Thermique du bâtiment L2 GMEN
Exemple : En utilisant le diagramme psychrométrique (diagramme de l’air humide) , les
caractéristiques physiques de l’air humide pour le point A sont :
L’humidité relative (l’hygrométrie) ϕ est de 40%
L’humidité absolue y( notée aussi w ou r ) est de 7,3 g/kg d’air sec
La température sèche ts est de 23,2°C
La température humide th est de 15°C
La température de rosée tr est de 9°C
L’enthalpie de l’air h est de 42,9 kJ/kg d’air sec
Le volume spécifique Vs est de 0,85 m3/kg d’air sec
III. Les apports internes : AI
Ce sont les apports calorifiques qui se dégagent par le métabolisme des occupants, par les
appareils électriques et par l’éclairage
1. Apport de chaleur par les occupants
Il est donné en fonction de la température intérieure et du degré d’activité des occupants.
On distingue deux sortes d’apport de chaleur par les occupants :
Apport de chaleur sensible par les occupants: il est du à l’échange par convection et
rayonnement du corps et le milieu ambiant et l’échange par conduction entre le corps
et une surface (sol, chaise…).
Aocs = N × CS (Watt)
Apport de chaleur latente par les occupants : production de vapeur d'eau par
respiration et transpiration
AocL = N × CL (Watt)
Avec :
N = nombre d’occupants
CS = chaleur sensible par occupant (W) ; (tableau 2)
CL = chaleur latente par occupant (W) ; (tableau 2)
Chapitre 2 : Bilan thermique d’un bâtiment 8
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Tableau 2: Chaleur dégagée par une personne
2-Apport de chaleur du aux appareils électriques
Tous les appareils électriques dégagent au cours de leurs fonctionnements de la chaleur. La
plupart de ces appareils constituent à la fois une source de chaleur latente et sensible.
Le tableau 3 donne les apports de chaleur par les machines et appareillages (Aapp.). Les
valeurs de ces tables ont été déterminées d’après les indications de divers fabricants.
On doit minorer les apports de ces machines et appareillages (par un coefficient de
pondération) en fonction de leurs durées de fonctionnement.
Chapitre 2 : Bilan thermique d’un bâtiment 9
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Tableau 3 : Apport de chaleur par les appareils électriques
3- Apport de chaleur par l’éclairage
Il constitue une source de chaleur sensible et dépend du type de lampe :
Lampe fluorescente
Aecl. = 1,25 N ×P (W)
Lampe incandescente
Aecl. = N ×P (W)
Avec P : puissance de la lampe (W)
N : nombre de lampes
Chapitre 2 : Bilan thermique d’un bâtiment 10
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Dans le cas de la lampe fluorescente, les 25% supplémentaires représentent la chaleur
dégagée par le ballast électromagnétique (inductance).
IRq : L’apport par éclairage peut être calculer pour une puissance de 15 W/ m² du surface du
plancher
IV. Les apports externes : apport solaire à travers les murs et les
vitrages : As
Le rayonnement solaire constitue une source de chaleur très importante au cours de la journée,
son influence est beaucoup plus remarquable dans le cas d’un vitrage que dans le cas d’un
mur.
Le calcul de ce gain se fait simultanément pour toutes les surfaces de différentes orientations
et pour chaque heure solaire. La valeur retenue est la valeur maximale calculée.
1. Apport de chaleur par rayonnement solaire à travers les murs : Asm
L’apport de chaleur par rayonnement solaire traversant le mur est :
Asm = α . F . S . Rm (Watt)
avec:
α = coefficient d’absorption de la paroi recevant le rayonnement (tableau 4)
F = facteur de rayonnement solaire (tableau 5)
S = surface des parois en m²
Rm = rayonnement solaire sur la surface du mur en W/m² (tableau 6, colonne m)
La valeur du rayonnement solaire «Rm» sur un mur dépend :
- de la latitude sous laquelle le local se trouve, (en Tunisie latitude moyenne est 35 °)
- de l’orientation du local, (figure 1)
- de l’heure solaire pour laquelle le calcul sera effectué (tableau 7)
Chapitre 2 : Bilan thermique d’un bâtiment 11
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Tableau 4 : Coefficient d’absorption pour murs, toit et fenêtres
Tableau 5 : Facteur de rayonnement solaire
Le facteur de rayonnement «F» indique la part de chaleur absorbée par la surface et
transmise à travers le mur du local
Chapitre 2 : Bilan thermique d’un bâtiment 12
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Tableau 6 : Rayonnement solaire sur la surface du mur (colonne m)
et sur les vitrages (colonne v) en W/m2
Avec :
h : heure solaire
2
m : Rayonnement solaire surr les mur (W /m )
2
v : Rayonnement solaire surr les vitrages (W /m )
Figure1 : Types d’orientation des locaux
Chapitre 2 : Bilan thermique d’un bâtiment 13
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Tableau 7 : heureoùlerayonnementsolaireestmaximalselonl'orientationdulocal
Le bilan thermique sera effectué à l’heure où lerayonnementsolaireestmaximal. Cette
heure sera déterminée à partir du tableau précèdent en fonction de l’exposition des parois du
local étudié.
2- Apport de chaleur par rayonnement solaire sur les vitrages ASv
La quantité de chaleur traversant le vitrage est donnée par :
ASv = α . g . S . Rv (W)
• α = coefficient d’absorption du vitrage (tableau 4)
• g = facteur de réduction (tableau 8), il est fonction du mode de protection de la fenêtre
contre le rayonnement solaire
• S = surface vitrée (m²)
• Rv = intensité du rayonnement solaire sur les vitrages W/m² ; elle est définie de la même
manière que Rm (tableau 6 dans la colonne v).
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Tableau 8 : Facteur de réduction « g » pour fenêtres protégées
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