République Algérienne Démocratique et Populaire
Ministère de l’Aménagement du Territoire
et de l’Environnement
LE RISQUE SISMIQUE
ET LE REDEPLOIEMENT DES ACTIVITES
ET DE L’URBANISATION
LE NOUVEAU DISPOSITIF LEGISLATIF ET
REGLEMENTAIRE
Volume 2
Juillet 2003
SOMMAIRE
I- LOIS :
1- Avant projet de loi cadre relative à la prévention et à la gestion des risques
majeurs dans le cadre du développement durable. ..................................................... 01
2- Avant projet de loi relative à la maîtrise d’œuvre en bâtiment. ................................ 42
3- Avant projet de loi modifiant et complétant la loi relative à l’aménagement du
territoire et de l’urbanisme. ........................................................................................ 56
II- TEXTES REGLEMENTAIRES : CONSTRUCTION ET EQUIPEMENT
4- Projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret exécutif n°91-175 du
28 mai 1991 définissant les règles générales d’urbanisme et de construction. ............ 62
5- Projet de décret modifiant le décret exécutif n°91-176 du 28 mai 1991 fixant les
modalités d’instruction et de délivrance du certificat d’urbanisme, du permis de
lotir, du certificat de morcellement, du permis de construire, du certificat de
conformité et du permis de démolir. ........................................................................... 64
6- Projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret exécutif n°91-177 du
28 mai 1991 fixant les procédures d’élaboration et d’approbation du plan directeur
d’aménagement d’urbanisme et le contenu des documents y afférents........................ 67
7- Projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret 91-178 du 28 mai 1991
fixant les procédures d’élaboration et d’approbation des plans d’occupation des sols
ainsi que le contenu des documents y afférents.......................................................... 73
8- Projet de décret portant création de l’établissement public chargé du conrôle
technique des constructions....................................................................................... 78
9- Avant projet de décret sur l’Agrément des Contrôleurs Techniques......................... 97
10- Projet de décret modifiant et complétant le décret 93-289 relatif à la qualification
des entreprises..........................................................................................................102
11- Projet d’arrêté modifiant l’arrêté interministériel n°1 du 28 mai 1994 fixant les
modalités de classification des entreprises intervenant dans le cadre du bâtiment,
des travaux publics et de l’hydraulique......................................................................105
12- Projet d’instruction présidentielle relative à la stricte application des mesures
visant à interdire toute construction dans les zones à risque.....................................108
13- Projet de décret présidentiel relatif aux mesures de limitation des constructions
dans les zones vulnérables. .......................................................................................110
14- Propositions de révision d’urgence des règles parasismiques dans les zones
affectées par le séisme (Alger, Boumerdes).................................................................115
SCIENCES DE LA TERRE
15- Projet de décret portant création de l’Agence Nationale des Sciences de la Terre..121
GENIE SISMIQUE
16- Projet de décret portant création de l’Agence Nationale de prévention et de
gestion des risques majeurs ......................................................................................132
17- Projet de décret portant création de la Délégation nationale aux risques majeurs.151
RISQUES INDUSTRIELS :
18- Projet de décret relatif à la prévention, la maîtrise et la gestion des risques
industriels.................................................................................................................157
PLANS DE PREVENTION, DE PROTECTION,DE GESTION ET
D’ORGANISATION DES SECOURS
19- Projet de décret instituant les plans de prévention aux risques (PER). .................169
20- Projet de décret portant création d’un centre de commandement opérationnel
alternatif. ..................................................................................................................174
FINANCES, DEVELOPPEMENT, AMENAGEMENT DU TERRITOIRE
ET HAUTS PLATEAUX.
21- Avant projet de loi de programmation décennale fixant les modalités de
financement de la réalisation des grandes infrastructures et services collectifs
d’intérêt national (conformément à l’article 56 de la loi 01-21 du 12 décembre 2001
relative à l’aménagement et au développement durable du territoire). ........................179
22- Création du Fonds spécial d’action économique et de développement des Hauts
Plateaux (Loi de finances pour 2004). ........................................................................180
23- Projet de décret relatif aux modalités de fonctionnement du fonds d’action
économique et du développement des Hauts Plateaux. ..............................................181
24- Taxe sur les mutations de terrains agricoles en terrains constructibles dans les
aires métropolitaines du pays....................................................................................186
25- Taxe d’encombrement pour toute immatriculation de véhicule dans les wilayas
littorales et les wilayas faisant partie des aires métropolitaines. ................................187
EDUCATION ET CULTURE DU RISQUE SISMIQUE
26- Projet de décret portant création d’une commission nationale de réflexion sur la
formation et la recherche scientifique dans le domaine de la prise en charge du
risque sismique. ........................................................................................................189
27- Projet de décret portant création d’une commission interministérielle pour
l’intégration de l’enseignement des Risque majeurs dans les programmes de
l’éducation nationale. ................................................................................................192
28- Projet de décret portant création de la commission d’orientation et de
coordination de la stratégie nationale de communication liée aux risques majeurs et
à la prévention des risques........................................................................................195
PROTECTION DU LITTORAL
29- Projet de décret exécutif portant organisation, fonctionnement et mission du
Conservatoire National du Littoral.............................................................................199
1- LOIS
1- AVANT PROJET DE LOI
RELATIVE A LA
PREVENTION ET A LA
GESTION DES RISQUES
MAJEURS DANS LE
DEVELOPPEMENT
DURABLE
SOMMAIRE
EXPOSE DES MOTIFS
TITRE I : DISPOSITION PRELIMINAIRES
TITRE II : DE LA PREVENTION DES RISQUES MAJEURS
Chapitre 1 : De la culture du risque
Section 1 : Du droit à l’information
Section 2 : Du droit à la formation
Chapitre 2 : De la protection des domaines et espaces vulnérables
Section 1 : De la protection contre les inondations
Section 2 : De la protection contre les incendies
Section 3: De la protection des aires métropolitaines
Chapitre 3 : De l’urbanisme durable
Section 1 : Des interdictions de construction /reconstruction
Section 2 : Des limitations
Section 3 : De la révision des instruments d’urbanisme
Section 4 : De l’expertise préventive du bâti
Section 5 : De la construction
Section 6 : Du contrôle des constructions
Section 7 : De la réhabilitation des constructions stratégiques
Section 8 : Des agglomérations vulnérables
Chapitre 4 : De la sécurisation des infrastructures de base et des réseaux vitaux
Section 1 : Des réserves stratégiques
Section 2 : Des infrastructures stratégiques routières et autoroutières
Section 3 : Des liaisons stratégiques de télécommunications
TITRE III : DES INSTRUMENTS DE PREVENTION ET DE GESTION DES
RISQUES MAJEURS
Chapitre 1 : Des instruments et mécanismes législatifs
Section 1 : Du système d’assurances
Section 2: Des régimes de responsabilités
Section 3 : De l’expropriation pour risques majeurs
Section 4 : De la réparation des dommages (Articles 61,62,et 63)
Chapitre 2 : Des plans de prévention et d’intervention
Section 1 : Les plans de prévention des risques naturels prévisibles(PPR)
Section 2 : Les plans particuliers d’intervention (PPI)
Section 3 : Les plans d’organisation des cours(ORSEC)
Chapitre 3 : Des instruments techniques de prévention et de gestion
Section 1 : De la banque nationale de données
Section 2 : Du centre de commandement alternatif
Section 3: des systèmes d’alerte et de simulation
Chapitre 4 : Des instruments institutionnels nationaux
Section 1 : De la délégation des risques majeurs
Section 2 : De l’agence nationale de gestion des risques majeurs
Section 3 : De l’agence nationale des sciences de la terre
Section 4 : Des organismes de contrôle de constructions et des infrastructures
de base
Chapitre 5 : De l’intersectorialité et de la coordination
Section 1 : De la coordination intersectorielle
Section 2 : De l’évaluation
TITRE IV : DISPOSITIONS PENALES
TITRE V : DISPOSITIONS FINALES
ANNEXE : TEXTES D’APPLICATION
EXPOSE DES MOTIFS
Les risques ont toujours existé. Mais la nature des risques a
profondément évolué ces dernières années et d’autres changements
sont à prévoir dans l’avenir.
Ces risques font partie de notre histoire et certainement de
notre avenir, avec cependant comme facteurs aggravants au cours de
la deuxième moitié du xx siècle, le développement et la densification
sans précédant des espaces urbains avec toutes leurs atteintes aux
règles élémentaires de l’urbanisme et aux principes d’aménagement du
territoire.
Parmi les autres facteurs «majeurs», figurent les conditions climatiques
extrêmes et instables, les explosions démographiques, la sur-
concentration et la polarisation des richesses et des activités
économiques, sans parler des risques liés aux découvertes
technologiques et scientifiques. Une liste à laquelle il faut naturellement
ajouter les risques que représentent les conflits entre Etats et le
terrorisme international.
Qu’ils soient naturels ou industriels, les risques s’illustrent et
s’expriment sous deux formes principales :
- Des événements brutaux, extrêmement violents qui se produisent en
un temps court, provoqués par des ruptures d’équilibre sismologiques,
géomorphologiques, hydrologiques ou hydro-géomorphologiques,
climatologiques ou industrielles. Les inondations de Bab El Oued en
Novembre 2001, sont un exemple-type, qui illustre le mieux cette
première catégorie.
- Une dégradation progressive sur une longue période et dont le point
d’aboutissement est comparable à une rupture brutale par ses effets
finaux. Les processus d’érosion des bassins versants ou d’altération de
la qualité des eaux de surface ou de l’air, en sont des exemples.
Ces deux types de processus peuvent se combiner dans le
temps ou dans l’espace en un mouvement lent et continu à son début
et accéléré brusquement en une discontinuité cataclysmique.
Lorsque de tels événements, de telles conjonctions « maléfiques » se
produisent et se conjuguent dans des zones habitées, dans des sites
-1-
stratégiques, à l’Ouest et à l’Est d’une ville-capitale comme Alger en
l’espace de moins de deux ans, comme ce fût le cas des inondations de
Bab-El-Oued en Novembre 2001 et du séisme de Zemouri du 21 Mai
dernier, ils se transforment en véritables catastrophes humaines,
économiques ou environnementales.
« Il devient de plus en plus manifeste que les catastrophes
naturelles ne sont pas aussi naturelles que cela…Nous devons passer
de la réaction à la prévention. Il faut élaborer des stratégies visant à
atténuer les effets des catastrophes, mais il faut surtout s’employer à
rendre les populations moins vulnérables ».
Cette déclaration de Monsieur Koffi ANNAN, Secrétaire Général
de l’ONU à la clôture en 1999 de la décennie internationale de
prévention des catastrophes naturelles, (1990-2000) résume de manière
on ne peut claire et lucide, la nature, l’ampleur et la gravité des enjeux
auxquels est confrontée l’espèce humaine en ce début de millénaire et
surtout, la nécessité et l’urgence d’une parade stratégique destinée à la
prémunir contre des périls annoncés.
Fortement interpelé par l’ampleur des dégâts, notamment humains et
économiques provoqués par les catastrophes naturelles de Bab-El-Oued
en 2001 et de Zemouri en 2003, notre pays a décidé de se doter des
moyens devant lui permettre à terme d’amortir, d’atténuer voire
canaliser les effets dévastateurs des aléas et risques naturels
auxquels il est fortement exposé.
Il a décidé de passer de la phase passive des décomptes macabres
emprunts d’un fatalisme désuet, à une étape qualitativement nouvelle
de riposte active et graduée, armé de la capitalisation systématique de
l’inestimable expérience acquise en matière de lutte contre les
catastrophes naturelles et d’une instrumentation et utilisation
opérationnelles des dernières conquêtes scientifiques dans le domaine.
Pour la réalisation du vaste programme que l’Etat a décidé d’engager
pour hâter la prise en charge de l’action de prévention et de la gestion
des risques naturels et industriels, le premier instrument qui
conditionne
-2-
L’opérationnalité immédiate de mise en œuvre du train de mesures
préconisés, demeure bien entendu la mise en place d’un cadre
législatif approprié et adapté.
Les grandes catastrophes naturelles comme celles de Bab-El-Oued et
Zemouri avec leur lots de morts, de disparus, de sinistrés et l’émotion
qu’elles provoquent, sont toujours accompagnées ou suivies de
flottements, de turbulences dan s la linéarité et la permanence de
l’action des instruments de l’Etat.
Latentes ou manifestes, passagères ou durables ces situations de crise,
accompagnent naturellement le fonctionnement de l’Etat. Elles
valorisent du même coup et de manière permanente, ses obligations
d’anticipation et de mobilisation. Encore faut il qu’il puisse se doter
d’instruments juridiques suffisamment vigoureux et souples en
même temps que d’instruments délimitant clairement les champs
des responsabilités et leurs complémentarités, ainsi que les
obligations concourant à la préservation de l’intérêt général, sans
nuire aux principes de l’Etat républicain et ses valeurs démocratiques.
C’est ainsi qu’apparaît l’impératif d’actualisation, d’adaptation et de
mise en cohérence de tous les dispositifs concourant directement
ou indirectement à la sécurité et à la tranquillité publiques et
partant, au fonctionnement normal des pouvoirs publics.
C’est d’ailleurs dans ce cadre que doit être inscrite l’action de
prévention, d’anticipation et de prospective des situations de sinistres
majeurs. Ces missions ont aujourd’hui une importance et une actualité
toutes particulières.
Si toute société dans son évolution, produit ses propres contradictions,
si le xx siècle avec ses prodigieuses conquêtes culturelles et
scientifiques pour l’esprit humain, semble avoir propulsé la planète
dans une trajectoire du risque, les mêmes avancées scientifiques, les
mêmes méthodes modernes en matière de veille sécuritaire,
d’exploration et d’analyse des champs social, économique, et
environnemental, devraient permettre l’élaboration de scénarios
d’anticipation, des actions préventives en profondeur, ainsi qu’une
préparation adéquate et adaptée des moyens d’interventions.
-3-
Cela suppose évidemment une organisation particulière de la
sécurité civile dans son acception la plus large, associant tous les
espaces d’activités de l’Etat de manière permanente et vigilante et
les cordonnant dans une même unité d’action.
Certainement nécessaire, cette organisation restera toutefois
insuffisante si elle ne s’immergeait pas dans la société pour y
trouver des relais vivants et pertinents d’association des citoyens à
l’effort général de paix et de tranquillité publiques, dans lesquels la
prévention des catastrophes naturelles représente une dimension
essentielle
La restauration et/ou la canalisation pleine et entière des réflexes
civiques conditionnent dés lors la pertinence et l’efficacité des
mécanismes d’information et de communication de l’Etat : L’enjeu étant
en effet de réduire les situations de face-à-face entre ce dernier et les
situations de crise, comme celles observées à Bab-El-Oued en 2001, et
à un degré moindre, lors du séisme du 21 Mai 2003.
Introduire en les cordonnant des logiques juridiques,
organisationnelles et civiques nouvelles, s’inscrivant d’emblée dans
une même démarche globale rénovée et intégrée, surmontant les
spécialisations fonctionnelles stériles et contournant les rigidités
organiques,porteuses de cisaillement et d’atteintes graves à la prise
en charge par l’Etat de la mission constitutionnelles de
préservation de la sécurité des personnes et des biens, tel est
l’objectif premier rattaché à l’élaboration de la présente loi cadre.
Elle préconise un ensemble de prescriptions destinées à :
- Dynamiser la vitalité, la vigueur et la cohérence verticale des
dispositifs législatifs existants, en actualisant leurs dispositions à
la nature et à la gravité des enjeux de la vulnérabilité désormais
confirmée de notre pays aux nombreux aléas naturels et
technologiques;
- Enrichir le dispositif à travers des « greffages » de mécanismes
juridiques nouveaux qui ont donné, dans de nombreux pays, la
preuve de leur pertinence et de leur efficience ;
- Opérer un reprofilage général, une reconfiguration ayant pour
objet l’enrichissement transversal systématique de l’ensemble
du dispositif législatif algérien encadrant directement ou
-4-
indirectement le processus de prévention et de gestion des
risques majeurs, dans le souci d’y introduire des éléments de
cohérence plus forts et plus denses, une dimension
intersectorielle plus
- visible et plus prononcée et enfin une applicabilité plus
perceptible.
L’adoption et la promulgation de cette loi enrichira sans aucun doute la
panoplie des instruments stratégiques dont s’est doté l’Etat algérien
pour conférer au développement de notre pays, une dimension durable
irréversible.
Telle est l’économie de la présente loi-cadre sur la prévention et la
gestion des risques majeurs dans le cadre du développement durable,
que nous soumettons à votre examen et approbation.
-5-
AVANT PROJET DE LOI N° …………………DU…………………………
CORRESPONDANT AU…………………………RELATIVE A LA
PREVENTION
ET A LA GESTION DES RISQUES MAJEURS DANS LE CADRE DU
DEVELOPPEMENT DURABLE
Le Président de la République,
Vu la Constitution et notamment ses articles 24, 54, 62, 91,119,120,
(alinéa 19) et 126 ;
Vu l’Ordonnance n° 66-154 du 18 Safer 1386 correspondant au 8 juin
1966 modifiée et complétée portant code de procédure civile ;
Vu l’Ordonnance n° 66-155 du Safer 1386 correspondant au 8 juin
1966 modifiée et complétée portant code de procédure pénale ;
Vu l’Ordonnance n° 66-156 du Safer 1386 correspondant au 8 juin
1966 modifiée et complétée portant code pénal ;
Vu l’Ordonnance n° 73-38 du 25 Djoumada-El-Thania 1393
correspondant au 25 juillet 1973 portant ratification de la convention
concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel
faite à Paris le 23 novembre 1972 ;
Vu l’Ordonnance n° 74-55 du 21 Rabie-El Thani 1394 correspondant au
13 mai 1974 portant ratification de la convention internationale relative
à la création d’un fond international d’indemnisation pour les
dommages dus à la pollution par les hydrocarbures, faite à Bruxelles le
18 décembre 1971 ;
Vu l’Ordonnance n° 75-58 du 20 Ramadhan 1395 correspondant au 26
septembre 1975 modifiée et complétée portant code civil;
Vu l’Ordonnance n° 76-04 du 20 Safer 1396 correspondant au 20
février 1976 relative aux règles applicables en matière de sécurité contre
les risques de l’incendie et de panique et à la création de commissions
de prévention et de protection civile ;
-6-
Vu l’Ordonnance n° 76-80 du 29 Choual 1396 correspondant au 23
octobre 1976 portant code maritime, modifiée et complétée ;
Vu la loi n° 79-07 du 26 Chaâbane 1399 correspondant au 21 juillet
1979 modifiée et complétée portant code des douanes ;
Vu la loi n° 82-10 du 02 Dhou-El-Quiada 1402 correspondant au 21
août 1982 relative à la chasse ;
Vu la loi n° 83-17 du 22 Rabie-El- Thani 1403 correspondant au 16
juillet 1983 modifiée et complétée portant code des eaux ;
Vu la loi n° 84-12 du 23 Ramadhan 1404 correspondant au 23 juin
1984 modifiée et complétée portant régime général des forêts ;
Vu la loi n° 84-17 du 08 Chaoul 1404 correspondant au 17 juillet 1984
modifiée et complétée relative aux lois de finances;
Vu la loi n° 85-05 du 26 Djoumada-El-oula 1405 correspondant au 16
février 1985 modifiée et complétée relative à la protection et à la
promotion de la santé ;
Vu la loi n° 87-17 du 06 Dhou-El-Hidja 1407 correspondant au 01 août
1987 relative à la protection phytosanitaire ;
Vu la loi n° 88-08 du 07 Djoumada-El-Thania 1408 correspondant au
26 juin 1988 relative à la médecine vétérinaire et à la protection de la
santé animale;
Vu la loi n° 89-23 du 121 Djoumada-El-Oula 1410 correspondant au 19
décembre 1989 modifiée et complétée relative à la normalisation ;
Vu la loi n° 90-08 du 12 Ramadhan 1410 correspondant au 07 avril
1990 relative à la commune ;
Vu la loi n° 90-09 du 12 Ramadhan 1410 correspondant au 07 avril
1990 relative à la Wilaya ;
Vu la loi n° 90-25 du 01 Djoumada–El-Oula 1411 correspondant au 18
novembre 1990 modifiée et complétée portant orientation foncière ;
-7-
Vu la loi n° 90-29 du 14 Djoumada–El-Oula 1411 correspondant au 01
décembre 1990 modifiée et complétée relative à l’aménagement et
l’urbanisme ;
Vu la loi n° 90-30 du 14 Djoumada-El-Oula 1411 correspondant au 01
décembre portant loi domaniale ;
Vu la loi n° 90-31 du 17 Djoumada-El-Oula 1411 correspondant au 04
décembre 1990 relative aux associations ;
Vu la loi n° 91-23 du 06 Décembre 1991 relative à la participation de
l’ANP à des missions de sauvegarde de l’ordre public, hors les situations
d’exception ;
Vu la loi n° 97-02 du 02 Ramadhan 1418 correspondant au 31
décembre 1997 portant loi de finances pour 1998 ;
Vu la loi n° 98-04 du 20 Safer 1419 correspondant au 15 juin 1998
relative à la protection du patrimoine culturel ;
Vu la loi n° 99-09 du 15 Rabie-El-Thani 1420 correspondant au 28
juillet 1999 relative à la maîtrise de l’énergie ;
Vu la loi n° 01-10 du 11 Rabie-El-Thani 1422 correspondant au 03
juillet 2001 portant loi minière ;
Vu la loi n° 01-11 du 11 Rabie-El-Thani 1422 correspondant au 03
juillet 2001 relative à la pêche et à l’aquaculture ;
Vu la loi n° 01-14 du 29 Djoumada-El-Oula 1422 correspondant au 19
août 2001 relative à l’organisation, sécurité et la police de la
circulation ;
Vu la loi n° 01-19 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des
déchets ;
Vu la loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement durable
du territoire ;
-8-
Vu la loi n° 02-01 du 22 Dhou-El-Kâada 1423 correspondant au 05
février 2002 relative à l’électricité et à la distribution du gaz par
canalisation ;
Vu la loi n° 02-02 du 22 Dhou-El-Kâada 1423 correspondant au 05
février 2002 relative à la protection et à la valorisation du littoral ;
Vu la loi n° 03-03 du 16 Dhou-El-Hidja 1423 correspondant au 17
février 2003 relative aux zones d’expansion et aux sites touristiques ;
Vu la loi n° …. du…… correspondant au …………………. relative à la
protection de l’environnement dans le cadre du développement durable ;
Vu le décret présidentiel n° 92-354 du 25 Rabie-El-Aoual 1413
correspondant au 23 septembre 1992, portant adhésion de l’Algérie à la
convention de Vienne pour la protection de la couche d’ozone, signée à
vienne le 22 mars 1985 ;
Vu le décret présidentiel n° 92-355 du 23 septembre 1992, portant
adhésion au protocole de Montréal relatif aux substances qui
appauvrissent la couche d’ozone, signé à Montréal le 16 septembre
1987 ainsi qu’a ses amendements
(Londres 27-29 juin 1990) ;
Vu le décret présidentiel n° 93-99 du 18 Choual 1413 correspondant au
10 avril 1993 portant ratification de la convention sur les changements
climatiques adoptée par l’assemblée générale des Nations Unies le 09
mai 1992 ;
Vu le décret présidentiel n° 95-163 du 07 Mouharem 1416
correspondant au 06 juin 1995 portant ratification de la convention sur
la diversité biologique, signée à Rio de Janeiro le 05 juin 1992 ;
Vu le décret présidentiel n° 98-123 du 21 Dhou-El-Hidja 1418
correspondant au 18 avril 1998 portant ratification du protocole de
1992, modifiant la convention internationale de 1969 sur la
responsabilité civile pour les dommages dus à la pollution par les
hydrocarbures ;
-9-
Vu le décret présidentiel n° 98-158 du 19 Moharem 1419 correspondant
au 16 mai 1998, portant adhésion avec réserve de la République
Algérienne Démocratique et Populaire, à la convention de Bâle sur le
contrôle des mouvements transfrontières des déchets dangereux et de
leur élimination ;
Vu le décret n° 63-344 du 19 Moharem 1419 correspondant au 11
septembre 1963 portant adhésion à la convention internationale pour la
prévention de la pollution des eaux de la mer par les hydrocarbures ;
Vu le décret n° 80-14 du 08 Rabie-El-Aoual 1400 correspondant au 26
janvier 1980 portant adhésion de l’Algérie à la convention pour la
protection de la mer Méditerranée contre la pollution faite à Barcelone
le 16 février 1976 ;
Vu la décret n° 81-02 du 11 Rabie-El-Aoual 1401 correspondant au 17
janvier 1981 portant ratification du protocole relatif à la prévention de
la pollution de la mer Méditerranée par les opérations d’immersion
effectuées par les navires et aéronefs, fait à Barcelone le 16 février
1976 ;
Vu le décret n° 81-03 du 11 Rabie-El-Aoual 1401 correspondant au 17
janvier 1981 portant ratification du protocole relatif à la coopération en
matière de lutte contre la pollution de la mer Méditerranée par les
hydrocarbures et autres substances nuisibles en cas de situation
critique, fait à Barcelone le 16 février 1976 ;
Vu le décret n° 82-437 du 25 Safer 1403 correspondant au 11 décembre
1982 portant ratification du protocole de coopération entre les pays
d’Afrique du Nord en matière de lutte contre la désertification, signé au
Caire le 05 février 1977 ;
Vu le décret n° 82-439 du 25 Safer 1403 correspondant au 11 décembre
1982 portant adhésion de l’Algérie à la convention relative aux zones
humides, d’importance internationale, particulièrement comme habitat
de la sauvagine, signée à Ramzar (Iran) le 02 février 19 ;
Vu le décret n° 82-441 du 25 Safer 1403 correspondant au 11 décembre
1982 portant adhésion de la république algérienne démocratique et
populaire au protocole relatif à la protection de la mer Méditerranée
contre la pollution d’origine tellurique fait à Athènes le 17 mai 1980 ;
- 10 -
Vu le décret n° 82-498 du 25 décembre 1982 portant adhésion de
l’Algérie à la convention sur le commerce international des espèces de
faune et de la flore sauvages menacées d’extinction, signée à
Washington le 03 mars 1973 ;
Vu le décret n° 85-231 du 25 Août 1985 fixant les conditions et
modalités d’organisation et la mise en œuvre des interventions et
secours en cas de catastrophes ;
Vu le décret n° 85-232 du 25 Août 1985 relatif à la prévention des
risques de catastrophes.
Après adoption par le parlement ;
Promulgue la loi dont la teneur suit :
Article 1er : La présente loi a pour objet d’édicter les règles générales de
prévention et de gestion des risques majeurs dans le cadre de la mise en
œuvre de la politique nationale de développement durable.
- 11 -
TITRE I : DISPOSITIONS PRELIMINAIRES
Article 2 : La politique nationale de prévention et de gestion des risques
majeurs dans le cadre du développement durable, est initiée et conduite
par l’Etat.
Elle est conduite et mise en œuvre avec les collectivités territoriales,
dans le cadre de leurs compétences respectives, et en concertation
permanente et constante avec les agents économiques, sociaux et
scientifiques du développement.
Les citoyens sont activement associés à son élaboration et à sa mise en
œuvre, conformément à la législation et la réglementation en vigueur.
Article 3 : La prévention et la gestion des risques majeurs, est une
activité d’utilité publique qui permet d’assurer et d’encourager le
progrès scientifique et technologique, destiné à relever le niveau de prise
en charge par la collectivité nationale, de la sécurité des biens et des
personnes à travers notamment :
- L’amélioration de la connaissance des risques, le renforcement de
leur surveillance et de leur prévision, ainsi que le développement de
l’information préventive sur ces risques ;
- Le renforcement de la prise en compte des risques, dans l’utilisation
des sols et dans la construction ainsi que la réduction de la
vulnérabilité des personnes et des biens aux aléas, notamment par le
développement des plans et des travaux de prévention des risques
naturels ;
- Le développement de méthodes d’analyse et d’expertise dans le
domaine du risque naturel, catastrophes occasionnées par la
survenance des aléas et le renforcement des recherches dans le
domaine de la prévention des risques naturels majeurs ;
- La mise en place d’un système national cohérent, intégré et adapté
de prise en charge moderne et qualitativement nouvelle, de toute
catastrophe d’origine naturelle ou technologique.
Article 4 : La politique nationale de prévention et de gestion des risques
majeurs s’inspire des principes généraux suivants :
- 12 -
- Le principe de précaution et de prudence : selon lequel l’absence
de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et
techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures
effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de
dommages graves irréversibles aux biens, aux personnes et à
l’environnement d’une manière générale, à un coût économiquement
acceptable.
- Le principe de concomitance : qui implique une vision intégrée et
la prise en charge de l’ensemble des risques encourus par la
population, du fait par exemple d’une urbanisation inappropriée et
l’identification de façon itérative des procédures propres à réduire
les risques de l’aléa naturel et ceux liés à l’action de l’homme.
- Le principe d’action préventive et de correction : par priorité à la
source des atteintes à la sécurité des biens et personnes, en
utilisant les meilleures techniques à un coût économiquement
acceptable.
- Le principe de participation : selon lequel chaque citoyen doit
avoir accès aux informations relatives aux dangers qu’il encourt en
matière de vulnérabilité aux risques, y compris celles relatives aux
substances et activités dangereuses.
- Le principe de subsidiarité : qui exige la clarification des
compétences et leur répartition judicieuse à tous les niveaux en
conférant l’action à l’échelon le plus apte à l’assumer et le plus
proche des citoyens.
Article 5 : Au sens de la présente loi, il est entendu par :
- Risque : un danger dont on peut jusqu'à un certain point mesurer
l’éventualité, que l’on peut plus au moins prévoir.
- Risque naturel : il s’agit du croisement entre un phénomène naturel
(Inondations, séismes, tempêtes, incendies de forêt …) et des
vulnérabilités humaines, c’est-à-dire des installations ou activités
susceptibles d’être endommagées par la réalisation des phénomènes
en question.
- Risque technologique ou industriel : Il s’agit du danger potentiel
que peut représenter une infrastructure industrielle sur des
vulnérabilités humaines, naturelles ou environnementales.
- 13 -
Article 6 : Les risques majeurs sont aux sens de la présente loi :
Les risques naturels suivants :
¾ Les séismes ou tremblements de terre.
¾ Les inondations.
¾ Les mouvements de terrains ou risques géologiques qui
comprennent les glissements de terrains, les sols gonflants, les
tassements de sol, le recul des falaises, les avancées de dunes
etc…
¾ Les vents violents (tempêtes marines, vents de sable …)
¾ La sécheresse et la désertification.
¾ Les feux de forêts
¾ Les invasions acridiennes
Les risques industriels :
¾ Les incendies et les explosions
¾ Les catastrophes maritimes
¾ Les catastrophes ferroviaires et routières
¾ Les catastrophes aériennes
¾ Les risques radiologiques
¾ Les pollutions
Autre risques :
¾ Les catastrophes dues à des regroupements humains importants
¾ Les grandes épidémies
- 14 -
TITRE II : DE LA PREVENTION DES RISQUES MAJEURS
Chapitre 1 : De l’acquisition de la culture du risque
Section1 : Du droit à l’information sur la connaissance du risque.
Article 7 : L’enseignement de la vulnérabilité de l’Algérie aux risques
majeurs tels que définis à l’article 6 ci-dessus, est introduit dans tous
les cycles d’enseignement (Education nationale, Enseignement
supérieur et formation professionnelle).
L’élaboration des programmes d’enseignement et de formation qui
seront conçus à cette fin, doivent se fixer pour objectifs de :
¾ Fournir à l’ensemble des élèves et des étudiants une information
générale sur les risques majeurs ;
¾ Mettre à la disposition de ces élèves et étudiants, des informations
spécifiques sur les risques auxquels ils peuvent être confrontés dans
leur région, ville, ou village ;
¾ De sensibiliser par l’intermédiaire de ces programmes de formation
autour des moyens de lutte les plus modernes et les méthodes
préventives les plus avancées contre ces risques.
Article 8 : Le caractère d’utilité publique de l’information de la
prévention et de la gestion des risques majeurs est consacrée par la
présente loi.
Article 9 : Le citoyen a accès à toute information relative à sa
vulnérabilité ainsi que celles de ses biens, de son lieu de résidence et
d’activité, aux risques majeurs tels qu’identifiés par la présente loi.
L’Etat doit assurer par toutes voies, un égal et permanent accès des
citoyens à ces informations.
Les modalités de communication de ces informations, sont celles
prévues par le texte réglementaire pris en application de l’article 9
- 15 -
de la loi relative à la protection de l’environnement dans le cadre
du développement durable, ci-dessus citée.
Article 10 : Toute personne physique ou morale qui est amené à
détenir par devers elle, des informations pouvant contribuer à prévenir
la survenance d’un risque majeur, est tenue de les communiquer au
président d’APC de son lieu de résidence.
Article 11 : Les acquéreurs de biens immobiliers situés dans les zones
couvertes par un plan de prévention des risques, tel que prévu à
l’article 65 de la présente loi, sont informés par le vendeur de l’existence
des risques technologiques ou prévisibles visés par le plan.
Un état des risques fondé sur les informations mises à disposition par le
Wali, est annexé à toute promesse unilatérale de vente ou d’achat et à
tout contrat réalisant ou constatant la vente.
Un arrêté du Wali fixe, pour chaque commune, la liste des risques et
des documents à prendre en compte.
¾ Lorsqu’un immeuble bâti subit un sinistre ayant donné lieu au
versement d’une indemnité en application des dispositions
législatives relatives aux assurances, le vendeur ou le bailleur de
l’immeuble est tenu, pour autant qu’il connaisse l’existence et
l’importance des dommages, d’en informer par écrit l’acquéreur ou le
locataire.
¾ En cas de non-respect des dispositions du présent article,
l’acquéreur ou le locataire peut poursuivre la résolution du contrat et
demander au juge une diminution des prix
Article 12 : Sur la demande des collectivités territoriales motivées par
la sécurité des personnes et des biens sur les territoires de leur
compétence, l’Etat et ses établissements publics, communiquent à cette
seule fin gratuitement à ces collectivités les données dont ils disposent.
Les modalités d’application du présent article seront fixées par
voie réglementaire.
Article 13 : Les organes de presse publics et privés et les médias, tous
statuts juridiques confondus, sont tenus en vertu des dispositions de la
présente loi, de fournir aux citoyens les informations scientifiques
- 16 -
diverses concernant les risques naturels et industriels ainsi que la
vulgarisation de techniques, moyens et procédés de leur prévention.
Article 14 : L’intervention du réseau national de radiodiffusion
(Chaînes nationales et locales) au lendemain des catastrophes doit être
capitalisée et structurée, pour contribuer à une meilleure prise en
charge des secours.
Un texte réglementaire précisera les modalités d’intervention de ce
réseau dans le dispositif d’organisation des secours.
Article 15 : Il est institué une journée nationale d’information sur les
risques majeurs.
Cette journée sera commémorée annuellement le 10 octobre : date du
séisme d’El Asnam au 10.10.1980.
Article 16 : Il est institué une journée nationale de prévention des
risques Majeurs.
Cette journée sera commémorée le 21 Mai de chaque année : date
anniversaire du séisme de Zemouri.
Cette journée nationale de prévention des risques majeurs devra être
mise à profit pour dresser :
¾ Dresser les bilans des actions de prévention des risques majeurs par
établissement, par collectivité territoriale, unité de production,
établissement etc…
¾ Organiser des exercices de simulation à tous les niveaux.
Section 2 : Du droit à la formation sur prévention des risques.
Articles 17 : L’Etat organise, encourage, encadre et soutient selon le
cas, les actions de formation civique autour de la prévention des risques
majeurs à l’école, dans les collectivités publiques, les lieux de travail, de
détente etc.…
Article 18 : L’Etat procédera à la révision, l’actualisation et l’adaptation
des programmes de formation des institutions qui interviennent dans
les phases d’urgence post-sinistres (médecins, infirmiers, psychiatre,
psychologues, protection civile….).
- 17 -
Cette formation doit viser à relever le niveau de qualification, de
spécialisation et d’expertise de ces formations et les adapter aux
nouvelles exigences induites par la nécessité de la prévention des
risques majeurs.
Article 19 : Les associations nationales reconnues d’utilité publique,
doivent développer en direction de leurs sociétaires et adhérents, des
actions de formation spécialisées dans le domaine de la prévention et de
la gestion des risques majeurs.
Chapitre II: De la protection des domaines et espaces vulnérables.
Section 1 : De la protection contre les inondations.
Article20 : Les dispositions de la loi n° 83-17 du 16 juillet 1983 portant
code des eaux sont complétées comme suit :
Article 18 : Tout propriétaire a le droit d’user et de disposer des eaux
pluviales qui tombent sur son fonds « et l’obligation de réaliser tous
travaux, aménagements, canalisations destinés à réduire le risque
de nuisance des pluies notamment torrentielles sur la sécurité et
les biens d’autrui ».
Article 80 : Les plans de prévision des crues et de lutte contre les
inondations doivent faire l’objet d’une actualisation annuelle et
transmis à l’agence nationale de prévention et de gestion des
risques majeurs prévue a l’article 79 de la loi relative à la
prévention et à la gestion des risques majeurs dans le cadre du
développement durable et à tout organisme ou institution
concernés..
Article 82 : « Le contrôle périodique doit notamment porter sur
l’état de fonctionnement des dispositifs anti-sismiques de ces
ouvrages ».
Articles112 : « Il est entendu par protection qualificative des
barrages, des prescriptions générales fixées par les plans
particuliers d’intervention fixées par l’article 75 la loi relative à la
prévention et à la gestion des risques majeurs et les prescriptions
particulières éditées par les plans de prévision de crues et de lutte
- 18 -
contre les inondations mis en place par l’article 80 de la présente
loi »
Article21 : Il est inséré dans la loi n°83-17 du 16 juillet 1983, un
article 91 (bis) ainsi rédigé :
«Sans préjudice des dispositions du code civil et des dispositions
de la loi n°83.17 du 16 juillet 1983 portant code des eaux, les
propriétaires riverains sont tenus à un curage régulier pour rétablir
le cours d’eau dans sa largeur et sa profondeur naturelles, à
l’entretien de la rive par élagage et recépage de la végétation et à
l’enlèvement des embâcles et débris, flottants ou non, afin de
maintenir l’écoulement naturel des eaux, d’assurer la bonne tenue
des berges et de préserver la faune et la flore dans le respect du
bon fonctionnement des écosystème aquatiques. »
Section 2 : De la protection contre les incendies
Article 22 : L’article 25 de la loi n° 84.12 du 23 juin 1984 portant
régime général des forêts est complété par un deuxième alinéa ainsi
rédigé ;
« Pour la mise en œuvre de cette mission, et dans le cadre de la
définition des mesures de prévention à mettre en œuvre dans les
zones sensibles aux incendies de forêts, le ministre chargé des
forêts élabore, les plans de prévention des risques naturels
prévisibles, institués par la loi relative à la prévention et à la
gestion des risques majeurs dans le cadre du développement
durable ».
Section 3 : De la protection des aires métropolitaines
Article 23: Les aires métropolitaines telles que définies par l’article 3
de la loi n° 01.20 du 12.12.2001 ci-dessus citée, doivent se doter des
instruments de prévention et de gestion des risques majeurs tels que
prévus à l’article 21ci-dessus, en raison de leur exposition particulière
aux risques sismiques.
- 19 -
Chapitre III : De l’urbanisation durable
Section 1 : Des interdictions de construction ou de reconstruction
Article 24 Les constructions dans les zones à risques suivantes sont
strictement interdites :
1. Le voisinage des failles jugées actives ;
2. Les terrains à risque d’instabilité, de liquéfaction ou effondrement ;
3. Les terrains inondables
4. L’aval des barrages
5. Les zones littorales écologiques et des falaises
6. Le voisinage des zones industrielles et des unités industrielles à
risque
Article 25 La reconstruction d’ouvrages, d’infrastructures ou de
bâtiments et strictement interdite sur les sites ayant fait l’objet d’une
destruction totale du fait d’un risque majeur au sens de la présente loi.
Article 26 Les mesures d’application des dispositions des articles
24 et 25 ci-dessus, feront l’objet d’un texte réglementaire.
Section 2 : Des limitations
Article27 Toute reconstruction d’ouvrage, d’infrastructure ou de
bâtiments dans les zones partiellement détruites par une catastrophe
naturelle ou industrielle au sens de la présente loi, peut être autorisée
en vertu d’une procédure spéciale qui sera déterminée par le texte
réglementaire prévu à l’article 26 ci-dessus.
Dans les zones particulièrement exposées au risque sismique, des
règles particulières de construction parasismique, seront imposées aux
équipements, bâtiments et installations.
Section 3 : De la révision des instruments d’urbanisme
Article 28: Les instruments d’urbanisme directeurs et opérationnels
feront l’objet d’une mise en conformité avec les prescriptions de la
présente loi et de la loi relative à la maîtrise d’œuvre dans le bâtiment
prévu par l’article 30 ci après.
- 20 -
Des textes réglementaires préciseront pour chaque instrument et
autant que de besoin, les modalités de cette adaptation et
actualisation.
Section 4 : L’expertise préventive du bâti et des infrastructures
Article 29Tous les bâtiments, installations et infrastructures réalisées
avant l’introduction de normes parasismiques dans les procédés
techniques de réalisation doivent faire l’objet d’une expertise
systématique par des organismes qualifiés et dûment agrées par l’Etat.
Les modalités d’application du présent article seront précisées par
voie réglementaire.
Section 5 : De la construction
Article 30: Un texte législatif relatif à la maîtrise d’œuvre dans le
bâtiment clarifiera et précisera les missions et les responsabilités
de tous les acteurs intervenant dans la chaîne de la construction.
Section 6 : Du contrôle des constructions
Article 31 Le contrôle des constructions constitue une prérogative de
puissance publique de l’Etat, qui doit s’exercer sur toutes les
constructions et le bâti.
Article 32: Aucune construction de quelque nature qu’elle soit et
quelque soit le statut juridique du sol ou du site sur lequel elle est
réalisée, ne peut échapper à la mise en œuvre par l’Etat des procédures
de contrôle.
En tout état de cause, aucune construction ne peut être homologuée, si
elle ne fait pas l’objet d’un certificat de conformité délivré par les
organes habilités et agrées de l’Etat ou par l’Etat.
- 21 -
Section 7 : De la réhabilitation des constructions à valeur
stratégique et/ou patrimoniale
Article 33: Les bâtiments stratégiques des grandes villes du pays et des
villes vulnérables seront dotés de plans d’étude de vulnérabilité (PEV)
destinés à les préserver contre les effets des risques induits par leur
emplacement, leur mode de réalisation ou l’ancienneté de leur
édification.
Les dispositions du présent article feront l’objet d’un texte
réglementaire d’application.
Article 34: Des plans de confortement priorisés (PCP) seront établis
pour la préservation des bâtiments à valeur stratégique visés à l’article
33 ci-dessus et ceux représentant une valeur patrimoniale, situés dans
le secteur préservés mis en place par la loi n° 98-04 du 15 juin 1998
relative à la protection du patrimoine culturel.
Section 8 : Des agglomérations vulnérables
Article 35: L’Etat élabore un catalogue national des aires
métropolitaines, métropoles et grande villes vulnérables au plan
environnemental aux aléas identifiés par la loi relative à la protection de
l‘environnement dans le cadre du développement durable, et aux
risques majeurs fixés par les dispositions de la présente loi.
Le ministre chargé de la ville en collaboration avec l’agence nationale
chargée de la prévention et de la gestion des risques majeurs créée par
l’article 79 ci-dessous, sont chargés de l’élaboration de ce catalogue.
Article 36 Le catalogue national de aires métropolitaines, métropoles,
et grandes villes vulnérables doit notamment proposer pour chacun, de
ces ensembles urbains :
- Un état des lieux des infrastructures, du bâti et de l’état général de
l’environnement.
- Une identification des niveaux de vulnérabilité de ces ensembles
urbains.
- Des perspectives de développement à court, moyen et long terme de
chaque ensemble urbain.
- 22 -
- Une énumération et identification précise des instruments et
moyens propres à assurer leur développement durable.
Les modalités d’élaboration de ce catalogue national et son
contenu technique seront précisées par voie réglementaire.
Chapitre IV : De la sécurisation des infrastructures de base et des
réseaux vitaux
Section 1 : Des réserves stratégiques
Article 37: L’Etat constitue les réserves stratégiques destinées à
assurer la gestion de la phase d’urgence consécutive à un sinistre
majeur telle que définie à l’article 55 ci-après.
Articles 38: Les réserves stratégiques prévues à l’article 37 ci-dessus
concernent des matériels et produits nécessaires à une gestion rapide et
efficace de la période d’urgence. Elle concernent notamment :
- Des tentes ou tout autre moyen destiné à loger provisoirement des
sinistrés sans abri ;
- Des vivres et de la nourriture, particulièrement le lait pour les
enfants ;
- Des médicaments de première urgence et des produits de
désinfection et de lutte contre la propagation d’épidémies et de
maladies ;
- De citernes d’eau potable tractables ;
- L’eau potable conditionnée sous des formes diverses
Article 39: Ces réserves stratégiques seront constituées aux niveaux :
- national
- des régions programme (Régions- programme telles que définies
par l’article 3 de la loi du 12.12.01 ci-dessus visée)
- de la Wilaya
Les modalités de mise en place, de gestion et d’utilisation de ces
réserves nationales seront précisées par les plans d’organisation
des secours prévus à l’article 50 de la présente loi.
- 23 -
Section 2 : Des infrastructures stratégiques routières et
autoroutières
Article 40 Nonobstant les dispositions de la loi 01.14 du 19.08.2001
relative à l’organisation, la sécurité et la police de la circulation, l’Etat
prescrit toute mesure ou ensemble de mesures destinées à assurer la
sécurité du réseau national routier et autoroutier.
Article 41: Les mesures prévues à l’article 40 ci-dessus doivent
notamment concerner :
- La sécurisation préventive du réseau routier et autoroutier, y
compris les ouvrages d’art (viaducs, ponts et tunnels) contre leur
vulnérabilité aux aléas des risques majeurs identifiés par la
- présente loi et notamment les séismes, les inondations, le
glissement de terrain et les éboulements ;
- L’expertise des ouvrages d’art n’ayant pas fait l’objet au moment de
leur réalisation de mesures techniques de prévention des risques
majeurs ;
- L’intégration de normes techniques de prévention des risques
majeurs dans tous les ouvrages à réaliser à l’avenir, notamment le
risque sismique, à travers l’élaboration d’un code anti-sismique
spécifique aux ouvrages d’art.
Section 3 : Des liaisons stratégiques en matière de
télécommunications
Article 42 L’Etat doit diversifier les canaux de connexion du système
national de télécommunications au réseau international, à travers le
raccordement de ce dernier à de grandes plate formes (hubs)
internationales d’où partent de grandes artères.
Article 43 L’Etat assure la dotation de l’ensemble des acteurs
intervenant dans les phases d’urgence des sinistres majeurs en moyens
de communication non sensibles aux effets de cisaillements et
d’inopérationnalité consécutifs aux catastrophes, qu’elles soient
d’origine naturelle, technologique ou industrielle.
- 24 -
TITRE III : DES INSTRUMENTS DE PREVENTION ET DE GESTION
DES RISQUES MAJEURS
Chapitre I : Des instruments et mécanismes législatifs de
la prévention et de la gestion des risques majeurs
Section 1 : Du système d’assurances
Article 44 Les dispositions du cadre législatif du système national
des assurances, doivent être mises en conformité avec les
dispositions de la présente loi.
Cette mise en conformité doit notamment permettre aux sociétés
d’assurances de devenir des structures décisives de gestion de la
vulnérabilité en érigeant l’assurance au rang d’une véritable technique
de prévention du risque.
Section 2 : Des régimes de responsabilités
Article 45 : Les régimes de responsabilités pénal, civile et
administrative des personnes physiques ou morales, responsables
par négligence de dommages n’ayant pas eu pour cause l’intensité
anormale d’un agent naturel, doivent être actualisés pour tenir
compte du caractère d’intérêt public de la mise en œuvre des
prescriptions de la présente loi, en matière de prévention des
risques majeurs.
Section 3 : De l’expropriation pour risques majeurs
Article 46: L’article 2 de la loi n° 91.11 du 27 Avril 1991 fixant les
règles relatives à l’expropriation pour cause d’utilité publique sont
complétés comme suit :
«Ou lorsqu’un danger grave et permanent représente une menace
potentielle sur les personnes et les biens situés dans une zone
exposée à des risques naturels ou technologiques et industriels
prévisibles ».
Les modalités de cette expropriation pour risques majeurs seront
précisées par un texte réglementaire.
- 25 -
Section 4: De la réparation des dommages
Article 47: L’Etat peut mettre en place des aides financières destinées à
atténuer la détresse matérielle et morale des victimes des catastrophes,
d’origine naturelle et/ou technologique.
Ces aides, quand elles sont débloquées, doivent être rendues publiques
au cours de la phase rouge d’organisation des secours et en tous les cas
avant la clôture de cette étape.
Article 48: Les indemnisations des dommages causés par des
catastrophes naturelles et/ou technologiques, s’effectuent
conformément aux dispositions législatives en vigueur, adaptées,
actualisées et mises en conformité avec les dispositions de la présente
loi.
Article 49 Les droits des citoyens victimes des catastrophes naturelles
et/ou technologiques sont fixés par un texte législatif devant préciser à
chacune des catégories, victimes, disparus et sinistrés, les droits et
obligations qui s’y rattachent.
Chapitre II : Des plans de préventions et d’intervention
Article 50 : Afin de définir les mesures de préventions à mettre en
œuvre en cas de catastrophe naturelle ou industrielle ou de la
combinaison de ces deux risques, il est institué des plans de prévention
des risques naturels prévisibles (PPR) et des plans particuliers
d’intervention (PPI).
Section 1 : Des plans de prévention des risques
Article 51: Les plans d’intervention des risques naturels prévisibles
(PPR) ont pour objet, en tant que de besoin :
- De définir les zones exposées aux risques en tenant compte de
la nature et de l’intensité du risque encouru, d’y interdire tout type de
construction, d’ouvrage, d’aménagement ou d’exploitation agricole,
- 26 -
forestière, artisanale, commerciale ou industrielle ou dans le cas où des
constructions, ouvrages, aménagements ou exploitations agricoles,
forestières, artisanales, commerciales ou industrielles pourraient y être
autorisées, prescrire les conditions dans lesquelles ils doivent être
réalisés.
- De délimiter les zones qui ne sont pas directement exposées
aux risques mais où des constructions, des ouvrages, des
aménagements ou des exploitations agricoles, forestières, artisanales,
commerciales ou industrielles pourraient aggraver des risques ou en
provoquer de nouveaux et y prévoir des mesures d’interdiction ou des
prescriptions telles que prévues à l’alinéa 1 du présent article.
- De définir les mesures de préventions, de protection et de
sauvegarde qui doivent être prises, dans les zones mentionnées à
l’alinéa 1 et 2 du présent article, par les collectivités territoriales dans le
cadre de leur compétences, ainsi que celles qui peuvent incomber aux
particuliers. De définir dans les zones mentionnées au 1er et 2er alinéa
du présent article, les mesures relatives à l’aménagement, l’utilisation
ou l’exploitation des constructions, des ouvrages qui doivent être prise
par les propriétaires, exploitants ou utilisateurs.
- De définir dans les zones mentionnées aux alinéas 1 et 2 du
présent article, les mesures relatives à l’aménagement, l’utilisation ou
l’exploitation des constructions, des ouvrages des espaces mis en
culture ou plantés existants à la date de l’approbation du plan, qui
doivent être prises par les propriétaires, exploitants ou utilisateurs.
Article 52 : la réalisation des mesures prévues aux alinéas 3 et 4 de
l’article 51 ci-dessus, peut être rendue obligatoire en fonction de la
nature et de l’intensité du risque dans un délai de cinq ans, pouvant
être réduit en cas d’urgence. A défaut de mise en conformité dans le
délai prescrit, le Wali peut, après mise en demeure non suivie d’effet,
d’ordonner la réalisation de ces mesures aux frais du propriétaire, de
l’exploitant ou de l’utilisateur.
Article 53 : La réalisations des mesures prévues à l’article précèdent
peut être rendue obligatoire en fonction de la nature et de l’intensité du
risque dans un délai de 05 ans, pouvant être réduit en cas d’urgence. A
défaut de mise en conformité dans un délai prescrit, le Wali peut, après
mise en demeure non suivie d’effet, ordonner la réalisation de ces
mesures aux frais du propriétaire, de l’exploitant ou de l’utilisateur.
- 27 -
Article 54 : Lorsqu’un projet de plan de prévention des risques contient
des dispositions mentionnées à l’article 53 ci-dessus, et que l’urgence le
justifie, le Wali peut les rendre immédiatement opposable à toute
personne publique ou privée par une décision rendue publique.
Article 55 : Après enquête publique et après avis des présidents
d’assemblées populaires communales des communes sur le territoire
desquelles il doit s’appliquer, le plan de prévention des risques naturels
est approuvé par arrêté du Wali.
Article 56 : Le plan de prévention des risques naturels approuvé vaut
servitude d’utilité publique. Il est intégré au plan directeur
d’aménagement directeur et annexé au plan d’occupation des sols tels
que prévus par les dispositions de la loi 90-29 du 1er décembre 1990
susvisée et ses textes d’applications.
Ce plan, approuvé fait l’objet d’un affichage au siège de la commune et
d’une publicité par voie de presse en vue d’informer les populations
concernées.
Section 2 : Des plans particuliers d’intervention
Article 57: Les plans particuliers d’intervention ont pour objet
notamment :
- D’analyser les risques ;
- De prévoir le dispositif d’alerte ;
- De mettre en œuvre les mesures à même de maîtriser les accidents
dans le but de protéger l’homme et son environnement ;
- D’informer les citoyens sur les mesures prises aux abords des
installations.
Article 58 : Les plans particuliers d’intervention sont élaborés par
services de l’Etat sur la base des informations fournies par les
exploitants d’installations ou d’ouvrages.
Article 59 : Les exploitants d’installations industrielles doivent élaborer
un plan d’opération interne (POI).
- 28 -
Article 60 : Toute installation industrielle doit, avant sa mise en
exploitation, être soumise à une étude de danger qui déterminera
notamment les risques d’explosion ou d’émanations toxiques.
Article 61 : Les modalités d’élaboration et de mise en œuvre des
plans cités à l’article 50 ci-dessus sont déterminées par voie
réglementaire.
Section 3 : Des plans d’organisation des secours
Article 62 : Les plans ORSEC recensent les moyens publics et privés
susceptibles d’être mis en œuvre, en cas de catastrophe et définissent
les conditions de leur emploi par l’autorité compétente pour diriger les
secours. Il comprend, selon l’importance des moyens à mettre en
œuvre :
- Des plans d’organisation des secours au niveau national ;
- Des plans d’organisation des secours au niveau régional ;
- Des plans d’organisation des secours au niveau local.
Article 63 : Le déclenchement du plan ORSEC national relève des
prérogatives, constitutionnelles, du Président de la République.
Il s’effectue conformément aux propositions de l’article 91de la
Constitution.
En cas de déclenchement du plan ORSEC national, l’ensemble des
autres catégories de plans ORSEC, sont automatiquement actionnées
par les autorités habilitées par les articles 64 et 65 ci-après.
Article 64: Le plan ORSEC régional est déclenché par l’un des Walis du
chef lieu de la région- programme préalablement désigné par le ministre
chargé des collectivités locales.
Article 65 : Le plan ORSEC local est déclenché par le Wali
territorialement compétent du lieu ou survient une catastrophe
naturelle ou technologique.
Les modalités de mise en place, de gestion et de règles
particulières de déclenchement des plans ORSEC, seront précisées
par voie réglementaire.
- 29 -
Section 3 : De la planification de l’organisation des secours (plans
ORSEC)
Articles 66: Les secours nécessaires à la prise en charge de situations
de sinistres majeurs sont organisées et planifiés en fonction des trois
principales phases suivantes :
- Phase d’urgence ou phase « rouge ».
- Phase d’évaluation et de contrôle
- Phase de réhabilitation et/ou de reconstruction.
Article 67: La planification et l’organisation des opérations de secours
doit être conduite de manière à prendre en charge les segments
d’interventions suivants (par ordre de priorité) :
- Sauvetage et secours des personnes
- Evacuation des sites d’hébergement provisoire
- Gestion efficace, rationnelle et transparente des aides notamment
étrangères
- Sécurité et santé physique et mentale des sinistrés
- Alimentation en eau potable
- Mise en place d’alimentation en énergie.
Article 68 : La gestion des sinistres provoqués par un phénomène
naturel ou technologique, se fait au moyen de plans d’organisation des
secours par abréviation plans ORSEC.
Les plans ORSEC recensent les moyens publics et privés susceptibles
d’être mis en œuvre, en cas de catastrophe et définissent les conditions
de leur emploi par l’autorité compétente pour diriger les secours. Il
comprennent, selon l’importance des moyens à mettre en œuvre :
- Des plans d’organisation des secours au niveau national
- Des plans d’organisation des secours au niveau régional
- Des plans d’organisation des secours au niveau local (aires
métropolitaines, métropoles, villes, villages).
Les plans d’organisation des secours peuvent se combiner, notamment
lorsqu’il s’agit d’une catastrophe nationale.
- 30 -
Article 69 : Dans le cadre de la mise en œuvre du caractère d’utilité
publique de la gestion des risques majeurs, consacré par l’article 8 de la
présente loi, l’Etat procède à la réquisition de l’ensemble des personnes
et des moyens nécessaires à l’efficacité des secours, conformément aux
dispositions législatives et réglementaires en la matière.
Les modalités de mise en œuvre du présent article, seront
précisées par voie réglementaire.
Article 70 : L’intervention de l’armée Nationale Populaire dans les
opérations de secours dans le cas de catastrophes, obéit aux règles
fixées par la loi n° 91-23 ci-dessus visé.
- 31 -
Chapitre III : Des instruments techniques de prévention et de
gestion
Section 1 : De la banque nationale de données sur les risques
majeurs
Article 71 : Il est institué auprès de l’institution nationale chargée de la
prévention et de la gestion des risques majeurs, une banque de données
sur ces risques tels qu’identifiés à l’article 6 de la présente loi.
Article 72: La banque de données instituée à l’article 71 ci-dessus est
destinée à être le pôle d’excellence de centralisation de l’ensemble des
données historiques, scientifiques et techniques relatives à la
vulnérabilité de notre pays aux risques majeurs tels que définis par
l’article 6 de la présente loi.
Section 2 : Du centre de commandement alternatif
Article 73 : Il est crée au niveau de chaque région programme
d’aménagement et de développement, telle que définie par l’article 3 de
la loi 01.20 du 12.12.2001 ci-dessus visée, un centre de
commandement alternatif chargé d’organiser les opérations de secours
de zones dont les organes administratifs étatiques de gestion ont été
rendus inopérants du fait d’une catastrophe nationale d’origine
naturelle, technologique ou humaine particulièrement violente.
Section 3: Des systèmes d’alerte et de simulation
Article 74: Il est institué un système national d’alerte destiné à porter à
la connaissance des citoyens la probabilité et/ou l’imminence de la
survenance d’un phénomène naturel ou technologique pouvant causer
des dégâts plus au moins importants à la sécurité des personnes et des
biens.
Article 75: Le système national d’alerte comprend trois niveaux :
- Un système national
- Un système par site
- Un système local (aire métropolitaine, ville, village)
- 32 -
La mise en place, la gestion et les modalités de déclenchement de
ce système, feront l’objet d’un texte d’application à caractère
réglementaire.
Article 76 : Il est institué une journée nationale de simulation
d’exercices de prévention de catastrophes naturelles et technologiques
prévisibles.
Cette journée se déroulera à l’occasion de la journée nationale de la
prévention instituée par l’article 15 de la présente loi.
Un texte réglementaire précisera en tant que de besoin, les
modalités pratiques de mise en œuvre du présent article.
Chapitre IV : Des instruments institutionnels nationaux
Section 1 : De la délégation aux risques majeurs
Article 77: Il est institué sous la haute autorité du Chef du
Gouvernement, une délégation nationale aux risques majeurs chargée
de missions de conseil, d’évaluation et de coordination des actions
visant à réduire l’impact des risques majeurs sur l’économie du pays et
sur la sécurité des biens et personnes.
Section 2 : De l’agence nationale de prévention et de gestion des
risques majeurs
Article 78 : Il est crée sous la haute autorité du Chef du
Gouvernement, une agence nationale de prévention et de gestion des
risques majeurs chargée de mettre en œuvre les orientations de la
délégation nationale aux risques majeurs créée par l’article 77 ci-
dessus. Elle est notamment chargée :
- D’élaborer la banque nationale de données sur les risques majeurs ;
- De coordonner l’action des différents acteurs et institutions
intervenant dans le processus de prévention des risques majeurs ;
- D’évaluer périodiquement et de manière dynamique les niveaux de
performance de mise en œuvre de la politique nationale de
prévention et de gestion des risques majeurs ;
- D’élaborer et d’assurer une large diffusion des programmes de
formation, de recyclage, et de sensibilisation grand public dans le
domaine de la prévention des risques majeurs.
- 33 -
Un texte réglementaire précisera les missions et les modalités de
fonctionnement de cette agence.
Section 3 : De l’agence nationale des sciences de la terre
Article 79: Il est crée sous la haute autorité du Chef de
Gouvernement, une
agence nationale des sciences de la terre qui aura pour tâches :
- D’impulser et d’orienter les programmes de cartographie en géologie
et géophysique à différentes échelles pour produire les cartes de
détail synthétiques et thématiques devant aider à la prise de décision
concernant la réduction des risques majeurs ;
- De proposer les éléments d’une stratégie de formation à la recherche
scientifique de haut niveau de jeunes chercheurs géologues et
géophysiques.
Les modalités de création de fonctionnement de l’agence nationale
des sciences de la terre seront fixées un texte réglementaire.
Section 4 : Des organismes nationaux de contrôle des
constructions et des infrastructures de base
Article 80 Les missions et les modalités de fonctionnement de
l’organisme national de contrôle des constructions seront révisées
et mises en conformité avec les prescriptions de la prévention de la
qualité du bâti figurant dans la présente loi et celle figurant dans la
loi relative à la maîtrise d’œuvre dans le bâtiment, prévue à
l’article 30 ci-dessus.
Article 81 : Les missions des organismes nationaux de contrôle des
travaux publics et de l’hydrauliques ainsi que leurs instruments
réglementaires, seront revus en vue de conférer à leur intervention
une dimension de puissance publique et un relèvement de la
qualité des méthodes de réalisation et du contrôle de réalisation
des infrastructures de base.
Chapitre V : De L’intersectorialité et de la coordination
Section 1 : De la coordination intersectorielle
Article 82 : La coordination de la réalisation des missions, travaux et
tâches découlant de la mise en œuvre de la présente loi, constituent
une tâche d’intérêt national qui revêt une priorité absolue tant en ce qui
concerne sa programmation, sa réalisation que son suivi.
- 34 -
Article 83: L’ensemble des institutions et organismes de l’Etat,
collectivités territoriales, institutions publiques et privées sont tenus à
une obligation d’échanges d’informations, d’expériences, de
concomitance et de subsidiarité, tels que définis par l’article 4 de la
présente loi, dans l’action de prévention contre les risques naturels et
technologiques.
Section 2 : De l’évaluation
Article 84 : En vertu des principes évoqués aux articles 4, 82 et 83 ci-
dessus, les évaluations périodiques des niveaux de performances et des
progrès réalisés dans le prévention et la gestion des risques majeurs,
doivent être transmis par les échelons inférieurs aux échelons
supérieurs de l’ensemble des institutions, tout particulièrement celles
de l’Etat.
Article 85 : Les départements ministériels, les collectivités territoriales
et structures chargées de la gestion du secteur économique et industriel
public, élaborent à la fin du premier semestre de chaque année (avant le
30 juin) des rapports sur l’état de mise en place et d’actualisation des
mesures visant la réduction de la vulnérabilité aux risques majeurs.
- 35 -
TITRE IV : DISPOSITIONS PENALES
Article 86: La violation des dispositions de la présente loi engage la
responsabilité civile et pénale de son ou ses auteurs.
Article 87: Sont habilités à procéder à la recherche et à la constatation
des infractions aux dispositions de la présente loi et aux textes pris
pour son application :
- Les officiers et agents de police judiciaires ainsi que les corps de
contrôle régis par le code de procédure pénale ;
- Les organes légalement prévus et les personnes habilitées par la loi
dans les conditions, formes et procédures fixées par la législation
applicable aux secteurs et activités concernés.
Article 88: En cas de travaux de construction ou d’aménagement
entrepris en violation grave des dispositions légales et réglementaires en
vigueur en la matière, notamment celles prescrites par la présente loi et
ses textes d’application, le président de l’assemblée populaire
communale territorialement compétent saisit le juge compétent à l’effet
d’ordonner selon les voies d’urgence prévues par l’Ordonnance n° 66-
155 du 08 Juin 1966 sus visée, l’interruption des travaux.
Article 89 : L’exécution de travaux ou l’utilisation du sol en
méconnaissance des obligations imposées par la présente loi, et par les
règlements pris pour son application, est punie d’une amende de 3000
à 300.000 DA.
En cas de récidive, un emprisonnement d’un an à six (06) mois
peut être prononcé.
Les peines prévues aux alinéas précédents, peuvent être
prononcées contre les utilisateurs du sol, les bénéficiaires des travaux,
les architectes, les entrepreneurs ou tout autre personne responsable
de l’exécution des dits travaux.
Articles 90: Le juge compétent, saisi dans le cadre des dispositions des
articles 88 et 89 ci-dessus, se prononce soit sur la mise en conformité
des ouvrages avec les prescriptions de la présente loi et des instruments
d’urbanisme, soit sur la démolition des ouvrages ou la réaffectation des
sols en vue du rétablissement des lieux dans leur état initial.
- 36 -
TITRE V : DISPOSITIONS FINALES
Article 91: Toutes les dispositions contraires à la présente loi abrogées.
Les textes d’application de la présente loi doivent être élaborées dans un
délai de trois (03) après sa promulgation par le Président de la
République.
Article 92: La présente loi sera publiée au Journal Officiel de la
République Algérienne Démocratique et Populaire.
Fait à Alger, le …………………………….
Correspondant au ………………………….
Abdelaziz BOUTEFLIKA
- 37 -
ANNEXE
- 38 -
TEXTES D’APPLICATIONS
LOIS
1. Loi de la maîtrise d’œuvre dans la bâtiment…………………………Article 30
2. Loi sur les assurances…………………………………………….Article 44
DECRETS PRESIDENTIELS
1.Décret présidentiel relatif à la création d’une Délégation Nationale aux
risques majeurs……………………………………………………..Article 77
2.Décret présidentiel portant création d’une agence Nationale de prévention
Et de gestion des risques majeurs………………………………….Article 78
3. Décret présidentiel portant création et fonctionnement de l’agence
Nationale des sciences de la terre…………………………..………..Article 79
DECRETS EXECUTIFS
1. Décret exécutif relatif aux modalités de communication par l’Etat des informations
et données sur les risques majeurs ……………………Article 09
2. Décret exécutif relatif à la construction et reconstruction dans les zones
vulnérables………………………………………………………….Article 26
3. Décret exécutif relatif à l’institution et aux modalités de mise en œuvre d’une
expertise préventive du bâti…………………………………………Article 29
4-Décret exécutif relatif à la mise en place de plans d’étude de vulnérabilité de
certaines constructions………………………… ……………………Article 33
4. Décret exécutif portant institution et détermination du contenu technique du
catalogue national des métropoles vulnérables………………………Article 36
5. Décret exécutif relatif aux missions de service public des médias publics,
radiophoniques dans les opérations d’urgence……………………….Article 09
6. Décret exécutif relatif aux caractéristiques modalités de mise en place du système
national d’alerte……………………………………………..Article 75
7. Décret exécutif relatif aux modalités d’expropriations pour risques majeurs
……………………………………………………………………… ……Article 46
- 39 -
8. Décret exécutif relatifs aux modalités de mise en place de gestion et de mise à jours
des plans de préventions des risques naturels prévisibles
(PPR) et des plans particuliers d’intervention (PPI……… . Article 50
9. Décret exécutif fixant les modalités de mise en place, de gestion et les règles
particulières de déclenchement des plans ORSEC…………………….Article 65
10. Décret exécutif relatif aux modalités de réquisition par l’Etat des personnes et des
matériels dans le cadre de l’organisation des secours lors des
catastrophes…………………………………………………………….Article 69
- 40 -
2- AVANT PROJET DE LOI
RELATIVE A LA MAITRISE
D’ŒUVRE EN BATIMENT
- 41 -
2- AVANT PROJET DE LOI RELATIVE
A LA MAITRISE D’ŒUVRE EN BATIMENT
Le Président de la République,
Vu la constitution ;
Vu l’ordonnance n°75-58 du 26 Septembre 1975, modifiée et complétée,
portant code civil ;
Vu l’ordonnance n°75-69 du 26 septembre 1975, modifiée et complétée,
portant code de commerce ;
Vu la loi n° 80-07 du 8 août 1980, relative aux assurances ;
Vu le décret n° 83-135 du 19 février 1983 portant obligation pour
toutes les entreprises publiques nationales et les entreprises privées
nationales, intervenant dans le cadre du bâtiment, des travaux publics
et de l’hydraulique, de détenir le certificat de qualification et de
classification professionnelles ;
Vu le décret n° 83-683 du 26 novembre 1983 fixant les conditions
d’intervention sur le tissu urbain existant ;
Vu l’arrêté interministériel du 15 mai 1988 portant modalités d’exercice
et de rémunération de la maîtrise d’œuvre en bâtiment ;
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990 relative à la commune ;
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ;
Vu la loi n°90-29 du 1 décembre 1990 relative à l’aménagement et à
l’urbanisme ;
Vu le décret exécutif n° 91-175 du 28 mai 1991 définissant les règles
d’aménagement d’urbanisme et de construction ;
- 42 -
Vu le décret exécutif n° 91-176 du 28 mai 1991 fixant les modalités
d’instruction et de délivrance du certificat d’urbanisme, du permis de
lotir, du certificat de morcellement, du permis de construire, du
certificat de conformité et du permis de démolir ;
Vu l’arrêté du 5 mai 1992 de monsieur le ministre de l’habitat relatif
aux personnes habilitées à établir les projets de construction soumis au
permis de construire ;
Vu l’arrêté du 5 mai 1992 de monsieur le ministre de l’habitat fixant les
modalités de délibération et de classement des territoires d’implantation
des projets de construction exempts de l’obligation de recours à
l’architecte ;
Vu le décret exécutif n° 95-318 du 14 octobre 1995 fixant les conditions
de désignation des agents fonctionnaires habilités à rechercher et à
constater les infractions à la législation et à la réglementation en
matière d’architecture et d’urbanisme, modifié et complété ;
Vu l’ordonnance n° 95-07 du 23 chaâbane 1415 correspondant au 25
janvier 1995 relative aux assurances ;
Vu la loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement durable
du territoire ;
Vu le décret présidentiel n°03-208 du 3 Rabie El Awal 1424
correspondant au 5 mai 2003 portant nomination du Chef du
Gouvernement ;
Vu le décret présidentiel n° 03-125 du 7 Rabie El Awal 1424
correspondant au 9 mai 2003 portant nomination des membres du
Gouvernement ;
Vu le décret exécutif n°….….. du ………… correspondant au ………..
fixant les attributions du ministre de …………………… ;
Vu la loi n° ………….du ………….. relative à la protection de
l’environnement et au développement durable.
- 43 -
Après adoption par le parlement
Promulgue la loi dont la teneur suit :
TITRE I
CHAMP D’APPLICATION
Article 1 :
Les dispositions de la présente loi ont pour objet de définir le contenu
des missions de maîtrise d’œuvre en bâtiment exercées pour le
compte des administrations publiques des établissements publics à
caractère administratif.
Les personnes morales de droit privé intervenant dans les domaines
d’intérêt général et/ou utilisant des fonds d’origine publique.
Elles déterminent également les obligations et les responsabilités des
différents prestataires habilités à exercer des missions, ainsi que
celles des différents acteurs intervenant dans l’acte de bâtir.
Article 2 :
Les maîtres d’ouvrage visés à l’article 1er ci-dessus sont :
L’Etat et ses établissements publics ;
La wilaya et ses établissements publics ;
La commune et ses établissements publics ;
Les offices de gestion et de promotion immobilière dans le cadre
des opérations de réalisation des programmes de logements sociaux
et promotionnels ;
Les entreprises publiques ou privées de promotion immobilière.
Tout maître d’ouvrage public ou privé réalisant une construction
d’intérêt général et/ou recevant du public.
- 44 -
Article 3 :
Les missions de maîtrise d’œuvres en bâtiment visées à l’article 1er ci-
dessus concernent la conception et de suivi de l’exécution de tous les
ouvrages de bâtiment ou d’équipement quelle que soit leur nature et
leur destination à l’exclusion des équipements spécifiques destinés à
une activité industrielle.
TITRE II
LES MISSIONS DE MAITRISE D’ŒUVRE EN BATIMENT
Article 4 :
La mission de maîtrise d’œuvre en bâtiment sont des prestations
relevant de la compétence des architectes et des ingénieurs.
Article 5 :
Les prestations d'architecture et d'ingénierie sont des prestations
indissociables, toutes deux nécessaires à la production de l’ouvrage.
Elles sont subordonnées aux règles techniques qui régissent l’acte de
bâtir.
Les situations particulières où la construction d’un ouvrage nécessite à
titre principal des prestations d’architecture ou d’ingénieurs dépendant
exclusivement de la nature et de la spécialité de cet ouvrage.
Article 6 :
Les missions de maîtrise d’œuvre en bâtiment portent sur :
Les opérations de constructions neuves ;
Les opérations de transformation, de réhabilitation ou de
restauration de constructions existantes.
- 45 -
Article 7 :
Les missions constitutives de la maîtrise d’œuvre pour les opérations de
constructions neuves sont les suivantes :
Les études d’esquisses ;
Les études d’avant projet ;
Les études de projet
L’assistance apportée au maître de l’ouvrage pour la passation du
ou des contrats de travaux ;
Les études d’exécution
Le pilotage et la coordination du chantier
L’assistance apportée au maître de l’ouvrage dans les opérations
de réception.
Article 8 :
Les missions constitutives de la maîtrise d’œuvre pour des opérations
de transformation et réhabilitation ou de restauration de constructions,
sont :
Les études de diagnostic ;
Les études d’avant projet ;
Les études de projet
L’assistance apportée au maître de l’ouvrage pour la passation du
ou des contrats de travaux ;
Les études d’exécution ;
La direction de l’exécution du ou des contrats de travaux ;
La coordination et le pilotage du chantier
Article 9
La définition des éléments normalisés de chacune des missions
énumérées aux articles 7 et 8 ci-dessus sera définie par voie
réglementaire.
- 46 -
TITRE III
LES PRESTATIONS DES MISSIONS
DE MAITRISE D’OEUVRE EN BATIMENT
Article 10
Le maître de l’ouvrage peut confier tout ou partie des missions de
maîtrise d’ouvre énumérées aux articles 7 et 8 ci dessus aux personnes
physiques et morales suivantes :
Les architectes
Les ingénieurs
Les bureaux d’études.
Article 11
L’architecte est la personne physique ou morale qui est inscrite au
tableau national des architectes.
Article 12
L’architecte exerce une profession à titre individuel, libéral sous forme
libérale, ou en tant que salarié auprès d’une société d’architecture ou
d’un bureau d’études.
Article 13 :
Les sociétés d’architecture sont constituées exclusivement d’architectes,
ou d’architectes et de personnes physiques professionnelles de la
maîtrise d’œuvre, dont le concours est nécessaire à l’accomplissement
des actes professionnels relevant de l’architecture.
Article 14 :
L’architecte, ou la société d’architecture, exerce un droit exclusif sur
l’établissement du projet architectural tel que défini par l’article 55 de la
loi n° 90-29 du 1er décembre 1990 relative à l’aménagement et à
l’urbanisme.
- 47 -
Article 15 :
Le projet architectural est une mission obligatoire de l’architecte dans
les constructions soumises à permis de construire.
Article 16 :
La mission de l’architecte peut toutefois s’étendre aux autres missions
de conception et de contrôle de l’exécution des travaux.
Dans le cas ou ces missions sont confiées à un autre prestataire
l'architecte conserve un droit de contrôle sur le respect de l'exécution
du projet architectural et le devoir d'informer le maître de l’ouvrage sur
tout manquement susceptible de dénaturer ce projet.
Article 17 :
L'ingénieur est une personne physique ou morale agrées par le
ministère de ………, qui exerce à titre libéral, en tant que salarié ou
dans le cadre d'un bureau d’ingénieries, pour le compte du maître de
l’ouvrage et dans le cadre d'un contrat le liant directement à ce dernier
des prestations d'études d'assistance spécialisées et de pilotage de
travaux relevant de l’ingénierie du bâtiment ou d'installation.
Article 18:
Les bureaux d’études, sont des personnes morales agréées par le
Ministère de……………, constituées d’architectes, d’ingénieurs de
techniciens, qui exercent pour le compte du maître de l’ouvrage tout ou
partie des missions de maîtrise d’œuvre.
Les conditions d'agrément sont définies par voie réglementaire
Article 19 :
Les ingénieurs, les bureaux d’études, dans les limites de missions qui
leur sont confiées assument une mission de Conseil se rapportant à
leurs compétences techniques.
- 48 -
TITRE IV
LE CONTRAT DE MAITRISE D’OEUVRE
Article 20 :
Le contrat de maîtrise d’œuvre est conclu en la forme écrite et
conformément à la réglementation en vigueur.
Il est régi par la réglementation des marchés publics dans les cas ou la
le maître de l’ouvrage est une personne de droit public, ou utilise des
fonds d’origine publique.
Article 21 :
Le contrat de maîtrise d’œuvre indique le contenu et l’étendue des
missions confiées au maître d’œuvre, les modalités de rémunération des
ces missions ainsi que les obligations légales et spécifiques qui y sont
rattachées.
Article 22:
Les missions de maîtrise d’œuvre font l’objet d’un contrat unique et
global lorsqu’elles sont confiées à un prestataire unique.
Elles font l’objet de deux ou plusieurs contrats séparés lorsqu’elles sont
confiées à deux ou plusieurs prestataires qui sont directement et
séparément liés au maître de l’ouvrage.
TITRE V
LES OBLIGATIONS DU MAITRE DE L’OUVRAGE
Article 23 :
Le maître de l’ouvrage est la personne morale visée à l’article 8ci-dessus
pour le compte de laquelle l’ouvrage est conçu et construit.
- 49 -
Article 24 :
Le maître de l’ouvrage définit d’une manière ferme et précise le
programme de l’opération sur la base duquel sont lancées le ou les
consultations des maîtres d’œuvre.
Article 25 :
Le programme de l’opération indique à partir d’une ou de plusieurs
études de définition, des objectifs de l’opération et des conditions
auxquelles elle doit satisfaire au plan social, urbanistique,
architectural, fonctionnel, technique d’insertion dans le paysage et de
protection de l’environnement.
Il comporte :
Les données physiques et climatiques essentielles relatives au site.
Les contraintes qui résultent de diverses réglementations d’ordre
technique et urbanistique.
Article 26 :
Le maître de l’ouvrage définit l’enveloppe financière prévisionnelle
l’opération et en assure le financement.
Article 27 :
Le programme de l’opération et l’enveloppa financière prévisionnelle
sont définis avant tout commencement des études des avant projets.
Toutefois, dans le cas d’opérations complexes, l’élaboration du
programme de l’opération et l’enveloppe financière peuvent se
poursuivre pendant les études d’avant - projet et précisé par le maître
de l’ouvrage avant tout commencement des études de projet.
- 50 -
TITRE VI
LES OBLIGATIONS DU MAÎTRE D’ŒUVRE
Article 28 :
Le maître d’œuvre est le prestataire visé à l’article 10 ci-dessus exerce
pour le compte eu maître de l’ouvrage tout ou partie des missions de
maîtrise d’œuvre telles que définies par les dispositions de la présente
loi.
Article 29 :
Dans le cadre des clauses contractuelles qui le lient au maître de
l’ouvrage, le maître d’œuvre exécute sous son entière responsabilité des
missions d’architecture ou d’ingénierie qui permettent d’apporter sous
forme d’études de conception et/ou de prestations d’assistance, de
contrôle ou de coordination de l’exécution de travaux, une réponse
architecturale, technique et économique au programme de l’opération
défini par le maître de l’ouvrage.
Article 30 :
Le maître d’œuvre est tenu par les règles de l’art nécessaires à
l'accomplissement des prestations qui lui sont contractuellement
confiées.
II doits veiller à la conformité de l’exécution de l’ouvrage avec les études
de conception établies.
Dans le cas où le maître d’œuvre n’est pas chargé du suivi de
l’exécution, il garde un droit de regard sur la conformité des travaux
avec les études qu’il a établies.
Article 31:
Le maître d’œuvre doit veiller au respect du coût d’objectif de l’opération
ainsi que les délais de sa réalisation.
- 51 -
TITRE VII
LA REMUNERATION DE LA MAITRISE D’OEUVRE
Article 32 :
La mission de maîtrise d’œuvre donne lieu à une rémunération
forfaitaire fixée contractuellement.
Le montant de cette rémunération tient compte de l’étendue de la
mission confiée au maître d’œuvre, de son degré de complexité et du
coût prévisionnel des travaux.
Les modalités d’application de ce présent article sont définies par voie
réglementaire.
TITRE VIII
LES OBLIGATIONS DU CONTROLEUR TECHNIQUE
Article 33 :
Le contrôleur technique est la personne physique ou morale agréée par
le Ministère Chargé de …………, qui a pour mission de prévenir les aléas
techniques susceptibles d’être rencontrés dans la conception et la
réalisation des ouvrages.
Article 34 :
Le contrôleur technique intervient dans le cadre d’une convention de
contrôle technique le liant au maître de l’ouvrage.
Il émet des avis techniques relatifs à la solidité de l’ouvrage et à la
sécurité des personnes.
Article 35 :
La définition du contenu des missions de contrôle technique ainsi que
les modalités de leur exercice, sont définies par voie réglementaire.
- 52 -
TITRE IX
LES OBLIGATIONS DE L’ENTREPRENEUR
Article 36 :
L’entrepreneur a la charge et la responsabilité de l’exécution des
travaux qui lui sont contractuellement confiés, suivant les moyens qu’il
jugera appropriés pour respecter ses engagements contractuels : il a
l’obligation de résultat.
Article 37 :
Le maître de l’ouvrage peut confier à l’entrepreneur pour l’opération
dont il assure les travaux une partie des études.
TITRE X
LES RESPONSABILITES
Article 38 :
Le maître d’œuvre, l’entrepreneur, le contrôleur technique ou toute
autre personne physique ou morale liée au maître de l’ouvrage par un
contrat portant sur la conception et la réalisation d’un ouvrage est
responsable de plein droit, et dommages, même résultat d’un vice de sol
qui compromettent la solidité et la stabilité de l’ouvrage ou qui le
rendent impropre à sa destination en affectant l’un de ses éléments
constitutifs ou de ses éléments d’équipement.
Article 39 :
Le maître d’œuvre effectue ou fait effectuer par un laboratoire spécialisé
les études de sol.
L’organisme chargé de l’étude de sol est solidairement responsable avec
le maître d’œuvre de l’interprétation des résultats géotechniques de
l’étude de sol.
- 53 -
Article 40 :
Quelle que soit la forme de la société, l’associé, répond à son patrimoine
des actes professionnels qu’il accomplit pour le compte de la société.
Celle-ci est solidairement responsable, avec lui, des conséquences
dommageables de ces actes.
Article 41 :
Quelle que soit la forme de la société, l’associé, répond sur son
patrimoine des actes professionnels qu’il accomplit pour le compte de la
société.
Celle-ci est solidairement responsable, avec lui, des conséquences
dommageables de ces actes.
Article 42 :
Toutes les dispositions contraires à la présente loi sont abrogées.
Article 43 :
La présente loi sera publiée au Journal Officiel de la République
Algérienne Démocratique et Populaire.
ABDELAZIZ BOUTEFLIKA
Fait à Alger, le………………………
- 54 -
3- AVANT PROJET DE LOI
MODIFIANT ET
COMPLETANT LA LOI N°
90-29 DU 1 DECEMBRE
1990 RELATIVE A
L’AMENAGEMENT ET A
L’URBANISME
- 55 -
3- Avant projet de loi modifiant et complétant la loi n° 90-29 du 1er
décembre 1990 relative à l’aménagement et l’urbanisme.
Le Président de la République,
Vu la Constitution ;
Vu l’ordonnance n° 64-244 du 22 août 1964 relative aux aérodromes et
aux servitudes dans l’intérêt de la sécurité ;
Vu l’ordonnance n° 66-62 du 26 mars 1966 relative aux zones et sites
touristiques et les textes subséquents ;
Vu l’ordonnance n° 66-154 du 8 juin 1966 portant code de procédure
civile, modifiée et complétée ;
Vu l’ordonnance n° 66-155 du 8 juin 1966 portant code de procédure
pénale, modifiée et complétée ;
Vu l’ordonnance n° 67-281 du 20 décembre 1967 relative aux fouilles et
à la protection des sites et monuments historiques et naturels ;
Vu l’ordonnance n° 75-43 du 17 juin 1975 portant code pastoral ;
Vu l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975 portant code civil,
modifiée et complétée ;
Vu l’ordonnance n° 75-74 du 12 novembre 1975 portant établissement
du cadastre général et institution du livre foncier ;
Vu l’ordonnance n° 75-79 du 15 décembre 1975 relative aux
sépultures ;
Vu l’ordonnance n° 76-29 du 26 mars 1976 relative à l’acquisition et à
la gestion du domaine du chemin de fer ;
- 56 -
Vu l’ordonnance n° 76-48 du 25 mai 1976 fixant les règles de
l’expropriation pour cause d’utilité publique ;
Vu la loi n° 83-18 du 13 août 1983 relative à l’accession à la protection
foncière agricole ;
Vu la loi n° 84-12 du 23 juin 1984 portant régime général des forêts ;
Vu l’ordonnance n° 84-02 du 8 septembre 1984 portant définition,
composition et formation du domaine militaire, approuvée par la loi n°
84-19 du 6 novembre 1984 ;
Vu la loi n° 86-14 du 19 août 1986 relative aux activités de protection,
de recherche, d’exploitation et de transport par canalisation des
hydrocarbures ;
Vu la loi n° 88-02 du 12 janvier 1988 relative à la planification, modifiée
et complétée ;
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990 relative à la commune ;
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ;
Vu la loi n° 90-25 du 18 novembre 1990 relative à l’orientation
foncière ;
Vu la loi n° 90-29 du 1er décembre 1990 relative à l’aménagement et
l’urbanisme ;
Vu la loi n° 90-30 du 1er décembre 1990 portant loi domaniale ;
Vu la loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement durable
du territoire ;
Vu la loi n° 02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la
valorisation du littoral ;
Vu la loi n° 02-08 du 8 mai 2002 relative aux conditions de création des
villes nouvelles et de leur aménagement ;
- 57 -
Vu la loi n° ………….du ………….. relative à la protection de
l’environnement et au développement durable.
Promulgue la loi dont la teneur suit :
Article 1 : La présente loi a pour objet de modifier et compléter les
dispositions de la loi n° 90-29 du 1er décembre 1990 relative à
l’aménagement et l’urbanisme.
Article 2 : Les dispositions de l’article 4 de la loi n° 90-29 du 1er
décembre 1990 susvisée sont complétées comme suit :
Art. 4 : Seules sont constructibles, les parcelles :
− qui ne sont pas exposées directement aux risques naturels
prévisibles et/ou technologiques ;
Le reste sans changement.
Article 3 : Les dispositions de l’article 11 de la loi n° 90-29 du 1er
décembre 1990 susvisée sont modifiées et complétées comme suit :
Art. 11 : Les instruments d’aménagement et d’urbanisme fixent et
orientations de l’aménagement et du développement durable des
territoires intéressés et déterminent les prévisions et les règles
d’urbanisme. Ils définissent, plus particulièrement, les conditions
permettant d’une part :
- un développement urbain maîtrisé et équilibré, d’assurer la
préservation des espaces affectés aux activités agricoles et
forestières et d’assurer la protection des espaces naturels et des
paysages, ainsi que la sécurité et la salubrité publiques.
- de respecter les objectifs de l’aménagement du territoire et du
développement durable ; ou urbains, la prévention des risques
naturels prévisibles, des risques technologiques, la préservation
de la qualité de l'air, de l'eau, du sol et du sous-sol, des
écosystèmes, des espaces verts, des milieux, sites et paysages
naturels, la réduction des nuisances de toute nature, la
sauvegarde des ensembles urbains remarquables et du
patrimoine bâti.
- 58 -
- de prévoir les espaces constructibles pour les activités
économiques et d'intérêt général ainsi que pour la satisfaction des
besoins présents et futurs sans discrimination aux populations
résidentes tant dans les campagnes que dans les villes en matière
d'habitat, de transports, d'équipements et de services. Ils
définissent également les conditions d’aménagement et de
construction en prévention des risques naturels prévisibles, des
risques technologiques, des pollutions et des nuisances de toute
nature.
Article 4 : Les dispositions de l’article 16 de la loi n° 90-29 du 1er
décembre 1990 susvisée sont complétées comme suit :
Art. 16 : Le plan directeur d’aménagement …….Il fixe les orientations
fondamentales de l’aménagement et du développement du territoire, de
la ou des communes……des sols.
Article 5 : Les dispositions de l’article 18 de la loi n° 90-29 du 1er
décembre 1990 susvisée sont complétées comme suit :
Art. 18: le plan directeur d’aménagement et d’urbanisme :
− Détermine des zones urbaines ou à urbaniser en prenant
notamment en considération la valeur agricole des terres,
l'existence de risques naturels prévisibles et de risques
technologiques,
Article 6 : Les dispositions de l’article 44 et 45 sont abrogés tacitement
par la loi n° 02-02 du 05 février 2002 relative à la protection et à la
valorisation du littoral.
Le reste sans changement.
Article 8 : La présente loi sera publiée au Journal officiel de la
République algérienne démocratique et populaire.
- 59 -
II- TEXTES
REGLEMENTAIRES
- 60 -
CONSTRUCTION ET
EQUIPEMENT
- 61 -
4- Projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret
exécutif n° 91-175 du 28 mai 1991 définissant les règles
d’aménagement d’urbanisme et de construction.
Le chef du gouvernement,
Sur rapport du ministre de
Vu la Constitution ;
Vu l’ordonnance n°66-62 du 26 mars 1966 relative aux zones et sites
touristiques et les textes pris pour son application ;
Vu l’ordonnance n° 67-281 du 20 décembre 1967, relative aux fouilles
et à la protection des sites et monuments historiques et naturels ;
Vu le décret n° 68-06 du 11 janvier 1968 fixant les conditions
d’implantations, le long des certaines voies routières ;
Vu l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975 portant code civil,
modifiée et complétée ;
Vu l’ordonnance n° 76-04 du 20 février 1976 relative aux règles
applicables en matière de sécurité contre les risques d’incendie et de
panique et à la création de commissions de prévention et de la
protection civile te les textes pris pour son application ;
Vu le décret n° 76-34 du 20 février 1976 relative aux établissements
dangereux, insalubres ou incommodes ;
Vu la loi n° 88-17 du 10 mars 1988 portant orientation et organisation
des transports terrestres ;
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990 relative à la commune ;
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ;
Vu la loi n° 90-25 du 18 novembre 1990 relative à l’orientation
foncière ;
Vu la loi n° 90-29 du 1ier décembre 1990 relative à l’aménagement et
l’urbanisme ;
- 62 -
Vu le décret exécutif n° 91-175 du 28 mai 1991 définissant les règles
d’aménagement d’urbanisme et de construction.
Vu la loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement durable
du territoire ;
Vu la loi n° 02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la
valorisation du littoral ;
Vu la loi n° 02-08 du 8 mai 2002 relative aux conditions de création des
villes nouvelles et de leur aménagement ;
Vu la loi n° ………….du ………….. relative à la protection de
l’environnement et au développement durable.
Décrète :
Article 1 : Le présent décret a pour objet de modifier et compléter les
dispositions du décret exécutif n° 91-175 du 28 mai 1991 définissant
les règles générales d’aménagement d’urbanisme et de construction.
Article 2 : Les dispositions de l’article 3 du décret exécutif n° 91-175
du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme suit :
Art. 3 : Lorsque la construction ou l’aménagement est projeté sur
terrain exposé à des risques naturels et/ou technologiques, le permis de
construire ou de lotir doit être refusé, sauf si les conditions techniques
de conception et de réalisation des travaux établissent clairement et de
manière certaine la prise en compte des éléments liés au risque
considéré par le respect des normes établies et certifiées par les services
et organismes techniques concernés par la prévention et la gestion des
risques naturels et technologiques.
Dans ce cas, le permis de construire est accompagné d’une obligation
de contrôle de l’exécution pour garantir le strict respect des normes
prescrites.
Tout manquement constaté aux prescriptions du permis et des
documents qui l’accompagnent le rendent caduc.
Le reste sans changement.
Article 3 : La présente loi sera publiée au Journal officiel de la
République algérienne démocratique et populaire.
- 63 -
5- Projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret
exécutif n° 91-176 du 28 mai 1991 fixant les modalités
d’instruction et de délivrance du certificat d’urbanisme, du permis
de lotir, du certificat de morcellement, du permis de construire, du
certificat de conformité et du permis de démolir.
Le chef du gouvernement,
Sur rapport du ministre de
Vu la Constitution et notamment ses articles 81 (3è et 4è alinéas) et 116
(2ème alinéa) ;
Vu l’ordonnance n°66-62 du 26 mars 1966, relative aux zones et sites
touristiques et les textes subséquents ;
Vu l’ordonnance n° 67-281 du 20 décembre 1967, relative aux fouilles
et à la protection des sites et monuments historiques et naturels ;
Vu l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975, modifiée et complétée,
portant code civil ;
Vu l’ordonnance n° 75-74 du 12 novembre 1975, portant établissement
du cadastre général et institution du livre foncier ;
Vu l’ordonnance n° 74-04 du 20 février 1976 relative aux règles
applicables en matière de sécurité contre les risques d’incendie et de
panique et à la création de commissions de prévention et de la
protection civile et les textes pris pour son application ;
Vu la loi n° 83-03 du 5 février 1983, relative à la protection de
l’environnement ;
Vu la loi n° 87-03 du 27 février 1987 relative à l’aménagement du
territoire ;
Vu la loi n° 88-17 du 10 mars 1988 portant orientation et organisation
des transports terrestres ;
- 64 -
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990, relative à la commune ;
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990, relative à la wilaya ;
Vu la loi n° 90-25 du 18 novembre 1990, portant orientation foncière ;
Vu la loi n° 90-29 du 1ier décembre 1990,relative à l’aménagement et
l’urbanisme ;
Vu la loi n° 90-30 du 1ier décembre 1990, portant loi domaniale ;
Vu le décret exécutif n° 91-176 du 28 mai 1991 fixant les modalités
d’instruction et de délivrance du certificat d’urbanisme, du permis de
lotir, du certificat de morcellement, du permis de construire, du
certificat de conformité et du permis de démolir.
Vu la loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement durable
du territoire ;
Vu la loi n° 02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la
valorisation du littoral ;
Vu la loi n° 02-08 du 8 mai 2002 relative aux conditions de création des
villes nouvelles et de leur aménagement ;
Vu la loi n° ………….du ………….. relative à la protection de
l’environnement et au développement durable.
Décrète :
Article 1 : Le présent décret a pour objet de modifier et compléter les
dispositions du décret exécutif n° 91-176 du 28 mai 1991 fixant les
modalités d’instruction et de délivrance du certificat d’urbanisme, du
permis de lotir, du certificat de morcellement, du permis de construire,
du certificat de conformité et du permis de démolir.
Article 2 : Le certificat d’urbanisme peut être délivré ou non, du seul
fait de la localisation du terrain exposé aux risques naturels et
technologiques.
- 65 -
Article 3 : Les dispositions de l’article 18 du décret exécutif n° 91-175
du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme suit :
Art.18 : L’autorisation de lotir ne peut être accordée……….
L’autorisation de lotir peut être refusée si les installations ou les
travaux, par leur situation, leur nature ou leur aspect, sont de nature à
porter atteinte à la salubrité, à la sécurité publique et d’accentuer les
dangers liés aux risques naturels et technologiques.
Article 4 : Les dispositions de l’article 39 du décret exécutif n° 91-175
du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme suit :
Art.39 : Le service compétent chargé………Sont notamment consultés
au titre des personnes publiques :
- le service de l’Etat chargé de l’environnement,
- le service de l’Etat chargé de la gestion et de la prévention des
risques naturels et technologiques.
Article 5 : Les dispositions de l’article 44 du décret exécutif n° 91-175
du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme suit :
Art.44 : Une construction ne peut être autorisée…..aux règles générales
d’aménagement et d’urbanisme ou si sa situation ou sa dimension, est
de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique et
d’accentuer les dangers liés aux risques naturels et technologiques.
Le reste sans changement.
Article 6 : La présente loi sera publiée au Journal officiel de la
République algérienne démocratique et populaire.
- 66 -
6- Projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret
exécutif n° 91-177 du 28 mai 1991 fixant les procédures
d’élaboration et d’approbation du Plan Directeur d’Aménagement et
d’Urbanisme et le contenu des documents y afférents.
Le chef du gouvernement,
Sur rapport du ministre de
Vu la Constitution et notamment ses articles 81 (3è et 4è alinéas) et 116
(2ème alinéa) ;
Vu l’ordonnance n°66-62 du 26 mars 1966, relative aux zones et sites
touristiques et les textes subséquents ;
Vu l’ordonnance n° 67-281 du 20 décembre 1967, relative aux fouilles
et à la protection des sites et monuments historiques et naturels ;
Vu l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975, modifiée et complétée,
portant code civil,
Vu l’ordonnance n° 75-74 du 12 novembre 1975, portant établissement
du cadastre général et institution du livre foncier ;
Vu l’ordonnance n° 76-04 du 20 février 1976 relative aux règles
applicables en matière de sécurité contre les risques d’incendie et de
panique et à la création de commissions de prévention et de la
protection civile et les textes pris pour son application ;
Vu la loi n° 83-03 du 5 février 1983, relative à la protection de
l’environnement ;
Vu la loi n° 87-03 du 27 février 1987 relative à l’aménagement du
territoire ;
Vu la loi n° 88-17 du 10 mars 1988 portant orientation et organisation
des transports terrestres ;
- 67 -
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990, relative à la commune ;
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990, relative à la wilaya ;
Vu la loi n° 90-25 du 18 novembre 1990, portant orientation foncière ;
Vu la loi n° 90-29 du 1ier décembre 1990, relative à l’aménagement et
l’urbanisme ;
Vu la loi n° 90-30 du 1ier décembre 1990, portant loi domaniale ;
Vu le décret exécutif n° 91-177 du 28 mai 1991 fixant les procédures
d’élaboration et d’approbation du Plan Directeur d’Aménagement et
d’Urbanisme et le contenu des documents y afférents.
Vu la loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement durable
du territoire ;
Vu la loi n° 02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la
valorisation du littoral ;
Vu la loi n° 02-08 du 8 mai 2002 relative aux conditions de création des
villes nouvelles et de leur aménagement ;
Vu la loi n° ………….du ………….. relative à la protection de
l’environnement et au développement durable.
Décrète :
Article 1 : Le présent décret a pour objet de modifier et compléter les
dispositions du décret exécutif n° 91-177 du 28 mai 1991 fixant les
procédures d’élaboration et d’approbation du Plan Directeur
d’Aménagement et d’Urbanisme et le contenu des documents y
afférents.
Article 2 : Les dispositions de l’article 8 du décret exécutif n° 91-177
du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme suit :
- 68 -
Art.8 : A l’issue du délai……….
Sont obligatoirement consultés
a) au titre des administrations publiques, les services de l'Etat
chargés au niveau de la wilaya :
- de l'urbanisme,
- de l'agriculture;
- de l'hydraulique,
- des transports,
- des travaux publics,
- de l’aménagement du territoire,
- de l’environnement,
- de la santé,
- des monuments et sites ;
- des postes et télécommunications,
- de la protection civile,
- la gestion et de la prévention des risques naturels et
technologiques recensé au titre du territoire concerné.
b) au titre des administrations publiques, les services de l'Etat
chargés au niveau local :
- de la distribution d'énergie ;
- des transports ;
- de la distribution de l'eau ;
- de la Protection Civile,
- de l’aménagement du territoire,
- de l’environnement,
- de la santé,
- chargé de la gestion et de la prévention des risques naturels et
technologiques recensé au titre du territoire concerné.
Le reste sans changement.
Article 3 : Les dispositions de l’article 16 du décret exécutif n° 91-177
du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme suit :
Art.16 : Le plan directeur d’aménagement et d’urbanisme approuvé, et
mis à la disposition du public conformément aux dispositions de la loi
n° 90-29 du 1er décembre 1990 susvisé, est notifié :
- 69 -
- Au ministre chargé de l’urbanisme ;
- Au ministre chargé des collectivités locales ;
- Au ministre chargé de l’aménagement du territoire
- Au ministre chargé de l’environnement ;
- Au ministre chargé de la santé ;
- Aux différents départements ministériels concernés ;
- Au (x) Président(s) de(s) assemblée(s) populaire(s)
communale(s) concernée(s) ;
- Au (x) Président(s) de(s) assemblée(s) populaire(s) de wilaya(s)
concernée(s) ;
- Aux services de l’Etat chargés de l’urbanisme au niveau de la
wilaya ;
- Aux chambres de commerce ;
- Aux chambres d’agriculture ;
- A la protection civile ;
- Au service chargé de la gestion et de la prévention des risques
naturels et technologiques.
Article 4 : Les dispositions de l’article 17 alinéa 1 du décret exécutif n°
91-177 du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme
suit :
Art.17 – alinéa 1 : Le plan directeur…..se compose d’ :
1- Un rapport d’orientation qui présente :
a) l’analyse ……
b) Le parti d'aménagement…..et sa justification ainsi que les
orientations fondamentales de l'aménagement et du
développement durable des territoires intéressés, compte tenu
notamment des perspectives et des prévisions mentionnées au a
ci-dessus, de l'analyse de l'état initial de l'environnement, de
l'équilibre entre le développement urbain et l'aménagement rural,
de l'équilibre entre l'emploi et l'habitat, des moyens de transports
existants et futurs et des grands équipements, de la gestion des
eaux, de la protection des sites et paysages et de la prévention
des risques naturels et technologiques.
- 70 -
Article 4 : Les dispositions de l’article 17 alinéa 2 du décret exécutif n°
91-177 du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme
suit :
Art.17 – alinéa 2 : Un règlement qui fixe les règles applicables pour
chaque zone comprise dans les secteurs tels que définis aux articles 20,
21, 22 et 23 de la loi n° 90-29 du 1er décembre 1990 susvisée.
A cette fin, il doit déterminer :
a) l’affectation dominante des sols et s’il y a lieu la nature des
activités qui peuvent être interdites ou soumises à des conditions
particulières ;
b) la densité générale exprimée par le coefficient d’occupation du
sol ;
c) les servitudes à maintenir, à modifier ou à créer ;
d) les périmètres d’intervention des plans d’occupation des sols avec
les termes de référence y afférents en faisant apparaître les zones
d’interventions sur les tissus urbains existants et ceux des zones
à protéger ;
e) la localisation et la nature des grands équipements, des
infrastructures, des services et des activités,
f) les risques naturels et/ou technologiques en précisant leur degré
de danger, leur nature et leur fréquence.
g) Les espaces à protéger compte tenu de l'existence de risques
naturels prévisibles et de risques technologiques.
Il définit, en outre, les conditions de construction particulières à
l’intérieur de certaines parties du territoire telles qu’énoncées au
chapitre IV de la loi n° 90-29 du 1er décembre 1990, susvisée.
Art.17 – alinéa 3 : Des documents graphiques comprenant, notamment
les plans suivants :
a) un plan d’état de fait, faisant ressortir le cadre bâti actuel, les
voiries et les réseaux divers les plus importants,
b) un plan d’aménagement délimitant :
o les secteurs urbanisés, urbanisables, d’urbanisation future et
non urbanisables tels que définis par la loi n° 90-29 du 1er
décembre 1990, susvisée,
o certaines parties du territoire, le littoral, les terres agricoles à
potentialité élevée ou bonnes, les territoires à caractère naturel
- 71 -
et culturel marqué, tels que définis par la loi n° 90-29 du 1er
décembre 1990, susvisée,
o les périmètres d’intervention des plans d’occupation des sols ;
c) un plan de servitudes à maintenir, à modifier ou à créer.
d) un plan d’équipement faisant ressortir le tracé des voiries,
d’adduction en eau potable et d’assainissement les plus
importants ainsi que, la localisation des équipements collectifs et
ouvrages d’intérêt public.
e) une carte de microzonage ;
f) une carte géotechnique ;
g) les espaces à protéger compte tenu de l'existence de risques
naturels prévisibles et de risques technologiques ;
h) une carte hydrogéologique ;
i) une carte d’inondation ;
j) une carte de délimitation des zones exposées aux risques naturels
et/ou technologiques ;
k) une carte de délimitation des zones concernées par des Plans
communaux de prévention des risques naturels (PCPR) ;
Les plans cités au point 3 du présent article doivent être élaborés à
échelle appropriée.
Le reste sans changement.
Article 6 : La présente loi sera publiée au Journal officiel de la
République algérienne démocratique et populaire.
- 72 -
7- Projet de décret exécutif modifiant et complétant le décret
exécutif n° 91-178 du 28 mai 1991 fixant les procédures
d’élaboration et d’approbation des plans d’occupation des sols ainsi
que le contenu des documents y afférents.
Le Chef du Gouvernement,
Sur rapport du ministre de
Vu la Constitution et notamment ses articles 81 (alinéas 3° et 4°) et 116
(2ème alinéa) ;
Vu l’ordonnance n° 66-62 du 26 mars 1966 relative aux zones et sites
touristiques et les textes subséquents ;
Vu l’ordonnance n° 67-281 du 20 décembre 1967 relative aux fouilles et
à la protection des sites et monuments historiques et naturels ;
Vu l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975, modifiée et complétée,
portant code civil ;
Vu l’ordonnance n° 75-74 du 12 novembre 1975 portant établissement
du cadastre général et institution du livre foncier ;
Vu l’ordonnance n° 76-04 du 20 février 1976 relative aux règles
applicables en matière de sécurité contre les risques d’incendie et de
panique et à la création de commission de prévention et de protection
civile et les textes pris pour son application ;
Vu la loi n° 83-03 du 5 février 1983 relative à la protection de
l’environnement ;
Vu la loi n° 88-17 du 10 mars 1988 portant orientation et organisation
des transports terrestres ;
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990 relative à la commune ;
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ;
- 73 -
Vu la loi n° 90-25 du 18 novembre 1990 portant orientation foncière ;
Vu la loi n° 90-29 du 1er décembre 1990 relative à l’aménagement et
l’urbanisme ;
Vu la loi n° 90-30 du 1er décembre 1990 portant loi domaniale ;
Vu le décret exécutif 90-78 du 27 février 1990 relatif aux études
d’impact sur l’environnement ;
Vu le décret exécutif n° 91-177 du 28 mai 1991 fixant les procédures
d’élaboration et d’approbation du plan directeur d’aménagement
d’urbanisme et le contenu des documents y afférents.
Vu le décret exécutif n° 91-178 du 28 mai 1991 fixant les procédures
d’élaboration et d’approbation des plans d’occupation des sols ainsi que
le contenu des documents y afférents.
Vu la loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement durable
du territoire ;
Vu la loi n° 02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la
valorisation du littoral ;
Vu la loi n° 02-08 du 8 mai 2002 relative aux conditions de création des
villes nouvelles et de leur aménagement ;
Vu la loi n° ………….du ………….. relative à la protection de
l’environnement et au développement durable.
Décrète :
Article 1 : Le présent décret a pour objet de modifier et compléter les
dispositions du décret exécutif n° 91-178 du 28 mai 1991 fixant les
procédures d’élaboration et d’approbation des plans des sols et le
contenu des documents y afférents.
Article 2 : Les dispositions de l’article 8 du décret exécutif n° 91-178
du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme suit :
- 74 -
Art.8 : A l’issue du délai……….
Sont obligatoirement consultés
a) au titre des administrations publiques, les services de l'Etat
chargés au niveau de la wilaya :
- de l'urbanisme,
- de l'agriculture;
- de l'hydraulique,
- des transports,
- des travaux publics,
- de l’aménagement du territoire,
- de l’environnement,
- de la santé,
- des monuments et sites ;
- des postes et télécommunications,
- de la protection civile,
- de la gestion et de la prévention des risques naturels et
technologiques recensé au titre territoire concerné.
b) au titre des administrations publiques, les services de l'Etat
chargés au niveau local :
- de la distribution d'énergie ;
- des transports ;
- de la distribution de l'eau ;
- de la Protection Civile,
- de l’aménagement du territoire,
- de l’environnement,
- de la santé,
- de la gestion et de la prévention des risques naturels et
technologiques recensé au titre du territoire concerné.
Le reste sans changement.
Article 3 : Les dispositions de l’article 16 du décret exécutif n° 91-178
du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme suit :
Art.16 : le plan d’occupation des sols approuvé, et mis à la disposition
du public conformément aux dispositions de la loi n° 90-29 du 1er
décembre 1990 susvisé, est notifié :
- Au(x) wali(s) territorialement concerné(s),
- Aux services de l’Etat chargés de l’urbanisme au niveau de la
wilaya ;
- 75 -
- Aux chambres de commerce ;
- Aux chambres d’agriculture ;
- Au Directeurs de la Planification et de l’aménagement du
territoire,
- Aux inspecteurs de l’environnement,
- Aux directeurs de la santé,
- Aux directeurs de la protection civile ;
- Aux directeurs du service chargé de la gestion et de la
prévention des risques naturels et technologiques recensé au
titre du territoire concerné.
Article 4 : Les dispositions de l’article 18 alinéa 1 du décret exécutif n°
91-178 du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme
suit :
Art.17 – alinéa 1 : Le plan directeur…..se compose d’ :
2- Un règlement qui contient :
a) La note ….de développement. Cette note doit, à partir de l’exposé
de la situation, d’analyse de l’environnement et de la sensibilité
du milieu, notamment du point de vue des risques naturels et
technologiques, analyser les perspectives d’évolution de
l’urbanisme et justifier de la compatibilité du plan avec les
dispositions législatives et réglementaires qui lui sont applicables.
b) Les prescriptions d’urbanisme applicables dans les zones
exposées à un risque naturel prévisible et technologiques, qui
peuvent notamment comporter l’interdiction de construire.
c) Les arrêtés de prescription des Plans communaux de prévention
des risques naturels et technologiques (PCPR) s’il y a lieu.
Article 4 : Les dispositions de l’article 18 alinéa 2 du décret exécutif n°
91-178 du 28 mai 1991 susvisée sont modifiées et complétées comme
suit :
Art.18 – alinéa 2 : Des documents graphiques qui se composeent
notamment :
a) d’un plan de situation (échelle 1/2000° ou 1/5000°),
b) d’un plan topographique (échelle 1/500° ou 1/1000°),
- 76 -
c) d’une carte (échelle 1/500° ou 1/1000°) précisant les contraintes
géotechniques d’urbanisation du territoire concerné accompagnée
d’un rapport technique,
d) un plan de zonages des Plans communaux de prévention des
risques naturels (PCPR).
e) une carte hydrogéologique,
f) une carte d’inondation,
g) une carte de microzonage,
h) carte de localisation des risques, leur nature, leur fréquence et les
degrés du risque,
i) d’un plan de l’état de fait (échelle 1/500° ou 1/1000°) faisant
ressortir la cadre bâti actuel ainsi que les voiries, réseaux divers
et servitudes existantes,
j) d’un plan d’aménagement général (échelle 1/500° ou 1/1000°)
déterminant :
• les zones réglementaires homogènes,
• l’implantation des équipements et ouvrages d’intérêt
général et d’utilisation publique,
• le tracé des voiries et réseaux divers en mettent en évidence
ceux à la charge tels que définis par le plan directeur
d’aménagement et d’urbanisme et ceux à la charge des
collectivités locales,
• les espaces qui de par leur spécificités sont préserver.
k) D’un plan de composition urbaine (échelle 1/500° ou 1/1000°)
contenant notamment les éléments du règlement tel que défins au
point 1b du présent article, accompagné d’une ou d’axonométrie
illustrant les formes urbaines et architecturales souhaitées pour
le ou les secteurs considérés.
Doivent être annexées au POS Les dispositions d'un projet de plan de
prévention des risques naturels prévisibles et les servitudes d'utilité
publique affectant l'utilisation du sol,
A l’exception du plan de situation, tous les plan cités au point 2 sont
établis obligatoirement à l’échelle 1/500 lorsque le plan d’occupation
des sols concerne des secteurs urbanisés.
Le reste sans changement.
Article 6 : La présente loi sera publiée au Journal officiel de la
République algérienne démocratique et populaire.
- 77 -
8- Avant-projet de Décret exécutif n°……… du ………..
correspondant au ……………. portant création de l’établissement
public à caractère industriel et commercial chargé du contrôle
technique des constructions.
.---------------------
Le Chef du Gouvernement,
Sur le rapport du Ministre ……………
Vu la Constitution ;
Vu l’ordonnance n°75-35 du 29 avril 1975 portant plan comptable
national ;
Vu l’ordonnance n°75-68 du 26 Septembre 1975 portant code civil ;
Vu l’ordonnance n°75-69 du 26 septembre 1975, modifiée et complétée,
portant code de commerce ;
Vu la loi n° 80.07 du 8 août 1980, relative aux assurances ;
Vu la loi n°88-01 du 12 janvier 1988, modifiée, portant loi d’orientation
sur les entreprises publiques économiques, notamment ses articles 44 à
47 ;
Vu la loi n°90-30 du 1er décembre 1990 portant loi domaniale ;
Vu la loi n°91-08 du 27 Avril 1991 relative à la profession d’expert-
comptable, de commissaire aux comptes et de comptable agréé ;
Vu l’ordonnance n°95-20 du 19 Safar 1416 correspondant au 17 juillet
1995 relative à la Cour des comptes ;
Vu le décret présidentiel n°03.208 du 3 Rabie El Awal 1424
correspondant au 5 mai 2003 portant nomination du Chef du
Gouvernement ;
- 78 -
Vu le décret présidentiel n° 03.125 du 7 Rabie El Awal 1424
correspondant au 9 mai 2003 portant nomination des membres du
Gouvernement ;
Vu le décret exécutif n°…….. du ………… correspondant au ………..
fixant les attributions du ministre de l’habitat et de l’urbanisme ;
DECRETE:
TITRE I
DENOMINATION – SIEGE – OBJET
Article 1/ : Il est créé, sous la dénomination « d’établissement de
contrôle technique des constructions » par abréviation « CTC », désignée
ci-après « l’établissement », un établissement public à caractère
industriel et commercial doté de la personnalité morale et de
l’autonomie financière.
Article 2/ : L’établissement est régi par les règles applicables à
l’administration dans ses relations avec l’Etat et est réputé commerçant
dans ses rapports avec les tiers.
Article 3/ : L’établissement est placé sous la tutelle du ministre chargé
….. (de la construction).
Article 4/ : Le siège de l’établissement est fixé à Alger. Il peut être
transféré en tout autre lieu du territoire national par décret exécutif pris
sur proposition du Ministre de tutelle.
Article 5/ : L’établissement assure une mission de service public
conformément au cahier des charges, fixé par arrêté conjoint du
ministre de tutelle et du ministre chargé des finances.
Il peut être modifié dans les mêmes formes qe ci-dessus.
Article 6/ : L’établissement a pour mission principale le contrôle
technique de la construction de bâtiment de toute nature par :
. l’examen critique de l’ensemble des dispositions techniques des
projets, notamment le contrôle de la conception du gros œuvre et des
éléments qui lui sont attachés pour s’assurer de leur conformité aux
- 79 -
règles et normes de construction, y compris les aléas inhérents aux
risques majeurs, naturels et/ou technologiques ;
. le contrôle de l’exécution des travaux en vue de veiller au respect
des plans visés et procédés mis en œuvre ;
. de veiller, en liaison avec les constructeurs, au respect de la
réglementation technique applicable, sans se substituer au maître de
l’ouvrage, maître d’œuvre et entrepreneur dans leurs obligations
respectives.
. d’étendre, le cas échéant, ses activités au contrôle technique en
usine pour la qualité des matériaux, l’agrément des matériaux et
éléments de construction et aux travaux de normalisation et de
recherche de procédés techniques de réalisation.
. de contribuer à l’établissement des règlements et programmes de
recherche utilisés pour la définition des éléments de législation et de
réglementation des normes et règles techniques algériennes.
. de participer au développement des méthodes et systèmes de
contrôle.
. de participer à la formation, au recyclage et au perfectionnement
des personnels.
. de constituer une banque de données et d’assurer la diffusion des
connaissances et de l’expérience acquises.
Article 7/ : Pour accomplir ses missions et atteindre ses objectifs,
l’établis ment est habilité, conformément à la législation en vigueur et
aux dispositions du présent décret, à :
- effectuer toute opération commerciale, immobilière, industrielle ou
financière en rapport avec son objet et de nature à favoriser son
développement ;
- prendre des participations dans tout secteur d’activité lié à son
objet ;
- créer des filiales ;
- entretenir toute relation avec les organismes nationaux et étrangers
en rapport avec son objet ;
- organiser et/ou participer à tout symposium, conférence ou
rencontre liés à son objet.
- 80 -
TITRE II
ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
Article 8/ : L’établissement est doté d’un conseil d’orientation et de
surveillance ci-après désigné le « conseil ». Il est dirigé par un directeur
général.
Chapitre I
Le conseil d’orientation et de surveillance
Article 9/ : Le conseil se compose du :
- représentant du ministre de tutelle, président ;
- représentant du ministre de la défense nationale ;
- représentant du ministre chargé des collectivités locales ;
- représentant du ministre chargé des finances ;
- représentant de l’autorité chargée de la planification ;
- représentant du ministre chargé de l’urbanisme ;
- représentant du ministre chargé de l’industrie ;
- représentant du ministre chargé de l’agriculture ;
- représentant du ministre chargé de l’hydraulique ;
- représentant du ministre chargé des travaux publics ;
- représentant du ministre chargé de l’aménagement du territoire ;
- représentant du ministre chargé de l’environnement ;
- représentant du ministre chargé du tourisme.
Les représentants, ci-dessus visés, doivent être au moins de rang de
directeur d’administration centrale :
Le directeur général de l’établissement assiste aux réunions du conseil
avec voix consultative.
Le secrétariat du conseil est assuré par les services de l’établissement.
Le conseil peut faire appel à toute personne qui, en raison de sa
compétence, est susceptible de l’éclairer sur les questions inscrites à
l’ordre du jour.
- 81 -
Les membres du conseil sont désignés pour une période de trois (3)
années par arrêté du ministre de tutelle, sur proposition des ministères
dont ils relèvent et leur mandat cesse avec la cessation des fonctions ou
qualités qui ont présidé à leur nomination.
Ils sont remplacés suivant la même procédure que ci-dessus.
Les membres du conseil perçoivent des indemnités dans les conditions
prévues par la réglementation en vigueur.
Article 10/ : Le conseil délibère sur :
- les projets d’organisation de l’établissement ;
- les projets de plans de développement à court, moyen et long terme
de l’établissement ;
- le programme annuel d’activités de l’établissement et le budget y
afférent ;
- les programmes de sujétions de service public ;
- les emprunts à souscrire ;
- les prises de participation, création de filiales et accords de
partenariat ;
- les règles générales d’emploi des disponibilités et de placement des
réserves ;
- l’acceptation et l’affectation des dons et legs ;
- les règles et conditions générales de passation des contrats ;
- les accords collectifs et conventions collectives concernant le
personnel ;
- les bilans et comptes de résultats ainsi que les propositions
d’affectation des résultats ;
- le rapport du commissaire aux comptes ;
- l’augmentation ou la réduction du fonds social ;
- toute autre question que lui soumet le directeur général et
susceptible d’améliorer le fonctionnement de l’établissement et de
favoriser la réalisation de ses missions.
Article 11/ : Le conseil se réunit, deux (2) fois par an, en session
ordinaire. Il peut se réunir en session extraordinaire, à la demande du
ministre de tutelle, des deux tiers de ses membres ou du directeur
général.
- 82 -
Les réunions du conseil sont convoquées par le président quinze (15)
jours avant la date prévue pour la réunion.
Le conseil délibère lorsque la majorité simple des membres, au moins,
est présente.
En cas d’absence de quorum, le conseil se réunit de plein droit huit (8)
jours après la date initiale fixée pour sa réunion et les délibérations
sont valables quelque soit le nombre de présents.
Les décisions sont prises à la majorité simple des membres présents.
En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
Le conseil établit et adopte son règlement intérieur.
Les délibérations du conseil sont constatées dans des procès-verbaux
signés par le président du conseil et inscrites sur un registre spécial
coté et paraphé. Le procès-verbal des réunions est adressé, dans un
délai de quinze (15) jours, au ministre de tutelle pour approbation.
Article 12/ : L’organisation générale de l’établissement y compris ses
démembrements territoriaux, est approuvée, après avis du conseil, par
arrêté du ministre de tutelle.
Chapitre II
Le Directeur Général
Article 13/ : Le Directeur Général est nommé par décret sur
proposition du ministre de tutelle. Il est mis fin à ses fonctions dans les
mêmes formes.
Article 14/ : Le Directeur Général met en œuvre les orientations et
délibérations du conseil. Dans ce cadre, il dispose des pouvoirs les plus
étendus pour assurer la direction et la gestion administrative, technique
et financière de l’établissement.
- 83 -
A ce titre :
- il dispose du pouvoir de nomination et de révocation des personnels
lorsqu’il n’est pas expressément conféré à une autre autorité.
- il exerce le pouvoir hiérarchique sur l’ensemble des personnels de
l’établissement ;
- il passe et signe les marchés, contrats, conventions et accords dans
le cadre de la législation et de la réglementation en vigueur et des
procédures de contrôle interne ;
- il fait ouvrir et fait fonctionner auprès des chèques postaux et des
institutions bancaires et de crédit tous comptes courants, avances
et/ou comptes de dépôt, dans les conditions légales en vigueur ;
- il signe, accepte, endosse tous billets, traites, lettres de change,
chèques et autres effets de commerce, effectue tous retraits de
cautionnement, en espèces ou autres, donne quittance et décharge ;
- il engage les dépenses de l’établissement ;
- il donne caution ou aval conformément à la loi ;
- il représente l’établissement dans tous les actes de la vie civile et
peut ester en justice ;
- il veille au respect de la réglementation et du règlement intérieur ;
- il peut déléguer ses pouvoirs à ses collaborateurs dans la limite de
leurs compétences.
En outre, le directeur général établit et propose aux délibérations du
conseil :
- les programmes généraux d’activité ;
- les projets de plans et de programmes d’investissements ;
- les bilans ;
- les comptes de résultats ;
- les propositions d’utilisation des résultats ;
- l’état annuel et le rapport spécial sur les créances et les dettes ;
- le projet de statut du personnel et la grille des salaires ;
- 84 -
TITRE III
PATRIMOINE
Article 15/ : Pour accomplir ses missions et atteindre ses objectifs,
l’établissement est doté, par l’Etat, dans le cadre de la réglementation
en vigueur, d’un patrimoine et de moyens.
L’établissement dispose d’un patrimoine propre constitué de biens
transférés, acquis ou réalisés sur fonds propres ainsi que des dotations
et subventions qui lui sont accordées par l’Etat. La valeur de ces actifs
figure à son bilan.
Article 16/ : Le montant du fonds social est fixé par arrêté conjoint du
ministre chargé des finances et du ministre de tutelle
Le fonds social est inaliénable et incessible et devra être reconstitué en
cas de perte d’exploitation.
Article 17/ : Dès sa mise en place, l’établissement bénéficie d’une
dotation budgétaire au titre du fonds de base dont le montant sera fixé
par arrêté conjoint du ministre chargé des finances et du ministre de
tutelle.
TITRE IV
DISPOSITIONS FINANCIERES
Article 18/ : L’exercice financier de l’établissement est ouvert le 1er
janvier et clos le 31 décembre de chaque année.
La comptabilité est tenue en la forme commerciale conformément à la
législation et à la réglementation en vigueur.
Article 19/ : L’Etat accorde à l’établissement des contributions
financières en compensation de programmes de sujétions de service
public, lesquelles seront précisées dans le cahier des charges fixé
conjointement par le ministre de tutelle et le ministre chargé des
finances.
- 85 -
Article 20/ : Les ressources de l’établissement sont constituées par :
- les subventions de l’Etat ;
- les revenus de ses activités ;
- les dons et legs ;
- les emprunts ;
- toutes autres ressources liées à sa mission.
Article 21/ : Les dépenses de l’établissement sont constituées par :
- les dépenses d’équipements ;
- les dépenses de fonctionnement ;
- toutes autres dépenses entrant dans le cadre de ses missions.
TITRE V
DU CONTROLE
Article 22/ : L’établissement est soumis aux contrôles prévus par la
législation et la réglementation en vigueur.
Dans ce cadre, le contrôle des comptes est assuré par un ou plusieurs
commissaires aux comptes désignés par le ministre de tutelle sur
proposition du conseil d’orientation et de surveillance.
Le commissaire aux comptes établit un rapport annuel sur les comptes
de l’agence adressé au conseil d’orientation et de surveillance, au
ministre de tutelle et au ministre chargé des finances.
Article 23/ : Les bilans, comptes de résultats et décisions d’affectation
des résultats et le rapport annuel d’activité, accompagnés du rapport du
commissaire aux comptes sont adressés par le directeur général de
l’établissement aux autorités concernées, après avis du conseil
d’orientation et de surveillance.
- 86 -
TITRE VI
DISPOSITIONS FINALES
Article 24/ : Le présent décret sera publié au Journal officiel de la
République algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger, le …………………………….
A. OUYAHIA.
----------------------
- 87 -
Avant-projet de Décret exécutif n°……… du ……….. correspondant
au ……………. portant création de l’établissement public à caractère
industriel et commercial chargé du contrôle technique des
constructions.
----------------------------------------
Le Chef du Gouvernement,
Sur le rapport du Ministre ……………
Vu la Constitution ;
Vu l’ordonnance n°75-35 du 29 avril 1975 portant plan comptable
national ;
Vu l’ordonnance n°75-68 du 26 Septembre 1975 portant code civil ;
Vu l’ordonnance n°75-69 du 26 septembre 1975, modifiée et complétée,
portant code de commerce ;
Vu la loi n° 80.07 du 8 août 1980, relative aux assurances ;
Vu la loi n°88-01 du 12 janvier 1988, modifiée, portant loi d’orientation
sur les entreprises publiques économiques, notamment ses articles 44 à
47 ;
Vu la loi n°90-30 du 1er décembre 1990 portant loi domaniale ;
Vu la loi n°91-08 du 27 Avril 1991 relative à la profession d’expert-
comptable, de commissaire aux comptes et de comptable agréé ;
Vu l’ordonnance n°95-20 du 19 Safar 1416 correspondant au 17 juillet
1995 relative à la Cour des comptes ;
Vu le décret présidentiel n°03.208 du 3 Rabie El Awal 1424
correspondant au 5 mai 2003 portant nomination du Chef du
Gouvernement ;
Vu le décret présidentiel n° 03.125 du 7 Rabie El Awal 1424
correspondant au 9 mai 2003 portant nomination des membres du
Gouvernement ;
- 88 -
Vu le décret exécutif n°…….. du ………… correspondant au ………..
fixant les attributions du ministre de l’habitat et de l’urbanisme ;
DECRETE:
TITRE I
DENOMINATION – SIEGE – OBJET
Article 1/ : Il est créé, sous la dénomination « d’établissement de
contrôle technique des constructions » par abréviation « CTC », désignée
ci-après « l’établissement », un établissement public à caractère
industriel et commercial doté de la personnalité morale et de
l’autonomie financière.
Article 2/ : L’établissement est régi par les règles applicables à
l’administration dans ses relations avec l’Etat et est réputé commerçant
dans ses rapports avec les tiers.
Article 3/ : L’établissement est placé sous la tutelle du ministre chargé
….. (de la construction).
Article 4/ : Le siège de l’établissement est fixé à Alger. Il peut être
transféré en tout autre lieu du territoire national par décret exécutif pris
sur proposition du Ministre de tutelle.
Article 5/ : L’établissement assure une mission de service public
conformément au cahier des charges, fixé par arrêté conjoint du
ministre de tutelle et du ministre chargé des finances.
Il peut être modifié dans les mêmes formes qe ci-dessus.
Article 6 /
L’établissement a pour missions :
. d’études et de recherche pour promouvoir une normalisation
technique adaptée et actualisée de la construction.
. de contrôle technique sur plans, pièces et documents pour s’assurer
du respect des normes et règles arrêtées.
. de contrôle technique du respect des normes en cours et à la fin
des travaux d’exécution des plans, pièces et documents.
- 89 -
Article 7/ : Pour accomplir ses missions et atteindre ses objectifs,
l’établis ment est habilité, conformément à la législation en vigueur et
aux dispositions du présent décret, à :
- effectuer toute opération commerciale, immobilière, industrielle ou
financière en rapport avec son objet et de nature à favoriser son
développement ;
- prendre des participations dans tout secteur d’activité lié à son
objet ;
- créer des filiales ;
- entretenir toute relation avec les organismes nationaux et étrangers
en rapport avec son objet ;
- organiser et/ou participer à tout symposium, conférence ou
rencontre liés à son objet.
TITRE II
ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
Article 8/ : L’établissement est doté d’un conseil d’orientation et de
surveillance ci-après désigné le « conseil ». Il est dirigé par un directeur
général.
Chapitre I
Le conseil d’orientation et de surveillance
Article 9/ : Le conseil se compose du :
- représentant du ministre de tutelle, président ;
- représentant du ministre de la défense nationale ;
- représentant du ministre chargé des collectivités locales ;
- représentant du ministre chargé des finances ;
- représentant de l’autorité chargée de la planification ;
- représentant du ministre chargé de l’urbanisme ;
- représentant du ministre chargé de l’industrie ;
- représentant du ministre chargé de l’agriculture ;
- représentant du ministre chargé de l’hydraulique ;
- représentant du ministre chargé des travaux publics ;
- représentant du ministre chargé de l’aménagement du territoire ;
- 90 -
- représentant du ministre chargé de l’environnement ;
- représentant du ministre chargé du tourisme.
Les représentants, ci-dessus visés, doivent être au moins de rang de
directeur d’administration centrale :
Le directeur général de l’établissement assiste aux réunions du conseil
avec voix consultative.
Le secrétariat du conseil est assuré par les services de l’établissement.
Le conseil peut faire appel à toute personne qui, en raison de sa
compétence, est susceptible de l’éclairer sur les questions inscrites à
l’ordre du jour.
Les membres du conseil sont désignés pour une période de trois (3)
années par arrêté du ministre de tutelle, sur proposition des ministères
dont ils relèvent et leur mandat cesse avec la cessation des fonctions ou
qualités qui ont présidé à leur nomination.
Ils sont remplacés suivant la même procédure que ci-dessus.
Les membres du conseil perçoivent des indemnités dans les conditions
prévues par la réglementation en vigueur.
Article 10/ : Le conseil délibère sur :
- les projets d’organisation de l’établissement ;
- les projets de plans de développement à court, moyen et long terme
de l’établissement ;
- le programme annuel d’activités de l’établissement et le budget y
afférent ;
- les programmes de sujétions de service public ;
- les emprunts à souscrire ;
- les prises de participation, création de filiales et accords de
partenariat ;
- les règles générales d’emploi des disponibilités et de placement des
réserves ;
- l’acceptation et l’affectation des dons et legs ;
- les règles et conditions générales de passation des contrats ;
- 91 -
- les accords collectifs et conventions collectives concernant le
personnel ;
- les bilans et comptes de résultats ainsi que les propositions
d’affectation des résultats ;
- le rapport du commissaire aux comptes ;
- l’augmentation ou la réduction du fonds social ;
- toute autre question que lui soumet le directeur général et
susceptible d’améliorer le fonctionnement de l’établissement et de
favoriser la réalisation de ses missions.
Article 11/ : Le conseil se réunit, deux (2) fois par an, en session
ordinaire. Il peut se réunir en session extraordinaire, à la demande du
ministre de tutelle, des deux tiers de ses membres ou du directeur
général.
Les réunions du conseil sont convoquées par le président quinze (15)
jours avant la date prévue pour la réunion.
Le conseil délibère lorsque la majorité simple des membres, au moins,
est présente.
En cas d’absence de quorum, le conseil se réunit de plein droit huit (8)
jours après la date initiale fixée pour sa réunion et les délibérations
sont valables quelque soit le nombre de présents.
Les décisions sont prises à la majorité simple des membres présents.
En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
Le conseil établit et adopte son règlement intérieur.
Les délibérations du conseil sont constatées dans des procès-verbaux
signés par le président du conseil et inscrites sur un registre spécial
coté et paraphé. Le procès-verbal des réunions est adressé, dans un
délai de quinze (15) jours, au ministre de tutelle pour approbation.
Article 12/ : L’organisation générale de l’établissement y compris ses
démembrements territoriaux, est approuvée, après avis du conseil, par
arrêté du ministre de tutelle.
- 92 -
Chapitre II
Le Directeur Général
Article 13/ : Le Directeur Général est nommé par décret sur
proposition du ministre de tutelle. Il est mis fin à ses fonctions dans les
mêmes formes.
Article 14/ : Le Directeur Général met en œuvre les orientations et
délibérations du conseil. Dans ce cadre, il dispose des pouvoirs les plus
étendus pour assurer la direction et la gestion administrative, technique
et financière de l’établissement.
A ce titre :
- il dispose du pouvoir de nomination et de révocation des personnels
lorsqu’il n’est pas expressément conféré à une autre autorité.
- il exerce le pouvoir hiérarchique sur l’ensemble des personnels de
l’établissement ;
- il passe et signe les marchés, contrats, conventions et accords dans
le cadre de la législation et de la réglementation en vigueur et des
procédures de contrôle interne ;
- il fait ouvrir et fait fonctionner auprès des chèques postaux et des
institutions bancaires et de crédit tous comptes courants, avances
et/ou comptes de dépôt, dans les conditions légales en vigueur ;
- il signe, accepte, endosse tous billets, traites, lettres de change,
chèques et autres effets de commerce, effectue tous retraits de
cautionnement, en espèces ou autres, donne quittance et décharge ;
- il engage les dépenses de l’établissement ;
- il donne caution ou aval conformément à la loi ;
- il représente l’établissement dans tous les actes de la vie civile et
peut ester en justice ;
- il veille au respect de la réglementation et du règlement intérieur ;
- il peut déléguer ses pouvoirs à ses collaborateurs dans la limite de
leurs compétences.
- 93 -
En outre, le directeur général établit et propose aux délibérations du
conseil :
- les programmes généraux d’activité ;
- les projets de plans et de programmes d’investissements ;
- les bilans ;
- les comptes de résultats ;
- les propositions d’utilisation des résultats ;
- l’état annuel et le rapport spécial sur les créances et les dettes ;
- le projet de statut du personnel et la grille des salaires ;
TITRE III
PATRIMOINE
Article 15/ : Pour accomplir ses missions et atteindre ses objectifs,
l’établissement est doté, par l’Etat, dans le cadre de la réglementation
en vigueur, d’un patrimoine et de moyens.
L’établissement dispose d’un patrimoine propre constitué de biens
transférés, acquis ou réalisés sur fonds propres ainsi que des dotations
et subventions qui lui sont accordées par l’Etat. La valeur de ces actifs
figure à son bilan.
Article 16/ : Le montant du fonds social est fixé par arrêté conjoint du
ministre chargé des finances et du ministre de tutelle
Le fonds social est inaliénable et incessible et devra être reconstitué en
cas de perte d’exploitation.
Article 17/ : Dès sa mise en place, l’établissement bénéficie d’une
dotation budgétaire au titre du fonds de base dont le montant sera fixé
par arrêté conjoint du ministre chargé des finances et du ministre de
tutelle.
- 94 -
TITRE IV
DISPOSITIONS FINANCIERES
Article 18/ : L’exercice financier de l’établissement est ouvert le 1er
janvier et clos le 31 décembre de chaque année.
La comptabilité est tenue en la forme commerciale conformément à la
législation et à la réglementation en vigueur.
Article 19/ : L’Etat accorde à l’établissement des contributions
financières en compensation de programmes de sujétions de service
public, lesquelles seront précisées dans le cahier des charges fixé
conjointement par le ministre de tutelle et le ministre chargé des
finances.
Article 20/ : Les ressources de l’établissement sont constituées par :
- les subventions de l’Etat ;
- les revenus de ses activités ;
- les dons et legs ;
- les emprunts ;
- toutes autres ressources liées à sa mission.
Article 21/ : Les dépenses de l’établissement sont constituées par :
- les dépenses d’équipements ;
- les dépenses de fonctionnement ;
- toutes autres dépenses entrant dans le cadre de ses missions.
- 95 -
TITRE V
DU CONTROLE
Article 22/ : L’établissement est soumis aux contrôles prévus par la
législation et la réglementation en vigueur.
Dans ce cadre, le contrôle des comptes est assuré par un ou plusieurs
commissaires aux comptes désignés par le ministre de tutelle sur
proposition du conseil d’orientation et de surveillance.
Le commissaire aux comptes établit un rapport annuel sur les comptes
de l’agence adressé au conseil d’orientation et de surveillance, au
ministre de tutelle et au ministre chargé des finances.
Article 23/ : Les bilans, comptes de résultats et décisions d’affectation
des résultats et le rapport annuel d’activité, accompagnés du rapport du
commissaire aux comptes sont adressés par le directeur général de
l’établissement aux autorités concernées, après avis du conseil
d’orientation et de surveillance.
TITRE VI
DISPOSITIONS FINALES
Article 24/ : Le présent décret sera publié au Journal officiel de la
République algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger, le …………………………….
A. OUYAHIA.
----------------------
- 96 -
9- Avant-projet de Décret exécutif n°……… du ………..
correspondant au ……………. portant sur l’agrément des contrôleurs
techniques
Le Chef du Gouvernement,
Sur le rapport du Ministre ……………
Vu l’ordonnance n°75-58 du 26 Septembre 1975, modifiée et complétée,
portant code civil ;
Vu l’ordonnance n°75-69 du 26 septembre 1975, modifiée et complétée,
portant code de commerce ;
Vu la loi n° 80-07 du 8 août 1980, relative aux assurances ;
Vu le décret n° 83-135 du 19 février 1983 portant obligation pour
toutes les entreprises publiques nationales et les entreprises privées
nationales, intervenant dans le cadre du bâtiment, des travaux publics
et de l’hydraulique, de détenir le certificat de qualification et de
classification professionnelles ;
Vu le décret n° 83-683 du 26 novembre 1983 fixant les conditions
d’intervention sur le tissu urbain existant ;
Vu l’arrêté interministériel du 15 mai 1988 portant modalités d’exercice
et de rémunération de la maîtrise d’œuvre en bâtiment ;
Vu la loi n° 90-08 du 7 avril 1990 relative à la commune ;
Vu la loi n° 90-09 du 7 avril 1990 relative à la wilaya ;
Vu la loi n°90-29 du 1 décembre 1990 relative à l’aménagement et à
l’urbanisme ;
Vu le décret exécutif n° 91-175 du 28 mai 1991 définissant les règles
d’aménagement d’urbanisme et de construction ;
Vu le décret exécutif n° 91-176 du 28 mai 1991 fixant les modalités
d’instruction et de délivrance du certificat d’urbanisme, du permis de
- 97 -
lotir, du certificat de morcellement, du permis de construire, du
certificat de conformité et du permis de démolir ;
Vu l’arrêté du 5 mai 1992 de monsieur le ministre de l’habitat relatif
aux personnes habilitées à établir les projets de construction soumis au
permis de construire ;
Vu l’arrêté du 5 mai 1992 de monsieur le ministre de l’habitat fixant les
modalités de délibération et de classement des territoires d’implantation
des projets de construction exempts de l’obligation de recours à
l’architecte ;
Vu le décret exécutif n° 95-318 du 14 octobre 1995 fixant les conditions
de désignation des agents fonctionnaires habilités à rechercher et à
constater les infractions à la législation et à la réglementation en
matière d’architecture et d’urbanisme, modifié et complété ;
Vu l’ordonnance n° 95-07 du 23 chaâbane 1415 correspondant au 25
janvier 1995 relative aux assurances ;
Vu la loi n° 01-20 du 27 Ramadhan 1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement durable
du territoire ;
Vu le décret présidentiel n°03-208 du 3 Rabie El Awal 1424
correspondant au 5 mai 2003 portant nomination du Chef du
Gouvernement ;
Vu le décret présidentiel n° 03-125 du 7 Rabie El Awal 1424
correspondant au 9 mai 2003 portant nomination des membres du
Gouvernement ;
Vu le décret exécutif n°….….. du ………… correspondant au ………..
fixant les attributions du ministre de …………………… ;
- 98 -
Décrète :
Article1 : l’agrément des contrôleurs techniques est délivré par le
Ministre chargé de l’habitat et de l’urbanisme, pour une durée
maximale de cinq ans renouvelable dans les mêmes conditions. La
décision est prise sur rapport motivé de la commission d’agrément qui
entend l’intéressé.
Article 2 : La décision d’agrément précise le ou les catégories de
constructions d’ouvrages ou d’équipements sur lesquelles le contrôleur
technique est habilité à intervenir en fonction de la nature ou
l’importance des aléas que comportent leur conception ou leur
exécution.
Article 3 : Les personnes et organismes agréés, les administrateurs ou
gérants et le personnel de direction de ces organismes, ainsi que le
personnel auquel il est fait appel pour les contrôles, doivent agir avec
impartialité et n'avoir aucun lien de nature à porter atteinte à leur
indépendance avec les personnes, organismes, sociétés ou entreprises
qui exercent une activité de conception, d'exécution ou d'expertise dans
le domaine de la construction.
Article 4. - Les demandes d'octroi, de modification ou de
renouvellement d'agrément doivent être accompagnées d'un dossier
comportant les indications suivantes :
1° Les nom, prénoms, nationalité et domicile du demandeur ou, si la
demande émane d'une personne morale, sa nature, son siège, sa
nationalité, son objet et les nom, prénoms, nationalité et domicile de
chacun des administrateurs et des membres du personnel de direction ;
2° La justification de la compétence théorique et de l'expérience
pratique du personnel de direction, l'organisation interne de la direction
technique, les règles d'assistance aux services opérationnels chargés
effectivement du contrôle et les critères d'embauche ou d'affectation des
agents ;
3° L'engagement du demandeur de respecter les prescriptions en
vigueur ;
- 99 -
4° L'engagement du demandeur de porter sans délai à la connaissance
de l'administration, toute modification des renseignements figurant au
dossier de la demande ;
5° Le cas échéant, la liste des agréments administratifs dont bénéficie le
demandeur dans le domaine de la construction et la référence des
missions de contrôle technique qu'il a exercées antérieurement ;
6° L'étendue de l'agrément sollicité.
Article 5. - L'agrément est modifié ou retiré lorsque le contrôleur ne
remplit plus les conditions de qualification technique constatées lors de
son octroi.
En cas de faute professionnelle grave ou de manquement à la moralité
professionnelle notamment aux règles d'incompatibilité et aux
obligations prévues, l'agrément peut être retiré temporairement pour
une durée maximale de ………. ou définitivement.
La décision de modification ou de retrait d'agrément est prise par le
ministre ……………… sur l'avis motivé de la commission d'agrément. Le
ministre doit, avant de saisir la commission, mettre le contrôleur
technique à même de présenter ses observations.
La commission entend l'intéressé avant de donner son avis.
Article6. - La commission d'agrément est présidée par ……………..
Elle comprend :
- un représentant du ministre de l’habitat et de l’urbanisme ;
- un représentant du ministre de l'intérieur et des collectivités locales ;
- un représentant du ministre chargé des finances ;
- un représentant du ministre chargé de l'industrie ;
- un représentant du ministre chargé des travaux publics ;
- un représentant du ministre chargé de l’aménagement du territoire;
- un représentant des sociétés d'assurance garantissant les risques de
la construction ;
- deux représentants des maîtres d'ouvrages publics et privés ;
- cinq représentants des professions intervenant à l'acte de construire,
dont un représentant des contrôleurs techniques.
- 100 -
Un suppléant est désigné pour le président et chacun des membres de
la commission.
Le président, les membres titulaires et leurs suppléants sont nommés
pour trois ans : leur mandat est renouvelable pour la même durée. Leur
désignation est effectuée par le ministre …………….. :
- en ce qui concerne les représentants de l'administration sur la
proposition des ministres intéressés ;
- en ce qui concerne les représentants des sociétés d'assurance,
maîtres d'ouvrage et professions, sur les listes proposées par les
organisations nationales les plus représentatives et le conseil
national de l'ordre des architectes et après avis des ministres
compétents.
Article 7. - Le président peut faire entendre par la commission les
experts et techniciens dont il juge utile la consultation.
Des rapporteurs, choisis au sein de la commission, sont désignés par le
ministre ……………… et ont voix consultative ; ils peuvent recevoir des
vacations dont le montant et les conditions d'attribution sont fixés par
arrêté interministériel.
Le secrétariat de la commission est assuré par le ministère ……………...
Le règlement intérieur de la commission est approuvé par le ministre
……………………..
Article 8 - Les décisions d'agrément, de modification, de
renouvellement et de retrait d'agrément sont notifiées aux intéressés et
publiées au Journal officiel de la République Algérienne.
Fait à Alger, le ………………………….
A. OUYAHIA.
- 101 -
10- Proposition de modification du décret n°93-289 du 28
novembre 1993 portant obligation pour toutes les entreprises
intervenant dans le cadre de la réalisation des marchés publics du
bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique d’être titulaires
du certificat de qualification et de classification professionnelles
le Chef du gouvernement,
Vu la constitution,
Vu l’ordonnance n°66-154 du 8 juin 1966, modifiée et complétée,
portant code de procédure civile,
Vu l’ordonnance n°75-58 du 26 septembre1975, modifiée et complétée,
portant code civil,
Vu l’ordonnance n°75-59 du 26 septembre1975, modifiée et complétée,
portant code de commerce,
Vu la loi n°90-03du 6 février 1990 relative à l’inspection du travail,
Vu la loi n°90-10 modifiée et complétée relative à la monnaie et au
crédit,
Vu la loi n° 90-22 du 18 Août 1990 relative au registre de commerce,
Vu la loi n°90-30 portant loi domaniale,
Vu le décret n° 80-137 du 3 Mai 1980 instituant la nomenclature des
activités économiques et des produits,
Vu le décret n°83-14du 2 Juillet 1983 relative aux obligations des
assujettis en matière de sécurité sociale,
Vu le décret n°83-135 du 19 février 1983 portant obligation pour toutes
les entreprises publiques nationales et les entreprises privées nationales
intervenant dans le cadre du bâtiment,des travaux publics et de
l’hydraulique, de détenir le certificat de qualification et de classification
professionnelles,
- 102 -
Vu le décret exécutif n°……….du………... fixant les attributions du
ministère de l’habitat et de l’urbanisme,
Vu le décret exécutif n°02-250 du 24 juillet2002 portant réglementation
des marchés publics,
Vu le décret présidentiel n°03-208 portant nomination du Chef du
gouvernement
Vu le décret présidentiel n°03-215 du 9 mai 2003 portant nomination
des membres gouvernement
Vu le décret n°93-289 du 28 novembre 1993 portant obligation pour
toutes les entreprises intervenant dans le cadre de la réalisation des
marchés publics du bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique
d’être titulaires du certificat de qualification et de classification
professionnelles
Décrète
Article 1 :
Le présent décret a pour objet de modifier et compléter le décret
n°93/289 du 28 novembre 1993 susvisé ;
Article 2 :
L’article 2 du décret n°93-289 du 28 novembre 1993 est modifié et
complété comme suit :
« La qualification définit la capacité de l’entreprise à exécuter avec ses
propres moyens tant humains que matériels et techniques, les travaux
de la nature et de la complexité envisagées.
La classification détermine, à l’aide de l’effectif moyen annuel,
de l’effectif technique employés, des moyens matériels disponibles et du
chiffre d’affaires annuel réalisé, l’importance relative de l’entreprise et
sa capacité à exécuter les travaux d’un volume considéré ».
- 103 -
Article 3 :
l’article 7 du décret n°93-289 du 28 novembre 1993 est modifié comme
suit :
« La classification des entreprises est opéré sur la base des critères
suivants :
- l’effectif moyen de la dernière année déclarée à la sécurité sociale,
- l’effectif moyen technique de la dernière année déclarée à la
sécurité sociale,
- le chiffre d’affaire réalisé durant la dernière année tel que figurant
dans les documents comptables,
- les moyens matériels et techniques disponibles figurant dans le
bilan de la dernière année.
Article 4 :
Le présent décret sera publié au journal officiel de la république
algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger le
………………….
- 104 -
11- Proposition de modification de l’arrêté interministériel n°01 du
28-05-94 fixant les modalités de classification des entreprises
intervenant dans le cadre du bâtiment, des travaux publics et de
l’hydraulique
Le ministre de l’habitat et de l’urbanisme,
Le ministre des travaux publics,
vu le décret présidentiel n°03-215 du 9 mai 2003 portant nomination
des membres gouvernement
vu le décret n°80-137 du 03mai 1980 instituant la nomenclature des
activités économiques et des produits,
vu le décret exécutif n°………du……..fixant les attributions du ministère
de l’habitat et de l’urbanisme
vu le décret exécutif n°……du……… fixant les attributions du ministère
des travaux publics,
vu le décret exécutif n°02-250 du 24 juillet2002 portant réglementation
des marchés publics,
vu le décret n°……du…….. modifiant et complétant le décret n°93-289
du 28 novembre 1993 portant obligation pour toutes les entreprises
intervenant dans le cadre de la réalisation des marchés publics du
bâtiment, des travaux publics et de l’hydraulique d’être titulaires du
certificat de qualification et de classification professionnelles
vu l’arrêté interministériel n°01 du 28-05-94 fixant les modalités de
classification des entreprises intervenant dans le cadre du bâtiment,
des travaux publics et de l’hydraulique
- 105 -
Arrêtent
Article 1 :
Le présent arrêté ministériel a pour objet de modifier et de compléter
l’arrêté interministériel n°01 du 28-05-94 sus visé.
Article 2 :
L’arrêté interministériel n°01 du 28 mai 1994 est complété par un
article 2 bis ainsi rédigé :
« article 2 bis :
Pour pouvoir bénéficier de certificat de classification les entreprises
doivent obligatoirement disposer au moins des moyens humains et
matériels suivants :
- entreprise de 1 à 8 ouvriers : un technicien supérieur en bâtiment
(réalisation de villa)
- entreprise de 9 à 25 ouvriers : un architecte
- entreprise de 26 à 50 ouvriers : un architecte, un ingénieur en
génie civil, laboratoire de l’entreprise, matériels (Bétonnières,
Grue mobile etc.…)
- entreprise de 51 à 110 ouvriers : un architecte, un ingénieur, un
chef de chantier, matériels (Grue fixe, Bétonnière, etc.…),
laboratoire sur chantier.
- entreprise de 111 à 300 ouvriers : deux architectes, deux
ingénieurs, un conducteur des travaux, un chef de chantier,
matériels (Grues fixes, centrale à béton, etc.…), laboratoire sur
chantier.
- entreprise de 300 à 600 ouvriers : direction des travaux, direction
des logistiques, direction des moyens généraux, administration,
personnels qualifiés d’intervention (grues fixes, centrale à béton,
etc.…), laboratoire sur chantier.
- entreprise de 601 à 1000 ouvriers : direction des travaux,
direction des logistiques, direction des moyens généraux,
administration, personnels qualifiés d’intervention (grues fixes,
centrale à béton, etc.…), laboratoire sur chantier.
- 106 -
- entreprise supérieure à 1000 ouvriers : direction des travaux,
direction des logistiques, direction des moyens généraux,
administration, personnels qualifiés d’intervention (Grues fixes,
centrale à béton, etc.…), laboratoire sur chantier.
Article 3 :
Le présent arrêté sera publié au journal officiel de la république
algérienne démocratique
Le ministre de l’habitat Le ministre des travaux
publics
et de l’urbanisme
- 107 -
12- AVANT – PROJET
D’INSTRUCTION PRESIDENTIELLE
-----------------------------------------------
A
Messieurs Les membres du Gouvernement
Messieurs Les Walis
En communication à :
Messieurs Les Présidents des Assemblées
Populaires Communales
Le récent séisme qui a frappé, de façon soudaine et tragique
certaines régions du Nord du pays nous interpelle tous quant à la
politique à adopter pour cerner la réalité du risque sismique.
Même si l’histoire et la science ont démontré que ce phénomène
est imprévisible, des mesures et précautions s’imposent surtout
pour en atténuer les conséquences dramatiques.
Dans ce cadre et en attendant la promulgation de textes législatifs
et réglementaires qui fixeront des normes rigoureuses à appliquer
dans tous les domaines d’activités, compte tenu de la sismicité
intense en Algérie, j’invite les institutions, organismes, 0autorités
et agents publics à veiller, dans la sphère de leurs attributions
respectives, à la stricte application des mesures visant à interdire
toute construction dans les zones suivantes :
- 108 -
Compte tenu de la sismicité intense en Algérie, j’invite les
institutions, organismes, autorités et agents publics à veiller, dans
la sphère de leurs attributions respectives, à la stricte application
des mesures visant à interdire toute construction dans les zones
suivantes :
- le voisinage des failles actives ;
- les terrains instables et liquéfiables en pente ;
- les zones d’effondrement karstique ;
- les zones inondables ;
- l’aval des barrages ;
- les zones littorales écologiques et les falaises ;
- les zones d’exploitation minière et pétrogazifère ;
- le voisinage des zones industrielles et des zones
industrielles à risque.
J’attache le plus grand prix à la mise en œuvre et au respect des
prescriptions de la présente instruction, à l’application de laquelle
je vous demande de veiller personnellement.
- 109 -
13- PROJET DE DECRET PRESIDENTIEL
RELATIF AUX MESURES DE LIMITATION
DE CONSTRUCTION
EXPOSE DES MOTIFS
Le réseau urbain, considéré comme un moteur au sens de
l’aménagement du territoire, induit en effet le développement régional et
l’action de réduction des inégalités nationales.
Le réseau urbain est aussi l’expression d’un choix politique susceptible
d’atténuer les effets pervers des processus économiques.
La région Nord du pays, dispose des plus grands atouts du pays, tant
sur le plan naturel que sur le plan infrastructurel (réseaux de
communication et tissu industriel).
Cette région bénéficie d’une armature urbaine bien développée, avec
cependant de grandes inégalités entre les régions urbaines littorales et
le reste du pays.
A cette partie du territoire, incombera la mission d’assurer pour l’Algérie
d’une part, son insertion dans l’économie mondiale, et d’autre part,
freiner les grandes disparités intra-régionales. S’ajoute à cela la
vulnérabilité de la zone par rapport au risque de la sismicité.
En effet, le séisme du 21 mai 2003 qui a frappé fortement la zone centre
urbaine de l’Algérois, a mis à nu les défaillances liées à l’urbanisation
démesurée, et notamment les disfonctionnements au sein des grands
ensembles et cités d’habitat.
Les grandes métropoles telles qu’Oran, Annaba et Constantine et les
villes régionales telles que : Béjaia, Skikda, et Chlef connaissent des
situations similaires à celle de la zone centre de l’Algérois.
- 110 -
C’est pourquoi, le présent projet de décret vise la mise en œuvre d’une
série de mesures pour faire asseoir et concrétiser l’action du
redéploiement des activités et de l’urbanisation, en vue d’assurer une
meilleure prévention du risque sismique maximal qui affecte la zone
tellienne du territoire.
Le Président de la république,
Sur rapport de : ………………………………………
Vu la constitution, notamment ses articles 119 alinéa 3, 120, 126, 127
et 180 ;
Vu l’ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975 portant code civil,
modifiée et complétée ;
Vu l’ordonnance n°75-74 du 12 novembre 1975 portant établissement
du cadastre général et institution du livre foncier ;
Vu la loi n° 90-08 du 07 avril 1990 relative à la commune ;
Vu la loi n°90-09 du 07 avril 1990 relative à la wilaya ;
Vu la loi n°90-25 du 18 décembre 1990, modifiée et complétée portant
orientation foncière ;
Vu la loi n°90-29 du 01 décembre 1990 relative à l’aménagement et
l’urbanisme ;
Vu la loi n°90-30 du 1er décembre 1990 portant loi domaniale ;
Vu la loi n°90-31 du 04 décembre 1990 relative aux associations ;
Vu la loi n°91-11 du 27 avril 1991, fixant les règles relative à
l’expropriation pour causes d’utilité publique ;
Vu la loi n°98-04 du 15 juin 1998 portant protection du patrimoine
culturel ;
- 111 -
Vu la loi n°01-19 du 12 décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle
et à l’élimination des déchets ;
Vu la loi n°01-20 du 12 décembre 2001 relative à l’aménagement et au
développement durable du territoire ;
Vu la loi n°02-02 du 05 février 2002 relative à la protection et à la
valorisation du littoral ;
V la loi n°02-08 du 08 mai 2002 relative aux conditions de création des
villes nouvelles et de leur aménagement ;
Vu la loi 02-10 du 14 décembre 2002 modifiant et complétant la loi
n°91-10 du 27 avril 1991, relative aux biens wakfs, modifiée et
complétée ;
Vu les règles parasismiques algériennes. RPA 1999.
Après adoption par le Conseil des Ministres,
Décrète
Article 1 : Le présent décret a pour objet la définition des mesures de
limitation de construction dans les villes et les agglomérations
vulnérables, ainsi que des mesures de dédensification urbaine.
DES MESURES DE LIMITATION DE CONSTRUCTION
Article 2 : L’ensemble des chantiers de construction en cours doivent
faire l’objet d’expertise et d’évaluation liées aux aspects géotechniques,
qualité des matériaux et normes techniques de construction.
Ces expertises et évaluations doivent être réalisées par des organismes
spécialisés et dûment agréés.
Article 3 : Toute reconstruction de bâtiment ou d’ouvrage est
strictement interdite sur les sites qui ont été l’objet de destruction totale
ou partielle du fait d’un séisme, d’un glissement de terrain, d’un
affaissement, d’un éboulement ou des inondations.
- 112 -
Les zones ainsi dégagées doivent être réservées exclusivement pour
l’accueil et l’implantation de structures d’urgence en cas de sinistre ou
pour des espaces verts et de détente.
Article 4 : Les autorisations de construction doivent être limitées
strictement aux seuls bâtiments et ouvrages d’une nécessité absolue
pour le fonctionnement des agglomérations ou à leur sécurité.
Outre l’utilisation de procédés adaptés, ces bâtiments et ouvrages
doivent faire l’objet d’une application rigoureuse des normes de
construction et d’un contrôle et d’un suivi strict.
Article 5 : Toute construction dans les zones littorales et les zones dont
les sols sont susceptibles de liquéfaction doit être arrêtée conformément
aux dispositions pertinentes de la législation et la réglementation en
vigueur.
Article 6 : Les territoires fortement vulnérables doivent être identifiés et
faire l’objet d’un aménagement de zones ad hoc pour l’installation de
moyens de secours et d’évacuation en cas de sinistre.
DES MESURES DE DENSIFICATION
Article 7 : Des actions d’évaluation du tissu urbain au sein des villes et
agglomérations vulnérables doivent être engagées en vue d’une
classification des constructions.
A ce titre, il y a lieu de procéder au repérage des constructions qui
nécessitent un confortement ou une consolidation notamment pour le
patrimoine de valeur digne d’être préservé.
En outre, les constructions à réhabiliter ainsi que celles nécessitant la
démolition doivent également être identifiées.
Article 8 : Un seuil maximum modéré doit être fixé pour le nombre de
logements d’un ensemble d’habitat ou d’une cité et ce à l’effet de
faciliter les conditions d’intervention des secours en cas de sinistre et
améliorer par la même la qualité de vie des habitants.
- 113 -
Article 9 : Des actions de délocalisation progressive de l’habitat doivent
être engagées au sein des zones vulnérables et notamment aux
alentours des zones portuaires pétrochimiques et des pôles industriels.
Article 10 : Des actions de délocalisation doivent être engagées à
travers un redéploiement progressif et volontaire des activités
économiques vers les régions des Hauts Plateaux et du Sud.
Article 11 : Les activités industrielles génératrices de risques
importants sur la population, les biens et l’environnement doivent être
identifiées et localisées.
Un plan de délocalisation progressive de ces activités et dont les sites
sont situés dans les zones vulnérables, doit impérativement être mis en
œuvre.
Article 12 : Le présent décret sera publié dans le journal officiel de la
république algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger le
…………………….
Abdelaziz BOUTEFLIKA
- 114 -
14- Proposition de révision d’urgence des règles RPA 99
Dans les zones affectées par le séisme du 21 Mai 2003 à Alger et
Boumerdés.
La réglementation est une convention à un moment donné de
l’évolution du savoir technique et de la société
C’est donc un consensus en évolution constante
Aussi, pour concrétiser la politique de la prévention, il faut faire un
« instantané » et le rendre obligatoire.
Il est donc proposé de procéder en deux étapes :
2- Rédaction et publication (environ 10 pages pour début de juillet
2003) des recommandations d’urgence dont les points
importants sont regroupés dans le tableau ci-après. Ces
recommandations devront être utilisées prioritairement pour le
confortement.
3- Rédaction et publication d’une mise à jour des Règles RPA 99 à
partir des enseignements du séisme de Boumerdés.
Le groupe de travail chargé de la rédaction ne doit pas perdre de vue les
deux exigences à la base de tous les règlements parasismiques et par
conséquent assurer la cohérence des divers articles :
¾ Exigences courantes (de base) : sauvegarde des VIES (RPA 99/
1.2)
¾ Exigences essentielles (supplémentaires) : sauvegarde des
FONCTIONS
- 115 -
N° Texte des règles RPA 99 Proposition de modifications
1 1.4 CONDITIONS D’APPLICATION
Page 2 L’application rationnelle et Le système de construction assurant la
efficace…… stabilité des bâtiments à l’action sismique
….. suppose une coordination étroite sera contrôlé à 100% par le C.T.C
entre les différents intervenants……..
2 2.5.2- Joints Les joints seront vides de tout matériau.
Page 8 Ils doivent assurer l’indépendance L’usage du polystyrène est interdit ; la
complète des blocs…….. technologie d’exécution des structures
tiendra compte de cette interdiction.
3 2.5.5- Ductilité
Pages 9 et Le développement des rotules Le développement des rotules plastiques
55 plastiques devrait se faire, en dehors devrait se faire, en dehors des nœuds,
des nœuds, de préférence dans les exclusivement dans les éléments
éléments horizontaux plutôt que horizontaux et jamais dans les éléments
verticaux……………. verticaux…………….
4 2.5.6- Eléments non-structuraux
page 10 En plus de l’étude du système Compléter le texte par :
structurel, il y a lieu de tenir compte La présence des murs de remplissage
de la présence d’éléments non- d’une épaisseur supérieure à 5 cm doit être
structuraux qui peuvent modifier formalisée par une étude en tenant compte
considérablement le comport de la de leur position
structure et donner lieu à des
désordres importants.
5 3.1- Classification des zones
Pages 11. sismiques……. Dans l’attente d’un nouveau zonage
12 et 13 Zone I : sismicité moyenne sismique de l’Algérie, les wilayas d’Alger et
Zone II : sismicité élevée de Boumerdes passent en zone III.
6 3.4- A 1.b Portiques autostables en
Pages 18 béton armé avec remplissage en
maçonnerie rigide
…………..maçonnerie dont Si la maçonnerie dépasse 5 cm (hors
l’épaisseur ne dépasse pas 10 cm enduit), l’étude devra être menée
plus 5 cm………. conformément au point 4 ci-dessus.
Les bâtiments concernés ne doivent Les bâtiments concernés ne doivent
dépasser 6 niveaux ou 25 cm en dépasser 3 niveaux ou 9 m en zone I et II
zone I et II et 2 niveaux ou 8 m en et 2 niveaux ou 6 m en zone III.
zone III.
- 116 -
7 4.2.1- Principe
Pages 25 Les forces sismiques horizontales Les maxima des effets de chaque force
équivalentes seront considérées déterminés séparément seront ensuite
appliquées successivement suivant combinés suivant les formules symboliques
deux directions orthogonales……….. suivantes :
S = + Sx + λSy + µSz
S = + λSx + Sy + µSz
S = + λSx + µSy + Sz
expressions dans lesquelles Sx, Sy, Sz
désignent les sollicitations dues à chacune
des composantes horizontales et verticales.
Dans le cas général λ = µ = 0,30
8 Tableau 4.1 Coefficient A
Page 26 d’accélération de Rappeler que les wilayas d’Alger et de
zone……………. Boumerdes passent en zone III
9 Tableau 4.3 Valeurs du coefficient
Page 28 de comportement R………………… Le comportement aléatoire des portiques
1b Portiques autostables en autostables et non maîtrisable par calculs
maçonnerie rigide (2 études sans et avec maçonnerie) impose
R = 3,5 une réduction importante du coefficient de
comportement, soit R = 1,5
2 voiles porteurs en béton armé La sécurité d’un système par portiques
R=3,5 n’est pas la même que celle d’un système
par voiles porteurs
10 4.3.2- Modélisation
Pages 33 a) Pour les structures régulières Les maxima des effets de chaque
…………… composante déterminés séparément seront
l’analyse est faite séparément dans ensuite combinés suivant les formules
chacune des directions orthogonales symboliques suivantes :
b) Pour les structures irrégulières S = + Sx + λSy + µSz
………..modèle S = + λSx + Sy + µSz
tridimensionnel……….. S = + λSx + µSz + Sz
Expressions dans lesquelles Sx, Sy, Sz
c) …………………………………………. désignent les sollicitations dues à chacune
des composantes horizontales et verticales
Dans le cas général λ = µ = 0,30
- 117 -
11 5.8- Justification de la largeur des
Pages 39 joints sismiques
Deux blocs voisins doivent être La largeur minimale du joint vide de tout
séparés par des joints sismiques matériau devra passer à 100 mm
dont la largeur minimale dmin
satisfait la condition suivante :
dmin = 15 mm + (δ1 + δ2) mm > 40 mm
12 6.2- Eléments non structuraux Insister sur le calcul suivant une direction
Pages 42, Tableau 6.1 Facteur Cp des forces du séisme normale aux surfaces planes :
43, 44 horizontales………………… murs, cloisons, plafonds suspendus.
………………………………………………
Tous les autres murs, cloisons et Le facteur Cp doit être au minimum égal
éléments similaires Cp = 0,3 à:
…………………………………. Cp = 1,8 à 2,0
Plafonds suspendus Cp = 0,3 L’accélération A doit être au minimum
……………………………… obtenue à partir du tableau 4.1 ou de
l’accélération du bâtiment en fonction de la
position de l’élément.
13 6.2.4- Eléments extérieurs
Page 44 Les habillages extérieurs en Les habillages extérieurs en maçonnerie
maçonnerie des éléments des éléments structuraux sont strictement
structuraux sont interdits en zones II interdits en zones I, II et III
et III sauf dispositions particulières.
14 7.4- SPECIFICATIONS POUR LES
Page 48 POTEAUX Faire une introduction pour la distinction
des poteaux faisant partie :
Des portiques auto stables sans
remplissage en maçonnerie rigide et,
Des portiques auto stables avec
remplissage en maçonnerie rigide.
Les vérifications de résistance à l’effort
tranchant, des poteaux faisant partie des
portiques auto stables avec remplissage en
maçonnerie rigide, doivent être effectuées
suivant les combinaisons suivantes :
S = + Sx + λSy + µSz
S = + λSx + Sy + µSz
S = + λSx + µSy + Sz
Dans lesquelles λ et µ ont les valeurs
suivantes :
poteaux centraux λ = + 0,3, µ = + 0,8
poteaux de rive λ = + 0,3, µ = + 1,0
poteaux d’angle λ = + 0,3, µ = + 1,2
- 118 -
15 [Link]- Sollicitations tangentes
Page 51 ……………………………………..
Les poteaux courts d’une manière Etant donné le fonctionnement spécifique
générale amènent des désordres des poteaux courts il est conseillé de faire
graves à l’occasion de séisme, mêmes un paragraphe spécifique [Link]
modérés.
……………………………..
16 7.6.1- Dispositions constructives
Page 54 fig. 7.5 Dispositions constructives La disposition dans les nœuds des nappes
des portiques des 2U n’est pas valable pour les nœuds
d’angle à cause de la poussée au vide.
Il faut donc prévoir des cadres fermés.
17 7.8- Dispositions propres aux
Page 62 dalles et aux diaphragmes Dans le cas des planchers réalisés avec
poutrelles et corps creux, la nappe de
treillis soudé est placée directement sur les
corps creux.
De plus cette nappe n’est pas ancrée dans
les chaînages (poutres) sur le contour
extérieur du bâtiment.
Enfin le ferraillage (cadres) des poutres est
limité aussi à la partie supérieure des
corps creux.
La dalle de 5 cm n’a pratiquement pas de
participation au fonctionnement du
plancher, en tant que diaphragme rigide et
indéformable dans son plan.
Le paragraphe doit être entièrement repris
pour tenir compte de cette réalité.
18 7.10- c) – Murs secondaires
Page 63 Les chaînages des murs secondaires
doivent être fixés à leurs extrémités à la
structure principale
En effet des murs de séparation des
entrepôts se sont effondrés sous l’action du
séisme perpendiculaire au plan des murs.
- 119 -
SCIENCES DE LA TERRE
- 120 -
15- Projet de décret exécutif n…du……correspondant au …..
portant création de l’Agence Nationale Supérieure des Sciences de
la Terre
Le Chef du Gouvernement,
Sur le rapport du Ministre ………………
- Vu la Constitution, notamment ses articles…..
- Vu la loi n°98-11 du 29 Rabie El Thani 1419 correspondant au 22
août 1998 portant loi d’orientation et de programme à projection
quinquennale sur la recherche scientifique et le développement
technologique 1998-2002 ;
- Vu le décret présidentiel n°03-208 du 03 Rabie El Aouel 1424
correspondant au 05 mai 2003 portant nomination du Chef du
Gouvernement ;
- Vu le décret présidentiel n°03-215 du 09 Rabie El Aouel 1424
correspondant au 11 mai 2003 portant nomination des membres du
Gouvernement ;
- Vu le décret exécutif n°99-244 du 21 Rajab 1420 correspondant au 31
octobre 1999 fixant les règles de création, d’organisation et de
fonctionnement du laboratoire de recherche ;
- Vu le décret exécutif n°99-256 du 8 Chabane 1420 correspondant au
16 novembre 1999 fixant les modalités de création, d’organisation et de
fonctionnement des établissements publics à caractère scientifique et
technologique, et notamment son article 42 ;
- Vu le décret exécutif n°99-257 du 8 Chaâbane 1420 correspondant au
16 novembre 1999 fixant les modalités de création, d’organisation et de
fonctionnement des unités de recherche ;
- 121 -
- Vu le décret exécutif n°99-258 du 8 chaâbane 1420 correspondant au
16 novembre 1999 fixant les modalités d’exercice du contrôle financier à
posteriori sur l’établissement public à caractère scientifique et
technologique et autres entités de recherche ;
Décrète
Titre I
DENOMINATION, SIEGE
OBJET
Article 1er : Il est créé sous la dénomination « Agence Nationale
Supérieure des Sciences de la terre » par abréviation « ANSST »,
désignée ci-après l’Agence, un établissement public à caractère
scientifique et technologique dotée de la personnalité morale et de
l’autonomie financière.
Article 2 : L’Agence est placée sous la tutelle du Ministre
chargé…………
Et son siège est fixé à Alger.
Il peut être transféré en tout autre lieu du territoire national par décret
pris sur proposition du Ministre chargé de…….
Article 3 : L’Agence est chargée de réhabiliter les sciences de la terre et
leur faire jouer leur rôle dans la vie du pays pour son bien être, sa
prospérité et sa sécurité dans les domaines de l’industrie, de la santé,
de l’environnement et de la recherche.
Article 4 : Au titre de ses missions, l’Agence est chargée notamment
de :
- développer, grâce aux nouvelle technologies, l’acquisition, le
traitement et la valorisation de l’information scientifique concernant
la géologie, la géophysique et la géographie physique en harmonie
avec les institutions analogues ;
- combler le retard accumulé en matière d’information géologique en
identifiant les priorités des programmes, en concertation avec les
organismes qualifiés ;
- 122 -
- contribuer à homogénéiser les normes en matière d’information
géologique notamment grâce à leur standardisation, numérisation et
harmonisation ;
- associer les spécialistes des universités à cette œuvre collective où la
part de la recherche est évidente et irremplaçable ;
- participer à la formation des professionnels opérationnels en aidant
à forger des programmes adaptés et de haut niveau ;
- proposer à la réflexion et réaliser des cartes thématiques (risques de
toute nature multiformes, conservation de la nature) à des échelles
appropriées.
Article 5 : L’Agence assure une mission de service public en matière
d’information et de vulgarisation des sciences de la terre.
Titre II
ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
Article 6 : L’Agence est dirigée par un Directeur Général, administré
par un conseil d’administration et dotée d’un conseil scientifique.
Article 7 : L’organisation de l’Agence est fixée par arrêté conjoint du
ministre chargé de la recherche, du ministre chargé des finances et du
ministre de tutelle.
Chapitre 1
Le directeur général
Article 8 : le directeur général de l’Agence est nommé par décret pour
une période de quatre (04) années renouvelable une seule fois sur
proposition du ministre chargé de…… Il est mis fin à ses fonctions dans
les mêmes formes.
Article 9 : Le directeur général est assisté par un directeur adjoint,
nommé par arrêté de l’autorité de tutelle, sur proposition du directeur
général.
Le directeur adjoint coordonne l’activité des départements
administratifs et techniques qui sont organisés en services.
- 123 -
Article 10 : le directeur général assure la direction de l’Agence et est
responsable de son bon fonctionnement, à ce titre :
- il exerce le pouvoir e gestion et le pouvoir hiérarchique sur
l’ensemble des personnels de l’Agence ;
- il nomme et met fin aux fonctions des personnels placés sous son
autorité et occupant un emploi pour lequel un autre mode de
nomination n’est pas prévu;
- il élabore les états prévisionnels des recettes et des dépenses de
l’Agence qu’il soumet au conseil d’administration ;
- il engage et ordonne les dépenses dans les limites des crédits
autorisés ;
- il établit les titres de recettes ;
- il conclu tout accord, contrat ou convention liée à l’objet de l’Agence
et ce, conformément à la réglementation en vigueur ;
- il peut recourir, en tant que de besoins, à des missions d’audit
interne ou externe ;
- il soumet un rapport d’activité, annuel, au conseil d’administration ;
- il assure la mise en œuvre des décisions et recommandations du
conseil d’administration ;
- il élabore le projet de règlement intérieur de l’Agence et le soumet
pour approbation au conseil d’administration et veille à son
application ;
- il représente l’Agence en justice et dans tous les actes de la vie civil ;
- il est responsable de la sécurité et de l’ordre au sein de l’Agence.
Chapitre 2
Le Conseil d’administration
Article 11 : Le conseil d’administration présidée par le ministre de
tutelle ou son représentant est composé de douze (12) à dix huit (18)
membres.
Il comprend :
- le représentant du ministre chargé des collectivités locales ;
- le représentant du ministre chargé des finances ;
- le représentant du ministre chargé de l’industrie ;
- le représentant du ministre chargé de l’énergie et des mines ;
- le représentant du ministre charge de l’aménagement du territoire et
de l’environnement ;
- le représentant du ministre chargé de l’habitat et de l’urbanisme ;
- 124 -
- le représentant du ministre chargé des ressources en eau ;
- le représentant du ministre chargé de l’agriculture et du
développement rural
- le représentant du ministre chargé de l’enseignement supérieur et de
la recherche scientifique ;
- un représentant d’une association à vocation nationale œuvrant
dans le domaine ;
- le Directeur de l’Agence ;
- le président du conseil scientifique de l’Agence.
Le conseil d’administration peut faire appel à toute personne qui, en
raison de ses compétences, est susceptible de l’éclairer dans ses
délibérations ou pour débattre de questions particulières.
Le directeur général de l’Agence assure le secrétariat du conseil
d’administration. Il assiste aux réunions du conseil d’administration
avec voix consultative.
Article 12 : Les membres du conseil d’administration sont nommés
pour une durée de trois (04) ans, renouvelables, par arrêté du ministre
chargé……. Sur proposition de l’autorité dont il dépend. Il est mis fin à
leur mandat dans les mêmes formes.
Article 13 : En cas d’interruption du mandat de l’un des membres du
conseil d’administration, il est procédé à son remplacement dans les
mêmes formes pour la durée restante du mandat.
Article 14 : Le conseil d’administration délibère sur toutes les
questions intéressant le fonctionnement de l’établissement et
notamment sur :
- les programmes de recherche qui lui sont soumis après avis du
conseil scientifique ;
- la gestion financière de l’exercice écoulée ;
- les états prévisionnels e recettes et de dépenses ;
- les opérations d’investissements ;
- le plan de gestion des ressources humaines ;
- la création de filiales et la prise de participation ;
- l’acceptation des dons et legs le rapport annuel des activités ;
- le projet de règlement intérieur de l’Agence.
- 125 -
Le conseil d’administration étudie et propose toute mesure propose à
améliorer le fonctionnement de l’Agence et à favoriser la réalisation de
ses objectifs.
Il donne son avis sur toutes les questions qui lui sont soumises par le
directeur de l’Agence.
Article 15 : Le conseil d’administration se réunit sur convocation de
son président au moins deux (2) fois par an, en session ordinaire.
Il peut se réunir en session extraordinaire autant de fois que nécessaire,
soit à la demande de son président, soit à la demande des deux tiers au
moins de ses membres.
Le président établit l’ordre du jour sur proposition du directeur général
de l’agence.
Les convocations accompagnées de l’ordre du jour sont adressées aux
membres du conseil, au moins quinze (15) jours avant la date de la
réunion. Ce délai peut être réduit pour les sessions extraordinaires,
sans être inférieur à huit (8).
Le conseil d’administration ne peut délibérer valablement que si au
moins les deux tiers (2/3) de ses membres sont présents.
Si le quorum n’est pas atteint, les membres sont convoqués à nouveau
dans un délai n’excédant pas un mois. Le conseil peut alors délibérer
valablement quel que soit le nombre des membres présents.
Les délibérations sont prises à la majorité simple des voix des membres
présents.
En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
Article 16 : Les délibérations sont consignées dans des procès verbaux
inscrits sur un registre coté, paraphé et signé par le président.
Les procès verbaux des réunions sont adressés dans un délai de quinze
(15) jours, au ministre de tutelle pour approbation.
- 126 -
Les délibération du Conseil d’administration deviennent exécutoires un
(01) mois après leur communication à l’autorité de tutelle, sauf
opposition expresse de celle-ci exprimée dans ce délai.
Les délibérations portant sur l’état prévisionnel des recettes et des
dépenses ne deviennent exécutoires qu’après approbation conjointe du
Ministre chargé de la recherche, du ministre chargé des finances et du
ministre de tutelle.
Les délibérations portant sur l’état prévisionnel des recettes et des
dépenses ne deviennent exécutoires qu’après approbation conjointe du
Ministre chargé de la recherche, du ministre chargé des finances et du
ministre de tutelle.
Chapitre 3
Le conseil scientifique
Article 17 : Le conseil scientifique est composé de douze (12) à dix huit
(18) membres choisis à raison de :
1- cinquante pour cent (50%) de chercheurs de l’Agence élus par leurs
pairs et comprenant :
- en majorité des directeurs de recherche et des maîtres de recherche,
- des chargés de recherche et des attachés de recherche.
2- vingt cinq pour cent (25%) de scientifiques externes ayant au moins
le grade de maître de recherche ou un grade équivalent, choisi en
priorité parmi les chercheurs exerçant au sein des entités de
recherche dont les domaines de compétences sont liés aux activités
de l’Agence,
3- vingt cinq pour cent (25%) de scientifiques nationaux en activité et
ne résidant pas en Algérie.
Article 18 : Le conseil scientifique est présidé par un chercheur élu par
ses pairs parmi les chercheurs de grade le plus élevé.
Article 19 : La liste nominative des membres du conseil scientifique est
fixée tous les quatre (4), ans par arrêté de l’autorité de tutelle.
Article 20 : Le secrétariat du conseil scientifique est assurée par la
direction de l’Agence.
- 127 -
Article 21 : Le conseil scientifique se prononce sur l’organisation et le
déroulement des activités scientifiques et technologiques de l’Agence. A
ce titre, il se prononce sur :
- les programmes et projets de recherches a soumettre au conseil
d’administration ;
- l’organisation des travaux de recherche ;
- la création et la suppression des équipes de recherche, des divisions
de recherche, des laboratoires de recherches ;
- les programmes de formation des personnels chercheurs ;
- le recrutement des personnels chercheurs ;
- la programmation des manifestations scientifiques organisées par
l’agence ;
il procède a l’évaluation périodique des travaux de recherche ;
il élabore et adopte son règlement intérieur ;
le conseil scientifique peut faire appel, dans le cadre de ses activités, à
toute personnalité ou compétences en vu d’éclairer dans ses travaux. Il
peut également instituer des comités scientifiques spécialisés dont les
membres sont nommés par décision du directeur de l’Agence ;
Article 22 : le conseil scientifique se réuni en cession ordinaire deux
(02) fois par an sur convocation de son président.
Il peut se réunir en cession extraordinaire a la demande de son
président, du directeur Général de l’Agence ou des deux tiers (2/3) de
ses membres ;
Article 23 : les convocations, accompagnés du projet de l’ordre du jour,
sont adressés aux membres du conseil scientifique au moins quinze
(15) jours avant la date de la réunion.
Article 24 : les recommandations du conseil scientifique sont prises à
la majorité simple des voix des membres présents. En cas de ^partage
égal des voix celle du président est prépondérante.
Article 25 : le conseil établi à l’issu de chaque cession un rapport
d’évaluation scientifique appuyé par des recommandations, qui est
soumis au Directeur Général ; de l’Agence, lequel en fait communication
intégrale au conseil d’administration et à l’autorité de tutelle avec ses
observations.
- 128 -
Titre III
DISPOSITIONS FINANCIERES
Article 26 : Les crédits nécessaires à l’accomplissement des missions
de l’Agence sont inscrits chaque année au budget de l'état.
Article 27 : Les ressources de l’Agence proviennent :
- des subventions de l'état ;
- des contributions des collectivités locales, des entreprises et
organismes publics ;
- des contrats de recherche, d’expertise et de prestations de services ;
- des brevets et publications ;
- de la coopération internationale ;
- des revenus des filiales rattachées à l’Agence ;
- des dons et legs ;
- de toutes autres ressources liées à ses missions.
les dépenses de l’Agence comprennent :
- les dépenses d’équipements
- les dépenses de fonctionnement
Article 28 : La comptabilité de l’Agence est tenue conformément aux
dispositions e l’ordonnance n° 75-35 du 29 avril 1975 portant plan
comptable national.
Article 29 : Le ministre chargé des finances désigne auprès de l’Agence
un commissaire aux comptes.
Article 30 : L'état prévisionnel soumis au conseil d'administration de
l’Agence fait l'objet d'une présentation annexe par catégorie d'actions
scientifiques ou technologiques, par programme et le cas échéant, par
destination.
Le directeur de l’Agence présente deux (2) fois par an un rapport sur l'état
d'exécution du budget.
- 129 -
Article 31 : Le conseil d'administration délibère sur le compte financier
de l'établissement et examine les comptes de chacune de ses filiales ainsi
que la situation consolidée de l’Agence et des structures qui lui sont
rattachées.
Article 32 : L'état prévisionnel des recettes et des dépenses de l’Agence,
établi par le directeur, est transmis après avis du conseil
d'administration pour approbation au ministre de tutelle, au ministre
chargé des finances et au ministre
chargé de la recherche.
Article 33 : Le bilan financier et comptable et le rapport annuel
d'activité de l'exercice écoulé, accompagnés de l'avis du conseil
d'administration et du rapport du commissaire aux comptes, sont adressés
à l'autorité de tutelle, au ministre chargé de la recherche, au ministre
chargé des finances et à la Cour des comptes conformément à la
législation et à la réglementation en vigueur.
Titre IV
DISPOSITION FINALE
Article 34 : le présent décret sera publié au journal officiel de la
République algérienne démocratique et populaire
Fait à Alger, le ……
Ahmed OUYAHIA
- 130 -
GENIE SISMIQUE
- 131 -
16- AVANT PROJET DE DECRET PRESIDENTIEL PORTANT
CREATION, ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE
L’ AGENCE NATIONALE DE PREVENTION ET DE
GESTION DES RISQUES MAJEURS
- Le Président de la République,
- Sur rapport du ministre de
- Vu la constitution, notamment ses articles
- - Vu la loi n° 83 – 03 du 5 Février 1983 relative à la protection de
l’environnement ;
- Vu la loi n°01-20 du 12 décembre 2001 relative à l’aménagement et au
développement durable du territoire ;
- Vu la loi n° 90 – 21 du 15 Août 1990 relative à la comptabilité
publique ;
- Vu l’ordonnance n° 95 – 20 du 19 Safar 1415 correspondant au 17
juillet 1995 relative à la cour des comptes ;
- Vu la loi n°..............du relative à la prévention et la gestion
des risques majeurs;
- Vu le décret présidentiel n° portant nomination du chef du
gouvernement ;
- Vu le décret présidentiel n° portant nomination des membres du
gouvernement ;
- Vu le décret exécutif n° 92 – 05 du 04 Janvier 1992 fixant les
modalités d’affectation des revenus provenant de travaux et prestations
effectives par les établissements publics en us de leurs missions
principales ;
- 132 -
Décrète :
Chapitre I
DENOMINATION – OBJET
Art. 1/ - Il est créé un établissement public à caractère administratif,
doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière sous la
dénomination agence nationale de prévention et de gestion des risques
majeurs régie par les dispositions du présent décret.,désignée ci-après l'
«agence».
Art. 2/ - L'agence est placée sous l’autorité du chef du gouvernement
Art. 3/ - Le siège de l'agence est fixé à Alger; il peut être transféré en
tout autre lieu du territoire national par décret présidentiel.
Art.4/ - En coordination avec les institutions et organismes concernés,
l'agence est chargée d’étudier et de proposer les éléments d’une
stratégie nationale dans le domaine de la prévention et la gestion des
risques majeurs, conformément aux orientations et décisions arrêtées
par l’autorité de tutelle..
Art.5/. Outre les missions générales prévues à l’article 4, l’agence est
chargée de :
En matière d’études et de recherche :
- promouvoir et développer l’expertise nécessaire au processus
d’atténuation des effets des risques majeurs;
- mener des recherches théoriques et appliquées en matière de
réduction des risques majeurs;
- oeuvrer à la maîtrise des sciences et technologies pour une gestion
efficace des catastrophes naturelles et technologiques ;
- mener des études sur les systèmes de gestion des catastrophes
naturelles et technologiques aux niveaux national et international ;
- Contribuer, par des études techniques, à l’amélioration des
performances des institutions et organismes chargés de la
planification et des secours en matière de gestion des risques
majeurs;
- 133 -
- mener des études relatives aux conditions nécessaires à l’intégration
des mesures d’atténuation des effets des risques majeurs dans le
processus global de développement ;
- entretenir et promouvoir des relations de coopération et de
partenariat avec les institutions et organismes nationaux et
internationaux ayant la même vocation ou une vocation similaire.
En matière d’assistance et de conseil :
- définir les types de risques majeurs, estimer leur intensité et
déterminer la région, la zone ou le site exposé à ces risques;
- assister tous les intervenants dans la formulation de politiques
relatives à l’atténuation des risques majeurs;
- assister les institutions chargées d’élaborer les plans d’urgence en
matière de prévention et de réduction des risques majeurs;
- mener toutes actions ou interventions à caractère local, régional,
national ou international, en rapport avec son domaine d’activité;
- apporter son concours aux institutions et organismes concernés en
vue d’établir des règlements, en rapport avec son domaine d’activité;
- déterminer l’impact économique et social des catastrophes naturelles
et technologiques.
En matière de formation et d’information :
- constituer et développer une banque de données relative à son
domaine d’activité;
- collecter, traiter, diffuser et conserver les données à caractère
scientifique, statistique, technique, économique et social en matière
de prévention et gestion de risques majeurs;
- constituer et développer une documentation relative aux mesures
d’atténuation des catastrophes naturelles et technologiques;
- constituer une documentation composée d’ouvrages revues et
publications spécialisées;
- éditer et diffuser une revue nationale relative aux problèmes liés aux
risques majeurs;
- contribuer au transfert des connaissances en matière de réduction
de l’impact des risques majeurs;
- contribuer à la conception des programmes de l’enseignement
supérieur relevant de son domaine;
- réaliser des campagnes d’information et de sensibilisation;
- 134 -
- contribuer à la formation et au perfectionnement du personnel
oeuvrant dans le domaine de la prévention gestion des risques
majeurs;
- organiser des séminaires et ateliers;
- participer aux différentes manifestations scientifiques nationales et
internationales dans le domaine de risques majeurs.
- d’organiser des exercices de simulation en relation avec son domaine
d’activité.
Chapitre II
ORGANISATION - FONCTIONNEMENT
Art.6/ - L'agence est administrée par un conseil d’administration et
dirigé par un directeur général
Elle est dotée d'un conseil scientifique.
Art. 7 / - L’organigramme de l'agence est fixée par arrêté de l’autorité
de tutelle.
Section 1
Le Conseil d’Administration
Art.8/ - Le président du conseil d’administration est désigné par décret
présidentiel.
Le conseil d’administration est composé des membres suivants :
Un représentant du chef du gouvernement
Un représentant du ministre chargé de la défense nationale;
Un représentant du ministre des affaires étrangères
Un représentant du ministre chargé des finances ;
Un représentant du ministre chargé de l’aménagement du territoire
Un représentant du ministre chargé de l’environnement
Un représentant du ministre chargé de l’enseignement supérieur et de
la recherche scientifique;
Un représentant du ministre de l’intérieur et des collectivités locales ;
- 135 -
Un représentant du ministre de l’industrie ;
Un représentant du ministre des transports ;
Un représentant du ministre de la santé ;
Un représentant du ministre de l’agriculture;
Un représentant du ministre de l’énergie et des mines
Un représentant du ministre des ressources en eau
Un représentant du ministre chargé de l’habitat
Le conseil d’administration peut faire appel à toute personne qui en
raison de ses compétences peut l’éclairer dans ses travaux.
Le secrétariat du conseil d’administration est assuré par les services de
l’agence.
Art. 9/ - Les membres du conseil d’administration sont désignés pour
une période de trois (03) ans renouvelable par arrêté sur proposition
des autorités dont ils relèvent.
Ils sont choisis parmi les titulaires de fonctions supérieures ayant au
moins rang de directeur au sein du ministère qu’ils représentent.
Les mandats des membres nommés en raison de leurs fonctions cessent
avec celles-ci
En cas d’interruption du mandat de l’un des membres, il est procédé à
son remplacement dans les mêmes formes. Le membre nouvellement
désigné, lui succède jusqu’à expiration du mandat en cours.
Art. 10/ - Le conseil d’administration se réunit au moins deux (02) fois
par an en session ordinaire sur convocation de son président.
Il peut se réunir en session extraordinaire sur demande soit de son
président, soit à la demande des deux tires (2/3) de ses membres.
Art. 11/ - Le président du conseil d’administration établit l’ordre du
jour des réunions, sur proposition du directeur général de l’agence.
Des convocations individuelles accompagnées des documents de travail,
précisant l’ordre du jour sont adressées aux membres du conseil
d’administration, quinze (15) jours au moins avant la date de la
réunion. Ce délai peut être réduit pour les sessions extraordinaires sans
pour autant qu’il soit inférieur à huit (08) jours.
- 136 -
Art. 12 / - le conseil d’administration ne peut se réunir valablement
que si les deux tiers (2/3) au moins de ses membres présents.
Si ce quorum n’est pas atteint, le conseil d’administration se réunit
valablement dans un délai de huit (08) jours après convocation de ses
membres et délibère que soit le nombre des membres présents.
Les décisions du conseil d’administration sont prises à la majorité des
voix des membres présents. En cas de partage égal des voix, celle du
président est prépondérante.
Art. 13/– Dans le cadre de la réglementation en vigueur, le conseil
d’administration délibère notamment sur :
- l’organisation interne et le règlement intérieur de l'agence.
- les perspectives de développement de l'agence.
- le programme et bilan annuels d’activité de l'agence ainsi que les
bilans d’activité de l’année écoulée;
- les conditions générales de passation des marchés, conventions et
autres transactions engageant l’agence;
- les comptes annuels;
- le règlement comptable et financier;
- l’acceptation et l’affectation des dons et legs.
- les projets de budget de fonctionnement et d’équipement;
- le bilan moral et financier du fonctionnement de l’agence.
Le conseil d’administration étudie et propose toutes mesures propres à
améliorer le fonctionnement de l'agence et à favoriser la réalisation de
ses missions.
Il donne son avis sur toutes questions qui lui sont soumises par le
directeur général de l'agence.
Art. 14 /- Les délibérations du conseil d’administration font l’objet de
procès-verbaux consignés sur un registre spécial coté et paraphé et
signé par le président et le secrétaire de séance.
- 137 -
Les procès – verbaux des réunions sont communiqués à l’autorité de
tutelle dans les huit (08) jours, pour approbation.
Art. 15 /- Les délibérations du conseil d’administration sont
exécutoires trente (30) jours après la transmission des procès-verbaux à
l’autorité de tutelle, sauf opposition expresse signifiée dans ce délai.
Section 2
Le Directeur Général
Art. 16/ - Le directeur général de l'agence est nommé par décret
présidentiel. Il est mis fin à ses fonctions dans les mêmes formes.
Il est assisté dans ses fonctions par un secrétaire général, des
directeurs d’études et des directeurs.
Les fonctions de secrétaire général, de directeur d’études et de directeur
sont des fonctions supérieures de l’Etat.
Art. 17 / Des dispositions statutaires spécifiques applicables aux
personnels de l’agence seront fixées par voie réglementaire
Art. 18 / -L’organigramme de l’agence est fixé par arrêté de l’autorité de
tutelle sur proposition du directeur général de l’agence.
Art. 19/ - Le directeur général de l’agence est responsable de la gestion
de l’agence, à ce titre :
- il élabore les programmes d’activités et les soumet au conseil
d’administration;
- il exécute des décisions du conseil d’administration;
- il est responsable du bon fonctionnement de l’agence;
- Il représente l’agence en justice et dans tous les actes de la vie civile;
- il exerce le pouvoir de nomination et hiérarchique sur l’ensemble du
personnel de l’agence;
- 138 -
- Il est l’ordonnateur des dépenses de l'agence;
- il établit le projet de budget de fonctionnement et d’équipement du
centre;
- Il passe tous marchés, conventions, contrats et accords dans le
cadre de la réglementation en vigueur.
- Il propose l’organisation interne et le règlement intérieur de l'agence
dont il veille à l’application.
- Il prépare les réunions du conseil d’administration ;
- Il établit le rapport annuel d’activité qu’il adresse à l’autorité de
tutelle après approbation du conseil d’administration.
Section 3
Le Conseil scientifique
Art. 20 / -Le conseil scientifique est composé de représentants des
institutions et organismes dont les disciplines sont liées aux activités de
l’agence.
Les membres du conseil scientifique sont désignés pour une période de
quatre (04) renouvelable par arrêté sur proposition de l’autorité dont ils
relèvent
Le conseil scientifique de l’agence est présidé par un des ses membres,
élu à la majorité par ses pairs.
Le conseil scientifique établit son règlement intérieur
Art. 21/ - Le conseil scientifique assiste à titre consultatif le directeur
général de l’agence dans la définition et l’évaluation des activités de
l’agence.
A cet effet, le conseil scientifique donne son avis sur :
-les programmes d’études et de recherches;
- les règlements techniques à proposer ;
-les programmes des manifestations scientifiques de l'agence;
- l’organisation et les programmes de formation.
- 139 -
Art 22/ - Le conseil scientifique se réunit en session ordinaire deux (02)
fois par an sur convocation de son président.
Il peut se réunir en session extraordinaire à la demande de son
président ou des deux tiers (2/3) de ses membres.
Art. 23/ - Un procès-verbal est établi à la fin de chaque séance. Il
contient tous les avis des membres du conseil sur les différentes
questions inscrites à l’ordre du jour.
En outre, le conseil scientifique élabore un rapport d’évaluation
annuelle qu’il transmet au directeur général de l’agence
Chapitre III
section 1
ORGANISATION FINANCIERE
Art. 24 / - Les opérations des recettes et des dépenses de l’agence sont
réalisées dans le cadre d’un budget élaboré et exécuté en conformité
avec les règles de la comptabilité publique.
Art.25 / - La comptabilité de l'agence est tenue par un agent comptable
désigné ou agréé par le ministre chargé des finances.
Art.26 / - Le contrôle financier de l’agence est exercé par un contrôleur
financier désigné par le ministre chargé des finances.
Art.27 /
Le budget de l'agence comporte un titre de recettes et un titre de
dépenses.
1-les recettes comprennent :
- les dons et legs nationaux et internationaux;
- les contributions éventuelles d’établissements ou d’organismes
nationaux.
- toutes autres ressources liées à l’activité de l'agence.
- 140 -
2- les dépenses comprennent :
- les dépenses de fonctionnement.
- les dépenses d’équipement.
Art. 28 / - Les comptes administratifs et de gestion sont déposés
devant les instances de contrôle dans les conditions fixées par la
réglementation en vigueur.
Ces comptes sont adressés, après approbation du conseil
d’administration par le directeur général de l’agence, à l’autorité de
tutelle et au ministre chargé des finances.
Art. 29 / - Le présent décret sera publié au Journal Officiel de la
République Algérienne Démocratique et Populaire.
Fait à Alger le ………………… correspondant au ……………….
Abdelaziz BOUTEFLIKA
- 141 -
AVANT PROJET DE DECRET PRESIDENTIEL PORTANT CREATION,
ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT DE
L’AGENCE NATIONALE DE PREVENTION ET
DE GESTION DES RISQUES MAJEURS
- Le Président de la République;
- Sur le rapport du ministre de
- Vu la constitution
- Vu l’ordonnance n°75-35 du 29 avril 1975 portant plan comptable
national.
- Vu la loi n° 83-03 du 5 février 1983 relative à la protection de
l'environnement.
- Vu le décret n° 83-521 du 10 septembre 1983 fixant le statut des
centres de recherche créés auprès des administrations centrales.
- Vu l’ordonnance n° 95-20 du 19 Safar 1416 correspondant au 17
juillet 1995 relative à la Cour des comptes.
- Vu la loi n°..............du relative à la prévention et la gestion
des risques majeurs
- 142 -
Décrète
Chapitre I
DENOMINATION – OBJET
Art. 1/ - Il est créé auprès du chef du gouvernement une agence
nationale de prévention et de gestion des risques majeurs régie par les
dispositions du présent décret.
Art. 2/ - L’agence nationale de prévention et de gestion des risques
majeurs, ci-après dénommée « agence » est un établissement public
national à caractère spécifique, doté de la personnalité morale et de
l'autonomie financière.
Art. 3/ - Le siège de l'agence est fixé à Alger; il peut être transféré en
tout autre lieu du territoire national par décret présidentiel.
Art.4/ - En coordination avec les institutions et organismes concernés,
l'agence est chargée d’étudier et de proposer les éléments d’une
stratégie nationale dans le domaine de la prévention et la gestion des
risques majeurs, conformément aux orientations et décisions arrêtées
par l’autorité de tutelle..
Art.5/. Dans le cadre des missions générales prévues à l’article 4,
l’agence est notamment chargée de :
En matière d’études et de recherche :
- promouvoir et développer l’expertise nécessaire au processus
d’atténuation des effets des risques majeurs;
- mener des recherches théoriques et appliquées en matière de
réduction des risques majeurs;
- oeuvrer à la maîtrise des sciences et technologies pour une gestion
efficace des catastrophes naturelles et technologiques ;
- mener des études sur les systèmes de gestion des catastrophes
naturelles et technologiques aux niveaux national et international ;
- Contribuer, par des études techniques, à l’amélioration des
performances des institutions et organismes chargés de la
planification et des secours en matière de gestion des risques
majeurs;
- 143 -
- mener des études relatives aux conditions nécessaires à l’intégration
des mesures d’atténuation des effets des risques majeurs dans le
processus global de développement ;
- entretenir et promouvoir des relations de coopération et de
partenariat avec les institutions et organismes nationaux et
internationaux ayant la même vocation ou une vocation similaire.
En matière d’assistance et de conseil :
- définir les types de risques majeurs, estimer leur intensité et
déterminer la région, la zone ou le site exposés à ces risques;
- assister tous les intervenants dans la formulation de politiques
relatives à l’atténuation des risques majeurs ;
- assister les institutions chargées d’élaborer les plans d’urgence en
matière de prévention et de réduction des risques majeurs;
- mener toutes actions ou interventions à caractère local, régional,
national ou international, en rapport avec son domaine d’activité;
- apporter son concours aux institutions et organismes concernés en
vue d’établir des règlements, en rapport avec son domaine d’activité;
- déterminer l’impact économique et social des catastrophes naturelles
et technologiques.
En matière de formation et d’information :
- constituer et développer une banque de données relative à son
domaine d’activité;
- collecter, traiter, diffuser et conserver les données à caractère
scientifique, statistique, technique, économique et social en matière
de prévention et gestion de risques majeurs;
- constituer et développer une documentation relative aux mesures
d’atténuation des catastrophes naturelles et technologiques;
- constituer une documentation composée d’ouvrages revues et
publications spécialisées;
- éditer et diffuser une revue nationale relative aux problèmes liés aux
risques majeurs;
- contribuer au transfert des connaissances en matière de réduction
de l’impact des risques majeurs;
- contribuer à la conception des programmes de l’enseignement
supérieur relevant de son domaine;
- réaliser des campagnes d’information et de sensibilisation;
- 144 -
- contribuer à la formation et au perfectionnement du personnel
oeuvrant dans le domaine de la prévention gestion des risques
majeurs;
- organiser des séminaires et ateliers;
- participer aux différentes manifestations scientifiques nationales et
internationales dans le domaine de risques majeurs.
- d’organiser des exercices de simulation en relation avec son domaine
d’activité.
Chapitre II
ORGANISATION - FONCTIONNEMENT
Art.6/ - L'agence est dirigée par un directeur général.
Elle est dotée d'un conseil d’administration et d’un conseil scientifique.
Section 1
Le Conseil d’Administration
Art.7/ - Le président du conseil d’administration est désigné par décret
présidentiel.
Le conseil d’administration est composé des membres suivants :
Un représentant du chef du gouvernement
Un représentant du ministre chargé de la défense nationale;
Un représentant du ministre des affaires étrangères
Un représentant du ministre chargé des finances ;
Un représentant du ministre chargé de l’aménagement du territoire
Un représentant du ministre chargé de l’environnement
Un représentant du ministre chargé de l’enseignement supérieur et de
la recherche scientifique;
Un représentant du ministre de l’intérieur et des collectivités locales ;
Un représentant du ministre de l’industrie ;
Un représentant du ministre des transports ;
Un représentant du ministre de la santé ;
Un représentant du ministre de l’agriculture;
Un représentant du ministre de l’énergie et des mines
Un représentant du ministre des ressources en eau
Un représentant du ministre chargé de l’habitat
Le conseil d’administration peut faire appel à toute personne qui en
raison de ses compétences peut l’éclairer dans ses travaux.
- 145 -
Le secrétariat du conseil d’administration est assuré par les services de
l’agence.
Art. 8/ - Les membres du conseil d’administration sont désignés pour
une période de trois (03) ans renouvelable par arrêté sur proposition
des autorités dont ils relèvent.
Ils sont choisis parmi les titulaires de fonctions supérieures ayant au
moins rang de directeur au sein du ministère qu’ils représentent.
Les mandats des membres nommés en raison de leurs fonctions cessent
avec celles-ci.
En cas d’interruption du mandat de l’un des membres, il est procédé à
son remplacement dans les mêmes formes. Le membre nouvellement
désigné, lui succède jusqu’à expiration du mandat en cours.
Art. 9/ - Le conseil d’administration se réunit au moins deux (02) fois
par an en session ordinaire sur convocation de son président.
Il peut se réunir en session extraordinaire sur demande soit de son
président, soit à la demande des deux tires (2/3) de ses membres.
Il élabore et adopte son règlement intérieur lors de sa première session.
Art. 10/ - Le président du conseil d’administration établit l’ordre du
jour des réunions, sur proposition du directeur général de l’agence.
Des convocations individuelles accompagnées des documents de travail,
précisant l’ordre du jour sont adressées aux membres du conseil
d’administration, quinze (15) jours au moins avant la date de la
réunion. Ce délai peut être réduit pour les sessions extraordinaires sans
pour autant qu’il soit inférieur à huit (08) jours.
Art. 11/ - le conseil d’administration ne peut se réunir valablement que
si les deux tiers (2/3) au moins de ses membres présents.
Si ce quorum n’est pas atteint, le conseil d’administration se réunit
valablement dans un délai de huit (08) jours après convocation de ses
membres et délibère que soit le nombre des membres présents.
- 146 -
Art. 12/ –Le conseil d’administration est notamment chargé d’examiner
:
- le programme et bilan annuels d’activité de l'agence ainsi que les
bilans d’activité de l’année écoulée;
- les conditions générales de passation des marchés, conventions et
autres transactions engageant l’agence;
- les comptes annuels;
- le règlement comptable et financier;
- l’acceptation et l’affectation des dons et legs.
- les projets de budget de fonctionnement et d’équipement;
- le bilan moral et financier du fonctionnement de l’agence.
- les perspectives de développement de l'agence.
- toutes les questions qui lui sont soumises par son président.
Le conseil d’administration étudie et propose toutes mesures propres à
améliorer le fonctionnement de l'agence et à favoriser la réalisation de
ses missions.
Il donne son avis sur toutes questions qui lui sont soumises par le
directeur général de l'agence.
Art. 13 / - Les délibérations du conseil d’administration font l’objet de
procès-verbaux consignés sur un registre spécial coté et paraphé et
signé par le président et le secrétaire de séance.
Les procès – verbaux des réunions sont communiqués à l’autorité de
tutelle dans les huit (08) jours, pour approbation.
Art. 14 / - Les délibérations du conseil d’administration sont
exécutoires trente (30) jours après la transmission des procès-verbaux à
l’autorité de tutelle, sauf opposition expresse signifiée dans ce délai.
Section 2
Le Directeur Général
Art. 15/ - Le directeur général de l'agence est nommé par décret
présidentiel. Il est mis fin à ses fonctions dans les mêmes formes.
Il est assisté dans ses fonctions par un secrétaire général, des
directeurs d’études et des directeurs.
- 147 -
Les fonctions de secrétaire général, de directeur d’études et de directeur
sont des fonctions supérieures de l’Etat.
Art. 16 / Des dispositions statutaires spécifiques applicables aux
personnels de l’agence seront fixées par voie réglementaire
Art. 17 / -L’organigramme de l’agence est fixé par arrêté de l’autorité de
tutelle sur proposition du directeur général de l’agence.
Art. 18/ - Le directeur général de l’agence est responsable de la gestion
de l’agence, à ce titre :
- il élabore les programmes d’activités et les soumet au conseil
d’administration;
- il exécute des décisions du conseil d’administration;
- il est responsable du bon fonctionnement de l’agence;
- Il représente l’agence en justice et dans tous les actes de la vie civile;
- il exerce le pouvoir de nomination et hiérarchique sur l’ensemble du
personnel de l’agence;
- Il est l’ordonnateur des dépenses de l'agence;
- il établit le projet de budget de fonctionnement et d’équipement du
centre;
- Il passe tous marchés, conventions, contrats et accords dans le cadre
de la réglementation en vigueur.
- Il propose l’organisation interne et le règlement intérieur de l'agence
dont il veille à l’application.
-Il prépare les réunions du conseil d’administration ;
- Il établit le rapport annuel d’activité qu’il adresse à l’autorité de tutelle
après approbation du conseil d’administration.
Section 3
Le Conseil scientifique
Art. 19 / -Le conseil scientifique est composé de représentants des
institutions et organismes dont les disciplines sont liées aux activités de
l’agence.
Les membres du conseil scientifique sont désignés pour une période de
quatre (04) renouvelable par arrêté sur proposition de l’autorité dont ils
relèvent
- 148 -
Le conseil scientifique de l’agence est présidé par un des ses membres,
élu à la majorité par ses pairs.
Le conseil scientifique établit son règlement intérieur.
Art. 20/ - Le conseil scientifique assiste à titre consultatif le directeur
général de l’agence dans la définition et l’évaluation des activités de
l’agence.
A cet effet, le conseil scientifique donne son avis sur :
-les programmes d’études et de recherches;
- les règlements techniques à proposer ;
-les programmes des manifestations scientifiques de l'agence;
- l’organisation et les programmes de formation.
Art 21/ - Le conseil scientifique se réunit en session ordinaire deux(02)
fois par an sur convocation de son président.
Il peut se réunir en session extraordinaire à la demande de son
président ou des deux tiers (2/3) de ses membres.
Art. 22/ - Un procès-verbal est établi à la fin de chaque séance. Il
contient tous les avis des membres du conseil sur les différentes
questions inscrites à l’ordre du jour.
En outre, le conseil scientifique élabore un rapport d’évaluation annuel
qu’il transmet au directeur général de l’agence
Chapitre III
section 1
ORGANISATION FINANCIERE
Art. 23/ - Les opérations des recettes et des dépenses de l’agence sont
réalisées dans le cadre d’un budget élaboré et exécuté en conformité
avec les règles de la comptabilité publique.
Art.24 / - La comptabilité de l'agence est tenue par un agent comptable
désigné ou agréé par le ministre chargé des finances.
- 149 -
Art.25 / -Le contrôle financier de l’agence est exercé par un contrôleur
financier désigné par le ministre chargé des finances.
Art.26 /
Le budget de l'agence comporte un titre de recettes et un titre de
dépenses.
1-les recettes comprennent :
- des subventions de l’Etat;
- les dons et legs nationaux et internationaux;
- les contributions éventuelles d’établissements ou d’organismes
nationaux.
- toutes autres ressources liées à l’activité de l'agence.
2- les dépenses comprennent :
-les dépenses de fonctionnement.
- les dépenses d’équipement.
Art. 27 / - Les comptes administratifs et de gestion sont déposés
devant les instances de contrôle dans les conditions fixées par la
réglementation en vigueur.
Ces comptes sont adressés, après approbation du conseil
d’administration par le directeur général de l’agence, à l’autorité de
tutelle et au ministre chargé des finances.
Art. 28/ - Le présent décret sera publié au Journal Officiel de la
République Algérienne Démocratique et Populaire.
Fait à Alger le …………correspondant au ………………
Abdelaziz BOUTEFLIKA
- 150 -
17- PROJET DE DECRET PORTANT CREATION DE LA
DELEGATION
NATIONALE AUX RISQUES MAJEURS
EXPOSE DES MOTIFS
l’Algérie est soumise à un certain nombre de risques d’ordre
majeur pouvant être d’origine naturelle ou d’origine technologie. On a
dénombré quatorze types de catastrophe possibles. Les plus
importantes, par les dégâts déjà provoquées par le passé, sont les
tremblements de terre, les inondations les incendies de forets, les
invasions de criquets, sécheresse désertification, la pollution
industrielle, les explosions accidentelles.
L’accroissement démographique et l’urbanisation d’une part, le
développement industriel d’autre part constituent des éléments
d’aggravation considérable des effets d’une catastrophe sur la
population, l’économie et l’environnement.
On ne peut pas et c’est le cas pour la plupart des désastres agir
sur la probabilité du désastre, mais on peut, en revanche, en réduire
les conséquences en agissant sur les éléments qui augmentent le
risque que sont l’importance et la densité des populations menacées,
la vulnérabilité des constructions et des infrastructures. On peut
aussi le faire, en organisant la prévention, en améliorant l’information
du public et en préparant les systèmes de secours en cas de
catastrophes.
Cependant ces actions ne peuvent atteindre leur pleine
efficacité que si elles sont conduites en même temps, de manière
globale et intégrée. Cette condition principale exige une coordination
de l’ensemble des acteurs concernés par les risques majeurs et la
recherche de leur réduction.
L’objet du présent projet de décret est précisément, d’organiser
cette coordination pour l’ensemble des administrations, organismes
scientifiques et techniques, services de prévention et de protection
- 151 -
civile, associations humanitaires, industries… impliqués dans le
processus de réduction et de gestion des risques majeurs.
S’il ont cherche à réduire les effets d’une catastrophe possible,
ont doit d’abord chercher à se prémunir autant que faire se peut du
risque, ais aussi ont doit se préparer à affronter la catastrophe
lorsqu’elle survient.
Autrement dit, on doit prendre toutes les mesures de
prévention qui permettent de réduire la vulnérabilité des populations,
des infrastructures économique, ou d’une région, vis à vis d’un aléa
particulier, aléa allant de pair avec l’organisation des systèmes de
secours et de gestion post-catastrophe.
Cette démarche est la même quel que soit le type de risque
majeur qu’il soit d’origine naturelle on l’origine technologique. Elle
s’appuie d’abord et nécessairement, sur la meilleure connaissance
possible du phénomène source du danger, l’évaluation de son
importance et de la probabilité de chances qu’il a de se manifester.
L’appréciation des effets probables d’un événement accidentel
appréciation basée sur le degré d’exposition des populations, des
installations économiques et de l’environnement permet de
déterminer les mesures de prévention devant améliorer la sécurité à
court et à long terme.
Elle permet aussi la planification préalable de la gestion des
situations critiques.
Il s’agit ainsi d’arriver à ce qu’on appelle la « gestion globale du
risque » avant, pendant, et après la catastrophe.
Le schéma esquissé ci-dessus se développe à travers un grand
nombre d’actions de natures parfois très différentes et pour la mise
en œuvre desquelles interviennent plusieurs administrations et
organismes publics ou privés, faisant appel à des spécialités très
diverses, d’ou nécessité d’une coordination adéquate placée au
niveau gouvernemental requis.
- 152 -
Projet de Décret Exécutif Portant Création de
la Délégation Nationale aux Risques Majeurs
Le Chef du Gouvernement :
- Vu la Constitution,
- Vu la Loi 01-20 du 12 Décembre 2001 sur l’Aménagement du
Territoire et le Développement Durable,
- Vu la Loi 83-03 du 05 Février 1983 relative à la Protection de
l’Environnement,
- Vu la Loi 87-17 du 01 Août 1987 portant Protection Phytosanitaire,
- Vu le Décret Présidentiel n° 85-231 du 25 Août 1985 fixant les
conditions et modalités d’organisation et de mise en œuvre des
interventions et secours en cas de catastrophes,
- Vu le Décret Présidentiel n° 85-232 du 25 Août 1985 relatif à la
prévention des risques de catastrophes,
- Vu le Décret Présidentiel n° 03-208 du 05 Mai 2003 portant
nomination du Chef du Gouvernement,
- Vu le Décret Présidentiel n° 03-215 du 11 Mai 2003 portant
nomination des Membres du Gouvernement,
- Vu le Décret Présidentiel n° 01-08 du 07 Janvier 2001 fixant les
attributions du Ministre de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement.
Sur rapport du Ministre de
Décrète
Article 1 :
Il est créé auprès du Chef du Gouvernement une délégation nationale
aux risques majeurs.
Article 2 :
Cette délégation est chargée principalement de la planification et de la
coordination de toutes les activités nationales en matière de prévention
des risques majeurs, et de protection contre les effets des catastrophes
naturelles et technologiques.
- 153 -
Article 3 :
La délégation a pour missions :
- De proposer une politique nationale de prévention des risques et d’en
suivre l’application.
- D’évaluer, ou de faire évaluer les aléas et les risques sur l’ensemble du
territoire national.
- De recommander les mesures à court, moyen et long termes de
prévention de ces risques.
- De veiller à la mise en œuvre de ces mesures et d’évaluer
périodiquement leur efficience.
- De participer aux programmes de coopérations régionale et
international concernant la réduction des effets des catastrophes.
- De promouvoir la connaissance scientifique et technique ainsi que la
recherche dans le domaine des risques majeurs.
Article 4 :
L’organisation et les modalités de fonctionnement de la délégation
nationale aux risques majeurs seront fixées par voie réglementaire.
Article 5 :
La délégation est dirigée par un délégué national nommé par décret.
Article 6 :
Il est fait obligation aux administrations et organismes publics
compétents de prêter leur concours à la délégation nationale et de lui
communiquer toutes informations sur leurs activités en matière
d’évaluation des risques et de prévention.
Article 7 :
Dans le cadre de l’accomplissement des missions de la délégation
nationale aux risques majeurs, il est créée auprès de cette dernière, un
comité intersectoriel de coordination et de planification C.I.C.P
Article 8 :
Le C.I.C.P comprend des membres de droit et des membres associés.
- 154 -
Article 9 :
Les membres de droit sont :
Les représentants des Ministères chargés de la Défense Nationale, des
Affaires Etrangères, de l’intérieur, des Finances, de l’Habitat, de
l’Equipement, de l’Agriculture, de l’Industrie, de l’Energie et des Mines,
de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, des Transports, de
l’Environnement, de l’Education Nationale, de la Santé, du Travail et
des affaires Sociales, de la Solidarité Nationale.
Article 10 :
Les membres associés désignés, sur proposition du délégué national,
par le Chef du Gouvernement parmi les représentants d’organismes
scientifiques techniques, d’associations scientifiques, humanitaires et
de défense de l’environnement, de sociétés d’assurances, et parmi des
personnalités choisies pour leur compétences.
Article 11 :
Le C.I.C.P organise et développe ses activités à travers des commissions
spécialisées dont le nombre et les attributions seront définies dans son
règlement intérieur.
Article 12 :
Le délègue national adresse un rapport annuel au Gouvernement. Ce
rapport comporte pour chacun des risques majeurs concernant le
territoire national, une évaluation des connaissances, une appréciation
des mesures de prévention existantes, des propositions de mesures et
d’activités permettent d’améliorer la réduction des risques.
Article 13 :
le chef du Gouvernement peut charger la délégation nationale de toute
autre mission qu’il jugera utile dans le domaine de la prévention des
risques majeurs et de la réduction des effets des catastrophes naturelles
et technologiques.
Article 14 :
Le présent décret est publié au Journal Officiel de la République
Algérienne Démocratique et Populaire.
- 155 -
RISQUES
INDUSTRIELS
- 156 -
18- Projet de décret exécutif n° relatif à
la prévention maîtrise et à la gestion des risques industriels
Exposé des Motifs
L’industrie a consacré un nouveau danger : le risque technologique.
Aujourd’hui, chimie, pétrochimie, mines et transport/de matières
dangereuses sont les activités industrielles les plus susceptibles de
causer d’importants dommages sur les hommes, les biens et
l’environnement. Nulle installation n’est à l’abri d’une erreur humaine,
d’une défaillance mécanique, d’une vulnérabilité de multiples systèmes
interdépendants ou interconnectés ou encore d’une perte de contrôle à
long terme
Autant d’accidents ont fait prendre conscience à l’opinion et à certains
responsables du problème du risque : non respect des mesures de
sécurité, l’information des populations riveraines sur l’implantation
d’industries à risque quasi inexistante.
Notre pays n'est pas à l'abri de ce type d'accident chimique, dans la
mesure où un nombre important de substances chimiques aussi
dangereuses les unes que les autres, y sont quotidiennement
synthétisées ou manipulées et d'autant plus que des cas de
contamination de l'environnement dus à des accidents chimiques se
sont déjà produits
Les industries du pétrole, du gaz, de produits pharmaceutiques,
d'engrais, de pesticides, de plastiques, et de mécanique sont relativement
très développées en Algérie et présentent toutes des risques de fuites
accidentelles de produits dangereux.
Avec le vieillissement des ces installations industrielles, on risque
d'enregistrer à l'avenir des accidents susceptibles de provoquer des
dégâts considérables et notre pays n'est pas préparé à y faire face
efficacement.
Ce projet de décret vient renforcer la notion de prévention des accidents
induits par ces industries impliquant des substances dangereuses
- 157 -
susceptibles de se produire au niveau des zones et des pôles
industriels, en imposant notamment à l'exploitant la mise en oeuvre
d'un système de maîtrise et de gestion des risques et d'une organisation
proportionnés aux risques inhérents aux installations industrielles. Sa
mise en place est une priorité.
Ce texte repose sur un principe général de surveillance des installations
dangereuses, tant par l'exploitant que par les autorités publiques. Les
obligations de l'exploitant ont été renforcées et donne surtout la
possibilité pour l'Administration de prononcer des mesures
d'interdiction d'exploitation ou de mise en exploitation, en cas
d'insuffisance des mesures de prévention.
Il permet aux autorités publiques d'identifier les établissements ou
groupes d'établissements pouvant présenter, en raison de leur
localisation les uns par rapport aux autres, des risques. Une procédure
d'échange d'informations devra être mise en place entre ces
établissements, qui pourront être amenés à coopérer en matière
d'information du public et de l'Administration.
Le projet de décret laisse dans le domine de l'urbanisation une marge
d'appréciation importante aux autorités de wilaya quant à l'étendue des
mesures à prendre. La politique de maîtrise de l'urbanisation devra
permettre de prévoir des périmètres de protection, et pour les
établissements existants, d'imposer des mesures techniques
complémentaires.
Ce projet de texte impose également aux exploitants des établissements
à risques d'avoir à établir un document définissant une politique de
prévention des accidents industriels en y intégrant les moyens
organisationnels de secours.
- 158 -
Projet de décret exécutif n° relatif à
la prévention, la maîtrise et à la gestion des risques industriels
Le chef du gouvernement,
- Vu la loi n° 83-03 du 05 Février 1983 relative à la protection
de l’environnement,
- Vu la loi n° 90-29 du 1er Décembre 1990 relative à l’aménagement
et l’urbanisme,
- Vu la loi n° 01-19 du 12 Décembre 2001 relative à la gestion, au
contrôle et à l’élimination des déchets,
- Vu la loi n° 01-20 du 12 Décembre 2001 relative à l’aménagement
et au développement durable du territoire,
- Vu Décret exécutif n° 98-339 du 3 Novembre 1998 définissant la
réglementation applicable aux installations classées et fixant leur
nomenclature
- Vu Décret exécutif n° 01-08 du 7 Janvier 2001 fixant les
attributions du Ministre de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement
Décrète
Article 01: Le présent décret a pour objet la prévention, la maîtrise et la
gestion des risques industriels impliquant des substances dangereuses
et la limitation de leurs conséquences pour l'homme et l'environnement.
Article 02: Le présent décret s'applique aux établissements industriels
ayant au moins une installation de catégorie soumise à autorisation du
Ministre chargé de l'environnement (AM).
- 159 -
Article 03: Aux fins du présent décret, on entend par :
1) « établissement » : l'ensemble de la zone placée sous le
contrôle d'un exploitant où des substances dangereuses se
trouvent dans une ou plusieurs installations, y compris les
infrastructures ou les activités communes ou connexes ;
2) « installation » : une unité technique à l'intérieur d'un
établissement où des substances dangereuses sont produites,
utilisées, manipulées ou stockées. Elle comprend tous les
équipements, structures, canalisations, machines, outils,
embranchements ferroviaires particuliers, quais de
chargement et de déchargement, appontements desservant
l'installation, jetées, dépôts ou structures analogues, flottantes
ou non, nécessaires pour le fonctionnement de l'installation ;
3) « exploitant » : toute personne physique ou morale qui
exploite ou détient l'établissement ou l'installation, toute
personne qui s'est vu déléguer à l'égard de ce fonctionnement
technique un pouvoir économique déterminant ;
4) « accident industriel » : un événement tel qu'une émission,
un incendie ou une explosion résultant de développements
incontrôlés survenus au cours de l'exploitation d'un
établissement couvert par le présent directive, entraînant pour
la santé humaine, à l'intérieur ou à l'extérieur de
l'établissement, et/ou pour l'environnement, un danger grave,
immédiat ou différé, et faisant intervenir une ou plusieurs
substances dangereuses ;
5) « danger » : la propriété intrinsèque d'une substance
dangereuse ou d'une situation physique de pouvoir provoquer
des dommages pour la santé humaine et/ou l'environnement ;
6) « risque » : la probabilité qu'un effet spécifique se produise
dans une période donnée ou dans des circonstances
déterminées ;
7) « stockage » : la présence d'une certaine quantité de
substances dangereuses à des fins d'entreposage, de mise en
dépôt sous bonne garde ou d'emmagasinage
- 160 -
Article 04: Sont exclus de l'application du présent décret :
a) les établissements, installations ou aires de stockage
militaires ;
b) les dangers liés aux rayonnements ionisants ;
c) les transports de substances dangereuses et le stockage
temporaire intermédiaire par route, rail, voies navigables
intérieures et maritimes ou par air, y compris les activités
de chargement et de déchargement et le transfert vers et à
partir d'un autre mode de transport aux quais de
chargement, aux quais ou aux gares ferroviaires de triage,
à l'extérieur des établissements visés transport de
substances dangereuses par pipelines, y compris les
stations de pompage,
d) les industries extractives dont l'activité est l'exploration et
l'exploitation des matières minérales dans les mines et les
carrières, ainsi que par forage ;
e) les centres d'enfouissement technique de déchets
ménagers.
I- Obligations générales de l'exploitant
Article 05:L'exploitant est tenu de prendre toutes les mesures qui
s'imposent pour prévenir les accidents industriels et pour en limiter les
conséquences pour l'homme et l'environnement.
Article 06:L'exploitant est tenu d'envoyer une notification à l'autorité
compétente dans les délais suivants :
- avant le début de la mise en exploitation, pour les nouveaux
établissements,
- une année au maximum à compter de la date de publication du
présent décret pour les établissements existants,
Article 07: La notification contient les renseignements suivants :
a) le nom ou la raison sociale de l'exploitant, ainsi que l'adresse
complète de l'établissement en cause ;
b) le siège de l'exploitant, avec l'adresse complète ;
- 161 -
c) le nom ou la fonction du responsable de l'établissement, s'il s'agit
d'une personne autre que celle visée au point a) ;
d) les informations permettant d'identifier les substances
dangereuses ou la catégorie de substances en cause ;
e) la quantité et la forme physique de la ou des substances
dangereuses en cause ;
f) l'activité exercée ou prévue dans l'installation ou sur l'aire de
stockage ;
g) l'environnement immédiat de l'établissement (éléments
susceptibles de causer un accident majeur ou d'aggraver ses
conséquences).
Article 08: L'exploitant est tenu de prouver à tout moment à l'autorité
compétente, notamment aux fins des inspections et des contrôles que
toutes les mesures nécessaires prévues par le présent décret sont prises
Article 09: L'exploitant est tenu de se conformer à la réglementation
applicable aux installations classées tel que prévue par le décret 98-339
du 03 novembre 1998.
Article 10 : L'autorisation d'exploitation est demandée par l'exploitant
dans les délais suivants :
- dans le cas de nouveaux établissements, avant le début de
l'exploitation ;
- dans le cas d'établissements existants, dans un délai de 12 mois
à compter de la date de la publication de ce décret
Article 11: L'exploitant est tenu de rédiger un document définissant sa
politique de prévention des accidents industriels et de veiller à sa bonne
application. la politique de prévention des accidents industriels mise en
place par l'exploitant vise à garantir un niveau élevé de protection de
l'homme et de l'environnement par des moyens, des structures et des
systèmes de gestion appropriés.
Article 12: L'exploitant est tenu de démontrer que des plans
d'organisation interne (POI) ont été établis et de fournir les éléments
permettant l'élaboration du plan particulier d'intervention (PPI) afin de
prendre les mesures nécessaires en cas d'accidents industriels ;
- 162 -
Article 13: L'exploitant est tenu d'assurer une information suffisante
aux autorités compétentes pour leur permettre de décider de
l'implantation de nouvelles activités ou d'aménagements autour
d'établissements existants.
Article 14: L'exploitant est tenu d'élaborer un plan d'organisation
interne (POI) concernant les mesures à prendre à l'intérieur de
l'établissement :
- pour les nouveaux établissements, avant leur mise en
exploitation,
- pour les établissements existants, une année à compter de la date
de la date publication du présent décret.
Article 15: L'exploitant doit fournir aux autorités compétentes, pour
leur permettre d'établir le plan particulier d'intervention (PPI), les
informations nécessaires dans les délais suivants :
- avant le début de la mise en exploitation, pour les nouveaux
établissements,
- une année au maximum à compter de la date de publication du
présent décret pour les établissements existants,
Article16: Après un accident industriel, l'exploitant est tenu, en
utilisant les moyens les plus adéquats :
a) d'informer l'autorité compétente ;
b) de lui communiquer, dès qu'il en a connaissance, les
informations suivantes :
- les circonstances de l'accident,
- les substances dangereuses en cause,
- les données disponibles pour évaluer les effets de
l'accident sur l'homme et l'environnement et
- les mesures d'urgence prises ;
c) de l'informer des mesures envisagées pour :
- pallier les effets à moyen et à long terme de l'accident,
- éviter que l'accident ne se reproduise ;
d) de mettre à jour les informations fournies, si une enquête plus
approfondie révèle des éléments nouveaux modifiant ces
informations ou les conclusions qui en ont été tirées.
- 163 -
II Obligations des autorités de la wilaya
Article17 : Les autorités de wilaya en s'appuyant sur les informations
fournies par l'exploitant, détermine des établissements ou des groupes
d'établissements où la probabilité et la possibilité ou les conséquences
d'un accident industriel peuvent être accrues, en raison de la
localisation et de la proximité de ces établissements et de leurs
inventaires de substances dangereuses.
Article18: Les autorités de wilaya doivent s'assurer que pour les
établissements ainsi identifiés :
a) les informations adéquates sont échangées, de façon
appropriée, pour permettre à ces établissements de prendre en
compte la nature et l'étendue du danger global d'accident
industriel dans leurs politiques de prévention des accidents,
leurs systèmes de gestion de la sécurité, leurs rapports de
sécurité et leurs plans particuliers d'intervention(PPI);
b) une coopération est prévue relative à l'information du public
ainsi qu'à la fourniture d'informations à l'autorité compétente
pour la préparation des. plan particulier d'intervention (PPI)
Article 19:Les autorités de la wilaya doivent élaborer un plan
particulier d'intervention pour les mesures à prendre à l'extérieur de
l'établissement.
Les plans particuliers d'intervention ont pour objectifs :
- contenir et maîtriser les incidents de façon à minimiser les effets
et à limiter les dommages causés à l'homme, à l'environnement
et aux biens ;
- mettre en oeuvre les mesures nécessaires pour protéger
l'homme et l'environnement contre les effets d'accidents
industriels ;
- communiquer les informations nécessaires au public, aux
différents services ou aux autorités concernés de la wilaya ;
- prévoir la remise en état du site situé près de l'accident
industriel.
- 164 -
Article 20: La commission de contrôle et de surveillances des
installations classées de wilaya doit s'assurer que les plans
d'organisation interne et les plans particuliers d'intervention sont
réexaminés, testés et, si nécessaire, révisés et mis à jour par les
exploitants et les autorités désignées, à des intervalles appropriés qui
ne doivent pas excéder trois ans.
Ce réexamen tient compte des modifications intervenues dans les
établissements concernés, à l'intérieur des services d'urgence
considérés, des nouvelles connaissances techniques et des
connaissances concernant les mesures à prendre en cas d'accidents
industriels.
Article 21 : La commission de contrôle et de surveillances des
installations classées de wilaya doit instaurer un système garantissant
que les plans d'intervention sont appliqués par l'exploitant et, le cas
échéant, par l'autorité compétente désignée à cet effet :
- lors d'un accident industriel ; ou
- lors d'un événement non maîtrisé dont on peut
raisonnablement s'attendre, en raison de sa nature, et
du risque induit.
Article 22 : La commission de contrôle et de surveillances des
installations classées de wilaya doit interdire l'exploitation ou la mise en
exploitation d'un établissement, d'une installation ou d'une aire de
stockage, ou d'une quelconque partie de ceux-ci, si les mesures prises
par l'exploitant pour la prévention et la réduction des accidents
industriels sont nettement insuffisantes.
- 165 -
III- Maîtrise de l'urbanisation
Article 23 :Les autorités de wilaya doivent veiller à ce que les objectifs
de prévention d'accidents industriels et la limitation des conséquences
de tels accidents soient pris en compte dans leurs politiques
d'affectation ou d'utilisation des sols et/ou dans d'autres politiques
pertinentes. Ceci sera suivit sur le terrain par un contrôle :
a) de l'implantation des nouveaux établissements ;
b) des modifications des établissements existants ;
c) des nouveaux aménagements réalisés autour d'établissements
existants, tels que voies de communication, lieux fréquentés
par le public, zones d'habitation, lorsque le lieu d'implantation
ou les aménagements sont susceptibles d'accroître le risque
d'accident industriel ou d'en aggraver les conséquences.
Article 24: Les autorités de wilaya doivent veiller à ce que leur politique
d'affectation ou d'utilisation des sols et/ou d'autres politiques
pertinentes ainsi que les procédures de mise en oeuvre de ces politiques
tiennent compte de la nécessité, à long terme, de maintenir des
distances appropriées entre, d'une part, les établissements visés par le
présent décret et, d'autre part, les zones d'habitation, les zones
fréquentées par le public et les zones présentant un intérêt naturel
particulier ou ayant un caractère particulièrement sensible, et, pour les
établissements existants, de mesures techniques complémentaires, afin
de ne pas accroître les risques pour les personnes.
VI -Information concernant les mesures de sécurité
Article 25: Les autorités de wilaya doivent veiller à ce que les
informations concernant les mesures de sécurité à prendre et la
conduite à tenir en cas d'accident soient fournies d'office aux personnes
susceptibles d'être affectées par un accident industriel naissance dans
ce type d'établissement.
Ces informations sont réexaminées tous les trois ans et, si nécessaire,
renouvelées et mises à jour, tout au moins en cas de modification. Elles
doivent être mises en permanence à la disposition du public. L'intervalle
maximal entre deux renouvellements de l'information destinée au public
ne doit en aucun cas dépasser cinq ans.
- 166 -
Article 26: Les autorités de wilaya doivent veiller à ce que le rapport de
sécurité soit mis à la disposition du public. L'exploitant peut demander
à l'autorité compétente de ne pas divulguer au public certaines parties
du rapport pour des raisons de confidentialité industrielle, commerciale
ou personnelle, de sécurité publique ou de défense nationale. En de tels
cas, l'exploitant, avec l'accord de l'autorité compétente, fournit à
l'autorité et met à la disposition du public un rapport modifié dont ces
parties sont exclues.
Article 27:Les autorités de wilaya doivent veiller à ce que le public
puisse donner son avis dans les cas suivants :
- établissement des projets de nouveaux établissements,
- modifications d'établissements existants, lorsque les
modifications envisagées sont soumises aux exigences
prévues par le présent décret en matière d'aménagement
du territoire,
- réalisation d'aménagements autour des établissements
existants.
Article 28: Le présent décret sera publié au journal officiel de la
République Algérienne Démocratique et Populaire.
Ahmed OUYAHIA
- 167 -
PLAN DE PREVENTION DE
PROTECTION DE GESTION
ET D'ORGANISATION DES
SECOURS
- 168 -
19- Projet de décret n°……du …….correspondant au……..relatif aux
plans de prévention des risques.
Le Chef du Gouvernement,
Sur le rapport du Ministre de
Vu la Constitution, notamment ses articles
Vu l’ordonnance n° 76-4 du 20 février 1976 relative aux règles
applicables en matière de sécurité contre les risques d’incendie et de
panique et à la création de commissions de prévention et de protection
civile ;
Vu le décret présidentiel n° 91-210 du 6 juillet 1991 portant ratification
de l’accord entre le gouvernement de la république algérienne
démocratique et populaire et le conseil fédéral suisse, sur la coopération
en cas de catastrophe, signé à Alger le 16 septembre 1988 ;
Vu la loi n° 83-03 du 5 février 1983 relative à la protection de
l’environnement ;
Vu le décret exécutif n°76-38 du 20 février 1976 relatif aux
commissions de prévention et de protection civile ;
Vu le décret exécutif n° 87-44 du 10 février 1987 relatif à la prévention
contre les incendies dans le domaine forestier national et à proximité ;
Vu le décret exécutif n°87-45 du 10 février 1987 portant organisation et
coordination des actions en matière de lutte contre les incendies dans le
domaine forestier national ;
Vu le décret exécutif n°90-402 du 15 décembre 1990 portant
organisation et fonctionnement du fonds de calamités naturelles et de
risques technologiques majeurs ;
Vu le décret n°85-231 du 25 août 1985 fixant les conditions et
modalités d’organisation et de mise en œuvre des interventions et
secours en cas de catastrophe ;
- 169 -
Vu le décret n°85-238 du 25 août 1985 relatif à la prévention des
risques de catastrophes ;
Vu le décret présidentiel n° 03-208 du 3 Rabie El Aouel 1424
correspondant au 5 mai 2003 portant nomination du chef du
gouvernement ;
Vu le décret présidentiel n°03-215 du 9 Rabie El Aoual 1424
correspondant au 11 mai 2003 portant nomination des membres du
gouvernement ;
Vu le décret exécutif n°01-08 DU 12 Chaoual 1421 correspondant au 7
janvier 2001 fixant les attributions du ministre de l’aménagement du
territoire et de l’environnement.
Décrète
Titre I
Objet
Article 1er : Le présent décret a pour objet l’établissement des plans de
prévention des risques dénommés par abréviation « PPR », désigné ci-
après le plan.
Ces plans concernent les inondations, les mouvements de terrains au
sens large, les incendies de forêts, les séismes et les tempêtes.
Article 2 : Le plan de prévention des risques a pour objet de délimiter
les zones menacées exposées à ces risques en tenant compte de la
nature et de l’intensité du risque encouru. Il permet d’interdire tout
types de construction ou d’en préciser les conditions d’utilisation, de
réalisation ou d’exploitation. Il délimite en outre d’autres zones qui,
sans être directement exposées à un risque, peuvent cependant
concourir à l’aggravation de celui-ci ou en provoquer de nouveaux.
Le plan de prévention des risques définit dans ces deux catégories de
zone les mesures à prendre par les collectivités locales.
- 170 -
Titre II
Dispositions relatives à l’élaboration
des plans de prévention des risques
Article 3 : Le projet de plan comprend :
- une note de présentation indiquant le secteur géographique
concerné, la nature des phénomènes naturels pris en compte et leur
conséquences possibles compte tenu de l’état des connaissances ;
- un ou plusieurs documents graphiques délimitant les zones à risque;
- un règlement précisant en tant que de besoin :
• les mesures d’interdiction et les prescriptions applicables dans
chacune de ces zones ;
• les mesures de prévention, de protection et de sauvegarde
mentionnées et les mesures relatives à l’aménagement,
l’utilisation ou l’exploitation des constructions, des ouvrages, des
espaces mis en clôture ou plantés existant à la date de
l’approbation du plan. Le règlement mentionne, le cas échéant,
celles de ces mesures dont la mise en ouvre est obligatoire et le
délai fixé pour leur mise en œuvre.
Article 4 : Le plan peut notamment :
- définir les règles relatives aux réseaux et infrastructures publics
desservant son secteur d’application et visant à faciliter les
éventuelles mesures d’évacuation ou l’intervention des secours ;
- prescrire aux particuliers ou à leur groupements la réalisation de
travaux contribuant à la prévention des risques et leur confier la
gestion de dispositifs de prévention des risques ou d’intervention en
cas de survenance des phénomènes considérés ;
- subordonner la réalisation de constructions ou d’aménagements
nouveaux à la constitution d’associations syndicales chargées de
certains travaux nécessaires à la prévention des risques, notamment
l’entretien des espaces et, le cas échéant, la réalisation ou
l’acquisition, la gestion et le maintien en condition d’ouvrages ou de
matériels.
Article 5 : Le plan peut définir des mesures de prévention, de
protection et de sauvegarde. Ces mesures peuvent être rendues
obligatoires dans un délai de cinq ans, pouvant être réduit en cas
d’urgence.
- 171 -
Article 6 : Le plan ne peut pas interdire les travaux d’entretien et de
gestion courants des bâtiments implantés antérieurement à
l’approbation du plan notamment les aménagements internes, les
traitements de façade et la réfection des toitures, sauf s’ils augmentent
les risques ou en créent de nouveaux, ou conduisent à une
augmentation de la population exposée.
Article 7 : Lorsque le Wali à l’intention de rendre immédiatement
opposable certaines des prescriptions d’un projet de plan relatives aux
constructions, ouvrages, aménagement ou exploitations nouveaux, il en
informe le Président de l’Assemblée Populaire et Communale de la ou
des communes sur le territoire desquelles ces prescriptions seront
applicables. Ces P/APC disposent d’un délai d’un mois pour faire part
de leurs observations.
A l’issue de ce délai, ou plus tôt s’il dispose de l’avis des P/APC, le wali
rend opposables ces prescriptions, éventuellement modifiées, par un
arrêté qui fait l’objet d’une mention au recueil des actes administratifs
de l'état et dont une copie est affichée dans chaque APC concernée
pendant un mois au minimum.
Les documents relatifs aux prescriptions rendues ainsi opposables dans
une commune sont tenus à la disposition du public.
Article 8 : Le projet de plan est soumis à l’avis des Assemblés
Populaires Communales des communes sur le territoire desquelles le
plan sera applicable.
Ce plan est intégré au plan directeur d’Aménagement et d’Urbanisme. Il
est annexé au plan d’occupation des sols.
Si le projet de plan contient des dispositions de prévention des
incendies de forêts ou de leur effets, ces dispositions sont aussi
soumises à l’avis des conservations des forêts concernées.
Si le projet de plan concerne des terrains agricoles, les dispositions
relatives à ces terrains sont soumises à l’avis de la chambre
d’agriculture.
Tout avis demandé en application des trois alinéas, ci-dessus, qui n’est
pas rendu dans un délai de deux mois est réputé favorable.
- 172 -
Article 9 : Le projet de plan est soumis par le wali à une enquête
publique.
A l’issue de ces consultations, le plan, éventuellement modifié pour
tenir compte des avis recueillis, est approuvé par arrêté du wali. Cet
arrêté fait l’objet d’une mention au recueil des actes administratifs de
l'Etat.
Une copie de l’arrêté est affichée dans chaque APC sur le territoire de
laquelle le plan est applicable pendant un mois au minimum.
Le plan approuvé est tenu à la disposition du public au niveau de la
wilaya et dans chaque APC concernée.
Article 10 : Un plan de prévention des risques peut être modifié selon
la procédure décrite de l’article 2 à l’article 9 ci dessus. Toutefois,
lorsque la modification n’est que partielle, les consultations et l’enquête
publique mentionnées aux articles 8 et 9 ne sont effectuées que dans
les communes sur le territoire desquelles les modifications proposées
seront applicables. Les documents soumis à consultation ou enquête
publique comprennent alors :
- une note synthétique présentant l’objet des modifications
envisagées ;
- un exemplaire du plan tel qu’il serait après modification avec
l’indication dans le document graphique et le règlement, des
dispositions faisant l’objet d’une modification et le rappel, le cas
échéant, de la disposition précédemment en vigueur.
L’approbation du nouveau plan emporte abrogation des dispositions
correspondantes de l’ancien plan.
Article 11 : Le présent décret sera publié au journal officiel de la
R2publique Algérienne Démocratique et Populaire.
Fait à Alger le……………….
Ahmed Ouyahia
- 173 -
20- PROPOSITION DE DECRET PORTANT CREATION D’UN CENTRE
DE COMMANDEMENT OPERATIONNEL ALTERNATIF
Le Président de la république,
sur rapport du ministre de l’intérieur et des collectivités locales,
vu la Constitution,
vu l’ordonnance n°66-156 du 8 juin 1966 modifiée et complétée, portant
code pénale,
vu l’ordonnance n°75-58 du26 septembre 1975 modifiée et complétée,
portant code civil,
vu la loi n°01/20 du 12 Décembre 2001 relative à l’aménagement et au
développement durable,
vu la loi n° 83-03 du 5 Février 1983 relative à la protection de
l’environnement,
vu loi n° ……..du………..relative à la prévention et la gestion des risques
majeurs,
vu la loi n°90/08 du 7 Avril 1990 relative à la commune,
vu la loi n°90/09 du 7 Avril 1990 relative à la wilaya,
vu le décret n° 85-231 du 25 août 1985 fixant les conditions et
modalités d’organisation et de mise en œuvre des interventions et
secours en cas de catastrophes,
vu le décret n° 85-232 du 25 août 1985 relatif à la prévention des
risques de catastrophes,
- 174 -
Décrète :
Article 1.
Conformément aux dispositions de l’article…….de loi
n°……..du………..relative à la prévention et la gestion des risques
majeurs, il est créé, auprès de chaque région programme
d’aménagement et de développement, un Centre de commandement
opérationnel alternatif.
Le Centre de commandement opérationnel alternatif est rattaché au
Chef du gouvernement.
Article 2.
Le Centre de commandement opérationnel alternatif a pour missions de
définir et d’arrêter les modalités d’intervention et de mise en œuvre des
opérations de secours et de coordonner l’ensemble des actions de l’Etat,
en cas de catastrophes naturelles ou technologiques majeures,
touchant une ou plusieurs wilayas, et empêchant le fonctionnement
normal des institutions administratives locales
A ce titre, il est, notamment, chargé :
- d’apprécier l’état des lieux,
- d’évaluer et de mobiliser les moyens matériels et humains
nécessaires, à son action,
- de mettre en œuvre le plan ORSEC,
- de prendre toutes les mesures de sauvegarde des biens et des
personnes,
- de concevoir et mettre en œuvre les mesures d’aide et d’assistance
en faveur des sinistrés.
Article 3.
Le Centre de commandement opérationnel alternatif est composé des
membres suivants :
- trois représentants du ministère de la défense nationale,
- un représentant du ministère de l’intérieur et des collectivités locales,
- un représentant du ministère de la santé,
- un représentant du ministère des finances,
- un représentant du ministère de la solidarité nationale,
- un représentant du ministère des transports,
- un représentant du ministère de l’industrie
- un représentant du ministère des travaux publics,
- un représentant du ministère de l’urbanisme et de la construction,
- 175 -
- un représentant du ministère des ressources hydrauliques,
- un représentant du ministère de l’énergie et des mines,
- un représentant du ministère des télécommunications,
- un représentant du ministère de l’aménagement du territoire et de
l’environnement,
- deux représentants de la délégation nationale aux risques majeurs,
- un représentant de la gendarmerie nationale,
- deux représentants de la direction générale de la protection civile
- un représentant de la direction générale de la sûreté nationale.
Article 4.
Les membres du Centre de commandement sont nommés, par décret
non publiable, pour une période de trois ans, renouvelable une seule
fois, par le Président de la république sur proposition du Chef du
gouvernement.
Le Chef du Centre de commandement opérationnel alternatif est
nommé, parmi les membres de l’état major militaire, par le Président de
la république, sur proposition du Chef de l’état major militaire.
Article 5.
Le Centre de commandement opérationnel alternatif se réunit deux fois
par an sur convocation de son Chef, pour la mise en place d’un
programme opérationnel et d’une banque de données, par wilayas et par
secteur d’activités, des moyens humains et matériels publics spécialisés
disponibles, ainsi que tout autres moyens nécessaires à sa mission.
Il se réunit en session extraordinaire à la demande du Chef du
gouvernement.
Article 6.
Pour la préparation de l’exécution de ses missions, les
administrations et organismes publics compétents prêtent leurs
concours au Commandement et mettent à sa disposition toutes les
informations et moyens qu’il juge nécessaires.
Il dispose du pouvoir de réquisition des moyens humains et
matériels.
- 176 -
Article 7.
Pour la réalisation de ses missions le Centre de commandement peut
mettre en place des postes de commandement opérationnels régionaux
et locaux.
Article 8.
Le secrétariat permanent du commandement est assuré par les services
de la délégation nationale aux risques majeurs.
Article 9.
Dés la fin des opérations de sauvetage et la remise en place des
institutions administratives locales, le Chef du Centre de
commandement opérationnel alternatif remet au Chef du gouvernement
un rapport général sur l’ensemble de ses activités.
La remise du rapport équivaut à une cessation de la mission
opérationnelle du Commandement.
Article 10.
Des textes ultérieurs préciseront, en tant que de besoins, les modalités
d’application du présent décret.
Article 11.
Le présent décret ne sera pas publié au journal officiel de la république
algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger le …………
Abdelaziz BOUTEFLIKA
- 177 -
FINANCES,
DEVELOPPEMENT
AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE ET HAUTS
PLATEAUX
- 178 -
21- Avant Projet de Loi de programmation décennale fixant les
modalités de financement de la réalisation des grandes
infrastructures et services collectifs d’intérêt national
(conformément à l’article 56 de la loi 01-21 du 12 décembre 2001
relative à l’aménagement et au développement durable du
territoire)
- 179 -
22- Création du Fonds spécial d'action Economique et de
développement des Hauts Plateaux".
Article :
Il est ouvert dans les écritures du Trésor, un compte d'affectation
spéciale n° ………..intitulé "Fonds spécial d'action Economique et de
développement des Hauts Plateaux".
Ce compte retrace :
En recettes :
- les dotations budgétaires de l'Etat à concurrence de 2 % des
recettes de la fiscalité pétrolière;
- toutes autres ressources, contributions ou subventions
éventuelles.
En dépenses :
- le financement des opérations structurantes de développement
des régions des Hauts Plateaux.
L'ordonnateur principal de ce compte est le ministre chargé de
l'aménagement du territoire.
La liste des collectivités territoriales concernées ainsi que les modalités
d'application des dispositions du présent article sont fixées par voie
réglementaire
- 180 -
23- Projet de Décret exécutif N° Du fixant les modalités de
fonctionnement du compte d’affectation spéciale n ° intitulé
« Fond d’action économique et de développement des Hauts
Plateaux ».
Le Chef du Gouvernement,
Sur le rapport du Ministre de l'Aménagement du Territoire et de
l’Environnement.
— Vu la constitution, notamment ses articles 85-4 et 125 alinéa2 ;
— Vu la loi nº 83-03 du 05 février 1983, relative à la protection de
l’environnement ;
— Vu la loi nº 01-20 du 27 Ramadan1422 correspondant au 12
décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement
durable du territoire ;
— Vu la loi nº02-08 du 25 Safar 1423 correspondant au 08 mai 2002
relative aux conditions de création des villes nouvelles et de leur
aménagement ;
— Vu la loi n°97-02 du 2 Ramadhan 1418 correspondant au 31
décembre 1997 portant loi de finances pour 1998 ;
— Vu la loi de finances complémentaire pour 2000, notamment l’article
17 relatif au fonctionnement du fonds spécial de développement des
régions du Sud ;
— Vu le décret exécutif n° 2000-242 du 16 Joumada El Oula 1421
correspondant au 16 août 2000 fixant les modalités d'application des
dispositions de l'article 17 de la loi de finances complémentaire pour
2000, relatives au fonctionnement du fonds spécial de
développement des régions du Sud.
— Vu la loi nº….. du……correspondant au …….portant loi des finances
pour 2004 ;
- 181 -
— Vu le décret présidentiel nº 03-208 du 3 Rabie El Aouel 1424
correspondant au 5Mai 2003 portant nomination du chef du
gouvernement ;
— Vu le décret présidentiel nº03-215 du 7 Rabie El Aouel 1424
correspondant au 9 Mai 2003 portant nomination des membres du
gouvernement ;
—
— Vu le décret exécutif nº 01-08 du 11 Choual 1422 correspondant au
7 Janvier 2001 fixant les attributions du ministre de l’Aménagement du
territoire et de l’environnement ;
— Vu le décret exécutif nº 01-08 du 11 Choual 1422 correspondant au
7 Janvier 2001 fixant les attributions du ministre de l’Aménagement du
territoire et de l’environnement ;
Décret :
Article 1.
Le présent décret a pour objet de fixer les modalités de fonctionnement
du compte d’affectation spécial n ° intitulé « Fond d’action économique
et de développement des Hauts Plateaux », institué par l’article…….. de
la loi ….. portant loi des finances pour 2004, ainsi que le cadre de
référence et les procédures applicables aux programmes et projets de
développement intégré, éligibles au financement du fonds d’action
économique et de développement des Hauts Plateaux.
Article 2.
Le compte n°….est ouvert dans les écritures du trésorier principal.
Le ministre chargé de l'Aménagement du territoire et de l’environnement
est l’ordonnateur principal de ce compte.
Article 3.
Le compte n°………retrace:
En recettes:
- 2 % des recettes fiscales pétrolières
- toutes autres contributions ou ressources.
- 182 -
En dépenses:
- la contribution, en complément des dispositifs financiers
existants, à la réalisation de projets structurants dans les régions
Hauts Plateaux, relatifs :
• aux ouvrages de mobilisation et de transfert de l’eau ;
• aux infrastructures routières et autoroutières ;
• aux infrastructures ferroviaires ;
• aux infrastructures aéroportuaires ;
• aux infrastructures de télécommunication ;
• aux projets de développement agricole ;
• au renforcement de l’armature urbaine et à la réalisation de
villes nouvelles ;
- les aides et incitations à la création d’activités économiques ;
- les actions d'information et de sensibilisation en vue de la
promotion des régions Hauts Plateaux ;
- les études prospectives ou de développement et les recherches
spécifiques visant une meilleure connaissance, la promotion ou la
valorisation plus efficiente des milieux et atouts de ces régions.
Article 4.
Les programmes éligibles aux financements du fonds d’action
économique et de développement des Hauts Plateaux, concernent
prioritairement les projets et actions cités à l’article 3.
Ces programmes peuvent également faire appel aux ressources d’autres
fonds sectoriels et à des montages financiers spécifiques.
Article 5.
Les collectivités territoriales bénéficiaires de ce fonds sont les wilayas
de : Tiaret, Saida, El Bayadh Tissemsilt, Naama, Msila, Djelfa,
Laghouat, Sétif, Bordj Bou Arriridj, Batna, Tebessa,Oum El Bouaghi et
Khenchea.
- 183 -
Article 6.
Il est constitué auprès du ministre chargé de l'aménagement du
territoire, un comité technique intersectoriel comprenant les
représentants des ministres chargés respectivement: de l'intérieur et
des collectivités locales, des finances, de l'agriculture, de l'habitat, de
l'énergie et des mines, de la PME/PMI, des ressources en eau, des
travaux publics, des télécommunications, de la culture, du tourisme et
de l'artisanat, de l'environnement, du travail et des affaires sociales.
Le comité technique intersectoriel est présidé par le ministre chargé de
l'aménagement du territoire ou son représentant.
Article 7.
Le comité technique intersectoriel est chargé :
- de définir les programmes et projets financés annuellement par le
fonds en cohérence avec les programmes réalisés sur le budget de
l’état ;
- d’élaborer un rapport d’évaluation des programmes et projets
proposés ;
- sur cette base, et à partir d’indicateurs préalablement fixés, de
proposer la déglobalisation par wilaya, des moyens financiers du
fonds et ainsi que leurs modalités économiques de financement.
Article 8.
Le rapport établi par le comité technique intersectoriel, est présenté par
le ministre chargé de l'aménagement territoire, en conseil
interministériel présidé par le Chef du Gouvernement et composé des
ministres cités à l'article 6 ci-dessus.
Article 9.
La déglobalisation par Wilaya des moyens du fonds, adoptée par le
conseil interministériel est signifiée aux walis pour l’inscription des
programmes qui leur reviennent dans les enveloppes financières
attribuées.
Le programme adopté par le conseil interministériel est notifié par le
ministre chargé de l'aménagement du territoire, en sa qualité
d'ordonnateur principal du fonds, aux walis concernés.
- 184 -
Article 10.
Les décisions de financement sont exécutées par les walis, auxquels est
conférée la qualité d'ordonnateurs secondaires selon des modalités
précisées par une instruction du ministre des finances.
Article 11.
Le ministre chargé de l'aménagement du territoire procède à des
évaluations périodiques des programmes et projets engagés dans le
cadre du fonds d’action économique et de développement des Hauts
Plateaux.
Il dresse, sur la base des informations communiquées par les walis, un
bilan annuel consolidé dont il fait rapport en conseil interministériel
présidé par le chef du Gouvernement.
Article 12.
La mise en oeuvre des programmes et projets, éligibles aux
financements sur les ressources du fonds et le suivi de leur réalisation
sur le terrain, relèvent de la compétence des walis.
Article 13.
Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République
algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger le
Ahmed OUYAHIA
- 185 -
Exposé des motifs :
Le Fonds National pour l’Aménagement du Territoire octroie des aides à
la localisation d’activités concernant:
- la localisation d’activités dans les zones à promouvoir;
- la délocalisation d’activités à partir des grandes villes du nord
dans les mêmes zones à promouvoir.
Afin de pouvoir engager l’option Hauts Plateaux et Sud qui impliquera
ces deux catégories d’aides pour encourager l’investissement dans les
Hauts Plateaux et le Sud ou la délocalisation d’activités vers les mêmes
régions, il est essentiel de renforcer les ressources du Fonds cité plus
haut. C’est à ce titre qu’il est proposé d’instituer une taxe sur les
mutations cadastrales des terres dans les aires métropolitaines du
nord du pays et une taxe d’encombrement.
De même qu’il; est proposé l’ouverture d’un compte d’affectation
spéciale qui servira à financer les opérations structurantes de
développement des régions des Hauts Plateaux
24- Taxe sur les mutations cadastrales (Loi de finances pour 2004) :
Article :
Il est institué une taxe sur chaque mutation de terrain agricole en
terrain constructible dans les wilayas faisant partie des aires
métropolitaines telles que définies par les dispositions de la loi n° 01-20
du 12 décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement
durable du territoire, dont le montant est égal à 1% de la valeur vénale
du terrain.
Le produit de cette taxe est versé dans le compte d’affectation spéciale
du Trésor n° 302-081 intitulé « Fonds National de l’Aménagement du
Territoire ».
- 186 -
25- Taxe d’encombrement. (Loi de finances pour 2004) :
Article :
Il est institué une taxe d’encombrement pour toute immatriculation de
véhicule dans les wilayas littorales et les wilayas faisant partie des aires
métropolitaines telles que définies par les dispositions de la loi n° 01-20
du 12 décembre 2001 relative à l’aménagement et au développement
durable du territoire.
Le montant de cette taxe est égal à 0,5 % de la valeur vénale du
véhicule au moment de son immatriculation.
Le produit de cette taxe est versé dans le compte d’affectation spéciale
du Trésor n° 302-081 intitulé « Fonds National de l’Aménagement du
Territoire ».
- 187 -
EDUCATION ET CULTURE
DU RISQUE SISMIQUE
- 188 -
26- Projet de Décret Portant Création de la Commission nationale
de Réflexion sur la Formation Supérieure et la Recherche
Scientifique dans le Domaine de la Prise en Charge du Risque
Sismique
Le Chef du Gouvernement
- Vu la Constitution,
- Vu la loi 83-03 du 05 février 1983 relative à al Protection de
l’Environnement,
- Vu le décret n°85-238 du 25 août 1985 relatif à la Prévention des
Risques et des Catastrophes,
- Vu le décret présidentiel n°03-208 du 05 mai 2003 portant
nomination du Chef du Gouvernement,
- Vu le décret présidentiel n°03-215 du 11 mai 203 portant
nomination des Membres du Gouvernement,
- Vu le décret n° 01-08 du 07 janvier 2001 fixant les attributions du
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
Scientifique,
Article 1/ Il est crée auprès du Chef du Gouvernement une
Commission Nationale de réflexion sur les enseignements et la
recherche dans les domaines de la prévision et de la prévention des
séismes et autres catastrophes naturelles, des risques technologiques
majeures, et du développement de l’information et de l’Education, ci-
après dénommée Commission.
Article 2/ La Commission est chargée :
- D’évaluer la qualité des programmes de formation et de
recherche et leur pertinence quant à la prise en charge
adéquate des différents risques dans les filières des sciences
de la terre (Géologie, Géophysique, Aménagement du
Territoire), de l’architecture et du Génie Civil, (Conception et
réalisation des infrastructures) et du génie chimique (Risques
Industriels et Technologiques).
- 189 -
- D’identifier et de proposer les savoirs, méthodes et techniques
qu’il convient d’inclure dans les programmes de formation
supérieure ou de développer dans les programmes de
recherche.
- D’identifier les mesures à prendre pour développer des
programmes d’information et d’éducation.
Article 3/ La Commission est composée :
- Du représentant du Ministère chargé de l’Enseignement
Supérieur.
- Du représentant du Ministre Délégué chargé de la Recherche
Scientifique.
- De quatre (04) représentants du Comité Pédagogique National
«Sciences de la Terre ».
- De trois (03) représentants du Comité Pédagogique National
«Génie Civil ».
- De deux (02) représentants du Comité Pédagogique National
«Architecture ».
- De deux (02) représentants du Comité Pédagogique National
«Génie Chimique ».
- De deux (02) spécialistes en Techniques de Communication,
d’Information et de Sensibilisation.
- De deux (02) spécialistes en Education Environnementale.
- D’un représentant du Centre de Recherche en Astronomie,
Astrophysique et Géophysique.
- D’un représentant du Centre de Recherche en Génie
Parsismique.
- D’un représentant du Centre National d’Etudes, de Recherche
et d’Information sur le Bâtiment.
- D’un représentant du Collège National des experts architectes.
- D’un représentant de l’ordre des architectes.
- D’un représentant d l’Union Nationale des Ingénieurs de
Construction.
- D’un représentant de l’Union Nationale des Ingénieurs du
Bâtiment.
- De trois (03) représentants d’entreprises publiques opérant
dans les domaines de la Construction et du Bâtiment.
- De trois (03) représentants d’entreprises privées opérant dans
les domaines de la Construction et du Bâtiment.
- 190 -
Article 4/ La Commission est dirigée par un Président, assisté d’un
Vice Président et d’un Rapporteur.
La commission peut, en tant que de besoin, travailler en
Sous-Commissions spécialisées.
Article 5/ La Commission élabore un Rapport validé en séance plénière
à la majorité qualifiée.
Le Rapport doit être adressé au Chef du Gouvernement
avant le ………2003
- 191 -
27- Projet de Décret Portant Institution de la Commission
Interministérielle pour l’Intégration de l’Enseignement des Risques
Majeurs dans les Programmes de l’Education Nationale
Le Chef du Gouvernement
- Vu la Constitution,
- Vu la loi 83-03 du 05 février 1983 relative à al Protection de
l’Environnement,
- Vu le décret n°85-238 du 25 août 1985 relatif à la Prévention des
Risques et des Catastrophes,
- Vu le décret présidentiel n°03-208 du 05 mai 2003 portant
nomination du Chef du Gouvernement,
- Vu le décret présidentiel n°03-215 du 11 mai 203 portant
nomination des Membres du Gouvernement,
- Vu le décret n° 01-08 du 07 janvier 2001 fixant les attributions du
Ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement,
- Vu le décret n°……….du ……………fixant les attributions du
Ministère de l’Education Nationale,
- Vu le décret n° ………… du……..fixant les attributions du Ministère
de l’Enseignement et de la Formation Professionnels,
- Vu le protocole d’accord entre le Ministère de l’Aménagement du
Territoire et de l’Environnement et le Ministère de l’Education
Nationale signé le 02 févrIer 2002 relatif à «l’intégration de
l’éducation à l’environnement dans le cursus scolaire ».
- Vu le protocole d’accord entre le Ministère de l’Aménagement du
Territoire et de l’Environnement et le Ministère de l’Enseignement et
de la Formation Professionnels signé le 06 janvier 2003relatif à
«l’intégration de l’éducation à l’environnement dans les programmes
de l’Enseignement et de la Formation Professionnels».
- 192 -
Article 1/ Il est crée une Commission Interministérielle pour
l’intégration de l’enseignement des risques majeurs dans le cursus de
l’Education Nationales et de l’Enseignement et de la Formation
Professionnels.
Article 2/ La commission a la mission de veuillez à l’intégration de
l’enseignement des risques majeurs dans le cursus scolaire à travers
l’introduction de l’éducation à l’environnement dans les programmes de
l’Education Nationales et de l’Enseignement et de la Formation
Professionnels.
Elle prend en charge notamment :
- L’élaboration du programme d’enseignement des risques
majeurs.
- L’élaboration des guides et des outils nécessaires à cet
enseignement.
- L’élaboration d’un programme pédagogique de formation des
formateurs.
- L’identification des équipements pédagogiques nécessaires à
cet enseignement.
Elle a la charge de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de
l’intégration des risques majeurs et de leur prévention, et de réajuster
au besoin les programmes.
Article 3/ La Commission Interministérielle est composée :
- Du représentant de Ministère de l’Education Nationale.
- Du représentant du Ministère de l’Enseignement et de la
Formation Professionnels.
- Du représentant du Ministère de l’Aménagement du Territoire
et de l’Environnement.
- D’un spécialiste Psychopédagogie.
- D’un spécialiste en Sciences de l’Education.
- D’un spécialiste en Risques Naturels et Technologiques.
- 193 -
Article 4/ La Commission Interministérielle est dirigée par un
président, assisté d’un vice président et d’un rapporteur.
Article 5/ La Commission Interministérielle peut faire appel à toute
personne pouvant l’aider dans ses travaux.
Article 6/ La Commission Interministérielle remettra le rapport final de
ses travaux à la fin de l’Année 2003.
Fait à Alger le :…………………
- 194 -
28- PROJET DE DECRET PORTANT CREATION DE LA COMMISSION
NATIONALE D’ORIENTATION ET DE COORDINATION DE LA
STRATEGIE NATIONALE DE COMMUNICATION LIEE AUX RISQUES
ET A LA PREVENTION DES RISQUES
Le Chef du Gouvernement,
Sur rapport du Ministre de………………………………………………….
-Vu la Constitution,
-Vu la Loi 83-03 du 05 Février 1983 relative à la protection de
l’environnement,
-Vu le décret n° 85-238 du 25 Août 1985 relatif à la prévention des
risques et des catastrophes,
-Vu le décret présidentiel n° 03-208 du 05 Mai 2003 portant nomination
du Chef du Gouvernement,
-Vu le décret présidentiel n° 03-215 du 11 Mai 2003 portant nomination
des membres du gouvernement,
-Vu le décret n° 01-08 du 07 Janvier 2001 fixant les attributions du
Ministre de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement,
-Vu le décret n°……… du…………….fixant les attributions du Ministre
de la Communication et de la Culture,
-Vu le décret n°……..du……………..fixant les attributions du Ministre
des Affaires Religieuses,
-Vu le décret n°……….du…………….fixant les attributions du Ministre
de l’Education Nationale,
-Vu le décret n°………..du………………fixant les attributions du Ministre
de la Jeunesse et des sports.
Décrète
Article 1/ Il est créé une commission nationale chargée de définir et de
mettre en oeuvre la stratégie nationale de communication dans les
domaines de la prévention des risques naturels et des risques
technologiques majeurs.
- 195 -
Article 2/ La commission est chargée notamment :
-de mettre en place un réseau de recherche en vue de développer des
investigations et des études psychosociologiques en rapport aux
valeurs, aux comportements et aux attitudes générés par les citoyens
(enfants et adultes) face aux risques et à la prévention des risques.
-d’identifier les stratégies éducatives, les thématiques et les canaux de
communication à emprunter dans le cadre de la mise en œuvre de la
stratégie de communication liée aux risques et à la prévention des
risques.
-de sensibiliser et d’orienter les responsables et les animateurs des
canaux de communication pour la pertinence, la transparence et la
cohérence de leurs interventions.
-de susciter et d’organiser la formation de réalisateurs dans les
documentaires et les supports médiatiques éducatifs liés aux risques et
à la prévention des risques.
-de suivre, d’évaluer et de réajuster au besoin la stratégie de
communication.
Article 3 / La commission est composée :
-du représentant du Ministère de la Communication et de la Culture,
-du représentant du Ministère de l’Education Nationale,
-du représentant du Ministère des Affaires religieuses,
-du représentant du Ministère de l’aménagement du Territoire et de
l’Environnement,
-du représentant du Ministère de la Jeunesse et des Sports,
-d’un spécialiste en psychologie appliquée,
-d’un spécialiste en sociologie appliquée,
-d’un spécialiste en sciences de l’éducations,
-d’un spécialiste en sciences de l’information et de la communication,
-de deux spécialistes dans les risques naturels et technologiques.
- 196 -
Article 3 / La commission est dirigée par un Président, assisté d’un
Vice Président et d’un rapporteur.
Article 4 / La commission peut faire appel à toute personne utile
pouvant l’aider dans ses travaux.
Article 5 / La commission élabore un rapport périodique d’évaluation
des travaux qui sera transmis aux autorités compétentes.
Fait à Alger le…………………
- 197 -
PROTECTION DU
LITTORAL
- 198 -
29- Projet de décret exécutif portant organisation, fonctionnement
et missions du conservatoire national du littoral
Le chef du gouvernement;
Sur rapport du Ministre de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement ;
• Vu la constitution, notamment ses articles 85-4° et 125, al 2 ;
• Vu l’ordonnance n° 76-80 du 23 octobre 1976 portant code
maritime, modifiée et complétée
Par la loi n°98-05 du Aboule Rabbi El Aboule 1419 correspondant au
25 juin 1998 ;
• Vu la loi n°83-03 du 05 février 1983 relative à la protection de
l’environnement ;
• Vu la loi n°83-17 du16 juillet 1983 portant code des eaux modifiée et
complétée ;
• Vu la loi n°84-12 du 23 juin 1984 portant régime général des forêts ;
• Vu la loi n°88-01 du 12 janvier 1988 portant loi d’orientation sur les
entreprises publiques économiques ;
• Vu la loi n°90-08 du 07 avril 1990 relative à la Commune ;
• Vu la loi n°90-09 du 07 avril 1990 relative à la Wilaya ;
• Vu la loi 90-21 du 15 août 1990 relative à la comptabilité publique ;
• Vu la loi n°90-25 du 18 novembre 1990 portant loi d’orientation
foncière, modifiée et complétée ;
• Vu la loi n°90-29 du 01 décembre 1990 relative à l’aménagement et
l’urbanisme ;
• Vu la loi n°90-30 du 01 décembre 1990 portant loi domaniale ;
- 199 -
• Vu la loi N° 98-04 du 15 juin 1998 relative à la protection du
patrimoine culturel ;
• Vu la loi n°91-11 du 27 août 1991 fixant les règles relatives à
l’expropriation pour cause d’utilité publique ;
• Vu la loi n° 01-11 du 11 Rabie Ethani 1422 correspondant au 3
Juillet 2001 relative à la pêche et à l’aquaculture
• Vu la loi n°01-20 du 12 décembre 2001 relative à l’aménagement du
territoire et au développement durable
• Vu la loi n°02-02 du 05 février 2002 relative à la protection et la
valorisation du littoral ;
• Vu le décret législatif n°94-13 du 28 mai 1994 fixant les règles
générales relatives à la pêche ;
• Vu le décret exécutif n°91-454 du 23 novembre 1991 fixant les
conditions et les modalités d’administration et de gestion des biens
du domaine privé et du domaine public de l’Etat ;
• Vu le décret présidentiel n° 02-203 du 04 juin 2002 portant
nomination du Chef du Gouvernement ;
• Vu le décret présidentiel n° 02-208 du 17juin 2002 portant
nomination des membres du Gouvernement ;
• Vu le décret présidentiel n° 01-08 du 7 janvier 2001 fixant les
attributions du Ministre de l’Aménagement du Territoire et de
l’Environnement ;
Décrète
Chapitre 1
Dispositions générales
Article 1
En application des dispositions de l’article 24 de la loi 02-02 sus-visée,
le psésent décret à pour objet de définir l’organisation, le
fonctionnement et les missions du Conservatoire National du Littoral.
- 200 -
Article 2
Le Conservatoire cité à l’article premier est un organisme public à
caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie
financière et régie par les lois et règlements en vigueur en la matière et
des dispositions du présent décret.
Article 3
Le Conservatoire est placé sous la tutelle du Ministre chargé de
l’environnement et son siège est fixé à Alger. Il peut être transféré en
tout autre lieu du territoire national par décret exécutif sur proposition
chargé de l’environnement.
Article 4
Le Conservatoire a pour mission d’établir un inventaire complet des
zones côtières, tant en ce qui concerne les établissement humains que
les espaces naturels a des fin de protection et de mise en valeur et la
reconquête des espaces naturels sensibles et/ou menacés du littoral, en
se faisant affecter des terrains notamment par l’acquisition, tel que
défini à l’article 7 de la loi n°02-02 du 5 février 2002 relative à la
protection et à la valorisation du littoral. Une attention particulière sera
portée aux régions insulaires.
Il peut toute fois, dépasser les limites du littoral lorsque cela est
nécessaire à l’équilibre écologique de la zone à acquérir.
Il doit pouvoir acquérir la pleine propriété mais également tout droit réel
immobilier (servitude, droit d’usage…).
Article 5
Dans le cadre des missions fixées à l’article 3, le Conservatoire est
notamment chargé :
- d’acquérir ou de se faire affecter, des espaces et/ou immeubles
y attenant, situés sur le littoral ;
- de promouvoir un développement durable pour une utilisation
rationnelle des espaces et des ressources du littoral ;
- d’équilibrer les acquisitions selon les divers types de milieux et
de paysages que sont en particulier, les plages, les dunes
côtières et les terrains attenants, les zones humides
(embouchures d’oueds en mer, lacs, sebkhas, etc…), les
terrains côtiers sensibles (rochers, falaises, etc.…) ;
- 201 -
- de participer à l’élaboration des schémas d’aménagements et
de protection du littoral en relation avec les différents
partenaires concernés ;
- de participer à la préservation et à la protection de la diversité
biologique, notamment en prévenant la destruction des
habitats et la surexploitation ;
- de présenter aux collectivités locales du littoral, toutes
suggestions en rapport avec sa mission ;
- de participer à la protection et la préservation du domaine
public maritime au droit de ses terrains littoraux et dans les
parties marines adjacentes notamment par sa gestion.
Article 6
Le Conservatoire est chargé dans les limites de ses compétences :
- d’élaborer la typologie des espaces littoraux en vue de définir
et de mettre en œuvre une stratégie d’intervention foncière
régionale ou locale, pour assurer un développement
harmonieux et durable à chaque type d’espace identifié ;
- d’élaborer et de mettre en œuvre en concertation avec les
partenaires concernés (collectivités locales, ONGs, toute
personne morale ou physique de droit public ou privé), le plan
de gestion intégrée des espaces littoraux, y compris les parcs
marins et côtiers en conformité avec la réglementation en
vigueur (Plan Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme, Plan
d’Occupation du Sol,…) et sera associé à leurs élaboration et
modification;
- de fournir l’assistance aux collectivités locales dans ses
domaines d’intervention ;
- de maintenir ou de restaurer des paysages qui sont le lieu
d’activités traditionnelles.
- 202 -
Chapitre 2
Patrimoine du Conservatoire
Titre 1
Constitution - Aliénation
Article 7
Le Conservatoire procède aux acquisitions de terrains ou de droits
immobiliers, soit par entente amiable, soit par voie d’expropriation,
conformément à la législation et réglementation en vigueur. Il peut être
affectataire à titre gratuit, d’immeubles dépendant du domaine privé de
l’Etat. Toutefois, lorsque le service précédemment affectataire est doté
de l’autonomie financière, l’immeuble est affecté à titre onéreux au
Conservatoire ou lui est cédé dans les formes du droit commun.
Il peut bénéficier de biens et de droit réel immobilier.
Article 8
Les dons et legs d’immeubles situés dans les espaces littoraux en
question sont exonérés des droits de mutation à titre gratuit, lorsqu’ils
sont faits au profit du Conservatoire, conformément à la législation en
vigueur.
Titre 2
Gestion
Article 9
La gestion des biens immeubles du Conservatoire, s’opère sur la base
d’un cahier de charges établi par le Conservatoire.
Article 10
La gestion des biens immobiliers du Conservatoire est assurée par les
collectivités locales territorialement compétentes, les ONGs, toute
personne morale ou physique de droit public ou privé ou à défaut par le
Conservatoire national du littoral.
Article 11
Le Conservatoire peut exercer le droit de préemption, pour le compte de
l’Etat, dans les zones sensibles et/ou critiques et à l’intérieur des aires
protégées ou à protéger.
- 203 -
Article 12
Le Conservatoire peut procéder à toute opération d’acquisition de droits
immobiliers nécessitant des mesures de protection à l’exclusion des
terrains frappés de sujétions ou de prescriptions spéciales.
Article 13
Les terrains du Conservatoire sont inaliénables
Article 14
Le Conservatoire désigne des personnes physiques dénommés “gardes
du littoral”, chargés d’assurer la garde de ces biens immobiliers.
Les gardes du littorale ont la qualité d’agent de police judiciaire à ce
titre, ils doivent être commissionnés et assermentés et doivent donc agir
conformément aux dispositions des lois et règlements en vigueur.
Chapitre 3
Organisation et fonctionnement
Article 15
Le Conservatoire est administré par un Conseil d’Administration, dirigé
par un Directeur Général et doté d’un Conseil Scientifique.
Article16
Pour la réalisation de ses missions, le Conservatoire dispose de services
centraux, de délégations régionales centre, Est et Ouest dotées d’un
Conseil de Coordination Côtier.
L’organisation et le fonctionnement des délégations sont fixés par voie
réglementaire.
Article 17
Les Conseils de Coordination Côtiers sont composés d’élus en leur sein
par les assemblées délibérantes des collectivités locales.
Ils proposent des opérations d’acquisitions et sont consultés sur les
opérations envisagées par le conseil d’administration du Conservatoire.
Ils font en particulier au conseil d’administration toute proposition
relative aux conditions d’aménagement et de gestion du patrimoine de
l’établissement public et aux accords de partenariat entre le
Conservatoire et les collectivités locales et notamment les Dairas et et
- 204 -
les wilayas, définissant, sur une base pluri-annuelle, les objectifs et les
moyens mobilisés par les parties pour la mise en œuvre de la mission
définie à l’article 3 du présent décret.
Les présidents d’APC des communes sur le territoire desquelles des
opérations sont proposées ou envisagées doivent être entendus s’ils en
font la demande.
La composition, le fonctionnement et les limites territoriales de ces
conseils sont fixés par arrêté.
Article 18
L’organisation du Conservatoire est fixée par décret exécutif. Les
responsables des services centraux sont nommés par décret exécutif
sur proposition du Directeur Général du Conservatoire. Il est mis fin à
leurs fonctions dans les mêmes formes.
Titre 1
Le Conseil d’Administration
Article 19
Le Conseil d’Administration est chargé d’étudier et de se prononcer sur
toute mesure se rapportant notamment aux questions suivantes :
- l’organisation et le fonctionnement général du Conservatoire ;
- les plans et programmes annuels et pluriannuels ainsi que le
bilan de l’activité de l’année écoulée ;
- les programmes annuels et pluriannuels des acquisitions liés à
l’activité du Conservatoire ainsi que les modalités de leur
financement ;
- le projet du budget du Conservatoire ;
- les transactions liées à l’acquisition, citée à l’article 6 ;
- l’acceptation et l’affectation des dons et legs ;
- les mesures à proposer à l’autorité de tutelle et susceptibles de
promouvoir, de développer et d’orienter les différents domaines
d’activités du Conservatoire ;
- les mesures susceptibles de compléter, de simplifier ou de
modifier les dispositions législatives et réglementaires se
rapportant à son domaine d’activité.
- 205 -
Article 20
Le Conseil d’Administration du Conservatoire comprend :
- le représentant du ministre chargé de l’environnement, Président,
- le représentant du ministre chargé des ressources hydriques,
- le représentant du ministre chargé de l’agriculture,
- le représentant du ministre chargé des forêts,
- le représentant du ministre chargé des finances,
- le représentant du ministre chargé des domaines,
- le représentant du ministre chargé de la défense nationale,
- le représentant du ministre chargé des collectivités locales,
- le représentant du ministre chargé de l’urbanisme,
- le représentant du ministre chargé du tourisme,
- le représentant du ministre chargé du domaine public maritime,
- le représentant du ministre chargé des transports,
- le représentant du ministre chargé de l’enseignement supérieur et de
la recherche scientifique,
-les représentants de deux associations de protection de
l’environnement parmi les plus représentatives désignés par le Ministère
de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement.
-Un députés désigné par l’APN
-Un sénateurs désigné par le Sénat
- Trois élus locaux représentants des 3 régions (Centre, Est et Ouest).
Il peut faire appel à toute personne jugée compétente et susceptible de
l’éclairer dans ses délibérations ou pour débattre de certaines
questions.
Article 21
Le Directeur Général du et l’agent comptable assistent aux réunions du
Conseil d’Administration, avec voie consultative.
Article 22
Les membres du Conseil d’Administration désignés doivent occuper une
fonction supérieure. Ils sont nommés pour une durée de trois (03) ans
renouvelable, par arrêté du Ministre chargé de l’environnement, sur
proposition de l’autorité dont ils dépendent. Il est mis fin à leurs
fonctions dans les mêmes formes.
En cas de vacance de poste, il est procédé à leur remplacement au plus
tard, un mois après la constatation de la vacance.
- 206 -
Article 23
Le Conseil d’Administration se réunit en session ordinaire, sur
convocation de son Président, au moins deux fois par an. Il peut en
outre, être convoqué en session extraordinaire à la demande, soit du
président, soit des deux tiers (2/3) de ses membres.
Le Président établit l’ordre du jour, sur proposition du Directeur
Général du Conservatoire.
Les convocations, accompagnées de l’ordre du jour, sont adressées au
moins quinze (15) jours avant la date de la réunion. Ce délai peut être
réduit, pour des réunions extraordinaires, sans être inférieur à huit (08)
jours.
Article 24
Le Conseil d’Administration ne peut délibérer valablement que si les
2/3 au moins des membres sont présents. Si le quorum n’est pas
atteint, le Conseil est convoqué à nouveau dans un délai de huit (08)
jours ; il délibère alors valablement quel que soit le nombre des
membres présents. Les décisions sont prises à la majorité simple des
voix ; celle du Président est prépondérante.
Article 25
Les délibérations du Conseil d’Administration sont consignées sur des
procès verbaux inscrits sur un registre spécial, coté et paraphé. Elles
sont signées par le Président et le Secrétariat de séance et sont
adressées dans les quinze (15) jours au Ministre chargé de
l’environnement.
Le Secrétariat du Conseil d’Administration est assuré par le Directeur
Général du Conservatoire.
Titre 2
Le Directeur Général
Article 26
Le Directeur Général du Conservatoire est nommé par décret
Présidentiel sur proposition du Ministre chargé de l’environnement. Il
est mis fin à ses fonctions dans les mêmes formes.
- 207 -
Article 27
Le Directeur Général exécute les décisions du Conseil d’Administration.
Il est responsable du fonctionnement général du Conservatoire. Il agit
au nom du Conservatoire et le représente en justice et dans tous les
actes de la vie civile.
Il accomplit toutes les opérations dans le cadre des attributions du
Conservatoire.
Il exerce l’autorité hiérarchique sur l’ensemble du personnel du
Conservatoire et nomme à tous les emplois pour lesquels un autre mode
de nomination n’est pas prévu.
Article 28
Le Directeur Général est ordonnateur du budget, dans les conditions
fixées par les lois et règlements en vigueur. A ce titre,
- il établit le projet de budget, engage et ordonne les dépenses de
fonctionnement et d’équipement du Conservatoire,
- il passe tous les marchés, accords et conventions en rapport
avec le programme d’activités, sauf pour ceux pour lesquels
une approbation de l’autorité de tutelle est nécessaire,
- il peut déléguer sa signature à ses principaux adjoints dans les
limites de ses attributions.
Titre 3
Le Conseil Scientifique
Article 29
Le Conseil Scientifique du Conservatoire est composé de représentants
des Universités, Centres de recherche, Instituts et Organismes dont les
disciplines sont liées aux activités du Conservatoire. Ces membres sont
désignés pour une période de quatre (04) ans renouvelable, par arrêté
du Ministre chargé de l’environnement, sur proposition de l’autorité
dont ils dépendent.
- 208 -
Article 30
Le Conseil Scientifique du Conservatoire est composé :
- d’un représentant de l’Observatoire National de
l’Environnement et du Développement Durable (ONEDD)
- d’un représentant de l’Institut des Sciences de la Mer et de
l’Aménagement du Littoral (ISMAL),
- d’un représentant de l’Agence Nationale de l’Aménagement du
Territoire (ANAT),
- d’un représentant de l’Agence Nationale de la Conservation de
la Nature (ANN)
- d’un représentant du Laboratoire d’Etudes Maritimes (LEM),
- d’un représentant de l’Institut National de Cartographie et de
Télédétection (INCT),
- d’un représentant du secteur de la Recherche Scientifique
(Universitaire),
- de représentants d’universités, d’écoles ou instituts supérieurs
et de centres de recherches dans différents domaines et
spécialités (sciences humaines, culturels, historiens…).
Il peut faire appel à toute personne jugée compétente pour débattre sur
certaines questions et susceptible de l’éclairer dans ses délibérations.
Article 31
Le Conseil Scientifique du Conservatoire est présidé par un de ses
membres élus par ses pairs.
Article 32
Le Conseil Scientifique peut être consulté par le Directeur Général et
par le Conseil d’Administration sur l’organisation et le déroulement des
activités du Conservatoire et sur toute autre question d’ordre
scientifique entrant dans le cadre des missions du Conservatoire. A ce
titre, il émet des avis et recommandations notamment sur :
- le programme d’acquisition des espaces littoraux à préserver,
- les aspects d’aménagement et de gestion des espaces littoraux
acquis,
- les programmes des manifestations scientifiques organisées
par le Conservatoire,
- 209 -
- les programmes d’échange et de coopération scientifique,
- les actions de perfectionnement et de recyclage nécessaires à
la réalisation des objectifs du Conservatoire.
A cet effet, il élabore un rapport annuel appuyé de recommandations,
qui est soumis par le Directeur Général au Conseil d’Administration et
adressé au Ministre chargé de l’environnement, accompagné de ses
observations.
Article 33
Le Conseil Scientifique élabore les modalités de son fonctionnement et
son règlement intérieur qu’il soumet au Directeur Général pour
approbation.
Chapitre 4
Dispositions financières
Titre 1
Comptabilité et contrôle
Article 34
Les comptes du Conservatoire sont tenus conformément aux règles de
la comptabilité publique et au plan comptable adapté aux
établissements publics à caractère administratif.
La tenue de la comptabilité et le maniement des fonds sont confiés à un
agent comptable nommé par le ministre chargé des finances et exerçant
ses fonctions conformément à la réglementation en vigueur.
L’agent comptable peut, sous sa responsabilité et dans les conditions
fixées par la réglementation en vigueur, déléguer sa signature à un ou
plusieurs mandataires après agrément du Directeur Général du
Conservatoire.
Article 35
Le Conservatoire est soumis au contrôle financier de l’Etat.
- 210 -
Article 36
Les comptes administratifs et de gestion, établis respectivement par
l’ordonnateur et l’agent comptable du Conservatoire sont soumis, par le
Directeur Général, à l’adoption du Conseil d’Administration, à la fin du
premier trimestre qui suit la clôture de l’exercice auquel ils se
rapportent, accompagnés du rapport contenant les développements et
les précisions sur la gestion administrative et financière du
Conservatoire.
Article 37
Les comptes administratifs et de gestion sont déposés auprès des
autorités concernées et à la cour des comptes dans les conditions
réglementaires requises.
Titre 2
Budget, ressources et dépenses
Article 38
Le budget du Conservatoire est présenté par chapitres et par articles. Il
est préparé par le Directeur Général et soumis pour délibération au
Conseil d’Administration qui le transmet ensuite pour approbation au
Ministre chargé de l’environnement et au ministre des finances, avant le
début de l’exercice auquel il se rapporte, conformément à la
réglementation en vigueur.
Au cas où l’approbation du budget n’intervient pas à la date du début
de l’exercice, le Directeur Général est autorisé à engager et mandater les
dépenses indispensables au fonctionnement du Conservatoire et à
l’exécution de ses engagements dans la limite des crédits alloués au
titre de l’exercice antérieur et ce, jusqu’à l'approbation du nouveau
budget.
Toutefois, les dépenses ne pourront être engagées et mandatées qu’à
concurrence d’un douzième du montant des crédits de l’exercice
précédent.
- 211 -
Article 39
Les ressources du Conservatoire sont constituées :
- des subventions allouées éventuellement, par l’Etat ou les
collectivités locales,
- des subventions allouées par les établissements ou organismes
publics ou privés,
- du produit des prestations de services et travaux d’études, de
recherche et d’expertises réalisées par le Conservatoire,
- des subventions des organisations internationales,
- des dons et legs,
- de l’excédent éventuel de l’exercice précédent,
- des revenus éventuels des domaines (concession de plages,
parking…;
- du fonds du littoral
- de toute autre recette découlant des activités en rapport avec
son objet.
Article 40
Les dépenses du Conservatoire comprennent :
- les dépenses de fonctionnement,
- les dépenses d’équipement,
- les dépenses d’investissements : acquisition de bien
immobiliers et grands travaux d’aménagement des sites
naturels protégés,
- les dépenses de gestion des sites naturels comportant les
subventions données aux gestionnaires des espaces naturels,
- toutes autres dépenses nécessaires à la réalisation de son
objet.
- 212 -
Chapitre 5
Dispositions finales
Article 41
La dissolution du Conservatoire et la dévolution de ses biens ne peuvent
être prononcées que par un texte de même nature.
Article 42
Le présent décret sera publié au journal officiel de la République
Algérienne Démocratique et Populaire.
Fait à Alger le …………….……….2003
Ahmed OUYAHIA
- 213 -