Biographie de Voltaire
Voltaire est un poète, écrivain, dramaturge, historient et philosophe français né le 21 novembre
1694 et décédé le 30 mai 1778. Auteur des Lettres philosophiques et de Candide ou
l'Optimisme, c'est aussi un grand humaniste qui s'est battu toute sa vie contre la fanatisme
religieux et la liberté d'opinion.
Une oeuvre incommensurable
Le talent d'écriture de Voltaire et sa vie incroyablement longue pour l'époque en font l'un des
auteurs les plus prolifiques du XVIIIe siècle. Si on le connaît principalement aujourd'hui pour ses
contes, dont Zadig ou la Destinée (1748) et Candide ou l'Optimisme (1759), ainsi que pour ses
écrits philosophiques, tels que le Dictionnaire philosophique (1764), Voltaire est aussi l'auteur
de plus de 25 000 vers, dont l'épopée la plus célèbre est La Henriade (1723), d'une
correspondance gigantesque avec de grandes personnalités de sont temps, que l'on estime à 23
000 lettres, et d'une cinquantaine d'oeuvres de théâtre. Voltaire est d'ailleurs considéré comme
le plus grand auteur dramatique de son siècle. Il a aussi collaboré à la fameuse En cyclopédie de
Diderot et d'Alembert (1751-1772). Peu importe le genre d'écriture, ce grand humaniste n'aura
de cesse de dénoncer le pouvoir royal, l'injustice sociale, la guerre et le fanatisme religieux à
travers ses oeuvres, certaines ayant été écrites sous anonymat pour éviter la censure.
Les dernières oeuvres de Voltaire
• Très humbles et trèe respectueuses remontrances du grenier à sel (1771)
• Vers au chevalier de Rivarol (1774)
• Mémorandum
Gex (1776)
Famille
Il est né le 21 novembre 1649 ; son père est notaire et conseiller du roi ; sa mère meurt alors qu'il est âgé de s
ans.
Formation
Il est placé chez les jésuites du collège Louis-le-Grand (ancien collège de Clermont), puis fait des études à la facu
de droit de Paris.
Début de sa carrière
A partir de 1715, il fréquente les milieux libertins et les salons littéraires, compose des écrits satiriques qu
conduisent à la Bastille. En prison, il rédige OEdipe (1717). Il fait des voyages en Europe et connaît des intrigues
cour. Il continue à écrire pour le théâtre et commence une épopée, la Ligue (1723), première version de
Henriade (1728). Une altercation avec le chavalier de Rohan-Chabot lui vaut douze jours à la Bastille, puis l'exil
Angleterre (1726).
Premiers succès
Rentré en France en 1728, il fait jouer son théâtre ; triomphe aves sa pièce Zaïre (1732). Il se retire à Cirey, c
Mme du Châtelet. Les Lettres philosophiques connaissent un succès se scandales (1734), de même que le poè
provocateur le Mondain (1736).
Tournant de sa carrière
Il est rappelé à Paris ou il est nommé historiographe du roi (1745). Parallèlement à son travail d'historien ( le Siè
de Louis XIV, 1752 ; Essai sur les moeurs et l'esprit des nations, 1756), il commence à rédiger des contes satiriqu
Zadig, 1748 ; Micromégas, 1752). Il accepte l'invitation de Frédéric II de Prusse et part pour Potsdam (1750).
1755, il s'installe en Suisse, ou sera publié Candide ( janvier 1759) et, enfin, dans un village français prèe de
frontière Suisse, Ferney ( décembre 1758-février 1759).
Dernière partie de sa carrière
Devenu l' " hôte de l'Europe", il intervient dans des "affaires"( Calas, Sirven, La Barre). Il poursuit son combat
faveur de la tolérance ( Traité sur la tolérance, 1763 ; Dictionnaire philosophique portatif, 1764) sans toute
abandonner le conte (l'ingénu, 1767). Il meurt le 30 mai 1778. Treize ans plus tard, en 1791, ses restes s
transférés solennellement au Panthéon.
1. LA VIE DE VOLTAIRE
François Marie Arouet est le cinquième enfant de François Arouet (1649-1722) et de Marguerite Daumart (v
1661-1701) [sur les six enfants de la famille, trois meurent en bas âge]. Son père, notaires royal, puis payeur d
épices à la Chambre des comptes, est en relations professionnelles et personnelles avec l'aristocratie. Il fait don
à ses fils la meilleure éducation possible. Pour l'aîné Armand, vers 1695, c'est celle des Oratoriens. Pour Franç
Marie, en 1704, c'est celle des jésuites du collège Louis-le-Grand. La mésentente entre les deux frères vient s
doute en partie de là. Elle sera doublée de difficultés entre le père et le fils, lorsque le libertinage et la vocati
littéraire apparaîtront simultanément. Voltaire affecte parfois de ne pas être le fils de son père, mais
chansonnier Rochebrune : affirmation agressive d'indépendance-la plaisanterie sur sa bâtardise est considérée
nos jours comme le signe d'une phobie et d'une hantise qui se retrouvent dans l'attitude de Voltaire devant Di
père au terrible pouvoir.
Son adolescence subit l'influence de l'humanisme jésuite et celle du libertinage mondain. Aux Jésui
Voltaire doit sa culture classique, son goût assez puriste, le souci de l'élégance et de la précision dans l'écritu
son amour du théâtre et même, en dépit d'eux, les bases de son déisme. Aux libertins du Temple, son épicurism
son esprit plaisant et irrévérencieux, son talent dans la poésie légère.