Chapitre 2 L’islam : pouvoirs, sociétés et
cultures
La logique du chapitre
On présente d’abord Mahomet et les débuts de l’islam. Puis on décrit la formation de l’empire musulman, son organisation et son
morcellement, jusqu’à la prise de Bagdad par les Mongols en 1258.
La civilisation arabo-musulmane est abordée dans un deuxième temps. On montrera la diversité culturelle du monde arabo-musulman
(des peuples et des religions), l’importance du fait urbain et commercial, le développement des sciences et des arts.
Pour aller plus loin
Bibliographie
Pour les enseignants
PascalBuresi, Histoire de l’islam, Documentation photographique, Dossier n° 8058, juillet-août 2007.
G. Bourel, P. Buresi, M. Chevallier, D. El Kenz, S. Fellous,Enseigner les trois monothéismes, Hatier, 2009.
Alfred-Louis De Prémare, Les Fondations de l’islam. Entre écriture et histoire, Le Seuil, 2002.
Alfred-LouisDe Prémare, L’Islam en débats. Aux origines du Coran, questions d’hier, approches d’aujourd’hui, Teraède, 2007.
Hayat Salam Liebich, L’Art islamique, Bassin méditerranéen, Flammarion, 1997.
Pour les élèves
Tahar Ben Jelloun, L’Islam expliqué aux enfants, Le Seuil, 2002.
Anne Blanchard, Emmanuel Cerisier, Le Grand Livre des sciences et inventions arabes, Bayard Jeunesse, 2006.
Anthony Eisen, Le Prince Omeyya, Presse Pocket, 1996.
Youssef Seddik, Olivier Tallec, Sur les traces des Arabes et de l’islam, Gallimard Jeunesse, 2004.
Sitographie
L’art du livre arabe : http://expositions.bnf.fr/splendeurs/index.htm
Bnf Enluminures en Islam, « Parcours d’enfants en terre d’islam ».
Al-Idrisi : http://classes.bnf.fr/idrisi/index.htm
Ressource vidéo d’Arte sur la vie de Mahomet : www.artepro.com.fr-
fichiers.Fichiers.01676371.pdfhttp://download.pro.arte.tv/archives/fichiers/01676371.pdf
P . 3 0 -3 1 OUV E RTU R E
Le document 1 représente un marchand caravanier avec ses marchandises. Les Arabes vivaient dans un milieu désertique, et avaient
une tradition d’élevage et de commerce. Les marchands caravaniers transportaient leurs marchandises sur des dromadaires bien
adaptés au désert (ils pouvaient marcher jusqu’à 350 km sans boire et se passer très longtemps de nourriture grâce à leur réserve
en graisse). Sur l’image, les marchandises sont dans des toiles formant des ballots, de part et d’autre du dos de l’animal. Le
caravanier monte le dromadaire à l’aide d’une selle et tient les autres animaux par les brides. C’est ainsi sans doute que voyageait
Mahomet lorsqu’il était marchand caravanier.
Le document 2 est une photographie de la Kaaba de La Mecque. Le pèlerinage à La Mecque est une des obligations fondamentales du
croyant, il se fait à une période précise.Avant d’arriver à La Mecque, le pèlerin revêt un habit blanc sans couture, il est alors sacralisé
pour quatre jours. Le pèlerinage passe par différentes étapes (visite rituelle des lieux saints de La Mecque et des environs).La Kaaba
est un édifice cubique recouvert d’une étoffe noire brodée d’un verset du Coran. Les pèlerins tournent autour. Dans l’angle sud-est
de l’édifice, est incrustée la pierre qui aurait été remise à Abraham par l’ange Gabriel.
P . 3 2 -3 3 É TUD E MA H O ME T, FON D A TE U R D E L ’ I S L A M
Avec des élèves de 5e, il est plus simple de commencer le chapitre par une présentation de l’Arabie et de Mahomet au VIIe siècle et
d’assurer ainsi une approche chronologique des conquêtes. Personne ne remet en cause l’existence de Mahomet mais les sources sur
Mahomet sont toutes musulmanes : il s’agit essentiellement des nombreux hadiths qui ont été transmis par des proches de Mahomet
à partir du VIIe siècle, et de la biographie de Mahomet écrite par Ibn Ishaq au VIIIe siècle et remaniée ensuite par Ibn Hicham au
IXe siècle.
1
Quoi qu’il en soit, cette étude permet d’aborder des aspects de la vie de Mahomet tels que les racontent la Tradition, et qui fondent la
nature des pouvoirs des califes qui lui ont succédé : un chef religieux certes mais aussi un chef politique et militaire.
Le récit de la révélation permet de comprendre les origines du Coran d’après l’islam, et la date des origines de l’ère musulmane
(l’hégire, 622). En revanche, aucun des textes faisant explicitement appel aux croyances n’a été utilisé dans ce dossier : comme par
exemple le voyage au ciel de Mahomet à la rencontre des autres grands prophètes qui l’ont précédé. Ce texte est important pour
comprendre pourquoi Jérusalem est un lieu saint de l’islam, ou pour faire le lien entre l’islam et les grandes religions monothéistes
qui l’ont précédé.
ACTIVITÉS
Doc. 1 ERRATUM « au début du VIIe siècle » et non du VIIIe siècle.
1. Les deux empires qui encadrent l’Arabie au début du VIIe siècle sont les Empires perse et byzantin.
2. Dieu s’est fait connaître à Mahomet par l’ange Gabriel (Djibril) qui est descendu du ciel et lui a parlé. Il lui donne la mission de lire le
message que lui a envoyé Dieu (et donc de le transmettre).
3. Mahomet quitte la Mecque pour Médine en 622 parce qu’il est menacé par les tenants de la religion traditionnelle. On appelle ce
départ l’Hégire.
À cette époque, La Mecque est un grand lieu de pèlerinage et les Mecquois vivent en partie du commerce avec ces pèlerins qui
viennent se recueillir auprès des idoles.
4. Mahomet est ici à la tête d’une armée avec des généraux sous ses ordres et c’est lui qui donne l’ordre de combattre ou d’arrêter le
combat. À La Mecque, il détruit les idoles c’est-à-dire les statues des divinités païennes.
5. Mahomet est entouré d’une flamme et on ne voit pas son visage qui est caché par un voile. Dans l’islam, on ne représente pas Allah
ni son Prophète qui est donc caché.
6. La péninsule arabique est située entre la Méditerranée et l’océan Indien, entre l’Afrique et l’Asie Mineure. Elle est encadrée par les
empires perse et byzantin, et habitée par des tribus polythéistes.
Au début du VIIe siècle, Mahomet, un marchand de La Mecque, a une révélation divine et fonde une nouvelle religion monothéiste :
l’islam. Selon la tradition musulmane, l’ange Gabriel lui serait apparu pour lui faire part de cette révélation. Mais les prêches de
Mahomet mécontentent les Mecquois et il doit fuir la ville en 622. C’est l’Hégire.
Mahomet s’installe à Médine et convertit ses habitants. En 630, il rassemble une armée de 10 000 hommes et s’empare de
La Mecque. Il interdit le polythéisme et prêche l’islam. La nouvelle religion s’étend rapidement à presque toute l’Arabie.
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L’étude porte sur le Coran et les grands principes de l’islam. Le Coran n’est pas le seul document qui fonde l’islam. Il faudrait y
ajouter les hadiths qui sont les récits rapportés par une chaîne de transmetteurs de la vie de Mahomet et de ses paroles, ainsi que la
biographie de Mahomet d’Ibn Ishaq (VIIIe siècle), remaniée par Ibn Hicham au IXe siècle.
L’étude de quelques textes du Coran, qui date donc du VIIe siècle, permet d’aborder des aspects de la foi et des pratiques religieuses
au Moyen Âge. Il sera bon de noter que l’islam se place dans la continuité des grandes religions monothéistes qui l’ont précédé
(reconnaissance de la Torah et de l’Évangile, notion de paradis et d’enfer) et que la polygamie, possible dans l’islam, n’est pas une
obligation et peut même être déconseillée.
Cette étude se prête bien à l’analyse des textes du Coran et donc à la compétence « Analyser un document ».
ACTIVITÉS
1. Le Coran est écrit en arabe. Il est sacré parce qu’il s’agit du recueil des paroles d’Allah.
2. La Torah appartient à la religion juive, l’Évangile à la religion chrétienne. L’islam est donc dans la continuité de ces deux religions du
Livre.
3. a. Les musulmans doivent croire en un dieu unique et en son prophète Mahomet.
b. Ils doivent se rendre au moins une fois en pèlerinage à La Mecque.
c. Durant le ramadan, ils doivent jeûner tant qu’il fait jour (tant qu’on distingue un fil blanc d’un fil noir).
d. Il doit donner l’aumône aux pauvres. « Des fruits que nous avons fait sortir pour vous de la terre » montre que c’est Dieu qui
s’adresse aux croyants.
4. Les interdits liés à l’alimentation sont le porc, les animaux tués accidentellement, les animaux sacrifiés pour les divinités de l’ancien
culte. Le vin est interdit parce qu’il attire la haine entre les humains et fait oublier le culte.
5. Les hommes n’ont pas l’obligation d’être polygames. En effet, s’il ne peut assurer l’égalité entre ses femmes, il vaut mieux que
l’homme n’en prenne qu’une seule.
P . 3 6 -3 7 COURS 1 L ’E MP I R E A R A B O -MU S UL M A N
On étudie l’expansion de l’islam, l’organisation de l’empire, puis son morcellement. En effet, l’empire ne dure pas. Dès le VIIIe siècle,
l’émir de Cordoue est de fait indépendant. Au Xe siècle, il se morcelle en trois califats, dominant chacun une vaste région avec des
2
émirs qui ont souvent pris leur indépendance dans les espaces périphériques. Ainsi, on ne peut plus parler d’empire à cette date et il
faut lui préférer le terme de monde arabo-musulman.
Le document 3 permet de situer l’expansion de l’islam à partir de l’Arabie. Le nouvel empire est dirigé par un calife de la dynastie
omeyyade (doc. 1) puis abbasside (doc.4), chef politique, religieux et militaire. Le Djihad, c’est-à-dire la volonté d’étendre l’islam, est
à l’origine de l’expansion de l’islam. Les documents manquent pour montrer la division de l’empire. On s’appuiera sur la frise
chronologique page 30.
RÉPONSE AUX QUESTIONS
Doc. 3 Les conquêtes arabo-musulmanes
1. Les pays conquis de 634 à 661 sont : l’Irak, la Syrie, la Palestine, l’Égypte et la Perse. Ceux conquis de 661 à 750 sont : le
Maghreb, l’Espagne et l’Afghanistan.
2. Les lieux saints de l’islam sont La Mecque et Médine.
Doc. 4 Abu Al-Abbas, premier calife abbasside
Après avoir évoqué les omeyyades, on présente le premier empereur abbasside, Abu Al-Abbas.
1. Le calife est avant tout le successeur de Mahomet et donc le chef religieux. C’est pourquoi il reçoit le peuple dans une mosquée au
moment où il accède au pouvoir.
2. Il est protégé par un garde du corps, visible à droite, la main sur le sabre.
Doc. 5 Le calife de Bagdad
Le calife abbasside concentre de grands pouvoirs et vit à Bagdad qui est le nouveau centre de son pouvoir. Bagdad succède à Damas
comme capitale. Ce texte extrait des Mille et une nuits montre la richesse du calife et permet de décrire son palais.
1. Ce texte est extrait des Mille et une nuits.
2. La richesse du calife apparaît à tout moment : le grand nombre de serviteurs, les baudriers d’or des serviteurs, les servantes ornées
de pierres précieuses.
3. Le palais possède un salon surmonté de coupoles, il donne sur un jardin.
P . 3 8 -3 9 É TUD E D A MA S , U N E V I L LE DE L’ I S LA M
Les villes musulmanes connaissent un important développement, en rapport avec l’essor du commerce et de l’artisanat. Elles sont
entourées d’un rempart (fréquence des guerres), dominées par une forteresse siège de la garnison et de l’administration, et d’une
grande mosquée pour l’Assemblée du vendredi. Les gens du Livre (Bible) juifs et chrétiens sont tolérés et même protégés en
échange d’un impôt spécial. Souvent, ces villes sont nées dans l’Antiquité et conservent des vestiges de cette époque (Arc de
Triomphe romain à Damas), ainsi que des traces de leur passé chrétien (la Grande mosquée de Damas est construite sur le tombeau
de Saint Jean-Baptiste, qui a été conservé).
Il faudra noter le rôle du commerce avec le fondouk, où sont entreposées les marchandises du grand commerce, et les souks pour
l’artisanat et le petit commerce. Ces souks sont nombreux sur la voie principale et près de la Grande mosquée qui attire de
nombreuses personnes le vendredi.
Damas est une oasis. Elle s’est développée dans un milieu semi-aride, sur la rive sud de la rivière Barada descendant de la montagne,
d’où l’importance de l’eau pour la population.
Damas a été la capitale des Omeyyades (661-750) avant de devenir un grand centre administratif, culturel et économique de
l’empire abbasside. Elle profite de sa situation géographique privilégiée, à la croisée des chemins de La Mecque, l’Anatolie, l’Afrique,
la mer Méditerranée et l’Asie.
Le plan de Damas (doc. 1) permet de localiser les principaux lieux de sociabilité de la ville musulmane : Grande mosquée, fondouk,
jardins et citadelle de l’émir. Il convient de faire noter aux élèves le nombre important de mosquées de quartier ainsi que des
hammams. Le plan permet également de relever l’ancienneté de Damas (Arc de Triomphe romain, ancien Cardo et Decumanus) et
son cosmopolitisme (quartier juif, église Sainte-Marie).
Les compétences « Situer dans l’espace », « Pratiquer différents langages », « Analyser un document » peuvent être validées à travers
l’étude du cas de cette ville.
ACTIVITÉS
1. a. La rue droite a une longueur approximative de 1 500 mètres.
b. Les deux bâtiments sont la citadelle de l’émir et la Grande mosquée. La citadelle est contre le rempart, au nord-ouest de la ville. La
Grande moquée est au nord, non loin de la citadelle.
c. Sur le plan, le fondouk est en violet et les souks en rose.
d.
Religieuse Commerciale De loisirs
Grande mosquée Fondouk hammams
3
Mosquées Souks
Synagogues
Églises
2. L’eau des canaux provient de la rivière qui longe la ville, la Barada. Ils approvisionnent les hammams, les jardins, les souks, les
maisons.
3. Les religions sont l’islam (mosquées) mais aussi le christianisme (églises) et le judaïsme (synagogues). Lors de la peste, les
habitants de toutes les religions sortent avec leurs livres fondateurs : les musulmans avec le Coran, les Juifs avec la Torah, les
chrétiens avec l’Évangile.
4. Damas est une grande ville du monde musulman où l’on trouve des médecins et des médicaments pour se faire soigner, des
chameaux pour voyager, et où l’on utilise de la monnaie, des dirhams. C’est aussi une ville où se côtoient des populations de religions
différentes.
P . 4 0 -4 1 L ’ HIS TOI R E AU TR E ME N T L A GR A NDE MOS QUÉ E D E DA MA S
Cette tâche complexe permet de faire découvrir aux élèves les différentes parties et la fonction d’une mosquée. L’étude permet
d’aborder la compétence « Raisonner », mais aussi « Pratiquer différents langages » et « Analyser un document ».
ACTIVITÉ
La mosquée de Damas est l’une des plus anciennes mosquées du monde musulman. La photographie aérienne oblique (doc. 3)
permet de constater qu’elle est construite au cœur de la vieille ville. On peut la situer à partir du plan de Damas (p. 38). Elle se trouve
au nord-ouest de la ville, non loin de la citadelle. Elle a été édifiée sur les ruines d’un ancien temple romain, transformé en église par
les Byzantins. Les habitants de la ville utilisent les différentes portes de la mosquée pour aller d’un quartier à l’autre. La mosquée est
donc aussi un lieu de passage.
La mosquée de Damas est composée d’une grande salle de prière à triple rangée de colonnades, précédée d’une cour rectangulaire
fermée et dotée d’un bassin pour les ablutions. Ce type de plan de mosquée à cour se répandit rapidement dans tout le monde
musulman sous la dynastie des Omeyyades.
Du haut du minaret, le muezzin appelle les croyants à la prière. Après avoir pénétré la cour, ils se purifient le visage, les mains et les
pieds par des ablutions rituelles dans le bassin. Ils vont ensuite dans la grande salle de prière où l’imam dirige la prière. Ils se tournent
pour prier vers le mihrab et le mur de qibla, qui indiquent la direction de La Mecque.
Au centre de cette grande salle se trouve le tombeau de Saint Jean-Baptiste, visible sur les doc. 1 et 4, rappelant qu’avant d’être une
mosquée, le bâtiment était une église, et que les musulmans vénéraient aussi des saints chrétiens.
Le minbar est une chaire du haut de laquelle l’imam prononce le sermon du vendredi midi devant les fidèles. Le mihrab est une niche
située dans un mur de la qibla qui indique la direction de La Mecque vers laquelle les croyants doivent se tourner pour prier. Cette
niche, souvent décorée des paroles du Coran, symbolise la présence du prophète.
Le texte d’Ibn Jubayr nous montre que la mosquée n’est pas seulement un lieu de prière. On y copie des livres, on y enseigne. La
grande cour et ses galeries sont aussi des lieux de rencontre pour les habitants de Damas, qui venaient discuter ou lire.
P . 4 2 -4 3 É TUD E L E GOÛ T D E S S C I E N C E S
Cette étude permet de montrer l’avance des Arabes dans le domaine scientifique au Moyen Âge, qui s’explique en partie par leurs
relations commerciales avec l’Inde et le Chine mais surtout par la découverte des textes de la Grèce ancienne présents dans les
grandes villes qu’ils ont conquises ou obtenus par leurs échanges avec l’Empire byzantin.
Les Arabes n’ont pas seulement traduit les ouvrages qu’ils ont découverts. Ils ont fait aussi avancer les connaissances, dans quatre
domaines principaux : les mathématiques, l’astronomie, la médecine, la connaissance du monde (géographie). Ces progrès sont
aussi à mettre en relation avec le commerce (la connaissance des étoiles pour la navigation et aussi la connaissance des côtes, les
mathématiques pour mieux savoir compter). Les califes omeyyades et abbassides jouent un grand rôle dans les progrès
scientifiques. Ce sont les califes qui créent des bibliothèques, des observatoires, recherchent et font traduire des œuvres de
l’Antiquité grecque.
L’étude permet de traiter la compétence « Pratiquer différents langages » en synthétisant les connaissances dans un petit schéma,
une carte mentale très simple.
Ce dossier peut être une base de départ pour un EPI centré sur « l’art et les sciences dans le monde musulman du Moyen Âge »,
proposé par le texte du programme.
ACTIVITÉS
1. Les ouvrages traduits appartiennent à la civilisation grecque ancienne, conservés dans l’Empire byzantin. Le calife Al-Mamoun les a
faits traduire.
2. Les connaissances d’Al-Kwarizmi proviennent essentiellement d’Inde. Il a apporté des progrès dans le calcul et en algèbre
(équations).
4
3. L’astronomie a progressé grâce aux nouveaux instruments comme l’astrolabe et le quadrant. Ces instruments ont aussi permis
d’améliorer la navigation et la connaissance du monde.
4. Il faut connaître l’anatomie et maîtriser les techniques chirurgicales.
5. Héritage scientifique :
Grèce antique
Inde
Progrès des sciences :
Mathématiques
Astronomie
Médecine
P . 4 4 -4 5 COURS 2 S OC I É TÉ S E T C U L TU R E S
Le monde arabo-musulman et très divers. On y trouve des musulmans, mais aussi de nombreux juifs et chrétiens, des Arabes mais
aussi des Berbères, des Perses des Turcs... Les villes sont le centre de cette civilisation. Carrefour culturel, la civilisation arabo-
musulmane du Moyen Âge est brillante, marquée par de nombreux progrès dans les sciences et par un art original.
RÉPONSE AUX QUESTIONS
Doc. 2 La protection des chrétiens
Les Arabes accordent la liberté de culte aux croyants des religions monothéistes (ici, chrétiens mais aussi juifs) à la condition qu’ils
paient un impôt spécial, la capitation.
Doc. 4 Bagdad, « le centre du monde »
Bagdad est situé en Irak sur le Tigre. Des marchandises y sont importées de l’Inde : épices et pierres précieuses ; et de la Chine :
soie, papier, porcelaine.
P . 4 6 -4 8 JE M’ E XE R C E P A R C OMP É TE N C E
P. 46 1) Comprendre une conquête arabe
1. Le document 1 est une carte centrée sur l’Arabie et qui présente la conquête de l’Égypte par les Arabes. Le second document est
un texte extrait de la Chronique d’Al-Tabari, rédigée au Xe siècle. Ce texte présente la conquête de la ville d’Alexandrie par les Arabes.
2. Amr est un général arabe. Il se rend en Égypte après avoir participé à la conquête de la Palestine. Amr est soutenu par le calife
Omar.
3. À Bilbays, Amr saccage la ville et massacre les habitants : « Il saccagea la ville, y tua beaucoup de monde et fit des prisonniers ».
4. Le siège d’Alexandrie a lieu en 642 et dure cinq ans.
5. Amr propose aux habitants d’Alexandrie de se convertir à l’islam ou de payer un tribut. Le gouverneur d’Alexandrie choisit de payer
un tribut.
6. L’Égypte a donc été conquise au VIIe siècle sous le califat d’Omar.
P. 46 2) Nommer les parties d’une mosquée
1. Il s’agit de la grande mosquée de Kairouan. Elle date du Xe siècle. Les habitants s’y réunissent le vendredi à la prière de midi.
2. La salle de prière correspond au numéro 4, le mur de qibla au numéro 5, le minaret au 1, la salle aux ablutions en 2 et la cour à
portiques au 3.
3. La salle des ablutions sert à se laver le visage, les bras et les pieds. Il s’agit d’une purification rituelle obligatoire avant la prière. Du
haut du minaret, le muezzin appelle les croyants à la prière. Le mur de qibla indique la direction de La Mecque vers laquelle il faut se
tourner pour prier.
P. 47 3) Compléter un texte sur les fondements de l’islam
Les mots manquants sont, dans l’ordre : Allah/ Coran/ sourates/ piliers de l’islam/ 622 / l’Hégire/ ramadan.
P. 47 4) Décrire une ville musulmane du Moyen Âge
1. Cordoue se situe dans la province d’al-Andalus (péninsule ibérique).
5
2. Une capitale politique : « Cordoue est la capitale et la métropole de l’Espagne et le siège du califat… »
Une grande ville marchande : « Cordoue possède en quantité suffisante des souks, des fondouks… » ; « Les négociants possèdent
des richesses considérables… »
un grand centre culturel : « Jamais Cordoue ne manquera de savants illustres… »
3. Les bâtiments ou lieux à fonction :
politique : l’Alcazar, le palais du calife ;
religieuse : la Grande mosquée, les mosquées de quartier ;
commerciale : les souks, le fondouk ;
de loisirs : les jardins de l’Alcazar, les hammams.
4. Le quartier juif montre qu’il y a une répartition par religion.
5. La ville de Cordoue se situe sur les rives du Guadalquivir, en Espagne. C’est dans cette ville que le calife de la province d’al-
Andalus décide d’établir sa capitale. L’Alcazar est son palais. Il est construit près du fleuve qui alimente les jardins du palais, à
proximité de la Grande mosquée, le centre religieux de la ville, construit par les souverains musulmans. La ville est organisée en
différents quartiers où les habitants se regroupent le plus souvent par religion ou par métier. Dans chaque quartier, l’on trouve des
hammams, des bains de vapeur mais aussi de petites mosquées de quartier. Cordoue est aussi un grand centre commercial. Sur les
quais du fleuve, un fondouk (ou funduq) accueille les marchands de passage. À proximité, les souks permettent aux habitants
d’acheter des produits venus du monde entier.
P. 48 5) Arts et sciences dans la civilisation musulmane
Cet exercice se prête bien au travail de groupe.
Écran 8
1. Le titre d’une sourate est marqué par un encadrement, une calligraphie plus grosse et un signe dans la marge. Les versets sont
marqués par des signes circulaires situés entre les lignes. Les groupes de cinq versets sont indiqués dans la marge par une larme.
Écran 9
3. L’écriture arabe est belle et soignée parce qu’elle transmet la parole divine. Il n’y a pas de représentation de Dieu, ni figurative.
Écran 10 ERRRATUM écran 10 (et non 9)
4. Le centre des « pages tapis » est décoré par une figure géométrique (cercle ou étoile).
Écran 12
5. La plupart des savants consacrent leur temps à traduire des manuscrits en arabe.
Écran 13
6. a. Les chirurgiens traitent les fractures et soignent les plaies.
b. Un des plus célèbres médecins est Avicenne.
c. Un traité d’anatomie présente les différents organes du corps.
d. Le traité de botanique est directement inspiré d’un auteur grec du Ier siècle.
e. Le Nord est indiqué en bas selon l’usage arabe médiéval.
f. Ce traité d’hippiatrie précise les maladies qui peuvent toucher ses organes.
g. Pour les Arabes comme pour les Grecs, la Terre est au centre de l’univers.
Écran 14 ERRATUM Écran 14 et 15
7. Elle met en scène deux chacals et inspira Jean de la Fontaine.
8. Un lion terrorisait tous les animaux et ceux-ci devaient lui donner un des leurs en repas. Le lièvre alla voir le lion et indiqua qu’on
avait donné son repas à un autre lion, et lui dit d’aller voir du côté du puits où il se trouvait. Le lion y alla, se vit dans le reflet de l’eau
du puits, crut qu’il s’agissait du lion rival et se jeta dans le puits où il se noya. Dés lors, les animaux vécurent en paix.
Écran 17
9. Les extraits sont : Aladin et son génie sortant de la lampe magique, le marin Sindbad affrontant un serpent géant, et Shéhérazade
en conteuse.
P . 4 9 JE CONS TRU I S MON B I L A N
1 Je me repère sur une carte
1. Le vert correspond au monde musulman et l’orange à l’Empire byzantin.
2. 1 : Bagdad ; 2 : Damas ; 3. Médine ; 4 : La Mecque ; 5 : Le Caire ; 6 : Fès ; 7 : Cordoue.
3. A : Arabie ; B : Palestine ; C : Perse ; D : Syrie ; E : Égypte ; F : Maghreb ; G : Espagne.
4. H : Méditerranée ; I : mer Noire J. mer Rouge ; K : Golfe persique.
6
2 Je réalise une carte mentale sur le monde arabo-musulman
Les conquêtes :
Le peuple conquérant : Arabes
Début des conquêtes : VIIe siècle
Situation : est et sud de la Méditerranée
L’islam :
Une religion avec un seul dieu, Allah
Le prophète : Mahomet
Le livre sacré : le Coran
L’Empire :
Deux dynasties successives : omeyyade puis abbasside
Division de l’Empire au xe siècle
Diversité des sociétés :
Plusieurs religions : sunnites, chiites, mais aussi chrétiens, juifs.
Plusieurs peuples : Arabes, Berbères, Perses, Turcs.
Les villes musulmanes :
Les activités économiques : artisanat et commerce
Les bâtiments de la ville : Grande mosquée et mosquées de quartiers, palais, souks, fondouks, hammams
Une civilisation brillante :
Les influences culturelles : Grèce ancienne, Perse, Inde
Les sciences qui progressent : mathématiques, astronomie, médecine
L’art arabo-musulman