Fiscalité Directe : IRPP et IS Expliqués
Fiscalité Directe : IRPP et IS Expliqués
PREMIERE ANNEE
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MEHDI ELLOUZ
Expert Comptable membre de l’OECT & Enseignant à l'ISCAE
Chapitre 4 : Liquidation annuelle de de l’IRPP et L'impôt sur les plus-values des particuliers .P58
Principe général
Selon l’article premier du code de l’IRPP et de l’IS, « l’impôt sur le revenu est dû par toute personne physique, quelle que
soit sa situation de famille, au titre de son revenu net global ».
Les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le critère de la résidence habituelle de la
personne, supportent l’impôt sur le montant global de leurs revenus de source Tunisienne et de source étrangère.
Les personnes physiques soumises à l’impôt sur le revenu selon le critère de la source du revenu ne supportent
l’impôt que sur le montant des revenus de source Tunisienne.
L’impôt sur le revenu est dû au 1er janvier de chaque année, par toute personne physique ayant en Tunisie une résidence
habituelle sur l'ensemble de ses revenus réalisés pendant l'année précédente (la nationalité de la personne n'est pas
déterminante).
2- les personnes qui, sans disposer d'habitation principale en Tunisie, y séjournent pendant une période au moins égale à
183 Jours d'une façon continue ou discontinue durant l'année civile ;
3- les fonctionnaires et agents de l'Etat exerçant leur fonction ou chargés de mission dans un pays étranger dans la mesure
où ils ne sont pas soumis, dans ce pays, à un impôt personnel frappant l'ensemble de leur revenu.
3. La notion d’habitation principale est indépendante du lieu et de la durée de séjour de la personne, elle se trouve
satisfaite aussi bien dans le cas où l’intéressé séjourne effectivement en Tunisie, le cas le plus fréquent, comme
dans celui où il dispose d’une habitation principale en Tunisie sans y séjourner.
4. La notion "d'habitation principale" s'entend de tout lien choisi par la personne physique pour sa résidence
habituelle (où se trouvent son conjoint, ses enfants, ...) et exclut donc les résidences utilisées, même durablement,
pour des considérations d'affaires ou de travail.4
Détermination de la durée de séjour
1. Toute personne qui séjourne en Tunisie pendant une période au moins égale à 183 jours au cours de l’année civile
est considéré comme résidente en Tunisie, que le séjour soit continu ou discontinu et quelles que soient les
modalités de ce séjour (hôtel, chambre meublée etc...);
2. L'appréciation de la durée de séjour s'effectue année par année. C'est ainsi qu'un contribuable qui séjourne en
Tunisie pendant une ou des périodes dont le total n'atteint pas 183 jours au cours d'une année civile n'est pas
considéré comme ayant une résidence habituelle en Tunisie au titre de cette année, alors même que son séjour se
prolonge durant l'année suivante et que le total de séjour au titre des deux années dépasse 183 jours. Au titre de
la deuxième année, il sera considéré comme ayant une résidence habituelle en Tunisie si son séjour au cours de
cette année est égal ou supérieur à 183 jours.
3Dans une prise de position (341) du 12 mars 1999, la DGELF a précisé que "la notion d'habitation principale s'entend de tout lieu choisi
par la personne physique pour sa résidence habituelle (où se trouve son conjoint, ses enfants,...) et exclut donc les résidences utilisées,
même durablement, pour des considérations d'affaires ou de travail.
La loi de finances pour l’année 2003 a étendu le champ d’application de l’impôt sur le revenu pour les personnes physiques
non résidents et non établis à tous les revenus réalisés en Tunisie.
Ainsi et sous réserve de dispositions résultant des conventions fiscales internationales lorsqu’elles sont plus favorables pour
elles, les personnes physiques, qui ne sont pas résidentes en Tunisie, mais qui réalisent des revenus de source tunisienne,
sont soumises à l'impôt sur le revenu uniquement à raison de ces revenus.
Certains revenus réalisés par les personnes physiques non résidents sont expressément exonérés de l’impôt, il s’agit :
Sont exonérés de l'impôt sur le revenu, les agents diplomatiques et consulaires de nationalité étrangère et ce dans la
mesure où le pays qu’ils représentent consent des avantages analogues aux agents diplomatiques et consulaires Tunisiens.
Aux diplomates de nationalité tunisienne exerçant leur activité en Tunisie au sein des organisations internationales
ou régionales ;
Aux personnes de nationalité tunisienne qui sont au service des missions diplomatiques des Etats étrangers ;
Aux personnes de nationalité étrangère qui sont au service des missions diplomatiques des Etats étrangers, mais
n’ayant pas la qualité d’agent diplomatique ou consulaire.
En dehors des agents diplomatiques et consulaires de nationalité étrangère, une personne physique demeure soumise à
l’obligation de déclarer ses revenus, même si ceux-ci sont exonérés de l’impôt sur le revenu.
5 Dans une prise de position (197) du 7 février 2002, la DGELF a précisé que les personnes physiques résidentes sont soumises à l'IR à
l'ensemble de leurs revenus quelles que soient leurs provenance, c'est à dire les revenus de source tunisienne et les revenus de source
étrangère. Toutefois, les revenus de source étrangère ne sont soumis à l'IR en Tunisie que s'ils n'ont pas étés soumis au paiement de
l'impôt dans le pays d'origine (Article 36 du code de l'IRPP et de l'IS).
entreprises constituées entre des personnes exerçant une activité de même nature que l’activité de l’entreprise créée et
concernée par l’avantage.12
7L’exonération concerne les bénéfices provenant de l’activité principale de l’entreprise ainsi que les bénéfices exceptionnels y rattachés
prévus à l’article [Link] du code de l’IRPP et de l’IS
8La période effective de l’avantage peut s’étaler sur cinq ans. Par exemple, une entreprise créée le 1/7/2019, peut bénéficier de
l’exonération durant les exercices 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et durant le premier semestre de 2024.
9 La période de déduction totale des bénéfices ou des revenus réalisés par les entreprises bénéficiant de l'exonération prévue à l'article 13
de la loi de finances pour l'année 2018 et à l'article 13 de la loi de finances pour l'année 2019, et provenant des investissements directs au
sens de l'article 3 de la loi de l'investissement réalisés dans les zones de développement régional, est décomptée à partir de la date de
l'expiration de la période de ladite exoneration (le législateur n’ a pas prévu un avantage similaire pour le développement agricole).
11 Dans une prise de position (1075) du 28 mars 2019, la DGELF a précisé qu’une personne physique ayant exercé depuis l’année 2017
une activité de « bureau d’études » et désirant exercer une autre activité dans le domaine de la comptabilité, ne pourra pas prétendre au
bénéfice de l’exonération de l’IR pendant 4 ans prévue par l’article 13 de la loi de finances pour la gestion de l’année 2018, au cas où
l’activité exercé dans le cadre de la nouvelle entreprise est la même que l’activité exercée dans le cadre du « bureau d’études ».
Par ailleurs, en cas de cession ou de cessation totale de l’exploitation, l’impôt est établi sur les bénéfices réalisés à partir du
1er janvier jusqu’ à la date de la cession ou de la cessation de l’exploitation.
L’imposition du chef de famille peut avoir lieu à raison de ses propres revenus ainsi que de revenus de ses enfants à charge
(enfants âgés de moins de 20 ans au 1er janvier de l’année d’imposition). Toutefois le chef de famille peut opter pour
l’imposition distincte de ses enfants mineurs qui réalisent des revenus.
l’époux ;
le divorcé ou la divorcée qui a la garde des enfants ;
le veuf (ou la veuve) même sans enfants à charge ;
l’adoptant.
lorsqu’elle justifie que le mari ne dispose d’aucune source de revenu durant l’année précédant celle de
l’imposition;
lorsque remariée, elle a la garde des enfants issus d’un précédent mariage.13
2. Détermination du revenu net global avec compensation entre catégories bénéficiaires et autres déficitaires lorsque
le déficit est justifié par une comptabilité régulière, y compris la comptabilité simplifiée tenue conformément aux
dispositions de l’article 62 du code de l’IRPP et de l’IS.14
Revenu net global = Somme des revenus catégoriels – Déficits des années antérieures non imputés
13Dans une prise de position (368) du 12 février 2018, la DGELF rappelle les exigences permettant à une femme de bénéficier de la
déduction au titre de chef de famille :
1) Certificat de présence apportant la preuve que l’époux poursuit des études universitaires.
3) Attestation prouvant que le mari infirme est dans l’incapacité de travailler et qu’il ne bénéficie d’aucune indemnité et ne réalise aucun
revenu.
14Lorsque le revenu global n’est pas suffisant pour que le déficit subi au niveau d’une catégorie de revenu puisse être intégralement
imputé, le reliquat non imputé est reportable successivement sur le revenu net global des années suivantes jusqu’à la 5ème année qui suit
celle du déficit.
Il est à noter qu’outre les déductions communes énumérées par les articles susvisés, des déductions supplémentaires
peuvent être appliquées dans le cadre de la législation régissant les avantages fiscaux.
Pour être déductibles, les charges communes du revenu global doivent présenter les caractéristiques suivantes:
(1) Être prévues par la loi.
(2) Ne pas faire l’objet d’une double déduction.
(3) Hormis les abattements forfaitaires liés à la famille, pour être déductible, la charge du revenu global doit avoir fait l’objet
d’un paiement au cours de l’année au titre de laquelle l’impôt est dû.
(4) La charge doit être justifiée de façon probante.
4.2. LA DEDUCTION POUR ENFANTS A CHARGE (ARTICLE [Link] ET III DU CODE DE L’IRPP
ET DE L’IS)
15 L’article 54 de la loi de finances pour l’année 2018 a relevé la déduction au titre du chef de famille, et ce, de 150 dinars à 300 dinars,
pour les revenus qui sont réalisés à partir du 1er janvier 2019 et aux revenus des années ultérieures.
Récapitulatif de l’apport des lois de Finances 2018 et 2020 sur les déductions communes:
16
La déduction au titre des revenus réalisés àntérieurement à l’exercice 2019 était la suivante :
18Arrêté du ministre des finances du 29 mars 2013, fixant les modalités et les conditions de la déduction de l'abattement au titre des
enfants poursuivant leurs études supérieures sans bénéfice de bourse : La déduction de l'abattement au titre des enfants poursuivant
leurs études supérieures sans bénéfice de bourse, pour la détermination de l'assiette de la retenue à la source, est subordonnée à la
présentation à l'employeur ou au débiteur de la pension ou des rentes viagères :
- d'une attestation délivrée par le ministère de tutelle justifiant que l'enfant poursuivant ses études supérieures ne bénéficie pas d'une
bourse universitaire au cours de l'année concernée par la déduction de l'abattement,
- d'une attestation délivrée par l'établissement d'enseignement supérieur justifiant que l'enfant concerné poursuit ses études au cours de
l'année universitaire concernée par la déduction de l'abattement.
19 La déduction s’applique nonobstant le caractère de l’établissement d’enseignement, qu’il soit public ou privé et nonobstant son lieu
d’implantation qu’il soit en Tunisie ou à l’étranger.
20Selon la note commune n° 6/2010 (Texte n° DGI 13/2010), La déduction s’opère sur la base de la carte d’handicapé délivrée par les
services compétents pour les enfants portant un handicap.
21
Les articles 54 et 55 de la loi de finances pour l’année 2018 ont prévu le relèvement des abattements au titre des charges de
famille et des enfants infirmes dont bénéficie le chef de famille, et ce, comme suit :
- 100 dinars au titre de chaque enfant, et ce, dans la limite des quatre premiers enfants à charge (revenus réalisés à partir du 1er
janvier 2019 et à déclarer au cours de l'année 2020 et les années ultérieures).
-2.000 dinars (au lieu de 1200 dinars) pour chaque enfant infirme quels que soient son âge et son rang (revenus réalisés à partir du
1er janvier 2017 et à déclarer au cours de l'année 2018 et aux revenus des années ultérieures).
Par ailleurs, aucun changement n’a été apporté aux déductions dont bénéficie le chef de famille au titre des enfants à charge
poursuivant leurs études supérieures sans bénéfice de bourse.
Parent à charge
Par IV Liquidation finale
5% du revenu net avec maximum 450D
Article 40 de l’impôt 22
22La déduction pour parents à charge demeure exclue lors de la détermination de l’assiette de la retenue à la source. Elle s’effectue
uniquement au niveau de la détermination du revenu global annuel imposable (Texte n° DGI 2013/06 - NOTE COMMUNE N° 06/2013)
Sous réserve du minimum d’impot28, Les primes ou cotisations payées par le souscripteur ou l’adhérent dans le cadre des
contrats assurance-vie ou des contrats assurance vie takaful et des contrats de capitalisation ou des contrats de
capitalisation takaful dans la limite de 100.000 dinars par an29, et ce, lorsque ces contrats comportent l’une des garanties
suivantes:
Garantie d'un capital ou d’une rente au profit de l'assuré, de son conjoint, de ses ascendants ou
descendants d'une durée effective au moins égale à huit ans,
26 Selon la note commune n° 6-2013, la déduction pour parents à charge demeure exclue lors de la détermination de l’assiette de la
retenue à la source. Elle s’effectue uniquement au niveau de la détermination du revenu global annuel imposable.
28La déduction est soumise désormais au minimum d’impôt de 45% de l’impôt dû compte non tenu des exonérations en vertu de la
LF2021
29 L'article 16 de la loi n°2020-46 du 23 décembre 2020 portant loi de finances pourl'année 2021 a prévu des mesures visant
l'encouragement de l’épargne à moyen et long terme, et ce, comme suit:
-Relèvement du plafond des primes ou des cotisations payées dans le cadre des contrats assurance-vie ou des contrats
assurance-vie takaful et des contrats de capitalisation ou des contrats de capitalisation takaful déductible du revenu global soumis à
l'impôt sur le revenu, et ce, de 10.000 dinars à100.000 dinars par an.
-Octroi de la déduction sous réserve du minimum d'impôt prévu l'article12 bis de laloi n° 89-114 du 30 décembre 1989 portant
promulgation du code de l'impôt sur lerevenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés fixé à 45% de l'impôt dû sur le
revenu global compte non tenu de cette déduction.
Garantie d'un capital ou d’une rente en cas de décès au profit du conjoint, des ascendants ou des
descendants.
En vertu de la LF2021, la déduction a lieu sous réserve du minimum d’impôt prévu par l’article 12 bis de la loi n°89-114 du
30 décembre 1989 portant promulgation du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés. Par conséquent, ladite déduction ne peut entrainer le paiement d'un impôt inferieur 45% de l'impôt dû sur le
revenu global compte non tenu de cette déduction
Les limites de déduction telles que relevées en vertu de l'article 16 de la loi de financespour l'année 2021 pour
les contrats d'assurance-vie etde capitalisation susvisés, ainsi que pour le minimum d'impôt dû lors de la
déductiondes montants payes dans le cadre desdits contrats, s'appliquent aux montants déductibles des revenus réalisés à
partir de l'année 2020 et dont la date du dépôt de la déclaration intervient au cours de l'année 2021 et des années ultérieure.
Ainsi, la déduction ne concerne pas les primes d’assurance non vie (assurance automobile ….) ainsi que les contrats
d’assurance vie ne comportant pas les garanties susvisées (exemple : l’assurance vie ne comportant les caractéristiques de
l’épargne tels que celles contractés pour le garantie du remboursement des crédits…).
30Les produits d'assurance vie en unités de comptes sont des contrats pour lesquels la garantie n'est pas exprimée en dinar tunisien mais
en fonction d'un support constitué de titres. La valeur de ces contrats est déterminée en fonction des placements pour lesquels le
souscripteur supporte le risque ou en fonction d'un indice quelconque. En cas de réalisation du risque assuré ou au terme du contrat, les
sommes équivalentes auxdits supports et payées aux bénéficiaires sont calculées sur la base de la valeur commerciale des supports en
question à la date de leur versement (Note commune N°22 / 2014)
31La renonciation de l’employé à des primes ou indemnités de quelque nature que ce soit (primes périodiques, primes annuelles, primes
du bilan...) est considérée comme une cotisation de l’employé.
3210% pour les contrats qui garantissent un capital ou une rente ou des unités de compte versés lors du départ de l'adhérent à la retraite
conformément à l'un des régimes obligatoires de la retraite,
5% pour les contrats qui garantissent un capital ou une rente ou des unités de compte, visant la motivation des salariés conformément
aux décisions de l'entreprise, versés indépendamment du départ de l'adhérent à la retraite,
1% pour les contrats qui garantissent un capital ou une rente en cas de décès.
33 Pour les salariés et les pensionnés, la déduction a lieu par l’employeur ou les caisses sociales au niveau de la détermination de
l'assiette de la retenue à la source.
34L’article 27 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018 a prévu l'assouplissement des
conditions pour le bénéfice des avantages fiscaux accordés aux montants déposés dans les contrats assurance-vie et les contrats de
capitalisation ouvrant droit au bénéfice des avantages en question, et ce, par la réduction de la période d’épargne minimale desdits
contrats de 10 ans à 8 ans.
Le rachat est subordonné à la production par l’intéressé auprès de l'entreprise d’assurance ou l’entreprise d’assurance
takaful d’une attestation délivrée par les services du contrôle fiscal compétents attestant que l’intéressé a régularisé sa
situation fiscale au titre des primes d’assurance ou cotisations ayant bénéficié de la déduction. A défaut l’entreprise
d’assurance ou l’entreprise d’assurance takaful est tenue solidairement avec le souscripteur ou l’adhérent aux contrats
individuels ou l’affilié aux contrats collectifs pour le paiement des montants exigibles.
Exemple d'illustration35
Soit un salarié, marié et ayant deux enfants à charge qui a un revenu annuel global au cours de l'année 2021 après
déduction des cotisations sociales obligatoires de 93.600 dinars et qu'il ne réalise aucune autre catégorie de revenus.
Supposons que le concerné ait conclu au cours de l'année 2018 un contrat d'assurance-vie individuel répondant aux
conditions de l'article 39 du code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés et ait
payé dans lecadre dudit contrat au cours du moisde janvier 2021, un montant annuel égal à 45.000 [Link] ce
cas, les primes d'assurance-vie payées dans le cadre du contrat susvisé sont déductibles de l'assiette de la retenue
a la source due au titre des traitements et salaires payes à partir du 1er janvier 2021 comme suit :
-revenu annuel brut après déduction des cotisations sociales obligatoires 93.600 dinars
-déduction au titre des frais professionnels de 10% (dans la limite de 2.000 dinars) 2.000 dinars
-déduction au titre de la situation et charges de famille (300 + 100 + 100) 500 dinars
Minimum d'impôt dû
Dans ce cas, et étant donne que le minimum d'impôt est supérieur à l’impôt sur le revenu determine après deduction des
primes d'assurance-vie, ledit minimum d'impôt est exigible. Ainsi, la retenue à la source mensuelle au titre de l'impôt sur
le revenu due par l'intéressé est égale à 1.030,687 dinars.
4.7. LA FRANCHISE SUR LES INTERETS PAYES AU TITRE DES PRETS RELATIFS A
L’ACQUISITION OU A LA CONSTRUCTION D’UN LOGEMENT SOCIAL (ARTICLE 39-
I-4 DU CODE DE L’IRPP ET DE L’IS) 37
A. Tenteur de la mesure
La loi n° 2015-30 du 18 août 2015, portant loi de finances complémentaire pour l’année 2015 permet aux personnes
physiques de déduire les intérêts payés au titre des crédits relatifs à l’acquisition ou à la construction d’un local à usage
d’habitation.
En vertu de l'article 39 du code de l'IRPP et de l'IS "Les intérêts et les commissions payés au titre des prêts relatifs à l’acquisition ou
à la construction d’une seule habitation dont le coût d'acquisition ou de construction ne dépasse pas 200.000 dinars hors taxe sur la valeur
ajoutée. Ces dispositions s'appliquent aux opérations d'acquisition ou de construction dans le cadre des contrats de vente Murabaha.
Ces dispositions s'appliquent aux montants échus à partir du 1er janvier 2016.
Ces dispositions ne s'appliquent pas aux personnes propriétaires d'une habitation à la date d'acquisition ou de construction d'une
habitation dans le cadre des dispositions du présent numéro."38
37 Texte n° DGI 2016/15 – Note commune n° 15/2016 & Texte n° DGI 2015/18– Note commune n° 18/2015
38 (Ajouté Art 39-1 LF 2009-71 du 21/12/2009 et modifié Art 26 LFC 2015-30 du 18 août 2015 et Art 40 LF 2019-78 du 23 décembre 2019)
- il doit s’agir d’une opération d’acquisition ou de construction d’un seul local à usage d’habitation ; 40
- le bénéficiaire du crédit ne doit pas être propriétaire d’un autre local à usage d’habitation à la date de la déduction même
en copropriété, et ce, même si la valeur totale de la première et de la deuxième habitation ne dépasse pas 200.000 dinars. 41
La déduction est subordonnée à la présentation des pièces justificatives prévues par la note commune18-2015.
C. Apport de la LF2020
La LF2020 a tranché la question de la limite de 200 000 dinars pour la déduction des intérêts sur crédits logements comme
étant hors taxes. Les dispositions s'appliquent aux montants échus à partir du 1er janvier [Link] revanche, la base TTC
s’applique pour les montants échues avant 2020.
D. Crédits et intérêts42 concernés par la déduction
La mesure s’applique aux crédits accordés par les personnes et entités habilitées à octroyer des crédits immobiliers
(établissements de crédit, caisses sociales, employeurs, …).
39 Le dossier doit inclure les factures proforma ayant servi à l’octroi du crédit, en sus des factures justifiant le coût de la construction. A
défaut de factures, présenter un rapport d’un expert auprès des tribunaux comportant une évaluation du coût de la construction
40Si l'acquisition se rapporte à un terrain comportant un local non destiné à l’habitation, aucune déduction des intérêts ne peut être
accordée.
41Dans une prise de position (363) du 30 janvier 2019, la DGELF a précisé qu’une personne ayant obtenu un crédit pour l’acquisition d’un
logement dont le coût ne dépasse pas 200 MD, au titre duquel elle a bénéficié de la déduction des intérêts au titre de années 2015 à 2018
et qu’elle a ensuite cede ledit local en 2018 avec remboursement des échéances restantes du crédit, et ayant par la suite obtenu un
nouveau crédit pour l’acquisition d’une nouvelle habitation, peut bénéficier des dispositions de l’article 26 de la loi de finances
complémentaire pour l’année 2015 au titre du nouveau credit destiné pour l’acquisition de la nouvelle habitation, et ce, à condition qu’elle
ne possède pas un autre local d’habitation à la date du bénéfice de la déduction, que le coût d’acquisition du nouveau local ne dépasse
pas 200 MD et que toutes les autres conditions requises pour le bénéfice de la deduction soient remplies, et de présenter toutes les pièces
justificatives à l’effet du bénéfice de la déduction.
42 Dans une prise de position (768) du 1er mars 2019, la DGELF a rappelé qu’au cas où les intérêts sur crédits logement sont indexés au
TMM, la déduction desdits intérêts au niveau de la retenue à la source a lieu sur la base du tableau d’amortissement. La régularisation a
lieu ensuite au niveau de la déclaration annuelle de l’IR sur la base d’une attestation délivrée par l’établissement de crédit
Pour le bénéfice de l’avantage de la déduction, seule la déclaration sur l’honneur doit être présentée annuellement et doit préciser que
l’intéressé n’est pas propriétaire d’un autre local à usage d’habitation. En effet, la déduction des intérêts au niveau de la retenue à la
source a lieu sur la base du tableau d’amortissement initial du crédit sans recours à la mise à jour des intérêts dus annuellement au niveau
de l’assiette de ladite retenue à la source.
Par conséquent, et compte tenu de la variation des intérêts des crédits logement, les personnes concernées et ayant obtenu des crédits
peuvent régulariser leur situation au moment du dépôt de la déclaration annuelle de l’IR et à condition de présenter une attestation
délivrée par l’établissement de crédit mentionnant le montant des intérêts effectivement payés.
La déduction susvisée s’applique aux montants échus à compter du 1er janvier 2016.
Par ailleurs, la déduction ne concerne que les intérêts au titre des crédits relatifs aux locaux à usage d’habitation propriété
de l’emprunteur. 45
Sur cette base :
- la déduction a lieu, en cas de copropriété, pour chacun des copropriétaires dans la limite de la quotepart des intérêts
relatifs à ses droits dans l’immeuble, et ce, nonobstant la possibilité pour l’un des copropriétaires de bénéficier ou non de la
déduction des intérêts correspondant à ses droits dans la propriété ; 46 47
- les intérêts payés par une personne pour l’acquisition ou la construction d’un local à usage d’habitation dans lequel il n’a
pas des droits de propriété ne sont pas déductibles, c’est le cas notamment des intérêts payés en exécution d’une caution. 48
43 Lorsque le crédit est réservé pour des travaux d’extension et de rénovation d’un local à usage d’habitation (revêtement du
sol, ajout de placards dans les chambres, acquisition d’une cuisine préfabriquée et une salle de bain), les intérêts sur ledit crédit
logement ne donnent pas droit au bénéfice de la déduction des interests (DGELF (0561) du 10 mars 2020)
44Les prêts destinés à l’acquisition ou au financement d’un terrain ainsi que les prêts destinés à financer l’amélioration ou l’aménagement
ou l’extension d’un local d’habitation n’ouvrent pas droit à la déduction des intérêts.
45Les personnes qui procèdent à la construction d’un logement sur un terrain ou un étage dont ils ont seulement la nue-propriété, ne
peuvent pas bénéficier de la déduction de la marge ou des intérêts n’étant pas propriétaires du local objet de la construction
47Dans le cas où le crédit est obtenu seulement par l’une des parties, cette dernière bénéficie de la déduction totale des intérêts dudit
crédit.
Etant donné que le montant des intérêts portés au tableau ou aux tableaux d’amortissement est inséré annuellement au
niveau du système de gestion de la paie pour les salariés et les pensionnés d'une part, et du fait que les intéressés sont
tenus annuellement de présenter une déclaration sur l’honneur de non possession d’un autre local à usage d’habitation
d’autre part, ils peuvent ainsi, fournir annuellement à leurs employeurs ou aux caisses sociales un tableau mis à jour des
intérêts déductibles pour la détermination de l’assiette de la retenue à la source de l'année concernée à l'occasion du
renouvellement de la demande du bénéfice de la déduction en question, ainsi que la déclaration sur l’honneur concernée. Il
reste entendu que dans tous les cas, les intéressés peuvent régulariser leur situation au niveau de la déclaration annuelle de
l'impôt sur le revenu, et ce, sur la base d'une attestation délivrée par l'établissement de crédit comportant le montant des
intérêts effectivement payés.
Par ailleurs, et pour l’année 2019, les intéressés peuvent présenter au cours de l’année à leurs employeurs ou aux caisses
sociales un tableau mis à jour des intérêts déductibles pour la détermination de l’assiette de la retenue à la source pour
ladite année.
H. Cas particuliers pour l'application de la mesure
- lors de la détermination de l’assiette de la retenue à la source exigible au titre de l’impôt sur le revenu, pour les salariés et les
pensionnés, et
- lors de la détermination du revenu net global imposable pour les personnes physiques réalisant les autres catégories de
revenus.
- une déclaration sur l’honneur de non possession d’un autre local à usage d’habitation ;
- une copie du contrat d’acquisition ou des pièces justifiant les frais de construction sur la base desquels le crédit a été accordé ; - une
attestation de domiciliation bancaire pour les salariés et les pensionnés ;
- une attestation délivrée par la personne ou l’organisme prêteur prouvant le payement effectif des montants objet de la déduction pour les
autres personnes.
50La déduction est subordonnée à la présentation à l’appui de la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu d’une copie des quittances
de paiement du principal des cotisations objet de la déduction au titre de l’année concernée par l’imposition.
En vertu de la LF201752, la déduction s’effectue dans la limite d'un montant annuel de cinq mille dinars (5 000D) sans que ce
montant n'excède trois mille dinars pour les intérêts provenant des comptes spéciaux d'épargne ouverts auprès des banques
et auprès de la Caisse d'Epargne Nationale de Tunisie.53
Apport de la LF2021 et de la note commune N° 2/2021
L'article 17 de la loi n° 2020-46 du 23 décembre 2020 portant loi de finances pour l'année 2021, a révisé le régime fiscal des
revenus de capitaux mobiliers notamment par la généralisation de l'application de la retenue à la source libératoire au taux
de 20% à tous les revenus de capitaux mobiliers, et ce, nonobstant le régime fiscal du bénéficiaire desdits revenus.
La législation fiscale en vigueur a prévu dans ce cadre, plusieurs déductions et exonérations telles que la
déduction des intérêts des comptes spéciaux d'épargne ouverts auprès des banques, ou auprès de la Caisse
d'Epargne Nationale de Tunisie ou des intérêts des emprunts obligataires et aussi l'exonération des intérêts des dépôts et
des titres en devises ou en dinars convertible.
Toutefois, la note commune N° 2/2021 a prévu une interpretation specifique de cette disposition en prévoyant que :
" Il est à rappeler que les exonérations et les déductions en vigueur avant l'entrée en vigueur de la loi de finances pour l'année 2021 sont
maintenues tels que les intérêts des comptes spéciaux d'épargne ouverts auprès des banques, ou de la Caisse d'Epargne Nationale
de Tunisie et des intérêts des emprunts obligataires qui sont déductibles dans la limite d'un montant annuel égal à cinq mille dinars
(5000D) sans que cette déduction excède trois mille dinars (3000 D) pour les intérêts provenant des comptes spéciaux d'épargne ouverts
auprès des banques et auprès de la Caisse d'Epargne Nationale de [Link], ne sont soumis ni à l'impôt ni à la retenue à la source,
les intérêts des dépôts et des titres en devises ou en dinars convertibles."
L’article 19 de la loi de finances pour l'année 2021 a accordé aux personnes physiques qui procèdent à l'acquisition de
locaux à usage d'habitation au cours des années 2021 et 2022 financés par un crédit ou un contrat de vente Murabaha, une
réduction de l’impôt sur le revenu dû au titre desdites années,égal à 200 dinars mensuellement:
53Avant 2017, la déduction s’effectue dans la limite d'un montant annuel de mille cinq cent dinars (1 500D) sans que ce montant n'excède
mille dinars pour les intérêts provenant des comptes spéciaux d'épargne ouverts auprès des banques et auprès de la Caisse d'Epargne
Nationale de Tunisie.
-le montant total du ou des crédits ou du ou des contrats de vente Murabaha relatifs à l'acquisition du logement ne doit pas
dépasser 300 mille dinars, etce, nonobstant le prix d’acquisition du logement
.-la conclusion du contrat d'acquisition du logement et du ou des contrats ducrédit ou du ou des contrats de vente
Murabaha au cours des années 2021 et 2022
Le bénéfice de la réduction de l'impôt sur le revenu susmentionné n'est pas cumulable avec la déduction des intérêts ou de
la marge de bénéfice relatifs aux crédits ou aux contrats de vente Murabaha affectés à l'acquisition ou à la construction d’un
local à usage d'habitation conformément aux dispositions de l'article 26 de la loi de finances complémentaire pour l'année
2015.
D. Crédits concernés
La mesure prévue à l'article 19 de la loi de finances pour l'année 2021 s'applique aux crédits accordés par les personnes et
les entités habilitées à octroyerdes crédits immobiliers (banques, caisses sociales, employeurs,... 54
E. Modalités d’application
La réduction fixée à 200 dinars mensuellement a lieu de la retenue à la source mensuelle due au titre de l’impôt sur le
revenu pour les salariés et les pensionnés. Dans tous les cas, ladite réduction est accordée à partir du mois au
coursduquel toutes les conditions requises à cet effet sont remplies, et ce, jusqu'à la finde l'année 2022.
Dans le cas où les salariés ou les pensionnés n'ont pas pu bénéficier de la reduction de la retenue à la source, ils
peuvent bénéficier de ladite réduction au moment du dépôt de la déclaration annuelle de l’impôt sur le [Link]
ailleurs, et pour les autres personnes physiques, ils peuvent bénéficier de ladite réduction de l’impôt dû sur leur revenu
annuel net au moment du dépôt de ladéclaration annuelle de l'impôt sur le revenu.
F. Limites de la réduction
-crédits affectés à l'acquisition de locaux non destinés à l'habitation (destines à l'exercice des activités économiques... ),
Il reste entendu que pour les salariés et les pensionnés, la réduction de l'impôt prévue à l'article 19 susvisé ne doit
pas entraîner la réduction du montant de la retenue à la source déductible de l'impôt sur le revenu dû, en effet c'est la
retenue à la source calculée avant ladite réduction qui est dé[Link] ailleurs, et pour les acquisitions conjointes d'un
local à usage d'habitation,et dans le cas de financement de l’acquisition uniquement par l'une des parties par le biais
d'un ou de contrats de crédit ou d'un ou de contrats de vente Murabaha, la partie ayant financé l'acquisition bénéficie
exclusivement de la réduction de l’impôt de 200 dinars mensuellement à partir du mois au cours duquel les conditions
exigées à cet effet sont remplies jusqu'à la fin de l'année 2022 tel que ci-haut précisé.55
En vertu de la note commune 2020/10, le bénéfice de la réduction de l'impôt sur le revenu, est subordonné à la production
des pieces suivantes :
Les dispositions de l’article 19 de la LF2021 s’appliquent à partir du 1er janvier 2021. Ainsi, la réduction de l’impôt sur le
revenue susvisée est accordée à partir du mois au cours duquel les conditions requises sont remplies, et ce, jusqu'à la fin de
l'année 2022
I. Autres remarques
- La LF2021 n’a pas exigé que le bénéficiaire du crédit ne doit pas être propriétaire d’un autre local à usage
d’habitation à la date de la déduction
- La LF2021 n’a pas exclut de l’avantage l’acquisition de résidence secondaire ou la deuxième acquisition de
logements durant la période de l’avantage..
- La LF2021 n’a pas exigé que l’acquisition soit effectué auprès d’un promoteur immobilier.
- La LF2021 n’a pas accordé d’avantage pour la construction d’un immeuble financée par crédit.
- La LF2021 n’a pas prévu aucune limite pour le montant du logement. Ainsi, l’acquisition d’une villa pour 1 milliard
financé à hauteur de 250 MD par un crédit ouvre doit à l’avantage.
55 Dans le cas de financement de l'acquisition par plusieurs partiesayant des droits dans la propriété du local à usage d'habitation
objet du ou descontrats de crédits ou du ou des contrats de vente Murabaha, chaque propriétaire ayant contribué au financement de
l'acquisition du logement a le droit au bénéficede la réduction, et ce, dans la limite d'une quote-part du montant de 200
dinarsmensuellement,déterminée selon le pourcentage de ses droits de propriété dans lelogement concerné
Activités prévues Régime applicable Après de l’entré en vigeur de la LF2019 pour les revenus réalisés à ART 39 V. code de
par l’article 49 du partir e l’exercice 202156 IRPP et IS59
code de IRPP et IS
Nonobstant les dispositions de l’article 12 bis de la loi n°89-114 du 30 décembre 1989 portant
promulgation du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
sociétés, sont déductibles de l’assiette de l’impôt sur le revenu, les deux tiers des revenus
provenant des activités ou des projets prévus aux premier57et huitiéme tirets58 du paragraphe
1 du troisième paragraphe du paragraphe I de l’article 49 du présent code et qui sont fixés sur
la base d’une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises.
La déduction prévue au présent paragraphe, s'applique selon les mêmes conditions
aux revenus et aux bénéfices exceptionnels prévus au paragraphe I bis de l'article 11 du
présent code.
Comptes épargne Sous réserve des dispositions de l’article 12 bis de la loi n°89-114 du 30 décembre 1989 ART 39 VIII code de
en actions portant promulgation du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt IRPP et IS.
sur les sociétés, sont déductibles du revenu imposable, les sommes déposées dans des
comptes intitulés « comptes épargne en actions »60 ouverts auprès d’un établissement de
crédit ayant la qualité de banque ou auprès d’un intermédiaire en bourse, pour la souscription
ou l’acquisition d’actions admises à la cote de la bourse et de bons du trésor assimilables ou
d’actions des sociétés d’investissement à capital variable ou de parts des fonds commun de
placement en valeurs mobilières prévus par l’article 10 du code des organismes de placement
collectifs promulgué par la loi n°2001-83 du 24 juillet 2001, dont le capital ou les actifs sont
employés pour l’acquisition d’actions cotées en bourse et de bons du trésor assimilables. La
déduction s’effectue dans la limite de 100.000 dinars par an61.
Le bénéfice de cet avantage est subordonné :
- à la production lors du dépôt de la déclaration annuelle de l'impôt d'un certificat de dépôt
délivré par l'établissement auprès duquel est ouvert le compte d'épargne en actions,
- au non retrait des sommes déposées dans lesdits comptes pendant une période de 5 ans à
56 Régime applicable avant l’entré en vigeur de la LF2019 pour les revenus réalisés avant l’exercice 2021
Nonobstant les dispositions de l’article 12 bis de la loi n°89-114 du 30 décembre 1989 portant promulgation du code de l’impôt sur le
revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, sont déductibles de l’assiette de l’impôt sur le revenu, les deux tiers des
revenus provenant des activités ou des projets prévus aux premier56et cinquième tirets56du troisième paragraphe du paragraphe I de
l’article 49 du présent code et qui sont fixés sur la base d’une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises.
57 les entreprises exerçant une activité artisanale, agricole, de pêche ou d'armement de bateaux de pêche
58les bénéfices réalisés dans le cadre de projets à caractère industriel ou commercial bénéficiant du programme de l'emploi des jeunes ou
du fonds national de la promotion de l'artisanat et des petits métiers
59 (Modifié Art 15-1 loi n°2017-8 du 14 février 2017 portant refonte du dispositif des avantagesfiscaux, Art 15 LF 2018-56 du 27/12/2018 et
Art 14-18 et 14-19 LF 2020-46 du 23/12/2020)
60Le Décret n°99-2773 du 13 décembre 1999 a fixé des conditions d’ouverture des « comptes épargne en actions », des conditions de
leur gestion et de l’utilisation des sommes et titres qui y sont déposés
Dans ce cas, les délais de prescription prévus par l'article 72 63du présent code commencent
à courir à partir du premier janvier de l'année qui suit celle au cours de laquelle a eu lieu de
retrait des sommes déposées.
L'impôt sur le revenu qui a fait l'objet d'une exonération est dû par l'établissement auprès
duquel le compte est ouvert dans le cas où les sommes n'ont pas été utilisées aux fins pour
lesquelles elles ont été déposées et selon les conditions relatives à la gestion des comptes
précités, majoré des pénalités liquidées selon la législation fiscale en vigueur.
Dans ce cas, les délais de prescription prévus par l'article 72 du présent code commencent à
courir à partir du premier janvier de l'année qui suit celle au cours de laquelle les sommes
n'ont pas été utilisées aux fins pour lesquelles elles ont été déposées ou au cours de laquelle
les conditions relatives à la gestion des comptes précités n'ont pas été respectées.
Les conditions d'ouverture des comptes susvisés et les conditions de leur gestion, et
l'utilisation des sommes et titres qui y sont déposés sont fixées par décret.64
62“1) cas de maladies ou d’accidents provoquant un préjudice corporel définitif ou provisoire pour une période au moins égale à 2 mois,
pour le titulaire du compte, son conjoint ou l’un de ses enfants à charge. Le préjudice corporel est justifié par une attestation délivrée par
un médecin exerçant à plein temps dans la santé publique.
2) Arrêt de travail définitif ou provisoire pour des raisons économiques ou techniques ou suite à la cessation de l’activité de l’entreprise
employeur pour une période égale au moins à 2 mois sans bénéfice de salaire. L’arrêt de travail ou la cessation de l’activité de l’entreprise
est justifié par une attestation délivrée par les services compétents du ministère des affaires sociales.
3) décès du titulaire du compte” (Article 1 de l’Arrêté des ministres des finances, de la santé publique et des affaires sociales du 31 août
2002, portant fixation de la liste des évènements imprévisibles prévus par l’article 31 de la loi n°2001-123 du 28 décembre 2001 portant loi
de finances pour l’année 2002)
63 Les dispositions de l’article 72 du code ont été abrogées et remplacées par les dispositions de l’article 19 du code des droits et
procédures fiscaux
64 Décret n°99-2773 du 13 décembre 1999 relatif à la fixation des conditions d'ouverture « des comptes épargne en actions » des
conditions de leur gestion et de l'utilisation des sommes et titres qui y sont déposés tel que modifié par le décret n°2002-1727 du 29 juillet
2002 et décret n°2005-1977 du 11 juillet 2005.
65 L’article 27 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018 a prévu le relèvement des montants
déductibles pour la détermination de l'assiette de l'impôt sur le revenu déposés dans les comptes épargne pour l’investissement de 20.000
dinars par an à 50.000 dinars par an. Les limites de déduction telles que relevées par l’article 27 de la loi de finances pour l’année 2018
s'appliquent aux montants déposés et aux intérêts ou bénéfices réalisés à partir du 1er janvier 2017 déductibles des revenus réalisés au
L’emploi des montants déposés dans les comptes épargne pour l’investissement pour la
réalisation de projets ou pour la souscription au capital d’entreprises n’ouvre pas droit à la
déduction prévue par la législation fiscale au titre du réinvestissement des revenus. 68
Encouragement à la Nonobstant les dispositions de l’article 12 bis de la loi n°89-114 du 30 décembre 1989, portant ARTICLE 39 ter code
création des fonds promulgation du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les de IRPP et IS
d’amorçage sociétés, sont déductibles de l’assiette de l’impôt, les revenus réinvestis dans l’acquisition des
parts de fonds d’amorçage prévus par la loi n°2005-58 du 18 juillet 2005 et des parts des
fonds communs de placement à risque prévus par l’article 22 ter du code des organismes de
placement collectifs promulgué par la loi n°2001-83 du 24 juillet 2001 qui emploient leurs
actifs dans la souscription aux parts de fonds d’amorçage conformément à la législation les
régissant.
La déduction est subordonnée à :
-la tenue d’une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises pour les
personnes qui exercent une activité commerciale ou une profession non commerciale, telle
que définie par le présent code.
- La présentation à l’appui de la déclaration annuelle de l’impôt sur le revenu de l’année de la
déduction d’une attestation de souscription et de paiement des parts délivrée par les
gestionnaires des fonds.
cours de l'année 2017 à déclarer au cours de l’année 2018 et aux montants déposés et aux intérêts ou bénéfices réalisés au cours des
années ultérieures.
66 Voir page précédente (Article 1 de l’Arrêté des ministres des finances, de la santé publique et des affaires sociales du 31 août 2002,
portant fixation de la liste des évènements imprévisibles prévus par l’article 31 de la loi n°2001-123 du 28 décembre 2001 portant loi de
finances pour l’année 2002)
67 Voir Arrêté du ministre des finances du 24 avril 2003, fixant les conditions d'ouverture et de fonctionnement des comptes épargne pour
l'investissement, ainsi que les modalités de leur gestion et la période de l'épargne.
69 Arrêté du Ministre des Finances du 24 avril 2003 fixant les conditions d’ouverture et de fonctionnement des comptes épargne pour
l’investissement, ainsi que les modalités de leur gestion et la période de l’épargne.
ARTICLE 39 quarter
code de IRPP et IS
Encouragement de Sous réserve des dispositions de l’article 12 bis de la loi n°89-114 du 30 décembre 1989
la transmission des portant promulgation du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt
entreprises sur les sociétés, les personnes physiques qui acquièrent des entreprises dans le cadre du
paragraphe II de l’article 11 bis du présent code bénéficient de la déduction des revenus ou
bénéfices réinvestis à cette fin et ce dans la limite des revenus ou des bénéfices soumis à
l’impôt sur le revenu de l’année de l’acquisition.
La déduction est accordée sur la base d’une décision du Ministre des Finances ou de toute
personne déléguée par le Ministre des Finances à cet effet.
Le bénéfice de la déduction est subordonné à :
- l’exercice, par l’entreprise cédée, de son activité dans des secteurs prévus par le chapitre IV
du présent code,
- la poursuite de l’exploitation de l’entreprise cédée par l’entreprise cessionnaire pendant une
période de 3 ans au moins à compter du premier janvier de l’année qui suit celle de
l’acquisition,
- la tenue d’une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises pour les
personnes physiques réalisant des revenus dans la catégorie des bénéfices industriels et
commerciaux ou dans la catégorie des bénéfices des professions non commerciales,
- l’enregistrement des actifs acquis au bilan de l’entreprise cessionnaire de l’année
concernée par la déduction,
- la production à l’appui de la déclaration annuelle de l’impôt de l’année de la déduction d’un
état des éléments acquis dans le cadre du paragraphe II de l’article 11 bis précité comportant
notamment la valeur d’acquisition et d’une copie de la décision du Ministre des Finances
précitée.
Le bénéficiaire de la déduction est tenu du paiement de l’impôt non acquitté au titre des
montants réinvestis majoré des pénalités de retard exigibles conformément à la législation en
vigueur et ce, en cas d’arrêt de l’exploitation de l’entreprise acquise avant l’expiration des trois
années suivant celle de la déduction. Ces dispositions ne s’appliquent pas en cas d’arrêt de
l’exploitation pour des motifs qui ne sont pas imputables au bénéficiaire de la déduction fixés
par décret 2007-1266. L’avantage fiscal prévu par le présent article n'est pas accordé aux
opérations de souscription destinées à l’acquisition de terrains.
L’avantage fiscal prévu par le présent article n'est pas accordé aux opérations de souscription
destinées à l’acquisition de terrains (LF2018).
SICAR Le bénéfice de la déduction prévue par les articles 39 ter et 77 du présent code est Article 39 quinquies
subordonné, à la satisfaction outre des conditions prévues par les deux articles susvisés, des CODE IRPP & IS
conditions suivantes :
- la non cession des actions, des parts sociales ou des parts des fonds qui ont donné lieu au
bénéfice de la déduction, avant la fin des deux années suivant celle de la libération ou de
l’emploi du capital souscrit ou des parts souscrites
, - la non stipulation dans les conventions signées avec les promoteurs des projets de
garanties en dehors des projets ou de rémunérations qui ne sont pas liées aux résultats du
projet objet de l’opération d’intervention de la société d’investissement à capital risque,
- l’affectation des bénéfices ou des revenus réinvestis dans un compte spécial au passif du
bilan non distribuable sauf en cas de cession des actions, des parts sociales ou des parts des
fonds ayant donné lieu au bénéfice de la déduction, et ce, pour les personnes soumises
légalement à la tenue d’une comptabilité conforme à la législation comptable des entreprises.
EXPORTATION Nonobstant les dispositions de l’article 12 bis de la loi n°89-114 du 30 décembre 1989 portant ARTICLE 67
(régime fiscal promulgation du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les
abrogé par l’article sociétés, sont déductibles de l’assiette de l’impôt sur le revenu, les deux tiers des revenus
39 ci-dessous de provenant de l’exportation telle que définie par l’article 68 du présent code ainsi que les
LF2019) 70 bénéfices exceptionnels prévus au paragraphe I bis de l'article 11 du présent code et selon
les mêmes conditions.
Le bénéfice de cette déduction est subordonné à la tenue d’une comptabilité conformément à
la législation comptable des entreprises.
Mesure trasitoire Les entreprises concernés par les dispositions de cet article en activité au 31 décembre 2018 Article 39 LF2019
export et dont les revenus ou les bénéfices provenant de l’exploitation ont bénéficié des avantages
fiscaux au titre de l’export continuent de bénéficier desdits avantages jusqu’au 31 décembre
2020 conformément à la législation en vigueur au 31 décembre 2018.
ACTIVITES DE Nonobstant les dispositions de l’article 12 bis de la loi n° 89-114 du 30 décembre 1989 portant ARTICLE 70 code de
SOUTIEN71 ET DE promulgation du code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt sur les IRPP et IS
LUTTE CONTRE LA sociétés, sont déductibles de la base de l’impôt sur le revenu, les deux tiers des revenus
POLLUTION provenant :
- des investissements directs au sens de l'article 3 de la loi de l'investissement, réalisés par
les institutions d’encadrement de l’enfance et d’aide aux personnes âgées, d’éducation,
d’enseignement et de recherche scientifique, par les établissements de formation
professionnelle, les établissements de production et d’industries culturelles, d’animation des
jeunes et de loisirs et par les établissements sanitaires et hospitaliers et les investissements
directs au sens de l'article 3 de la loi de l'investissement dans des projets d’hébergement
universitaire privé.
- des investissements directs au sens de l'article 3 de la loi de l'investissement réalisés par les
entreprises spécialisées dans la collecte, la transformation, la valorisation, le recyclage ou le
traitement des déchets et des ordures.
La déduction susvisée s'applique selon les mêmes conditions aux bénéfices exceptionnels
prévus au paragraphe I bis de l'article 11 du présent code. Le bénéfice de cette déduction est
subordonné à la tenue d’une comptabilité conformément à la législation comptable des
entreprises.
Nonobstant les dispositions des articles 12 et 12 bis de la loi n° 89-114 du 30 décembre 1989
ENTREPRISES ARTICLE 7172
portant promulgation du code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l’impôt
NOUVELLEMENT
sur les sociétés, les entreprises autres que celles exerçant dans le secteur financier, les
CREEES
secteurs de l’énergie à l’exception des énergies renouvelables, des mines, de la promotion
immobilière, de la consommation sur place, du commerce et des opérateurs de
71Décret gouvernemental n° 2017-418 du 10 avril 2017, fixant la liste des services liés directement à la production concernés par la
définition des opérations d’exportation et la liste des activités de soutien prévues par les articles 68 et 70 du code de l’impôt sur le revenu
des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés.
Le bénéfice de ladite déduction est subordonné au respect des conditions prévues par
l'article 39 quater du présent code.
. Nonobstant les dispositions des articles 12 et 12 bis de la loi n°89-114 du 30 décembre 1989
Startups Article 13 loi 20-2018
relative à la promulgation du code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de
du 17 Avril 2018
l’impôt sur les sociétés, sont totalement déductibles et dans la limite du revenu ou du bénéfice
soumis à l'impôt :
- les revenus ou les bénéfices réinvestis dans la souscription au capital initial ou à son
augmentation des Startups73.
- les revenus ou les bénéfices réinvestis dans la souscription au capital des sociétés
d’investissement à capital risque, ou placés auprès d'elles sous forme de fonds à capital
risque, de fonds collectifs de placement à risque, de fonds d’amorçage ou de tout autre
organisme d’investissement selon la législation en vigueur, qui s’engagent à employer 65% au
moins du capital libéré ou de tout montant mis à leur disposition ou des parts libérées, dans la
participation au capital des Startups ou dans la souscription aux obligations convertibles en
actions sans intérêts ou dans toutes les autres formes de quasi-fonds propres sans intérêts
émises par les Startups. Les conditions du bénéfice des avantages susmentionnés sont fixées
par décret gouvernemental après avis du ministre chargé des finances
73 Le label Startup est octroyé à la société qui remplit les conditions suivantes:
1. Son existence juridique ne dépasse pas huit (08) ans à compter de la date de sa constitution,
2. Ses ressources humaines, son total bilan et son chiffre d’affaire annuel ne dépassent pas des plafonds fixés par décret gouvernemental,
3. Son capital est détenu à plus de deux-tiers (2/3) par des personnes physiques, des sociétés d’investissement à capital risque, des fonds
collectifs de placement à risque, des fonds d’amorçage et de tout autre organisme d’investissement selon la législation en vigueur ou par
des Startups étrangères,
Le label Startup ouvre droit, durant sa validité, aux encouragements et aux incitations prévus par la présente loi. La validité du label
Startup ne peut pas dépasser huit (08) ans à compter de la date de constitution de la société
La déduction susvisée a lieu dans la limite des montants effectivement employés par la
société d’investissement à capital risque conformément aux dispositions du présent
paragraphe et sans dépasser le revenu ou le bénéfice
imposable………………………………………..74
Dans le cadre de la rationalisation des incitations fiscales et simplification du système fiscal, plusieurs mécanismes
d’incitation peu efficaces ou peu utilisés ont été supprimés dans le cadre de la nouvelle loi .Il s’agit d’incitations prévues par
le code d’incitation aux investissements ou dans le cadre du droit commun , il s’agit notamment de :
Décret n° 2007-1266 du 21 mai 2007, relatif à la fixation des motifs de l’arrêt de l’activité non imputables à
l’entreprise.
Article premier. - Sont considérés des motifs non imputables à l’entreprise de nature à l’empêcher de poursuivre son activité
au sens des dispositions du dernier paragraphe du paragraphe III de l’article 11 bis, du numéro 19 de l’article 38, des
paragraphes I et II de l’article 39 quater et paragraphe I et II de l'article 48 quater du code de l’impôt sur le revenu des
personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés, du paragraphe VIII de l’article 23, du paragraphe II de l’article 52 bis et
du paragraphe II de l’article 52 ter du code des droits d’enregistrement et de timbre, les motifs suivants :
1- la cession de l’entreprise à un tiers dans le cadre du règlement judiciaire au sens de la loi n° 95-34 du 17 avril 1995
relative au redressement des entreprises en difficultés économiques telle que modifiée et complétée par les textes
subséquents,
2- les cas de force majeure indépendante des faits de l’entreprise prouvés conformément à la loi et qui empêchent
l’entreprise de poursuivre son activité,
3- l’union des créanciers et le concordat par abandon d’actif par le failli dans le cadre de la faillite conformément aux
dispositions du code de commerce, à l’exception des cas de banqueroutes
La doctrine administrative assimile à la catégorie des BIC, les bénéfices des activités artisanales.76
Selon l’article 2 du code de commerce, « Est commerçant, quiconque, à titre professionnel, procède à des actes de
production, circulation, spéculation, entremise, sous réserve des exceptions prévues par la loi.
à des opérations d'assurance terrestre, maritime et aérienne, quelles qu'en soient les modalités ;
78Opérations d’intermédiations réalisées par des personnes indépendantes, qui consistent, contre rémunération, à mettre en relation deux
personnes qui désirent contracter.
Toutefois n'est pas commerçant, quiconque exerce une profession agricole dans la mesure où l'intéressé ne fait que
transformer et vendre les produits de son fonds. »
Ainsi, les commerçants (activité d’achat en vue de la vente), industriels, artisans et prestataires de services commerciaux
personnes physiques sont classés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.
Par ailleurs, les quote-parts des associés personnes physiques dans les revenus réalisés par les entités fiscalement
transparentes exerçant des activités commerciales relèvent aussi des bénéfices industriels et commerciaux.
Le seul exercice de l’activité ne suffit pas en lui même pour faire de la personne qui l’exerce, un commerçant, il faut que
l’activité soit exercée à titre professionnel, pour le compte de la personne qui l’exerce et dans un but lucratif.
[Link].1. Exercice de l’activité à titre professionnel
Ce critère suppose que la personne qui accomplit des actes de commerce en fait sa profession, dans le sens où elle doit se
consacrer à titre principal à l’exercice de cette activité. Ce critère est satisfait à chaque fois qu’il ya répétition des opérations
même à des intervalles de temps pas très rapprochés.
L’exercice de l’activité pour son propre compte à ses risques et périls distinguerait le commerçant du simple subordonné qui
travaille sous ses ordres.
La spéculation et la recherche du profit sont les éléments caractéristiques de l’exercice d’une activité commerciale.
Toutefois, ne sont pas considérés comme activités commerciales, et ne sont pas de ce fait soumis à l’IR dans la catégorie
des BIC :
La vente par les agriculteurs de leur propre production, même après une première transformation. Toutefois,
lorsqu’un agriculteur s’organise de la même manière qu’un commerçant et écoule sa production notamment dans
des boutiques agencées, les bénéfices qu’il réalise dans ce cadre sont considérés comme provenant de l’exercice
d’une activité commerciale.
NB : Le courtier réalisant des opérations de courtage de nature non commerciale (exemple : courtier en produits agricoles) est considéré
comme un commerçant.
La loi de finances pour l’année 2011 a révisé le régime forfaitaire de l’impôt sur le revenu et ce au niveau des conditions
d’éligibilité au régime, au niveau de son tarif et au niveau des obligations des bénéficiaires dudit régime.
Par ailleurs, et dans le même cadre, il a été réservé au régime en question une section dans le code de l’impôt sur le revenu
des personnes physiques et de l’impôt sur les sociétés intitulée « Régime forfaitaire de l’impôt sur le revenu » comportant les
articles de 44 bis à 44 sexies.
Les articles 17 et 18 de la loi n°2015-53 du 25 décembre 2015 portant loi de finances pour l’année 2016 ont comporté des
nouvelles mesures tendant à maîtriser le bénéfice du régime forfaitaire, à améliorer son rendement et à assouplir
l’adhésion des forfaitaires au régime réel. Ces mesures concernent les conditions d’éligibilité au régime forfaitaire, le tarif de
l’impôt forfaitaire et les obligations comptables en cas de changement au régime réel 80.
79L'article 21 de la loi de finances pour l'année 2016 tel que modifié par les textes subséquents, a permis aux personnes physiques qui
réalisent des revenus soumis à l'impôt au taux de 10% au niveau des personnes morales de déduire de la base de l'impôt sur le revenu
les deux tiers des revenus qu'ils réalisent dans la même catégorie, a condition de tenir une comptabilité ; Il s'agit :
- des revenus des activités artisanale, agricole, de pêche ou d'armement de bateaux de pêche ; -
- des revenus réalisés dans le cadre de projets à caractère industriel ou commercial bénéficiant du programme de l'emploi des jeunes ou
du fonds national de la promotion de l'artisanat et des petits métiers
-Entreprises individuelles réalisant des revenus dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux dans le cadre
d’un établissement unique :
- Non importatrices,
- Ne possédant pas plus d’un véhicule de transport en commun de personnes ou de transport de marchandises dont la
charge utile ne dépasse pas 3 tonnes et demi,
- Dont les exploitants ne réalisent pas des revenus de la catégorie des bénéfices des professions non commerciales,
- N’ayant pas été soumises à l’impôt sur le revenu des personnes physiques selon le régime réel suite à une vérification
fiscale,
- N’exerçant pas dans les zones communales les activités fixées par le décret n° 2014-2939 du 1er août 2014,
Conformément aux dispositions de l'article 18 de la loi de finances pour l'année 2021, le régime forfaitaire est accordé pour
une période de 6 ans83, et ce, à compter de la date de dépôt de la déclaration d’existence renouvelable en
81 Les courtiers de voiture par exemple, sont exclus du régime du forfait d'impôt applicable aux BIC.
L’UNIFICATION DU CHIFFRE D’AFFAIRES PEUT ENTRAINER L’ELIGIBILITE AU REGIME FORFAITAIRE DES PERSONNES
PHYSIQUES EXERÇANT DANS LE SECTEUR DES SERVICES ET SOUMIS AU REGIME REEL AVANT L’ENTREE EN
VIGUEUR DE LA LOI DE FINANCES POUR L’ANNEE 2016.
83 AU LIEU DE 4 ANS
Par ailleurs, les entreprises soumises au régime forfaitaire et exerçant avant le 1er janvier 2016, sont considérées créées à
cette date et la période de 6 ans est décomptée, dans ce cas, à partir de cette même date. Ainsi, les entreprises en question
seront déclassées au régime réel à partir du 1er Janvier 2022 lorsqu’elles ne justifient pas leur éligibilité au régime
forfaitaire.84
Apport de la LF2020
La période de 6 ans susmentionnée ne s’applique pas aux entreprises implantées en dehors des zones communales.85
A partir du 1er janvier 2015, sont exclues du bénéfice de ce régime les entreprises qui exercent dans les zones communales
des activités qui sont fixées par le Décret n° 2014-2939 du 1er août 2014.
200 dinars par an pour les entreprises implantées dans les zones communales
conformément aux limites territoriales des communes en vigueur avant le 1 janvier 2015 86
100 dinars par an pour les entreprises implantées dans les autres zones
Pour le chiffre d’affaires compris entre 10.000 dinars et 100.000 dinars : 3% du chiffre d’affaires.
L’impôt dû est majoré de 50% en cas de dépôt de la déclaration annuelle de l’impôt après 30 jours de l’expiration des délais
légaux87.
84LORSQUE LA PERIODE DE 6 ANS EXPIRE AU COURS DE L’ANNEE, LES ENTREPRISES CONCERNEES SERONT
DECLASSEES AU REGIME REEL A PARTIR DU 1ER JANVIER DE L’ANNEE QUI SUIT CELLE AU COURS DE LAQUELLE
LA PERIODE DE 6 ANS A EXPIRE. LA PERIODE DES 6 ANS PEUT ETRE RENOUVELEE LORSQUE LES DONNEES
RELATIVES A L’ACTIVITE ET PORTEES PAR LE CONTRIBUABLE SUR SA DECLARATION ANNUELLE JUSTIFIENT SON
ELIGIBILITE AU BENEFICE DU REGIME FORFAITAIRE.
85 CONFORMEMENT AUX LIMITES TERRITORIALES DES COMMUNES EN VIGUEUR AVANT LE 1ER JANVIER 2015
L’impôt forfaitaire, y compris le minimum sus indiqué entraîne un impôt unique. Ainsi, il est libératoire de:
L’impôt forfaitaire comprend la taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial ou professionnel. 8889
Exemple 1:
Soit une personne physique, soumise à l’impôt sur le revenu selon le régime forfaitaire exerçant l’ activité de vente de
chaussures dans une zone communale qui a réalisé au cours de l’exercice 2021 un chiffre d’affaires de 85.500 dinars.
Dans ce cas, son impôt forfaitaire exigible est calculé comme suit :
En cas de cession du fonds de commerce, l’imposition n’a pas lieu selon le tarif susmentionné mais, plutôt, selon le barème
de l’impôt sur le revenu sur la base du résultat net de l’exercice de la cession.
Les modalités d’imposition de la plus-value de cession du fonds de commerce varient selon que la cession intervient avant
ou après le dépôt de la déclaration de cessation de l’activité.90
Exemple 2 :
Reprenons les données de l’exemple precedent et supposons que l’intéressé ait cédé le 20 décembre 2021, le fonds de
commerce objet de son exploitation pour un montant de 120.000 dinars. Ce fonds étant acquis au cours du mois de janvier
2003 pour 22.000 dinars. Le registre des recettes et des dépenses fait ressortir pour la même année des dépenses s’élevant
à 65.000 dinars. Si on suppose que l’intéressé soit marié avec 2 enfants à charge âgés de moins de 20 ans, la détermination
de la plus-value de cession du fonds de commerce, du résultat net de l’exploitation de l’année 2021 et de l’IR exigible a lieu
comme suit :
8880% de l’impôt forfaitaire sur le revenu et à hauteur de 20% de la taxe sur les établissements à caractère industriel, commercial ou
professionnel.
89 L'impôt forfaitaire est déductible de l’impôt sur le revenu ou de la taxe sur la valeur ajoutée pour les personnes qui sont classées dans
le régime réel suite à une vérification fiscale.
R dû 36900 D
L’IR dû selon le résultat net étant supérieur à l’IR dû selon le chiffre d’affaires, l’IR liquidé sur la base du résultat net est
exigible, à savoir 36.900 D
Le tableau en annexe 2 à la note commune n° 27/2016 récapitule le régime fiscal des forfaitaires à partir du 01/01/2016 et
les obligations comptables des personnes réalisant des revenus dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux.
Est exclue du bénéfice de ce régime, toute personne ayant déposé la déclaration d'existence prévue par
l’article 56 du code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés, et ce, à compter de
la date de publication du décret-loi du Chef du Gouvernement n° 2020-33 (10 juin 2020)
Toute personne, désirant adhérer au régime de l’auto-entrepreneur, doit déposer une demande d’inscription
électronique au Registre national de l’auto-entrepreneur ou remplir un formulaire papier fourni par les
bureaux d'emploi et du travail indépendant et les espaces entreprendre relevant de l'Agence nationale pour
l'emploi et le travail indépendant ou les bureaux des recettes fiscales ou les bureaux de la Caisse nationale de
sécurité sociale, et ce, contre récépissé délivré à cet effet.
Une carte dénommée «carte de l’auto-entrepreneur» renouvelable tous les trois ans est délivrée à
l’auto-entrepreneur remplissant les conditions d’inscription, et ce, dans un délai maximum de 15 jours à compter de la
date de dépôt de la demande. Elle lui est remise électroniquement à travers la plateforme de services ou par les
bureaux d'emploi et du travail indépendant ou à travers des espaces entreprendre relevant de l'Agence nationale pour
l'emploi et le travail indépendant.
L’auto-entrepreneur bénéficie d'un régime fiscal et social spécifique qui consiste à payer une contribution unique
libérée de l’impôt sur le revenu des personnes physiques, de la taxe sur la valeur ajoutée et de la cotisation au
régime de sécurité sociale.
- 7,5% calculés sur la base des deux tiers du salaire minimum agricole garanti ou du salaire minimum industriel garanti
selon la nature de l’activité. 92
La contribution unique n'est pas requise au titre de la première année de l'activité à condition que le Fonds national de
l'emploi prend en charge le paiement des cotisations sociales pendant cette pé[Link] avantages octroyés dans le
cadre du Fonds national de l’emploi pour l’appui des entrepreneurs sont également applicables au régime de
l’auto-entrepreneur.
91 La liste des activités dans les secteurs mentionnés au premier alinéa du présent article est fixée par décret gouvernemental.
92 Sont applicables au régime de l’auto-entrepreneur, les dispositions du titre II de la loi n° 2002-32 du 12 mars 2002 relative au
régime de sécurité sociale
- Détenir une carte d’inscription au Registre national de l’auto-entrepreneur mentionné à l’article 5 du présent
décret-loi.
- Remplir les conditions nécessaires à l'exercice de l'activité conformément à la législation réglementant l'activité
concernée,
- Respecter les règles relatives à la concurrence, à la protection du consommateur, à la santé, à la sécurité et aux
droits et procédures fiscaux et sociaux conformément à la législation en vigueur,
- Fournir des données exactes, complètes et actualisées relatives à sa situation et à l’exercice de son activité, et ce,
dans le cadre de l'application des dispositions du présent décret-loi,
- Déclarer le chiffre d’affaires réalisé dans les délais mentionnés dans le présent décret-loi,
- Tenir un registre numéroté et paraphé par les autorités fiscales compétentes, qui peut être téléchargé,
sur lequel sont enregistrées quotidiennement les dépenses et recettes sur la base des documents justificatifs.93
L’auto-entrepreneur est exempté au titre de son activité dans le cadre du présent décret-loi, du dépôt des
déclarations fiscales prévues par la législation fiscale en vigueur et du paiement des taxes sur les établissements à
caractère industriel, commercial ou professionnel.
les charges et offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de commerçant ;
Les quotes-parts des associés personnes physiques dans les revenus réalisés par les entités fiscalement transparentes
exerçant des activités non commerciales relèvent aussi des BNC.
93L’auto-entrepreneur peut désigner un siège social conformément aux dispositions de l’article 8 de la loi n° 2007-69 du 27 décembre
2007, relative à l'initiative économique, ensemble les textes qui l’ont modifiée et complétée, sans tenir compte du délai de cinq ans.
Sont considérées libérales, les professions où l’activité intellectuelle joue un rôle prépondérant. Ces professions consistent
en la pratique d’une science ou d’un art que le professionnel est censé exercer en toute indépendance.
Il s’agit d’une formulation à large étendue qui couvre toutes les professions qui ne relèvent pas des honoraires et payés en
contrepartie de l’exercice des activités non commerciales à but lucratif. Relèvent de ce fait des bénéfices non commerciaux
les activités suivantes lorsqu’elles sont exercées à titre indépendant (les artistes : chanteurs, musiciens, compositeurs,; les
dessinateurs, peintres et sculpteurs ; les sportifs ; les droits d’auteur ; les produits perçus par les inventeurs ; les écoles et
universités privées ; les auto-écoles).94
2.1.3. Les charges ou offices dont les titulaires n’ont pas la qualité de commerçant
- les profits réalisés par les exploitants d'auto-école qui se consacrent à la direction de leur établissement tout en dispensant eux-mêmes
l'enseignement et à la condition qu'ils possèdent un seul véhicule et indépendamment du nombre de moniteurs employés ;
- les rémunérations tirées de l'exploitation d'établissements d'enseignement privé, de jardins d'enfants ou de crèches ;
- les profits réalisés par les représentants de commerce qui n'ont ni la qualité de commerçant ni celle de salarié, c'est le cas du
représentant qui garde la liberté d'organiser son travail, qui ne rend pas compte du résultat de ses visites et qui supporte ses propres frais.
(Bénéfices réalisés par les délégués médicaux)
- les profits réalisés par les accompagnateurs et les guides de touristes dans la mesure où ils exercent à titre indépendant. (Guides
touristiques indépendants exerçant dans les hôtels lorsque leur relation professionnelle avec lesdits hôtels n’est pas régie par les
dispositions du code du travail relatives à l’organisation de la relation professionnelle basées sur un lien de subordination entre le salarié et
l’employeur).
95 Les courtiers et les agents de changes exercent une activité commerciale et à ce titre, ils sont imposables dans la catégorie des B.I.C.
Le régime réel.
Le bénéfice net est déterminé sur la base de 80% 96des recettes brutes encaissées l’année précédant celle de l’imposition.
Le terme recettes brutes 97 couvre tous les encaissements réalisés durant l’année considérée, 98 TVA comprise,
indépendamment de l’année à laquelle ils se rapportent, il peut s’agir de recettes correspondant à des opérations réalisées
au cours de la même année ou au cours d’années antérieures ou encore à titre d’avances.
La notion « d’encaissement » désigne la disposition par le bénéficiaire des sommes d’argent, sous quelque forme que se
soit, à savoir notamment :
97La pratique administrative a fait naître des normes d’estimation de recettes pour certaines professions selon des critères plus ou moins
négociés. C’est le cas par exemple de la profession d’avocat qui se voit imposée selon une estimation des recettes basée sur le nombre
d’affaires traitées devant les tribunaux par degré de juridiction.
98 Dans une prise de position (1430) du 15 octobre 2010, la DGELF a précisé que les revenus réalisés par les BNC soumis au régime du
forfait d’assiette sont pris en compte pour la détermination du résultat fiscal au titre de l’exercice de leur encaissement effectif ; De ce fait,
lesdits revenus ne sont imposables que lorsqu’ils sont effectivement encaissés.
Sur cette base, la DGELF a précisé que les sommes versées au profit des BNC soumis au régime du forfait d’assiette par une personne
qui procède au paiement pour le compte du débiteur effectif, sont prises en compte dans les revenus réalisés au titre de l’exercice de
l’encaissement effectif, et ce, indépendamment de la personne qui verse lesdites sommes.
Les débours, c'est-à-dire, les remboursements par les clients des frais leur incombant et avancés par le
contribuable
A signaler que le forfait d’assiette n'admet aucune déduction de quelle que nature que ce soit, même justifiée. (Frais de
formation et de congrès engagés par le corps médical, des frais de déplacement engagés par les huissiers notaires)
En sus du minimum d’impôt du droit commun, l’impôt annuel exigible ne doit pas être inférieur, pour les personnes visées au
paragraphe II de l’article 22 du code de l'IRPP et de l'IS et qui exercent une activité ayant un similaire dans le secteur public,
à l’impôt exigible par les personnes exerçant la même activité et selon le même grade dans ledit secteur. Ces dispositions
s’appliquent sur les résultats réalisés à compter de la quatrième année d’activité suivant celle du dépôt de la déclaration
d’existence et sur les résultats réalisés à compter du 1er janvier 2015 pour les personnes dont la période d’activité dépasse
les quatre années à ladite date.99
Déterminé à partir d'une comptabilité conformément à la législation comptable des entreprises, le bénéfice net des activités
non commerciales est constitué par la différence entre les produits bruts réalisés au cours de l'année civile et les charges
nécessitées par l'exploitation au titre de la même année.
Le bénéfice net des activités non commerciales est constitué par la différence entre les produits bruts réalisés au cours de
l'année civile et les charges nécessitées par l'exploitation au titre de la même année.
Les règles de détermination du résultat fiscal selon le régime réel des BNC sont les mêmes que celles édictées en matière
de bénéfices industriels et commerciaux. Ainsi, les dispositions des articles 10 à 15 du code de l’IRPP et de l’IS sont
applicables aux personnes qui justifient de la tenue d'une comptabilité conformément à la législation comptable des
entreprises.
Le choix de se placer en régime réel est effectué à l’initiative du contribuable et n’exige aucune formalité particulière d’option
auprès de l’administration fiscale.
Dans un souci d'assurer une stabilité au niveau du régime d'imposition de cette catégorie de revenus, l'article 71 de la loi n°
2001-123 du 28 décembre 2001 a prévu que dans le cas où les intéressés ont été soumis au titre d’une année donnée à
(Voir section 1)
L’article 63 de la loi n°2004-90 du 31 décembre 2004 portant loi de finances pour l’année 2005 a étendu l’obligation de tenue
de comptabilité conformément à la législation comptable des entreprises aux personnes physiques soumises à l’impôt sur le
revenu selon le régime réel et qui réalisent des bénéfices non commerciaux. Toutefois, l’Article 8 LFC2014 a prévu que les
personnes qui réalisent des revenus de catégorie de BNC peuvent tenir une comptabilité simplifiée lorsque leur chiffre
d’affaires ne dépasse pas 150 000 dinars.
L’article 22 de la loi de finances pour l’année 2016 a prévu pour les professions indépendantes l’obligation d’émettre des
notes d’honoraires prénumérotées. Les obligations y compris les mentions obligatoires relatives aux factures, prévues par
l'article 18 susvisé s'appliquent aux notes d'honoraires.
L'article 31 de la loi de finances pour l'année 2017101 a prévu des dispositions relatives à la maîtrise du recouvrement de
l'impôt exigible par les professions non commerciales, il s'agit notamment de :
- l'instauration de l'obligation de la mention du matricule fiscal par les personnes exerçant des professions non commerciales
dans tous les documents relatifs à l'exercice de leurs activités, nonobstant la partie émettrice de ces documents. Les
documents relatifs à l'exercice de l'activité desdites personnes ne comportant pas le matricule fiscal ne sont pas retenus à
l'exclusion des ordonnances médicales.
- l'application d'une amende allant de 250 dinars à 10.000 dinars à toute personne exerçant une profession non commerciale
n'ayant pas respecté l'obligation de la mention du matricule fiscal.102.
-. l'obligation pour les établissements sanitaires et hospitaliers de mentionner dans les factures qu'ils établissent toutes les opérations
relatives aux services sanitaires, médicaux et paramédicaux rendus par eux-mêmes ou par les intervenants auprès d'eux, pour la
réalisation de ces services.
-. l'obligation pour les services de l'Etat, des collectivités locales et des établissements publics de faire parvenir aux services compétents
de l'administration fiscale une liste nominative selon un modèle établi par l'administration relative aux personnes exerçant une profession
libérale qui traitent avec les services concernés et ce, au titre de chaque semestre de l'année civile
Les sociétés civiles professionnelles, dotées de la personnalité morale ont pour objectif l’exercice en commun d’une activité
professionnelle (médecins, avocats,..). Elles sont soumises au régime fiscal des sociétés de personnes et chacun des
membres est soumis à l’impôt sur le revenu sur la base de sa part dans le bénéfice de la société.
103 - Les médecins, les médecins spécialistes, les dentistes, les sages-femmes et les vétérinaires.
- Les inrmiers, les masseurs, les physiothérapeutes, les ergothérapeutes, les psychomotriciens, les diététiciens, les orthophonistes et les
orthoptistes
a. Dans le cadre d’une exploitation directe par le propriétaire, ou en faisant recours à un personnel salarié,
dans ce cas, l'impôt est dû par le propriétaire exploitant. 105
b. Dans le cadre d’un fermage, opération par laquelle, le propriétaire concède à un fermier le droit
d’exploitation des biens agricoles (terrains, matériels,…) en contrepartie d’une rémunération en espèces
ou en nature (produits agricoles). Dans ce cas, seul l’exploitant direct, à savoir le fermier sera soumis à
l’impôt sur le revenu au titre des revenus agricoles. Par contre, les rémunérations réalisées par le
propriétaire sont considérés comme des revenus fonciers et soumis à l’impôt sur le revenu à ce titre.
c. Dans le cadre du métayage, c’est-à-dire, dans le cadre d’un contrat, écrit ou verbal, par lequel le
propriétaire de biens ruraux met ces derniers à la disposition d’une autre personne, en vue d’en partager
la production dans des conditions fixées d’avance. Dans ce cas, le propriétaire garde, au même titre que
le métayer, la qualité d’exploitant agricole et les bénéfices qu’il réalise sont soumis à l’impôt sur le revenu
au titre de la catégorie des bénéfices de l’exploitation agricole et de la pêche.
Les revenus réalisés par un pêcheur font partie de la catégorie des bénéfices de l’exploitation agricole ou de pêche ; que
celui-ci exploite sa propre barque ou celle d'autrui. Sont également compris dans ladite catégorie, les revenus réalisés par
les armateurs de bateaux de pêche pour la part leur revenant de l'exploitation du bateau.
Par contre la part revenant aux marins pêcheurs qui exercent leurs activités sur des embarcations ne leur appartenant pas
(sont rétribués à la part) est classée dans la catégorie des traitements et salaires.
Les bénéfices réalisés de la vente de produits agricoles en l’état dans les circuits habituels (marchés de gros, vente aux
transformateurs,…) sont classés dans la catégorie de des bénéfices agricoles et de pêche 106 . Toutefois, en cas
d’écoulement d’une production agricole dans le cadre d’installations commerciales permanentes (plusieurs points de ventes),
les bénéfices découlant de cette opération sont classés dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux, dès lors
que l’intéressé est organisé et écoule sa production dans les mêmes conditions qu’un marchand de légumes.
105Si la propriété est exploitée en association entre le chef de famille et ses enfants majeurs chacun des membres de cette association est
imposable pour la part lui revenant.
106L’activité de commerce des produits agricoles doit être limité exclusivement à ceux produits par l’entreprise.( DGAFF 1746 du 2
décembre 1999)
En cas d’opérations de première transformation qui ne nécessite pas une mécanisation poussée, les bénéfices en
découlant, gardent la qualité de bénéfices agricoles, tel est le cas des bénéfices réalisés d’opérations de fabrication de
beurre ou de fromage à partir du lait produit dans la ferme. Mais si les moyens humains et matériels mis en œuvre sont
importants, (recours à un personnel salarié, mécanisation poussée…), les bénéfices qui en résultent sont considérés comme
étant des bénéfices industriels et commerciaux.
Les revenus provenant de location de domaines agricoles sont classés dans la catégorie des revenus fonciers.
3.4. Les régimes d’imposition des bénéfices agricoles et de pêche et détermination du revenu net
Aux termes de l'article 24 du code de l'impôt sur le revenu des personnes physiques et de l'impôt sur les sociétés, le
bénéfice net des exploitations agricoles peut être déterminé selon l'un des trois modes ci-après développés
Aux termes de l’article 24 du code de l’IRPP et de l’IS, le bénéfice net des exploitations agricoles ou de pêche peut être
constitué par l’excédent des recettes totales 107 réalisées au cours de l’année civile sur les dépenses nécessitées par
l’exploitation pendant la même année compte tenu du jeu des stocks108.
Les dépenses nécessitées par l’exploitation pendant la même année civile englobent les dépenses de gestion courantes
supportées en vue de la réalisation de la production109 . En revanche, les sommes payées pour les acquisitions de biens
durables ne sont pas incluses110.
Ce mode de détermination du revenu net agricole n’implique pas la tenue d’une comptabilité, mais tout simplement
l’existence des pièces justifiant les recettes et les pièces justifiant les dépenses d’exploitation. 111
3.4.2. Le régime réel 112 :
107 Par recettes totales, il est entendu toutes sommes encaissées au cours de l'année précédant celle de l'imposition indépendamment de
l’année à laquelle elles se rattachent. Sur la base du même principe sont retenues pour la détermination du résultat net toutes les
dépenses payées au cours de l'année indépendamment de l'exercice de leur engagement.
Les recettes totales comprennent l’ensemble des recettes de l’agriculteur y compris, les primes, les ristournes perçues des coopératives
provenant des excédents, les subventions et les indemnités d’assurance perçues en dédommagement des pertes de récoltes.
109 Des frais de labour, d’engrais, de semences, de personnel, de cueillette et tous autres frais du même genre
110 Montants payés pour l’acquisition, notamment, de terrain, de matériel et tous autres biens du même genre.
L'article 21 de la loi de finances pour l'année 2016 a permis aux personnes physiques qui réalisent des bénéfices agricoles
et de pêche de déduire de la base de l'impôt sur le revenu les deux tiers des revenus qu'ils réalisent dans la même
catégorie, a condition de tenir une comptabilité ;
En l'absence de tenue de comptabilité, les agriculteurs et les pêcheurs sont soumis à l'impôt sur la base d'une évaluation
forfaitaire déterminée après consultation des experts du domaine 114, et tenant compte de la nature des spéculations selon
les regions.
Par exemple, il est établi chaque année, un forfait d’assiette par catégorie de culture (à l’hectare ou par pied d’arbre, par
exemple) et après classement en différentes régions selon le rendement en fonction des conditions climatiques de chacune
des régions. 115
(Voir section 1)
112 Le régime réel, résulte d’un simple choix du contribuable ne nécessitant aucune démarche d’option auprès de l’administration fiscale
113L’article 63 de la loi n°2004-90 du 31 décembre 2004 portant loi de finances pour l’année 2005 a étendu l’obligation de tenue de
comptabilité conformément à la législation comptable des entreprises aux personnes physiques qui réalisent des bénéfices des
exploitations agricoles ou de pêche et qui optent pour l’imposition selon le régime réel.
114Cette évaluation forfaitaire peut être faite en fonction de certains éléments reconnus caractéristiques des exploitations en cause tels
que la superficie, le nombre d’animaux, le nombre d’hectolitres, le nombre d’arbres.
115Les tarifs annuels prévus par des barèmes à l’occasion de chaque campagne agricole sont fixés suivant la nature du produit agricole et
par référence à la zone de situation des exploitations.
On retient deux critères pour déterminer si un revenu fait ou non partie de cette catégorie :
Le premier est que la rémunération soit versée à une personne placée dans un état de subordination vis a vis de
leur employeur.
Le deuxième critère fait entrer dans cette catégorie des revenus sans rechercher le lien de subordination,
simplement parce que ces rémunérations sont réputées telles par les lois fiscales.
La qualité de salarié est acquise par toute personne qui est liée à un employeur par un contrat de travail 116 ou qui se trouve
dans un lien de subordination vis-à-vis de la personne qui utilise ses services. Dans ce cadre, la qualité de salarié repose sur
une condition essentielle à savoir la dépendance de celui qui offre ses services vis-à-vis de l’utilisateur (statut professionnel,
discipline, échelle de rémunération etc...)117
Sont pris en compte pour la fixation du salaire brut soumis à l’impôt sur le revenu, tous les éléments composant le salaire, y
compris toutes les primes et rémunérations qu’elles soient fixes ou variables, régulières ou non régulières, à l’exclusion des
primes exonérées en vertu de l’article 38 du code de l’IRPP et de l’IS ou accordées aux salariés par prélèvement sur le
fonds social de la société ou par prélèvement sur les bénéfices ayant déjà supporté l’impôt sur les sociétés ou qui en sont
exonérés, et des primes ne revêtant pas le caractère de complément de salaire.
Le revenu catégoriel net imposable est déterminé en déduisant notamment du montant brut des éléments du revenu 118 y
compris les avantages en nature:
Les retenues obligatoires effectuées par l'employeur en vue de la constitution de rentes, de pensions, de retraite ou
pour la couverture de régimes obligatoires de sécurité sociale ; 119 120121
116Aux termes de l’article 6 du code de travail « le contrat de travail est une convention par laquelle l'une des parties appelée travailleur ou
salarié s'engage à fournir à l'autre partie appelée employeur ses services personnels sous la direction et le contrôle de celle-ci, moyennant
une rémunération.
Les traitements et salaires, les rémunérations, les primes et les autres avantages accordés aux dirigeants des sociétés de
capitaux et assimilées (gérants des sociétés à responsabilité limitée 117 et des SUARL 117 et PDG ou DG des sociétés
anonymes).
119Par conséquent, sont exclus de la déduction les participations à l’assurance collective qui ne revêtent pas le caractère obligatoire. Sur
cette base, les participations des salariés à une assurance collective revêtant le caractère obligatoire sont admises en déduction pour la
détermination du salaire net imposable et les participations de l’employeur ne constituent pas, dans ce cas, un revenu complémentaire
imposable au niveau des salariés bénéficiaires du régime de l’assurance collective obligatoire.
Exemple
Soit un salarié ayant au cours de l'année 2020 un salaire annuel brut après déduction des cotisations sociales
obligatoires de 18.000 D.
Supposons que la personne concernée soit mariée et ayant deux enfants à charge ; le premier est infirme et a 21
ans et le deuxième est âgé de 17 ans.
Dans ce cas, l’impôt annuel dû pour le salarié susvisé, serait calculé comme suit :
Reprenons les données de l’exemple précédent et supposons que le salarié susvisé ait réalisé au cours de l'année
2020 un salaire annuel brut après déduction des cotisations sociales obligatoires de 25.000 D.
Dans ce cas, l’impôt annuel dû par le salarié susvisé, serait calculé comme suit :
Salaire annuel brut 25.000 D
Déduction des frais professionnels 25.000 D x 10% = 2500 D > 2.000 D 2.000 D
Déductions au titre de la situation et charges de la famille (300D + 2000 D + 100 D)
2.400 D D
Revenu annuel net imposable 20.600 D
L'impôt sur le revenu dû (5.000 D x 0%) + (15.000 D x 26%) + (600D
x 28%) 4.068 D
Dans le cas contraire, et lorsque l’assurance collective ne revêt pas le caractère obligatoire, la participation des salariés n’est pas admise
en déduction et la participation de l’employeur est prise en compte pour la détermination de la base imposable à l’IR.
Au cas où le contrat d’assurance-vie collective remplit les conditions de l’article 39 du code de l’IRPP et de l’IS, les parties audit contrat
peuvent bénéficier des avantages fiscaux accordés à ce titre (DGELF (401) du 31 janvier 2019).
120Les cotisations salariales au régime de retraite complémentaire pour les cadres portant sur la -rémunération qui dépasse 6 fois le SMIG
sont déductibles de l'assiette imposable à l'IRPP et, par conséquent, déduites pour le calcul des retenues à la source (prise de position
(908) du 24 juin 1999).
121 Les cotisations prélevées au profit de caisses sociales étrangères ne sont pas déductibles,( DGELF (0440 ) du 28 février 2020 )
122 lorsque le salarié n’est pas résident en Tunisie, son revenu net soumis à l’IR est déterminé sans possibilité de bénéficier
des abattements au titre de la situation et charges de famille du fait que ledit salarié n’a pas la qualité de résident en Tunisie. DGELF (
0440 ) du 28 février 2020 )
Ainsi, les personnes qui bénéficient de droit d’une indemnité de logement et qui occupent un logement, propriété de
l’employeur sans bénéfice de l’indemnité, sont soumises à l’impôt sur la base du montant de l’indemnité qui devait leur être
servie quel que soit le montant de la valeur locative du logement mis à disposition.
Par ailleurs, les avantages en nature octroyés par nécessité de service ne sont pas imposables. 127 A titre d’exemple, n’est
pas imposable, l’avantage en nature sous forme de logement mis à la disposition de l’employé par l’employeur suite à une
obligation de présence sur les lieux du travail.128
Assurance groupe : Lorsque l'assurance groupe n'est pas instituée en vertu d'une disposition obligatoire en vertu
d'une disposition légale ou réglementaire, la quote-part supportée par le salarié n'est pas déduite pour la
liquidation des retenues à la source et la charge supportée par l'employeur à ce titre constitue un avantage en nature
imposable.129
Apport de la LF2020
N’est pas soumise à l’impôt, la valeur de l’avantage accordé aux employés au titre du service de transport du/au lieu de
travail par les entreprises implantées dans des ZDR et exercent des activités non exclues du bénéfice des incitations au titre
du développement regional.
123 Le logement mis à la disposition d’un salarié par l’entreprise qui en est locataire, est pris en considération pour le montant du
Loyer
124Les voitures de service ne sont pas soumises à l'IR alors que les voitures de fonction et les bons servis aux bénéficiaires des voitures
de fonction sont soumises à l'impôt sur le revenu et donc à la RAS (Prise de position 560 du 2 mai 2002).
125 Les consommations gratuites d’électricité, de gaz ou d’eau sont prises en compte pour leur montant réel
126 Dans une prise de position (784) du 4 mars 2019, la DGELF a précisé que les salariés ayant droit légalement à une indemnité
kilométrique et qui bénéficient d’une voiture de fonction à des fins personnelles sans le bénéfice de ladite indemnité kilométrique, sont
soumis à l’IR sur la base du montant de la prime qu’ils auraient dû percevoir.
Sur cette base, les avantages en nature sous forme de mise, par une société, de voitures à disposition de son personnel, sont soumis à
l’IR et à la retenue à la source à ce titre soit sur la base de leur valeur réelle, soit sur la base de l’indemnité que le salarié aurait dû
percevoir en l’absence de l’avantage en nature.
En l’absence d’indemnité servant de référence pour l’évaluation des avantages, l’équivalent en indemnité imposable au titre des voitures
de fonction ou de service est déterminé par référence à l’indemnité servie à leurs homologues dans la fonction publique (voir decret 2003-
2388 du 17-11-2003 tel que modifié par les texts subséquents).
128Lorsque, le salarié bénéficie en même temps d'un avantage en nature exonéré et d'une prime ou d’une indemnité pour le même objet,
cette dernière constitue un élément de rémunération imposable. C'est le cas d'un salarié qui est hébergé gratuitement par l’entreprise et
qui reçoit une indemnité de logement.
Les traitements, salaires, émoluments, indemnités et autres avantages s’y rattachant exonérés de l’IRPP incluent :
[Link].1. Les traitements, salaires et indemnités servis par les Etats étrangers au profit du
personnel détaché auprès du gouvernement tunisien dans le cadre de la
coopération technique
[Link].2. Les allocations, indemnités et prestations servies sous quelle que forme que ce soit en
application de la législation relative à l’assistance, à l’assurance et à la sécurité sociale.
C’est le cas:
Cette exonération est accordée dans les limites fixées dans le cadre de la législation régissant le travail :
Des montants prévus par les conventions collectives sectorielles ou particulières.
Des montants fixés ou approuvés par les commissions de contrôle des licenciements ou par l’inspection du
travail dans le cadre des opérations de licenciement de salariés pour des raisons économiques ou fixés par
décisions de la commission d’assainissement et de restructuration 130 des entreprises à participations
publiques.131
Du salaire de trois mois dans les autres cas.132
130 Dans une prise de position (261) du 21 février 2001, la DGELF a précisé le régime fiscal en matière d'IR applicable à
l'indemnité de gratification de fin de service dans le cadre d'un départ à la retraite anticipée.
1. Si la retraite anticipée est convenue en accord avec l'employé et elle n'est pas réalisée dans le cadre d'un programme
d'assainissement ou de restructuration des entreprises : la gratification de fin de service est soumise à l'IR et, par
conséquent, à la retenue à la source.
2. Si la retraite anticipée est effectuée dans le cadre d'un programme d'assainissement ou de restructuration et avec l'accord de
la commission de contrôle des licenciements : la gratification de fin de service est exonérée de l'IR et, par conséquent,
de la retenue à la source.
131La gratification de fin de service fixée avec l’approbation de la commission de contrôle des licenciements est exonérée de l’impôt sur
le revenu pour son montant total et n’est de ce fait pas soumise à la retenue à la source (DGELF 1865 du 30 Décembre 1999)
132 L'indemnité de gratification de fin de service est exonérée d'IR conformément à l'article 22 du code de travail dans la limite de 3 mois
en l'absence d'autres dispositions légales ou réglementaires plus favorables
133 Les indemnités accordées aux salariés à l’occasion de leur départ à la retraite ainsi que toute autre rémunération accordée
lors du départ à la retraite ne sont pas concernées par l’exonération et constituent un élément du salaire soumis à l’IR et à la
retenue à la source à ce titre. (DGELF (0535) du 29 janvier 2021)
[Link].4. Les allocations spéciales destinées à couvrir les frais inhérents à la fonction ou à
l'emploi
Ces allocations sont exonérées lorsqu’elles sont supportées par les salariés et elles sont justifiées ;
Il s’agit notamment de :
Il s’agit également des frais exposés par le salarié dans l’exercice de ses fonctions et qui ne sont pas couverts par la
déduction de 10% au titre des frais professionnels. Selon la doctrine administrative, 139 « Ces remboursements peuvent,
selon le cas, intervenir soit sur justifications produites par le salarié telles que factures d'hébergement, de restauration,
ou de transport, soit sur la base d'un forfait fixé par des textes réglementaires (Décret, Conventions collectives ) ..»140
Les allocations pour frais d’emploi peuvent également prendre la forme d’allocations en nature (par exemple : mise à la
disposition d’une voiture personnelle pour les déplacements professionnels).
134Les indemnités de rupture abusive prévues par les articles 23 et 23 bis du code de travail restent soumise à l'IR et, par conséquent,
passibles de la retenue à la source (prise de position (107) du 24 janvier 2000)
136L’uniforme de travail, le matériel de sécurité (casques, lunettes, gants...) ainsi que les avantages octroyés pour des raisons
de protection sanitaire (lait, savon...) ne constituent pas des avantages imposables à l’impôt sur le revenu (DGELF (48) du 7 janvier
2003)
137 L'indemnité de repas versée aux douaniers pour nécessité de services en raison du fait qu'ils sont astreints à rester sur les lieux du
travail en dehors des heures du travail et ne bénéficient pas d’un avantage en nature sous forme de repas n'est pas soumise à l'impôt sur
le revenu et, par conséquent, non passible de retenue à la source(Prise de position (1370) du 24 juin 2000). En revanche, les chefs de
centres régionaux et les directeurs d'une caisse nationale ne sont pas astreints de rester sur les lieux du travail en dehors des heures de
travail (DGELF 1123 du 19 mai 2000)
138 Lorsque la prime de salissure et la prime de lait accordées parla société du cas précis au profit deses salariés sont justifiées
et accordées par nécessité du travail aux salariés exposés au risque au moment de l’accomplissement de leurs missions
dans l’objectif de préserver la santé et la sécurité professionnelles,lesdites primes peuvent être exonérées de l’IR et de la
retenue à la source exigible à ce titre. Dans le cas contraire, elles seront assimilées à des compléments de salaires à prendre en
compte pour la détermination de l’assiette soumise à l’IR et à la retenue à la source à ce titre (prise de position (447) du 28 février 2020 ).
140Le montant des frais de mission engagés à létranger par le personnel du secteur privé peut etre déterminé en harmonie avec celui fixé
pour le personnel de la fonction publique en vertu du decret n° 2001-1142 du 22 mai 2001 tel que modifié par le decret 2005-1173 du 13
Juin 2005 ,
L'indemnité d'expatriation, émoluments, indemnités et autres avantages reçus par les salariés au titre de leur activité à
l'étranger à condition que l'employeur soit domicilié ou établi en Tunisie et que l'activité se rapporte aux :
L’exonération ne couvre que les montants servis aux bénéficiaires en contrepartie de leur travail à l’étranger. Par
conséquent, les salaires et les indemnités qui leur étaient servis avant leur départ à l’étranger restent soumis à l’impôt
conformément à la législation fiscale en vigueur.
[Link].6. Les cotisations payées par les employeurs dans le cadre des contrats collectifs
assurance-vie et des contrats de capitalisation (voir chapitre 2).
[Link].6.1. Contrats d’assurance-vie ou des contrats assurance vie takaful ou des contrats
de capitalisation ouvrant droit aux avantages fiscaux
1. Contrats donnant droit aux avantages au niveau de l’assuré et au niveau de l’employeur souscripteur
Il s’agit de primes ou cotisations payées par le souscripteur ou l’adhérent dans le cadre des contrats assurance-vie ou des
contrats assurance vie takaful et des contrats de capitalisation ou des contrats de capitalisation takaful dans la limite
de 100.000 dinars par an, et ce, lorsque ces contrats comportent l’une des garanties suivantes:
- une garantie d'un capital ou d’une rente au profit de l'assuré, de son conjoint, de ses ascendants ou descendants d'une
durée effective au moins égale à huit ans, ou
- une garantie des unités de compte141 au profit de l'assuré, de son conjoint, de ses ascendants ou descendants servies
après une durée minimale de huit ans.
141Les produits d'assurance vie en unités de comptes sont des contrats pour lesquels la garantie n'est pas exprimée en dinar tunisien
mais en fonction d'un support constitué de titres. La valeur de ces contrats est déterminée en fonction des placements pour lesquels le
souscripteur supporte le risque ou en fonction d'un indice quelconque. En cas de réalisation du risque assuré ou au terme du contrat, les
NB: Les articles 11 à 22 de la loi n°2019-78 du 23 décembre 2019, portant loi de finances pour l’année 2020 ont institué un
régime fiscal spécifique à l'assurance takaful142 et ce, par l'extension du régime fiscal des cotisations payées dans le cadre
des contrats d'assurance-vie et des contrats de capitalisation aux cotisations payées dans le cadre des contrats
d'assurance-vie takaful et des contrats de capitalisation takaful qui comprennent les mêmes garanties
2. Une cotisation minimale de l’affilié dont le taux a été fixé par l’arrêté du Ministre de l’Economie et des
Finances du 11 mars 2014 à:
10% pour les contrats qui garantissent un capital ou une rente ou des unités de compte versés lors du départ de l'adhérent
à la retraite conformément à l'un des régimes obligatoires de la retraite,
- 5% pour les contrats qui garantissent un capital ou une rente ou des unités de compte, visant la motivation des salariés
conformément aux décisions de l'entreprise, versés indépendamment du départ de l'adhérent à la retraite,
- 1% pour les contrats qui garantissent un capital ou une rente en cas de décès
L’article 24 de la loi des finances pour l’année 2014 a fixé la période minimale d’affiliation effective dans les contrats
collectifs pour tout employé à 10 ans. Cette durée a été réduite à 8 huit en vertu de la LF2018 pour les contrats conclus à
partir du 1er janvier 2018.
sommes équivalentes auxdits supports et payées aux bénéficiaires sont calculées sur la base de la valeur commerciale des supports en
question à la date de leur versement, ou
142 La loi n° 2014-47 du 24 juillet 2014, amendant et complétant le code des assurances a prévu l'institution d'un nouveau cadre législatif
organisant l’assurance takaful conformément aux normes sharaïques. C'est un régime contractuel en vertu duquel un groupe de
personnes appelées « adhérents » s'engage à s'entraider en cas de réalisation du risque ou au terme fixé au contrat d'assurance
[Link] même, l'arrêté du ministre des finances du 27 mars 2018 a prévu l'approbation de la norme comptable n°43 relative à
la présentation des états financiers des entreprises d'assurance takaful et de rétakaful et de la norme comptable n°44 relative au contrôle
[Link] et l'organisation comptable dans les entreprises d'assurance takaful et de rétakaful (Note commune n° 8/2020)
La cotisation de l’employeur dans les contrats collectifs d’assurance-vie et les contrats de capitalisation est exonérée de
l’impôt sur le revenu et de la retenue à la source à ce titre ; sous réserve de remplir les conditions exigées. 143144
L’assuré bénéficie de l’exonération de tous les montants payés dans le cadre de l’exécution des contrats d’assurance-vie et
des contrats de capitalisation, qu’il s’agisse d’un capital, d’une rente provisoire, d’une rente fixe, d’une rente viagère ou
autres; sous réserve de remplir les conditions exigées.
Considérations particulières
L’exonération ne concerne pas les montants payés dans le cadre de l’exécution des obligations de l’employeur telle que
celle relative à l’indemnité de départ à la retraite imposée par une convention collective. En effet, lesdits montants
demeurent soumis à l’impôt sur le revenu et à la retenue à la source lors de leur paiement aux bénéficiaires, et ce,
conformément à la législation fiscale en vigueur
La cotisation des salariés à l'assurance groupe lorsqu’elle est obligatoire en vertu de la convention collective régissant le
secteur, est déductible de l'assiette soumise à la retenue à la source au titre de l'impôt sur le revenu. 145
NB: Les articles 11 à 22 de la loi n°2019-78 du 23 décembre 2019, portant loi de finances pour l’année 2020 ont institué un
régime fiscal spécifique à l'assurance takaful et ce, par l'extension du régime fiscal des cotisations payées dans le cadre des
contrats d'assurance-vie et des contrats de capitalisation aux cotisations payées dans le cadre des contrats d'assurance-vie
takaful et des contrats de capitalisation takaful qui comprennent les mêmes garanties
143 Conformément à la note commune 2021-1, les employeurs et les établissementsde sécuritésociale peuvent,déduireles montants
payés dans le cadre des contrats assurance-vie et des contrats decapitalisation y compris l'assurance takaful, de l'assiette de la
retenue àla source autitre de l'impôt sur le revenu dû pour les salaries et les pensionnés .
144 les employeurs et les établissements de sécurité sociale peuvent,déduire les montants payés dans le cadre des contrats
assurance-vie et des contrats de capitalisation y compris l'assurance takaful, de l'assiette de la retenue à la source au titre de l'impôt
sur le revenu dû pour les salaries et les pensionnés (Note commune 2021-1).
145 Dans une prise de position (1450) du 28 juin 2000, la DGELF a précisé que la cotisation des salariés des compagnies d'assurance à
l'assurance groupe étant obligatoire en vertu de la convention collective régissant le secteur, elle est déductible de l'assiette soumise à la
retenue à la source au titre de l'impôt sur le revenu.
Les primes accordées dans le cadre des interventions du fonds national de l’emploi dans les conditions prévues par le décret
n° 2019-542 du28 Mai 2019148149 ainsi que les primes accordées par les entreprises dans le même cadre, bénéficient de l’exonération
de l’IR entre les mains des bénéficiaires desdites primes.
Exemples
147L’exonération de ces primes a été initialement prévue par l’article 1 Bis de la loi 81-75 du 9 Aout 1981, relative à la promotion de
l’emploi des jeunes, telle que modifié par la loi 93-17 du 22 Février 1993
148 [Link]
150 Dans une prise de position (314) du 25 février 2013 la DGELF a précisé que les primes accordées dans le cadre des interventions du
fonds national de l’emploi ne sont pas soumises à l’impôt sur le revenu au niveau des bénéficiaires, qu’elles soient accordées par
l’entreprise ou sur les ressources dudit fonds, à condition de mentionner dans le contrat conclu à cet effet, le montant total des indemnités
accordées aux bénéficiaires dans ce cadre.
152 Les indemnités payées aux salariés bénéficiaires d’un contrat Dignité dans le cadre des interventions du fonds national de l’emploi
bénéficient de l’exonération de l’IR et de la Contribution Sociale de Solidarité, y compris la quote-part supportée par l’employeur (DGELF
(0373) du 5 mars 2020 )
4.2.1. Détermination du revenu net des pensions et les rentes viagères de source
tunisienne
Le revenu net des pensions154 et rentes viagères155 est obtenu par application à leur montant brut soit le montant de la
pension majoré des indemnités, primes et avantages en nature d’un abattement de 25%.
Les pensions prévues par le décret 2011-97 du 24 Octobre 2011 du 24 octobre 2011 accordés aux familles des
martyres et aux blessés de la révolution du 14 janvier 2011
NB: Les articles 11 à 22 de la loi n°2019-78 du 23 décembre 2019, portant loi de finances pour l’année 2020 ont institué un
régime fiscal spécifique à l'assurance takaful et ce, par l'extension l'extension du régime fiscal des sommes payées dans
154 Les pensions sont des allocations périodiques qui rémunèrent un service passé ou qui sont servies en exécution d’une obligation légale
; il s'agit notamment:
- des pensions de retraite servies par l’Etat, les collectivités locales, les établissements publics et autres organismes
- des pensions versées directement par les entreprises à leurs anciens salariés
- des pensions alimentaires servies en exécution d’obligations légales telles que celles versées aux ascendants, descendants et ex-
conjoints.
155Les rentes viagères sont des allocations périodiques versées en exécution d’engagements contractuels ou d’un jugement et dont le
terme est le décès du bénéficiaire.
156 Ajouté Art.44 LF 2003-80 du 29/12/2003 et modifié Art 24-6 LF 2013-54 du 30/12/2013 et Art 12 LF 2019-78 du 23 décembre 2019)
Les revenus provenant des loyers des propriétés bâties et des propriétés non bâties (y compris celui des terrains occupés
par les carrières) sont classés en tant que revenus fonciers, lorsqu’ils ne sont pas inclus dans une des autres catégories des
revenus (BIC, BNC et BA) soumis selon le régime réel en raison de l’affectation de l’immeuble au bilan. 157
Les revenus fonciers comprennent également les revenus accessoires trouvant leur origine dans le droit de propriété, tels
que les recettes provenant de la location du droit d’affichage, de la concession du droit de propriété ou d’usufruit des
immeubles.
Il y a lieu de noter que le produit de la location des biens meubles 158, ne sont pas classés dans la catégorie « Revenus
fonciers ».
Les quotes-parts des associés personnes physiques dans les revenus réalisés par les entités fiscalement transparentes
réalisant des revenus fonciers relèvent également de cette catégorie.159
NB : Certaines opérations de location d’immeubles ne sont pas imposables en vertu des dispositions. Par exemple, la loi
n°2008-77 du 22 décembre 2008 portant loi de finances pour l’année 2009 a exonéré de l’impôt les revenus provenant de la
157Dans une prise de position (2382) du 30 octobre 2000, la DGELF rappelle le principe de la règle d’affectation applicable aux
personnes physiques soumises au régime réel au titre d’une activité.
Une personne physique peut être soumise au réel au titre de son activité BNC et au forfait d’assiette pour ses revenus fonciers.
Lorsque l’immeuble n’est pas affecté au bilan BNC, les loyers perçus relèvent de la catégorie des revenus fonciers soumis au forfait
d’assiette ou au réel s’il est justifié de la tenue d’une comptabilité autonome.
Les revenus des capitaux mobiliers non affectés au bilan BNC, sont imposés dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.
158Exemple : la location de matériels, de voitures, des biens d'équipement exploités sous forme de leasing ainsi que la location des fonds
de commerce
159 Dans une prise de position (1002) du 15 juillet 2004, la DGELF a précisé que les revenus provenant de location d'un immeuble dans
l'indivision, suite à un héritage, sont soumis au régime fiscal des sociétés de personnes.
Les revenus fonciers peuvent être soumis à l’impôt selon trois régimes d’imposition :
Le régime réel.
le régime du forfait partiel d’assiette réservé aux revenus des immeubles bâtis.
le régime des recettes nettes de dépenses applicable aux revenus des terrains non bâtis.
5.2.1. Le régime réel :
Les règles de détermination du résultat fiscal selon le régime réel des revenus fonciers sont les mêmes que celles édictées
en matière de bénéfices industriels et commerciaux.
5.2.2. Le régime du forfait partiel d’assiette applicable pour les immeubles bâtis:
Le revenu brut des immeubles ou parties d'immeubles donnés en location est constitué par :
Le montant des recettes brutes perçues par le propriétaire 161,
+ augmenté du montant des dépenses incombant normalement à ce dernier et mises par convention à la
charge du locataire
- diminué du montant des dépenses supportées par le propriétaire pour le compte du locataire.
L’expression «recettes brutes » désigne notamment :
Les loyers encaissés,162 y compris la TVA le cas échéant, au cours de l’année qui précède celle du dépôt de la
déclaration quelle que soit la période à laquelle ils se rattachent, c’est-à-dire les loyers de l’année ainsi que ceux
encaissés à titre d’avance ou d’arriérés.163
Les recettes exceptionnelles,
- les pas de porte, droits d’entrée, indemnités de résiliation de contrats et autres indemnités perçus par le
propriétaire dans la mesure où elles ne compensent pas une dépréciation subie par l’immeuble loué ;
- les revenus accessoires, tels que les redevances de location du droit d’affichage;
- la valeur des avantages en nature, prévus par le bail, tels que les constructions et aménagements réalisés par
le locataire et dont la propriété doit revenir au propriétaire à la fin du bail sans contrepartie.
Parmi, les dépenses qui incombent normalement au propriétaire mais qui sont mises à la charge du locataire, on peut citer:
161 Ou l’usufruitier
162Pour ces revenus, l’année d’imposition est déterminée le jour de leur encaissement même si la date de leur échéance est antérieure ou
postérieure.
163Les sommes perçues par le propriétaire à titre de garantie, tant qu’elles n’ont pas été utilisées pour le paiement d’arriérés de loyers ne
sont pas prises en considération.
En revanche, ne font pas partie des recettes brutes, les dépenses supportées par le propriétaire pour le compte du locataire
(telles que les dépenses relatives aux frais d’entretien des ascenseurs, les frais d’éclairage et de chauffage, de fournitures
d’eau et de gaz etc.) ainsi que les sommes payés par le locataire en réparation des dommages causés à un immeuble loué.
Ainsi, le revenu imposable des propriétés bâties est déterminé comme suit :
a) + Recettes TVA comprise
b) - 20% 164 des recettes TVA comprise au titre des charges de gestion, des
rémunérations des concierges, des assurances165 et des amortissements
c) - Frais de réparation et d’entretien166 justifiés 167
d) - La taxe sur les immeubles bâtis acquittée168
= Revenu net imposable soit (a) - {(b) + (c) + (d)}
5.2.3. Le régime des recettes nettes de dépenses applicable aux revenus des terrains non bâtis
A l’instar des propriétés bâties, le revenu brut est constitué par le montant des recettes TTC perçues par le propriétaire
incluant les loyers effectivement encaissés y compris éventuellement la TVA sur loyers et le montant des redevances de
location du droit d’affichage et de la concession du droit de propriété ou d’usufruit :
d'une part augmenté, du montant des dépenses incombant normalement à ce dernier et mises par convention à la
charge du locataire
d'autre part diminué, du montant des dépenses supportées par le propriétaire pour le compte du locataire.
Le revenu catégoriel net imposable des propriétés non bâties louées est évalué en déduisant du revenu brut :
Le montant des dépenses effectivement réalisées, justifiées (factures au nom du propriétaire) et nécessitées pour
la production de ce revenu (coût des travaux de construction des clôtures, salaires des gardiens …)
164 Le taux de 30% prévu par le premier alinéa du paragraphe II de l’ article 28 du code de l’impôt sur le revenu des personnes physiques
et de l’impôt sur les sociétés a été réduit à 20% en vertu de la LF2016.
165 Au titre des risques inhérents aux immeubles et dont la charge incombe au propriétaire
166La déduction des frais de réparation et d’entretien (exemple : travaux de réparation des installations comme l’eau le gaz, l’électricité…)
doit être limitée à celles qui sont nécessaires pour le maintien de l’immeuble ou pour sa remise en bon état afin d’en permettre l’usage
normal sans en modifier la consistance, l’agencement ou les équipements antérieurs. En conséquence, sont exclues de la déduction, les
dépenses d’investissement (achat et installation d’équipements, travaux de démolition et reconstruction, grosse réparation..).
1. Les sociétés passibles de l’impôt sur les sociétés ainsi que les coopératives et leurs unions ;
2. Les associations en participation qui revêtent en fait une forme juridique qui les rendent imposables à l’impôt
sur les sociétés ;
3. Les établissements tunisiens de sociétés étrangères passibles de l’impôt sur les sociétés ;
Sont aussi considérés comme revenus distribués, les revenus des parts des fonds communs de placement en valeurs
mobilières prévus par le code des organismes de placement collectif promulgué par la loi n°2001-83 du 24 juillet 2001 et des
parts des fonds d’amorçage prévus par la loi n°2005-58 du 18 juillet 2005 à l’exception de la plus value relative auxdites
parts ou aux droits y relatifs.171
Les plus values de cession des actions et des parts sociales non rattachées à un actif professionnel sont soumises à un
régime d’imposition spécifique et seront traitées séparément.172
6.2. Les revenus des valeurs mobilières imposables ou soumis à la retenue à la source
libératoire
Constituent des revenus distribués imposables ou soumis à la retenue à la source libératoire :
Les dividendes 173 distribués d’une maniére réguliére à partir du premier Janvier 2015, par les sociétés
soumises à l’impôt sur les sociétés aux personnes physiques dépassant les 10 000 Dinars par an et aux
personnes morales non résidentes.
169Les valeurs mobilières sont les titres de propriété du capital (actions de sociétés anonymes et parts de sociétés à responsabilité limitée
notamment). Ainsi, les revenus de valeurs mobilières sont les produits des placements à revenu variable.
170 Il y a également certaines opérations assimilées par la loi à des distributions de bénéfices
171 Prévue au deuxième paragraphe de l’article 3 et au deuxième paragraphe de l’article 31 bis du code de l’IRPP et l’IS
172 Chapitre 4
173Aux termes des paragraphes II et II bis de l’article 29 du code de l’IRPP et de l’IS, sont considérés comme revenus distribués tous les
bénéfices ou produits qui ne sont ni mis en réserves ni incorporés au capital…
Les rémunérations et gratifications accordées aux membres 174 des conseils 175 , des comités 176 et des
directories177 constitués au sein des sociétés anonymes et les sociétés en commandite par actions en leur
qualité178. 179
Les intérêts excédentaires par rapport au taux de 8% servis aux associés à raison des sommes qu'ils versent
à la société en sus de leur apport dans le capital social, ainsi que la rémunération des sommes dépassant
50% du capital.
Les sommes mises à la disposition des associés, directement ou par personnes interposée et non prélevés
sur les bénéfices, dont notamment :
- La prise en charge des dépenses personnelles de l'un des associés.
- La vente par un associé à la société de biens pour une valeur supérieure à la valeur réelle ou la
vente par la société à un associé d'un bien pour une valeur inférieure à la valeur réelle. 180
Les avances, acomptes ou prêt (sauf preuve contraire).181
Les rémunérations et avantages occultes : il s'agit de charges régulièrement comptabilisées (honoraires,
commissions...) sauf que l'entreprise refuse de révéler l'identité des bénéficiaires.
Les bénéfices occultes : A la différence des rémunérations et avantages occultes, les bénéfices occultes
n'apparaissent pas en comptabilité. Il s'agit généralement de minoration du chiffre d'affaires. 182
Les revenus des parts des fonds communs de placement en valeurs mobilières prévus par le code des
organismes de placement collectif promulgué par la loi n°2001-83 du 24 juillet 2001 et des parts des fonds
d’amorçage prévus par la loi n°2005-58 du 18 juillet 2005 à l’exception de la plus value relative auxdites parts
ou aux droits y relatifs.
174Rémunération accordée en leur qualité de membres autres que les rémunérations exceptionnelles pour les missions ou mandats
confiés aux membres du conseil d’administration en vertu de l’article 205 du CSC
176-Comité permanent d'audit prevu par l’article 256 du CSC et l’article 49 de la Loi n° 2016-48 du 11 juillet 2016, relative aux banques et
aux établissements financiers
- Comité des risqué des banque et établissements financiers prevu par l’article 50 de la Loi n° 2016-48 du 11 juillet 2016, relative aux
banques et aux établissements financiers
-Comité de nomination et de remuneration des banques et établissements financiers prevu par l’article 51 de la loi susvisée
178En vertu de l’article 205 du CSC, le conseil d’administration peut allouer des rémunérations exceptionnelles pour les missions ou
mandats confiés aux membres du conseil d’administration , dans ce cas, ces remunerations sont rattachés à la catégorie de revenue
correspondante.
179L’article 30 de la LF2017 a étendu le régime fiscal des jetons de présence servis aux membres du conseil d’administration ou du
conseil de surveillance aux rémunérations et gratifications accordées aux membres des conseils, des comités et des commissions
constitués au sein des sociétés anonymes et les sociétés en commandite par actions.
181Exemple: si les sommes allouées à l'associé l'ont été sur la base d'un contrat de prêt régulièrement établi et remboursé avant la clôture
de l'exercice au cours duquel elle a été consentie
182Exemple : Les bénéfices supplémentaires déterminés dans le cadre d'une vérification fiscale, à moins qu'il s'agit d'une charge non
admise en déduction qui n'aboutissement pas à la diminution de l'actif net (tels que les réintégrations des amortissements
excédentaires ou des provisions)
Nouvelle obligation d’effectuer la RS au taux de 5% lors du paiement, à partir du 1er janvier 2015, des dividendes
aux personnes physiques et aux personnes morales non résidentes.185
Toutefois, la retenue à la source n’est pas applicable pour la distribution de bénéfices à partir des fonds propres figurant au
bilan de la société distributrice au 31 décembre 2013 à condition de mentionner desdits fonds dans les notes aux états
financiers déposés au titre de l’année 2013.186
183Le même régime fiscal s’applique pour les revenus des parts des fonds communs de placement en valeurs mobilières prévus par
la loi n°2001-83 du 24 juillet 2001, portant promulgation du code des organismes de placement collectif, ainsi que des parts des
fonds d’amorçage et des parts des fonds communs de placement à risque prévus par la législation les régissant.
184 Le boni de liquidation mise à la disposition des actionnaires est exonérée de l'impôt sur le revenu.
185La Société doit effectuer la RS au titre des dividendes distribués aux personnes physiques résidents même si le montant des bénéfices
distribués est inférieur à 10 000 dinars. Cette retenue à la source est libératoire. Toutefois, la retenue à la source effectuée au titre des
revenus distribués est déductible de l’impôt sur le revenu annuel exigible, ou est restituable, et ce, pour les personnes physiques dont les
revenus distribués ne dépassent pas 10.000 dinars par an.(Ajouté Art.19-6 LF 2013-54 du 30/12/2013)
4. La LF2017 a prévu une nouvelle classification des rémunérations et des primes attribuées conformément à la
législation et aux réglementations en vigueur aux membres des conseils, des directoires et des comités des sociétés
anonymes et des sociétés en commandite par actions en leur dite qualité dans la catégorie des revenus de valeurs
mobilières à l’instar des jetons de présence accordées aux membres du conseil d’administration ou du conseil de
surveillance. Ainsi, les rémunérations et primes payées aux membres des conseils d’administration, des directoires et
des comités prévus par la législation en vigueur en leur dite qualité des sociétés anonymes et des sociétés en
commandite par actions sont assimilées à des revenus de valeurs mobilières et, par conséquent, elles sont soumises
à la retenue à la source au taux de 20% et ce, qu’il s’agisse de membres indépendants ou de salariés de la
société elle-même en leur qualité de membres auxdits conseils, comités ou directoires.
Sur cette base, la DGELF187 a précisé que les primes et rémunérations payées conformément à l’article 204 du code
des sociétés commerciales aux salariés membres dans des conseils en contrepartie de leur présence au conseil
d’administration de la société dans laquelle ils sont associés ou actionnaires sont soumises entre les mains des
bénéficiaires à la retenue à la source au taux de 20% de leur montant brut. En revanche, les primes exceptionnelles
payées aux salariés qui représentent leurs sociétés dans les sociétés dans lesquelles elles ont des sièges
représentatifs dans leurs conseils, conformément aux dispositions de l’article 205 du CSC sont assimilées à des
compléments de salaires soumis au même régime fiscal des salaires desdits représentants.
5. L’article 46 de la loi de finances pour l’année 2018 a augmenté le taux de l’impôt dû au titre des bénéfices distribués
de 5% à 10%.
Le taux de 10% s’applique- aux bénéfices distribués à partir du 1er janvier 2018, sous reserve de certaines
exonerations.
186 Selon la doctrine administrative186, la non retenue à la source sur les distributions effectuées à partir des fonds propres figurant aux
états financiers tel que sus-indiqué est subordonnée à la distinction dans le procès verbal de l’assemblée générale qui a décidé la
distribution, entre la part des bénéfices distribués à partir des fonds propres non imposables et la part des autres bénéfices concernés par
la retenue à la source. A défaut, l’impôt est dû sur le montant total distribué ou sur la base de la valeur des biens en cas de distribution des
bénéfices en nature.
188 Dans une prise de position (1519) du 9 novembre 2010, la DGELF a précisé que les dividendes sont à déclarer, dans tous les cas, au
cours de l’année suivant celle au cours de laquelle l’assemblée générale annuelle a décidé la distribution, et ce, nonobstant l’année de leur
encaissement.
7.1. Définition
En vertu de l’article 34 du code de l’IRPP et de l’IS, sont considérés comme revenus de capitaux mobiliers, les produits
suivants:
Les intérêts, les arrérages, les lots et primes de remboursement et autres produits des obligations, effets publics et
autres titres d'emprunt négociables émis par l'Etat, les collectivités publiques locales, les établissements publics, les
associations de toute nature et les sociétés civiles et commerciales ;
Les intérêts des créances 190 ;
Les intérêts des dépôts de sommes d'argent (à vue ou à échéance fixe);
Les intérêts et les rémunérations des cautionnements;
Les produits des comptes courants ;
Les revenus des parts et le boni de liquidation du fonds commun de créances191 ;
Le bénéfice net des sukuk et leurs revenus ainsi que les produits de liquidation du fonds commun des sukuk prévu
par la législation les régissant.
190 Quelle que soit leur cause et la nature juridique du contrat dont elles découlent
191 Prévu par la loi n°2001-83 du 24 juillet 2001, portant promulgation du code des organismes de placement collectif
Ainsi, les RCM sont imposables par voix de RS libératoire et définitive au taux de 20% et et ne font plus partie
par conséquent du revenu global soumis à l’IRPP.
Exemple :
Reprenons l’exemple suivant d’une personne physique exerçant l’activité de salarié ayant un salaire brut net de cotisations
sociales de 30.000 dinars (attestation de RS pour un montant de 6140 DT) et des RCM de 10.000 dinars (attestation de RS
pour un montant de 2.000 DT). Calculez le revenu imposable et l’IRPP à payer
Correction
192 L’article 27 de la loi n° 2017-66 du 18 décembre 2017 portant loi de finances pour l’année 2018 a prévu le relèvement du montant des
intérêts des comptes susmentionnés exonérés de l'impôt sur le revenu de 2.000 dinars par an à 4.000 dinars par an.
193 Les montants déposés dans les comptes épargne pour l’investissement doivent être utilisés pour la réalisation de nouveaux projets
individuels, par le titulaire du compte ou par ses enfants, éligibles aux avantages fiscaux prévus par la législation en vigueur ou pour la
souscription au capital initial d’entreprises ouvrant droit à la déduction des revenus ou bénéfices réinvestis conformément à la législation
en vigueur relative à l’incitation à l’investissement. Aussi, les montants déposés dans les comptes épargne pour l’investissement, y
compris les intérêts y afférents, doivent être utilisés au plus tard le 31 décembre de l’année qui suit l’expiration de la période de l’épargne
fixée à 5 ans décomptés à partir de l’année de l’épargne.
194 Sous réserve de satisfaire les conditions prévues par la loi 89-18 du 22 Février 1989
195 L'exonération des intérêts de l'épargne-logement servis aux titulaires des contrats d'épargne-logement (article 38 - point 7 du code de
l'IRPP et de l'IS) s'applique à l'épargne-logement des personnes physiques chez toute banque dès lors qu'elle fait l'objet d'un contrat
d'épargne-logement conforme au modèle approuvé par le ministère des finances (DGELF (172) du 21 février 2000)
8.1. Définition
La catégorie « autres revenus » comprend les revenus de source étrangère.
Toutefois ces revenus ne font partie du revenu global du contribuable que dans la mesure où :
Ils n'ont pas fait l'objet d'une imposition dans le pays d'origine.
La convention de non double imposition entre la Tunisie et le pays de la source attribue le droit d’imposition
de ces revenus à la Tunisie.
A titre d’exemple, les dividendes de source étrangère reçus par des résidents en Tunisie sont soumis à l’impôt en Tunisie,
s’ils n’ont pas subi d’impôt à l’étranger, et ce, sous réserve des dispositions conventionnelles.
Etant précisé que le revenu de source étrangère ayant subi l’impôt à l’étranger contrairement à ce qui est prévu par la
convention de non double imposition conclue entre la Tunisie et le pays de la source du revenu, est considéré n’ayant pas
supporté d’impôt à l’étranger et demeure imposable en Tunisie.
Apport de la LF2016
Aux termes de l’article 37 du code de l’IRPP et de l’IS : « Le revenu net est constitué par les sommes effectivement perçues de
l'étranger et par le montant brut provenant des jeux de pari, de hasard et de loterie et par le revenu déterminé selon les dépenses
personnelles ostensibles et notoires et selon l’accroissement du patrimoine.»
197 Les « comptes épargne-études » sont destinés à recevoir les dépôts des parents en vue de faire bénéficier leurs enfants poursuivant
l’enseignement de base ou des études secondaires, de crédits bancaires leur permettant de poursuivre des études universitaires et ce,
selon des modalités à fixer par la banque (Article 2 décret 99-1923):.
198 Les conditions d’application sont fixées par le décret 99-1923 du 31 Aout 1999
Les revenus réalisés des jeux de pari, de hasard et de loterie sont soumis à une RS libératoire au taux de 25 %.
Conformément à l'article 38 nouveau du code de l'IRPP et de l'IS, ne sont pas soumis à l'impôt Les sommes provenant des
jeux de pari sur les courses de chevaux et des concours de pronostics sportifs de toutes natures organisés par les
établissements publics conformément à la législation les régissant ou organisés par d’autres entreprises au profit desdits
établissements publics dans le cadre de contrats de concession ou de partenariat public privé ainsi que les sommes
provenant des jeux de pari et de hasard prévus à l’article 24 de la loi de finances pour l’année 2021199
Le revenu net des traitements et, salaires est déterminé après une déduction forfaitaire de 10% conformément aux
dispositions et aux limites de l'article 26 du code de l’IRPP et de l’IS.200201
8.1.4. Cas particulier des pensions et des rentes viagères de source étrangère
Le revenu net des pensions et rentes viagères de source étrangère est déterminé après une déduction de 80% de son
montant brut.
L’application de l’abattement de 80% au titre des pensions et des rentes viagères est subordonnée :
au transfert des pensions ou rentes viagères dans un compte bancaire ou postal en Tunisie ou à leur
déclaration à l’importation,
à la production à l’appui de la déclaration annuelle d’impôt les justificatifs du transfert ou de l’importation
desdits montants en Tunisie.
Cette mesure s’applique à tous les résidents de la Tunisie qui reçoivent des pensions ou des rentes viagères de l’étranger et
ce nonobstant leur nationalité y compris les tunisiens. L’imposition desdites rentes aura lieu dans le cadre de la déclaration
annuelle de l’impôt.
Si la condition susvisée n'est pas remplie, les pensions et rentes viagères bénéficient pour leur imposition d'un abattement
de 25% de leur montant brut.202
199 Les revenus susvisés ne sont pas soumis à la retenue à la source libératoire au taux de 25%.
200En vertu du paragraphe III de l’article 52 du code de l’IRPP et de l’IS, les bénéficiaires des salaires provenant de l’étranger sont tenus
d’opérer la retenue à la source au titre des sommes leur revenant à ce titre et de la reverser au trésor dans les délais fixés par la
législation fiscale en vigueur.
201Le revenu net est déterminé en déduisant du montant brut des éléments du revenu visés à l'article 25 du code de l'IRPP et de l'IS y
compris les avantages en nature :
- les retenues obligatoires effectuées par l'employeur en vue de la constitution de rentes, de pensions, de retraite ou pour la couverture de
régimes obligatoires de sécurité sociale ;
- les frais professionnels fixés forfaitairement à 10% du reliquat après déduction de ces retenuessans que la déduction dépasse 2.000
dinars par an
NB : les revenus ne pouvant pas etre incluts dans l’une des catégories de revenus sont hors champ d’application
de l’impot : 204
202 conformément aux dispositions et aux limites de l'article 26 du code de l’IRPP et de l’IS
203 Note commune N° 18/2007, Texte n° DGI 2007/29
204 Dans une prise de position (110) du10 janvier 2020, la DGELF a précisé que le montant correspondant à une indemnisation
reçue dans le cadre d’un acte de conciliation conclu avec le chef de contentieux de l’Etat suite à la renonciation à l’exécution d’une
décision judiciaire n’est soumis ni à l’impôt sur le revenu ni à la retenue à la source à ce titre, dès lors que ledit montant d’indemnisatio ne
se trouve hors champ d’application de l’impôt.