Ladjadjyoucef
Thèmes abordés
Ladjadjyoucef
Thèmes abordés
Option : Sismologie
Thème :
Etude structurale du bassin du bas Chellif à partir des données
Gravimétriques, magnétiques et sismiques
Présenté par
M. Youcef LADJADJ
J’adresse mes remerciements à tous ceux qui de près ou de loin m’ont apporté leur aide, conseils
ou encouragements afin de réaliser ce travail. C’est grâce à leurs contributions que ce mémoire a pu
voir le jour.
Je tiens à remercier ma promotrice qui a bien voulu assurer le suivi de ce travail. Donc mes
chaleureux remerciements à Mme Boukerbout Hassina, Maître de Recherche au CRAAG, pour avoir
accepté de faire diriger ce mémoire.
Ma reconnaissance est aussi destinée à tous les enseignants du département pour avoir assuré la
formation, plus précisément Mme Hachemi et Mr Bouguerra. Egalement à Monsieur Mustapha
Meghraoui, pour son aide et sa collaboration à distance.
Je remercie les professeurs de spécialité, Valerie Ansel, Michel Granet, Djellit Hammou et
Yelles Chaouche Abdelkarim. C’est grâce à leurs contributions que cette spécialité a pu voir
l’existence.
Mes remerciement vont également aux Monsieur Gadiri , le chef département de développement
des ressources humaines SH-Exploration, Boumerdes de m’avoir accepté comme stagiaire au sein de
l’entreprise, également monsieur A. Laddada pour m’avoir ouvert la porte du département
Tell/Offshore.
Mes remerciements les plus spéciaux à mon ami Mouhamed Tayssir, Géophysicien au
département Tell/offshore, SH-Exploration, Boumerdes pour ces conseils et ses orientations.
Mes chaleureux remerciements vont aux membres du jury pour avoir accepté de juger ce
mémoire.
DEDICACE
YOUCEF
Résumé
RESUME
La région du Chélif est connue par son importante activité sismique. Le but de ce travail est de
déterminer quelques aspects structuraux et tectoniques du Bassin de Chellif à partir des données
géophysiques.
L’étude structurale que nous avons réalisée sur le bassin du Chellif est définie dans un cadre sismo
tectonique, il s’agit de mettre en évidence plusieurs structures géologiques. Le but était de fournir une image
structurale de l’ensemble de la région et surtout de détecter les accidents qui l’affectent. La région se
caractérise par un aspect structural compliqué et une importante variation latérale du faciès géologique.
Du point de vue structural, les investigations géophysiques nous ont permis de dégager un certain
nombre de résultats. La magnétométrie a levé beaucoup de zones d’ombres sur des structures géologiques
notamment sur les remontées magmatiques. Plusieurs structures et contacts géologiques sont interprétés sur
surface.
Une corrélation entre l’information géologique, gravimétrique et magnétique a montré un abaissement
du substratum le long des chaînes magmatiques qui apparaît derrières la genèse des rivières et les plaines
adjacentes. Ainsi le charriage gravitationnel des nappes est vraisemblable.
interprétation structurale.
U.F.A. Sétif2009
Sommaire Page
Chapitre I Introduction 1
Conclusion générale 67
Bibliographie
Liste des figures
géologique d’Algérie, 1952 de Service de la Carte Géologique (M. Dalloni, et al, 1952);
Figure II.1.a : Légende de la carte géologique précédente (Annexe) ;
Figure II.2 : Coupe structurale régionale recoupant les éléments structuraux de l’Ouest Algérien
(Meghraoui et al ; 1996) ;
Figure II.3 : Mouvements relatifs Afrique Asie (P. Tapponnier, 1977);
Figure III.33 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 1000 m ;
Figure III.34 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 2000 m ;
Figure III.35 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 3000 m ;
Figure III.36 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 5000 m ;
Figure III.37 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 10000 m ;
Figure III.38 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 20000 m ;
Figure IV.1 : Carte tectonique active et sismotectonique de la zone étudiée (Meghraoui et al, 1988) ;
Figure V.1.: Principe de la méthode sismique et acquisition des données (document IFP) ;
Figure V.2 : Profile sismique : 2002-CH-A ;
Figure V.3 : Profile sismique : 2002-CH-B ;
Figure V.6 : Carte iso profondeur du la base miocène inférieur ; les failles associées, et l’affleurement du
crétacé ;
Figure V.7 : Représentation perspective du plan de faille de Relizane entre le miocène inférieur et la
surface ;
U.F.A. Sétif2008
Chapitre I
Introduction
Chapitre I Introduction
I. INTRODUCTION
La région du Chélif est connue par son importante activité sismique, dans le bassin méditerranéen. Cette
activité est le résultat de la collision entre les plaques africaine et européenne. Il y a eu des séismes meurtriers
dans la région comme celui de 09 septembre 1954, de magnitude 6.7 et celui de 10 octobre1980, de
magnitude de 7.3.
Le bassin du Chellif fait toujours l’objet d’études géophysiques et géologiques afin de mieux comprendre
le contexte géodynamique de la région et ainsi contribuer à la prévention du risque sismique.
Parmi les travaux antérieurs dans la région, nous citons sur le plan géologique plusieurs études effectuées
dès la seconde moitié du dix-neuvième siècle. La période 1900 à 1930 a vu la publication par le Service de la
Carte Géologique de l’Algérie des feuilles au 1/50000 couvrant cette région, levées essentiellement par A.
Brives, F. Doumergue et M. Dalloni.
La période qui suivit la guerre 1914-1918 a vu reprendre les recherches géologiques dans ce bassin
par des géologues français, il faut citer M. Dalloni, et par l’équipe des géologues anglais dont Pearson qui y
effectua également un certain nombre de forages. Les résultats géologiques de leur travaux qui s’étendent sur
près de vingt ans ont été publiés en 1936 par R. V. Anderson dans sa monographie détaillée Geology in the
Coastal Atlas of Western Algéria accompagnée de la première carte géologique d’ensemble au 1/200000.
J. J. Burger (1952), au nom de la S.N. Repal, a publié une étude régionale intitulé : Le Bassin Néogène du
Chélif.
A . Perrodon (1957), a synthétisé les observations de terrain et les résultats apportés par les forages de son
époque.
G. Thomas, (1985) reprend l’étude du bassin du Chellif du Serravalien au quaternaire. Ce bassin intra
montagneux, développé sur une croûte continentale normale, est doté d’une extrême mobilité. Celle-ci est liée
au cisaillement collision qui amène une tectonique polyphasée en trans-tension puis en trans-pression.
Les travaux géophysiques dans le bassin de Chellif ont débuté dans les années 50, essentiellement la
gravimétrie, la magnétométrie et la sismique réflexion.
Les premières études gravimétriques réalisées en Algérie entre 1933 et 1951 étaient à but régional, elles
consistaient en fait à la mise en place de réseaux gravimétriques (Lagrula Jean, 1949).
U.F.A. Sétif2009 - 1-
Chapitre I Introduction
De 1948 à 1954, la société C.G.G a d’abord réalisé d’importants levés gravimétriques et magnétiques
régionaux au Sahara puis elle les a étendus au Nord (Burger J.J, 1954).
Aeroservice Corporation a réalisé entre 1969 et 1974 la plus vaste compagne de prospection
aeromagnétique et radiométrique pour les comptes de la SONAREM et de la SONATRACH (Idres Mouloud,
1997).
Parmi les travaux géophysiques récents réalisés dans le bassin de Chellif, il y a ceux de la prospection
sismique réalisés par l’ENAGEO, durant la période allant de 2001 à 2003 (Semani N et al, 2004) , pour le
compte de SONATRACH. Il y a aussi les travaux de BGP (Bureau Geophysic of Prospecting), en 2005 pour
le compte de CNPC (China National Petroleum Corporation), pour les prospections magnétique,
gravimétrique et sismique (Chai Yupi et al, 2005).
Ainsi, le but de ce travail est de déterminer quelques aspects structuraux et tectoniques du Bassin de
Chellif, à partir des données gravimétriques, magnétiques et sismiques.
Dans ce présent travail, nous avons utilisé les données sismique et de champs de potentiel, en faisant
appel à certains concepts mathématiques, nous avons pu estimer les paramètres de localisation et
d’identification des structures géologiques.
U.F.A. Sétif2009 - 2-
Chapitre II
succession de plaines, plateaux et collines orientés suivant une direction E-W à NE-SW. Au nord, les
collines bordières élevées 650m sont adossées aux monts de l’Atlas Tellien, le Dahra et le Boumaâd
d’altitude moyenne 800m et 1000m. Au sud, elles butent contre les monts de l’Ouarsenis 1985m.
La grande étendue du bassin, 500km d’Est en Ouest et 25 à75km du Nord au Sud, à nécessité de sa
subdivision en Haut, Moyen et Bas Chellif (Perrodon A, 1957).
La zone d’étude couvre cinq wilayas, Chélif, Relizane, Mostaganem, Oran et Mascara (Figure II.1).
Elle est située entre les longitudes « 00°15’00’’W, 01° 30’00’’E », et de latitude 35°15’00’’N à la côte
méditerranéenne.
Algérienne (Figure II.1). Le périmètre de Chellif fait partie du domaine tellien ou chaîne alpine de
l’Afrique du nord.
En terme de bassin, d’après Perrodon (1957) et Trescartes (1992), le Chellif correspond à un bassin
intra-montagneux. Ils le considèrent un sillon complexe, discontinu par une succession de môles et de
fosses, orienté ENE-WSW. Les faciès marneux remplissent essentiellement les fosses, tandis que les
nord, médian et sud séparés par des secteurs montagneux caractérisent cette région :
1- Le sillon nord est en partie sous marin. Il correspond au plateau de Hachacha.
2- Le sillon médian englobe les plaines de l’Habra, Mina, Ech-Chlef et les plateaux de St Louis et de
Mostaganem.
3- Le sillon sud occupe la plaine de Mascara.
Entre les deux premiers sillons nord et médian s’élèvent les massifs du Dahra. Le sillon médian est
séparé du sillon sud par le Tell méridional qui comprend, dans la région étudiée, d’Ouest en Est les
monts de Beni Chougrane et le massif de l’Ouarsenis. Le sillon sud, quand a lui, est bordé par les hauts
plateaux Oranais.
Au centre, une séparation géologique entre les deux dépressions de Mina et celle de l’Habra
manifestée par des seuils transverses édifiés à l’emplacement de paléo structures (Bel-Hacel et
Bouguirate) permettent de distinguer d’Est en Ouest, une partie amont, une partie médiane et une partie
avale (Trescartes, 1992).
Selon les données géologiques, les contacts anormaux sont généralement présents à différentes
La plaine du Chélif (Figure II.4) est constituée de terrains récents néogènes et quaternaires, tandis
que les massifs bordiers de Boumaâd, Dahra et Ouarsenis sont formés de terrains plus anciens où le
36° 35.5°
1°
1°
0°
0°
36° 35.5°
Figure II.1 : Carte géologique et situation géographique de la zone étudiée du bassin, extrait de la carte géologique
d’Algérie, 1952 de Service de la Carte Géologique (M. Dalloni et al)
La légende de la carte géologique (voir la page suivante).
Le bassin de Chellif (Figure II.4) est né dans un environnement géologique très complexe
L’ensemble a été affecté par une tectonique durant le Miocène et plus récemment durant le
Quaternaire aboutissant au modèle du relief actuel (Thomas, 1985) .
2. Les terrains allochtones ou unités nappées d’âge crétacé à Oligo-Miocene. Ils affleurent
largement dans le massif du Dahra, dont ils forment le coeur, dans les monts de Beni
Chougrane et l’Ouarsenis.
Pour les terrains Néogènes, ils affleurent largement sur les aires marginales du bassin
recouvrant des anticlinaux de nappes. Ils plongent vers le centre du bassin avec un pendage
plus au moins important sous un recouvrement quaternaire, qui constitue le remplissage des
plaines actuelles.
Le substratum ante Néogène du bassin du Chellif est représenté par les dépôts Mésozoïques de la
marge sud Téthysienne. La structure de cette marge durant le jurassique et le crétacé était constituée de
blocs basculés (Kazi Tani ; 1986). L’inversion de cette marge s’est effectuée durant le Miocène inférieur
(Meghraoui et al, 1996), cependant la zone du Chellif continue encore à se déformer (Thomas, 1985 ;
Meghraoui et al, 1996).
La structure de la bordure sud est caractérisée par des plis et des accidents inverses, la direction des
axes des plis est NE-SW dans la région d’Akboube, de Zemmora et de Tliouanet et tend à prendre une
orientation ENE-WSW vers la région nord (Ain-Zeft et El Biod). Ces plis sont mis en relation avec des
phases transgressives et s’associent aux accidents inverses dont l’orientation suit celle des anticlinaux.
Ce sont donc des plis de rampes décrits par (Meghraoui et al, 1996).
La coupe N-S structurale (figure II.2) montre que la zone d’étude est structurée par d’importants
chevauchements. Le Miocène repose indifféremment sur le Crétacé supérieur ou inférieur. Plus au sud,
les nappes Oligo-Miocène chevauchent le Miocène inférieur de l’avant fosse qui repose en discordance
sur les différents termes du Mésozoïque. Ces derniers qui forment soit de simples imbrications soit des
plis par propagation de failles, se rejoignent sur un décollement qui se situe à la base du crétacé
supérieur (Meghraoui et al, 1996).
Figure II.2 : Coupe structurale régionale recoupant les éléments structuraux de l’Ouest Algérien (Meghraoui et al ; 1996)
Les travaux de Polvêche, 1960 (focalisés sur la partie sud du bassin) ont montré l’allochtonie des
séries crétacées et tertiaires. Cet allochtone (nappes Senonienne, Chouala et Oligo-Miocène) chevauche
vers le sud de l’avant-fosse tellienne du Miocène inférieur. Il proviendrait du Nord et se serait mis en
place durant la fin du miocène inférieur. Cette hypothèse (Polvêche, 1960) est mise en évidence par la
Le modèle d’expulsion latérale mixte de (Tapponnier, 1977) se confirmé vingt ans plus tard par
(Idres, 1997) semble indiquer l’explication la plus appropriée de l’initiation de la marge Nord
Algérienne. Il suggère que, le contact établi entre les deux continents Europe et Afrique s’est effectué
principalement par l’intermédiaire d’un coulissage latérale en absence de véritable subduction (Figure
II.3).
Le bassin intramontagneux du Bas Chélif se développe dans un contexte de cisaillement collision sur
une croûte continentale normale. Le taux de subsidence (160 à 460 m/MA) est consécutif à des
plutoniques sont présents sur toute la bordure Nord du bassin, dans la région de Ain-Zeft, de nombreuses
cheminées volcaniques jalonnent les grandes fractures. Egalement, plus à l’ouest d’Ain-Zeft, affleure un
3
9
0
0
0
0
3
5
0
0
0
0
3
1
0
3920000 0
0
0
2
7
0
0
0
0
2
3
0
0
0
0
4040000 4010000 3980000 3920000
U.F.A. Sétif2009 - 10 -
Chapitre III
Introduction
Les hétérogénéités dans la distribution des densités et susceptibilités du sous-sol causent les
variations du champ de potentiels appelées aussi anomalies gravimétriques ou magnétiques.
Comme ce sont les contrastes de la densité et de la susceptibilité qui produisent une perturbation du
champ potentiel normal, les méthodes potentielles en tant que méthodes de prospection consistent à la
mesure de l’écart existant entre le champ observé et le champ théorique calculé moyennant quelques
hypothèses.
L’enregistrement et le traitement des valeurs des champs, nous a permis d’établir les cartes et les
documents de base pour toutes les études gravimétriques et magnétiques.
L’interprétation des cartes des champs de potentiels demande une grande expérience pour dégager
les anomalies utiles positives ou négatives et tenter de les expliquer en fonction des paramètres tels que la
profondeur, la masse et la susceptibilité.
III 1. La Gravimétrie
III 1 1. Calcul de l’anomalie de Bouguer
Les levés gravimétriques sont basés sur la mesure des variations du champ de la pesanteur qui sont
causées par les variations de densité.
Comme la terre est supposée être constituée de couches centrifuges, le champ de pesanteur sera la
somme de plusieurs termes:
Accélération axiale, terme non gravifique dû à la rotation de la terre sur elle même ;
Champ gravifique lié au manteau et au noyau ;
Champ gravifique dû à l’écorce terrestre et par suite au relief.
Afin d'obtenir les variations du champ gravitationnel dues a des causes géologiques, il est
nécessaire de corriger nos lectures de toutes les autres causes extérieures pouvant les influencer (dérive de
l'appareil, marée, ellipticité de la terre . . .).
Donc les mesures gravimétriques sont influencées par plusieurs facteurs, dont il faut éliminer
l’effet, et ceci à travers des corrections apportées aux valeurs brutes des mesures.
U.F.A. Sétif2009 - 11 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Le champ gm représente la différence entre le champ d’attraction Au
M et Au
I , produit par un
astre donné sur la Terre, respectivement en un point (M) de la surface et du centre (I) de la Terre.
g m Au M A u
I (2)
Appelé terme de marée, il dépend de la position selon le temps de l’astre (Planète) par rapport à la
Terre. Par conséquent, il définit la variation dans le temps du champ de pesanteur. Actuellement ces calculs
sont effectués automatiquement à l’aide de plusieurs types de gravimètres électroniques.
V V1
TD 2 (3)
T2 T1
U.F.A. Sétif2009 - 12 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Gm Gm
gh 2
r h r 2
1 2
h r
h r
2
(5)
Gm
1 2 h r
gh g r 2 hg r r (6)
r2
En prenant r comme rayon moyen de la Terre, la correction à faire est donnée par (h positif vers le haut)
g h g r 2 hg r r (7)
Z
B
h
A Géoïde
O
Si on considère deux points A et B sur la même verticale ; l’altitude du point A, qui se trouve sur le
plan de référence « O »; l’altitude du point B est h.
L’expression de correction de la correction d’air libre est comme suit:
B 2 G B h mGal (9)
U.F.A. Sétif2009 - 13 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Z
B
h B
A Géoïde
O
Figure III.2 : Correction de plateau ;
L'intégration se fait numériquement au moyen d'un calculateur utilisant des cartes topographiques
numérisées. Nous citons la méthode de Hammer qui est basée sur la modélisation du terrain par des
couronnes concentriques divisées radialement en compartiments cylindriques dont le nombre augmente en
éloignant de la station. Le rayon de ces couronnes varie de 1m à 22km.
U.F.A. Sétif2009 - 14 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Ti
2G
n
r2 r1 r12 h 2
r22 h 2 (11)
Où Ti est l’attraction d’un des compartiments du cylindre, h est son hauteur moyenne, est la
g th
3 6
g E [1 5 . 2789 10 sin 23 . 462 10 sin ] mGal
2 4
(13)
Où : gth
est la valeur du champ au point de latitude géocentrique
.
g E 978031.846 mGal ; La valeur du champ a l’équateur.
La variation de g pour un déplacement L selon le méridien en direction (NS), sera calculée à partir de
cette même relation :
U.F.A. Sétif2009 - 15 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Conclusion
L’anomalie de Bouguer est la somme algébrique de toutes les corrections plus la différence qui
subsiste entre g mesurée et sa valeur théorique. (Telford et al. 1998).
AB : Anomalie de Bouguer ;
g obs : La pesanteur observée, corrigée de la dérive et de la luni-solaire ;
gth : Pesanteur théorique a la station ; h : Correction à l’air libre ;
B : Correction de plateau ; T : Correction topographique ;
III 2. Le Magnétisme
Bien que proches de la gravimétrie, les méthodes magnétiques sont physiquement plus complexes
vu que le champ magnétique terrestre varie au cours du temps. C'est un champ dipolaire qui peut varier en
intensité et en direction, contrairement au champ gravitationnel qui ne varie que verticalement.
U.F.A. Sétif2009 - 16 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Les mesures de magnétométrie sont faites selon un cheminement en boucle; on débute en un point
donné et on termine à ce même point.
En général, les mesures du début et de la fin, à la station de base, ne seront pas semblables. Cette
différence, appelée dérive, est due en partie au magnétomètre, en partie aux variations du champ externe.
T c T o ( T d T n ) (16)
Où :
Tc : valeur à la station de mesure après correction journalière, nT ;
To : valeur observée à la station de mesure, nT ;
Td : valeur observée à la station journalière, nT ;
Tn : la valeur magnétique de base à la station journalière, nT ;
H
T e 3T m . (17)
R
Où :
Tm : la valeur magnétique moyenne d'intensité de la zone d’étude, adoptant 42869nT ;
H : l'altitude de la station d'observation, m ;
R : le rayon de la terre est de 6.378.245m.
U.F.A. Sétif2009 - 17 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Conclusion
La formule suivante est adopté (Chai Yupi et al, 2005):
T T c T e T n (18)
Où :
∆T : Intensité d’anomalie magnétique totale, nT ;
Tc : valeur absolue après la correction journalière, nT ;
Te : correction d'altitude, nT ;
Tn : la correction normale, nT ;
U.F.A. Sétif2009 - 18 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
r AB R (19)
Avec AB: Anomalie de Bouguer ;
R : Anomalie régionale ;
r : Anomalie résiduelle.
mgal
_
_
0 4 _
km _5
_
Anomalie de Bouguer _
_
Anomalie régionale _
_ 0
_
_ 5
_
Anomalie résiduelle _
_
_
_ 0
_
_ -2
Méthode analytique
Cette technique fait approcher le champ mesuré par un polynôme en x et en y par une méthode
polynomiale dont le degré sera choisi en fonction de la courbure désiré qui représente la régionale.
n
P
x , y aiU I
x, y (20)
i 0
Ui
x , y : Fonction de base qui correspond au produit de deux polynômes orthogonaux.
a i : Les coefficients réels du polynôme p(x, y), ils sont obtenus en minimisant la quantité :
U.F.A. Sétif2009 - 19 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
kn
S
gx k , yk
P
x k , yk
0 k n (21)
k0
g
xk , y k : Champ mesuré en un point.
S
Alors : 0 (22)
a
Nous calculons plusieurs régionales avec des degrés différents et nous choisissons celle qui
coïncide avec notre but de l’étude. Plus le degré de polynôme est grand, plus la régionale prend une forme
qui s’approche au mieux de celle de l’anomalie de Bouguer.
Principe de la méthode
Le prolongement est basé sur le caractère harmonique des champs dérivant d’un potentiel (Blacky,
1995). Il permet d’établir des cartes d’anomalies gravimétriques ou magnétiques à différentes altitudes à
partir des données mesurées.
g(x,y,h1)
Z
1
ds( ,,h0 )
g(x,y,h2 )
Z
0
Z i : L’altitude de prolongement
U.F.A. Sétif2009 - 20 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
h 2 k
,
d d
g Z2
x, y
2
dg (23)
x - y h
2 2 2
3
2
g Z2
x, y g z1
x, y
* fh
x, y (24)
Avec :
h 1
fh
x , y (25)
2 x 2 y 2 h 2
3
2
g Z1
x, y 2k
, (26)
Avec :
Fn
u, vTF fn
x, y
(28)
dérivation d’ordre n suivant la direction x ou y s’obtient par le calcul du spectre de sa dérivé énième
respectivement par les relations (15) et (16) :
n B ( x , y ) n
F[ ] ( ik x ) F [ B ( x , y )] (31)
x n
n B ( x , y )
F[ ] ( ik y ) n F [ B ( x , y )] (32)
y n
U.F.A. Sétif2009 - 21 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Les deux termes (ik x ) n et ( ik y ) n caractérisent les opérateurs de dérivations dans les deux
GZ 2
u , v GZ1
u , v
exp 2 h u 2 v 2 (33)
G Z2
Z
h G Z1
u, v
2 u v exp 2 h
2 2
u v
2 2
(34)
Pour h=0
GZ 2
G Z1
u, v
2 u 2 v 2 (35)
0
Z
GH ( x , y ) (39)
x y
Ce gradient peut s’utiliser pour les champs d’anomalies gravitationnelle et magnétique. Ces valeurs
maximales sont indicatrices des grands contrastes latéraux de densité et de susceptibilité que nous
interprétons par des contacts géologiques ou accidents structuraux.
U.F.A. Sétif2009 - 22 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
V JU (40)
Gq
U.F.A. Sétif2009 - 23 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
U.F.A. Sétif2009 - 24 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
U.F.A. Sétif2009 - 25 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
U.F.A. Sétif2009 - 26 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.11 : Carte de la dérivée suivant x de l’anomalie de Bouguer, Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 27 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
U.F.A. Sétif2009 - 28 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
U.F.A. Sétif2009 - 29 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
U.F.A. Sétif2009 - 30 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.16 : Carte d’amplitude du gradient horizontale de l’anomalie de Bouguer, Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 31 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.17 : Carte de l’anomalie de Bouguer prolongée à 500m, Projection UTM (m).
Figure III.18 : Carte de l’anomalie de Bouguer prolongée à 1000m, Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 32 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.19 : Carte de l’anomalie de Bouguer prolongée à 2000m, Projection UTM (m).
Figure III.20 : Carte de l’anomalie de Bouguer prolongée à 3000m, Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 33 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.21 : Carte de l’anomalie de Bouguer prolongée à 5000m, Projection UTM (m).
Figure III.22 : Carte de l’anomalie de Bouguer prolongée à 10000m, Projection UTM (m).
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Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.23 : Carte de l’anomalie de Bouguer prolongée à 20000m, Projection UTM (m).
Figure III.24 : Carte de l’anomalie de Bouguer régionale d’ordre 3, Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 35 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.25 : Carte du champ d’anomalie magnétique réduit au pôle, Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 36 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.26 : Carte de la dérivée suivant x de l’anomalie du champ magnétique, Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 37 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.27 : Carte de la dérivée suivant y de l’anomalie du champ magnétique, Projection UTM (m).
Figure III.28 : Carte de la dérivée, (SW-NE) de l’anomalie magnétique, Projection UTM (m)
U.F.A. Sétif2009 - 38 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
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Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Le gradient horizontal de l’anomalie magnétique délimite les anomalies sur la base du variation
horizontale d’amplitude autrement à la dérivée verticale qui détermine les anomalies par la variation
verticale d’amplitude. La détermination des limites et des contactes en analysant les variations d’amplitude
sur les monts, plateaux, plaines et nappes. La figure (figure VIII.31) présente la carte du gradient
horizontale obtenu par l’application de la formule (39), sur le champ d’anomalie magnétique réduit au pôle.
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Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.31 : Carte d’amplitude du gradient horizontale de l’anomalie magnétique, Projection UTM (m).
Toutes les anomalies observées sur la carte d’anomalie du champs réduit au pôle sont présentes sur
les cartes prolongées jusqu’à 3 km (Figure III.32, 33, 34 et 35). La persistance des anomalies positives sur
le champ prolongé montre qu’elles sont liées à des structures profondes. D’après les prolongements du
champ, les chaînes d’intrusions persistent sur toutes les cartes.
Le prolongement vers le haut aux altitudes 0.5km, 1km, 2km, 3km, 5km et 10km des cartes
d'anomalie (Figure III.32, 33, 34, 35, 36 et 37), montrent une atténuation des anomalies aux grandes
profondeurs.
En effet, l’altitude de prolongement de 20km montre la tendance régionale, Cette carte (Figure
III.38) montre clairement l’orientation régionale E-W des structures.
U.F.A. Sétif2009 - 41 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.32 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 500 m,
Projection UTM (m).
Figure III.33 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 1000 m,
Projection UTM (m).
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Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.34 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 2000 m,
Projection UTM (m).
Figure III.35 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 3000 m,
Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 43 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.36 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 5000 m,
Projection UTM (m).
Figure III.37 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 10000 m,
Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 44 -
Chapitre III Traitement des données de champs de potentiel
Figure III.38 : Carte du champ de l’anomalie magnétique réduit au pôle prolongé à 20000 m,
Projection UTM (m).
U.F.A. Sétif2009 - 45 -
Chapitre IV
maximum de sédimentation (formation Plio-Quaternaire, série Miocène), par contre les axes positifs
sont la signature de la diminution d’épaisseur sédimentaire qui est à l’origine des remontées des socles
cristallins ou métamorphiques. Ainsi, les résultats obtenus par les cartes d’anomalie de Bouguer et
résiduelles, ont mis en évidence un certain nombre d’anomalies
L’analyse de la carte tectonique (Figure IV.1) montre que les anomalies gravimétriques sont
Figure IV.1 : Carte tectonique active et sismotectonique de la zone étudiée (Meghraoui, 1988)
U.F.A. Sétif2009 - 46 -
Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
Par l’analyse et l’interprétation des anomalies rencontrées sur les cartes gravimétriques, de
l’Ouest en Est on distingue :
U.F.A. Sétif2009 - 47 -
Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
AGP1 : Une anomalie positive située à l’extrême Ouest de la carte. Elle représente la partie orientale
du Plateau de saint Louis d’Arzew ;
AGP4 : Une anomalie positive dans la direction NW-SE. Elle est localisée juste au sud ouest du mont
de Bel-Hacel. C’est le mont anticlinal de Bouguirate. La structure de Bouguirate relevée par les
affleurements géologiques, montre une anomalie de forme asymétrique allongée de Nord Est - Sud
Ouest. Cette dernière est située au nord ouest de l’anticlinal de Tliouanet et se sépare de l’anomalie de
Zemmora par la présence d’un axe négatif appelé axe de Guerbouça ;
AGP5 : Une anomalie positive avec une forme allongée dans la direction NE-SW. Elle est localisée au
sud ouest de la carte. Elle est bien visible sur le champ prolongé à 0.5 kilomètre. Elle est attribuée au
massif de Beni-Chougrane ;
AGP6 : Une anomalie positive de faible amplitude de 8 mGal, a une forme circulaire. Se localise à
l’ouest de Relizane. Entourant le sondage HL1 qui a échoué dans les séries évaporites attribuées au
Trias, cette anomalie persiste sur un champ prolongé à deux kilomètres. Cette anomalie a une origine
probablement diapirique ;
AGP7 : À l’Est de la ville de Relizane, il se présente une anomalie positive allongée dans la direction
NE-SW. Elle représente l’anticlinal de Zemmora. Elle apparaît sur le champ prolongé à 5 kilomètres ;
AGP8 : Une anomalie positive de faible amplitude allongée dans la direction NE-SW. Elle se situe au
nord-est de la carte. Elle représente l’anticlinal d’Oued Rhiou qui est associé à un accident
chevauchant (Meghraoui et al, 1996). Elle apparaît sur le champ prolongé à 2 kilomètres ;
AGP9 : Une anomalie positive avec une amplitude maximum de 20 mgals, elle a une forme étirée
dans la direction NE-SW. Elle se situe à l’extrême Est de la carte au dessus du crétacé des monts de
l’Ouarsenis. elle apparaît sur la résiduelle et sur la carte prolongée à 5 kilomètres. Elle peut montrer
l’enracinement des monts de l’Ouarsenis dans cet endroit ;
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Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
AGP10 : Une anomalie positive avec une amplitude maximum de 25 mgals. Elle se situe à l’extrême
Nord-Est de la carte. Elle représente un anticlinal qui se suit par un synclinal vers les monts du Dahra.
Elle apparaît sur la résiduelle et sur la carte du champ prolongé à 3 kilomètres et elle s’atténue à 5
kilomètres ;
AGP11 : Une anomalie positive d’une variation d’amplitude monotone, rapide et importante qui
atteint 75 mGals. Elle est située le long de la limite nord de la carte. Représente clairement le talus
continental, et persiste sur toutes les cartes prolongées ;
AGP12 : Une anomalie positive a une amplitude importante et une basse fréquence. Elle est située le
nord du Dahra. Elle représente le plateau de Hachacha.
AGN3 : cette anomalie est limitée par deux anomalies positives, l’une est au sud-ouest et l’autre est à
l’Est. Elle est observable sur le champ prolongé jusqu’à 5 kilomètres donc elle est probablement liée à
une structure sédimentaire très profonde. C’est la dépression qui sépare le plateau Miocène de
Zemmora et le massif de Beni-Chougrane ;
AGN4 : Anomalie gravimétrique de faible amplitude. Elle est située sur la plaine de Mina qui sépare
le seuil de Bouguirate et le massif de Beni Chougrane où cette dépression est couverte par les dépôts
quaternaires ;
AGN5 : Sur la limite nord du bassin se dessine une anomalie négative sépare les monts du Dahra,
représentée par une anomalie positive profonde de direction nord est - sud ouest, de la plaine de la
Mina. C’est la plaine de Chellif.
U.F.A. Sétif2009 - 49 -
Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
linéaments sont des failles en majorité, qui sont observées clairement sur la carte géologique.
Sur la carte (Figure IV.3), sont mis en évidence les linéaments gravimétriques suivants :
LG1 : De direction NE-SW, il sépare le seuil du plateau de Saint Louis d’Arzew et la plaine de
l’Habra ;
LG2 : De direction NE-SW, il marque une zone de passage lente du massif de Beni-Chougrane à la
plaine de l’Habra ;
LG3 : De direction NW-SE, il sépare le seuil du plateau de Mostaganem et la plaine de l’Habra;
U.F.A. Sétif2009 - 50 -
Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
LG7 : il est orienté NW-SE, et marque la zone de passage des monts du Dahra vers le plateau de
Mostaganem. C’est la cluse de Chellif ;
LG9 : il est orienté NW-SE, et marque la zone de passage du massif de Beni-Chougrane à la Plaine du
Mina ;
LG10 : De direction NE-SW est bien visible sur la dérivée horizontale en y et la dérivée verticale. Il
demeure sur les prolongements à différentes altitudes. Bien qu’il n’est pas visible sur la carte
d’anomalie résiduelle ;
LG11 : orienté NNE-SSW, en corrélation avec les données sismiques, elle montre la faille inverse de
Relizane qui affleure en surface juste a l’ouest de la ville. Cette faille épouse la limite ouest du plateau
Miocène de Zemmora ;
LG12 : il est orienté NE-SW, et marque le seuil nord du plateau miocène de Zemmora vers la plaine
du Chellif ;
LG13 : il est orienté NE-SW, et marque la bordure sud du plateau miocène de Zemmora ;
LG14 : il est orienté NE-SW, et marque la limite de l’anticlinal de Oued Rhiou, représenté par la faille
chevauchante vers le bassin ;
LG15 : il est orienté NE-SW, et marque le seuil de la bordure sud de bassin, c’est l’Ouarsenis ;
LG16 : il est orienté NE-SW, et marque le seuil de la bordure nord de bassin, c’est le Dahra ;
gradient horizontale.
U.F.A. Sétif2009 - 51 -
Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
magnétiques importantes en forme des ceintures de fortes amplitudes et de basse fréquence relativement
sur une grande échelle. Une dans la partie Nord de direction E-W, l’autre au centre de la zone étudiée
dans la direction N-S. Elles sont confirmées par les puits de Ain Zeft AZ1 et Tliounet TL (Perrodon,
Figure IV.4 : Champ d’anomalies magnétiques réduit au pôle, Projection UTM (m).
Bd : puit de Biod, AZ : puit de Ain Zeft, THA : puit de Thaler, HL : puit de Hillil,
TL :puit de Tliouanet, FKA : puit de Farnakat, BLK : puit de Belkeir.
U.F.A. Sétif2009 - 52 -
Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
persistance des anomalies positives sur le champ prolongé montre l’enfoncement des structures.
En outre, il y a cinq structures de hautes fréquences (AMP1 à AMP5) qui sont sporadiquement
développées et séparées dans la partie de sud ouest, deux parmi ces cinq structures sont situées
exactement au dessus des puits connus de Fornaka FK1 et Belkheir BLK1 (Figure IV.4) qui ont traversé
des roches ignées (Perrodon, 1957).
Pour l’anomalie AMP15 située à l’extrême Est de la carte, positive et située au dessus des
affleurements crétacé. Elle persiste sur le champ prolongé, elle peut prouver l’autochtonie du crétacé et
l’enracinement des monts de l’Ouarsenis dans cet endroit, comme elle est en accord avec l’effet
gravimétrique (AGP9 ; Figure IV.3) qui concorde le même résultat.
L’anomalie négative AMN4 située au centre de l’étude, elle est de grande longueur d’onde. La
carte géologique (Figure II.4 ; Meghraoui, 1982) montre que le plateau de Zemmora est poste nappe, le
fait que le magnétisme montre une anomalie très faible, alors que le champ gravitationnel montre une
anomalie positive, ceci peut nous conduire à penser qu’il est charrié. Ce résultat est acceptable du
moment que c’est un bassin poste nappe rempli par des couches allochtones.
De même pour l’anomalie magnétique négative AMN5, elle est située dans le sud-est de la carte
sur des affleurements crétacés (Figure II.1 ; page05), également le champ gravitationnel montre une
anomalie négative, ce qui peut supposer une couche épaisse de sédiments et que le socle est encore plus
loin. Tous ça confirme et mettre en évidence l’hypothèse que le crétacé est allochtone dans cet endroit
(Polvêche, 1960), (Meghraoui et al, 1996).
AMN6 : de faible amplitude positive. Elle est située beaucoup plus vers le sud sur la dépression de
Mascara, également le champ gravitationnel montre une anomalie négative, lié à des sédiments épais et
que le socle est encore plus loin.
AMN7 : Elle est située beaucoup plus vers le nord, c’est le Dahra. Le Crétacé remonte et affleure.
Cette anomalie magnétique est de très faible amplitude, par contre l’anomalie gravitationnelle est
fortement positive.
U.F.A. Sétif2009 - 53 -
Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
Linéaments magnétiques
Les cartes magnétiques montrent plusieurs linéaments de directions variées, ceux au nord
semblent montrer la limite de l’effet du massif de Dahra. D’autres linéaments qui suivent la direction
d’écoulement et les limites d’épanchements magmatiques tels que le secteur de Hillil, justifié par
l’épaississement sédimentaire trouvée dans les puits HL1 vers HL2 de Hillil (Perrodon, 1957).
Beaucoup d’autres linéaments magnétiques ont été interprétés en générale comme étant des
contacts géologiques, ils sont clairs sur les cartes des dérivées (Figure III.26 à III.29).
Les linéaments magnétiques au dessus des chaînes des remontées ignées peuvent montrer les
alternances morphologiques de la superposition des magmas ou bien les limites de la diffusion
magmatique. Une corrélation de la carte du champ d’anomalie magnétique avec la carte géologique
montre que les limites magmatiques bordent à certaine mesure tous les monts et les plateaux adjacents.
En tenant compte de la compression du NNW - SSE au cours de la collision entre les deux
dépression de Mascara est bordée par le soulèvement de Tliouanet au NW à travers une faille inverse,
alors que le soulèvement de Tliouanet borde la dépression de l’Habra au NW avec un plongement d'une
faille normale (Meghraoui, 1988). Le nord-ouest de la plaine de Mina est limité par le chevauchement
du soulèvement de Thaler qui est montré sur la carte sismotectonique de (Figure IV.1 ; Meghraoui,
1988)
Les failles sont définies dans ce secteur avec les données gravimétriques et magnétiques. On a
constaté le développement des failles normales, des failles inverses et des failles chevauchantes. la
plupart des failles sont orientées NE-SW. Toutes ces failles contrôlent le développement et l’extension
des structures résiduelles. Egalement, l’information sismique (figure V.6&V.7 base Miocène inférieur)
sur une petite partie de cette zone montre un modèle d’un anticlinal contrôlé par deux failles inverses.
Le champ résultant par l’interférence du champ du magma avec l’effet magmatique et l’effet des
structures et des failles qui relativement faible peut fausser l’interprétation. Nous recommandons
d’autres méthodes géophysiques d’investigation verticale telle que la sismique réflexion profonde afin
U.F.A. Sétif2009 - 54 -
Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
des amplitudes magnétiques faibles au dessus des affleurements mésozoïques, tandis que les deux
hautes anomalies en forme des ceintures sont situées sous les plaines quaternaires et elles s’étalent
approximativement le long des rivières de la région, principalement Oued Ech-Chlef et Oued Mina
(Figure IV.5). D’après les prolongements du champ, les intrusions persistent sur toutes les cartes.
amplitude relativement à celui du substratum. L’information sur le substratum contenant est noyée dans
le champ d’anomalie magnétique, ainsi une information magnétique claire sur le substratum contenant
n’est pas facile à dégager.
L’enregistrement d’un effet magnétique important qui superpose un effet gravitationnel minime,
spécialement le long des rivières et les basses altitudes peut expliquer un abaissement du socle, ainsi le
charriage gravitationnel des nappes est vraisemblable. Ce résultat est en accord avec les résultats
géologiques de (Gourinard, 1954) : Les plis des bordures Sud du Dahra et du plateau de Mostaganem
relèvent de la tectonique superficielle proprement dite, qu’ils soient dus au un glissement par gravité de
la bordure du bassin néogène (Gourinard, 1954). Cependant il semble bien par la sismique que la
surface de base du Néogène soit effectivement a peu près un plan incliné entre l’embouchure du Chellif
et Noisy (Gourinard, 1954).
U.F.A. Sétif2009 - 55 -
Chapitre IV Interprétation des données de champs de potentiel
U.F.A. Sétif2009 - 56 -
Chapitre V
V 1. Introduction
Le principe de base de la sismique réflexion consiste à produire des ondes en surface et à mesurer le
temps mis par ces ondes pour aller depuis le point d’émission jusqu’à une série de récepteurs placés à la
surface du sol après réflexion sur les différentes couches du sous-sol.
Les enregistrements sur le terrain sont réalisés avec une mise en œuvre adéquate pour renforcer
l’ondelette sismique et améliorer le rapport signal sur bruit en jouant sur la géométrie et les dimensions des
nappes d’émission et réception.
Figure V.1. Principe de la méthode sismique et acquisition des données (document IFP)
La figure ci-dessus (Figure V.1) illustre le principe de la sismique réflexion. Le milieu géologique
est constitué de deux couches surmontant un substratum. Le dispositif source est situé au milieu du
dispositif récepteur. La propagation des ondes réfléchies est matérialisée par des rayons obéissant aux lois
de Descartes. La partie droite de la figure montre un exemple d’enregistrement. La distance horizontale du
récepteur par rapport à la source représente le déport. Le temps d’arrivée de l’onde réfléchie augmente
proportionnellement avec le déport. La mise en œuvre utilise le principe du filtrage spatial et de la
directivité de l’énergie. Les enregistrements sont issus d’une mise en œuvre appropriée de manière à
pouvoir faire des sommations en couverture multiple lors du traitement sismique.
Le film enregistré ne traduit pas uniquement des événements utiles représentés par des réflexions
simples. Il est aussi l’enregistrement de bruits divers, qui se superposent aux signaux proprement dits, qu’on
n’a pu atténuer complètement sur le terrain (réflexions multiples, réfraction, diffraction …).
La méthode sismique comporte, comme toute méthode de prospection géophysique, trois phases :
l’acquisition des données, le traitement de l’information et l’interprétation de résultat final.
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Chapitre V Sismique réflexion
L’énergie sismique émise par le dispositif source se propage dans le sous-sol sous forme d’ondes
élastiques, cette énergie se repartit entre les ondes de volume et les ondes de surface.
Pour la résolution du problème de la prospection sismique tel que l’établissement section temps et
l’étude stratigraphique de formation, il est nécessaire de connaître les vitesses de propagation des ondes
élastiques dans les couches traversées.
Le traitement sismique se définit comme étant toute intervention mathématique sur un
enregistrement sismique pouvant contribuer à la mise en évidence des réflexions primaires afin de faciliter
l’interprétation sismique. L’ensemble des traitements élémentaires, appelé séquence de traitement, a pour
but de convertir les données brutes enregistrées sur le terrain de la zone étudiée, en coupes sismiques
montrant les différents réflecteurs sismiques correspondant aux horizons géologiques.
Ainsi, la méthode sismique réflexion fournit une image structurale de la sub-surface qui apparaît
comme une coupe géologique.
U.F.A. Sétif2009 - 58 -
Chapitre V Sismique réflexion
Les paramètres d’acquisition retenus après analyse des tests sont (Semani et al, 2004) :
U.F.A. Sétif2009 - 59 -
Chapitre V Sismique réflexion
V 2 3. Interprétation sismique
L’analyse des données de surface combinées aux données de sub-surface nous a permis de dégager
des structures intéressantes vers la bordure sud du bassin.
Une tentative d’interprétation sismique a été entamée à partir de quelques sections sismiques qu’on a
traitées durant l’étude d’acquisition sismique de Chellif2002, réalisé par la compagne ENAGEO, pour le
compte de SONATRACH.
L’identification et la corrélation du niveau miocène inférieur ont été faite à partir des données des
puits existant dans la région en combinaison avec les affleurements géologiques (Figure V. 2, 3 et 4).
Une interprétation sismique a été entamée sur la station IESX à la base des données sismiques de
l’étude Chellif existante en format SEGY.
L’interprétation de la cartographie de la bordure sud faite à partir des données sismiques combinées
aux données de surface (carte géologique), nous a permis de déceler une tectonique complexe affectée par
de nombreux accidents de directions différentes, à caractère chevauchant.
La présence de ces accidents témoigne de mouvements compressifs, que la zone a subi entraînant
une structuration plus prononcée au miocène inférieur.
Structure Relizane
La structure de Relizane est située au sud-est de la ville de Relizane, il s’agit d’un pli anticlinal
orienté NNE-SSW associé à des failles de nature inverse de même direction. Ce dernier, montre un rejet
pouvant atteindre les 400m. Combiné à la géologie de surface, cet accident semble être relié au grand
accident de Zemmora qui affleure en surface (Figure V.2, V.6 et V.7).
A noter que la plus grande superficie repose vers le sud-ouest en biseautage contre un substratum
d’age crétacé qui affleure partiellement en surface.
Structure Zemmora
Dans la zone de Zemmora au sud-est de la ville de Relizane, se manifeste un soulèvement à cœur
miocène inférieur de direction probable nord ouest - sud est, et dont le flanc SW repose en discordance sur
les séries crétacé qui affleurent à ce niveau et son flanc sud adossé au grand accident de Zemmora relevé sur
la carte géologique.
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Chapitre V Sismique réflexion
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Chapitre V Sismique réflexion
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Chapitre V Sismique réflexion
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Chapitre V Sismique réflexion
2850
Relizane 2825
2800
2775
2750
2725
2700
2675
2650
2625
2600
(m/sec)
Le traitement des données sismiques nous a permis d’obtenir le champ de vitesse spatio-temporelle
de la zone étudiée. Les valeurs de vitesses du miocène inférieur (Figure V.5) ont un gradient décroissant
remarquable du flanc sud vers le Nord.
Ce gradient peut exprimer que la compaction a une distribution horizontale variable proportionnelle
à la variation de vitesse. Cette variation de la compaction du milieu peut s’exprimer par l’effet compressif
transféré par la convergence continentale de la plaque Africaine vers l’Européenne.
En conclusion la compaction horizontale se propage d’une façon décroissante, elle diminue en
s’éloignant du flanc, du mont vers le bassin. Les endroits méridionaux les plus accidentés (failles de
Relizane et Zemmora et le pli anticlinal de Relizane) expriment un taux élevé de compaction (Figure V.6 et
V.7).
U.F.A. Sétif2009 - 64 -
Chapitre V Sismique réflexion
Figure V.6 : Carte iso profondeur du la base miocène inférieur ; les failles associées, et l’affleurement du crétacé ;
Figure V.7 : Représentation perspective du plan de faille de Relizane entre le miocène inférieur et la surface ;
U.F.A. Sétif2009 - 65 -
Chapitre V Sismique réflexion
V 3. Conclusion
L’accident géologique de Relizane (Figure V.6 et V.7) est un pli anticlinal associé à deux failles
inverses. Cet accident complexe représente deux phénomènes synchrones, le premier peut être la
manifestation de la force de compression transférée par la convergence continentale de la plaque Africaine
vers l’Européenne (Tapponnier, 1977). Tandis que la deuxième peut s’exprimée par la compression E-W.
Cette dernière accepte l’hypothèse du charriage gravitationnel du plateau de Zemmora citée auparavant.
L’interprétation précédente des champs potentiels a montrée que la faille inverse de Relizane
n’atteint pas le substratum, n’affect que le paquet sédimentaire poste nappe et trace la limite Ouest du
plateau de Zemmora. Tous ça peut montrer que le charriage du plateau de Zemmora est derrière la genèse
de cette faille.
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Conclusion générale
Conclusion
Conclusion générale
L’étude structurale, que nous avons réalisé sur le bassin du Chellif est définie dans un
cadre sismotectonique : il s’agit de mettre en évidence plusieurs structures géologiques. Le but
était de fournir une image structurale de l’ensemble de la région et surtout de détecter les
accidents qui l’affectent. La région se caractérise par un aspect structural compliqué et une
importante variation latérale du faciès géologique.
Du point de vue structural, les investigations géophysiques nous ont permis de dégager un
certain nombre de résultats à savoir : dans la zone orientale ont été mises en évidence les
structures de Relizane et Zemmora. Elles se situent près de la marge sud du bassin du Chellif.
L’interprétation des champs pour la faille inverse de Relizane a montré qu’elle n’affecte
que le paquet sédimentaire post nappe et qu’elle trace la limite Ouest du plateau de Zemmora, là
où on a conclu que cette faille est provoquée par l’effet compressif de charriage.
Le traitement des données sismiques nous a permis d’obtenir le champ de vitesse spatio-
temporel de la zone étudiée. Les valeurs de vitesses du miocène inférieur ont un gradient
décroissant remarquable du flanc Sud vers le nord. Ce gradient peut exprimer que la
compaction du Miocène inférieur a une distribution horizontale variable proportionnellement à
la variation de la vitesse de propagation des ondes.
Au niveau du miocène, la structure de Relizane est un pli anticlinal associé à deux failles
inverses d’orientation N-S. Cet accident complexe qui représente deux phénomènes synchrones
prouve la manifestation des forces de compression, une de direction N-S s’exprime par la
convergence continentale de la plaque Africaine vers l’Européenne, et l’autre E-W entre le
plateau de Zemmora et la chaîne des remontées magmatiques. Cette dernière on addition avec la
pente régionale E-W du plan miocène inférieur renforcent les hypothèses de charriage
gravitationnel et l’abaissement du socle.
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Bibliographie
BIBLIOGRAPHIE
Abstract
The area of Chélif is known by its important seismic activity. The goal of this work is to determine some structural
and tectonic aspects Basin of Chellif using geophysical data.
The structural study that we carried out on the basin of Chellif is defined within a sismotectonic framework, it is
highlights of several geological structures. The goal was to provide a structural image of the whole of the area and
especially to detect the accidents which affect it. The area is characterized by a complicated structural aspect and an
important lateral variation of the geological facies.
About the structural side, the investigations geophysics enabled us to release a certain number of results.
Magnetometry raised much obscure regions on geological structures in particular on the magmatic rising. Several
geological structures and contacts are interpreted on the charts of the potential fields.
The study of the seismic reflexion was carried out in a well defined area and considered as important looking to the
population density, the industrial park and the presence of the geological accidents which apear on the surface.
A correlation between geological, gravimetric and magnetic information showed a lowering of the substratum along
the magmatic chains which appears behind the genesis of the rivers and the plains adjacent. Thus the gravitational
moving of the layers is probable.
Résumé
La région du Chélif est connue par son importante activité sismique. Le but de ce travail est de déterminer quelques
aspects structuraux et tectoniques du Bassin de Chellif à partir des données géophysiques.
L’étude structurale que nous avons réalisée sur le bassin du Chellif est définie dans un cadre sismo tectonique, il
s’agit de mettre en évidence plusieurs structures géologiques. Le but était de fournir une image structurale de l’ensemble
de la région et surtout de détecter les accidents qui l’affectent. La région se caractérise par un aspect structural
compliqué et une importante variation latérale du faciès géologique.
Du point de vue structural, les investigations géophysiques nous ont permis de dégager un certain nombre de
résultats. La magnétométrie a levé beaucoup de zones d’ombres sur des structures géologiques notamment sur les
remontées magmatiques. Plusieurs structures et contacts géologiques sont interprétés sur les cartes des champs de
potentiels.
L’étude de la sismique réflexion a été réalisée dans une région bien déterminée et jugée importante vu la densité de
la population, la zone industrielle et la présence des accidents géologique qui affleurent en surface.
Une corrélation entre l’information géologique, gravimétrique et magnétique a montré un abaissement du
substratum le long des chaînes magmatiques qui apparaît derrières la genèse des rivières et les plaines adjacentes. Ainsi
le charriage gravitationnel des nappes est vraisemblable.
The gradient and depth maps of the Miocene base reveal variations in compaction that correspond to the dynamic tectonic activities in Relizane. The gradient, which decreases from the south towards the north, indicates a differential compaction due to pressure exerted by the African plate towards the European plate. These maps also show that the most structurally affected areas align with major fault lines, providing insights into the tectonic and seismic behavior of the region .
Horizontal derivatives emphasize lateral changes across the region, identifying structural boundaries and shifts in geological features at the surface, while vertical derivatives focus on vertical changes, highlighting depth-related differences such as buried structures or subsurface continuity. Together, they provide a multi-dimensional view of geological features, aiding comprehensive mapping .
The spatial distribution of geophysical anomalies informs regional tectonic activity by identifying areas of structural complexity that are likely zones of accumulated stress, leading to increased seismic risk. Variations in anomaly gradients can pinpoint fault zones, edge of tectonic plates interaction, and potential epicenters for future seismic events. Recognizing these hotspots helps in assessing and potentially mitigating seismic risks in regions prone to tectonic movements .
Geophysical data, including magnetic and gravimetric surveys, reveal different densities and magnetic characteristics that correlate with uplift and subsidence patterns in the Dahra mountain region. The identified anomalies point to magmatic activity, tectonic faulting, and the subsequent vertical movements of crustal blocks, which are key indicators of the regional dynamic processes and potential areas of heightened seismic activity .
Seismic reflection data allows for detailed imaging of the subsurface, revealing the spatial arrangement of tectonic structures such as faults and folds. In the Chellif region, these data highlight the presence of syncline-anticline systems and their interactions with fault lines, offering insights into the sedimentary and tectonic evolution driven by the African-European plate convergence .
The Bouguer anomaly map primarily reflects density variations in the subsurface, such as contrasting geologic formations like dense basement rocks versus overlying sediments. In contrast, magnetic anomaly maps highlight variations in magnetic mineral content, indicating past igneous activities or uplifted basement blocks. Discrepancies between these maps can illuminate complex geological features such as buried igneous bodies or structural contacts undetectable by a single type of anomaly map .
Seismic data analysis of the Zemmora plateau suggests significant faulting and folding, likely resulting from tectonic forces between the African and European plates. The area is marked by inverse faults and compressive structures, indicating active deformation processes, crucial for understanding ongoing seismic risks and tectonic evolution .
The vertical derivative of the Bouguer anomaly is crucial in identifying lateral contrasts and gradients of density, which helps to delineate tectonic and geological boundaries. It highlights the distribution of geological features by marking denser areas and clarifying boundaries between different geological zones such as plains and mountain ranges .
The primary cause of the seismic activity in the Chélif region is the collision between the African and European tectonic plates. This tectonic interaction has a history of causing significant seismic events in the region, including notable earthquakes in 1954 and 1980 .
Magnetic anomalies in the region reveal variations in subsurface structures as they indicate the presence of different rock types and structural orientations. High-frequency positive anomalies suggest the presence of magmatic intrusions or uplifted basement structures, while negative anomalies point to deeper sedimentary basins. These anomalies help trace fault lines and tectonic shifts, providing a comprehensive picture of subsurface geological processes .