Cycle 4: Etudier et modéliser les solides déformables
Chapitre 2 : Résistance des matériaux
La mécanique des structures industrielles (robot, portique, ferme, pont, pale d’hélice,...) permet de prévoir le
comportement des structures sous charges par la détermination des résistances et des déformations des pièces
constitutives. Elle permet de prévoir les dimensions, les formes et les matériaux des pièces afin que ces éléments
puissent assurer leur fonction dans les meilleures conditions de sécurité, d’économie et d’esthétique.
Comment déterminer les déformations et contraintes dans un solide soumis aux sollicitations
simples de la RDM ?
B. Modéliser:
- Déterminer le torseur de cohésion dans une section droite
- Identifier les sollicitations et contraintes en un point d’une poutre
- Associer le modèle de poutre du solide déformable globalement en petites déformations
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SOMMAIRE
Les poutres droites
1. Définitions
2. Géométrie
3. Propriétés géométriques de la section droite moyenne, section droite
4. Hypothèses sur le comportement des poutres droites
Approche efforts
1. Modélisation des actions extérieures : champ linéique d'efforts et efforts concentrés
2. Modélisation des efforts intérieurs : torseur de cohésion dans une section droite (coupure, repère local)
3. Equations d’équilibre
4. Notations
5. Champ des contraintes dans une section droite
Approche cinématique
1. Hypothèse de Navier Bernoulli
2. Hypothèse des petits déplacements : torseur des petits déplacements d’une section droite
3. Torseur des déformations
Comportement élastique linéaire des matériaux
1. Loi de comportement par rapport aux phénomènes d’extension et de glissement
2. Module d'élasticité longitudinal E, coefficient de Poisson
conventionnelle d'élasticité R0,2%
Applications aux sollicitations classiques
1. Traction pure
2. Torsion pure des cylindres de révolution
3. Flexion plane
4. Cisaillement
Critères de tenue mécanique
1. Déformation
2. Résistance mécanique
3. Déplacement ou raideur en un point donné de la ligne moyenne
4. Coefficient de sécurité
5. Concentrations de contraintes
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Objectif du cours:
En statique et en dynamique, on suppose les solides indéformables. Cette hypothèse est intéressante car les calculs des actions
mécaniques et des lois de mouvement sont ainsi simplifiés et les erreurs induites par cette hypothèse sont généralement faibles.
La mécanique des structures industrielles (robot, portique, ferme, pont, pale
d’hélice,...) permet de prévoir le comportement des structures sous charges par la
détermination des résistances et des déformations des pièces constitutives. Elle
permet de prévoir les dimensions, les formes et les matériaux des pièces afin que
ces éléments puissent assurer leur fonction dans les meilleures conditions de
sécurité, d’économie et d’esthétique.
Les structures étudiées devront pouvoir se modéliser en un système de poutres
droites. La théorie des poutres droites s’appuie sur un certain nombre
d’hypothèses qui vont être exposées dans ce chapitre.
1. Poutres droites
1.1. Définitions
Une poutre droite « E » est un solide globalement déformable, engendré par la translation d’une aire plane « » dont le
centre d’inertie « G » décrit un segment de droite orienté de « O » vers « B ».
Le segment « OB » est appelé ligne moyenne de la poutre.
La section « » est appelée section droite de la poutre.
r r r
Le repère de référence R 0 O, x 0 , y 0 , z 0 est le repère orthonormé direct lié
B à la poutre non déformée. Il permet de définir les déplacements des sections
et des points de la poutre après le chargement.
() r r r
Le repère local R G, x, y, z est le repère orthonormé direct lié à la section
r r r r r
droite tel qu’à l’état initial x x 0 ; y y 0 ; z z 0 .
« x » est l’abscisse de la position de la section droite « » tel que :
« E1 » est la partie de la poutre définie par l’ensemble des points d’abscisse inférieure ou égale à « x » ;
« E2 » est la partie de la poutre définie par l’ensemble des points d’abscisse supérieure à « x ».
1.2. Géométrie
La ligne moyenne est portée par x 0 ;
La dimension de la section droite « » reste constante au cours de sa translation de « O » vers « B », ou s’il elle varie,
cette variation doit rester faible et progressive ;
Les dimensions transversales de la poutre droite restent petites devant la longueur « L » du segment « OB » : L > 10 a
avec « a » plus grande dimension transversale ;
La poutre possède un plan de symétrie : soit le plan
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1.3. Propriétés géométriques de la section droite moyenne
Pour certains types de sollicitations des poutres droites, la répartition de matière par rapport aux axes de déformation
intervient sous la forme d’expressions appelées « moment quadratique ». Il est indispensable pour calculer la résistance et
la déformation des poutres sollicitées en torsion et en flexion. En effet, la résistance d'une section sollicitée selon un axe
donné varie avec son moment quadratique selon cet axe.
(Ne pas confondre avec les moments et produits d’inertie vus en cinétique)
1.3.1. Moment quadratique d’une surface plane par rapport à un axe de son plan
G ( )
1.3.2. Théorème de Huyghens
G
1.3.3. Moment quadratique polaire d’une surface plane par rapport à un point de son plan
1.3.4. Propriétés
1.3.5. Applications
(Voir TD pour démonstration)
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1.4. Hypothèses sur le comportement des poutres droites
1.4.1. Matériaux de construction
On fait l’hypothèse que les matériaux constituant les poutres et utilisés dans le cadre des études relatives à ce cours doivent
posséder les propriétés suivantes:
Les discontinuités microscopiques dues à la nature des matériaux de construction (grains, mailles,) sont
négligées (matériau continu);
La constitution du matériau doit être la même en chaque point de la poutre (matériau homogène);
Les matériaux doivent avoir, en un même point, les mêmes propriétés physiques dans toutes les directions (matériau
isotrope) ;
Les matériaux doivent avoir un domaine de comportement élastique. Les solides devront reprendre leur forme et leur
volume à la suppression du chargement.
Matériau continu, homogène, isotrope et élastique
1.4.2. Hypothèses sur les efforts appliqués à la poutre
Les efforts sont supposés être appliqués progressivement (non brutalement).
r r r
Les déplacements sous charges étant petits, les efforts extérieurs sont supposés invariants dans R 0 O, x 0 , y 0 , z 0 .
1.4.3. Hypothèses de Barré de Saint-Venant
L’état des sollicitations dans une section droite de centre G située dans une zone éloignée des points d’applications des
charges extérieures appliquées à la poutre ne dépend que du torseur associé à ces charges.
Nous pouvons constater que sur l'éprouvette de gauche et dans la zone située entre les deux appuis, les lignes d'isovaleurs sont approximativement
horizontales. Ceci illustre bien la linéarité de cette déformation le long de l'axe y. L'éprouvette est bien soumise à la traction sous la fibre neutre, et à la
compression au dessus. Ainsi, en se plaçant loin des appuis pour une éprouvette qui respecte la géométrie poutre, les résultats des mesures se rapprochent de
ceux obtenus par le calcul. Par contre, il apparaît clairement que l'éprouvette de droite ne suit pas les règles de la théorie des poutres.
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1.4.4. Hypothèses de Navier Bernoulli
Section droite avant déformation
Les sections planes, normales à la ligne moyenne avant chargement restent
planes et normales à la ligne moyenne après chargement (hypothèse de F
Navier Bernoulli).
Section droite après
déformation
2. Approche des efforts
2.1. Modélisation des actions extérieures : champ linéique d'efforts et efforts concentrés
En mécanique des structures, les actions mécaniques, appliquées en un point, sont des vecteurs glissants. Il est
impossible de les remplacer par un système d'actions mécaniques « vectoriellement » équivalent (même résultante et
même moment en un point A) car les effets physiques (sollicitations) sont différents.
r
2F
A
F F
A A B A A B
Le chargement de la poutre se fait dans le plan de symétrie de celle-ci.
Le chargement se fait lentement et régulièrement.
Il n'existe que deux types de chargement:
- Action mécanique concentrée (ou localisée) représentée par un glisseur
- Action mécanique répartie représentée par sa densité linéique qL en
N/m ou surfacique qs en N/m2
Exemples : Répartition uniforme de la neige sur un toit (charge surfacique) ou charge
répartie due au poids propre d’un profilé IPN.
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2.1.1. Efforts concentrés
Représentant local :
La poutre est soumise à une charge concentrée appliquée au point M tel que :
Représentant global :
Le torseur associé à l’action mécanique F E E a pour expression :
R0
yM Z zM Y
X F
F(E E) Y
zM X xM Z A
Z xM Y yM X A
A
M
2.1.2. Efforts répartis (Champ linéique d’efforts)
Représentant local :
La poutre « E » est soumise à une répartition de charge linéaire de densité f u pour u [A,B].
Représentant global :
Le torseur associé à cette répartition de charge a pour expression :
f u
x0
A M B
a
u
b
2. Modélisation des efforts intérieurs : torseur de cohésion dans une section droite (coupure, repère local)
Soit « E » le solide assimilé à une poutre et « E »
l’ensemble extérieur à « E ».
R0 O, x0 , y0 , z0 est le repère lié à « E » tel que x 0 est
confondu avec la ligne moyenne.
Considérons un plan « P » normal à x 0 définissant la
section droite « » de « E ». ()
Soit G le centre d’inertie de la surface « S »,
définissant la position de la section droite par rapport
à R0 .
La coupure fictive par le plan « P » partage la poutre en
deux tronçons « E1 » et « E2 ».
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Le torseur de cohésion est le torseur associé à l'ensemble des actions mécaniques exercées par le tronçon « E2 » sur
le tronçon « E1 » de la poutre dont les éléments de réduction sont exprimés au point G centre d’inertie de la surface
«»:
Remarques :
Le torseur de cohésion sera toujours le torseur des actions mécaniques exercées par le tronçon de droite « E2 » sur le tronçon de
gauche « E1 » ;
Ces actions, non visibles, sont internes au matériau et lui permettent de garder son intégrité physique d'où le nom de cohésion ;
R et M G sont des fonctions de l’abscisse « x » du centre d’inertie « G » de la surface « » ;
Pour simplifier les écritures, il n’y aura pas d’indices sur les éléments de réduction
3. Equations d’équilibre
Isolons la poutre complète « E=E1+E2 » chargée.
Le principe fondamental de la dynamique s’applique à l’ensemble isolé. Le repère Rg O , x , y , z est galiléen.
F(E E) T E / R D g
Les actions extérieures appliquées sur la poutre « E » sont les actions à distance et les actions de contact qui comprennent les
actions réparties et les actions concentrées.
Isolons le tronçon de poutre complète « E1» et étudions son équilibre.
F(E 1
E1 ) TD E1 / R g
Avec F(E1 E1 ) F(E E1 ) F(E 2 E1 )
On en déduit la relation :
F(E 2 E1 ) F(E E1 ) TD E1 / R g
Or
Ce qui conduit à écrire :
T coh 21 F(E E ) T E
1 D 1 / Rg
En isolant le tronçon « E2 » et en étudiant son équilibre de la même façon que pour le tronçon « E1 », on obtient :
T coh 21 F(E E ) T E
2 D 1 / Rg
Si le torseur dynamique est nul, on peut écrire les expressions simplifiées suivantes :
T coh 21 F(E E ) F(E E )
1 2
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Suivant les cas, pour simplifier les calculs, on utilise l’une ou
l’autre de ces relations.
4. Notations
4.1. Repère de définition des sollicitations
Soit R (G , x , y , z ) le repère local associé à la section droite fictive
().
Ce repère est tel que x définit la normale extérieure à () relative à
« E1 ».
y et z appartiennent alors au plan (P) de la section ().
Ce repère sera toujours direct.
4.2. Dénomination des éléments de réduction du torseur de cohésion
Soit l’expression suivante du torseur de cohésion :
Par convention, nous appellerons les projections des éléments de réduction en G du torseur de cohésion, sur la base liée à :
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4.3. Diagrammes
Les composantes algébriques N, Ty, Tz, Mt, Mfy et Mfz
varient en fonction de la position du centre de surface G
de la section droite fictive (Σ) suivant l’axe « x ».
La représentation graphique de ces composantes qui sont
des fonctions de « x » donne les diagrammes des
composantes des éléments de réduction en G du torseur
de cohésion.
La représentation graphique de l’évolution des
composantes du torseur de cohésion le long de la
poutre permet la recherche des zones les plus sollicitées.
3. Comportement élastique linéaire des matériaux
3.1. Loi de comportement par rapport aux phénomènes d’extension et de glissement
3.1.1. Essai de traction
L’essai de traction consiste à exercer sur une éprouvette normalisée des forces croissantes qui vont la déformer
progressivement puis la rompre.
La déformation se passe en trois phases :
De O à A, c’est la phase de déformation élastique : la déformation est réversible ;
De A à B, la déformation est plastique ;
De B à C, la déformation plastique se localise dans une petite portion de l’éprouvette et n’est plus homogène :
c’est le phénomène de striction. Le point C caractérise la rupture de l’éprouvette.
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A%
S0 et L0 sont respectivement la section et la longueur initiale de l’éprouvette.
L est la longueur mesurée en cours d’essai ;
LU est la longueur de l’éprouvette assemblée après la rupture.
3.1.2. Cisaillement
L’essai de cisaillement consiste à charger une
éprouvette avec deux actions mécaniques « F » et
« F » distantes de « x ». L’éprouvette se
déforme, mais comme elle est encastrée des deux
cotés, les sections droites ne peuvent pas tourner
l’une par rapport à l’autre : elles ne peuvent que
glisser transversalement.
3.2. Module d'élasticité longitudinal E, coefficient de Poisson , module d’élasticité transversale G,
limite conventionnelle d’élasticité R0,2%
3.2.1. Module d’élasticité longitudinale
Dans la première portion de la courbe, il y a proportionnalité entre la charge et la déformation. La loi de Hooke traduit
cette linéarité :
L
E xx E x x
L0
E est le module d’élasticité transversal aussi appelé module d’Young.
3.2.2. Charge unitaire à la limite conventionnelle d’élasticité R0,2%
Elle est obtenue en traçant une parallèle à la droite de Hooke, passant par
l’abscisse des allongements permanents à 0,2%.
3.2.3. Allongement en % après rupture
100 L U L 0
A%
L0
LU est la longueur de la poutre assemblée après la rupture.
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3.2.4. Coefficient de Poisson
La déformation longitudinale s’accompagne d’une déformation de contraction transversale.
3.2.5. Module d’élasticité transversal
Lors de l’essai de cisaillement, les sections planes distantes d’une valeur « x » glissent l’une par rapport d’une valeur
« y ». La contrainte tangentielle est proportionnelle au rapport « y/x ».
y
xy G
x
r
Comme il n’y a pas de rotation des sections droites l’une par rapport à l’autre ( x 0 .
xy G y
G est le module d’élasticité transversal (ou module de Coulomb).
4. Applications aux sollicitations classiques
4.1. Traction pure
4.1.1. Torseur de cohésion
Le torseur de cohésion est de la forme suivante :
4.1.2. Torseur des petits déplacements
Le torseur des petits déplacements d’une section droite est de la forme suivante :
(Tous les points d’une section droite présentent le même déplacement)
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4.1.3. Contrainte
Dans une section droite la contrainte est normale :
La loi de Hooke permet d’écrire : xx E x
La relation entre torseur de cohésion et contrainte donne : N
xx ds
N
N xx S xx E x
S
4.2. Torsion pure des cylindres de révolution
4.2.1. Torseur de cohésion
Le torseur de cohésion est de la forme suivante :
4.2.2. Torseur des petits déplacements
Le torseur des petits déplacements d’une section droite est de la forme suivante :
4.2.3. Contrainte
Dans une section droite la contrainte est tangentielle :
La relation entre torseur de cohésion et
G
contrainte donne : M t
ds
d x d x
Mt G dx ds ds
2
G
dx
d x
G d x
dx Mt G IO
dx
(IO : moment quadratique polaire)
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d x
En posant : : angle de torsion unitaire (rad/m), on obtient : M t GIO
dt
Mt
Et comme G G alors :
IO
La contrainte tangentielle est maximale en périphérie de la poutre, c’est à dire lorsque =R.
(R : rayon de la section droite circulaire)
Mt
max
IO
R
4.3. Flexion plane
4.3.1. Torseur de cohésion
Le torseur de cohésion est de la forme suivante :
On parle alors de flexion pure.
Dans la plupart des cas de chargement le torseur de cohésion comporte un effort tranchant en plus d’un moment de
flexion. On parle alors de flexion simple. Dans cette situation l’effet de l’effort tranchant sera négligé.
4.3.2. Torseur des petits déplacements
Le torseur des petits déplacements d’une section droite est de la forme suivante :
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4.3.3. Contrainte
Dans une section droite la contrainte est normale :
La relation entre torseur de cohésion et
La loi de Hooke
contrainte donne : M fz y xx ds
permet d’écrire :
Comme
xx E x d x d d
xx Ey M fz yEy x ds E x y 2 ds
dx dx dx
d x d
M fz
yEy
dx
ds E x IGz
dx
(IGz : moment quadratique)
d x M
En posant : xx , on obtient : fz
dx Ey IGz
y
La contrainte normale est maximale en périphérie de la poutre, c’est à dire lorsque y = ymax.
M fz
max
IGz
y max
4.3.4. Déformée (ou flèche)
r
Lorsque la poutre est sollicité en flexion, la section droite se déplace par rotation autour de l’axe G, z mais la ligne
moyenne de la poutre se déforme également et présente, sous charge, un rayon de courbure local « ».
Si l’on appelle « y(x) » l’équation de la ligne moyenne, et en considérant que la déformation est faible, on peut faire
1
l’approximation suivante : x
y x
On en déduit l’équation différentielle qui permettra de déterminer
la déformée d’une poutre droite :
M fz [Link] .y x
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5. Critères de tenue mécanique
5.1. Déformation
L’analyse des déformées conduit à choisir les dimensions et les formes de la section plane de la poutre compatibles avec
les déformations acceptables par le cahier des charges. Ce qui revient à choisir un moment polaire ou un moment
quadratique pour un matériau donné caractérisé par son module d’élasticité transversale et ou longitudinale.
5.2. Résistance mécanique
Des essais permettent de connaître les contraintes limites que peut supporter un matériau pour rester dans le domaine
élastique : Re (résistance élastique) et Rg (résistance au glissement).
Il suffit alors d’écrire :
max R g (Torsion, cisaillement)
max R e (Traction, flexion)
5.3. Coefficient de sécurité
La prise en compte des simplifications nécessaires à la modélisation nécessite d’utiliser un coefficient de sécurité « s >1 ».
On peut alors définir Rpe et Rpg respectivement résistance pratique élastique et résistance pratique au glissement.
Re Rg
R pe R pg
s s
On écrira alors : max R pg (Torsion, cisaillement)
max R pe (Traction, flexion)
5.4. Concentrations de contraintes
Des variations brusques de section (épaulement, gorge, filetage sur les arbres) sont incompatibles avec le modèle de
poutre droite. Ces variations induisent des variations locales de la contrainte. On utilise alors un coefficient de
concentration de contrainte « k ».
On écrira alors : k max R pg , k max R pe
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