Recherche des pannes sur le
matériel électronique
1. Introduction :
Lorsqu'un appareil passe en maintenance pour remise en état il faut localiser
les défaut d'abord au niveau de ses sous-ensembles avant d'intervenir
localement au niveau des composants.
2. Méthodes :
De nombreuses méthodes existent pour mener à bien cette analyse ; avant de
les discuter, il est conseiller de retenir les ponts suivants :
Le manuel de maintenance utilisé pour une recherche de pannes doit
être parfaitement à jour, particulièrement en ce qui concerne les
performances de l'équipement.
On doit disposer de tous les moyens de test spécifiés par le manuel de
maintenance.
Le diagnostic de la panne ne souffre pas l'à-peu-près. La panne doit
être parfaitement définie avant toute opération qui risque rait d'être
inopérante. L'appareil en panne doit être testé méthodiquement,
fonction par fonction, et symptômes observés soigneusement notés.
Considérons par exemple un générateur de signal suspecté de présenter une
panne d'alimentation. avant de retirer le capot et de vérifier les circuits
d'alimentations
On vérifiera les fusibles secteur.
On contrôlera le câble d'alimentation.
On contrôlera les sorties signal sur toutes les gammes.
On notera tous les detailles. Le circuit électronique d'un équipement
quelconque peut être divisé en sous-ensembles fonctionnels. En traitant
un appareil comme ensembles de fonctions il est possible de
circonscrire le défaut à une fonction, et d'y trouver le ou les
composant(s) fautif(s). Les méthodes qui permette de reconnaître que
bloc fonctionnel est en pane sont les suivantes :
Test d'entrée à la sortie.
Test de sortie à l'entrée.
Test aléatoire.
Test par fractionnement.
Chacune de ces méthodes présente ses avantages et ses cas d'emploi
préférentiels.
3. L'approche aléatoire
Elle n'est pas utilisée que si l'on possède une certaine connaissance statique
de l'appareil en dépannage. par exemple si 60% d'appareils d'un même type
ont présenté la même panne, due à la défaillance d'une capacité
électrochimique, il est fort probable que la recherche des pannes ultérieures
commencera à priori par la vérification de la capacité électrolytique concernée.
4. L'approche systématique
Dans le cas des dépannages portant sur des matériels à l'unité, une approche
systématique est absolument nécessaire. Les méthode test d'entrée à la
sortie et de sortie à l'entrée sont deux exemple d'une telle approche. Elle
consiste à injecter un signal à l'entrée de l'appareil et de relever les réponses
en différant points de l'appareil en procédant avec l'entrée comme référence
vers la sortie ou en remontant de la sortie vers l'entrée, bloc par bloc, jusqu'à
localiser l'unité en panne. Cette méthode n'est applicable que dans le dans le
cas ou le nombre des blocs fonctionnels est relativement limité.
La méthode par FRACTIONNEMENT : est très efficace dans le cas
d'équipement comportant un grand nombre de blocs fonctionnels en série.
Considérants par exemple le cas du superhétérodyne apparaissant sur le
schéma de la figure 1.18. Il est possible de séparer les 8 blocs qui le
composant en deux groupes de 4, et de tester chacune de ses deux moitiés.
La moitié en panne peut elle-même être scindée en deux parties qui l'on teste
individuellement, et ainsi de suite.
Nous allons supposer que le démodulateur du superhétérodyne est en panne.
La séquence de teste serait la suivante :
a) On coupe l'ensemble en deux, on injecte un signale à l'entrée (1)
(Antenne) et on teste le signal de sortie en (4) (fréquence intermédiaire) :
sortie correcte. La panne se situe dans les blocs (5) à (8).
b) On divise l'ensemble (5) - (8) en deux parties, en testant la sortie de
blocs (6). Le signal d'entrée restant appliqué en (1) : pas de signal de sortie.
c) On teste la sortie de blocs (5),qui est correcte ; la panne réside donc
dans la démodulateur (6).
Du fait que cet ensemble comporte 8 blocs fonctionnels, il suffit de 3 tests
pour identifier les blocs en panne (2³ = 8) ; 4 testes auraient été nécessaires
avec la méthode du fractionnement est avantageuse quand le nombre de
composants ou de blocs fonctionnels en série est très important : connecteur
ou filaments de tube électronique. Cette méthode suppose néanmoins :
a) Que tous les composants présentant la même fiabilité ;
b) Qu'il est possible de faire une mesure significative au point de coupure ;
c) Que les contrôles demandant à peu près la même durée et son d'égale
difficulté ;
Ces conditions ne sont pas toujours rassemblées, et l'on devra adapter la
méthode au problème rencontré.
La méthode par fractionnement peut deviner compliquée :
a) Du fait que l'on est présence d'un nombre impair de blocs fonctionnels ;
b) A cause de la divergence entre deux blocs (1 entrée, plusieurs sorties) ;
c) A cause de la convergence (plusieurs entrées, 1 sortie) ;
d) A cause des circuits de réaction (amplificateur ou oscillateur).
Le critère permettant de choisir une méthode plutôt qu'une autre reste bien sûr
le temps global passé à identifier la panne
5. Instruments de mesure et méthodes de
test :
5.1. Appareils de mesure :
Pour diagnostiquer un défaut, doits mesurer les tensions et
intensités à différents endroits du circuit en panne, ces endroits étant
judicieusement choisis. Quelques informations supplémentaires - élévation
anormale de température, forme d'un signal de sortie - permettront alors de
maîtriser la panne.
L'outil essentiel pour le diagnostic est un bon multimètre. Celui-ci doit
présenter une résistance minimum de 20 000 Ω pour volt. Cette résistance
interne est un paramètre important ; une résistance interne trop faible conduit
à deux résultats erronés, car le voltmètre ajoute en parallèle une charge
résistive sur le circuit mesuré. Si ce dernier présente une résistance très
élevée, on doit prendre des précautions lors de l'interprétation de la mesure.
Considérons par exemple le diviseur résistif représenté ci-dessous la
tension aux bornes de R2 devrait être de 13,3 V. Si l'on mesure cette tension
avec un voltmètre à 20 KΩ par volt, sur la gamme 10 V, on obtient une lecture
de 10 V environ. Si l'on choisit une gamme de moindre sensibilité, le courant
prélevé est moins important et une lecture plus proche de la vérité peut être
obtenue. On choisira toujours le calibre le plus fort lorsqu'on fait des mesures
sur des circuits présentant une résistance élevée.
Diviseur résistif
On peut utiliser à la place de multimètre à galvanomètre à cadre mobile un
multimètre digital portatif. Un affichage à plusieurs digits donne la valeur ((en
clair)) du paramètre mesuré (E, I, V). La précision de ces appareils est définie
par le nombre de digits affichés. Leur résistance d'entrée est de l'ordre de
10Ω, ce que signifie que la mesure ne perturbe pratiquement pas le circuit
testé.
Ce genre d'appareil devrait bientôt l emporter sur le multimètre à cadre mobile
mais, pour ce qui nous concerne, les mesures lues ci-après ont été faites
moyen d'un multimètre conventionnel à aiguille, courant sur le marché.