213 RDM Cours
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Une poutre est un solide engendré par une surface plane (Σ) dont le centre G décrit une
courbe plane appelée ligne moyenne
- La ligne moyenne est droite ou son rayon de courbure est grand par rapport aux
dimensions de la section.
- La section droite (Σ) de centre de surface G est constante ou varie
progressivement.
- La poutre a une grande longueur par rapport aux dimensions de la section.
- Les points disposés de façon identique sur les sections droites constituent des
lignes appelées fibres.
- La ligne moyenne est aussi appelée fibre neutre.
- Le programme nous limite aux poutres droites (la section ne varie pas) présentant
un plan de symétrie contenant la ligne moyenne
1.1.2. Repérage associé à la poutre
I ( Σ )( O,yG ) = ∫ z 2 ds
Σ
G
( )
Le moment quadratique I ( Σ )( O,zG ) de la surface plane (Σ) par rapport à l’axe O, z est
défini par la relation :
I ( Σ )( O,zG ) = ∫ y 2 ds
Σ
I ( Σ ) O = ∫ ( y 2 + z 2 ) ds
Σ
I ( Σ )( O,y,z ) ∫ yzds
G G =
Σ
G G
( ) ( )
Si O, y et O, z sont orthogonaux et si l’un des deux est axe de symétrie de (Σ) alors
I ( Σ )( O,y,z
G G = 0.
)
2.2.4. Théorème de Huygens
JJJJG G G
Soit un point M ∈ ( Σ ) tel que MG = d y y + d z z
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z
(Σ)
G
ZG
dz M
ZM
O YG YM y
dy
I ( Σ )(M,y)
G = I (Σ) G + S.d
(G,y) z
2
Surface annulaire
π ( D4 − d 4 )
IGz =
64
π ( D4 − d 4 )
IGy =
64
π ( D − d4 )
4
IG =
32
IGyz = 0
2.3. Exercice
2.3.1. Profil en I
Calculer IGy, IGz, IGxy, IG ainsi que Ioy, Ioz, Ioxy, Io pour la section ci-dessous.
z b
G
h
e
A x
3. Déformations
3.1. Torseur des petits déplacements des points d’une section droite
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JJJJG
θ(x)
{δ(x)} = JJJJJG
G U(x)
3.2. Torseur des déformations des points d’une section droite
3.2.1. Définition
La petite déformation linéaire, pour une direction donnée, représente la limite du rapport
du vecteur associé à la variation de la distance entre deux points et de la distance initiale
entre ces deux points lorsque celle-ci tend vers 0.
3.2.2. Variation de distance entre deux points P0 et P1
Décomposons le déplacement d’une section en deux déplacements : l’un du à la
déformation de la partie « gauche » de la poutre.
Déplacement intermédiaire de P1 :
L’élément de poutre compris entre les deux sections contenant respectivement P0 et P1
n’est pas déformé on peut donc écrire :
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La section (Σ), de centre G et d’abscisse x, établit une coupure fictive en x sur la poutre
S:
- La partie S1 (ou S-) est l’ensemble des points de (S) dont l’abscisse appartient au
domaine [0,x].
- La partie S2 (ou S+) est l’ensemble des points de (S) dont l’abscisse appartient au
domaine ]x,L].
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{F } + { F
S→S1 S2 →S1 } = {0}
On appelle {FS2→S1} le torseur des efforts de cohésion et on le note généralement
N x (x) Mt x (x)
JJJJJG JJJJJJJJG
{Tcoh (x)} =
G
{ }
R(x) M G ( x ) = Ty (x) Mf y (x)
T (x) Mf (x) G G G
G z z ( x ,y,z )
On appelle :
- Nx(x) : effort normal
G
- TY(x) : effort tranchant suivant y
G
- Tz(x) : effort tranchant suivant z
- Mtx(x) : moment de torsion
G
- Mfy(x) : moment fléchissant suivant y
G
- Mfz(x) : moment fléchissant suivant z
Remarque :
D’après la relation précédente :
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y
F1
F2
F3
G x
S1 S2
F6
F5
F4
x
5. Lois de comportement
On rappelle que les matériaux doivent répondre aux hypothèses suivantes :
Les matériaux sont continus, homogènes et isotropes :
- Continus : les discontinuités microscopiques dues à la nature des matériaux de
construction (grains, mailles…) sont négligées.
- Homogènes : la constitution est la même en chaque point.
- Isotropes : leurs propriétés physiques sont les mêmes dans toutes les directions.
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F F
So So
Rm B Rm B
Rp0,2 A
A C
Re C
1 2
∆L ∆L
Lo Lo
O O
0,2%
On peut distinguer 3 phases de déformation :
- De O à A : c’est la phase élastique, où la déformation est réversible et
proportionnelle à l’effort.
- De A à B : la déformation permanente et homogène est appelée déformation
plastique. Le matériau s’écrouit. La déformation n’est pas réversible.
- De B à C : la déformation n’est plus homogène, elle se produit sur une petite
partie de l’éprouvette, on appelle ce phénomène la striction. La rupture se produit
en C.
5.1.2. Caractéristiques du matériau
Conventionnellement, on représente le diagramme avec en abscisse l’allongement relatif
∆L F
et en ordonnée la contrainte ramenée à la section initiale .
Lo So
On déduit de ce diagramme :
- la limite d’élasticité :
Fe
Re = pour les matériaux de type 1
So
Fp
Rp 0,2 = 0,2 pour les matériaux de type 2. On l’obtient en traçant une
So
droite // à la partie linéaire de la zone de déformation élastique. Cette
droite passe par un allongement 0,2%.
Fm
- La résistance maximale à la traction : Rm =
So
Lu − Lo
- L’allongement après rupture : A% = 100
Lo
5.1.3. Déformation élastique et module d’élasticité
Dans la zone OA, il y a proportionnalité entre la charge et la déformation.
∆L
Loi de Hooke : σ xx = E.e = E.ε x = E.
Lo
E = module d’élasticité longitudinale = module d’Young
EAcier ≈ 200 000 Mpa EFontes ≈ 60 000 à 190 000 Mpa
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b bo
∆L
b − bo ∆b
=
bo bo
∆b ∆L
=ν
bo Lo
Pour les aciers, ν ≈ 0,3
So So
∆y
γ
∆x -F
Fy ∆y
Loi de Hooke en cisaillement : σ xy = =G = G.γ = G.ε y
So ∆x
G = module d’élasticité transversal
GAcier ≈ 80000 Mpa GFonter ≈ 40000 Mpa GAllLeg ≈ 32000 Mpa
τ = contrainte de cisaillement en MPa
∆y
γ=
∆x
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de la même façon :
Fz ∆z
σxz = =G = G.εz
So ∆x
5.3. Relation entre E, G et ν
E
G=
2 (1 + ν )
Rappel (§3.2.3) :
du dθ dθ dv dθ dw dθ
ε Mx = + z y − y z ; ε My = − z x − θz ; ε Mz = + y x + θy
dx dx dx dx dx dx dx
5.4.2. Relations entre les éléments du torseur de cohésion et les déformations
Effort normal suivant x :
N x (x) = ∫ σ xx ds = ∫ E.ε Mx .ds (loi de Hooke)
M∈Σ Σ
du dθ y dθ
= ∫
M∈Σ
E
dx
+ z
dx
− y z .ds
dx
du dθ dθ
= E.S + E y ∫ [Link] − E z ∫ [Link]
dx dx Σ dx Σ
G G G
∫M∈Σ
[Link] = 0 (S.Y G =∫
M∈Σ
(
[Link] or YG =0 dans la base G x, y, z ))
G G G
∫M∈Σ
[Link] = 0 (S.Z G = ∫ [Link] or ZG =0 dans la base G x, y, z
M∈Σ
( ))
Car ce sont des moments statiques par rapport à des axes passant par G
Donc
du
Nx (x) = E.S
dx
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dv dθ
=∫ G. − z x − θz .ds
M∈Σ
dx dx
dv dθ
= G S − G x ∫ zds − G.θz .S
dx dx M∈Σ
dv
= G S − G.θz .S
dx
dv
Ty (x) = GS − θz
dx
Effort tranchant suivant z :
dw
Tz (x) = GS + θy
dx
Moment de torsion suivant x :
Mt x (x) = ∫ (yσ xz − z.σ xy )ds
M∈Σ
dw dθ dv dθ
=∫ y.G. + y x + θ y − z.G. − z x − θz ds
M∈Σ
dx dx dx dx
dθ
= G x ∫ ( y 2 + z 2 ) ds
dx M∈Σ
dθ
= G x I ( Σ )G
dx
dθ
Mt x (x) = G x I ( Σ )G
dx
Moment de flexion suivant y :
Mf y (x) = ∫ z.σ xx ds
M∈Σ
du dθ dθ
=∫ z.E. + z y − y z .ds
M∈Σ
dx dx dx
du dθ y dθ
= E. ∫ [Link] + E ∫ z 2 .ds − E z ∫ [Link]
dx M∈Σ dx M∈Σ dx M∈Σ
∫M∈Σ
[Link] = 0 car c'est le moment produit par rapport à des axes orthogonaux passant
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du dθ dθ
= −∫ y.E. + z y − y z .ds
M∈Σ
dx dx dx
du dθ dθ
= − E. ∫ [Link] − E y ∫ [Link] + E z ∫ y 2 .ds
dx M∈Σ dx M∈Σ dx M∈Σ
∫M∈Σ
[Link] = 0 car c'est le moment produit par rapport à des axes orthogonaux passant
6. Sollicitations simples
6.1. Traction ou compression pure
6.1.1. Définition
La poutre est soumise à de la traction pure si, pour x ∈ [0, L], le torseur des efforts de
cohésion est de la forme :
N(x) 0
{Tcoh (x)} = 0 0
0 0
G
Exemple :
y
-F S1 S2
A B F x
G
x
L
σ = cste
x
Cette relation n’est valable que si la longueur de la poutre est supérieure à 4 fois sa plus
grande dimension transversale.
6.1.4. Conditions réelles
• La poutre :
- Les matériaux ne sont pas rigoureusement homogènes et isotropes.
- Les surfaces extérieures ne sont pas parfaitement polies. En conséquence, toute
strie ou fissure même faible modifie la répartition de contrainte et diminue la
résistance maximale.
- La section de la poutre n’est
pas toujours constante et en cas
de variation brusque, la poutre
est en dehors des hypothèses
données au débute de ce
chapitre les contraintes ne sont
plus uniformes et devienne très
importante au niveau de la
variation de section. On parle
de concentration de contrainte.
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• Les charges
- L’hypothèse de Barré Saint Venant n’est pas vérifiée dans les zones
« d’accrochage » des poutres .
- Les charges ne sont pas toujours parfaitement connues
Cœfficients de sécurité :
L’ensemble de ces considérations conduit pour appliquer les formules à utiliser des
coefficients de sécurité qui peuvent aller de 1 à 5 pour les matériaux et des coefficients
de sécurité sur les charges qui dépendent du domaine d’utilisation (aviation, automobile,
agriculture, …)
-C S1 S2
A G B C x
x
L
6.2.2. Déformation
Rappel (§5.2.2) :
dθ
Mt x (x) = G x I ( Σ )G
dx
dθx Mt x (x )
=
⇒ dx G.I ( Σ )G
6.2.3. Contrainte :
Rappels (§5.1.5) (loi de Hooke en cisaillement) :
dv dθx
σ xy = G.ε y σ xy = G.ε y = G dx − z dx − θz
⇒
σ xz = G.ε z σ = G.ε = G dw + y dθx + θ
xz z y
dx dx
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G y
τ = τ = σ 2xy + σ 2xz
2
Mt (x) Mt x (x)
2
M
= − z. x +
y τ
I ( Σ )G I ( Σ )G σxy
Mt x (x) 2 Mt x (x) z
= z + y2 = .r
I ( Σ )G I ( Σ )G σxz G
Mt x (x) Mt x (x)
τ= .r =
I ( Σ )G I ( Σ )G
r
Concentration de contrainte :
Exemple :
y Charges ponctuelles
ou concentrées Charge répartie
Appui Appui
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6.3.2. Déformations
Rappel (§5.2.2) :
dv
Ty (x) = GS dx − θz
Mf (x) = E.I ( Σ ) G dθz
z ( G,z ) dx
dv Ty (x)
= θz + (1)
dx GS
⇒ dθ Mf z (x)
z = (2)
dx E.I ( Σ )( G,zG )
1 dTy(x)
L’expérience montre que l’influence de l’effort tranchant est négligeable
G.S dx
dans la recherche de l’équation de la déformée en flexion simple.
Donc :
d2v Mf z (x)
=
dx 2 E.I ( Σ )( G,zG )
Mf z (x)
ε Mx = − y
E.I ( Σ )( G,zG )
Mf z (x) Mf y (x)
σ xx = − σ xx = +
I ( Σ )( G,zG ) I ( Σ )( G,yG )
y z
Contrainte due à l’effort tranchant :
Rappel (§ 5.2.2) :
dv
Ty (x) = GS − θz
dx
dv dθ
ε My = − z x − θz
dx dx
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dθx
Flexion simple ⇒ =0
dx
dv
σ xy = G.ε My (x) = G − θz
dx
dv S T (x)
σ xy = G − θz = y
dx S S
Ty (x)
σ xy =
S
6.3.4. Répartition de contrainte due au moment fléchissant
y
σxx max σxx
M Mf z (x) Mf z (x)
σMxx σ xx = = y max
y
max
I ( Σ )( G,zG ) I ( Σ )( G,zG )
y max
G x
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