Chapitre 1
I. INTRODUCTION :
Mon stage de fin d’études est réalisé au sein de SagemCom Tunisie, spécialisée dans
le domaine de l’électronique, ce projet s’inscrit principalement dans l’amélioration continue
de l’unité de fabrication TME de cette entreprise.
Ce chapitre s’intéresse à la présentation de SagemCom, ses différentes unités de
fabrication, ses services, le processus de fabrication ainsi que les produits issus. Ensuite, nous
présentons le cadre du projet.
II. Présentation de l’entreprise
Ce projet a été réalisé au sein d’une filiale du groupe Sagem : Sagemcom Ben Arous
– Borj ghorbel (figure Ⅰ.1). Ce dernier est un groupe européen de premier plan sur le
marché des terminaux communicants, créé à Paris en 1925 par Marcel Môme. En 2008,
Sagem Communications est né d’où provient l’appellation "Sagemcom". Cette entreprise
concentre son expertise en matière de solutions de télécommunication et d’énergie permettant
la fourniture de systèmes connectés personnalisés pour les services publics, les opérateurs de
télécommunications et des opérateurs de services dans le monde entier.
Figure 1 : local du SAGEMCOM Ben Arous - borj ghorbel
1. Les différents services de la société
a) Le service Méthode/Process
Il est chargé de la proposition d'axes d’amélioration de la qualité, de la productivité,
ainsi que l'optimisation de l'exploitation des moyens de production.
b) Le service Logistique
Il gère les besoins de l'entreprise en matières premières et en production. Il assure
également des actions externes avec les clients, les fournisseurs et la douane : import et
export.
c) Le service Financier
Ce service englobe le contrôle de gestion, la comptabilité et l’informatique. Il représente le
correspondant SAP à SAGEMCOM.
d) Le service Achats
Assure les achats de production ainsi que les divers besoins des services de l'entreprise.
e) Le service Industrialisation
Il a pour mission d'assurer le passage de la phase prototype à la phase mise en production
2. Les filiales de Sagemcom
Sagemcom dispose d’un siège social en France et de nombreuses filiales en Europe, Afrique,
Amérique du Nord, Amérique du Sud, Asie et Océanie. (figure Ⅰ.2 ) .
Figure 2: Les filiales de Sagemcom dans le monde
Le chiffre d’affaires total de ces filiales s’élève à 2,1 milliards d’euros. L’effectif de
5 500 personnes est réparti dans plus de 50 pays. Sagemcom est rentable depuis sa création
en 2008 et 31% de ses employés sont actionnaires. Elle conçoit, fabrique et expédie plus de
40 millions de terminaux dans le monde chaque année. Sagem est créée en Tunisie en
décembre 2002. C’est une Société SARL, elle est totalement exportatrice et non résidente.
Elle est implantée dans la banlieue Sud de Tunis (Ben Arous). Parmi les filiales énumérées
dans la figure ci-dessus, nous trouvons STC(so.tun.com) notre organisme d’accueil.
3. Les unités de fabrication de Sagemcom :
Cette entreprise fabrique une large gamme de produits en grandes et moyennes séries. Les
Unités de Fabrication (UF) au sein de cette entreprise assurent la réalisation du programme de
production en termes de qualité, coûts et délais. Sagemcom compte actuellement quatre
unités de fabrication (figure Ⅰ.3).
UF Décodeurs
UF Compteurs (Terminaux Énergétique)
UF Terminaux Hauts débit
UF Fast et PLT
FigureⅠ.3 : les produits de SAGEMCOM.
4. Processus de fabrication
Le processus de fabrication est réparti sur deux zones : Une zone des Composants Montés en
Surface CMS et une zone intégration.
La zone CMS est conçue dans le but de monter les composants sur la surface du Cuivre
Imprimée et Usinée (CIU) d'où l'obtention du Cuivre Imprimé Equipé (CIE). Ensuite,
l'assemblage, l'emballage et la palettisation des produits finis s'effectuent dans la zone
intégration ci-dessous.
Figure 1.6 : Processus de fabrication.
a) Étape d’Intégration
Cette étape consiste à intégrer manuellement tous les constituants (composants manuels,
coques plastiques etc..) permettant de finaliser le produit (carte électronique ou produit fini).
Elle peut aussi s’accompagner d’une personnalisation propre au client (logiciel client,
emballage, livrets d’utilisation etc.)
b) Étape test des cartes électroniques et de produit fini
L’objectif de cette étape est de contrôler et maîtriser la qualité des produits fabriqués par
deux grandes phases de test :
Phase Test in-situ
Ce test est réalisé sur les cartes électroniques et permet de contrôler la valeur, la présence et
le sens des composants posés lors des phases précédentes. Les moyens de test in-situ sont
variés et permettent de répondre aux exigences clients.
Le test in situ permet de :
Tester les circuits ouverts et le court-circuit ;
Vérifier que les bons composants sont aux bonnes places ;
Contrôler les valeurs des composants passifs (résistances,
condensateurs, etc…) ;
Vérifier le bon fonctionnement des circuits intégrés numériques. Si un
composant est défectueux, il est immédiatement localisé.
Phase test fonctionnel et sécurité
Ce test est réalisé sur le produit fini (intégré). Il permet de simuler le fonctionnement du
produit dans les conditions d’utilisation prévues.
La plupart des lignes de production du parc énergie est constituée par les machines de test qui
sont présentés dans la figure Ⅰ.4 afin d’assurer le bon fonctionnement des produits avant
l’emballage et l’export.
figure Ⅰ.4
ü Test vision : c’est le premier test qui consiste à réaliser des inspections d’écran LCD
du produit via d’une caméra installée dans la machine afin de vérifier l’état des
différents patterns et le défilement des menus de l’afficheur du produit.
ü Test diélectrique : dans ce test, on vérifie la rigidité du compteur en lui imposant une
haute tension ainsi que l’isolation entre les deux cartes d’alimentation et d’option en
calculant le courant de fuite.
ü Test fonctionnel : ce test est réservé pour la vérification du bon fonctionnement des
options (relais, USB, etc.) ainsi que des différents composants des compteurs (bouton
poussoir, etc.).
ü Test calibration : au cours de ce test, on réalise le calibrage des compteurs fabriqués
en effectuant un réglage sur leurs paramètres, puis en calculant les erreurs de
calibration sur lesquelles le compteur sera déclaré comme bon ou mauvais selon des
intervalles de tolérances bien définis.
ü Poste laser : dans ce poste, les informations de la mémoire du compteur (numéro de
série, date, heure, etc.) sont imprimées sur le couvercle.
ü Test final : Le contrôle final permet de vérifier visuellement que les compteurs du lot
appartiennent au même type, que leurs marquages spécifiés sont corrects et que leurs
boitiers sont hermétiquement fermés et ne montrent aucun signe de dommage.
III. Etude de l’existant :
Notre projet s’est déroulé au sein de l’UF compteurs. Cette unité de
fabrication réalise des compteurs électroniques pour le compte de
l’Électricité de France (EDF) et la Société Tunisienne d’Électricité et de Gaz
(STEG)
1. Les compteurs électriques de Sagem
Les compteurs électriques sont des appareils pour mesurer l’énergie
électrique consommée dans un endroit. Cette énergie est mesurée en
kilowatt heure (kWh) calculée en fonction du temps et de la puissance
instantanée. Cette énergie sert à facturer la consommation d’énergie de
chaque foyer. Cette consommation dépend de la puissance des appareils
utilisés et du temps pendant lequel ils sont utilisés. Le compteur renseigne
alors sur les différents tarifs souscrits (heures creuses / heures pleines), sur la
puissance absorbée, la puissance disponible et sur la puissance instantanée,
sur les intensités par phase et sur l’intensité maximale atteinte. Cependant le
pôle énergie de Sagemcom présente une diversité de produits du compteur.
Un exemple d’un compteur de Sagem X16 sur lequel nous allons travailler
est représenté par la figure Ⅰ. 2 :
Les différents composants du compteur de Sagemcom sont illustrés dans le tableau
suivant :
Tableau Ⅰ. 1 : Les composants d’un compteur électrique
R Désignation Fonction
E
F
1 Led CPL Effectuer la télérelève
2 Led MTR Vérifier le fonctionnement correct des mesures résultant du
compteur
Electrique
3 Bouton Manipuler les affichages : date, temps etc …
4 Flag Permet la communication avec le protocole CEI 62056-21 entre
différents types de compteurs d’électricité et un dispositif de
lecture qui possède un
port RS-232.
5 Port Sert à lire et à partager les informations
6 Breakers Sert à alimenter le compteur
7 LCD ……………………..
2. Machine vision
Un ensemble de tests prennent lieu afin de s’assurer du bon fonctionnement
des compteurs électriques avant l’emballage et l’export.
Les postes de vision alors ont pour but l’inspection des aspects visuels des
compteurs électriques dans le but de vérifier la conformité des produits,
détecter et déterminer les anomalies du produit si elles existent.
Les postes sont conçus par Sagemcom pour tester les différents modèles des
compteurs électriques (T210/T211/S210/S211).
La figure Ⅰ.6 présente un exemple de poste de vision :
Figure Ⅰ. 5 : exemple d'un poste de vision
Le poste est devisé en deux parties : une partie bas de la baie qui contient les
instruments et une partie haute de la baie qui est destiné pour le posage des
compteurs à tester.
Ce poste consiste en une machine de test automatique. Elle se base sur le
logiciel Vision Builder pour l’automatisation de l’inspection et LabVIEW
pour gérer les instruments et testStand pour les ordonnées.
3. Outils soft utilisés
a) VISION BUILDER :
b) LabVIEW :
définition de « LabVIEW »
LabVIEW (Laboratory Virtual Instrument Engineering Workbench) ou instrument
virtuel (VI), conçu pour les ingénieurs et les scientifiques désireux de développer des
applications de test, de contrôle et de mesurer pour l’automatisme industriel.
L’exécution d’un code sous LabVIEW est donnée par une architecture graphique.
Un VI se compose d’une interface utilisateur graphique nommée face avant qui
comporte tous types des indicateurs, des bottons, des courbes… etc., et une interface
d’arrière appelé diagramme qui intègre le code graphique (figure..). En effet, le
diagramme comporte des structures de contrôle par exemple ; boucles, conditions,…
etc. Aussi des fonctions pour faire des opérations identiques à un langage textuel
classique, Le VI a une structure hiérarchique et modulaire qui nous offre le choix de
l’utiliser soit comme un programme principal ou comme un sous programme a
l’intérieur du programme principale. Il devient alors un sous-VI, chaque icône de sous-
VI ,conçu , peut être personnalisée par un dessin représentant au plus prés sa fonction
Figure 3 : Structure d'un VI
Avantage de Labview
Le choix de l’outil de développement Labview était le fruit d’une comparaison avec
d’autres logiciels. Parmi les++++ avantages de cet outil, on peut citer :
Simple à apprendre et à utiliser.
Garantir une fonctionnalité complète.
Labview augmente la productivité en faisant abstraction de la complexité de
bas niveau et l'intégration de toute la technologie dont vous avez besoin dans un seul
environnement unifié de développement, contrairement à toute autre solution à base de
texte.
Il est plus facile de visualiser et de mettre en œuvre toutes les technologies,
d'E./S., les modèles nécessaires pour un système.
LabVIEW intègre étroitement tout matériel avec une analyse approfondie et
des bibliothèques de traitement du signal, propose des informations des interfaces
graphiques personnalisées.
c) Teststand :
IV. Problématique
L’industrie électronique n’a pas cessé de se développer durant les dernières
décennies afin d’améliorer la qualité de leurs produits et conserver un
avantage concurrentiel sur le marché mondial. Dans ce cadre, «
SAGEMCOM » a fixé des objectifs pour le développement durable tout en
respectant les exigences de ces clients et des normes mondiales.
Dans les réseaux électriques actuels, pour limiter les risques d’avoir des
produits non conformes avec certaines anomalies, les postes de vision jouent
un rôle majeur dans le contrôle des compteurs.
Suite à une observation et étude de déroulement actuel de la phase de test,
nous avons calculé le nombre des unités testés non défaillants par rapport au
nombre des unités testées FPY (tableau Ⅰ.3).
Tableau Ⅰ. 3 : Calcul du FPY
D’après le tableau et l’étude faite, nous avons remarqué que :
- Nous avons constaté qu’il y a des défaillances au niveau de la
programmation au niveau de l’inspection engendrant ainsi des
résultats erronés comme illustré dans Le tableau (Ⅰ. 3).
- En plus le logiciel vision Builder prend l’image détecte par la caméra puis comparé
avec une seule image
- À la détection d’une anomalie, le technicien consulte l’image pour
localiser le défaut et dans ce cas les compteurs en défaut sont
retestées ce qui implique aussi une autre perte de temps.
- En plus le logiciel Vision Builder n’est pas open source et gourmand
en ressources (processeur et RAM). Pour développer une inspection
automatisée, Sagemcom a besoin d’acheter la licence qui coûte € 2
450,00.
V. Le cahier de charge et la solution proposée :
Afin d’optimiser la performance de la procédure de test, de réduire
les pertes de temps pour améliorer la cadence de production, nous avons
proposé au service test et industrialisation de SAGEMCOM un nouveau
processus de test automatisé basé sur Deep Learning et puis on va intégrer
avec LABVIEW et TesStand existante ni de la partie d’instrumentation
Vision Builder.
Cette solution va permettre de garantir une meilleure fiabilité et
d’augmenter les performances des postes de vision, une réduction du
temps d’intervention, ainsi qu’un gain en termes de coût en se passant
de Vision Builder dont la licence coute cher.
Ⅰ.3.4.1 Architecture générale de la solution proposée
L’architecture générale de la solution proposée, donnée par la figure Ⅰ.7, se
décompose en trois parties :
FigureⅠ. 6 : architecture générale de la solution proposée
Notre système peut se décomposer en 3 parties :
- La première partie qui représente la partie d’inspection visuelle
correspondante au test des deux Leds métrologique, CPL et le test de
l’afficheur LCD.
- La deuxième partie représente la partie d’affichage des informations
du test sur une interface graphique :
Si le test est bon pour les deux leds et l’afficheur donc le test du compteur est
« SUCCEED »
Sinon le test est « FAILED ».
- La troisième partie représente la génération d’un rapport contenant
toutes les informations du process du test.
Ⅰ.3.5.1 Besoins fonctionnelles
Le système devra assurer :
- L’acquisition et lancement du flux vidéo ;
- La commande du compteur : Allumer les Leds et afficher les pixels de
l’afficheur LCD ;
- Le test de couleur des Leds MTR et CPL ;
- La prédiction de l’état de l’afficheur ;
- L’affichage des données extraites dans une interface ;
- Un rapport à la fin du test spécifique au compteur étudié doit être
délivré contenant tous les détails du processus de test y compris le
défaut au cas d’un test erroné.
Ⅰ.3.5.2 Besoins non fonctionnelles
Les besoins non fonctionnels sont :
- La fiabilité : Probabilité d’erreur doit être la plus faible possible ;
- L’utilisabilité : Interface facile à utiliser, ergonomiques et adaptées à
l'utilisateur ;
- La maintenabilité : L’application doit identifier les erreurs ;
- L’efficacité : Le temps de réponse doit être faible ;
- La portabilité : L’application doit être exécutable sur n’importe quel
ordinateur ;
- L’extensibilité : pouvoir modifier ou ajouter des fonctionnalités.
Ⅰ.4 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté en premier lieu l’entreprise d'accueil
Sagemcom. Nous avons aussi présenté les compteurs électriques objet de
notre projet. Par la suite, nous avons étalé la problématique cernée suite à
une étude de l’existant et nous avons préciser une description brève de la
solution proposée. Dans le chapitre suivant, nous allons procéder à la
spécification des besoins matériels et logiciels.