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Lila & Malek2

La calligraphie arabe s'est développée dès le VIIe siècle avec la mise par écrit du Coran. Au fil des siècles, différents styles calligraphiques se sont développés comme le coufique ou le naskhi. La calligraphie arabe est devenue un art majeur dans le monde islamique avec des règles établies par des maîtres. Elle orne encore aujourd'hui l'architecture, la céramique et d'autres arts.

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La calligraphie arabe s'est développée dès le VIIe siècle avec la mise par écrit du Coran. Au fil des siècles, différents styles calligraphiques se sont développés comme le coufique ou le naskhi. La calligraphie arabe est devenue un art majeur dans le monde islamique avec des règles établies par des maîtres. Elle orne encore aujourd'hui l'architecture, la céramique et d'autres arts.

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La calligraphie arabe

Présenté par :
Sabro abd bassate
Osmani Khadidja
Ben tahar liela
Kaddari torkia
COMMENT L’ÉCRITURE EST-ELLE DEVENUE UN ART DANS LE
MONDE ARABE

La calligraphie arabe s’est développée dès l’avènement de l’Islam, au VIIe siècle.


La mise par écrit du Coran a joué un rôle central : en effet, les copies du texte
sacré ne peuvent réalisées que dans une écriture toujours soignée, contrairement
à celle utilisée dans les documents administratifs. C’est donc avant tout dans les
manuscrits coraniques qu’apparaît la « belle écriture » de la langue arabe. Plus
tardivement, elle orne aussi des ouvrages à caractère profane, des objets d’art et
des monuments, devenant ainsi l’un des traits caractéristiques des arts de l’Islam.
Les plus anciens manuscrits conservés du Coran sont datés de la fin du VIIe et du
VIIIe siècle. Ils sont copiés dans une écriture appelée hijazi, aux lettres souvent
élancées et penchées, caractérisées par un tracé simple. À partir du IXe siècle,
l’écriture arabe vise la perfection esthétique avec un nouveau style calligraphique
dit « coufique » (d’après la ville de Koufa, en Irak), ou « angulaire ». Il se
caractérise en effet par des arêtes vives entre la partie horizontale (base) et la
partie verticale (hampe) des lettres. Afin de respecter la mise en page, le
calligraphe module les caractères, en les allongeant, les étirant ou les resserrant.
Certaines pages de manuscrits ne présentent que quelques lignes d’écriture
coufique, ce qui explique pourquoi quelques Corans de prestige sont formés de
plusieurs dizaines de volumes.
Au Xe siècle, le papier supplante le parchemin, permettant une production de
plus en plus massive de livres dans le monde arabe. D’autres styles
calligraphiques se développent alors, comme les écritures dites « cursives », au
tracé plus souple et arrondi. Très variées, elles rompent avec l’unité graphique du
coufique. Le naskhi se répand alors dans l’Orient musulman, le maghribi au
Maghreb et dans l’Espagne musulmane.

La calligraphie arabe devient une forme d’art majeur dans l’ensemble du monde
islamique en étant codifiée par des maîtres prestigieux, tels que Ibn Mouqla ou
Ibn al-Bawwab. Ces deux calligraphes, ayant vécu à la cour de Bagdad aux Xe et
XIe siècles, ont instauré un système de règles théorisant une « écriture bien
proportionnée », faisant de la calligraphie une discipline rigoureuse. Le
calligraphe trace au calame – le roseau taillé en biseau qui sert d’instrument pour
l’écriture – un cercle de référence à partir du alif, la première lettre de l’alphabet.
Toutes les autres lettres de l’alphabet doivent être inscrites dans ce cercle. Un
point-mesure permet ensuite de fixer les proportions de chaque lettre. La forme
des lettres oblige ainsi les calligraphes à de nombreuses recherches au moyen de
ces cercles et points de référence. L’écriture devient parfaitement lisible.
Au XIIIe siècle, à Bagdad, Yaqout al-Mustasimi perfectionne le naskhi et définit six
styles calligraphiques canoniques : le naskhi, le mouhaqqaq, le thoulouth, le riqa,
le rayhani et le tawqi. Ces styles sont brillamment cultivés dans tout l’Orient
musulman à partir du XIVe siècle. Les Persans et les Ottomans, qui ont adopté
l’alphabet arabe pour noter leur propre langue, c’est-à-dire le persan et le turc,
donnent une impulsion nouvelle à ces différents styles. Ils en inventent aussi de
nouveaux, comme le nastaliq.

Avec ses règles et ses styles, la calligraphie arabe fait donc l’objet d’un
enseignement très strict et rigoureux. En dehors des manuscrits, les inscriptions
apparaissent aussi dans des compositions spécifiques, souvent en contexte sacré.
Elles magnifient ainsi l’architecture, la céramique, mais aussi les arts du métal, du
verre ou du textile. Des frises calligraphiques apparaissent sur ces différents
supports, agrémentées d’ornements géométriques ou végétaux. Outre sa
fonction utilitaire, la calligraphie assume un rôle décoratif qui souligne parfois
une forte dimension symbolique. Aujourd’hui encore, les calligraphes
contemporains continuent de faire évoluer cet art. Des styles d’écriture comme le
naskhi et le maghribi sont toujours en usage.

Les six écritures principales de la tradition classique


PARTIR DU NASKHI, le calligraphe Ibn Moqlah identifia six styles d’écriture :

Le Tholoth
Le Tholoth , apparu au VIIe siècle, est une écriture statique et monumentale,
essentiellement utilisée à des fins décoratives dans les manuscrits et les inscriptions. Elle a également
été utilisée pour la copie des Corans, surtout pour les têtes de chapitre et les colophons. On la
considère comme la plus importante des écritures ornementales
Le Naskhi

Le Naskhi, dont les origines remontent au VIIIe siècle, est apparue dans sa forme
systématisée au IXe siècle. Considérée comme peu élégante, elle était surtout
utilisée pour la correspondance ordinaire. Avec l’arrivée du papier, qui remplaça
le parchemin, et grâce à Ibn al-bawbab qui en fit une écriture élégante, ce style
gagna ses lettres de noblesse et servit d’écriture principale de Corans. À ce jour
d’ailleurs, il y a plus de Corans copiés en Naskhi que dans toutes les autres
écritures arabes réunies. Elle est presque toujours formée de courts traits
horizontaux et de verticales d’égale hauteur au-dessus et au-dessous de la ligne
médiane. Les courbes sont pleines et profondes, les jambages droits et verticaux,
les mots bien espacés en général.

Le Mohaqqaq
Le Mohaqqaq était originellement une écriture dont les lettres étaient moins
angulaires que le Coufique, avec des ligatures bien espacées ; l’ensemble était «
produit avec méticulosité » comme son nom l’indique. Avec la découverte du
papier autour de 750, l’écriture acquit une certaine rondeur qui la rendit plus
facile à tracer et devint l’écriture favorite des scribes. Modifiée par Ibn Moqlah,
elle conserva ses déliés allongés sans presque de pleins ni d’enjolivures accusées
sous les lignes. Cela en fit l’écriture favorite des Corans de grand format.
Le Rayhani

Le Rayhani, né au IXe siècle a des liens de parenté certains avec le Naskhi et le


Tholoth. Elle est caractérisée par la finesse de ses lettres, finesse accentuée parce
que le traits et les fioritures des lettres se terminent en pointes aiguës, et que les
signes diacritiques sont très fins et toujours appliqués à l’aide d’une plume
différente, dotée d’une entaille beaucoup plus petite. Elle est également
considérée comme la sœur du Mohaqqaq car, entre autre, le centre des boucles
des lettres n’est jamais rempli. Néanmoins, à la différence du Mohaqqaq, il utilise
pleinement les fioritures sublinéaires, comme le Tholoth. Le Rayhani fut surtout
prisé pour les grands Corans par les Perses.
Le Tawaqi

Le Tawaqi (signature) est issu de l’écriture Riyasi, que les califes abbassides
utilisèrent pour signer leur nom et leur titre. Plus arrondie que le Tholoth,
l’écriture Tawaqi est assez proche de l’écriture Riqa, mais s’en distingue par des
lignes plus épaisses, des courbes plus arrondies, ce qui lui donne une apparence
beaucoup plus lourde. Elle est également plus grande et plus élégante que le Riqa
ce qui en fera une écriture utilisée pour les occasions importantes.

Le Riqa

L’écriture Riqa (petite feuille) provient à la fois du Naskhi et du Tholoth. La forme


géométrique de ses lettres et particulièrement les fioritures des finales,
ressemble beaucoup à celles du Tholoth, mais elle est bien plus petite et dotée de
courbes plus arrondies et ses Alefs ne sont jamais écrits avec des barbelures. Le
centre des boucles des lettres est invariablement rempli, les lignes horizontales
sont très courtes et les ligatures structurées avec densité, les finales étant
souvent attachées aux initiales. Son emploi fut réservé au courrier personnel et
pour les livres profanes de moyen format. C’est aujourd’hui l’écriture manuscrite
la plus employée dans le monde arabe.

Le Tomar

Il est possible d’ajouter à ces six écritures principales, l’écriture Tomar qui aurait
été conçue sous le premier calife omeyyade Moawiya (661-680). Ce dernier en fit
une écriture royale et est à ce titre une des plus ancienne écritures arabes. Bien
qu’elle ait gardé des caractères grands et lourds, elle perdit vers le Xe siècle, son
aspect statique et angulaire.

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