ESAT Treillis TP N°4
Atelier de Résistance des matériaux et structures
(Génie Aéronautique)
TP N°4 Structures en treillis
Groupe N ° : ……………… Classe : …………..
N° Nom et Prénom Signature
1
Date : …………………
Enseignants : A. Karoui N. Ben Jaber R. Massaoud
Observations
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Introduction
On appelle systèmes réticulés ou encore systèmes articulés ou à treillis, des systèmes composés
de barres rectilignes assemblées entre elles par leurs extrémités au moyen d’articulations ; elles
sont les nœuds du système.
Les systèmes réticulés peuvent être tridimensionnels ou plans ; notre étude se limitera à ces
derniers. Le système étudié admet un plan de symétrie qui est également le plan d’action des
forces extérieures ; les axes d’articulation sont perpendiculaires à ce plan.
Le poids propre des barres est négligé. Les charges extérieures seront généralement appliquées
aux nœuds ; dans ce cas les barres sont tendues ou comprimées.
Objectifs du TP
• Evaluer les efforts dans une structure réticulée par différentes méthodes (expérience, calcul
théorique et approximation numérique par un logiciel d’éléments finis).
• Déterminer les déformations relatives et les états de contraintes dans des structures souvent
utilisées dans l’aéronautique (fuselage, nervures …).
• Vérification du principe de superposition sur une telle structure.
• Confrontation et comparaison des trois méthodes d’estimation de la déformation.
Matériels
- Banc d’essai des structures en treillis TecQuipement STR8 (figure 1),
- Pied à coulisse,
- Clé Allen (6mm).
Description
Le module d’étude de structures triangulées STR8 permet de construire plusieurs treillis
triangulés avec des angles de 30°, 45° ou 60°. Chaque élément du treillis possède un capteur de
force collé à sa surface. Pour connecter les différents éléments et créer les articulations, des
pièces spéciales qui seront serrées manuellement avec une vis et un écrou (figure 2).
Une cellule de charge électronique sera utilisée pour appliquer un chargement aux différents
treillis construits. Cette cellule permet d’appliquer une charge sous un angle qui peut varier de ±
45° par rapport à sa position verticale. L’afficheur numérique des forces STR1A mesure
électroniquement et affiche la force appliquée à la structure pendant l’expérience.
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Figure 1 Banc d'essais des structures articulées
Les capteurs utilisés pour mesurer les forces dans les barres du treillis sont appelés des jauges de
déformation. La technique de l’extensométrie est très importante pout tout ingénieur d’étude des
structures et en mécanique et cet équipement donne l’opportunité de comprendre leur utilisation.
Les jauges de contraintes sont des capteurs dont la résistance électrique change quand le
matériau sur lequel elles sont collées, subit une déformation en traction ou en compression,
subissant elle-même la même déformation. Les changements de température, ainsi que d’autres
facteurs peuvent diminuer la précision des jauges de déformation. Pour compenser ces facteurs,
chaque élément du treillis est équipé de quatre jauges placées spécifiquement sur l’élément et
formant au final un pont de Wheatstone.
Un pont d’extensométrie permet l’affichage des déformations mesurées par les jauges.
L’affichage est en microdéformation. Avec la mesure de la déformation, de la section de
l’élément et du module de Young du matériau constituant l’élément, il est possible facilement de
convertir les déformations en efforts dans l’élément.
Le treillis est monté sur deux supports. Un des supports ne permet que le pivotement (support
articulé), alors que le second support permet le pivotement et une translation.
Figure 2 Système de montage des barres du treillis
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Montage
1- Construire le treillis à étudier en utilisant les barres et les éléments de liaison nécessaires.
Faites attention de bien associer les éléments de liaison. Sans outil, serrez la vis et l’écrou pour
chaque nœud autant que possible (ne jamais utiliser d’outil pour serrer les vis et les écrous
spécifiques pour ce type de liaison).
2- Le tableau 1 montre les longueurs de chacune des barres et leurs longueurs ‘effectives’ qui
sont plus longues de 28 mm (2 x 14 mm : la distance nécessaire pour l’articulation à chaque
extrémité des barres). Voir figure 3.
Numéro de la barre Longueur effective Longueur réelle
De 1 à 7 140 mm 112 mm
De 8 à 11 121 mm 93 mm
12 et 13 70 mm 42 mm
14 et 15 198 mm 170 mm
3- Réglez la position de la cellule de charge. Sans aucune charge appliquée à la cellule (la
goupille doit tourner librement dans la fourche), régler le zéro de la voie 1 avec le bouton placé
sur le devant de la cellule de charge.
4- Appliquez une pré-charge de 100N et refaire le zéro de la cellule de charge. En faisant
attention, appliquez alors une charge de 500N et vérifiez que le treillis est stable. Déchargez le
treillis.
Figure 3 Longueurs effectives et réelles des barres
Expérience
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La structure étudiée est un treillis de Warren (figure 4) qui est constituée de 7 barres de
longueurs réelles 112 mm (effectives 140 mm). La structure est simplement appuyée d’un côté et
articulée de l’autre côté. Elle est soumise à une force au milieu (voir le modèle rdm dans la
figure 4).
Figure 4 Montage et modèle rdm du treillis de Warren
Travail demandé
1- Analysez ce treillis, ensuite donnez le nombre d’inconnus et le nombre d’équations et dire de
quel type de treillis s’agit il ?
2- Faites l’expérience en appliquant un chargement par incrément de 100 N et remplissez le
tableau suivant par les valeurs des déformations mesurées pour chaque barre.
Micro-déformations ( µε )
Charge (N) AB BC CD BD DE EB AE
0
100
200
300
400
500
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3- Reproduire le schéma rdm du treillis en coloriant en rouge les barres en compressions et en
vert les barres en traction.
4- Tracer la courbe de la déformation en fonction de la charge pour la poutre AB. Que peut on
dire à propos du principe de superposition (vérifié ou non ? pourquoi ?)
5- A partir du tableau précédent, déduire la tension dans chaque barre pour le cas d’une charge
de 500 N.
En utilisant la méthode théorique à votre choix (méthode des coupures ou méthode des nœuds),
calculez la tension dans chaque barre et déduire les déformations pour le même cas de charge
(500 N).
On donne : le module de Young du matériau de la barre E = 210.103 MPa et le diamètre des
barres est 5.98 mm (à vérifier avec un pied à coulisse).
Les résultats sont à résumer dans le tableau suivant :
Barre Force expérimentale Force théorique
AB
BC
CD
BD
DE
EB
AE
Comparez les résultats théoriques et expérimentaux.
6- On se propose d’étudier le résultat par le logiciel de calcul par éléments finis RDM6
(Ossature) : Commencer par définir les points qui constituent les nœuds, ensuite les lier par des
segments qui vont constituer les barres. Définir la liaison entre les barres (articulation ou rotule
en 3D) et imposer les conditions aux limites : liaisons et charge (500N). N’oubliez pas de définir
le matériau et la section. Enfin, lancez un calcul statique et déduire :
- la déformée de la structure,
- les tensions dans les barres
Comparez les résultats avec ceux donnés par le tableau précédent.
Selon vous, la quelle des méthodes est la plus précise ? Pourquoi ?
6/6