Afrique centrale : la BAD et la CEEAC évaluent le processus d’intégration régionale et la performance du
portefeuille régional
Afrique centrale : la BAD et la CEEAC évaluent le processus d’intégration régionale et la performance du
portefeuille régional
Date de création: 16 décembre 2021 10:55
( BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) - La Banque africaine de développement et la Commission
de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) tiennent les 14 et 15 décembre,
un dialogue de haut-niveau, associé à une revue de la performance du portefeuille régional en 2021.
La rencontre se tient sur le thème suivant : « Renforcement du processus d’intégration régionale en
Afrique centrale : état des lieux, défis, mécanismes de financement et perspectives ». Elle vise à évaluer
les mesures d'adaptation des politiques et pratiques d’intégration régionale dans un contexte mondial
marqué par la pandémie de la Covid-19. Elle a permis de faire une revue annuelle de la performance du
portefeuille des projets régionaux. L’enjeu est de consolider la coopération entre la Banque et la CEEAC,
en vue d’approfondir l’intégration régionale en Afrique centrale. Les questions sécuritaires ainsi que
celles liées à la fragilité sont également à l’ordre du jour.
« Au total, notre portefeuille compte 53 projets actifs dans la région dont 16 % de projets
multinationaux pour des engagements totaux de 975 millions d'Unités de compte (1,2 milliard d’euros),
a déclaré Khaled Sherif, Vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé du
Développement régional, de l’Intégration régionale et de la Prestation de services. Notre plan
d'investissement pour tous les projets multinationaux en Afrique centrale entre 2019 et 2025 est
d’environ 4,4 milliards de dollars. ». Le vice-président Khaled a rappelé l’importance du dialogue avec les
communautés économiques régionales d'Afrique pour la réalisation de la Stratégie d'intégration
régionale en Afrique centrale 2019-2025 de la Banque.
Selon le Directeur général adjoint du Bureau régional de la Banque africaine de développement en
Afrique centrale, Solomane Koné, a évoqué les défis à relever : « Nous avons des défis majeurs à relever.
Il faut s'attaquer à la généralisation des barrières non tarifaires, à l'étroitesse et à la faible
complémentarité de la base industrielle des pays membres, ainsi qu'aux déficits en matière
d’infrastructures et d’énergies dans de nombreux pays. »
Le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC),
Gilberto Da Piedade Verissimo, est revenu sur le caractère stratégique du soutien de la Banque africaine
de développement à la région. « En cette période marquée par la pandémie de Covid-19 qui a entraîné
une contraction de la croissance économique et la fragilisation des acquis du processus d’intégration,
l’Afrique centrale apprécie les actions de soutien du Groupe de la Banque africaine de développement
dans le renforcement de la résilience de la région. »
La pandémie a causé le ralentissement de l'activité économique, associé à une baisse de la demande
internationale de pétrole qui a entrainé une chute des prix. La croissance dans la région s’est contractée
pour atteindre -2,6 % en 2020 contre 1,9 % en 2019. Les économies pétrolières comme celles de
l’Afrique centrale ont enregistré une hausse de leur dette qui a progressé de 7 % du PIB, passant d'une
moyenne de 48 % en 2019 à près de 55 % du PIB en 2020.
La rencontre a permis de relever les défis liés au processus d’intégration régionale dans un contexte
sanitaire et économique difficile. Il faudrait donc réduire les disparités économiques, commerciales,
financières, et sociales et mettre à profit les opportunités de la Zone de libre-échange continentale
africaine (ZLECAf). La Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement estime à
moins de 3% en 2020 le commerce intra-communautaire de la CEEAC.
Les difficultés de la région ont été relevées : gouvernance, défis de l’amélioration du climat des affaires,
de l’exploitation des ressources minières, fragilité et défis sécuritaires. Il faudrait alors renforcer le
processus d’intégration afin de permettre à la région de profiter de ses énormes opportunités, pour un
développement économique et social profitable aux populations.
Entre 2016 et 2019, le financement du Groupe de la Banque africaine de développement en faveur des
pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale et de la RD Congo s’élevait à 1,4
milliard de dollars constitué pour l’essentiel d’appuis budgétaires.
Le 30 novembre 2021, le portefeuille actif des opérations régionales et/ou multinationales du Groupe de
la Banque africaine de développement en Afrique centrale comprenait 53 opérations pour une
enveloppe de 1,2 milliard d’euros soit un accroissement de 35% depuis 2018.
Je propose la synthèse de plan suivant:
Introduction
I. Présentation de la CEEAC
A. Organes
B. Objectifs
C. Missions
II.Evolution du processus d'intégration de la CEEAC
A. Progrès réalisés
B. Difficultés rencontrées dans la mise en oeuvre des principes d'intégration
C. Perspectives
Conclusion1.element de présentation
réforme institutionnelle de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) a été
ordonnée par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC lors de sa seizième
session ordinaire tenue à N’Djamena le 25 mai 2015. A cette occasion, la Conférence avait approuvé la
proposition faite par le Secrétariat Général « d’initier une réforme profonde de la CEEAC » et marqué
son accord pour le démarrage immédiat de ce processus sous l’autorité du Président en Exercice de la
CEEAC, Son Excellence Ali Bongo Ondimba, avec l’appui des Ministres en charge de l’intégration des
Etats Membres et un cabinet d’experts.
Cette réforme institutionnelle visait à améliorer l’efficacité et l’efficience de la CEEAC dans le but de
réaliser un saut qualitatif majeur dans la gouvernance de l’Organisation pour en faire une Communauté
Economique Régionale viable et forte, dotée d’un Exécutif à l’architecture rénovée et adaptée aux défis
de l’heure. Cet objectif s’inscrit dans le cadre de l’axe stratégique n°9 de la Vision 2025 de la CEEAC, qui
préconisait à l’horizon 2015, de transformer le Secrétariat général en une Commission pour lui
permettre de répondre aux nouveaux défis stratégiques et opérationnels de l’intégration.
Elle comporte deux enjeux majeurs notamment :
Intégrer dans un cadre juridique et institutionnel unique et harmonisé, toutes les composantes du
processus de l’intégration régionale au sein de la CEEAC à savoir l’intégration économique et
commerciale, l’intégration politique et la stabilité sociale, l’intégration physique et l’intégration socio-
culturelle.
Contribuer à accélérer le processus de la rationalisation des Communautés Economiques
Régionales(CER) en Afrique centrale en lien avec d’une part, la Décision du VIIe Sommet des Chefs d’Etat
et de Gouvernement de l’Union Africaine, tenu du 25 juin au 02 juillet 2006 à Banjul, et d’autre part, la
volonté des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEEAC matérialisée par le lancement du processus
de rationalisation sous la conduite éclairée du Président de la République du Cameroun, président dédié
dudit processus.
Pour la conduite de ce processus, la Conférence a mis en place un Comité de Pilotage Décision n°
83/CEEAC/CCEG/XVI/17 du 2 juin 2017 portant création, attributions, composition et fonctionnement du
Comité de Pilotage de la Réforme Institutionnelle de la CEEAC. Le Comité de Pilotage était assisté d’un
Comité Technique d’Experts et d’une Cellule Technique composée du Secrétariat général de la CEEAC
assisté d’un Cabinet spécialisé. Le Comité de Pilotage était chargé de veiller à la coordination et au suivi
de la mise en œuvre du processus de la réforme institutionnelle de la CEEAC.
Au terme de la première phase de la réforme institutionnelle, deux grands résultats ont été atteints.
Premièrement, la révision de cinq textes fondamentaux de la Communauté à savoir, (i) le Traité révisé
instituant la CEEAC ratifié par 10 Etats membres et qui est entré en vigueur le 28 août 2020, (ii) le projet
de Cadre organique de la CEEAC, (iii) le projet de Statut révisé du personnel de la CEEAC, (iv) le projet de
texte révisant le Règlement financier de la CEEAC et (v) le projet de Protocole révisé relatif au Conseil de
Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX).
Suite 1 /
Deuxièmement, la première phase de la réforme a débouché sur la nomination par la Conférence des
Chefs d’Etat et de Gouvernement, au cours de sa 17ème Session Ordinaire, tenue le 31 juillet 2020, des
sept membres de la Commission de la CEEAC ainsi qu’il suit.
Intitulé poste
Nom et prénom
Pays
Président de la Commission de la CEEAC
M. Gilberto Da Piedade VERISSIMO
République d’Angola
Vice-président de la Commission de la CEEAC
Mme TATCHOUOP BELOBE Francisca
République de Guinée Equatoriale
Commissaire aux Affaires Politiques, Paix et Sécurité de la Commission de la CEEAC
M. Mangaral BANTE
République du Tchad
Commissaire au Marché Commun, Affaires Economiques, Monétaires et Financières de la Commission
de la CEEAC
M. KANIMBA François
République du Rwanda
Commissaire à l’Environnement, Ressources Naturelles, Agriculture et Développement Rural de la
Commission de la CEEAC
M. TABUNA Honoré
République du Congo
Commissaire à l’Aménagement du Territoire et Infrastructures de la Commission de la CEEAC
Mme NGAKONO Marie Thérèse Chantal, épouse MFOULA EDJOMO
République du Cameroun
Commissaire à la Promotion du Genre, Développement Humain et Social de la Commission de la CEEAC
Mme KAPINGA-Yvette NGANDU
République Démocratique du Congo
Pour la finalisation de la réforme, la Conférence des Chefs d’Etat a instruit le Président de la Commission
de la CEEAC d’accélérer la mise en place des autres institutions de la Communauté prévues par le Traité
révisé, la révision des textes fondamentaux restants et l’élaboration des textes d’application
nécessaires.
Le Traité révisé préconise la mise en place du Parlement Communautaire de la CEEAC, de la Cour de
Justice Communautaire, de la Cour des Comptes Communautaire, d’une Banque Centrale et d’une
Banque de Développement
2) elemet de création:
La Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) est une organisation internationale
créée le 18 octobre 1983 pour le développement économique, social et culturel de l’Afrique en vue de la
création des structures régionales pouvant progressivement aboutir à un Marché commun. La CEEAC
découle du Plan d’action de Lagos d’avril 1980.
3) élément de Mission /;
👉🏻L’objectif fondamental poursuivi par la Communauté concerne la promotion et le renforcement
d’une coopération harmonieuse et un développement dynamique, équilibré et autoentretenu dans tous
les domaines de l’activité économique et sociale, en particulier dans les domaines de l'industrie, des
transports et des communications, de l'énergie, de l'agriculture, des ressources naturelles, du
commerce, des douanes, des questions monétaires et financières, des ressources humaines, du
tourisme, de l'enseignement, de la culture, de la science et de la technologie et du mouvement des
personnes en vue de réaliser l'autonomie collective, d'élever le niveau de vie des populations... La
CEEAC conduit le processus d’intégration régionale de l’Afrique centrale et est reconnue par l’Union
africaine.
Afin d'assurer des missions de sécurité et de prévention, la CEEAC a mis en place la Force multinationale
de l'Afrique centrale (FOMAC).
Le 16 octobre 2021, pour le 38e anniversaire de la création de la CEEAC et à l’occasion de la deuxième
édition de la Journée de l’intégration Régionale, la Commission de la CEEAC a organisé une Rencontre
dite du souvenir[
Présentation. La CEEAC découle du Plan d’Action de Lagos (PAL) d’avril 1980. PAL vise le
développement économique et social de l’Afrique par la création notamment de structures sous
régionales et régionales pouvant progressivement aboutir à l’établissement d’un marché commun. La
Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) est une organisation internationale
créée pour le développement économique, social et culturel de l’Afrique. Historique
5. Traité de création signé en octobre 1983 à Libreville, Effectivement entré en vigueur en 1984. Mise
en place effective du Secrétariat général en 1985; Cessation d’activités de 1993-1997 du fait des crises
internes intervenues dans certains Etats membres (rupture de paix dans 7 des 11 Etats membres) mais
également au non paiement des contributions par les EM. Relance des activités en 1998, sur décision
des Chefs d’Etats et de Gouvernement. 1999: adoption du plan et du programme de relance; 10 Etats
membres avec multi appartenance: 6 à la CEMAC (Cameroun, Congo, RCA, GE, Tchad, Gabon) 2 à la
SADC (Angola, RDC), 3 COMESA ( Angola, Burundi, RDC) 2 à la CEN- SAD(Tchad, RCA); Sup: 6 640 788
km2, Pop: 150 millions dont 70% de ruraux
Fonctionnement. Du fait des troubles sociopolitiques et des conflits armés dans la majorité de ses Etats
membres, la CEEAC s’est donné, outre ses missions traditionnelles de coopération et d’intégration
régionale, La promotion de la paix et de la stabilité en Afrique centrale, ainsi que celle de l’appui au
processus électoral dans les Etats membres. Par ailleurs, la CEEAC est le point focal du NEPAD en Afrique
centrale.Dans ce cadre, il a été institué une Coordination Régionale de la Mise en œuvre et de Suivi du
NEPAD en Afrique centrale. La CEEAC est par ailleurs engagée dans un processus de réforme structurelle
financé par la BAD.
Missions de la CEEAC
Eliminer entre les Etats membres, des droits de douane et toutes autres taxes d'effet équivalent à
l'importation et à l'exportation des marchandises; Abolir entre les Etats membres, les restrictions
quantitatives et autres entraves au commerce; Etablir et maintenir un tarif douanier extérieur commun;
Etablir une politique commerciale à l'égard des Etats tiers; Suppression progressive, entre les Etats
membres, des obstacles à la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux et au
droit d'établissement; Missions de la CEEAC. Harmoniser les politiques nationales en vue de la
promotion des activités communautaires, notamment dans les domaines de l'industrie, des transports
et communications, de l'énergie, de l'agriculture, des ressources naturelles, du commerce, de la
monnaie et des finances, des ressources humaines, du tourisme, de l'enseignement et de la culture de la
science et de la technique;Créer un Fonds de coopération et de développement; Assure le
développement rapide des Etats membres sans littoral, insulaires, partiellement insulaires, semi-
enclaves, et/ou appartenant à la catégorie des pays les moins avances; Assurer toutes autres activités
visant à atteindre les objectifs communautaires que les Etats membres pourront entreprendre en
commun. Missions de la CEEAC
LA CEEAC
La CEEAC. Créée en 1983, la communauté économique des Etats de l'Afrique centrale, regroupait dans
un ensemble régional l'Angola, le Burundi, le Cameroun, le Congo Brazza, le Gabon, la Guinée équatorial,
Sao tomé et principe, le Tchad, la RCA et le Rwanda. Le Rwanda s'est retiré de l'organisation en 2007. La
CEEAC a pour ambition d'utiliser les atouts dont dispose l'Afrique centrale (ressource naturelle, potentiel
énergétique, ressources forestiers (agricole) pour promouvoir la coopération régionale et la création
d'un marché commun.
Elle vise à contribuer activement à élever le niveau de vie des populations locales et à maintenir la
stabilité économique nécessaire au développement de la région grâce à une coopération harmonieuse.
La CEEAC s'est donnée le mandat de promouvoir le dialogue politique dans la région et d'établir de
politiques sectorielles commune pour ses Etats. Devant la récurrence des conflits armés dans la région,
elle s'est progressivement dotée de capacité de maintient de la paix et de prévention des conflits.
Depuis 1999, année de relance de l'organisation, des champs d'activité prioritaire ont été défini :
· Développer les capacités pour maintenir la paix, sécurité et stabilité, conditions essentielles à un
développement économique et social
· Développer une intégration physique, économique monétaire
· Développer une culture de l'intégration africaine.
· Mettre en place un mécanisme autonome de financement pour la CEEAC
Malgré ses ambitions, la CEEAC est loin d'arriver à son but. Elle demeure butée à des problèmes de
fonctionnement en interne, une évolution lente de ses thèmes d'action, un manque de réalisation
concrète en matière d'intégration économique et des difficultés budgétaire12(*)
La CEEAC est un exemple d'une stratégie d'intégration africaine mal passée et peu efficace, disposant
l'effort d'intégration dans une multitude d'organisation dont le champs d »'action et les compétences se
juxtaposent.
Malgré l'incorporation d'objectif sécuritaire, la CEEAC n'a pas su s'imposer pour prévenir les différents
conflits qui ont secoué la région. Elle a été très peu présente dans les efforts de pacification entant
qu'organisation régionale.
STRUCTURE DE LA CEEAC
La CEEAC a mis en place les institutions suivantes
· la conférence des chefs d'Etats et des gouvernements
· le conseil des ministres
· le secrétariat général (un secrétaire général élu pour 4 ans avec un adjoint)
· la cour de justice
· la commission consultaire
· le conseil de paix et de sécurité d'Afrique centrale (COPAX)
Créé en 1993 en mis en forme en 2010, le COPAX a pour mission de veiller au maintient, à la
consolidation et à la promotion de la paix et de la sécurité dans la région. Il prépare les décisions des
chefs d'Etat relatives aux mesures de prévention, de gestion et de règlement des conflits. Il a aussi
compétence en matière d'aide humanitaire, notamment d'aide aux déplacés et aux réfugiés. Il est
central, le conseil de défense et de sécurité et le mécanisme d'alerte rapide de l'Afrique centrale
b. Impuissance et inaction de la CEEAC face aux différents conflits de la région des grands lacs
Malgré la signature d'un pacte de non-agression en 1994, la création du COPAX en 1999 et la signature
d'un pacte d'assistance mutuelle en 2000, la CEEAC n'a pas su jouer son rôle et n'a pas pu empêcher
l'escale de la violence et des conflits armés en Afrique centrale il est certes vrai, que l'organisation s'est
construite des organe de sécurité et de maintient de la paix de manière réactive, en réponse aux
diverses crises qui traversaient la région. Elle a tout de même failli à l'un de ses objectifs de départ :
l'instauration et la promotion du dialogue politique dans la région13(*).
La CEEAC a brillé par son absence tant sur la scène diplomatique que sur les plans militaires et
humanitaires. 7 pays sur les 11 qui la composent ont connu des conflits armés d'ampleur variable. Des
pays membre se sont affronté en RDC (Angola, RDC d'un cité et Rwanda, Burundi de l'autre) sous le
regard neutre de l'organisation dont l'attitude frisait le ridicule.
L'Angola a participé à une guerre civile au Congo qui a demis pascal lissouba, président élu, pour
remplacer Dennis sassou ngwesso au pouvoir à Brazzaville. La RDC a ouvertement soutenu la rébellion
du président BOZIZE en RCA contre le pouvoir du président patassé. Tout cela sans que la CEEAC ne
réagissent, l'organisation s'est trouvée politiquement bloquée par le comportement de ses Etats
membres.
L'attitude du Rwanda, qui s'est retiré de l'organisation en 2007 n'est pas à condamné dans la mesure où
ce pays décide de manière lucide de se détacher d'une organisation au caractère purement déclaratoire
voire fantaisiste. Le Rwanda n'a rien perdu en se séparant d'un regroupement régional figure de coquille
vide14(*).en plus de 20 ans d'activité, la CEEAC se concentre toujours et uniquement sur des études
préparatoires. Il y a lieu de se poser la question de savoir quand est-ce qu'elle entend se résoudre enfin
à l'action les Etats africains doivent s'engager sur un exercice de définition de l'échelon pertinent
d'intégration sous-régionale, la dispersion actuelle consacre l'immobilisme des regroupements, bloqués
par des divergences d'intérêts et de vision liées au tropisme naturel de certains Etats vers leur échelon
d'intégration naturel.y
La CEEAC a pour objectif d’assurer l’autonomie collective, de relever le niveau de vie de ses populations
et de maintenir la stabilité économique grâce à une coopération harmonieuse. Elle a pour objectif final
la création d’un marché commun pour l’Afrique centrale. Lors de la Conférence des Chefs d’Etat et de
Gouvernement tenue à Malabo, Guinée Equatoriale en 1999, quatre domaines prioritaires ont été
dégagés pour cette institution : Renforcer les capacités pour maintenir la paix, la sécurité et la stabilité
qui sont des préalables à tout développement économique et social ;
Promouvoir l’intégration physique, économique et monétaire ;
Développer une culture d’intégration humaine (sic) et
Créer un mécanisme autonome de financement pour la CEEAC.Organes de la CEEAC
La Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement
La Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement, organe suprême de la communauté, se compose
des chefs d’Etat et de Gouvernement des Etats membres de la communauté. Elle définit la politique
générale et les grandes orientations de la Communauté, oriente et harmonise les politiques socio-
économiques des Etats membres.
La Conférence se réunit une fois par an en session ordinaire. Elle peut être convoquée en session
extraordinaire à l’initiative du Président de la Conférence ou à la demande d’un Etat membre sous
réserve de l’approbation des deux tiers de ses membres.
Le Conseil des Ministres
Le conseil des ministres de la Communauté se compose des ministres chargés des questions de
développement économique ou de tout autre ministre désigné à cette fin par chaque Etat membre.
Il est chargé de formuler des recommandations à l’intention de la Conférence sur toute action tendant à
la réalisation des objectifs de la Communauté dans le cadre de la politique générale et des grandes
orientations définies et arrêtées par la Conférence.
Le Conseil se réunit deux fois par an en session ordinaire. L’une des sessions doit précéder la session
ordinaire de la Conférence. Toute fois il peut se réunir en session extraordinaire à l’initiative de son
Président ou à la demande d’un Etat membre, sous réserve de l’approbation des deux tiers de ses
membres.
La présidence du Conseil est assurée par le Ministre de l’Etat dont le Chef d’Etat préside la Conférence.
La Cour de justice
La Cour de justice assure le respect du droit dans l’interprétation et l’application du Traité instituant la
Communauté et statue sur les litiges dont elle peut être saisie en vertu des dispositions du Traité.
La composition, la procédure, le statut et les autres questions concernant la Cour sont déterminés par la
Conférence.
La Cour de justice n’est pas encore opérationnelle au sein de la Communauté
Le Secrétariat Général
Le Secrétariat général de la CEEAC, principal administrateur exécutif de la communauté établit
annuellement le programme d'action de la Communauté, prépare et exécute les décisions et les
directives de la Conférence et les règlements du Conseil, assure la promotion des programmes de
développement et les projets communautaires.
Le Secrétariat général comprend un Secrétaire général, des secrétaire généraux adjoints, un contrôleur
financier, un agent comptable et le personnel que peut exiger le fonctionnement de la Communauté.
La Commission consultative
La Commission Consultative étudie ou instruit, sous la responsabilité du Conseil des Ministres, les
questions et les projets que lui soumettent les autres Institutions.
Les Comités Techniques Spécialisés
Les Comités techniques spécialisés sont créés dans les domaines spécifiques et agissent dans le cadre
des missions confiées à chaque domaine.
La présidence de la Conférence est assurée chaque année par l’un des chefs d’Etat selon l’ordre
alphabétique de désignation des Etats membres établit dans son Traité.
CEEAC : Communauté économique des États de l’Afrique centrale
Avec un score général de 0,442, la CEEAC est modérément intégrée. Contrairement à la plupart des CER,
la CEEAC excelle dans le domaine de l’intégration macroéconomique, mais à l’instar de la plupart d’entre
elles, elle est peu performante en matière d’intégration productive. Les disparités entre États membres
sont considérables.
Quels sont les facteurs marquants de la vigueur de la CEEAC en matière d’intégration
macroéconomique ? La première observation est que huit des onze pays de cette communauté affichent
des scores élevés et que deux pays ont des scores satisfaisants. Si l’on écartait le dernier du lot, à savoir
l’Angola (score zéro), la performance de la CEEAC pour cette dimension resterait forte.
Il faut néanmoins souligner qu’aucun pays membre de cette communauté ne met actuellement en
œuvre un quelconque accord bilatéral d’investissement. Pour cette raison, l’intégration
macroéconomique des pays n’est évaluée que sur la base de la convertibilité régionale de leur monnaie
et de leur différentiel d’inflation.
Scores de la CEEAC pour chacune des dimensions
L’indice de l’intégration régionale en Afrique fait la synthèse de cinq dimensions, qui sont les catégories
socioéconomiques fondamentales pour l’intégration.
Intégration commerciale
Intégration productive
Intégration macroéconomique
Intégration des infrastructures
Libre circulation des personnes
Communautés économiques régionales
Aperçu
général du
projet:
Le projet d’appui au renforcement des capacités institutionnelles de la CEEAC (PARCI-
CEEAC) s’inscrit dans le cadre du Document de Stratégie d’Intégration Régionale en Afrique
Centrale (DSIR 2011-2015) de la Banque, dont un des piliers est axé sur le renforcement des
capacités de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC). Il a pour
objectif de promouvoir l’intégration régionale en Afrique centrale à travers le renforcement des
capacités institutionnelles, humaines et opérationnelles de la CEEAC pour la mise en œuvre des
programmes régionaux et l’harmonisation des politiques sectorielles. Il vise à atteindre une
meilleure performance dans l’élaboration et la mise en œuvre des programmes régionaux
d’infrastructures à travers le renforcement des capacités institutionnelles. Il contribue également
à l’amélioration du commerce intra régional à travers le soutien à la rationalisation des actions
de la CEEAC et de la CEMAC en matière de politiques sectorielles. Le coût du projet est de
8,23 millions d’UC, financé conjointement par le FAD (7,00M UC) et la CEEAC (1,23M UC).
Il sera exécuté sur une période de quatre ans allant de 2013 à 2016.
Bénéficiaires: Les principaux bénéficiaires directs du projet sont le secrétariat général de la
CEEAC ainsi que
la commission de la CEMAC et le secrétariat technique du comité de rationalisation des CER-
Afrique centrale qui seront associés aux études et aux autres activités prévues dans le cadre de
la rationalisation et d’harmonisation des politiques et normes régionales.
Des consultations ont eu lieu avec les parties prenantes lors de la préparation du projet. Le
processus participatif sera maintenu durant la mise en œuvre du projet à travers un cadre
d’exécution impliquant toutes les structures bénéficiaires. L’appropriation des réformes
institutionnelles prévues sera assurée à travers le processus décisionnel participatif de la
CEEAC impliquant tous les Etats membres.
Evaluation
des besoins :Le projet permet de poursuivre les actions de renforcement des capacités de la CEEAC
nécessaires pour la mise en œuvre efficace des programmes régionaux d’infrastructures et
l’harmonisation des politiques sectorielles. En effet, la CEEAC fait face à plusieurs contraintes
institutionnelles, humaines, organisationnelles et financières qui affectent négativement
l’efficacité, l’impact et la visibilité de son action. Il permettra aussi de concrétiser le processus
de rationalisation des actions de la CEEAC et de la CEMAC dont la Banque est un partenaire
clé.
Valeur
ajoutée pour
la Banque :
Cette opération vient au moment opportun pour contribuer à relever les défis qui requièrent des
réponses audacieuses, tant au plan stratégique, institutionnel qu’opérationnel, dans le but d’aider
l’Afrique Centrale à rattraper son retard en matière d’intégration régionale par rapport aux
autres parties du continent. En effet, la Banque, plus que tout autre partenaire, est engagée à
appuyer les CER pour la mise œuvre du processus d’intégration conformément à son mandat.
Gestion des
connaissances: La mise en œuvre de ce projet entraînera le développement de plusieurs types de
connaissances
dont, les capacités d’analyse et d’adaptation du cadre institutionnel des CER, le développement
de l’outil statistique pour le suivi de la mise en œuvre des infrastructures régionales,
l’harmonisation des politiques commerciales de la CEEAC et de la CEMAC qui sont deux
communautés d’une même région à des niveaux différents de libéralisation de leurs marchés
intérieurs respectifs. L’assistance technique prévue par le projet contribuera au transfert des
connaissances à l’institution via le déploiement de cadres homologues. Les enseignements qui
seront tirés de la mise en œuvre du projet seront diffusés à travers la validation et la
dissémination des études produites. Les connaissances et leçons apprises seront disséminées à
l’intérieur de la Banque.
4 》élément de relisation
Intégration sous-régionale : les travaux de la route Congo-RCA-Tchad démarrent cette année
Sur les onze projets prioritaires définis par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale
(CEEAC), en vue d’une intégration sous-régionale, cinq vont démarrer cette année. Il s’agit notamment
de la route Congo-RCA-Tchad, dont le coût total est estimé à 955.453.183.616 FCFA.
L'annonce de la construction de cette route a été faite lors de la 13e réunion ordinaire du Comité de
pilotage du Programme des réformes économiques et financiers de la Communauté économique et
monétaire de l’Afrique centrale (PREF-CEMAC), tenue récemment par visioconférence, sous les auspices
de son président, Gilbert Ondongo, ministre congolais en charge de l’Economie, de l’Industrie et du
Portefeuille public.
L’objectif global du projet est de contribuer à l’efficacité du sous-secteur des transports routiers pour
soutenir le développement économique et social ainsi que l’intégration régionale. Autrement dit, il s’agit
d’améliorer le niveau de service de la chaîne logistique de transport sur cet axe pour transformer le
corridor Pointe-Noire – Brazzaville – Bangui – N’Djamena en une route commerciale viable et améliorer
les conditions de vie des populations de la zone d’influence.
Ce corridor de près de 3.300 km, disposant déjà des études technique, économique, sociale et
environnementale détaillées ainsi que les dossiers d’appels d’offres, constitue une liaison directe entre
Brazzaville-Bangui-N’Djamena. Il permettra également de relier trois capitales et fournir à la RCA puis au
Tchad un accès à la mer (via Pointe-Noire au Congo) ou Matadi en RDC), additionner à celui de Douala
(Cameroun).
En raison de l’ampleur du programme nécessitant la mobilisation d’importantes ressources financières,
le développement de ladite route est programmé en deux phases. La CEEAC a retenu en priorité, la
réalisation des travaux de construction et de mise à niveau d’environ 289 km au Congo, 312 km en RCA
et 118 km au Tchad pour un montant d’environ 853,34 millions d’euros (soit 58,5% du coût total
correspondant à environ 52% du linéaire).
Outre la route Congo-RCA-Tchad, les projets de construction d’une université commune Congo-
Cameroun ; du barrage de Cholé (avec interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad) ; de
deux ports secs en mode Partenariat public-privé figurent également sur la liste des travaux qui seront
lancés l’année en cours.
En Afrique centrale, la question des infrastructures relatives aux services de base (eau, énergie,
télécommunications et transports) est au centre des préoccupations. Concernant le secteur des
transports et surtout depuis l’adoption du Plan directeur consensuel des transports en Afrique centrale,
la région entend se doter d’un système de transport intégré (tous les modes confondus) fiable et à
moindre coût, favorisant la libre circulation des personnes et des biens, contribuant ainsi pleinement au
processus de l’intégration économique et physique.
5》élément de réalisation plan paix et sécurité.
Paix et sécurité/Afrique centrale : la CEEAC et l’UNOCA valident leur plan d’action prioritaire pour 2021.
Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et le Bureau régional des Nations
Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) ont tenu le 29 mars, par visioconférence, leur cinquième retraite
conjointe sur le thème : « Renforcer le partenariat entre la Commission de la CEEAC et l’UNOCA sur la
problématique de la gouvernance pour mieux répondre aux défis à la paix et à la sécurité en Afrique
centrale ».
Dans leurs propos introductifs, le Président de la Commission de la CEEAC, Gilberto da Piedade
Verissimo, et le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Afrique centrale et Chef de l’UNOCA,
François Louncény Fall, ont mis l’accent sur l’ampleur des défis dans le contexte de la pandémie de la
COVID-19, et souligné la nécessité d’y faire face de manière concertée.
A cet égard, ils ont rappelé le rôle crucial de la Commission de la CEEAC, indiquant que sa réforme
institutionnelle récente constitue une opportunité pour œuvrer de manière efficiente en faveur de la
prévention des crises, de la consolidation de la paix, de l’intégration régionale et du développement
durable de l’Afrique centrale. Fall et Verissimo ont plaidé pour le renforcement de la place des femmes
et des jeunes dans les programmes et dispositifs y relatifs. Ils ont salué le travail des ONG, évoquant en
particulier « la montée en puissance » de la Coalition des organisations de la société civile pour la paix et
la prévention des conflits Afrique centrale (COPAC) – mise en place avec le soutien de la CEEAC et de
l’UNOCA.
Au-delà de ces remarques sur le thème de la retraite, les échanges ont porté sur les priorités définies
dans le Plan stratégique à moyen terme 2021-2025 de la CEEAC et son Plan d’action prioritaire 2021. Les
discussions ont permis d’identifier les domaines où la collaboration et la coopération avec l’UNOCA
doivent être renforcés en 2021. Il en est ainsi des questions liées à la gouvernance politique, à la
promotion du genre, aux enjeux électoraux ainsi qu’à la lutte contre la piraterie maritime, le
changement climatique, les groupes armés et les mouvements terroristes, notamment Boko Haram et
l’Armée de résistance du seigneur (LRA), etc.
Le Président de la Commission de la CEEAC et le Chef de l’UNOCA ont adopté une vision commune
(2021-2025) leur permettant de mener des actions conjointes pour y trouver des solutions durables.
Dans cette perspective, un plan de travail conjoint pour l’année 2021 a été élaboré. Il prend en compte
les domaines clés pour lesquels un appui financier et un soutien technique sont nécessaires ainsi que les
activités dont les impacts sur la sécurité et la paix en Afrique centrale seront rapidement perceptibles.
Le Président de la Commission de la CEEAC et le Chef de l’UNOCA ont appelé à une mise en œuvre
rapide des décisions contenues dans les différents documents conjoints de stratégie et de planification
adoptés lors des travaux. Ils ont également insisté sur la nécessité de renforcer davantage les relations
de travail entre leurs équipes respectives en vue de la réalisation efficace et efficiente de leurs vision et
priorités communes. La retraite conjointe CEEAC/UNOCA du 29 mars était la première entre les deux
institutions depuis que la Commission de la CEEAC a été mise en place à l’issue de la réforme de
l’organisation sous-régionale, le 1er septembre 2020. Elle est conforme au cadre de coopération signé le
16 juin 2016 à New-York par leurs dirigeants respectifs.