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RÉPUBLIQUE DE CÔTE D'IVOIRE

MINISTÈRE DU BUDGET
ET DU PORTEFEUILLE DE L'ETAT

DIRECTION GENERALE DES IMPOTS

CODE GENERAL DES IMPOTS 2021


LIVRE DE PROCEDURES FISCALES

Version Officielle 2021

République de Côte d'Ivoire - Version officielle 2021 du Code général des Impôts - Édité par Les
Publications de la DGI et produit (c) tous droits réservés 2015-2021
Livre premier :
Impôts directs
Première partie :
Impôts sur les revenus
Titre premier
Impôts sur les bénéfices

Chapitre premier
Impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux et les bénéfices
agricoles

Section I - Entreprises imposables


Art. 1
Il est établi un impôt annuel sur les bénéfices des professions commerciales, industrielles,
artisanales, des exploitations forestières ou agricoles et des entreprises minières, sur les
bénéfices tirés des activités de recherche, d’exploitation, de production et de vente
d’hydrocarbures naturels, y compris les opérations de transport en Côte d’Ivoire qui en sont
l’accessoire.
Ord. n°- 70-501 du 12 août 1970. art. 7-1; loi n°- 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 8.

Art. 2
L’impôt est dû, à raison des bénéfices réalisés en Côte d’Ivoire.
Pour l’application des dispositions du Code général des Impôts, sont considérées comme
effectuées ou exercées en Côte d’Ivoire, les opérations d’extraction effectuées et les autres
activités exercées dans une zone marine s’étendant jusqu’à 200 miles marins et dénommée «
Zone Economique Exclusive ».
Loi n°- 75-935 du 26 décembre 1975, art. 1 modifiée par la loi n°- 78-1096 du 30 décembre 1978,
an. fiscale, art. 10.

Art. 3
Les sociétés anonymes et les sociétés à responsabilité limitée sont soumises à l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux, quel que soit leur objet et à raison des bénéfices visés
aux articles 2 et 85 du présent Code.
Dans les sociétés en nom collectif, chacun des associés est personnellement imposé pour la
part des bénéfices sociaux correspondant à ses droits dans la société.
Dans les sociétés en commandite simple, l’impôt est établi au nom de chacun des commandités
pour sa part de bénéfice et au nom de la société, pour le surplus.
Les impositions établies au nom des associés n’en demeurent pas moins des dettes sociales.
Loi n°- 77-1003 du 30 déc. 1977, an. fiscale, art. 5; Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale,
art. 14-1; Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 10.

Sont également passibles dudit impôt :


1-Les sociétés coopératives de consommation, lorsqu’elles possèdent des établissements,
boutiques ou magasins pour la vente ou la livraison de denrées, produits ou marchandises.
2-Les sociétés coopératives et unions de coopératives d’artisans.
3-Les sociétés coopératives ouvrières de production.
4-Les personnes et sociétés se livrant à des opérations d’intermédiaires pour l’achat ou la
vente des immeubles ou des fonds de commerce ou qui, habituellement, achètent en leur nom
les mêmes biens en vue de les revendre.
5-Les sociétés de crédit foncier.
6-Les personnes et sociétés qui procèdent au lotissement et à la vente de terrains leur
appartenant.
7-Les personnes et sociétés qui donnent en location un établissement commercial ou industriel
muni du mobilier ou du matériel nécessaires à son exploitation, que la location comprenne ou
non tout ou partie des éléments incorporels du fonds de commerce ou d’industrie.
8-Les adjudicataires, concessionnaires et fermiers de droits communaux.
9-Les établissements publics, les organismes de l’Etat, des départements ou des communes à
condition qu’ils jouissent de l’autonomie financière et se livrent à une activité de caractère
industriel ou commercial et à des opérations de caractère lucratif.
10-Les sociétés civiles, quelle que soit leur forme, lorsqu’elles se livrent à une exploitation ou
à des opérations présentant un caractère industriel ou commercial.

Section II - Exemptions
I - Exemptions permanentes
Art. 4 2019... 2020...
Sont affranchis de l’impôt :
A)
1-Les sociétés coopératives de consommation qui se bornent à grouper les commandes de leurs
adhérents et à distribuer dans leurs magasins de dépôt les denrées, produits ou marchandises
qui ont fait l’objet de ces commandes.
2- Abrogé
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-1.

3- Abrogé
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-1.

4-Les sociétés de prévoyance, sociétés mutuelles de production rurale, sociétés coopératives


agricoles de production, associations d’intérêt général agricole, sociétés d’assurances et de
réassurances mutuelles agricoles, fonctionnant conformément à leurs statuts.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006, art. 20-2.

5- Abrogé
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-1.

6-La Régie du Chemin de Fer Abidjan-Niger en ce qui concerne les bénéfices provenant des
transports ferroviaires.
Loi n°- 71-683 du 28 déc. 1971 an. fiscale, art. 11. La RAN est dénommée S.I.C.F. (décret 89-613 du
24 mai 1989).

7-Les structures exerçant dans le domaine de la microfinance, quelle que soit leur forme.
Loi n°- 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art.31. Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011, art. 29-1.

8-Les structures exerçant dans le domaine de la microfinance quelle que soit leur forme, en ce
qui concerne leurs opérations de collecte de l’épargne et de distribution du crédit, ainsi que les
membres ou clients de ces structures, sur les rémunérations des parts sociales, les revenus de
leur épargne.
Loi n°- 96-562 du 22 juillet 1996, art. 30 et 31; Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011, art. 29-1.

9- Abrogé
Loi n° 98-742 du 23 décembre 1998, an. fiscale, art. 12; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale,
art. 2-1.

10 - Le Centre national de Recherche agronomique.


Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006, art. 3-III-1.

B)
1-Les intérêts des bons de caisse ayant effectivement fait l’objet de la retenue au taux de 25 %
visée à l’article 90 du présent Code.
Loi n°- 70-209 du 20 mars 1970, an. fiscale, art. 4.

2-Les intérêts des bons au porteur émis par le Trésor public en règlement de travaux à paiement
différé.
NOTE
Loi n°- 72-866 du 31 décembre 1972, an. fiscale, art. 4.

3-Les produits, les plus-values et les transactions se rapportant aux titres émis par les Etats
membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA).
Loi n°- 97-710 du 20 déc. 1997, an. fiscale, art. 13.

4- Abrogé.
Loi n°- 97-721 du 23 déc. 1997, art. 20; ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006, art. 20-1; ord. n°- 2011-
121 du 22 juin 2011, art. 16.

5-Les plus-values résultant d’opérations de placement réalisées dans le cadre de la gestion du


portefeuille de valeurs mobilières par les sociétés d’investissement, les fonds communs de
placement et les clubs d’investissement prévus par la loi n°- 92-945 du 23 décembre 1992
relative à la création et à l’organisation de placement collectif en valeurs mobilières
NOTE
6 - Abrogé
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 44-3; ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an.
fiscale, art. 31-1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-2.

7- Les intérêts des prêts accordés aux petites et moyennes entreprises par les établissements
bancaires pour leur équipement industriel et informatique à hauteur de 50%, à condition que
la durée du crédit soit supérieure à trois ans.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007, art. 10-5.

8- Les personnes morales qui font profession d’investir dans le capital d’une entreprise privée
engagée dans la recherche, le développement et l’innovation et qui revendent leurs parts
détenues dans ladite entreprise dans le délai de cinq ans suivant la prise de participations.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 5-3

II - Exemptions temporaires
Entreprises minières
Art. 5 2020...
Abrogé
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-3.

Art. 6
Sont également affranchis de l’impôt, les centres de gestion agréés au titre de l’année de leur
création et les deux années suivantes.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 34.
Entreprises agréées au régime fiscal de faveur des grands
investissements dans l'habitat
Art. 7
Les entreprises agréées au régime fiscal en faveur des grands investissements dans l’habitat
bénéficient :
- pour le volet construction de logements, d’une exonération de 50 % de l’impôt sur les
bénéfices. Un abattement de 80 % du bénéfice imposable à l’impôt sur les bénéfices est accordé
auxdites entreprises lorsqu’elles réalisent un programme d’au moins 10 000 logements sociaux
ou économiques sur une période de sept ans ;
- pour la construction d’unités industrielles de fabrication des matériaux et autres intrants
servant à la réalisation du volet construction des logements, de l’exonération totale de l’impôt
sur les bénéfices.
loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 14-a

Cette exonération s’étend sur la durée du projet y compris la période de réalisation des
investissements.

Le bénéfice de cet avantage est subordonné aux conditions suivantes :


- l’entreprise de construction de logements doit s’engager à réaliser un programme d’au moins
3 000 logements sur trois ans et les équipements socio-collectifs mis à sa charge par la
réglementation en vigueur;
- les logements construits doivent remplir dans une proportion de 60 %, les critères de
logements à caractère économique et social, c’est-à-dire les logements construits sur 400 m²
au plus et dont le coût hors taxe ne dépasse pas 23 millions de francs.
loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 14-b et 14-c; décret n° 2017-307-du 17 mai
2017, art. 2 et 3

- le programme de construction doit être préalablement agréé par arrêté conjoint du Ministre
chargé du Budget et celui en charge du Logement, après avis d’une Commission créée par
décret en Conseil des Ministres.
Cet arrêté précisera notamment la nature et le nombre des équipements socio-collectifs devant
accompagner chaque programme agréé.
Loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 34-1.

La non-réalisation ou la réalisation partielle du programme ainsi que la constatation d’un


détournement des matériaux de construction par le Comité de suivi prévu par l’article 383 bis
du Code général des Impôts, entraînent la résiliation de l’agrément et l’exigibilité des impôts
et taxes non perçus sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales.
Loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 1er; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an.
fiscale, art. 25-1.

Reprise d'entreprise en difficulté


Art. 8
Une exonération temporaire d'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux est instituée
en faveur des entreprises qui reprennent une société en difficulté.
La reprise peut porter sur la totalité de l'activité ou sur une branche autonome d'activité de la
société.
Elle peut également se faire par la création d'une nouvelle entreprise créée à cet effet, ou par
l'acquisition d'actions ou de parts sociales de la société en difficulté par une entreprise déjà
existante.
Ord. n°- 92-124 du 16 mars 1992. Loi n°-2002-156 du 15 mars 2002, art. 9. Ord. n°- 2006-234 du 02
août 2006, art. 18.
Art. 9
L'exonération prévue à l'article précédent est accordée sur autorisation du Directeur général
des Impôts.
La mesure est subordonnée aux conditions ci-après :
1- La société reprise doit présenter une situation nette négative pendant au moins les trois
exercices précédant sa reprise.
2- L’entreprise qui reprend la société en difficulté doit :
- relever d'un régime réel d'imposition;
- poursuivre l'activité ou une branche complète et autonome d'activité de l'entreprise reprise
pendant les six années suivant la reprise.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007, art. 10-3 .

3- Lorsque la reprise se fait par une société créée spécialement à cet effet, le capital de ladite
société ne doit pas être détenu directement ou indirectement à plus de 10 % par les personnes
de droit privé qui, ensemble ou individuellement, ont détenu directement ou indirectement plus
de 50 % du capital de la société en difficulté pendant les deux années précédant la reprise.
Ord. n°- 92-124 du 16 mars 1992. Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, art. 9. Ord. n°- 2006-234 du 02
août 2006, art. 18.

Art. 10
Les entreprises concernées sont exonérées d'impôt à raison des bénéfices réalisés au titre de
l’activité reprise jusqu’au terme du quatrième exercice suivant celui de la reprise de la société
en difficulté.
Ord. n°- 92-124 du 16 mars 1992. Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007, art. 10-1 .

Cette exonération est réduite à 75% et à 50% de l’impôt sur les bénéfices exigible
respectivement au terme du troisième et du quatrième exercice suivant celui de la reprise.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007, art. 10-1 .

La date de la reprise de la société en difficulté est celle du transfert effectif de la propriété à


l’entreprise qui effectue la reprise.
Décret n°- 93-680 du 19 août 1993. Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, art. 9. Ord. n°- 2006-234 du
02 août 2006, art. 18.

Art. 11
Les bénéfices réalisés doivent faire l'objet d'une déclaration régulière dans les délais légaux.
Une comptabilité distincte doit être tenue pour l’activité ou la branche d’activité autonome
reprise.
Ord. n°- 92-124 du 16 mars 1992. Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, art. 9. Ord. n°- 2006-234 du 02
août 2006, art. 18.

Art. 12
1°- Le bénéfice de l'exemption prévue par les dispositions qui précèdent est retiré si au cours
des six premières années d'exploitation, l'activité ou la branche d'activité reprise est
interrompue.
Ord. n°- 92-124 du 16 mars 1992; ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007, art. 10-2.

2°- En cas de retrait du bénéfice de la mesure d'exemption dans les conditions prévues au 1°- du
présent article, l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux dont l'entreprise a été
dispensée, devient exigible sans préjudice de l'application des pénalités prévues par le Livre de
Procédures fiscales.
Loi n°- 98-742 du 23 décembre 1998, an. fiscale, art. 3; loi n°-2002-156 du 15 mars 2002, art. 9; Ord.
n°- 2006-234 du 02 août 2006, art. 18.
Entreprises de production, de conservation, de conditionnement ou de
transformation des productions agricoles alimentaires
Art. 12 bis
Sont affranchies de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, les entreprises de
production, de conservation, de conditionnement ou de transformation des productions
agricoles alimentaires dont la liste est établie par arrêté conjoint du Ministre en charge de
l’Agriculture et du Ministre de l’Economie et des Finances. La durée de l’exonération est de
cinq ans.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art. 27-1.

Entreprises en zones Centre, Nord et Ouest


Art. 12 ter
1°- Sont affranchies de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux ou sur les bénéfices
agricoles, les entreprises créées, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones
Centre, Nord et Ouest, au titre des exercices clos aux 31 décembre 2010, 2011, 2012, 2013,
2014 et 2015. Cette exonération est ramenée à 75 % au titre des exercices clos aux 31 décembre
2016 et 2017.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011, art. 2-1.

2°- Sont affranchies de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, les entreprises
agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton, de l’anacarde et du karité créées,
réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones Centre, Nord et Ouest au titre
des exercices clos aux 31 décembre 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette exonération
est ramenée à 75 % au titre des exercices clos aux 31 décembre 2016 et 2017.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011, art.2-1.

Pour les entreprises de production effectuant des opérations d’achat de produits, l’exonération
n’est acquise que si la valeur des achats n’excède pas 15% de la valeur de la production totale.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.2-4.

Entreprises s’installant et/ou réalisant leurs activités sur le territoire


national en dehors du District d’Abidjan
Art. 12 quater
Sont exonérés de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, les produits des ventes
de logements construits avant le 1er janvier 2024, par les entreprises de promotion immobilière
en dehors du District d’Abidjan, sur une période de cinq ans.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 3-1er

Location-gérance d’entreprise en difficulté


12 quinquies
Une exonération temporaire d'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux est instituée
en faveur des entreprises qui prennent en location-gérance une société en difficulté.
La date effective de la location-gérance de la société en difficulté est celle de la signature du
contrat y afférent.
Les dispositions des articles 8, 9, 10, 11 et 12 du Code général des Impôts, sont applicables
mutatis mutandis à la location-gérance prévue au présent article.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 9
Section III - Bénéfices imposables
Art. 13
A compter des exercices ouverts après le 30 juin 1996, les contribuables ne sont pas autorisés
à clore leurs exercices comptables à une date autre que celle du 31 décembre de chaque année,
sauf en cas de cession ou de cessation en cours d’année.
Loi n°- 86-1383 du 19 déc. 1986, an. fiscale, art. 5; loi n°- 96-238 du 13 mars 1996, an. fiscale, art.
30-2°-; ord. n°- 97-478 du 4 sept. 1997, art. 1-I.

Les contribuables qui commencent leur activité entre le 1er juillet et le 31 décembre sont
autorisés à arrêter leur premier exercice le 31 décembre de l’année suivante.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 16-7°-.

Art. 14
Sous réserve de la déduction des revenus mobiliers prévus à l’article 21 ci-après, le bénéfice
imposable est le bénéfice net, déterminé d’après les résultats d’ensemble des opérations de toute
nature effectuées par les entreprises, y compris notamment les cessions d’éléments quelconques
de l’actif, soit en cours, soit en fin d’exploitation.
Art. 15
Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l’actif net à la clôture et à
l’ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l’impôt, diminuée des
suppléments d’apport et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par
l’exploitant ou par les associés. L’actif net s’entend de l’excédent des valeurs d’actif sur le total
formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés.
Art. 16
Les stocks doivent être évalués au prix de revient ou au cours du jour de la clôture de l’exercice,
si ce cours est inférieur au prix de revient.
Les travaux en cours sont évalués au prix de revient.
Art. 17
Les écarts de conversion des devises ainsi que des créances et dettes libellées en monnaies
étrangères par rapport aux montants initialement comptabilisés sont déterminés à la clôture de
chaque exercice en fonction du dernier cours de change et pris en compte pour la détermination
du résultat imposable de l’exercice.
Loi n°- 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 15.

Art. 18 2018... 2019... 2020...


Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant notamment :
A)
1°- Les frais généraux de toute nature, le loyer des immeubles dont l’entreprise est locataire,
les rémunérations à titre de dépenses de personnel et de main-d’œuvre. Toutefois, ces
rémunérations ne sont admises en déduction que dans la mesure où elles correspondent à un
travail effectif et ne sont pas excessives eu égard à l’importance du service rendu. Cette
disposition s’applique à toutes les rémunérations directes ou indirectes, y compris les
indemnités, allocations, avantages en nature et remboursement de frais.
2°- Les appointements que les exploitants individuels prélèvent sur leurs recettes
professionnelles à titre de rémunération de leur travail personnel sont exclus des charges
déductibles. Il en est de même des dépenses exposées dans l’intérêt personnel de l’exploitant.
3°- Le salaire du conjoint de l’exploitant individuel peut, à la demande du contribuable, être
déduit du bénéfice imposable, dans la mesure où il correspond à un travail effectif, et n’est pas
excessif eu égard à l’importance du service rendu, à la condition qu’il soit justifié que ce salaire
a donné lieu aux prélèvements sociaux et fiscaux en vigueur.
Loi n°- 84-1367 du 26 déc. 1984, an. fiscale, art. 4.
4°- Les indemnités de fonction allouées aux administrateurs des sociétés anonymes, dont le
montant est fixé par l’assemblée générale ordinaire desdites sociétés, sont déductibles dans la
limite de 3 000 000 de francs par an et par bénéficiaire.
Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 11.

Ces limites ne sont pas applicables, selon le cas, aux rémunérations permanentes et indemnités
de fonctions allouées au président directeur général et au directeur général adjoint, ou au
président du conseil d’administration et au directeur général, ou à l’administrateur général
adjoint, ainsi qu’aux rémunérations exceptionnelles allouées par le conseil d’Administration à
ses membres pour des missions et mandats qui leur sont confiés, et aux remboursements de frais
et dépenses engagés dans l’intérêt de la société et autorisés par le conseil d’administration .
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 15-1°-.

5°- Les intérêts, arrérages et autres produits des obligations, créances, dépôts et
cautionnements , les redevances de cession ou concession de licence d’exploitation, de brevets
d’invention, de marques de fabrique, procédés ou formules de fabrication et autres droits
analogues ou les rémunérations de services de toute nature payés ou dus entre entreprises
ivoiriennes appartenant au même groupe.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 1-1.

Les sommes versées ne sont admises comme charges déductibles pour l’établissement de l’impôt
que si le débiteur apporte la preuve que ces dépenses correspondent à des opérations réelles et
qu’elles ne présentent pas un caractère anormal ou exagéré.
La déduction est plafonnée à 5 % du chiffre d’affaires dans la limite de 20 % des frais généraux
de l’entreprise débitrice.
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 18.

6°- Les intérêts servis aux personnes physiques ou morales directement ou indirectement liées
à la société, en rémunération des sommes qu’elles laissent ou mettent à la disposition de la
société en sus de leur part de capital, quelle que soit la forme de celle-ci, dans les limites
suivantes :
- le montant total des sommes laissées à la disposition de la société par l’ensemble de ces
personnes ne peut excéder le montant du capital social de celle-ci ;
- le montant total des intérêts servis au titre des sommes susvisées ne peut excéder 30 % du
résultat de l'entreprise avant impôt, intérêts, dotations aux amortissements sur immobilisations
et provisions ;
- le taux des intérêts servis ne peut excéder le taux moyen des avances de la BCEAO pratiqué
au titre de l’année en cours, majoré de deux points ;
- le remboursement des sommes doit intervenir dans les 5 années suivant leur mise à disposition
et la société ne doit pas faire l’objet d’une liquidation pendant cette période. Dans le cas
contraire, les intérêts déduits au titre de ces sommes sont rapportés au résultat de la sixième
année ou de l’année de liquidation ;
- les intérêts servis à ces personnes ne sont déductibles, quel que soit leur montant, qu’à
condition que le capital social de la société emprunteuse ait été entièrement libéré.
Loi n° 84-1367 du 26 déc. 1984, an. fiscale, art. 4;ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art.
21-1°. ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 1er -9; loi n° 2017-870 du 27 décembre
2017, an. fiscale art. 14-3; loi n° 2018-984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 20-1.

7°- [Obsolète].
Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art.5-1.

8°- Les primes d’assurances versées par l’entreprise à une compagnie d’assurances ivoirienne
dans le cadre de contrats relatifs aux indemnités de fin de carrière.
La déduction de ces cotisations n’est admise qu’à la condition que le contrat d’assurances
présente un caractère général c’est-à-dire concerne l’ensemble du personnel ou une ou
plusieurs catégories déterminées de celui-ci.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 8.
9°- La valeur des biens normalement amortissables, à condition que leur prix unitaire n’excède
pas 300 000 francs et que ceux-ci soient inscrits en frais généraux.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 1er-14; Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 9 .

10°- [Obsolète].
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 28.

B)
1°- Les amortissements réellement effectués par l’entreprise, dans la limite de ceux qui sont
généralement admis d’après les usages de chaque nature d’industrie, de commerce ou
d’exploitation, y compris ceux qui ont été régulièrement comptabilisés en application des
dispositions de l’alinéa ci-après, mais réputés différés en période déficitaire; ces derniers
amortissements doivent obligatoirement être inscrits à un compte spécial « amortissements
différés» puis prélevés sur les résultats des premiers exercices suivants, laissant apparaître un
bénéfice suffisant en plus de l’annuité afférente à ces bénéfices et du report éventuel des déficits
antérieurs dans la limite prévue par l’article 26 ci-après.
A la clôture de chaque exercice, la somme des amortissements effectivement pratiqués depuis
l’acquisition ou la création d’un élément donné doit être égale au montant cumulé des
amortissements calculés suivant le mode linéaire et répartis sur la durée normale d’utilisation.
A défaut de se conformer aux obligations figurant dans les deux précédents alinéas, l’entreprise
perd définitivement le droit de déduire la fraction d’amortissements qui n’a pas été
régulièrement comptabilisée ou prélevée.
Ord. n°- 76-722 du 15 déc. 1976, art. 1.

Le taux d’amortissement annuel est fixé à 50 % en ce qui concerne :


- le matériel informatique et les logiciels;
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 8-1.

- [Obsolète].
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an.f icale, art. 12-1°-; loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an.
fiscale, art.2-1.

S’agissant des biens visés au premier tiret ci-dessus, les entreprises peuvent opter pour
l’application du taux pratiqué d’après les usages du secteur d’activité.
Toutefois, cette période ne peut excéder cinq ans.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 8-2 .

2°- Les biens donnés en location dans le cadre d’une opération de crédit-bail sont amortissables
sur la durée du contrat chez le crédit-bailleur et le crédit-preneur.
Loi n°- 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 11.

En cas de non levée de l’option d’achat par le preneur, la reprise du bien, objet de l’opération
de crédit-bail par le crédit-bailleur est assimilée à une opération de cession.
Loi n°- 97-06 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art. 1-4°-; Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 16-9°-.

3°- Les licences d’exploitation des entreprises de téléphonie cellulaire délivrées par l’Etat de
Côte d’Ivoire sont amortissables sur leur durée d’utilisation totale.
En cas de paiement fractionné, le droit à amortissement naît à la date de paiement de l’acompte
ou de l’avance. La durée d’amortissement de la licence demeure toutefois égale à la durée
d’utilisation.
Pour les entreprises ayant acquis la licence d’exploitation postérieurement à leur début
d’activité, la durée d’amortissement de la licence est égale à la durée d’utilisation restant à
courir à sa date d’acquisition.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, art. 15.

C)
1°- Pourront toutefois faire l’objet d’un amortissement accéléré :
- Les matériels et outillages neufs remplissant à la fois la double condition :
a)d’être utilisés exclusivement pour les opérations industrielles de fabrication, de manutention,
de transport ou d’exploitation agricole ;
b)d’être normalement utilisables pendant plus de cinq ans.
-Les matériels spécifiques à la téléphonie acquis par les entreprises concessionnaires de service
public de téléphonie ou titulaires d’une licence d’exploitation.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 5.

Pour ces matériels et outillages, le montant de la première annuité d’amortissement, calculé


d’après leur durée d’utilisation normale, pourra être double, cette durée étant alors réduite
d’une année.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 3-2.

2°- Sous réserve de l’agrément d’une demande déposée à la Direction générale des Impôts dans
les mêmes formes que celles définies à l’article 110-5°- du présent Code, les entreprises peuvent
opter pour l’application à leurs matériels et outillages neufs d’un amortissement dégressif.
Cette dégressivité est obtenue par l’affectation au taux d’amortissement linéaire de coefficients
de majoration fixés par arrêté du Ministère en charge de l’Economie et des Finances.
Loi n°- 84-1232 du 8 nov. 1984, art. 4. Voir arrêté n°- 102/MEF/DGI/ CT du 4 févr. 1985, divers
textes fiscaux : texte n°-8 partie réglementaire.

3°- Un amortissement accéléré de 40 % du prix de revient des immeubles affectés au logement


du personnel des entreprises industrielles et commerciales pourra être pratiqué à la clôture du
premier exercice suivant la date d’achèvement de ceux de ces immeubles construits en dur,
comportant les conditions de salubrité et de confort fixées par les règlements d’hygiène et dont
la valeur d’immobilisation correspondant à un logement de trois pièces habitables avec cuisine,
douchière, water-closets et, dans les localités où elles existent, installations d’eau et d’éclairage
électrique, ne dépassera pas vingt millions de francs hors taxes.
Loi n°- 81-150 du 27 févr. 1981. an. fiscale, art. 14; loi n°- 2013 - 908 du 26 décembre 2013. an.
fiscale, art.4.

L’amortissement de la valeur résiduelle des immeubles en cause sera effectué dans les
conditions ordinaires et basé sur leur durée normale d’utilisation.
Les immeubles ou portions d’immeubles qui, au cours de cette durée normale d’amortissement,
seraient affectés à un usage autre que le logement du personnel de l’entreprise, cesseront
d’avoir droit au bénéfice des dispositions ci-dessus et la Direction générale des Impôts sera
fondée à procéder au réajustement des amortissements dont ils auront été l’objet, en vue de
réintégrer dans les bénéfices imposables les amortissements excédentaires.
D)Les impôts à la charge de l’entreprise mis en recouvrement au cours de l’exercice, à
l’exception de l’impôt cédulaire sur les bénéfices et de tous impôts et taxes incombant à des
tiers et dont elle est le redevable légal. Si des dégrèvements sont ultérieurement accordés sur
les impôts déductibles, leur montant entre dans les recettes de l’exercice au cours duquel
l’exploitant est avisé de ces dégrèvements.
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale art. 15.

E)
1°- Les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges nettement précisées
et que les événements en cours rendent probables, à condition qu’elles aient été effectivement
constatées dans les écritures de l’exercice et figurent au relevé des provisions prévu à l’article
36 ci-après.
L’indemnité pour congés payés revêt du point de vue fiscal le caractère d’un salaire de
substitution qui constitue une charge normale de l’exercice au cours duquel le salarié prend le
congé correspondant et ne peut donc faire l’objet d’une provision fiscalement déductible du
bénéfice imposable.
Loi n°- 84-1367 du 26 déc. 1984, an. fiscale, art. 4.

Les pertes de change ne peuvent donner lieu à constitution de provisions déductibles.


Loi n°- 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 16.
2°-- Les provisions constituées par les établissements de banque ou de crédit destinées à faire
face aux risques particuliers afférents aux prêts ou opérations à moyen et long terme pourront
toutefois être constituées en franchise d’impôt par ces établissements ainsi que celles
constituées par les sociétés se livrant à des opérations de crédit foncier.
La dotation annuelle de la provision prévue ci-dessus peut atteindre 5% du bénéfice comptable
de chaque exercice, sans que le montant de ladite provision puisse excéder 5% du total des
crédits à moyen et à long terme effectivement utilisés.
- les provisions pour dépréciation de créances constituées par les banques et établissements
financiers en application des normes de prudence édictées par la Banque Centrale des Etats de
l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Toutefois, la constitution de ces dernières provisions n’est pas cumulable avec celle de toute
autre provision déterminée de façon forfaitaire, notamment celle prévue au premier tiret
précédent.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 8.

3°- Les provisions destinées à faire face aux risques particuliers qui pourraient résulter des
opérations de réescompte d’effets souscrits par les établissements de banque ou de crédit auprès
des caisses de crédit agricole.
Le montant annuel de cette provision ne pourra dépasser 10 % des utilisations de la fiche de
réescompte dont le plafond est limité à 250 millions de francs.
La constitution de cette provision cessera lorsque le montant cumulé des provisions constituées
annuellement aura atteint 50 % de la limite susvisée, soit 125 millions de francs.
Les pertes qui pourraient provenir de l’irrécouvrabilité éventuelle des effets réescomptés seront
imputées sur le montant de la provision ainsi constituée.
Lorsqu’il sera mis fin aux opérations de réescompte visées ci-dessus, le reliquat de la provision
sera rapporté au bénéfice imposable de l’exercice au cours duquel elle sera devenue sans objet.
4°- Une provision égale à 5 % du montant de leur encours par exercice social pourra être
constituée en franchise d’impôt par les établissements de banques agréés comme banque de
développement. Le montant cumulé des provisions ainsi constituées ne pourra dépasser 10 %
du montant total de l’encours.
Loi n°- 71 -683 du 28 déc. 1971, an. fiscale, art. 18.

5°- Les provisions statistiques pour créances douteuses ou litigieuses constituées par les
entreprises concessionnaires de service public et les entreprises de téléphonie titulaires d’une
licence d’exploitation.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 3-3; Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 6-1 .

6°- Les provisions pour remise en état du patrimoine concédé, constituées par les entreprises
concessionnaires de service public.
Les conditions de constitution des provisions visées aux 5°- et 6°- précédents sont fixées chaque
année après accord de l’Administration fiscale.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 3-3.

7°- Les provisions constituées par les compagnies d’assurances destinées à faire face aux
sinistres tardifs et aux annulations de primes, à condition que ces provisions soient déterminées
conformément à la méthode de la cadence prévue par les règles prudentielles de la Conférence
Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA).
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 4.

8° Les pertes des banques et établissements financiers se rapportant aux créances accordées
dans le respect des normes de prudence édictées par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique
de l’Ouest, classées douteuses ou litigieuses, ayant préalablement fait l’objet de provisions et
non recouvrées au terme du cinquième exercice comptable, à compter de leur transfert en
créances douteuses ou litigieuses. La non-production de l’état des créances douteuses prévues
à l’article 36 du présent Code entraîne le rejet de la charge antérieurement déduite.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 5-1.
F)Les provisions visées au E ci-dessus qui, en tout ou en partie, reçoivent un emploi non
conforme à leur destination ou deviennent sans objet au cours d’un exercice ultérieur, sont
rapportées aux recettes dudit exercice, sauf disposition réglementaire contraire. Lorsque le
rapport n’a pas été effectué par l’entreprise elle-même, l’Administration peut procéder aux
redressements nécessaires dès qu’elle constate que les provisions sont devenues sans objet.
Dans ce cas, ces provisions sont, s’il y a lieu, rapportées aux recettes du plus ancien des
exercices soumis à vérification.
G)Les dons et libéralités consentis :
- aux associations sportives reconnues par le Ministre en charge des Sports et désignées par
arrêté conjoint du Ministre chargé du Budget et du Ministre en charge des Sports;
- aux organismes de recherche scientifique désignés par arrêté conjoint du Ministre chargé du
Budget et du Ministre de la Recherche scientifique;
- aux associations et organismes œuvrant dans les domaines de la Santé publique et de l’Action
sociale, désignés par arrêté conjoint du Ministre chargé du Budget et du Ministre de la Santé
et de la Protection sociale;
- aux associations œuvrant dans le domaine de la culture et de l’enseignement reconnues par le
Ministre de la Culture ou de l’Enseignement et désignées par arrêté conjoint du Ministre chargé
du Budget et du Ministre de tutelle concerné;
-à l’Etat ou à ses démembrements dans les domaines de l’éducation, de la santé ou des
infrastructures collectives dans les zones ex-assiégées.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 1er-12; ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 5 ; Ord.
n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art. 1-1/

-aux associations religieuses reconnues par le Ministère en charge des Cultes sur la base d’un
programme ou d’un bilan d’actions sociales prouvées;
-aux malades démunis présentés par les services sanitaires ou sociaux ou par les centres de
santé publics;
-aux élèves et étudiants ivoiriens non boursiers de l’Etat sous la forme de bourses d’études
annuelles;
-aux personnes handicapées, par les entreprises qui engagent des dépenses pour la fourniture
d’installations de rééducation, de matériels orthopédiques et autres matériels spécifiques;
-aux associations de jeunes et de femmes pour les aider à initier ou à développer une activité
lucrative;
-aux associations qui œuvrent à la réadaptation des toxicomanes et des alcooliques;
-aux organismes privés à but non lucratif qui œuvrent à la conservation de l’environnement;
-aux mutuelles pour leurs opérations de financement, de construction, de réhabilitation ou
d’équipement d’écoles, de centres de santé ou de centres polyvalents au profit d’une collectivité;
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.1-1

-à l’Etat ou aux organismes publics oeuvrant dans le domaine de la salubrité urbaine et de


l’assainissement, par les entreprises publiques ou privées.
Loi. n°- 2016-1116 du 08 décembre 2016 art.13

- aux organismes de recherche scientifique, aux entreprises privées engagées dans la recherche,
le développement et l’innovation, aux inventeurs et innovateurs nationaux.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 5-1er

La valeur des dons et libéralités consentis est déductible dans la double limite de 2,5 % du
chiffre d’affaires et de 200 millions de francs par an.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 39-1.

En ce qui concerne les bourses d’études annuelles, elles ne doivent excéder la double limite
particulière de 600 000 francs pour chaque étudiant bénéficiaire et 12 000 000 de francs par
entreprise donatrice. Les sommes ne doivent être versées ni aux conjoints, ni aux ascendants et
descendants des membres de la direction et des cadres de l’entreprise. Ce seuil de 600 000
francs est porté à 1 000 000 de francs pour les étudiants en cycle de recherche.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.1-1

Le coût de réalisation des routes, pistes rurales, hôpitaux, dispensaires, écoles et châteaux
d’eau réalisés par les entreprises privées au profit des collectivités territoriales ou des
populations est également déductible des résultats de ces entreprises, dans la double limite de
3 % du chiffre d’affaires et de 500 000 000 de francs par an.
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 16-1.

Le bénéfice des dispositions précédentes est subordonné à la condition que soient jointes à la
déclaration des résultats, les pièces justificatives attestant du montant et de la date de chaque
versement, ainsi que de l’identité du bénéficiaire. A défaut, les sommes déduites sont réintégrées
d’office au résultat imposable.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 6-1°-.

S’agissant des dons d’ouvrages d’utilité publique, il devra également être joint à la déclaration
de résultats une preuve de leur réception par l’Etat ou une collectivité territoriale.
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 16-2.

Les réalisations sociales effectuées par la LONACI, à la demande de l’Etat et approuvées par
son Conseil d’Administration sont déductibles en totalité des résultats de ladite société.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 31-2.

Art. 18 bis
Ne donnent pas droit à déduction, les paiements en espèces d’un montant supérieur à 250 000
francs et se rapportant aux charges suivantes :
- frais généraux, à l’exclusion des rémunérations à titre de dépenses de personnel et de main-
d’œuvre ;
- indemnités de fonction ;
- intérêts de toute nature ;
- primes d’assurances ;
- acquisitions de biens et services.
loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 3-1

Art. 19
Les montants des transactions, amendes, confiscations, pénalités et sanctions de toute nature
mises à la charge des contrevenants à la législation fiscale, douanière et sociale, à la
réglementation des prix, et d’une manière générale aux lois et règlements de l’Etat, ne sont pas
admis en déduction des bénéfices soumis à l’impôt.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 7.

Art. 20
Les dépenses d’études et de prospection exposées en vue de l’installation à l’étranger d’un
établissement de vente, d’un bureau d’études ou d’un bureau de renseignements ainsi que les
charges visées à l’article 18 ci-dessus, supportées pour le fonctionnement dudit établissement
ou bureau pendant les trois premiers exercices, peuvent être admises en déduction pour la
détermination du bénéfice net imposable afférent à ces trois exercices.
Les sommes déduites des bénéfices par application de l’alinéa précédent, devront faire l’objet
d’un relevé spécial détaillé annexé à la déclaration annuelle dont la production est prévue par
l’article 35 du présent Code.
Elles seront rapportées par fractions égales aux bénéfices imposables des cinq exercices
consécutifs à partir du quatrième suivant celui de la création de l’établissement ou du bureau.
Art. 21
Le bénéfice imposable est obtenu en déduisant du bénéfice net total déterminé conformément
aux dispositions du présent Code, dans la proportion de 50 %, le revenu net des valeurs et
capitaux mobiliers figurant à l’actif des entreprises redevables de l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux.
Loi n°- 83-1421 du 30 déc. 1983, an. fiscale, art. 15-2°-.

Sont toutefois exclus de la déduction prévue ci-dessus, les produits des prêts non représentés
par des titres négociables ainsi que les produits des dépôts et comptes courants, lorsqu’ils sont
encaissés par et pour le compte des banquiers ou d’établissements de banque, des entreprises
de placement ou de gestion de valeurs mobilières, ainsi que des sociétés ou compagnies
autorisées par le Gouvernement à faire des opérations de crédit foncier.
La proportion de 50 % visée ci-dessus est portée à 90 % en ce qui concerne :
1-Les dividendes régulièrement mis en paiement par les sociétés cotées à la Bourse Régionale
des Valeurs Mobilières.
2-Les intérêts et tous autres produits des emprunts obligataires émis par l’Etat ivoirien, les
départements et les communes, les établissements publics ivoiriens et les sociétés cotées à la
Bourse Régionale des Valeurs Mobilières.
Loi n°- 97-08 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art 14-3°-.

3-Les intérêts et tous produits des autres effets publics ivoiriens.


4-Les intérêts des emprunts émis par le Fonds National d’Investissement.
5-Les produits, lots et primes de remboursement des obligations émises en Côte d’Ivoire et
remboursables en cinq ans au moins.
Loi n°- 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 25.

La proportion de 50 % visée ci-dessus est portée à 95 % en ce qui concerne les sociétés


bénéficiant du régime fiscal des sociétés mères défini par l’article 22 ci-après.
La proportion de 50 % est portée à 100 % en ce qui concerne les intérêts et produits des titres
d’Etat émis par les Etats membres de l’UEMOA.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 11-2/.

Art. 21 bis
Le bénéfice imposable des entreprises de production, de conservation, de conditionnement ou
de transformation des productions agricoles alimentaires dont la liste est établie par arrêté
conjoint du Ministre en charge de l’Agriculture et du Ministre chargé du Budget , est obtenu
après un abattement de 50 % sur le bénéfice net total déterminé à partir de la sixième année
suivant la date du bénéfice de l’exonération visé à l’article 12 bis du présent Code.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art. 27-2.

Art. 22
Le régime fiscal des sociétés mères est applicable aux sociétés ivoiriennes par actions ou à
responsabilité limitée qui détiennent, dans le capital d’autres sociétés revêtant l’une de ces
formes, des participations satisfaisant aux conditions ci-après :
1-Les titres de participations doivent revêtir la forme nominative ou être déposés dans un
établissement désigné par l’Administration.
2-Ils doivent représenter au moins 10 % du capital de la société émettrice.
Ce pourcentage s’apprécie à la date de la mise en paiement des produits de la participation.
Toutefois, aucun pourcentage minimal n’est exigé pour les titres reçus en rémunération
d’apports partiels admis au régime fiscal des fusions non plus que pour les participations dont
le prix de revient excède 1 milliard de francs.
3-Les titres de participations doivent avoir été souscrits à l’émission. A défaut, la personne
morale participante doit avoir pris l’engagement de les conserver pendant un délai de deux ans.
En cas d’absorption par une tierce société d’une société détenant une participation satisfaisant
aux conditions exigées par le présent article, le bénéfice du régime fiscal des sociétés mères est
transporté de plein droit de la société absorbée à la société absorbante ou nouvelle. De même,
une société participante demeure fondée à se prévaloir du régime de faveur lorsque la société
dont elle détient les actions ou parts absorbe une tierce société ou est absorbée par celle-ci,
sous réserve que la fusion ne soit pas réalisée pour faire échec aux conditions susvisées et sans
que la participation puisse bénéficier d’un traitement plus favorable que si l’opération n’avait
pas eu lieu.
Loi n°- 77-1003 du 30 déc. 1977. an. fiscale, art. 7.

Art. 23
Le régime fiscal défini aux articles 29 et 193 du Code général des Impôts s’applique de plein
droit aux sociétés holdings de droit ivoirien constituées sous la forme d’une société anonyme
ou d’une société à responsabilité limitée dont les 2/3 au moins de l’actif immobilisé sont
composés de participations qui répondent aux conditions fixées par l’article 22 .
Ces sociétés peuvent en dehors de la gestion de participations exercer, à l’exclusion de toute
activité commerciale, industrielle, agricole ou non commerciale, les activités suivantes :
-effectuer des prestations de services correspondant à des fonctions de direction, de gestion, de
coordination et de contrôle de sociétés du groupe;
-se livrer à des activités de recherche et de développement au seul profit du groupe;
-assurer la gestion de la trésorerie du groupe.
Le régime fiscal ci-dessus s’applique dans les mêmes conditions, à une société par actions
simplifiée.
Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 21-3°; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 15.

Art. 24
En ce qui concerne les sociétés, les rémunérations allouées à l’actionnaire unique, à l’associé
unique ou au gérant majoritaire personne physique et portées dans les frais et charges seront
admises en déduction du bénéfice de la société pour l’établissement de l’impôt, à condition que
ces rémunérations correspondent à un travail effectif et soient soumises au nom de ces derniers,
à l’impôt sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 15-2°-; loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art.17-
2°-.

Art. 25
Sont admis en déduction :
1-En ce qui concerne les sociétés coopératives de consommation, les bonis provenant des
opérations faites avec les associés et distribués à ces derniers au prorata de la commande de
chacun d’eux.
2-En ce qui concerne les sociétés coopératives ouvrières de production, la part des bénéfices
nets qui est distribuée aux travailleurs.
Art. 26
En cas de déficit subi pendant un exercice, ce déficit est considéré comme une charge de
l’exercice suivant et déduit du bénéfice réalisé pendant ledit exercice. Si ce bénéfice n’est pas
suffisant pour que la déduction puisse être intégralement opérée, l’excédent du déficit est
reporté successivement sur les exercices suivants jusqu’au cinquième exercice qui suit
l’exercice déficitaire.
Loi n°- 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 11.

Art. 27
En cas de fusion-absorption de sociétés de droit ivoirien, les déficits fiscaux reportables non
prescrits ainsi que les amortissements réputés différés non encore déduits de la société
absorbée, sont admis en déduction partielle ou totale des résultats de la société absorbante.
Les entreprises absorbantes peuvent également bénéficier, partiellement ou totalement, des
crédits d’impôts ou taxes ainsi que des avantages fiscaux non prescrits de la société absorbée.
Le bénéfice des mesures susmentionnées est subordonné à l’agrément préalable du Directeur
général des Impôts sur présentation du dossier de fusion-absorption.
Ord. n°- 94-487 du 1er sept. 1994; loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 38-1.
L’agrément ainsi accordé peut prévoir un étalement des déductions sur une période qui ne peut
excéder 5 ans.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 18.1.

Art. 27 bis
Lorsque la dissolution d’une société dans laquelle tous les titres sont détenus par un seul associé
entraîne la transmission universelle du patrimoine de la société à cet associé, sans qu’il y ait
lieu à liquidation conformément aux dispositions de l’article 201 de l’Acte uniforme relatif au
droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique, le régime fiscal suivant
s’applique :
-transfert des déficits fiscaux et des amortissements réputés différés de la filiale à la société
mère ;
-transfert des avantages fiscaux et crédits d’impôts de la filiale à la société mère ;
-exonération de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières sur le boni de dissolution éventuel.
Le bénéfice de ce régime est subordonné à l’autorisation du Directeur général des Impôts après
contrôle de la sincérité des déficits provenant de l’entreprise dissoute.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 6.

L’autorisation ainsi accordée peut prévoir un étalement des déductions sur une période qui ne
peut excéder 5 ans.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 18.2.

Section IV - Plus-values
Art. 28
Par dérogation aux dispositions de l’article 14 , les plus-values provenant de la cession, en
cours d’exploitation, d’éléments de l’actif immobilisé ne sont pas comprises dans le bénéfice
imposable de l’exercice au cours duquel elles ont été réalisées, si, dans la déclaration des
résultats dudit exercice, le contribuable prend l’engagement de réinvestir en immobilisations
dans ses entreprises en Côte d’Ivoire, avant l’expiration d’un délai de trois ans à partir de la
clôture de l’exercice, une somme égale au montant de ces plus-values ajoutée au prix de revient
des éléments cédés.
Pour l’application des dispositions qui précèdent, les valeurs constituant le portefeuille sont
considérées comme faisant partie de l’actif immobilisé lorsqu’elles sont entrées dans le
patrimoine de l’entreprise cinq ans au moins avant la date de la cession.
Par ailleurs, sont assimilées à des immobilisations, les acquisitions d’actions ou de parts ayant
pour effet d’assurer à l’exploitant la pleine propriété de 30 % au moins du capital d’une tierce
entreprise.
Si le remploi est effectué dans le délai prévu ci-dessus, les plus-values distraites du bénéfice
imposable viennent en déduction du prix de revient des nouvelles immobilisations, soit pour le
calcul des amortissements s’il s’agit d’éléments d’actif amortissables, soit pour le calcul des
plus-values réalisées ultérieurement. Dans le cas contraire, elles sont rapportées au bénéfice
imposable de l’exercice au cours duquel a expiré le délai ci-dessus.
Les entreprises ont la possibilité de calculer et de déduire l’amortissement normal du nouveau
bien à condition de procéder à la réintégration au résultat final de la partie de la plus-value
correspondant à l’excédent d’amortissement ainsi dégagé.
Toutefois, si le contribuable vient à cesser sa profession ou à céder son entreprise au cours du
délai ci-dessus, les plus-values à réinvestir seront immédiatement taxées dans les conditions
fixées par l’article 71 ci-après.

Art. 29
Par dérogation aux dispositions de l’article 14 , les plus-values provenant de la cession de
titres de participation par les sociétés holdings telles que définies par l’article 23 du présent
Code, sont imposables à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux au taux de 12 %
selon les conditions et modalités suivantes :
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007, an. fiscale, art. 12-6 .

-les titres de participation sont ceux qui revêtent ce caractère sur le plan comptable et qui
donnent droit au régime des sociétés mères définies par l’article 22 ;
-les titres de participation doivent avoir été détenus depuis au moins deux ans.
Les cessions de titres de participation détenus depuis moins de deux ans sont taxées dans les
conditions de droit commun, sauf si les titres ont été acquis à la suite d’une fusion ou d’un
apport et qu’ils figuraient dans le portefeuille d’une société répondant aux conditions exigées
par les présentes dispositions.
Pour l’application de ces dispositions, les cessions de titres compris dans le portefeuille sont
réputées porter par priorité sur les titres de même nature acquis ou souscrits à la date la plus
ancienne; les plus ou moins-values résultant des cessions sont déterminées en fonction de la
valeur d’origine pour laquelle les titres figurent au bilan.
Sur option, le prix d’origine des titres cédés peut être calculé d’après le coût d’achat moyen
pondéré. Cette option est irrévocable et porte sur tous les titres en portefeuille.
Il est fait une compensation entre les plus-values et les moins-values de même nature. La plus-
value nette peut être utilisée à compenser le déficit de l’exercice, les déficits reportables au titre
des exercices antérieurs, les amortissements réputés différés. La moins-value nette d’un
exercice est déductible uniquement des plus-values de même nature réalisées au cours des cinq
exercices suivants.
La base imposable est constituée par les plus-values nettes dégagées au titre d’un exercice,
déduction faite des moins-values reportables au titre des exercices précédents et des frais
strictement nécessaires à la réalisation de la cession.
Par dérogation aux dispositions de l’article 14 , les plus-values provenant de la cession de
titres de participation par les sociétés visées à l’article 23 du présent Code et provenant de la
cession de titres de participation répondant aux conditions visées par le paragraphe premier
ci-dessus sont exonérées de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux jusqu’au
moment de la cession, si le portefeuille desdites sociétés est composé d’au moins 60 % de
participations dans les sociétés dont le siège est situé dans l’un des pays membres de l’Union
Economique et Monétaire Ouest Africaine.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 21-2.

Art. 30
Sont également exonérées de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, en ce qui
concerne les sociétés ayant pour objet la construction d’immeubles en vue de leur division, les
plus-values résultant de l’attribution exclusive aux associés, par voie de partage en nature à
titre pur et simple, de la fraction des immeubles construits par celles-ci et pour laquelle ils ont
vocation.
Le bénéfice de ces exonérations est subordonné toutefois à la condition que le procès-verbal de
l’assemblée générale approuvant le projet de partage soit enregistré avant l’expiration d’un
délai de 7 ans, à compter de la date de constitution de la société.
L’acte de partage lui-même devra être enregistré, au plus tard, un an après l’enregistrement du
procès-verbal de la délibération de l’assemblée générale approuvant le projet de partage.
Art. 31
Dans le cas de décès de l’exploitant, la taxation de la plus-value du fonds de commerce
(éléments corporels et incorporels) est, lorsque l’exploitation est continuée par les héritiers en
ligne directe ou par le conjoint, reportée au moment de la cession ou de la cessation de
l’exploitation par ces derniers, à condition qu’aucune augmentation ne soit apportée aux
évaluations des éléments de l’actif figurant au dernier bilan dressé par le défunt.
Cette disposition reste applicable, lorsqu’à la suite du partage de la succession, l’exploitation
est poursuivie par le ou les héritiers en ligne directe ou par le conjoint attributaire du fonds, de
même que dans le cas où les héritiers en ligne directe et le conjoint constituent exclusivement
entre eux une société en nom collectif ou en commandite simple, à condition que les évaluations
des éléments d’actif existant au décès ne soient pas augmentées à l’occasion du partage ou de
la transformation de l’entreprise en société.

Fusion de sociétés et apports partiels d’actifs


Art. 32
Les plus-values, autres que celles réalisées sur les marchandises, résultant de l’attribution
d’actions ou de parts sociales (parts de capital) à la suite de fusions de sociétés anonymes, ou
à responsabilité limitée, sont exonérées de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Il en est de même des plus-values, autres que celles réalisées sur les marchandises, résultant de
l’attribution gratuite d’actions ou de parts sociales à la suite de l’apport par une société
anonyme ou à responsabilité limitée, à une autre société constituée sous l’une de ces formes,
d’une partie de ses éléments d’actif, à condition que la société bénéficiaire de l’apport ait son
siège social en Côte d’Ivoire.
Toutefois, l’application des dispositions des deux alinéas précédents est subordonnée à
l’obligation constatée dans l’acte de fusion ou d’apport pour la société absorbante ou nouvelle
ou pour la bénéficiaire de l’apport de calculer, en ce qui concerne les éléments autres que les
marchandises comprises dans l’apport, les amortissements annuels à prélever sur les bénéfices,
ainsi que les plus-values ultérieures résultant de la réalisation de ces éléments d’après le prix
de revient qu’ils comportaient pour les sociétés fusionnées ou pour la société apporteuse,
déduction faite des amortissements déjà réalisés par elles.

Imposition des plus-values de cession


Art. 33
Sous réserve des dispositions de l’article 28 , les plus-values provenant de la cession
d’éléments d’actif immobilisé en fin d’exploitation ou en cas de cession partielle d’entreprise
et les indemnités reçues en contrepartie de la cessation de l’exercice de la profession ou du
transfert d’une clientèle sont comptées, dans les bénéfices commerciaux et les bénéfices des
professions non commerciales imposables, pour la moitié de leur montant.
Toutefois, lorsque la cession, le transfert ou la cessation intervient plus de cinq ans après la
création ou l’achat du fonds, de l’office ou de la clientèle, la plus-value n’est retenue dans les
bénéfices imposables que pour le tiers de son montant.
Le délai fixé à l’alinéa qui précède n’est pas opposable au conjoint survivant, ni aux héritiers
en ligne directe, lorsque la cession, le transfert ou la cessation de l’exercice de la profession
est la conséquence du décès de l’exploitant.

Section V - Régime du bénéfice réel normal


I - Personnes imposables
Art. 34 2020...
1° Sont obligatoirement soumises au régime du bénéfice réel, les entreprises dont le chiffre
d’affaires annuel, toutes taxes incluses, excède 500 000 000 de francs.
Les entreprises dont le chiffre d’affaires s’abaisse en dessous de la limite prévue au paragraphe
ci-dessus, ne sont soumises au régime du bénéfice réel simplifié, ou le cas échéant, au régime
de la taxe d’Etat de l’Entreprenant, que lorsque leur chiffre d’affaires est resté inférieur à cette
limite pendant trois exercices consécutifs.
Le chiffre d’affaires prévu au paragraphe premier est ajusté au prorata du temps d’exploitation
pour les entreprises qui commencent ou cessent leurs activités en cours d’année.
2° Les entreprises qui remplissent les conditions pour être imposées sous le régime du bénéfice
réel simplifié peuvent opter, avant le 1er février de chaque année, pour le régime du bénéfice
réel. L’option prend effet à compter du 1er janvier de l’année au cours de laquelle elle est
exercée. Elle est révocable après les trois exercices comptables qui suivent sa date d’effet et sur
autorisation expresse des services de la Direction générale des Impôts.
Les entreprises qui débutent leur activité peuvent opter dans les trente jours du commencement
de leur activité. L’option est valable de manière irrévocable pour les trois premiers exercices
comptables.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-1, 11-2 et 11-3; loi n° 2014-861 du 22
décembre 2014, an. fiscale, art.2-1; ordonnance n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1; loi n° 2020-
972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-2.

Déclaration de résultats
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 23-1.

II - Obligations des contribuables


Art. 35
1° Les contribuables visés à l’article précédent sont tenus de souscrire leur déclaration des
résultats selon le système normal.
Ord. n° 2000-252 du 26 mars 2000, an. fiscale, art. 16-5°.

2° La déclaration de résultats doit être produite:


- le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à
l’obligation de certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;
- le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres entreprises.
Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 17; Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an.
fiscale, art.15-1; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.12-1; loi n° 2016-1116 du 08
décembre 2016, an. fiscale, art. 23-2.

Art. 35 bis
Abrogé
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 12; ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015,
art. 1; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 23-3.

Etats financiers
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 23-4.

Art. 36 2018... 2020...


Les contribuables visés à l’article 34-1° sont tenus de déposer à l’Administration fiscale, leurs
états financiers annuels établis et présentés selon le cas, conformément au droit comptable
SYSCOHADA révisé, au droit comptable bancaire ou au Code de la Conférence Interafricaine
des Marchés des Assurances (CIMA).
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 27-2

Seuls sont recevables par l’Administration fiscale, les états financiers qui auront été
préalablement présentés à la formalité de la certification en ce qui concerne les entreprises
soumises à cette procédure, conformément aux dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit
des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique.
Les autres entreprises sont soumises à la procédure du visa préalable de leurs états financiers,
effectuée par un expert-comptable inscrit à l’Ordre. Les modalités de cette procédure sont
définies par arrêté du Ministre en charge du Budget.
La procédure de visa est applicable pour la première fois aux états financiers de l’exercice clos
au 31 décembre 2016. Toutefois, les entreprises ont la possibilité d’appliquer ladite procédure
aux états financiers à produire au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2015.
Les états financiers doivent également être transmis par voie électronique. En cas de
discordances entre la version électronique et la version papier, la version papier fait foi.
Sont obligatoirement joints aux états financiers à déposer, les documents suivants :
- les copies des actes modificatifs des statuts et des comptes rendus des délibérations des
assemblées statutaires, relatifs à l’exercice faisant l’objet de la déclaration ;
- le double du compte rendu détaillé et des notes annexes fournis à la Direction des Assurances
dans les délais légaux par les entreprises d’assurance ou réassurance, de capitalisation ou
d’épargne.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 3-1.

- un relevé des provisions constituées au cours de l’exercice fiscal faisant l’objet de la


déclaration.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 14-1.

Les banques et établissements financiers sont tenus de joindre en plus des documents
susindiqués :
- l’état prévu par les normes de la BCEAO se rapportant aux créances classées douteuses ou
litigieuses passées en perte ainsi que l’état de suivi du recouvrement desdites créances;
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 5-2.

- le détail des comptes des classes 6 et 7 du Plan comptable bancaire révisé.


Les compagnies d’assurances sont, quant à elles, tenues de produire en plus des documents
visés aux paragraphes 1 à 6 précédents :
- le détail des comptes des classes 61 à 68 ;
- le détail des comptes des classes 70 à 77.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 14-2.

Les entreprises dont le siège social est situé hors de la Côte d’Ivoire, remettent en outre, un
exemplaire de leurs états financiers.
Les entreprises qui exploitent des établissements secondaires, sont tenues de joindre à leurs
états financiers, un état faisant ressortir pour chaque établissement secondaire, les achats et
les ventes effectués et d’une façon générale, les agrégats comptables et économiques permettant
de connaître le niveau d’activité et de rentabilité de chaque établissement secondaire. La non-
production de cet état est passible d’une amende de 1 000 000 de francs.
Les états financiers et ces documents doivent être transmis au plus tard :
- le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à
l’obligation de certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;
- le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres entreprises.
En ce qui concerne les sociétés n’ayant pu tenir leur assemblée statutaire avant l’expiration des
délais prévus ci-dessus, la transmission du compte rendu de délibération de l’assemblée
statutaire doit se faire au plus tard le 31 juillet.
Toutefois, ce délai est porté au 31 octobre au plus tard en cas de prorogation du délai fixé pour
la tenue de l’assemblée statutaire de ces sociétés, dans le respect des dispositions de l’Acte
uniforme relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique.
Les états financiers ainsi que les documents annexes visés par le présent article sont à fournir
en cinq exemplaires destinés à l’Administration fiscale, à l’Institut national de la Statistique, à
la Comptabilité nationale et à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Loi n° 84-1367 du 26 déc. 1984, an. fiscale., art. 15; loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art.
13 ;ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 12; ord. n° 2008-381 du 18 décembre
2008, an. fiscale, art. 14-1; ord. n°2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 26-1; ord. n°2011-121
du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 28-2; loi n°2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 5; loi
n°2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.7-1; loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an.
fiscale, art. 24-1;loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 13-1.

Les entreprises qui sont sous la dépendance ou qui possèdent le contrôle d’entreprises situées
hors de Côte d’Ivoire, sont tenues de joindre à leurs états financiers, une documentation
contenant :
- une description générale des structures juridiques et opérationnelles du groupe d'entreprises
associées, comportant l’identification et la localisation géographique des entreprises associées
engagées dans des transactions intragroupes au cours de l’exercice ;
- une présentation générale des opérations réalisées avec les entreprises associées au cours de
l’exercice, incluant la nature et le montant des transactions, ainsi que l’identité et la localisation
géographique des sociétés du groupe impliquées.
La non-production de la documentation visée au paragraphe précédent ou la production d’une
documentation incomplète est sanctionnée par le rejet comme charges déductibles, des sommes
payées au titre des opérations réalisées avec les entreprises associées et par une amende de 3
000 000 de francs.
L’amende ci-dessus est majorée de 100 000 francs par mois ou fraction de mois de retard
supplémentaire.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 15-1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 1-2.

Art. 36 bis 2019...


Les entreprises qui contrôlent des entreprises situées hors de Côte d’Ivoire sont tenues de
produire auprès de l’Administration et suivant la fin de chaque exercice fiscal, une déclaration
annuelle comportant la répartition pays par pays des bénéfices du groupe et de divers agrégats
économiques, comptables et fiscaux.
Sont concernées par l’obligation prévue au paragraphe précédent, les personnes morales
établies en Côte d’Ivoire, remplissant les conditions suivantes :
- réaliser au titre de l’exercice précédant l’exercice fiscal soumis à déclaration, un chiffre
d'affaires hors taxes consolidé égal ou supérieur à 491 967 750 000 francs ;
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 23

- être soumise à l’obligation d’établissement d’états financiers consolidés, aux termes des
articles 74 et suivants de l’Acte uniforme de l’OHADA relatif au droit comptable et à
l'information financière ;
- contrôler des entités établies hors de Côte d’Ivoire ;
- ne pas être sous le contrôle d’une entreprise située en Côte d’Ivoire et soumise elle-même au
dépôt de la présente déclaration, ou établie dans un pays lié à la Côte d’Ivoire par un accord
prévoyant l’échange de renseignements à des fins fiscales et soumise à une obligation
déclarative similaire.
La déclaration comprend obligatoirement pour chaque pays ou territoire dans lequel le groupe
possède des entités, les informations suivantes :
- le chiffre d'affaires global résultant des transactions intragroupes réalisées ;
- le chiffre d'affaires résultant des transactions avec des entreprises indépendantes ;
- le chiffre d’affaires total réalisé dans le pays ou sur le territoire ;
- le résultat avant impôt sur les bénéfices ;
- l’impôt sur les bénéfices dû dans le pays ou territoire, au titre de l’année faisant l’objet de la
déclaration ;
- le montant de l’impôt sur les bénéfices effectivement acquitté ;
- le montant total des bénéfices non distribués à la fin de l’exercice ;
- le capital social cumulé des entités établies dans le pays ou sur le territoire ;
- l’effectif total du personnel employé dans le pays ou sur le territoire ;
- l’identification des actifs corporels hors trésorerie et équivalents de trésorerie, détenus ou
utilisés dans le pays ou sur le territoire ;
- la localisation, l’identité et les principales activités des entités du groupe, concernées par les
données agrégées déclarées.
La déclaration est à produire sur un support administratif conçu à cet effet, dans les douze mois
suivant la fin de chaque exercice fiscal. Elle doit également être transmise par voie électronique.
En cas de discordance entre la version électronique et la version papier, cette dernière fait foi.
Le défaut de production dans les délais légaux de la déclaration ci-dessus, est sanctionné par
une amende de 5 000 000 de francs, sans préjudice de l’application des autres sanctions prévues
par la loi.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 14-2.
La production d’une déclaration incomplète ou comportant des erreurs est sanctionnée par une
amende de 2 000 000 de francs par erreur ou omission, sans préjudice des autres sanctions
prévues par la loi.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 17-2

Art. 37
Les contribuables susvisés doivent, le cas échéant, indiquer le nom et l’adresse du ou des
comptables ou experts chargés de tenir leur comptabilité ou d’en déterminer ou contrôler les
résultats généraux, en précisant si ces techniciens font ou non partie du personnel salarié de
leur entreprise. Ils peuvent joindre à leur déclaration les observations essentielles et les
conclusions qui ont pu leur être remises par les experts-comptables ou les comptables agréés
chargés par eux, dans les limites de leur compétence, d’établir, contrôler ou apprécier leurs
états financiers annuels.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 13-2/.

III - Contrôle des déclarations


Art. 38 2018...
Pour l’établissement de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux dû par les
entreprises qui sont sous la dépendance ou qui possèdent le contrôle d’entreprises situées hors
de Côte d’Ivoire, les bénéfices indirectement transférés à ces dernières soit par la majoration
ou la diminution des prix d’achat ou de vente, soit par tout autre moyen, seront incorporés aux
résultats. Il est procédé de même à l’égard des entreprises qui sont sous la dépendance d’une
entreprise ou d’un groupe possédant également le contrôle d’entreprises situées hors de Côte
d’Ivoire.
A défaut d’éléments précis pour opérer les redressements prévus à l’alinéa précédent, les
produits imposables seront déterminés par comparaison avec ceux des entreprises similaires
exploitées normalement.
Les intérêts, arrérages et autres produits des obligations, créances, dépôts et cautionnements,
les redevances de cession ou concession de licences d’exploitation, de brevets d’invention, de
marques de fabrique, procédés ou formules de fabrication et autres droits analogues ou les
rémunérations de services payés ou dus par une personne physique ou morale domiciliée ou
établie en Côte d’Ivoire à des personnes physiques ou morales qui sont domiciliées ou établies
hors de Côte d’Ivoire, ne sont admis comme charges déductibles pour l’établissement de l’impôt
que si le débiteur apporte la preuve que ces dépenses correspondent à des opérations réelles et
qu’elles ne présentent pas un caractère anormal ou exagéré.
Loi n° 81-1127 du 30 déc. 1981, an. fiscale, art. 9.

Les sommes versées ne sont admises comme charges déductibles pour l’établissement de l’impôt
que dans la double limite de 5 % du chiffre d’affaires hors taxes et de 20 % des frais généraux
de l’entreprise débitrice.
Loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 7.

La condition de dépendance ou de contrôle n'est pas exigée pour l’application de la double


limite, lorsque la transaction ou le transfert s'effectue avec des personnes situées ou établies
dans un pays ou territoire non coopératif ou à fiscalité privilégiée.
Lorsque le bénéficiaire des sommes versées est situé dans un tel pays ou territoire, la déduction
desdites sommes est plafonnée à 50 % de leur montant brut, sans préjudice de la double limite
prévue ci-dessus.
Pour l’application des paragraphes précédents, sont considérés comme pays ou territoires non
coopératifs, les pays ou territoires identifiés comme tels par les autorités fiscales ivoiriennes ou
figurant sur la liste de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques
(OCDE) ou celle de l’Union européenne (UE).
Sont considérés comme territoires à fiscalité privilégiée, les territoires dans lesquels les revenus
ou sommes provenant de la Côte d’Ivoire sont taxables à un impôt au titre des bénéfices ou à
toute autre nature d’impôt sur le revenu, dont le montant est inférieur à la moitié de l’impôt qui
aurait été perçu en Côte d’Ivoire, si de tels revenus ou sommes y étaient imposables.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 17-1

Toutefois, ne peuvent être considérés comme pays ou territoires à fiscalité privilégiée ou non
coopératifs, les pays ou territoires ayant conclu avec la Côte d’Ivoire, un accord prévoyant
l’échange réciproque de renseignements à des fins fiscales.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 15-2; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017,
an. fiscale art. 14-1.

IV - Paiement de l’impôt
A - Impôt minimum forfaitaire
Loi n°- 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 6.

Art. 39 2019... 2020...


Un impôt minimum forfaitaire frappe les personnes physiques ou morales soumises au régime
du bénéfice réel normal.
Il est exigible dans l’un des cas suivants :
a) le montant de l’impôt sur les bénéfices de l’exercice est inférieur à l’impôt minimum
forfaitaire dudit exercice ;
1° La cotisation due au titre d’un exercice comptable donné est égale à 0,5% du chiffre
d’affaires, toutes taxes comprises, de cet exercice. Cette cotisation ne peut être inférieure à un
minimum de perception de 3 000 000 de francs. Pour les stations-service et les distributeurs de
gaz butane, ce montant est ramené à 500 000 francs.
Toutefois, lorsque l’impôt minimum forfaitaire est dû à raison de la condition définie au b) ci-
dessus, le minimum de perception est majoré de la différence entre le montant cumulé des impôts
et taxes dus au titre d’un exercice et le montant maximum de l’impôt des microentreprises
déterminé sur la base du seuil supérieur du chiffre d’affaires du régime des microentreprises,
affecté d’un coefficient de 1,2.
Loi n° 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 12; loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale,
art. 6 et 7-1; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 12-1; ord. n° 2018-145 du 14
février 2018, art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-3.

[Obsolète].
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 32-1; loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an.
fiscale, art 6.

Sans préjudice de l’exigibilité du minimum de perception, le taux de l’impôt minimum forfaitaire


est fixé à :
-0,10 % pour les entreprises de production, transformation et ventes de produits pétroliers,
pour les entreprises de production, de distribution d’eau et d’électricité ainsi que pour les
entreprises de distribution de gaz butane;
-0,15 % pour les établissements bancaires et financiers et les entreprises d’assurance et de
réassurance.
Loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 7-2; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017,
an. fiscale art. 12-2; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

Le maximum de perception de l’impôt minimum forfaitaire est fixé à 35 000 000 de francs.
Loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 6; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 12-3; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

[Obsolète].
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 5-2. Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 1er-13.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 28-1; Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 27-1.

[Obsolète].
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 32-2.
2°-Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de
l’exercice de l’activité, y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et
accessoires ou de la gestion de l’actif commercial, quelle que soit leur situation fiscale au
regard des taxes sur le chiffre d’affaires.
3°-La cotisation exigible doit être acquittée spontanément auprès de la recette des Impôts du
lieu d’exercice de l’activité dans les mêmes conditions et sous les mêmes sanctions que l’impôt
sur les bénéfices industriels et commerciaux.
A titre transitoire, et jusqu’au 31 décembre 2020, le paiement de l’impôt prévu au présent
article est suspendu.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 7

Art. 40
Les entreprises nouvelles sont exonérées de l’impôt minimum forfaitaire au titre de leur premier
exercice comptable.
[Obsolète].
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 11-1; loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an.
fiscale, art.5-3; Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 7-1 .

[Obsolète].
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art.2-2.

Art. 41
Les personnes physiques ou morales qui bénéficient d’un régime d’exonération totale ou
partielle d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux sont exonérées, dans les mêmes
conditions et quotités, de l’impôt minimum forfaitaire.

B - Impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux


Loi n°- 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 9.

Art. 42
A compter des exercices ouverts après le 31 décembre 2002, l’impôt sur les bénéfices industriels
et commerciaux ou l’impôt minimum forfaitaire dû au titre d’un exercice est payable
spontanément en trois fractions égales au plus tard le 15 avril, le 15 juin et le 15 septembre de
chaque année.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 13 -1; Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art.
2

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises, ces dates sont fixées au :
- 10 avril, 10 juin et 10 septembre pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières
et minières ;
- 15 avril, 15 juin et 15 septembre, pour les entreprises commerciales ;
- 20 avril, 20 juin et 20 septembre, pour les entreprises de prestations de services.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 13 -1; Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art.
3

Le paiement est effectué auprès de la recette des Impôts dont dépend le contribuable .
Ord. n° 97-478 du 4 sept. 1997. art. 1°-V; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 19-
1.

Art. 43
[Obsolète].
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 13-4.

Art. 44
[Obsolète].
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art.17; ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 1er -7;
ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 9-1; ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 9-2/.

Section VI - Régime du bénéfice réel simplifié


Loi n°- 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 3; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale
art. 11-4; ordonnance n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

I - Personnes imposables
Art. 45 2020...
Le régime du bénéfice réel simplifié s’applique aux personnes physiques ou morales dont le
chiffre d’affaires annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 200 000 001 francs et 500 000
000 de francs.
Les personnes physiques ou morales dont le chiffre d’affaires s’abaisse en dessous de la limite
prévue au paragraphe ci-dessus, ne sont soumises au régime de l’impôt des microentreprises,
sauf option pour le régime simplifié d’imposition, que lorsque leur chiffre d’affaires est resté
inférieur à cette limite pendant trois exercices consécutifs.
Relèvent également du régime du bénéfice réel simplifié, les personnes physiques ou morales
exclues du régime de l’impôt synthétique par l’article 75 du présent Code, lorsqu’elles
satisfont aux conditions visées au présent article.
Le chiffre d’affaires limite prévu au paragraphe premier est ajusté au prorata du temps
d’exploitation pour les contribuables qui commencent ou cessent leurs activités en cours
d’année.
Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 18; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art 2-2; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-5; ord. n° 2018-145 du 14
février 2018, art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-4.

II - Option pour le régime du réel simplifié


Art. 46 2020...
Les contribuables relevant du régime des microentreprises qui réalisent un chiffre d’affaires
annuel toutes taxes comprises supérieur ou égal à 100 000 000 de francs, peuvent opter avant
le 1er février de chaque année, pour le régime du réel simplifié. Cette option n’est révocable
qu’après trois ans et sur autorisation expresse des services de la Direction générale des Impôts.
Elle prend effet à compter du 1er janvier de l’année au cours de laquelle elle est exercée.
Ord. n°- 97-478 du 4 sept. 1997, art. 1°-VII; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-
5; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-5.

III - Période d’imposition


Art. 47
L’impôt est établi chaque année sur les résultats du dernier exercice comptable. Les
contribuables ne sont pas autorisés à clore leur exercice comptable à une date autre que celle
du 31 décembre de chaque année, sauf en cas de cession ou de cessation d’activité en cours
d’année.
Les contribuables qui commencent leur activité entre le 1er juillet et le 31 décembre sont
autorisés à arrêter leur premier exercice le 31 décembre de l’année suivante.
Ord. n°- 97-478 du 4 sept. 1997. art. 1°-VIII; ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000. an. fiscale, art. 16-
8° loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-5; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018,
art. 1.
IV - Détermination des résultats
Art. 48
Sauf dispositions contraires, les résultats imposables sont déterminés dans les conditions et
sous les procédures et sanctions prévues par les articles 13 et suivants du présent Code pour
les entreprises soumises au régime du bénéfice réel.
Les dispositions de l’article 18 en ce qu’elles se rapportent aux amortissements dégressifs,
accélérés et réputés différés en période déficitaire et aux provisions ne sont pas applicables
pour la détermination des résultats imposables sous le régime du réel simplifié.
Les amortissements qui doivent être calculés selon la méthode linéaire obéissent aux règles
fixées par l’article 18 .
Toutefois, la durée normale d’utilisation des biens et les taux d’amortissement correspondants
sont fixés conformément au tableau ci-après :
Immobilisations amortissables Durée d’utilisation Taux d’amortissement
Frais d’établissement 2 ans 50 %
Construction à usage commercial, artisanal et agricole 20 ans 5%
Matériel de transport 3 ans 33,33 %
Matériel et outillage 5 ans 20 %
Mobilier et matériel de bureau 10 ans 10 %
Installations, agencements et aménagements 10 ans 10 %
Matériel informatique 2 ans 50 %
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 12-2° loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 11-5; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1..

V - Obligations des contribuables


Art. 49 2018...
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 27-2

Les documents comptables et les pièces justificatives notamment les factures d’achat, de frais
généraux et de vente, les pièces de recettes et de dépenses, doivent être conservés pendant
les dix années qui suivent celle au cours de laquelle les opérations auxquelles ils se rapportent
ont été constatées dans les écritures.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 15-1; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art.
11-5; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1; loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale
art. 16-1

Art. 49bis 2018...


Les contribuables visés à l’article 45 du présent Code sont tenus de déposer à l’Administration
fiscale leurs états financiers annuels établis et présentés selon le cas, conformément au droit
comptable SYSCOHADA révisé, au droit comptable bancaire ou au Code de la Conférence
Interafricaine des Marchés des Assurances (CIMA).
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 27-2

Seuls sont recevables par l’Administration fiscale, les états financiers qui auront été
préalablement présentés à la formalité de la certification en ce qui concerne les entreprises
soumises à cette procédure conformément aux dispositions de l’Acte uniforme relatif au droit
des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique.
Les autres entreprises sont soumises à la procédure du visa préalable de leurs états financiers,
effectuée par un expert-comptable inscrit à l’Ordre. Les modalités de cette procédure sont
définies par arrêté du Ministre en charge du Budget.
La procédure de visa est applicable pour la première fois aux états financiers de l’exercice clos
au 31 décembre 2016. Toutefois, les entreprises ont la possibilité d’appliquer ladite procédure
aux états financiers à produire au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2015.
Les états financiers doivent également être transmis par voie électronique. En cas de
discordances entre la version électronique et la version papier, la version papier fait foi.
Sont obligatoirement joints aux états financiers à déposer, les documents suivants :
- les copies des actes modificatifs des statuts et des comptes rendus des délibérations des
assemblées statutaires, établis au cours de l’exercice faisant l’objet de la déclaration ;
- le double du compte rendu détaillé et des tableaux annexes fournis à la Direction des
Assurances dans les délais légaux par les entreprises d’assurance ou réassurance, de
capitalisation ou d’épargne.
Les entreprises dont le siège social est situé hors de la Côte d’Ivoire, remettent en outre, un
exemplaire de leurs états financiers.
Les états financiers et ces documents doivent être transmis au plus tard :
- le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à
l’obligation de certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;
- le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable pour les autres entreprises.
En ce qui concerne les sociétés n’ayant pu tenir leur assemblée statutaire avant l’expiration des
délais prévus ci-dessus, la transmission du compte rendu de délibération de l’assemblée
statutaire doit se faire au plus tard le 31 juillet.
Toutefois, ce délai est porté au 31 octobre au plus tard en cas de prorogation du délai fixé pour
la tenue de l’assemblée statutaire de ces sociétés.
Les états financiers ainsi que les documents annexes visés par le présent article sont à fournir
en cinq exemplaires destinés à l’Administration fiscale, à l’Institut national de la Statistique, à
la Comptabilité nationale et à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.15-2; Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an.
fiscale, art. 19; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.7-2;loi n° 2015-840 du 18
décembre 2015, an. fiscale, art. 24-2; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-5; ord.
n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

Les entreprises qui exploitent des établissements secondaires, sont tenues de joindre à leurs
états financiers, un état faisant ressortir pour chaque établissement secondaire, les achats et
les ventes effectués et d’une façon générale, les agrégats comptables et économiques permettant
de connaître le niveau d’activité et de rentabilité de chaque établissement secondaire. La non-
production de cet état est passible d’une amende de 1 000 000 de francs.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 27-2

VI - Déclaration des résultats


Art. 50 2018...
1- Les contribuables visés à l’article 45 du Code général des Impôts sont tenus de souscrire
leur déclaration de résultat selon le système normal.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 27-2

2- La déclaration de résultats doit être produite au plus tard :


- le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à
l’obligation de certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;
- le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres entreprises.
Ord. n° 97-478 du 4 sept. 1997, art. 1°-IX; ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 16-6°;
loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 16; loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art.
20-2; , art. 4; ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 15-2; ord. n° 2015-797 du 18
décembre 2015; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 23-5; loi n° 2017-870 du 27
décembre 2017, an. fiscale art. 11-5; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.
VII - Calcul de l’impôt
Art. 51 2018...
Le taux de l’impôt est fixé à 25 % pour les personnes morales et les personnes physiques.
Ce taux est porté à 30 % pour les entreprises du secteur des télécommunications, des
technologies de l’information et de la communication.
Pour le calcul de l’impôt, le bénéfice net est arrondi à la centaine de francs inférieure.
Loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 26; ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007,
an. fiscale, art. 12-1; ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 11-1; ord. n° 2000-252 du 28
mars 2000, an. fiscale, art. 7-1°; loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 14-1°; loi n°2004-
271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 20-3; ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 1er -1;
loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 8-1

VIII - Paiement de l’impôt


Art. 52
A compter des exercices ouverts après le 31 décembre 2003, l’impôt sur les bénéfices industriels
et commerciaux ou l’impôt minimum forfaitaire dû au titre d’un exercice est payable
spontanément en trois fractions égales au plus tard les 15 avril, 15 juin et 15 septembre de
chaque année au vu de la déclaration d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux à
joindre au formulaire unique de déclaration et de paiement des impôts et taxes .
Loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 9-3; Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 5;
2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 23-6.

Abrogé
Ord. n° 97-478 du 4 sept. 1997, art.1°-X; loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 20-1; Ord.
n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 6; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-5;
ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

IX -Impôt minimum forfaitaire


Art. 53 2019... 2020...
1° Un impôt minimum forfaitaire frappe les contribuables soumis au régime du bénéfice réel
simplifiéde l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Il est exigible dans l’un des cas suivants :
a) le montant de l’impôt sur les bénéfices de l’exercice est inférieur à l’impôt minimum
forfaitaire dudit exercice;
b) le montant cumulé des impôts et taxes dus au titre d’un exercice, hors impôts de tiers, est
inférieur au montant maximum de l’impôt des microentreprises déterminé sur la base du seuil
supérieur du chiffre d’affaires du régime des microentreprises.
Loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 9-1; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.6-1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-23.

2° La cotisation due au titre d’un exercice comptable donné est égale à 0,5% du chiffre
d’affaires, toutes taxes comprises, de cet exercice. Cette cotisation ne peut être inférieure à un
minimum de perception de 3 000 000 de francs. Pour les stations-service et les distributeurs de
gaz butane, ce montant est ramené à 500 000 francs.
Toutefois, lorsque l’impôt minimum forfaitaire est dû à raison de la condition définie au b) ci-
dessus, le minimum de perception est majoré de la différence entre le montant cumulé des impôts
et taxes dus au titre d’un exercice et le montant maximum de l’impôt des microentreprises
déterminé sur la base du seuil supérieur du chiffre d’affaires du régime des microentreprises.
Loi n° 96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art.31-art. 1er;
loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 9-4;
ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an. fiscale, art. 32-3 ;
loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 6;
loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.6-1;
loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-23.
3° Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de
l’exercice de l’activité, y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et
accessoires ou de la gestion de l’actif commercial, quelle que soit leur situation fiscale au
regard des taxes sur le chiffre d’affaires.
4° La cotisation exigible doit être acquittée spontanément auprès de la recette des Impôts du
lieu d’exercice de l’activité dans les mêmes conditions et sous les mêmes sanctions que l’impôt
sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Ord. n° 97-478 du 4 sept. 1997, art. 1°-XI; loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art.9-5°.

5°[Obsolète].
Ord. n° 97-478 du 4 sept. 1997, art. 1°-XII; loi n° 2003-206 du 14 juillet 2003, an. fiscale, art. 11- 2.;
loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 9-6 et 9-8°; Ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007,
an. fiscale, art. 7-2.

[Obsolète].
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art.2-3; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 11-5; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

A titre transitoire, et jusqu’au 31 décembre 2020, le paiement de l’impôt prévu au présent


article est suspendu.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 7

Art. 54
Les entreprises nouvelles sont exonérées de l’impôt minimum forfaitaire au titre de leur premier
exercice comptable.
Ord. n°- 97-478 du 4 sept. 1997. art.1°--XIII; loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 20-4;
loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-5; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art.
1.

Section VII - Impôt sur les bénéfices perçu par anticipation


Art. 55
Est perçu forfaitairement et par anticipation en même temps que la patente, l’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux dû par les transporteurs, les marchands forains et les
acheteurs de produits visés aux articles 287 , 296 et 297 ci-après.
En ce qui concerne les entreprises de transport public, la patente et l’impôt sur les bénéfices
sont perçus en deux fractions égales, dans les conditions fixées à l’article 286 du présent
Code.
Les bases forfaitaires d’imposition à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux dû
par les transporteurs, les marchands forains et acheteurs de produits sont fixées comme suit
:
Montant des droits de patentes Base forfaitaire d’imposition à l’impôt sur les bénéfices
- inférieur à 75 602 300 000
- de 75 602 à 151 200 400 000
- de 151 200 à 231 000 500 000
- supérieur à 231 000 600 000
Ord.n°- 2007-675 du 28 décembre 2007, an. fiscale, art. 34 .

Le prorata prévu en matière de patente par l’article 283 du présent Code s’applique à
l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux perçu dans les conditions énoncées au
présent article.
La base imposée par anticipation est déductible du bénéfice déclaré en application des
articles 35 à 37 ci-avant; cette déduction ne peut toutefois aboutir à la création d’un déficit
reportable ni donner droit au remboursement de l’impôt perçu par anticipation.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 8-1°-; loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an.
fiscale, art. 24-3°-.

Les dispositions spéciales faisant l’objet du présent article ne sont plus applicables à compter
du 1er janvier 1969 aux transports effectués par des exploitants de service public selon des
tarifs homologués par l’autorité administrative.
Loi n°- 70-200 du 20 mars 1970, an. fiscale, art. 1er.

Section VIII - Retenues à la source


Entreprises de transport de bois en grumes et d’hydrocarbures
Art. 56
Les personnes passibles de l’impôt sur les bénéfices sont tenues de prélever à la source pour le
compte du Trésor public, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement au profit
des entreprises de transport de bois en grumes et d’hydrocarbures auxquelles elles ont recours
pour l’exécution de leurs marchés.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.13.

La retenue n’est toutefois pas exigible lorsque les sommes sont mises en paiement au profit de
personnes régulièrement immatriculées à la Direction générale des Impôts.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 15.

Les dispositions prévues aux paragraphes 2°- et 3°- de l’article 58 sont applicables mutatis
mutandis à la retenue instituée par le présent article.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 8-2°-.

Agents mandataires et apporteurs d’affaires des sociétés ou compagnies


d’assurances
Art. 57
Les sociétés ou compagnies d’assurances sont tenues de prélever à la source pour le compte du
Trésor public, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement au profit des agents
mandataires et apporteurs d’affaires.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 3; loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 11; Ord.
n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.13.

Les dispositions prévues aux paragraphes 2°- et 3°- de l’article 58 sont applicables mutatis
mutandis à la retenue instituée par le présent article.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000. an. fiscale, art. 3.

Art. 57 bis
Les entreprises sont tenues de prélever à la source pour le compte du Trésor public, une retenue
de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement au profit des mandataires ou apporteurs
d’affaires.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.13.

Sont exonérés de cette retenue les mandataires ou apporteurs d’affaires relevant d’un régime
réel d’imposition.
Les dispositions prévues aux paragraphes 2°- et 3°- de l’article 58 sont applicables mutatis
mutandis à la retenue instituée par le présent article.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 37 .
Revendeurs des importateurs, fabricants grossistes et demi-grossistes
Art. 58
1° Les importateurs, fabricants, grossistes et demi-grossistes qui versent des ristournes,
commissions ou remises à leurs revendeurs principaux sont tenus de prélever à la source pour
le compte du Trésor, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement.
Toutefois, les revendeurs principaux relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la
Direction des moyennes Entreprises sont exonérés de cette retenue.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 19; Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an.
fiscale, art.13; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.12-2.

2° a) Les entreprises soumises à un régime du réel d’imposition doivent verser les retenues
afférentes aux sommes mises en paiement au cours d’un mois donné, au plus tard le 15 du mois
suivant.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 7.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises, les retenues afférentes aux sommes mises en paiement au
cours d’un mois donné doivent être versées :
- au plus tard le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles et les entreprises
pétrolières et minières ;
- au plus tard le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales ;
- au plus tard le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de services.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.24-1; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014,
an. fiscale, art.12-3.

b) 1- Le paiement des retenues s’effectue au moyen d’un bordereau avis de versement en triple
exemplaire. A l’appui de ce bordereau doivent être joints des états nominatifs devant
obligatoirement comporter les indications suivantes, pour chaque bénéficiaire des sommes
versées :
- nom et prénoms ;
- adresse géographique, postale et téléphonique ;
- montant mis en paiement ;
- date de paiement ;
- montant de la retenue effectuée.
2- Les états nominatifs énumérés au 1° ci-dessus doivent être accompagnés, pour chaque
bénéficiaire, d’une attestation individuelle de retenue établie conformément au modèle prescrit
par l’Administration.
3- Les attestations individuelles visées par le receveur des Impôts compétent sont remises par
la partie versante aux bénéficiaires pour leur permettre de faire valoir ultérieurement les
retenues qu’ils ont subies. Les retenues sont imputables sur les cotisations d’impôt sur les
bénéfices industriels et commerciaux ou d’impôt minimum forfaitaire. Elles ne sont en aucun
cas restituables.
3° a) Les omissions ou insuffisances constatées dans les retenues sont sanctionnées d’une part,
par une pénalité égale au montant des retenues non effectuées et d’autre part, par la non
déductibilité des sommes versées.
Le défaut de versement partiel ou total dans le délai légal des retenues effectuées est sanctionné
par une pénalité de 100 %. Cette pénalité est toutefois ramenée à 30 % si le retard de paiement
n’excède pas un mois.
b) Sera considéré comme un délit d’escroquerie et sanctionné conformément aux dispositions
de l’article 7 de l’annexe fiscale à la loi n° 67-588 du 31 décembre 1967 portant loi de Finances
pour la gestion 1968, le fait pour tout importateur, fabricant, grossiste ou demi-grossiste de ne
pas reverser au Trésor public les retenues effectivement opérées.
c) Le refus ou le défaut de production des états visés au 2° b) est sanctionné par une amende de
100 000 francs.
L’amende est perçue autant de fois qu’il y a d’états non produits.
Loi n° 96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art. 15.

Sous-traitants, architectes, métreurs, géomètres et autres professionnels


utilisés par les entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics
Art. 59
1°- Les entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics, sont tenus de prélever à la source
pour le compte du Trésor public, une retenue de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement
au profit des sous-traitants, architectes, métreurs, géomètres et autres professionnels auxquels
ils ont recours pour l’exécution de leurs marchés.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.13.

La retenue n’est toutefois pas exigible lorsque les sommes sont mises en paiement au profit de
personnes morales.
Loi n°- 97-710 du 20 déc. 1997, an. fiscale, art. 8.

2°-Les dispositions prévues aux paragraphes 2°- et 3°- de l’article 58 sont applicables mutatis
mutandis à la retenue instituée par le présent article.
Loi n°- 96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art. 16.

Traitants utilisés par les exportateurs de café


et de cacao
Art. 60
1°-Les exportateurs de café et de cacao sont tenus de prélever à la source pour le compte du
Trésor public une retenue de 2 francs par kilogramme de café et de 2,5 francs par kilogramme
de cacao, livrés par les traitants.
Le fait générateur est constitué par la livraison des produits aux exportateurs.
Le prélèvement est retenu sur toutes les sommes dues aux traitants par l’exportateur au titre
des produits livrés.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art.14-1°-.

2°-Les dispositions prévues aux paragraphes 2°- et 3°- de l’article 58 sont applicables mutatis
mutandis à la retenue instituée par le présent article.
Loi n°- 96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art. 18.

Pisteurs de produits du café et du cacao


Art. 60 bis
1°-Les acheteurs de produits sont tenus de prélever à la source pour le compte du Trésor public
une retenue sur les rémunérations qu’ils versent aux pisteurs.
2°-La retenue est perçue au taux de 7,5 % des rémunérations brutes versées.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.13.

3°-Les dispositions prévues aux paragraphes 2°- et 3°- de l'article 58 du présent Code sont
applicables mutatis mutandis à la retenue instituée par le présent article.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 11 .

Producteurs de noix de cajou ou intermédiaires de la filière


Art. 60 ter

Abrogé

Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 41; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.
Producteurs de palmiers à huile, d’ananas, de bois en grumes et de
produits hévéicoles
Art. 61 2018..
1°-Il est institué un prélèvement à titre d’impôt sur les bénéfices sur les productions suivantes :
-produits du palmier à huile;
-ananas;
-bois en grumes;
-produits hévéicoles.
2°-Sont exclus du prélèvement, les productions des exploitants forestiers régulièrement déclarés
et les opérations de livraisons de bois en grumes entre industriels.
3°-Le prélèvement subi est libératoire de l’impôt sur les bénéfices. Pour les unités de production
relevant du bénéfice agricole ou commercial, le prélèvement sera imputable sur l’impôt sur les
bénéfices, à l’exception de l’impôt minimum forfaitaire, avec le report possible sur deux
exercices.
4°-Le prélèvement ne constitue pas un élément du prix de revient des produits en cause et ne
doit pas être répercuté sur les prix de vente, sous peine de sanctions prévues par les dispositions
relatives aux prix, à la poursuite et à la répression des infractions à la législation économique.
5°-Le prélèvement est retenu sur les sommes versées au producteur par les professionnels ou
groupement de professionnels de la conservation ou de la transformation ou de la mise en
valeur et ce, quelle que soit la destination des produits.
6°-Le prélèvement est assis sur la valeur brute des produits concernés livrés en une ou plusieurs
fois, par le producteur récoltant lui-même, son représentant ou tout intermédiaire dont
l’intervention se situerait entre le producteur et les professionnels visés à l’alinéa précédent.
7°-Le taux du prélèvement est fixé comme suit :
-produits du palmier...........1,5 %;
-produits hévéicoles............2,5 %;
-ananas..............................2,5 %;
-bois en grumes....................5 %.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art.11. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-2.

[Obsolète].
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 10.

Pour les produits hévéicoles et l’ananas, le taux est ramené à 1,5 % pour les années 2019, 2020
et 2021.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 3

8°-Le total des prélèvements effectués par les professionnels concernés au cours d’un mois
donné, doit être reversé au plus tard le 15 du mois suivant à la recette des Impôts dont ils
dépendent, au moyen d’une déclaration réglementaire.
9°-Tout prélèvement pratiqué est exigible du fait de sa facturation.
10°-Tout professionnel qui n’a pas effectué les prélèvements, ou qui a opéré des prélèvements
insuffisants, est redevable, outre le montant des prélèvements non effectués, d’une amende au
taux du droit commun.
11°-Le défaut de production de la déclaration mensuelle des prélèvements dans le délai fixé ci-
dessus, est sanctionné par la procédure de taxation d’office.
12°-Sans préjudice des dispositions qui précèdent, le prélèvement est contrôlé et recouvré selon
les mêmes modalités, sûretés, privilèges et sanctions que l’impôt sur les bénéfices.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art.9.
Clients revendeurs des scieries
Art. 61 bis
1°- Les scieries sont tenues d’effectuer un prélèvement à titre d’acompte d’impôt sur les
bénéfices sur les ventes réalisées par les scieries avec leurs clients revendeurs.
2°- Le taux du prélèvement est fixé à 10%.
3°- Les dispositions prévues aux paragraphes 2°- et 3°- de l'article 58 du présent Code sont
applicables mutatis mutandis à la retenue instituée par le présent article.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art.17 .

Art. 61 ter
Il est institué un prélèvement au taux de 5 % à titre d’impôt sur les bénéfices sur les ventes de
bois sur pied réalisées par la Société pour le Développement des Forêts (SODEFOR).
Le prélèvement est appliqué par la SODEFOR à l’occasion de ses ventes de bois sur pied. Il est
libératoire de l’impôt sur les bénéfices.
Sont exclues du prélèvement, les ventes faites aux industriels et aux exploitants forestiers
relevant d’un régime réel d’imposition.
Le prélèvement subi ne constitue pas un élément du prix de revient desdits bois et ne doit pas
être répercuté par l’acheteur sur le prix de ses propres ventes.
Le prélèvement est assis, contrôlé et recouvré dans les mêmes conditions et selon les mêmes
modalités, sûretés et sanctions que celles prévues à l’article 61 ci-dessus.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art.44-1/.

Section IX - Prélèvement forfaitaire d’impôt sur les bénéfices des


organisations professionnelles agricoles
Art. 62
Il est institué un prélèvement forfaitaire à titre d’impôt sur les bénéfices à la charge des
structures créées par l’ordonnance n°- 2000-583 du 17 août 2000 fixant les objectifs de l’action
économique de l’Etat en matière de commercialisation de café et de cacao et de l’Autorité de
Régulation du Coton et de l’Anacarde créée par décret n°- 2002-449 du 16 septembre 2002.
Le taux de ce prélèvement est de 7% assis sur les sommes perçues par les structures visées à
l’alinéa ci-dessus.
Est toutefois exclue de la base du prélèvement, la quote-part des sommes susvisées destinée à
être rétrocédée à l’Etat ou à d’autres organismes publics ou privés.
Le prélèvement est recouvré dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions
et sûretés que l’impôt sur les bénéfices dont il est libératoire.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 7.

Nonobstant les dispositions du paragraphe précédent, les redevables du prélèvement sont tenus
de fournir à l’Administration fiscale, leurs états financiers conformément aux dispositions des
articles 35 et suivants du présent Code.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 11.

Section X - Personnes imposables


Art. 63
L’impôt est établi au nom de chaque exploitant pour l’ensemble de ses entreprises exploitées en
Côte d’Ivoire, au siège de la direction des entreprises ou, à défaut, au lieu du principal
établissement.
Les sociétés de personnes, de capitaux, ou les sociétés mixtes, dont le siège social est situé à
l’étranger sont assujetties à l’impôt au lieu de leur principal établissement en Côte d’Ivoire
d’après les résultats des opérations qu’elles y ont réalisées.
Dans les sociétés anonymes, à responsabilité limitée, l’impôt est établi au nom de la société.
Dans les sociétés en nom collectif, chacun des associés est personnellement imposé pour sa part
respective de bénéfices et, pour le surplus, au nom de la société.
Dans les sociétés en commandite simple, l’impôt est établi au nom de chacun des commandités
pour sa part respective de bénéfices et, pour le surplus, au nom de la société.
Les impositions ainsi comprises dans les rôles au nom des associés n’en demeurent pas moins
des dettes sociales.
Dans les sociétés en participation, y compris les syndicats financiers, et dans les sociétés de
copropriétaires de navires, si les participants ou copropriétaires exploitent dans le territoire, à
titre personnel une entreprise dans les produits de laquelle entre leur part de bénéfices, cette
part est comprise dans le bénéfice imposable de ladite entreprise. Dans le cas contraire, chacun
des gérants connus des tiers est imposable personnellement pour sa part dans les bénéfices de
l’association et les bénéfices revenant aux autres co-participants ou copropriétaires sont
imposés collectivement au nom des gérants et au lieu de la direction de l’exploitation commune.
Les groupements d’intérêt économique sont soumis au régime fiscal des sociétés de personnes
visé au présent article.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 15-6°-.

Section XI - Calcul de l’impôt

Art. 64 2018..

Le taux applicable est fixé à 25 % pour les personnes physiques, les sociétés par actions et les sociétés
à responsabilité limitée et la part du bénéfice net correspondant, soit aux droits des commanditaires
dans les sociétés en commandite simple, soit à ceux des associés dont les noms et adresses n’ont pas
été indiqués à l’Administration en ce qui concerne les sociétés en participation y compris les
syndicats financiers et les sociétés de copropriétaires de navires.

Ce taux est porté à 30 % pour les entreprises du secteur des télécommunications, des technologies de
l’information et de la communication.

Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 7-1°; loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an.
fiscale, art. 14-2°; loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art 4-1;ord. n° 2006-234 du 02 août
2006, an. fiscale, art. 1er,2,5-2; ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an. fiscale, art. 12-2,12-3;
ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.11; loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018,
an. fiscale art. 8-2

Toute fraction du bénéfice imposable inférieure à 1000 francs est négligée.

Loi n°- 67-588 du 31 déc. 1967, an. fiscale, art. 21; loi n°- 91-270 du 29 avril 1991, an. fiscale, art.
16-4°-.

Art. 65
Par dérogation aux dispositions de l’article 258, sont taxés sur la base de la moitié du bénéfice net :

1-Les ouvriers travaillant chez eux, soit à la main, soit à l’aide de la force motrice, que les
instruments de travail soient ou non leur propriété, lorsqu’ils opèrent exclusivement à façon pour le
compte d’industriels ou de commerçants, avec des matières premières fournies par ces derniers et
lorsqu’ils n’utilisent pas d’autres concours que celui de leur femme, de leur mère et père, de leurs
enfants et petits-enfants, d’un compagnon et d’un apprenti de moins de dix-huit ans, avec lequel un
contrat régulier d’apprentissage a été passé.

2-Les artisans travaillant chez eux ou au dehors qui se livrent principalement à la vente du produit
de leur propre travail et qui n’utilisent pas d’autres concours que celui des personnes énumérées au
paragraphe précédent.

Art. 66
[Obsolète].
Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art 2-2.

Art. 67 2020...

Abrogé.

Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 26-1; loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an.
fiscale, art. 34; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-21.

Art. 68 2020...

Abrogé.

Loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 34; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art.
33-21.

Art. 69
Les bénéfices résultant de l’exécution d’un programme de construction de logements à caractère
économique et social ne sont passibles de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux qu’à
concurrence de 50 % de leur montant. Cette exonération est subordonnée à l’agrément préalable du
programme prononcé par arrêté du Ministre des Finances après avis d’une commission dont la
composition et les attributions sont fixées par décret en Conseil des Ministres.

Loi n°- 71-683 du 28 déc. 1971, an. fiscale, art. 17; loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art.
4-1°-.

Art. 70
Les entreprises agréées au régime fiscal en faveur des grands investissements dans l’habitat sont
exonérées à hauteur de 50 % de l’impôt sur les bénéfices pour le volet construction de logements.

Le bénéfice de cet avantage est subordonné aux conditions visées à l’article 7 du présent Code.

Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 1er.

Section XII - Début d’activité, cession et cessation d’entreprise


Début d’activité
Art. 71 2018..
1°-Toute personne qui entreprend l’exercice d’une profession l’assujettissant à l’impôt prévu
au présent chapitre doit en faire la déclaration auprès de la Direction générale des Impôts
avant le commencement de ses opérations.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril2005, an. fiscale, art. 28-1.

Les personnes morales, quelles que soient leur forme et leur activité, sont tenues de joindre aux
documents visés au paragraphe précédent, une déclaration portant sur l’identité de leurs
bénéficiaires effectifs, au sens des normes nationales et internationales sur la lutte contre le
blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de
destruction massive. La déclaration est à produire selon le formulaire administratif conçu à cet
effet.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 24-1er

Pour les sociétés, la déclaration doit être accompagnée d’une copie des statuts, et pour les
sociétés anonymes, de la déclaration de souscription et de versement.
2°-Le défaut de déclaration est puni d’une amende fiscale de 500 000 francs.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 27-5
Cession et cessation d’entreprise
3°-Dans le cas de cession ou de cessation, en totalité ou en partie, d’une entreprise, l’impôt sur
les bénéfices industriels et commerciaux dû à raison des bénéfices qui n’ont pas encore été
taxés, est immédiatement établi.
4°-Les redevables doivent, dans un délai de dix jours déterminé comme il est indiqué ci-après,
aviser le service des Impôts de la cession ou de la cessation et lui faire connaître la date à
laquelle elle a été ou sera effective, ainsi que, s’il y a lieu, les noms, prénoms et adresse du
cessionnaire.
5°-Ils sont en outre, tenus de faire parvenir au service des Impôts, dans le même délai, la
déclaration de leur bénéfice réel accompagnée des pièces indiquées à l’article 36 .
Le délai de dix jours dont il est question commence à courir :
-lorsqu’il s’agit de la vente ou de la cession d’un fonds de commerce, du jour où la vente ou la
cession a été publiée dans un journal d’annonces légales;
-lorsqu’il s’agit de la vente ou de la cession d’autres entreprises, du jour où l’acquéreur ou le
cessionnaire a pris effectivement la direction des exploitations;
-lorsqu’il s’agit de la cessation d’entreprise, du jour de la fermeture définitive des
établissements.
6°-Si les contribuables ne produisent pas les renseignements visés aux quatrième et cinquième
alinéas du présent article ou si, invités à fournir à l’appui de la déclaration de leur bénéfice
réel les justifications nécessaires, ils s’abstiennent de les donner dans les dix jours qui suivent
la réception de l’avis qui leur est adressé à cet effet, les bases d’imposition sont arrêtées
d’office.
7°-En cas d’insuffisance de déclaration ou d’inexactitude dans les renseignements fournis à
l’appui de la déclaration du bénéfice réel, l’impôt est majoré ainsi qu’il est prévu par le Livre
de Procédures fiscales.
8°-Les cotes établies dans les conditions prévues par le présent article sont immédiatement
exigibles pour la totalité.
9°-Abrogé Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.14-1.

Décès de l’exploitant
10°-Les dispositions du présent article sont applicables dans le cas de décès de l’exploitant. Les
renseignements nécessaires pour l’établissement de l’impôt sont alors produits par les ayants-
droit du défunt dans les six mois de la date du décès.

Section XII bis - Régime des microentreprises


Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-26.

Art. 71 bis
Le régime des microentreprises est applicable aux contribuables dont le chiffre d’affaires
annuel toutes taxes incluses, est compris entre 50 000 001 francs et 200 000 000 de francs.
L’impôt est déterminé par application d’un taux au chiffre d’affaires annuel.
Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de
l’exercice de l’activité, y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et
accessoires ou de la gestion de l’actif commercial, quelle que soit leur situation fiscale au
regard des taxes sur le chiffre d’affaires.
Le taux de l’impôt est fixé à 7%. Pour les adhérents des Centres de Gestion agréés (CGA), ce
taux est ramené à 5%.
Le bénéfice de cet avantage est subordonné, pour les entreprises immatriculées au fichier de la
Direction générale des Impôts, à l’adhésion à un centre de gestion agréé, au plus tard le 31
janvier de l’année en cours. Pour les nouvelles immatriculations, le bénéfice de cet avantage
est subordonné à l’adhésion à un centre de gestion agréé dans un délai de trente (30) jours à
compter de la date de réception de la déclaration fiscale d’existence. L’impôt correspondant à
la réduction de taux devient exigible, sans préjudice de l’application des sanctions prévues par
le Livre de Procédures fiscales, si au cours des trois premières années d’adhésion, l’adhérent
cesse volontairement d’appartenir au Centre de gestion agréé.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-26.

Art. 71 ter
Les contribuables relevant du régime des microentreprises qui réalisent un chiffre d’affaires
annuel toutes taxes comprises supérieur ou égal à 100 000 000 de francs, peuvent opter avant
le 1er février de chaque année, pour le régime du réel simplifié ou pour leur assujettissement à
l’impôt sur les bénéfices non commerciaux, lorsqu’ils exercent l’une des activités visées à
l’article 85 du présent Code.
L’option exercée prend effet à compter du 1er janvier de l’année au cours de laquelle elle est
exercée. Elle n’est révocable qu’après trois ans et sur autorisation expresse des services de la
Direction générale des Impôts.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-26.

Art. 71 quater
L’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel ainsi que la retenue à la source sur les
sommes mises en paiement par les organismes payeurs de l’Etat, des établissements publics
nationaux et des collectivités territoriales au profit des entreprises soumises au régime de
l’Entreprenant, ne sont pas imputables sur le montant de la taxe d’Etat de l’Entreprenant.
Les dispositions des articles 78, 79, 81 à 84 du Code général des Impôts s’appliquent mutatis
mutandis au régime des microentreprises.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-26.

Section XIII - Régime de l’Entreprenant


Loi n°- 94-201 du 8 avril 1994. an. fiscale, art. 2; ord. n°- 2000-252 du 26 mars 2000, an. fiscale, art.
19-1°-;loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-6.

Art.72
II est établi une taxe d’Etat de l’Entreprenant qui se substitue à la patente, à l’impôt sur les
bénéfices et à la taxe sur la valeur ajoutée.
Loi n° 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 27; loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art.
23-II; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art 2-3; ; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020,
an. fiscale, art. 33-7.

I - Personnes imposables
Art.73 2020...
Sont soumises à la taxe d’Etat de l’Entreprenant, les personnes physiques ou morales dont le
chiffre d’affaires annuel, toutes taxes incluses, est compris entre 5 000 001 francs et 50 000 000
de francs.
Les personnes physiques ou morales dont le chiffre d’affaires s’abaisse en dessous de la limite
de 50 millions prévue au paragraphe ci-dessus, ne sont soumises au régime de la taxe d’Etat de
l’Entreprenant, que lorsque leur chiffre d’affaires est resté inférieur à cette limite pendant trois
exercices consécutifs.
Les chiffres d’affaires limites prévus au paragraphe premier sont ajustés au prorata du temps
d’exploitation, pour les contribuables qui commencent ou cessent leurs activités en cours
d’année.
Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 19; loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale,
art. 21; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.2-4; loi n° 2017-870 du 27 décembre
2017, an. fiscale art. 11-6; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc.
2020, an. fiscale, art. 33-8.
II - Abrogé
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-22.

Art.74
Abrogé
Loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 21-2; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.2-5.

Art. 75 2020...
Abrogé.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-21.

III - Abrogé
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-7; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art.
1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-22.

Art.76 2017... 2020...


Abrogé.
Ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an. fiscale, art. 3; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.2-6; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-8; ord. n° 2018-145 du 14
février 2018, art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-21.

IV - Détermination de la taxe d’Etat de l’Entreprenant


Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-9.

Art. 77 2017... 2020...


La taxe d’Etat de l’Entreprenant est assise sur le chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises
réalisé par le contribuable ou sur le chiffre d’affaires prévisionnel déclaré.
Le taux de la taxe est fixé à 5%.
Pour les contribuables exerçant des activités de commerce ou de négoce, ce taux est ramené à
4%.
Ord. n° 94-488 du 1er septembre 1994, art. 1er; ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art.
19-5°; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 10-1; ord. n° 2018-145 du 14 février
2018, art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-10.

V -Déclaration et établissement de la taxe d’Etat de l’Entreprenant


Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art.16-1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 33-11.

Art. 78 2017... 2020...


1° Les contribuables sont tenus de souscrire au plus tard le 15 janvier de chaque année leur
déclaration.
Le montant de la taxe dûe au titre de l’année en cours est fixé à partir des éléments contenus
dans la déclaration susvisée.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art.16-2/; Ord. n° 2015-797 du 18 décembre
2015, art. 8; 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 19-2; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020,
an. fiscale, art. 33-12.

Le chiffre d’affaires annuel servant de base à la fixation de la taxe exigible est celui qui a été
déclaré par le contribuable ou retenu par le service des Impôts après instruction du dossier du
contribuable. Lors de cette instruction, le service des Impôts devra apprécier notamment les
chiffres d’affaires des années précédentes, la nature de l’activité, les achats de marchandises,
le taux de marge du secteur d’activité, les stocks, les frais généraux, l’importance des locaux,
le matériel d’exploitation et le personnel utilisés et la clientèle.
Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 9-1; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 10-2; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 33-12.

2° Lorsqu’un contribuable exploite simultanément, dans une même localité ou dans des localités
différentes, plusieurs établissements, boutiques, magasins, ateliers, chantiers et autres lieux
d’exercice d’une activité, chacun d’entre eux est considéré comme une entreprise ou
exploitation distincte faisant dans tous les cas l’objet d’une imposition séparée, dès lors que le
chiffre d’affaires total réalisé au titre de l’ensemble des activités exercées ne place pas de plein
droit le contribuable sous le régime d’imposition supérieur correspondant.
loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-9; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art.
1; Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-9; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018,
art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-12.

3° L’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel ainsi que la retenue à la source sur les
sommes mises en paiement par les organismes payeurs de l’Etat, des établissements publics
nationaux et des collectivités territoriales au profit des entreprises soumises au régime de
l’Entreprenant, ne sont pas imputables sur le montant de la taxe d’Etat de l’Entreprenant.
Loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 23-III; ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an.
fiscale, art. 13; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-12.

VI - Paiement de la taxe
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-11.

Art. 79 2020...

1° Abrogé.

Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 9-2.

2° Les contribuables sont tenus d’effectuer spontanément à la recette des Impôts du lieu
d’exercice de leur activité, au plus tard le 10 de chaque mois, un versement égal au douzième
du montant de leur taxe annuelle exigible.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 9; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 33-13.

3° Jusqu’à la fixation de leur taxe annuelle, les contribuables doivent acquitter des versements
mensuels égaux au douzième de leur impôt annuel précédent.
Ces versements provisionnels doivent être régularisés spontanément dès fixation de la taxe de
l’année considérée.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-13.

4° Le retard dans le paiement de la taxe d’Etat de l’Entreprenant est sanctionné conformément


aux dispositions du Livre de Procédures fiscales.
5° Dix jours francs après la signification d’un commandement de payer, le receveur des Impôts
peut procéder à la saisie ou à la fermeture des magasins, boutiques ou ateliers.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 21.

Il est dressé procès-verbal de saisie ou de fermeture.


Pour la fermeture des magasins, boutiques ou ateliers, l’agent de recouvrement est assisté à sa
demande par les autorités ayant pouvoir de police. Le contribuable est désigné en qualité de
gardien.
Les ventes d’objets saisis ne peuvent s’effectuer qu’en vertu d’une autorisation spéciale du
Directeur général des Impôts, délivrée sur la demande du receveur des Impôts.
Les ventes ne peuvent avoir lieu que vingt et un jours après la saisie ou fermeture des magasins,
boutiques ou ateliers.
L’application des mesures de saisie ou de fermeture peut être levée moyennant le versement
préalable, outre le montant de l’impôt exigible, des intérêts de retard prévus au Livre de
Procédures fiscales et des frais de poursuites, d’une pénalité variant entre 25 % et 50 % de
l’impôt en principal, ou en cas de récidive 100 % de cette taxe.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-13.

Art. 80 2020...
Pour les adhérents des centres de gestion agréés, le montant de la taxe est réduit de moitié
durant toute la période d’adhésion au centre.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 10-3; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art.
1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-14.

Le bénéfice de cet avantage est subordonné, pour les entreprises immatriculées au fichier de la
Direction générale des Impôts, à l’adhésion à un centre de gestion agréé, au plus tard le 31
janvier de l’année en cours.
Pour les nouvelles immatriculations, le bénéfice de cet avantage est subordonné à l’adhésion à
un centre de gestion agréé dans un délai de trente (30) jours à compter de la date de réception
de la déclaration fiscale d’existence (DFE).
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 26-2; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017,
an. fiscale art. 10-3; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

L’impôt correspondant aux exonérations accordées devient exigible sans préjudice de


l’application des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales si au cours des trois
premières années d’adhésion, l’adhérent cesse volontairement d’appartenir au centre de
gestion agréé.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 34.

VII - Obligations des contribuables


Art. 81
Abrogé
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 9-2.

Art. 82 2017... 2020...


Les contribuables soumis à la taxe d’Etat de l’Entreprenant sont tenus de présenter leur résultat
financier de fin d’exercice selon le système minimal de trésorerie prévu par le droit comptable
SYSCOHADA revisé.
Ils doivent également tenir les deux registres suivants :
- un registre chronologique consignant toutes les factures des achats et des dépenses ;
- un registre chronologique consignant selon l’ordre numérique les factures des ventes ou des
prestations réalisées.
Les deux documents comptables ci-dessus doivent être conservés pendant trois ans et être
présentés à toute réquisition du service des Impôts en particulier à des fins de contrôles pour
la détermination du chiffre d’affaires annuel au cours des opérations de recensement.
Le défaut de tenue des livres et documents comptables, ou leur non production, est passible
d’une amende de 50 000 francs.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 7; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art.
33-15.

Les entreprises qui exploitent des établissements secondaires, sont tenues de joindre à leurs
états financiers, un état faisant ressortir pour chaque établissement secondaire, les achats et
les ventes effectués et d’une façon générale, les agrégats comptables et économiques permettant
de connaître le niveau d’activité et de rentabilité de chaque établissement secondaire. La non-
production de cet état est passible d’une amende de 1 000 000 de francs.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.15-4; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016,
an. fiscale, art. 23-7;Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 13-2.
Les contribuables visés à l’article 78-2° du présent Code sont tenus de produire leurs états
financiers annuels faisant ressortir les résultats dégagés par l’ensemble de leurs établissements.
Ces états, soumis à la procédure de visa, sont déposés auprès du service d’assiette des Impôts
expressément désigné par les contribuables comme lieu de situation de l’établissement
principal, parmi tous ceux auxquels ils sont rattachés.
Les contribuables concernés sont également tenus de transmettre au service d’assiette des
Impôts compétent, lesdits états sous la forme électronique.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 7; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale
art. 17.

Art. 82 bis
Les contribuables visés à l’article 73 du présent Code sont tenus de fournir leurs états
financiers de fin d’exercice au plus tard :
- le 30 juin suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les entreprises soumises à
l’obligation de certification de leurs comptes par un commissaire aux comptes ;
- le 30 mai suivant la date de clôture de l’exercice comptable, pour les autres entreprises.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.15-4; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale,
art. 23-7.

Art. 83 2020...
Les contribuables soumis à la taxe d’Etat de l’Entreprenant ne sont pas autorisés à facturer la
taxe sur la valeur ajoutée, ni à transmettre un droit à déduction au titre de cette taxe.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-15.

Art. 84 2017...
Pour les exploitants qui débutent leur activité, le service des Impôts peut leur prescrire de se
conformer pendant leur première année d’activité aux obligations comptables et déclaratives
exigées des contribuables soumis au régime du réel simplifié d’imposition.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-10; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018,
art.

Section XIV - Prélèvement à la source sur les paiements faits aux


prestataires de services du secteur informel
Ord. n° 2009-382 du 26 nov. 2009, an. fiscale, art. 18; ord. n° 2011-121 du 262 juin 2011, an. fiscale,
art. 36 ; loi n°2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-27

Art. 84 bis
1° Il est institué un prélèvement à la source sur les paiements faits aux prestataires de services
du secteur informel.
2° Les personnes physiques ou morales relevant d’un régime réel d’imposition, sont tenues
d’effectuer un prélèvement au taux de 2% assis sur le montant des prestations de services des
entreprises soumises au régime des microentreprises ou au régime de l’Entreprenant.
Loi n° 2017-870 du 27 déc. 2017, an. fiscale, art. 23-4 ; loi n°2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale,
art. 33-27

Elles sont tenues de déclarer et de reverser les retenues afférentes aux sommes mises en
paiement au cours d’un mois donné au plus tard le 15 du mois suivant, à la recette des Impôts
de leurs services de rattachement.
Loi n°2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-27

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises, les retenues afférentes aux sommes mises en paiement au
cours d’un mois donné doivent être déclarées et reversées au plus tard :
- le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles, pétrolières et minières ;
- le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales ;
- le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de services.
Loi n°2015-840 du 18 déc. 2015, an. fiscale, art. 17

Le prélèvement n’est pas applicable aux sommes versées aux prestataires de services,
lorsqu’elles sont passibles de l’une des retenues à la source au titre de l’impôt sur les bénéfices,
visées par les dispositions des articles 56, 57, 57 bis, 59, 60 bis et 93 à 99 du présent Code.
Loi n° 2012-1179 du 27 déc. 2012, an. fiscale, art. 20-2; loi n° 2014-861 du 22 déc. 2014, an. fiscale,
art. 10

3° Le prélèvement est effectué dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures,
sanctions et sûretés que l’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel.
Loi n°2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-27

4° Les prélèvements subis ne sont pas déductibles du montant de l’impôt des microentreprises,
de la taxe d’Etat de l’Entreprenant ou de la taxe communale de l’Entreprenant, dû par le
contribuable.
Loi n°2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-27

Les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition sont tenues de délivrer à leurs
fournisseurs, une attestation individuelle de retenue à la source.
Loi n°2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-27

Cette attestation qui mentionne le montant du prélèvement opéré, est signée par le Receveur des
Impôts du Service de rattachement du contribuable ayant pratiqué la retenue.
Loi n° 2013-908 du 26 déc. 2013, an. fiscale, art. 7.

5° Les personnes physiques ou morales visées au 2° sont tenues de produire auprès de la


Direction générale des Impôts, au plus tard le 30 avril de chaque année, un état annuel
récapitulant les prélèvements effectués au cours de l’année précédente et comportant les
indications suivantes :
- nom, prénoms, numéro de compte contribuable, adresse, dénomination commerciale, Centre
des Impôts de rattachement et régime d’imposition de la personne bénéficiaire des paiements ;
- nature du service rendu ;
- montant de la facture ;
- montant de la retenue ;
- date de la facture.
Ord n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 36

Chapitre II
Impôt sur les bénéfices non
commerciaux

Section I - Activités et personnes imposables


Art. 85
1°-Il est établi un impôt annuel sur les bénéfices non commerciaux.
Sont considérés comme provenant de l’exercice d’une profession non commerciale ou comme
revenus assimilés aux bénéfices non commerciaux les bénéfices des professions libérales, des
charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de commerçants et de toutes
occupations, exploitations lucratives et sources de profits ne se rattachant pas à une autre
catégorie de bénéfices ou de revenus.
2°-Ces bénéfices comprennent notamment les rémunérations de toute nature payées :
a)Pour l’usage ou la concession de l’usage d’un droit d’auteur sur une oeuvre littéraire,
artistique ou scientifique y compris les films cinématographiques et de télévision.
b)Pour l’usage ou la concession de l’usage d’un brevet, d’une marque de fabrique ou de
commerce, d’un dessin ou d’un modèle, d’un plan, d’une formule ou d’un procédé secrets, ainsi
que d’un équipement industriel, commercial ou scientifique ne constituant pas un bien
immobilier.
c)Pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel,
commercial ou scientifique.
3°-Ces bénéfices comprennent également les rémunérations de toute nature inscrites en compte
courant.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 38-1°-.

Art. 86
L’impôt est établi au nom des bénéficiaires des revenus imposables, au lieu de l’exercice de la
profession ou, le cas échéant, du principal établissement.
En ce qui concerne les sociétés en participation, si les participants exercent, à titre personnel,
une profession dans les produits de laquelle entre leur part de bénéfices, cette part est comprise
dans le bénéfice imposable de ladite profession. Dans le cas contraire, chacun des gérants
connus des tiers est imposable personnellement pour sa part dans les bénéfices de la société et
les bénéfices revenant aux autres coparticipants sont imposés collectivement au nom des
gérants et au lieu de l’exercice de la profession commune.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 14-2.

Section II - Bénéfice imposable


Art. 87
L’impôt est établi, chaque année, à raison du bénéfice net de l’année précédente.
Ce bénéfice est constitué par l’excédent des recettes totales sur les dépenses nécessitées par
l’exercice de la profession. Il tient compte des gains ou des pertes provenant, soit de la
réalisation des éléments d’actif affectés à l’exercice de la profession, soit des cessions de
charges ou d’offices. Il tient compte également de toutes indemnités reçues en contrepartie de
la cessation de l’exercice de la profession ou du transfert d’une clientèle. Les dépenses
déductibles comprennent notamment :
1-Le loyer des locaux professionnels.
Ord. n°- 74-173 du 19 avril 1974. art. 1er.

2-Les amortissements effectués suivant les règles applicables en matière d’impôts sur les
bénéfices industriels et commerciaux.
Toutefois, l’impôt sur les bénéfices non commerciaux n’est pas à comprendre dans les dépenses
déductibles.
Les dispositions prévues au paragraphe A) 2°- et 3°- de l’article 18 ci-dessus, relatives au
salaire de l’exploitant individuel et de son conjoint sont applicables, mutatis mutandis, à l’impôt
sur les bénéfices non commerciaux.
Loi n°- 84-1367 du 26 déc. 1984, art. 4.

Les dispositions prévues à l’article 18 G) relatives à la franchise d’impôt sur les dons et
libéralités sont applicables pour la détermination de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux.
Loi n°- 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 9.

Art. 88
Si, pour une année déterminée, les dépenses déductibles dépassent les recettes, l’excédent peut
être reporté sur les bénéfices des années suivantes jusqu’à la troisième année, dans les
conditions prévues à l’article 26 ci-dessus pour les entreprises industrielles et commerciales.

Art. 89
En ce qui concerne la production littéraire, scientifique et artistique dont les revenus ne sont
pas recueillis annuellement, le bénéfice imposable peut, à la demande des intéressés, être
déterminé en retranchant de la moyenne des trois années précédentes la moyenne des dépenses
de ces mêmes années. Les contribuables qui adoptent ce mode d’évaluation pour une année
quelconque ne peuvent revenir sur leur option pour les années suivantes.

Section III - Calcul de l’impôt


Art. 90 2018..
Le taux de l’impôt est fixé à 25 %. Toute fraction de revenu n’excédant pas 1 000 francs est
négligée.
Ord. n° 76-187 du 11 mars 1976. art. 3; ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 7-2; loi n°
2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 14-4°; ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art.
1er -3; ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 11-3; ord. n° 2007-675 du 28 décembre
2007, an. fiscale, art. 12-4 ; loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 8-3

Les intérêts des bons de caisse émis par les banques et les établissements financiers donnent
lieu au moment de leur paiement à l’application d’une retenue à la source de 20 %. Ce
prélèvement est libératoire de tout autre impôt.
Loi n°- 81-1127 du 30 déc. 1981, an. fiscale, art. 23; Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 12-
5.

Art. 91
Abrogé. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-4.

Section IV - Contribuable n’ayant pas d’installation professionnelle en


Côte d’Ivoire
Loi n°- 77-1003 du 30 déc. 1977, an. fiscale art. 5.

Art. 92
1° Assiette de l’impôt
a) Sont passibles de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux, sous réserve des dispositions
des conventions internationales, les personnes et sociétés n’ayant pas d’installation
professionnelle en Côte d’Ivoire, à raison des sommes qu’elles perçoivent en rémunération des
prestations de toute nature fournies ou utilisées en Côte d’Ivoire.
Loi n° 82-1157 du 21 déc. 1982. an. fiscale, art. 7.

b) En ce qui concerne les rémunérations visées au paragraphe 2° de l’article 85 les dispositions


de l’alinéa a) précédent s’appliquent, que le bénéficiaire de ces droits ou produits soit
l’écrivain, le compositeur ou l’inventeur lui-même ou qu’il les ait acquis à titre gratuit ou
onéreux. Les mêmes dispositions s’appliquent également que le bénéficiaire des droits ou
produits soit une personne physique ou une société, quelle que soit dans ce cas la forme de la
société.
c) Les dispositions de l’alinéa a) précédent s’appliquent également aux artistes de théâtre ou
de music hall, musiciens et autres artistes non domiciliés en Côte d’Ivoire et qui y organisent
ou y font organiser occasionnellement des représentations ou des concerts.
d) Le montant net des sommes imposables est déterminé en appliquant aux encaissements bruts
une déduction de 20 %. En ce qui concerne les produits des représentations et concerts visés à
l’alinéa c) précédent, les encaissements bruts sont au préalable diminués des droits et taxes
frappant les entrées; il en est de même du produit des opérations grevées d’une taxe sur le
chiffre d’affaires.
e) En ce qui concerne les primes versées aux compagnies de réassurance non domiciliées en
Côte d’Ivoire la déduction visée au paragraphe d) précédent est portée à 50 %.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.16.

2° Recouvrement de l’impôt
a) II est fait application du taux de 25 %.
Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000. an. fiscale, art. 7-2°; loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale,
art.10.

b) Les particuliers, sociétés et associations qui paient en rémunération d’une activité déployée
en Côte d’Ivoire dans l’exercice d’une profession visée à l’article 85 à des personnes ou sociétés
n’ayant pas d’installation professionnelle en Côte d’Ivoire des sommes soumises à l’impôt en
application du présent article, ou qui versent des bénéfices, revenus, produits et redevances
réalisés en Côte d’Ivoire par ces mêmes personnes ou sociétés sont tenus de percevoir l’impôt
pour le compte du Trésor par voie de retenue à la source.
Les dispositions ci-dessus s’appliquent mutatis mutandis aux sommes mises en paiement par
tous les organismes payeurs de l’Etat.
Le comptable public qui effectue la retenue doit procéder à son reversement dans les caisses du
receveur des Impôts territorialement compétent dans les quinze jours suivant le paiement.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 15.

Cette retenue est opérée sur le montant net des sommes imposables déterminé dans les
conditions spécifiées par le paragraphe 1° d) du présent article, au moment où le paiement est
effectué.
Les retenues afférentes au paiement du mois précédent sont versées dans les quinze premiers
jours du mois suivant auprès de la recette des Impôts du siège de l’entreprise.
En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la
Direction des moyennes Entreprises, ce délai est fixé au :
- 10 avril, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;
- 15 avril pour les entreprises commerciales ;
- 20 avril pour les entreprises de prestations de services.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 10.

La retenue est également effectuée dès lors que le montant dû est inscrit en compte courant.
Loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 38-2°.

c) Paiement au comptant :
En ce qui concerne les contribuables visés au paragraphe 1° c) du présent article, l’impôt est
acquitté au même moment que la taxe sur le chiffre d’affaires.

Section V - Retenues à la source


Professions médicales ou paramédicales
Art.93
1° Les personnes morales, les organismes publics ou privés quels que soient leur forme
juridique, leur nationalité et leur régime fiscal, et les personnes physiques relevant de l’impôt
sur les bénéfices industriels et commerciaux, de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux et
de l’impôt sur les bénéfices agricoles qui versent des honoraires, vacations et autres
rémunérations à des personnes non salariées exerçant une profession médicale ou
paramédicale, sont tenus de prélever à la source pour le compte du Trésor, une retenue de 7,5
% des sommes brutes mises en paiement.
Loi n° 2003-206 du 7juillet 2003, an. fiscale, art.9; Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an.
fiscale, art.13.


a) Les entreprises soumises à un régime du réel d’imposition doivent verser les retenues
afférentes aux sommes mises en paiement au cours d’un mois donné, au plus tard le 15 du mois
suivant.
En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la
Direction des moyennes Entreprises, les retenues afférentes aux sommes mises en paiement au
cours d’un mois donné doivent être versées:
- au plus tard le 15 du mois suivant, pour les entreprises industrielles et les entreprises
pétrolières et minières;
- au plus tard le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales;
- au plus tard le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de services.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.24-2; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014,
an. fiscale, art.12-4; Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 11.

b) 1- Le paiement des retenues s’effectue au moyen d’un bordereau avis de versement en triple
exemplaire. A l’appui de ce bordereau doivent être joints des états nominatifs devant
obligatoirement comporter les indications suivantes, pour chaque bénéficiaire des sommes
versées :

- nom et prénoms;
- profession;
- adresse géographique, postale et téléphonique;
- nature des prestations rémunérées;
- montant mis en paiement;
- date du paiement;
- montant de la retenue effectuée.
2 - Les états nominatifs énumérés au 1 ci-dessus doivent être accompagnés, pour chaque
bénéficiaire, d’une attestation individuelle de retenue établie conformément au modèle prescrit
par l’Administration.
3 - Les attestations individuelles visées par le receveur des Impôts compétent sont remises par
la partie versante aux bénéficiaires pour leur permettre de faire valoir ultérieurement les
retenues qu’ils ont subies.

a) Sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de Procédures fiscales, les omissions ou
insuffisances constatées dans les retenues sont sanctionnées par la non déductibilité des
sommes versées.
b) Sera considéré comme un délit d’escroquerie et sanctionné conformément aux dispositions
de l’article 7 de l’annexe fiscale à la loi n° 67-588 du 31 décembre 1967 portant loi de Finances
pour la gestion 1968, le fait pour une personne ou tout organisme de ne pas reverser au Trésor
public les retenues effectivement opérées.
c) Le refus ou le défaut de production des états visés au 2° b) est sanctionné par une amende de
100 000 francs.
L’amende est perçue autant de fois qu’il y a d’états non produits.
Loi n° 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 7.

Revendeurs de billets de jeux de hasard, courtiers, intermédiaires et bénéficiaires des gains de


jeux de hasard

Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 39.

Art. 94
Les personnes et organismes se livrant à l’organisation de jeux de hasard, de loterie et de paris
mutuels hippiques, quels que soient leur forme juridique, leur nationalité et leur régime fiscal,
qui versent des commissions, honoraires et autres rémunérations à des personnes non salariées
relevant d’un régime réel d’imposition, notamment aux revendeurs de billets, courtiers et autres
intermédiaires, sont tenus de prélever à la source pour le compte du Trésor public, une retenue
de 7,5 % des sommes brutes mises en paiement.
L’obligation de retenue à la source instituée à l’alinéa 1 ci-dessus s’applique également aux
montants des lots versés aux bénéficiaires des gains de jeux de hasard autres que ceux
provenant des jeux de machine à sous lorsque le gain est supérieur ou égal à 1000 000 de francs
.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 44-4; Ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an.
fiscale, art. 31-3 ; Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.13; loi n° 2017-870 du 27
décembre 2017, an. fiscale art. 39.

La retenue est recouvrée dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et
sûretés que celles prévues à l’article 93-2° et 3° du présent Code.
Loi n° 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 14.

Enseignants vacataires
Prestations de consultance ou d'expertise
Art. 95
1°-Les organismes publics ou privés d’enseignement quels que soient leur forme juridique et
leur régime fiscal, sont tenus de procéder à une retenue à la source au titre des rémunérations
de toute nature qu’ils versent à leurs enseignants vacataires.
Sont exonérés de cette retenue, les enseignants vacataires justifiant d’une immatriculation au
fichier des contribuables de la Direction générale des Impôts sous le régime du réel normal
d’imposition.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 13.

2°-Les personnes physiques ou morales quels que soient leur objet social et leur forme
juridique, sont tenues d’effectuer la retenue sur les rémunérations versées au titre de prestations
de consultance ou d’expertise à des entreprises individuelles.
Sont exonérées de cette retenue, les entreprises individuelles de consultance justifiant d’une
immatriculation au fichier des contribuables de la Direction générale des Impôts sous le régime
du réel normal d’imposition.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 13.

3°-La retenue est perçue au taux de 7,5 % des rémunérations brutes versées.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.13.

4°-Les dispositions prévues à l’article 93 -2°- et 3°- sont applicables mutatis mutandis à la
retenue instituée par le présent article.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art.10.

Artistes musiciens, sportifs et organisateurs


de spectacles
Art. 96
Les personnes physiques ou morales qui versent des sommes et autres rémunérations au profit
des artistes musiciens du spectacle, aux organisateurs de spectacle, aux sportifs et autres
intervenants dans ces secteurs, non salariés, sont tenues de prélever à la source une retenue de
7,5 % des sommes brutes mises en paiement.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.13.

La retenue est recouvrée dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et
sûretés que celles prévues à l’article 93 -2°- et 3°- du présent Code.
Loi n°-2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 10.

Collaborateurs non salariés des avocats, notaires, huissiers et


commissaires priseurs
Art. 97
1°-Les personnes physiques ou morales exerçant la profession d’avocat, de notaire, d’huissier
ou de commissaire-priseur sont tenues d’effectuer une retenue à la source sur les rémunérations
qu’elles versent à leurs collaborateurs non salariés.
2°-La retenue est perçue au taux de 7,5 % des rémunérations brutes versées.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.13.

3°-Les dispositions prévues à l’article 93 -2°- et 3°- du présent Code sont applicables mutatis
mutandis à la retenue instituée par le présent article.
Loi n°-2003 - 206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 8.

Avocats, huissiers de justice, conseils juridiques et fiscaux, comptables,


commissaires priseurs
et notaires
Art. 98
1°- Les personnes physiques ou morales, passibles de l’impôt sur les bénéfices, ainsi que les
organismes publics ou privés quels que soient leur forme juridique et leur régime fiscal, qui
versent des sommes à titre de rémunérations aux avocats, huissiers de justice, conseils
juridiques et fiscaux, comptables, commissaires priseurs et notaires, sont tenus de prélever à la
source pour le compte du Trésor public, une retenue de 7,5 % des rémunérations brutes versées.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 8; Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.13.

2°-Les dispositions prévues à l’article 93 -2°- et 3°- du Code général des Impôts sont
applicables mutatis mutandis à la retenue instituée par le présent article.
Loi n°- 2003 - 206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 12.

Greffiers-notaires
Art. 99
Les greffiers-notaires sont tenus de reverser auprès de la recette des Impôts du siège de leur
activité, dans les dix jours qui suivent soit la fin du trimestre pour les opérations réalisées au
cours du trimestre précédent, soit la date de cessation de leur fonction, une redevance due sur
les émoluments qu’ils perçoivent à titre d’honoraires dans l’exercice de leur fonction de notaire.
Le taux du reversement est fixé à 50 % du montant de toutes les sommes effectivement perçues
à titre d’honoraires.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 19.

Section VI - Obligations du contribuable


Déclaration de résultats
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 23-8.

Art.100
Toute personne passible de l’impôt à raison des bénéfices réalisés dans l’une des professions
ou des revenus provenant de l’une des sources visées à l’article 85 est tenue de produire, au
plus tard le 15 avril de chaque année, une déclaration indiquant le montant de ses recettes
brutes, celui de ses dépenses professionnelles et le montant de son bénéfice net de l’année
précédente.
Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 16-1°; loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an.
fiscale, art. 20-7; ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.15-3; Ord. n° 2015-797 du
18 décembre 2015, art. 12.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises, cette date est fixée au 20 avril.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 13.

Etats financiers
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 23-9.
Art. 101
La déclaration est adressée à la Direction générale des Impôts.
101 bis
Les contribuables visés à l’article 85 du présent Code sont tenus de déposer à l’Administration
fiscale leurs états financiers annuels établis et présentés selon le cas, conformément au droit
comptable OHADA.
Seuls sont recevables par l’Administration fiscale, les états financiers qui auront été
préalablement présentés à la procédure du visa effectuée par un expert-comptable inscrit à
l’Ordre. Les modalités de cette procédure sont définies par arrêté du Ministre en charge du
Budget.
La procédure de visa est applicable pour la première fois aux états financiers de l’exercice clos
au 31 décembre 2016. Toutefois, les entreprises ont la possibilité d’appliquer ladite procédure
aux états financiers à produire au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2015.
Les états financiers doivent également être transmis par voie électronique. En cas de
discordances entre la version électronique et la version papier, la version papier fait foi.
Les entreprises qui exploitent des établissements secondaires, sont tenues de joindre à leurs
états financiers, un état faisant ressortir pour chaque établissement secondaire, les achats et
les ventes effectués et d’une façon générale, les agrégats comptables et économiques permettant
de connaître le niveau d’activité et de rentabilité de chaque établissement secondaire. La non-
production de cet état est passible d’une amende de 1 000 000 de francs.
Les états financiers et ces documents doivent être transmis au plus tard le 30 mai suivant la
date de clôture de l’exercice comptable pour les autres entreprises.
Les états financiers sont à fournir en cinq exemplaires destinés à l’Administration fiscale, à
l’Institut national de la Statistique, à la Comptabilité nationale et à la Banque centrale des Etats
de l’Afrique de l’Ouest. »
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 28-3; ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an.
fiscale, art.15-5; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.12-5; loi n° 2014-861 du 22
décembre 2014, an. fiscale, art.7-3; loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 24-3;Loi n°
2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 13-3.

Section VII - Paiement de l’impôt


I - Impôt minimum forfaitaire
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 20-6.

Art.102
1° Un impôt minimum forfaitaire frappe les contribuables relevant de l’impôt sur les bénéfices
non commerciaux.
Il est exigible au titre d’un exercice lorsque le montant de l’impôt sur les bénéfices dudit
exercice lui est inférieur.
Loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 9-1.

2° La cotisation due au titre d’un exercice comptable donné est égale à 5 % des recettes brutes
toutes taxes comprises de cet exercice.
Cette cotisation ne peut être inférieure à un montant de 400 000 francs qui constitue un
minimum de perception.
Ce minimum de perception s’applique pour la première fois au résultat de l’exercice clos au 31
décembre 2014.
Loi n°96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art.31-art. 2; loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale,
art. 9-7; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.6-2; loi n° 2017-870 du 27 décembre
2017, an. fiscale art. 12-4; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

3° La cotisation exigible doit être acquittée dans les mêmes conditions et sous les mêmes
sanctions que l’impôt sur les bénéfices non commerciaux.
Loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 20-8.
4° [Obsolète].
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 11- 3; loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale,
art.9-9.

Les entreprises demeurées en activité en zones Centre, Nord et Ouest sont également exonérées
de l’impôt minimum forfaitaire au titre des exercices clos aux 31 décembre 2011, 2012, 2013 et
2014, lorsqu’elles sont déficitaires.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art.2-4.

5° Les entreprises nouvelles relevant de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux prévu à
l’article 85, sont exonérées de l’impôt minimum forfaitaire au titre de leur premier exercice
comptable.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 16.

A titre transitoire, et jusqu’au 31 décembre 2020, le paiement de l’impôt prévu au présent


article est suspendu.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 7

II - Impôt sur les bénéfices non commerciaux


Art.103
A compter des exercices ouverts après le 31 décembre 2003, l’impôt sur les bénéfices non
commerciaux dû au titre d’un exercice est payable spontanément en trois fractions égales au
plus tard le 15 avril, le 15 juin et le 15 septembre de chaque année.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 14.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises, ces dates sont fixées au :
- 10 avril, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;
- 10 juin, pour les entreprises commerciales;
- 10 septembre, pour les entreprises de prestations de services.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 15.

[Obsolète].
Le paiement est effectué auprès de la recette des Impôts du lieu d’exercice de l’activité au vu
d’un bordereau avis de versement établi en triple exemplaire.
Loi n°2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 20-10; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.14-1.

Section VIII - Contrôle des déclarations


Droit de communication
Art. 104
Les contribuables soumis à l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales sont
tenus d’avoir un livre-journal servi au jour le jour et présentant le détail de leurs recettes
professionnelles.
Pour les professions assujetties au secret professionnel, le livre-journal comporte en regard de
la date, le détail des sommes encaissées ainsi que la nature de l’acte effectué ou de la prestation
fournie.
Loi n°- 79-1048 du 27 déc. 1979. an. fiscale, art. 10.

La Direction générale des Impôts peut demander communication des livres et toutes pièces
justificatives.
Section IX - Début d’activité, cessation de l’exercice de la profession
Début d’activité
Art. 105
1°- Toute personne qui entreprend l’exercice d’une profession l’assujettissant à l’impôt prévu
au présent titre doit en faire la déclaration auprès de la Direction générale des Impôts avant le
commencement de ses opérations.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 28-1.

2°-Le défaut de déclaration est puni d’une amende fiscale de cent mille francs.

Cessation de l’exercice de la profession


3°-Dans le cas de cessation de l’exercice de la profession, l’impôt sur les bénéfices des
professions non commerciales dû en raison des bénéfices qui n’ont pas encore été taxés, y
compris ceux qui proviennent de créances acquises et non encore recouvrées, est
immédiatement établi.
4°-Les contribuables sont tenus de faire parvenir à la Direction générale des Impôts, dans un
délai de dix jours, déterminé comme il est indiqué ci-après, la déclaration prévue à
l’article 100 .
5°-Le délai de dix jours commence à courir :
-lorsqu’il s’agit de la cessation de l’exercice d’une profession autre que l’exploitation d’une
charge ou d’un office, du jour où la cessation a été effective;
-lorsqu’il s’agit de la cessation de l’exploitation d’une charge ou d’un office, du jour où a été
publiée au « Journal Officiel» la nomination du nouveau titulaire de la charge ou de l’office,
ou du jour de la cessation effective, si elle est postérieure à cette publication.
6°-Si les contribuables ne produisent pas la déclaration visée au quatrième alinéa du présent
article, les bases d’imposition sont arrêtées d’office et il est fait application de la majoration
de droits prévue par le Livre de Procédures fiscales.
7°-En cas d’insuffisance d’au moins un dixième dans les bénéfices déclarés ou d’inexactitude
constatée dans les documents et renseignements écrits fournis à l’appui de la déclaration, les
contribuables sont passibles, suivant le cas, de l’une ou de l’autre des majorations prévues par
le Livre de Procédures fiscales.
Les cotes établies dans les conditions prévues par le présent article sont immédiatement
exigibles pour la totalité.
8°-Abrogé .

Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.14-1.

Décès
9°-Les dispositions du présent article sont applicables dans le cas de décès du contribuable.
Dans ce cas, les renseignements nécessaires pour l’établissement de l’impôt sont produits par
les ayants droit du défunt dans les six mois de la date du décès.
Chapitre III
Dispositions spéciales visant les impôts sur les bénéfices

Section I - Imposition des contribuables disposant de revenus


professionnels provenant de sources différentes
Art. 106
Lorsqu’une entreprise industrielle ou commerciale étend son activité à des opérations relevant
de la cédule des professions non commerciales, les résultats de ces opérations, déterminés
suivant les règles propres à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, sont compris
dans les bases dudit impôt.
Art. 107
Lorsqu’un contribuable a disposé au cours de la même année de revenus de sources différentes
passibles de plusieurs impôts cédulaires, chaque catégorie de revenu est, sous réserve de
l’application de l’article 106 ci-dessus, taxée d’après le taux et les règles qui lui sont propres.
Mais le total des abattements applicables à ces différentes catégories de revenus est limité au
montant de l’abattement prévu pour celui des impôts cédulaires correspondant qui comporte
l’abattement le plus élevé.
Dans cette limite, les abattements prévus par les articles 64 et 90 ci-dessus sont accordés sur
les revenus des catégories correspondantes en commençant par celle qui est taxée d’après le
taux le plus élevé et dans l’ordre décroissant des taux.
Art.108
1° Les entreprises qui, à l’occasion de l’exercice de leur activité versent à des personnes
physiques ne faisant pas partie de leur personnel salarié et à des personnes morales, des
commissions, courtages, ristournes commerciales ou autres vacations, honoraires occasionnels
ou non, gratifications et autres rémunérations, doivent déclarer ces sommes dans les conditions
prévues par l’article 127 lorsqu’elles dépassent 50 000 francs par an pour un même
bénéficiaire.
Loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 6.; Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an.
fiscale, art.17-1.

2° Les entreprises, sociétés ou associations, qui procèdent à l’encaissement et au versement des


droits d’auteur ou d’inventeur, sont tenues de déclarer dans les conditions prévues par l’article
127 le montant des sommes dépassant 10000 francs par an qu’elles versent à leurs membres ou
à leurs mandants.
Les sommes visées aux paragraphes 1° et 2° ci-dessus, sont cotisées au nom du bénéficiaire à
l’impôt cédulaire correspondant à la nature d’activité au titre de laquelle il les a perçues.
Les parties versantes, désignées aux paragraphes précédents qui n’ont pas satisfait aux
obligations définies, perdent le droit de les porter parmi leurs frais professionnels pour
l’établissement de leurs propres impositions. L’application de cette sanction ne met pas
obstacle à celle de l’amende prévue au paragraphe 3° suivant, ni à l’imposition des mêmes
sommes au nom du bénéficiaire, conformément à la disposition énoncée à l’alinéa précédent.
En ce qui concerne les contribuables relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la
Direction des moyennes Entreprises, les états visés au 1° et 2° ci-dessus doivent être produits
aussi bien sur support papier que sur support magnétique ou par voie d’internet.
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.12-6.

En cas de discordances constatées entre les informations portées sur les différents supports ci-
dessus indiqués, celles figurant sur la version papier font foi.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 26-2.
3° Toute infraction aux prescriptions du présent article entraîne l’application d’une amende
fiscale de 5 000 francs par omission ou inexactitude dans les renseignements exigés.
Lorsque la déclaration n’a pas été produite dans le délai exigé à l’article 127 du Code général
des Impôts, le retard ou le défaut de production est sanctionné conformément aux dispositions
de l’article 170 du Livre de Procédures fiscales.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.17-2.

Section II - Déclaration des commissions, courtages, honoraires,


ristournes, droits d’auteur, rémunérations d’associés et parts de bénéfices
Art. 109
1°- Les gérants des sociétés en nom collectif ou en commandite simple sont tenus de fournir à
la Direction générale des Impôts, en même temps que la déclaration annuelle du bénéfice social
prévue par les articles 35 et 100 ci-dessus, un état indiquant :
a)Les noms, prénoms et domiciles des associés.
b)La part des bénéfices de l’exercice ou des exercices clos au cours de l’année précédente
correspondant aux droits de chacun des associés en nom collectif ou commandité dans la
société.
c)En ce qui concerne les sociétés en commandite simple, le montant des bénéfices distribués
aux commanditaires au cours de l’année précédente.
2°-Les gérants des sociétés à responsabilité limitée sont tenus de déclarer, dans les conditions
prévues au 1°- ci-dessus, outre les noms, prénoms et domiciles des associés :
a)Le nombre de parts sociales appartenant en toute propriété ou en usufruit à chaque associé.
b)Les sommes versées à chacun des associés au cours de l’exercice précédent à titre, soit de
traitements, émoluments, indemnités et autres rémunérations, soit d’intérêts, dividendes ou
autres produits de leurs parts sociales.
3°-Les gérants des sociétés en participation et des sociétés de copropriétaires de navires sont
tenus de fournir, dans les conditions prévues au 1°- susvisé, un état indiquant :
a)Les noms, prénoms, professions et domiciles des associés gérants et des coparticipants.
b)Les parts des bénéfices de l’exercice précédent revenant à chaque associé gérant, ainsi qu’à
chaque coparticipant exploitant personnellement une entreprise ou exerçant une profession
dans les produits de laquelle entre sa part de bénéfices.
c)Le montant des bénéfices distribués aux autres coparticipants au cours de l’année précédente.
4°-Les sociétés anonymes sont tenues de déclarer, dans les conditions prévues par l’article 108
ci-dessus, le montant des tantièmes et indemnités de fonction versés au cours de l’année
précédente aux membres de leur conseil d’administration et passibles de l’impôt sur le revenu
des valeurs mobilières.

Section III - Réductions d’impôts cédulaires en cas d’investissement de


bénéfices en Côte d’Ivoire
Art.110
1° Les personnes morales ou physiques qui investissent en Côte d’Ivoire tout ou partie de leurs
bénéfices peuvent obtenir dans les conditions ci après, une réduction sur le montant de l’impôt
sur les bénéfices industriels, commerciaux ou agricoles.
Cette réduction est obtenue par imputation du montant de l’investissement sur le résultat de
l’exercice.
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.8.

2° Peuvent bénéficier des dispositions du présent article, les entreprises qui réalisent un
programme d’investissement, hors biens exclus, au moins égal à 10 millions de francs hors taxe
sur la valeur ajoutée récupérable.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 15-1; Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an.
fiscale, art.12-1.
Le programme d’investissement doit porter sur une activité nouvelle ou sur le développement
d’une activité existante.
Le développement d’activité est la réalisation par l’entreprise d’un projet d’extension, de
diversification ou de modernisation dans les conditions définies ci-après :
- l’extension est l’accroissement de la capacité de production, de vente et de réalisation de
prestations de services;
- la diversification est la fabrication d’un produit nouveau ou la création d’une branche
d’activité commerciale ou de prestations de services;
- la modernisation est le renouvellement des équipements de production, de vente ou de
prestations de services, en vue d’adapter l’entreprise à l’évolution de la demande ou au progrès
technologique.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 15-1.

3° Sont exclus du bénéfice de la réduction d’impôt :


- les biens d’équipement acquis d’occasion;
- les véhicules de toute nature, à l’exception des engins de manutention et de travaux publics,
des aéronefs, des bateaux et des navires autres que de plaisance et des véhicules de transport
public de personnes et de marchandises;
- le mobilier et le matériel de bureau, à l’exception du matériel informatique.
Les biens meubles affectés à l’exploitation des activités des entreprises commerciales et de
prestations de services ne sont pas concernés par ces exclusions.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art.15-2.

4° Le programme d’investissement doit être réalisé dans un délai de deux ans à compter du 31
décembre de l’année au cours de laquelle il est agréé.
5° Les investissements envisagés doivent faire l’objet d’un programme fournissant toutes
précisions indispensables sur la nature, l’importance et le prix de revient des dépenses prévues
et présentant les données du compte d’exploitation prévisionnel attendu de ces investissements.
Le programme dont le dépôt doit être antérieur aux premières opérations d’investissement, peut
être présenté à toute époque de l’année.
Le programme, accompagné de toutes les justifications nécessaires est adressé, sous pli
recommandé, au Directeur général des Impôts.
Le Ministre chargé du Budget prononce l’admission ou le rejet, total ou partiel, du programme
sur proposition du Directeur général des Impôts après avis éventuel des services économiques
compétents.
La décision du Ministre ne donne lieu à aucun recours; elle est notifiée au contribuable sous
pli recommandé par le Directeur général des Impôts.
Les entreprises dont le programme d’investissement est agréé, ont l’obligation de produire dans
un délai de deux mois à compter de la fin de la réalisation de leurs investissements, une
déclaration de fin de réalisation dudit programme, accompagnée d’un état récapitulatif des
investissements réalisés.
Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 9-1

6° La déduction peut être imputée, dans la limite de 50 % des bénéfices de chacun des exercices
considérés, sur les résultats des quatre exercices suivant celui de l’achèvement du programme
agréé.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.12-2;loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015,
an. fiscale, art. 9-2.

Cette déduction est selon les régions du territoire concernées, plafonnée à :


- 35 % du montant des sommes réellement investies pour la région d’Abidjan (départements
d’Abidjan, d’Aboisso, d’Adzopé et d’Agboville);
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.12-2.

- 40 % pour les autres régions. Si, en raison de la limitation de 50 %, il subsiste un reliquat non
déductible des bénéfices d’un exercice, ce reliquat sera reporté sur le ou les exercices de la
période quadriennale restant à courir sans que la déduction puisse jamais excéder 50 % des
bénéfices de l’exercice ou des exercices de report.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.12-2.

7° Si au cours de l’exécution du programme, le contribuable envisage l’extension de


l’investissement primitivement prévu et admis, il pourra présenter un nouveau programme
afférent à une deuxième tranche d’investissement.
En ce qui concerne l’application des déductions et des délais d’exécution, les divers
programmes admis seront considérés isolément, sans toutefois que le total des déductions
consécutives aux paiements effectués pendant un exercice ou une année déterminée et aux
reliquats éventuellement reportables, dans les conditions prévues au paragraphe 5° ci-dessus,
puisse excéder 50 % du montant des bénéfices nets taxables correspondants.
8° Seules les entreprises qui tiennent une comptabilité régulière et complète susceptible de faire
foi devant la juridiction contentieuse et qui présentent une situation fiscale régulière, peuvent
se prévaloir des dispositions ci-dessus.
Elles doivent joindre à leurs déclarations annuelles toutes justifications utiles relatives aux
montants des paiements effectués au titre des investissements admis.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 15-2.

9° Ne peuvent ouvrir droit au bénéfice des dispositions qui précèdent :


- les investissements réalisés dans le cadre de l’article 28 du présent Code;
- Les investissements réalisés par les entreprises qui bénéficient des dispositions du Code
minier.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.12-3

10° Les aliénations totales ou partielles de biens ayant donné lieu à une réduction d’impôt dans
les conditions prévues au présent article, entraîneront l’exigibilité immédiate de l’impôt non
acquitté dans la proportion de l’amortissement restant à courir au moment de l’aliénation.
11° Toutefois, en cas de fusion ou d’opérations assimilées réalisées dans les conditions prévues
aux articles 756 et 757 du Code général des Impôts, les transferts de biens ou de titres
représentatifs de ces biens ne seront pas considérés comme des aliénations totales ou partielles.
Les droits à réduction d’impôt acquis dans les conditions prévues au présent article à raison de
biens compris dans les apports réalisés à l’occasion d’opérations de fusion ou de scission de
sociétés ou d’apports partiels d’actif réalisés dans les conditions prévues aux articles 756 et
757 du Code général des Impôts mais non utilisés à la date de l’apport, pourront être transférés
à la société bénéficiaire des apports, à condition que l’acte constatant ces apports comporte la
mention de l’option pour le transfert des droits à réduction, en faveur de la société bénéficiaire
des apports.
La période de quatre années, prévue à l’alinéa premier du paragraphe 6 du présent article
continuera à courir à partir de la même date que celle à laquelle les droits à réduction
concernant les biens transférés avaient été précédemment acquis.
Les aliénations totales ou partielles de biens ayant donné lieu au transfert de droits à réduction
dans les conditions ci-dessus indiquées entraîneront l’exigibilité immédiate de l’impôt non
acquitté par la société bénéficiaire des apports dans la proportion de l’amortissement restant
à courir au moment de l’aliénation.
12° Les sociétés de crédit-bail peuvent être autorisées par le Directeur général des Impôts à
transférer à leur client investisseur réel, leur droit à réduction d’impôt découlant de l’article
110 du Code général des Impôts. Cette autorisation ne peut être accordée qu’après transfert de
propriété ou de la construction à la fin du contrat de crédit-bail.
13° Les déclarations non conformes aux investissements effectivement réalisés, donnent lieu à
l’annulation de la réduction d’impôt, sans préjudice des sanctions prévues par le Livre de
Procédures fiscales.
Loi n° 96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art. 33; loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale,
art. 9-3
Section III bis-Exonération d’impôt sur les bénéfices non commerciaux
Art. 110 bis
Sont exonérées de l’impôt sur les bénéfices non commerciaux, les entreprises créées,
réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones Centre, Nord et Ouest au titre
des exercices clos aux 31 décembre 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette exonération
est ramenée à 75 % au titre des exercices clos aux 31 décembre 2016 et 2017.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.2-5; Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art.2-5.

Section IV - Crédits d’impôts


I - Crédit d’impôt pour création d’emplois
Loi n°- 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 17; Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 17.

Art.111 2019... 2020...


Les personnes physiques ou morales en activité depuis au moins un an, passibles de l’impôt sur
les bénéfices, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt annuel de 1.000.000 de francs par emploi
créé, suite à la conclusion d’un contrat à durée indéterminée avec une personne de nationalité
ivoirienne. Ce crédit est porté à 1 500 000 francs pour l’embauche de personnes en situation
de handicap.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 1.

Le montant du crédit est ramené à 250 000 francs par an pour les entreprises relevant de la
taxe d'Etat de l’Entreprenant ou de l’impôt des microentreprises. Il est porté à 500 000 francs
en cas d’embauche de personnes en situation de handicap par lesdites entreprises.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 33-16.

Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 1.

Lorsque le contrat de travail est conclu pour une période déterminée, les crédits d’impôt prévus
aux paragraphes précédents sont applicables. Toutefois, ils sont réduits de moitié.
Cette mesure est applicable une seule fois par personne, aux contrats dont la durée est comprise
entre 12 mois et 24 mois consécutifs.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 1er-1

Le bénéfice du crédit d’impôt est subordonné à la déclaration des salariés nouvellement


embauchés à la Caisse nationale de Prévoyance sociale (CNPS) par l’employeur et à la
production d’un certificat médical et d’un document délivré par le Ministère en charge des
Affaires sociales attestant le handicap physique ou intellectuel lorsque le contrat concerne des
personnes en situation de handicap. Le salaire stipulé au contrat doit être conforme à la
réglementation sociale en vigueur en matière de fixation du niveau de salaire selon les
catégories professionnelles.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 1, art. 2.

Le bénéfice du crédit d’impôt est subordonné à la déclaration des salariés nouvellement


embauchés à la Caisse nationale de Prévoyance sociale (CNPS) par l’employeur.
Le nombre d’emplois créés s’apprécie au 31 décembre de chaque année et ne doit pas être
inférieur à cinq. En ce qui concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à un
milliard de francs, ce nombre doit être au moins égal à 2.
La détermination du crédit d’impôt est effectuée au moyen d’une déclaration réglementaire qui
doit être accompagnée d’une attestation d’immatriculation du salarié, délivrée par la Caisse
nationale de Prévoyance sociale (CNPS).
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 2.

Ces documents doivent être déposés auprès du service des Impôts du lieu d’exercice de l’activité
en même temps que la déclaration de résultats prévue à l’article 35 du présent Code.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 2.

Le crédit d’impôt est imputable sur les cotisations d’impôt sur les bénéfices exigibles au cours
de l’année de son obtention.
En ce qui concerne les contribuables relevant de la taxe d'Etat de l’Entreprenant ou de l’impôt
des microentreprises, le crédit d’impôt s’impute sur les cotisations d’impôts sur salaires
exigibles au cours de l’année de son obtention.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-16.

Les crédits d’impôt ne sont ni reportables, ni restituables.


Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 17;loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an.
fiscale, art. 1

Tout licenciement pour motif économique intervenu avant une période de 24 mois révolus à
compter de la date d’embauche dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée,donne lieu au
reversement du montant du crédit d’impôt antérieurement déduit.
De même, tout recrutement en remplacement de la personne licenciée doit être justifié par
l’amélioration de la situation économique de l’entreprise.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 1er-1

Art.111 bis 2020... 2019... 2018...


Les personnes physiques ou morales passibles de l’impôt sur les bénéfices peuvent bénéficier
d’un crédit d’impôt annuel de 500 000 francs par an et par personne formée dans le cadre d’un
contrat d’apprentissage. Ce crédit est porté à 750 000 francs lorsque l’apprentissage concerne
une personne en situation de handicap.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 1er-2

Le montant du crédit est ramené à 100 000 francs par an pour les entreprises relevant de la
taxe d'Etat de l’Entreprenant ou de l’impôt des microentreprises. Il est porté à 150 000 francs
lorsque l’apprentissage concerne une personne en situation de handicap.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 1er-2; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 33-16.

Le nombre de personnes formées s’apprécie au 31 décembre de chaque année et ne doit pas


être inférieur à cinq. En ce qui concerne les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à
un milliard de francs, ce nombre est fixé à deux.
L’apprentissage peut se dérouler dans l’entreprise ou être financé par celle-ci dans une
entreprise tierce.
La période d’apprentissage ne peut être inférieure à 6 mois et supérieure à 12 mois consécutifs.
La détermination du crédit d’impôt est effectuée au moyen d’une déclaration réglementaire
produite par l’Administration fiscale, qui doit être certifiée conforme par l’organisme en charge
de la promotion de l’emploi.
La déclaration ainsi certifiée doit être déposée auprès du service du lieu d’exercice de l’activité
en même temps que la déclaration de résultats prévue à l’article 35 du présent Code.
Ce crédit d’impôt qui n’est ni reportable ni restituable, est imputable sur la cotisation d’impôt
sur les bénéfices, à l’exclusion de l’impôt minimum forfaitaire, ou sur le montant de la taxe
d’Etat de l’Entreprenant ou sur la cotisation d’impôt des microentreprises.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 10-1; loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015,
an. fiscale, art. 1-2.; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-17.

111 ter 2020...


Les personnes physiques ou morales passibles de l’impôt sur les bénéfices peuvent bénéficier
d’un crédit d’impôt annuel par personne formée dans le cadre d’un stage pratique.
Le montant de ce crédit est établi comme suit :
- 25 000 francs par stagiaire, pour les entreprises relevant du régime de la taxe d’Etat de
l’Entreprenant accueillant au moins deux (2) élèves ou étudiants et pour les petites et moyennes
entreprises (chiffre d’affaires inférieur à 1 000 000 000 de francs) accueillant au moins cinq
(5) élèves ou étudiants ;
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-18.

- 50 000 francs par stagiaire, pour les grandes entreprises (ayant un chiffre d’affaires au-delà
du milliard) accueillant au moins dix (10) élèves ou étudiants.
Le nombre d’élèves ou d’étudiants pris en stage s’apprécie au 31 décembre de chaque année.
La durée du stage de validation de diplôme est de 6 mois maximum.
La détermination du crédit d’impôt est effectuée au moyen d’une déclaration réglementaire
produite par l’Administration fiscale.
Ce crédit d’impôt qui n’est ni reportable ni restituable, est imputable sur la cotisation d’impôt
sur les bénéfices, sur l’impôt minimum forfaitaire et sur le montant de la taxe d’Etat de
l’Entreprenant ou sur la cotisation d’impôt des microentreprises.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 11-2; ; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 33-18.

II - Crédit d’impôt pour acquisition de brevets et procédés de fabrication


Art. 112
Les petites et moyennes entreprises bénéficient d’un crédit d’impôt s’élevant à 20 % de la valeur
d’acquisition de brevets ou procédés de fabrication nouveaux.
Pour bénéficier de cette mesure, les brevets et procédés visés à l’alinéa ci-dessus doivent être :
-acquis après l’entrée en vigueur de la présente loi;
-hors du domaine public;
-conservés dans l’entreprise pendant une durée de cinq ans au moins.
Art. 113
Sont considérées comme petites et moyennes entreprises, les entreprises réalisant un chiffre
d’affaires annuel toutes taxes comprises, inférieur à 1 000 000 000 de francs.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 35-1°-; Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007
art. 18 .

Art. 114
Pour bénéficier des dispositions de l’article 112 du présent Code, la petite et moyenne
entreprise de transformation industrielle ou intervenant dans le domaine des nouvelles
technologies de l’information et de la communication doit remplir les conditions suivantes :
-faire la preuve de son adhésion à un cabinet d’expert comptable agréé ou à un centre de gestion
agréé;
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 6. Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 5-3

-utiliser un brevet ou une licence ou utiliser de nouveaux procédés de fabrication constatés par
l’Office ivoirien de la Propriété intellectuelle (OIPI) pour les entreprises de transformation;
-être titulaire d’une attestation du Ministère des Nouvelles Technologies de l’Information et de
la Communication pour les entreprises intervenant dans le secteur des nouvelles technologies
de l’information et de la communication.
Pour les entreprises qui sont à leur première année d’exploitation, les deux dernières conditions
ne sont toutefois exigées qu’au cours de la deuxième année.
L’attestation du Ministère des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication
doit préciser que l’entreprise concernée exerce à titre principal son activité dans l’une des
branches des nouvelles technologies de l’information et de la communication prioritaires
suivantes :
-application service provider;
-fournisseur d’accès à internet;
-génie informatique;
-génie logiciel;
-internet;
-intranet;
-extranet;
-télématique.
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 4-3.

Art. 114 bis


Les entreprises privées dont au moins 15 % des charges sont exclusivement affectés aux activités
de recherche, de développement et d’innovation, peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt de 50
% des sommes investies. Ce crédit est imputable sur l’impôt sur les bénéfices.
Le bénéfice de ce crédit d’impôt est subordonné à la réalisation des investissements par
l’entreprise elle-même et n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues au
Code des Investissements.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 5-2

III- Crédit d’impôt pour recyclage de déchets


Art. 114 ter
Il est accordé un crédit d’impôt aux entreprises de recyclage de déchets.
Ce crédit fixé à 10 % du montant des investissements réalisés est plafonné à 50 % des bénéfices
sur une période de quatre exercices consécutifs.
Le bénéfice du crédit d’impôt est subordonné à l’agrément préalable délivré à l’entreprise de
recyclage des déchets par le Ministère en charge de l’Environnement et du Développement
durable et n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues au Code des
Investissements.
Au-delà de la période susvisée, le reliquat du crédit d’impôt n’est ni reportable, ni restituable.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 12

Titre deuxième
Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères et
contributions annexes

Chapitre premier
Impôts sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères

Section I - Revenus soumis à l’impôt


Art. 115
1°-Il est établi un impôt sur les revenus provenant des traitements publics et privés, des soldes,
des indemnités et émoluments, des salaires, des pensions et des rentes viagères.
2°-Les traitements et salaires, soldes, indemnités et émoluments sont imposables :
a)Lorsque le bénéficiaire est domicilié en Côte d’Ivoire alors même que l’activité rémunérée
s’exerce hors du territoire de l’Etat ou que l’employeur est domicilié ou établi hors de celui-ci.
b)Lorsque le bénéficiaire est domicilié hors de Côte d’Ivoire, dès lors que l’activité rétribuée
est exercée dans le territoire de l’Etat.
Loi n°- 81-150 du 27 févr. 1981, an. fiscale, art. 13.

3°-Les pensions et rentes viagères sont imposables :


a)Lorsque le bénéficiaire est domicilié en Côte d’Ivoire, alors même que le débiteur serait
domicilié ou établi hors de Côte d’Ivoire.
b)Lorsque le bénéficiaire est domicilié hors de Côte d’Ivoire à la condition que le débiteur soit
domicilié ou établi en Côte d’Ivoire.
Pour l’application de la présente disposition en ce qui concerne les pensions publiques, le
débiteur s’entend du comptable assignataire.
4°-Les dispositions des paragraphes 2°- b) et 3°- b) du présent article ne sont applicables que
sous réserve des dispositions des conventions internationales.
5°-Les rémunérations allouées à l’associé-gérant majoritaire, à l’actionnaire ou à l’associé
unique personne physique des sociétés, sont assimilées à des salaires aux fins d’imposition à
condition qu’elles correspondent à un travail effectif.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000. an. fiscale, art. 15-3°-;.loi n°-2001-338 du 14 juin 2001, an.
fiscale, art.17-3°-.

Section II - Exonérations
Art.116
Sont affranchis de l’impôt :
1- Dans la limite du dixième de la rémunération totale (indemnités comprises) perçue par le
contribuable, les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction ou à
l’emploi et effectivement utilisées conformément à leur objet.
Loi n° 81-150 du 27 févr. 1981, an. fiscale, art. 13.

2- Les allocations familiales, allocations d’assistance à la famille, les majorations de soldes,


d’indemnités ou de pensions attribuées en considération de la situation ou des charges de
famille.
3- Les pensions servies en vertu de la loi du 31 mars 1919 à l’exclusion de la partie des pensions
mixtes visées à l’article 60 (paragraphe 2) de ladite loi, qui correspond à la durée des services.
4- Les pensions servies en vertu de la loi du 24 juin 1919 aux victimes civiles de la guerre et
leurs ayants droit.
5- Les rentes viagères et indemnités temporaires attribuées aux victimes d’accidents du travail.
6- La retraite du combattant instituée par les articles 197 à 199 de la loi du 16 avril 1930.
7- Les appointements des personnels diplomatiques pour l’exercice de leurs fonctions dans la
mesure où les pays qu’ils représentent accordent des avantages analogues aux personnels
diplomatiques ivoiriens.
8- Les salaires versés par les entreprises agricoles, agro-industrielles et assimilées visées à
l’article 147, aux travailleurs classés dans les catégories professionnelles fixées à l’article 148.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 43-1.

9- Sous la double limite du dixième de la rémunération mensuelle brute imposable, hors


avantages en nature, et d’un montant mensuel de 300 000 francs, les cotisations patronales
versées par les employeurs à des organismes de retraite et de prévoyance complémentaires.
10- La prime de transport versée aux salariés dans la limite d’un montant égal à 25 000 francs
par mois et par salarié.
Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 5; loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale,
art. 19; ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 14.

11- Les dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge médicale et paramédicale des
personnes ayant contracté le VIH/SIDA ainsi que celles correspondant aux coûts des dialyses
pour insuffisance rénale.
Les dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge médicale et paramédicale des
personnes atteintes du cancer ainsi que celles afférentes aux frais de dépistage de cette
affection.
Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 15.

Les dépenses peuvent être réalisées au moyen de cotisations ou de subventions versées à des
organisations spécialisées ou des associations reconnues d’utilité publique et ayant
exclusivement pour objet le financement de la prise en charge médicale et paramédicale des
salariés, à condition que ces organisations ou associations emploient au moins 85 % des
cotisations ou subventions au financement de ces actions.
Loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art.18.

12-L’indemnité versée au stagiaire pour une durée n’excédant pas six mois et pour la tranche
de l’indemnité mensuelle égale ou inférieure à 150 000 francs.
Loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 20; loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an.
fiscale, art. 1-3.

L’indemnité d’apprentissage versée aux apprenants dans le cadre d’un contrat d’apprentissage
pour une durée n’excédant pas deux ans et pour un montant mensuel égal ou inférieur à 100
000 francs.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 10-2; loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015,
an. fiscale, art. 1-3

13- 1° La fraction des pensions de retraite et des rentes viagères égale ou inférieure à 300 000
francs par mois .
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 16-1; ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an.
fiscale, art. 14.-1; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 5-1.

14- Les dépenses de santé engagées par les entreprises pour la constitution de boîte de
pharmacie permettant de faire face aux premiers soins des employés malades, les coûts de
traitement du paludisme, de la tuberculose, de l’hépatite virale, du diabète et de l’hypertension
artérielle dont ces employés sont atteints ainsi que les sommes versées aux mutuelles de santé
du personnel ou aux compagnies d’assurances, à leurs courtiers, gestionnaires de portefeuilles,
dans le cadre de contrat groupe d’assurances maladie.
Loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 12; Loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012, an.
fiscale, art. 8.

15- Les rémunérations versées par l’Institut africain pour le Développement économique et
social, (INADES).
Loi n° 81-1127 du 30 décembre 1981, an. fiscale, art. 31.

16- Les dépenses que l’employeur consacre à la prise en charge des frais de transport en
commun du personnel, dans la limite de 20 000 francs par mois et par salarié.
17- Les dépenses supportées par l’employeur pour la prise en charge des frais de restauration
du personnel dans les cantines de l’entreprise ou en dehors du lieu de travail dans la limite de
30 000 francs par mois et par salarié.
Lorsque le service de restauration est offert en dehors des cantines de l’entreprise, le bénéfice
de l’exonération est subordonné à la production d’un contrat signé entre l’employeur et la
structure extérieure de restauration et de la preuve de l’effectivité des dépenses effectuées dans
ce cadre.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 20; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017,
an. fiscale art. 19-1.

18-Les logements à caractère social de quatre pièces au plus, dont le montant n’excède pas
vingt trois millions (23 000 000) de francs hors taxes, mis gratuitement à la disposition des
ouvriers ou agents de maîtrise par les entreprises agricoles ou agro-industrielles, sur les sites
de leurs plantations.
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.9-1; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 16-1.

19- Les sommes versées aux travailleurs par les employeurs à l’occasion des cérémonies de
décoration ou de distinction, dans la limite d’un montant brut ne pouvant excéder 6 mois de
salaire hors avantage en nature.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 19-2.

Si aucun de ces procédés n'est applicable, la valeur locative est déterminée par voie
d'appréciation directe : évaluation de la valeur vénale, détermination du taux moyen d'intérêt
des placements immobiliers dans la région considérée pour chaque nature de propriété,
application du taux d'intérêt à la valeur vénale.
La valeur vénale des biens imposables peut être déterminée par les services compétents de la
Direction générale des Impôts, par tous moyens, notamment le recours à des experts
immobiliers privés.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 21.

La valeur locative des terrains à usage industriel, commercial est déterminée à raison de l'usage
auquel ils sont affectés y compris la valeur locative du sol.

Section III - Personnes imposables et bases d’imposition


Art. 117
L’impôt est dû par les bénéficiaires des revenus imposables.
Il porte chaque année sur les traitements, soldes, indemnités, émoluments, salaires, pensions et
rentes viagères payés aux intéressés au cours de la même année.
Art. 118
Pour la détermination des bases d’imposition, il est tenu compte du montant total brut des
traitements, y compris les sommes mandatées au titre du pécule, indemnités et émoluments,
salaires, pensions et rentes viagères, ainsi que de tous les avantages en argent ou en nature
accordés aux intéressés en sus des traitements, soldes, indemnités, émoluments, salaires,
pensions et rentes viagères proprement dits. Les avantages en argent comprennent notamment
les cotisations patronales versées par les employeurs à des organismes de retraite et de
prévoyance complémentaires, sous réserve des dispositions de l’article 116 -9 du présent Code.
Loi n°- 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 10; loi n°- 97-08 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art. 9-1°-
.

Pour l’application de l’alinéa précédent, l’estimation des rémunérations allouées sous forme
d’avantages en nature est opérée selon les règles fixées par arrêté du Ministre chargé des
Finances. Les avantages en nature qui ne sont pas visés par l’arrêté ministériel précité sont
retenus, pour la détermination des bases d’imposition, pour leur montant réel.
Loi n°- 97-08 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art. 8; voir divers textes fiscaux, textes réglementaires
n°- 12.

Art. 119
Le montant net du revenu imposable est le total des rémunérations tel qu’il est défini à l’article
précédent, déduction faite d’un abattement forfaitaire de 20%.
Loi n°- 97-08 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art. 9-2°-; Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-5;
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 18-1.

En ce qui concerne les salariés des entreprises agricoles autres que ceux visés à
l’article 148 du présent Code, qui sont soumis au paiement des impôts sur les traitements et
salaires, il sera appliqué un abattement forfaitaire mensuel de 60 000 francs sur le montant net
de leurs revenus imposables.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-6.

Les pensions de retraite et les rentes viagères imposables font l’objet d’un abattement de 300
000 francs applicable sur leur montant mensuel.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 16-2.; Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an.
fiscale, art. 14-2; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 5-2.

Art. 120
Pour le calcul de l’impôt, toute fraction de revenu annuel n’excédant pas 1 000 francs est
négligée.
Le taux applicable au revenu net annuel imposable est fixé à 1,5%. Il est appliqué sur le montant
du revenu défini à l’article 119 ci-dessus.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-7; Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale,
art.18-2/ .

Section IV - Mode de perception de l’impôt


I - Traitements et salaires
Art. 121
1°-Lorsque l’employeur est domicilié en Côte d’Ivoire, l’impôt est perçu par voie de retenue
opérée pour le compte du Trésor au moment de chaque paiement effectué en ce qui concerne :
a)Tout bénéficiaire domicilié en Côte d’Ivoire.
b)Tout bénéficiaire domicilié hors de Côte d’Ivoire, lorsque l’activité rétribuée s’exerce en Côte
d’Ivoire.
Les retenues portent sur le montant net du revenu imposable déterminé dans les conditions
indiquées à l’article 119 du Code.
2°-Les contribuables domiciliés en Côte d’Ivoire qui reçoivent de particuliers, sociétés ou
collectivités publiques et privées, domiciliés ou établis hors de Côte d’Ivoire, des traitements,
soldes, indemnités, émoluments, salaires, sont tenus de calculer eux-mêmes l’impôt afférent aux
sommes qui leur sont payées, majorées des avantages en nature et de verser le montant de cet
impôt à la recette des Impôts du lieu de leur domicile dans les conditions et délais fixés en ce
qui concerne les retenues à opérer par les employeurs.
II - Pensions et rentes viagères
Art. 122
1°-Lorsque le débirentier est domicilié en Côte d’Ivoire, l’impôt est perçu par voie de retenue
opérée pour le compte du Trésor au moment de chaque paiement effectué en ce qui concerne :
a)Tout bénéficiaire domicilié en Côte d’Ivoire.
b)Tout bénéficiaire domicilié hors de Côte d’Ivoire.
2°-Les contribuables domiciliés en Côte d’Ivoire qui reçoivent de particuliers, sociétés ou
associations domiciliés hors de Côte d’Ivoire, des pensions ou rentes viagères sont tenus de
calculer eux-mêmes l’impôt afférent aux sommes qui leur sont payées et de verser le montant
de cet impôt à la recette des Impôts du lieu de leur domicile dans les conditions et délais fixés
en ce qui concerne les retenues à opérer par les débirentiers.
III - Modalités pratiques
Art. 123
Les retenues périodiques ainsi que la régularisation annuelle obligatoire prévue à
l’article 132 du présent Code sont effectuées par les employeurs à l’aide de barèmes qui sont
mis à leur disposition par l’Administration ; ces barèmes donnent directement le montant des
différents impôts à retenir.
Loi n°- 97-08 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art. 9-3°-.

Section V - Obligations des employeurs et débirentiers


Art. 124
Les dispositions relatives à la déclaration d’existence prévues par l’article 436 du Code sont
applicables à l’impôt sur les traitements et salaires.
Loi n°- 66-37 du 7 mars 1966, annexe I, deuxième partie, art. premier.
Art. 125
Toute personne physique ou morale qui paie des sommes imposables aux bénéficiaires visés
aux alinéas a) et b) du paragraphe 1°- des articles 121 et 122 précédents est tenue d’effectuer
pour le compte du Trésor la retenue de l’impôt.
Elle doit, pour chaque bénéficiaire d’un paiement imposable, mentionner sur son livre, fichier
ou autre document destiné à l’enregistrement de la paie ou à défaut, sur un livre spécial, la
date, la nature et le montant de ce paiement y compris l’évaluation des avantages en nature, le
montant des retenues opérées, la référence du bordereau de versement prévu à l’article 126 ci-
après.
Les documents sur lesquels sont enregistrés les paiements et les retenues effectuées doivent être
conservés jusqu’à l’expiration de la troisième année suivant celle au titre de laquelle les
retenues sont faites, ils doivent à toute époque et sous peine de sanctions prévues par le Livre
de Procédures fiscales être communiqués, sur leur demande, aux agents de la Direction
générale des Impôts.
Les employeurs ou débirentiers sont tenus de délivrer à chaque bénéficiaire de paiement, ayant
supporté les retenues, une pièce justificative mentionnant le montant desdites retenues.
Art.126
1° Les retenues afférentes aux paiements effectués pendant un mois déterminé, doivent être
versées à la recette des Impôts dont dépend le contribuable:
a) au plus tard le 15 du mois suivant, pour les contribuables soumis à un régime du réel
d’imposition;
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 16.

b) en ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises:
- au plus tard le 10 du mois suivant, pour les entreprises industrielles et les entreprises
pétrolières et minières;
- au plus tard le 15 du mois suivant, pour les entreprises commerciales;
- au plus tard le 20 du mois suivant, pour les entreprises prestataires de services.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art. 24-3; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014,
an. fiscale, art.12-7.

Les versements pourront être effectués par chèque bancaire ou chèque postal.
En ce qui concerne les retenues opérées sur les sommes versées aux salariés de l’Etat, les
versements seront effectués au moyen de bon de virement à l’ordre du receveur des Impôts de
la Direction des grandes Entreprises.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 23.

2° Lorsque le montant des retenues mensuelles n’excède pas 10 000 francs, le versement peut
n’être effectué que dans les quinze premiers jours des mois de juillet et de janvier pour le
semestre écoulé. Si pour un mois déterminé, le montant des retenues vient à excéder 5 000
francs, toutes les retenues faites depuis le début du semestre en cours doivent être versées dans
les quinze premiers jours du mois suivant.
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.11.

3° Dans le cas de cession ou de cessation d’entreprise, les retenues effectuées doivent être
immédiatement versées.
4° En cas de décès de l’employeur ou du débirentier, les retenues opérées doivent être versées
dans les quinze premiers jours du mois suivant celui du décès.
5° Chaque versement est accompagné d’une déclaration d’un modèle réglementaire, datée et
signée par la partie versante et indiquant la période au cours de laquelle les retenues ont été
faites, la désignation, l’adresse et la profession de la personne, société, association ou
Administration qui les a opérées et le montant total des retenues effectuées.
Les employeurs seront approvisionnés, sur leur demande, en déclarations réglementaires par
la Direction générale des Impôts.

Art. 127 2018...


Tous particuliers et toutes sociétés ou associations occupant des employés, commis, ouvriers
ou auxiliaires, moyennant traitement, salaire ou rétribution, sont tenus de déposer à la
Direction générale des Impôts, un état présentant pour chacune des personnes qu’ils ont
occupées au cours de l’année précédente, au plus tard :
- le 30 juin de chaque année, pour les entreprises soumises à l’obligation de certification de
leurs comptes par un commissaire aux comptes ;
- le 30 mai de chaque année pour les autres entreprises, les particuliers et les associations.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 18.

Cet état comporte les indications suivantes :


Loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art.12-2°; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an.
fiscale, art. 8; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.12-8.

1- Nom, prénoms, emploi et adresse.


2- Montant des traitements, salaires et rétributions payés, soit en argent, soit en nature pendant
ladite année avant et après déduction des retenues pour la retraite.
3- Montant des retenues effectuées au titre de l’impôt sur les traitements et salaires, pensions
et rentes viagères.
4- La période à laquelle s’appliquent les paiements lorsqu’elle est inférieure à une année.
5- Nombre d’enfants indiqué par le contribuable comme étant à sa charge.
Abrogé. Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 11-8; Ord. n° 2008-381 du 18 décembre
2008, an. fiscale, art.18-3/ .

6- Montant des indemnités pour frais d’emploi ou de service.


7– Numéro de la Caisse nationale de Prévoyance sociale des salariés.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 35

Les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la Direction des


moyennes Entreprises doivent produire l’état visé au paragraphe premier ci-dessus, aussi bien
sur support papier que sur support magnétique ou par voie d’internet.
loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.12-8.

En cas de discordances constatées entre les informations portées sur les différents supports ci-
dessus indiqués, celles figurant sur la version papier font foi.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 26-3.

Les ordonnateurs délégués ou sous-ordonnateurs des budgets de l’Etat, des départements, des
communes ou établissements publics sont tenus de fournir dans le même délai les mêmes
renseignements concernant le personnel qu’ils administrent.
Additionnellement à l’état visé ci-dessus, les employeurs sont tenus de fournir la liste de leurs
employés ayant quitté définitivement l’entreprise, mentionnant pour chacun d’eux la date du
départ, le montant du salaire d’activité, la durée du préavis et celle du congé, la nature et le
montant de toutes les rémunérations perçues à l’occasion du départ définitif.
Loi n° 86-88 du 31 Janv. 1986. an. fiscale, art. 10.

Art. 128
En ce qui concerne les personnes rétribuées par un seul employeur, la déclaration prévue à
l’article précédent n’est exigée que pour celles dont les traitements, salaires ou rétributions y
compris les avantages en nature ramenés à l’année excèdent 235 000 francs.
La déclaration doit être produite quel que soit le montant ramené à l’année des rémunérations
qui leur ont été versées, pour les personnes qui remplissent des fonctions susceptibles d’être
exercées simultanément auprès de plusieurs entreprises, telles que les fonctions de membre ou
secrétaire de comité ou conseil de direction, de gestion ou de surveillance, quelle qu’en soit la
dénomination, commissaire aux comptes, trésorier, représentant de commerce, etc.
Art. 129
Tous particuliers et toutes sociétés ou associations payant des pensions ou rentes viagères sont
tenus, dans les conditions prévues à l’article 127 ci-dessus, de fournir les indications relatives
aux titulaires de ces pensions ou rentes, lorsqu’elles dépassent 20 000 francs.
Art. 130
Dans le cas de cession ou de cessation en totalité ou en partie de l’entreprise ou de cessation
de l’exercice de la profession, l’état visé à l’article 127 ci-dessus doit être produit, en ce qui
concerne les rémunérations payées pendant l’année de la cession ou de la cessation dans un
délai de dix jours déterminé comme il est indiqué aux articles 71 et 105 .
Il en est de même de l’état concernant les rémunérations versées au cours de l’année précédente
s’il n’a pas encore été produit.
En cas de décès de l’employeur ou du débirentier, la déclaration des traitements, salaires,
pensions ou rentes viagères, payés par le défunt pendant l’année au cours de laquelle il est
décédé, doit être souscrite par les héritiers dans les six mois du décès. Ce délai ne peut toutefois
s’étendre au-delà du 31 janvier de l’année suivante.

Section VI - Renseignements à fournir par les bénéficiaires de traitements,


salaires, pensions ou rentes viagères de source étrangère à la Côte d’Ivoire
Art. 131
Les contribuables domiciliés en Côte d’Ivoire qui reçoivent de débiteurs domiciliés ou établis
hors de Côte d’Ivoire des traitements, indemnités, émoluments, salaires, pensions ou rentes
viagères, doivent produire, en ce qui les concerne, les renseignements exigés par les
articles 127 à 129 ci-dessus.

Section VII - Régularisation


Art. 132
Les retenues effectuées sur les traitements, salaires, pensions ou rentes viagères sont
régularisées à la diligence de l’employeur ou à celle de l’Administration dans les conditions ci-
après.
Loi n°- 67-588 du 31 déc. 1967. an. fiscale, art. 25.

1-Régularisation par l’employeur


Les retenues effectuées en cours d’année par un même employeur ou débirentier sont
obligatoirement régularisées à l’expiration de l’année civile ainsi qu’en cas de départ du
salarié ou crédirentier ou de fermeture de l’entreprise. Dans ce but les sommes imposables de
toute nature versées à chaque redevable au cours de l’année considérée sont totalisées ainsi
que les retenues qu’elles ont supportées. Si le montant des retenues effectuées diffère de celui
de l’impôt légalement dû, l’employeur ou débirentier ajuste la dernière retenue en conséquence
et au besoin procède au remboursement du trop perçu.
2-Régularisation par l’Administration
Indépendamment de la régularisation prévue au paragraphe précédent, les traitements,
salaires, pensions ou rentes viagères versés à chaque redevable par des employeurs ou
débirentiers différents ainsi que les retenues qu’ils ont supportées sont cumulés et comparés à
l’impôt effectivement dû, l’insuffisance ou l’excédent d’impôt dégagé étant suivant le cas mis
en recouvrement par voie de rôle, imputé sur l’impôt général émis simultanément ou alloué
d’office en dégrèvement.
Section VIII - Disposition spéciale aux contribuables en congé hors de
Côte d’Ivoire
Art. 133
Pour l’application des dispositions des articles 121 , 122 , 123 et 132 ci-dessus, la Côte
d’Ivoire demeure le domicile fiscal des salariés qui, à l’occasion d’un congé hors de Côte
d’Ivoire, continuent à être rétribués par l’employeur pour qui ils travaillent en Côte d’Ivoire
avant leur départ en congé.

Chapitre II
Contributions des
employeurs

Section I - Contributions à la charge des employeurs


Art. 134
1°-Les sommes payées au titre de traitements, salaires, soldes, indemnités et émoluments, y
compris la valeur des avantages en nature, donnent lieu au versement d’une contribution à la
charge des employeurs qui paient ces sommes, que ceux-ci soient ou non installés en Côte
d’Ivoire.
Loi n°- 91-997 du 27 déc. 1991, an. fiscale, art. 5; Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 21.

2°-L’établissement ou l’organisme résident de la Côte d’Ivoire auprès duquel les salariés d’un
employeur non résident en Côte d’Ivoire sont détachés, est solidairement responsable du
paiement de la contribution due par cet employeur.
Loi n°- 83-1421 du 30 déc. 1983. an. fiscale, art.7.

3°-Le montant qui sert d’assiette à ce versement est celui défini à l’article 119 ci-dessus.
Ne donnent toutefois pas lieu à ce versement, les sommes payées pendant la période
d’exploration par tout titulaire de permis de recherche de substances minérales utiles classées
en régime minier.
Loi n°- 91-997 du 27 déc. 1991, an. fiscale, art. 8.

4°-Les rémunérations versées au personnel local sont exonérées de la contribution à la charge


des employeurs visée au présent article.
Demeurent toutefois exigibles, la contribution nationale pour le développement économique,
culturel et social de la nation, la taxe additionnelle pour la formation professionnelle continue
et la taxe d’apprentissage.
Loi n°- 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 30.

Art. 135
La Caisse nationale de Prévoyance sociale est exonérée de la contribution à la charge des
employeurs sur les indemnités de maternité qu’elle verse.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 16-3.

Art.136
[Obsolète].
Loi n°2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 6.

Sont exonérées de la contribution nationale pour le développement économique, culturel et


social de la nation pendant deux ans à compter de la date d’embauche, les rémunérations
versées au titre du premier emploi du salarié.
En ce qui concerne le personnel local dont l’embauche ne constitue pas le premier emploi,
l’exonération s’applique sur une période d’un an à compter de la date de ladite embauche.
Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 1-4

Les rémunérations versées aux personnes handicapées physiques sont exonérées pendant cinq
ans à compter de la date de l’embauche, de la contribution nationale pour le développement
économique, culturel et social de la nation, de la taxe à la formation professionnelle continue
et de la taxe d’apprentissage.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 1er-10.

Art. 136 bis


Sont exonérées de la contribution nationale pour le développement économique, culturel et
social de la nation, les indemnités versées aux stagiaires dans le cadre de leur stage
d’embauche.
Cette exonération est subordonnée aux conditions suivantes :
-la durée de l’exonération ne doit pas excéder douze mois ;
-l’indemnité ne doit pas excéder 150 000 francs par mois et par stagiaire.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 16.

En ce qui concerne les rémunérations versées au personnel des entreprises relevant d’un régime
réel d’imposition, créées, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 dans les zones
Centre, Nord et Ouest, elles sont exonérées sur la période 2010 à 2015 de la contribution
nationale pour le développement économique, culturel et social de la nation à la charge des
employeurs. Cette exonération est ramenée à 75 % pour les années 2016 et 2017.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art.2-6.

Pour les rémunérations versées au personnel des entreprises agro-industrielles intervenant


dans les secteurs du coton, de l’anacarde et du karité, créées, réimplantées ou rouvertes dans
les zones Centre, Nord et Ouest avant le 31 décembre 2012, elles sont exonérées sur la période
2010 à 2015. Cette exonération est ramenée à 75% au titre des années 2016 et 2017.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.2-6; Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art.2-6.

Art. 137
Sont exonérées de la contribution nationale pour le développement économique culturel et
social de la nation à la charge de l’employeur:
1 - les rémunérations versées par l’Institut africain pour le développement économique et social
(INADES);
2 - les rémunérations versées pendant dix ans, au personnel des entreprises créées entre le 1er
janvier 2010 et le 31 décembre 2012 pour la production, la conservation, le conditionnement
ou la transformation des productions agricoles alimentaires dont la liste est établie par arrêté
conjoint du Ministre en charge de l’Agriculture et du Ministre de l’Economie et des Finances.
Loi n°-81-1127 du 30 décembre 1981, annexe fiscale, art. 31; Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre
2009 art. 27-3.

Art. 138
1°- Les redevables de la contribution doivent verser dans les quinze premiers jours de chaque
mois à la Direction générale des Impôts, les sommes dues sur les salaires versés et les avantages
en nature consentis, dans le courant du mois précédent, à leur personnel.
2°-Lorsque le montant de la contribution n’excède pas 1 000 francs le versement peut n’être
effectué que dans les quinze premiers jours des mois de juillet et de janvier pour le semestre
écoulé. Si pour un mois déterminé, le montant du versement vient à excéder 5000 francs toutes
les sommes dues depuis le début du semestre en cours doivent être versées dans les quinze
premiers jours du mois suivant.
3°-Dans le cas de cession ou de cessation d’entreprise, le versement des sommes dues doit être
effectué immédiatement.
En cas de décès de l’employeur, le versement doit être effectué dans les quinze premiers jours
du mois suivant celui du décès.
4°-Les employeurs seront approvisionnés sur leur demande, en déclarations réglementaires,
par la Direction générale des Impôts.
Art. 139
Toute personne physique ou morale qui paie des sommes imposables doit pouvoir justifier du
montant du versement effectué chaque mois à l’aide des documents prévus par l’article 125 .

Art. 140
Les redevables de la contribution sont tenus de remettre au plus tard le 30 avril de chaque
année, à la Direction générale des Impôts, un état récapitulatif indiquant les bases et le montant
des versements effectués mensuellement au cours de l’année précédente.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art.17.

Art. 141
Dans le cas de cession ou de cessation en totalité ou en partie de l’entreprise ou de cessation
de l’exercice de la profession, l’état visé à l’article ci-dessus doit être produit en ce qui concerne
les versements de l’année de la cession ou de la cessation dans un délai de dix jours déterminé
comme il est indiqué aux articles 71 et 105 .
Il en est de même de l’état concernant les versements effectués au cours de l’année précédente
s’il n’a pas encore été produit.
En cas de décès du redevable, l’état récapitulatif des versements effectués pendant l’année au
cours de laquelle il est décédé, doit être souscrit par les héritiers dans les six mois du décès. Ce
délai ne peut toutefois s’étendre au-delà du 31 janvier de l’année suivante.
Art. 142
Si le montant des versements effectués pendant une année déterminée est supérieur aux sommes
réellement dues, le redevable peut obtenir par voie de réclamation adressée à la Direction
générale des Impôts dans les conditions prévues par le Livre de Procédures fiscales, la
restitution des droits qu’il a supportés en trop. Dans le cas contraire, les droits ou compléments
de droits exigibles sont perçus au moyen de rôles qui sont établis et mis en recouvrement dans
les conditions et délais prévus par le Livre de Procédures fiscales.

Section II - Taxe d’apprentissage


Loi n°- 66-615 du 23 décembre 1966.

Art. 143
Il est créé une taxe d’apprentissage perçue au profit du Fonds de Développement pour la
Formation professionnelle.
Loi n°- 66-615 du 23 décembre 1966.

Cette taxe, dont le taux est fixé à 0,50 %, est une taxe additionnelle à la contribution à la charge
des employeurs. Elle est assise et perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes sûretés
que la contribution de base qui fait notamment l’objet des articles 134 à 142 du Code général
des Impôts.
Loi n°- 66-615 du 23 décembre 1966; loi n°- 68-612 du 31 décembre 1968, art. 13.

Art. 144
Outre les exonérations prévues par le Code général des Impôts pour la contribution de base,
des remboursements peuvent être accordés aux entreprises assujetties qui en feront la demande.
Le montant de chaque remboursement est fixé par arrêté du Ministre chargé du Plan, sur
proposition du conseil d’administration du Fonds de Développement pour la Formation
professionnelle.
Loi n°- 66-615 du 23 décembre 1966.
Art. 145
Les modalités d’application concernant aussi bien l’affectation et le recouvrement que
l’utilisation des sommes perçues au titre de la taxe d’apprentissage sont fixées par décret.
Loi n°- 66-615 du 23 décembre 1966.

(En ce qui concerne la taxe additionnelle à la formation professionnelle continue, voir divers
textes fiscaux partie réglementaire, texte n°- 10, décret n°- 92-529 du 2 septembre 1992
portant modalités d’application des dispositions financières de la loi n°- 77-924 du 17
novembre 1977 portant financement de la formation professionnelle).

Section III - Taux et répartition de la contribution


Art. 146
Les taux et répartitions des impôts formant la contribution mise à la charge des employeurs
se présentent comme suit :
Personnel Personnel
Budget bénéfiiaire
local expatrié
Budget de l’Etat
Contribution employeur proprement dite - 11,5 %
100 %
Contribution nationale pour le développement économique, culturel et Budget de l’Etat
1,5 % 1,5 %
social de la nation 100 %
Taxe d’apprentissage 0,5 % 0,5 % Fonds BNI
Taxe additionnelle pour la formation professionnelle continue 1,5 % 1,5 % Fonds BNI
Total 3,5 % 15 %
Abattement 20 % 0,7 % 3%
Taux d’usage 2,8 % 12 %
Loi n°- 89-1332 du 26 décembre 1989, an. fiscale, art. 15.

Chapitre III : Dispositions communes aux impôts sur les traitements,


salaires, pensions et rentes viagères

Liste des entreprises agricoles et des catégories professionnelles visées aux articles 116 -
8°- et 134 du Code.

Section I - Entreprises agricoles et agro-industrielles


Art. 147
La liste des entreprises agricoles, agro-industrielles et assimilées dont les salariés, compris
dans les catégories énumérées à la section II ci-dessous sont exonérés de l’impôt sur les
traitements et salaires, et qui sont soumises à la contribution de 2 % à la charge des employeurs,
se présente comme suit :
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 43-2.

1-Exploitations de quelque nature qu’elles soient.


2-Exploitations des bois :
Travaux d’abattage, d’ébranchage, de transport en forêt et lorsqu’ils sont exécutés sur parterre
de la coupe, travaux de débit, de façonnage, de sciage, d’empilage et carbonisation.
3-Exploitations d’élevage, de dressage, d’entraînement, des haras.
4-Bureaux, dépôts et magasins de vente se rattachant à des exploitations agricoles, lorsque
l’exploitation agricole constitue le principal établissement.
5-Coopératives agricoles de culture et de stockage en commun ou de motoculture, à l’exclusion
des autres coopératives qui sont soumises aux dispositions de l’alinéa premier de l’article 112
de la loi du 15 décembre 1952.
6-Entreprises de marais salants.
7-Entrepreneurs ou particuliers occupant des travailleurs agricoles à l’entretien ou à la mise
en état des jardins.

Section II - Catégories professionnelles


Art. 148
La liste des catégories professionnelles pour les manoeuvres, ouvriers, conducteurs de
véhicules automobiles et employés travaillant dans les entreprises agricoles et assimilées visées
au premier paragraphe ci-dessus est établie comme suit :
A-Manoeuvres et ouvriers
Première catégorie - Manoeuvres saisonniers, sans spécialité, ayant moins d’un an de présence
dans l’entreprise, chargés des travaux divers courants, tels que :
-entretien des plantations par sarclage et binage, récolte et transport sur aire des produits,
travaux de drainage et d’irrigation, paillage et transport d’amendements, épandage d’engrais,
fumier et composts, application de fongicides et insecticides ;
-abattage, dessouchage, débardage, brûlage des taillis et futaies ;
-piquetage, trouaison, plantation, semis, repiquage, arrosage ;
-ébranchage, élagage;
-élevage et soins aux animaux domestiques;
-emballage et ensachage des produits;
-entretien du petit outillage agricole;
-confection d’accessoires de culture et d’emballage;
-entretien des appareils agricoles et forestiers;
-triage, surveillance des séchoirs.
2e catégorie - Manoeuvres ayant plus d’un an de présence dans l’entreprise, chargés des mêmes
travaux que ceux énumérés ci-dessus;
-travailleurs exécutant certains travaux exigeant une certaine expérience, tels que :
-taillage, oeilletonnage;
-tronçonnage mécanique;
-conduite des machines à café fixe;
-grimpeurs récolteurs;
-abatteurs forestiers;
-gardiens.
3e catégorie - Ouvriers agricoles spécialisés dans des travaux agricoles, tels que :
-saigneurs d’hévéas;
-empaqueteurs de régimes de bananes; Coupeurs, récolteurs de bananes;
-chefs manoeuvres dirigeant un groupe de vingt manoeuvres au plus;
-équarrisseurs.
4e catégorie - Ouvriers agricoles spécialisés dans des travaux agricoles, tels que :
-nageurs;
-ravitailleurs;
-chefs manoeuvres dirigeant plusieurs groupes de manoeuvres;
-prospecteurs avant deux ans de pratique;
-conducteurs de petits tracteurs agricoles, sans permis, utilisés uniquement dans l’exploitation;
-aides-ouvriers d’art de techniques non agricoles (mécanique générale, électricité, bâtiment,
menuiserie).
5e catégorie - Ouvriers professionnels agricoles; spécialistes de techniques agricoles
nécessitant initiative et appréciation :
-prospecteurs après deux ans de pratique;
-ouvriers d’art ordinaires, avant deux ans de pratique, de techniques non agricoles (mécanique
générale, électricité, bâtiment, menuiserie).
6e catégorie - Ouvriers d’art ordinaires après deux ans de pratique, de techniques non agricoles
(mécanique générale, électricité, bâtiment, menuiserie);
-élèves diplômés de l’Ecole d’agriculture de Bingerville, avant un an de pratique.
7e catégorie - Ouvriers d’art qualifiés de techniques non agricoles (mécanique, électricité,
bâtiment, menuiserie);
-élèves diplômés de l’Ecole d’agriculture de Bingerville, après un an de pratique.
B-Conducteurs de véhicules automobiles
Catégorie A -Conducteur de voiture de tourisme, de petits tracteurs routiers, de véhicules de
moins de 3 tonnes.
Catégorie B -Conducteur de véhicules poids lourds de 3 à 5 tonnes de charge utile.
Catégorie C -Conducteur de véhicules poids lourds dépassant 5 tonnes de charge utile ou de
tracteur attelé à remorque semi-portée, conducteur à chenilles de plus de 40 CV.
C-Employés
1ère catégorie - Peseur, marqueur illettrés.
2e catégorie - Pointeur de personnel, distributeur de matériel, outillage et vivres.
3e catégorie - Commis-magasinier, commis susceptible de tenir tous les registres d’employeur
et de faire la paye, dactylographe faisant moins de 30 mots à la minute.
4e catégorie - Dactylographe capable de dactylographier 30 mots à la minute avec une
présentation et une orthographe parfaites. Employé de comptabilité.
5e catégorie. - Sténodactylographe capable de prendre en sténographie 90 mots à la minute et
de dactylographier 30 mots à la minute avec une orthographe et une présentation parfaites,
comptable de la définition de la 5ème catégorie Scimpex (convention collective du 24 février
1958).
6e catégorie - Employé qualifié à responsabilité étendue ayant des connaissances techniques
agricoles.

Titre troisième
Impôts fonciers et
prélèvements assimilés
NOTE
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 17.

Chapitre premier
Impôt sur le revenu foncier

Section I - Propriétés imposables


Art. 149
II est établi un impôt annuel sur le revenu foncier des propriétés bâties, telles que maisons,
fabriques, manufactures, usines et, en général, tous les immeubles construits en maçonnerie,
fer ou bois fixés au sol à demeure, à l'exception de ceux qui en sont expressément exonérés
par les dispositions du présent Code.
Art. 150
Sont également soumis à l’impôt sur le revenu foncier :
1-Les terrains non cultivés employés à usage commercial ou industriel, tels que chantiers,
lieux de dépôt de marchandises et autres emplacements de même nature, soit que les
propriétaires les occupent, soit qu'ils les fassent occuper par d'autres à titre gratuit ou
onéreux.
2-Les bateaux utilisés en un point fixe et aménagés pour l'habitation, le commerce, l'industrie
ou la prestation de services même s’ils sont seulement retenus par des amarres.

Section II - Exemptions
Art. 151 2019...
Sont exemptés de l’impôt sur le revenu foncier :
1-Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l'Etat, aux collectivités territoriales
et aux établissements publics, lorsqu'ils sont affectés à un service public ou d'utilité générale et
sont improductifs de revenus.
2-Les installations qui dans les ports maritimes, fluviaux ou aériens, et sur les voies de
navigation intérieure font l’objet de concessions d'outillage public accordées par l'Etat à des
chambres de commerce, d'agriculture ou d'industrie, ou à des municipalités et sont exploitées
dans les conditions fixées par un cahier des charges.
3-Les ouvrages établis pour la distribution de l'eau potable ou de l'énergie électrique et
appartenant à l'Etat, ou à des collectivités territoriales. L’exemption est étendue, pour une
période de dix ans, aux terrains, équipements, ouvrages du domaine public existants ou à
construire, affectés à la production, au transport et à la distribution de l’énergie électrique ainsi
qu’aux lignes d’interconnexion avec des réseaux étrangers existants ou à construire, mis à la
disposition de la société Côte d’Ivoire ENERGIES, à l’exclusion des lignes créées en vertu d’un
traité international.
Ord. n° 2017-769 du 22 novembre 2017

4-Les édifices servant à l’exercice public des cultes.


5-Les immeubles à usage scolaire non productifs de revenus fonciers.
6-Les immeubles affectés à des oeuvres d'assistance médicale ou d'assistance sociale.
7 -Les immeubles servant aux exploitations agricoles pour loger les animaux et serrer les
récoltes.
8-Les cases en paille.
9-Les bâtiments et installations des chemins de fer de l'Etat.
10-Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l'Etat, situés en zone portuaire et
aéroportuaire et affectés aux ports et aéroports ivoiriens pour la réalisation de leurs missions,
à l’exclusion de ceux qui sont donnés en location.
11 -Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant aux ports ivoiriens et utilisés pour
les besoins directs de l'exercice de leurs activités, à l’exclusion de ceux qui sont donnés en
location.
12-Les immeubles à usage de bureau ou à usage sportif et les structures de formation en matière
de sport appartenant ou mis gratuitement à la disposition des associations sportives reconnues
par le ministère en charge du Sport et non productifs de revenus.
13-Les terrains de sport, les dispensaires, les marchés, les ponts, les routes et les pistes non
productifs de revenus fonciers mis à la disposition des employés par les entreprises sur les sites
des exploitations agro-industrielles et par les entreprises minières sur les sites d'exploitation et
d'extraction minières.
14-Les terrains et installations de sport appartenant ou mis gratuitement de façon exclusive à
la disposition des associations sportives reconnues par le ministère en charge du Sport et non
productifs de revenus.
15 -Les immeubles, bâtiments ou constructions improductifs de revenus appartenant à l'Etat et
mis à la disposition des sociétés d'Etat à condition que ceux-ci ne figurent pas à leur bilan.
16 -Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à l'Etat, situés en zone
aéroportuaire et affectés à la Société d'Exploitation et de Développement aéroportuaire,
aéronautique et météorologique (SODEXAM) pour la réalisation de ses missions, à l’exclusion
de ceux qui sont donnés en location.
17 -Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à la Société d'Exploitation et de
Développement aéroportuaire, aéronautique et météorologique (SODEXAM) et utilisés pour
les besoins directs de l'exercice de ses activités, à l’exclusion de ceux qui sont donnés en
location.
18-Les entreprises agréées au régime fiscal en faveur des grands investissements dans l'habitat,
pour la construction d'unités industrielles de fabrication des matériaux et autres intrants
servant à la réalisation du volet construction des logements.
Cette exonération s'étend sur la durée du projet y compris la période de réalisation des
investissements.
Le bénéfice de cet avantage est subordonné aux conditions visées à l'article 7 du présent Code.
19-Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant au Centre national de Recherche
agronomique et utilisés pour les besoins de ses activités, à l'exclusion de ceux donnés en
location.
20-Les immeubles des associations et fondations caritatives reconnues d’utilité publique, à
l’exclusion de ceux qui sont donnés en location. Cette disposition ne s'applique qu'aux
associations et fondations reconnues d'utilité publique agissant sans but lucratif et dont la
gestion est désintéressée.
21-Les immeubles, bâtiments ou constructions appartenant à la Société de Développement des
Forêts (SODEFOR), et utilisés pour les besoins directs de l’exercice de ses activités, à
l’exclusion de ceux qui sont donnés en location.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 36 .

22-Les sociétés commerciales ayant pour seul objet la gestion de leur patrimoine foncier.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 36.

23 - Les immeubles, installations ou bâtiments appartenant aux entreprises agricoles et affectés


aux activités de transformation de produits agricoles en produits finis, pour une durée de cinq
années à compter de la date de l’achèvement du programme d’investissement agréé par le
Directeur général des Impôts, en application de l’article 1145 du présent Code.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 2-1

24- Les entreprises privées sur une période de cinq ans à compter de la date du début des
investissements dans la recherche, le développement et l’innovation, pour les immeubles,
matériels et équipements exclusivement affectés à la recherche et au développement. Le bénéfice
de la mesure n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues au Code des
Investissements.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 5-4

Section III - Base d'imposition


Art. 152
L’impôt sur le revenu foncier est calculé à raison de la valeur locative de l’année précédente
de ces propriétés.
La valeur locative des sols, des bâtiments de toute nature et des terrains formant une
dépendance indispensable et immédiate des constructions entre, le cas échéant, dans
l'estimation du revenu servant de base à l’impôt sur le revenu foncier des propriétés bâties
afférent à ces constructions.

Section IV - Valeur locative


Art. 153
La valeur locative est le prix que le propriétaire retire de ses immeubles lorsqu'il les donne à
bail, ou, s’il les occupe lui-même, celui qu'il pourrait en tirer en cas de location.
La valeur locative est déterminée au moyen de baux authentiques ou de locations verbales
passées dans des conditions normales. En l'absence d'actes de l'espèce, l'évaluation est établie
par comparaison avec des locaux dont le loyer aura été régulièrement constaté ou sera
notoirement connu.
Si aucun de ces procédés n'est applicable, la valeur locative est déterminée par voie
d'appréciation directe : évaluation de la valeur vénale, détermination du taux moyen d'intérêt
des placements immobiliers dans la région considérée pour chaque nature de propriété,
application du taux d'intérêt à la valeur vénale.
La valeur vénale des biens imposables peut être déterminée par les services compétents de la
Direction générale des Impôts, par tous moyens, notamment le recours à des experts
immobiliers privés.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 21.

La valeur locative des terrains à usage industriel, commercial est déterminée à raison de l'usage
auquel ils sont affectés y compris la valeur locative du sol.

Section V - Personnes imposables et débiteurs de l'impôt


Art. 154 2019...
L’impôt sur le revenu foncier est dû pour l'année entière par le propriétaire ou le possesseur
au 1er janvier de l'année de l'imposition.
En cas d'usufruit, l'imposition est due par l'usufruitier dont le nom doit figurer sur le rôle à la
suite de celui du propriétaire.
En cas de bail emphytéotique, l’impôt est dû par le bailleur en raison du loyer perçu et par le
preneur ou l’emphytéote pour les constructions édifiées.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 21

Art. 155
Lorsqu'un propriétaire de terrain ou d'un immeuble portant une construction sans grande
valeur donne le fonds à bail, à charge pour le locataire de construire à ses frais un immeuble
bâti de valeur ou de consistance donnée devant revenir sans indemnités et libre de toutes
charges au bailleur à l'expiration du bail, l’impôt sur le revenu foncier est dû, à raison de
l'immeuble construit, par le locataire durant toute la durée du bail.
La valeur locative imposable au nom du preneur pendant toute la durée du bail est soit le prix
que le preneur tire des immeubles qu’il a bâtis lorsqu’il les donne à bail, soit l’équivalent de
l’annuité correspondant à la somme nécessaire pour amortir, pendant la durée du bail, le prix
des travaux exécutés et des charges imposées au preneur.
Dans le cas considéré, l’impôt est dû par le preneur à partir du 1er janvier de l’année qui suit
celle de l’achèvement de la construction édifiée.
Toutefois, lorsque le contrat de bail prévoit le reversement d’un loyer au propriétaire pendant
la durée du bail, le propriétaire, nonobstant l’impôt acquitté par le locataire est assujetti à
l’impôt sur le revenu foncier sur la base du loyer perçu.

Section VI- Taux de l'impôt


Art. 156 2019...
Le taux de l’impôt sur le revenu foncier est fixé à 3 % de la valeur locative des immeubles
productifs de revenus.
Ce taux est porté à 4 % en ce qui concerne les immeubles appartenant aux entreprises ou aux
personnes morales, à l’exception des sociétés civiles immobilières de copropriété.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art.23-1; ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009,
an. fiscale, art. 21; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 9; loi n° 2015-840 du 18
décembre 2015, an. fiscale, art. 10-1; loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 8-1.
Chapitre II
Impôt sur le patrimoine foncier

Section I - Impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties


Art. 157
Les dispositions des articles 149 à 155 ci-dessus sont applicables mutatis mutandis à l’impôt
sur le patrimoine foncier des propriétés bâties.

Art. 158 2019...


Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier des immeubles bâtis et non bâtis productifs de
revenus fonciers est fixé à 9 %. Il est porté à 11 % en ce qui concerne les entreprises et les
personnes morales, à l’exception des sociétés civiles immobilières de copropriété.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 8-2

Le taux est ramené à 3 % dans les cas suivants :


- une seule habitation occupée par le propriétaire à titre d’habitation principale ;
- une seule résidence secondaire à usage personnel improductive de revenus fonciers.
L’application de ce taux est subordonnée à la production d’un certificat de résidence
secondaire établi par la Direction générale des Impôts ;
- les immeubles bâtis appartenant aux sociétés civiles immobilières de copropriété non
productifs de revenus.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 8-2

- les immeubles bâtis des personnes physiques restés vacants pendant une période de six mois
consécutifs au cours d’une même année. Le taux de 3 % est porté à 4 % en ce qui concerne les
immeubles bâtis restés vacants appartenant à des entreprises ou à des personnes morales.
Loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 11; loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an.
fiscale, art. 10-2

La vacance est constatée à compter du premier jour du mois suivant celui au cours duquel la
déclaration en est faite par les personnes visées à l’article 154 du présent Code, au Centre des
Impôts du lieu de situation de l’immeuble concerné.
Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier est porté à 15 % de la valeur locative des immeubles
appartenant aux personnes morales et aux entreprises, et affectés à leurs activités, à l’exception
des sociétés civiles immobilières de copropriété.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 8-2

[Obsolète].
Ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an. fiscale, art. 32-4 ; ord. n° 2008-381 du 18 décembre
2008, an. fiscale, art.23-1/; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 10.

158 bis
Sont exemptés de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties:
- les entreprises nouvelles, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones
Centre, Nord et Ouest au titre des années 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette
exonération est ramenée à 75% au titre des années 2016 et 2017;
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art.2-7.

- les entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton, de l’anacarde et du


karité, créées, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 dans les zones Centre,
Nord et Ouest au titre des années 2010 à 2015. Cette exonération est ramenée à 75 % au titre
des années 2016 et 2017;
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.2-7; ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an.
fiscale, art.2-7.

- les logements à caractère social de quatre pièces au plus, dont le montant n’excède pas vingt
trois millions (23 000 000) de francs hors taxes, mis gratuitement à la disposition des ouvriers
ou agents de maîtrise par les entreprises agricoles ou agro-industrielles, sur les sites de leurs
plantations.
Loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 12; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.9-2; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 16.

158 ter
Les entreprises créées entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2012 pour la production, la
conservation, le conditionnement ou la transformation des productions agricoles alimentaires,
bénéficient d’une exonération totale pendant une période de 10 ans de l’impôt sur le patrimoine
foncier des propriétés bâties.
La liste des produits agricoles alimentaires est établie par arrêté conjoint du Ministre en charge
de l’Agriculture et du Ministre de l’Economie et des Finances.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art. 27-4.

Section II - Impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties


I- Propriétés imposables
Art. 159
II est établi un impôt annuel sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties.
Art. 160
1° Sont imposables à l’impôt annuel sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties, les
immeubles urbains.
Sont considérés comme immeubles urbains :
a) Les terrains situés dans l'étendue d'une agglomération déjà existante ou en voie de
formation et compris dans les limites des plans de lotissement régulièrement approuvés.
b) Ceux qui, se trouvant en dehors du périmètre des agglomérations visées au paragraphe
précédent, sont destinés à l'établissement de maisons d'habitation, factoreries, comptoirs avec
leurs aisances et dépendances, lorsque lesdites constructions ne se rattachent pas à une
exploitation agricole.
2° Sont également imposables :
a) les exploitations d’hévéa, de palmier à huile, de coco, de café, de cacao, d’anacarde, de
banane, d’ananas, de mangue, de canne à sucre, de citron, de papaye ou de fleurs,
appartenant ou exploitées par les personnes morales ou les entreprises agro-industrielles ;
b) les exploitations d’hévéa, de palmier à huile, de coco, de café, de cacao, d’anacarde, de
banane, d’ananas, de mangue, de canne à sucre, de citron, de papaye ou de fleurs d’une
superficie d’au moins 100 hectares appartenant ou exploitées par des personnes physiques
Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 15-1; loi n° 2012-1179 du 27 décembre
2012, an. fiscale, art. 11-1; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 20-1.

II- Base d'imposition


Art. 161
Les immeubles urbains sont imposables en raison de leur valeur vénale au 1er janvier de
l'année d'imposition.
La valeur vénale est déterminée:
- en ce qui concerne les terrains urbains visés à l'article 160 - 1°- a) ci-dessus, par des
commissions communales nommées par arrêté du Ministre en charge des Finances,
composées et statuant dans des conditions qui sont fixées par décret pris en Conseil des
Ministres. Cette valeur vénale est fixée pour une période d’imposition de trois ans, au cours
du deuxième trimestre de l’année précédant ladite période;
Loi n°- 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 13.

-en ce qui concerne les autres terrains imposables, au moyen des actes translatifs de propriété
concernant les terrains imposables ou les terrains voisins, ou à défaut d'actes translatifs, par
voie d'estimation directe.

III - Exemptions
Art. 162
Sont exempts de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties :
a) Les terrains faisant l'objet d'une interdiction générale absolue de construire résultant par
application de textes réglementaires de leur situation topographique et ceux qui font l'objet
d'une interdiction temporaire ou conditionnelle résultant d'une décision particulière des
autorités locales ne provenant pas du fait du propriétaire.
b) Les terrains dont le propriétaire se trouve privé temporairement de la jouissance par suite
d'une situation de fait indépendante de sa volonté.
c) Les terrains appartenant à l'Etat, aux collectivités territoriales, affectés ou non à un usage
public, mais improductifs de revenus.
d) Les pépinières et jardins d'essai créés par l'Administration ou par les sociétés d'intérêt
collectif agricole et les centres de coopération et coordination agricoles dans un but de
sélection et d'amélioration des plants.
e) Les terrains à usage scolaire, à usage du culte ou utilisés par des établissements
d'assistance médicale ou sociale ou par des sociétés reconnues d'utilité publique et agréées
comme sociétés d'éducation physique ou de préparation militaire.
f) Les terrains remis en échange de terrains ou immeubles réquisitionnés, durant les cinq
années suivant celle de leur attribution.
g) Les terrains bornés concédés ou attribués durant l'année d'acquisition et les deux années
suivantes.
h) Les terrains et installations de sport appartenant ou mis gratuitement de façon exclusive à
la disposition des associations sportives reconnues par le Ministère en charge du Sport et non
productifs de revenus.
i) Les sols et dépendances immédiats des propriétés bâties ainsi que les terrains affectés à un
usage commercial et industriel dont la valeur locative entre dans l'évaluation servant de base
à l’impôt sur le revenu foncier et de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties.
Les terrains urbains à considérer comme dépendances immédiates des constructions sont
exclusivement les emplacements attenants et servant d'accès ou de dégagement auxdites
constructions et d'une étendue au plus égale au lot y relatif du plan de lotissement urbain ou
à douze fois celle recouverte par l'élévation si ledit lot atteint une étendue supérieure.
Les lotisseurs sont affranchis de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties
pendant une durée de trois ans à partir de l'année suivant l'expiration du délai prévu par
l'arrêté d'autorisation de lotir visé à l'article 17 du décret n° 67-18 du 11 janvier 1967.
j) Les terrains appartenant au Centre national de Recherche agronomique et affectés à ses
activités de recherche ou utilisées à titre de plantations expérimentales.
k) Les terrains attribués pour la construction d’immeubles d’habitation à des entreprises de
promotion immobilière et réservés à la voirie et aux équipements sociaux à hauteur de 25 %
de la superficie totale.
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.18.

Art. 163
Sont exonérées de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties, les entreprises
agréées au régime fiscal en faveur des grands investissements dans l'habitat, pour la
construction d'unités industrielles de fabrication des matériaux et autres intrants servant à la
réalisation du volet construction des logements.
Cette exonération s'étend sur la durée du projet y compris la période de réalisation des
investissements.
Le bénéfice de cet avantage est subordonné aux conditions visées à l'article 7 du présent
Code.
Art. 163 bis
Sont exemptées de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties:
-les entreprises nouvelles, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones
Centre, Nord et Ouest au titre des années 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette
exonération est ramenée à 75% au titre des années 2016 et 2017;
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art.2-8.

- les entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton, de l’anacarde et du


karité, créées, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 dans les zones Centre,
Nord et Ouest au titre des années 2010 à 2015. Cette exonération est ramenée à 75% les
années 2016 et 2017;
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.2-8; Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art.2 -8.

-les entreprises créées entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2012 pour la production,
la conservation, le conditionnement ou la transformation des productions agricoles
alimentaires, pendant une période de 10 ans.
La liste des produits agricoles alimentaires est établie par arrêté conjoint du Ministre en
charge de l’Agriculture et du Ministre chargé du Budget .
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art. 27-5.

IV - Personnes imposables
Art. 164
L’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties est dû pour l’année entière par
le propriétaire, par le concessionnaire ou par le détenteur du droit de superficie au 1er
janvier de l’année d’imposition.
En cas de bail emphytéotique, l’impôt est dû par le bailleur en raison du loyer perçu et par le
preneur ou l’emphytéote pour la détention du droit de superficie. L’impôt est établi
conformément aux dispositions de l’article 165 du Code général des Impôts.
En cas d’usufruit, l’impôt est dû par l’usufruitier et déterminé dans les conditions prévues à
l’article 165 du présent Code.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 15.

V - Taux et tarifs de l'impôt


Art. 165
1° Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés non bâties est fixé à 1,5 % de la
valeur vénale déterminée conformément aux dispositions de l'article 161 du présent Code.
Le taux de l’impôt sur le patrimoine foncier des immeubles non bâtis et non productifs de
revenus, appartenant au Port autonome de San Pedro, est fixé à 0,75 %.
2° Ces taux s'appliquent à partir de la fin de la deuxième année suivant l'année d’acquisition
du terrain.
3° Le tarif de l’impôt pour les exploitations agricoles visées à l’article 160 - 2° ci-dessus est
fixé comme suit :
Exploitations agricoles Tarifs
(en franc/ha planté)
Hévéa 7 500
Cacao 5 000
Café 5 000
Banane 5 000
Ananas 5 000
Coco 5 000
Palmier à huile 5 000
Fleurs 5 000
Canne à sucre 2 500
Mangue 2 500
Anacarde 2 500
Citron 2 500
Papaye 2 500
Loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 11-2; Loi n° 2017-870 du 27 décembre
2017, an. fiscale art. 20-2.

4° Le produit de l’impôt sur les exploitations agricoles visées au paragraphe 2° du présent


article, est réparti comme suit:
- Commune : 30 %
- Région : 60 %
- Etat : 10 %.
Ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an. fiscale, art. 17

Chapitre III
Taxe de voirie, d'hygiène et
d'assainissement

Art. 166
Il est établi une taxe dite taxe de voirie, d'hygiène et d'assainissement à la charge des
propriétaires exonérés de l’impôt sur le revenu foncier et de l’impôt sur le patrimoine foncier
des propriétés bâties, des représentations diplomatiques et assimilées et des entreprises
bénéficiaires des avantages du Code des Investissements et d'autres codes particuliers.
La société Côte d’Ivoire ENERGIES est exonérée de la taxe sur une période de dix ans, pour
les ouvrages et équipements existants ou à construire, affectés à la production, au transport et
à la distribution de l’énergie électrique ainsi que pour les lignes d’interconnexion avec des
réseaux étrangers existants ou à construire, mis à sa disposition et figurant à l’actif de son
bilan, à l’exclusion des lignes créées en vertu d’un traité international.
Ord. n° 2017-769 du 22 novembre 2017

Le taux de la taxe est fixé à 2 %.


La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés
que l’impôt sur le revenu foncier et l’impôt sur le patrimoine foncier des propriétés bâties.
Le produit de cette taxe est intégralement affecté à l’organisme chargé de la gestion des ordures
ménagères.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 23-2.
Chapitre IV
Prélèvement d'un acompte au titre des impôts sur les revenus locatifs et
obligations des bailleurs

Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 18-1

Section I - Acompte au titre de l’impôt sur les revenus locatifs


Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 18-2.

Art. 167
Abrogé.
Ordonnance n°- 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 18-3; Loi n°- 2012-1179 du 27
décembre 2012, an. fiscale, art. 10-1.

167 bis
Les régies des Forces armées, de la Gendarmerie, de la Police et des Eaux et Forêts, sont tenues
de prélever une somme égale à 12 % du montant brut des loyers qu’elles paient au titre des
baux administratifs aux particuliers.

Ce taux est porté à 15 % pour les immeubles appartenant aux entreprises et aux personnes
morales.
Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 11-1

Art.168
Les agences immobilières, les syndics d’immeubles, les gérants de biens, les sociétés civiles
immobilières et tous autres intermédiaires sont tenus de prélever une somme égale à 12 % du
montant brut des loyers qu’ils reversent à leurs clients propriétaires des locaux loués.
Ce taux est porté à 15 % pour les locaux loués appartenant à des personnes morales ou à des
entreprises.
Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 18-4;loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015,
an. fiscale, art. 10-3.

Art.169 2020...
De même, les entreprises soumises à un régime réel d'imposition ainsi que celles relevant la
taxe d'Etat de l’Entreprenant ou de l’impôt des microentreprises sont tenues de prélever 12 %
sur le montant des loyers de l'ensemble des immeubles pris en location, sauf pour les immeubles
loués par les intermédiaires visés à l'article 171, auquel cas, seuls ces derniers sont soumis aux
obligations du présent texte.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-19

Ce taux est porté à 15 % pour les locaux loués appartenant à des personnes morales ou à des
entreprises.
Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 10-4; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016,
an. fiscale, art. 17-1; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 21.

Section II- Obligations des bailleurs


Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 18-5.

Art.169 bis
Les personnes physiques ou morales visés aux articles 167 , 168 et 169 ci-dessus, doivent
subordonner le paiement des loyers à la production d’une attestation d’immatriculation et de
la copie de la déclaration foncière au titre de l’année de la conclusion du contrat de bail, par
le propriétaire, l’usufruitier, l’emphytéote de l’immeuble ou de tout autre débiteur principal de
l’impôt.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 47; Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011,
an. fiscale, art. 18-6; loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 10-2;loi n° 2015-840 du
18 décembre 2015, an. fiscale, art. 11 ; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 17-2.

Art. 170
Ces prélèvements constituent un acompte à valoir sur l’impôt sur le revenu foncier et sur l’impôt
sur le patrimoine foncier des propriétés bâties.
Art.171
Les agences immobilières, syndics d'immeubles, gérants de biens, sociétés civiles immobilières,
tous intermédiaires et, les entreprises, visés à l'article 169 doivent reverser les sommes
prélevées dans les quinze premiers jours du mois suivant leur encaissement, à la caisse du
receveur des Impôts.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 17-3.

Ils établissent à cet effet deux titres de paiement de 3 % et 9 % du montant brut des loyers,
représentant respectivement l’impôt sur le revenu foncier et l’impôt sur le patrimoine foncier.
Ces taux sont portés respectivement à 4 % et 11 % pour les immeubles appartenant à des
personnes morales ou à des entreprises
loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 10-5

Les versements doivent être accompagnés d'une déclaration comportant le nom, l'adresse et le
numéro de compte contribuable du propriétaire, l'identification de l'immeuble loué, les noms
des locataires et le montant des loyers payés par ceux-ci.

Amende pour fraude aux dispositions de l’article 110 du Code général


des Impôts
Art. 172
Le taux du prélèvement est ramené au niveau du taux de l’impôt sur le revenu foncier et de
l’impôt sur le patrimoine foncier applicables à l'immeuble concerné.

Art. 173 2018...


Toute personne physique ou morale tenue à cette obligation qui n'a pas fait les retenues ou qui
n'a opéré que des retenues insuffisantes est passible d'une amende fiscale égale au montant des
retenues non effectuées, sans préjudice de la réintégration des sommes en cause au bénéfice
imposable.
En outre, pour chaque période d'un mois écoulé entre la date à laquelle les versements auraient
dû être normalement effectués et le jour du paiement, une amende fiscale égale à 10 % du
montant des sommes dont le versement a été différé sera appliquée. Pour le calcul de cette
amende, toute période d'un mois commencé est comptée entièrement.
Toutefois, l’obligation de retenue visée aux articles précédents ne s’applique pas lorsque le
bailleur apporte à son locataire, la preuve de l’acquittement de l’impôt afférent à l’immeuble
pris en location. Cette preuve est faite soit par une quittance de paiement de l’impôt, soit par
une attestation de régularité de situation fiscale couvrant toute l’année d’imposition. Cette
preuve doit être conservée par le locataire qui est tenu de la présenter à toute réquisition de
l’Administration, afin de justifier l’absence de prélèvement.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 28

Art. 174
Les prélèvements effectués par les payeurs du Trésor public feront l'objet d'écritures de
régularisation suivant des modalités arrêtées en accord avec le receveur des Impôts.
Ces écritures seront appuyées de la déclaration exigée à l'article 171 ci-dessus.
Art. 175
Le versement des prélèvements ci-dessus ne dispense pas le propriétaire d'accomplir ses
obligations fiscales notamment celles relatives à la déclaration et au paiement des impôts
fonciers et taxes annexes selon la réglementation en vigueur.

Chapitre V
Dispositions communes aux impôts fonciers et prélèvements assimilés

Art. 176
Les dispositions qui font l'objet du présent chapitre sont applicables aux impôts fonciers et aux
prélèvements assimilés.

Section I - Obligations des contribuables


Déclarations
Art. 177 2020...
1° Pour la détermination des valeurs locatives et des valeurs vénales servant de base de calcul
des impôts sur le revenu foncier et sur le patrimoine foncier et taxes annexes, les propriétaires,
personnes physiques et, en cas de sous-location, les locataires principaux ou, en leur lieu et
place, les gérants d’immeubles, sont tenus de souscrire une déclaration au service d’assiette
des Impôts du lieu de situation de l’immeuble entre le 1er octobre et le 15 novembre.
La déclaration est souscrite une seule fois au moment de l’acquisition de l’immeuble. Des
déclarations complémentaires sont souscrites dans les cas suivants :
- modification d’immeuble;
- modification de la valeur locative ;
- modification de l’affectation de l’immeuble ;
- cession de l’immeuble ;
- changement du redevable de l’impôt.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 22; Loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012,
an. fiscale, art.9-1; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 14; loi n° 2014-861 du 22
décembre 2014, an. fiscale, art.16.

En ce qui concerne les entreprises et les personnes morales, la déclaration foncière doit être
souscrite au plus tard le 15 février de chaque année.
Loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 14; Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015,
art. 17.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises, cette date est fixée au :
- 10 janvier, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;
- 15 janvier, pour les entreprises commerciales ;
- 20 janvier, pour les entreprises de prestations de services.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 18; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 17.

2° La déclaration foncière doit être faite par écrit pour chaque immeuble, en double exemplaire
et indiquer au jour de sa production:
a) L'emplacement de l'immeuble : localité, quartier, rue, numéro du lot et du titre foncier.
b) La superficie totale du terrain en précisant éventuellement la surface bâtie.
c) La date d'achèvement de chaque tranche de construction.
d) La nature et la consistance des différents locaux y compris les locaux vacants ou occupés
par le débiteur de l'impôt.
e) Les nom et prénoms usuels de chaque propriétaire ou locataire ainsi que le numéro de leur
boîte postale et, s'il y a lieu, leur adresse principale.
f) Les nom et prénoms de chaque occupant à titre gratuit.
g) La nature et la durée de la location.
h) Le montant du loyer annuel, y compris les charges non locatives.
i) Les modifications envisagées entre la date légale de dépôt de la déclaration et le 1er janvier
de l'année suivante.
j) Les terrains pour lesquels se trouve déposée simultanément une demande concernant l'une
des exemptions prévues à l'article 162 a), b) ou c), la pétition en cause devant être accompagnée
de toutes les justifications nécessaires.

Section II - Etablissement des impositions - Recouvrement


Art. 178
Les impositions sont établies par la Direction générale des Impôts à partir des valeurs vénales,
des valeurs locatives et des valeurs brutes déterminées conformément aux dispositions des
articles 152 , 153 , 155 et 161 du présent Code. Les impositions sont mises en recouvrement
dans les formes prescrites par le Livre de Procédures fiscales.
Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 16-1.

Art. 179
Le montant de la cotisation des impôts sur le revenu foncier et/ou sur le patrimoine foncier est
payé en quatre fractions égales, au plus tard le 15 mars, le 15 juin, le 15 septembre et le 15
décembre de chaque année.
Pour les entreprises individuelles et les personnes morales, ce montant est payé en deux
fractions égales au plus tard le 15 mars et le 15 juin de chaque année.
En ce qui concerne les petites et moyennes entreprises, le montant de l’impôt sur le revenu
foncier et/ou de l’impôt sur le patrimoine foncier dû au titre des deux premières années à
compter de la date de création, est réduit de 25 % au moment du règlement, lorsque le paiement
intervient au plus tard le 15 mars et le 15 juin de chaque année.
loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 2.

Les dispositions du paragraphe ci-dessus sont étendues mutatis mutandis aux petites et
moyennes entreprises qui acquièrent, après leur création, des immeubles pour les besoins de
leur exploitation.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 1er-1

Les conditions d’octroi et de mise en œuvre sont déterminées par arrêté du Ministre en charge
du Budget.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 1er-5

Dans le cas où le débiteur légal ne peut être atteint, l'impôt est exigible de tout locataire ou
sous-locataire jusqu'à concurrence de la somme due par lui à l'intéressé.
Loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 9-2; ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011,
an. fiscale, art. 17-1; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 15.

Section III - Mutations foncières


Art. 179 bis 2020...
Les nouveaux acquéreurs de biens immeubles ont l’obligation de produire aux Services
d’assiette de l’impôt foncier auxquels lesdits biens sont rattachés, copies des actes notariés de
cessions signés à cet effet.
Les notaires rédacteurs de ces actes de cessions d’immeubles ont également l’obligation de
communiquer à ces Services, les informations relatives aux transactions effectuées.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 18-1.
Les mutations foncières peuvent être appliquées d'office dans les rôles par les agents chargés
de l'assiette, d'après les documents certains dont ils ont pu avoir communication.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 18-2

Tant que la mutation n'a pas été faite, l'ancien propriétaire continue à être imposé au rôle, et
lui, ses ayants droit ou ses héritiers naturels peuvent être contraints au paiement des impôts sur
le revenu foncier et sur le patrimoine foncier, sauf leur recours contre le nouveau propriétaire.
»
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 17-1.

Titre quatrième
Impôts sur le revenu des capitaux mobiliers

Chapitre premier
Impôt sur le revenu des valeurs
mobilières

Section I - Revenus imposables


Art. 180
L’impôt sur le revenu des valeurs mobilières s’applique :
1-A tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis en réserve ou incorporés au capital ainsi
qu’à toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs
de parts et non prélevées sur les bénéfices, et notamment :
a)aux dividendes, intérêts, arrérages, revenus et tous autres produits des actions de toute nature
et des parts de fondateurs des sociétés, compagnies et entreprises financières, industrielles,
commerciales ou civiles, ayant leur siège social en Côte d’Ivoire;
b)aux intérêts, produits et bénéfices des parts d’intérêts et commandites dans les sociétés,
compagnies et entreprises ayant leur siège social en Côte d’Ivoire, dont le capital n’est pas
divisé en actions;
c)sous réserve des dispositions de l’article 232 , au montant des indemnités de fonction,
remboursements de frais et toutes autres rémunérations qui sont allouées aux membres du
conseil d’administration, en leur dite qualité, des sociétés ayant leur siège social en Côte
d’Ivoire, que ces indemnités, remboursements et rémunérations constituent ou non des charges
déductibles de la société qui les supporte;
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 15-4°- a.

d)aux indemnités de fonction payées aux administrateurs de ces sociétés à l’occasion des
assemblées générales.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 15-4°- a.

2-Aux intérêts, arrérages et tous autres produits des obligations émises par les établissements
publics et par les sociétés, compagnies et entreprises désignées aux a) et b) du 1 du présent
article, ainsi qu’aux lots et primes de remboursement payés aux porteurs d’obligations des
mêmes établissements publics, sociétés, compagnies et entreprises.
3-Au montant des remboursements et amortissements totaux ou partiels que les sociétés
désignées dans les numéros qui précèdent effectuent sur le montant de leurs actions, parts
d’intérêts ou commandites, avant leur dissolution ou leur mise en liquidation.
4- Aux plus-values issues de la cession directe sans intermédiaire, d’actions ou de parts sociales
par leur titulaire.
La déclaration de ces produits est à la charge du cédant.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 10.
Art. 181
Les revenus ci-dessus désignés sont déterminés pour le paiement de l’impôt conformément aux
dispositions des articles 184 , 186 et 187 ci-après.
En cas de réunion, de quelque manière qu’elle s’opère, de toutes les actions ou parts d’une
société entre les mains d’un seul associé, l’impôt est acquitté par cet associé dans la mesure de
l’excédent du fonds social sur le capital social.

Section II - Taux
Art. 182
Le taux de l’impôt est fixé à 15 % pour :
1-les lots d’obligations ;
2-les distributions de bénéfices exonérés de l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux
ou n’ayant pas effectivement supporté cet impôt au taux prévu par l’article 64 du présent Code
;
3-les produits et toutes les sommes imposables à l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières
non visés par le présent article.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 10-3; loi n°- 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art.
17.

Art. 183
Le taux prévu à l’article 182 du Code général des Impôts est fixé à :
1-10 % pour les dividendes régulièrement mis en paiement par les sociétés cotées à la Bourse
régionale des Valeurs mobilières ;
2-2 % pour tous les produits, lots et primes de remboursement payés aux porteurs d’obligations
émises en Côte d’Ivoire et remboursables en cinq ans au moins.
Loi n°- 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 17.

Art. 183-bis
Sous réserve des dispositions des conventions fiscales internationales, le montant de l’impôt
exigible, déterminé conformément aux dispositions du présent Code, est majoré de 25 %,
lorsque les sommes imposables sont versées à une personne physique ou morale située ou
établie dans un pays ou territoire non coopératif ou à fiscalité privilégiée, au sens de l’article
38 du présent Code.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 15-3.

Section III - Détermination du revenu ou de la rémunération


Art. 184
Le revenu est déterminé :
1-Pour les actions, par le dividende fixé d’après les délibérations des assemblées générales
d’actionnaires ou des conseils d’administration, les comptes-rendus ou tous autres documents
analogues.
2-Pour les obligations, par l’intérêt échu dans l’année.
3-Pour les parts d’intérêts et commandites, soit par les délibérations des assemblées générales
des associés ou des conseils d’administration, soit à défaut de délibération, au moyen d’une
déclaration à souscrire dans les trois mois de la clôture de l’exercice, faisant connaître les
bénéfices ou produits effectivement distribués.
4-Pour les lots, par le montant même du lot en francs.
5-Pour les primes de remboursement, par la différence entre la somme remboursée et le taux
d’émission des emprunts.
6-Pour les rémunérations de l’administrateur unique ou des membres des conseils
d’administration des sociétés, par les délibérations des assemblées générales d’actionnaires ou
des conseils d’administration, les comptes rendus ou tous autres documents analogues.
7-Pour les autres revenus ayant le caractère de revenus distribués, par tous les éléments
déterminés par l’Administration.
Art. 185
Les comptes rendus et les extraits des délibérations des conseils d’administration ou des
actionnaires sont déposés, dans le mois de leur date, au service des Impôts compétent.

Section IV - Mode d’évaluation du taux des emprunts


Art. 186
Lorsque les obligations dont les lots et primes de remboursement sont assujettis à l’impôt en
vertu de l’article 180 ci-avant, ont été émises à un taux unique, ce taux sert de base à la
liquidation du droit sur les primes.
Si le taux d’émission a varié, il est déterminé, pour chaque emprunt, par une moyenne établie
en divisant par le nombre de titres correspondant à cet emprunt le montant de l’emprunt total,
sous la seule déduction des arrérages courus au moment de chaque vente.
A l’égard des emprunts dont l’émission faite à des taux variables n’est pas terminée, la moyenne
est établie d’après la situation de l’emprunt au 31 décembre de l’année qui a précédé celle du
tirage.
Lorsque le taux ne peut être établi conformément aux trois alinéas ci-dessus, le taux est
représenté par un capital formé de vingt fois l’intérêt annuel stipulé lors de l’émission au profit
du porteur du titre.
A défaut de stipulation d’intérêt, il est pourvu à la fixation du taux d’émission par une
déclaration estimative faite dans la forme prévue par la législation en vigueur.

Section V - Remboursements et amortissements de capital dans les


sociétés
Art. 187
Les sociétés, compagnies ou entreprises visées à l’article 180 -1 a) et b), qui entendent
procéder à un remboursement total ou partiel sur le montant de leurs actions, parts d’intérêts
ou commandites avant leur dissolution ou leur mise en liquidation, doivent en faire la
déclaration au service des Impôts compétent.
Cette déclaration doit être faite dans le mois de la date à laquelle l’opération a été décidée et
doit être accompagnée :
1-d’une copie certifiée conforme de la décision qui a ordonné la répartition;
2-d’un tableau faisant connaître le nombre des actions, leur montant nominal, le capital versé
et, s’il y a lieu, les amortissements auxquels il a été procédé et les réductions de capital opérées.

Section VI - Lieu et mode de paiement de l’impôt


Art. 188
L’impôt est payé à la recette des Impôts compétente :
1-du siège social pour les sociétés, compagnies et entreprises;
2-du siège administratif pour les établissements publics;
3-du lieu où la société possède un siège administratif ou un établissement stable, pour les
sociétés dont le siège social est situé hors de Côte d’Ivoire.
Art. 189
L’impôt est versé :
1- Pour les obligations, emprunts et autres valeurs, dont le revenu est déterminé à l’avance, au
plus tard le 15 janvier en ce qui concerne les produits échus au cours de l’année précédente.
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.14-2; ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015,
art. 19.
2- Pour les actions, parts d’intérêts et commandites, au plus tard le 15 du mois suivant la mise
en distribution des produits, ou en ce qui concerne les sociétés visées à l’article 191 la
détermination de la quotité imposable; en tout état de cause, l’impôt est versé dans les trois
mois suivant la date du procès-verbal de l’assemblée ayant décidé la mise en distribution, à
moins que ladite décision n’ait été officiellement annulée avant l’expiration du délai précité.
Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 12; ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 20-
21.

3- Pour les lots et primes de remboursement, au plus tard le 15 des mois de janvier, avril, juillet
et octobre, en ce qui concerne les sommes mises en paiement au cours du trimestre précédent.
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.14-2; ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015,
art. 22.

4- Pour les bénéfices, indemnités de fonction et rémunérations diverses distribués aux membres
des conseils d’administration des sociétés, compagnies ou entreprises, au plus tard le 15 des
mois de janvier, avril, juillet et octobre.
Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 15-4°b.;loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.14-2; ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 23.

5- Pour les remboursements ou amortissements totaux ou partiels, au plus tard le 15 du mois


suivant la mise en paiement de ces remboursements.
Toutefois, si une demande d’exemption a été présentée, l’impôt n’est exigible qu’après qu’il
aura été statué sur ladite demande.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 24.

6- En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises, les délais et dates prévus au présent article sont fixés au :
- 10 octobre, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;
- 15 octobre, pour les entreprises commerciales ;
- 20 octobre, pour les entreprises de prestations de services.
Les dates de déclaration et de paiement de l’impôt sont fixées au 15 du mois suivant la mise en
distribution effective des produits, lorsque l’assemblée générale annuelle des actionnaires a été
reportée par décision de justice.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 25; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art.
24-1 et 2..

Art. 190
A l’appui du paiement de l’impôt sur les rémunérations de l’administrateur unique ou des
membres des conseils d’administration, les sociétés, compagnies ou entreprises, sont tenues de
déposer un état nominatif totalisé, certifié par leurs représentants légaux et énonçant le montant
des sommes distribuées à chacun des membres des conseils d’administration avec l’indication
de leur domicile ou de leur résidence.

Section VII - Imposition des sociétés ayant leur siège social hors de Côte
d’Ivoire
Art. 191
1°- Les sociétés, compagnies ou entreprises qui, n’ayant pas leur siège social en Côte d’Ivoire,
y exercent cependant une activité qui les y rendrait imposables si elles y avaient leur siège, sont
redevables en Côte d’Ivoire, de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, dans les conditions
prévues au présent Livre, mais seulement dans la mesure de cette activité.
2°-La quotité, imposable en Côte d’Ivoire, du revenu desdites sociétés est, sauf si elle a été
déterminée par une convention fiscale internationale, fixée forfaitairement à 50 % du bénéfice
retenu, en Côte d’ivoire, pour l’imposition sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Chapitre II
Impôt sur le revenu des créances

Section I - Revenus imposables


Art. 192
L’impôt sur le revenu des créances s’applique aux intérêts, arrérages et tous autres produits :
1-Des créances hypothécaires, privilégiées et chirographaires, à l’exclusion de toutes
opérations de crédit commercial ne présentant pas de caractère juridique d’un prêt.
Loi n°- 86-1383 du 19 déc. 1986, an. fiscale, art. 11.

2-Des dépôts de sommes d’argent à vue ou à échéance fixe, quel que soit le dépositaire et quelle
que soit l’affectation du dépôt.
3-Des cautionnements en numéraire.
4-Des comptes courants.
5-Des emprunts non obligataires.
Section II - Taux
Art. 193 2018...
1°- Le taux de l’impôt sur le revenu des créances est fixé à 18 %.
2°-Toutefois, en ce qui concerne les intérêts, arrérages, et autres produits de dépôts et des
comptes courants visés à l’article 192 précédent, ouverts dans les écritures d’un banquier
ou d’une maison de banque, d’un agent de change ou d’un courtier en valeurs mobilières,
établis en Côte d’Ivoire, ce taux est ramené comme suit :
a) Compte de dépôts

Echéance des comptes de dépôts Particuliers Entreprises


- Inférieure ou égale à 1 an 13,5 % 16,5 %
- Supérieure à 1 an et inférieure
10 % 10 %
ou égale à 3 ans
- Supérieure à 3 ans et inférieure
5% 5%
ou égale à 5 ans
- Supérieure à 5 ans 1% 1%

b) Compte courant
- Particuliers : 13,5 % ;
-Entreprises, qu’il s’agisse de personnes physiques ou morales : 16,5%.
c) Abrogé
Ord. n° 87-260 du 25 fév. 1987; ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 10-1; loi n° 2012-
1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 12; loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale
art. 12-1

3°-Les taux de 13,5 % ou 16,5 % visés aux a) et b) précédents sont réduits de moitié pour :
-les intérêts des prêts consentis pour une durée d’au moins trois ans par les établissements
financiers installés à l’étranger et destinés au financement de biens d’équipement;
-les intérêts des emprunts contractés par les sociétés holdings définies à l’article 23 du
présent Code auprès d’établissements financiers installés à l’étranger et destinés au
financement de l’acquisition de titres de participation, ainsi que pour les intérêts servis aux
actionnaires ou associés desdites sociétés à raison des sommes prêtées auxdites sociétés et
destinées au financement de l’acquisition ou de la souscription de titres de participation.
Loi n°- 84-1367du 26 déc. 1964, an. fiscale, art.20; Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 21-4°-.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 10-2.

4°-Le taux de l’impôt sur le revenu des créances visé à l’alinéa 1°- est réduit en ce qui
concerne les intérêts et autres produits servis par les compagnies d’assurances sur les
contrats comme suit :
Echéance des contrats...............Taux
-Supérieure à 3 ans et inférieure
ou égale à 5 ans13,5 %
-Supérieure à 5 ans et inférieure
ou égale à 10 ans10 %
-Supérieure à 10 ans et inférieure
ou égale à 15 ans5 %
-Supérieure à 15 ans1 %
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 19-1/.

Art. 193 bis


Sous réserve des dispositions des conventions fiscales internationales, le montant de l’impôt
exigible, déterminé conformément aux dispositions du présent Code, est majoré de 25 %,
lorsque les sommes imposables sont versées à une personne physique ou morale située ou
établie dans un pays ou territoire non coopératif ou à fiscalité privilégiée, au sens de l’article
38 du présent Code.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 15-4.

Section III - Assiette et fait générateur de l’impôt


Art. 194
L’impôt est liquidé sur le montant brut des intérêts, arrérages ou tous autres produits des
valeurs désignées à l’article 192 .
Le fait générateur de l’impôt réside dans l’échéance des intérêts stipulés par la convention des
parties. Toutefois, l’impôt est dû lorsque le paiement des intérêts intervient avant l’échéance
prévue par la convention des parties. Le fait générateur se réalise soit par le paiement des
intérêts de quelque manière qu’il soit effectué, soit par leur inscription au débit ou au crédit
d’un compte.
Loi n°- 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 23. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 13.

Il est à la charge exclusive du créancier, nonobstant toute clause contraire quelle qu’en soit la
date; toutefois, le créancier et le débiteur en sont tenus solidairement.
Art. 195
En cas de capitalisation des intérêts d’un prix de vente de fonds de commerce, le fait générateur
de l’impôt est reporté à la date du paiement effectif des intérêts.

Section IV - Déclarations et paiement de l’impôt


Art. 196
L’impôt est payé sur déclaration faite par :
1-le notaire rédacteur, lorsque celui-ci est domicilié en Côte d’Ivoire et qu’il a été chargé de
payer ou de percevoir les intérêts ;
2-le débiteur, si celui-ci est domicilié en Côte d’Ivoire et paie directement les intérêts au
créancier ;
3-le créancier, si le débiteur n’est pas domicilié en Côte d’Ivoire et ne paie pas les intérêts au
créancier par l’intermédiaire d’un notaire établi en Côte d’Ivoire;
4-par les banquiers, agents de change et courtiers en valeurs mobilières.
Art. 197
La recette des Impôts compétente pour recevoir la déclaration est celle du domicile du
créancier.
Art. 198
Les déclarations sont déposées et l’impôt versé au plus tard le 15 du mois suivant celui de
l’inscription en charge ou de l’échéance des intérêts stipulée par la convention entre les parties,
pour les contribuables soumis à un régime du réel d’imposition.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 29-1; Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art.
26.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises, elles déclarent et acquittent la taxe :
- au plus tard le 10 du mois, pour les entreprises industrielles, pétrolières et minières ;
- au plus tard le 15 du mois, pour les entreprises commerciales ;
- au plus tard le 20 du mois, pour les entreprises prestataires de services.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 29-1; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.12-9.

Dans le cas prévu à l’article 195 du présent Code et en cas de paiement avant échéance des
intérêts, les déclarations sont déposées et l’impôt versé au plus tard le 15 du mois qui suit celui
de la date du paiement effectif des intérêts.
Loi n° 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 23; loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art.
25.

Art. 199
La déclaration se présente sous la forme d’un tableau contenant les indications suivantes à
raison d’une ligne par paiement de revenus imposables et d’une colonne par énonciation :
1-Date du paiement des intérêts ou du remboursement du capital.
2-Nom, prénoms, profession et domicile du créancier.
3-Nom, prénoms, profession et domicile du débiteur.
4-Date du titre constitutif de la créance.
5-Montant des intérêts payés par le débiteur.
6-Echéance des intérêts convenus entre les parties ou inscrits aux crédits ou aux débits des
comptes.
7-Indication de la période à laquelle s’appliquent les intérêts.
8-Montant du capital remboursé.
9-Dans une colonne intitulée « Observations » sont mentionnées, s’il y a lieu, avec leurs dates,
les modifications du taux des intérêts, ou substitutions des débiteurs effectuées au cours de
l’année.

Section V - Dispositions spéciales


I - Banques et sociétés de crédit
Art. 200
Les banques ou sociétés de crédit, qui acquittent obligatoirement l’impôt sur les produits visés
par l’article 192 inscrits au débit ou au crédit d’un compte doivent tenir un registre spécial
sur lequel sont indiqués dans les colonnes distinctes :
1-Le nom du titulaire de tout compte à intérêts passibles de l’impôt et, s’il y a lieu, le numéro
ou matricule du compte.
2-Le montant des intérêts taxables.
3-La date de leur inscription au compte.
Art. 201
Les banques et sociétés de crédit, déposent entre le 1er janvier et le 30 avril de chaque année,
à la recette de l’Enregistrement de leur agence, un bordereau certifié faisant connaître pour
l’année civile précédente :
1-le total des sommes à raison desquelles l’impôt est dû;
2-le montant de l’impôt qui est immédiatement acquitté;
3-les noms, prénoms, qualité et domicile des bénéficiaires des intérêts d’un montant égal ou
supérieur à 300.000 francs, ainsi que le numéro ou le matricule de leur compte.
Loi n°- 82-1157 du 21 déc. 1982, an. fiscale, art. 15.

II - Notaires
Art. 202
Le notaire qui reçoit un acte d’obligation est tenu de donner lecture aux parties des dispositions
des articles 192 et 194 du Code général des Impôts, 161 et 162 du Livre de Procédures
fiscales.
Mention expresse de cette lecture doit être faite dans l’acte à peine d’une amende de 100 000
francs.
Art. 203
L’inscription du privilège prise pour la garantie du prix de vente d’un fonds de commerce ne
peut être radiée que s’il est justifié que l’impôt édicté par l’article 192 a été acquitté sur les
intérêts de ce prix.
Les inscriptions de tous autres privilèges, hypothèques ou nantissements, prises pour la
garantie des créances productives d’intérêts, ne peuvent être radiées que s’il est justifié que le
même impôt a été acquitté sur les intérêts.
La forme et le mode de production des justifications sont déterminés par l’article 204 ci-après.
Les conservateurs de la propriété foncière, et les greffiers des tribunaux qui contreviennent aux
dispositions des deux premiers alinéas du présent article et de l’article 204 ci-après sont
passibles d’une amende de 250 000 francs.
III - Greffiers et conservateurs
Art. 204
Le greffier du tribunal et le Conservateur de la propriété foncière, qui sont requis de radier une
inscription de privilèges, hypothèque ou nantissement, prise pour la garantie de créances
productives d’intérêts doivent, avant de procéder à la radiation, exiger la production d’un
certificat délivré par le receveur de l’Enregistrement en trois exemplaires, et attestant que
l’impôt exigible sur les intérêts a été perçu.
Le greffier et le Conservateur de la propriété foncière conservent pendant cinq ans, à compter
de la radiation, l’exemplaire du certificat qui leur a été remis; le troisième exemplaire est gardé
par le requérant.
IV - Remboursement d’une créance comportant des intérêts impayés
Art. 205
S’il est procédé au remboursement total ou partiel d’une créance comportant des intérêts
impayés, il est considéré que le remboursement s’applique aux intérêts avant le capital.
Cette disposition ne s’applique pas aux réductions de dettes judiciairement constatées, ni
remboursements par voie d’ordre ou de contribution amiable ou judiciaire.
Chapitre III
Dispositions communes aux impôts sur le revenu des capitaux mobiliers

Section I - Déclarations des sociétés


Art. 206
Les sociétés civiles de personnes, les sociétés commerciales, quelle que soit leur forme, sont
tenues de faire au service des Impôts compétent du lieu du siège de leur principal
établissement, dans les deux mois de leur constitution définitive, une déclaration constatant :
1-l’objet, le siège et la durée de la société ou de l’entreprise;
2-la date de l’acte constitutif et celle de l’enregistrement de cet acte, dont un exemplaire sur
papier non timbré dûment certifié est joint à la déclaration;
3-les nom, prénoms, domicile des dirigeants ou gérants;
4-le nombre et le montant des titres émis, en distinguant les actions des obligations et les titres
nominatifs des titres au porteur;
5-pour les sociétés civiles, la nature et la valeur des biens mobiliers ou immobiliers
constituant les apports;
6-pour les sociétés civiles, les droits attribués aux associés dans le partage des bénéfices et
de l’actif social, que ces droits soient ou non constatés par des titres délivrés aux ayants droit;
En cas de modification dans la constitution de l’actif social, de changement de siège, de
remplacement du directeur ou gérant, d’émission de titres nouveaux, ou de remplacement
d’un ou plusieurs associés dans les sociétés civiles, les collectivités intéressées doivent en
faire la déclaration dans le délai d’un mois au bureau qui a reçu la déclaration primitive et
déposer en même temps un exemplaire de l’acte modificatif.
Les dispositions qui précèdent s’appliquent aussi bien aux sociétés qui ont leur siège en Côte
d’Ivoire qu’aux sociétés dont le siège se trouve ailleurs, lorsque ces dernières sociétés
exercent en Côte d’Ivoire une activité qui les y rendrait imposables si elles y avaient leur
siège.
Loi n°- 82-1157 du 21 déc. 1982, an. fiscale, art. 16; Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009
art.15-6.

Art. 207
Toute contravention aux prescriptions de l’article 206 est punie d’une amende de 250 000
francs.
A défaut de la déclaration prévue audit article, les actes constitutifs ou modificatifs de sociétés
civiles, ne sont pas opposables à l’Administration pour la perception des impôts exigibles en
vertu de la réglementation en vigueur.
Art. 208
Les entreprises relevant de l’impôt sur les bénéfices qui paient aux associés, actionnaires ou
porteurs de parts des sommes passibles de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières visées
à l’article 180 du présent Code sont tenues de joindre à la déclaration de résultat un état
récapitulatif.
Cet état récapitulatif doit présenter les mentions suivantes :
- nom, prénoms et adresse de chaque bénéficiaire;
- montant brut des dividendes versés;
- montant de la retenue effectuée au titre de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières;
- montant net des dividendes;
- exercice auquel se rattachent les sommes versées et la date de paiement.
Le retard ou le défaut de production de l’état prévu au présent article est sanctionné par une
amende de 1 000 000 de francs pour les entreprises relevant du régime du réel normal et 500
000 francs pour les entreprises au réel simplifié d’imposition.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 14; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 11-11; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

Section II - Contrôle des revenus mobiliers


Art. 209
1°- Toute personne ou société, qui fait profession de payer des intérêts, dividendes, revenus et
autres produits de valeurs mobilières ou dont la profession comporte à titre accessoire des
opérations de cette nature, ne peut effectuer de ce chef aucun paiement, ni ouvrir aucun compte
sans exiger du requérant la justification de son identité et l’indication de son domicile réel.
Elle est, en outre, tenue de remettre à la Direction générale des Impôts le relevé des sommes
payées par elle, sous quelque forme que ce soit, sur présentation ou remise de coupons ou
d’instruments représentatifs de coupons. Ce relevé indique pour chaque requérant ses nom et
prénom, son domicile réel et le montant net des sommes par lui touchées.
Les mêmes obligations incombent aux collectivités pour les dividendes et intérêts de leurs
propres actions, parts ou obligations qu’elles payent à des personnes ou sociétés autres que
celles qui sont chargées du service de leurs coupons.
Les personnes et sociétés, soumises aux prescriptions du présent article et qui ne s’y conforment
pas ou qui portent sciemment des renseignements inexacts sur les relevés fournis par elles à
l’Administration, sont passibles d’une amende fiscale de 1 000 francs pour chaque omission ou
inexactitude.
2°-Les coupons présentés sont, sauf preuve contraire, réputés propriété du requérant. Dans le
cas où celui-ci présente des coupons pour le compte de tiers, il a la faculté de remettre à
l’établissement payeur une liste indiquant, outre ses nom, prénoms et domicile réel, les nom,
prénoms et domicile réel des propriétaires véritables, ainsi que le montant des coupons
appartenant à chacun d’eux.
L’établissement payeur annexe cette liste au relevé fourni en exécution du deuxième alinéa du
paragraphe 1er du présent article. Quiconque est convaincu d’avoir encaissé sous son nom des
coupons appartenant à des tiers, en vue de faire échapper ces derniers à l’application de l’impôt
général sur le revenu, est passible des amendes fiscales prévues par le Livre de Procédures
fiscales.
Les livres, pièces et documents de nature à permettre la vérification des relevés prévus au
présent article, qui ne sont pas soumis à un délai de conservation plus étendu, doivent, sous les
sanctions édictées par le Livre de Procédures fiscales, être conservés dans le bureau, l’agence
ou la succursale où ils ont été établis, à la disposition de la Direction générale des Impôts,
jusqu’à la fin de la quatrième année suivant celle au cours de laquelle les paiements
correspondants ont été effectués.
Art. 210
Les sociétés ou compagnies, changeurs, banquiers, escompteurs, officiers publics ou
ministériels et toutes personnes, sociétés ou associations recevant habituellement en dépôt des
valeurs mobilières sont tenus d’adresser à la Direction générale des Impôts avis de l’ouverture
et de la clôture de tout compte de dépôt de titres, valeurs ou espèces, comptes d’avances, compte
courant ou autre.
Les avis sont établis sur des formules dont le modèle est arrêté par l’Administration; ils
indiquent les nom, prénoms et adresses des titulaires des comptes. Ils sont envoyés dans les dix
premiers jours du mois qui suit celui de l’ouverture ou de la clôture des comptes. Il en est donné
récépissé.
Chaque année, avant le 1er février, les établissements visés au premier alinéa du présent article
sont tenus d’adresser à la Direction générale des Impôts le relevé des coupons portés, au cours
de l’année précédente, au crédit des titulaires des comptes de dépôt, de titres, valeurs ou
espèces, comptes d’avances, comptes courants ou autres.
Les contraventions aux dispositions du présent article sont punies d’une amende fiscale de
1 000 francs par omission ou inexactitude.
Section III - Exemptions
I - Amortissements de capital
Art. 211
Les dispositions de l’article 180 -3 ne sont pas applicables aux amortissements qui seraient
faits par une réalisation d’actif et au moyen de prélèvements sur les éléments autres que le
compte de résultat net, les réserves ou provisions diverses du bilan et qui se traduiraient par
une réduction statutaire du capital social.
De même elles ne s’appliquent pas aux sociétés concessionnaires des collectivités publiques qui
établissent que l’amortissement par remboursement de tout ou partie de leur capital social,
parts d’intérêts ou commandites, est justifié par la caducité de tout ou partie de leur actif social,
notamment par dépérissement progressif ou par obligation de remise en fin de concession à
l’autorité concédante.
Art. 212
1°- Les sociétés qui entendent bénéficier des exemptions prévues à l’article 211 doivent joindre
à leur déclaration une demande spéciale accompagnée d’un état détaillé et estimatif de tous les
biens qui composent l’actif social au jour de la demande, ainsi que tous éléments du passif.
L’estimation de l’action est faite d’après sa valeur réelle, nonobstant toute évaluation des bilans
et autres documents.
2°-La demande d’exemption est accompagnée, selon les cas, des pièces suivantes :
a)un état certifié indiquant sur quelle réalisation d’actif et grâce à quel prélèvement l’opération
doit être réalisée, si l’amortissement doit être opéré par une réalisation d’actif et au moyen de
prélèvements sur les éléments autres que le compte de résultat net, les réserves ou provisions
diverses du bilan;
b)une déclaration détaillée et s’il y a lieu, estimative d’une part, de l’actif social actuel et
d’autre part, des biens à remettre en fin de concession à l’autorité concédante, si la demande
d’exemption est fondée sur I’obligation de remettre en fin de concession à l’autorité concédante,
tout ou partie de l’actif.
3°-En cas de contestation sur les déclarations prévues aux alinéas précédents, il est procédé à
la conciliation prévue par les articles 788 et suivants du Code général des Impôts.
Lorsque la demande d’exemption est fondée sur la disparition en fin de concession de tout ou
partie de l’actif social, soit par suite de dépérissement, soit par suite de remise à l’autorité
concédante, l’exemption est accordée sous réserve que le capital social ne se retrouve en
franchise d’impôt, compte tenu des amortissements ou remboursements effectués.
Art. 213
Lorsque les actions ont été remboursées par un des moyens non expressément exclus par le
premier alinéa de l’article 211, à la liquidation de la société, la répartition de l’actif entre les
porteurs d’actions de jouissance et jusqu’à concurrence du pair des actions originaires, est
considérée comme un remboursement de capital non imposable à l’impôt sur le revenu des
valeurs mobilières.
II - Caisse d’épargne
Art. 214
Sont exemptés de l’impôt :
1-Les intérêts des sommes inscrites sur les livrets de caisse d’épargne.
2-Dans la limite d’un livret par personne, les intérêts des comptes d’épargne populaire ainsi
que ceux des structures de microfinance quelle que soit leur forme.
Loi n°- 92-948 du 23 déc. 1992, an. fiscale, art 5 b. Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 29-2
III - Les structures exerçant dans le secteur de la microfinance
Art. 215
Sont également exemptées de l’impôt, les structures exerçant dans le domaine de la
microfinance quelle que soit leur forme, concernant leurs opérations de collecte de l’épargne
et de distribution du crédit, ainsi que les rémunérations des parts sociales de leurs membres ou
clients, les revenus tirés de leur épargne et les paiements d’intérêts sur les crédits qu’ils ont
obtenus de ces structures.
Loi n°- 96-562 du 22 juillet 1996. Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 29-3.

IV - Comptes courants
Art. 216
Les dispositions des articles 192 -4 et 193 ne sont pas applicables aux intérêts, arrérages et
tous autres produits des comptes courants figurant dans les recettes provenant de l’exercice
d’une profession industrielle, commerciale ou agricole ou d’une exploitation minière sous la
double condition que :
1-Les contractants, liés par la convention spéciale dite contrat de compte courant, aient l’un et
l’autre les qualités d’industriel, de commerçant ou d’exploitant agricole ou minier.
2-Les opérations inscrites au compte courant se rattachent exclusivement à l’industrie, au
commerce ou à l’exploitation des deux parties.
Les dispositions qui précèdent ne s’appliquent qu’aux contractants dont les produits des
comptes courants sont imposables à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux en
Côte d’Ivoire.
Loi n°- 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 24.

V - Coopératives
Art. 217
L’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers n’est pas applicable aux emprunts ou obligations
des sociétés de toute nature, dites de coopération, et par les associations de toute nature, quels
qu’en soient l’objet et la dénomination, constituées exclusivement par ces sociétés coopératives.
VI - Intérêts des emprunts émis à l’étranger par l’Etat et la Banque nationale
d’Investissement
Art. 218
Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, les intérêts, arrérages et tous
autres produits des emprunts émis à l’étranger par l’Etat et la Banque nationale
d’Investissement1.
Ord. n°- 74-173 du 19 avril 1974, art. 18.

VII - Emprunts des collectivités


Art. 219
Sont affranchis de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, les intérêts, arrérages et tous
autres produits des obligations et emprunts émis par le Trésor public.
Sont également affranchis dudit impôt, les intérêts et autres produits versés à ces établissements
publics.
NOTE
VIII - Habitations économiques ou à bon marché
Art. 220
Sont affranchis de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, les intérêts des obligations et
emprunts émis ou à émettre par des organismes agréés par l’Etat et constitués en vue du
développement de l’habitat, ainsi que les intérêts des prêts consentis par ces mêmes organismes.
IX - Prêts de certaines sociétés ivoiriennes et des associations
Art. 221
Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers :
1-Les intérêts, arrérages et autres produits des prêts consentis sous une forme quelconque par
toutes sociétés ivoiriennes au moyen des fonds qu’elles se procurent en contractant des
emprunts soumis eux-mêmes à l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers.
2-Les intérêts, arrérages et autres produits des prêts consentis sous une forme quelconque et
des dépôts effectués par les associations constituées en vue de mettre à la disposition de leurs
membres ou des associations similaires auxquelles elles sont affiliées, les fonds qu’elles se
procurent en contractant des emprunts ou en recevant des dépôts.
Le montant des prêts exonérés ne peut excéder celui des emprunts contractés ou des dépôts
reçus et il doit être justifié par la société, la personne ou l’association.
X - Prêts non représentés par des titres négociables
Art. 222
Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers lorsqu’ils sont encaissés par ou
pour le compte de banquiers ou d’établissements de banque, des entreprises de placement ou
de gestion de valeurs mobilières, ainsi que des sociétés autorisées par le Gouvernement à faire
des opérations de crédit foncier, les produits des prêts non représentés par des titres
négociables, ainsi que les produits visés à l’article 192 ci-avant.
Cette exonération est strictement subordonnée à la condition que ces revenus et produits soient
taxables en Côte d’Ivoire à l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux.
Loi n°- 8 1 -1 127 du 30 déc. 198 1, an. fiscale, art. 22.

XI - Prêts des banques et établissements financiers des Etats membres de l’UEMOA-titres


d’Etat
Art. 223
Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers :
-les intérêts, arrérages et autres produits des prêts consentis aux banques et établissements
financiers ivoiriens par ceux des autres états membres de l’Union Economique et Monétaire
Ouest Africaine (UEMOA);
Loi n°- 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 14.

-les produits, les plus-values et les transactions se rapportant aux titres d’Etat émis par les
Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine en représentation des concours
consolidés de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Loi n°- 97-710 du 20 déc. 1997, an. fiscale, art. 13.

XII - Prêts consentis par la Caisse nationale de Prévoyance sociale


Art. 224
Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des créances, les intérêts des prêts consentis à l’Etat par
la Caisse nationale de Prévoyance sociale.
Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 39-2.

XIII - Intérêts des bons de caisse


Art. 225
Sont exonérés d’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers, les intérêts des bons de caisse
lorsqu’ils ont effectivement fait l’objet de la retenue au taux de 25 % visé à l’article 90 du
présent Code.
Loi n°- 70-209 du 20 mars 1970, an. fiscale, art. 4.
XIV - Réserves - Distribution sous forme d’augmentation de capital
Art. 226
Les augmentations de capital effectuées par incorporation de réserves sont exonérées de l’impôt
sur le revenu des capitaux mobiliers.
Toutefois, lorsque ces distributions sont consécutives à une réduction de capital non motivée
par des pertes sociales ou à une opération quelconque impliquant le rembourse-ment direct ou
indirect du capital en franchise de l’impôt sur le revenu réalisé depuis moins de dix ans, elles
ne peuvent bénéficier de l’exemption édictée par l’alinéa précédent que si et dans la mesure où
l’augmentation de capital en résultant excède le capital remboursé.
Lorsque les distributions sont suivies dans le délai de dix ans d’une réduction de capital non
motivée par des pertes sociales ou d’une opération quelconque impliquant le remboursement
direct ou indirect du capital en franchise d’impôt, elles sont déchues du bénéfice de l’exemption
pour une somme égale au montant du remboursement et les droits exigibles doivent être
acquittés dans les vingt premiers jours du trimestre suivant celui de l’événement qui a entraîné
la déchéance sous les sanctions édictées par le Livre de Procédures fiscales.
XV - Sociétés de constructions d’immeubles
Art. 227
Les plus-values résultant de l’attribution exclusive en propriété aux membres des sociétés de
constructions, visées à l’article 703 du Code général des Impôts, par voie de partage en nature
à titre pur et simple, de la fraction des immeubles construits par celle-ci et pour laquelle ils ont
vocation, sont exonérées de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers.
Le bénéfice de cette disposition est subordonné à la condition que les sociétés dont il s’agit
fassent enregistrer le procès-verbal de la délibération de l’assemblée générale approuvant le
projet de partage avant l’expiration d’un délai de sept ans, à compter de la date de leur
constitution.
L’acte de partage lui-même doit être enregistré au plus tard un an après l’enregistrement du
procès-verbal de la délibération de l’assemblée approuvant le projet de partage.
XVI - Sociétés en commandite simple
Art. 228
Les dispositions de l’article 180 -1°- b ne s’appliquent dans les sociétés en commandite
simple, dont le capital n’est pas divisé en actions, qu’au montant de la commandite à la double
condition que :
1-Le ou les associés responsables soient des personnes physiques.
2-L’ensemble de leurs parts n’excède pas 25 % du capital social.
XVII - Sociétés en nom collectif -sociétés civiles
Art. 229
Les dispositions de l’article 180 -1°--b) ne sont pas applicables :
1-aux parts d’intérêts dans les sociétés commerciales en nom collectif;
2-aux parts d’intérêts dans les sociétés civiles de personnes assujetties à l’impôt sur les
bénéfices des professions non commerciales ou sur les traitements et salaires, dont l’actif ne
comprend que les biens mobiliers nécessaires à l’exercice de la profession des associés;
3-aux parts d’intérêts dans les sociétés civiles de personnes assujetties à l’impôt sur les
bénéfices de l’exploitation agricole, constituées exclusivement entre agriculteurs participant
personnellement à l’exploitation de l’entreprise sociale et dont l’actif ne comprend que les biens
nécessaires à l’exercice de la profession des associés;
4-aux parts d’intérêts dans les sociétés civiles assujetties à l’impôt foncier (ou exemptées
temporairement par la législation) constituées entre copropriétaires et ayant uniquement pour
objet la gestion de leurs immeubles, à l’exclusion de toutes opérations commerciales visées à
l’article 553 du Code général des Impôts, sous réserve en ce qui concerne les sociétés n’ayant
pas leur siège social en Côte d’ivoire des dispositions de l’article 191 .
XVIII - Sociétés d’Etat ou d’économie mixte de crédit
Art. 230
Les sociétés d’Etat ou d’économie mixte de crédit qui ont pour objet le crédit à la petite
entreprise de toute nature, aux sociétés, coopératives et associations de prévoyance et à
l’habitat, bénéficient de l’exonération de l’impôt sur les intérêts :
1-des obligations ou emprunts émis ou à émettre dans le public ou contractés auprès de tout
autre organisme de crédit;
2-des dépôts dans ces mêmes établissements;
3-des dépôts consentis conformément à leur objet.
XIX - Sociétés par actions
Art. 231
En cas de fusion de sociétés anonymes ou à responsabilité limitée, les attributions gratuites
d’actions ou de parts sociales (parts de capital) de la société absorbante ou nouvelle, aux
membres de la société absorbée, ne sont pas considérées comme des attributions imposables au
regard de l’article 180 du présent Code, même lorsque ces attributions font apparaître une
plus-value.
Le régime est applicable lorsqu’une société anonyme ou à responsabilité limitée apporte une
partie de ses éléments d’actif à une société constituée sous l’une de ces formes, dans les
conditions prévues aux articles 756 et 757 du Code général des Impôts.
Si dans les dix ans suivant la fusion ou l’apport partiel d’actif, il est procédé à une réduction
de capital non motivée par des pertes sociales ou à un remboursement total ou partiel des
valeurs attribuées gratuitement, la distribution est déchue, à concurrence de la portion du
capital remboursé aux actions, parts ou obligations attribuées gratuitement, de l’exemption
dont elle avait bénéficié, et les droits exigibles doivent être acquittés par la société absorbante
ou nouvelle dans les vingt premiers jours du trimestre qui suit celui au cours duquel a été fait
le remboursement, à peine des sanctions édictées par le Livre de Procédures fiscales.
Art. 232
Les dispositions de l’article 180 ne s’appliquent pas aux produits correspondant à des
fonctions de direction revenant, en sus des sommes attribuées aux membres du conseil
d’administration, au président directeur général et au directeur général adjoint, ou au président
du conseil d’administration et au directeur général, ou à l’administrateur général et à
l’administrateur général adjoint des sociétés anonymes ainsi qu’aux rémunérations versées aux
administrateurs titulaires d’un contrat de travail dans la limite des sommes qui leurs sont
attribuées au titre de l’exécution de leur contrat de travail.
Toute déclaration inexacte donne ouverture à une amende égale au quintuple de l’impôt éludé.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 15-5°-.

Sociétés mères - Filiales


Art. 233
Les dividendes distribués par les sociétés bénéficiant du régime fiscal des sociétés mères défini
par l’article 22 du Code général des Impôts sont, pour chaque exercice, exonérés de l’impôt
sur le revenu des valeurs mobilières dans la mesure du montant net, déduction faite de l’impôt
sur le revenu des valeurs mobilières, des produits des actions ou parts d’intérêts de leurs filiales
touchés par elles au cours de l’exercice.
Lorsque la société mère de nationalité étrangère cède au moins 10 % des droits sociaux qu’elle
possède dans sa filiale exploitée en Côte d’Ivoire, au profit de personnes physiques ou morales
ivoiriennes, les dividendes qui lui sont distribués par sa filiale concernant la part de ses droits
sociaux non cédés, sont exonérés à hauteur de 25 % de l’impôt sur le revenu des valeurs
mobilières au titre de la première année de distribution qui suit la cession desdits droits.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 6-1.

Sociétés et organismes d’investissement


Art. 234
Les dividendes distribués par :
-les sociétés d’investissement, c’est-à-dire les sociétés ayant pour objet exclusif la gestion d’un
portefeuille de valeurs mobilières, et dont les statuts et leurs modificatifs ultérieurs ont reçu
l’agrément du Ministre des Finances;
-les sociétés d’investissement, les fonds communs de placement et les clubs d’investissement
prévus par la loi n°- 92-945 du 23 décembre 1992 relative à la création et à l’organisation des
organismes de placements collectifs en valeurs mobilières;
sont pour chaque exercice, exonérés de l’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers dans la
mesure du montant net, déduction faite de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, des
produits encaissés au cours de l’exercice, des actions, parts de fondateurs, parts d’intérêts et
titres d’emprunts qu’ils détiennent, à condition de justifier que ces produits ont supporté l’impôt
sur le revenu des valeurs mobilières.
Les plus-values résultant d’opérations de placement réalisées dans le cadre de la gestion du
portefeuille de valeurs mobilières par les organismes de placements collectifs en valeurs
mobilières visés sont exonérées de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières.
XX - Nantissements
NOTE
Art. 235
L’impôt sur le revenu des capitaux mobiliers n’est pas applicable aux avances faites aux
sociétés au moyen d’endossement de nantissements.
XXI - Produits, lots et primes de remboursement des obligations
Art. 236
Les produits, lots et primes de remboursement des obligations versés à des personnes morales
non établies dans l’un des pays membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
sont exonérés de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières. Cette exonération s’applique
également aux personnes physiques fiscalement domiciliées hors de l’Union Economique et
Monétaire Ouest Africaine.
Loi n°- 95 -05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 25; loi n°- 97-08 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art. 14-
1°-.

XXII-Intérêts des prêts octroyés aux entreprises nouvelles, réimplantées ou rouvertes en


zones Centre, Nord et Ouest
Art. 236 bis
[Obsolète].
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.2-3; Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art.2 -9.

XXIII- Bons et obligations du Trésor souscrits par les personnes physiques


Art. 236 ter-
Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des créances, les intérêts des bons et obligations du
Trésor souscrits par les personnes physiques.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 12-2
XXIV- Intérêts des prêts octroyés aux entreprises privées et dividendes des personnes
physiques réalisant des investissements dans le domaine de la recherche, du développement
et de l’innovation
236 quater
Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des créances sur une période de trois ans suivant l’année
du début des investissements, les intérêts des prêts octroyés aux entreprises privées pour leurs
activités de recherche, de développement et d’innovation.
Sont également exonérés de l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, les dividendes
distribués par les entreprises privées aux personnes physiques ou morales qui investissent dans
le capital de ces entreprises s’engageant dans des activités de recherche, de développement et
d’innovation.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 5-5

XXV- Intérêts versés aux souscripteurs des contrats d’assurance-vie

Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 31.

236 quinquiès
Sont exonérés de l’impôt sur le revenu des créances, les intérêts versés aux souscripteurs des
contrats d’assurance-vie.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 31.

Titre cinquième
Impôt général sur le revenu

Chapitre premier
Personnes et revenu
imposables

Section I - Personnes imposables


Art. 237
1°- Il est établi un impôt général sur le revenu qui frappe le revenu net global annuel tel que
défini à l’article 241 ci-après, des personnes imposables définies ci-dessous.
2°-Sous réserve des dispositions des conventions internationales et de celles des
articles 238 , 239 et 260 ci-après, l’impôt est dû par toutes les personnes physiques ayant en
Côte d’Ivoire une résidence habituelle.
Sont considérés comme ayant une résidence habituelle en Côte d’Ivoire :
a)les personnes qui y possèdent une habitation à leur disposition à titre de propriétaire,
usufruitier ou locataire lorsque, dans ce dernier cas, la location est conclue soit par convention
unique, soit par conventions successives pour une période continue d’au moins une année;
b)les personnes qui, sans disposer en Côte d’Ivoire d’une habitation dans les conditions définies
à l’alinéa précédent, ont néanmoins en Côte d’Ivoire le lieu de leur séjour principal;
c)les salariés qui, pendant leur congé hors de Côte d’ivoire, continuent à être rétribués par
l’employeur pour lequel ils travaillaient en Côte d’Ivoire. Dans ce cas, l’impôt est établi dans
les conditions indiquées par l’article 256 .
3°-Sont également passibles de l’impôt général sur le revenu en l’absence de résidence en Côte
d’Ivoire, les personnes physiques ivoiriennes ou étrangères, mais seulement à raison des
bénéfices ou revenus perçus ou réalisés en Côte d’Ivoire.
Art. 238
Le bénéficiaire du revenu est imposé à titre individuel sur ce revenu.
Par dérogation à ce principe, sur option du contribuable notifiée au service compétent,
l’imposition peut porter sur les revenus du foyer. Dans ce cas, le chef de famille est imposable
tant en raison de ses revenus personnels que ceux de sa femme et de ses enfants mineurs,
majeurs incapables, étudiants habitant avec lui.
Toutefois, le contribuable peut réclamer des impositions distinctes pour ses enfants mineurs,
majeurs incapables, étudiants, lorsqu’ils tirent un revenu de leur propre travail ou d’une
fortune indépendante.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-9.

Art. 239
Sont exemptés de l’impôt :
1-Les personnes âgées de plus de 70 ans au 1er janvier de l’année d’imposition, pour les
pensions ou rentes qu’elles perçoivent.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 18-1.; Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 20.

2- Abrogé.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-10.

3-Les personnels diplomatiques de nationalité étrangère, mais seulement dans la mesure où les
pays qu’ils représentent concèdent des avantages analogues aux personnels diplomatiques
ivoiriens.
Art. 240
Si le contribuable a une résidence unique, l’impôt est établi au lieu de cette résidence.
Si le contribuable possède plusieurs résidences, il est assujetti à l’impôt au lieu où il est réputé
posséder son principal établissement et sa principale résidence.
Dans le cas prévu à l’article 237 -3°- l’impôt est établi au lieu d’origine du revenu ou du
bénéfice, ou à Abidjan si le contribuable intéressé bénéficie de plusieurs sources de revenus
différemment localisées.

Section II - Revenu imposable


Art. 241
L’impôt est établi d’après le montant total du revenu net annuel dont dispose chaque
contribuable. Ce revenu net est déterminé eu égard aux propriétés et aux capitaux que possède
le contribuable, aux professions qu’il exerce, aux traitements, salaires, pensions et rentes
viagères dont il jouit, ainsi qu’aux bénéfices de toutes opérations lucratives auxquelles il se
livre, sous déduction des charges ci-après, lorsqu’elles n’entrent pas en compte pour
l’évaluation des revenus cédulaires :
1-Intérêts des emprunts et dettes à la charge du contribuable.
2-Arrérages des rentes payées par lui à titre obligatoire et gratuit.
3- Abrogé.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-11.

4-En cas de cession ou de cessation d’entreprise, les déficits affectant l’exercice de


liquidation, compte tenu, s’il y a lieu, des pertes des trois années précédentes qui n’auraient
pu être imputées sur le revenu cédulaire.
5-Les versements volontaires pour la constitution de retraite et les primes d’assurance sur la
vie, dans la limite de 6 % du revenu net professionnel qui n’a pas déjà subi de retenues
obligatoires ; le maximum de la déduction autorisée est fixé à 200 000 francs, augmenté de
40 000 francs par enfant à charge, lorsque les contrats comportent la garantie d’un capital
en cas de vie, à la condition toutefois que la durée de ces contrats soit au moins égale à dix
ans.
6-Les versements effectués au profit des associations et organismes reconnus d’utilité
publique et visés à l’article 18 G) du Code général des Impôts.
La déduction s’effectue dans la limite de 10 000 000 de francs par an.
Le bénéfice des dispositions précédentes est subordonné à la condition que soient jointes à la
déclaration de revenus, les pièces justificatives attestant du montant et de la date de chaque
versement, ainsi que de l’identité du bénéficiaire. A défaut, les sommes déduites sont
réintégrées d’office au revenu imposable.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 6-2.

Art. 242
N’entrent pas en compte pour la détermination du revenu net global :
1- Les intérêts des bons du Trésor et des bons de la Défense nationale à échéance de trois ans
au plus ou ceux dont l’exonération de l’impôt est accordée par décret.
2- Les intérêts des obligations émises par le Trésor public.
NOTE
3- Les lots, ainsi que les primes de remboursement attachés aux bons et obligations émis avec
l’autorisation du Ministère des Finances.
4- Les intérêts, arrérages et tous autres produits des emprunts émis à l’étranger par l’Etat et
la Banque nationale d’Investissement, pendant toute leur durée.
Ord. n° 74-173 du 19 avril 1974, art. 18.

5- Les pensions, prestations et allocations exonérées de l’impôt cédulaire.


6- Abrogé
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 39-2.

7- Sous réserve des dispositions du troisième alinéa de l’article 33 ci-dessus, les plus-values
provenant de la cession d’éléments d’actif immobilisé et les indemnités reçues en contrepartie
de la cessation de l’exercice de la profession ou du transfert de la clientèle, lorsque la cession,
le transfert ou la cessation intervient plus de cinq ans après la création ou l’achat du fonds,
de l’office ou de la clientèle.
Loi n° 67-588 du 31 déc. 1967, an. fiscale, art. 26.

8- Les plus-values répondant aux conditions fixées par l’article 30 du présent Code.
9- Abrogé.
Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 11-12.

Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 7-3°.

10- Les intérêts et dividendes provenant d’actions ou obligations cotées à la Bourse Régionale
des Valeurs Mobilières d’Abidjan ou émises par appel public à l’épargne privée dans les
conditions prévues par le décret 73-26 du 17 janvier 1973, dans une limite de 300 000 francs
par déclaration et à condition que le revenu imposable avant abattement soit inférieur à cinq
millions de francs par part.
Loi n° 77-1003 du 30 déc. 1977 an. fiscale, art. 6.

11- Dans la limite d’un livret par personne, les intérêts des comptes d’épargne populaire ainsi
que ceux des structures de microfinance quelle que soit leur forme.
Loi n° 92-948 du 23 déc. 1992, an. fiscale, art. 5 a. Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an.
fiscale, art. 29-4.
Section III - Détermination du revenu
Art. 243
1°- Le revenu net correspondant aux diverses sources de revenus énumérées à
l’article 241 est déterminé, chaque année, d’après leur produit respectif pendant la
précédente année.
Il est constitué par l’excédent du produit brut effectivement réalisé, y compris la valeur des
produits et avantages dont le contribuable a joui en nature, sur les dépenses effectuées en vue
de l’acquisition et de la conservation du revenu.
2°-Les revenus des capitaux mobiliers comprennent notamment sous réserve des dispositions
de l’article 246 du présent Code toutes les distributions passibles de l’impôt sur le revenu
des valeurs mobilières. Les revenus de cette nature qui ne sont pas passibles de l’impôt
cédulaire sont néanmoins soumis à l’impôt général, s’ils ne sont pas exonérés de ce dernier
impôt par une disposition spéciale.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-13.

Les revenus visés au présent paragraphe sont soumis à l’impôt général sur le revenu au titre
de l’année de leur paiement en espèces ou par chèques, ou de leur inscription au crédit d’un
compte.
3°-Les bénéfices des professions industrielles, commerciales, artisanales et ceux de
l’exploitation minière, les bénéfices de l’exploitation agricole, ainsi que les bénéfices tirés de
l’exercice d’une profession non commerciale, sont déterminés dans les mêmes conditions que
pour l’assiette des impôts cédulaires qui leur sont respectivement applicables, sans toutefois
tenir compte des réductions spéciales pour investissements prévues à l’article 110 ci-dessus.
Il est appliqué un abattement de 10 000 000 de francs au revenu agricole net imposable.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-13.

Le montant imposable des rémunérations visées à l’article 93 du présent Code est déterminé
dans les mêmes conditions que celles prévues pour le prélèvement à la source institué par le
même article.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 18-3.

4°-Les revenus provenant de traitements publics et privés, soldes, indemnités et émoluments,


salaires, pensions et rentes viagères, sont déterminés conformément aux
articles 115 à 120 du présent Code.
Loi n°- 97-08 du 6janv. 1997, an. fiscale, art. 9-4°-. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-13.

Le montant net du revenu imposable est obtenu à partir du revenu imposable visé à l’alinéa
précédent, par déductions successives de la contribution nationale, d’un abattement
forfaitaire de 15 %, puis de l’impôt général lui-même.
Les abattements et déductions prévus à l’alinéa précédent sont limitatifs et exclusifs de toutes
autres déductions, y compris celle des retenues faites par l’employeur en matière de
couverture des garanties sociales et familiales et en vue de la constitution de pension et de
retraite.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 18-4.

5°-Le revenu imposable des propriétés foncières est déterminé comme en matière d’impôt sur
le revenu foncier auquel il est appliqué un abattement forfaitaire de 50 % à l’exclusion de
toutes autres charges et déductions.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 18-2. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 17-
3.

Le contribuable peut toutefois opter pour un abattement de 6 000 000 de francs sur le montant
des revenus fonciers pour la détermination de l’assiette de l’impôt général sur le revenu.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-13.

6°-Pour les contribuables n’ayant pas opté pour l’imposition par foyer, les revenus et les
charges à prendre en compte pour le calcul de l’impôt, sont ceux que ces contribuables ont
personnellement perçus ou supportés.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-13.

7°- Il est appliqué un abattement sur les intérêts, arrérages et autres produits de dépôts visés
à l’article 192 du présent Code, ouverts dans les écritures d’un banquier ou d’une maison
de banque, d’un agent de change ou d’un courtier en valeurs mobilières, établis en Côte
d’Ivoire.
Les taux d’abattement sont fixés comme suit :
Echéance des comptes de dépôts Abattement
Supérieure à 1 an et inférieure ou
25 %
égale à 3 ans
Supérieure à 3 ans et inférieure ou
50 %
égale à 5 ans
Supérieure à 5 ans 90 %
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 10-4.

8°- Un abattement de 50 % est appliqué sur les produits, lots et primes de remboursement
payés aux porteurs d’obligations émises en Côte d’Ivoire et remboursables en cinq ans au
moins.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 10-4.

9°-Il est appliqué un abattement de 50 % sur les rémunérations versées conformément aux
dispositions du Code CIMA par les compagnies d’assurances aux assurés sur les bénéfices
techniques et financiers qu’elles réalisent dans le cadre des contrats d’assurance-vie.
10°- Il est appliqué un abattement sur les intérêts et autres produits des contrats d’assurances
versés aux assurés. Les taux d’abattement sont fixés comme suit :
Echéance des contrats Abattement
-Supérieure à 3 ans et inférieure
ou égale à 5 ans30 %
-Supérieure à 5 ans et inférieure
ou égale à 10 ans50 %
-Supérieure à 10 ans et inférieure
ou égale à 15 ans70 %
-Supérieure à 15 ans90 %.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art.19-2/.

Art. 244
Sauf justification contraire fournie par le contribuable, le revenu imposable ne peut être
inférieur à une somme forfaitaire déterminée en appliquant à certains éléments du train de
vie des contribuables le barème ci-après :
Revenu forfaitaire
Eléments du train de vie
correspondant
Valeur locative de la résidence principale et éventuellement des résidences secondaires en Côte Trois fois la valeur
d’Ivoire ou hors de la Côte d’Ivoire locative
Domestiques, quel que soit le sexe :
240 000 F
gardien-jardinier
gens de maison 360 000 F
Cuisinier 540 000 F
Voitures automobiles destinées au transport des personnes
a) d’une puissance égale ou supérieure à 15 CV de moins de 2 ans d’âge et d’une valeur vénale
150 000 F par CV
supérieure à 1 800 000 f
b) d’une puissance égale ou supérieure à 11 CV, 75 000 F par CV
c)d’une puissance inférieure à 11 CV ou ayant plus de dix ans d’âge 45 000 F par CV
Yachts ou bateaux de plaisance à voiles :
a) jusqu’à 3 tonneaux 200 000 F
b) par tonneau : au-dessus de 3 jusqu’à 10 tonneaux 50 000 F
c)par tonneau : au-dessus de 10 tonneaux 100 000 F
Bateaux de plaisance à moteur fixe ou hors-bord :
a) pour les 20 premiers chevaux 250 000 F
b) par CV supplémentaire 10 000 F
Avions de tourisme 25 000 F par CV
Les éléments dont il est fait état pour le calcul du revenu minimum, sont ceux dont le
contribuable, sa femme et les autres membres de sa famille qui habitent avec lui ont disposé
pendant l’année dont les revenus sont imposés.
La valeur locative à retenir pour les résidences principales ou secondaires est celle servant
de base pour l’établissement de l’impôt sur le patrimoine foncier.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 17-3.

Sont déduits du revenu global forfaitaire, déterminé en vertu du présent article, tous les
revenus qui sont affranchis à un titre quelconque de l’impôt général sur le revenu et dont le
contribuable justifie avoir disposé au cours de ladite année.
Pour l’appréciation des éléments du train de vie des contribuables membres d’un foyer et
imposés à titre individuel, les revenus forfaitaires prévus au barème ci-dessus, seront divisés
par le nombre de membres du foyer souscrivant une déclaration individuelle.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-14.

Section IV - Exonérations
Art. 245
1°-Sont exonérés de l’impôt général sur le revenu :
a) Les remboursements et amortissements totaux ou partiels effectués par les sociétés sur le
montant de leurs actions, parts d’intérêts ou commandites avant leur dissolution ou leur mise
en liquidation, lorsque ces remboursements sont exemptés de l’impôt sur le revenu des capitaux
mobiliers aux termes des textes réglementant cet impôt.
b) Sont également exonérés de l’impôt général sur le revenu, en cas de distributions de réserves
sous formes d’augmentation de capital ou de fusion de sociétés, l’attribution gratuite d’actions,
de parts bénéficiaires, de parts sociales ou d’obligations, ou les plus-values résultant de cette
attribution dans la mesure où elles bénéficient les unes ou les autres de l’exemption de l’impôt
sur le revenu des capitaux mobiliers.
Toutefois, dans les cas de déchéance, ces attributions ou plus-values sont considérées comme
un revenu imposable au titre de l’année qui suivra celle de la déchéance pour les porteurs de
titre qui ont bénéficié personnellement des immunités accordées par le présent texte.
Les plus-values résultant de fusions de sociétés, réalisées dans les conditions prévues par
l’arrêté codifiant l’impôt sur les revenus des capitaux mobiliers et enregistrés avant le 1er
janvier 1943 restent soumises à l’impôt général sur le revenu au titre de l’année qui suivra
l’année de la dissolution de la société absorbante nouvelle ou l’année du remboursement, total
ou partiel, sous quelque forme qu’il soit effectué, des actions, parts bénéficiaires, parts sociales
ou obligations attribuées gratuitement.
2°-Le boni attribué, lors de la liquidation d’une société, aux titulaires de droits sociaux en sus
de la valeur nominale de leurs parts ou actions, n’est compris dans les bases de l’impôt général
sur le revenu que jusqu’à concurrence de l’excédent du prix de remboursement des droits
sociaux annulés sur le prix d’acquisition de ces droits, dans le cas où ces derniers sont
supérieurs à la valeur nominale; la même règle est applicable dans le cas où la société rachète,
au cours de son existence, les droits de certains associés actionnaires ou porteurs de parts
bénéficiaires.

Art. 246 2019...


Sont également exonérés de l’impôt général sur le revenu :
-les dividendes régulièrement mis en paiement par les sociétés cotées à la Bourse régionale des
Valeurs mobilières ou par les organismes d’intermédiation pour le compte desdites sociétés ;
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-15.

-les produits des obligations émises dans les pays membres de l’Union Economique et
Monétaire Ouest Africaine.
Les exonérations précitées sont subordonnées à la condition que les dividendes et les produits
des obligations aient effectivement supporté l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières ;
-les rémunérations des parts sociales des membres ou clients des structures de microfinance et
les revenus tirés de leur épargne ;
Loi n°- 96-562 du 22 juillet 1996. Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 29-5.

-les intérêts des bons de caisse, lorsqu’ils ont effectivement fait l’objet de la retenue au taux de
25 % visé à l’article 90 du présent code ;
Loi n°- 70-209 du 20 mars 1970, an. fiscale, art. 4.

-les rémunérations égales ou inférieures au salaire minimum interprofessionnel garanti


(SMIG), versées aux salariés;
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 18-6/.

- les produits des cessions effectuées par des personnes physiques étrangères au profit de
personnes physiques ou morales ivoiriennes, portant sur les droits sociaux qu’elles détiennent
dans des entreprises exploitées en Côte d’Ivoire ;
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 6-2.

- les revenus tirés par des personnes physiques des investissements réalisés dans le capital
d’entreprises privées exploitées en Côte d’Ivoire et qui s’engagent dans des activités de
recherche, de développement et d’innovation.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 5-6
Chapitre II
Calcul de l’impôt et obligations
déclaratives

Section I - Règles de calcul


Art. 247
Pour le calcul de l’impôt à la charge du salarié tel que prévu par les articles 247 à 250 du
présent Code, le revenu imposable arrondi au millier de francs inférieur est divisé par le
nombre de parts fixé conformément à l’article ci-après, d’après la situation et les charges de
famille du contribuable. Le revenu correspondant à une part entière est taxé par application
d’un tarif progressif.
L’impôt dû par le contribuable est égal au produit de la cotisation ainsi obtenue par le nombre
de parts.
Le montant de l’impôt dû par les contribuables visés aux trois premiers paragraphes de
l’article 256 , sera calculé proportionnellement au temps passé en Côte d’Ivoire, sur le
revenu de la période considérée rapporté à l’année entière.
Abrogé. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007, an. fi scale, art. 11-16.; Ord. n°- 2008-381 du 18
décembre 2008, an. fiscale, art. 18-5/.

Art. 248
Le nombre de parts à prendre en considération pour la division du revenu imposable prévue
à l’article précédent est fixé comme suit :
-Célibataire, divorcé ou veuf sans
enfant à charge1
-Marié sans enfant à charge2
-Célibataire ou divorcé ayant
un enfant à charge2
-Marié ou veuf ayant un enfant
à charge2,5
-Célibataire ou divorcé ayant
deux enfants à charge2,5
-Marié ou veuf ayant deux enfants
à charge3
-Célibataire ou divorcé ayant trois
enfants à charge3
-Marié ou veuf ayant trois enfants
à charge3,5
-Célibataire ou divorcé ayant quatre
enfants à charge3,5
et ainsi de suite en augmentant d’une demi-part par enfant à la charge du contribuable.
L’enfant majeur infirme donne toutefois droit à une part.
Le veuf qui a à sa charge un ou plusieurs enfants non issus de son mariage avec le conjoint
décédé est traité comme un célibataire ayant à sa charge le même nombre d’enfants.

Toutefois, le nombre de parts à prendre en considération pour le calcul de l’impôt ne pourra


en aucun cas dépasser cinq.

Par dérogation aux dispositions qui précèdent, le nombre de parts à prendre en considération
par l’employeur en matière de retenue à la source de l’impôt général sur le revenu sur les
salaires d’un enfant mineur n’ayant pas la qualité de chef de famille est de un.
Abrogé. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-16.; Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, an.
fiscale, art. 18-5; Loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 13.

Art. 249
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, le revenu imposable des contribuables
célibataires, divorcés ou veufs n’ayant pas d’enfants à leur charge est divisé par 1,5 lorsque
ces contribuables :
1-ont un ou plusieurs enfants majeurs ou faisant l’objet d’une imposition distincte.
2-ont eu un ou plusieurs enfants qui sont morts, à la condition que l’un d’eux au moins ait
atteint l’âge de seize ans ou que l’un d’eux au moins soit décédé par suite de faits de guerre.
3-sont titulaires d’une pension d’invalidité de 40 % au moins, soit de guerre, soit d’accident
de travail, ou d’une pension de veuve de guerre.
4-ont adopté un enfant.
Abrogé. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-16; Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, an.
fiscale, art. 18-5/.

Art. 250
Sont considérés comme étant à la charge du contribuable, à la condition de n’avoir pas de
revenus distincts de ceux qui concourent à la base d’imposition de ce dernier, les enfants
légitimes, les enfants naturels reconnus et les enfants légalement adoptés qui sont mineurs ou
âgés de moins de 27 ans lorsqu’ils poursuivent leurs études.
Pour l’application des dispositions des articles 248 , 249 , 250 et 256 du présent Code, la
situation à retenir est celle existant au 1er janvier de l’année de l’acquisition de revenu.
Toutefois, en cas de mariage du contribuable ou d’augmentation de ses charges de famille en
cours d’année, il est fait état de la situation au 31 décembre de ladite année ou à la date de
départ ou de décès pour ce qui concerne les impositions établies en vertu de l’article 256 ci-
après.
Abrogé. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-16; Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, an.
fiscale, art. 18-5/.

Art. 251
Pour le calcul de l’impôt sur le revenu autre que les traitements, salaires, pensions et rentes
viagères, les taux applicables au revenu net annuel imposable sont fixés d’une façon
progressive, pour chaque tranche de revenu déterminé comme suit :

Revenus compris entre


1000 et 2 200 000 2%
2 200 001 et 3 600 000 10 %
3 600 001 et 5 200 000 15 %
5 200 001 et 7 200 000 20 %
7 200 001 et 9 600 000 24 %
9 600 001 et 12 600 000 26 %
12 600 001 et 20 000 000 29 %
20 000 001 et 30 000 000 32 %
30 000 001 et 40 000 000 34 %
40 000 001 et 50 000 000 35 %
Au-delà de 50 000 000 36%
Lorsque le foyer exerce l’option prévue à l’article 238 du présent Code, l’impôt net à
acquitter déterminé par application du barème ci-dessus est réduit de 10%.
Pour le calcul de l’impôt sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères, il est fait
application des barèmes visés à l’article 123 du Code général des Impôts.
Toutefois, l’impôt sur le revenu ainsi déterminé ne doit excéder le tiers du revenu net du
contribuable.
Loi n°- 78-1096 du 30 déc. 1978, an. fiscale, art. 6. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-17;
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 18-7/.

Art. 252
Sont déductibles de l'impôt général sur le revenu :
-l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières acquitté ;
-le prélèvement à la source à titre d’acompte d’impôt sur le revenu du secteur informel, prévu
à l’article 23 de l’annexe fiscale à la loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005 ;
-tous impôts directs et taxes assimilées, acquittés par le contribuable au cours de l'année
précédente.
En tout état de cause, le montant de l’impôt général sur le revenu est égal à la somme des
impôts cédulaires acquittés.
Loi n°- 77-1003 du 30déc. 1977, an. fiscale, art. 6-B; loi n°- 97-08 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art.
14-2°-; loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 14-6°-. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007
art. 11-18; ; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 4-2.

Art. 253
Lorsque au cours d’une année un contribuable a réalisé un revenu exceptionnel, tel que la
plus-value d’un fonds de commerce ou la distribution de réserves d’une société, et que le
montant de ce revenu exceptionnel dépasse la moyenne des revenus nets d’après lesquels ce
contribuable a été soumis à l’impôt général au titre des trois dernières années, l’intéressé
peut demander qu’il soit réparti pour l’établissement de l’impôt général sur l’année de sa
réalisation et les années antérieures non couvertes par la prescription. Cette disposition est
applicable pour l’imposition de la plus-value d’un fonds de commerce à la suite du décès de
l’exploitant.
La même faculté est accordée au contribuable qui, par suite de circonstances indépendantes
de sa volonté, a eu, au cours d’une même année, la disposition de revenus correspondant par
la date normale de leur échéance à une période de plusieurs années.
En aucun cas, les revenus visés au présent article ne peuvent être répartis sur la période
antérieure à leur échéance normale, à la date à laquelle le contribuable a acquis les biens ou
exploitations ou entrepris l’exercice de la profession générateurs desdits revenus.
Art. 254
Lorsqu’un associé, actionnaire, commanditaire ou porteur de parts bénéficiaires cède à un
tiers, pendant la durée de la société, tout ou partie de ses droits sociaux, l’excédent du prix
de cession sur le prix d’acquisition est taxé exclusivement à l’impôt général sur le revenu pour
le tiers de son montant.
Toutefois, l’imposition de la plus-value ainsi réalisée est subordonnée aux deux conditions
suivantes :
1-que l’intéressé ou son conjoint, ses ascendants ou descendants exercent ou aient exercé, à
un moment quelconque, au cours des cinq dernières années, des fonctions d’administrateur
ou de gérant dans la société et que les droits des mêmes personnes dans les bénéfices sociaux
aient dépassé ensemble 25 % de ces bénéfices à un moment quelconque de ladite période ;
2-que le montant de la plus-value réalisée dépasse 100 000 francs.

Section II - Obligations déclaratives


Art. 255 2018... 2019...
1°- Tout contribuable passible de l’impôt général sur le revenu est tenu de souscrire chaque
année, avant le 1er mai, une déclaration de ses revenus acquis au cours de l’année précédente,
avec l’indication, par nature de revenu, des éléments qui le composent.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 16-2°-.
Cette déclaration, établie sur une formule réglementaire mise à la disposition des intéressés,
doit être signée et adressée au service des Impôts du lieu du domicile.
Cette déclaration doit comporter l’indication précise des éléments du train de vie énumérés à
l’article 244 .
2°-L’impôt sur les traitements, salaires, pensions et rentes viagères retenu à la source par
l’employeur, dispense le salarié de souscrire la déclaration d’impôt général sur le revenu,
lorsque le salaire constitue sa seule source de revenu.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-19.

La déclaration annuelle obligatoire pourra porter uniquement sur des revenus du membre de
la famille dont la situation personnelle est à l’origine de l’obligation de déclarer.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-19.

3°-L’imposition par voie de déclaration annuelle peut être demandée par le salarié :
a) Lorsqu’il est susceptible de bénéficier des dispositions de l’article 263 du Code.
b) Abrogé.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-19.

Loi n°- 97-08 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art. 9-6°-.

4°- Abrogé.
Ord. n°- 2008-381 du 31 décembre 2008, an. fiscale, art. 18-8.

A titre transitoire, et jusqu’à l’achèvement de la réforme globale de l’impôt visé au 1 ° ci-dessus,


la déclaration prévue au présent article est suspendue.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 4-1; loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018,
an. fiscale art. 29; loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 25.

Art. 256
1°- Le contribuable précédemment domicilié hors de Côte d’Ivoire et qui y transfère en cours
d’année son domicile ne doit être soumis à l’impôt général sur le revenu au titre de l’année
suivant celle de son installation en Côte d’Ivoire que pour les revenus dont il a disposé à
compter du jour de son arrivée dans le territoire.
Ces revenus doivent être déclarés dans le délai ordinaire prévu par l’article 255 ci-dessus.
2°-Le contribuable qui, domicilié en Côte d’Ivoire postérieurement au 1er janvier transfère son
domicile à l’étranger avant le 31 décembre, est passible de l’impôt général sur le revenu au
titre de ladite année pour les revenus dont il a disposé du jour de son arrivée au jour de son
départ de Côte d’Ivoire.
Ces revenus doivent être déclarés et sont taxés dans les conditions indiquées ci-après pour les
contribuables transférant leur domicile hors de Côte d’Ivoire.
3°-Le contribuable domicilié en Côte d’Ivoire qui transfère son domicile à l’étranger est
passible de l’impôt général sur le revenu en raison des revenus dont il a disposé pendant l’année
de son départ jusqu’à la date de celui-ci, des bénéfices industriels et commerciaux qu’il a
réalisés depuis la fin du dernier exercice taxé et de tous revenus qu’il a acquis sans en avoir la
disposition antérieurement à son départ.
Les revenus visés au présent article sont imposés d’après les règles applicables au 1er janvier
de l’année du départ.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-20.

Une déclaration provisoire des revenus imposables en vertu du présent article est produite dans
les dix jours qui précèdent la date du départ. Elle est soumise aux règles et sanctions prévues à
l’égard des déclarations annuelles. Elle peut être complétée, s’il y a lieu, jusqu’à l’expiration
des trois premiers mois de l’année suivant celle du départ. A défaut de déclaration rectificative
souscrite dans ce délai, la déclaration provisoire est considérée comme confirmée par
l’intéressé. Les cotisations dues sont calculées dès réception de la déclaration provisoire, sous
réserve des dispositions du dernier alinéa de l’article 250 ci-dessus.
Ord. n°- 2008-381 du 31 décembre 2008, an. fiscale, art. 18-9-a).

Elles sont immédiatement exigibles et recouvrées par anticipation, selon la procédure prévue
par l’article 103 du Livre de Procédures fiscales.
4°-Toutefois, lorsque le transfert de résidence s’effectue dans un des Etats membres du Conseil
de l’Entente, le contribuable est passible de l’impôt général sur le revenu, au lieu de résidence
au 1er janvier de l’année de l’imposition, en raison des revenus dont il a disposé pendant
l’année précédente dans tous les Etats membres du Conseil de l’Entente.
5°-Les revenus dont le contribuable a disposé pendant l’année de son décès et les bénéfices
industriels et commerciaux qu’il a réalisés depuis la fin du dernier exercice taxé sont imposés
d’après les règles applicables au 1er janvier de l’année du décès. Il en est de même des revenus
dont la distribution ou le versement résultent du décès du contribuable, s’ils n’ont pas été
précédemment imposés, et de ceux qu’il a acquis sans en avoir la disposition antérieurement à
son décès, sous réserve des dispositions du dernier alinéa de l’article 250 ci-dessus.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-20; Ord. n°- 2008-381 du 31 décembre 2008, an. fiscale,
art. 18-9-b).

La déclaration du revenu imposable susvisée est produite par les ayants droit du défunt dans
les six mois de la date du décès. Elle est soumise aux règles et sanctions prévues à l’égard des
déclarations annuelles. Les demandes d’éclaircissements et justifications, ainsi que les
notifications prévues au Livre de Procédures fiscales peuvent être valablement adressées à l’un
quelconque des ayants droit ou des signataires de la déclaration de succession.
Art. 257
Les sociétés civiles immobilières ainsi que les sociétés en nom collectif, les sociétés en
commandite simple, les sociétés de fait et les indivisions, propriétaires d’immeubles bâtis, sont
tenues de souscrire chaque année au cours du mois de janvier, une déclaration comportant la
raison sociale ou la désignation de la société ou de l’indivision ainsi que son adresse, le revenu
net foncier l’adresse topographique et éventuellement les références cadastrales de chacun des
immeubles possédés, les nom, prénoms, adresse et la partie du revenu net revenant à chaque
associé exprimée en nombre de parts, fraction, ou pourcentage.
A défaut de déclaration, ces sociétés et indivisions sont personnellement assujetties à l’impôt
général sur le revenu à raison du montant global de ce revenu. La taxation est établie sous une
cote unique et au taux prévu au dernier alinéa de l’article 260 du présent Code. L’imposition
établie est définitive. Les déclarations déposées tardivement ou par voie de réclamation n’ont
d’effet que pour l’année suivante.
Loi n°- 75-935 du 26 déc. 1975, an. fiscale, art. 4. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-21.

Section III - Acompte de l’impôt général sur le revenu


Art. 258
Abrogé. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-22.

Section IV - Majoration d’impôt et pénalité pour défaut ou insuffisance de


déclaration
Art. 259
Le contribuable qui, encaissant directement ou indirectement des revenus à l’étranger, ne les a
pas mentionnés dans sa déclaration, est réputé les avoir omis et il est tenu de verser le
supplément d’impôt correspondant, ainsi que la majoration du droit en sus.
Section V - Retenue à la source sur les sommes mises en paiement par le
Trésor public au profit des entreprises soumises à la taxe communale de
l’Entreprenant, à la taxe d’Etat de l’Entreprenant ou à l’impôt des
microentreprises
Ord n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 35; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art.
33-28.

Art. 259 bis


Les organismes payeurs de l’Etat, des établissements publics nationaux et des collectivités
territoriales sont tenus d’effectuer une retenue à la source sur toutes les sommes mises en
paiement au profit des entreprises soumises à la taxe communale de l’Entreprenant, à la taxe
d’Etat de l’Entreprenant ou à l’impôt des microentreprises.
Ord n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 35;

Le taux de cette retenue à la source est fixé à 5 % du montant des sommes mises en paiement.
Ord n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 35; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art.
33-28.

La retenue effectuée n’est pas déductible du montant de l’impôt des microentreprises, de la taxe
d’Etat de l’Entreprenant ou de la taxe communale de l’Entreprenant, dû par les entreprises.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-28.

Chapitre III
Dispositions
particulières

Section I - Imposition des rémunérations occultes


Art. 260
Les sociétés par actions, les sociétés à responsabilité limitée et les sociétés en commandite
simple, qui, directement ou indirectement versent à des personnes, dont elles ne révèlent pas
l’identité, des commissions, courtages, ristournes commerciales ou non, gratifications et toutes
autres rémunérations, sont assujetties à l’impôt général sur le revenu à raison du montant
global de ces sommes.
La taxation est établie sous une cote unique et porte chaque année sur les sommes payées au
cours de la période retenue pour l’assiette de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux dus au titre de la même année.
La déclaration des sommes taxables est faite en même temps que celle relative à l’impôt sur les
bénéfices industriels ou commerciaux.
L’article 255 s’applique aux impositions établies en vertu du présent article.
Il est fait application à la totalité des sommes ainsi imposées du taux le plus élevé prévu pour
l’impôt général sur le revenu sans aucun abattement ; il en est de même des rémunérations
occultes versées par une personne physique.
Ord. n°- 74-173 du 19 avril 1974, art. 3.

Section II - Retenue d’impôt sur le revenu des exploitants forestiers


Art. 261
1°- Les exploitants forestiers sont tenus d’effectuer une retenue de 35 % représentative d’impôt
sur le revenu pour le compte du Trésor, sur les sommes qu’ils versent à titre de fermage aux
attributaires de chantiers forestiers, non exploitants.
Sont assimilées à un fermage pour l’application du présent texte les rémunérations perçues sous
n’importe quelle forme ou appellation et quelle que soit leur nature, par les attributaires de
chantiers forestiers non exploitant.
Ord. n°- 74-173 du 19 avril 1974, art. 19.

2°-Cette retenue est effectuée dans les mêmes conditions que celle opérée par les employeurs
en matière d’impôt sur les traitements et salaires ; toutes les dispositions légales et
réglementaires concernant cette dernière retenue, notamment celles qui visent les obligations
des employeurs, s’appliquent à la nouvelle retenue.
Art. 262
Les sommes retenues en application du présent texte sont déductibles de l’impôt sur le revenu
effectivement dû par les attributaires concernés sans toutefois pouvoir ouvrir droit à
remboursement.
Ordonnance n°- 72-447 du 6 juillet 1972.

Section III - Réduction d’impôt en cas d’investissement de revenu en Côte


d’Ivoire
Art. 263
1°- Les contribuables qui ne sont redevables ni de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux, ni de l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales, mais sont
cependant imposables à l’impôt général sur le revenu et qui investissent en Côte d’Ivoire tout
ou partie de leur revenu global imposable, peuvent bénéficier, dans les conditions fixées ci-
après, d’une réduction sur le montant de l’impôt général sur le revenu.
2°-Donnent lieu à l’application des dispositions prévues ci-dessus, les programmes de
construction d’immeubles constituant la première habitation principale du contribuable en
qualité de propriétaire.
3°-Le programme d’investissement doit être réalisé dans un délai de 4 ans à compter du 31
décembre de l’année au cours de laquelle il est agréé.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 17-1.

4°-Le contribuable intéressé doit produire à la Direction générale des Impôts tous documents,
pièces, précisions et justifications indispensables sur la nature, l’importance et le prix de revient
des investissements prévus.
Le programme, accompagné de toutes les justifications nécessaires, est adressé, sous pli
recommandé, au Directeur général des Impôts.
Le Ministre chargé des Finances, prononce l’admission ou le rejet total ou partiel, du
programme sur proposition du Directeur général des Impôts après avis éventuel des services
économiques compétents.
La décision du Ministre ne donne lieu à aucun recours ; elle est notifiée au contribuable sous
pli recommandé par le Directeur général des Impôts.
5°-Sur demande des contribuables intéressés et sur justification du montant des sommes
réellement payées au titre des investissements prévus au programme admis, il leur sera accordé
une réduction d’impôt général sur le revenu. Cette réduction est égale à 10 % du montant de
ces sommes.
Le bénéfice de la réduction s’applique pendant chacune des trois années suivant celle de
l’établissement de l’acte notarié pour les logements acquis auprès des professionnels de
l’immobilier ou de la notification de l’achèvement des travaux par le propriétaire à
l’Administration, lorsqu’il réalise lui-même le programme de construction.
Loi n°- 96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art. 34. Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 17-2.

Cette déduction sera toutefois limitée à 10 % de la moitié du revenu net passible de l’impôt
général sur le revenu au titre de chacune de ces années.
Si en raison de cette limitation, il subsiste un reliquat non déductible des revenus d’une année
déterminée, ce reliquat pourra être reporté sur les années suivantes restant à courir jusqu’à la
troisième inclusivement, sans que la déduction totale à opérer de ce chef puisse excéder 10 %
de la moitié du revenu net imposable de chacune de ces années.
Loi n°- 97-08 du 6 janv. 1997, an. fiscale, art. 7.

Deuxième partie : Autres impôts directs


Dispositions générales relatives aux impôts directs
Titre premier
Autres impôts directs

Chapitre premier
Contribution des patentes

Loi n°-2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art.24-1°-.

Section I - Dispositions générales


Art. 264
Toute personne physique ou morale, ivoirienne ou étrangère qui exerce en Côte d’Ivoire un
commerce, une industrie, une profession non compris dans les exemptions déterminées par le
présent Code est assujettie à la contribution des patentes.
Art. 265
La contribution des patentes se compose d’un droit sur le chiffre d’affaires et d’un droit sur la
valeur locative.
Art. 266
La patente est due par établissement.

Section Il - Droit sur le chiffre d’affaires


Art. 267
Sous réserve des dispositions particulières prévues aux articles 268 et 272 du présent Code,
la cotisation due au titre d’une année est égale à 0,5 % du chiffre d’affaires ou des recettes
brutes hors taxes de l’année précédente.
Cette cotisation ne peut être inférieure à un montant de 300 000 francs qui constitue un
minimum de perception.
Ne sont pas concernés par le minimum de perception, les entreprises visées à l’article 272 du
présent Code.
Pour les entreprises disposant de plusieurs établissements, le droit sur le chiffre d’affaires de
l’établissement principal est déterminé sur la base du chiffre d’affaires total de l’entreprise.
Toutefois, le chiffre d’affaires ayant effectivement supporté le droit sur le chiffre d’affaires
dans chaque établissement secondaire, est imputable sur le chiffre d’affaires total de
l’établissement principal pour la détermination de la patente de celui-ci.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art. 20.

Art. 268 2018...


Sans préjudice du minimum de perception, le taux du droit sur le chiffre d’affaires est porté à
0,7 % pour :
-les entrepreneurs de télégraphie et téléphonie par câble ou sans fils ;
-les ports ivoiriens ;
-les concessionnaires de la distribution d’eau ;
-les entrepreneurs d’enlèvement des ordures ménagères ;
-la Poste de Côte d’Ivoire ;
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 23.

-les hôtels pour les exercices 2003, 2004 2005 et 2007 à 2010;
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 42-3; loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an.
fiscale, art. 16-4. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 18.

– les sociétés fournissant des infrastructures passives de télécommunication aux opérateurs


de téléphonie par la location de pylônes.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 5

Art. 269
Le maximum de perception du droit sur le chiffre d’affaires est fixé comme suit :

Chiffre d’affaires ou recettes hors taxe Montant maximum du droit sur le chiffre d’affaires
inférieur à 200 000 000 350 000 F
de 200 000 000 à 500 000 000 700 000 F
de 500 000 001 à 1 000 000 000 1 300 000 F
supérieur à 1 000 000 000 3 000 000 F
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 20.

Ne sont pas concernées par le maximum de perception, les professions visées aux
articles 272 et 276 du présent Code.

Art. 270
Le chiffre d’affaires s’entend de l’ensemble des recettes et produits acquis dans le cadre de
l’exercice de l’activité, y compris toutes les sommes provenant des activités annexes et
accessoires ou de la gestion de l’actif commercial quelle que soit leur situation fiscale au
regard des taxes sur le chiffre d’affaires.
Art. 271
Le droit sur le chiffre d’affaires des entreprises nouvelles est assis sur le chiffre d’affaires
prévisionnel évalué par l’Administration au moyen de tous les éléments d’informations fournis
par le contribuable pour la période allant du 1er jour du commencement de l’activité au 31
décembre de la même année.
En fin d’exercice, le contribuable effectue une régularisation au vu du chiffre d’affaires
réalisé au 31 décembre.
Le complément de droit est déclaré dans les conditions prévues à l’article 286 alinéa 1 du
présent Code.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 17-1°-.

L’excédent de droit du premier exercice d’une entreprise nouvelle constitue un crédit


imputable sur le droit de l’exercice suivant.
Art. 272
Le droit sur le chiffre d’affaires des entreprises de transport est fixé comme suit :
1-Transport de personnes.
a) Transport terrestre
Par voiture : 50 400 francs majorés de 2 520 francs par place, celle du conducteur non
comprise.
b) Transport fluviaux, maritimes ou lagunaires
Par bateau : 75 600 francs majorés de 1 008 francs par place, celle du conducteur non
comprise.
2-Transport de marchandises.
Par voiture ou tracteur : 37 800 francs majoré de 1 008 francs par tonne de charge utile au-
dessus de 2 tonnes; une fraction de tonne étant comptée comme une tonne entière.
Les droits par voiture et par place sont réduits des ¾ pour les assujettis utilisant des véhicules
à traction animale.
3-Transports mixtes.
Par voiture : 50 300 francs augmentés du cumul des majorations par place et par tonne.
Art. 272 bis
Le droit sur le chiffre d’affaires des entreprises exploitant des corbillards ou fourgons
mortuaires est fixé comme suit :
1-Entreprises relevant d’un régime réel d’imposition
Par voiture : 24 000 francs.
2-Entreprises ne relevant pas d’un régime réel d’imposition
Par voiture : 206 000 francs.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 19-1.

Art. 273
[Obsolète].
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 2-3.

273 bis
Abrogé
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 33-1; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018,
art. 1.

273 ter
Le droit sur le chiffre d’affaires des exploitants de véhicules à moteur à deux ou trois roues à
usage de transport public de personnes et/ou de marchandises est fixé à :
a) 20 000 francs par an pour les véhicules de transport public à deux roues ;
b) 25 000 francs par an pour les véhicules de transport public à trois roues.
Ce droit est majoré de 1 500 francs par attelage ajouté au véhicule.
La déclaration de la contribution des patentes susvisée s’effectue au moyen d’un imprimé
spécial, dans les services d’assiette des Impôts de rattachement des contribuables concernés.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 8-1.

Section III - Droit sur la valeur locative


Art. 274
Le droit sur la valeur locative est établi sur la valeur locative des bureaux, magasins, boutiques,
usines, ateliers, hangars, remises, chantiers, garages, terrains de dépôts et autres locaux et
emplacements servant à l’exercice de la profession, les installations de toute nature passibles
de l’impôt sur le revenu foncier et/ou de l’impôt sur le patrimoine foncier à l’exclusion des
matériels et outillages, des mobiliers, agencements et installations.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 20-1. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 17-3;
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art.24.

Il est dû lors même que les locaux occupés sont concédés à titre gratuit.
Art. 275
La valeur locative est déterminée soit au moyen de baux authentiques ou de déclarations de
locations verbales, passées dans les conditions normales, soit par comparaison avec des locaux
dont le loyer aura été régulièrement constaté ou sera notoirement connu et à défaut de ces
bases, par voie d’appréciation directe.
En ce qui concerne le crédit-bail, le montant à retenir pour la détermination de la valeur
locative des biens inscrits à l’actif est la valeur d’acquisition au bilan.
Le droit sur la valeur locative des usines et établissements industriels est calculé sur la valeur
locative de ces établissements pris dans leur ensemble, à l’exclusion des matériels et outillages
de production ainsi que les mobiliers, agencements et installations.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 20-2.

En ce qui concerne les loueurs de fonds, le droit est établi sur la valeur locative des locaux
loués.
Art. 276
Sont exemptés du droit sur la valeur locative, les professions visées à l’article 268 du présent
Code ainsi que les marchands forains avec véhicule automobile.
Art. 277
Sont également exemptées du droit sur la valeur locative, les sociétés d’Etat pour les immeubles,
bâtiments ou constructions, appartenant à l’Etat et mis à leur disposition à condition que ceux-
ci ne figurent pas à leur bilan.
Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 25-3.

Cette exemption est étendue, pour une période de dix ans, aux terrains, équipements, ouvrages
du domaine public existants ou à construire, affectés à la production, au transport et à la
distribution de l’énergie électrique, ainsi qu’aux lignes d’interconnexion avec des réseaux
étrangers existants ou à construire, mis à la disposition de la société Côte d’Ivoire ENERGIES
et figurant à l’actif de son bilan, à l’exclusion des lignes créées en vertu d’un traité
international.
Ord. n° 2017-769 du 22 novembre 2017

Art. 278
Le taux du droit sur la valeur locative est fixé à 18,5 % de la valeur locative des locaux
professionnels. Ce taux est ramené à 16 % pour les établissements ne relevant pas d’un
périmètre communal.
Toutefois, lorsqu’il est dû, le droit sur la valeur locative ne peut être inférieur au tiers du droit
sur le chiffre d’affaires.
Art. 279
Lorsque plusieurs patentables exercent dans un même local, le droit sur la valeur locative est
dû pour chacun d’eux sur la part de la valeur locative qui lui est imputée.

Section IV - Exemptions
Art. 280 2020... 2018...
Ne sont pas assujetties à la patente, les personnes ci-après énumérées :
1- L’Etat, les collectivités territoriales et les établissements publics pour les services publics
d’utilité générale.
2- Les fonctionnaires et employés salariés en ce qui concerne seulement l’exercice de leur
fonction.
3- Les peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs considérés comme artistes et ne vendant
que le produit de leur art.
4- Les établissements d’enseignements scolaires et universitaires.
5- Les entreprises de publication de journaux et périodiques.
6- Les agriculteurs et les éleveurs qui ne vendent ou ne manipulent que les récoltes, fruits,
produits d’élevage provenant de leur exploitation et qui ont un chiffre d’affaires annuel
inférieur à celui fixé pour relever d’un régime réel d’imposition.
Loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 18.
7- Les concessionnaires de mines et carrières pour le seul fait de l’extraction et de la vente des
matières par eux extraites, l’exemption ne pouvant en aucun cas être étendue à la
transformation des matières extraites.
8- Les propriétaires ou locataires louant accidentellement en meublé une partie de leur
habitation personnelle lorsque d’ailleurs cette location ne présente aucun caractère périodique.

9- Abrogé
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-4.

10- Les associés des sociétés de capitaux.


Loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 19.

11- Les caisses d’épargne et de prévoyance administrées gratuitement.


12- Les établissements publics ou privés ayant pour but de recueillir les enfants pauvres et de
leur donner une profession.
13- Les voyageurs, représentants et placiers de commerce et d’industrie qu’ils travaillent pour
le compte d’une ou plusieurs maisons, qu’ils soient rémunérés par des remises proportionnelles
ou des appointements fixes, à la condition qu’ils ne fassent aucune opération pour leur compte
personnel et qu’ils n’aient pas de personnalité professionnelle indépendante de celle des
commerçants dont ils placent les produits.
14- Les sociétés coopératives agricoles de production et leurs unions pour les opérations qui,
entrant dans les usages normaux de l’agriculture, ne donneraient pas lieu à l’application de la
patente si elles étaient effectuées dans les mêmes conditions par chacun des adhérents desdites
sociétés.
15- Les sociétés coopératives de consommation quand elles se bornent à grouper les
commandes de leurs adhérents et à distribuer dans de simples magasins de dépôt les
marchandises ayant fait l’objet de ces commandes ou bien lorsque ne vendant qu’à leurs
sociétaires, leurs bonis sont à l’exclusion de tout autre emploi, répartis entre ces sociétaires ou
versés à des œuvres d’intérêt général, ou consacrés à des réserves qui ne sont pas destinées à
être réparties entre les porteurs d’actions. Ne perdront pas cependant les droits à l’exemption,
les sociétés dont les statuts prévoient l’attribution au capital social d’un intérêt fixe n’excédant
pas la limite de 6 %.
16- Les syndicats agricoles et les sociétés de crédit agricole.
17- Les planteurs vendant du bois de chauffe provenant exclusivement du débroussaillement
pour mise en valeur de leurs plantations.
18- Abrogé.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-4.

19- Les redevables de la taxe d’Etat de l’Entreprenant, de la taxe Communale de


l’Entreprenant, de l’impôt des microentreprises.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-20.

20- Les transporteurs domiciliés et régulièrement patentés dans les pays de l’Union
Economique et Monétaire Ouest Africaine, lorsqu’ils transportent :
- des marchandises ou matériels débarqués à Abidjan à destination des autres pays membres
de l’Union ;
- ou des produits du cru, en provenance des autres pays membres de l’Union devant être
embarqués à Abidjan.
Les dispositions du présent paragraphe s’appliquent sous réserve du principe de réciprocité.
21- Les institutions financières à caractère mutualiste, coopératif agréées dans le cadre strict
de leur activité.
22- Les coopératives d’achat qui fonctionnent conformément à leur objet et dont les membres
sont immatriculés fiscalement et acquittent individuellement la contribution des patentes.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 19.
23- Les contribuables visés à l’article 272 du présent Code, à raison de leurs véhicules inutilisés
au 1er janvier de l’année d’imposition.
Est considéré comme véhicule inutilisé, tout véhicule dont la carte grise aura été déposée auprès
du receveur des Produits divers de la Direction générale des Impôts ou des receveurs des Impôts
Divers au plus tard le 31 janvier de l’année d’imposition. Tout retrait de la carte grise ou la
remise en circulation du véhicule en cours d’année entraîne l’exigibilité immédiate de la patente
au prorata de la période restant à courir.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 22.

24- Abrogé
Loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 4-2; loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an.
fiscale, art. 2.

25- Les structures exerçant dans le domaine de la microfinance quelle que soit leur forme, en
ce qui concerne leurs opérations de collecte de l’épargne et de distribution du crédit, ainsi que
les membres ou clients de ces structures concernant les rémunérations des parts sociales et les
revenus tirés de leur épargne.
Loi n° 96-562 du 22 juillet 1996. Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 29-6.

26- Les centres de gestion agréés au titre de l’année de leur création et les deux années
suivantes.
Loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 34.

27- Abrogé.
Loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 26-3; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an.
fiscale, art. 26-3; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-20.

28- Le Centre national de Recherche agronomique dans le cadre de ses activités de recherche.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 3-III-4.

29- Les entreprises relevant d’un régime réel d’imposition et réalisant un chiffre d’affaires
annuel toutes taxes comprises inférieur à un milliard de francs, pendant les deux années suivant
leur date de création.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 5-1. Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale,
art. 28-3; Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 27-6;loi n° 2015-840 du 18
décembre 2015, an. fiscale, art. 2.

30- Obsolète].
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 6-1. Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale,
art. 28-4; Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 27-7/.

31-Les organismes de bienfaisance et les associations sans but lucratif.


Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.1-2

32-Les entreprises nouvelles, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 en zones


Centre, Nord et Ouest au titre des exercices 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015. Cette
exonération est ramenée à 75 % au titre des exercices 2016 et 2017.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 2-10.

33-Les entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du coton, de l’anacarde et


du karité, créées, réimplantées ou rouvertes avant le 31 décembre 2012 dans les zones Centre,
Nord et Ouest au titre des exercices 2010 à 2015. Cette exonération est ramenée à 75% pour
les exercices 2016 et 2017.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 2-10.

Pour les entreprises de production effectuant des opérations d’achat de produits, l’exonération
n’est acquise que si la valeur des achats n’excède pas 15 % de la valeur de la production totale.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.2-9.
34 - Les entreprises créées entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2012 pour la production,
la conservation, le conditionnement ou la transformation des productions agricoles
alimentaires, pendant une période de 10 ans. La liste des produits agricoles alimentaires est
établie par arrêté conjoint du Ministre en charge de l’Agriculture et du Ministre de l’Economie
et des Finances.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art. 27-6.

35- La Société des Transports abidjanais (SOTRA) et ses filiales détenues à 100%, jusqu’au 31
décembre 2015.
Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 36-3.

36- Les petites et moyennes entreprises sur une période de cinq ans à compter de l’année de
création
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 1er-2

Les conditions d’octroi et de mise en œuvre sont déterminées par arrêté du Ministre en charge
du Budget.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 1er-5

37 - Les entreprises de transformation de produits agricoles, durant les cinq années suivant la
date d’achèvement du programme d’investissement agréé par le Directeur général des Impôts
en application de l’article 1145 du Code général des Impôts.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 2-2

38- Les entreprises qui s’installent avant le 1er janvier 2024, en dehors des limites du territoire
du District d’Abidjan, quelle que soit la nature de leurs activités, sur une période de cinq ans,
lorsque le montant des investissements réalisés est égal ou supérieur à un montant minimum de
un milliard de francs hors taxes.
Le bénéfice de cette mesure n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues
au Code des Investissements.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 3-2

39- Les entreprises privées sur une période de cinq ans à compter de la date du début des
investissements dans la recherche, le développement et l’innovation, pour les immeubles,
matériels et équipements imposables affectés exclusivement à la recherche, au développement
et à l’innovation.
Le bénéfice de cette mesure n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues
au Code des Investissements.
Loi n° 2019-1080 du 18 déc. 2019, an. fiscale, art. 5-7

280 bis
Sont exemptés du droit sur le chiffre d’affaires, les dépôts de vente de produits pharmaceutiques
situés dans les zones rurales.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 7-1.

Art. 281
Sont exemptées des droits de la contribution des patentes pendant l’année où elles commencent
à exercer et pendant les deux années suivantes, les entreprises constituées pour exécuter un
programme de construction de logements à caractère économique et social.
L’octroi de l’avantage susvisé aux entreprises constituées pour exécuter un tel programme est
subordonné à l’agrément préalable du programme prononcé par arrêté du Ministre des
Finances après avis d’une commission dont la composition et les attributions sont fixées par
décret en Conseil des Ministres.
Loi n°- 71-683 du 28 décembre 1971, annexe fiscale, article 17; loi n°- 86-88 du 31 janv. 1986, art.
15, an. fiscale; loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 4-1°-.
Art. 282
Sont exonérées de la contribution des patentes aussi bien pour le volet construction de
logements que pour les unités industrielles de fabrication des matériaux et autres intrants
servant à la réalisation des logements, les entreprises agréées au régime fiscal en faveur des
grands investissements dans l’habitat.
Le bénéfice de l’exonération visée ci-dessus qui s’étend sur la durée du projet y compris la
période de réalisation des investissements, est subordonné aux conditions suivantes :
-l’entreprise de construction de logements doit s’engager à réaliser un programme d’au moins
3 000 logements sur trois ans;
-le programme de construction doit être préalablement agréé par arrêté conjoint du Ministre
des Finances et celui en charge du Logement, après avis d’une Commission créée par décret en
Conseil des Ministres.
Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 1er; Loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an.
fiscale, art. 34-2.

Le Comité de suivi prévu à l’article 383 bis du Code général des Impôts, est également
compétent pour se prononcer sur la résiliation de l’agrément, lorsqu’il constate tout
détournement de la destination initiale des matériaux et leurs intrants destinés exclusivement à
la réalisation de projets immobiliers.
Loi n°- 2013- 908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 25.

Section V - Obligations des redevables - Recouvrement


Art. 283
La contribution des patentes est due pour l’année entière par toutes les personnes physiques ou
morales exerçant au 1er janvier un commerce, une industrie ou une profession.
La patente des entreprises nouvelles est acquittée au prorata du nombre de jours restant à
courir jusqu’au 31 décembre de l’année.
Art. 284
Ceux qui entreprennent une profession sujette à la patente sont tenus d’en faire la déclaration
à la Direction générale des Impôts avant le commencement de leurs opérations. Après
justification du paiement intégral des droits, il est remis aux intéressés une formule.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 28-2; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an.
fiscale, art. 19-3.

Sont également tenus dans les mêmes délais de souscrire une déclaration, les contribuables qui
apportent des changements à leurs conditions d’exploitation de nature à modifier le droit sur
la valeur locative.
Il est également dû un supplément de droit sur la valeur locative par les patentables qui
prennent des maisons ou locaux d’une valeur locative supérieure à celle des maisons ou locaux
pour lesquels ils ont primitivement souscrit une déclaration et par ceux qui entreprennent une
profession passible d’un droit sur la valeur locative plus élevé.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 17-5°-.

Art. 285
La contribution des patentes est exigible en un seul terme. Toutefois, des paiements fractionnés
seront effectués dans les conditions suivantes :
- la première moitié, au plus tard le 15 mars ;
- la deuxième moitié, au plus tard le 15 juillet.
Loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 17-3°; loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale,
art. 16-2; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.14-3; Ord. n° 2015-797 du 18
décembre 2015, art. 27-28.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou de la


Direction des moyennes Entreprises, les dates prévues au présent article sont fixées au :
- 10 mars et 10 juillet, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières
;
- 15 mars et 15 juillet, pour les entreprises commerciales ;
- 20 mars et 20 juillet, pour les entreprises de prestations de services.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 29.

Art. 286
Tout contribuable qui exerce une profession passible de la patente doit souscrire une
déclaration annuelle de patente, auprès de la recette des Impôts dont il dépend au plus tard le
15 mars de chaque année.
Loi n°2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 19; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.14-4; Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 30; loi n° 2016-1116 du 08 décembre
2016, an. fiscale, art. 19-3.

En ce qui concerne les entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises ou des
Centres des moyennes Entreprises, la déclaration est souscrite au plus tard le :
- 10 mars, pour les entreprises industrielles et les entreprises pétrolières et minières ;
- 15 mars, pour les entreprises commerciales ;
- 20 mars, pour les entreprises de prestations de services.
Ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 31.

Pour le cas particulier des entrepreneurs de transport public, des entreprises exploitant des
corbillards ou fourgons mortuaires et de celles exerçant l’activité de marchands forains visées
au dernier paragraphe de l’article 287 du présent Code, le montant de la cotisation exigible est
payé en deux fractions égales dans les conditions suivantes :
Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 19-2; Ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an.
fiscale, art. 15.

- la première moitié, au plus tard le 1er mars;


Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 1er-16.

- la deuxième moitié, au plus tard le 20 mai.


Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 1er-16; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.14-4.

En ce qui concerne les entreprises nouvellement créées visées au paragraphe précédent, la


patente au titre de la première année civile d’activité est due d’avance et en un seul terme, sans
fractionnement.
Loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 17-4°. Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an.
fiscale, art. 19-2.

Art. 287
Les patentes d’acheteurs de produits locaux et de marchands forains avec véhicule automobile
et toutes les professions non exercées à demeure fixe sont dues pour l’année entière sans
fractionnement, quelle que soit l’époque à laquelle le patentable entreprend ou cesse son
commerce.
En ce qui concerne les acheteurs de produits locaux, la cotisation exigible est payée au plus
tard quinze jours après la date de l’ouverture officielle de la principale campagne ou la date
de fixation du prix d’achat de ces produits.
La cotisation exigible des marchands forains avec véhicule automobile et de toutes les
professions non exercées à demeure fixe est payée au plus tard le 15 février.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 21-1.

Toutefois, lorsque les marchands forains avec véhicule automobile visés aux paragraphes
précédents relèvent d’un régime réel d’imposition, ils acquittent leur patente dans les mêmes
conditions que les entrepreneurs de transport public.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 19-3.
Art. 288
S’agissant des ventes au détail de produits pétroliers, les propriétaires des installations de
distribution sont solidaires du paiement de la patente des exploitants. Ils sont légalement
autorisés à se faire rembourser par l’exploitant, le montant des cotisations acquittées en lieu et
place des exploitants.
Art. 289
En cas de déménagement hors du ressort de la recette, comme en cas de vente volontaire ou
forcée, la totalité ou le reliquat de la contribution des patentes est immédiatement exigible. En
cas de cession de fonds de commerce, qu’elle ait lieu à titre onéreux ou à titre gratuit, le
détenteur demeure responsable solidairement avec le contribuable du paiement de la
contribution des patentes due au titre de l’année de la cession, tant que n’a pas été produite la
demande de transfert prévue à l’article 298 ci-après.

Section VI - Formules de patentes


Art. 290
Tout patentable est tenu dans son établissement d’exhiber sa carte informatisée prévu à l’article
297 lorsqu’il en est requis par les agents de l’Administration et tous officiers ou agents de police
judiciaire. 1
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.15-1.

Art. 291 2020...


Les contribuables visés au deuxième paragraphe de l’article 286 et aux
articles 296 et 297 du présent Code ne pourront justifier de leur imposition que par la
production d’une carte informatisée, qui leur sera remise lors du paiement des droits de la
patente.
En ce qui concerne les véhicules à moteur à deux ou trois roues à usage de transport public de
personnes et/ou de marchandises, leur imposition est justifiée par une formule de patente
délivrée par le service des Impôts compétent.
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.15-2; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017,
an. fiscale art. 33-2; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 8-3.

Art. 292
Les agents du service des Transports routiers ne peuvent procéder après le 30 mai de chaque
année à aucune mutation, visite technique, inscription de gage, ou toute autre formalité relative
à des véhicules de transport public de personnes ou de marchandises, sans qu’il ne soit présenté
par le requérant la justification du paiement de la patente au titre de l’année en cours ou la
preuve de son exemption.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art.17-1.

Art. 293
Le patenté qui aura égaré sa patente et qui sera dans le cas d’en justifier hors de son domicile
pourra se faire délivrer par la Direction générale des Impôts, un certificat. Ce certificat fera
mention des motifs de la requête.
Art. 294
Les contribuables visés aux articles 296 et 297 du présent Code, sont tenus de justifier à toute
réquisition de leur imposition à la patente à peine de saisie ou séquestre à leur frais des
marchandises par eux mis en vente et des instruments servant à l’exercice de leur profession, à
moins qu’ils ne donnent caution suffisante jusqu’à la représentation de la patente. Ils ne
pourront justifier valablement de leur imposition que par la production de la formule prévue à
l’article 297 du présent Code.
Art. 295
Les patentables qui ne pourront justifier de leur imposition seront astreints au paiement de la
contribution pour l’année entière sans préjudice des pénalités prévues par le Livre de
Procédures fiscales.

Section VII - Dispositions spéciales


I - Marchands forains et entrepreneurs de transport public
Art. 296
Tout individu qui transporte au moyen d’un véhicule automobile des marchandises de ville en
ville, est tenu, alors même qu’il vend pour le compte d’autres marchands ou fabricants, d’avoir
une patente personnelle de marchand forain.
Art. 297
Les entrepreneurs de transport public, les marchands forains avec véhicules automobiles ainsi
que les exploitants de corbillards ou fourgons mortuaires sont tenus à leur diligence, de se faire
délivrer autant de cartes informatisées qu’ils ont de véhicules en service.
Le duplicata de la carte informatisée initiale délivrés sans frais à cette catégorie de
contribuables, mentionneront expressément le véhicule auquel ils s’appliquent ; ils devront être
produits à toute réquisition des agents de l’autorité visée à l’article 290 du présent Code.
Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 19-4; loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an.
fiscale, art.15-3.

II - Cession de fonds de commerce - Décharge de la patente


Art. 298
La contribution des patentes est due jusqu’au 31 décembre de l’année de l’imposition.
Toutefois, en cas de cession de fonds de commerce, la patente sera, sur la demande établie d’un
commun accord par le cédant et le cessionnaire, transférée à ce dernier ; la demande sera
recevable dans le délai de 30 jours à partir de la cession de l’établissement.
Art. 299
En cas de fermeture des établissements, magasins, boutiques et ateliers, par suite de décès, de
liquidation des biens, d’expropriation ou d’expulsion, les droits non encore acquittés restent
dus. Sur la réclamation des parties intéressées, il sera accordé décharge du surplus de la
patente.
Pour être recevable, la demande devra être présentée dans les 30 jours ayant suivi la fermeture
définitive de l’établissement.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 24-1°-.

Chapitre II
Contribution des licences

Section I - Personnes imposables


Art. 300
Toute personne ou toute société se livrant à la vente en gros ou en détail des boissons
alcooliques ou fermentées, soit à consommer sur place, soit à emporter, est assujettie à un droit
de licence pour chaque établissement de vente, sans réduction pour les succursales.
Est assimilée à la vente toute remise de boissons alcooliques faite à l’occasion de transactions
commerciales, que ce soit à titre d’échange, de troc ou même de cadeau.
Toutefois, la licence n’est pas due par le commerçant qui se borne à vendre exclusivement à
emporter de l’alcool de menthe pharmaceutique et tous autres produits médicamenteux
alcoolisés.
Ne sont pas assujettis à la contribution des licences, les points de vente exonérés de la
contribution des patentes.

Section II - Détermination de la contribution des licences


Art. 301
Le droit de licence est établi suivant la nature des opérations conformément au tableau visé à
l’article ci-après.
Les droits afférents aux deux premières classes sont réduits des trois quarts pour les cercles et
autres associations récréatives lorsqu’ils sont exemptés de la contribution des patentes.
Les droits sont réduits des deux tiers pour les personnes vendant uniquement du vin et de la
bière.
Art. 302
Le tarif de la contribution des licences est déterminé comme suit :
-1ère classe - Etablissement de nuit servant des boissons alcooliques à consommer sur place
(ouvert après 1 heure du matin plus de quatre fois par mois).
-Première zone 320 000 F
-Deuxième zone 220 000 F
-2ème classe - Autres établissements servant des boissons alcooliques à consommer sur place
(y compris wagons-restaurants passibles des droits de la première zone).
-Première zone96 000 F
-Deuxième zone66 000 F
-3ème classe - Fabrication, ventes en gros ou au détail à emporter des boissons alcooliques.
-Première zone50 000 F
-Deuxième zone36 000 F
Art. 303
La licence est indépendante de la patente et l’imposition à l’une ne dispense pas du paiement
de l’autre. Dans le cas où plusieurs des professions comprises au tableau ci-dessus sont
exercées dans le même établissement, le droit le plus élevé est seul exigible.

Section III - Assiette, recouvrement et obligations


Art. 304
Toutes les dispositions concernant l’assiette et le recouvrement des patentes, les déclarations
que sont tenus de faire les contribuables, la production des formules de patentes et demandes
de dégrèvement, les pénalités prévues en matière de patentes sont applicables à la contribution
des licences.
Toutefois, le droit de licence est dû pour l’année entière, quelle que soit l’époque à laquelle
l’assujetti entreprend ou cesse ses opérations.
Le produit de la contribution des licences est affecté à un Fonds de la Culture créé par décret
et logé dans un compte ouvert à la Banque nationale d’Investissement.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 36-3.
Chapitre III
Taxe
d’habitation

Section I - Propriétés imposables


Art. 305
Il est établi une taxe dite taxe d’habitation sur les propriétés passibles de l’impôt sur le revenu
foncier et/ou de l’impôt sur le patrimoine foncier.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 17-3.

Section II - Personnes imposables


Art. 306
La taxe est due par les personnes physiques ou morales occupant les immeubles d’habitations
ou professionnels en qualité de propriétaire ou de locataire.
La taxe est due même en cas de vacance de l’immeuble.

Section III - Liquidation de la taxe


Art. 307
La contribution est fixée forfaitairement à 20 000 francs par an. Elle est payable en deux
fractions égales.

Section IV - Exemption
Art. 308
1°- Sont exemptés de la taxe, les immeubles exemptés de l’impôt sur le revenu foncier et/ou de
l’impôt sur le patrimoine foncier ainsi que toutes les habitations à loyer modéré.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 17-3.

2°-Pour l’application de l’alinéa 1°- ci-dessus, l’habitation à loyer modéré est celle dont
l’abonnement à un concessionnaire de service public de distribution d’électricité relève de la
tranche sociale.
Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 26.

Section V - Recouvrement de la taxe


Art. 309
la taxe est recouvrée sous les mêmes sanctions, procédures et sûretés que l’impôt sur le revenu
foncier et l’impôt sur le patrimoine foncier .
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, [Link], art. 24-1. Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 17-3.
Chapitre IV
Contribution pour la reconstruction nationale

Section I - Base d’imposition et taux


Art. 310
[Obsolète].
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art 8.

Section II - Obligations déclaratives


Art. 311
[Obsolète].
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art 8.

Chapitre V
Contribution pour la sortie de crise

311 bis
[Obsolète].
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art. 33.

Titre deuxième
Dispositions générales relatives aux impôts directs

Chapitre premier
Recouvrement des impôts et prorogation de délai

Section I - Recouvrement
Art. 312
Le rôle de l’impôt général sur le revenu est établi nominativement et le recouvrement en est
poursuivi conformément aux dispositions du Livre de Procédures fiscales.
Art. 313
Les héritiers d’un contribuable décédé dans le cours de l’année sont tenus de payer le montant
des cotisations portées au nom du de cujus.
Art. 314
L’impôt général sur le revenu est exigible en totalité dès la mise en recouvrement du rôle.
Toutefois, les paiements sont effectués en deux fractions égales aux échéances suivantes :
-la première moitié, au plus tard le 15 juillet
-la deuxième moitié au plus tard le 15 octobre.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-23.

Art. 315
La femme séparée de biens et vivant avec son mari est solidairement responsable du paiement
de l’impôt sur le revenu établi au nom de ce dernier. Toutefois, sa responsabilité est limitée à
la proportion correspondant à celle de ses revenus propres par rapport à l’ensemble des
revenus du ménage au cours de l’année dont les revenus ont servi de base à l’imposition, si
l’intéressé a produit une déclaration spéciale indiquant le montant des revenus dont elle a
personnellement disposé pendant ladite année.
Cette déclaration doit être adressée dans les conditions fixées à l’article 255 .

Art. 316
Abrogé.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-24 .

Art. 317
Abrogé.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-24.

Art. 318
Il est établi un avis par imposition de référence.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-25.

Art. 319
Abrogé.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-24.

Art. 320
Abrogé.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 11-24.

Section II - Prorogation de délai


Art. 321
Les délais prévus au Livre premier, première partie, du présent Code pour le dépôt des
déclarations et le paiement de l’impôt, sont prorogés jusqu’au premier jour ouvrable qui suit,
lorsque le dernier jour du délai est un jour non ouvrable.
Loi n°- 96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art. 28 -1°-

.
Chapitre II
La réévaluation des bilans

Loi n°- 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 13.

Loi n°- 98-742 du 23 déc. 1998, an. fiscale, art. 19.

Art. 322
1°- Les personnes physiques ou morales, à l’exclusion de celles qui exercent une activité
libérale ou civile, relevant du régime du bénéfice réel de l’impôt sur les bénéfices industriels et
commerciaux, dont le champ d’application est défini par l’article 34 du Code général des
Impôts, sont autorisées à réévaluer leurs immobilisations corporelles amortissables, non
entièrement amorties, figurant au bilan d’ouverture de leur exercice comptable clos le 30
septembre 1994, ainsi que les immobilisations de même nature acquises ou créées entre le
premier jour d’ouverture de l’exercice et le 12 janvier 1994.
N’ouvrent pas droit à réévaluation :
-les immobilisations non encore détenues à la date du 30 septembre 1994 ;
-les terrains ;
-les véhicules conçus pour le transport des personnes et les véhicules utilitaires d’une charge
utile n’excédant pas 2,5 tonnes à l’exception de ceux, directement et exclusivement, affectés à
l’exercice d’une activité de transporteur public de personnes ou de marchandises ou de loueur
de véhicules.
2°-La réévaluation est obligatoire pour les sociétés admises à la cote officielle de la Bourse
régionale des Valeurs mobilières.
Art. 323
Le coefficient de réévaluation des valeurs nettes comptables est uniformément fixé à 1,4 quelle
que soit la nature de l’immobilisation réévaluée. A l’actif du bilan les valeurs nettes réévaluées
des immobilisations sont présentées sous forme de différences entre d’une part les valeurs
brutes comptables et d’autre part les amortissements cumulés correspondants, ces valeurs et
ces amortissements ayant été réévalués au préalable en appliquant à chaque élément le
coefficient précité.
Art. 324
Les augmentations d’actif constatées à l’occasion de la réévaluation des immobilisations
n’affectent pas les résultats de l’exercice de réévaluation et des exercices suivants. Leur
contrepartie est inscrite directement dans un poste « Réserve spéciale de réévaluations »,
figurant au passif du bilan sur une ligne « Réserve réglementée ».
Art. 325
1°- Les annuités d’amortissement de l’exercice comptable clos le 30 septembre 1994 et des
exercices suivants sont calculées à partir des valeurs comptables réévaluées.
2°-La réévaluation des immobilisations amortissables ne modifie pas les plans d’amortissement
en vigueur au 30 septembre 1993.
Art. 326
Les plus-values ou moins-values de cession des immobilisations réévaluées sont déterminées à
partir des valeurs réévaluées.
Art. 327
[Obsolète].
Art. 328
La réserve de réévaluation est passible d’une taxe spéciale dite de « réévaluation » dont le taux
est fixé à 10 %. L’exigibilité de cette taxe est indépendante de la situation de l’entreprise au
regard de l’impôt sur les bénéfices.
Cette taxe doit être acquittée spontanément auprès de la recette des impôts dont dépend
l’entreprise au plus tard le 20 décembre 1994. Le paiement doit être accompagné d’une
déclaration réglementaire faisant apparaître pour chaque poste d’immobilisations réévaluées
la valeur brute d’origine, les amortissements cumulés, la valeur nette comptable avant
réévaluation, l’écart de réévaluation, la dotation supplémentaire d’amortissement de l’exercice
consécutive à la réévaluation.
Le défaut de production de cette déclaration ou du paiement de la taxe spéciale dans le délai
précité entraîne déchéance du droit de procéder à la réévaluation des actifs de l’entreprise.
Art. 329
1°- La réserve spéciale de réévaluation ne peut être affectée à la compensation de pertes et ne
peut faire l’objet d’une distribution.
2°-En cas d’incorporation de la réserve spéciale de réévaluation au capital social, dans les
deux années suivant celle de la clôture de l’exercice comptable de réévaluation, le droit prévu
à l’article 758 du Code général des Impôts est ramené de 6 % à 2 %.
Art. 330
Les personnes physiques ou morales relevant du régime réel de l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux sont autorisées à réévaluer leurs immobilisations amortissables et
non amortissables à l’exception des éléments incorporels et des titres de participation.
Art. 331
La réévaluation est effectuée en conformité avec les articles 62 à 65 du règlement relatif au
Droit comptable dans les Etats de l’UEMOA et selon les conditions fixées aux articles ci-après.
L’opération de réévaluation porte sur la totalité des immobilisations faisant partie de l’actif
immobilisé à l’exception des biens exclus.
Art. 332
Les immobilisations sont réévaluées en fonction de la valeur actuelle qui s’apprécie en fonction
du marché et de l’utilité de l’élément pour l’entreprise. Pour les biens nécessaires à
l’exploitation, la valeur actuelle d’un bien est le prix qu’accepterait d’en donner, dans le lieu
et l’état où se trouve ce bien, un acquéreur de l’entreprise (et non du bien isolé), compte tenu
de l’utilité que sa possession présenterait pour la réalisation des objectifs de l’entreprise.
Art. 333
L’écart de réévaluation est inscrit au compte « écart de réévaluation » en franchise d’impôt.
L’écart de réévaluation n’est pas distribuable. Il peut être incorporé au capital moyennant le
paiement du droit proportionnel prévu à l’article 758 du présent Code.

Art. 334
Pour la détermination du résultat fiscal, l’entreprise réintègre dans son résultat le montant de
l’écart de réévaluation afférent à un élément amortissable selon la durée de l’amortissement de
ce bien.
Art. 335
La plus-value ou la moins-value de cession des immobilisations est du point de vue fiscal
calculée à partir de la valeur non réévaluée.
En cas de cession d’éléments non amortissables réévalués, la totalité de la plus-value de
réévaluation afférente aux éléments cédés qui n’a pas été incorporée au capital est virée au
compte de résultat de l’exercice en cours à la date d’aliénation.
Art. 336
La provision constituée en vue de faire face à la dépréciation d’une immobilisation réévaluée
n’est pas, à concurrence de l’augmentation de valeur de cette immobilisation, déductible de
l’assiette de l’impôt.
Art. 337
Les valeurs des immobilisations réévaluées sont prises en compte pour l’assiette des impôts
fonciers et de la contribution des patentes.
Art. 338
Les entreprises qui procèdent à une réévaluation doivent fournir un état joint à leur déclaration
des résultats faisant apparaître pour chaque poste d’immobilisations réévaluées la valeur brute
d’origine, les amortissements cumulés, la valeur nette comptable avant réévaluation, l’écart de
réévaluation.
Chaque année et tant que les immobilisations réévaluées figurent au bilan, l’entreprise fournit
un état mis à jour de ces immobilisations en faisant apparaître :
-pour les immobilisations amortissables, le montant des amortissements réintégrés dans le
résultat fiscal;
-pour les immobilisations réévaluées cédées au cours de l’exercice, l’écart entre la plus-value
ou moins-value comptable et la plus-value ou moins-value fiscale;
-la liste des provisions afférentes aux immobilisations réévaluées en faisant apparaître la valeur
d’origine du bien réévalué, l’écart de réévaluation afférent à ce bien, le montant de la dotation,
le montant de la fraction de la provision réintégrée dans le résultat fiscal.
Loi n°- 98-742 du 23 déc. 1998, an. fiscale, art. 19.
Livre deuxième :
Taxes indirectes et assimilées
Première partie :
Taxes sur le chiffre d’affaires
Titre premier
Taxe sur la valeur ajoutée

Chapitre premier
Régime général

Section I - Opérations imposables


Art. 339
Sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée, les livraisons de biens et les prestations de
services, effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel, à l’exclusion des
activités salariées et agricoles.
Art. 340
La livraison d’un bien au sens du présent titre s’entend du transfert du pouvoir de disposer d’un
bien meuble corporel comme un propriétaire.
Art. 341
Sont considérées comme une livraison de biens :
-la remise matérielle d’un bien meuble corporel en vertu d’un contrat qui prévoit la location de
ce bien pendant une certaine période ou sa vente à tempérament et qui est assorti d’une clause
selon laquelle la propriété de ce bien est acquise au détenteur au plus tard lors du paiement de
la dernière échéance ;
-la remise matérielle d’un meuble corporel en vertu d’un contrat de vente qui comporte une
clause de réserve de propriété ;
-la livraison d’un bien effectuée en vertu d’un contrat de commission.
Art. 342
L’assujetti, agissant en son nom propre mais pour le compte d’autrui, qui s’entremet dans une
livraison de bien ou de prestation de services, est réputé avoir personnellement acquis et livré
le bien, ou reçu et fourni les services considérés.
Art. 343
Les opérations autres que celles qui sont définies aux articles 341 et 342 ci-dessus sont
considérées comme des prestations de services.
Art. 344
Sont également soumis à la taxe sur la valeur ajoutée :
- les importations ;
- les opérations réalisées par les lotisseurs, marchands de biens et assimilés ;
- les transports spécialisés tels que convoyages de fonds, remorquages de véhicules accidentés
ou en panne, transports rapides de documents et colis ;
- les livraisons de matériaux extraits en Côte d’Ivoire, transport inclus.
- les opérations de transfert d’argent.
Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 5-1
Art. 345
Sont assimilées à des livraisons de biens ou à des prestations de services à titre onéreux, les
opérations suivantes :
1-Les livraisons faites à lui-même, par un assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée, de produits
extraits ou fabriqués par lui et qu’il utilise soit pour ses besoins ou ceux de ses diverses
exploitations, soit dans une opération de prestation de services ou de vente à consommer sur
place.
2-Les livraisons qu’un débitant se fait à lui-même, en vue de la vente de boissons qu’il a
fabriquées.
3-Abrogé.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 10.

Section II - Assujettis
I - Assujettis de droit
Art. 346
Sont assujetties au régime de la taxe sur la valeur ajoutée, les personnes physiques ou morales
réalisant des opérations imposables. Ce sont notamment :
1- Les importateurs.
2- Les producteurs.
Par producteur, il faut entendre :
a) Les personnes physiques ou morales qui, à titre principal ou à titre accessoire, fabriquent
les produits ou leur font subir des façons comportant ou non l’emploi d’autres matières, soit
pour la fabrication des produits, soit pour leur présentation commerciale.
b) Les personnes physiques ou morales qui se substituent en fait au fabricant pour effectuer,
soit dans ses usines soit même en dehors de ses usines, toutes opérations se rapportant à la
fabrication ou à la présentation commerciale définitive des produits (mise en paquetage ou
récipients, expédition, dépôt), que ceux-ci soient ou non vendus sous la marque ou au nom de
ceux qui font ces opérations.
c) Les personnes physiques ou morales qui font effectuer par des tiers les opérations visées aux
alinéas a) et b) précédents.
Ne sont cependant pas considérés comme producteurs, sauf option contraire, les commerçants
qui, sans effectuer de fabrications assurent seulement la mise en bouteille du vin ou de l’huile
comestible ainsi que des gaz de pétrole commercialement dénommés butane ou propane, qu’ils
achètent.
3- Les entrepreneurs de travaux immobiliers, y compris les entrepreneurs de pose et les
imprimeurs ainsi que les prestataires de services, à l’exclusion des personnes exerçant des
activités bancaires ou financières visées à l’article 395 .
4- Les commerçants qui revendent en gros ou au détail des produits importés ou achetés à des
producteurs ou à d’autres commerçants établis en Côte d’Ivoire, à l’exception des revendeurs
de produits pétroliers.
Pour ces produits particuliers, seules sont assujetties, les entreprises de distribution qui sont
chargées de collecter la taxe sur la valeur ajoutée en lieu et place de leurs revendeurs ; la taxe
est exigible sur toute la marge de distribution au taux d’usage.
Loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.4; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 5.

5- Les professions libérales ou assimilées.


6- Les personnes réalisant des opérations annexes liées aux opérations imposables y compris
les activités extractives, agricoles et celles des professions libérales et assimilées.
7- L’Etat, les collectivités territoriales et les organismes de droit public pour les activités
exercées notamment dans les domaines industriel et commercial, quel que soit le statut de
l’établissement gestionnaire, lorsque ces opérations sont réalisées suivant des moyens et
méthodes comparables à ceux qui seraient utilisés par le secteur privé.
Art. 347 2020...
Les personnes physiques ou morales ne sont autorisées à facturer la taxe sur la valeur ajoutée
que lorsque leur chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises est supérieur à 200 000
001 francs, quelle que soit la nature de l’activité exercée.
Loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art 1°; Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an.
fiscale, art. 8; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 33-24.

II - Assujettis par option


Art. 348 2020...
Peuvent opter pour leur assujettissement au régime de la taxe sur la valeur ajoutée :
-les producteurs de noix de coco, de plantes et fleurs, de bananes et d’ananas, lorsque leur
chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises excède 100 000 000 de francs;
Loi n°- 2005-161du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 3-1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale,
art. 33-25.

-les propriétaires d’immeubles nus à usage commercial ou industriel;


-les entreprises de transport public de personnes ou de marchandises, lorsqu’elles relèvent d’un
régime réel d’imposition.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 2.

Art. 349
L’option prévue à l’article précédent est irrévocable. Elle prend effet à compter du premier jour
du mois suivant celui au cours duquel elle est exercée.

Section III - Règles de territorialité


I - Livraisons de biens
Art. 350
Le lieu d’une livraison de bien est réputé situé en Côte d’Ivoire dès lors que le bien s’y trouve
au moment de la livraison, ou, en cas de transport du bien, au moment du départ de l’expédition
ou du transport à destination de l’acquéreur.
Si le bien fait l’objet d’une installation ou d’un montage par le fournisseur ou pour son compte,
le lieu de la livraison est réputé se situer à l’endroit où est fait l’installation ou le montage.
Lorsque le lieu de départ de l’expédition ou du transport du bien se trouve dans un Etat autre
que la Côte d’Ivoire, pays d’importation du bien, le lieu de la livraison effectuée par
l’importateur est réputé se situer en Côte d’Ivoire.
II - Prestations de services
Art. 351
Les prestations de services sont imposables en Côte d’Ivoire lorsqu’elles y sont exécutées.
Cependant, lorsque la prestation, bien qu’exécutée dans un autre pays, est utilisée en Côte
d’Ivoire, l’imposition est faite en Côte d’Ivoire.
Les prestations de services exécutées en Côte d’Ivoire mais utilisées dans un autre pays ne sont
pas imposables en Côte d’Ivoire.
Ord. n°- 2007-488 du 31 mai 2007 art. 1er.

Art. 352
En application des dispositions de l’article 351 précédent, le lieu d’imposition des prestations
de services est réputé se situer :
1-Pour les prestations de services se rattachant à un bien immeuble, à l’endroit où le bien est
situé.
2-Pour les prestations de transport, au lieu de destination.
3-Pour les prestations de nature artistique, culturelle, scientifique ou sportive, au lieu où elles
se sont matériellement déroulées.
4-Pour les prestations portant sur le transport et celles accessoires aux transports, au lieu de
destination.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale art. 3.

5-Pour les prestations de services ayant pour objet la location de biens meubles corporels, à
l’endroit où s’effectue cette utilisation.
Art. 353
Abrogé.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 9.

Section IV - Exonérations
I - Principes généraux
Art. 354
L’étendue et les limites d’application de l’exonération prévue à l’article 355 du présent Code
sont les suivantes :
1-Les personnes qui effectuent des opérations exonérées de la taxe sur la valeur ajoutée ne sont
pas assujetties à cette taxe à raison desdites opérations qu’elles réalisent. A ce titre, elles ne
facturent pas la taxe à leurs clients.
2-L’exonération s’exerce en aval, c’est-à-dire au stade des opérations effectuées avec la
clientèle. Elle ne concerne pas la taxe sur la valeur ajoutée que ces entreprises acquittent en
amont, sur achats et sur frais de tous ordres, auprès des fournisseurs et de toutes les autres
personnes avec lesquelles elles sont en relations d’affaires. Cette taxe, qui ouvre normalement
droit à déduction n’est pas récupérable faute d’imputation possible. Elle ne fait par ailleurs,
l’objet d’aucun remboursement de la part de l’Etat.
3-S’il s’agit d’un produit exonéré sur le marché intérieur, son exportation ne confère pas à
l’entreprise le bénéfice du remboursement par l’Etat de la taxe acquittée en amont. Il n’est pas
fait ici application de la dérogation prévue par l’article 382 du présent Code.
4-Pour les redevables qui traitent à la fois des marchés taxables et des marchés exonérés, il est
fait application des dispositions de l’article 378 du présent Code aux termes desquelles les
déductions sont alors réduites au prorata de la valeur des produits passibles de la taxe sur la
valeur ajoutée.
5-Les biens et services n’ouvrant pas droit à déduction en application des dispositions prévues
par les articles 339 et suivants du Code général des Impôts sont exclus du bénéfice de
l’exonération.
II - Opérations exonérées
Art. 355 2018... 2019... 2020...
Sont exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée :
1- Les ventes de timbres ou de papiers timbrés.
2- Abrogé;
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-5.

3- Les opérations effectuées par les sociétés ou compagnies d’assurances et tous autres
assureurs, quelle que soit la nature des risques assurés, et qui sont soumises à la taxe prévue
au titre troisième de la deuxième partie du présent Livre ainsi que les commissions des
intermédiaires d’assurances.
4- Les opérations ayant pour objet la transmission de propriété ou d’usufruit de biens
immeubles, de fonds de commerce ou de clientèle etc, visées aux articles 550 et 556 du présent
Code, à l’exclusion des opérations de même nature visées à l’article 553 du même Code.
5- Les recettes provenant de la composition, de l’impression ou de la vente des journaux et
périodiques, à l’exception des recettes afférentes à la publicité.
6- Les ventes de livres, ainsi que les travaux de composition, d’impression et toutes opérations
de façon nécessaires à la fabrication des livres.
7- Abrogé;
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-5.

8- Les transports routiers, ferroviaires, fluviaux, maritimes, aériens et lagunaires de voyageurs


et de marchandises à l’exception des transports visés à l’article 344.
9- Les ventes ou fournitures de produits alimentaires naturels destinés à la consommation en
Côte d’Ivoire y compris le poisson simplement congelé à l’exception du riz de luxe et de la
viande importée en dehors de la zone CEDEAO.
Les caractéristiques du riz de luxe sont déterminées par arrêté interministériel du Ministre du
Commerce, du Ministre en charge du Budget et du Ministre en charge du riz.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 6-1.

10- Les opérations de vente, commission, courtage et façon portant sur le pain, les farines de
céréales quelconques et les céréales destinées à la fabrication de ces farines.
11- Les opérations de vente, commission et courtage réalisées en vue de l’écoulement du produit
de leur pêche, par les pêcheurs et armateurs à la pêche ainsi que les sociétés ou associations
groupant exclusivement des pêcheurs et armateurs à la pèche.
12- Les ventes effectuées par les aviculteurs, les horticulteurs, et les pisciculteurs des produits
de leur exploitation à l’exception des entreprises d’élevage industriel de crustacés.
13- Abrogé.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 1.

14- Les opérations de congélation portant sur le poisson.


Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 1; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 2.

15-
1) Les honoraires des membres du corps médical ainsi que les soins présentant un caractère
médical.
Sont considérées comme membres du corps médical, les personnes physiques exerçant une ou
plusieurs des professions médicales ou paramédicales reconnues comme telles par le Ministère
en charge de la Santé.
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 7.

Par soins présentant un caractère médical, il faut entendre ceux qui sont susceptibles de faire
l’objet de prescriptions par les personnes visées à l’alinéa précédent.
Les soins d’esthétique et de beauté ainsi que les spécialités non reconnues par le Ministère de
la Santé sont en tout état de cause exclus du bénéfice de l’exonération.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 1er.

2) Les appareils de correction auditive (appareils électro-acoustiques, prothèses ossiculaires,


implants) constituant le prolongement direct de soins dispensés par un membre du corps
médical et fournis par son intermédiaire.
3) Les prestations d’hospitalisation et de restauration ainsi que le transport des blessés et
malades effectués par les structures hospitalières agréées par le Ministère en charge de la
Santé.
Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art.1er.

16- L’activité d’enseignement à l’exclusion des opérations accessoires teIles que les ventes de
biens, fournitures de logement et nourriture dans les internats.
17- Les opérations portant sur les fibres de jute et de sisal.
18- Les bois en grumes.
19- Le latex naturel.
20- Les opérations portant sur les viandes fraîches et congelées.
21- Les livraisons de médicaments et produits pharmaceutiques ainsi que les matériels et
produits spécialisés pour les activités médicales visés par l’annexe de la Directive n°
06/2002/CM/UEMOA du 19 septembre 2002 portant détermination de la liste commune des
médicaments, produits pharmaceutiques, matériels et produits spécialisés pour les activités
médicales.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 12.

Il en est de même des équipements, matériels et outillages avec leurs pièces détachées, et des
intrants nécessaires à la fabrication de médicaments ainsi que des emballages servant au
conditionnement des médicaments fabriqués.
Le bénéfice de la mesure prévue au paragraphe précédent n’exclut pas l’application des
dispositions plus favorables du Code des Investissements.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 4-1er

Les exonérations concernant les biens visés au 1/, sont étendues aux droits de douane.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 4-2

22- Les bacs de fermentation et les bâches de séchage, fabriqués en polyéthylène, destinés au
traitement du cacao, exclusivement vendus à des agriculteurs.
23- les ventes faites ou services rendus :
- aux entreprises titulaires de permis de recherche de substances minérales classées en régime
minier en phase d’exploration, dans le cadre strict de leurs opérations de prospection et de
recherche ;
- aux entreprises minières titulaires de permis d’exploitation, jusqu’à la date de la première
production commerciale ;
- aux entreprises minières titulaires de permis d’exploitation et bénéficiant d’une convention
leur accordant l’exonération de TVA par voie d’attestation ;
- aux entreprises titulaires d’un contrat de partage de production pétrolière en phase
d’exploration ou d’exploitation ;
- aux entreprises titulaires d’un contrat de prestations de services classées en régime
pétrolier ou minier .
Loi n° 2018-984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 7

Les ventes et services exonérés sont ceux directement liés à la recherche, à l’exploration, au
développement, à la production, au transport ou au stockage.
Les fournisseurs de biens ou services doivent produire en même temps que leur déclaration de
TVA, un imprimé réglementaire comportant la liste nominative des clients ayant bénéficié de
l’exonération et indiquant la nature des biens et services ainsi que les montants facturés.
Les entreprises visées au premier paragraphe bénéficiaires de biens et services exonérés
doivent produire au plus tard le 10 du mois suivant chaque trimestre, sur un imprimé
réglementaire faisant apparaître la liste nominative de leurs fournisseurs, ainsi que la nature
et les montants des biens et des services acquis en exonération de la taxe.
En cas de non-facturation de la taxe sur la valeur ajoutée sur les biens et services qui doivent
normalement supporter ladite taxe, la société bénéficiaire de l’exonération est solidairement
responsable du reversement de la taxe non facturée, sans préjudice des sanctions prévues par
le Livre de Procédures fiscales. »
La mise en œuvre de l’exonération est subordonnée à la production préalable au fournisseur,
d’une attestation d’exonération, délivrée par les services compétents de la Direction générale
des Impôts. Cette attestation dont la validité ne peut excéder la durée du contrat ou de la
convention, est annuellement renouvelable.
Pour chaque opération d’achat de biens et de services, une copie de l’attestation d’exonération,
authentifiée par l’apposition d’un sticker sécurisé doit être délivrée au fournisseur par le
bénéficiaire de l’exonération.
Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 7-1; Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017,
an. fiscale art. 7.

24- Sur autorisation expresse du Ministre de l’Economie et des Finances, les dons destinés aux
œuvres de solidarité nationales ou internationales ou à l’Etat.
25- Abrogé.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-5.

26- Les produits pétroliers dénommés Heavy Vacuum Oil (HVO), le fuel-oil 380 et le gaz naturel
destinés aux centrales thermiques.
27- Les aliments pour bétail et animaux de basse-cour.
Ordonnance n° 2000-759 du 11 octobre 2000, art. 2.

28- Les intrants concourant à la fabrication des aliments pour bétail et animaux de basse-cour
et les emballages servant à leur conditionnement.
Loi n° 2003-206 du7 juillet 2003, an. fiscale, art. 5.

29- Les engrais.


Ordonnance n° 2000-758 du11 octobre 2000, art. 2.

30- Les intrants concourant à la fabrication des engrais et les emballages servant à leur
conditionnement.
Ordonnance n° 2000-758 du11 octobre 2000, art. 2.

31- Les insecticides, fongicides, antirongeurs, herbicides inhibiteurs de germination, les


régulateurs de croissance pour plantes.
Ordonnance n° 2000-758 du11 octobre 2000, art. 2.

32- Les intrants concourant à la fabrication en Côte d’Ivoire et les emballages servant au
conditionnement des insecticides.
Ordonnance n° 2000-758 du11 octobre 2000, art. 2.

33- Les semences et les graines


Loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 6-3°; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 1; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 2-1.

34- La tranche sociale de consommation des livraisons d’eau et d’électricité facturées aux
ménages.
Loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 6-3°. Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale,
art. 3-4.

35- Le gaz butane;


Loi n° 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 6-3°.

36- Les ventes par leur auteur, d’œuvres d’art originales.


Loi n° 2003-206 du7 juillet 2003, an. fiscale, art. 1er 1.

37- Abrogé
Loi n° 2003-206 du7 juillet 2003, an. fiscale, art. 39-4; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 1.

38- 1° [Obsolète].
Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art. 28-5; Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an.
fiscale, art. 27-8; Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 7.

2) [Obsolète].
Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 7.

L’exonération est accordée sur autorisation du Directeur général des Impôts.


Loi n°2004 -271 du 15 avril 2004,.an. fiscale, art. 2. Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale,
art. 6-2.

39- Les matériels agricoles et leurs pièces détachées dont la liste est fixée par arrêté conjoint
du Ministre du Budget et du Ministre de l’Agriculture, quel que soit leur mode d’acquisition,
dès lors que le bénéficiaire de ces matériels est un professionnel agréé par le Ministère de
l’Agriculture.
Cf DTF

L’exonération concerne également les matériels et équipements des autres secteurs d’activité
acquis par crédit-bail, lorsque la mise en œuvre de cette exonération se fait par voie
d’attestation.
L’exonération peut être transférée à l’établissement de crédit-bail pour l’acquisition du bien,
et mention en est faite sur l’attestation délivrée au crédit-preneur.
Loi n°2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art.3; Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art.
11;loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.3.

40- Abrogé.
Loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 39-1;loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an.
fiscale, art. 1er .

41- Les biens suivants acquis par la Société des Transports abidjanais (SOTRA) et ses filiales
détenues à 100%, jusqu’au 31 décembre 2015 :
Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 36.

- les biens destinés aux infrastructures de base d’exploitation;


- les biens destinés aux ateliers concourant au montage et à la maintenance des véhicules et
autres matériels roulants d’exploitation;
- les systèmes et matériels de radio téléinformatiques et électroniques concourant à la gestion
du réseau d’exploitation;
Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 36.

- les véhicules d’exploitation, leurs pièces de rechange et pneumatiques.


NOTE
Loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 5-1; Ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an.
fiscale, art. 2-1 .

42- Les travaux de construction de logements par les entreprises constituées pour exécuter un
programme de construction de logements à caractère économique et social, les matériaux et
fournitures y intégrés, les travaux d’assainissement de voirie et réseau divers, ainsi que les
honoraires facturés par les notaires à l’occasion des actes de ventes desdits logements.
Loi n° 86-88 du 31 janv. 1986, art. 15, an. fiscale; loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art.
4-1°. Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 4-1.

L’octroi de l’avantage susvisé aux entreprises constituées pour exécuter un tel programme est
subordonné à l’agrément préalable du programme prononcé par arrêté du Ministre des
Finances, après avis d’une commission dont la composition et les attributions sont fixées par
décret en Conseil des Ministres.
Loi n°71-683 du 28 décembre 1971, an. fiscale, article 17; loi n°86-88 du 31 janvier 1986, article 15
an. fiscale; loi n°2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, article 4-1°.

43-
-1) Les matériaux de construction, études topographiques, études et travaux de voiries et
réseaux divers (VRD), études d’urbanisme, d’architecture et études et travaux relatifs aux
équipements socio-collectifs (écoles, centres de santé, etc.) mis à la charge du promoteur par
la réglementation en vigueur, acquis ou réalisés dans le cadre de la construction de logements
par les entreprises agréées au régime fiscal en faveur des grands investissements dans l’habitat.
2) Les équipements, les matériels et les pièces de rechange nécessaires à la construction et à la
production des unités industrielles de fabrication des matériaux et autres intrants servant à la
réalisation des logements.
3) Les honoraires facturés par les notaires sur les ventes de logements construits sur la base de
programmes agréés.
Les exonérations visées ci-dessus s’étendent sur la durée du projet y compris la période de
réalisation des investissements.
Le bénéfice de cet avantage est subordonné aux conditions visées à l’article 7 du présent Code.
Loi n° 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale,art. 1er ; Loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012, an.
fiscale, art. 34-3.

44- Les achats locaux directs de biens spécifiques aux opérations de recherche et d’exploitation
pétrolières en eaux profondes des compagnies pétrolières sous réserve de l’agrément du
Ministre en charge des Finances, pris sur avis de la Commission d’exonération d’impôts
indirects et assimilés.
La commission est composée comme suit :
- le représentant du Ministre en charge des Finances, président ;
- le représentant du Ministre en charge des Mines et de l’Energie ;
- le Directeur général des Impôts ou son représentant ;
- le Directeur général des Douanes ou son représentant.
Les modalités de fonctionnement de la présente commission seront déterminées par arrêté du
Ministre en charge des Finances.
Loi n° 96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art. 24.

45- Abrogé.
Loi n° 98-742 du 23 déc. 1998, an. fiscale, art. 12; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-
5.

46 - [Obsolète].
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 3-1; Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an.
fiscale, art. 27-9/.

47- Abrogé.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 44-2; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an.
fiscale, art. 1er .

48-Abrogé.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 4; ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009,
an. fiscale, art.6 ; loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 3-1; loi n° 2020-972 du 23
déc. 2020, an. fiscale, art. 2-5.

49- Les acquisitions de matériels, de biens d’équipement et les pièces de rechange, tant à
l’importation qu’en régime intérieur ainsi que les travaux de construction, d’aménagement, la
réparation et l’entretien de l’outil de production, effectués au profit de la Société Ivoirienne de
Raffinage et de la Société Multinationale de Bitumes, directement liés aux opérations de
raffinage et de fabrication à titre principal ou accessoire des produits du pétrole ou des produits
assimilés, jusqu’en 2020.
La Société Ivoirienne de Raffinage et la Société Multinationale de Bitumes doivent chaque
trimestre, communiquer à l’Administration, les états nominatifs des fournisseurs de ces biens et
services. Ces états doivent comporter obligatoirement les indications suivantes :
- nom et prénoms ou raison sociale ;
- numéro de compte contribuable ;
- régime d’imposition ;
- profession ou activité ;
- adresse géographique, postale et téléphonique ;
- nature des biens et services fournis ;
- montant de la facture ;
- date de la facture ou du paiement;
- Centre des Impôts de rattachement.
Les omissions ou insuffisances constatées, ainsi que le refus ou le défaut de production des états
nominatifs prévus, sont sanctionnés par une amende de 200.000 francs.
L’amende est perçue autant de fois qu’il y a d’états non produits.
Le refus ou le défaut de production des états nominatifs, entraîne une solidarité de paiement de
la taxe non perçue entre l’entreprise bénéficiaire et son fournisseur.
Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 5-1; Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009,
an. fiscale, art.7-1.

50-Les dons faits par les organismes de bienfaisance:


- aux associations religieuses reconnues par le Ministère en charge des Cultes;
- aux personnes handicapées, par les entreprises qui engagent des dépenses pour la fourniture
d’installations de rééducation, de matériels orthopédiques et autres matériels spécifiques;
- aux malades démunis présentés par les services sanitaires ou sociaux ou par les centres de
santé publics;
- aux élèves et étudiants régulièrement inscrits dans un établissement agréé ou reconnu par le
Ministère de l’éducation nationale ou le Ministère de l’enseignement supérieur et/ou technique,
sous forme de bourses d’études annuelles;
- aux associations de jeunes et de femmes pour les aider à initier ou à développer une activité
lucrative;
- aux associations qui œuvrent à la réadaptation des toxicomanes et des alcooliques;
- aux organismes privés sans but lucratif qui œuvrent à titre bénévole à la conservation de
l’environnement;
- aux mutuelles pour leurs opérations de financement, de construction, de réhabilitation ou
d’équipement d’écoles, de centres de santé ou de centres polyvalents au profit d’une collectivité.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.1-3

51- [Obsolète].
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.2-1; Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an.
fiscale, art. 2 -11.

52-Les biens acquis par les entreprises agro-industrielles intervenant dans les secteurs du
coton, de l’anacarde et du karité créées, réimplantées ou rouvertes en zones Centre, Nord et
Ouest avant le 31 décembre 2012. Il s’agit:
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 2 -11.

- des équipements et du matériel nécessaires à la réalisation des investissements;


- du premier lot de pièces de rechange.
Cette exonération est mise en œuvre par voie d’attestation.
Pour les entreprises de production effectuant des opérations d’achat de produits, l’exonération
n’est acquise que si la valeur des achats n’excède pas 15% de la valeur de la production totale.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.2-10.

53- [Obsolète].
L’exonération, mise en œuvre par voie d’attestation, est subordonnée à l’agrément préalable
conjoint du Ministère technique concerné par l’infrastructure et du Ministère de l’Economie et
des Finances.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.2-10

54- Abrogé.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.4; Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an.
fiscale, art. 10; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 1er .
55-Les matériels et équipements de recherche acquis par le Centre national de Recherche
agronomique, dont la liste est fixée par arrêté conjoint du Ministre en charge de la Recherche
scientifique et du Ministre de l’Economie et des Finances.
Cette exonération est mise en œuvre par voie d’attestation.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.8

56-Les cotisations des adhérents des centres de gestion agréés.


Le bénéfice de cet avantage est subordonné, pour les entreprises immatriculées au fichier de la
Direction générale des Impôts, à l’adhésion à un centre de gestion agréé au plus tard le 31
janvier de l’année en cours.
Pour les nouvelles immatriculations, le bénéfice de cet avantage est subordonné à l’adhésion à
un centre de gestion agréé dans un délai de trente (30) jours à compter de la date de réception
de la déclaration fiscale d’existence.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art. 26-2; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016,
an. fiscale, art. 26-4.

57-Abrogé.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art. 27-7; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017,
an. fiscale art. 1.

58- [Obsolète].
Ces investissements doivent avoir été effectués avant le 31 décembre 2011.
La liste des matériaux et prestations exonérés sera déterminée par arrêté du Ministre de la
Construction, de l’Urbanisme et de l’Habitat.
Cette exonération est mise en œuvre par voie d’attestation.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art. 30.

59- [Obsolète].
Cette exonération est mise en œuvre par voie d’attestation.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.2-10; Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an.
fiscale, art. 2 -11.

60-Les frais généraux exposés par la Société Ivoirienne de Raffinage et par la Société
Multinationale de Bitumes, directement liés aux opérations de raffinage et de fabrication à titre
principal ou accessoire des produits du pétrole ou des produits assimilés, jusqu’en 2020.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.7-2.

61-Abrogé.
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.6 ; loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012,
an. fiscale, art. 3-1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 2-5.

62 - Les jeux de machines à sous.

Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 14-1.

63 - Les opérations de ventes, de commission et courtage portant sur les billets de loterie
nationale et de tous les autres jeux de hasard organisés par la LONACI, ainsi que tout profit
tiré de ces opérations.

Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 14-1

64 - Les matériels importés par l’Etat, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la
cybercriminalité, dont la liste est établie par arrêté conjoint du Ministre de la Défense ou celui
en charge de la Sécurité intérieure et du Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat.
NOTE
Les exonérations prévues à l’article 355-64 du Code général des Impôts sont étendues aux
droits de douane.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 6.

65 - Les commissions perçues par les grossistes et les pharmacies dans le cadre de la
distribution des médicaments de la Nouvelle Pharmacie de la Santé publique aux bénéficiaires
de la Couverture Maladie universelle (CMU).
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 7-2.

III - Exportations et opérations assimilées


Art. 356
Sont exemptés de la taxe sur la valeur ajoutée, les exportations de biens et les services assimilés
à des exportations.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 5-1

Art. 357
Sont assimilés à des expor-tations :
1-Les opérations de construction, de transformation, de réparation, d’entretien, d’affrètement
et de location portant sur les bâtiments de mer ivoiriens et étrangers de la marine marchande,
les bateaux affectés à la pêche professionnelle maritime, les bateaux de sauvetage et
d’assistance, ainsi que la fourniture de tous articles et produits destinés à être incorporés dans
ces mêmes bâtiments et bateaux ou utilisés pour leur exploitation.
2-Les opérations consistant dans la vente d’engins et filets de pêche ainsi que la fourniture de
tous les articles et produits destinés aux bateaux pratiquant la pêche professionnelle maritime.
3-Les prestations de services suivantes :
a) Les opérations effectuées par les commissionnaires agréés en douane et inhérentes à
l’exportation, au transit ou transbordement de marchandises ainsi que les commissions de
transit portant sur des marchandises en transit ou transbordement.
b) La manutention terre portant sur les marchandises exportées ou en transit, ainsi que :
-le déchargement du véhicule apportant la marchandise au port d’embarquement;
-le transport des marchandises pour leur transfert depuis les magasins ou les aires de
stationnement jusqu’au quai d’embarquement.
c)Abrogé.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 16.

d)Abrogé.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 5-2; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art.
16.

e) Abrogé.
Loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale, art. 16.

4-Les prestations de services effectuées pour les besoins directs des navires de commerce
maritime, des bateaux utilisés pour l’exercice d’une activité industrielle en haute mer, des
bateaux de sauvetage et d’assistance en mer.
La liste de ces prestations est fixée comme suit :
a) Pilotage.
b) Amarrage.
c)Remorquage.
d)Location de portiques.
e) Séjour des bateaux.
f) Utilisation des installations portuaires.
g) Assistance et sauvetage de navires et de bateaux.
h) Entretien du navire et du matériel de bord.
i)Gardiennage et services de prévention et de lutte contre l’incendie.
j) Usage des installations aménagées pour la réception des passagers et des marchandises.
k) Usage des installations destinées à l’avitaillement des navires.
l)Visites de sécurité, examen des carènes, expertises techniques.
m)Expertises ayant trait à l’évaluation des dommages subis par des navires.
Toutes les autres prestations non visées par le présent paragraphe restent soumises à la taxe
sur la valeur ajoutée, conformément aux dispositions des articles 339 et suivants du présent
Code.
5-Les prestations de services effectuées pour les besoins directs de la cargaison des bateaux
désignés au paragraphe 1 du présent article et dont la liste est fixée comme suit :
a) Les opérations de manutention bord, ces opérations comprenant :
-les opérations de chargement et de déchargement des bateaux;
-les opérations de manutention à bord accessoires au chargement, déchargement,
transbordement, y compris les manipulations à bord du bateau.
b) La location de matériel pour le chargement ou le déchargement des bateaux.
c)Le gardiennage de la marchandise à bord des bateaux.
6-Les opérations de construction, de transformation, de réparation, d’entretien, d’affrètement
et de location portant sur des aéronefs utilisés par des compagnies de navigation aérienne dont
les services à destination ou en provenance de l’étranger représentent au moins 80 % de leur
chiffre d’affaires, ainsi que la fourniture de tous articles et produits destinés à être incorporés
dans ces aéronefs.
7-Les prestations de services effectuées pour les besoins directs des aéronefs désignés à l’alinéa
6 du présent article, et de leur cargaison, dont la liste est fixée comme suit :
a) Atterrissage.
b) Usage des dispositifs d’éclairage.
c)Stationnement, amarrage et abri des aéronefs.
d)Usage des installations aménagées pour la réception des passagers et des marchandises.
e) Usage des installations destinées à l’avitaillement des aéronefs.
f) Opérations techniques afférentes à l’arrivée, au stationnement et au départ des aéronefs.
g) Opérations de nettoyage, d’entretien et de réparation des aéronefs et des matériels et
équipements de bord.
h) Gardiennage et services de prévention et de lutte contre l’incendie.
i)Visites de sécurité, expertises techniques.
j) Relevage et sauvetage des aéronefs.
k) Opérations des consignataires d’aéronefs et agents aériens.
l)Expertises ayant trait à l’évaluation des dommages subis par des aéronefs.
8-Les prestations effectuées pour les besoins directs de la cargaison des aéronefs désignés au
paragraphe 6 ci-dessus dont la liste est fixée comme suit :
a) Embarquement et débarquement des passagers et de leurs bagages.
b) Chargement et déchargement des aéronefs.
c)Manutention des marchandises accessoires au chargement et déchargement des aéronefs.
d)Opérations d’assistance aux passagers, opérations relatives à l’enregistrement des passagers
et à celui de leurs bagages.
e) Emission et réception des messages de trafic.
f) Opérations de trafic et de transit-correspondance.
g) Locations de matériels et équipements nécessaires au trafic aérien et utilisés sur l’aire des
aéroports.
h) Locations de contenants et de matériels de protection de marchandises.
i)Gardiennage des marchandises.
j) Magasinage des marchandises nécessaires au transport par voie aérienne.
k) Expertise ayant trait à l’évaluation des dommages subis par les passagers et les
marchandises.
9-Les livraisons de biens destinés à l’avitaillement des bateaux et des aéronefs désignés aux
paragraphes 1 et 6 ci-dessus.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 7.
10-Abrogé
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.5-1; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale,
art. 16.

11-Abrogé
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.5-2; loi n° 2016-1116 du 08 décembre 2016, an. fiscale,
art. 16.

Le bénéfice des dispositions du paragraphe 10 et de l’alinéa premier du présent paragraphe est


subordonné à la tenue d’un registre détaillé nominatif des ventes effectuées au profit des
personnes ayant justifié de leur qualité d’exportateur.
12- Les ventes de biens réalisées par les magasins de vente hors taxes y compris celles effectuées
par les magasins sous-douane situés dans le hall « Arrivée » des aéroports internationaux.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 4; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 3.

13-Les prestations de services visées à l’article 352 , non utilisées en Côte d’Ivoire effectuées
pour le compte d’entreprises n’ayant pas d’installation professionnelle en Côte d’Ivoire
lorsqu’elles ne sont pas imposables en Côte d’Ivoire.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.10

14-Abrogé.
Loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 1er.

15- Les ventes de sacs de jute et de sisal aux exportateurs et aux sociétés opérant dans la filière
du café et du cacao qui sont exclusivement destinés au conditionnement desdits produits.
16- Les ventes d’emballages aux exportateurs de produits agricoles, ainsi qu’aux exportateurs
de produits agricoles transformés y compris les produits de la pêche, qui sont exclusivement
destinés au conditionnement des produits effectivement exportés ou aux sociétés opérant dans
la filière du café et du cacao.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 1.

Section V - Assiette, taux, fait générateur et exigibilité


I - Assiette de la taxe
Art. 358
1°-Pour la liquidation de l’impôt, le chiffre d’affaires comprend, outre le prix principal de la
marchandise ou du service, les frais accessoires tels que les frais de commission, d’emballage,
de transport et d’assurance demandés par le fournisseur à l’acheteur ou au preneur, ainsi que
le montant des droits de douane, et toutes autres taxes applicables aux produits ou au service,
à l’exception de la taxe sur la valeur ajoutée elle-même. Toutefois, les taxes prévues aux
articles 403 à 411 ci-dessous ne sont pas comprises dans la valeur imposable des produits
fabriqués en Côte d’Ivoire.
2°-Les ristournes, remises et rabais accordés par notes d’avoir par les fabricants, les
importateurs, les grossistes et demi-grossistes sont réputés nets de taxe sur la valeur ajoutée.
Ils ne constituent donc pas une diminution du chiffre d’affaires imposable à la taxe sur la valeur
ajoutée.
3°-En ce qui concerne les livraisons à soi-même visées à l’article 345 ci-dessus, la valeur
imposable est déterminée :
a) pour les biens prélevés, par leur prix de revient ;
b) pour les prestations de services, par le montant des dépenses engagées pour leur réalisation;
c)pour les utilisations de biens, par la valeur de l’opération.
4° La base d’imposition des ventes faites par les négociants de biens d’occasion, d’oeuvres
d’art, d’objets de collection ou d’antiquité à l’exception des engins de chantier, est constituée
par la différence entre le prix de vente et le prix d’achat de chaque bien exprimés hors taxe sur
la valeur ajoutée.
Les engins de chantier visés au paragraphe précédent sont les suivants :
- les bouteurs (bulldozer), les bouteurs biais (chargeuses sur pneus) et les bouteurs sur chenilles
(chargeuses sur chenilles) ;
-les autres pelles mécaniques, excavateurs, chargeuses, pelleteuses (tractopelle) ;
-les chargeuses et chargeuses pelles à chargement frontal ;
-les niveleuses (finisher/asphaltfinisher) ;
-les compacteuses et rouleaux compresseurs ;
-les grues/camions grue ;
-les tombereaux ;
-les tombereaux articulés (camions articulés).
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 4.

5°-En ce qui concerne les opérations de crédit-bail, lorsqu’en fin de contrat, l’option d’achat
est levée par le preneur, l’assiette de la taxe est constituée par le prix de cession hors taxes
convenu et par le prix de cession en cas de vente à un tiers.
En cas de cession à un tiers, la taxe est perçue à un taux calculé pour être appliqué à la valeur
imposable de la marchandise, taxe sur la valeur ajoutée non comprise.
II - Taux
Art. 359 2020...
Pour la détermination de la taxe sur la valeur ajoutée, telle que prévue par le présent Livre, il
est fait application du taux de 18 % sur une base hors taxe.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale art.6-1°-; loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale
art.3-1).

Le taux prévu au paragraphe ci-dessus est réduit à 9% pour :


- le lait à l’exclusion des yaourts et de tout autre produit laitier ;
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art. 4; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art.
28.

- le lait infantile ainsi que les préparations alimentaires composites homogénéisées destinées
aux nourrissons;
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 28.

- les pâtes alimentaires à base de semoule de blé dur à 100 %;


Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 2-1.

- les matériels de production de l’énergie solaire;


- les produits pétroliers;
Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 2; loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012,
an. fiscale, art. 2.

- la viande importée en dehors de la zone CEDEAO;


- le riz de luxe.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 6-2.

Art. 360
Abrogé
Loi n°94-201 du 08 avril 1994, an. fiscale, article 24; loi n°2003-206 du 07 juillet 2003, an. fiscale,
article 3 -2; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 5.

III - Fait générateur et exigibilité


Art. 361 2018...
1°-Le fait générateur de la taxe se produit :
a) Pour les ventes de biens meubles corporels, lors de la livraison des biens.
b) Pour les prestations de services, les travaux immobiliers et les ventes à consommer sur place,
lors de l’exécution des services et des travaux.
c)Pour les prestations de services qui donnent lieu à l’établissement de décomptes ou à des
encaissements successifs, au moment de l’expiration des périodes auxquelles ces décomptes ou
encaissements se rapportent.
d) Pour les ventes ou fournitures de télécommunication prepaid, lors de la facturation.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 19

2°-La taxe est exigible :


a) Pour les ventes de biens meubles corporels, lors de la livraison des biens.
b) Pour les prestations de services, les travaux immobiliers, les ventes à consommer sur place,
les ventes ou fournitures d’eau, d’électricité, de gaz et de télécommunications, lors de
l’encaissement ou de l’inscription en compte courant, des avances, des acomptes, du prix ou de
la rémunération.
Pour les ventes ou fournitures de télécommunication prepaid, lors de la facturation.
Loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 38-3°; loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an.
fiscale art. 19.

c)Les redevables qui réalisent des opérations pour lesquelles l’exigibilité est constituée par
l’encaissement peuvent, sur autorisation expresse du Directeur général des Impôts, être
autorisés à acquitter la taxe d’après leurs débits.
L’option ainsi exercée prend effet à compter du premier jour du mois suivant celui au cours
duquel l’autorisation est accordée.
Cette option n’est révocable qu’à la fin du troisième exercice suivant celui au cours duquel elle
est exercée, après information de l’Administration par simple lettre circonstanciée.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 3.

Section VI - Règles de déductions


I - Principe de déduction
Art. 362
1°-Les assujettis au régime de la taxe sur la valeur ajoutée sont autorisés à déduire du montant
de cette taxe afférente à leurs opérations, la taxe sur la valeur ajoutée ayant grevé les achats et
les importations de biens acquis pour les besoins de leurs exploitations, et qu’ils affectent
exclusivement à la fabrication et à la vente de produits soumis à la même taxe ou exportés.
2°-Ces assujettis ne peuvent bénéficier d’aucune déduction du chef d’acquisition de biens et
services affectés à la fabrication et à la vente de produits exonérés ou placés hors du champ
d’application de la taxe sur la valeur ajoutée, même si ces produits sont exportés.
3°-En ce qui concerne les biens affectés concurremment à la fabrication et à la vente de l’une
ou de l’autre des catégories de produits définis aux paragraphes précédents, la détaxation est
réduite au prorata de la valeur des seuls produits visés au paragraphe premier du présent
article. Cette valeur est déterminée en fonction des opérations de l’exercice pendant lequel les
biens ont été acquis. Sous réserve de régularisation, elle peut être provisoirement déterminée
en fonction des opérations de l’exercice précédent.
Nonobstant les dispositions des alinéas ci-dessus, les acquisitions de biens et services par les
entreprises agricoles, pastorales et industrielles intégrées qui sont affectés exclusivement à
l’activité agricole ou pastorale ouvrent intégralement droit à déduction.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 43-4.

Art. 363
Le bénéfice de la déduction est réservé aux redevables légalement assujettis au régime de la
taxe sur la valeur ajoutée ainsi qu’aux redevables ayant opté pour leur assujettissement à cette
taxe, conformément aux dispositions de l’article 348 du présent Code.
Art. 364
Les assujettis au régime de la taxe sur la valeur ajoutée sont autorisés, après que la taxe soit
devenue exigible au sens des dispositions de l’article 361 du présent Code, à déduire chaque
mois de la taxe sur la valeur ajoutée applicable à leurs opérations de vente ou de prestations
de services :
-le montant de celle qui figure sur leurs factures d’achat de matières ou produits visés à
l’article 365 du présent Code, ou qui a été acquittée lors de l’importation des mêmes matières
ou produits;
-le montant de la taxe sur les opérations bancaires portant sur les agios bancaires et sur tous
les autres frais et services exposés par les entreprises, pour les besoins de leur exploitation;
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 3 ; Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 3.

-Le montant de la taxe sur les opérations bancaires supportée lors de l’acquisition de devises
par les bureaux de change manuel relevant d’un régime réel d’imposition.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 6.

II - Biens et opérations ouvrant droit à déduction


Art. 365 2018...
Ouvrent droit à déduction, dans les conditions prévues à l’article 364 du présent Code :
1-Les achats et les importations portant sur :
-les matières premières et produits entrés intégralement ou pour une partie de leurs éléments
dans la composition de produits ou objets passibles de la taxe sur la valeur ajoutée et les
marchandises destinées à être revendues en l’état;
-les matières ou produits ne constituant pas un outillage qui, normalement et sans entrer dans
le produit fini, sont détruits ou perdent leurs qualités spécifiques au cours d’une seule opération
de fabrication.
Pour les produits pétroliers, seuls ouvrent droit à déduction, le pétrole utilisé pour le
fonctionnement des usines et les produits noirs (gas-oil, fuel-oil 180, distillate diesel-oil) à
l’exclusion des produits utilisés comme carburant dans les véhicules de transport.
Loi n°-2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 11.

Toutefois, ouvrent droit à déduction, les produits pétroliers utilisés par les entreprises de
transport ayant effectué l’option prévue à l’article 348 du présent Code.
Cette déduction s’exerce dans la limite de 95 % de la TVA supportée figurant sur la facture
d’achat délivrée par une compagnie de distribution à l’exclusion des stations-service.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 4-1.

Ouvrent également droit à déduction, le gaz utilisé comme combustible pour le fonctionnement
des usines, ainsi que le gas-oil, les huiles et les graisses utilisés par les entreprises du secteur
des bâtiments et travaux publics (BTP) pour le fonctionnement de leurs engins, à l’exclusion
des produits destinés aux véhicules de tourisme et au transport des personnes.
En ce qui concerne les entreprises des BTP, cette déduction est limitée à 95 % de la TVA
supportée figurant sur la facture d’achat.
Ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an. fiscale, art. 1er; loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018,
an. fiscale art. 2

2-Les achats, importations et livraisons à soi-même portant sur des biens autres que ceux visés
au paragraphe 1 du présent article opérés pour les besoins de l’exploitation; les biens donnant
lieu à ces déductions sont inscrits dans la comptabilité de l’entreprise pour leur prix d’achat
ou de revient diminué des déductions y afférentes.
Les modalités d’application des dispositions du présent paragraphe sont déterminées aux
articles 362 à 373 du présent Code qui fixent également les exclusions et restrictions qui
peuvent être apportées aux déductions prévues par ces dispositions.
Art. 366
Ouvrent également droit à déduction :
-dans les mêmes conditions et sous les mêmes réserves, les achats et importations opérés par
des personnes effectuant des livraisons à l’exportation;
-dans les conditions prévues à l’article 364 , les prestations de services sous réserve des
exclusions prévues aux articles 362 à 373 du présent Code.

Art. 367
Les sociétés de crédit-bail régulièrement agréées sont autorisées à déduire de la taxe sur la
valeur ajoutée dont elles sont redevables sur leurs loyers, la taxe sur la valeur ajoutée ayant
grevé le matériel cédé, même si ce dernier se trouve réglementairement exclu du droit à
déduction; la présente disposition ne peut avoir pour effet de diminuer le montant de la taxe
normalement exigible si le matériel était vendu directement.
Art. 368
Les entreprises de location de véhicules sont autorisées à exercer un droit à déduction à
l’occasion de l’acquisition, de l’entretien de véhicules exclusivement destinés à la location.
Les entreprises de transport public de personnes et de marchandises ayant opté pour leur
assujettissement à la taxe sont également autorisées à exercer un droit à déduction à l’occasion
de l’acquisition des pièces de rechange et des réparations des véhicules exclusivement destinés
au transport public.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 4-2.

Art. 369
Le droit à déduction est également accordé pour les opérations suivantes :
-les exportations de biens, dont la livraison serait imposable si elle était effectuée en Côte
d’Ivoire;
-les services assimilés à des exportations;
-les prestations de services liées aux biens placés sous le régime douanier du transit;
-les livraisons, les transformations, les réparations, l’entretien, l’affrètement et les locations de
bateaux destinés à une activité de pêche, une activité industrielle ou commerciale exercée en
haute mer, les livraisons, locations, réparations et entretien des objets qui leur sont incorporés
ou qui servent à leur exploitation, les livraisons de biens destinés à leur avitaillement, ainsi que
les prestations de services effectuées pour les besoins directs de ces bateaux et de leur
cargaison;
-les livraisons, les transformations, les réparations, l’entretien, l’affrètement et les locations
d’aéronefs, utilisés par des compagnies de navigation aérienne pratiquant essentiellement un
trafic international rémunéré, les livraisons, locations, réparations et entretien des objets qui
leur sont incorporés ou qui servent à leur exploitation, les livraisons des biens destinés à leur
avitaillement, ainsi que les prestations de services effectuées pour les besoins directs de ces
aéronefs et de leur cargaison;
-Les acquisitions d’immobilisations et de pièces détachées affectées exclusivement à l’activité
agricole ou pastorale des entreprises agricoles, pastorales et industrielles intégrées.
Cette disposition s’applique également aux fournitures de services de réparation à ces mêmes
entreprises.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 43-3.

Art. 370
Les biens ouvrant droit à déduction comprennent :
-les investissements et équipements mobiliers ou immobiliers inscrits en comptabilité à un
compte d’immobilisation;
-les services et autres biens directement ou indirectement utilisés pour les fabrications ou à
l’occasion des ventes et dont l’acquisition constitue des charges de l’entreprise.
Ne sauraient toutefois ouvrir droit à déduction, les catégories de biens définies aux
articles 372 et 373 du présent Code.
Art. 371
Les négociants de biens d’occasion, d’œuvres d’art, d’objets de collection ou d’antiquité, à
l’exception des engins de chantier, ne sont autorisés à exercer des droits à déduction, dans les
conditions prévues aux articles 365 et suivants du présent Code, qu’en ce qui concerne leurs
acquisitions d’une part, de biens constituant des immobilisations et d’autre part, de biens
meubles corporels utilisés exclusivement pour la réparation et la remise en état des biens
vendus.
Les engins de chantier visés au paragraphe précédent sont les suivants :
- les bouteurs (bulldozer), les bouteurs biais (chargeuses sur pneus) et les bouteurs sur chenilles
(chargeuses sur chenilles) ;
- les autres pelles mécaniques, excavateurs, chargeuses, pelleteuses (tractopelle) ;
- les chargeuses et chargeuses pelles à chargement frontal ;
- les niveleuses (finisher/asphaltfinisher) ;
- les compacteuses et rouleaux compresseurs ;
- les grues/camions grue ;
- les tombereaux ;
- les tombereaux articulés (camions articulés).
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 4-2.

III - Exclusions
Art. 372
N’ouvrent pas droit au bénéfice des déductions visées à l’article 365 du Code général des
Impôts :
1- Les immeubles autres que :
- les bâtiments et locaux à usage industriel et assimilés;
- les bâtiments administratifs et commerciaux.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 42-1; ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale,
art. 1er -8.

2- Les véhicules, autres que :


- les moyens internes de manutention, les véhicules spéciaux;
- les véhicules de tourisme dont la puissance fiscale n’excède pas 12 chevaux ainsi que les
véhicules à deux roues dont le prix d’acquisition n’excède pas trois millions de francs hors
taxes;
Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an. fiscale, art; 3;

- les véhicules utilitaires quelle que soit leur charge utile;


Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 1er-11.

- les véhicules acquis par les entreprises de transport ayant exercé l’option prévue à l’article
348 du présent Code et qui sont affectés au transport public de personnes et de marchandises.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 4-3.

3- Les objets de mobilier.


4- Les opérations bancaires effectuées à titre personnel pour le compte des dirigeants de
l’entreprise.
5- Les services se rattachant à des biens exclus : location, entretien et réparation de matériel,
locaux, objets ou véhicules n’ouvrant pas droit à déduction.
6- Les frais d’hôtel et de restaurant, à l’exception de la fourniture de repas sur les plates-formes
pétrolières.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 2-1.

7- Les frais de représentation.


8- Les frais de carburant pour véhicules autres que ceux affectés au transport public de
personnes et de marchandises par les entreprises de transport ayant effectué l’option prévue à
l’article 348 du présent Code.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 4-4.

9 - Les prestations de réparation et de maintenance des véhicules de fonction des dirigeants des
sociétés pétrolières, de gardiennage de leurs domiciles ainsi que les prestations diverses
fournies aux consultants auxquels les sociétés pétrolières ont recours.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 2-2.

Art. 373
N’ouvre également pas droit à déduction, la taxe ayant grevé les achats, travaux ou services
dont le montant est supérieur à 250 000 francs et dont le règlement est effectué en espèces.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001 an. fiscale art. 4.

IV - Détermination de la taxe déductible - Régularisation


Art. 374
La déduction est opérée dans les conditions et selon les modalités prescrites par
l’article 364 du présent Code.
Elle porte, sous réserve des dispositions de l’article 362 -3°- du présent Code :
-sur la totalité de la taxe sur la valeur ajoutée mentionnée distinctement sur les factures d’achat
ou acquittée lors du dédouanement des biens importés directement par les utilisateurs;
-sur la totalité de la taxe acquittée, le cas échéant, lors de la livraison faite à lui-même par un
assujetti d’un bien utilisé pour les besoins de son exploitation. Toutefois, dans la mesure où il
s’agit d’un bien défini au paragraphe premier de l’article 362 du présent Code, l’assujetti est,
par dérogation aux dispositions de l’article 344 du même Code, dispensé d’acquitter la taxe
sur la valeur du bien. Dans cette hypothèse, la déduction porte sur la taxe ayant grevé l’achat
ou l’importation des matières premières et produits utilisés à sa fabrication.
Art. 375
1°-Les assujettis au régime de la taxe sur la valeur ajoutée opèrent les déductions sous leur
responsabilité et sont tenus de justifier de l’affectation réelle des biens dont l’acquisition a
ouvert droit à déduction.
Toute déduction injustifiée donnera lieu à répétition du montant de la taxe irrégulièrement
imputée sans préjudice, le cas échéant, de l’application des pénalités prévues au Livre de
Procédures fiscales.
2°-Lorsque, par suite d’une modification intervenue dans l’activité de l’entreprise, les
conditions prévues à l’article 362 -1°- ne se trouvent plus réunies, et notamment en cas de
cessation d’entreprise, de cession séparée à titre onéreux ou gratuit d’éléments de l’actif,
d’abandon de la qualité d’assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée, d’affectation d’un bien à une
destination n’ouvrant pas droit ou n’ouvrant plus droit à déduction, les redevables auront à
reverser :
-s’il s’agit de biens non soumis à amortissement, le montant de la taxe sur la valeur ajoutée
imputée lors de l’acquisition de ces biens, à concurrence de la partie de ces biens demeurant
en stock lors de l’événement motivant la répétition de la taxe;
-s’il s’agit d’un bien soumis à amortissement, une fraction de la même taxe calculée au prorata
du temps d’amortissement restant à courir.
La régularisation de la taxe sur la valeur ajoutée n’est pas exigée lorsque les biens non
amortissables ont fait l’objet de destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage.
En ce qui concerne les immobilisations, la fraction de la taxe sur la valeur ajoutée déduite et
qui correspond à la partie non amortie de l’immobilisation, ne donne pas lieu à régularisation
en cas de destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage.
La destruction par incendie, inondation, pillage ou saccage peut être justifiée par tout moyen
de droit.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 9; Loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 4.

En cas de cession globale de l’entreprise, le reversement de taxe indiqué ci-dessus ne sera pas
exigé du cédant, mais le cessionnaire sera tenu, en ses lieu et place, des mêmes obligations en
ce qui concerne les biens cédés ayant ouvert droit à déduction au profit du cédant.
Le reversement est effectué par le redevable à la date fixée pour son plus prochain versement
de taxes sur le chiffre d’affaires, ou au plus tard, le 15 du mois suivant l’événement. Tout retard
ou toute irrégularité sera sanctionné dans les conditions prévues au Livre de Procédures
fiscales.
3°-Les redevables qui prennent la position d’assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée sont
autorisés à déduire dans les conditions prévues à l’article 362 du présent Code, une part
calculée au prorata du temps d’amortissement.
Les biens déjà amortis, ainsi que les autres biens ne donnant pas lieu à amortissement, détenus
à la date de la prise de position d’assujetti, n’ouvrent droit à aucune déduction.
Art. 376
Les assujettis au régime de la taxe sur la valeur ajoutée sont tenus d’indiquer distinctement sur
la déclaration qu’ils souscrivent pour le paiement de cette taxe, la valeur nette des biens soumis
à amortissement et pour lesquels ils ont bénéficié de la déduction de taxe.
Art. 377
Les dispositions des articles 363 , 370 et 374 à 376 du présent Code sont applicables dans
les mêmes conditions et sous les mêmes réserves, aux achats et importations de biens affectés à
la réalisation de prestations de services placées sous le régime de la taxe sur la valeur ajoutée.
Art. 378
En ce qui concerne les redevables qui ne sont pas passibles de la taxe sur la valeur ajoutée sur
la totalité de leurs opérations, ces déductions sont réduites au prorata de la valeur des produits
soumis à cette taxe ou exportés.
Art. 379
Dans le cas où le fournisseur de biens ou de services n’acquitterait pas la taxe portée sur ses
factures, le bénéficiaire de la déduction sera considéré comme solidairement responsable du
paiement des droits s’il s’avère que le fournisseur n’est pas identifié au répertoire de la
Direction générale des Impôts.
Art. 380
Par dérogation aux dispositions qui précèdent, les producteurs de plantes et fleurs, de bananes
et d’ananas, assujettis au régime de la taxe sur la valeur ajoutée par option dans les conditions
prévues par l’article 348 précédent, sont exclus du régime des droits à déduction réels lorsque
leur chiffre d’affaires annuel toutes taxes comprises n’excède pas 150 000 000 de francs.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 3-2.

Leurs droits à déduction mensuels sont fixés forfaitairement à un pourcentage du montant de


leur chiffre d’affaires toutes taxes comprises effectivement réalisé et déclaré au titre de chaque
mois.
Ce pourcentage est fixé à :
-5 % pour les bananes ;
-5,5 % pour les ananas ;
-6 % pour les plantes et fleurs.
Art. 381
Les déductions de taxes qui n’auraient pas été effectuées dans le délai prévu par l’article 364
précédent, peuvent néanmoins l’être dans les douze mois à compter de la date de facturation.
V - Remboursement
Art. 382 2018...
Les déductions susvisées ne peuvent aboutir au remboursement même partiel de la taxe ayant
grevé un produit déterminé, sauf dans les cas suivants :
1-Opérations à l’exportation et assimilées.
2-Cessation d’entreprise.
3-Investissements réalisés par les entreprises industrielles assujetties au régime de la taxe sur
la valeur ajoutée.
4-Opérations de crédit-bail.
5– Investissements réalisés par les entreprises agréées au Code des Investissements.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 27-1

6-Les acquisitions de biens d’investissement ouvrant droit à déduction pour une valeur
supérieure à 40 000 000 de francs toutes taxes comprises.
7- Opérations passibles de la taxe au taux réduit.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 2-2/.

8- Opérations bénéficiant d’une exonération conventionnelle, ainsi que celles effectuées avec
les membres des missions diplomatiques et assimilées, en application des règles de réciprocité.
Loi n°- 2013 - 908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 2 .

Art. 382 bis


Il est institué une procédure accélérée de remboursement des crédits de TVA pour :
- Les entreprises réalisant au moins 75% de leur chiffre d’affaires a l’exportation, autre que
par voie terrestre ;
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 12.

- Les banques et établissements financiers dans le cadre strict de leurs opérations de crédit-
bail.
Sont éligibles a ladite procédure, les entreprises remplissant les conditions ci-après :
- Souscrire régulièrement ses déclarations de TVA ;
- N’avoir pas fait l’objet d’une procédure de redressement ayant révélé des pratiques
frauduleuses.
Ord. n° 2015-771 du 09 déc. 2015, art. 1.

Art. 383
Les demandes de remboursement des crédits de TVA doivent être adressées au Directeur
général des Impôts, au plus tard à la fin de la troisième année qui suit celle au titre de laquelle
les crédits ont été constitués.
Les crédits qui n’ont pas fait l’objet de demande de remboursement dans le délai prévu à
l’alinéa précédent, ne peuvent plus donner lieu à remboursement.
Toutefois, à titre exceptionnel, les contribuables concernés sont autorisés à déclarer leurs
stocks de crédit de plus de trois ans, auprès de leurs services des Impôts de gestion au plus tard
le 30 avril 2016. Ces stocks feront l’objet de remboursement à titre exceptionnel après contrôle.
Cette mesure exceptionnelle de déclaration ne vaut que pour les crédits antérieurs à l’entrée en
vigueur de la présente annexe fiscale.
Ainsi, les crédits de plus de trois ans qui ne seront pas déclarés auprès de l’Administration
fiscale dans le délai prescrit ci-dessus ainsi que les demandes de remboursement de crédits ne
remplissant pas les conditions requises, ne seront plus admis en remboursement
Les entreprises nouvellement admises à la procédure de remboursement des crédits de TVA sont
tenues de déclarer le stock de crédits de taxe existant au moment de leur éligibilité, au moyen
d'un imprimé conforme au modèle prescrit par l'Administration. Le remboursement des crédits
déclarés est subordonné au contrôle préalable par les services compétents de la Direction
générale des Impôts.
Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 6
Les demandes de remboursement régulièrement présentées sont instruites dans un délai
maximum de deux mois à compter de leur date de réception.
Pour les entreprises éligibles à la procédure accélérée, l’instruction des demandes est faite dans
un délai maximum de quinze jours.
Le remboursement s’effectue dans un délai de huit jours suivant la date de réception de l’ordre
de paiement.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 1er-2; Ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an.
fiscale, art. 12.

Art. 383 bis 2019...


Sont mises en œuvre par voie de remboursement :
- Abrogé.
Loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 34-4.

- les exonérations contenues dans le Code des Investissements ;


- les exonérations relatives aux opérations réalisées dans le cadre des conventions signées par
le Gouvernement ivoirien avec des entreprises privées. Toutefois, en ce qui concerne les
entreprises relevant de la Direction des grandes Entreprises, lorsque lesdits contrats ou
conventions prévoient l’exonération par voie d’une attestation, celle-ci est mise en œuvre
suivant la procédure d’attestation annuelle unique prévue aux paragraphes 6 et 7 de l’article
355-23 du présent Code. Les obligations déclaratives prévues à cet effet sont applicables aux
contribuables concernés.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 13

-les exonérations relatives aux frais généraux exposés par la Société Ivoirienne de Raffinage et
par la Société Multinationale de Bitumes, jusqu’en 2020.
Ord. n°- 2008-381 du 18 décembre 2008, art. 5-2. Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.7-3.

Les modalités du remboursement de la TVA visé au paragraphe ci-dessus sont fixées par arrêté
du Ministre chargé du Budget .
La procédure d’exonération par voie d’attestation est maintenue pour :
-les privilèges fiscaux des missions diplomatiques et consulaires, des organisations
internationales et assimilées ainsi que ceux consacrés par les règles de réciprocité;
- les exonérations dont bénéficient les programmes de construction de logements à caractère
économique et social et les grands investissements dans le secteur de l’habitat.
Un Comité de suivi, d’évaluation et de contrôle des biens et services exonérés dans le cadre de
ces programmes, ainsi que les quantités de matériaux de construction produites par les unités
industrielles intégrées dont les modalités de fonctionnement seront définies par arrêté conjoint
du Ministre de l’Economie et des Finances et du Ministre en charge du Logement, sera créé à
cet effet.
Loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 34-4; loi n°- 2013- 908 du 26 décembre
2013, an. fiscale, art. 25; Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 7-2

Cette procédure est étendue aux importations effectuées par les entreprises agréées au Code
des Investissements.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 8

[Obsolète].
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.2-11; Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 2 -12.

Art. 383 ter


1° Il est créé une régie de remboursement des crédits de TVA.
La régie, gérée par un comptable public, est alimentée par affectation:
- de 12 % du montant total de la TVA déposé par le Receveur des grandes Entreprises, le
Receveur des Enquêtes et Vérifications fiscales, les receveurs des moyennes Entreprises, le
Receveur des Douanes de l’Aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan et le Receveur
principal des Douanes, sur le compte dénommé « Taxe sur la valeur ajoutée » ouvert à cet effet
dans les livres de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) au nom de
l’Agent comptable central du Trésor (ACCT).
L’ACCT, titulaire dudit compte, donne un ordre de virement à la BCEAO.
La BCEAO exécute journellement l’ordre de virement en transférant 10 % du montant du
compte « Taxe sur la valeur ajoutée », sur le compte de la Régie ouvert dans les livres de la
Banque nationale d’Investissement (BNI).
Loi n° 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 1er- 1, loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014,
an. fiscale, art. 1er .Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 4.

- Abrogé.
Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an. fiscale, art. 6; Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015, an.
fiscale, art. 4.

2° Les demandes de remboursement de crédits sont introduites auprès du Directeur général des
Impôts.
Le remboursement est ordonnancé par le Directeur général des Impôts et exécuté par le
régisseur.
3° Les modalités de remboursement, les pièces et documents à produire à l’appui de la demande
de remboursement sont fixés par arrêté du Ministre des Finances.
En ce qui concerne les stocks de crédits non ordonnancés et de crédits ordonnancés non
remboursés existant avant la date d’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2006, ils seront
remboursés au plus tard le 31 décembre 2012.
Les modalités de remboursement de ces crédits sont déterminées par le Directeur général du
Trésor et de la Comptabilité publique.
Ord. n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 7-1; Ord. n° 2011-480 du 28 décembre 2011, an.
fiscale, art. 5.

Section VII - Obligations


I - Etablissement des factures
Art. 384
Tout redevable de la taxe qui livre des biens ou rend des services à un autre redevable ou à
toute autre personne est tenu de délivrer une facture.
Les factures doivent obligatoirement faire apparaître distinctement, outre les mentions prévues
à l’article 144 du Livre de Procédures fiscales :
-les prix hors taxes des biens livrés ou des services rendus;
-le taux et le montant de la taxe sur la valeur ajoutée facturée.
Pour les entreprises de ventes à rayons multiples qui effectuent des opérations au détail, les
tickets ou tickets de caisse tiennent lieu de facture.
Loi n°- 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 27-3.

Art. 385
Les factures qui ne comportent pas les mentions visées à l’article ci-dessus n’ouvrent pas droit
à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée se rapportant aux biens et services facturés.
Le vendeur qui mentionne cette taxe, lorsqu’elle n’est pas effectivement payée, en est réputé
personnellement débiteur et tombe sous le coup des sanctions édictées par le Livre de
Procédures fiscales.
La mise en circulation de factures irrégulièrement libellées est punie d’une amende dans les
limites prévues à l’article 168 du Livre de Procédures fiscales.
Loi n° 2005-161 du 27 avril 2005, an. fiscale, art. 27-2; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an.
fiscale, art. 24-3.
II - Etat des taxes déductibles
Art. 386
Un état présentant le détail des déductions effectuées sera joint à la déclaration prévue à
l’article 437 du présent Code.
Cet état fera ressortir :
a)En ce qui concerne les achats sur place et les prestations de services
-le nom ou la raison sociale et le numéro de compte contribuable du fournisseur;
- les références et le montant de la facture;
-le montant de la taxe déductible acquittée par le client et mentionné sur ladite facture en
application de l’article 384 du présent Code.
b)En ce qui concerne les importations
En plus des mentions précédentes :
-le numéro de la déclaration de mise en consommation ou de sortie d’entrepôt ;
-les références de la quittance délivrée par le service des Douanes;
-le montant de la taxe sur la valeur ajoutée mentionné sur cette quittance.
Le défaut de production de l’état précité ainsi que la production d’un état erroné ou comportant
des mentions incomplètes entraîne, sans préjudice des autres sanctions prévues par le Livre de
Procédures fiscales, la réintégration des déductions opérées.
Ord. n°- 2009-382 du 26 novembre 2009 art.9

Les entreprises sont autorisées à produire cet état sur un support magnétique.
Loi n°- 2001-338 du 14juin 2001, an. fiscale, art.8. Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 1er-15

Section VIII - Retenues de TVA par les exportateurs


Art. 387
Abrogé
Abrogé . Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 7-3.

Section IX - Application de la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation


Art. 388
Sous réserve des dispositions de l’article 390 du présent Code, les importations en Côte
d’Ivoire sont soumises à la taxe sur la valeur ajoutée en ce qui concerne les marchandises
passibles de cette taxe en vertu de l’article 339 du présent Code.
Le fait générateur de la taxe sur la valeur ajoutée est la mise à la consommation ; le redevable
est le déclarant en douane.
Art. 389
A l’importation, la valeur imposable est celle qui est retenue par le service des Douanes pour
la perception des droits d’entrée, addition faite desdits droits, des taxes perçues avec les droits
de douane à l’exclusion de la taxe sur la valeur ajoutée effectivement acquittée au moment de
l’importation.
La taxe sur la valeur ajoutée est perçue à un taux calculé pour être appliqué à la valeur
imposable de la marchandise, taxe sur la valeur ajoutée non comprise.
Sont assimilées à des importations toutes les mises à la consommation en Côte d’Ivoire de
marchandises issues de l’un des régimes suspensifs de droits de douane, notamment usine
exercée, entrepôt, admission temporaire, transit, transbordement.
Art. 390
Les produits visés à l’article 355 du présent Code sont, à l’importation, exemptés dans les
mêmes conditions et sous les mêmes réserves, de la taxe sur la valeur ajoutée.
Sont en outre exonérées de cette taxe à l’importation, les marchandises placées sous l’un des
régimes suspensifs de droits de douane ci-après : entrepôt, admission temporaire, transit,
transbordement, ainsi que sous le régime du dépôt de douane.

Chapitre II
Régime simplifié

Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-12; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018,
art. 1.

Section I - Règles d’imposition


I - Personnes imposables
Art. 391
Les personnes physiques ou morales soumises au régime du réel simplifié d’imposition en
matière d’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux sont soumises en matière de taxe
sur la valeur ajoutée à un régime simplifié d’imposition.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-13; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018,
art. 1.

II - Assiette - Fait générateur - Exigibilité - Droits à déduction - Etablissement des factures -


Procédures - Contrôle - Sanctions
Art. 392
Sauf dispositions contraires, les règles fixées par les articles 339 et suivants sont applicables
au régime simplifié d’imposition.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-13; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018,
art. 1.

Section II - Obligations comptables et déclaratives


I - Obligations comptables
Art. 393
Les redevables soumis au régime simplifié ont la faculté de tenir la comptabilité simplifiée
prévue à l’article 49 .
Ils doivent obligatoirement tenir un livre coté et paraphé par la Direction générale des Impôts
sur lequel ils inscrivent jour après jour, sans blanc ni rature, le montant de chacune de leurs
opérations en faisant apparaître d’une manière distincte :
-les opérations non soumises à la taxe sur la valeur ajoutée;
-les opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée.
Chaque inscription doit indiquer la date, la désignation sommaire des objets vendus, du service
rendu ou de l’opération imposable, ainsi que le prix.
Pour chaque opération ayant donné lieu à l’émission d’une facture ou d’un document en tenant
lieu et comportant mention de la taxe sur la valeur ajoutée, l’indication de la date et du numéro
de la facture, du nom et de l’adresse du client, du montant hors taxe de l’opération, du montant
de la taxe sur la valeur ajoutée au taux exigible facturé et du montant taxe comprise de
l’opération, est obligatoire.
Chaque acquisition de biens, services et travaux doit donner lieu à l’indication de son montant,
de la taxe sur la valeur ajoutée correspondante, ainsi que le nom, l’adresse et le numéro de
compte contribuable du fournisseur.
Loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale, art. 6-4°-; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an.
fiscale art. 11-13; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1. .
II - Obligations déclaratives et paiement de l’impôt
Art. 394
Les redevables sont tenus de souscrire au plus tard le 15 avril, 15 juillet, 15 octobre et 15
janvier de chaque année une déclaration récapitulant l’ensemble des opérations réalisées au
cours du trimestre correspondant et de déterminer la TVA nette y afférente dans les mêmes
conditions et sous les mêmes sanctions que celles qui régissent le régime général prévu aux
articles 339 et suivants du présent Code.
Ord. n° 2000-252 du 28 mars 2000, an. fiscale, art. 18-5°; loi n° 2002-156 du 15 mars 2002, an.
fiscale, art. 3-1°; loi n°2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 20-11; ord. n° 2011-480 du 28
décembre 2011, an. fiscale, art. 8-1; ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, art. 32; loi n° 2017-870
du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 11-13; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 1.

Titre deuxième
Taxe sur les opérations bancaires
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 3 .

Chapitre premier
Opérations
imposables

Art. 395
Sont soumises à la taxe sur les opérations bancaires, les opérations qui se rattachent aux
activités bancaires, financières et d’une manière générale, au commerce des valeurs et de
l’argent, à l’exception des opérations de crédit-bail et de transfert d’argent.
Ord. n° 2007-675 du 28 décembre 2007, an. fiscale, art. 3 ; Loi n° 2015-840 du 18 décembre 2015,
an. fiscale, art. 5-2

Chapitre II
Territorialité

Art. 396
Le lieu d’imposition des opérations bancaires et financières et notamment celles qui se
rattachent au commerce des valeurs et de l’argent, ainsi que les prêts d’argent effectués par
des assujettis, est réputé se situer à l’endroit où le preneur a établi le siège de son activité
économique ou un établissement stable pour lequel la prestation de services a été rendue ou à
défaut, au lieu de son domicile ou de sa résidence habituelle.

Chapitre III
Exonérations

Section I - Principes
Art. 397
Les principes d’exonération prévus à l’article 354 du présent Livre sont applicables en matière
de taxe sur les opérations bancaires.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 3 .

Section II - Prestations exonérées


Art. 398
Sont exonérées de la taxe sur les opérations bancaires :
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 3 .

1-Les agios sur les lignes de crédits ou prêts consentis par les banques étrangères aux
établissements de crédit ivoiriens, à la condition que ces mêmes crédits ou prêts ne soient pas
utilisés par lesdits établissements pour leurs besoins personnels, ainsi que les intérêts des prêts
et avances que les établissements de crédits locaux s’accordent entre elles. Il en est de même
pour ceux consentis à ces mêmes établissements par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique
de l’Ouest.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 13.

2-a) Les prêts consentis par les institutions financières à caractère mutualiste ou coopératif
agréées, à leurs adhérents.
Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011 art. 28.

b) Les prêts consentis par les banques locales aux institutions financières à caractère mutualiste
ou coopératif agréées.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 13

3- a) Les prêts à court terme dits « prêts de soudure » d’un montant maximum cumulé de 300
000 francs par bénéficiaire, accordés aux petits agriculteurs qui mettent leur exploitation
directement en valeur ainsi qu’aux petits commerçants et prestataires de services.
Ord. n°- 2011-121 du 22 juin 2011 art. 13.

b)Les prêts dits « prêts acquéreurs » en vue de l’accession à la propriété de logements


économiques et sociaux. Cette exonération ne peut être acquise que dans le cadre des
dispositions de l’article 17 de l’annexe fiscale à la loi de Finances n°- 71-683 du 28 décembre
1971 modifiée par l’article de l’annexe fiscale à la loi de Finances n°- 2002-156 du 15 mars
2002 et par l’article 1er de l’annexe fiscale à la loi de Finances n°- 2004-271 du 15 avril 2004.
4-Les agios afférents à la mobilisation par voie de réescompte ou de pension, des effets publics
ou privés figurant dans le portefeuille des banques, des établissements financiers et des
organismes publics ou semi-publics, habilités à réaliser des opérations d’escompte, ainsi que
ceux afférents à la première négociation des effets destinés à mobiliser les prêts consentis par
les mêmes organismes.
5-Les intérêts ou revenus des titres émis à l’occasion de la conclusion de convention de travaux
à paiement différé, par le Trésor public et, le cas échéant, par les organismes publics ou
parapublics dont la liste sera fixée par décret.
NOTE
6- [Obsolète].
Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 12.

7-Les intérêts des bons de caisse, lorsqu’ils ont effectivement fait l’objet de la retenue de 25 %
visée à l’article 90 du présent Code.
Loi n°- 70-209 du 20 mars 1970, an. fiscale, art. 4.

8-Les services bancaires et financiers rendus, ainsi que les intérêts des prêts consentis à
l’Institut africain pour le Développement économique et social (INADES).
Loi n°-81-1127 du 30 décembre 1981, an. fiscale, art. 31.
9-Les opérations de collecte de l’épargne et de distribution du crédit des structures exerçant
dans le domaine de la microfinance quelle que soit leur forme juridique, y compris les paiements
d’intérêts sur les crédits obtenus par les membres de ces institutions.
Loi n°-96-562 du 22 juillet 1996; Loi n°- 2012-1179 du 27 décembre 2012, an. fiscale, art. 5.

10-Les produits, les plus-values et les transactions se rapportant aux titres d’Etat émis par les
Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine en représentation des concours
consolidés de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Loi n°-97-710 du 20 décembre 1997, an. fiscale, article 13.

11-Les crédits acquéreurs pour les logements construits par les entreprises agréées au régime
fiscal en faveur des grands investissements dans l’habitat.
Le bénéfice de cet avantage est subordonné aux conditions visées à l’article 7 du présent Code.
Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 1er.

12-Les intérêts des crédits promoteurs accordés aux entreprises de construction de logements
à caractère économique et social pour la réalisation des programmes agréés.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 4-2.

13-Obsolète
Ord. n° 2009-382 du 26 novembre 2009, an. fiscale, art.2-2; ord. n° 2011-121 du 22 juin 2011, an.
fiscale, art. 2 -13.

14 - Les prêts accordés pour l’installation d’unités de transformation de produits agricoles en


produits finis, bénéficiant de l’agrément du Directeur général des Impôts au titre d’un
programme d’investissement à la transformation de produits agricoles visé par l’article 1145
du présent Code.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 2-3

15- Les intérêts des prêts accordés aux entreprises privées, aux inventeurs et innovateurs
nationaux pour leurs activités de recherche, de développement et d’innovation, sur une période
de trois ans suivant l’année du début des investissements.
Cette exonération est permanente en ce qui concerne les intérêts des prêts en faveur des
organismes de recherche et n’exclut pas l’application des dispositions plus favorables prévues
au Code des Investissements.
Loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 5-8

Section III - Exportations et opérations assimilées


Art. 399
Sont exemptés de la taxe sur les opérations bancaires, les exportations et les services assimilés
à des exportations.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 3 .

Art. 400
Sont assimilées à des exportations :
-les prestations de services directement liées à des opérations d’exportation de biens ou
produits rendues par les banques et les établissements financiers aux entreprises relevant de
l’impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles, à l’exception des intérêts pour
prêts ou avances qui demeurent taxables;
-les prestations visées à l’article 395 ci-dessus lorsqu’elles ne sont pas imposables en Côte
d’Ivoire.
Chapitre IV
Taux

Art. 401
Le taux de la taxe sur les opérations bancaires est de 10 % sur une base hors taxes.
Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 3 .

Pour les petites et moyennes entreprises définies à l’article 113 du présent Code, le taux de la
taxe sur les opérations bancaires applicable aux agios bancaires des crédits qui leur sont
consentis pour les besoins de leurs activités, est de 5% sur une base hors taxe.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 1 et 35-2°-; Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre
2007 art. 3; Ord. n°- 2007-675 du 28 décembre 2007 art. 4 . Ord. n°- 2011-480 du 28 décembre 2011
art. 9.

Chapitre V
Autres règles
d’imposition

Art. 402
Les dispositions relatives à l’assiette, au fait générateur, à l’exigibilité et au paiement, ainsi
que les règles de facturation, de contrôle, et les sanctions relatives à la taxe sur la valeur ajoutée
sont également applicables à la taxe sur les opérations bancaires.

Deuxième partie :
Autres taxes indirectes
Titre premier
Droits d’accises

Chapitre premier
Taxe spécifique unique sur les produits pétroliers

Ord. n°- 2009-70 du 26 mars 2009

Section I - Biens et opérations imposables


Art. 403
Il est perçu une taxe spécifique unique sur toutes les importations et cessions de produits
pétroliers effectuées à titre onéreux ou à titre gratuit et réalisées aux conditions de livraison en
Côte d’Ivoire.
Loi n°- 91-270 du 29 avril 1991, an. fiscale, art. 12-10; Ord. n°- 2009-70 du 26 mars 2009.

Art. 404
Sont notamment imposables les cessions effectuées par les maisons principales à leurs entrepôts
ou organismes de détail.
Sont assimilés à des cessions, les prélèvements effectués par les commerçants pour leurs besoins
propres.
Sont assimilées à des importations, les cessions effectuées par les usines de raffinage bénéficiant
du régime d’usine exercée, aux entreprises de distribution de produits pétroliers.
Loi n°- 91-270 du 29 avril 1991, an. fiscale, art. 12-11°-.

Section II - Exemptions
Art. 405
Sont exemptés :
1-Les produits imposables ayant déjà supporté la taxe en Côte d’Ivoire.
2-Les produits non énumérés à l’article 408 ci-dessous.
3-Les fuels « Ordoil» et « Bunker C» livrés et consommés en l’état.
4-Le distillate diesel oil utilisé dans les centrales thermiques de l’E.E.C.I.
5-Le white spirit et les essences spéciales destinées à un usage industriel et ne pouvant être
utilisées comme carburants.
6-Les carburants livrés aux ambassades étrangères en République de Côte d’Ivoire dans la
limite du contingent qui leur est fixé annuellement.
Loi n°- 78-1096 du 31 déc. 1978, an. fiscale, art 18.

7-Les carburants destinés aux activités de pêche sous des conditions définies par arrêté du
Ministre de l’Economie et des Finances.
Loi n°- 2002-156 du 15 mars 2002, an. fiscale, art. 5; voir également divers textes fiscaux, partie
réglementaire, texte n°- 17.

8-Le gasoil utilisé par les entreprises permissionnaires ou concessionnaires de l’activité de


remorquage et de sauvetage en mer.
Ord. n°- 2006-234 du 02 août 2006 art. 3-5.

Section III - Fait générateur et exigibilité


Art. 406
La taxe est due à l’importation ou dès la première cession dans les conditions fixées aux
articles 403 et 404 ci-dessus.
Le fait générateur de la taxe est constitué, soit par la mise à la consommation en cas
d’importation soit par la livraison en cas de cession proprement dite soit par le prélèvement en
cas de livraison à soi-même.
Pour les produits importés, la taxe est perçue par le service des Douanes dans les mêmes
conditions et sous les mêmes sûretés que les droits de douanes.
Loi n°- 91-270 du 29 avril 1991. an. fiscale, art. 12-12°-.

Section IV - Base d’imposition et tarifs


Art. 407
La base imposable est déterminée d’après le nombre de litres ou de kilogrammes de produits
vendus, livrés ou importés.
Loi n°- 91-270 du 29 avril 1991. an. fiscale, art. 12-13°-.

Art. 408
Le tarif de la taxe spécifique unique est fixé comme suit :
Désignation Montant
Super carburant et essences spéciales 85 [Link]
Essence auto 75 [Link]
Gaz-oil 25 [Link]
Par litre à 15°-C Carburéacteur Exonéré
Pétrole lampant Exonéré
Essence pour aérodynes Exonéré
Huiles minérales 25 [Link]
Distillate Diesel-Oil (DDO) 45 [Link]
Distillate Diesel-Oil exonéré (DDO ad) Exonéré
Fuel-oil domestique 10 [Link]
Par Kilo-gramme
Fuel-oil léger 10 [Link]
Fuel-oil lourd l (FO 180) 10 [Link]
Graisses consistantes 20 [Link]
Ord n°- 97-218 du 16 avril 1997; Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 28.; Ord. n°- 2008-312 du
04 novembre 2008; ord. n°- 2009-70 du 26 mars 2009; ord. n° 2014-50 du 4 février 2014, art. 1.

Section V - Obligations des redevables


Art. 409
Tout redevable doit tenir un livre comptable paraphé par la Direction générale des Impôts
faisant ressortir nettement en nature et quantité :
1-Les stocks au 1er janvier de chaque année.
2-Les entrées inscrites au jour le jour.
3-Les sorties également inscrites au jour le jour.
Art. 410
Les organismes qui font profession de stocker les carburants pour le compte des assujettis sont
tenus de fournir à la Direction générale des Impôts, au plus tard le 15 de chaque mois, les
renseignements suivants concernant les opérations réalisées au cours du mois précédent par
chacun de leurs clients :
1- Quantité de carburant reçue :
a) Essence.
b) Gaz-oil et fuel-oil.
c) Pétrole lampant.
2- Quantité de carburant livrée :
a) Essence.
b) Gaz-oil et fuel-oil.
c) Pétrole lampant.
3- Stock comptable :
a) Essence.
b) Gaz-oil et fuel-oil.
c) Pétrole lampant.
ord. n° 2015-797 du 18 décembre 2015, an. fiscale, art. 33.

Section VI - Affectation de la taxe sur les produits pétroliers à usage


routier
Art. 411
Le produit de la taxe spécifique unique sur les importations et cessions de produits pétroliers
effectuées à titre onéreux ou à titre gratuit est affecté :
- au Budget de l’Etat ;
- au Fonds d’Entretien Routier.

Le Budget de l’Etat est alimenté par la taxe spécifique unique dans les proportions suivantes :
- Super Carburant sans plomb.......12 F / litre
- Essence auto.....................55 F / litre
- Carburéacteur....................exonéré
- Pétrole lampant..................exonéré
- Essence pour aérodynes...........exonéré
- Huiles minérales.................25 F/litre
- Distillate Diesel Oil (DDO)......45 F/kg
- Distillate Diesel Oil exonéré....exonéré
- Fuel Oil (FO)....................10 F/kg
- Graisses consistantes............20 F/kg

Le Fonds d’Entretien Routier est financé par le produit de la taxe spécifique unique sur les
produits pétroliers suivants, comme ci-après :
- Super Carburant sans plomb......73 F/litre
- Essence auto....................20 F/litre
- Gasoil moteur...................25 F/litre
Les taux des tarifs de la taxe spécifique unique affectés au Budget de l’Etat tels qu’indiqués à
l’article 3 de la présente ordonnance peuvent être modifiés, en cas de nécessité, par arrêté
interministériel du Ministre chargé des produits pétroliers et du Ministre chargé du Budget.
La présente ordonnance abroge les dispositions antérieures contraires de l’ordonnance
n°2009-261 du 06 août 2009 et de l’ordonnance 2009-70 du 26 mars 2009 instituant une taxe
spécifique unique sur les produits pétroliers et modifiant le Code général des Impôts
susvisées.
Le titre de paiement, à l’appui de la déclaration est libellé à l’ordre de « Fonds d’Entretien
routier ».
Le receveur des Impôts reverse les sommes perçues dans un compte spécial dénommé « Fonds
d’Entretien routier » ouvert dans les livres de la BCEAO.
Loi n°- 2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale, art. 37; ord. n°- 2009-261 du 06 août 2009; ord. n°
2014-50 du 4 février 2014, art. 2.

Chapitre II
Taxe spéciale sur la
consommation d’eau

Art. 412
1°- II est institué à partir du 1er avril 1994, une taxe dite taxe spéciale sur la consommation
d’eau, se substituant à la surtaxe et à la redevance développement prévues par le décret n°- 93-
874 du 17 novembre 1993 portant fixation du prix et du tarif de vente de l’eau et détermination
des conditions d’application du régime des branchements sociaux.
2°-Le tarif de la taxe est fixé par décret.
3°-La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et
sûretés que la taxe sur la valeur ajoutée.
4°-Le produit de la taxe, recouvré conformément aux dispositions du paragraphe 3 précédent,
et versé sur deux comptes spéciaux ouverts dans les livres du Trésor public, sera exclusivement
destiné d’une part, à couvrir les investissements en travaux neufs, les travaux de renouvellement
des installations et réseaux concédés et les frais d’établissement des branchements sociaux et
d’autre part, à assurer le service de la dette du secteur de l’eau et le règlement des dépenses
relatives à l’entretien des réseaux d’assainissement.
Loi n°- 94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 40; loi n°- 2001-338 du 14 juin 2001, an. fiscale,
art.40.

Chapitre III
Taxes spéciales frappant
certains produits

Section I - Personnes et opérations imposables


Art. 413
II est perçu en Côte d’Ivoire, quelle que soit la situation des personnes imposables au regard
de l’article 339 du présent Code, une taxe spéciale sur les livraisons effectuées à titre onéreux
ou à titre gratuit et portant sur les produits énumérés à l’article 418 ci-après.
Le produit de la taxe spéciale est affecté au Trésor public.
Art. 414
Les importations ou introductions en Côte d’Ivoire ainsi que les prélèvements effectués par tout
fabricant pour ses besoins propres sont considérés comme opérations imposables.
En ce qui concerne les importations ou introductions, le débiteur légal est le déclarant en
douane.

Section II - Exemptions
Art. 415
Sont exemptés de la taxe :
-les produits ayant déjà supporté la taxe en Côte d’Ivoire;
-les produits expédiés hors de Côte d’Ivoire;
-les produits destinés à être incorporés dans un produit fabriqué, lui-même passible de la taxe.
Dans ces deux derniers cas, les produits importés ou introduits en Côte d’Ivoire devront être
accompagnés d’un acquit à caution dans les conditions prévues par les règlements douaniers.
Art. 416
Sont exonérés :
-les produits médicamenteux alcoolisés;
-les cartouches destinées aux forces militaires et de police.
Ord. n°- 2000-252 du 28 mars 2000 art. 23-2°-.

Section III - Fait générateur


Art. 417
Le fait générateur de la taxe est constitué par la livraison, le prélèvement, l’importation,
l’introduction ou, en ce qui concerne les produits taxables fabriqués en Côte d’Ivoire, la sortie
d’usine.

Section IV - Bases d’imposition et tarifs


Art. 418 2018... 2019... 2020...
Le tableau ci-dessous énumère les produits imposables et les taux qui leur sont applicables :

Désignation des produits


Loi n° 89-1332 du 26 déc. 1989, an fiscale, art. 16.

I. - Boissons alcoolisées

1- Champagnes : 40 %.
2- Vins ordinaires : 35 %.
3- Vins mousseux et vins AC et assimilés : 40 %.
4- Bières et cidres : 17 %.
5- Autres boissons alcoolisées titrant moins de 35° d’alcool : 40 %.
6- Autres boissons alcoolisées titrant 35° d’alcool et plus : 45 %.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 4-1.

Pour l’application des dispositions ci-dessus, les boissons obtenues à partir d’un mélange
d’alcool et de boisson sucrée, dont la teneur en alcool n’excède pas 9°, sont considérées comme
des bières.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 2 -1; loi n°2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale,
art. 14; ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 7-1/ ; loi n°2013-908 du 26 décembre
2013, an. fiscale, art. 3-1; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 8-1; ord. n° 2018-145
du 14 février 2018, art. 2-2.

II. - Boissons non alcoolisées à l’exclusionde l’eau :

1- Boissons énergétiques : 14 %
2- Autres boissons non alcoolisées : 14 %.
Loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 2 -1; loi n°2004-271 du 15 avril 2004, an. fiscale,
art. 13; Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 7-1; Loi n° 2017-870 du 27 décembre
2017, an. fiscale art. 8-1; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 2-2.

III. - Tabacs

Type de tabac Base d’imposition hors taxes Taux


Cigares, cigarillos, cigarettes, tabac à fumer, autres tabacs et succédanés de tabacs Prix de vente 39 %

Loi n° 89-1332 du 26 déc. 1989, an. fiscale, art. 17; loi n° 95-05 du 11 janv. 1995, an. fiscale, art. 6;
loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 6; ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an.
fiscale, art. 7-1/; loi n° 2013-908 du 26 décembre 2013, an. fiscale, art. 3-2; loi n° 2014-861 du 22
décembre 2014, an. fiscale, art.5-1&2; loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 9; ord.
n° 2018-145 du 14 février 2018, art. 2-3, loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 10;
loi n° 2019-1080 du 18 décembre 2019, an. fiscale, art. 14; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an.
fiscale, art. 4-1.

IV. - Cartouches

Cartouche chargée, douille amorcée ou amorce : 12 francs


Loi n° 70-209 du 20 mars 1970, an. fiscale art. 19.

V. - Marbres et véhicules de tourisme dont la puissance est supérieure ou égale à 13 chevaux.

Abrogé
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 40-1; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art.
1.

VI. - Produits de parfumerie et cosmétiques


Abrogé
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 40-2; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art.
1.

VII - Marbres, véhicules de tourisme dont la puissance est supérieure ou égale à 13


chevaux, produits de parfumerie et cosmétiques.

Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 26-1.

Marbres : 10 %
Véhicules de tourisme dont la puissance est supérieure ou égale à 13 chevaux : 10 %.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 9

Produits de beauté et cosmétiques :


- les produits de beauté ou de maquillage préparés et préparations pour l’entretien ou les soins
de la peau, autres que les médicaments, y compris les préparations antisolaires et les
préparations de bronzage, pour bain et douche et préparations pour manucure ou pédicure ;
- les préparations capillaires : shampoing, préparations pour l’ondulation ou le défrisage
permanent, les laques pour cheveux et autres préparations destinées à être appliquées sur les
cheveux telles que les brillances, les huiles, les pommades, les fixateurs, les teintures et les
produits décolorants pour cheveux, les rince-crèmes ;
- les parfums.
Autres produits :
- les produits d’extension, ou de rajout de cheveux ;
- les mèches.
Le taux de la taxe est fixé à 10 %. Ce taux est porté à 50 % en ce qui concerne les produits de
beauté et cosmétiques contenant de l’hydroquinone.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 26-1.

Art. 419 2020...


La base imposable est déterminée:
1- Pour les champagnes, les vins, bières, cidres, boissons alcoolisées, boissons non alcoolisées
et tabacs : d’après le prix de vente sortie-usine, à l’exclusion de la taxe sur la valeur ajoutée.
En ce qui concerne les tabacs, ce prix de vente ne peut être inférieur à 15 000 francs.
2-Pour les cartouches : d’après le nombre de cartouches chargées, douilles amorcées ou
amorces.
3-Pour les produits importés, la base imposable est déterminée d’après la valeur taxable en
douane augmentée de tous les droits et taxes de douane, à l’exclusion de la taxe sur la valeur
ajoutée, majorée de 25 %.
Les intrants importés notamment le vin, ne sont pas compris dans la base imposable et ne
supportent pas la majoration visée au paragraphe ci-dessus.
Loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 4-2.

En ce qui concerne les tabacs importés, la base imposable est déterminée d’après la valeur
taxable en douane, augmentée de tous les droits et taxes de douane, à l’exclusion de la taxe sur
la valeur ajoutée.
Cette valeur ne peut être inférieure à :
-15 000 francs les 1 000 cigarettes pour les produits fabriqués dans un Etat lié à la Côte d’Ivoire
par un accord d’union douanière ;
-20 000 francs les 1 000 cigarettes pour les produits fabriqués dans un Etat non lié à la Côte
d’Ivoire par un accord d’union douanière.
Loi n° 68-612 du 31 déc. 1968, an. fiscale, art. 22-1°; Ord. n° 82-267 du 31 juil. 1982, art. 2; loi n°
94-201 du 8 avril 1994, an. fiscale, art. 28; loi n° 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 2-2. Ord.
n° 2006-234 du 02 août 2006, an. fiscale, art. 13. Ord. n° 2007-488 du 31 mai 2007, an. fiscale, art.
3-1; Ord. n° 2008-381 du 18 décembre 2008, an. fiscale, art. 7-2/; loi n° 2013-908 du 26 décembre
2013, an. fiscale, art. 3-3;loi n° 2014-861 du 22 décembre 2014, an. fiscale, art.5-3; loi n° 2017-870
du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 8.

4- Pour les produits de beauté, cosmétiques et autres produits fabriqués en Côte d’Ivoire
:d’après le prix de vente sortie-usine, à l’exclusion de la taxe sur la valeur ajoutée.
Loi n° 2017-870 du 27 décembre 2017, an. fiscale art. 40-3; ord. n° 2018-145 du 14 février 2018, art.
1; loi n° 2020-972 du 23 déc. 2020, an. fiscale, art. 26-2.

Section V - Obligations
Art. 420
Les fabricants redevables de la taxe spéciale doivent tenir un livre comptable paraphé par la
Direction générale des Impôts faisant ressortir par catégorie de produits taxables :
1-Les stocks au 1er janvier de chaque année.
2-Les fabrications inscrites au jour le jour.
3-Les sorties également inscrites au jour le jour.
Chaque année, avant le 1er mars, ils sont tenus de remettre à la Direction générale des Impôts,
un état récapitulatif résumant les écritures de ce livre comptable et présentant :
a)Le relevé par mois des quantités de produits taxables sorties d’usine au cours de l’année
précédente.
b)Le montant des droits correspondants et les dates et références des versements effectués
afférents à ces droits.
Dans le cas du décès du redevable, de même que dans ceux de cession ou de cessation en totalité
ou en partie de l’entreprise, l’état prévu au paragraphe précédent doit être produit dans les six
mois de la date du décès ou les dix jours de la cession ou de la cessation.
Les fabricants de tabacs doivent communiquer avant toute mise en oeuvre à la Direction
générale des Impôts, la composition des mélanges utilisés dans leur fabrication.

Titre deuxième
Taxe sur la publicité
Art. 421
II est institué une taxe spéciale dite taxe sur la publicité, quels qu’en soient le support et le mode
de financement.
La taxe est due par les régisseurs des messages publicitaires ou à défaut, par les personnes qui
en assurent la diffusion. Elle est assise sur le message publicitaire au tarif de 3 %.
Les messages publicitaires diffusés par les associations sportives reconnues par le Ministère en
charge du Sport sont exonérés de la taxe.
Loi n°- 2003-206 du 7 juillet 2003, an. fiscale, art. 39-5/.

La taxe est perçue dans les mêmes conditions et sous les mêmes procédures, sanctions et sûretés
que la taxe sur la valeur ajoutée à laquelle elle ne se substitue pas.
Le produit de la taxe, recouvré conformément aux dispositions du paragraphe précédent, et
versé sur un compte ouvert dans les livres du Trésor public, sera affecté à un fonds de soutien
et de développement de la presse ivoirienne.
Les modalités de fonctionnement et d’utilisation dudit fonds seront déterminées par arrêté
conjoint des Ministres en charge des Finances et de la Communication.
Loi n°- 96-218 du 13 mars 1996, an. fiscale, art. 10.
Titre troisième
Taxe sur les contrats d’assurances

Chapitre premier
Opérations
imposables

Art. 422
1°-Toute convention d’assurance ou de rente viagère, conclue avec une société ou compagnie
d’assurances ou avec tout autre assureur ivoirien ou étranger est soumise, quels que soient le
lieu et la date auxquels elle est ou a été conclue, à une taxe annuelle et obligatoire.
2°-Le paiement de la taxe dispense des droits d’enregistrement et de timbre, tout écrit constatant
la formation, la modification ou la résiliation amiable d’une telle convention, ainsi que les
expéditions, extraits ou copies qui en sont délivrés quel que soit le lieu où ils sont ou ont été
rédigés. L’enregistrement de ces écrits lorsque la formalité est requise est gratis.
3°-La taxe est perçue sur le montant des sommes stipulées au profit de l’assureur et de tous
accessoires dont celui-ci bénéficie directement ou indirectement du fait de l’assuré.
4°-La perception de la taxe unique établie par le paragraphe 1°- ci-dessus couvre le droit de
timbre de quittance exigible sur les reçus délivrés exclusivement pour constater le versement
des primes ou des accessoires.

Chapitre II
Taux

Art. 423 2018...


Le taux de la taxe est fixé à :
1-7 % pour les assurances contre les risques de toute nature de navigation maritime, fluviale
ou aérienne.
2-25 % pour les assurances contre l’incendie.
Ce taux est réduit de moitié pour les assurances des édifices religieux.
Loi n° 2018 - 984 du 28 décembre 2018, an. fiscale art. 13

3-5 % pour les