés. Le
développement de l’élevage intensif permettrait également d’assurer une production de viande plus
compétitive et de meilleure qualité.
L’objectif est de pouvoir atteindre 2000 tonnes de viande exportée en 2020 par l’amélioration des poids
moyens carcasse des bovins, ovins et caprins qui sont respectivement de 113 kg, 9 kg et 8 kg. Il s’agira en
2020 de porter cet indicateur à 125 kg pour les bovins, 12 kg pour les ovins et 9 kg pour les caprins.

2.2.2. La filière lait


Le cheptel bovin est estimé à environ 9,1 millions de têtes dont environ 1 million de vaches laitières.
Au cours de l’année 2017, 4 309 061 litres de lait ont été collectés par 735 Unités de Transformations
laitières (UTL) pour une valeur d’environ 3 milliards de francs CFA. En outre, 926 424 litres ont été
transformés dans les différents Centres de Collecte de Lait (CCL). Les produits laitiers couvrent à peine
10% de la demande nationale.
La production laitière est en moyenne de 110 litres par lactation de 180 jours et par vache. Ces
performances demeurent en deçà des potentiels et des possibilités d’amélioration permettant d’atteindre
1400 litres par lactation de 280 jours par vache. Malgré ces potentialités, les importations de produits
laitiers absorbent des milliards de FCFA de devises par an (13,4 milliards en 2014). L’objectif du Burkina
Faso est d’accroître la part du lait local dans la satisfaction des besoins nationaux à hauteur de 65%.

2.2.3. La filière cuirs et peaux


La filière cuirs et peaux bénéficie de l’existence d’un potentiel important de cheptel ruminants (environ 35
millions de têtes de bovins, ovins et caprins en 2017) avec un disponible exploitable appréciable (taux
d’exploitable : 12 % pour les bovins, 26% pour les ovins et 32% pour les caprins) et d’un réseau dynamique
de collecte. L’exportation des cuirs et peaux contribue à 42,9% des valeurs d’exportation des produits
animaux. En 2017, 10 729 cuirs et 69 777 peaux ont été exportés. Par ailleurs pour la même année, 8 948
cuirs et 53 670 peaux ont été tannés pour l’artisanat local.
Cependant, le maillon production de la filière souffre énormément de l’exportation des animaux sur pieds.
Les cuirs et peaux sont exportés bruts pour la majeure partie en dépit de la coexistence d’une culture
traditionnelle de transformation artisanale des cuirs et peaux et d’une vision moderne de la filière.

19
2.2.4. La filière miel
L’activité apicole est pourvoyeuse de revenus financiers importants pour les acteurs de la filière au Burkina
Faso. La production annuelle du miel n'a cessé de croître depuis ces dernières années. La quantité du miel
est passée de 55 tonnes en 2007 à plus de 500 tonnes en 2016 pour 1,5 milliards de FCFA au titre des
retombées financières.
Le Burkina Faso compte environ 15 000 apiculteurs et 10 centres apicoles qui, à eux seuls, totalisent 200
emplois permanents. En outre, l’apiculture contribue à l’amélioration de la biodiversité et à la productivité
agricole par la pollinisation à travers les abeilles. Cependant, le potentiel local dans cette filière est
largement sous-exploité malgré les dispositions prises ces dernières années par l’Etat avec la création d’un
secrétariat technique dédié à l’apiculture. En 2017 environ 561 tonnes de miel brut ont été produits par
2 839 apiculteurs dont 370 tonnes transformée (.66%).
Sur le plan de la qualité du miel et des autres produits de la ruche, le Burkina Faso a mis en place un
dispositif de surveillance qui permet une traçabilité des produits. De ce fait, le pays bénéficie d’une
accréditation pour l’exportation du miel et autres produits de la ruche dans l’espace de l’Union Européenne.

2.2.5. La filière Volaille


L’aviculture burkinabé est essentiellement traditionnelle. Les espèces les plus exploitées sont la poule, la
pintade, le canard, le dindon, le pigeon. En 2017, l’effectif des volailles était à plus de 46 millions de têtes
dont 80% de poules. Les produits de l’aviculture tels que le poulet local et les œufs sont prisés au niveau
national et à l’extérieur du pays. La demande de la volaille locale est forte dans les grandes villes du pays
(Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.). La consommation journalière pour la seule ville de Ouagadougou
dépasserait les 50 000 poulets par jour (MRA, 2014) soit plus de 150 millions de FCFA à raison de 3000
FCFA en moyenne le produit transformé (poulet rôti, poulet grillé, poulet flambé, poulet au four « télévisé »
etc.)
En 2017 près de 1 000 499 volailles (locales) ont été vendues pour une valeur monétaire d’environ 2,9
milliards de FCFA francs. Quant aux œufs provenant des fermes avicoles modernes 53 294 875 ont été
vendus à hauteur de 5 milliards de FCFA. Ces chiffres concernent uniquement les fermes avicoles et les
unités de ventes de volailles suivis par les services du ministère en charge des ressources animales.
Cependant, la filière avicole est confrontée à certaines difficultés dont les plus importantes sont les
pathologies aviaires, la mauvaise alimentation, les mauvaises conditions d’habitation, l’absence d’abattoirs
modernes.

2.3. Dans le sous-secteur forestier


Le domaine forestier du Burkina Faso est constitué d’une superficie d’aires classées estimée à 3 815 000 ha,
soit 14 % du territoire national et de forêts protégées représentant 42 % du territoire national.
Quant au domaine faunique d’une superficie d’environ 3 550 000 hectares, il est composé de trois (03)
parcs nationaux (390 500 ha), quatre (04) réserves totales de faune (298 500 ha), sept (07) réserves
partielles de faune (2 195 200 ha), un (01) ranch de gibier (94 000 ha), deux (02) forêts classées à vocation

20
faunique (Deux Balé et Dibon) (81 000 ha), quatre (04) zones cynégétiques (154 246 ha),un (01) refuge
local. Le pays compte également des aires à statut international dont deux (02) Réserves de la Biosphère
(Parc National du W (350 000 ha) et la mare aux hippopotames de Bala (19 200 ha)) et dix-huit (18) zones
humides d’importance international pour la conservation des oiseaux (sites Ramsar).
Les aires protégées regorgent de potentialités forestières constituées de 376 espèces pourvoyeuses de
produits forestiers ligneux et non ligneux et d’une diversité d’espèces fauniques comprenant 128 espèces de
mammifères, plus de 477 espèces d’oiseaux et 60 espèces de reptiles et amphibiens. Cela constitue une des
meilleures offres sous régionales en matière de tourisme cynégétique et fait du Burkina Faso une des
destinations privilégiées du tourisme de vision dans la sous-région ouest africaine.

2.3.1. Les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL)


Les PFNL soutiennent la sécurité alimentaire en milieu rural et restent d’une grande importance pour la survie
de cette population et la lutte contre la pauvreté en fournissant des produits pour la satisfaction des besoins
alimentaires, nutritionnels et pécuniaires. On estime que 70% du territoire national, soit environ 19 048 352 ha,
renferme une grande diversité de PFNL (comestibles, fourragers, médicinaux, insecticides et fongicides,
cosmétiques et de parfumerie, colorants et tannins, artisanaux, ornementaux, etc). L’existence de ce fort
potentiel offre une très grande possibilité d’intensification de la production et surtout de transformation. Selon
les résultats de l’’étude sur les aspects socioéconomiques de neuf (09) filières prioritaires 2 des PFNL (janvier
2017), la valeur ajoutée totale des filières considérées est évaluée à 271,85 milliards de FCFA, soit 3,85% du
Produit Intérieur Brut (PIB).
En 2016, les productions des PFNL prioritaires se chiffraient ainsi qu’il suit :
Tableau 7: Quantités de PFNL collectés par région en 2016

REGION PFNL COLLECTES EN KG QUANTITE


TOTALE (KG)
Amandes de Graines de Amandes de Gomme
karité néré balanites arabique
Boucle du M. 98 658 454 1 865 424 - - 100 621 890
Cascades 48 645 824 258 741 120 127 - 49 108 994
Centre 148 250 22 015 63 458 - 236 568
Centre Est 59 975 478 11 600 474 214 - 60 466 896
Centre Nord 3 168 450 87 002 88 741 1 120 3 368 068
Centre Ouest 5 298 562 107 655 - - 5 530 567
Centre Sud 365 212 154 378 220 - - 365 838 514
Est 8 102 885 2 170 65 214 - 9 371 090
Hauts Bassins 37 001 005 140 800 147 545 - 37 361 890
Nord 6 847 972 650 398 471 252 632 7 499 935
Plateau Central 4 501 080 38 253 - - 4 552 003

22
Acacia macrostachya, Tamarindus indica, Balanites aegyptiaca, Adansonia digitata, Parkia biglobosa, Saba
senegalensis, Vitellaria paradoxa, Ziziphus mauritiana, Bombax costatum.

21
REGION PFNL COLLECTES EN KG QUANTITE
TOTALE (KG)
Amandes de Graines de Amandes de Gomme
karité néré balanites arabique
Sahel 18 205 - 947 985 892 620 1 858 810
Sud-Ouest 70 278 200 292 889 - - 70 572 411
TOTAL (EN KG) 707 856 519 3 205 419 2 305 755 1 146 372 716 387 636
Source : Rapport d’activités de la Direction Générale de l’Economie Verte, 2016

Anacarde : noix d’acajou


L’anacarde se positionne actuellement comme le 3ème produit agricole d’exportation au Burkina-Faso,
après le coton et le sésame (DGPER, 2015). La production de noix d’acajou du Burkina Faso est estimée à
environ 100 000 tonnes par année. Cultivée sur près de 65 800 ha, la noix d’acajou mobilise plus de
45 000 producteurs, ce qui constitue une opportunité de création d’emplois pour les jeunes et les femmes.
Au-delà de la production de noix, le marché de ce produit se développe dans le monde et le pays
ambitionne de porter ses efforts d’abord sur une pleine exploitation des vergers actuels d’anacardiers et
sur le renforcement du peuplement de l’anacardier qui s’adapte très bien aux sols dans une grande partie
du pays. Les exportations de noix de cajou ont atteint 51 100 000 000 de FCFA en 2015. La noix de cajou
est très faiblement transformée au Burkina Faso. L’existence d’un marché local et sous régional peu
exploité pour la vente des amandes blanches et grillées, le potentiel du marché bio équitable en pleine
expansion en Europe constituent autant de motifs d’exploitation de cette spéculation.
Moringa oleifera,
Il présente des intérêts économiques certains pour les populations rurales. Le prix du kilogramme de
poudre de feuilles séchées de Moringa qui est de l’ordre de 7500 F CFA montre que sa culture pourrait être
rentable étant donné la faible exigence de son entretien. Le Kg de graines se vend sur le marché national
en moyenne à 14 500 F CFA et son huile à 10 500 le litre sur la place du marché. En Europe le prix du litre
se négocierait entre 100 000 et 110 000 FCFA.
Les amandes de karité :
Le peuplement de karité est estimé à 280 802 859 pieds d’arbres repartis sur toute l’étendue du territoire
en dehors du Sahel. Ce peuplement représente un potentiel de 1 247 294 tonnes d’amendes exploitables.
La production d’amendes de karité a atteint 707 856 519 kg en 2016 destinées principalement à
l’exportation. Selon les statistiques de la Direction générale des douanes, les exportations d’amandes et de
beurre de karité se sont élevées à 25,5 milliards de FCFA en 2016. La filière karité représente donc une
source importante de revenus pour le Burkina Faso et se positionne comme le quatrième produit
d’exportation du pays après l’or, le coton, le bétail et le sésame. Les amandes de karité du Burkina Faso
sont réputées pour leur très haute teneur en matières grasses et intéressent de plus en plus les pays
européens et asiatiques. Les producteurs, qui ont acquis une bonne maitrise des techniques de
ramassage, de traitement des noix et un savoir-faire dans la production du beurre, constituent les
principaux atouts de la filière.

22
2.3.2. Les ressources fauniques
L'une des formes d'exploitation de la faune est la chasse. Dans l'exercice de la chasse et de la capture, on
distingue principalement la grande chasse, la petite chasse, la récolte ou cropping, le tourisme de vision, le
ranching ou l’élevage des animaux sauvages, la chasse spéciale « roussette » et la chasse dite villageoise.
Si cette dernière est informelle, les autres se mènent dans des espaces aménagés et ouverts à des
périodes données. La période de chasse court généralement de décembre au 31 mai de l’année suivante.
L’exploitation faunique représente l’une des sources de richesses du Burkina Faso. Sa gestion intéresse
toutes les couches sociales, et particulièrement les populations rurales qui ont assuré pendant des siècles
la conservation des espèces et de leurs habitats. Selon les données des rapports de concession de chasse
et des services déconcentrés du Ministère en charge de l’environnement, la campagne d’exploitation
faunique 2016 a permis de d’engranger 1 428 036 512 FCFA. La répartition est faite de la façon suivante
450 338 350 FCFA au titre des recettes de l’Etat (31,53%), 904 442 507 FCFA aux concessionnaires des
zones de chasse (63,34%) et 73 255 655 FCFA aux populations riveraines (5,13%).
L’élevage des aulacodes, des porcs épics, des cailles sauvages, des autruches, etc. est de plus en plus
une activité conduite par certains ménages et par des opérateurs du secteur privé dans les villes et
campagnes.
[Link] D’INVESTISSEMENT DANS LE SECTEUR AGRO-SYLVO PASTORAL
De nombreuses opportunités d’investissements existent dans tous les sous-secteurs du développement
rural.

3.1. Opportunités d’investissements dans le sous-secteur agricole


Les opportunités d’investissement dans le secteur agricole sont nombreuses et diversifiées. Les
investisseurs sont attendus dans la transformation des produits agricoles pour les spéculations de leur
choix dans les zones à vocation agropoles notamment : Bagré, Vallée du Sourou, Kompienga, Samandéni
et les péri-urbaines à vocation agro-industrielles.

3.1.1. Les gains de productivité dans l’ensemble du système agroalimentaire

Une combinaison de l’intensification durable, l’agriculture intelligente face au climat et le développement


des chaînes de valeur est nécessaire pour satisfaire de manière durable les besoins des consommateurs
et des producteurs. L’intensification des systèmes de production au Burkina Faso demeure cependant
faible. A peine 20% des producteurs ont adopté les semences améliorées et moins de 32% les engrais.
L’ambition du Gouvernement étant de porter ces différents indicateurs au niveau maximum possible, cela
dégage de grandes opportunités de production et de vente de semences, d’engrais et d’équipement.
A travers le Burkina Faso, c’est une ouverture sur tout le marché de l’Afrique de l’Ouest. Ainsi l’obligation
de l’intensification durable des systèmes agroalimentaires laissent percevoir de grandes opportunités pour
le secteur privé national et international sur de grands axes notamment :

23
- les Produits, processus et innovations technologiques : les exemples comprennent les
emballages, les étiquetages, la production et la fourniture des intrants (semences, engrais, fumure
organiques, équipements et machines), les services d’appui conseil et de vulgarisation à la carte.
- les prestations de services favorables aux échanges commerciaux incluant l’appui à la
recherche de marché international, l’appui à la contractualisation et à la commercialisation des
produits agricoles, les conseils spécialisés de gestion pour les entrepreneurs agricoles, l’appui à la
recherche de financements pour les petits producteurs ;
- les investissements dans l’infrastructure notamment les infrastructures visant les marchés, les
grands super marchés pour les produits agricoles nationaux ;
- les financements des entreprises agricoles.

3.1.2. Forte disponibilité de terres cultivables et aménageables


Le pays dispose de 9 000 000 d’hectares cultivables dont environ 3,5 millions d’hectares disponibles aptes
à toutes cultures, 233 500 hectares irrigables et 500 000 hectares aménageables exploitées
respectivement à 30% et 11%). Du riz au blé, en passant par les fruits et légumes, les épices, les cultures
maraichères, les plantes médicinales peuvent être produites dans nos conditions agro climatiques.

3.1.3. Disponibilité d’un marché des produits agricoles


Les opportunités de marché des produits agricoles en Afrique de l’Ouest sont de plus en plus dynamiques
en raison de l’essor démographique, l’urbanisation, la croissance des revenus, la diversification des
régimes alimentaires et la hausse des prix à la production.
Le meilleur potentiel de croissance du marché existe pour le riz, les fruits et légumes, les légumineuses, le
maïs et les épices ; Des niches impressionnantes sont à exploiter dans des filières telles que les fleurs
d’oseille (hibiscus sabdarifa), hautement utilisées dans la production de plusieurs jus ; le soja, le gingimbre,
le sésame et les oranges.
Par ailleurs la demande alimentaire se transforme, passant de produits en vrac non différenciés à des
aliments caractérisés par différents attributs de qualité tels que les caractéristiques nutritionnelles et de
santé, l’emballage, et la facilité de préparation, offrant des opportunités importantes pour la valeur ajoutée.

3.1.4. Opportunités de Partenariat public-privé (PPP)


- Les opportunités de partenariat public-privé existent dans le domaine des infrastructures
structurantes notamment les aménagements hydroagricoles ; la production d’engrais minéraux ;la
transformation des produits agricoles ; la production d’emballages ;de semences de qualités,
- la création de centrales d’achat de produits agricoles.
- Le tableau suivant fait la synthèse des opportunités d’investissements privés dans le secteur
agricole.

24
Orientations stratégiques du PNDES Opportunités d’investissements

OS 2.2 : accroître l'offre et améliorer la  Création des lycées et centres de formations sur
qualité de l'éducation, de l'enseignement les productions agro-sylvo-pastorales, fauniques
supérieur et de la formation en adéquation et halieutiques ;
avec les besoins de l'économie  Promotion des services Agro sylvo pastoraux ;
 Développement des incubateurs d’entreprises
agro-sylvo-pastorales

OS 2.3 : promouvoir la recherche et  Création des centres de vulgarisation des


l'innovation au service de la transformation technologies Agricoles et de conseils Agricoles
structurelle de l'économie
OS 3.1 : développer durablement un secteur  Production et distribution d’engrais et autres
agro-sylvo-pastoral, faunique et halieutique intrants pour les productions agro-sylvo-
productif et résilient, davantage orienté vers pastorales
le marché et basé sur les principes de  Production, transformation et commercialisation
développement durable des productions agro-sylvo-pastorales,
halieutiques et fauniques
 Montage et distribution des équipements et
matériels pour les productions
 Développement et distribution des produits
financiers et assurantiels adaptés
 Offre de services d’appui conseil, de collecte, de
stockage et de commercialisation des produits
agricoles

3.1.5. Des projets concrets en recherche de financement

En cohérence avec ces opportunités d’investissements privés, le département de l’agriculture a des


propositions matures pour lesquelles, il recherche des partenaires privés intéressés. Le tableau suivant fait
la synthèse de ces différentes propositions.

Tableau 8 : Projets et programmes en recherche de financement dans le domaine de l’agriculture

Libellé des investissements structurants et


Objectifs stratégiques
Projets en recherche de financement
Projet de mise en valeur des infrastructures contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et
hydro-agricoles dans les régions du sahel, nutritionnelle et à l’amélioration des revenus des populations
du centre-nord et du nord par la réalisation d’infrastructures hydro-agricoles et leur
mise en valeur efficace

25
Libellé des investissements structurants et
Objectifs stratégiques
Projets en recherche de financement
Projet de développement de la chaine de Contribuer à l’augmentation des revenus des acteurs et à la
valeur du riz sécurité alimentaire et nutritionnelle par l’amélioration de la
compétitivité du riz du Burkina.

Projet de développement de la valeur Augmenter la productivité, des valeurs ajoutées et des


ajoutée des filières agricoles (VAFA) revenus agricoles

Projet d’appui à la promotion des filières Améliorer durablement la sécurité alimentaire et les revenus
agricoles (PAPFA) des exploitations agricoles intervenant dans la production et
la valorisation de produits dans les filières riz, maraîchage,
sésame et niébé.
Aménager 1 000 ha de périmètres agro- Contribuer à la lutte contre la pauvreté des populations
sylvo-pastoraux et halieutiques dans les rurales par l’accroissement et la sécurisation de la
régions du Centre-Nord, Centre-Ouest et production surtout agricole, la création d'emplois, la
des Hauts-Bassins promotion des activités rémunératrices en milieu rural.
Mettre en place 31 unités de transformation Améliorer la transformation des produits agricoles et les
des produits agricoles dans les zones à sources de revenus des ménages
forte production
Mettre en place des infrastructures Accroitre les infrastructures de conservation des produits
agricoles post récoltes (conserveries, agricoles au profit des organisations des acteurs.
comptoirs, magasins)
Aménager 2 000 ha de périmètre hydro Renforcer la base de production du blé au Burkina Faso
agricole pour la culture du blé
Aménager 2000 hectares de périmètres Contribuer à l'amélioration de la sécurité alimentaire et à la
hydro agricole à dangoumana, la rive ouest réduction de la pauvreté dans la zone de Dangoumana
du fleuve sourou
Aménager 1812 ha de périmètres hydro Contribuer à l’augmentation la production agricole et les
agricole a Sono-Kouri revenus des producteurs.
Aménager 1 500 ha de périmètres hydro Contribuer à l'accroissement et à la diversification de la
agricole à Bissan production agricole à Bissan

Céer une Centrale d'approvisionnement Contribuer à assurer l’approvisionnement régulier du pays


des intrants et matériels agricoles (CAIMA) en intrants et matériels agricoles tant en quantité qu’en
qualité et à un prix compétitif et constituer un stock national
d’intrants et de petits matériels agricoles (mécaniques et
motorisés).
Mettre en place une unité de production contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire par un
d'engrais minéraux à base de phosphate accroissement de la productivité et de la production
naturel agricoles à travers une utilisation accrue des engrais.

26
Libellé des investissements structurants et
Objectifs stratégiques
Projets en recherche de financement
Créer un centre de formation agricole dans Contribuer de manière durable à la sécurité alimentaire et
chacune des régions du centre, du plateau nutritionnelle, à une croissance économique forte et à la
central, du nord, du centre-est et des réduction de la pauvreté au Burkina Faso à travers le
cascades renforcement des capacités des acteurs du monde rural.
Mettre en place un incubateur innovant Contribuer à l’insertion socio-professionnelle des jeunes à
d'entrepreneurs agricoles au niveau des travers le développement de l’entreprenariat agricole et
CPR et duCAP Matroukou agro-alimentaire
Créer des lycées agricoles spécialisés par Accroitre l'offre de formation professionnelle dans le secteur
région agricole
Réhabiliter la plaine de la vallée du KOU Contribuer à l'amélioration des conditions de mise en valeur
BAMA (région des Hauts bassins) et d'exploitation des périmètres irrigués de la vallée de KOU
BAMA
Aménager 1000 ha dans la plaine de Noufila Contribuer à l'accroissement et à la diversification de la
Douna (province de la Léraba région des production agricole à Noufila Douna
cascades)
Mettre en place une société de production Améliorer la productivité agricole par la production et la
de semences agricoles ([Link].S.A) diffusion des semences certifiées de variétés améliorées
pour le riz, le maïs et les cultures maraîchères
Mettre en place une unité de production Contribuer à la valorisation des déchets issus du papier
d’emballages des produits agro- administratif en le recyclant pour d’autres usages comme les
alimentaires emballages, les sacs
Aménager 1 500 ha de périmètres irrigues à Aménager des périmètres irrigués autour du barrage de
Samendeni (PDIS II) Samendeni pour intensifier et diversifier la production
agricole

III.2. Les opportunités d’investissement dans le sous-secteur des ressources animales et


halieutiques

3.2.1. Domaines d’investissement


La combinaison de la croissance démographique (générale et urbaine) avec l'augmentation du revenu par
habitant et le début d’un développement d'une classe moyenne entraînant une forte augmentation de la
demande de produits d'origine animale au Burkina Faso et dans la sous-région sont autant d’opportunités à
saisir pour investir dans le sous-secteur des ressources animales et halieutiques eu égard à ces
nombreuses potentialités ci-dessus citées.
Le secteur de l’élevage présente d’énormes potentialités d’investissement dans le cadre de son
intensification, notamment dans :
- l’installation d’unités de transformation des produits de l’élevage (abattoirs frigorifiques modernes
laiteries, tanneries modernes, mielleries) ;
- l’installation d’unités de production d’aliments concentrés pour le bétail ou la volaille ;
27
- l’amélioration de la productivité de l’élevage ;
- l’installation de fermes modernes d’élevage pour renforcer l’offre de viande et de produits laitiers (unité
d’embouches de grande capacité, etc.);
- la production de semences améliorées dans le domaine des cultures fourragères ;
- le renforcement de la traçabilité des produits par la mise en place d’infrastructures modernes
(laboratoires et équipements de contrôle de la qualité) ;
- la mise en place de structures de contrôle de qualité gérées par les professionnels privés ;
- l’amélioration de la disponibilité et l’accessibilité des intrants vétérinaires et zootechniques

3.2.2. Des projets concrets en recherche de financement

Le département des ressources animales disposes des projets matures en recherche de financement en
cohérence avec les opportunités d’investissement ci-dessus. Ces projets sont présentés dans le tableau ci-
après.

Tableau 9 : Projets en recherche de financement dans le domaine de l’élevage

Titre du projet Objectif du projet


Projet de construction de l'abattoir frigorifique de Construire et équiper un nouvel abattoir à Bobo-
Bobo-Dioulasso Dioulasso répondant aux normes internationales
Projet de réalisation d'une laiterie dans le bassin Augmenter l'offre de lait et produits laitiers
laitier de Bobo-dioulasso d'origine locale
Projet de mise en place d’une centrale d’achat Contribuer à une meilleure couverture sanitaire du
des médicaments vétérinaires cheptel

III.3. Les opportunités d’investissement dans le sous-secteur forestier et faunique

3.3.1. Domaines d’investissement


Les opportunités d’investissement dans le secteur forestier et faunique sont nombreuses et diversifiées
notamment dans l’intensification de la production, de la transformation des PFNL et de l’exploitation
faunique.
Les domaines d’investissements identifiés sont entre autres :
− la création de jardins nutritifs : ce sont des parcelles aménagées pour la production intensive de
feuilles de Moringa, de baobab et « de pomme du sahel ». Il doit comporter un point d’eau permanent.
Le jardin nutritif peut rapporter dans l’année un bénéfice net de 1,5 millions de francs CFA pour une
production moyenne de 3270 kg de feuilles fraiches;
− la production d’aliments pour bétail sur la base des PFNL comme les gousses de Piliostigma-sp, de
Faidherbia-albida, herbacées avec le broyeur polyvalent. ;

28
− la réalisation de verger de plantes fruitières (pommier du sahel ou Jujubier greffé, goyaviers, liane
goine, manguiers, karité greffés, nérés)…
− la création de plantation intensive de Moringa : c’est une plantation serrée à écartement variant entre 1
et 2 mètres entre les plants et les lignes et destinée à la production intensive des feuilles et des
gousses de Moringa ;
− la création d’unité de savonnerie artisanale et de cosmétiques sur la base des acides gras locaux «
beurre de karité, huile de Neem, huile de balanites, huile de Carapa procera, huile de baobab, etc » ;
− la création d’unités de transformation des PFNL (beurre de karité, soumbala, jus, sirop, confiture et
autres) ;
− la création de restaurant de mets locaux à base de PFNL (zamnè, feuille de moringa, feuilles et fleurs
de Balanites, feuilles de Strychnos spinosa, feuilles de Diospyros mespiliformis, etc) ;
− la collecte et la commercialisation des PFNL (gomme arabique, amandes de karité, detare, jujube,
fruits et graines de néré, pain de singe et graines de baobab, etc.) ;
− la création de plantations à grandes échelles pour la production des PFNL (gommeraie, plantation de
lianes, plantation de néré, karité greffé, etc.) ;
− l’organisation de la petite chasse dans les terroirs villageois ;
− l’élevage des animaux sauvages (Aulacodes, etc.) ;
− la création d’unités de production de plants semenciers.
3.3.2. Des projets concrets en recherche de financement
En cohérence avec ces opportunités d’investissements, des propositions de projets en recherche de
partenaires sont consignés dans le tableau ci-après :

Tableau 10 : Projets en recherche de financement

Titre du projet Objectifs du projet


Accroissement de la résilience des Contribuer à l’accroissement de la résilience des
ménages face aux effets des changements ménages face aux effets des changements
climatiques par la valorisation des PFNL climatiques
(ARM/CC)
Amélioration de l’exploitation et de la Contribuer à l’organisation et au développement
gestion durable de Moringa oleifera au de la filière Moringa au Burkina Faso
Burkina Faso

Réalisation de jardins nutritifs de baobab et Contribuer à l’organisation et au développement


de moringa au Burkina Faso des filières Feuilles de Moringa et Feuilles de
Baobab au Burkina Faso

29
Appui au développement durable de la Contribuer au développement de la filière gomme
filière gomme arabique au Burkina Faso arabique du Burkina Faso

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