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Indicateurs Colorés en Titrage Volumétrique

Cet article décrit les indicateurs colorés utilisés pour visualiser le point d'équivalence lors des titrages volumétriques. Il explique les théories sur la façon dont les indicateurs changent de couleur en fonction du pH et fournit des exemples d'indicateurs couramment utilisés ainsi que des conseils sur leur sélection appropriée.

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Indicateurs Colorés en Titrage Volumétrique

Cet article décrit les indicateurs colorés utilisés pour visualiser le point d'équivalence lors des titrages volumétriques. Il explique les théories sur la façon dont les indicateurs changent de couleur en fonction du pH et fournit des exemples d'indicateurs couramment utilisés ainsi que des conseils sur leur sélection appropriée.

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INDICATEURS COLORÉS

Introduction
Pour pouvoir visualiser le point d’équivalence au cours des titrages volumétriques
(neutralisation), nous avons parfois besoin de rajouter un indicateur coloré à une solution à titrer
même à l’état de trace.
I. Définition d’un indicateur coloré
Un indicateur coloré correspond à un couple de deux espèces chimiques acide-base (Hin / In− )
dont les formes acides et basiques ont des couleurs différentes. En fonction du pH du milieu
dans lequel l’indicateur va se trouver, une des espèces (la forme acide Hin ou la forme
basique In−) va prédominer par rapport aux autres en solution. En fonction de l’espèce qui
prédomine, la couleur de la solution est différente. Une des espèces peut être incolore (ex : la
forme acide de la phénolphtaléine et de la thymolphthaléine). Le changement de coloration de
l’indicateur au cours de la neutralisation doit être perceptible à l’œil humain.
Lorsque l’indicateur est bicolore il suffit d’introduire seulement quelque goutte de cet indicateur
dans la solution à étudier. Lorsque l’indicateur et monocolore il faudra mettre assez d’indicateur
pour pouvoir atteindre la valeur nécessaire pour apprécier la coloration.
II. Théories des indicateurs colorés
Plusieurs théories peuvent être envisagées pour expliquer le principe des indicateurs colorés.
II.1. Théorie ionique
Les indicateurs colorés sont des acides faibles ou des bases faibles organiques dont les formes
non dissociées (moléculaire) et dissociée (ionisée) ont des colorations différentes.

Cette réaction est caractérisée par une constante d’équilibre K dont la formule ;
[𝐼𝑛−][𝐻3𝑂+] [𝐼𝑛−]
K= [𝐻𝑖𝑛]
, soit Pka = log [𝐻𝑖𝑛] + pH

On aboutit ainsi à la Relation d’Henderson Hasselback

L’inconvénient de cette théorie est démontré par l’instantanéité des réactions de dissociation
alors que le changement de coloration prend un certain temps, ce qui constitue un paradoxe non
expliqué par cette théorie.
II.2. Théorie chromophorique
La coloration des composés organiques dépend de la structure de leurs molécules. La présence
de certains groupement chimiques chromophores est responsable de l’absorption de la lumière
par la molécule ce qui lui offre une la couleur (ex : les doubles liaisons). Cette coloration ne
change qu’à la suite d’un regroupement ou d’un réarrangement intramoléculaire.
Les deux théories ne s’excluent pas mutuellement, au contraire elles se complètent.
III. Zone de virage d’un indicateur coloré

La solution prend la couleur de la forme acide lorsque la concentration de cette dernière est
supérieure à la concentration de la forme basique [HIn] >> 10. Suivant le même raisonnement
la forme basique (Ind-) imposera sa couleur lorsque : [Ind- ] >> 10 [Hind].

En remplaçant ces rapports de perception dans la relation d’Henderson Hasselback, la variation


de couleur se situe dans l’intervalle du pH : pKa – 1 < pH < pKa + 1. La forme
acide Hin prédomine donc lorsque le pH<pKa–1 et la forme basique prédomine lorsque le
pH>pKa+1. Entre ces deux valeurs, les deux formes coexistent dans des concentrations non
négligeables et l’indicateur prendra des teintes intermédiaires (voir Figure 1).

Figure 1: Zone de virage d’un indicateur coloré.

Le tableau ci-dessous donne une liste des principaux indicateurs colorés et montre que les zones
de virage des indicateurs sont très variées en fonction du pH et du Pka.
Tableau 1 : Principaux indicateurs colorés acido-basiques

Indicateur Domaine Pka Forme acide Forme basique


ph (AH) (A-)
Violet de méthyle 0.0-1.6 0.8 Jaune Bleu
Bleu de thymol 1.2- 2.8 1.6 Rouge Jaune
Jaune de méth)yle 2.9- 4.0 3.3 Rouge Jaune
Hélianthine (Orange de
3.1- 4.4 4.2 Rouge Jaune
méthyle
Vert de bromocresol 3.8- 5.4 4.7 Jaune Bleu
Rouge de méthyle 4.2- 6.2 5.0 Jaune Rouge
Rouge de chlorophenol 4.8- 6.4 6.0 Jaune Rouge
Bleu de bromothymol 6.0- 7.6 7.1 Jaune Bleu
Rouge de phénol 6.4- 8.0 7.1 Jaune Rouge
Mauve de crésol 7.4- 9.0 8.3 Jaune Mauve
Bleu de thymol 8.0- 9.6 8.9 Jaune Bleu
Phénolphtaléine 8.0- 9.8 9.7 Incolore Rose
Thymolphthaléine 9.3-10.5 9.9 Incolore Bleu
Jaune d’alizarine 10.1-12.0 11.0 Jaune Rouge

IV. Le choix d’indicateur coloré


Le choix de l’indicateur pour un dosage dépend de la nature des acides et des bases réagissant
durant le titrage et du pH au point d’équivalence de la réaction de neutralisation effectuée. La
zone de virage de l’indicateur coloré peut ne pas contenir le pH exact du point d’équivalence
mais devra au moins se situer à l’intérieur de la zone de variation brusque de pH (saut de pH).
Ainsi, pour le dosage d’une solution d’acide fort par une solution de base forte, pratiquement
tous les indicateurs dont le domaine de changement de couleur se situe entre pH=4 et pH=10
conviennent car la variation du pH à l’équivalence est très brutale (on dit que l’amplitude du
saut de pH est très grande).En revanche, pour le dosage d’une solution d’acide faible par une
base forte, le sel formé présente un caractère alcalin, il faudra impérativement utiliser un
indicateur dont la zone de virage se situe dans un milieu faiblement basique (7 < pH < 10) et
pour le dosage d’une base faible par un acide fort on aura besoin d’un indicateur « virant » entre
pH 4 et 5. De ce fait, pour bien comprendre ces choix d’indicateurs, il est donc nécessaire
d’examiner les courbes donnant la variation du pH au cours du dosage (voir Figures 2 et 3).
Figure 2: Exemple de titrage d’acide faible par une base forte en présence de la
phénolphtaléine.

Figure 3: Choix d’indicateur coloré.


D’autres paramètres peuvent influencer le choix de l’indicateur coloré notamment la
température, la force ionique, la vitesse de la réaction de l’indicateur et la sensibilité et intensité de la
coloration.

Conclusion
Les indicateurs doivent être préparés conformément aux instructions données par la
pharmacopée.
Des bandelettes de papiers imprégnés par un indicateur coloré universel sont commercialisées
pour mesurer par comparaison le pH des liquides biologiques (sang, urines, liquide de ponction,
etc.), des produits alimentaires (lait, boissons, fromages, etc.) et des solutions utilisées comme
les réactifs du laboratoire.

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