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Systèmes Intelligents de Gestion Énergétique

Ce document présente la conception d'un système de gestion de l'énergie pour une installation électrique multi-source. Il décrit les différents composants du système, notamment le bloc d'alimentation, le capteur crépusculaire, l'inverseur automatique, le bloc d'affichage, le clavier de commande, l'interface GSM et le bloc de commande. La réalisation pratique et les tests du système sont également abordés.

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Systèmes Intelligents de Gestion Énergétique

Ce document présente la conception d'un système de gestion de l'énergie pour une installation électrique multi-source. Il décrit les différents composants du système, notamment le bloc d'alimentation, le capteur crépusculaire, l'inverseur automatique, le bloc d'affichage, le clavier de commande, l'interface GSM et le bloc de commande. La réalisation pratique et les tests du système sont également abordés.

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Dédicace

C’est tout plein de joie, que je dédie ce travail à ceux qui m’ont été une source d’inspiration
et de volonté.

z ma famille, elle qui m’a doté d’une éducation digne, son amour a fait de moi ce que
je suis aujourd’hui ;
z la femme qui a souffert sans me laisser souffrir, qui n’a jamais dit non à mes exi-
gences et qui n’a épargné aucun effort pour me rendre heureuse : mon adorable
mère SOGLO Marcelline ;
z mes frères et à mes sœurs, pour toute l’affection et le soutien dont vous me faites
part chaque jour de ma vie ;
z Murielle D’OLIVEIRA, avec toi chaque chemin est plus court, chaque épreuve moins
pénible ;

Yanick ADEBIAYE

i
Remerciements

Nous ne saurions commencer cette rédaction sans remercier au prime abord l’Eternel, qui
nous a permis de voir ce jour, nous a guidé et nous guide tout au long de notre existence.
L’aboutissement de ce travail n’aurait pu être possible sans le concours de certaines per-
sonnes.

Nous formulons nos sincères remerciements à l’endroit :


 de notre maître de mémoire et ancien coordonnateur du master professionnel en
énergies renouvelables et systèmes énergétiques, M. Clément AHOUANNOU , pour
ses conseils, ses encouragements et son soutien d’une immense grandeur, et pour
avoir œuvré à mettre à notre disposition un cadre et des conditions de travail de
qualité ;
 de M. Basile KOUNOUHEWA, actuel coordonnateur du master professionnel en éner-
gies renouvelables et systèmes énergétiques, ainsi que tous les enseignants dudit
master,pour la qualité de la formation ;
 de notre maître de stage, M. Mathieu ADJANON, pour sa disponibilité à notre égard,
pour nous avoir orientés, conseillés et pour avoir faire preuve d’une aide majeure
dans la réalisation de notre TFE ;
 de l’ensemble du personnel du CREC, spécialement l’ingénieur Akouèmaho Richard
DANSOU ;
 des ingénieurs, BOBO Andil, Berléo APOVO, . . .. pour avoir été des guides durant la
réalisation de notre TFE ; ;
 de tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à notre éducation et à la réalisation
de ce travail.

ii
Table des matières

Dédicace i

Remerciements ii

Liste des figures vii

Liste des tableaux viii

Résumé ix

Abstract x

INTRODUCTION GENERALE 1

1 Les systèmes intelligents de gestion de l’énergie dans le bâtiment 3


1.1 Introduction partielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.2 Historique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.3 La Smart House . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.1 Définition . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3.2 Que peut-on faire avec la domotique ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.4 Conclusion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

2 Conception et dimensionnement du système de gestion de l’énergie pour une ins-


tallation électrique multi-source 11
2.1 Introduction partielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2 Présentation du cahier de charges . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2.1 Spécifications fonctionnelles du système . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.2.2 Démarche adoptée . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

iii
TABLE DES MATIÈRES

2.2.3 Description générale du système . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13


2.3 Choix et dimensionnement des composants . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3.1 Le bloc d’alimentation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3.2 Le capteur crépusculaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3.3 L’inverseur automatique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.3.4 Le bloc d’affichage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 22
2.3.5 Le clavier de commande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.3.6 L’interface GSM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.3.7 Le bloc de commande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 27
2.3.8 Le bloc de puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.4 Le schéma du dispositif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
2.5 Conclusion partielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

3 Réalisation pratique et tests 36


3.1 Introduction partielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.2 Réalisation des circuits imprimés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.2.1 La première plaquette . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
3.2.2 La seconde plaquette . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
3.3 Assemblage des diverses parties . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 42
3.4 Résultats de tests . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
3.4.1 Test de la fonction interrupteur crépusculaire . . . . . . . . . . . . . 44
3.4.2 Test de gestion automatique des équipements . . . . . . . . . . . . . 45
3.4.3 Commande via GSM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 45
3.5 Bilan financier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3.5.1 Composants matériels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
3.5.2 Logiciels . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49
3.5.3 Conclusion partielle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 49

CONCLUSION GENERALE 50

BIBLIOGRAPHIE 52

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master iv


TABLE DES MATIÈRES

Annexe 55

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master v


Liste des figures

1.1 Schéma représentatif de la communication entre tous les équipements dans


une maison intelligente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Principaux domaines de la domotique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3 Prise intelligente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Caméra espion lampe . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

2.1 Schéma synoptique du système . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15


2.2 La photo-résistance (symbole et image) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.3 Circuit électrique du bloc capteur crépusculaire . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.4 Circuit de détection du présence de source . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.5 Circuit de l’inverseur de source . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19
2.6 Schéma de l’opto-coupleur . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
2.7 Schéma d’un relais . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.8 Une diode . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
2.9 Ecran LCD . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.10 Circuit de protection d’une LED . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 23
2.11 Schéma électrique du clavier de commande . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
2.12 Signal de rebond . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 25
2.13 Module GSM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.14 Circuit d’alimentation du module GSM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26
2.15 Fenêtre principal du logiciel Arduino . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.16 Vue de dessus de la carte Arduino Uno . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 28
2.17 Correspondance entre les broches de l’ATmega328P et celles de la carte Ar-
duino . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 29
2.18 Schéma de régulation du fonctionnement du micro-contrôleur . . . . . . . 30

vi
LISTE DES FIGURES

2.19 Schéma du bloc de commande . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31


2.20 Schéma du bloc de puissance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
2.21 Schéma électrique complet du dispositif . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 34

3.1 Face n◦ 1 des liaisons de la plaquette 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38


3.2 Face n◦ 2 des liaisons de la plaquette 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
3.3 Schéma d’implantation des composants sur la plaquette 1 . . . . . . . . . . 39
3.4 Vue en 3D de la plaquette 1 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
3.5 Face n◦ 1 des liaisons de la plaquette 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
3.6 Face n◦ 2 des liaisons de la plaquette 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
3.7 Schéma d’implantation des composants sur la plaquette 2 . . . . . . . . . . 41
3.8 Vue en 3D de la plaquette 2 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 41
3.9 Vue de face de la carte d’acquisition sous verrou board . . . . . . . . . . . . 42
3.10 Intérieur du boitier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
3.11 Système fixé sur un banc d’essai . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 44
3.12 Test de commandes par sms . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master vii


Liste des tableaux

2.1 Caractéristiques des LEDs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 19

3.1 Coût de réalisation de l’équipement . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 47


3.2 Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] . . . . 56
3.3 Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite) 57
3.4 Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite) 58
3.5 Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite) 59
3.6 Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite) 60
3.7 Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite
et fin) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61

viii
Résumé

L’augmentation des besoins énergétiques dans les domiciles et entreprises, ainsi que la
baisse de la disponibilité des ressources conventionnelles d’énergie, imposent la nécessité
de mise en place des stratégies et dispositifs pour tendre vers l’économie et l’efficacité éner-
gétique. Dans ce contexte, l’objectif de ce travail est de concevoir et réaliser un système de
gestion intelligente et optimale de l’énergie électrique dans toute installation bi-source. A
cet effet, après définitions des spécifications technique, nous avons procédé à la définition
de sa configuration générale ainsi que celle des diverses parties. Ensuite, il a fallu passer
par la conception et le dimensionnement des composants, pour enfin effectuer la réalisa-
tion pratique. Ceci consiste à l’implémentation des fonctionnalités sous Arduino et aussi
l’implantation des composants sur les plaquettes, afin d’avoir le système final et d’effec-
tuer les tests. Les tests effectués se sont révélés concluants. Le système conçu fonctionne
effectivement selon les modes fixés et gère effectivement l’énergie de façon intelligente.
Il peut alors être utilisé dans toute infrastructure électrique ayant deux sources d’énergie.
La réalisation de ce système constitue une solution technologique développée localement,
qui est capable d’engendrer une économie énergétique et financière à travers la gestion ef-
ficace de l’énergie dans les domiciles et/ou entreprises ayant des systèmes à deux sources
d’énergie.
Mots clés : Gestion intelligente, Energie, Efficacité énergétique, système bi-source.

ix
Abstract

The increase in energy needs in homes and businesses, as well as the decline in the avai-
lability of conventional energy resources, require the implementation of strategies and de-
vices to tend towards economy and energy efficiency. In this context, the objective of this
work is to design and implement an intelligent and optimal management system for elec-
trical energy in any dual-source installation. To this end, after defining the technical spe-
cifications, we have proceeded to define its general configuration as well as that of the
various parts. Then, it was necessary to go through the design and sizing of the compo-
nents, to finally carry out the practical realization. This consists in the implementation
of the functionalities under Arduino and also the implantation of the components on the
plates, in order to have the final system and to carry out the tests. The tests carried out
were conclusive. The designed system effectively operates according to the set modes and
effectively manages energy intelligently. It can then be used in any electrical infrastructure
having two energy sources. The realization of this system constitutes a technological so-
lution developed locally, which is able to generate energy and financial savings through
the efficient management of energy in homes and / or businesses with dual energy source
systems.
Key words : Intelligent management, Energy, Energetic efficiency, dual-source system.

x
INTRODUCTION GENERALE

La consommation énergétique mondiale augmente encore d’environ 2% par an, alors que
l’on assiste à une réduction des ressources énergétiques fossiles et qu’apparait un risque
majeur concernant l’avenir de notre planète du fait du changement climatique. L’énergie
va donc devenir un bien plus rare et plus cher. C’est pourquoi la maitrise des consomma-
tions énergétiques ainsi que le recours aux énergies renouvelables, prennent tend d’impor-
tance. La gestion intelligente de la consommation d’énergie électrique est ainsi une des
préoccupations majeures non seulement pour les gestionnaires et les fournisseurs mais
aussi pour les consommateurs d’énergie [1]. En économie, l’efficacité énergétique ou effi-
cience énergétique désigne l’état de fonctionnement d’un système pour lequel la consom-
mation d’énergie est minimisée pour un service rendu identique. C’est un cas particulier
de la notion d’efficience. Depuis quelques années on lui associe souvent le concept d’éner-
gie intelligente. Elle concerne notamment les transports motorisés, mais aussi les métiers
du bâtiment et l’industrie [2].
En effet, la gestion de l’énergie est l’une des applications des systèmes domotiques. En
1991 et 1993, Wacks a commencé à introduire la maîtrise de la demande d’énergie dans
l’habitat en utilisant un système domotique. La notion de système domotique ou immo-
tique (le terme en anglais est Home Automation System ou Building Automation System)
est apparue dès les années 80. A l’origine, la domotique ne visait qu’à offrir à l’usager plus
de confort : plus de loisirs et plus de services, grâce à l’existence d’un réseau domestique de
communication et de dialogue permettant la coopération inter-services. Cela relevait plus
de la fiction que du souci de rationaliser la gestion énergétique. Un système domotique est
capable de réaliser plusieurs fonctions, parmi celles-ci se trouvent notamment l’économie
et la gestion technique, l’information et la communication, la maîtrise du confort, la sécu-
rité et l’assistance [3]. Cependant, dans le contexte du bâtiment au Bénin, les systèmes de
gestion intelligente de l’énergie ne sont pas courants.
Dans ce travail, nous nous sommes appuyer sur les outils de contrôle-commande pour
montrer qu’il est possible d’aider les occupants des bâtiments du Bénin à gérer de façon
efficace et efficiente leur consommation d’énergie. Nous proposons en effet un système de
gestion de l’énergie électrique dans le bâtiment qui permet d’ajuster la consommation aux
ressources énergétiques disponibles tout en maximisant le confort des occupants. Ainsi,
en fonction des ressources disponibles, certains services peuvent être automatiquement

1
Introduction générale

retardés, adaptés ou interrompus. L’usager émet des requêtes de services et le système de


contrôle-commande détermine, en fonction du contexte énergétique courant, la meilleure
façon de réaliser ces services.
Ce travail est structuré en trois (03) chapitres.
Dans le premier chapitre, il s’agit de présenter un aperçu sur les systèmes de gestion intel-
ligente de l’énergie dans les bâtiments.
Le deuxième chapitre est consacré à la conception et au dimensionnement du système
de gestion de l’énergie pour une installation électrique multi-sources (SBEE et photovol-
taïque).
Le chapitre 3 quant à lui est consacré à la réalisation du système. Nous y présentons les
résultats des tests du système suivi d’une analyse.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 2


Chapitre 1:

Les systèmes intelligents de gestion de l’éner-


gie dans le bâtiment

3
1.1 Introduction partielle

1.1 Introduction partielle

Avec la révoluion technologique et l’évolution de l’espèce humaine, la gestion de l’énergie


dans les domiciles se voit en perpétuel changement. EN effet, dès la fin du XX me siècle, nait
le concept de "Stmart House" (Maison Intelligente). On veut non seulement une maison
automatisée, mais aussi intelligente, dans laquelle l’utilisation de l’énergie est optimisée,
suivi d’un confort. Dans ce chapitre, il s’agira de faire une vue globale sur les systèmes de
gestion intelligente de l’énergie électrique dans les résidences.

1.2 Historique

Les premiers développements de système de gestion de l’énergie sont apparus au milieu


des années 1980. Ils sont la conséquence de la miniaturisation des systèmes électroniques
et informatiques. Le développement des composants électroniques dans les produits do-
mestiques a amélioré les performances, rationalisé et réduit les coûts de consommation en
énergie des équipements. La combinaison de ce processus avec l’apparition sur le marché
de services de communication performants (numérisation des réseaux, Minitel. . .) n’est
pas étrangère à l’émergence de systèmes innovants orientés vers la communication et les
échanges dans le logement et vers l’extérieur de celui-ci. Une démarche visant à apporter
plus de confort, de sécurité et de convivialité dans la gestion des logements a ainsi guidé
les débuts du Smart House. [28]
Elle a privilégié deux aspects :
— l’intégration, en permettant aux produits d’agir de manière autonome tout en com-
muniquant et en interagissant avec les autres équipements de la maison ;
— la multifonctionnalité, en offrant des fonctions relevant de domaines et de métiers
aussi différents que la maîtrise de l’énergie, la sécurité des biens et des personnes, la
communication.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 4


1.2 Historique

F IGURE 1.1 – Schéma représentatif de la communication entre tous les équipements dans
une maison intelligente

Lors des premiers pas de la Smart House (maison intelligente), l’offre industrielle s’est
structurée autour de deux grands axes :
— les produits pour l’habitat collectif, qui combinent les fonctions de gestion des consom-
mations d’énergie et de sécurité avec celles de communications ;
— les produits pour l’habitat individuel, où la gestion de l’énergie n’est pas obligatoire-
ment la fonction la plus porteuse pour le marché, comparée à la sécurité des biens
et des personnes, à la gestion des automatismes et à la communication.

L’observation des expérimentations menées depuis 1985 montre un développement de la


Smart House (maison intelligente) suivant trois axes majeurs :
— les automates, dont la sophistication ne cesse de progresser des commodités de
confort et de sécurité. Leur cout ne les rend accessibles pour l’instant qu’à la partie
aisée de la population. Ils peuvent aussi apporter une sécurité auprès des personnes
à mobilité réduite handicapées physique ou âgées. [29]
— les interfaces d’assistance à la gestion d’énergie, qui offrent des possibilités impor-
tantes de gestion directe des consommations, des charges, de surveillance des ré-
seaux. Elles sont surtout utilisées par les gestionnaires de l’habitat et par les presta-
taires de services techniques (eau, gaz, électricité. . .).
— les outils de communications, qui sont amenés directement dans l’habitat et qui y
apportent des télés services (assistance, soins, formations. . .). Ils sont organisés au-

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 5


1.3 La Smart House

tour du câble, du téléphone et de ses extensions

Il faut reconnaître que dans cette période, les seuls corps de métier qui ont gagné de l’ar-
gent avec la domotique sont les journalistes et les consultants en marketing !
Tous les investissements industriels réalisés à ce jour dans ce domaine se sont soldés par
des échecs. L’attitude classique dans beaucoup d’entreprises en contact avec une partie du
marché grand public au cours de la décennie 80 était de vouloir proposer une offre domo-
tique complète centrée sur son propre métier d’origine. Bien entendu aucune entreprise
ne pouvait couvrir seule un éventail assez large de sujets pour que son offre soit suffisam-
ment attrayante.
Par ailleurs le manque de liberté ressenti par les clients potentiels, obligés d’acquérir tout
un ensemble de produits chez un même fournisseur, associé à un manque de commodité
d’utilisation et finalement à une valeur ajoutée faible en regard d’un prix généralement
élevé, eurent raison de toutes les tentatives de lancement.
La plupart des entreprises européennes de taille importantes et potentiellement concer-
nées par la smart house (maison intelligente) ont essuyé un échec dans ce domaine. A tra-
vers cette expérience, elles ont acquis la certitude qu’elles ne pourraient pas réussir seule
sur ce créneau avec une solution propriétaire.
Cela fait maintenant plus de 20 ans que la smart house (maison intelligente) innove sur
le marché. Mais c’est seulement depuis les années 2000 que la smart house (maison intel-
ligente) semble être plus intéressante, car certains travaillent sur une maison intelligente
et qui pourrait éventuellement faire naître de nouvelles technologies qui pourraient attirer
d’avantage le consommateur.[28]

L’avenir de la smart house (maison intelligente) est assuré. La smart house séduit de plus
en plus de particuliers désireux de mieux gérer les nombreuses fonctionnalités de leur mai-
son.
L’un des espoirs sur lesquels se reposent les professionnels de la smart house (maison in-
telligente) est de faire de ce concept le meilleur soutien possible pour la réalisation des
tâches au quotidien.

1.3 La Smart House

1.3.1 Définition

Smart House (Maison Intelligente) ou bien Domotique : le terme Smart House est de plus
en plus utilisé.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 6


1.3 La Smart House

Il a deux définitions.
Il peut s’agir simplement de la traduction anglophone de la domotique. D’autres lui donnent
une portée supplémentaire, le logement devient intelligent, par contre le mot "domotique"
est donc un mot récent de la langue française et il est en réalité la somme des mots « doums
» qui signifie domicile en latin et du suffixe « tique » rattaché au mot technique.
Pour définir le plus clairement possible, Smart House (La maison intelligente) ou Domo-
tique est l’évolution logique d’une maison possédant de nombreuses connectivités.
On dirait qu’il s’agit d’un concept performant mettant en action l’ensemble des techniques
et technologies électroniques, informatiques et des télécommunications permettant d’au-
tomatiser et d’optimiser les tâches au sein d’une maison sans aucune intervention hu-
maine, utilisées dans les bâtiments, plus ou moins « interopérables » et permettant de cen-
traliser le contrôle des différents systèmes et sous-systèmes de la maison (chauffage, porte
de garage, portail d’entrée, prises électriques, etc.).
La Smart House(maison intelligente) vise à apporter des solutions techniques pour ré-
pondre aux besoins de confort (gestion d’énergie, optimisation de l’éclairage et du chauf-
fage), de sécurité (alarme) et de communication (commandes à distance, signaux visuels
ou sonores, etc.) que l’on peut retrouver dans les maisons, les hôtels, les lieux publics, etc.

1.3.2 Que peut-on faire avec la domotique ?

On peut dire que la domotique trouve sa place dans trois domaines principaux en particu-
lier.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 7


1.3 La Smart House

F IGURE 1.2 – Principaux domaines de la domotique

[Link] Le confort

Bien sûr, le fait d’automatiser sa maison a un véritable apport sur le confort qu’on y trouve.
Plus besoin de se prendre une averse pour ouvrir le portail en rentrant à la maison, plus
besoin de prendre froid en ouvrant les volets le matin, et fini les retours de week-end dans
une maison toute froide, dans les pays du Nord.
Aujourd’hui, une maison intelligente est capable de savoir quand vous rentrez à la maison
(grâce à votre smartphone par exemple), et donc d’ouvrir le portail avant même que vous
n’arriviez. Les volets peuvent s’ouvrir et se fermer au rythme du soleil, et peuvent même al-
ler jusqu’à s’adapter à la saison et la température pour laisser entrer la lumière et la chaleur
du soleil l’hiver, ou au contraire conserver le frais l’été en fermant les volets des fenêtres
exposées au soleil. De la même façon, votre maison sait quand vous êtes présent, et peut
ainsi adapter elle-même votre chauffage pour que la maison soit toujours à la tempéra-
ture idéale pour vous. Il est même possible de diffuser automatiquement votre Play List
musicale préférée à votre réveil, ou quand vous rentrez à la maison. Pendant ce temps, un
robot peut passer l’aspirateur dans la maison à votre place, et le système d’arrosage auto-
matique arrosera votre jardin, tout en tenant compte des prévisions météo des prochains
jours, histoire de ne pas arroser inutilement.

[Link] Les économies d’énergie

En gérant les volets selon la saison, ainsi que le chauffage, le système domotique vous per-
met d’économiser de l’énergie, et donc de l’argent, même si au départ on ne recherchait

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 8


1.3 La Smart House

que le confort en plus.


La consommation d’énergie peut être suivie très finement, qu’il s’agisse de votre consom-
mation d’électricité, d’eau, ou même de gaz.
Vous partez de la maison ? Le simple fait d’activer l’alarme en partant va passer le chauffage
en mode éco, et éteindre toutes les lampes et les appareils restés en veille, réduisant ainsi
votre consommation d’énergie en votre absence. Et ceci sans aucune action de votre part.
C’est cela la maison intelligente ! .
Exemple d’une prise intelligente pour commander l’extension et l’allumage des équipe-
ments via wifi ou internet. La figure suivante l’illustre.

F IGURE 1.3 – Prise intelligente

[Link] La communication

Un système domotique permet la communication non seulement à l’intérieur de la mai-


son, mais aussi à l’extérieur. La technologie Internet interviendra de plus en plus pour la
commande à distance par certains utilisateurs. Vous ne devez même pas être à la mai-
son pour commander vos appareils. Un simple coup de fil ou un sms vous permettra par
exemple de régler le chauffage à distance, d’activer une simulation de présence ou de lan-
cer le lave-vaisselle ou le lave-linge. Pratique, non ?

[Link] La sécurité

Les automatismes que nous avons vus plus haut peuvent tout à fait contribuer à la sécurité
de vos biens, en réalisant ce qu’on appelle une simulation de présence : même en votre ab-
sence, les volets continuent de s’ouvrir, de la musique peut être diffusée dans la maison, et

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 9


1.4 Conclusion

des lumières allumées aléatoirement. Ainsi, de l’extérieur, il devient très difficile de savoir
si la maison est inoccupée, ce qui dissuade de nombreux cambrioleurs.
Une détection de fuite d’eau peut couper automatiquement l’arrivée d’eau afin d’éviter de
gros dégâts.
Mais la sécurité, c’est également la sécurité des personnes : en cas de détection d’incendie,
par exemple, il est tout à fait possible d’ouvrir automatiquement les volets, déverrouiller
les portes, et éclairer le chemin de la sortie pour faciliter l’évacuation.
Exemple d’une mise en scène d’un «simple » détecteur de fumée, couplé à un système do-
motique ou d’une caméra espion lampe pour la surveillance discrète. La figure ci-dessous
l’illustre.

F IGURE 1.4 – Caméra espion lampe

Dans notre travail, nous allons nous intéresser plus à la gestion intelligente de l’énergie
dans une perspective de la maitrise de la demande en énergie.

1.4 Conclusion

Ce chapitre a fait montre des avantages de la mise en place des systèmes de gestion intel-
ligente dans les résidences. Concentrée essentiellement sur le concept de Smart Houses
il permet de comprendre l’impact considérable qu’aurait la mise en oeuvre d’une partie,
aussi infirme qu’elle soit, de cette technologie, dans nos habitats au Bénin. Dans le cha-
pitre suivant, il d’agira essentiellement de faire la conception de notre système de gestion
de l’énergie.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 10


Chapitre 2:

Conception et dimensionnement du sys-


tème de gestion de l’énergie pour une ins-
tallation électrique multi-source

11
2.1 Introduction partielle

2.1 Introduction partielle

La réalisation de tout système nécessite au préalable la définition des fonctions désirées


ainsi que la maitrise de toutes les composantes du système. Ce chapitre se consacre, dans
un premier temps à la présentation du fonctionnement escompté pour le système à réali-
ser. Ensuite, il sera question d’effectuer l’étude et la conception des deux principaux mo-
dules.

2.2 Présentation du cahier de charges

2.2.1 Spécifications fonctionnelles du système

Le système à réaliser, dans le cadre de ce projet de fin de formation, vise la gestion intel-
ligente (planification, contrôle et suivi) de l’énergie au sein d’une installation électrique
multi-sources. Nous nous intéresserons particulièrement à deux sources.
De façon spécifique, ce système permettra :
• de rendre l’énergie électrique disponible sans interruption en basculant automati-
quement sur l’une ou l’autre des sources en cas de défaillance de l’une d’elle et ceci
selon les priorités définies par l’utilisateur ;
• d’économiser l’énergie électrique :
— Gérer de façon automatique l’éclairage extérieur à l’aide d’un capteur crépuscu-
laire ;
— Commander l’allumage et l’extinction des équipements (lampes, climatiseurs et
prises électriques) à partir et pendant une heure prédéfinie par l’utilisateur.
• de planifier la consommation en énergie : établir un bilan prévisionnel et réel des
consommations énergétiques suivant les données fournies par l’utilisateur ;
• d’assurer la sécurité de l’installation électrique et des usagers : prévenir les cas de
surcharge en définissant des limites de charges suivant les données fournies par
l’utilisateur ;
• de faciliter la configuration et l’exploitation du système par les usagers : grâce à un
clavier de paramétrage ou via une interface graphique accessible depuis un ordina-
teur ou un smartphone.

En pratique, la mise en œuvre de ce système permettra, entre autres :


— de gérer automatiquement la consommation en énergie du bâtiment ;

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 12


2.2 Présentation du cahier de charges

— de commander automatiquement l’allumage et l’extinction des appareils aux mo-


ments où le besoin se fait réellement ressentir ;
— d’apporter des outils de prise de décision aux utilisateurs sur leur consommation en
énergie.

2.2.2 Démarche adoptée

Pour mener à bien ce travail, nous nous sommes focalisés sur l’efficacité énergétique des
équipements. Il s’agit notamment de : l’éclairage, la ventilation, la climatisation, l’automa-
tisation, le service et les sources d’énergie. Nous pouvons résumer la maitrise de l’efficacité
énergétique du bâtiment en quatre étapes :
• Définir un mode de gestion :
Il s’agit de décider des plans d’actions afin de moins consommer, et de moins gas-
piller de l’énergie ;
• Collecter les données de consommation des différents équipements ;
• Analyser les données de consommation afin de comprendre la consommation en
énergie du bâtiment et d’identifier les équipements énergivores ;
• Comprendre et maitriser les différentes technologies de commandes automatiques
et de gestion à distance des différents équipements.

Tout au long de cette conception/réalisation, il a fallu se baser sur les notions acquises
au cours de notre formation ; et sur les recherches sur le thème auprès des personnes res-
sources, sur internet, dans les livres et articles scientifiques. Tout ceci a consisté à :
— collecter diverses informations ;
— déterminer les différents éléments que comportera notre système ;
— définir un mode de gestion des ressources d’énergie ;
— définir et dimensionner les différents blocs du système ;
— faire le choix des composants logiciels et matériels nécessaires ;
— aboutir à la réalisation pratique.

2.2.3 Description générale du système

En raison des diverses fonctionnalités excomptées pour notre système, il sera constitué de
six (06) blocs, que sont :
• Le bloc d’alimentation :
Il a pour rôle de fournir l’énergie (courant et tension) nécessaire aux différents blocs

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 13


2.2 Présentation du cahier de charges

du système.

• Le capteur crépusculaire :
Il s’agit d’une photorésistance (capteur de luminosité) qui se charge de mesurer le
degré de luminosité ou d’obscurité du milieu ambiant. Il envoie les données au bloc
de commande qui en fonction des réglages effectués, décide à quel moment il faut
allumer ou éteindre les lampes extérieures.

• L’inverseur automatique :
Ce bloc permet au système de connaitre l’état des deux sources d’énergie et de bas-
culer sur celle disponible. Il est constitué d’une part d’un détecteur de présence de
source. La détection d’une source d’énergie peut se faire de différentes manières, en
se basant sur un critère de coût et d’encombrement. Nous avons opté pour un sys-
tème constitué d’une DEL (Diode Electro-Luminaissante) et d’une photorésistance.
Grâce à ces derniers, le système a connaissance du ou des sources disponible(s) en
vue d’assurer un basculement automatique à l’aide de relais électroniques pilotés
par le bloc de commande.

• Le bloc de commande :
Il représente l’élément central de notre système. Il est constitué d’une multitude de
composants électroniques (résistances, condensateurs, diodes, transistors, circuits
intégrés etc..) et d’un microcontrôleur programmable. Ce microcontrôleur contien-
dra un programme qui va permettre au bloc de commande de :
— lire, interpréter et exécuter les commandes qu’il reçoit des capteurs et des diffé-
rents interfaces du système ;
— envoyer des instructions à l’interface de puissance pour la commande des diffé-
rents équipements, en fonction des commandes et des différents paramétrages
qu’il reçoit.

• Le bloc de puissance :
Le signal de sortie du bloc de commande est faible (5V, quelque mA), ce qui est in-
suffisant pour commander des équipements tels que des lampes de 220V. Le bloc
de puissance sert donc d’interface entre le bloc de commande et les équipements à
commander.

• Le bloc d’affichage :
Il s’agit d’un écran LCD 16x2 (16 colonnes et 2 lignes) et des DEL (Diode Electro-
Luminaissante) qui permettent d’afficher localement des informations relatives au

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 14


2.2 Présentation du cahier de charges

système et d’indiquer l’état du système.

En plus de ces blocs, le système possède deux interfaces qui facilitent l’interaction avec
l’utilisateur. Il s’agit :
• Le clavier de commande :
Il permet aux utilisateurs d’interagir avec le système pour effectuer divers réglages
et paramétrages. Il est basé sur des boutons poussoirs.

• L’interface GSM :
Il permet aux utilisateurs de piloter le dispositif à distance, même en étant hors du
pays. Il est basé sur un module GSM équipé d’une carte SIM et interconnecter au
bloc de commande. Les utilisateurs peuvent ainsi à travers de petits textes SMS pré-
définis, contrôler le système à distance.

Ces divers éléments sont reliés entre eux, d’une façon spécifique afin d’assurer les fonctions
attendues. Pour monter ces interconnexions, un schéma synoptique général a été adopté.
Ce schéma se présente comme suit :

F IGURE 2.1 – Schéma synoptique du système

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 15


2.3 Choix et dimensionnement des composants

2.3 Choix et dimensionnement des composants

Dans cette section, nous présentons l’étude technologique du système, ainsi que le choix
des configurations et schémas électriques utilisés pour ses différentes parties.

2.3.1 Le bloc d’alimentation

Il a pour rôle de fournir l’énergie (courant et tension) nécessaire aux différents blocs du
système. Il s’agit ici d’une batterie rechargeable de 12V, qui permet au système d’avoir une
certaine autonomie.

2.3.2 Le capteur crépusculaire

Le capteur utilisé ici est une photo-résistance. La photo-résistance est une résistance par-
ticulière, parfois à base de sulfure de cadmium (Cds), dont la valeur de la résistance varie
en fonction de l’intensité lumineuse reçue. La valeur de la résistance diminue quand la lu-
minosité augmente et peut varier de quelques Mégohms dans l’obscurité à quelques cen-
taines d’ohms en pleine luminosité.
Elle est présentée à la figure 2.2.

F IGURE 2.2 – La photo-résistance (symbole et image)

Sur la base du principe de fonctionnement de la photo-résistance, le bloc du capteur cré-


pusculaire est formé. Son circuit électrique est présenté comme le montre la figure 2.3.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 16


2.3 Choix et dimensionnement des composants

F IGURE 2.3 – Circuit électrique du bloc capteur crépusculaire

La résistance R1 et la photo-résistance sont montées en pont diviseur de tension, et la ten-


sion V est calculée par :  
R1
V = ∗ 5 (V ) (2.1)
R1 + R2

D’après le rapport précédent on peut remarquer que plus la valeur de R2 décroit (la photo-
résistance est éclairée) plus la tension V est faible et, dans le cas contraire (la photo-résistance
est dans l’obscurité), la tension V est élevée.
Cette variation de tension est envoyée au bloc de commande qui la compare avec une ten-
sion de référence pour déterminer à quel moment de la journée les lampes extérieures
doivent être allumées ou éteintes.
Nous avons pu définir une tension seuil par défaut lors de nos phases d’essai. Néanmoins
l’utilisateur aura la possibilité, à travers le clavier de commande ou l’interface GSM, de mo-
difier cette valeur seuil pour allumer lA (les) lampe(s) au moment qui lui semble approprié.

2.3.3 L’inverseur automatique

Pour détecter ou non la présence d’une source, plusieurs techniques existent, notamment
l’emploi de capteur de courant, de système de relais ou de mesure de tension etc. . .
Pour garantir la sécurité de notre montage tout en assurant une isolation électrique et en
gardant une certaine efficacité, nous avons opté pour un dispositif basé sur une LED et
une photo-résistance. La LED est orientée de sorte à éclairer la partie sensible de la photo-
résistance. L’ensemble (LED et photo-résistance) est ensuite protégé, pour ne pas être in-
fluencé par une autre source de lumière. Cet principe de détection de présence de source
a pour circuit électrique, celui présenté à la figure 2.4.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 17


2.3 Choix et dimensionnement des composants

F IGURE 2.4 – Circuit de détection du présence de source

La photo-résistance est associée à une résistance pour former un pont diviseur de ten-
sion fournissant une tension dont la valeur est fonction de la lumière reçue par la photo-
résistance. La tension issue du pont diviseur de tension est directement envoyé au bloc de
commande qui la mesure et sait ainsi si la source fonctionne ou pas. L’allumage de la LED
est assuré par la source de tension concernée.
Lorsque la LED est éteinte, la valeur ohmique de la photo-résistance est alors très élevée,
ainsi que la tension présente à ses bornes. Par contre lorsque la LED est allumée, la valeur
ohmique de la photo-résistance est donc faible ainsi que celle de la tension à ses bornes.
La résistance de protection de la LED est donnée par :

V − Vf
R= (2.2)
If

V est la tension d’alimentation de la LED.


Le courant If est fonction de la couleur de la LED, comme inscrit dans le tableau suivant :

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 18


2.3 Choix et dimensionnement des composants

TABLEAU 2.1 – Caractéristiques des LEDs

Couleur Tension de seuil ou Vf If (mA) Longueur d’onde


Rouge 1,6 V à 2 V 6 à 20 650 à 660 nm
Jaune 1,8 V à 2 V 6 à 20 565 à 570 nm
Verte 1,8 V à 2 V 6 à 20 585 à 590 nm
Bleue 2,7 V à 3,2 V 6 à 20 470 nm
Blanche 3,5 V à 3,8 V 30

Le bloc de commande se base ensuite sur le signal qu’il reçoit du circuit de détection de
source pour basculer sur la source disponible suivant le schéma présenté à la figure 2.5.

F IGURE 2.5 – Circuit de l’inverseur de source

Sur cette figure :


— Phase 1 et Phase 2 représentent les phases des deux sources d’énergie ;
— Neutre 1 et Neutre 2 représentent les neutres des deux sources d’énergie ;
— Phase et Neutre représentent respectivement la phase et le neutre, de la sortie du
bloc inverseur. C’est cette sortie qui alimente les divers appareils ou équipements
de l’utilisateur.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 19


2.3 Choix et dimensionnement des composants

Ainsi, lorsque les deux relais ne sont pas alimentés, l’installation électrique de l’édifice est
commutée sur la Source 2 et dans le cas contraire sur la Source 1.
Les deux relais sont pilotés par le bloc de commande en Tout ou Rien (0 pour 0 V, et 1 pour
5 V) via les broches : Cmd_SourceA et Cmd_SourceB.
Nous avons opté ici pour des opto-coupleurs (U1 et U2) au lieu de simples transistors, pour
assurer la sécurité du montage. De ce fait, la partie puissance du montages reliée au deux
sources, est alors électriquement isolée de l’ensemble du montage.

En effet, un opto-coupleur repose sur une LED et un photo-transistor ou une photo-diode.


Lorsqu’on fait passer un courant dans la LED, elle brille (elle émet de l’infrarouge) dans un
boitier bien hermétique à la lumière. La lumière émise par la LED est capté par le photo-
transistor qui devient alors passant. On peut donc transmettre un courant électrique tout
en isolant électriquement. Dans son principe, opto-coupleur fait les conversions succes-
sives : courant électrique - lumière infrarouge - courant électrique. Il est représenté à la
figure 2.6.

F IGURE 2.6 – Schéma de l’opto-coupleur

Lorsque le bloc de commande allume la LED intégré de opto-coupleur, cette dernière éclaire
la base du photo-transistor intégré, qui se comporte comme un interrupteur fermé et ex-
cite le relais. Par contre lorsque la LED est éteinte la base du photo-transistor n’est pas
éclairée et ce dernier se comporte comme un interrupteur ouvert qui dés-excite le relais.
Le dimensionnement des résistances de protection de la LED de opto-coupleur suit le
même principe que celui des LED décrit dans un peu plus haut.

Le relais, quant à lui, est un appareil dans lequel un phénomène électrique (courant ou
tension) contrôle la commutation (On / Off) d’un élément mécanique (on se trouve alors
en présence d’un relais électromécanique) ou d’un élément électronique (on a alors affaire

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 20


2.3 Choix et dimensionnement des composants

à un relais statique). C’est en quelque sorte un interrupteur que l’on peut actionner à dis-
tance, et où la fonction de coupure est dissociée de la fonction de commande. La tension
et le courant de commande (partie "Commande"), ainsi que le pouvoir de commutation
(partie "Puissance") dépendent du relais, il faut choisir ces paramètres en fonction de l’ap-
plication désirée. Ainsi, il faut choisir des relais différents selon qu’il faut commuter des
signaux audio ou des tensions ou courants importants.
Lorsque la bobine du relais est alimentée, on dit qu’on excite le relais ; ce dernier ouvre ou
ferme ces contacts de puissance qui vont nous servir d’interrupteur pour commander l’al-
lumage ou l’extinction des équipements. En clair, on peut dire que le relais permet de com-
mander à partir d’une faible tension de commande, des charges importantes. Son schéma
est présenté à la figure 2.7.

F IGURE 2.7 – Schéma d’un relais

Sur la figure 2.5, les diodes D1 et D2 jouent le rôle de diode de roue libre. En effet lorsqu’on
alimente la bobine du relais qui est un élément inductif, elle emmagasine de l’énergie et
lorsque cette tension d’alimentation vient à disparaitre, la bobine renvoie l’énergie qu’elle
a emmagasinée dans le circuit, ce qui pourrait endommager des composants. D1 et D2 em-
pêchent ce courant d’aller dans le circuit en la renvoyant dans la bobine jusqu’à ce qu’elle
soit à nouveau excitée.
Physiquement, les diodes se présentent comme de petits cylindres en plastique ou en verre,
et ont deux sorties appelées cathode et anode, comme montré à la figure 2.8.

F IGURE 2.8 – Une diode

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 21


2.3 Choix et dimensionnement des composants

2.3.4 Le bloc d’affichage

Lorsque l’on fabrique un système électronique, il est intéressant que celui-ci nous donne
quelques informations sur son état sans avoir à le brancher à un ordinateur ou à le connec-
ter à un autre système comme un Smartphone.
Notre bloc d’affichage nous permet d’afficher localement des informations sur l’état de
notre système.
Il est alors constitué d’une part, d’un écran LCD 16*2 (16 colonnes et 2 lignes), et d’autre
part, de voyants témoins à base de LED.
L’écran LCD permet d’afficher diverses informations sur l’état du système. Quant aux LED,
elles permettent d’indiquer divers états du système.

Les afficheurs à cristaux liquides (Liquid Crystal Display, LCD en Anglais) utilisent la pro-
priété de modulation de lumière des cristaux liquides. Les écrans à cristaux liquides sont
composés de deux couches de polariseurs, avec des directions de polarisaton perpendicu-
laires, prenant en sandwich deux plaques de verres entre lesquelles sont placés les cristaux
liquides. Sur les plaques de verre se trouve une matrice d’électrodes pour chaque pixel.
Une tension appliquée entre les électrodes d’un pixel entraine un changement d’orienta-
tion des molécules et donc la transparence du pixel qui peut alors laisser, ou non, passer la
lumière du rétro-éclairage.
L’écran LCD 16×2 présente 16 broches pour permettre la gestion de l’affichage et du contraste.
Il s’agit de :
— VSS : Relier à la masse de l’écran ;
— VDD : Broche d’alimentation ( 5V) ;
— V0 : Broche de contraste, connectée à une sortie PWM ou à un potentiomètre ;
— RS : Register Select, permet de sélectionner la zone mémoire ;
— RW : Read or Write, toujours à la masse ;
— E : enable, active ou non l’affichage ;
— D0 : mode 8bits. 4 bits de poids fort ;
— D1 : mode 8bits. 4 bits de poids fort ;
— D2 : mode 8bits.4 bits de poids fort ;
— D3 : mode 8bits.4 bits de poids fort ;
— D4 : 4 bits de poids faible ;
— D5 : 4 bits de poids faible ;
— D6 : 4 bits de poids faible ;
— D7 4 bits de poids faible ;
— A : anode. Borne + de la LED de rétroéclairage ;
— K : Catode. Borne – de la LED de rétroéclairage.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 22


2.3 Choix et dimensionnement des composants

F IGURE 2.9 – Ecran LCD

Le potentiomètre RV1 permet de régler le contrasrte de l’affichage.

La LED (Light Emitting Diode) ou DEL (Diode électroluminescente) est montée en série
avec une résistance. La résistance joue le rôle de protection pour la LED. e circuit est pré-
senté à la figure 2.10.

F IGURE 2.10 – Circuit de protection d’une LED

2.3.5 Le clavier de commande

Il est constitué de boutons poussoirs permettant à l’utilisateur d’interagir avec le système.


Un bouton poussoir est un composant mécanique comportant deux positions :
— Relâchée : équivalent à un circuit ouvert ;
— Appuyée : équivalent à un circuit fermé.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 23


2.3 Choix et dimensionnement des composants

Mais il existe aussi des boutons poussoir normalement fermés au repos.

F IGURE 2.11 – Schéma électrique du clavier de commande

Le bouton poussoir est disposé de sorte que lorsqu’il est ouvert, la tension à ses bornes
ne soit pas nulle. Par contre, lorsqu’il est appuyé (circuit fermé) la tension à ses bornes est
nulle.
En effet, les systèmes électroniques sont sujets à des perturbations générées par divers élé-
ments : lampe à proximité, doigt sur le circuit, un téléphone portable, l’électricité électro-
statique etc. . . On appelle cela des contraintes de CEM (Compatibilité Electromagnétique).
Ces phénomènes perturbent beaucoup les circuits électroniques.
Pour contrer ces effets, on place en série avec le bouton poussoir une résistance dite de
pull-up, d’où la présence de la résistance R. Cette résistance sert à « tirer » (to pull en An-
glais) le potentiel vers le haut (up) afin d’avoir un signal clair sur la broche du bloc de com-
mande. Ainsi, au repos, le bloc de commande reçoit un état haut, et lorsque l’utilisateur
appuie sur le bouton poussoir une connexion est établie avec la masse et le bloc de com-
mande reçoit un état bas correspondant à 0V.
Le condensateur C1 permet de filtrer les rebonds. En effet lorsqu’on appuie sur le bouton,
le signal ne passe pas immédiatement et proprement de Vcc à 0V. En l’espace de quelques
millisecondes, le signal va prendre plusieurs valeurs entre Vcc et 0V avant de se stabiliser. Il
se passe le même phénomène lorsqu’on relâche le bouton poussoir. Ce genre d’effet peut

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 24


2.3 Choix et dimensionnement des composants

créer des perturbations dans le système.

F IGURE 2.12 – Signal de rebond

Pour atténuer ce phénomène, nous allons utiliser un condensateur en parallèle avec le


bouton. Ce composant servira ici "d’amortisseur" qui absorbera les rebonds. Le condensa-
teur, initialement chargé, va se décharger lors de l’appui sur le bouton. S’il y a des rebonds,
ils seront encaissés par le condensateur durant cette décharge. Il se passera le phénomène
inverse (charge du condensateur) lors du relâchement du bouton.

2.3.6 L’interface GSM

Nous avons utilisé pour ce bloc le module GSM SIM800L, qui est module performant avec
un coût très abordable.
L’échange de données entre le module GSM et le bloc de commande se fait via les broches
TX (broche de transmission) et RX (broche de réception) grâce à des commandes AT.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 25


2.3 Choix et dimensionnement des composants

F IGURE 2.13 – Module GSM

[Link] Dimensionnement de l’alimentation du module GSM

Pour fonctionner il a besoins d’une alimentation dont la tension est comprise entre 3.17 et
4.4V. Pour avoir cette tension à partir d bloc d’alimentation, nous avons utilisé le régulateur
de tension variable LM317 dont la formule pour déterminer la tension de sortie est donnée
comme suit :  
R1
VS ≈ VREF ∗ 1 + avec VREF = 1, 25V (2.3)
R2

Le circuit d’alimentation est présenté à la figure 2.14.

F IGURE 2.14 – Circuit d’alimentation du module GSM

Avec R1 = 470Ω, R2 = 1kΩ ; C2 et C3 constituent des condensateurs de découplage, tan-


disque C1 et C4 sont des condensateurs de filtrage.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 26


2.3 Choix et dimensionnement des composants

2.3.7 Le bloc de commande

C’est le circuit de commande de notre système. Il est composé de plusieurs composants


dont le microcontrôleur qui est le composant principal.
Le microcontrôleur est un composant électronique programmable composé d’un micro-
processeur, d’une mémoire flash, d’une mémoire rom, d’une mémoire ram, les registres et
la mémoire cache. C’est lui qui contiendra le programme et qui va l’exécuter. Nous avons
choisir un microcontrôleur 8 bits de mémoire flash 32ko (microcontrôleur ATMEGA328p).
La programmation de ce microcontrôleur a été faite grâce à la carte Arduino Uno. Le cœur
de la carte Arduino Uno est également un microcontrôleur de la famille AVR, un Atmel At-
mega 328P du fabricant Atmel.
Véritable mini-ordinateur, la carte électronique Arduino permet de créer et prototyper de
véritables objets numériques interagissant avec le milieu extérieur. La carte Arduino nous
donne la possibilité d’allier les performances de la programmation à celles de l’électro-
nique. L’avantage de l’électronique programmée c’est qu’elle simplifie grandement les sché-
mas électroniques (on parle désormais d’électronique embarquée) et par conséquent, le
coût de la réalisation. Arduino est composée de deux outils principaux, qui sont : le logiciel
et le matériel.

[Link] Le logiciel

L’environnement de programmation Arduino (IDE en anglais) est une application écrite


en Java. L’IDE permet d’écrire, de modifier un programme et de le convertir en une série
d’instructions compréhensibles pour la carte. La syntaxe (ensemble des règles d’écritures)
du langage Arduino est très proche de celle des langages C/C++.
Le logiciel, tout comme la carte, est compatible sous les plateformes les plus courantes
(Windows, Linux et Mac), contrairement aux autres outils de programmation du commerce
qui ne sont, en général, compatibles qu’avec Windows.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 27


2.3 Choix et dimensionnement des composants

F IGURE 2.15 – Fenêtre principal du logiciel Arduino

[Link] Le matériel

La carte Arduino Uno est présentée à la figure 2.16.

F IGURE 2.16 – Vue de dessus de la carte Arduino Uno

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 28


2.3 Choix et dimensionnement des composants

• 1 : Il s’agit du microcontrôleur, c’est le cerveau de la carte. C’est lui qui va conte-


nir le programme que nous allons écrire et qui va le stocker dans sa mémoire puis
l’exécuter.
• 2 : L’alimentation : pour fonctionner, la carte a besoin d’une alimentation. Le micro-
contrôleur fonctionnant sous 5V, la carte peut être alimentée en 5Vpar le port USB.
• 3 : L’alimentation externe de la carte. Elle est comprise entre 7V et 15V. Cette tension
doit être continue et peut par exemple être fournie par une pile 9V. Un régulateur se
charge ensuite de réduire la tension à 5V pour le bon fonctionnement de la carte.
• 4 : Ce sont en fait des LED. La LED tout en haut du cadre est, connectée à une broche
du microcontrôleur et va servir pour tester le matériel (quand on branche la carte
au PC, elle clignote quelques secondes). Les deux LED du bas du cadre, servent à
visualiser l’activité sur la voie série (une pour l’émission et l’autre pour la réception).
Lors du téléchargement du programme dans le microcontrôleur, on peut les voir
clignoter.
• 5a : E /S numériques
• 5b : E/S analogiques

Les caractéristiques de la carte Arduino sont données en annexe.

La figure 2.17 présente le microcontrôleur, ainsi que la correspondance entre ses pin et
ceux de la carte Arduino.

F IGURE 2.17 – Correspondance entre les broches de l’ATmega328P et celles de la carte Ar-
duino

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 29


2.3 Choix et dimensionnement des composants

Ce microcontrôleur renferme dans un seul composant :


• un processeur 8 bits à architecture RISC ;
• de la mémoire avec des espaces physiques séparés :
— une mémoire Flash (32 Ko) : C’est celle qui contiendra le programme à exécuter
(celui que nous allons créer !). Cette mémoire est effaçable et réinscriptible.
— une mémoire vive SRAM (2 Ko) : elle va contenir les variables de notre programme.
Elle est dite "volatile" car elle s’efface si on coupe l’alimentation du microcontrô-
leur (comme sur un ordinateur).
— une mémoire EEPROM (2 Ko) : C’est le disque dur du micro-contrôleur. On peut
y enregistrer des informations qui ont besoin de survivre dans le temps, même
si la carte doit être arrêtée. Cette mémoire ne s’efface pas lorsqu’on coupe l’ali-
mentation du micro-contrôleur ou lorsqu’on le reprogramme.
• toute la logique d’horloge (16 MHz) ;
• des circuits d’interface et des périphériques d’entrée-sortie permettant au proces-
seur d’accéder au monde extérieur :
— des Timers/Counters (T/C) 8 et 16 bits ;
— une génération des signaux PWM ;
— des interfaces de communication série (UART, SPI, TWI compatible I2C. . .),
— un convertisseur Analogique-Numérique.

En plus de l’alimentation le micro-contrôleur a besoin d’un signal d’horloge pour son fonc-
tionnement (le quartz). Il permet en outre de cadencer le fonctionnement du micro-contrôleur
à un rythme régulier.

F IGURE 2.18 – Schéma de régulation du fonctionnement du micro-contrôleur

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 30


2.3 Choix et dimensionnement des composants

L’alimentation du bloc de commande est assurée par une tension de 5V obtenue à partir
de la tension 12V de la batterie via un régulateur de tension de 5V. Deux condensateurs
sont utilisés ici à l’entrée et à la sortie du régulateur pour parfaire le filtrage et apportée
une tension très stable au bloc de commande. Le but du filtrage est de rendre l’allure de la
tension aussi continue que possible.
Le circuit du bloc de commande est celui présenté à la figure 2.19.

F IGURE 2.19 – Schéma du bloc de commande

La fonction d’un régulateur de tension, est de rendre stable une tension ayant une certaine
ondulation, et de la maintenir à une valeur fixe. Il doit maintenir ces conditions de stabilité
dans une large gamme de variations du courant de charge, et également pour les fluctua-
tions de la tension d’entrée. La LED verte indique la présence de tension.
Il existe deux types de régulateurs :
— les régulateurs de tension positive 78xx : où xx désigne la tension de sortie du régu-
lateur. Exemple : xx=05 pour +5V, xx=15 pour +15V
— les régulateurs de tension négative 79xx : où xx désigne la tension de sortie du régu-

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 31


2.4 Le schéma du dispositif

lateur. Exemple : xx=05 pour -5V, xx=15 pour -15V

2.3.8 Le bloc de puissance

Il est le pont entre les différents équipements à commander et le bloc de commande. Les
différents composants utilisés dans ce schéma ont été déjà décrits dans les sections pré-
cédentes. Le bloc de puissance quatre (04) relais qui permettent de piloter respectivement
le circuit des lampes, des prise et des climatiseurs à travers les commande reçu du bloc de
commande sur les broches : Lampe, Prise, Climatiseur et Lampe Extérieur. Le nombre de
relais est fonction du nombre d’équipement à piloter. Dans notre illustration nous avons
opté pour au moins quatre (04) relais. Le circuit est présenté à la figure 2.20.

2.4 Le schéma du dispositif

Le circuit général du dispositif proposé est celui de la figure 2.21.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 32


2.4 Le schéma du dispositif

F IGURE 2.20 – Schéma du bloc de puissance

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 33


2.4 Le schéma du dispositif

F IGURE 2.21 – Schéma électrique complet du dispositif

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 34


2.5 Conclusion partielle

2.5 Conclusion partielle

Dans ce chapitre, la définition de l’objectif et du cahier de charges nous ont permi d’avoir
une idée claire sur le travail a effectué. Sur ces bases, il a fallu dans un premier temps, ré-
fléchir afin de définir la structure global du système a réaliser ainsi que ces diverses parties
et, dans un second temps, procéder à la conception et au dimensionnement de chacune
parties, dans le choix judicieux des composants à utiliser.
Une fois l’étape de la conception passée, place à celle de la réalisation pratique et des tests.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 35


Chapitre 3:

Réalisation pratique et tests

36
3.1 Introduction partielle

3.1 Introduction partielle

A la suite de la phase de conception de notre système, vient la phase de la réalisation. Il


s’agit ici, dans ce chapitre, de faire le point sur la mise en œuvre concrète du système et des
présenter les divers résultats obtenus suite aux tests effectués.

3.2 Réalisation des circuits imprimés

Dans une optique de simplicité et de facilité en cas de défauts, notre système a été réalisé
sur deux plaquettes :
• la première : elle regroupe le bloc d’alimentation, l’alimentation du module GSM, le
bloc inverseur et le bloc de puissance ;
• la seconde : elle comporte le bloc de commande, le clavier de configuration, le bloc
capteur crépusculaire, le module GSM et le bloc d’affichage.

Il est a noté que certains composants ne figurent pas directement sur les plaquettes, mais
sont matérialiser sur les plaquettes par des connecteurs car ils seront fixés au niveau du
boitier du dispositif.

3.2.1 La première plaquette

Cette plaquette est issue de la mise en commun des circuits des divers éléments qui y fi-
gurent. Le typon est alors obtenu de façon optimale sous Proteus.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 37


3.2 Réalisation des circuits imprimés

F IGURE 3.1 – Face n◦ 1 des liaisons de la plaquette 1

F IGURE 3.2 – Face n◦ 2 des liaisons de la plaquette 1

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 38


3.2 Réalisation des circuits imprimés

F IGURE 3.3 – Schéma d’implantation des composants sur la plaquette 1

F IGURE 3.4 – Vue en 3D de la plaquette 1

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 39


3.2 Réalisation des circuits imprimés

3.2.2 La seconde plaquette

F IGURE 3.5 – Face n◦ 1 des liaisons de la plaquette 2

F IGURE 3.6 – Face n◦ 2 des liaisons de la plaquette 2

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 40


3.2 Réalisation des circuits imprimés

F IGURE 3.7 – Schéma d’implantation des composants sur la plaquette 2

F IGURE 3.8 – Vue en 3D de la plaquette 2

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 41


3.3 Assemblage des diverses parties

3.3 Assemblage des diverses parties

Après l’étape de la réalisation et impression de circuits, s’en suit celle de la soudure des
composants sur les deux plaquettes.
Le résultats final de cette étape est présenté par les figures suivantes.

F IGURE 3.9 – Vue de face de la carte d’acquisition sous verrou board

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 42


3.3 Assemblage des diverses parties

F IGURE 3.10 – Intérieur du boitier

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 43


3.4 Résultats de tests

F IGURE 3.11 – Système fixé sur un banc d’essai

3.4 Résultats de tests

Pour la réalisation effective de notre système, nous n’avons pas pu obtenir à temps le ma-
tériel nécessaire pour l’impression de nos circuits imprimés. Nous avons donc effectué la
soudure sur des veroboards. Les tests effectués se sont déroulés comme suit.

3.4.1 Test de la fonction interrupteur crépusculaire

A l’aide d’un matériel opaque, nous avons recouvert le capteur crépusculaire simulé la nuit,
et notre lampe s’est allumée. Grâce aux boutons de réglage, il est possible de paramétrer le
seuil de basculement. Ainsi l’utilisateur pourra paramétrer en fonction de la période de

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 44


3.4 Résultats de tests

l’année (car il arrive des moments où les jours sont plus longs que les nuits et vice-versa)
définir le seuil de basculement approprié.

3.4.2 Test de gestion automatique des équipements

A ce niveau, nous avons paramétré diverses heures d’allumage et d’extinction pour les
équipements, et nous avons constaté que tout c’est bien déroulé. La partie commande ma-
nuelle aussi a donné de bons résultats.

3.4.3 Commande via GSM

Nous avons testé le fonctionnement de ce bloc en envoyant par SMS les messages suivants,
au dispositif.

• Ay-cmdel1p0c1 : commande d’allumage ou d’extinction des équipements.


— Ay- : entête défini pour les messages
— l : pour Lampe
— p : pour Prise
— c : pour Climatiseur
Chaque équipement est ensuite suivi de 0 (pour éteindre) ou 1 (pour allumer).

• Ay- e ou un appel : commande de vérification de l’état du système : le système en-


voie un message au propriétaire lui indiquant l’état des équipements ‘allumés ou
éteints). Il est à noter ici que les possibilités avec l’interface GSM sont multiples. On
peut défini tout type de commandes et d’action à effectuer, tout dépendra des be-
soins de l’utilisateur final du système. Dans le cas d’économie on effectue un appel
en retour, le système coupe et envoie au propriétaire l’état du système.
— Ay- : entête défini pour les messages
— e : pour Etat Système

• Ay- hl08h00 23h10 ;Ay-hp10h00-23h00 ; Ay-hc12h00-16h30 : commande


— l : pour Lampe
— p : pour Prise
— c pour Climatiseur
Chaque équipement est ensuite suivi de son heure d’allumage et d’extinction.

L’image suivante montre un exemple de réponse du système aux commandes.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 45


3.5 Bilan financier

F IGURE 3.12 – Test de commandes par sms

3.5 Bilan financier

3.5.1 Composants matériels

Le bilan des composants matériels est présenté dans le tableau suivant.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 46


3.5 Bilan financier

TABLEAU 3.1 – Coût de réalisation de l’équipement

N◦ Désignation Caractéris- Quantité [Link] (F Total (F


tiques CFA) CFA)
1 Relais 12V/ 07 500 3500
220V-10A
2 Diode 1N4148 07 50 350
3 Régulateur 7805 01 300 300
4 Régulateur LM317 01 400 400
5 Bornier X2 01 300 300
6 Condensateur 4700uF 02 400 800
7 Condensateur 2200uF 01 300 300
8 Connecteur X15 01 1000 1000
9 Résistance 15k 01 50 50
10 LED Verte 02 50 100
11 Résistance 1k 05 50 250
12 Port CI 14 Broches 02 150 300
13 Optocoupleur PC817C 07 700 4900
14 Résistance 220 07 50 350
15 Résistance 1,2k 01 50 50
16 Résistance 2,2k 02 50 100
17 Résistance 910 01 50 50
18 Résistance 750 01 50 50
19 Résistance 560 01 50 50
20 Résistance 510 01 50 50
21 Résistance 470 02 50 100
22 Résistance 10k 03 50 150
23 Photo- - 02 500 1000
résistance
24 Quartz - 01 1000 1000
16Mhz
25 Condensateur 22pF 02 200 400
26 Trimer 100K 01 400 400
27 Ecran LCD 16*2 01 5000 5000
28 Bouton - 06 500 3000
Poussoir

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 47


3.5 Bilan financier

N◦ Désignation Caractéris- Quantité [Link] Total


tiques
29 Microcontrôleur ATMEGA 01 5200 5200
328P
30 Port CI 28 Broches 01 350 350
31 Plaquette Veroboard 02 500 1000
32 Rouleau 60/40 01 1500 1500
Etain
33 Colle - 01 1300 1300
isolante
34 Fil souple fin 0, 4mm2 8m 100 800
35 Module GSM SIM 800L 01 14500 14500
2
36 Fil souple 0, 8mm 1m 125 125
37 Domino - 2b 1500 3000
38 Fil électrique - 7m 350 2450
39 Fil 3m 2m 300 600
téléphonique
40 Coffret - 01 9000 9000
41 Disjoncteur 16A 02 4000 8000
42 Moulure - 01 1500 1500
43 Lampe AKT 2W17 02 800 1600
44 Douille Universelle 02 500 1000
45 Adaptateur - 02 500 1000
46 Prise - 02 500 1000
47 Câble VGV 6m 700 4200
2X2.5mm2
48 Câble VGV 2m 500 1000
2X1.5mm2
49 Vis 8mm 01 lot 500 500
50 Interrupteur - 03 300 900
51 Fiche Mâle 61021 02 500 1000
électrique
pour prise
52 Batterie 12V DC-168 01 18000 18000
1800mah
Total 1 101075 FCFA
Divers 30000 FCFA

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 48


3.5 Bilan financier

N◦ Désignation Caractéris- Quantité [Link] Total


tiques
Total 2 131075 FCFA
Main d’oeuvre (25%) 32770 FCFA
Total 163845 FCFA

Ainsi, la réalisation de ce prototype du système de gestion intelligente de l’énergie a été ar-


rêtée à la somme de cent soixante-trois mille huit cent quarante-cinq francs CFA (163 845
F CFA).

Le dispositif réalisé dans le cadre de ce travail, tient lieu de prototype et de modèle. Ce


dispositif peut être réalisé dans un délai maximum de deux jours.
Diverses modifications pourraient y être apportées, en fonction des besoins et du confort
souhaité. En ce qui concerne les probables modifications, le client doit initialement définir
le cahier de charges avant la conception.

3.5.2 Logiciels

Pour atteindre l’objectif fixé, les divers logiciel utilisés sont :


— Logiciel Arduino version 1.8.5 pour Windows : a servi à la programmation de la carte
Arduino.
— Visual studio 2008 : a servi à la création de l’interface graphique
— Protes version 8.3 : a servi à la réalisation et à la simulation des schémas électriques
de chaque bloc.
— Virtual bredboard : a servi à faire des simulations de la carte Arduino

3.5.3 Conclusion partielle

Dans ce chapitre, nous avons présenté la réalisation pratique du système de gestion pro-
posé. A la fin de la réalisation, les divers test effectués ont permis de montrer le fonctionne-
ment et la performance du système. Ces résultats obtenus permettent alors de confirmer la
possibilité d’utilisation de ce système pour la gestion de l’énergie dans toutes installation
électrique à deux sources

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 49


CONCLUSION GENERALE

La gestion efficace de l’énergie est une problématique majeur et une nécessité sans cesse
grandissante de nos jours. Ce besoin se fait de plus en plus sentir, dans un système éner-
gétique encore en essor et avec l’incapacité des sources conventionnelles à couvrir tous les
besoin. Il convient alors de gérer au mieux l’énergie disponible en fonction des sources à
disposition. Ainsi, ce travail s’est intéressé à la conception et la réalisation d’un système de
gestion intelligente de l’énergie dans les bâtiments.
Une méthodologie en plusieurs étapes a été adoptée pour conduire ce travail. D’abord,
nous avons fait le point sur les systèmes de gestion intelligente de l’énergie dans les bâti-
ments, notamment la Smart House (Maison intelligente). Dans la seconde étape, il a été
question, dans un premier temps de définir la cahier de charges et les fonctionnalités spé-
cifiques du système de gestion proposé. Ceci nous a permis de définir la configuration du
système. Dans un second temps, nous nous sommes consacré à la conception et dimen-
sionnement des diverses parties du systè[Link] cette étape, divers logiciels et matériels
ont été utilisés afin d’atteindre les objectifs fixés. A la fin de la conception, s’en suit celle
de la réalisation pratique, au niveau de laquelle nous avons procédé à la soudure des com-
posants sur les diverses plaquettes et à l’assemblage des parties, pour finir par les tests
et améliorations. Les résultats obtenus suite aux tests sont conformes aux attentes et ré-
pondent aux performances escomptées.
Nous ne prétendons pas avoir inventé un système nouveau, car il existe dans le monde,
avec l’évolution rapide de la technologie et de son intégration dans le quotidien de l’homme,
une panoplie de dispositifs qui permettent d’assurer les mêmes fonctions que notre sys-
tème. Ces systèmes étant peu répandus dans notre pays, nous avons, à partir des connais-
sances acquises au cours de nos années de formation, étudié et réalisé un système qui
apporte un début de solution à certains problèmes rencontrés dans nos entreprises et do-
miciles. Tout comme ces dispositifs, le système que nous avons réalisé, a également des
avantages mais pourrait être aussi amélioré :
— Concevoir une application Android (pour les utilisateurs de Smartphone Android),
IOS (pour les utilisateurs d’IPhone), Windows (pour les utilisateurs de Windows Phone) :
dans le but de leur permettre de paramétrer et de Controller le système depuis le
Smartphones par Wifi, Bluetooth, et via internet ;
— Associer au dispositif la mesure de la consommation énergétique, et l’établissement

50
Conclusion générale

de bilan de consommation.

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 51


Bibliographie

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52
Bibliographie

[12] Wikipédia. Energie en Belgique, [en ligne], Disponible sur


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Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 53


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média. Dunod. 2014.
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http ://[Link]/comprendre/Pages/nouvelles-technologies/essentiel-sur-
[Link]

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 54


ANNEXE

55
Consommation d’électricité par habitant
dans le monde en 2018

TABLEAU 3.2 – Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25]

Pays Consommation d’électricité


(KWh/habitant)
Islande 51,467
Norvège 22,747
Koweït 19,812
Bahreïn 18,099
Qatar 15,756
Finlande 14,951
Canada 14,553
Suède 13,295
Etats-Unis 11,851
Emirats arabes unis 11,669
Luxembourg 10,689
Iles Cayman 10,266
Liechstein 10,211
Taiwan 10,082
Corée du sud 9,872
Australie 9,774
Nouvelle-Calédonie 9,687
Arabie saoudite 8,951
Nouvelle-Zélande 8,69
Macao 8,373
Brunei 8,369
Trinité-et-Tobago 8,117
Groenland 8,112
Singapour 7,954
Japon 7,48
Autriche 7,346
Belgique 7,101
Estonie 7,068
Suisse 7,049
France 6,692

56
Annexe

TABLEAU 3.3 – Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite)

Pays Consommation d’électricité


(KWh/habitant)
Allemagne 6,668
Israël 6,528
Russie 6,4
Slovénie 6,374
Pays-Bas 6,344
Oman 6,269
Porto Rico 5,913
République tchèque 5,834
Hong Kong 5,8
Danemark 5,684
Iles Falkland 5,525
Grèce 5,286
Irlande 5,067
Kazakhstan 5,027
Bahamas 4,972
Slovaquie 4,893
Espagne 4,855
Royaume-Uni 4,749
Malte 4,726
Italie 4,715
Bulgarie 4,582
Monténégro 4,571
Portugal 4,533
Malaisie 4,304
Serbie 4,212
Chili 4,085
Libye 4,042
Chine 4,018
Hongrie 4,007
Pologne 3,889
Lituanie 3,759
Afrique du Sud 3,74
Croatie 3,73
Saint-Christophe-et- 3,643
Niévès
Lettonie 3,534
Seychelles 3,44
Barbade 3,377
Antigua-et-Barbuda 3,21
Biélorussie 3,329

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 57


Annexe

TABLEAU 3.4 – Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite)

Pays Consommation d’électricité


(KWh/habitant)
Uruguay 3,197
Géorgie 3,095
Bosnie-Herzégovine 3,083
Ukraine 3,031
Ex-République Yougo- 3,03
slavie de Macédoine
Suriname 2,927
Bhoutan 2,85
Iran 2,846
Turquie 2,844
Turkménistan 2,789
Thaïlande 2,736
Argentine 2,707
Andorre 2,586
Liban 2,575
Brésil 2,438
Roumanie 2,313
Nauru 2,303
Panama 2,291
Venezuela 2,271
Sainte-Lucie 2,074
Mexique 2,054
Azerbaïdjan 2,015
Maurice 1,998
Costa Rica 1,967
Mongolie 1,911
Kirghizistan 1,799
Arménie 1,741
Albanie 1,671
Grenade 1,65
Ouzbékistan 1,634
Botswana 1,617
Jordanie 1,608
Egypte 1,606
Paraguay 1,551
Namibie 1,536
République domini- 1,519
caine
Tadjikistan 1,506
Viêtnam 1,476

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 58


Annexe

TABLEAU 3.5 – Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite)

Pays Consommation d’électricité


(KWh/habitant)
Cuba 1,454
Saint-Vincent-et-les- 1,434
Grenadines
Pérou 1,424
Colombie 1,417
Dominique 1,399
Equateur 1,375
Algérie 1,343
Tunisie 1,326
Swaziland 1,316
Moldavie 1,28
Belize 1,174
Guyana 1,067
Jamaïque 1,012
Gabon 977
Salvador 958
Iraq 957
Iles Fidji 918
Inde 877
Maroc 823
Indonésie 812
Honduras 786
Laos 756
Philippines 739
Syrie 728
Bolivie 689
Zambie 671
Cap-Vert 646
Samoa 610
Guatemala 609
Nicaragua 590
Guinée équatoriale 583
Sri Lanka 561
Corée du Nord 547
Zimbabwe 507
Papouasie-Nouvelle- 461
Guinée
Tonga 455
Pakistan 444
Lesotho 432
Djibouti 427
Mozambique 425

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 59


Annexe

TABLEAU 3.6 – Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite)

Pays Consommation d’électricité


(KWh/habitant)
Cambodge 356
Bangladesh 336
Ghana 333
Sao Tomé-et-Principe 300
Angola 298
Soudan 281
Mauritanie 276
Birmanie 268
Cameroun 250
Kiribati 247
Cote d’ivoire 238
Sénégal 233
Vanuatu 203
Congo 180
Népal 168
Kenya 162
Mali 162
Afghanistan 158
Togo 154
Iles Salomon 145
Gambie 135
Yemen 128
Nigeria 122
Tanzanie 102
Bénin 101
République démocra- 87
tique du Congo
Ethiopie 84
Burkina Faso 79
Ouganda 76
Malawi 67
Madagascar 62
Erythrée 59
Liberia 58
Niger 54
Comores 48
Guinée 47
Sierra Leone 44
Rwanda 43
Haïti 38
Burundi 32

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 60


Annexe

TABLEAU 3.7 – Consommation d’électricité par habitant dans le monde en 2018 [25] (suite
et fin)

Pays Consommation d’électricité


(KWh/habitant)
Somalie 28
République centrafri- 28
caine
Guinée-Bissau 20
Tchad 13

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 61


Code source sous Arduino

Egsrtyhrey
#include <LiquidCrystal.h>
#include <Wire.h>
#include <String.h>

const int rs = 7, en = 6, d4 = 5, d5 = 4, d6 = 3, d7 = 2 ;
LiquidCrystal lcd(rs, en, d4, d5, d6, d7) ;

const int BoutonR=0, LDR=1, CapteurSource=2 ;


const int LampeExt=13, Inverseur1=12, Inverseur2=11, Lampe=10, Prise=9, Clim=8 ;

int ValeurAnalog=0,ValeurJour=0,Valeur1=0, Valeur2=0, RefLDR=140, RefLDR2=0, RefCap-


teurSource=210, Calcul, Minimum=0, Maximum=0, R1=320, R2=475, R3=560, R4=608,R5=644,
R6=672 ;

int Menu=0, EtatBouton=0, EtatLDR=0, EtatCapteurSource=0, EtatEcran=0,EtatLampeExt=0,


EtatLampe=0, EtatPrise=0, EtatClim=0, EtatInterfaceGSM=0 ;

long TpsBouton=0, TpsLDR=0,TpsCapteurSource=0,TpsEcran=0, Decompte=0, TpsInter-


faceGSM=0,TpsCall=0 ;

int haL=17, heL=8, haP=17,heP=8, haC=17, heC=8, maL=0, meL=0, maP=0,meP=0, maC=0,
meC=0,H=12,M=15,Ss=0, Reste=0 ;
char Mode=’A’ ;

String Source="S1", Text="", Donnee="", TextGSM="" ;


int ModeGSM=0, SmsEntrant=0, EnableRCall=0, EnableCall=0,EnableSMS=0 ;

void setup()

62
Annexe

{
[Link](9600) ;
[Link](16, 2) ;

pinMode(LampeExt,OUTPUT) ; pinMode(Inverseur1,OUTPUT) ;
pinMode(Inverseur2,OUTPUT) ;
digitalWrite(LampeExt,HIGH) ; digitalWrite(Inverseur1,HIGH) ;
digitalWrite(Inverseur2,HIGH) ;

pinMode(Lampe,OUTPUT) ; pinMode(Prise,OUTPUT) ;
pinMode(Clim,OUTPUT) ;
digitalWrite(Lampe,HIGH) ; digitalWrite(Prise,HIGH) ;
digitalWrite(Clim,HIGH) ;

[Link]() ; [Link](0,0) ; [Link]("Etude Conception") ; [Link](1,1) ; [Link]("Et


Realisation") ; delay(3000) ;
[Link]() ; [Link](2,0) ; [Link]("D’un SGIEB") ; [Link](3,1) ; [Link]("Master
E-R") ; delay(3000) ;
[Link]() ; [Link](2,0) ; [Link]("Realiser Et") ; [Link](0,1) ; [Link]("Presenter
Par :") ; delay(3000) ;
[Link]() ; [Link](2,0) ; [Link]("Etudiant :") ; [Link](0,1) ; [Link]("Yanick
ADEBIAYE") ; delay(3000) ;
[Link]() ; [Link](1,0) ; [Link]("Superviseur :") ; [Link](2,1) ; [Link]("C.
AHOUANNOU") ; delay(3000) ;
[Link]() ; [Link](2,0) ; [Link]("Maitre-Conf") ; [Link](5,1) ; [Link]("CAMES") ;
delay(3000) ;
[Link]() ; [Link](3,0) ; [Link]("Demarrage") ; [Link](3,1) ; [Link]("Systeme...") ;
delay(3000) ;
Decompte=millis() ;
}

void loop()
{
if(EtatInterfaceGSM==0)
{
InterfaceGSM() ; EtatInterfaceGSM=1 ; TpsInterfaceGSM=millis() ;
}

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 63


Annexe

if(EtatInterfaceGSM==1)
{
Calcul=millis()-TpsInterfaceGSM ;
if(Calcul>=200)
{
EtatInterfaceGSM=0 ;
}
}

if(SmsEntrant==2)
{
¨ ; SmsEntrant=0 ;
[Link]("AT+CMGDA=D̈EL ALL")
InterfaceGSM() ;
}
Call() ; RCall() ;

if(ModeGSM==0)
{
if(Menu==0)
{Affichage1() ;}
else { Affichage2() ; }
if(Mode==’A’)
{
EclairageExterieur() ; Inverseur() ; Horloge() ;
ReglageAutomatique() ; ModeAutomatique() ;
}
else if(Mode==’M’) { ModeManuel() ; Horloge() ; }
}
else if(ModeGSM==1)
{
Mode=’D’ ;
}
else if(ModeGSM==2)
{
Mode=’D’ ; ModeAutomatique() ;
}
}

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 64


Annexe

Yanick ADEBIAYE, Mémoire de Master 65

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