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Introduction aux Réseaux de Petri

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CHAPITRE 4 : Réseau de Petri

4.1 Introduction

Les réseaux de Petri (Rdp) constituent un outil graphique et


mathématique qui permet de décrire les relations existant entre des
conditions et des événements et de modéliser le comportement de
systèmes dynamiques à événements discrets.
Cet outil est utilisé pour la description d’automatismes logiques. Les
principaux utilisateurs de ces réseaux sont les informaticiens et les
automaticiens.

1
4.2 Concepts de base
Un Rdp est un modèle défini par :

➢ Un ensemble de places (conditions), P={p1,p2,…,pn}, notées graphiquement par


des cercles et représentant des conditions qui traduisent les états d’une ressource
du système modélisé (machine libre, une machine est au repos, une machine est
en réparation, une commande est en attente, stock vide, convoyeur à l’arrêt,
…etc.).

➢ Un ensemble de transitions (d´événements), T={t1,t2,…,tq}, notées


graphiquement par des barres ou des rectangles et représentant l'ensemble des
événements (les actions se déroulant dans le système : début de traitement sur
une machine, panne sur une machine, début de traitement d’une commande) dont
l'occurrence provoque la modification de l'état du système.

➢ Un ensemble d’arcs, notés par des flèches qui joignent les places aux
transitions et les transitions aux places. ces arcs ont par défaut à un poids égal à 1.
Ainsi les situations suivantes sont interdites.

➢ Un nombre 𝑚𝑖 de jetons dans les places. On appelle 𝑀 le vecteur des


marquages défini par les mi, M={m1,m2,…,mi}. 2
Exemple (l’atelier de coupe de bois)
Un atelier est constitué d’une machine de coupe et d’un stock. Quand une
commande arrive et que la machine de coupe est disponible, la commande peut
être traitée (découpe). Une fois le traitement terminé, la commande qui a été traitée
est stockée. Sinon, la commande doit attendre que la machine de coupe se libère
avant de pouvoir être traitée.
Conditions : Evénements :
La machine de coupe est libre (P1) ; Arrivage d’une commande (T1);
Une commande est en attente (P2) ; Traitement de la commande (T2) ;
La commande est traitée (P3); Stockage de la commande (T3).
La commande est en stock (P4)

Figure 4.1: Réseaux de Petri 3


- On dit que la place P3 est une entrée de la transition T3.
- On dira que la place P3 est en aval ou est une sortie de la transition T2.

➢ Cas particuliers
- Transition source pas de place en entrée de la transition.
- Transition puits pas de place en sortie de la transition.

Figure 4.2: a) Transition source, b) Transition puits.

Pour illustrer les définitions qui précèdent, considérons le Rdp représenté par la
figure 4.3. 4
Ce RdP comporte quatre places notées p1, p2, p3 et p4, et cinq transitions notées t1, t2,
t3, t4 et t5. Son marquage est le vecteur: M0=[1, 2, 4, 3].
A chaque arc est associé un poids entier positif. Lorsque ce poids n’est pas porté su
La on
l’arc, figure 4.3 qu’il est égal à 1: c’est le cas de tous les arcs du RdP représenté par
admet
la figure 4.3.

Figure 4.3: Réseaux de Petri

Figuredirons
De manière plus formelle, nous 4.3: Réseaux de Petri
qu’un RdP est un 5-uple PN=(P, T, A, W, M0)
où: T : est l’ensemble de transitions T = {t1, t2, ..., tq}
P : est l’ensemble de places P = {p1, p2, ..., pn}
A : est l’ensemble des arcs A ⊆ {PxT} ∪ {TxP}
W : est la fonction poids attachée aux arcs A → {1, 2, ...}
M0 : est le marquage initial P → {1, 2, ...}

Le RdP sans son marquage initial est noté N=(P, T, A, W). Donc PN=(N, M0).
Lorsque tous les poids des arcs sont égaux à 1, Le RdP est dit [Link] M0 est le
marquage initial d’un RdP PN, M0(p) est le nombre de jetons contenus dans la place
5
p
de PN.
4.3 Dynamique des réseaux de Petri
Soit:
ot : l’ensemble des places d’entrée de la transition t, c’est-à-dire l’ensemble des

places p telles que (p,t) ϵ A.


to : l’ensemble des places de sortie de la transition t, c’est-à-dire l’ensemble des
places p telles que (t,p) ϵ A.
op: l’ensemble des transitions d’entrée de la place p, c’est-à-dire l’ensemble des

transitions t telles que (t,p) ϵ A.


po: l’ensemble des transitions de sortie de la place p, c’est-à-dire l’ensemble des
transitions t telles que (p,t) ϵ A.
Une transition t est dite tirable (ou franchissable) si, quelque soit p ϵ ot, M(p)≥W(p,t)
ou, en d’autres termes, si toute place p de t contient un nombre de jetons au moins
égal au poids attaché a l’arc qui relie p à t.
Une transition t tirable peut être tirée.
Tirer une transition t consiste à transformer le marquage initial M0 du RdP PN en un
marquage M défini de la manière suivante:
M0(p) - W(p,t) Si p ϵ ot
M(p)= M0(p) + W(t,p) Si p ϵ to
M0(p) Sinon
L’ensemble des marquages qu’il est possible d’atteindre à partir de M0 en
effectuant un ou plusieurs tirages est noté R(M0). 6
4.3

7
4.4 Arbre des marquages atteignables, arbre de recouvrement
et graphe de recouvrement
Considérons un RdP PN=(N, M0). L’objet de l’arbre des marquages atteignables est
de découvrir tous les marquages que l’on peut atteindre à partir de M0. L'arbre de
recouvrement est dérivé du précédent. Il permet, moyennant de l’acceptation de
certains pertes d’information, de limiter la taille de l’arbre lorsque le nombre d’états du
système n’est pas fini. L’arbre des marquages atteignables et l‘arbre de recouvrement
sont donc des outils d’analyse des RdP. Il s’agit d’arborescence dont les nœuds sont
les marquages atteignables à partir de M0, et dont chaque arc représente le tirage
d’une transition. La racine de l’arborescence représente M0.
Pour illustrer cette notion, considérons l’exemple simple de la figure 4.4.

Figure 4.4: Réseaux de Petri

Le marquage initial de ce réseau est M0=[2,1,0]. Partant de ce marquage, les


transitions t1 et t3 peuvent être tirées. 8
Les trois premiers niveaux de l’arbre des marquages atteignables correspondant
au RdP marqué de la figure 4.4 sont représentés dans la figure 4.5. La racine de
cette arborescence est le marquage initial.

Figure 4.5: Premiers niveaux de l’arbre des marquages atteignables

Nous voyons que, à chaque niveau, chaque marquage conduit à autant de


marquages qu’il y a de transitions tirables. Nous voyons également que le même
marquage peut se retrouver à différents endroits de l’arborescence. Enfin, nous
comprenons qu’un arbre des marquages atteignables peut, dans la plupart des cas,
se développer indéfiniment.
9
Pour éviter d’aboutir qui se développe indéfiniment, il a été décidé:

1) Qu’un marquage qui a été trouvé a un arbre à un niveau précédent de


l’arborescence est marqué par «old»; un nœud marqué «old» sera une feuille
de l’arborescence (on ne cherchera pas ses descendants);
2) Que si un marquage M* obtenu à un niveau donné est tel qu’il existe, sur le
chemin qui mène de la racine M0 à M*, un marquage M tel que M*(p)≥M(p)
pour toutes les places p du RdP, et si M*(p)>M(p) pour au moins une place,
alors le marquage de cette place est marqué «w». Ce symbole peut se
comprendre comme signifiant l’infini. Ce marquage restera w dans tous
développements suivants, et la règle (1) s’applique également aux marquages
contenant le symbole w;
3) Un nœud correspondant à un marquage tel qu’aucune transition n’est tirable
sera marqué «dead-end» et constituera une feuille de l’arborescence;
4) Tous les nœud qui ne sont pas marqués «old» et qui admettent au moins un
descendant (tous les nœuds qui correspondant à un marquage tel qu’au moins
une transition est tirable) sont marqué «new».

L’arbre ainsi obtenu s’appelle un arbre de recouvrement. Il contient moins


d’informations que l’arbre des marquages atteignables, mais reste de taille
limitée.

10
4.4

Figure 4.6: L’arbre de recouvrement complet


11
4.7
4.6

Figure 4.7: Graphe de recouvrement


12
4.4 Notation matricielle d’un Rdp

Exemple

Figure 4.8: Réseaux de Petri


13
La matrice d’incidence correspondant à la figure 4.8 est la matrice
U à 4 lignes et 4 colonnes

14
15
4.8

16

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