Champ Magnétique en Physique Électrique
Champ Magnétique en Physique Électrique
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Jilani LAMLOUMI & Mongia BEN BRAÏEK
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Université Virtuelle de Tunis Physique -
électricité : TC1
Le champ magnétique
I. INTRODUCTION
La magnétostatique est l'étude des champs magnétiques créés par les distributions
permanentes de courants, c'est à dire par des répartitions de courants volumiques,
superficielles ou filiformes, indépendantes du temps.
Par analogie avec les développements présentés pour l'étude du champ électrostatique,
nous énoncerons la loi de Biot et Savart , déduite à partir de l'interaction magnétique.
- On ne peut définir la position des pôles d'un aimant et leur distance avec précision
mais seulement la direction de l'axe magnétique.
- Alors que le champ électrique est un vecteur le champ magnétique est un vecteur
spécial appelé pseudo-vecteur ou vecteur axial ; l'analogie ne s'étend donc pas aux
propriétés géométriques des champs électrique et magnétique qui sont en général
orthogonaux pour des sources (charges ou courants) de même symétrie.
Des phénomènes magnétiques sont observés depuis l'antiquité. Le plus ancien de ces
phénomènes est l'attraction exercée sur le fer par un minerai naturel (oxyde de fer : Fe 2 O3)
appelé alors magnétite d'où le nom de magnétisme. Le magnétisme est alors défini comme
étant la propriété qu’a un corps d'attirer le fer ou l'acier. Un tel corps est appelé aimant. Il
peut être orienté par la terre ; repousser ou attirer d'autres aimants. Ces interactions de
type magnétiques liées aux effets produits par des aimants relèvent en fait d'un type de
force à caractère plus général : interaction électromagnétique. C'est depuis le 19 ème siècle
et suite aux expériences d'Oersted et d'Ampère; que l'on ne pouvait plus dissocier les
phénomènes électriques des phénomènes magnétiques.
- La circulation d'un courant électrique le long d'un fil disposé au-dessus d'une
aiguille aimantée (boussole) fait dévier l'aiguille aimantée. Ainsi on met en évidence
l'existence de forces magnétiques dues au courant électrique.
Tous ces phénomènes ont la même origine. On peut donc conclure que dans la région où se
manifestent ces effets, règne un champ d'un type nouveau qu'on appellera champ
magnétique B ( B est en fait appelé induction magnétique ).
Pour définir B il suffit de choisir un de ses effets observés expérimentalement.
Dans le système international, B s'exprime en Tesla (T). On utilise aussi le Gauss, unité du
Remarques
- En laboratoire, on peut produire des champs magnétiques de l'ordre de 0,1 T à 2 T entre les
pôles d'un électroaimant et des champs de quelques dizaines de Teslas à l'aide de bobines
supraconductrices.
permanents
M1 F 12 M2
courants permanents I1 et I2
(fig.1). L'expérience montre qu'ils d 2 I2
I1
interagissent entre eux et Fig.1
la force F12 que le circuit (C1) d'intensité I1 exerce sur le circuit (C2) d'intensité I2 a pour
r
expression : F 12 0
4 C2 C1 I 2 I1 d 2 d1 3 (1)
r
où r représente le vecteur M 1 M 2 qui joint l'élément de courant d 1 à l'élément d 2 et 0
est une constante caractéristique des propriétés magnétiques du vide, appelée perméabilité
magnétique et dépend du système d'unités choisi. Dans le système d'unités SI : 0 = 4 10-7
et s'exprime , comme nous le verrons plus loin, en Henry par m².
On montre que le circuit (C2) exerce sur le circuit (C1) une force F 21 qui satisfait au principe
de l'action et de la réaction F 21 F 12 .
0 r
F 12 I 2 d 2 I1 d1 3
C2
4 1 C r
Or l'expression vectorielle entre parenthèses ne dépend que du circuit (C 1), on peut donc
considérer, comme nous l'avons fait en électrostatique pour E , que cette expression
r
B1 0
4 C
1
I1 d 1
r3
D'une manière générale, un circuit fermé filiforme (C) parcouru par un courant I crée en un
point M de l'espace un champ d'induction magnétique B (M) donné par :
r
B( M ) 0
4 C I d r 3 (2)
Un circuit (C) parcouru par un courant I, placé dans un champ d'induction magnétique B ,
est soumis à la force F C I d B .
Remarques
1. Le champ d'induction magnétique B donné par la formule (2) peut être considéré comme
la résultante des champs élémentaires créés par les éléments de courants qui constituent le
circuit (C); Le champ d'induction élémentaire dB créé par l'élément d parcouru par le
courant I et situé en P, en un point M tel que PM r est donné par :
0
dB I d r3
4 r
d
M
I
P u Fig.2
- il a pour module :
0 Id sin
dB ; (d, u )
4 r²
- il est perpendiculaire au plan défini par d et u
- son sens est tel que le trièdre ( d , r , dB ) est direct.
Un observateur placé sur l'élément de courant de telle façon que le courant le traverse des
pieds vers la tête voit le champ magnétique orienté de sa droite vers sa gauche.
Règle de tire-bouchon.
Un tire-bouchon progressant dans le sens du courant voit sa rotation s'effectuer dans le sens
du champ magnétique.
2. Physiquement, le champ magnétique dB créé par un élément de courant I d n'a aucun
sens. En effet, il n'est pas possible d'isoler un élément d et le considérer parcouru par un
courant permanent I. On ne peut avoir div j 0 (régime permanent) que dans un circuit
fermé. Le champ élémentaire dB n'est donc pas mesurable. Seul aura donc un sens
physique le champ magnétique B créé par un circuit fermé (C).
A la superposition géométrique des forces correspond, d'après F I d B , une
C
superposition géométrique des inductions . En effet la force exercée par n circuits sur le
circuit C peut se décomposer en n forces élémentaires créées par chaque circuit pris
individuellement, on a :
n n
F F i (I d Bi ) I d B
C C
i 1 i 1
n
D'où : B Bi où Bi désigne l'induction, créée par le circuit Ci, au point M où se
i 1
trouve l'élément d .
Une charge q animée d'une vitesse v est équivalente, en première approximation, à un
élément de courant I d . En effet:
t t+dt
dQ
I n qSv
dt
Donc : v dQ I v dt I d
De la loi de Biot et Savart, nous pouvons ainsi formuler une expression du champ
magnétique créé par une charge q animée d'une vitesse v en un point M situé à la distance
r. Soit :
0 r
B qv 3 (3)
4 r
* Distribution volumique
d
I d j v . dS d P
S (C)
Fig.5
j v d 2 j d
0 j v (P) r
B (M)
4 ( ) r3
d (5)
* Distribution superficielle
Si la distribution de
M
courants peut être r
I d ( js . d' ) .d js d²S js dS
S S
Le champ magnétique créé par une distribution superficielle de courant en un point M s'écrit
donc :
0 j S (P) r
B (M)
4 S r3
dS (6)
Remarque
Calculons , à partir de l’expression du champ magnétique B , l’expression de sa divergence :
0 j(P)PM 0 j(P)PM
[
div B(r) div
4 3
]
dτ div
4
[ 3 dτ ]
PM PM
rot grad f 0 et div (b a) a .rot bb.rot a
Par conséquent :
j (P)PM
div 3
dτ j (P)rot grad [
]
1 - PM rot
3
j (P)
PM PM PM
En outre, rot j 0 puisque j est une fonction du point source P, alors que l’opérateur
rotationnel ne fait intervenir que les dérivés par rapport aux coordonnées du point M où on
veut calculer B .
D’où finalement :
div B 0
La loi de Biot et Savart donnant B est une intégrale vectorielle c'est à dire définie par trois
composantes, aussi, lorsque le problème ne se présente pas simplement, on doit calculer
successivement chacune des trois composantes Bx, By et Bz.
on dit qu'une distribution de courants admet un plan de symétrie (), si en deux points P1 et
P2, symétriques par rapport à (), on a : j (P2 ) image / j (P1 )
Le champ magnétique B (M), créé par une distribution de courants présentant un plan de
symétrie (), en tout point M du plan (), est orthogonal à ce plan de symétrie (Fig.7). (Cas
d'un fil infini ou d'un solénoïde infini). En effet :
Soient Id 1 et Id 2 , deux éléments de
courants disposés en P1 et P2 d1
P1
symétriquement par rapport à ()
M
H
(P1M r1 ; P2 M r2 ; r1 r2 r ) :
P2
d 2
Fig.7
Le champ élémentaire dB créé en M par l'ensemble de ces deux éléments de courants est :
0 I
dB dB1dB2 ( d1 r 1 d 2 r 2 )
4 r3 r3
r1 P1M P1H HM et r2 P2 M P2 H HM P1H HM
I
D'où : dB 0 3 (d 1 d 2 ) HM (d 1 d 2 ) P1H
4 r
vectoriel (d 1 d 2 ) P1H est nul. Par contre (d 1 d 2 ) est contenu dans le plan () qui
contient HM et le produit vectoriel (d 1 d 2 ) HM est perpendiculaire à
(); il en résulte que dB est perpendiculaire au plan () et par suite B ( M ) est
on dit qu'une distribution de courants admet un plan d'antisymétrie ('), si en deux points P1
et P2, symétriques par rapport à ('), on a : j (P2 ) image / ' j (P1 ) .
Le champ magnétique B ( M ) , créé par une distribution de courants présentant un plan
d'antisymétrie ('), en tout point M du plan ('), est contenu dans ce plan de symétrie (')
(Fig. 8).
0 I (d d )
dB 1 2 HM P1
4r 3 d1
( d 1 d 2 ) P1H
M
(d1 d 2 ) ( ' ) H
(d1 d 2 )HM( ' ) '
HM à ( ' )
Fig.8
P2 d 2
Si on désigne par
z
(u r , u , u z ) la base uz
I
u
orthonormée directe
associée au système de M ur
O
coordonnées cylindriques, le Fig.9
plan (M,u r ,u z ) contenant
z’
OM et le fil est un plan de z
OP
symétrie. Le champ B ( M ) r PM
est donc normal à ce plan, il
est porté par u : 2 B (M)
a
O
M
B(M)B(M) u
1
I d P u
Ce résultat s'applique dans le
uz
cas d'un fil de longueur finie ou
z’ ur
infinie. Fig.10 u
a a a²
sin sin( ) cos r r²
2 r cos cos ²
a
tg a tg d d
a cos ²
0 I
Soit : dB(M) cos d
4 a
0 I 2 0 I
D'où : B(M )
4a
1
cos d
4a
( sin 2 sin 1 )
0 I
Soit : B(M ) ( sin 2 sin 1 ) u
4a
Le champ B créé par un fil rectiligne de longueur infinie, en un point M distant de a du fil,
est obtenu en écrivant 1 et 2 .
2 2
I
Soit : B (M) 0 u (8)
2 a
Remarque
Le vecteur B est tangent en M au cercle de rayon a et de centre O, il en est de même pour
tous les vecteurs B situés sur ce cercle. Les lignes de champ sont donc des cercles ayant
pour axe le courant et dont le sens est donné par la règle de tire - bouchon (ou du
bonhomme d'Ampère).
d'antisymétrie.
Le champ B (M) créé en un point M de l'axe est dirigé suivant cet axe.
Un élément de courant I d de la spire, centré en P, crée en M un champ élémentaire
dB(M ) perpendiculaire à PM donné par :
0 I d PM
dB (M)
4 PM 3
Puisque B ( M ) est porté par x' x, seule la composante de dB(M ) suivant x 'x nous
intéresse.
Soit: dBx (M) dB(M) cos dB(M) sin ( )
2
Avec: PM r et (d , PM ) , on a :
2
0 I d 0 I d
dB(M ) =
4 r 2 4 r 2
I
Soit : dB x (M ) 0 2 d sin
4 r
o I 2R IR
B(M ) sin d o sin
4r² 0 2 r²
R
et comme r , on obtient :
sin
o I 3
B(M ) (9)
2R sin
Ou en fonction de x :
I R²
B (M) o 3
ux (10)
2
(R ² x ²) 2
Remarques
1. Le champ magnétique B1 ( M ) créé par une bobine plate ayant N spires est
: B1 (M) N B(M) .
I
2. Si M est confondu avec O, on a et B(O) o : C'est le champ magnétique créé
2 2R
au centre de la spire.
o N I
Le champ magnétique créé par une bobine plate en son centre est : B1 (O) ux .
2R
0 I
2R
Fig.12
Université Virtuelle de Tunis Physique -
électricité : TC1
Le champ magnétique
0 I R²
B( x ) 3
2
(R ² x ²) 2
R3
B(O) 3
(R ² x ²) 2
On considère un
solénoïde de
longueur comportant I
N spires jointives de
même rayon R
x
régulièrement dx
réparties. On se
1 2 R
M
propose de déterminer
ux
le champ magnétique
créé en un point M Fig.13
quelconque de l'axe du
solénoïde.
Par raison de symétrie, B(M ) est dirigé suivant l'axe, son sens est donné par la règle de tire-
bouchon.
o I N
dB(M) sin 3 dx
2R
N
Si on désigne par n le nombre de spires par mètre, on a :
o n I
dB(M) sin 3 dx
2R
R R R
On a : tg donc x , dx d
x tg sin ²
o nI
Soit: dB(M) sin d
2
o nI 2 0 nI
B(M ) -
2
1
sin d
2
( cos 2 cos 1 )
0 nI
Soit: B(M) ( cos 2 cos 1 ) u x (11)
2
Remarques
2
Fig.14
cos 2 cos 1 2
D'où : B(M ) 0 n I u x (12)
En pratique, il est impossible de réaliser des solénoïdes de longueur infinie, toutefois pour
un solénoïde de longueur 10R , le champ magnétique reste sensiblement constant sur
l'axe.
THÉORÈME D'AMPÈRE
(infiniment long)
z
B
Quand on passe de M à M', la
M'
circulation élémentaire de B est :
M
I
dC B . M M' , avec :
y
o
r
M M' d d r u r rd u dz k m'
o I
Soit : dC d m
2 x
Fig.15
Remarque
Cette circulation élémentaire ne dépend que de d, par conséquent sa valeur le long de
MM' est la même que celle calculée le long de sa projection mm'.
courant
Nous pouvons donc prendre une courbe plane ( AECDA ) contenue dans le plan
normal au courant.
E
Ainsi :
C
Fig.16
k k
B2 CD B1AE r2 r1 = 0
r2 r1
Toute circulation de B le long d'un contour fermé qui n'entoure pas le courant est donc
nulle.
Fig.17
o I 2
2 0
C d o I (13)
Remarques
La circulation de B est positive si elle se fait dans le sens positif de , elle est négative si elle
se fait dans le sens contraire.
Le sens de parcours, le long de la courbe , est positif quand il se fait de la droite vers la
gauche de l'observateur d'Ampère placé sur le fil dans le sens du courant.
V. 2.Cas général
o I d u
B
C 4 r ²
Pour un déplacement élémentaire da ( da M M' ) , la circulation élémentaire du champ est
:
d u u da da d
Or : da . ( ) d . u.
r² r² r²
La circulation de B s'écrit alors :
I da d
C B. da o u .
4 r²
Supposons qu'au lieu de déplacer M en M', on laisse fixe M et on fait subir au circuit (C ) une
translation ( da ) qui l'amène en (C'), l'aire balayée est dS (- da d ) et la circulation de
I ( dS ) I
B devient alors : C o u . o d
4 r² 4
d est l'angle solide élémentaire sous lequel on voit cet élément de surface dS depuis le
point M.
Si on désigne par l'angle solide sous lequel on voit depuis M le circuit (face sud du circuit),
l'angle solide sous lequel on voit depuis M' le circuit est + d .
La surface balayée par (C) et les surfaces propres qu'il délimite dans ses positions initiale et
finale forment une surface fermée. L'angle solide sous lequel on voit de l'extérieur cette
surface est nul; donc la contribution en angle solide de la surface balayée est égale mais de
signe contraire à celle de la surface propre de (C). D'ou : d = - d
o I o I
4 4
Et par conséquent : C d d
oI
Soit : dC d
4
d étant la variation de l'angle solide sous lequel on voit du point M le circuit (en fait la
D'où : C 0 I (14)
Remarques
on a :C = nµo I
Un courant traversant () suivant la normale positive est affecté du signe (+) dans le cas
contraire du signe (-).
Dans le vide, la circulation du vecteur induction magnétique B le long d'une courbe
fermée est égale au produit par µo de la somme algébrique des intensités des courants qui
C B . d 0 I i (16)
Remarque
Exemples
I I
n n
B . d 0 I B. d 0 (I I) 0
I I1 I2
n n
B . d 2 0 I B. d 0 (I 2 I1 )
Fig.20
cylindrique indéfini
On se propose de déterminer le champ magnétique B(M ) créé par un conducteur
cylindrique de longueur infinie de rayon a et parcouru par un courant d'intensité I.
Le plan (M, u r , k ) est un plan de symétrie. Le champ B(M ) est normal à ce plan, il est
porté par u . La distribution de courants présente une symétrie cylindrique: indépendante
de toute translation et rotation autour de l'axe z'z. Le champ magnétique ne dépend donc
que de la distance r.
B(M) B(r ) u
* r<a
B . d o i B 2 r o i
l'intensité i étant l'intensité du z
I 2
B 2 r = 0 i 0 r z'
a²
Fig.21
I
Soit : B 0 r u
2 a²
*r>a
Remarque
B(r)
Pour r = a, on a :
I
0
2 a
o I
B Bin (r a )
2 a
passe de l'intérieur à
l'extérieur du conducteur.
Un solénoïde, de longueur infinie et d’axe z’z, comporte n spires jointives par unité de
longueur. Les spires ont pour rayon R et sont parcourues par un courant d’intensité I.
Dans un plan passant par l’axe, considérons deux courbes d’Ampère (C 1) et (C3)
rectangulaires et de côtés parallèles ou perpendiculaires à l’axe, les côtés parallèles ayant
pour longueur commune .
C 3
B . d
AB
B . d
BC
B . d
CD
B . d
DA
B . d
Le champ de vecteur B est donc uniforme à l’extérieur du solénoïde.
2. Bex B(r R ) 0
A (C2) D
C 2
B . d (B ex - Bin )
I
B n C
(-Bin ) Fig.24
La courbe (C2) est traversée N fois par I dans le sens contraire de sa normale positive. La
circulation de B sur (C2) vaut : 0 N I
D’où : B in 0 N I
N
Soit : Bin = 0 I = 0 n I
N
Avec n = qui represente le nombre de spirespar unité de longueur.
D'où : B = Bint n 0 I k
V. LE POTENTIEL VECTEUR
Nous allons montrer que le vecteur champ magnétique B(M ) dérive lui aussi d'un potentiel
mais que ce potentiel est de nature vectorielle.
A ( M ) est appelé potentiel vecteur du champ magnétique B(M ) . Les expressions de A ( M )
sont données par :
o
A (M) Id (18)
4 C r
j dS
A(M ) o s (19)
4 ( S ) r
j d
A(M) o (20)
4 ( ) r
L'expression du théorème d'Ampère est : B. d 0 I
C
I ( j . n ) dS
S
Soit : C B.d 0 ( j . n ) dS
S
C B. d rotB.dS (rot B. n )dS
S S
Soit encore : S (rotB 0 j ). n dS 0 : expression qui doit être nulle quelque soit la
surface S s'appuyant sur la courbe (C) . On en déduit donc que l'on doit avoir en chaque
point :
rot B 0 j (21)
L'expression (21) représente la formule de Maxwell - Ampère, appelée aussi forme locale
du théorème d'Ampère.
divB 0 (22)
Remarque
div B 0 S B.dS 0 (d'après le théorème de Green Ostrogradski)
Le champ magnétique B est donc un champ de vecteurs à flux conservatif.
Le potentiel vecteur A d'une distribution volumique de courant de densité j répartie à
l'intérieur d'un volume est défini par :
j
A o d
4 r
V ), on aura en notation vectorielle :
o
A o j (23)
A 0
Sachant que : B rot A et rot B 0 j .
Et (rot B) rot(rot A) grad (div A) A o j
A o j grad (div A) 0 divA cte , la constante peut être prise égale à zéro.
D’où : div A (M )0 : Condition de jauge de Coulomb (24)
Remarques
* B rot A B. dS rot A.dS A . d
S S C
Le flux du vecteur B à travers une surface (S) limitée par une courbe (C) est égal à la
circulation du potentiel vecteur A le long de (C)
S B. dS A . d
C
Electrostatique Magnétostatique
E grad V B rot A
div E rot B 0 j
o
V A o j
o
rotE 0 div B 0
Qi
C B. d o Ii
S E. dS
o
Forces magnétiques
même en mouvement
- Une force électrique de la forme F1 qE où le champ électrique E est indépendant
de la charge q ;
F q ( E v B) (25)
Remarque
Le champ magnétique B peut être créé également par un aimant ou une distribution de
courants. Ainsi, une charge ponctuelle q, placée dans une région où règne un champ
magnétique B et animée d'une vitesse v , sera soumise à une force magnétique q v B .
Soit un circuit (C) filiforme parcouru par un courant continu d'intensité I et placé dans un
champ magnétique B extérieur. Un élément de longueur d du circuit (C), contenant dq
charges mobiles, est soumis à une force magnétique : dF dq v B
Or v dq v I dt I v dt I d
L'expression ci-dessus constitue la loi de Laplace. Cette expression vectorielle de dF montre
que :
- dF est perpendiculaire au plan formé par d et B ;
- le trièdre ( d , B , dF ) est direct.
- le module de dF est : dF I d B sin , étant l'angle
entre d et B .
Le ruban est traversé suivant son épaisseur par un courant d'intensité I. Le courant I est dû
au mouvement des électrons libres, de vitesse v . En présence du champ magnétique, ces
électrons sont soumis à une force magnétique dFm , normale à v , qui est à l'origine d'une
accumulation d'électrons sur la face avant du ruban.
L'accumulation d'électrons sur la face avant et l'excès de charges positives sur la face arrière
sont à l'origine d'une différence de potentiel entre les deux faces du ruban et un champ
électrique E H appelé champ de Hall. Ce champ exerce sur les électrons libres du volume d
une force dFe opposée à dFm donnée par dFe n q d E .
Le régime permanent est atteint quand : dFe dFm 0
Soit : n q d ( v B E H ) 0
D'où : E H v B (27)
C
U H VA VC E H. d b E H b v B
A
Or I j . dS n q v d b
I
Soit : v
nqdb
IB 1
Par suite : UH
d nq
1
Soit, en posant R H , constante de Hall, on a :
nq
IB
UH RH (28)
d
Remarques
1. Dans le cas où les charges mobiles sont des électrons RH < 0 et UH > 0.