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Optimisation réseau 4G LTE chez HUAWEI

Ce chapitre présente une introduction générale sur le réseau LTE. Il décrit l'architecture du réseau LTE, les différentes entités qui le composent ainsi que la pile protocolaire. Il explique également les techniques d'accès multiple utilisées comme l'OFDM et l'OFDMA. Enfin, il détaille la structure de la trame LTE.

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Optimisation réseau 4G LTE chez HUAWEI

Ce chapitre présente une introduction générale sur le réseau LTE. Il décrit l'architecture du réseau LTE, les différentes entités qui le composent ainsi que la pile protocolaire. Il explique également les techniques d'accès multiple utilisées comme l'OFDM et l'OFDMA. Enfin, il détaille la structure de la trame LTE.

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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR MINISTERE DE LA POSTE ET DES TECHNOLOGIES


ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE DDE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

INSTITUT NATIONAL DE LA POSTE ET DES TECHNOLOGIES DE L ’INFORMATION


ET DE LA COMMUNICATION

Domaine : Sciences et Technologies


Mémoire de Projet de Fin d’Études pour l’obtention du diplôme
de Master

Option : Les TIC et le Management


Thème
Optimisation d’un réseau 4G LTE
au sein de HUAWEI

Réalisé et présenté par Encadreur/Co- Encadreur


M. AMIAR Abderaouf M. SAHNOUN Ahmed
Melle. SAIDANI Maroua M. MAHMEL Cherif

Soutenu, le 19/06/2016, devant le jury composé de :

M. HAMOUDI Maître assistant A INPTIC Président


M. BOUAKACHE Maître assistant A INPTIC Examinateur
M. OUANANE Maître assistant A INPTIC Examinateur
M. SAHNOUN Ahmed Ingénieur HWAEUI Encadreur
Dr. MEHMEL Cherif Maître conférence INPTIC Co-encadreur

Année Universitaire : 2015-2016


Dédicaces

Je dédié ce travail
A mon cher père Mohammed, pour tes immenses sacrifices, ton courage et sur tout
ta patience et ta compréhension …

A ma chère mère Fahima pour l’affection, la tendresse et l’amour dont tu m’as


toujours entourée, pour le sacrifice et le dévouement dont tu as toujours fait
preuve, pour les encouragements sans limites que tu ne cesses de me manifester,
qui m’ont aidé poursuivre mes études et qui ont toujours été là pour moi …

A mes très chères sœurs Feriel et Amel.

A el-katkouta Anfel.

A mes grands-parents.

A mes oncles et à mes tantes.

A chaque cousin et cousine.

A mon binôme ainsi que toute sa famille.

A tous les étudiants de l’INPTIC, surtout la 4eme promotion (Les Indiens).

A mes très chers amis : Mohamed 31, Imad, Younes, Abdenour, Islem, Touri,
Oussama, Moussa, Sofiane, Nouri, Ramdan, Farida, Sara, Lydia, Rayane

A tous ceux que j’aime et qui m’aiment.

A vous.

AbderaoufGR
Dédicaces

Je dédie ce modeste travail en signe d’expression de tout mon affection et


de ma grande gratitude pour mes chers parents, Said et Akila, qui
M’ont donné existence, amour, tendresse, confiance, qui ont partagé avec
moi tous mes instants de joie et de tristesse, qui m’ont soutenue dans
toutes les circonstances de ma vie, qui m’ont toujours épaulé, aidé,
orienté vers les bons.

A mes frères NADIR, MALEK et OMAR

A ma sœur IMENE et son fiancé MAROUANE

A mes chers grands parents surtout ma charmante grande mère

A ma grande sœur Zahia ainsi que ses enfants et surtout, ma petite adorable
Rahaf.

A Mes adorables copines de l’INPTIC surtout SARA, SOUMIA, YASMINE


WASSILA

Mes chers meilleurs amis de l‟INPTIC surtout la promotion de M2.


Mon binôme Abdraouf ainsi que toute sa famille.
Mon cher voisin Mohamed ainsi que toute sa famille

A mes collègues MOH, SOUFIANE, MOUSSA, RAYANE et LYDYA, qui ont su


m’encourager, m’écouter et m’aider dans mon projet et m’ont donné la force de
continuer malgré les obstacles rencontrés.

Maroua
Remerciements
Avant tout nous remercions, Allah le tout puissant qui nous a donné la force et le
courage de parvenir à réaliser ce modeste travail.

On adresse nous remercions également à notre co-encadreur M. MEHMEL Cherif


pour tout le temps qu’il nous a consacré
et pour la qualité de suivi durant toute la période de notre stage.

Nous tenons à exprimer nos remerciements à notre encadreur M. SAHNOUN Ahmed


qui a accepté d’encadrer nos travaux durant ce stage et pour ces orientations et
conseils.

Nous tenons à exprimer nos remerciements à M. MEMMI Fethi pour l’intérêt que
nous a porté, nous avons bénéficié de son expérience et ses compétences en mettant à
notre disposition tous les commodités nécessaires.

Nous remercions également les membres du jury d’avoir accepté de juger et évaluer
notre mémoire, et de nous faire part de leurs précieuses remarques, et tous les
enseignants de l’INPTIC.

Nous voudrions remercier tous les personnes qui nous ont encouragés et aider
pendant ce stage surtout l’équipe de ROP/RNO de HUAWEI : Nadia, Imad,
Yasmine, Mastapha …

Enfin, nous tenons à remercier toute personne qui nous a aidées de près ou de loin
durant notre travail.
Table des matières

Introduction générale .................................................................................................................. 1

Chapitre I : Généralistes sur le réseau LTE


Introduction ................................................................................................................................... 4
I.1. Long Term Evolution .............................................................................................................. 4
I.1.1. Définition du LTE ............................................................................................................ 4
I.1.2. Les exigences du LTE ...................................................................................................... 5
I.2. Architecture du réseau LTE .................................................................................................... 6
I.2.1. User Equipment ................................................................................................................ 6
I.2.2. Partie radio E-UTRAN ..................................................................................................... 7
I.2.3. Cœur de réseau LTE ......................................................................................................... 8
I.2.3.1. Mobility Management Entity..................................................................................... 8
I.2.3.2. Serving Gateway........................................................................................................ 9
I.2.3.3. PDN Gateway ............................................................................................................ 9
I.2.3.4. Home Subscriber Server ............................................................................................ 9
I.2.3.5. Policy and Charging Rules Function ......................................................................... 9
I.2.4. Interfaces de réseau LTE ................................................................................................ 10
I.3. Pile protocolaire de LTE ....................................................................................................... 10
I.3.1. Couches de LTE ............................................................................................................. 10
I.3.1.1. Couche physique...................................................................................................... 11
I.3.1.2. Couche liaison de données et accès ......................................................................... 11
I.3.1.3. Couche RRC ............................................................................................................ 12
I.3.1.4. NAS ......................................................................................................................... 12
I.3.2 Canaux de LTE ................................................................................................................ 12
I.3.2.1.Canaux logiques ....................................................................................................... 13
I.3.2.2. Canaux de transport ................................................................................................. 13
I.3.2.3. Canaux physiques .................................................................................................... 13
I.4. Techniques d’accès multiples en LTE .................................................................................. 14
I.4.1. Principe de l’OFDM ....................................................................................................... 14
I.4.2. Orthogonal Frequency Division Multiple Access .......................................................... 14
I.4.3. Single carrier Frequency Division Multiple Access Carrier .......................................... 15
I.5. Trame LTE ............................................................................................................................ 16
I.5.1. Structure de la trame LTE FDD ..................................................................................... 16
I.5.2. Physical Resource Blocks .............................................................................................. 16
I.6. Techniques de modulation .................................................................................................... 17
I.7. Système multiple input multiple output ................................................................................ 18
Conclusion ................................................................................................................................... 18
Table des matières

Chapitre II : Processus d'optimisation


Introduction ................................................................................................................................. 19
II.1. L’optimisation RF................................................................................................................ 19
II.1.1. Objectifs d’optimisation................................................................................................ 19
II.1.2. Processus d'optimisation ............................................................................................... 19
II.1.3. Phases d’optimisation ................................................................................................... 20
II.1.3.1. Single site vérification ............................................................................................ 20
II.1.3.2. Optimisation par cluster ......................................................................................... 21
II.1.3.3. Optimisation de tout le réseau ................................................................................ 21
II.1.3.4. Amélioration des performances de réseau.............................................................. 21
II.2. Méthodes d’optimisation ..................................................................................................... 21
II.2.1. Ajustement d’azimut ..................................................................................................... 22
II.2.2. Ajustement de tilt .......................................................................................................... 22
II.2.3. Ajustement de puissance ............................................................................................... 22
II.2.3.1. Définition ............................................................................................................... 22
II.2.3.2. Interet de contrôle de puissance ............................................................................. 23
II.2.3.3. Classification de contrôle de puissance .................................................................. 23
II.2.3.3. Methodes d’ajustement de puissance ..................................................................... 24
II.3. Indicateurs clés de performance....................................................................................... 26
II.3.1. Accessibilité .................................................................................................................. 26
II.3.1.1. RRC Setup Success Rate (service) ......................................................................... 26
II.3.1.2. RRC Setup Success Rate (signaling) ..................................................................... 27
II.3.1.3. E-RAB Setup Success Rate (service) ..................................................................... 27
II.3.1.4. E-RAB Setup Success Rate (all) ............................................................................ 27
II.3.2. Continuité ...................................................................................................................... 28
II.3.3. Mobility......................................................................................................................... 28
II.4. Analyse des problèmes RF et Troubleshooting ................................................................... 29
II.4.1. Problèmes de couverture ............................................................................................... 29
II.4.1.1. Facteurs influant sur la couverture ......................................................................... 29
II.4.1.2. Faible couverture « Weak Coverage » ................................................................... 29
II.4.1.3. Absence de la cellule dominante ............................................................................ 31
II.4.1.4. « Cross coverage » ................................................................................................. 31
II.4.1.5. Déséquilibre entre UL /DL ..................................................................................... 31
II.4.2. Problèmes de mobilité................................................................................................... 32
Conclusion ................................................................................................................................... 33
Chapitre III : Analyse et optimisation de performances du réseau LTE
Introduction ................................................................................................................................. 34
III.1. Analuse des besions ........................................................................................................... 34
Table des matières

III.2. Réalisation et description de l’application ......................................................................... 34


III.2.1. Description de l'outil .................................................................................................... 34
III.2.2. Création d’application ................................................................................................. 35
III.2.2.1. Interface d’authentification ................................................................................... 35
III.2.2.2. Interface principale de traitement ......................................................................... 36
III.3. Etude de cas ........................................................................................................................ 37
III.3.1. Problème d’overshooting ............................................................................................. 37
III.3.1.1. Drive testing .......................................................................................................... 37
III.3.1.2. Traitement et analyse ............................................................................................ 38
III.3.1.3. Solution proposée .................................................................................................. 39
III.3.1.4. Résultat final ......................................................................................................... 41
III.3.1.5. Vérification du KPIs du trafic ............................................................................... 42
III.3.2. Problème de congestion ............................................................................................... 44
III.3.2.1. Solution proposée .................................................................................................. 44
III.3.2.2. Solution du cas reselection.................................................................................... 45
III.3.2.3. Résultat final ......................................................................................................... 46
Conclusion ................................................................................................................................... 47

Conclusion générale .................................................................................................................. 48


Références bibliographiques
Annexes
Liste des acronymes

1G 1st Generation
________ F _________
2G 2nd Generation
FDD Frequency Division Duplexing
3G 3rd Generation
FFT Faste Fourier Transform
3GPP 3rd Generation Partnership
Project ________ G _________
GSM Global System Mobile
4G 4th Generation
GTP GPRS Tunneling Protocol
_______ A _______ ________ H ________
AM Acknowledged Mode
HARQ Hybrid Automatic Repeat
ARQ Automatic Repeat Request Request
_______ B _______ HLR Home Location Register
HO Hand-Over
BCH Broadcast Channel
HSPA High Speed Packet Access
BCCH Broadcast Control Channel
HSS Home Subscriber Server
BPSK Binary Phase Shift Keying

_______ C _______ ________ I _________


CCCH Common Control Channel ICI Interférences Intra Cellulaires
CN Core Network IES Interférences entre symboles
COPC Close Open Power Control IFFT Inverse Fast Fourier Transform
CQI Channel Quality Indicator IP Internet Protocol

_______ D _______ ________ K ________


DCCH Dedicated control Channel
KPI Key Performance Indicator
DL Down Link
DL-SCH Downlink Shared Channel ________ L _________
DT Drive Tests LTE Long Term Evolution
DTCH Dedicated Traffic Channel LTE-A Long Term Evolution-Advanced

_______ E _______ ________ M ________


eNode B Evolved Node B
MAC Medium Access Control
EMM EPS Mobility Management
MIMO Multiple Input Multiple Output
EPC Evolved Packet Core
MISO Multiple Input Single Output
EPRE Energy per Ressource Element
MME Mobility Management Entity
E-RAB E-UTRAN Radio Access Bearer
ESM EPS Session Management ________ N ________
E-UTRAN Evolved Universal Terrestrial NACK Negative Acknowledgement
Radio Access Network NAS Non-Access Stratum
Liste des acronymes

________ O _______ RE Ressources Element


RF Radio Ferqeuncy
OFDM Orthogonal Frequency Division
RLC Radio Link Control
Multiple
RNC Radio Network Controller
OFDMA Orthogonal Frequency Division
Multiple Access RNO Radio Network Optimization
RNP Radio Network Planning
OLPC Open Loop Power Control
SINR Signal to Interference Noise
_______ P ________ Ratio
ROHC Robust Header Compression
PAPR Peak-to-Average Power Ratio
RRC Radio Resource Control
PCCH Paging Control Channel
RSRQ Reference Signal Receive
PCH Paging Channel
PCFICH Physical Control Format Quality
Indicator Channel RSSI Received Signal Strength
PCI Physical Channel Indicator Indicator
RSRP Reference Signal Received
PCRF Policy and Charging Rules Power
Function
RS Reference Signal
PDCCH Physical Downlink Control
Channel ________ S _________
PDCP Packet Data Protocol
S1-C S1-Contrôle
Convergence
S1-U S1-Usager
PDSCH Physical Downlink Shared
Channel SAE System Architecture Evolution
PDN-GW Packet Data Network- Gateway SIM Subscriber Identity Module
PHICH Physical Hybrid ARQ Indicator SS7 Signaling System 7
Channel SC-FDMA Single-Carrier Frequency
PRB Physical Resource Blocks Division Multiple Access

PRACH Physical Random Access S-GW Serving-Gateway


Channel SIMO Single Input Multiple Output
PSS Primary Synchronisation Signal SISO Single Input Single Output
PUSCH Physical Uplink Shared Channel SSS Secondary Synchronisation
Signal
_______ Q ________ SSV Single Site Verification
QAM Quadrature Amplitude
Modulation ________ T _________
QPSK Quadrature Phase Shift Keying TDD Time Division Duplexing
QoS Quality of Service TM Transport Mode

_______ R ________ TTI Transmission Time Interval

RACH Random Access Channel


RAN Radio Access Network
Liste des acronymes

_______ U _________
UDP User Datagram Protocol
UE User Equipment
UICC Universal Integrated Circuit
Card
UL Up Link
UL-SCH Uplink Shared Channel
UM Unacknowledged Mode
USIM Universal Subscriber Identity
Module
UTRAN Universal Terrestrial Radio
Access Network

_______ V ________
VoIP Voice over IP
Liste des figures

Chapitre I : Généralistes sur le réseau LTE


Figure.I.1. Architecture globale du réseau LTE .............................................................................. 6
Figure.I.2. Architecture E-UTRAN ................................................................................................. 7
Figure.I.3. Architecture EPC ........................................................................................................... 8
Figure.I.4. Pile protocolaire LTE .................................................................................................. 11
Figure.I.5.Types de canaux LTE ................................................................................................... 13
Figure.I.6. Chaine de modulation OFDM ..................................................................................... 14
Figure.I.7. Différence entre OFDM / OFDMA ............................................................................. 15
Figure.I.8. Différence entre OFDMA / SC-FDMA ....................................................................... 15
Figure.I.9. Trame LTE FDD ......................................................................................................... 16
Figure.I.10. Structure de ressource bloc ........................................................................................ 16
Figure.I.11. Type de modulation LTE ........................................................................................... 17
Figure.I.12. Schéma de transmission MIMO à NT*NR ................................................................. 18

Chapitre II : Processus d’optimisation

Figure II.1. Processus d'optimisation ............................................................................................ 20


Figure II.2. Méthodes d’optimisation ........................................................................................... 21
Figure.II.3. Caractéristiques d’antenne………………………………………………………..…22
Figure II.4. Controle de puissance desandante ............................................................................. 23
Figure II.5. Distribution de puissance ......................................................................................... 25
Figure II.6. KPIs de LTE ............................................................................................................... 26
Figure II.7. RRC Setup Success Rate ............................................................................................ 27
Figure II.8. Call Drop Rate............................................................................................................ 28
Figure II.6. Zone de couverture faible........................................................................................... 30
Figure II.7. Déséquilibre Uplink / Downlink ................................................................................ 32
Chapitre III : Analyse et optimisation de performances du réseau LTE
Figure III.1. Interface de login ...................................................................................................... 35
Figure III.2. Message d’erreur....................................................................................................... 35
Figure III.3. Interface principale ................................................................................................... 36
Figure III.4. Analyse des sites ....................................................................................................... 37
Figure III.5. Lancement de traitements ......................................................................................... 38
Figure III.6. Overshooting de site A ............................................................................................. 38
Figure III.7. Changement d’azimuts.............................................................................................. 40
Figure III.8. Résultat après l’action ............................................................................................... 41
Liste des figures

Figure III.9. Nombre des utilisateurs de cell 1 site A.................................................................... 42


Figure III.10. Nombre des utilisateurs de cell 2 site A ................................................................. 43
Figure III.11. Nombre des utilisateurs de cell 2 site B .................................................................. 43
Figure III.12. Nombre des utilisateurs de cell 1 site D ................................................................. 44
Figure III.13. Exécution de la commande ..................................................................................... 46
Figure III.14. Taux de Call Drop sur le site B............................................................................... 46
Figure III.15. Nombre d’utilisateurs du site D .............................................................................. 47
Liste des tableaux

Chapitre I : Généralistes sur le réseau LTE

Tableau.I.1. Catégories des terminaux mobiles LTE ...................................................................... 7

Tableau.I.2. Interfaces de réseau LTE ........................................................................................... 10

Tableau.I.3. Nombre de blocs de ressources pour différentes largeurs de bandes ....................... 17

Chapitre II : Processus d’optimisation

Tableau II.1. Facteurs de couverture ............................................................................................ 24

Tableau II.2. Qualité de la couverture ........................................................................................... 29

Tableau II.1. Calcul de puissance.................................................................................................. 30

Chapitre III : Analyse et optimisation de performances du réseau LTE

Tableau III.1. Paramètres physiques du site A .............................................................................. 39

Tableau III.2. Paramètres physiques proposés au site A .............................................................. 40

Tableau III.3 Distribution de puissance ........................................................................................ 41


Introduction générale
Introduction générale

Le secteur des télécommunications joue un rôle dynamique et très important dans le


développement de toutes les activités économiques des pays. Il a de ce fait connu une évolution
remarquable ces dernières années. Cependant, avec la croissance et l’augmentation du nombre
d’abonnés, les technologies déployées (2G et 3G) jusqu’au milieu des années 2000 ne
permettaient plus de répondre aux besoins sans cesse croissants des clients. Il fallait donc
améliorer ces technologies pour augmenter la capacité des réseaux, ce qui a donné naissance à la
LTE (Long Term Evolution) qui apporte une amélioration du débit. Les réseaux mobiles LTE
sont commercialisés sous l’appellation « 4G » par les opérateurs.

LTE est un projet mené par 3GPP (3rd Generation Partnership Project) qui a créé un
standard de technologie radio d'accès évolué offrant des services à haut débit, 100 Mbits/s en
downlink et 50 Mbits/s en uplink. Elle met l'accent sur la prestation de services en utilisant l’IP
(Internet Protocol), réduit le délai de préparation TTI (Transmission Time Interval) et améliore
la QoS (Quality Of Service) pour les différents types de services. Depuis novembre 2012, les
opérateurs de téléphonie mobile se lancent dans le déploiement de la 4G.

Dans le cadre des systèmes de communication radio mobiles de la 4 éme génération, nous
nous somme intéressées à l’optimisation d’un réseau 4G chez la compagnie HUAWEI. Ce
dernier, est un leader dans le monde des télécommunications qui déploie et optimise la LTE pour
ses clients (opérateurs) à travers le monde et en particulier en Algérie. Cette compagnie a pris le
marché en Algérie pour installer les équipements pour les différents opérateurs de
télécommunication dans notre pays. Dans notre projet, nous allons accompagner les services
RNO & RNP de HUAWEI durant leurs essais de la LTE à faire des optimisations sur LTE et
résoudre des problèmes de congestion afin d’offrir une couverture continue du signal toute en
garantissant une bonne qualité.

L’étape d’optimisation dans le processus de déploiement d’un réseau LTE est une étape
nécessaire qui fait suite aux mesures (tests) effectuées après le déploiement effectif du réseau
pré-dimensionné. Cette étape vise à améliorer les performances de réseau en réduisant les couts
des exploitations les couts d’investissement dans les brefs délais. Ainsi qu’une optimisation
avancée basée sur l’analyse des KPIs tels que l’accessibilité, mobilité. C’est dans ce contexte que
s’inscrit notre projet intitulé :

« Optimisation d’un réseau 4G (LTE) au sein de HUAWEI »

Notre choix du thème est basé sur le fait que LTE est une technologie d'actualité. De plus
l’optimisation du réseau est un processus complexe qu’il est intéressant de maîtriser.

Page 1
Introduction générale

Nous cherchons dans notre travail à trouver une réponse complète et claire à la
problématique suivante :

« Quelles sont les méthodes utilisées pour optimiser un réseau LTE et quels sont les
paramètres clés pour réaliser cette optimisation ? »

Pour répondre à cette dernière, nous avons proposé des hypothèses qui seront confirmées
ou infirmées plus tard :

 Hypothèse 1 : une seule méthode et un seul paramètre améliore les performances du


réseau LTE.
 Hypothèse 2 : le contrôle de puissance n’a pas un effet dominant sur les performances du
réseau LTE.
 Hypothèse 3 : il y a plusieurs méthodes et paramètres qui améliorent les performances du
réseau LTE.
Durant les trois mois de stage, et pour répondre à nos problématiques nous nous sommes
basés sur les méthodes de recherches suivantes :

 La méthode descriptive : nous nous sommes basés sur la recherche documentaire


(ouvrages, articles, site web…) qui traitent des différents aspects théoriques de la
technologie LTE tel que : l’architecture, les interfaces, les protocoles et le
fonctionnement, etc…
 La méthode analytique : nous avons pris un cas réel, et nous avons réalisé une
application de calcul sous Matlab qui constitue un outil d’aide dans le processus
d’optimisation.
Pour bien mener notre travail, nous avons organisé notre mémoire autour de trois
chapitres, le premier chapitre consiste à étudier les concepts fondamentaux de LTE.
Dans un premier lieu nous décrirons l’architecture de ce système, tout en définissant les
différentes entités le constituant et une brève description de leurs rôles. Nous passons par la suite
les aspects radio et l’architecture protocolaire de l’interface Air. Nous présenterons aussi les
techniques d’accès multiples utilisées en DL et UL ainsi que les techniques d’antennes multiples.

Le deuxième chapitre est réservé à l’optimisation du réseau LTE. Ce chapitre présente en


premier lieu le processus d’optimisation et les indicateurs clés de performance de réseau radio.
Nous décrirons aussi les différentes méthodes d’optimisations tel qu’ajustement des tilts,
puissance. Par la suite Nous décrirons aussi les problèmes RF (Radio Ferqeucy) les plus connus
et répétitifs dans les réseaux LTE.

Page 2
Introduction générale

Le dernier chapitre, a été consacré essentiellement aux présentations des étapes de


configuration et d’optimisation d’une zone donnée qui seront développées sur U-net et U-2000.

Une analyse des sites 4G de la zone considérée sera effectuée à l’aide du logiciel
« GENEX Prob » et la lecture des « logfiles » de l’analyse sera effectuée sur
« GENEX Assistant ». Par la suite nous présenterons l’interface graphique que nous avons
réalisée sous Matlab et qui permet de tester la distribution de puissance dans le bloc de ressource
et d’observer les résultats avant leur application réelle.

Page 3
Chapitre I

Généralités sur le réseau LTE


Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

Introduction

L’évolution des réseaux mobiles est dictée par l'augmentation du débit de transmission
des données sur l'interface radioélectrique entre le réseau et les mobiles. Cette évolution peut être
décrite par la succession de plusieurs générations : 1G, 2G, 3G et 4G. Ce dernier s'appuie sur un
réseau de transport à commutation de paquets (tout IP).

Dans ce premier chapitre, nous présenterons l’architecture du réseau LTE ainsi que ses
principales entités le constituant et leurs caractéristiques. Par la suite, nous allons introduire
brièvement les différentes techniques d’accès.

I.1. Long Term Evolution

La LTE a consisté aussi bien dans l’évolution des interfaces radios que de l’architecture
du réseau. L’approche générale consiste à définir une architecture d’un système pour les services
basés sur la commutation purement paquets (réseau tout IP), qui est dite architecture SAE
(System Architecture Evolution).

I.1.1. Définition du LTE

LTE est une norme de communication mobile proposée par la 3GPP dans sa release 8 et
qui est dite norme 4G. La LTE fait suite au succès qu’ont connu les réseaux UMTS/HSPA
(Universal Mobile Telecommunications System/High Speed Packet Access) [1]. Elle vient
répondre aux besoins croissants en termes de Qualité de service. Dans la réalité, cette norme est
dénommée 3.9G, la véritable 4G étant le LTE-A (LTE Advanced) qui fut standardisé dans la
release 9 et 10.

La LTE utilise des bandes de fréquences hertziennes d’une largeur pouvant varier
de 1,4 MHz à 20 MHz, permettant ainsi d'obtenir un débit binaire de 100 Mbit/s en liaison
descendante (Down Link) et 50 Mbit/s en liaison montante (Up Link) [2].

La LTE est basée sur des techniques radios telles que l’OFDMA (Orthogonal Frequency
Division Multiple Access) dans la voie descendante, SC-FDMA (Single-Carrier Frequency
Division Multiple Access) dans la voie montante. Ainsi que la technique MIMO (Multiple-Input
Multiple-Output) permettant le transfert de données à très haut débit, avec une portée plus
importante, un nombre d’appels par cellule supérieur et une latence plus faible. Les principaux
objectifs visés par les réseaux 4G sont les suivants [3] :

 Assurer la continuité de la session en cours ;


 Réduire les délais et le trafic de signalisation ;
 Fournir une meilleure qualité de service ;

Page 4
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

 Optimiser l’utilisation des ressources ;


 Minimiser le coût de signalisation.
I.1.2. Exigences du LTE

Les raisons principales qui ont favorisé l’émergence de cette norme sont :

 La capacité : le système doit supporter simultanément un grand nombre d’utilisateurs par


cellule. Il est attendu qu’au moins 200 utilisateurs simultanés par cellule, soient acceptés
à l’état actif pour une largeur de bande de 5 MHz, et au moins 300 utilisateurs pour des
largeurs de bande supérieures.
 Le débit : l’interface radio E-UTRAN (Evolved Universal Terrestrial Radio Access
Network) doit pouvoir supporter un débit maximum descendant instantané du réseau au
terminal de 100 Mbit/s et un débit maximum montant instantané du terminal au réseau de
50 Mbit/s [3].
 La latence : la latence d’un système est la mesure du délai introduit par ce système.
On distingue deux types de latences [1] :
a) La latence du plan de contrôle, représente le temps nécessaire pour établir une connexion
et accéder au service.
b) La latence du plan usager, représente le délai de transmission d’un paquet au sein du
réseau une fois la connexion établie. La LTE vise une latence du plan usager inférieure à
5 ms dans des conditions de faible charge du réseau et pour des paquets IP de petite taille.
 La mobilité : le H-O (Hand-Over) pourra être assuré à des vitesses comprises entre
120 et 350 Km/h. LTE ne permettent que le hard hand-over et pas le soft hand-over dans
des conditions où l’usager se déplace à grande vitesse.
 L’efficacité spectrale cellulaire : correspond à une efficacité du spectre de 5 bit/s/Hz
pour le sens descendant et 2,5 bit/s/Hz pour le sens montant.
 Coexistence et interfonctionnement avec la 3G [4] : le hand-over entre E-UTRAN et
UTRAN doit être réalisé en moins de 300 ms pour les services temps-réel et 500 ms pour
les services non temps-réel. Il est clair qu’au début du déploiement de la LTE peu de
zones seront couvertes. Il s’agira pour l’opérateur d’assurer que le hand-over entre LTE
et la 2G/3G sont toujours possible.
 Flexibilité dans l’usage de la bande de fréquence [4] : LTE peut-être déployé dans des
bandes de fréquences de différentes tailles : 1.4 MHz, 5 MHz, 10 MHz, 15 MHz, 20
MHz. Cela permet à l'opérateur de déployer LTE sur la bande déjà disponible pour lui.

Page 5
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

I.2. Architecture du réseau LTE

Les réseaux LTE sont des réseaux cellulaires constitués de milliers de cellules radio qui
utilisent les mêmes fréquences hertziennes. La figure I.1 décrit l’architecture globale du réseau
LTE qu’est composée des trois principales parties suivantes :

1. UE (User Equipment);
2. Une partie radio E-UTRAN (Evolved UMTS Terrastrial Access Network) ;
3. Un cœur de réseau EPC (Evolved Packet Core).

Figure.I.1. Architecture globale du réseau LTE

I.2.1. User Equipment

L'architecture interne de l'équipement utilisateur pour le LTE est identique à celle utilisée
par l'UMTS et le GSM (Global System Mobiel). Il peut s'agir d'un téléphone mobile, smartphone
ou d’un ordinateur portable. L’UE se connecte par une liaison radio aux stations de base
eNode B (Evolved Node B). Ce terminal est authentifié et autorisé à accéder au réseau mobile
RAN de l’opérateur. Il se compose de deux éléments distincts :

1. ME (Mobile Equipement) il assure le flux de données.


2. UICC (Universal Integrated Circuit Card) : est connu comme la carte SIM (Subscriber
Identity Module) pour les équipements LTE [5].

Afin d’atteindre les meilleures performances du système, la transmission à haut débit et


un maximum d’efficacités spectrales, le 3GPP a défini 5 classes de terminaux LTE
correspondant aux débits maximaux montant et descendant que doit supporter l’équipement et au
type d’antenne qu’il intègre.

Page 6
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

Les catégories de terminaux mobiles LTE sont décrites dans le tableau I.1, qui présente
les différences principales en termes de techniques de modulations utilisées en voie montante et
descendante, de nombres d’antennes utilisées ainsi que les débits maximaux.

Catégorie Débit crête Modulations Nombre


d’UE Mbit/s d’antenne de
DL UL DL UL réception

1 10 5 2
2 50 25 QPSK QPSK 2
3 100 50 16QAM 16QAM 2
4 150 50 64QAM 2
5 300 75 QPSK, 16QAM, 4
64QAM

Tableau.I.1. Catégories des terminaux mobiles LTE [1]

I.2.2. Partie radio E-UTRAN

E-UTRAN est l’acronyme d’Evolved-UMTS Terrastrial Access Network, gère les


communications radio entre l’UE et le réseau cœur EPC. Il contient des stations de base
évoluées, appelées eNodeBs comme indiqué dans la figure I.2 :

Figure.I.2. Architecture E-UTRAN [6]

Cette partie est responsable de la gestion des ressources radio, la compression, la sécurité,
et la connectivité vers le réseau cœur évolué.

Les eNodeBs ce sont des antennes qui relient les UEs avec le réseau cœur du LTE et qui
servent à la transmission et à la réception radio.

A la différence de l’UTRAN (3G) où sont présentes les entités NodeB et RNC (Radio
Network Controller), l’architecture E-UTRAN ne présente que des eNodeBs. Les fonctions

Page 7
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

supportées par le RNC ont été réparties entre l’eNodeB et les entités du réseau cœur : MME
(Mobility Management Entity) et S-GW (Serving Gateway).

On distingue deux interfaces, dont disposent l'eNode B soit SI et X2 :

1. Interface S1 : contient le S1-C (S1-Contrôle) qui est relais l’eNodeB avec le MME, ainsi
que le S1-U (S1-Usager) qui est situé entre l’eNodeB et le S-GW.
2. Interface X2 : situés entre les eNodeBs adjacents. Son rôle est de minimiser les pertes
des paquets lors de la mobilité de l’usager (handover).
I.2.3. Cœur du réseau LTE

L’EPC représente le réseau cœur de LTE. Il se compose d’équipements devant supporter


la connectivité tout IP entre les domaines multi-technologiques dans l’architecture 4G.

Il assure la gestion des utilisateurs, la gestion de la mobilité, la gestion de la QoS et la


gestion de la sécurité. Il se compose de plusieurs entités comme indiqué dans la figure I.3:

Figure.I.3. Architecture EPC [7]

I.2.3.1. Mobility Management Entity

L’entité de gestion de mobilité est l’entité de commande principale du réseau LTE car il
gère toutes les communications radio de signalisation. Cette gestion se manifeste à travers les
fonctions suivantes :

 Signalisation EMM et ESM avec l’UE [8] : les terminaux LTE disposent des protocoles
EMM (EPS Mobility Management) et ESM (EPS Session Management) qui leur
permettent de gérer leur mobilité (attachement, détachement, mise à jour de localisation)
et leur session (établissement / libération de session de données) respectivement. Ces
protocoles sont échangés entre l’UE et le MME.

Page 8
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

 Authentification : le MME est responsable de l’authentification des UEs à partir des


informations recueillies du HSS (Home Subscriber Server).
 Sélection du S-GW et du PDN-GW : MME sélectionne le S-GW et le PDN-GW qui
serviront à mettre en œuvre le « default bearer » au moment du rattachement de l’UE au
réseau.
I.2.3.2. Serving Gateway

La S-GW, est un élément du plan de données au sein de LTE. Son objectif principal est
de gérer la mobilité dans le plan utilisateur. Elle agit également comme une frontière principale
entre le RAN et le CN. La S-GW maintient également les chemins de données entre
les eNodeBs et les passerelles PDN-GW. Aussi quand les UEs se déplacent dans les régions
desservies par des eNodeBs différents, la S-GW sert de point d'ancrage de mobilité veillant à ce
que le chemin de données soit maintenu [9].

I.2.3.3. PDN Gateway

La PDN-GW assure la connectivité pour l'UE à des réseaux de paquets de données


externes comme l’internet (voir figure I.4), remplissant la fonction d'entrée et de sortie pour les
données UEs.

I.2.3.4. Home Subscriber Server

Le HSS se présente comme une version évoluée du HLR (Home Location Register) et
une base de données permet de stocker des informations d’abonnement pouvant servir au
contrôle des appels et à la gestion des sessions des utilisateurs réalisées par le MME.

I.2.3.5. Policy and Charging Rules Function

Le PCRF (Policy and Charging Rules Function) est une entité qui exécute
principalement deux grandes tâches : gérer la QoS que requiert le réseau et les politiques de
facturation qui doivent être prises en compte par le PDN-GW et applicables en fonction des
actions de l’utilisateur (tarification).

Page 9
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

I.2.4. Interfaces du réseau LTE

Le tableau I.2 décrit les différentes interfaces (voir figure I.2), du réseau LTE :

Interfaces Fonctionnement

Uu Interface radio entre l’UE et l’eNode B.

S1-U L’UE se connecte à l'EPC (S-GW) dans le plan d'utilisateur à travers le S1-U.
Il transporte les données utilisateur entre l’eNode B et le S-GW. Il utilise les
protocoles IP: GTP (GPRS Tunneling Protocol), UDP (User Datagram
Protocol), IP (Internet Protocol), au lieu du SS7 (Signaling System 7).

X2 Interconnecte les eNodeBs (Paires) directement et utilise les mêmes protocoles


que l’interface S1. Les fonctionnalités suivantes sont mises en œuvre sur cette
interface: la mobilité, l'équilibrage de charge et gestion d’interférence.

S1-MME Il transporte uniquement la signalisation entre l’eNodeB et le MME.

S11 Interface entre le MME et le S- GW pour les fonctions de gestion de session.

S6a Interface entre le MME et le HSS. Permet le transfert des données d’abonnement.

S5 / 8 Interface entre le S –GW et P- GW.

S7 Interface entre le P-GW et PCRF.

S10 Echange de contextes et d'autres informations entre les MMEs.

SGi Interface entre le PDN-GW et le réseau de données par paquets qui peut être un
opérateur public ou un réseau externe.

Tableau.I.2. Interfaces de réseau LTE [10] [11]

I.3. Pile protocolaire de LTE


I.3.1. Couches de LTE
L'interface air de LTE assure la connectivité entre l’UE et l’eNodeB à travers les
différentes couches et les différents canaux de LTE. Il est divisé en deux plans : plans de
contrôle et d’utilisateur, comme représenté dans la figure I.4 :

Page 10
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

Figure.I.4. Pile protocolaire LTE [6]

Pour cette architecture, on peut définir trois couches : la couche physique (L1), la couche
liaison de données d’accès (L2) et la couche 3 (L3) qui héberge les protocoles de contrôle.

Les protocoles qui assurent les fonctions de l'interface radio sont : PDCP (Packet Data
Protocol Convergence), RLC (Radio Link Control), MAC (Medium Access Control), RRC
(Radio Resource Control) qui est utilisé pour le transfert et NAS (Non Access Stratum) pour la
signalisation.

I.1.3.1. Couche physique

La couche physique forme la couche complète de la pile protocolaire et fournit des


fonctionnalités de base pour la transmission des signaux sur l’interface Air. Cette dernière utilise
la technique OFDMA dans la liaison descendante et SC- FDMA dans la liaison montante. Elle
offre aussi la possibilité d’utiliser deux modes de transmission : FDD et TDD (dépendant de la
capacité de l'UE) [10] [11].

La couche physique utilise des canaux physiques pour transmettre des données sur le
trajet radioélectrique, ces canaux sont dynamiquement mis en correspondance avec les
ressources disponibles (ressources blocs et les ports d’antennes) [12].

I.1.3.2. Couche liaison de données et accès


A. MAC
Elle est parmi les couches les plus importantes du modèle. Elle assure le mappage des
données entre les canaux logiques et les canaux de transport. Chaque canal logique donne une

Page 11
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

priorité pour multiplexer les données des canaux logiques sur les canaux de transport.
La sous-couche MAC effectue une fonction importante qui est le HARQ (Hybrid Automatic
Repeat Request) pour la récupération d'erreur de retransmission [12].

B. RLC
L’objectif principal de cette couche est recevoir / délivrer les paquets de données des/aux
autres entités RLC pairs entre l'eNode B et l'UE. Pour cela elle propose trois modes de
transmission : TM (Transport Mode), UM (Unacknowledged Mode) et AM (Acknowledged
Mode) [12].
C. PDCP
La couche PDCP du plan utilisateur prend en charge la compression/décompression des
entêtes ROHC (Robust Header Compression) liées aux données utilisateurs ainsi que le
chiffrement/déchiffrement.

I.1.3.3. Couche RRC

La couche RRC est la couche clé dans le processus de signalisation. Elle supporte
plusieurs fonctions entre l’UE et l’eNodeB comme : la gestion de connexion RRC,
l’établissement et la libération des ressources radio, la transmission des messages de
signalisation vers et à partir du EPC. L'UE peut avoir deux états : RRC_CONNECTED ou
RRC_IDLE. Pour basculer entre les deux états, deux procédures sont définies pour
l’établissement de la connexion et sa libération [1].

I.1.3.4. NAS

Le NAS est responsable de plusieurs tâches de contrôle comme l'authentification, la


gestion de la mobilité et la mise en place des «data bearer » comme indiqué dans la figure II.2.
Les services de NAS sont exécutés entre l’UE et le MME et doivent être transparents à l’eNodeB
et est transférées via E-UTRAN.

I.3.2 Canaux de LTE

Dans le but d’être flexible, les spécifications de l’E-UTRAN ont introduit plusieurs types
de canaux, la figure I.5 présente le mappage entre les canaux logiques, de transports et
physiques.

Page 12
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

Figure.I.5. Types de canaux LTE [11]


I.3.2.1. Canaux logiques
Un canal logique est caractérisé par le type d’information transportée. On peut distinguer
deux types de canaux logiques : les canaux de contrôle et les canaux de trafic. Les canaux
logiques de contrôle sont utilisés pour le transfert des informations dans le plan de contrôle, et
les canaux logiques de trafic pour les transferts des données utilisateur du plan usager.

II.3.2.2. Canaux de transport

Un canal de transport est un service offert par la couche physique à la couche MAC pour
le transport d’information. Les canaux de transport décrivent comment les données sont
protégées contre les erreurs de transmission, le type de codage canal, la protection CRC qui est
utilisée, la taille des paquets de données envoyés sur l’interface radio.

II.3.2.3. Canaux physiques

Un canal de la couche physique fournit un moyen de transmettre par radio les données
issues de la couche transport. Un canal physique va donc correspondre à un sous ensemble
constitué d'éléments de la ressource radio disponible. Les canaux physiques sont des canaux
transports implémentés sur l’interface radio.

Au niveau de la couche physique, il existe également des signaux physiques servant


principalement à la synchronisation entre l’eNodeB et le mobile, ainsi qu'aux mesures permettant
de caractériser la qualité du lien radio qui sont le PSS (Primary Synchronisation Signal), SSS
(Secondary Synchronisation Signal) et le RS (Reference Signal) [14].

Page 13
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

I.4. Techniques d’accès multiples en LTE


I.4.1. Principe de l’OFDM
Le principe de la modulation OFDM est de répartir les symboles modulés en BPSK
(Binary Phase Shift Keying) ou QAM (Quadrature Amplitude Modulation) sur N sous-porteuses.
Une fois les symboles OFDM assemblés, ils passent par les blocs de conversions série/ parallèle.
Ces blocs appliquent une IFFT (Inverse Fast Fourier Transform) qui permet de passer du
domaine fréquentiel au domaine temporel. Après avoir passé les blocs IFFT, un CP (Préfixe
cyclique) ou temps de garde est inséré avant chaque symbole pour éliminer l’IES qui subsiste.
Après cela, une conversion parallèle/série des sous porteuses afin de les transmettre comme étant
un seul signal (voir figure I.6) [1]. Le schéma inverse est appliqué à la réception.

Figure.I.6. Chaine de modulation OFDM

I.4.2. Orthogonal Frequency Division Multiple Access

Le principe de l'OFDMA est de répartir sur un grand nombre de sous-porteuses les


données numériques que l'on veut transmettre, elle permet un accès multiple en partageant les
ressources radio entre plusieurs utilisateurs.

Son principe est de diviser la bande totale en multiples sous bandes orthogonales de taille
étroite, elle permet pour une même largeur spectrale, un débit binaire plus élevé grâce à sa
grande efficacité spectrale ce qui induit, pour un même débit global, un débit binaire beaucoup
plus faible sur chacun des canaux de transmission. La durée de chaque symbole (66.7 µs) est
ainsi beaucoup plus longue que s'il n'y avait qu'une seule porteuse [9].

Cependant le problème du PAPR (Peak-to-Average Power Ratio) de l’OFDM reste


toujours présent, c’est la raison pour laquelle l’OFDMA n’est utilisée qu’en lien descendant car
l’eNodeB a suffisamment de puissance d’émission alors que le terminal d’usager UE a une
autonomie limitée poussant ainsi 3GPP à suggérer une méthode d’accès différente pour le lien
montrant qui est le SC-FDMA.

Page 14
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

Figure.I.7. Différence entre OFDM / OFDMA [17]

I.4.3. Single carrier Frequency Division Multiple Access Carrier

L'un des paramètres clés qui influent sur tous les UEs est la durée de vie de la batterie
même si les performances des batteries ont été beaucoup améliorées. Il est encore nécessaire de
veiller à ce que les mobiles utilisent aussi peu de puissance de batterie que possible. Pour cette
raison, un autre concept est utilisé dans la liaison montante qui est appelé SC-FDMA.

SC-FDMA transmet un seul symbole à la fois (série) mais qui est réparti sur l’ensemble
des porteuses résultant ainsi un symbole de largeur M×15KHz mais toujours d’une durée de
66.7μs. Réellement chaque sous porteuse porte un sous-symbole mais visuellement c’est comme
s’il n’y a qu’une seule porteuse qui est utilisée d’où la dénomination (voir figure I.8) [11].
L’avantage est que le problème relatif au PAPR élevé disparait car il est causé par la
transmission en parallèle de plusieurs symboles. Avec la SC-FDMA la transmission est en série,
elle est certes plus lente mais assure un faible PAPR et permet à l’amplificateur d’UE de
consommer un minimum d’énergie.

Figure.I.8. Différence entre OFDMA / SC-FDMA [6]

Page 15
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

I.5. Trame LTE

I.5.1. Structure de la trame LTE FDD

Les trames LTE FDD sont de 10 ms et se compose de 10 sous-trames de 1 ms chacune,


une sous trame se compose de 2 intervalles de temps (time slot) d’une durée de 0.5ms chacun.
Un slot est composé de 6 ou 7 symboles OFDM, selon le préfixe cyclique normal ou étendu
employé (voir figure II.9). La même structure est utilisée que ce soit en lien montant ou
descendant [1]. La figure I.9 démontre la structure de la trame LTE FDD :

Figure.I.9. Trame LTE FDD

I.5.2. Bloc de ressource physique

Au niveau de la partie précédente, nous avons vu la structure globale de trame LTE,


maintenant nous allons zoomer sur un intervalle de temps afin de voir ce qui est transmis
réellement au niveau de la couche physique. La figure I.10 montre la structure du bloc de
ressources :

Figure.I.10. Structure bloc de ressource

Page 16
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

L'unité de transmission la plus petite dans le système LTE est le bloc de ressource
physique (PRB), qui se compose de 84 RE (Eléments Ressource). Un PRB à une largeur de
bande de 180 kHz (12 sous-porteuses) et une durée de TTI est 0.5ms [12].

Le tableau I.3 montre le nombre de RB pour les différentes largeurs de bandes utilisées
dans LTE :

Largeur de bande du canal (MHz) 1.4 3 5 10 15 20


Nombre de ressources blocs 6 15 25 50 75 100

Tableau.I.3. Nombre de blocs de ressources pour différentes largeurs de bandes [1]

I.6. Techniques de modulation

Le type de modulation utilisé dans le LTE dépend de l'environnement radio. L'UE estime
la qualité de la liaison descendante et le signale à l’eNodeB dans le CQI (Channel Quality
Indicator). Les signaux de référence qui sont incorporés dans la transmission de la liaison
montante sont utilisés par l'eNodeB pour estimer la qualité de la liaison descendante.

L'eNodeB décide quelle technique de modulation doit être utilisée en fonction de la


qualité de l'environnement radio de la liaison montante et de la liaison descendante comme
indiqué dans la figure I.11 :

Figure.I.11. Type de modulation LTE [7]

LTE prend en charge les techniques de modulation suivantes dans les deux liaisons DL et UL
[16] :

1. 64 QAM (64 Quadrature Amplitude Modulation), qui utilise 64 combinaisons de


quadrature et d'amplitude différentes pour transporter 6 bits par symbole.
2. 16 QAM (16 Quadrature Amplitude Modulation), qui utilise 16 combinaisons de
quadrature et d'amplitude différentes pour transporter 4 bits par symbole.

Page 17
Chapitre I Généralités sur le réseau LTE

3. QPSK (Quadrature Phase Shift Keying), qui utilise quatre différentes quadratures
d'envoyer deux bits par symbole.

I.7. Système multiple input multiple output

I.7.1. Principes du MIMO


Dans les systèmes de communications traditionnels, il n'existe qu'une antenne à
l'émission et une antenne à la réception. Alors les futurs services de communications mobiles
demandent plus de transmissions de données (augmentation de la capacité de transmission).
Ainsi pour augmenter la capacité des systèmes classiques et satisfaire ces demandes, les bandes
passantes de ces systèmes et les puissances à transmettre ont été largement augmentées. Mais les
récents développements ont montré que l'utilisation de plusieurs antennes à l'émission et à la
réception permettait d'augmenter le débit de transmission des données et cela sans augmenter ni
la bande passante de l'antenne réceptrice du système traditionnel, ni la puissance du signal à
l'émission. Cette technique de transmission s'appelle MIMO [17].

Les MIMOs, se basent sur l’utilisation de plusieurs antennes NT du côté de l’émetteur et


de plusieurs antennes NR du côté du récepteur. La mise en place d’une telle structure permet à
LTE d’atteindre des hauts débits et une grande capacité.

Figure.I.12. Schéma de transmission MIMO à NT*NR

Conclusion

Nous avons décrit l'architecture globale du réseau LTE, en donnant un aperçu sur les
fonctions fournies par le réseau de cœur, le réseau E-UTRAN et en présentant en détail les
différents composants et caractéristiques de ces derniers.

Nous nous sommes focalisés sur l’interface Air et les différentes technologies clés
intégrées comme OFDMA, SC-FDMA et MIMO pour atteindre des débits plus élevés et d’autres
avantages déjà mentionnées.

Dans le chapitre suivant, nous allons présenter les différentes étapes pour le processus
d’optimisation de ces réseaux.

Page 18
Chapitre II

Processus d’optimisation
Chapitre II Processus d'optimisation

Introduction
La phase primordiale qui suit le déploiement du réseau consiste à faire une série de tests
dans le but d’optimiser le réseau 4G et assurer une couverture radio globale. Dans ce chapitre,
nous allons commencer par la définition du concept d’optimisation. En effet, il s’agit de l’une
des principales étapes d’amélioration des performances des réseaux de télécommunications. Une
telle amélioration peut concerner la couverture, la qualité du lien radio ou d’autres paramètres.

Nous présentons le processus d’optimisation qui permet grâce à son cycle périodique
d’exécuter et d’élaborer les actions à entreprendre suite aux différentes analyses effectuées. Nous
préciserons aussi toutes les parties prenantes du processus d’optimisation, que ce soit les
statistiques (KPIs/ Key Performance Indicator) ou les données des Drive Tests. Nous
terminerons par une analyse de quelques problèmes RF.

II.1. Optimisation RF

II.1.1. Objectifs d’optimisation

Pour la satisfaction des clients, les opérateurs œuvrent à assurer la continuité de la


délivrance des services avec une qualité optimale. Une fois le réseau actif, l’opérateur doit veiller
à son bon fonctionnement. Il est nécessaire de réaliser un suivi de la QoS et adapter le réseau aux
différentes fluctuations en vue de son amélioration et de son expansion.

L’optimisation d’un réseau cellulaire est destinée principalement à résoudre des


problèmes constatés après la mise en service du réseau. Le but est d'améliorer et optimiser les
KPIs du réseau existant selon les exigences des KPIs sur la couverture, « Call drop » et
handover. Différents projets ont des objectifs différents en terme KPI, la sélection de ces derniers
et leurs valeurs dépendent du contrat ou au rapport de planification.

II.1.2. Processus d'optimisation


Un réseau cellulaire couvre une grande zone et offre une capacité à beaucoup
d’utilisateurs. Aussi, il existe beaucoup de paramètres variables qui doivent être constamment
surveillés et corrigés lors du processus d’optimisation. De plus, le réseau est toujours en
croissance grâce à l'augmentation du nombre d'utilisateurs et l'augmentation du trafic.

L'optimisation implique la surveillance, la vérification et l'amélioration des performances


du réseau radio. Donc le processus d’optimisation est exécuté périodiquement soit juste après le
déploiement du réseau, c’est ce que nous appelons la pré-optimisation, ou après le lancement du
réseau.

Page 19
Chapitre II Processus d'optimisation

Les opérations d’optimisation sont exécutées cycliquement dans le but d’apporter des
améliorations au réseau. Ce processus fait appel à plusieurs outils (voir l’annexe B), afin de
réaliser une étude globale sur le réseau et d’en ressortir les différents problèmes, ensuite essayer
de trouver pour chacun la solution la plus adéquate.

La figure III.3 regroupe les différentes phases d’optimisation :

Figure.II.1. Processus d'optimisation

II.1.3. Phases d’optimisation

L’optimisation RF doit être effectuée à des fins spécifiques en fonction de la nature et des
progrès de la mise en œuvre du projet d'optimisation. Elle se compose des quatre phases
suivantes :

II.1.3.1. Vérification par site

C’est la première phase d'optimisation du réseau. Elle comprend la vérification de


fonctionnement de chaque nouveau site SSV (Single Site Verification). Le SSV a pour but de
veiller à ce que chaque site soit correctement installé et que les paramètres soient correctement
configurés.

En d'autres termes, nous pouvons dire que le SSV implique l’exécution d’une méthode de
vérification, où nous avons besoin de vérifier l'ensemble des KPIs qui permettent d’analyser la
couverture et la qualité d'un site unique de l’eNodeB.

Page 20
Chapitre II Processus d'optimisation

II.1.3.2. Optimisation par cluster


Cette phase d’optimisation démarre lorsque plus de 80% des eNodeBs dans un cluster ont
été construits. Comme l'une des principales phases d'optimisation RF, cette phase est destinée à
optimiser la couverture du signal. Plus précisément, elle concerne également l'optimisation de la
liste des paramètres de chaque cellule.

II.1.3.3. Optimisation de tout le réseau


Cette phase commence généralement après la phase d'optimisation par cluster. Il est
destiné à rendre la couverture du signal de tout le réseau en répondant aux besoins de KPI liés au
test. Cette optimisation doit être réalisée au niveau mondial. Ses principales tâches sont les
mêmes que celles de l'optimisation par cluster.

II.1.3.4. Amélioration des performances de réseau

Cette phase est destinée à améliorer le fonctionnement du réseau et la QoS dans un temps
important. Les tâches spécifiques comprennent l'amélioration des performances de couverture,
l’optimisation et le traitement des plaintes des utilisateurs.

II.2. Méthodes d’optimisations

Pour optimiser un réseau LTE, il est nécessaire de choisir une ou plusieurs méthodes
selon le cas donné. La figure II.2 montre ces dernières :

Ajustement des Azimuth des


Ajustement des Tilts des antennes
antennes

Ajustement de la puissance des Optimisation changement d'antenne


antennes
RF

Ajustement de la hauteur des Changement des positions des sites


antennes et des antennes

Figure.II.2. Méthodes d’optimisation [18]

Parmi les méthodes utilisées, nous nous sommes intéressés dans notre travail à trois
méthodes que nous allons décrire dans la section suivante :

 Ajustement des azimuts ;


 Ajustement des tilts ;
 Ajustement de puissance.

Page 21
Chapitre II Processus d'optimisation

II.2.1. Ajustement d’azimut

Azimut c’est la direction dans laquelle l'antenne émet la partie majeure de sa puissance.
L'azimut est mesuré depuis le nord à partir de 0° (inclus) à 360° (exclu) dans le sens
rétrograde (sens des aiguilles d'une montre) : ainsi l’Est est à 90°, le Sud au 180° et l’Ouest au
270°. Il peut être envisagé d’orienter l’antenne de l’eNodeB de façon à éviter les toits les plus
proches dans la direction principale de l’azimut [19].

II.2.2. Ajustement de Tilt


Tilt est une inclinaison verticale du lobe principale d’une antenne, il existe deux types :
 Tilt mécanique : est appliqué par une simple inclinaison physique de l’antenne dans la
direction souhaitée, mais en effet l’inclinaison n’est appliquée que sur le lobe principal
tandis que les lobes secondaires restent constants, Ce phénomène n’est pas pris en
considération durant la planification du système et peut engendrer des effets indésirables
comme le problème d’interférences [20].
 Tilt électrique : est appliqué en jouant sur une petite partie mécanique au-dessous de
l’antenne, en appliquant un tilt électrique de 0° à 10°, on joue sur le déphasage des
signaux dans les différents dipôles et ainsi le changement de ce paramètre est appliqué
pour tous les lobes et sur tout le rayon de l’azimut sans toucher à l’inclinaison de
l’antenne [21].

Figure.II.3. Caractéristiques d’antenne [23]

II.2.3. Ajustement de puissance

II.2.3.1. Définition

Le contrôle de puissance « Power Control » est un mécanisme qui permet de régler la


puissance de transmission sur les différentes ressources de fréquences pour améliorer les

Page 22
Chapitre II Processus d'optimisation

performances du système. L’allocation de puissance varie d'une cellule à l'autre et il a un impact


sur le débit et la couverture. Pour cela plusieurs travaux ont été effectués pour proposer des
algorithmes de contrôle de puissance qui fournissent des débits plus élevés pour les utilisateurs
mobiles et améliorent la qualité de service dans les deux sens montant et descendant [21] [22]
[23].

On peut distinguer deux types de contrôle de puissance en boucle ouverte et en boucle fermée.

II.2.3.2. Intérêt de contrôle de puissance en LTE [24]

 Compenser l’affaiblissement de parcours (Path loss), y compris les zones d’ombre et


l’évanouissement par trajets multiples.
 Garder une basse consommation de la batterie pour la liaison montante, ce qui augmente
la durée de veille pour l’UE.
 Réduire les interférences sur les cellules Edge et donc améliorer la capacité des réseaux.
II.2.3.3. Classification de contrôle de puissance

Le contrôle de puissance est réalisé à la fois pour le UL et DL. Dans notre travail nous
allons aborder uniquement le contrôle de puissance en DL.

 Control de puissance descendant

Le Contrôle de puissance descendant est effectué par deux mécanismes comme le montre
la figure II.4 :

Figure.II.4. Control de puissance descendant

A. Contrôle de puissance fixe

Elle est applicable au signal de référence spécifique de la cellule, signal de


synchronisation, et canaux physiques comme PBCH, PCFICH, PDCCH et PDSCH qui portent

Page 23
Chapitre II Processus d'optimisation

des informations spécifiques pour chacun. Ces canaux ne subissent pas un contrôle de puissance,
leurs puissances sont définies statiquement pendant la planification, et ne sont pas spécifiées par
le 3GPP mais des valeurs typiques sont données. La puissance du signal de référence est définie
par le paramètre « referencesignalpow » qui indique EPRE [25] [26].

Voici les équations qui permettent le calcul de puissance pour chaque canal sur la base de
la puissance de signal de référence fixé dans la configuration comme le montre le tableau II.1 :

Canal Equation
Synchronization PowerSCH = ReferenceSignalPwr +SchPwr
signal
PBCH PowerPBCH =ReferenceSignalPwr + PbchPwr

PCFICH PowerPCFICH = ReferenceSignalPwr + PcfichPwr


PPDSCH_A PPDSCH_A (power of symbol type A on PDSCH) =ρA + ReferenceSignalPwr
PPDSCH_B PPDSCH_B (power of symbol type B on PDSCH) =ρB + ReferenceSignalPw

Tableau.II.1. Calcul de puissance

B. Contrôle de puissance dynamique

Est applicable au PHICH et PDCCH et PDSCH qui transportent l'information dédiée et


envoyée aux UEs. Ce contrôle de puissance est déterminé lors de la configuration et ajuster
d’une manière dynamique en se basant sur des algorithmes [25] [26].

II.2.3.4. Méthode d’ajustement de puissance

La puissance d’émission de l’eNodeB est réglée sur la base des trois paramètres : la
puissance de signal de référence, Pa et Pb.

La figure II.5 illustre ces paramètres dans l’élément de ressource :

Page 24
Chapitre II Processus d'optimisation

Figure II.5 Distribution de puissance [22]

A. Puissance de signal de référence

La couverture cellulaire a une corrélation positive avec la puissance de RS. Cependant,


une puissance trop élevée conduit à une couverture chevauchée et provoque des interférences
pour les cellules voisines ; une puissance trop faible de RS conduit à un
« weak coverage ».Une puissance élevée de RS apporte une estimation plus précise sur canal
mais aussi diminution de la capacité du système à cause de faible puissance pour les canaux
de transmissions de données. Par conséquent, régler la puissance de RS sur la base du
compromis entre la capacité et la couverture permet une efficacité de l'estimation de canal et
la suppression des interférences [22] [25] [26].

B. Type Pa

Pa est le rapport entre la puissance du symbole de type A (la sous-porteuse de données


sans RS) et la puissance du symbole RS. La plage de valeurs de Pa est [-6, -4,77, -3, -1.77, 0, 1,
2, 3] varient pour la puissance de différentes RS [22] [25].

C. Type Pb

Pb est le rapport entre la puissance du symbole de type B (la sous-porteuse de données


avec RS) et la puissance du symbole de type A. Pb est une valeur linéaire dans la gamme de [0,
1, 2,3] [22] [25].

Une grande valeur de Pb indique une forte augmentation de la puissance de RS à la


valeur initiale, et réduit la puissance d’émission de PDSCH (Type B). Pour maintenir l'équilibre

Page 25
Chapitre II Processus d'optimisation

de puissance entre les symboles OFDM de type A et Type B de PDSCH, le Pb est déterminé en
fonction de la configuration d'antenne, puissance de RS [21].

II.3. Indicateurs clés de performance

Pour l’optimisation du réseau radio, il est nécessaire de prendre des décisions à partir des
indicateurs clés de performance KPIs. Ces derniers sont des paramètres qui doivent être observés
attentivement lorsque le processus de surveillance du réseau est en cours. La figure II.6 montre
les KPIs supportés par LTE [20] [23] :

Figure II.6. KPIs de LTE

Les indicateurs clés de performance les plus utilisés dans les réseaux mobiles sont :

II.3.1. Accessibilité « Accessibility »

Ce paramètre permet de mesurer la probabilité que les services demandés par un


utilisateur puissent être consultés dans les tolérances spécifiées dans les conditions de
fonctionnement données. Le paramètre d’accessibilité est composé de plusieurs sous-paramètres
qui sont calculés selon des procédures bien définies. La connexion RRC (Radio Resource
Control) et la configuration de l’architecture du système d’évolution E-RAB sont les principales
procédures qui permettent d’établir les indicateurs clés de performance d'accessibilité

II.3.1.1. RRC Setup Success Rate (service)

Ce KPI évalue le taux de réussite de configuration RRC avec des causes liées au service
dans une cellule ou un cluster impliqué. Le KPI est calculé sur la base des compteurs mesurés à
l’eNodeB, lorsque celle-ci reçoit une demande de connexion RRC de l'UE. Comme montre la
figure II.7 :

Page 26
Chapitre II Processus d'optimisation

Figur.II.7. RRC Setup Success Rate

Le nombre de tentatives de connexion RRC sont collectées par l’eNodeB au point de


mesure A et le nombre de connexion RRC effectué avec succès est compté au point de mesure
La formule suivante donne le taux de succès d’établissement d’un appel est comme suit :

RRCS_SRservice = (RRC Connection Successservice/RRC Connection Attemptservice)*100 ….…(II.1)

II.3.1.2. RRC Setup Success Rate (signaling)

Ce KPI évalue le taux de réussite de la configuration RRC liée à la signalisation. Comme


le taux de réussite de RRC Setup (service), la formule est comme suite :

RRCS_SRother = (RRC Connection Successother/RRC Connection Attemptother)*100 ….…..…(II.2)

II.3.1.3. E-RAB Setup Success Rate (service)

Ce KPI est utilisé pour évaluer le taux de réussite de configuration ERAB (services). Les
compteurs liés à ce KPI sont mesurés lorsque l’eNodeB reçoit un message de demande de
configuration ERAB. Si le message de demande ERAB Setup nécessite plusieurs ERABs Setup
en même temps, des compteurs spécifiques sont incrémentés pour chaque ERAB, la formule est
comme suite :

ERAB_SRservice = (ERAB Setup Successservice/ERAB Setup Attemptservice)*100 …………….(II.3)

II.3.1.4. E-RAB Setup Success Rate (all)

Ce KPI peut être utilisé pour évaluer le taux de réussite d’E-RAB setup de tous les
services, y compris le service de VoIP. Ce KPI est calculé sur la base des compteurs à la fois des
tentatives d’E-RAB Setup (all) et d’E-RAB Setup réussie (all), la mesure étant effectuée à
l'eNodeB, la formule est comme suite :

ERAB_SRother = (ERAB Setup Successother/ERAB Setup Attemptother)*100 ………………...(II.4)

Page 27
Chapitre II Processus d'optimisation

II.3.2. Continuité « Retainability »

Les KPIs de continuité de service sont utilisés pour évaluer la capacité du réseau à
maintenir les services demandés par un utilisateur pour une durée désirée, une fois que
l'utilisateur est connecté aux services. Ces compteurs peuvent être calculés par cellule ou par
cluster. Les KPIs au niveau du cluster peuvent être calculés en agrégeant tous les compteurs de
cellules. Les KPI de continuité de service sont importants pour évaluer si le système peut
maintenir la QoS à un certain niveau.

 Call Drop Rate

Ce KPI peut être utilisé pour évaluer le taux d'échec d'appel du service de VoIP. Le taux
d'échec d'appel est calculé en surveillant le taux de libération anormale d’ERAB VoIP. Chaque
ERAB est associé à l'information de QoS. Tout rejet anormal de chaque « bearer » provoque une
coupure d’appel et donc est prise en compte dans le taux d'échec d’appel.

Figure.II.8. Call Drop Rate

Comme montre la figure II.8, le compteur de libération anormale E-RAB augmente


lorsque l'eNodeB envoie une indication de sortie E-RAB au MME ou reçoit un message contexte
de commande, et les causes de libération ne sont pas normales, inactivité de l'utilisateur,
handover partiel ou handover déclenché.

Pour la libération d’E-RAB anormale, l’eNodeB sait s’il s’agit d’une libération normale
ou anormale d’ERAB, la formule est comme suite :

CDR_SR = (ERABAbnormalRelease/ERABNormalRelease+ERAB AbnormalRelease)…....(II.5)

II.3.3. Mobilité « Mobility »

KPI de mobilité utilisée pour évaluer la performance de mobilité E-UTRAN, ce qui est
essentiel à l'expérience client. Plusieurs catégories de KPI de mobilité sont définies sur la base
des types de handover suivants : intra-fréquence, inter-fréquence, et entre différentes
technologies (inter-radio-access-technology).

Page 28
Chapitre II Processus d'optimisation

II.4. Analyse des problèmes RF et Troubleshooting

L’analyse des problèmes RF repose sur les mesures faites sur le canal pilote. Ces mesures
sont importantes pour évaluer les caractéristiques de la propagation radio et dont l’analyse sert à
révéler les problèmes auxquels il faut trouver une solution. Les principaux problèmes qui
peuvent causer une mauvaise QoS sont ceux relatifs à la couverture du réseau ; au phénomène de
« pilot pollution » ou de mobilité.

II.4.1. Problèmes de couverture

II.4.1.1. Facteurs influant sur la couverture

Il existe plusieurs facteurs qui ont une influence sur la couverture de réseau radio LTE, le
tableau suivant résume ces facteurs :

Downlink Uplink
 Puissance totale d'émission.  Sensibilité du récepteur de l’eNodeB.
 Path loss.  Gain de la diversité d'antenne.
 Bande de fréquence.  Puissance d'émission d’UE.
 Distance entre un point de réception et un  Pertes de propagation des signaux UL.
eNodeB.  Impact des amplificateurs en UL.
 Scénarios de propagation des ondes.
électriques dans les différentes zones.
 Paramètres physiques d'antenne.

Tableau.II.2. Facteurs de couverture

II.4.1.2. Faible couverture « Weak Coverage »

Une faible couverture dans une zone est indiquée par une valeur de RSRP (Reference
Signal Received Power) (voir l’annexe C) inférieure à (-110 dBm). Si le RSRP du signal pilote
est inférieur au seuil d'accès de l’UE à une zone de couverture, l'UE ne peut pas rester dans la
cellule, il ne peut pas déclencher la mise à jour de localisation ou d’enregistrement, ce qui
entraîne la déconnexion du réseau. Ceci conduit à une détérioration de la QoS et des problèmes
d’accessibilité au réseau. C’est ce qu’on appelle le « weak coverage ».

Donc, pour juger la qualité de la couverture on considère les valeurs de RSRP II.3 :

Page 29
Chapitre II Processus d'optimisation

Qualité de la couverture

Bonne Moyenne Mauvaise


RSRP ≥ -90 dBm -110 dBm ≤ RSRP <-90 dBm RSRP <-110 dBm

Tableau.II.3. Qualité de la couverture

S'il y a une zone avec une mauvaise qualité du signal « weak coverage », il faut savoir
quel PCI (Physical Channel Indicator) a un signal faible et qui provoque la faible couverture,
puis le comparer avec le diagramme de distribution de RSRP des différentes cellules.

 Résolution des problèmes de faible couverture


La résolution des problèmes de faible couverture nécessite de prendre en considération
les points suivants :

 Augmenter la couverture par les eNodeBs adjacents pour obtenir un grand


chevauchement de couverture entre deux eNodeBs et d'assurer une zone de transfert
modérée.
 Analyser les environnements géographiques et vérifiez les niveaux de réception des
eNodeBs adjacents.
 Déployer des nouveaux eNodeBs, si les problèmes de « holes coverage » ne peuvent pas
être résolus par l’ajustement des antennes.
 Augmenter la puissance du signal de référence.
 Régler les paramètres d’antenne et utiliser des antennes à gain élevé.

La figure II.9 montre un exemple d’une zone de faible couverture dans un site donné :

Figure.II.9. Zone de couverture faible

Page 30
Chapitre II Processus d'optimisation

II.4.1.3. Absence de la cellule dominante

Dans une région sans cellule dominante, le niveau de réception de la « serving cell » est
similaire au niveau de réception de ses cellules voisines et le niveau de réception des signaux de
liaison descendante entre différentes cellules sont proches du seuil de la « reselection cell ». Le
SINR de la « serving cell » devient instable en raison de la réutilisation des fréquences. Une zone
sans cellule dominante peut également être considérée comme une zone de faible couverture.

 Résolution d’absence d'une cellule dominante


Déterminer les cellules couvrant une zone sans une cellule dominante lors de la
planification du réseau, et régler les paramètres d'ingénierie pour augmenter la couverture dans
les cellules les plus proches avec des signaux forts et de réduire la couverture des autres cellules
avec des signaux faibles.

II.4.1.4. « Cross coverage »


Ce phénomène se produit lorsque la zone de couverture de certains eNodeBs se trouve
au-delà de la zone prévue. C’est le cas par exemple, si les eNodeBs sont à une hauteur beaucoup
plus élevée que la hauteur moyenne des bâtiments adjacents, dans ce cas leurs portées vont
atteindre des zones plus lointaines. La plupart des régions voisines seront en visibilité directe
avec l’eNodeB. Par conséquent, ses signaux seront largement transmis et atteindrons ces régions.

 Solution du « cross coverage »


Pour résoudre ce problème on réalise les actions suivantes :

 Diminuer la puissance d'émission des porteuses lorsque les performances de la cellule ne


sont pas affectées.
 Ajuster correctement les azimuts d'antenne de telle sorte que la direction du lobe
principal légèrement oblique à la direction d'une route. Cela réduit la couverture trop loin
par des ondes électriques en raison de la réflexion des bâtiments sur les deux côtés de la
route.
 Régler les tilts d'antenne ou de remplacer avec des antennes à grands tilts, tout en
assurant les azimuts appropriés à l’antenne. Le réglage de tilt est l'approche la plus
efficace pour contrôler la couverture.
 Diminuer la hauteur de l'antenne pour les sites hauts.
II.4.1.5. Déséquilibre entre UL /DL

Lorsque la puissance d'émission d’UE est inférieure à la puissance d'émission de


l’eNodeB, l’UE en mode veille peut recevoir des signaux d’eNodeB et enregistre avec succès
dans les cellules.

Page 31
Chapitre II Processus d'optimisation

Cependant, l’eNodeB ne peut pas recevoir les signaux d’UL en raison de la puissance
limitée lorsque l’UE effectue un accès aléatoire ou télécharge des données. Dans ce cas, la
distance de couverture en UL est inférieure à la distance de couverture en DL. Ceci implique un
déséquilibre entre liaison montante et descendante.

Un déséquilibre entre UL et DL conduit à des drops de service. La cause la plus fréquente


est la couverture limitée d’UL.

Figure.II.10. Déséquilibre Uplink / Downlink

 Résolution déséquilibre entre Uplink et Downlink


Pour résoudre ce problème on réalise les actions suivantes :

 Si aucune donnée de performance n’est disponible pour l'optimisation RF, tracer un seul
utilisateur dans la salle d'équipement OMC pour obtenir des rapports de mesure de liaison
montante sur l'interface Uu, puis analyser ces rapports de mesure et les fichiers de drive
test.
 Si les données de performance sont disponibles, vérifier chaque porteuse dans chaque
cellule sur la base des mesures d'équilibre de liaison montante et descendante.
 Dans le cas des interférences, vérifier si l'équipement fonctionne correctement ou les
alarmes sont générées et prendre des mesures telles que le remplacement, l'isolement et le
réglage.
II.4.2. Problèmes de mobilité

Durant l’opération de l’optimisation RF, les problèmes du handover concernent


principalement l’optimisation des cellules voisines. Les problèmes pouvant être rencontrés sont :

1. Manque de relation de voisinage : ce problème arrive dans le cas où un mobile détecte,


en se déplaçant. Une cellule avec un niveau de puissance meilleur que celui des cellules
qui figurent dans ses listes « serving », dans ce cas aucune opération de handover ne sera
initiée, ce qui pourrait conduire à des coupures d’appels.

Page 32
Chapitre II Processus d'optimisation

2. Retard du handover : le processus du handover doit être déclenché lorsque la qualité de


la cellule servante commence à se dégrader. Le retard dans cette opération pourrait
engendrer une coupure de service. Pour résoudre ce problème, on doit accélérer le
handover vers une cellule voisine qui présente une bonne qualité.
3. Échec d’exécution : dans le cas du hard handover ou le handover inter-RAT, l’échec
peut provenir d’une anomalie au niveau du réseau cœur. Pour détecter la source du
problème on doit suivre les messages de signalisation échangés entre l’UE et le réseau
par un traçage d’appel.

Conclusion

Dans ce chapitre, nous avons présenté le processus d’optimisation d’un réseau LTE
utilisé au sein de l’entreprise HUAWEI avec les différentes étapes. Nous avons défini le
mécanisme de contrôle de puissance en présentant ses différents types et paramètres
d’ajustement. Par la suite nous avons présenté la notion d’indicateurs clés de performances et
leurs définitions. Le chapitre suivant sera consacré pour la partie application de processus de
contrôle de puissance aussi bien à l’analyse et l’optimisation des performances du réseau LTE.

Page 33
Chapitre III

Analyse et optimisation

des performances du réseau LTE


Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

Introduction

Dans ce chapitre, nous allons décrire dans la première partie le fonctionnement de notre
application développée sous Matlab.

Dans la deuxième partie, nous avons étudié un cas réel d’optimisation, après nous avons
analysé les fichiers log à l’aide des logiciels « GENEX Prob », « GENEX Assistant » afin de
détecter les problèmes. Par la suite, nous avons proposé des changements (actions) pour les
appliquer sur « U-net » et « U-2000 ».

III.1. Analyse des besoins

Il s'agit des différents besoins auxquels la phase optimisation doit répondre. L’ajustement
des puissances dans les blocs de ressources a montré la nécessité de disposer d’une application
pour le calcul de la distribution de puissance dans le bloc de ressource. Ceci nous a amené à
développer une application MATLAB pour répondre à ce besoin.

La phase d’optimisation doit aussi répondre au besoin d’avoir des performances


optimales pour le réseau. Ces performances sont indiquées par les facteurs clés de performance
déduites des données collectées lors du Drive Test. Les besoins de performance peuvent être
résumés par les objectifs suivants :

1. Bonne couverture des zones ;


2. Bonne qualité de service ;
3. Débit satisfaisant ;
4. Bonne accessibilité ;
5. Absence de rupture de service.

La liste des objectifs cités au-dessus n’est pas exhaustive. Les besoins réels et les actions
à entreprendre seront déterminés par l’analyse des résultats du Drive Test.

III.2. Réalisation et description de l’application

Puisque nous cherchons à développer un outil de calcul, MATLAB est un logiciel de


calcul matriciel à syntaxe simple. Avec ses fonctions spécialisées, il peut être aussi considéré
comme un langage de programmation adapté pour les problèmes scientifiques.

III.2.1. Description de l'outil

Cette application permet d’aider les ingénieurs à calculer la distribution de puissance


dans l’élément de ressource dans un temps plus court. C’est pour cette raison que nous avons

Page 34
Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

pensé pour le choix d’application qui répond aux besoins de l’entreprise tous en simplifiant
l’analyse et le calcul donc en automatisant ces tâches pour gagner de temps.

L’outil est essentiellement censé être simple. Son utilisation ne nécessite pas de
formation. Les « Input » et « Output » sont placés sur des onglets distincts afin de faciliter à
l’utilisateur la tâche.

III.2.2. Création de l’application

III.2.2.1. Interface d’authentification

L’interface d'accueil de notre application est une page d'authentification qui sert à
authentifier les utilisateurs de l'application par un mot de passe (voir figure III.1) pour accéder à
l'interface principal de traitement.

Figure.III.1. Interface de login

Si le mot de passe est incorrect un message s'affiche « wrong passaword », comme le


montre la capture suivante :

Figure.III.2. Message d’erreur

Page 35
Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

III.2.2.2. Interface principale de traitement

La figure III.3 présente l’interface principale. Après le choix des cinq paramètres de
calculs, tels que la bande de fréquence, le nombre d’antennes, Pa, Pb et RRU power, l’utilisateur
doit être cliqué sur le bouton « Calcul » pour avoir la distribution de puissance dans le bloc de
ressources qui est représentée dans un tableau et un histogramme 3D. Pour de nouveaux Input,
on clique sur le bouton « Restart ».

Cet outil permet une visualisation de la distribution de la puissance, au niveau du bloc de


ressource, afin de contribuer à la prise décision en cas de problèmes liés à la couverture et le
débit d’une zone donnée, en modifiant les valeurs de Pa et Pb.

Figure.III.3. Interface principale

Page 36
Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

III.3. Etude de cas


Après l’implémentation de la 4G dans la zone donnée ; un nombre de réclamations liées
au problème d’accès pour cette zone ont été répertoriées, les résultats du Drive Test a permis de
détecter des problèmes RF, d’où la nécessité de l’optimisation pour la résolution de ces
problèmes.

III.3.1. Problème d’overshooting

III.3.1.1. Drive test

Drive Test une est une procédure technique consiste à faire des tests pour analyser les
performances du réseau.

Une fois nous avons collectées les données, nous passons à l’étape d’observation et
d’analyses ces données. Nous identifions, sur la base des mesures données (niveau, qualité du
signal, …) par le drive test, le cluster cible et ses sites concernés, nous commençons le test à
l’aide de « GENEX Prob ». Ce test a pour but de vérifier le fonctionnement de ces derniers et la
couverture du signal.

« GENEX Prob » est utilisé pour collecter des données sur les sites dans des « logsfiles »,
ce fichier sera traité par la suite. La capture V.4 montre l’étape de Drive Test :

Figure.III.4. Analyse des sites

Page 37
Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

III.3.1.2. Traitement et analyse

Dans cette étape, nous analysons les rapports de Drive Test, à l’aide du logiciel
« GENEX Assistant ». La figure III.5 illustre le lancement du logiciel et l’importation des
« logfiles ».

Figure.III.5. Lancement de traitements

D’après cette analyse, le problème détecté est « l’overshooting issue » étant donné que le
site couvre les trois cellules ainsi que d’autres, comme l’illustre la figure III.5. Le site A est en
mode « overshooting » sur la zone 2 (site B).

La figure III.6 montre le niveau de RSRP des différents sites de la zone 1 et 2 et les
messages « L3 Message » échangés entre l’eNodeB et l’UE. Le site A situé dans la zone 1
(TAC=1, RSRP = -106 dBm) et le site B situé dans la zone 2 (TAC=2, RSRP = -112 dBm).

Figure.III.6. Overshooting de site A

Page 38
Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

Après le déploiement des sites LTE, dans la zone qui a été testée par HUAWEI, des
problèmes d’overshooting ont été détectés à travers l’impossibilité d’effectuer des appels par les
utilisateurs, d’où la nécessité de notre intervention pour l’optimisation. Lors des mesures dans
cette zone, par Drive Test à l’aide de l’outil « GENEX Probe » on a obtenu l’indication
« overshooting » avec les paramétres suivants :

 Site A (RSRP = -106 dBm).


 Site D cellule 2 (RSRP = -112 dBm).

La cellule du site A qui est plus loin du site B (la distance entre les deux sites est 50 Km)
est considérée comme meilleure cellule « serving cell ». Vu le niveau de RSRP du site A est plus
élevé par rapport au site B.

Lorsque les utilisateurs essaient de s’attacher au réseau, ils cherchent le meilleur niveau
de signal (site A), et même s’ils sont rattachés au site B, ils détectent un niveau de signal
meilleur (site A). Ils essaient de se reconnecter ou bien d’effectuer un handover vers cette
dernière.

Mais vu que le TAC du site et celui défini dans le profil de l’utilisateur sont différents
entre les deux sites, les procédures d’attachement s’interrompent ce qui augmente le taux de
« call drop », « Attach failure » et « handover failure », ce qui implique une dégradation du
niveau de SINR et RSRQ.

Dans la zone à problème cité précédemment, le tableau III.1 représente les paramètres
physiques du site A qui ont été planifiés à l’aide de l’outil « U-net ». Ces données ont été
relevées à travers une antenne de hauteur de 16 mètres « Antenna Height ».

Avant l’action

Azimuts Elc-Tilt Mec-Tilt


Cell 0 40° 2° 0°
Cell 1 180° 2° 0°

Cell 2 280° 4° 0°

Tableau.III.1. Paramètres physiques du site A

Une simulation a été faite afin de vérifier l’état de couverture du site A dans la zone qui
pose problème (avant le changement).

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Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

III.3.1.3. Solution proposée

Pour régler le problème « d’overshooting » de site A, nous avons proposé les


changements suivants :

Des changements physiques que nous avons testés sur l’outil de planification « U-net »
(voir figure III.7). Nous avons choisi deux paramètres au niveau du tilt mécanique et des azimuts
pour changer la direction d’antenne, en vue d’adapter la zone de couverture au besoin, comme
montre le tableau III.2.

Apres l’action

Azimuts Elc-Tilt Mec-Tilt


Cell 0 40° 2° 0°
Cell 1 140° 2° 3°
Cell 2 280° 4° 0°

Tableau.III.2. Paramètres physiques proposés au site A

Remarque : Nous avons gardé la même hauteur d’antenne.

Avant l’action Apres l’action

Figure.III.7. Changement d’azimuts

Nous remarquons d’après cette simulation que la nouvelle direction de l’antenne permet une
couverture plus adaptée à la configuration, évitant un chevauchement entre les sites

Le deuxième paramètre sur lequel nous pouvons intervenir afin d’optimiser la couverture est
la puissance (ajustement de la distribution de puissance) :

Le tableau III.3 montre la distribution de puissance des trois cellules du site A en utilisant
les paramètres puissance du signal de référence, Pa et Pb, selon l’ordre suivant (Prs, Pa, Pb),
sachant que la puissance donnée en « watt » correspond à la puissance du RRU :

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Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

Distribution de puissance

Avant l’action Apres l’action


Cell 0 (182, -3, 0) = 40 w (152, 0, 0) = 40 w

Cell 1 (182, -3, 0) = 40 w (122, 0, 0) = 20 w

Cell 2 (182, -3, 0) = 40 w (152, 0, 0) = 40 w

Tableau.III.3 Distribution de puissance

Dans cette étape nous avons changé la puissance du signal de référence pour les trois
cellules ainsi que les valeurs de Pa, tout en conservant une valeur de la puissance du RRU fixe.

III.3.1.4. Résultat final

Après le réajustement des azimuts et l'arrangement de la distribution de puissance un


deuxième Drive Test a été effectué pour confirmer la résolution du problème RF cible dans le
site A. Le RSRP du site A cellule 1 est diminué, passant de -106 dBm à -113 dBm, donc les
utilisateurs de site B peuvent connecter à internet. L’interface III.8 montre le résultat final :

Figure.III.8. Résultat après l’action

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Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

III.3.1.5. Vérification du KPI du trafic

Après avoir effectué le changement des paramètres cités précédemment, nous allons
passer à l’analyse du KPI du trafic des UEs actives pour évaluer le nombre des utilisateurs par
cellule.

Le graphe III.9 nous indique pour la cellule 1 du site A que le nombre des utilisateurs
après ces actions est diminué. On peut noter qu’il y a une diminution au niveau de la courbe du
nombre d’utilisateurs d’au moins 40 utilisateurs en moyenne.

Figure.III.9. Nombre des utilisateurs de cell 1 site A

Par contre, sur les graphes III.10, III.11 et III.12 nous voyons clairement une augmentation
de nombre des utilisateurs pour les cellules :

 Cell 2 de site A, environ 20 utilisateurs.


 Cell 2 de site B, environ 50 utilisateurs.
 Cell 1 de site D, environ 20 utilisateurs.

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Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

Figure.III.10. Nombre des utilisateurs de cell 2 site A

Figure.III.11. Nombre des utilisateurs de cell 2 site B

Page 43
Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

Figure.III.12. Nombre des utilisateurs de cell 1 site D

Ainsi nous remarquons que les utilisateurs perdus de « cell 1 » du site A sont couverts et
sont partagés entre « cell 2 » du site B et D. Après les changements effectués précédemment sur
le site A, un nouveau problème est apparu sur le site B

III.3.2. Problème de congestion

Les internautes qui se trouvent dans ce dernier se sont plaints à plusieurs reprises à cause
des coupures et la lenteur de la connexion 4G LTE. Après avoir visualisé ce site nous avons noté
la présence de deux sites B et D. Le site B est congestionné ce qui a causé la coupure « call
drop » et la lenteur de la connexion 4G sur ce site. Le site D est déchargé car il ne contient pas
beaucoup d’utilisateurs.

III.3.2.1. Solution proposée

Pour régler ce problème, la solution proposée est de forcer les utilisateurs à se


connecter à la cellule 1 du site D afin de diminuer la charge sur la cellule 2 du site B.

Cette solution est atteinte en faisant un changement sur le seuil de handover à l’aide de
l’outil « U62000 » de façon à obliger l’utilisateur de changer de cellule serveuse en ajoutant un
offset à la cellule voisine non choisie avec un niveau de Ocn = 3dB (CIO : cell individuel offset).
L’équation III.1 du niveau de signal de la cellule voisine (neighbor) et de la cellule serveuse est
représentée comme suit :

RSRPn + Ocn – Hys > RSRPs+ Ocs + Off ……………………………………..…………(III.1)

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Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

 RSRPn : Les mesures de l’UE sur la cellule voisine (niveau de signal de la cellule
voisine)
 Ocn (offset cell neighbor) : l’offset spécifique de la cellule voisine, liée à la commande :
MOD EUTRANINTERFREQNCELL
 Hys : L'hystérésis du HO spécifié par le paramètre IntraFreqHoA3Hyst, qui est
configurable.
 RSRPs : Le résultat de mesure de la cellule de serveuse (niveau de signal de la cellule
serveuse).
 Ocs : L’offset de la cellule serveuse.
 Off : L’offset du HO. Il est précisé par le paramètre IntraFreqHoA3Offset

L’offset (Ocn) de 3dB rajoutée à la cellule voisine lui permettra de se rehausser à un


niveau supérieur par rapport au niveau de la cellule serveuse. En ajoutant le Ocn=3db à la cellule
voisine on obtient alors un RSRP = -96db donc les utilisateurs se divisent entre les cellules des
sites B et D.

III.3.2.2. Solution du cas RESELECTION

Un changement sur le seuil de la reselection de façon à obliger l’utilisateur de changer de


cellule serveuse en ajoutant un COs = -3dBm. L’équation III.2 du niveau de signal de la cellule
voisine (Neighbors) et de la cellule serveuse est représentée comme suit :

RSRPn – COn > RSRPs + Cos ………………………………………..…………………..(III.2)

 RSRPn : niveau de signal de la cellule voisine.


 COn : l’offset spécifique de la cellule voisine (cell offset neighbor).
 RSRPs : niveau de signal de la cellule serveuse.
 COs : l’offset spécifique de la cellule serveuse (cell offset serving).

En diminuant le COs de 3dB de la cellule serveuse on obtient alors un RSRP = -99dBm,


donc les utilisateurs se divisent entre les cellules des sites B et D. La figure III.13 nous montre le
changement qu’on a effectué au niveau de la cellule 1 du site D et la cellule 2 du site B.

A l’aide de l’outil U-2000, on effectue les configurations nécessaires, comme le montre la figure
III.13 :

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Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

Figure.III.13. Changement des COs et Ocn de la cellule 1 du site D et la cellule 2 du site B

III.3.2.3. Résultat final

Après avoir effectué les changements cités auparavant nous allons voir l’effet de ces
modifications sur le nombre des utilisateurs au niveau du site D et voir aussi l’état des
« Calls drop » au niveau de site B (voir figure III.14 et III.15) :

Figure II.14. Taux de Call Drop sur le site B

D’après l’analyse de graphe, nous remarquons que le taux de « call drop » est diminué au
niveau de la cellule B de 75% à environ de 50%, donc le problème de congestion est résolu,
répondant ainsi aux besoins formulés par l’opérateur.

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Chapitre III Analyse et optimisation de performance de réseau LTE

Après l’activation de l’équilibrage statique entre les deux sites B et D, le nombre des
utilisateurs de site D augmente. Nous remarquons que 50 UEs sont basculés vers le site D grâce
à cette activation.

Figure.III.15 Nombre d’utilisateurs du site B

Conclusion

A travers la partie pratique de ce chapitre, nous avons pu appliquer les notions théoriques
acquises et proposer des solutions dédiées aux problèmes détectés qui apportent une amélioration
aux performances du réseau LTE, en se basant, sur les KPIs. Une étape d’optimisation est
toujours nécessaire pour veiller au bon fonctionnement du réseau en cas d’éventuelles anomalies.

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Conclusion générale
Conclusion générale

Le développement des TIC (Technologies de l‘Information et de la Communication) est


primordial pour toute nation qui aspire au progrès et le bien-être de ses concitoyens. C’est ainsi
que l’utilisation des nouvelles technologies est une obligation dans cette ère, par conséquent la
maitrise de cette dernière devient une nécessité.

Dans le cadre de ce projet, une étude approfondie a été conduite et a touché les aspects
radio des réseaux 4G LTE, ainsi que des procédures de planification et d'optimisation de ces
réseaux. Elles ont été focalisées sur les solutions proposées aux problèmes détectés au sein de
l’entreprise prestataire HUAWEI Technologies, sollicitée pour le suivi des performances du
réseau 4G LTE, et aussi en s’adaptant aux différents logiciels nécessaires pour cette démarche.

Pour compléter les connaissances théoriques, nous avons mené une étude de cas
appliquée à une zone donnée. Cette étude a permis de découvrir les différentes complications et
obstacles qu'un ingénieur d'optimisation se doit de surmonter, tout en respectant la procédure
établie par l’entreprise. Les plans d'action relatifs à chaque type de problème détecté ont été
conçus et offerts au client. La validation des mesures correctives soumises au client a abouti à leur
mise en œuvre et le suivi de leur impact sur la performance du cluster ou site.

Au terme de notre projet, les objectifs ciblés ont largement été atteints. Ainsi, plusieurs
sites ont fait l'objet d'analyses, des solutions ont été proposées, validées et acceptées par le client.

A la base de notre étude pratique, nous pouvons confirmer que la troisième hypothèse
proposée est juste pour optimiser un réseau LTE vue qu’il est judicieux d’utiliser des différents
paramètres et méthodes d’optimisation en se basant sur le contrôle de puissance qui a un effet
important contrairement aux deux autres hypothèses qui sont basées seulement sur un changement
d’un seul paramètre ce qui réduit l’impact de processus d’optimisation.

Nous avons aussi proposé une application qui permet de tester la distribution de
puissance dans la ressource bloc et avoir des tests avant l’application sur des sites réels. Cette
application a été développée sous l’environnement MATLAB.

Pour améliorer notre projet et garantir une évolution continue dans ce domaine
d’optimisation, il est indispensable de suggérer un certain nombre de perspectives de
développement à court, moyen et long terme, à savoir :

 Réalisation de l’optimisation avec plus de paramètres,


 L’implémentation de la technologie SON (Self Organizing Network).

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Références bibliographiques
Référence bibliographiques

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nouvelle génération, Master, Université Mohammed V- Agdal, 2009/2010.

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USA: John Wiley & Sons Ltd, April 2009.

[10] A.AMAZIT, Impact des interférences de la couche physique sur la couche mac dans la
technologie LTE, Mémoire d’ingéniorat, Université du Québec, Juin 2011.

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[16] tutorialspoint, [en ligne]. Adress URL: http://www.tutorialspoint.com/lte/ (consulté le


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[23] eRAN6.1 Guide to Power Configuration in LTE TDD Networks, 2012, HUAWEI
confidential.

[24] LTE Cell Planning 20121016, 2013, HUAWEI confidential.

[25] LTE Basic Principle V2.0, 2013, HUAWEI confidential.

[26] LTE Basic Signaling Procedure 20120903, 2013, HUAWEI confidential.


Annexes
Annexes

Annexes A : présentation de l’entreprise

A.1. Huawei Technologies

HUAWEI TECHNOLOGIES est une entreprise privée fondée en


1988. Son siège social se trouve à SHENZHEN en CHINE. Cet
organisme dispose d’un réseau mondial de clients couvrant plus de 140
pays représentant plus d’un tiers de la population mondiale et fournit des
solutions dans le secteur des technologies de l'information et de la
communication.

En 2014, selon ses dirigeants, HUAWEI a réalisé un chiffre d'affaires de 28 milliards


d'euros, ce qui la situerait tous segments confondus parmi les premiers équipementiers à l’échelle
mondiale. La figure suivante illustre les zones de présence des sites de la société à travers le
monde :

Figure.A.1. Présence Mondiale de HUAWEI

A.2. Secteur d’activités

Le premier secteur d’activité de HUAWEI a longtemps été la fourniture des équipements


et des services aux opérateurs de télécommunications. Depuis quelques années, l’entreprise s’est
également lancée dans la vente de téléphones portables.

HUAWEI est l'un des premiers fournisseurs mondiaux de réseaux de nouvelle génération
pour les opérateurs télécoms. Elle fournit des produits, services et solutions innovants sur-
Annexes

mesure qui assurent une croissance à long terme pour ses clients. Ses produits et solutions sont
déployés dans plus de 140 pays et fournissent 45 des 50 premiers opérateurs mondiaux.

A.3. HUAWEI Algérie

HUAWEI technologies Algérie a été créée en 2000. Elle a participé à un grand nombre
de projets importants dans le secteur des télécommunications au profit de différents opérateurs
que ce soit dans la fourniture d’équipements ou le déploiement d’infrastructures de réseaux de
télécommunications. Elle est aussi présente en Algérie dans le cadre de la vente d’équipements
portables mobiles.

A.4. Présentation du département RNP/RNO de HUAWEI

Le département RNP/O (Radio Network Planning and Optimization) fait partie du


département technique. Il a pour mission de faire le suivi du réseau radio ainsi que la
planification et l’optimisation du réseau afin d’améliorer et de maintenir une bonne qualité de
service.
Annexes

Annexes B : logiciels/matériels
Avant l'optimisation RF, il faut une bonne maitrise des logiciels pour garantir la
démarche d’optimisation, ces logiciels appartiennent à la famille des logiciels GENEX de
HUAWEI, à savoir :

 U-net ;
 Probe ;
 Assistant.

B.1. GENEX U-net : est un outil de planification et de simulation professionnel développé par
Huawei qui a les caractéristiques suivantes :

 Prévision précise ;
 Facilité d'utilisation et interface conviviale ;
 Exigence de niveau technique inférieur de fonctions professionnelles ;
 Réduction des coûts des ressources humaines en raison de l'efficacité de la planification
ultérieure.
B.2. GENEX Probe : est un logiciel de test d'interface Uu, utilisé pour recueillir les données de
l'interface radio du réseau LTE. Il permet aussi d’évaluer les performances du réseau, guider
l’optimisation, et corriger les défauts. Les données recueillies de l'interface d'air sur le réseau
sont enregistrées dans un fichier de log qui facilite l'analyse des données, par la suite ce fichier
log est importé vers d'autres logiciels de post-traitement GENEX Assistant.

B.3. GENEX Assistant : est un logiciel d'analyse des fichiers logs de Drive Test, qui est utilisé
pour analyser et tester les réseaux GSM, WCDMA, CDMA et les réseaux LTE. GENEX
Assistant peut également générer des rapports de test de réseau pour répondre aux besoins
d'analyse de réseau. Les rapports de test générés reflètent effectivement l'état de fonctionnement
des réseaux et fournissent des lignes directrices pour la vérification du réseau, l'évaluation du
réseau, l'optimisation du réseau, et la localisation des défauts. Par conséquent, les rapports de test
aident les ingénieurs à localiser rapidement les problèmes de réseau, et améliorer l'efficacité du
travail.

B.4. Google Earth : pour afficher l'emplacement géographique et l'environnement des sites.

B.5. U-2000 : est un système de gestion des équipements développés par Huawei. Il est
également une solution de gestion importante orientée vers le futur réseau qui fournit des
fonctions de gestion d'éléments et de réseau. L’U2000 est un système conçu principalement pour
la gestion des eNodeB.
Annexes

Annexe C : les indicateurs radio de LTE


Dans le réseau LTE, on a besoin de mesurer les indicateurs radio dans les cellules
serveuses et ses voisines quotidiennement, l’UE mesure RSRP, SINR, RSSI et RSRQ.

C.1. RSRP (Reference Signal Received Power)


Le signal de référence de la puissance RSRP est la mesure la plus basique réalisée par la
couche physique du l’UE, permettant d’obtenir une valeur moyenne linéaire (en Watt ou en
dBm) de la puissance reçue du signal de référence émise par l’eNodeB par élément de ressource
(la mesure est effectuée uniquement sur les éléments de ressources qui contiennent RS
spécifiques de cellules).

Le RSRP fournit l'UE des informations essentielles sur la résistance des cellules à partir
de laquelle la perte de chemin (Path loss) peut être calculé et utilisé dans des algorithmes pour
déterminer les paramètres d'alimentation optimales pour l'exploitation du réseau.

La gamme de RSRP de déclaration est définie à partir de -140 dBm à -44 dBm.

C.2. SINR (Signal to Interference Noise Ratio)

Est le rapport entre la puissance de la porteuse modulée reçue et la puissance


d'interférences dans le même canal plus la puissance du bruit provenant d'autres sources. La
formule de calculé SINR est la suivante : SINR = S/ (I+ N)

 S : indique la puissance des signaux utilisables mesurés.


 I : indique la puissance d'interférence moyenne.
 N : indique que le bruit de fond qui est liée à des largeurs de bande de mesure et des
coefficients de bruit du récepteur.

Le SNIR pour toutes les bandes, alors que le RSRP dépend de la bande de fréquences.
Donc le SINR est plus important et donne une indication précieuse sur la couverture et le débit
prévu.

SNIR
Bon Moyen Mauvais
> 20 db [10 db - 20 db] <5 db

Tableau.C.1. Différentes gammes SNIR


Annexes

C.3. RSRQ (Reference Signal Receive Quality)


RSRQ indique la qualité du signal de référence reçu. Mesure de RSRQ est basé sur RSRP
et RSSI, depuis RSRP détermine la qualité du signal et RSSI détermine l'interférence co-canal
et le bruit. La formule de calculé RSRQ est la suivante : RSRQ = (N*RSRP) / RSSI ; N est le
nombre de RBs de la bande passante.

Il fournit des informations supplémentaires quand le RSRP n’est pas suffisant pour faire
le choix d’un handover ou d’une re-sélection de cellules. La gamme de RSRP de déclaration est
définie à partir de -19,5 dB à -3 dB.

C.4. RSSI (Received Signal Strength Indicator)

RSSI est la puissance du signal sur la bande de 5 MHz, il s’agit donc de la puissance
mesurée en provenance de toutes les stations de base. Compris le bruit thermique et le bruit
généré dans le récepteur, dans la bande passante.

Le paramètre RSSI représente la totalité de la puissance reçue et mesurée uniquement sur


des symboles OFDM contenant des symboles de référence pour le port d'antenne 0.
Annexes

Annexe D : Entretien
Pour la réalisation de notre projet, nous nous sommes présentes au près des différents
services pour poser les questions suivantes à monsieur Fathi Memmi, Team Leader projet LTE.

1. Combien de PCI dans un réseau LTE ?

2. Pourquoi le débit est faible ?

3. Comment optimiser un site ou un cluster ?

4. Quels sont les facteurs impliqués dans la dégradation de SINR ?

5. Qu'est-ce que le RSRP et quel est la valeur idéale pour une meilleure couverture ?

6. Quels sont les indicateurs clés de performance majeure KPI ?

7. Quels sont les problèmes posés dans un réseau LTE ?

8. Comment procéder pour régler le problème de « over shooting » ?

9. Comment résoudrez-vous le problème de « weak coverage » ?

10. Quels sont vos clients ? pensez-vous, qu’ils sont satisfaits ?


Résumé

L’optimisation est une étape nécessaire dans le processus de déploiement d’un réseau
LTE qui fait suite aux tests effectuées après le déploiement effectif du réseau pré-dimensionné,
cette étape vise à améliorer les performances de réseau.

Dans ce mémoire nous avons étudié le processus d’optimisation, et une étude de cas
appliquée à une zone donnée. Cette étude de cas a permis de découvrir les différentes
complications et obstacles qu'un ingénieur d'optimisation se doit de surmonter, tout en respectant
la procédure établie par l’entreprise.

Mots clés : LTE, KPI, Optimisation, Contrôle de puissance.

Abstract

Optimization is a necessary step in the process of deploying an LTE network that follows
the tests conducted after the effective deployment of pre-sized network, this step aims to improve
network performance.
In this project, we study the optimization process, and a case study applied to a given
area. This case study has uncovered various complications and obstacles that an optimization
engineer must overcome while respecting the procedures established by the company.

Key words: LTE, KPI, Optimization, Power control.

‫ملخص‬
‫ و يتم ذلك عن طريق اجراء تجارب بعد االنشاء الفعلي‬LTE ‫التحسين هو خطوة ضرورية في مراحل انشاء الشبكات‬
.‫ و هذه المرحلة تهدف الى تحسين أداء الشبكة‬، ‫للشبكة‬

‫ دراسة الحالة هذه‬.‫ قمنا بدراسة مراحل التحسين وكذلك قمنا بدراسة حالة على منطقة جغرافية‬،‫في هذا المشروع‬
.‫كشفت التعقيدات المختلفة والعقبات التي يجب أن يتغلب عليها مهندس التحسين مع احترام كل مراحل التي أقرتها الشركة‬

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