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CHAPITRE 1
GÉNÉRALITÉS SUR LES EMF
L’édiction d’un statut juridique pour les établissements de microfinance (EMF) dans la
Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) était une impérieuse
nécessité, car il fallait encadrer l’activité de microfinance et ses acteurs. Cette initiative s’est
traduite dans le règlement du 13 avril 2002 à travers une double mesure. D’une part la
sécurisation du secteur de la microfinance matérialisée par la régulation de l’accès à l’activité
de microfinance et la réglementation de l’exercice de ladite activité. D’autre part, le
législateur a procédé à la spécialisation des EMF, en leur assignant deux types de missions
fondamentales, lesquelles distinguent les EMF des établissements de crédit classiques. Il
s’agit de la canalisation par les EMF, des exclus du système bancaire classique ; ainsi que du
financement par les EMF des initiatives économiques de base.
Le présent chapitre a pour objet principal d’effectuer une présentation générale de la
microfinance. De manière spécifique, il s’agit d’opérer une approche historique de cette
activité, de clarifier le concept d’EMF, d’en ressortir une typologie ou catégorisation et de
présenter le métier dans son aspect pratique.
I. Historique de la microfinance
La première véritable expérience connue dans le monde en matière de création de
société coopérative d’épargne et de crédit remonte au 19ème siècle en Europe où un
bourgmestre (maire) prussien, du nom de Friedrich Wilhelm Raiffeisen, fonda en 1849 en
Rhénanie (actuelle Allemagne), un groupement offrant des services d’épargne aux
populations ouvrières pauvres et exclues des banques classiques. L'épargne collectée permit
de consentir des crédits à d'autres clients. C’est la naissance du mutualisme qui connaîtra un
important essor vers la fin de la première moitié du 20ème siècle en Europe, plus précisément à
partir de 1941, notamment avec les coopératives de Mondragon au pays basque espagnol.
Au lendemain de la seconde guerre mondiale, ce phénomène va s’amplifier et
s’étendre rapidement en Amérique du Nord, puis dans les pays du Sud. Toutefois, il se
focalise sur le volet « épargne » et offre, dans un premier temps, peu de services de crédit.
Mais c’est avec la création de la Grameen Bank par Muhammad Yunus surnommé le
« banquier des pauvres » au Bangladesh dans les années 1970, que le microcrédit va se
développer, pour la première fois au monde, à l’échelle industrielle. Cette initiative ouvre la
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voie à de nombreuses autres expériences menées dans les pays du Tiers-monde, en particulier
en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. Des institutions sont créées pour fournir aux
pauvres les moyens de créer leur propre emploi sous la forme de petites entreprises
individuelles. Parallèlement, la gamme des produits financiers offerts s’est élargie aux autres
produits traditionnellement proposés par la finance classique (assurance, transfert de
fonds…).
Le succès de la Grameen Bank, qui comptabilise aujourd’hui plus de 7 millions de
clients, a connu un important retentissement dans le monde entier. En effet, ce modèle
économique et financier a définitivement démontré que non seulement les pauvres
remboursaient leurs crédits, mais qu'ils pouvaient en plus payer des intérêts élevés, permettant
ainsi à la structure financière de couvrir ses charges. En pratique, il s'est toutefois avéré
difficile de reproduire ailleurs cette expérience. En effet, dans les pays à faible densité de
population, il a été établi qu’il était assez difficile de réunir les conditions de la rentabilisation
des services et commerces de proximité spécifiques à ce modèle financier.
A la fin des années 1980, les initiatives se multiplient. En Amérique latine, des
institutions accordant des crédits en milieu urbain commencent à couvrir leur frais sans
subvention. Une étape supplémentaire est ainsi franchie dans le processus d’émergence d'une
véritable industrie de la micro finance à travers le monde.
D’après le Rapport final d’Août 2011, la Direction Générale du Trésor de la
Coopération Financière et Monétaire, dans son l’évaluation du secteur de la microfinance au
Cameroun, a fait remarquer que le développement de la microfinance est marqué au
Cameroun par trois périodes : de 1960 à 1980, de 1980 à 1990, de 1990 à nos jours.
La période de 1960 à 1980 : est marquée par la croissance autonome des coopératives
d’épargne et de crédit. La première expérience de ces coopératives a connu un échec. Elle
s’est construite autour de l’Union des Caisses Populaires de Yaoundé grâce à l’appui de
l’église catholique avec le mouvement Desjardins en 1970. Après cet échec, une deuxième
expérience voit le jour : l’Union des Coopératives d’Épargne et de Crédit (CAMCCUL1)
basée dans le nord-ouest, à Bamenda avec l’appui technique des américains et néerlandais.
La période de 1980 à 1990 : est caractérisée par la faillite des banques de
développement et par l’explosion du phénomène des coopératives d’épargne et de crédit
(COOPEC) qui tentent de combler le vide laissé par ces banques. En effet, la crise du secteur
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Cameroon Cooperative Credit Union League
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bancaire de la fin des années 80, et la restructuration de ce secteur qui a suivi, ont entraîné la
liquidation de plusieurs banques, la fermeture de la quasi totalité des guichets de banques dans
les zones rurales et les petites villes, et le licenciement de nombreux cadres de banques. Ces
derniers vont se reconvertir en créant de nombreuses COOPEC qui fonctionnent comme des
quasi banques.
La période de 1990 à nos jours : Le secteur de la microfinance a connu un essor
remarquable et s’est diversifiée à partir du début des années 90 à la faveur des lois n° 90/053
du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association, et n° 92/006 du 14 août 1992 relative aux
sociétés coopératives et aux groupes d’initiative commune. De nombreuses innovations et
diversification dans ce secteur ont vu le jour avec l’apparition de plusieurs formes de
structures de microfinance, allant des sociétés coopératives d’épargne et de crédit aux projets
de développement ayant un volet microfinance. Ce grand engouement pour la microfinance va
s’accompagner d’une crise, essentiellement dans le secteur des COOPEC, du fait du manque
de professionnalisme et l’absence de contrôle.
Il ressort de ce qui précède que le concept de microfinance est apparu dans les années
1600 et a évolué à travers les continents et les âges. Mais qu’est ce c’est que la microfinance ?
II. Concept de microfinance
Aujourd’hui encore, et selon une opinion très largement répandue, la micro finance se
confond avec le microcrédit. Dans cette acception réductrice, la micro finance est assimilée à
l’ensemble des dispositifs permettant d’offrir des crédits de faible montant (les microcrédits) à
des familles pauvres en vue de les aider à conduire des activités productrices et génératrices
de revenus.
Mais avec le développement rapide de ce secteur d’activité noté partout dans le
monde, y compris dans les pays développés, la micro finance a progressivement élargi sa
sphère d’intervention pour embrasser désormais une gamme variée de services allant du
microcrédit proprement dit à l’épargne, en passant par l’assurance, le transfert d’argent etc. Il
s’en est automatiquement suivi une extension simultanée de la clientèle. Dans ce sens
(acception large), la micro finance se définit désormais comme l’ensemble des dispositifs
permettant de fournir une gamme variée de produits ou services financiers de proximité
(épargne, microcrédit, assurance, transfert d’argent…) à tous les exclus du système
financier classique ou formel, en vue d’assurer l’autopromotion économique et sociale
de ceux-ci.
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Au niveau opérationnel, cette activité est incarnée par des institutions dites de micro
finance. Il s’agit d’organisations offrant sur le marché, des services financiers divers et variés
à des cibles de clientèle spécifiques (personnes à faibles revenus ou socialement fragiles en
règle générale) qui n’ont pas accès ou alors difficilement accès au secteur financier formel
(banques classiques). Toutefois, le terme « institution de micro finance » (IMF) renvoie
aujourd’hui à une grande variété d’organisations, diverses par leur taille, leur degré de
structuration et leur statut juridique (Organisation Non Gouvernementale ou ONG,
association, mutuelle/coopérative d’épargne et de crédit, société anonyme, banque populaire,
établissement financier etc.).
III. Organisation, principes et structuration de la microfinance
L’organisation du secteur de la microfinance est régit par la réglementation en vigueur.
En effet, c’est le Règlement N°01/02/CEMAC/UMAC/COBAC relatif aux conditions
d’exercice et au contrôle de l’activité de microfinance du 13 avril 2002, qui définit l’activité
de microfinance, catégorise les EMF, fixe le niveau du capital minimum, précise le régime
d’habilitation (agréments, autorisations préalables, déclarations simples), organise la
surveillance et le contrôle des EMF (contrôle interne, certification des comptes, contrôle de la
COBAC), fixe le régime des interdictions et sanctions.
III.1. Catégorisation de la microfinance au Cameroun
Au Cameroun, en fonction de la forme juridique, le type d’activité et la base de la
clientèle nous distinguons trois catégories d’établissements de microfinance : les EMF de
première catégorie, les EMF de deuxième catégorie et les EMF de troisième catégorie.
Considérons cette catégorisation dans le tableau suivant :
Tableau 1.1 : Catégorisation des EMF selon la Règlementation COBAC
Catégories Activités Capital Minimum Forme Juridique
Collecte de l’épargne des
membres et opérations de Coopératives ou mutuelles
1ère catégorie Non déterminé
crédit exclusivement au profit d’épargne et de crédit
de ceux‐ci.
Collecte de l’épargne et
2ème catégorie opérations de crédit aux Fixé à 50 millions Sociétés Anonymes
membres et aux tiers.
Opération de crédit (au tiers) Diverses (projets, sociétés,
Fixé à 25 millions
3ème catégorie sans exercer l’activité de ONG, établissements
autre que les projets
collecte de l’épargne. individuels)
Source : Règlement 01/02/CEMAC/UMAC/COBAC
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En dehors de cette catégorisation, nous pouvons classer les EMF en deux types : les
EMF en réseaux et les EMF indépendants. Les EMF en réseaux : c’est un ensemble d’EMF
agréés qui se regroupent volontairement, dans l’optique d’adopter une organisation et des
règles de fonctionnement communes. Les EMF indépendants (non affiliées aux réseaux)
quant eux, ont été presque tous créés de manière endogène (sans subventions extérieures) à la
faveur de la loi de 1990 sur les libertés d’association, et de 1992 sur les coopératives et
groupes d’initiative commune.
Au Cameroun, on dénombre les réseaux ci-après en 2017 :
- Les EMF du réseau Cameroon Cooperative Credit Union League (Camccul) qui sont
au nombre de 170 ;
- Le réseau Union des Caisses Villageoises d’Épargne et de Crédit Autogérées du Grand
Nord (UCCGN), qui compte 9 EMF ;
- Le réseau A3C qui dénombre 34 EMF ;
- Le réseau des Caisses Mutuelles d’Épargne et de Crédit (Cmec) avec 27 EMF ;
- Le réseau des Mutuelles Camerounaises d’Épargne et de Crédit (Mucadec) : 6 EMF.
Au Cameroun, on est passé de 500 EMF en 2015, à 418 EMF en 2016 et à 412 EMF
en 2017. Une baisse qui démontre que le secteur de la microfinance va de plus en plus mal au
Cameroun. On assiste chaque année à la faillite et à la mise en liquidation de nombreux EMF
(Crédit Mutuel, Binum Tontine, Djangui Cameroun, Société Financière Africaine, Crédit du
Golfe, Cofinest, etc…).
III.2. Principes de la microfinance
III.2.1. Protection des populations pauvres des pratiques de crédit abusives
Il est établi qu’en matière de micro finance, les coûts de gestion de la multitude de
petits prêts se révèlent très importants, ce qui oblige les IMF à appliquer un taux d’intérêt
généralement plus élevé que celui du secteur bancaire. En effet, en proportion des montants
des transactions concernées, les coûts unitaires de traitement des dossiers apparaissent
relativement élevés. En pratique, les agents de l’IMF doivent rendre une ou plusieurs visites
au client à son domicile ou sur son lieu de travail, évaluer sa solvabilité sur la base
d’entretiens avec la famille, le voisinage, et une fois le prêt accordé, effectuer un suivi
rapproché et fréquent par le biais de visites complémentaires pour renforcer la culture de
remboursement (information soft et parfois hard).
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Cependant, l’expérience a montré que les clients sont prêts à payer des taux d'intérêt
assez élevés pour s’assurer un accès permanent au crédit. De toute façon, ces bénéficiaires
considèrent que les éventuelles solutions de rechange (recours aux prêteurs sur gages, usuriers
du secteur informel…) sont encore plus pénalisantes pour eux, en raison de taux d’intérêt
débiteurs encore plus élevés (avoisinant parfois les 20 % par jour supplémentaire).
Pour prévenir néanmoins d’éventuels cas de surendettement consécutifs à des taux
d’intérêt excessifs et plus généralement de pratiques de crédit abusives, des initiatives de
protection des clients des IMF se sont multipliées. Elles visent, pour l’essentiel, à sensibiliser
les acteurs de la micro finance et à établir des principes de bonnes pratiques en matière de
protection des clients : transparence des conditions de prêt, interdictions de certaines
pratiques, mécanismes de recours en cas de litiges, éducation des consommateurs/usagers des
IMF, publications régulières en matière de performances sociales.
III.2.2. L’appui à la pérennisation des activités initiées par les groupes sociaux fragiles
La pérennité fait référence à la capacité d’inscrire les activités initiées par les groupes
sociaux fragiles dans le long terme en leur assurant une offre durable de services financiers
adaptés à leurs besoins et moyens. La pérennité, en particulier financière, n’est pas une fin en
soi, mais un moyen pour atteindre le maximum de clients. Si les IMF sont dépendantes des
fonds publics ou de bailleurs internationaux, limités par définition, elles risquent de ne pas
pouvoir garantir un accès continu à leurs services et d’être réduites à ne pouvoir servir qu’un
nombre limité de clients.
Il s’y ajoute que souvent, les gouvernements et les agences de coopération souhaitent
utiliser la micro finance comme un outil de résolution de divers problèmes sociaux. C’est en
particulier le cas par exemple pour les victimes d’inondations ou d’autres catastrophes
naturelles, les réfugiés fuyant les conflits, les nouveaux diplômés issus de formations
professionnelles, les chômeurs, etc. Cependant, l’expérience montre que les programmes de
microcrédit conçus pour ce type de situation fonctionnent assez rarement. Ils enregistrent le
plus souvent des taux d’impayés ou de non remboursement très élevés. En effet, l’utilisation
dirigée de la micro finance pour résoudre des défis de développement dans des situations où la
base de la subsistance des populations est détruite ou très précaire, a rarement été un succès.
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III.2.3. L’aide à l’autopromotion des couches sociales vulnérables
L’expérience montre que la micro finance peut aider les pauvres à augmenter leur
revenu, créer des entreprises viables et sortir ainsi de la pauvreté. Elle peut également
constituer un puissant instrument d’émancipation en permettant aux pauvres, en particulier
aux femmes, de devenir des agents économiques du changement. En effet, en donnant accès à
des services financiers diversifiés, adaptés et accessibles en termes de coût, la micro finance
joue un rôle important dans la lutte contre les nombreuses dimensions de la pauvreté. Par
exemple, les revenus générés par une activité, non seulement permettent à cette activité de se
développer mais ils contribuent également au revenu du ménage, et par là même à la sécurité
alimentaire, à l'éducation des enfants, à la prise en charge des soins de santé etc.
Il est paradoxalement vrai que les pauvres épargnent en permanence, même si cette
épargne prend des formes moins « courantes » que le numéraire : bijoux en or, animaux
domestiques, matériaux de construction, etc. Il s’agit assez souvent d’une épargne de
précaution destinée à faire face aux évènements imprévus ou récurrents qui nécessitent une
somme d’argent urgente : maladie, frais de scolarité, travaux d’agrandissement de l’habitat,
funérailles, etc.
Cette épargne étant rarement conservée dans des instruments financiers, il est
indispensable que les IMF leur proposent à ces catégories sociales fragiles, des produits
d’épargne souples et liquides et adaptés à leur cycle de trésorerie, en raison même du
caractère irrégulier de leurs revenus.
III.3. Structuration et contrôle du secteur de la microfinance au Cameroun
Le Ministère des Finances assure la coordination nationale de la politique générale du
gouvernement en matière de microfinance. Sa Direction Générale du Trésor, de la
Coopération Financière et Monétaire par le biais de la Division de la Microfinance assure la
tutelle dans le contrôle et la supervision et intervient dans la promotion et le développement
des établissements de microfinance. Ainsi, la totalité des EMF sont placés sous la tutelle
technique du ministère des finances. Toutefois, les EMF de type mutualiste (COOPEC)
dépendent aussi du ministère de l’agriculture en sa qualité de tutelle traditionnelle du secteur
mutualiste.
Les organes constitutifs assurant le fonctionnement du secteur de la microfinance
sont : le Conseil National de Crédit (CNC) qui est chargé de l’Immatriculation, de la
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Radiation des EMF ainsi que de l’ouverture et de la fermeture des agences. Il est aussi chargé
de la régulation des relations entre les établissements de microfinance et leur clientèle. Créée
le 23 mai 2003 lors de son assemblée générale Constitutive, l’Association Nationale des
Établissements de Microfinance du Cameroun (ANEMCAM), est une association
professionnelle qui a pour but d’assurer le respect des règles déontologiques de la profession
de microfinance. Le Comité National de Microfinance (CNMF) est un organe de concertation
qui a été mis en place en avril 2001 en tant qu’organe consultatif du gouvernement pour
orienter les interventions dans le secteur de la microfinance.
Dans ce cadre bien défini, réglementé et régulé, la microfinance moderne exerce une
multitude d’activités. Elle collecte l’épargne qu’elle transforme en crédit aux particuliers et
aux micro-entreprises ; elle offre des services de transfert de fonds ; projets de
développement ; ect… . Il importe donc de prêter une attention particulière au métier de la
microfinance, ses pratiques.
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