1.
Traitements thermiques
Trempe : Pour les aciers dont le pourcentage de carbone dépasse 0,3% :
But : augmenter la dureté (La dureté est en gros proportionnelle au pourcentage de carbone, la
résilience elle diminue).
Principe : chauffer l’acier dans le domaine austénitique ( 50° au-dessus des courbes Ac3 et
Ac1 du diagramme fer carbone afin de ne plus trouver de trace de ferrite ), maintien à cette
température afin que la transformation de la ferrite en austénite soit complète, puis
refroidissement rapide dans un bain d’eau ou d’huile (dans l’air pour les aciers dits
autotrempants). Le constituant après trempe s’appelle la martensite, c’est elle qui donne la
dureté à l’acier.
Remarque : La trempe s’effectue en général dans la masse (bien que la dureté à cœur soit
moindre pour les pièces de forte section)
Aciers pour trempe : acier non alliés : C35 à C80 (le préfixe C indique que ces aciers fins sont
réservés aux traitements thermiques)
Aciers alliés : 34CrMo4, 100 Cr6
Certains aciers sont utilisés pour la trempe superficielle (ex : dentures d’engrenages) ce qui
permet de garder de la résilience à cœur afin de diminuer la fragilité de la pièce. ex : C40
Revenu :
Se pratique systématiquement après une trempe afin de diminuer la fragilité de l’acier et de
l’homogénéiser.
Revenu basse température : aux environs de 250°C, transforme la martensite en martensite
détensionnée. La dureté obtenue après la trempe diminue peu.
Revenu haute température : aux environs de 500 °C, au-dessus de la température de formation
de la martensite (400 °C), elle détruit donc celle-ci. La dureté obtenue après la trempe
diminue de façon plus significative.
Recuit :
But : Permet de retrouver les caractéristiques initiales du matériau (donc entre autre d’annuler
les effets de la trempe).
Principe : chauffer l’acier dans le domaine austénitique (aux environs de 750 à 800 °C),
maintien à cette température afin que la transformation de la ferrite en austénite soit complète,
puis refroidissement lent à l’air.
Remarque : il existe différents types de recuit
Ex : Recuit d’homogénéisation
Domaine d’utilisation : utilisé en forgeage ou en emboutissage à froid afin d’éliminer le
phénomène de corroyage (augmentation mécanique de la limite élastique Re qui va se
rapprocher de la limite à la rupture) entre les phases de forgeage ou d’emboutissage.
2. Traitements thermochimiques
Cémentation
But : enrichir superficiellement en carbone des aciers dont le pourcentage en carbone est
inférieur à 0,3 %.
Principe : cet enrichissement est obtenu par diffusion à chaud de carbone dans l’acier placé
dans un bain de cément riche en carbone.
Epaisseur enrichie en carbone de 0,7 à 1 mm, le pourcentage en carbone atteint environ 0,8%,
durée de traitement comprise entre 7 et 10 heures en fonction du pourcentage de carbone et de
l’épaisseur enrichie souhaitée. Ce traitement thermochimique à lui seul n’apporte pas de
dureté, c’est la trempe pratiquée par la suite qui apporte la dureté sur la partie cémentée dont
le pourcentage en carbone dépasse les 0,3 %, ce qui permet de garder la résilience à cœur de
l’acier.
Exemples d’aciers de cémentation : C22, 16NiCr6
Nitruration
But : enrichir superficiellement en nitrure des aciers afin d’en augmenter la dureté.
Principe : cet enrichissement est obtenu par diffusion à chaud de nitrure dans l’acier.
Epaisseur nitrurée maxi de 0,7 mm, durée de traitement comprise entre 7 et 10 heures.
Ce traitement thermochimique à lui seul apporte la dureté (dureté Hv 1400), toutefois on
pratique une trempe d’homogénéisation avant la nitruration.
Exemples d’aciers de nitruration : 40CrAlMo7