Collège LIBERMANN Département de mathématiques
B.P. : 5351 DOUALA – Devoir surveillé n°2
CAMEROUN DE MATHEMATIQUES
Tél. : 33 42.28.90 Niveau : Terminale C
Email : collibermann@[Link]
Web : [Link] Date : 26/10/2021 Durée : 4 heures Cœff : 7
EVALUATION DES RESSOURCES 15 points
Exercice 1 1,5 points
1) Vérifier que pour tout entier naturel non nul 𝑛,
g
5 + 2 × 3 + 1 = 5(5 + 2 × 3 + 1) − 4(3 + 1). 0,25 pt
2) Prouver que pour tout entier naturel non nul 𝑛, 3 + 1 est pair. 0,5 pt
3) Démontrer par récurrence que, pour tout entier naturel non nul 𝑛, 5 + 2 × 3 +1
or
est divisible par 8. 0,75 pt
Exercice 2 3,5 points
Cet exercice comporte deux parties indépendantes A et B.
n.
Partie A
1) Soit P un polynôme du second degré à coefficients entiers défini par 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑐
avec 𝑎 ≠ 0 tel que 𝑏 − 4𝑎𝑐 > 0. lo
Montrer que si 𝑥 est une racine entière de P, alors 𝑥 divise 𝑐. 0,5 pt
2) Sans la résoudre, préciser si l’équation 𝑥 − 7𝑥 + 3 = 0 a des solutions entières. 0,75 pt
3) Déterminer les polynômes à coefficients entiers de la forme 𝑃(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 6
admettant deux racines entières dont l’une est 2. 0,75 pt
ky
Partie B
Dans cette partie on veut déterminer les triplets (𝒙 , 𝒚 , 𝒛) d’entiers relatifs solutions du
𝑥+𝑦+𝑧=3
système (1).
𝑥 +𝑦 +𝑧 =3
.s
1) Démontrer que pour tous entiers relatifs 𝑥, 𝑦 et 𝑧,
(𝑥 + 𝑦 + 𝑧) = 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 3(𝑥 + 𝑦)(𝑦 + 𝑧)(𝑥 + 𝑧). 0,25 pt
2) Démontrer que le système (1) est équivalent au système
w
(3 − 𝑥) + (3 − 𝑦) + (3 − 𝑧) = 6
(2) 0,5 pt
(3 − 𝑥)(3 − 𝑦)(3 − 𝑧) = 8
3) En déduire tous les triplets d’entiers relatifs solutions du système (1). 0,75 pt
w
Exercice 3 5 points
Soit f la fonction numérique définie par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 𝑥 .
W
1)a) Dresser le tableau de variations de f. 0,75 pt
b) Montrer que l’équation (E) : 𝑓(𝑥) = admet 3 solutions 𝑥 < 𝑥 < 𝑥 . 0,75 pt
c) Vérifier que − < 𝑥 < 0 < 𝑥 < < 𝑥 < 1. 0,5 pt
2) On pose 𝑢 = (𝑥 − ).
a) Montrer que l’équation (E) est équivalente à (E’) : 8𝑢 − 6𝑢 − 1 = 0 0,5 pt
b) Pour i = 1, 2 ou 3, on pose 𝑢 = (𝑥 − ).
Montrer qu’il existe un unique réel 𝜃 de [0 , 𝜋] tel que 𝑢 = cos𝜃 . 0,75 pt
c) Prouver que cos3𝜃 = 4cos 𝜃 − 3cos𝜃 pour tout réel. 0,5 pt
d) Déduire de ce qui précède que (E’) est équivalente à l’équation (E’’) : cos3𝜃 = . 0,25 pt
e) Résoudre l’équation (E’’) dans [0 , 𝜋]. En déduire les valeurs exactes de 𝑥 , 𝑥 et 𝑥 . 1pt
Exercice 4 5 points
f désigne la fonction définie sur ℝ par : 𝑓(𝑥) = 𝑥 + √𝑥 + 𝑥 + 1.
1)a) Calculer lim 𝑓(𝑥). En donner une interprétation graphique. 0,5 pt
→
b) Montrer que la courbe de f a en +∞, une asymptote que l’on déterminera. 0,75 pt
2)a) On admet que f est dérivable sur ℝ.
√
Montrer que, pour tout réel x, 𝑓′(𝑥) = √
. 0,5 pt
g
En déduire le signe de 𝑓′(𝑥). 0,5 pt
b) Dresser le tableau de variation de f. 0,5 pt
or
3) Montrer que l’équation 𝑓(𝑥) = 0 admet une unique solution réelle a. 0,5 pt
Déterminer la valeur exacte de a. 0,25 pt
4) Montrer que f admet une réciproque g définie sur un intervalle J à préciser. 0,5 pt
5) Tracer les courbes (C) de f et (C’) de g dans un même repère orthonormé. Unité 2 cm. 1 pt
n.
EVALUATION DES COMPETENCES 5 points
Situation : lo
M. DIKONGUE arrive nouvellement dans une ville pour un rendez-vous à 14 heures avec le maire
d’un des arrondissements de la ville. Son GPS lui a donné les arrondis au dixième près, des
coordonnées des quatre mairies d’arrondissement de cette ville dans un repère orthonormé. Les
abscisses de ces coordonnées sont toutes positives.
ky
- Ils sait que la mairie qu’il cherche est située à la croisée de deux routes qui, dans le repère du GPS
ont la forme des courbes d’équations respectives : 𝑦 = 𝑥 et 𝑦 = 𝑥𝑠𝑖𝑛𝑥 + 𝑐𝑜𝑠𝑥.
- Dans la salle d’attente de cette mairie se trouvent deux horloges : la première horloge H1 avance
chaque heure d’une minute alors que la seconde horloge H2 retarde de deux minutes chaque heure.
.s
Les deux horloges ont été simultanément réglées à 7 heures piles du matin.
On désigne par 𝑛 le nombre de minutes écoulées depuis 7 heures du matin et par 𝑞 le nombre de
tours effectués par chacune des grandes aiguilles.
w
Tâches
1) Déterminer les coordonnées indiquées par le GPS qui permettent de repérer la mairie. 2,5 pts
2) La grande aiguille (aiguille des minutes) de H1 est sur 7 et celle de H2 est sur 1 ; les grandes
w
aiguilles des deux montres ont réalisé le même nombre de tours d’horloge.
Justifier pourquoi on peut écrire 𝑛 = 59𝑞 + 35 et donner l’heure exacte en ce moment. 1,5 pt
3) Si à son arrivée à la mairie, l’horloge H2 indique 13 heures 50 minutes. Est-il à l’heure ?
W
Et si l’horloge H1 indique 14 heures 5 minutes, est-il en retard au rendez-vous ? 1 pt
CORRIGE DE L’EPREUVE DE MATHS DU DEVOIR SURVEILLE N° 2
TERMINALE C
EVALUATION DES RESSOURCES 15 points
Exercice 1 1,5 points
1) Vérifions que pour tout entier 𝒏 > 𝟎, 𝟓𝒏 𝟏 + 𝟐 × 𝟑𝒏 + 𝟏 = 𝟓(𝟓𝒏 + 𝟐 × 𝟑𝒏 𝟏 + 𝟏) − 𝟒(𝟑𝒏 𝟏 + 𝟏)
Soit 𝑛 entier naturel non nul.
5(5 + 2 × 3 + 1) − 4(3 + 1) = 5 + 10 × 3 +5−4×3 −4
=5 +6×3 +1
= 5 +2×3×3 +1
=5 + 2 × 3 + 1.
D’où, pour tout 𝑛 entier naturel non nul, on a 5 + 2 × 3 + 1 = 5(5 + 2 × 3 + 1) − 4(3 + 1)
g
2) Prouvons que pour tout entier naturel non nul 𝒏, 𝟑𝒏 𝟏 + 𝟏 est pair
● Pour 𝑛 = 1, on a 3 + 1 = 3 + 1 = 2 qui est bien un entier naturel pair.
● Soit 𝑛 un entier naturel non nul.
or
Supposons que 3 + 1 est pair ; c’est-à-dire qu’il existe un entier naturel 𝑞 tel que 3 + 1 = 2𝑞.
On a 3 + 1 = 3 × 3 +1=2×3 +3 + 1.
Et donc d’après l’hypothèse de récurrence, on a 3 + 1 = 2𝑞, alors 3 + 1 = 2 × 3 + 2𝑞 = 2(3 + 𝑞).
Comme 𝑛 est un entier naturel non nul et 𝑞 un entier naturel, alors 3 d’une part, 3 + 𝑞 d’autre part, sont
des entiers naturels. Et donc 2(3 + 𝑞) est un entier naturel pair.
n.
Et par conséquent, 3 + 1 est aussi pair.
Finalement, d’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout entier naturel non nul 𝑛, 3 + 1 est
un entier naturel pair.
3) Démontrons que, pour tout entier naturel non nul 𝒏, 𝟓𝒏 + 𝟐 × 𝟑𝒏 𝟏 + 𝟏 est divisible par 8
● Pour 𝑛 = 1, on a 5 + 2 × 3 + 1 = 5 + 2 × 3 + 1 = 8 = 8 × 1 qui est divisible par 8.
● Soit 𝑛 un entier naturel non nul.
Supposons que 5 + 2 × 3
lo
+ 1 est divisible par 8 ; c’est-à-dire qu’il existe un entier naturel 𝑞 tel que
5 +2×3 + 1 = 8𝑞.
Or d’après la question 1), 5 + 2 × 3 + 1 = 5(5 + 2 × 3 + 1) − 4(3 + 1) ;
d’après l’hypothèse de récurrence, on a 5 + 2 × 3 + 1 = 8𝑞 où 𝑞 ∈ ℕ
ky
et d’après la question précédente, 3 + 1 = 2𝑞′ où 𝑞 ∈ ℕ ;
Alors 5 + 2 × 3 + 1 = 5 × 8𝑞 − 4 × 2𝑞 = 8(5𝑞 − 𝑞′).
Comme 𝑞 et 𝑞′ sont des nombres entiers, alors 5𝑞 − 𝑞′ est aussi un entier.
Et par suite, 5 + 2 × 3 + 1 = 8(5𝑞 − 𝑞′) est divisible par 8.
Finalement, d’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout entier naturel non nul 𝑛,
.s
5 +2×3 + 1 est divisible par 8
Exercice 2 3,5 points
Partie A
1) Montrons que si 𝒙𝟏 est une racine entière de P, alors 𝒙𝟏 /𝒄.
w
Supposons que P admette une racine entière 𝑥 .
On a alors 𝑎𝑥 + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0 ; donc on a 𝑥 (−𝑎𝑥 − 𝑏) = 𝑐.
Comme 𝑎, 𝑏 et 𝑥 sont des nombres entiers, alors −𝑎𝑥 − 𝑏 est aussi un entier. Par conséquent 𝑥 /𝑐.
2) Précisons si l’équation 𝒙𝟐 − 𝟕𝒙 + 𝟑 = 𝟎 a des solutions entières
w
Supposons que P admette une racine entière 𝑥 .
Alors d’après la question précédente, 𝑥 divise 3 ; et par suite, 𝑥 = 1 ou 𝑥 = 3 ou 𝑥 = −1 ou 𝑥 = −3.
Or aucun de ces nombres n’est racine de P.
Alors P n’a aucune racine entière.
W
3) Déterminons les polynômes 𝑷(𝒙) = 𝒂𝒙𝟐 + 𝒃𝒙 + 𝟔 admettant deux racines entières dont l’une est 2
Soit 𝑥 l’autre racine de P.
D’après la question 1), 𝑥 divise 6 et 𝑥 ≠ 2 ; donc on a 𝑥 = −3 ou 𝑥 = −2 ou 𝑥 = −1 ou 𝑥 = 1 ou 𝑥 = 3.
Or 𝑥 × 2 = et 𝑥 + 2 = − ; alors 𝑎 = et b = -a(𝑥 + 2).
×
Par suite,
Pour 𝑥 = −3 on a 𝑎 = = −1 et b = (−3 + 2) = −1.
×
Pour 𝑥 = −2 on a 𝑎 = ∉ ℤ.
Pour 𝑥 = −1 on a 𝑎 = = −3 et b = 3(−1 + 2) = 3.
×
Pour 𝑥 = 1 on a 𝑎 = = 3 et 𝑏 = −3(1 + 2) = −9.
×
Pour 𝑥 = 3 on a 𝑎 = = 1 et 𝑏 = −(3 + 2) = −5.
×
Finalement les polynômes cherchés sont :
𝑃(𝑥) = −𝑥 − 𝑥 + 6, 𝑃(𝑥) = −3𝑥 + 3𝑥 + 6, 𝑃(𝑥) = 3𝑥 − 9𝑥 + 6 et 𝑃(𝑥) = 𝑥 − 5𝑥 + 6.
Partie B
1) Démontrons que pour tous entiers 𝒙, 𝒚 et 𝒛, (𝒙 + 𝒚 + 𝒛)𝟑 = 𝒙𝟑 + 𝒚𝟑 + 𝒛𝟑 + 𝟑(𝒙 + 𝒚)(𝒚 + 𝒛)(𝒙 + 𝒛)
Soit 𝑥, 𝑦 et 𝑧 trois entiers relatifs.
On a d’une part, (𝑥 + 𝑦 + 𝑧) = (𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 2𝑥𝑦 + 2𝑦𝑧 + 2𝑥𝑧)(𝑥 + 𝑦 + 𝑧)
= 𝑥 + 𝑦 𝑥 + 𝑧 𝑥 + 2𝑥 𝑦 + 2𝑦 𝑥 + 2𝑥 𝑧 + 𝑥 𝑦 + 𝑦 + 𝑧 𝑦 + 2𝑥𝑦 +
2𝑦 𝑧 + 2𝑥𝑦𝑧 + 𝑥 𝑧 + 𝑦 𝑧 + 𝑧 + 2𝑥𝑦𝑧 + 2𝑦𝑧 + 2𝑥𝑧
= 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 3𝑥 𝑦 + 3𝑥 𝑧 + 3𝑥𝑦 + 6𝑥𝑦𝑧 + 3𝑥𝑧 + 3𝑧𝑦 + 3𝑦𝑧
= 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 3(𝑥 𝑦 + 𝑥 𝑧 + 𝑥𝑦 + 𝑧𝑦 + 𝑥𝑧 + 𝑦𝑧 + 2𝑥𝑦𝑧)
D’autre part, 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 3(𝑥 + 𝑦)(𝑦 + 𝑧)(𝑥 + 𝑧) = 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 3(𝑥𝑦 + 𝑥𝑧 + 𝑦 + 𝑦𝑧)(𝑥 + 𝑧)
= 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 3(𝑥 𝑦 + 𝑥 𝑧 + 𝑥𝑦 + 𝑥𝑦𝑧 + 𝑥𝑦𝑧 + 𝑥𝑧 + 𝑧𝑦 + 𝑦𝑧 ).
g
= 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 3(𝑥 𝑦 + 𝑥 𝑧 + 𝑥𝑦 + 𝑧𝑦 + 𝑥𝑧 + 𝑦𝑧 + 2𝑥𝑦𝑧)
D’où, pour 𝑥, 𝑦 et 𝑧 trois entiers relatifs, (𝑥 + 𝑦 + 𝑧) = 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 + 3(𝑥 + 𝑦)(𝑦 + 𝑧)(𝑥 + 𝑧)
(𝟑 − 𝒙) + (𝟑 − 𝒚) + (𝟑 − 𝒛) = 𝟔
2) Démontrons que le système (1) est équivalent au système .
or
(𝟑 − 𝒙)(𝟑 − 𝒚)(𝟑 − 𝒛) = 𝟖
D’après la question précédente, on a 𝑥 + 𝑦 + 𝑧 = (𝑥 + 𝑦 + 𝑧) − 3(𝑥 + 𝑦)(𝑦 + 𝑧)(𝑥 + 𝑧), alors on a
𝑥+𝑦+𝑧 =3 −𝑥 − 𝑦 − 𝑧 = −3
⇔
𝑥 +𝑦 +𝑧 =3 3 − 3(3 − 𝑧)(3 − 𝑥)(3 − 𝑦) = 3
9−𝑥−𝑦−𝑧 =6
⇔ Car 𝑥 + 𝑦 = 3 − 𝑧, 𝑥 + 𝑧 = 3 − 𝑦 et 𝑦 + 𝑧 = 3 − 𝑥
−3(3 − 𝑧)(3 − 𝑥)(3 − 𝑦) = −24
n.
(3 − 𝑥) + (3 − 𝑦) + (3 − 𝑧) = 6
⇔
(3 − 𝑧)(3 − 𝑥)(3 − 𝑦) = 8
𝑥+𝑦+𝑧 = 3 (3 − 𝑥) + (3 − 𝑦) + (3 − 𝑧) = 6
Alors le système est équivalent au système
𝑥 +𝑦 +𝑧 =3 lo (3 − 𝑥)(3 − 𝑦)(3 − 𝑧) = 8
3) Déterminons les triplets d’entiers relatifs solutions du système (1)
Résoudre le système (1) revient à résoudre le système (2).
Dans le système (2), Posons 𝑢 = 3 − 𝑥, 𝑣 = 3 − 𝑦 et 𝑤 = 3 − 𝑧.
𝑢+𝑣+𝑤 =6
On obtient le système suivant ;
𝑢𝑣𝑧 = 8
ky
qui équivaut à (𝑢 , 𝑣 , 𝑤) ∈ {(−1 , −1 ,8 ), (−1, 8 , −1), (2 , 2 , 2), (8, −1 , −1)}.
On a donc (3 − 𝑥 , 3 − 𝑦 , 3 − 𝑧) ∈ {(−1 , −1 ,8 ), (−, 8 , −1), (2 , 2 , 2), (8, −1 , −1)}
C’est-à-dire (𝑥 , 𝑦 , 𝑧) ∈ {(4 , 4 , −5 ), (4 , −5 , 4), (1 , 1 , 1), (−5 , 4 , 4)}.
Exercice 3 5 points
1)a) Tableau de variations de f
.s
f est définie, continue et dérivable sur , car fonction polynôme.
Et pour tout réel x, 𝑓 (𝑥) = 2𝑥 − 3𝑥 = 𝑥(2 − 3𝑥).
On a le tableau de variation qui suit :
x -∞ 0
𝟐
+∞
𝟑
w
f ’(x) - 0 + 0 -
𝟒
+∞
𝟐𝟕
f(x)
0 -∞
w
𝟏
b) Montrons que l’équation (E) : 𝒇(𝒙) = admet 3 solutions distinctes 𝒙𝟏 , 𝒙𝟐 et 𝒙𝟑
𝟐𝟕
● f est continue et strictement décroissante sur ]−∞ ; 0] et ∈ 𝑓(]−∞ ; 0]) = [0 , +∞[, alors d’après le
théorème des valeurs intermédiaires, l’équation 𝑓(𝑥) = admet une unique solution 𝑥 dans ]−∞ ; 0].
W
● f est continue et strictement croissante sur 0 ; et ∈𝑓 0; = 0; , alors d’après le théorème des
valeurs intermédiaires, l’équation 𝑓(𝑥) = admet une unique solution 𝑥 dans 0 ; .
● f est continue et strictement décroissante sur ; +∞ et ∈𝑓 ; +∞ = −∞ , , alors d’après le
théorème des valeurs intermédiaires, l’équation 𝑓(𝑥) = admet une unique solution 𝑥 dans ; +∞
Finalement, l’équation (E) : 𝑓(𝑥) = admet 3 solutions distinctes 𝑥 , 𝑥 et 𝑥 .
𝟏 𝟐
c) Vérifions que − < 𝒙𝟏 < 𝟎 < 𝒙𝟐 < < 𝒙𝟑 < 1
𝟑 𝟑
● On a − ; 0 ⊂ ]−∞ ; 0] et ∈𝑓 − ;0 = 0; , alors on a − < 𝑥 < 0.
● On a 0 ; ⊂ 0; et ∈𝑓 0; = 0; , alors on a 0 < 𝑥 < .
● On a ;1 ⊂ ; +∞ et ∈𝑓 ;1 = 0; , alors on a < 𝑥 < 1.
Finalement, on a − < 𝑥 < 0 < 𝑥 < < 𝑥 < 1.
2)a) Montrons que l’équation (E) est équivalente à (E’)
On a 8𝑢 − 6𝑢 − 1 = 0 ⇔ 8 (𝑥 − ) −6 (𝑥 − ) − 1 = 0
⇔ 8 × (𝑥 − 𝑥 + 𝑥 − ) − 9(𝑥 − ) − 1 = 0
⇔ 27𝑥 − 27𝑥 + 9𝑥 − 1 − 9𝑥 + 3 − 1 = 0
⇔ 27𝑥 − 27𝑥 + 1 = 0
⇔ 𝑥 −𝑥 =
Alors les équations (E) et (E’) sont équivalentes.
b) Montrons qu’il existe un unique réel 𝜽𝒊 de [𝟎 , 𝝅] tel que 𝒖𝒊 = 𝐜𝐨𝐬𝜽𝒊
● On a − < 𝑥 < 0 donc − < 𝑥 − < − donc −1 < (𝑥 − ) < − donc −1 < 𝑢 < − .
g
● On a 0 < 𝑥 < donc − < 𝑥 − < donc − < (𝑥 − ) < donc − <𝑢 < .
● On a < 𝑥 < 1 donc <𝑥 − < donc < (𝑥 − ) < 1 donc < 𝑢 < 1.
or
On constate que pour tout i = 1, 2 ou 3, 𝑢 ∈ [−1 ; 1] ; alors pour tout i = 1, 2 ou 3, il existe un unique réel 𝜃 de
[0 , 𝜋] tel que 𝑢 = cos𝜃 .
c) Prouvons que 𝐜𝐨𝐬𝟑𝜽 = 𝟒𝐜𝐨𝐬 𝟑 𝜽 − 𝟑𝐜𝐨𝐬𝜽 pour tout réel
Soit un réel cos3𝜃 = cos(2𝜃 + 𝜃) = cos2𝜃cos𝜃 − sin2𝜃𝑠𝑖𝑛𝜃
= (2cos 𝜃 − 1)cos𝜃 − 2𝑐𝑜𝑠𝜃sin 𝜃
n.
= 2cos 𝜃 − cos𝜃 − 2𝑐𝑜𝑠𝜃(1 − cos 𝜃)
= 2cos 𝜃 − cos𝜃 − 2𝑐𝑜𝑠𝜃 + 2cos 𝜃
= 4cos 𝜃 − 3cos𝜃
Finalement, cos3𝜃 = 4cos 𝜃 − 3cos𝜃 pour tout réel.
𝟏
d) Montrons que (E’) est équivalente à l’équation (E’’) : 𝐜𝐨𝐬𝟑𝜽 =
lo 𝟐
D’après la question 2)c), il existe exactement un 𝜃 dans [0 , 𝜋] tel que 𝑢 = cos𝜃.
Ainsi, 8𝑢 − 6𝑢 − 1 = 0 ⇔ 8𝑐𝑜𝑠 𝜃 − 6𝑐𝑜𝑠𝜃 − 1 = 0
⇔ 4𝑐𝑜𝑠 𝜃 − 3𝑐𝑜𝑠𝜃 =
ky
⇔ 𝑐𝑜𝑠3𝜃 = car d’après la question 2)c), cos3𝜃 = 4cos 𝜃 − 3cos𝜃.
Finalement, (E’) est équivalente à l’équation (E’’) : cos3𝜃 = .
e) ● Résolution de l’équation (E’’) dans [𝟎 , 𝝅]
cos3𝜃 = ⇔ cos3𝜃 = 𝑐𝑜𝑠 ⇔ 3𝜃 = + 𝑘2𝜋 ou 3𝜃 = − + 𝑘2𝜋 ⇔ 𝜃 = + ou 𝜃 = − +
Dans [0 , 𝜋], on aura : 𝜃 = ou 𝜃 = ou 𝜃 = .
.s
● Les valeurs exactes de 𝒙𝟏 , 𝒙𝟐 et 𝒙𝟑
Comme 𝜃 = ou 𝜃 = ou 𝜃 = , alors 𝑢 = 𝑐𝑜𝑠 ou 𝑢 = 𝑐𝑜𝑠 ou 𝑢 = 𝑐𝑜𝑠 .
Rappelons que 𝑢 < 𝑢 < 𝑢 et la fonction cosinus est décroissante sur [0 , 𝜋] ; donc
w
𝑢 = 𝑐𝑜𝑠 et 𝑢 = 𝑐𝑜𝑠 et 𝑢 = 𝑐𝑜𝑠 .
Comme 𝑢 = (𝑥 − ), alors 𝑥 = (2𝑢 + 1).
On en déduit que 𝑥 = (2𝑐𝑜𝑠 + 1) et 𝑥 = (2𝑐𝑜𝑠 + 1) et 𝑥 = (2𝑐𝑜𝑠 + 1).
w
Exercice 4 5 points
1)a) Calculons 𝐥𝐢𝐦 𝒇(𝒙) et donnons-en une interprétation graphique
𝒙→
1 1
W
𝑥−(𝑥2 +𝑥+1) −𝑥 1+
𝑥
− 1+
𝑥
● Soit x < 0, on a : 𝑓(𝑥) = 𝑥 + √𝑥2 + 𝑥 + 1 = = = .
𝑥−√𝑥2 +𝑥+1 1 1 1 1
𝑥+𝑥 1+ + 2 1+ 1+ + 2
𝑥 𝑥 𝑥 𝑥
Alors lim 𝑓(𝑥) = lim =− .
→ →
● Puisque lim 𝑓(𝑥) = − , alors la droite d’équation 𝑦 = − est asymptote (horizontale) à la courbe de f en -∞.
→
b) Montrons que la courbe de f a en +∞, une asymptote qu’on déterminera
● lim 𝑓(𝑥) = lim (𝑥 + √𝑥 + 𝑥 + 1) = +∞.
→ →
( )
● lim = lim = lim = lim 1 + 1 + + = 2.
→ → → →
De plus, pour tout x > 0, on a𝑓(𝑥) − 2𝑥 = √𝑥 + 𝑥 + 1 − 𝑥 = = = ,
Alors lim 𝑓(𝑥) − 2𝑥 = = .
→
Par conséquent, la droite d’équation 𝑦 = 2𝑥 + est asymptote (oblique) à la courbe de f en +∞.
𝟐 𝒙𝟐 𝒙 𝟏 𝟐𝒙 𝟏
2)a) Montrons que, pour tout réel x, 𝒇′(𝒙) = .
𝟐 𝒙𝟐 𝒙 𝟏
Pour tout réel x, on a 𝑓′(𝑥) = 1 + = .
Le signe de 𝒇′(𝒙)
2 2
1 1 1 3
● Soit x un nombre réel, on a 𝑥2 + 𝑥 + 1 = 𝑥 + − +1= 𝑥+ + .
2 4 2 4
g
2 2 2
1 3 1 2 1
Or on a aussi 𝑥 + + ≻ 𝑥+ ; c’est-à-dire 𝑥 + 𝑥 + 1 ≻ 𝑥 + . Donc √𝑥 + 𝑥 + 1 ≻ 𝑥 + .
2 4 2 2
1
Il s’ensuit donc que 2√𝑥2 + 𝑥 + 1 ≻ 2 𝑥 + . On en déduit donc que 2√𝑥2 + 𝑥 + 1 ≻ |2𝑥 + 1|.
or
2
● Or, pour tout réel x, on a |2𝑥 + 1| ≥ −(2𝑥 + 1) et d’après ce qui précède, on a 2√𝑥2 + 𝑥 + 1 ≻ |2𝑥 + 1| ;
on peut alors écrire que 2√𝑥2 + 𝑥 + 1 ≻ −(2𝑥 + 1) ; et par suite 2√𝑥2 + 𝑥 + 1 + 2𝑥 + 1 ≻ 0.
2√𝑥2 +𝑥+1+2𝑥+1
On peut alors conclure que ≻ 0 ; c’est-à-dire que f ’(x) > 0.
2√𝑥2 +𝑥+1
n.
b) Le tableau de variation de f
De ce qui précède, on a le tableau suivant :
x -∞ +∞
f’(x) lo +
+∞
f(x) 1
−
2
3) Montrons que l’équation 𝒇(𝒙) = 0 admet une unique solution réelle a
f est continue et strictement croissante sur ℝ et𝑓(ℝ) = − , + ∞ . Comme 0 appartient à − , + ∞ , alors
ky
l’équation f(x) = 0 admet une unique solution réelle a.
La valeur exacte de a
f(-1) = 0, alors -1 est une solution de l’équation f (x) = 0.
Comme l’équation f(x) = 0 a une seule solution a, alors a = -1.
4) Montrons que f admet une réciproque g définie sur un intervalle J et précisons J
.s
f est continue et strictement croissante sur ℝ et 𝑓(ℝ) = − , + ∞ ; alors f réalise une bijection de ℝ
1 1
vers − , + ∞ . Par conséquent, f admet une réciproque g définie sur 𝐽 = − , +∞ .
2 2
5) Les courbes (C) de f et (C’) de g dans un même repère orthonormé
Les courbes (C) de f et (C’) de g sont symétriques par rapport à la première bissectrice.
w
y
3
2
w
-4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
W
-1
-2
-3
EVALUATION DES COMPETENCES 5 points
Tâche 1
Interprétation des données :
La mairie est à la croisée des routes ayant la forme des courbes d’équations : 𝑦 = 𝑥 et 𝑦 = 𝑥𝑠𝑖𝑛𝑥 + 𝑐𝑜𝑠𝑥.
𝑦=𝑥
Donc déterminer les coordonnées données par le GPS, c’est résoudre le système .
𝑦 = 𝑥𝑠𝑖𝑛𝑥 + 𝑐𝑜𝑠𝑥
Ce qui revient à résoudre l’équation 𝑥 = 𝑥𝑠𝑖𝑛𝑥 + 𝑐𝑜𝑠𝑥 ; c’est-à-dire 𝑥 − 𝑥𝑠𝑖𝑛𝑥 − 𝑐𝑜𝑠𝑥 = 0.
D’après les données du GPS, ces coordonnées ont une abscisse positive.
Donc nous allons résoudre cette équation dans [0 , +∞[.
Recherche du nombre de solutions de l’équation 𝒙𝟐 − 𝒙𝒔𝒊𝒏𝒙 − 𝒄𝒐𝒔𝒙 = 𝟎 dans l’intervalle [0 , +∞[:
Soit f la fonction définie sur [0 , +∞[ par f(x) = x2 – xsinx – cosx.
f est continue et dérivable sur [0 , +∞[ , car somme et produit de fonctions continues et dérivables sur [0 , +∞[,
et pour tout réel positif x, on a : f ’(x) = 2x – sinx – xcosx + sinx = x(2 – cosx).
Or pour tout réel positif x, on a 2 – cosx > 0, alors f ’(x) est positif, avec f’(x) = 0 si et seulement si x = 0.
On en déduit que f est strictement croissante sur [0 , +∞[.
De plus, soit 𝑥 ∈ [0 , +∞[ : -1 ≤ cosx ≤ 1 et -1 ≤ sinx ≤ x donc - x ≤ -xcosx ≤ x (car x ≥ 0) et -1 ≤ sinx ≤ 1,
donc - x – 1 ≤ -xcosx + sinx ≤ x + 1.
On en déduit que x2 – x – 1 ≤ x2 – xcosx + sinx ≤ x2 + x + 1. C’est-à-dire x2 – x – 1 ≤ f(x) ≤ x2 – x + 1.
g
On a donc : x2 + x – 1 ≤ f(x) et lim (𝑥 + 𝑥 − 1) = +∞, alors on peut écrire lim 𝑓(𝑥) = +∞.
→ 𝑥→−∞
f est continue et strictement croissante sur [0 , +∞[, 𝑓([0 , + ∞[) = 𝑓(0) , lim 𝑓(𝑥) = [−1 , + ∞[ et
or
→
0 [-1 , +∞[. D’où l’équation f(x) = 0 a une unique solution α dans [0 , +∞[.
Valeur approchée de la solution α et coordonnées du lieu du rendez-vous
On remarque que 𝑓(1,2) < 0 et 𝑓(1,3) > 0. Puisque 𝑓(1,2) × 𝑓(1,3) < 0, alors on a 1,2 < 𝛼 < 1,3.
De plus, 𝑓(1,25) > 0 et 𝑓(1,2) < 0, donc 1,2 < 𝛼 < 1,25.
Donc la valeur l’abscisse cherchée est 1,2 et 𝑓(1,2) ≈ 0,04. Alors les coordonnés du point de repére sont (1,2 ; 0).
n.
Tâche 2
- Lorsque la grande aiguille de l’horloge H1 a fait un tour complet, 59 minutes se sont écoulées.
Alors le nombre de minutes écoulées jusqu’en ce moment est d’environ 𝑛 = 59𝑞 + 35.
- Lorsque grande aiguille de l’horloge H2 a fait un tour complet, 62 minutes se sont écoulées.
lo
Alors le nombre de minutes écoulées jusqu’en ce moment est d’environ 𝑛 = 62𝑞 + 5.
On a alors 𝑛 = 59𝑞 + 35 et 𝑛 = 62𝑞 + 5. Donc 59𝑞 + 35 = 62𝑞 + 5 ; c’est-à-dire que 𝑞 = 10.
Par suite, le nombre de minutes écoulées est 𝑛 = 59 × 10 + 35 = 625 soit 10 heures et 25 minutes.
Il est donc 17 heures 25 minutes.
ky
Tâche 3
Vérifions si M. DIKONGUE est en retard lorsque l’horloge H2 indique 13 h 50
Le temps écoulé de 7 heures à l’heure du rendez-vous est de 7 heures ; soit 420 minutes.
La division euclidienne de 420 par 62 donne : 420 = 62 × 6 + 48.
Donc l’heure que devrait indiquer l’horloge H2 à l’heure du rendez-vous est 13 heures 48 minutes.
.s
Alors M. DIKONGUE est en retard de 2 minutes.
Vérifions si M. DIKONGUE est en retard lorsque l’horloge H1 indique 14 h 5
Le temps écoulé de 7 heures à l’heure du rendez-vous est 7 heures ; soit 420 minutes.
La division euclidienne de 420 par 59 donne : 420 = 59 × 7 + 7.
Donc l’heure que devrait indiquer l’horloge H1 à l’heure du rendez-vous est 14 heures 7 minutes.
w
Alors M. DIKONGUE n’est pas en retard.
w
W