Guide HACCP et Hygiène en Semoulerie
Guide HACCP et Hygiène en Semoulerie
DANS L'INDUSTRIE DE
LA SEMOULERIE DE BLE DUR
INTRODUCTION GENERALE
PARTIE I - RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES D'HYGIENE
DANS L'INDUSTRIE DE LA SEMOULERIE DE BLE DUR
CHAPITRE I - PRESENTATION DES RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES D'HYGIENE
CHAPITRE II - RECOMMANDATIONS DE BONNES PRATIQUES D'HYGIENE DANS L'INDUSTRIE
DE LA SEMOULERIE DE BLE DUR
PARTIE II - APPLICATION DU SYSTEME HACCP A L'INDUSTRIE DE LA
SEMOULERIE DE BLE DUR
CHAPITRE I - PRESENTATION DE L'ETUDE HACCP
CHAPITRE II - PRESENTATION DE LA METHODE HACCP
CHAPITRE III - CHAMP D'APPLICATION DE L'ETUDE HACCP
CHAPITRE IV - CONTENU DE L'ETUDE HACCP
CHAPITRE V - CONCLUSION DE L'ETUDE HACCP
PARTIE III - APPLICATION DU SYSTEME HACCP AUX ISSUES ET
COPRODUITS DE BLE DUR
CHAPITRE I - PRESENTATION DE L'ETUDE HACCP
CHAPITRE II - CHAMP D'APPLICATION DE L'ETUDE HACCP
CHAPITRE III - CONTENU DE L'ETUDE HACCP
CHAPITRE IV - CONCLUSION DE L'ETUDE HACCP
ANNEXES
ANNEXE I - FICHES SIGNALETIQUES PAR DANGERS
ANNEXE II - DETERMINATION DES POINTS CRITIQUES POUR LA MAITRISE (CCP)
ANNEXE III - GLOSSAIRE
ANNEXE IV- REFERENCES, NORMES, PLANS DE SURVEILLANCE, BIBLIOGRAPHIE ET SITES
INTERNET
ANNEXE V – FICHE EAU
ANNEXE VI - COMPOSITION DU GROUPE DE TRAVAIL
Avis au lecteur : tout au long de ce guide, des termes sont marqués d’un * : cela signifie qu’ils sont
définis dans le glossaire en annexe III.
Le blé dur est utilisé principalement pour la fabrication des semoules. Celles-ci sont utilisées dans la
fabrication des pâtes alimentaires sèches et du couscous. La transformation des semoules visant à la
fabrication de produits réfrigérés est exclue du champ du présent guide. Le blé dur correspond parfaitement à
la satisfaction des attentes des consommateurs de ces produits qui recherchent deux qualités essentielles :
la couleur et la tenue à la cuisson (Cf. Partie II : Chapitre IV Paragraphe 2).
Parmi les principales céréales, le blé dur est le seul à contenir des pigments caroténoïdes* en nombre
suffisant pour apporter, sans additifs, la couleur jaune la mieux appropriée à la présentation des produits
finis. Il est également le seul à posséder un gluten* à la fois ferme et élastique indispensable à leur tenue à la
cuisson. Il a de plus une très grande valeur nutritionnelle due à leur richesse en protéines* plus élevée que les
autres céréales.
Le procédé de transformation du blé dur en semoule génère également la production d’issues et de
coproduits de blé dur, qui sont des matières premières destinées à l’alimentation animale
(Cf. Partie III : Chapitre III Paragraphe 2).
La semoulerie française de blé dur se place au second rang dans l'Europe des Vingt Sept. Ses
structures industrielles se caractérisent par une forte concentration des moyens de production, par une très
grande intégration avec l'industrie des pâtes alimentaires au plus grand bénéfice de la maîtrise de la
qualité et par une répartition géographique équilibrée en rapport avec les zones de production de blé dur
et celles de la consommation finale (6 usines pour une activité en 2009 de 647 233 T de blé dur trituré, soit
501 296 T de semoule).
Depuis plusieurs campagnes céréalières, la production française de blé dur représente environ 2
millions de tonnes. De ce fait, la production est largement auto-suffisante. Le recours à d’éventuelles autres
origines ne modifie pas pour autant les dangers qui peuvent être raisonnablement attendus.
Le tableau ci-après présente le bilan du blé dur en France depuis 2006 (FranceAgriMer – Septembre
2010)
La politique de qualité de cette industrie s'appuie sur une filière interprofessionnelle très active qui
soutient une série d'actions, d'études et de recherches réalisées par des organismes techniques
spécialisés. Elle s'implique également dans toutes les opérations qui ont pour objectif d'assurer en France
l'amélioration qualitative du blé dur, facteur indispensable pour consolider sa position et développer sa
compétitivité.
Les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire ont été établis par le
règlement (CE) n° 178/2002 du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2002 (JOCE n° L 31 du
01/02/02). Les semouleries de blé dur sont considérées comme des exploitants à la fois du secteur
alimentaire et du secteur de l’alimentation animale, au sens du règlement (CE) n° 178/2002. Aucune denrée
alimentaire dangereuse ou aucun aliment pour animaux (dont les matières premières destinées à
l’alimentation des animaux) dangereux ne peut être mis sur le marché, en vertu des articles 14 et 15 dudit
règlement précité. A défaut, les modalités de retrait/rappel et les notifications aux autorités compétentes,
prévues au chapitre VI ci-après, doivent être mises en œuvre.
Les semouliers doivent respecter les nouvelles exigences de la réglementation relative à l'hygiène
des denrées alimentaires issues du règlement (CE) n° 852/2004 du Parlement européen et du Conseil du
29 avril 2004 (JOUE n° L 226 du 25/06/04). Au sens du présent règlement, on entend par "hygiène des
denrées alimentaires : les mesures et conditions nécessaires pour maîtriser les dangers et garantir le
caractère propre à la consommation humaine d’une denrée alimentaire compte tenu de l’utilisation
prévue ». Il précise, en son article 1er, que « la responsabilité première en matière de sécurité alimentaire
Toutes les semouleries ont mis en place une démarche d'assurance qualité en référence à la norme
NF EN ISO 9001-2008 (Novembre 2008) et visent à intégrer les principes de la norme NF EN ISO 22000
(Octobre 2005) relative aux systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires. Ces systèmes
qualité intègrent la méthode HACCP. L'élaboration d'un guide de bonnes pratiques d'hygiène et d’application
des principes HACCP est un outil complémentaire à ces démarches de qualité.
Par l'élaboration d'un guide professionnel, les semouliers illustrent aussi la cohérence d'une industrie
face à des contraintes croissantes, et établissent par cet outil de prévention et de référence, un dialogue
aussi bien du côté de leurs fournisseurs agricoles que des clients (industriels, distributeurs,
consommateurs).
Le respect des obligations des industriels en matière d'hygiène et de sécurité des aliments et des
matières premières destinées à l’alimentation animale se répercute ainsi dans le contenu de leurs cahiers
des charges*.
La politique de qualité des semouliers se concrétise par une relation étroite avec leurs fournisseurs,
dont l'un des buts est de garantir la sécurité des denrées alimentaires* et celle des matières premières
destinées à l’alimentation animale.
Le guide vise à :
préciser sur le plan technique la façon dont les exigences réglementaires en matière d'hygiène
s'appliquent au secteur de la semoulerie industrielle, tant pour la semoule destinée à la consommation
humaine que pour les matières premières destinées à l’alimentation animale (Cf Partie I),
identifier à partir d'une analyse des dangers, les principaux dangers, les risques qui s'y réfèrent et
déterminer les moyens de maîtrise correspondants, spécifiques au secteur considéré (Cf. Partie II,
Partie III et Annexe II),
étudier de façon plus approfondie les dangers et les moyens de maîtrise par une étude détaillée sur
différentes étapes du procédé (Cf. Annexe II, fiches HACCP).
Le guide constitue également un instrument d'aide à la formation du personnel des semouleries de blé
dur et de sensibilisation de leur amont agricole.
Pour respecter ces nouvelles obligations et faire face à ses responsabilités en matière de sécurité des
aliments, l'industrie de la semoulerie de blé dur avait décidé en 1997 d'élaborer un guide de bonnes
pratiques d'hygiène validé officiellement en 2000 et publié par les Journaux officiels (brochure
n° 5912).
Depuis cette date, l’industrie semoulière a constaté des évolutions scientifiques, technologiques et
réglementaires. Elle a donc pris l’initiative d’engager une révision de son guide. Les principales
motivations sont les suivantes : parution des textes composant le paquet hygiène, extension de l’approche
aux coproduits, prise en compte des allergènes, parution de la norme ISO 22000, …
Sous l'égide de son syndicat professionnel, le Comité français de la semoulerie industrielle (CFSI),
un groupe de travail aux compétences pluridisciplinaires s'est constitué.
Regroupant l'ensemble des semouleries, cette équipe comprend des directeurs d'établissements, des
responsables qualité, de la maintenance, de la production, du conditionnement, ainsi qu'un
Alain SOROSTE : Ingénieur ENSIA, Conseil Qualité Réglementation, Auteur du Lamy Dehove,
Rédacteur en chef Option Qualité, Auditeur formateur ISO 9001 et ISO 22000.
La composition de ce groupe figure à l’annexe VI.
Les travaux ont été animés et coordonnés par le CFSI.
Lors de la mise en application dans les entreprises, les industriels de la semoulerie de blé dur doivent
revalider en interne leurs propres dispositions au regard des exigences réglementaires.
Le simple respect des dispositions du guide peut ne pas être suffisant compte tenu des spécificités de
chaque installation. Les semouliers doivent s'approprier le présent guide et adapter les recommandations
aux spécificités de leurs établissements. De plus, les industriels peuvent choisir d'autres moyens que ceux
proposés, à charge pour eux d'apporter la preuve de leur efficacité.
La personne responsable de la mise au point et du maintien du système HACCP au sein de l’entreprise
ainsi que de la mise en œuvre du présent guide dans l’entreprise doit avoir reçu une formation appropriée
en ce qui concerne l’application des principes HACCP.
Le présent Guide est actualisé à la date du 1er mai 2010. Les travaux d’élaboration sont évolutifs. Ils
seront adaptés périodiquement en fonction des besoins des semouleries pour tenir compte des modifications
réglementaires, normatives, techniques et scientifiques. Les administrations concernées seront informées de
ces révisions.
Le retrait* ou le rappel* de produit non-conforme peut survenir dans de nombreuses circonstances qui,
en général, se retrouvent dans les cas suivants :
soit les Autorités de tutelle compétentes, nationales ou locales sont averties d’un risque avéré
ou d’une suspicion de risque. L’information et la coopération des exploitants du secteur alimentaire
et du secteur de l’alimentation animale sont requises ;
soit l’exploitant du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale est informé d’un
risque avéré ou d’une suspicion de risque. La notification aux autorités de tutelle compétentes est
alors requise (voir ci-après) (Cf. Guide d’aide à la gestion des alertes d’origine alimentaire.
DGCCRF - DGAL – DGS - Juillet 2009)
Des mesures d’alertes sanitaires sont alors déclenchées et communiquées en consultation avec
l’exploitant concerné et les autorités de tutelle compétentes.
Des procédures écrites désignent les personnes compétentes (une personne responsable, avec des
délégués nommés) et décrivent les mesures nécessaires. Celles-ci doivent permettre, d’une part, d’organiser
une consultation entre les professionnels et les autorités de tutelle compétentes et d’autre part, de traiter les
tâches relatives aux retraits et rappels de produits non conformes.
Une cellule de crise peut être constituée avec des personnes compétentes et selon des procédures écrites,
suivant le degré de gravité.
Les procédures écrites de retrait et de rappel doivent permettre à l’exploitant d’être opérationnel
rapidement à tout moment, pendant les heures de travail ou non. Elles doivent être testées régulièrement pour
s’assurer qu’elles sont bien opérationnelles et dans des délais appropriés. Ces dispositions sont réévaluées
régulièrement aux vues des données acquises et des changements éventuels pour assurer une efficacité
optimale des actions qui seront engagées sur le terrain.
L’obligation de notifier, aux autorités de tutelle compétentes, les opérations de retrait et/ou de
rappel engagées par les exploitants du secteur alimentaire est prévue par l’article 19 du règlement
(CE) n° 178/2002 du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2002 (JOCE n° L 31 du 01/02/02) et
par les exploitants du secteur de l’alimentation animale par l’article 20. Cette obligation s’applique
également lorsque l’exploitant considère ou a des raisons de penser qu’une denrée alimentaire qu’il a mise
sur le marché peut être préjudiciable à la santé ou qu’un aliment pour animaux qu’il a mis sur le marché n’est
pas conforme aux prescriptions relatives à la sécurité.
L’article 14 de ce même règlement détermine le caractère préjudiciable d’une denrée alimentaire en
tenant compte de l’effet probable immédiat et/ou à court terme et/ou à long terme de la denrée sur la santé du
consommateur et de sa descendance, des effets toxiques cumulatifs probables et des sensibilités sanitaires
particulières d’une catégorie spécifique de consommateurs lorsque la denrée alimentaire lui est destinée.
L’ANIA a élaboré (en novembre 2005) des recommandations sur l’exercice de la responsabilité des
entreprises (Cf. Annexe IV – Références bibliographiques).
Les PRP nécessaires dépendent du secteur de la chaîne alimentaire dans lequel l’entreprise intervient.
Les exigences suivantes s’appliquent aux PRP selon les paragraphes cités ci-après de la norme
NF EN ISO 22000 (Octobre 2005) :
ils doivent être établis, mis en œuvre et maintenus par l’entreprise (§7.2.1),
ils doivent être approuvés par l’équipe chargée de la sécurité des denrées alimentaires de l’entreprise
(§7.2.2),
leur vérification doit être planifiée et les PRP doivent être modifiés lorsque cela est nécessaire ; les
vérifications et modifications effectuées doivent être enregistrées (§7.2.3).
Le blé dur, lors de sa transformation dans la semoulerie, va passer de l'état de matière première brute à
l'état de produits finis (semoules destinées à la consommation en l'état ou livrées en vue de la fabrication de
pâtes alimentaires, couscous, …). Le procédé de transformation du blé dur génère également la production
d’issues et de coproduits de blé dur, qui sont des matières premières destinées à l’alimentation animale.
Le suivi de ces recommandations permet de réduire les possibilités de contaminations biologiques
(nuisibles), physiques (corps étrangers), chimiques (résidus de produits phytosanitaires, métaux lourds et
autres résidus) et microbiologiques (germes et toxines), y compris les allergènes présents de manière fortuite
dans les denrées alimentaires. Ces recommandations sont exposées ci-après et illustrées avec quelques
exemples de sources de contaminations potentielles (matériel, personnel, eau, déchets, nuisibles*, …).
Certaines d'entres-elles font référence à des plans de contrôle, maintenance, auto-contrôle, hygiène,
présentés dans la partie II du guide Chapitre IV Paragraphe 12
La réglementation de base en matière d'hygiène et de sécurité des aliments et des matières premières
destinées à l’alimentation animale signalée au chapitre I n'est pas rappelée à chaque fois. Seules sont citées
en référence la réglementation et les normes les plus spécifiques, telles que les installations classées, l'eau
destinée à la consommation humaine, les matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les denrées
alimentaires. Cette réglementation est symbolisée par et référencée à l’annexe IV.
A – L'ENVIRONNEMENT EXTÉRIEUR
Empêcher les circulations de nuisibles en garnissant les fenêtres, les bouches d'évacuation, … de
moyens de protection dissuasifs : grilles au niveau du sol pour les rongeurs, moustiquaires aux
fenêtres pour les insectes ou grilles d'aérations, …
Eviter les peintures à cause des risques d'écaillage ; les plafonds, faux plafonds et autres équipements
suspendus doivent être conçus de manière à empêcher l'encrassement et le déversement de particules
Prévoir des procédures de nettoyage appropriées pour des plafonds de grande hauteur
Pour les angles :
Eviter les crevasses à la jonction des deux faces (mur-mur, mur-sol et mur-plafond)
Munir les fenêtres, qui peuvent être ouvertes sur l’environnement extérieur, de moustiquaires pour
la protection contre les insectes, accessibles pour être nettoyées régulièrement ; exemple : cadre de
moustiquaires facilement démontables
Condamner, dans la mesure du possible, les ouvertures du côté des vents dominants
Définir les conditions de circulation des personnes ; exemple : port d'une tenue adaptée maintenue
propre pour toute personne devant pénétrer en zone de production.
Prévoir sur les vitres (portes, fenêtres) des systèmes de protection contre le bris (verre Sécurit,
films, remplacement du verre par le polycarbonate) dans les zones à risques* ; exemple : zone où le
produit est à l'air libre (sasseurs, conditionnements)
Eviter les rebords au niveau des portes et des fenêtres afin de limiter l'accumulation de poussières
Exemple de danger :
- Pénétration de poussières et de nuisibles favorisée par les ouvertures insuffisamment étanches
Déporter en avant des murs les armoires électriques et les surélever par rapport au sol pour
faciliter le nettoyage (pour les installations neuves)
Exemples de dangers :
- Débris de verre dans les produits
- Installation d'insectes à l'intérieur des chemins de câbles ou des armoires électriques
Il appartient à chaque utilisateur du guide de déterminer dans quel cas de figure il se trouve et de
respecter les obligations correspondantes.
Dans tous les cas, les recommandations minimales suivantes peuvent être émises :
Approvisionner en eau exclusivement potable (Décret n°2007-49 du 11 janvier 2007 (JO du
12/01/07) codifié aux articles R. 1321-1 et suivants du code de la santé publique - Arrêté du 2 février
1998 modifié (JO du 03/03/98)) et en quantité suffisante les installations de production, de nettoyage,
… En cas de recours à une ressource privée, celle-ci doit être autorisée par un arrêté préfectoral et
des contrôles réguliers de la qualité de cette eau, à la charge de l’exploitant, doivent être mises en
oeuvre
Acheminer les eaux potables par des canalisations composées en matériaux respectant la
réglementation relative aux matériaux et objets destinés à entrer en contact des eaux destinées à la
consommation humaine (s'assurer notamment de l'absence de canalisations à base de plomb et/ou
pouvant contenir du cadmium) ; maintenir les tuyauteries en bon état
Le réseau d’eau non potable peut être utilisé pour des opérations non liées aux aliments, telles que la
lutte contre les incendies, la production de vapeur, la production de froid (ou d’autres fins
semblables)
Identifier clairement (couleur différente) le réseau d'eau non potable et le distinguer de celui de
l'eau potable destinée au procédé de fabrication; le réseau d’eau non potable ne doit comporter
aucune possibilité de reflux vers le réseau d’eau potable
Mettre à jour le plan des réseaux de canalisations après travaux.
De la vapeur d’eau à partir d’eau non potable …
Avoir des surfaces en contact avec les produits parfaitement lisses, sans fissure, ni crevasse
(Directive 2006/42/CE du 17 mai 2006 modifiée (JOUE n° L 157 du 09/06/06))
Vérifier périodiquement l'état de propreté des zones à risques* dans le cas d'équipements
difficiles à nettoyer : visites hygiène (Cf. Partie II Chapitre IV Paragraphe 12)
Différencier les contenants destinés aux produits alimentaires de tous les autres par une couleur
différente ou toute identification facilement reconnaissable pour éviter tout risque d'erreur
Etablir un plan de maintenance (machine/localisation, objet, fréquence de l'intervention, personnel
qui réalise cette intervention, enregistrement), tenant compte de toutes les pièces sensibles
(Cf. Partie II Chapitre IV Paragraphe 12)
Stocker les équipements non utilisés, les pièces et les outils dans des conditions hygiéniques
(exemple : à l'abri de la poussière dans des réceptacles ou supports appropriés, ne reposant pas au
sol, …)
Exemples de dangers :
- Mains porteuses de souillures résiduelles en l'absence de produit de lavage liquide et désinfectant
- Risque de recontamination des mains venant d'être lavées par l'usage de robinets manuels
- Foyer de contamination généré par un dispositif de séchage des mains non renouvelable ou jetable
3. L'HYGIENE DU PERSONNEL
Disposer d'une infirmerie ou d'un local équipé d'une armoire à pharmacie pour les soins
d'urgence et éventuellement le repos d'un blessé avant l'arrivée des secours
Exemple de danger :
- Le port de vêtements sales
B – LA FORMATION À L'HYGIÈNE
Procurer au personnel des vêtements de travail adaptés aux activités et exiger, selon le cas, le port
d'autres protections (coiffes, gants, masques, …), de toute personne en zone de production ; en effet,
toute personne travaillant dans une zone de manutention de denrées alimentaires doit porter des
tenues adaptées et propres assurant, si cela est nécessaire, sa protection
Choisir les vêtements en fonction des ateliers et des services (zone d'utilisation, durée, fréquence de
change, …) ; exemple : port de vêtements clairs pour le personnel de production, de vêtements bleus
pour le personnel de maintenance
Faire respecter par le personnel une fréquence minimale de change (une fois par semaine), en
mettant à sa disposition un jeu de vêtements et de protection propres
Proscrire dans les zones à risques* tout port de bijou sauf l’alliance (simple anneau)
Veiller au rôle de surveillance de l'encadrement qui devra donner l'exemple en respectant toutes
les procédures, en intervenant quand nécessaire
4. LE TRANSPORT ET LE STOCKAGE
Assurer une formation appropriée au personnel de réception et chargé de réaliser ces contrôles ;
exemple : connaissance des impuretés du blé dur et des insectes des céréales
Exemple de danger :
- Insectes apportés par le blé dur
c) Son stockage
Stocker le blé dur prénettoyé dans des zones identifiées (silos à grains) sans risque de
contamination croisée avec d'autres céréales, suffisamment vastes
Appliquer le plan de lutte contre les nuisibles (Cf. Partie II Chapitre IV Paragraphe 12)
Surveiller, le cas échéant (en fonction de la durée de stockage), la température et l'humidité du blé
dur dans les silos de stockage (Cf. Norme ISO 6322-2 de novembre 2000)
Privilégier des aires de stockage ne laissant pas de zones inaccessibles au nettoyage et les
nettoyer selon des procédures rédigées à cet effet : Plan de nettoyage des locaux, des installations
et du matériel, et visites hygiène (Cf. Partie II)
Exemple de danger :
- Nuisibles
B – LE STOCKAGE DES PRODUITS ET LEUR CONDITIONNEMENT
Stocker dans des zones identifiées et clairement définies, suffisamment vastes, sans risque de
contamination croisée en respectant le principe de la marche en avant :
o le blé dur,
o les semoules produites en attente d'être conditionnées,
o les emballages,
o les semoules conditionnées (vrac et sac),
o les matières premières destinées à l’alimentation des animaux,
o les déchets et produits non alimentaires (produits de laboratoires, d'entretien et de
nettoyage, de lutte contre les nuisibles).
L’accès aux zones de stockage doit être réservé aux personnes autorisées par les responsables des
établissements
Utiliser des emballages (sac ou big bag) en conformité avec les exigences de la
réglementation relative aux matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les denrées
alimentaires (Règlement (CE) n° 1935/2004 du 27 octobre 2004 (JOUE n° L 338 du 13/11/04)
– Décret n° 2007-766 du 10 mai 2007 modifié (JO du 11/05/07) – Code de la consommation,
article R.112-22). La trame de déclaration de conformité à la réglementation établie par
l’ANIA et le Clife peut être utile en la matière.
Appliquer le plan de lutte contre les nuisibles (Cf. Partie II Chapitre IV Paragraphe 12)
Privilégier des aires de stockage ne laissant pas de zones inaccessibles au nettoyage et les
nettoyer selon des procédures rédigées à cet effet : Plan de nettoyage des locaux, des installations
et du matériel, et visites hygiène (Cf. Partie II)
Exemple de danger :
Définir les exigences spécifiées dans les cahiers des charges "transporteurs"
Utiliser des camions et citernes servant aux transports des semoules et des matières
premières destinées à l’alimentation des animaux (vrac et sac) construits en matériau facile à
nettoyer
Vérifier que le transport est conforme aux exigences du cahier des charges transport : état
de propreté des réceptacles chargeant les semoules et des matières premières destinées à
l’alimentation des animaux en vue de leur livraison, respect de la réglementation (Cf. Partie II
Chapitre IV Paragraphe 4). Se référer au protocole relatif à la propreté intérieure des citernes
pour le transport des denrées alimentaires d’origine animale, végétale ou minérale, destinées à la
consommation humaine, en vrac, liquides ou pulvérulents, cosigné par l’ANIA*, l’APLICA* et
la FNTR* (Juin 1996 ; mis à jour le 30 juin 2010).
Etablir une procédure de chargement, qui peut être documentée dans le système qualité
Exemple de procédure de chargement pour la livraison de semoules ou de matières premières destinées à
l’alimentation des animaux vrac et sac
Vérifier lors des visites hygiène (Cf. Partie II Chapitre IV Paragraphe 12)
Exemple de danger :
Contamination des semoules par le conteneur (vrac/citerne)
- Sale ou mal entretenu : non-respect du cahier des charges transport (vrac)
Prévoir l'emplacement de la zone d'élimination des déchets à l'extérieur des bâtiments dans un
endroit sans liaison avec les lieux de stockage ou de production
Les aires de stockage des déchets doivent être conçues et gérées de manière à pouvoir être
propres en permanence et le cas échéant, exemptes d’animaux et de parasites
Privilégier des poubelles sur les lieux de travail en bon état avec un couvercle et en nombre
suffisant : une poubelle pleine doit être immédiatement éliminée du lieu de production
Assurer des visites hygiène (Cf. Partie II Chapitre IV Paragraphe 12)
N'utiliser comme poubelle aucun autre récipient que ceux prévus à cet effet
Les conteneurs à déchets utilisés en zone de production sont dotés d’une fermeture (couvercle),
conçus de manière adéquate, bien entretenus et nettoyés
Les déchets et les matières ne convenant pas à l’alimentation doivent être isolés et identifiés
Recouvrir le bas des portes en bois, sur une hauteur de 50 cm, d'une plaque métallique et faire en
sorte qu'en position fermée, elles soient étanches au passage des rongeurs (pas d'interstice d'une
taille supérieure à 0,5 cm) ; se conformer à la réglementation pour les appâts et pièges
(Article R.5132-63 du code de la santé publique (appâts empoisonnés) et Cf. également norme ISO
6322-3 de juillet 1989)
Obturer ou protéger les égouts et passages de tuyaux au niveau du sol par un grillage approprié
empêchant la circulation des rongeurs
Chaque fois que cela est possible, prévoir la fermeture automatique des accès pour éviter
l'intrusion des oiseaux
Mettre en place des moyens de protection extérieurs contre les oiseaux ; exemple : installation
de picots, filets, ou création de pentes sur les rebords pour éviter le nichage
Mettre en place des pièges à insectes et destructeurs des insectes volants dans les locaux de
production ou de stockage des produits alimentaires. La présence de pièges à phéromones pourra
servir d'indicateur de contamination par des insectes ; se conformer à la réglementation pour
les appâts et pièges (Articles L. 254-2 et suivants, code rural « application produits
phytosanitaires »)
Prévoir un local ou un emplacement particulier pour le stockage des produits utilisés pour la lutte
contre les nuisibles, en dehors des aires de production
Prévoir à une fréquence suffisante un nettoyage* régulier et efficace des locaux (Arrêté du
29 mars 2004 modifié (JO du 01/04/04) et arrêté du 28 décembre 2007 (JO du 03/02/08)), des
installations et du matériel pour éliminer :
o les résidus
o les poussières
La seconde partie du guide concerne l'établissement d'un système de maîtrise et de surveillance des
risques alimentaires spécifiques à la fabrication des semoules de blé dur en appliquant les principes de la
démarche HACCP. Des procédures permanentes de sécurité doivent en effet être mises en place, appliquées
et maintenues d'après la réglementation relative à l'hygiène des denrées alimentaires (Règlement (CE)
n°852/2004 du 29 avril 2004 (JOUE n° L 226 du 25/06/04)). Les moyens de maîtrise appropriés ainsi
proposés sont destinés à satisfaire aux exigences réglementaires et, en conséquence, à garantir l'innocuité des
semoules produites par les industriels.
Le système HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point "Analyse des dangers - points critiques
pour leur maîtrise") est un outil de l'Assurance Qualité applicable à tous les dangers (biologiques,
microbiologiques, chimiques ou physiques) associés aux denrées alimentaires et de façon plus générale à tout
risque de déviation par rapport à un objectif déterminé.
Cette méthode permet d'identifier et d'évaluer les dangers en matière d'hygiène à tous les stades de la
fabrication d'un produit alimentaire et de définir les moyens nécessaires à leur maîtrise.
Le Codex Alimentarius* a proposé des lignes directrices concernant l'application du système HACCP et
comporte un certain nombre de définitions que nous avons adoptées.
La réglementation relative à l'hygiène des denrées alimentaires issue du règlement (CE) n° 852/2004
ainsi que la réglementation relative à l’hygiène des aliments pour animaux issue du règlement (CE)
n° 183/2005 introduisent l’obligation de la méthode HACCP. Ainsi les règlements précités précisent que les
exploitants doivent mettre en place, appliquer et maintenir une ou plusieurs procédures permanentes fondées
sur les principes HACCP.
La norme NF EN ISO 22000 (Octobre 2005) décrit l’application de la méthode HACCP dans le cadre
d’un système de management de la sécurité des aliments.
Au niveau national, il existe un fascicule de documentation NF V01-006 (Septembre 2008) relatif au
système HACCP : principes, notions de base et commentaires.
Le champ d'application de l'étude concerne la fabrication de semoules de blé dur, y compris les
semoules biologiques et complètes, depuis le transport et la réception de la matière première (blé dur)
jusqu'à l'expédition du produit fini (semoules de blé dur, en vrac ou en sac, destinées aux industriels ou aux
consommateurs). Les dangers d'origines biologiques, physiques, chimiques et microbiologiques,
spécifiques à l'industrie de la semoulerie de blé dur, sont traités dans cette étude. Ne sont retenus dans le
cadre de cette étude que les dangers pouvant nuire à la sécurité des consommateurs.
La fabrication des issues et autres coproduits de semoulerie de blé dur est traitée en partie III
(Cf. Partie III Chapitre III Paragraphe 2).
Les semoules destinées à l’alimentation infantile font l’objet de cahiers des charges spécifiques et
n’entrent pas dans le champ d’application de cette étude.
Cette étude est consacrée à l'application du système HACCP dans le procédé de fabrication de semoules
de blé dur.
L'analyse HACCP résulte des travaux d'une équipe aux compétences pluridisciplinaires (directeurs
d'établissements, responsables qualité, de la maintenance, de la production, du conditionnement,
microbiologiste et toxicologue) constituée de la totalité des représentants des cinq sociétés (six usines)
composant ce secteur de la première transformation du blé dur (Cf. présentation de l'Industrie dans
l'introduction générale et composition du groupe de travail à l'Annexe VI).
Le groupe de travail a également fait appel à des spécialistes comme signalé dans l'introduction générale
au chapitre III.
Le blé dur ou "Triticum durum" se distingue du blé tendre par des caractéristiques génétiques,
morphologiques et physiologiques. Le grain de blé a une structure hétérogène : germe* (2 à 3 %), amande*
(77 à 81 %) et enveloppes (15 à 20 %). Sur le plan technologique, la structure vitreuse de son amande lui
confère l'aptitude particulière à être transformé en semoule.
La norme NF ISO 11051 "Blé dur (Triticum durum Desf.) - Spécifications" (Janvier 1995) définit les
caractéristiques générales et physico-chimiques minimales du blé dur destiné à l'alimentation humaine et
faisant l'objet de transactions commerciales.
L'activité thermodynamique de l'eau* (Aw) du blé dur se situe entre 0,70 - 0,75 (Cf. Annexe I - fiche 15).
Depuis plusieurs campagnes céréalières, la production française de blé dur représente environ 2 millions
de tonnes. De ce fait, la production est largement auto-suffisante. Le recours à d’éventuelles autres origines
ne modifie pas pour autant les dangers qui peuvent être raisonnablement attendus. Il convient néanmoins que
les utilisateurs du guide tiennent compte des différentes origines de leur blé dur pour valider l’analyse des
dangers.
B - LE PRODUIT FINI : LA SEMOULE DE BLÉ DUR
Avant d'être utilisé sous forme de pâtes alimentaires ou d'autres spécialités comme le couscous..., le blé
dur doit subir une première transformation qui consiste à récupérer son amande sous forme de semoule,
débarrassée des parties périphériques du grain.
La semoule - du latin simila fleur de farine - est un produit alimentaire plus ou moins granuleux, de
couleur ambrée, extrait exclusivement des blés durs par une mouture industrielle spéciale dite de
"semoulerie". Suivant qu'elles proviennent du centre ou de la périphérie de l'amande, les semoules ont des
différences de composition chimique (cendres, matières azotées). La semoule résulte de la fragmentation de
l'amande.
En fait, il n'existe pas un seul, mais de nombreux types de semoules qui sont définis en plusieurs
catégories selon différents paramètres, tels que le taux de cendres, le taux d'humidité, la granulométrie des
semoules, ... (Arrêté du 27 mai 1957 modifié (JO du 30/05/57).
Les issues et autres coproduits de semoulerie de blé dur sont composés principalement de
gruaux D, sons (gros/fins), et remoulages. Ces produits sont vendus comme matière première destinée à
l'alimentation des animaux (vrac ou sac), soit en l'état, soit sous forme de granulés (pellets de sons)
(Cf. Partie III Chapitre III Paragraphe 2).
La semoulerie de blé dur appartient à la catégorie des industries de première transformation des
céréales dans la mesure où elle utilise du blé dur provenant de l'agriculture. La semoule de blé dur est
utilisée dans la fabrication des pâtes alimentaires sèches et du couscous. La transformation des semoules
visant à la fabrication de produits réfrigérés est exclue du champ du présent guide. Elle fournit également
l’alimentation infantile (nourrissons et enfants en bas âge,
Cf. Chapitre III) et dans une très faible proportion directement aux consommateurs.
Il convient que chaque utilisateur du guide vérifie bien l’existence éventuelle d’utilisations particulières
de semoules par leurs clients industriels et adapte en tant que de besoin l’analyse des dangers ainsi prévue.
Trois catégories principales de semoules sont obtenues :
la première, la plus importante (80 à 90 % des semoules fabriquées), est la semoule dite de
qualité supérieure ou SSS E destinée principalement à la fabrication des pâtes alimentaires,
la deuxième, la semoule de qualité courante ou SSS F, est utilisée pour la confection des pâtes
appertisées (ou en conserves), comme les ravioli, le couscous et les pâtes alimentaires de qualité
courante,
la troisième catégorie regroupe les autres qualités qui peuvent être, selon le cas, utilisées pour
la confection des pâtes fraîches, des entremets, du couscous,...
Les phases ou étapes du procédé de fabrication des semoules de blé dur définies dans notre étude
HACCP sont au nombre de huit et se succèdent comme suit :
A
RECEPTION DU BLE (AGREAGE)
DECHARGEMENT DU BLE
EAU MOUILLAGES
D
REPOS EN CELLULES
ISSUES EN L'ETAT
E MOUTURE CO-PRODUITS
F STOCKAGE ET TRANSFERTS
EXPEDITION
H EXPEDITION
Toutes les étapes présentées ci-après se déroulent dans des conditions de température ambiante.
Etape E : mouture
Le procédé de mouture des grains de blé dur consiste à séparer l'amande des enveloppes en
commençant par isoler les parties les plus internes du grain et en se rapprochant progressivement de la
périphérie (de l'intérieur vers l'extérieur).
SEMOULERIE
Blé dur
BROYAGE
Péricarpe BLUTAGE
(10-12%) *
Aleurone
(6-8%) *
Albumen **
(77-81%) *
Sons et remoulages
Germe (10%)
(2-3%) * SASSAGE
Gruaux D (5 à 6%)
* Les pourcentages sont donnés
à titre indicatif.
** Synonyme d’endosperme. Sons et remoulages (8%) Semoule (74%)
Le diagramme de fabrication ainsi établi a été validé conformément à la méthode HACCP prescrite par
le Codex Alimentarius (étape 5 : confirmer sur place le diagramme des opérations).
Le blé dur fait partie des céréales contenant du gluten qui figurent dans l’annexe III bis de la directive
2000/13/CE modifiée relative à la liste des ingrédients allergènes. Le gluten est constitutif de la semoule de
blé dur (Cf. fiche signalétique 16). Les dangers potentiels provenant, soit de la matière première, soit
pouvant apparaître au cours du procédé de fabrication, sont les suivants :
Dangers
Dangers biologiques Dangers physiques Dangers chimiques Dangers allergènes
microbiologiques
Rongeurs, volatiles Métaux ferreux Résidus de produits Flore pathogène et Annexe III bis de la
et/ou leurs traces Autres corps étrangers phytosanitaires toxines : directive (CE)
macroscopiques (pesticides) - Salmonella 2000/13 :
(identifiés comme Métaux lourds (plomb, - Bacillus cereus et - Allergènes
vecteurs de dangers cadmium) constitutifs
biologiques) toxines
Produits utilisés pour les - Escherichia coli « Céréales
Insectes des céréales opérations de nettoyage contenant du gluten (à
et/ou leurs traces et de maintenance, - Staphylococcus aureus savoir blé, seigle, orge,
macroscopiques produits de lutte contre et toxines avoine, épeautre, kamut,
(identifiés comme les rongeurs et autres Mycotoxines (toxines) ou leurs souches
vecteurs de dangers nuisibles hybridées) et produits à
biologiques) base de ces céréales. »
Dioxines et PCB de type
dioxine - Allergènes
Radioactivité artificielle fortuits (autres)
Pour l'évaluation des dangers* biologiques, physiques, chimiques, microbiologiques ou allergènes sur le
blé dur et les semoules, au cours des étapes du procédé de fabrication, il convient de se reporter aux fiches
signalétiques situées à l'annexe I du guide et qui ont été établies pour chaque type de danger identifié. Ces
fiches donnent une définition générale du danger et en précisent l'origine. Pour les dangers biologiques et
microbiologiques, celles-ci exposent les caractéristiques susceptibles d'affecter la croissance, la survie ou
l'élimination (température, pH et activité de l'eau). Elles rappellent également la réglementation ou les
recommandations en vigueur, de même que les méthodes d'analyse.
Le tableau suivant synthétise l’analyse des dangers et l’identification des risques déterminés en fonction
de la gravité, de l’occurrence et de la probabilité de non-détection de chacun des dangers. En complément,
les notes retenues sur chacun de ces 3 critères sont explicitées dans l’annexe II A.
Compte tenu des éléments figurant dans ces fiches, la flore banale n'a pas été retenue car elle ne
constitue pas un réel danger. De plus, les différentes techniques semoulières (nettoyage du grain, mouture,
…) réduisent significativement la flore banale (Cf. Fiche signalétique 9).
Bien qu'aujourd'hui aucun accident alimentaire dû à la flore pathogène sur les semoules n'ait été
constaté et que l'occurrence soit reconnue très faible pour les semoules, le groupe de travail a estimé
souhaitable, compte tenu de ses conséquences sur la santé, de la prendre en considération dans l'étude
HACCP.
Les dangers présentant des risques sont ceux pour lesquels la note de gravité est de 4 et/ou la note
globale est supérieure ou égale à 12.
Pour autant le respect des bonnes pratiques est indispensable, ainsi que la maîtrise des dangers tels que
les rongeurs, les oiseaux, …
Autres corps étrangers Matière première, matériel, main d'œuvre, méthode, milieu 2 3 2 12
3. CHIMIQUES
Résidus de produits phytosanitaires (pesticides)
Matière première, méthode 3 1 3 9
Métaux lourds (plomb, cadmium)
Matière première 3 1 3 9
Produits utilisés pour les opérations de nettoyage et de maintenance, produits de lutte contre les
rongeurs et autres nuisibles, … Méthode, main d'œuvre, matériel, milieu 3 1 3 9
Dioxines et PCB de type dioxine
Matière première 3 1 3 9
Radioactivité artificielle
Matière première 3 1 1 3
Salmonella, Bacillus cereus et toxines,
Escherichia coli, Staphylococcus aureus et
Matière première, matériel, milieu, main d'œuvre 4 1 3 12
Flore pathogène et toxines toxines
De champ (Fusariotoxines)
Matière première, méthode 2 1 3 6
Mycotoxines (toxines)
De stockage (dont Ochratoxine A)
Méthode, matériel 3 1 3 9
5. ALLERGENES
Allergènes fortuits Matière première, méthode 3 1 3 9
a) Notation : 1 = SANS EFFET NEFASTE POUR LA SANTE HUMAINE 2 = ALTERE PONCTUELLEMENT LA SANTE HUMAINE 3 = ALTERE DURABLEMENT LA SANTE HUMAINE 4 = LETHALE
b) Notation * : 1 = RAREMENT 2 = PARFOIS 3 = SOUVENT 4 = TRES SOUVENT
c) Notation : 1 = IMMEDIATEMENT DETECTABLE 2 = DETECTABLE AU COURS DU PROCESS 3 = DETECTABLE APRES ANALYSE 4 = DETECTABLE DIFFICILEMENT
d) La note globale obtenue permet de déterminer quels sont les dangers qui sont retenus. Les notes a, b, c retenues sont explicitées dans l’annexe II A.
Estimation du pourcentage de dépassement LMR, TMR ou équivalent : Rarement : < à 2 % ; Parfois : 2 à 5 % ; Souvent : 5 à 20 % ; Très souvent : > à 20 %. Ces pourcentages servent de guide.
Les mesures de maîtrise* ont été définies, à titre d'exemple, par le groupe de travail pour chaque étape
où un risque a été identifié. Le groupe de travail a considéré :
o les causes identifiées et leur évaluation,
o les moyens et ressources possibles (matériel, technique, humain).
Les mesures de maîtrise sont formalisées sous forme de documents (procédures, instructions, cahier des
charges, plan de contrôle, …), qui peuvent être intégrés au système qualité.
Elles sont identifiées dans la colonne "mesures de maîtrise" des fiches HACCP situées à l'annexe II B.
Le schéma d'enquête figurant à l'annexe II B du présent guide est un tableau synoptique illustrant à
titre d'exemple le choix fait par le groupe de travail pour la mise en œuvre du système HACCP dans
l'industrie de la semoulerie de blé dur. Il s'agit d'une approche commune destinée à fournir un schéma
général à adapter par chaque entreprise en fonction de ses particularités. Cette analyse HACCP a été
conduite en se conformant aux lignes directrices établies par le Codex Alimentarius, et au respect des
recommandations de bonnes pratiques d'hygiène exposées dans la première partie du guide.
Le groupe de travail a déterminé 2 CCP en appliquant l'arbre de décision et 8 PRP opérationnels. Ce
travail est synthétisé dans la note accompagnant le schéma d'enquête (Cf. Annexe II B).
Les fiches HACCP ont été établies pour chaque CCP et PrPo, précisant les modalités de surveillance et
les actions en cas de perte de maîtrise. Les 2 CCP identifiés pour les dangers physiques sont analysés selon la
présentation donnée par le Codex Alimentarius (Cf. Annexe II B).
Pour chaque CCP déterminé à l’étape G "Conditionnement des semoules : vrac et ensachage », le
groupe de travail a déterminé les limites critiques. Il en est de même pour les PRPo. Elles figurent dans la
colonne "Limites critiques*" des fiches HACCP situées à l'annexe II.
Pour chaque CCP, le groupe de travail a défini des procédures de surveillance et proposé des
fréquences relatives à l’étape G "Conditionnement des semoules : vrac et ensachage". Il en est de même
pour les PRPo. Elles figurent dans les colonnes correspondantes des fiches HACCP contenues dans l'annexe
II B.
Pour chaque CCP et PRPo, le groupe de travail a défini des actions correctives qui doivent être mises
en œuvre si les dispositions de surveillance détectent une déviation par rapport aux limites critiques des CCP
ou PRPo. Elles figurent dans la colonne "Actions correctives*" des fiches HACCP figurant à l'annexe II B.
Pour chaque CCP et PRPo, le groupe de travail a identifié les enregistrements qu'il convient d'établir et
de conserver.
Les procédures, instructions, plans de contrôle, cahiers des charges, … sont documentés. Ils peuvent être
intégrés au système qualité.
Ces documents et enregistrements peuvent être demandés par les Services officiels de contrôle. La durée
de conservation est au minimum égale à la durée de vie des semoules (DLUO) ou celle correspondant à
l'intervalle entre deux revues périodiques du système HACCP. L’ANIA a élaboré en juin 2005 des
recommandations en terme de bonnes pratiques d’archivage des documents qui peuvent être utiles en la
matière (Cf. Annexe IV – Références bibliographiques). Il appartient à chaque entreprise de déterminer au
sein de son système qualité les enregistrements nécessaires.
Des exemples de dossiers et registres sont présentés ci-après.
PLAN DE CONTROLE
les limites/seuils (teneurs maximales réglementaires ou limites définies par l’entreprise (cahier des
charges)),
les enregistrements, ...
Le but d'un plan de contrôle est de suivre la qualité des produits (entrants, en cours de fabrication, semi-
finis, finis) au moyen de contrôles selon un planning préétabli. Tous les éléments composant le plan de
contrôle sont à définir dans chaque usine en fonction de la structure, des méthodes de travail, de
l'historique,...
PLAN DE MAINTENANCE
PLAN D’AUTOCONTROLE
Le plan d'autocontrôle* de l'usine présente les contrôles préétablis sur les produits et les réglages de
machines. Ce plan peut présenter :
la méthode de contrôle,
la personne qui effectue l'autocontrôle,
PLAN HYGIENE
Le nettoyage* est l'action de rendre propre des installations pour maintenir une sécurité et une salubrité
des denrées alimentaires.
Le plan de nettoyage concerne l'hygiène des locaux, des installations et des machines. Il peut décrire les
informations suivantes :
la localisation des nettoyages : bâtiment, étage, machine,...
la fréquence des nettoyages,
le responsable des nettoyages,
Pour le suivi de l'hygiène des locaux, des installations et du matériel, le plan peut contenir :
C'est un document qui décrit la nature des interventions (opérations prévues pour éviter toute
infestation de nuisibles) et leur planification. Il peut se présenter sous la forme d'un planning annuel des
interventions de lutte, si les interventions sont confiées à une société extérieure.
Exemple de plan de lutte contre les nuisibles
Localisation Objet Fréquence Responsable Enregistrement
Aire de stockage des Surveillance des Une fois par mois Sous-traitant Compte rendu
sacs palettisés pièges à insectes d'intervention
Aire de stockage des Surveillance des Une fois tous les Sous-traitant Compte rendu
sacs palettisés pièges à rongeurs deux mois d'intervention
Il ressort de l'étude HACCP (Cf. Annexe II A et B) que les étapes de la transformation du blé dur les
plus exposées aux dangers retenus sont :
1. La réception du blé dur : cette phase est particulièrement importante pour la maîtrise des dangers
biologiques, physiques, chimiques et microbiologiques. Il est en effet absolument primordial d'éviter, lors de
l'arrivée des blés à l'usine, toute infestation d'origine animale et de s'assurer du respect des teneurs en résidus
de produits phytosanitaires à usage agricole, en métaux lourds et en mycotoxines, fixées par la
réglementation ou par un cahier des charges ; d'où les 2 points à risque (Etape A : PR 1 et PR 2). De plus,
cette étape de réception a été identifiée comme PRPo 6 en ce qui concerne les insectes et comme PRPo 8 en
ce qui concerne la flore pathogène ;
2. Le déchargement, prénettoyage et mise en silo : à cette étape, les corps étrangers les plus volumineux
sont éliminés. Cette phase comprend donc 1 PRPo (programme pré-requis opérationnels - Etape B :
PRPo 1) pour les corps étrangers ;
3. Le nettoyage a pour résultat d'éliminer la grande partie des corps étrangers du blé dur. Elle a aussi pour
résultat de réduire fortement les dangers microbiologiques ainsi que ceux liés aux métaux ferreux, d'où les 3
PRPo (Etape C : PRPo 2 à 4) ;
4. Les mouillages et repos (Etape D), au cours desquels l'humidité du grain peut atteindre un taux
d'environ 17 %, ont tendance à augmenter la sensibilité des micro-organismes du grain aux chocs osmotiques
qu'ils vont subir aux étapes suivantes ;
5. La mouture a pour effet de diminuer les risques microbiologiques en supprimant la périphérie du grain
(où se concentrent les mycotoxines et les micro-organismes), d’où le PRPo (Etape E : PRPo 5) ;
6. Le stockage et transferts (Etape F) : les semoules, ayant un Aw faible, sont des produits stables dans
des conditions habituelles de conservation ;
7. Le conditionnement des semoules vrac et ensachage est une étape importante car il n'existe plus
d'étape ultérieure pour réduire les contaminations physiques (2 CCP pour chacun des dangers identifiés -
Etape G : CCP 1 et 2). De plus, cette étape de conditionnement a été identifiée comme PRPo 7 en ce qui
concerne les insectes ;
8. Le stockage des sacs et les expéditions (Etape H) représentent une phase où il a été considéré
qu’aucune augmentation des risques identifiés ne pouvait se produire.
Chaque CCP et PRPo a été défini dans une fiche HACCP en Annexe II B qui précise les limites
critiques, le mode de surveillance, les actions en cas de perte de maîtrise et les enregistrements.
La troisième partie du guide concerne l'établissement d'un système de maîtrise et de surveillance des
risques spécifiques aux issues et autres coproduits de blé dur, qui sont des matières premières destinées
à l’alimentation animale, en appliquant les principes de la démarche HACCP (Cf. Partie III Chapitre III
Paragraphe 2). La présente partie n’expose que les éléments spécifiques pour les matières premières
destinées à l’alimentation animale. Les éléments communs avec les produits destinés à l’alimentation
humaine figurent à la partie II.
Des procédures permanentes doivent en effet être mises en place, appliquées et maintenues d'après la
réglementation relative à l'hygiène des aliments pour animaux (Règlement (CE) n°183/2005 du 12 janvier
2005 (JOUE n° L 35 du 08/02/05)). Les moyens de maîtrise appropriés proposés par le présent Guide sont
destinés à satisfaire aux exigences réglementaires et, en conséquence, à garantir l'innocuité des issues et
coproduits de blé dur (Cf. Annexe IV – Références réglementaires).
Le champ d'application de l'étude concerne la fabrication d’issues et autres coproduits de blé dur, depuis
le transport et la réception de la matière première (blé dur) jusqu'à l'expédition du produit fini (issues et
autres coproduits de blé dur). Les dangers d'origines biologiques, physiques, chimiques et microbiologiques,
spécifiques à l'industrie de la semoulerie de blé dur, sont traités dans cette étude.
Cette étude est consacrée à l’application du système HACCP dans le procédé de fabrication des issues et
coproduits de blé dur.
L'analyse HACCP résulte des travaux d'une équipe aux compétences pluridisciplinaires (directeurs
d'établissements, responsables qualité, de la maintenance, de la production, du conditionnement, et
toxicologue) constituée de la totalité des représentants des cinq sociétés (six usines) composant ce secteur de
la première transformation du blé dur (Cf. Présentation de l'Industrie dans l'introduction générale et
composition du groupe de travail à l'Annexe VI).
Le groupe de travail a également fait appel à des spécialistes comme indiqué dans la partie II relative à
l’alimentation humaine.
Les issues et autres coproduits de blé dur correspondent aux parties résiduelles du grain de blé dur
provenant de la trituration après extraction de l’amande réduite en semoule, dont les dénominations
commerciales varient en fonction de leurs teneurs relatives en amidon et en cellulose.
Classées par ordre décroissant de leur teneur en amidon, ces produits sont les gruaux D, les remoulages
et les sons.
Les issues regroupent les sons et les remoulages, les autres coproduits comprennent les gruaux D.
Les caractéristiques chimiques moyennes des issues et autres coproduits de blé dur de semoulerie
sont regroupées dans le tableau ci-dessous. Elles sont exprimées en % de matière sèche. Elles ne sont
données qu'à titre indicatif et dépendent de la campagne céréalière, de la matière première mise en oeuvre et
de la spécificité de chaque outil de production.
Les issues et autres coproduits de blé dur sont des matières premières destinées à l’alimentation animale.
Le schéma ci-après illustre le procédé de fabrication des issues et autres coproduits de blé dur. Ce
diagramme complète celui des flux du procédé de fabrication des semoules de blé dur.
A
RE CE PTION DU BLE (AGRE AG E)
DE C HARG EMEN T DU B LE
BRO YAGE
EAU 2
MOU ILLAGE S EAU
3
D 1.1 AGGLOM ER ATI ON
REP O S E N CE LLULES
SO NS 3
1 1.2 REMOULAG ES PELLETS 3
E M O UTUR E
CO NDITI ONNEM ENT DE S SEMO ULES C ONDITION NEM ENT DES SEMO ULES CON DITIO NNEM ENT
VR AC : M ISE EN CITERN E G S AC : E NSA CHAG E VR AC 5
E XPE DI TION
H E XPED ITI ON EXPE DITIO N 6
Six étapes spécifiques interviennent dans le procédé de fabrication des issues et autres coproduits de blé
dur. Elles sont présentées ci-après (étapes numérotées de 1 à 6). De plus cinq étapes sont communes aux
semoules, issues et autres coproduits de blé dur (étapes A à E).
SEMOULERIE
Blé dur
Péricarpe BROYAGE
(10-12%) * BLUTAGE
Aleurone
(6-8%) *
Albumen **
(77-81%) *
Sons et remoulages
Germe (10%)
(2-3%) *
SASSAGE Gruaux D (5 à 6%)
* Les pourcentages sont donnés
à titre indicatif.
** Synonyme d’endosperme. Sons et remoulages (8%) Semoule (74%)
Étape 4 : le stockage des issues (en l’état ou agglomérées en pellets) et des autres coproduits
Les produits obtenus sont stockés temporairement en cellules avant d'être expédiés en vrac.
L'acheminement se fait par des convoyeurs (pneumatiques, transporteurs).
Le stockage des issues et des coproduits se fait dans des silos propres, protégés des nuisibles* et nettoyés
régulièrement. La rotation des produits est réalisée selon le principe « fifo ».
Étape 6 : l’expédition
Chaque benne ou citerne ne contient qu'une seule qualité de produit et n'est livrée qu'à un seul utilisateur.
Les documents d’accompagnement précisent la qualité du produit et comportent la mention "Matières
premières pour aliments des animaux" conformément aux règles d'étiquetage en vigueur.
Le diagramme de fabrication ainsi établi a été validé conformément à la méthode HACCP prescrite par
le Codex Alimentarius (étape 5 : confirmer sur place le diagramme des opérations).
L’analyse des dangers a été effectuée au regard de la santé animale et du règlement européen (CE)
n° 183/2005 (Cf. Annexe IV - Références réglementaires).
Pour l'évaluation des dangers* biologiques, physiques, chimiques ou microbiologiques sur les issues et
coproduits de blé dur, au cours des étapes du procédé de fabrication, il convient de se reporter aux fiches
signalétiques situées à l'annexe I du guide et qui ont été établies pour chaque type de danger identifié (Cf.
Annexe I notamment la fiche 17 substances indésirables et autres contaminants en alimentation animale).
Ces fiches donnent une définition générale du danger et en précisent l'origine. Pour les dangers biologiques
et microbiologiques, celles-ci exposent les caractéristiques susceptibles d'affecter la croissance, la survie ou
l'élimination (température, pH et activité de l'eau). Elles rappellent également la réglementation ou les
recommandations en vigueur, de même que les méthodes d'analyse.
Le tableau page suivante synthétise l’analyse des dangers et l’identification des risques déterminés en
fonction de la gravité, de l’occurrence et de la probabilité de non détection de chacun des dangers. En
complément, les notes retenues sur chacun de ces 3 critères sont explicitées dans l’annexe II A.
Rongeurs, volatiles et/ou leurs traces macroscopiques Milieu, matière première, matériel, méthode 1 2 2 4
Insectes des céréales et/ou leurs traces macroscopiques Milieu/matière première, matériel, méthode 1 4 2 8
2. PHYSIQUES
Autres corps étrangers Matière première, matériel, main d'œuvre, méthode, milieu 2 3 2 12
3. CHIMIQUES
4. MICROBIOLOGIQUES
a) Notation : 1 = SANS EFFET NEFASTE POUR LA SANTE ANIMALE 2 = ALTERE PONCTUELLEMENT LA SANTE ANIMALE 3 = ALTERE DURABLEMENT LA SANTE ANIMALE 4 = LETHALE
b) Notation * : 1 = RAREMENT 2 = PARFOIS 3 = SOUVENT 4 = TRES SOUVENT
c) Notation : 1 = IMMEDIATEMENT DETECTABLE 2 = DETECTABLE AU COURS DU PROCESS 3 = DETECTABLE APRES ANALYSE 4 = DETECTABLE
DIFFICILEMENT
d) La note globale obtenue permet de déterminer quels sont les dangers qui sont retenus. Les notes a, b, c sont explicitées dans l’annexe IIA.
* Estimation du pourcentage de dépassement LMR, TMR ou équivalent : Rarement : < à 2% ; Parfois : 2 à 5 % ; Souvent : 5 à 20% ; Très souvent : > à 20%
Les mesures de maîtrise* ont été définies, à titre d'exemple, par le groupe de travail pour chaque étape où
un risque a été identifié.
Les mesures de maîtrise sont formalisées sous forme de documents (procédures, instructions, cahier des
charges, plan de contrôle, …) qui peuvent être intégrés au système qualité.
Elles sont identifiées dans la colonne "mesures de maîtrise" des fiches HACCP situées à l'annexe II B &
C.
Le schéma d'enquête figurant à l'annexe II C du présent guide est un tableau synoptique illustrant à
titre d'exemple le choix fait par le groupe de travail pour la mise en œuvre du système HACCP dans
l'industrie de la semoulerie de blé dur pour ce qui concerne les issues et autres coproduits destinés à
l’alimentation des animaux. Il s'agit d'une approche commune destinée à fournir un schéma général à
adapter par chaque entreprise en fonction de ses particularités. Cette analyse HACCP a été conduite en
se conformant aux lignes directrices établies par le Codex Alimentarius, à la norme NF EN ISO 22000 - 2005
(Octobre 2005) et au respect des recommandations de bonnes pratiques d'hygiène exposées dans la première
partie du présent guide.
Le groupe de travail a déterminé 1 PRPo spécifique en appliquant l'arbre de décision. Ce travail est
synthétisé dans la note accompagnant le schéma d'enquête (Cf. annexe II C).
La fiche HACCP pour l’étape 2 "Ecarts de nettoyage et broyage" constitue un exemple d'application
de la méthode dans l'industrie de la semoulerie de blé dur (Cf. Annexe II C). Les autres fiches HACCP
relatives aux PRPo communs à l’étude HACCP semoule ont été décrites en Annexe II B.
Pour le PRPo spécifique déterminé à l’étape 2 "Ecarts de nettoyage et broyage", le groupe de travail a
déterminé les limites critiques. Elles figurent dans la colonne "Limites critiques*" de la fiche HACCP située
à l'annexe II C.
Pour le PRPo spécifique, le groupe de travail a défini des procédures de surveillance et proposé des
fréquences relatives à l’étape 2 "Ecarts de nettoyage et broyage". Elles figurent dans les colonnes
correspondantes de la fiche HACCP contenue dans l'annexe II C. Pour les PRPo communs à l’étude semoule,
les procédures de surveillance sont définies dans les fiches HACCP en annexe II B.
Pour l’étape 2 "Ecarts de nettoyage et broyage", le groupe de travail a défini des actions correctives
qui doivent être mises en œuvre si les dispositions de surveillance détectent une déviation par rapport aux
limites critiques du PRPo spécifique. Elles figurent dans la colonne "Actions correctives*" de la fiche
La vérification* du système HACCP est identique aux dispositions prises pour la semoule de blé dur.
Pour l’étape 2 "Ecarts de nettoyage et broyage", le groupe de travail a identifié les enregistrements
qu'il convient d'établir et de conserver.
Les procédures, instructions, plans de contrôle, cahiers des charges, … sont documentés. Ils peuvent être
intégrés au système qualité.
Ces documents et enregistrements peuvent être demandés par les Services officiels de contrôle. A titre
indicatif, la durée de conservation minimum est d’une année. Elle peut être aussi celle correspondant à
l'intervalle entre deux revues périodiques du système HACCP. L’ANIA a élaboré en juin 2005 des
recommandations en terme de bonnes pratiques d’archivage des documents qui peuvent être utile en la
matière (Cf. Annexe IV - Références bibliographiques). Il appartient à chaque entreprise de déterminer au
sein de son système qualité les enregistrements nécessaires et leur durée de conservation.
Des exemples de dossiers et registres sont présentés ci-après.
PLAN DE CONTROLE
Des plans de contrôle et des plans de surveillance sont mis en place au sein des entreprises afin d’assurer
la conformité des produits par rapport à la réglementation et d’assurer le suivi de la qualité du produit
(caractéristiques physico-chimiques, qualité sanitaire).
Exemple de plan de contrôle
PLAN DE MAINTENANCE
PLAN HYGIENE
Il ressort de l'étude HACCP (Cf. Annexe II A et C) que les étapes de la transformation du blé dur les
plus exposées aux dangers retenus sont :
1. La réception du blé dur : cette phase est particulièrement importante pour la maîtrise des dangers
biologiques, physiques, chimiques et microbiologiques. Il est en effet absolument primordial d'éviter,
lors de l'arrivée des blés à l'usine, toute infestation d'origine animale et de s'assurer du respect des
teneurs en résidus de produits phytosanitaires à usage agricole, en métaux lourds et en mycotoxines,
fixées par la réglementation ou par un cahier des charges ; d'où les 2 points à risque (Etape A : PR 1
et PR 2 communs avec la semoulerie de blé dur). De plus, cette étape de réception a été identifiée
comme PRPo 8 en ce qui concerne la flore pathogène (commun avec la semoulerie de blé dur) ;
2. Le déchargement, prénettoyage et mise en silo : à cette étape, les corps étrangers les plus
volumineux sont éliminés. Cette phase comprend donc le PRPo 1 (programme pré-requis
opérationnels - Etape B : PRPo 1) pour les corps étrangers (commun avec la semoulerie de blé dur) ;
3. Le nettoyage a pour résultat d'éliminer la grande partie des corps étrangers du blé dur. Elle a aussi
pour résultat de réduire fortement les dangers microbiologiques ainsi que ceux liés aux métaux
ferreux, d'où les 3 PRPo 2 à 4 (Etape C : PRPo 2 à 4 communs avec la semoulerie de blé dur) ;
4. Les mouillages et repos (Etape D), au cours desquels l'humidité du grain peut atteindre un taux
d'environ 17 %, ont tendance à augmenter la sensibilité des micro-organismes du grain aux chocs
osmotiques qu'ils vont subir aux étapes suivantes ;
5. La mouture est l’étape d’obtention des issues et coproduits de blé dur (Etapes E et 1) ;
6. Le broyage des écarts de nettoyage est une étape qui permet l’homogénéisation de la granulation
des issues et autres coproduits, d'où le PRPo spécifique aux issues et autres coproduits de blé dur
(Etape 2 : PRPo spécifique) ;
7. L’agglomération est une étape facultative facilitant le stockage et le transport des issues et autres
coproduits (Etape 3) ;
8. Le stockage et transferts (Etape 4) : les issues et autres coproduits, ayant un Aw faible sont des
produits stables dans les conditions habituelles de conservation ;
9. Le conditionnement des issues et coproduits vrac représente une phase où il a été considéré
qu’aucune augmentation des risques identifiés ne pouvait se produire (Etape 5) ;
10. L’expédition représente une phase où il a été considéré qu’aucune augmentation des risques
identifiés ne pouvait se produire (Etape 6).
Chaque PRPo a été défini dans une fiche HACCP en Annexe II B et en Annexe II C qui précise les
limites critiques, le mode de surveillance, les actions en cas de perte de maîtrise et les enregistrements.
2. DANGERS PHYSIQUES
3. DANGERS CHIMIQUES
4. DANGERS MICROBIOLOGIQUES
Flore banale :
Fiche 9 : flore banale (bactéries, levures et moisissures) 97
Flore pathogène et toxines :
Fiche 10 : Salmonella 104
Fiche 11 : Bacillus cereus et toxines 107
Fiche 12 : Escherichia coli 111
Fiche 13 : Staphylococcus aureus et toxines 114
Mycotoxines :
Fiche 14 : Mycotoxines (toxines) 117
Problèmatique de la microbiologie en industries des céréales :
Fiche 15 : Problématique de la microbiologie en industries des céréales 125
5. DANGERS ALLERGENES
1. GENERALITES
En vivant au contact ou en consommant des grains, les animaux nuisibles*, dont les rongeurs et les
volatiles, provoquent des dégâts, des souillures et des contaminations, de même qu'une altération des grains.
NB : Les rongeurs et volatiles ne sont pas formellement des dangers en tant que tels mais des vecteurs de
dangers biologiques. De ce fait, et pour des raisons pédagogiques, ils font l’objet d’une fiche dangers.
Les usines de première transformation des céréales sont tenues de fournir à l'industrie d'aval dans la
filière, des produits exempts de traces macroscopiques des nuisibles, témoins d'un contact des matières avec
ceux-ci. Les grains de blé dur doivent être sains, propres, sans odeurs étrangères ou dénotant une altération :
Cf. Norme NF ISO 11051 (V 03-725).
Parmi les rongeurs, les principales espèces susceptibles de s'attaquer aux stocks sont les rats, les souris et
les mulots.
Les volatiles susceptibles de s'attaquer aux grains stockés sont le plus souvent les pigeons et les
moineaux.
Les rongeurs et les volatiles ainsi que leurs traces macroscopiques peuvent être des vecteurs de
contamination d'origine microbienne et parasitaire.
A - RÉGLEMENTATION
A notre connaissance, il n'existe pas de réglementation spécifique concernant les rongeurs et les volatiles
et/ou leurs traces macroscopiques. A titre indicatif : il existe une recommandation de la FDA* pour un
"Defect Action Level" concernant la densité limite d'excréments de rongeurs qui est tolérée dans le blé
destiné à la mouture.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
En France, la recherche des impuretés d'origine animale* se pratique lors d'un échange commercial de
produits céréaliers dérivés pour obtenir un critère de bonne qualité de fabrication du produit. La méthode
normalisée pour la détermination des impuretés d'origine animale dans les semoules de blé dur (NF ISO
11050 - V 03-718) connue sous le terme anglo saxon de "filth-test" permet de détecter et de dénombrer ces
impuretés mieux qu'avec un examen visuel ou un tamisage*.
La norme NF ISO 5223 (V 03-709) "Tamis de contrôle pour céréales" spécifie les caractéristiques des
tamis à utiliser pour la détermination des impuretés* (opération ayant pour but de séparer, de classer et de
peser les différentes impuretés contenues dans un échantillon). Cette norme a été complétée en mars 2000
par un amendement 1: dimensions supplémentaires (NF ISO 5523/A1). La norme NF ISO 11051 (V 03-725)
"Blé dur-Spécifications" décrit la méthode de détermination de la teneur en impuretés applicable à cette
céréale. A titre indicatif : Cf. également les normes ISO 6322-1 (V 30-100-1), 6322-2 (V 30-100-2) et
6322-3 (V 30-100-3) relatives au stockage des céréales.
1. GENERALITES
En vivant au contact ou consommant des grains, les animaux nuisibles*, dont les insectes des céréales,
provoquent des dégâts, des souillures et des contaminations, de même qu'une altération des grains. La
présence d'insectes, qui se développent directement à l'intérieur du grain, appelée "infestation cachée*", peut
avoir des conséquences importantes. Ainsi, un stock déclaré sain à un instant donné peut être déclaré infesté
quelque temps plus tard, sans contamination nouvelle, simplement après l'émergence des formes cachées
(méthode ISO 6639-4).
NB : Les insectes ne sont pas formellement des dangers en tant que tels mais des vecteurs de dangers
biologiques. De ce fait, et pour des raisons pédagogiques, ils font l’objet d’une fiche dangers.
La multiplication des espèces à formes cachées est très rapide en saison chaude. En conséquence,
l'indication précoce de l'infestation cachée* dans un lot de grains sains à l'examen visuel est précieuse.
Les exigences sanitaires généralement requises dans les échanges commerciaux de céréales et de produits
céréaliers ne tolèrent aucun insecte vivant et qu'un nombre limité de certaines catégories d'impuretés
d'origine animale*. Le blé dur examiné soigneusement à l'œil nu doit être exempt de tout insecte vivant
figurant dans la liste de l'annexe C de la norme NF ISO 11051 (V 03-725).
Les insectes vivants ainsi que leurs traces macroscopiques (déjections, dépouilles larvaires, …) ne sont
pas considérés comme des vecteurs de contamination d'origine microbienne. Ils peuvent néanmoins
introduire des germes banaux avec leurs déjections ou par les dépouilles larvaires laissées dans le produit au
moment des mues. Les grains abîmés par les insectes sont plus sensibles aux champignons.
Remarque : les insectes morts ou leurs fragments ne présentent pas de risque avéré de contamination
microbienne et entrent dans la catégorie des « impuretés diverses ».
A - RÉGLEMENTATION
L'absence d'insectes vivants est toujours exigée ainsi qu'un nombre limité de fragments d'insectes dans
les produits transformés.
De même et à titre d’exemple, il a été fixé une tolérance limite pour le grain dégermé par les insectes
(Insect damage : average of 32 or more insect–damaged kernels per 100 g of wheat).
Lors de transactions commerciales de lots de blé dur, le contrôle de la quantité d'impuretés* se fait selon
la méthode réglementaire communautaire établi par l’annexe III du règlement (CE) n° 687/2008 du 18 juillet
2008 (JOCE n° L 192 du 19/07/08) fixant les procédures de prise en charge des céréales par les organismes
payeurs ou les organismes d’intervention* ainsi que les méthodes d’analyse pour la détermination de la
qualité.
Ces méthodes officielles sont utilisées obligatoirement pour la reconnaissance des lots mis à
l'intervention, pour le contrôle de l'aide alimentaire, mais aussi dans le cadre de certaines transactions
commerciales quand leur utilisation est spécifiée dans le contrat ou quand il n'en existe pas d'autre. Pour la
vente de blé dur, le Syndicat de Paris du Commerce et des Industries des grains produits du sol & dérivés a
élaboré un Addendum technique n° III applicable depuis le 1er août 2007 (contrats INCOGRAIN et
RUFRA*). Dans cet Addendum, il est fait référence au document du BIPEA* « Conseils méthodologiques -
Recherche des impuretés dans le blé dur » d’octobre 2003. Une nouvelle version révisée de cette addendum
est applicable depuis le 1er juillet 2010.
Les conditions physiques minimales que le blé dur doit remplir pour être admis à l'intervention sont
fixées par l'annexe I du règlement (CE) n° 687/2008 du 18 juillet 2008 (JOCE n° L 192 du 19/07/08)
L’organisation commune des marchés dans le secteur des céréales est définie par le règlement
« OCM unique » (CE) n° 1234/2007 du 22 octobre 2007 modifié (JOUE n° L 299 du 16/11/07).
B - MÉTHODES D'ANALYSE
En France, la recherche des impuretés d'origine animale* se pratique lors d'un échange commercial de
produits céréaliers dérivés pour obtenir un critère de bonne qualité de fabrication du produit. La méthode
normalisée pour la détermination des impuretés d'origine animale dans les semoules de blé dur
(NF ISO 11050 - V 03-718) connu sous le terme anglo saxon de "filth-test" permet de détecter et de
dénombrer ces impuretés.
Il existe également une méthode normalisée pour la détermination de l'infestation cachée par les insectes
dans les céréales (NF V03-742) ; Cf. également la norme ISO 6322-3 relative au stockage des céréales -
Partie 3 : Contrôle de l’attaque par les déprédateurs. D’autres normes concernant la détermination de
l’infestation cachée par les insectes dans les céréales sont référencées à l’annexe IV rubrique « Céréales ».
La norme NF ISO 5223 (V 03-709) "Tamis de contrôle pour céréales" spécifie les caractéristiques des
tamis à utiliser pour la détermination des impuretés (opération ayant pour but de séparer, de classer et de
peser les différentes impuretés contenues dans un échantillon). Cette norme a été complétée en mars 2000
par un amendement 1 : dimensions supplémentaires (NF ISO 5523/A1). La norme NF ISO 11051 (V 03-725)
"Blé dur-Spécifications" décrit la méthode de détermination de la teneur en impuretés applicable à cette
céréale.
1. GENERALITES
Les contrats commerciaux sont passés en fonction de critères qualitatifs parmi lesquels figure la teneur
en impuretés*. On distingue quatre types d'impuretés : les grains cassés, les impuretés constituées par les
grains, les grains germés et les impuretés diverses. Les "métaux ferreux" font partie de cette dernière
catégorie (impuretés physiques).
Les métaux ferreux considérés dans cette fiche sont ceux retenus spécifiquement par des aimants ou par
des équipements magnétiques et accessoirement, comme tous les autres corps étrangers, par des tamisages de
sécurité*. A titre d'exemple : limaille de fer, …
La présence de métaux ferreux dans la semoule peut générer des risques pour la sécurité du
consommateur (coupure) et pour sa santé.
A - RÉGLEMENTATION
Lors de transactions commerciales de lots de blé dur, le contrôle de la quantité d'impuretés* se fait selon
la méthode réglementaire communautaire dite "méthode intervention*" établie par l’annexe III du règlement
(CE) n° 687/2008 du 18 juillet 2008 (JOCE n° L 192 du 19/07/08) fixant les procédures de prise en charge
des céréales par les organismes payeurs ou les organismes d’intervention* ainsi que les méthodes d’analyse
pour la détermination de la qualité.
Ces méthodes officielles sont utilisées obligatoirement pour la reconnaissance des lots mis à
l'intervention, pour le contrôle de l'aide alimentaire, mais aussi dans le cadre de certaines transactions
commerciales quand leur utilisation est spécifiée dans le contrat ou quand il n'en existe pas d'autre (cas du
blé dur).
Les conditions physiques minimales que le blé dur doit remplir pour être admis à l'intervention sont
fixées par l'annexe I du règlement (CE) n° 687/2008 du 18 juillet 2008 (JOCE n° L 192 du 19/07/08).
L’organisation commune des marchés dans le secteur des céréales est définie par le règlement
« OCM unique » (CE) n° 1234/2007 du 22 octobre 2007 modifié (JOUE n° L 299 du 16/11/07).
B - MÉTHODES D'ANALYSE
La norme NF ISO 5223 (V 03-709) "Tamis de contrôle pour céréales" spécifie les caractéristiques des
tamis à utiliser pour la détermination des impuretés (opération ayant pour but de séparer, de classer et de
peser les différentes impuretés contenues dans un échantillon). Cette norme a été complétée en mars 2000
par un amendement 1 : dimensions supplémentaires (NF ISO 5523/A1). La norme NF ISO 11051 (V 03-725)
"Blé dur-Spécifications" décrit la méthode de détermination de la teneur en impuretés applicable à cette
céréale.
1. GENERALITES
Les contrats commerciaux sont passés en fonction de critères qualitatifs parmi lesquels figure la teneur
en impuretés*. On distingue quatre types d'impuretés : les grains cassés, les impuretés constituées par les
grains, les grains germés et les impuretés diverses. Les "autres corps étrangers" font partie de cette dernière
catégorie (impuretés physiques).
Les corps étrangers susceptibles d'être rencontrés dans l'industrie de la semoulerie de blé dur sont les
suivants : débris végétaux, ficelle, plastique, bois, pierre, sable, terre, verre, …
Des substances indésirables peuvent être apportées par d’autres espèces botaniques que le blé dur :
l’acide cyanhydrique, le gossypol, l’essence volatile de moutarde, l’ergot de seigle, des alcaloïdes et
glucosides, le ricin.., L’acide cyanhydrique, le gossypol, la théobromine et l’essence volatile de moutarde ne
peuvent être contenus dans les produits céréaliers car ils sont respectivement élaborés par le sorgho, le coton,
le cacao et les graines de crucifères comme le colza. L’ergot de seigle ne paraît qu’exceptionnellement sur le
blé mais son cas est pris en compte au titre des mycotoxines. On pourrait également s’interroger sur la
gravité de présence de graines d’adventices classiquement recensées lors de l’emblavement des surfaces. Il
s’avère qu’après recherche, aucun de ces végétaux (ray-grass, folle avoine, Coleatum, Gaillet, Vesces,
rapistre, mauve, liseron, glaïeul, bifora, gesses, alpiste, millet, luzerne ou lin) n’est susceptible de contenir
des alcaloïdes ou des hétérosides toxiques.
A - RÉGLEMENTATION
Lors de transactions commerciales de lots de blé dur, le contrôle de la quantité d'impuretés* se fait selon
la méthode réglementaire communautaire dite "méthode intervention*" établie par l’annexe III du règlement
(CE) n° 687/2008 du 18 juillet 2008 (JOCE n° L 192 du 19/07/08) fixant les procédures de prise en charge
des céréales par les organismes payeurs ou les organismes d’intervention* ainsi que les méthodes d’analyse
pour la détermination de la qualité.
Ces méthodes officielles sont utilisées obligatoirement pour la reconnaissance des lots mis à
l'intervention, pour le contrôle de l'aide alimentaire, mais aussi dans le cadre de certaines transactions
commerciales quand leur utilisation est spécifiée dans le contrat ou quand il n'en existe pas d'autre (cas du
blé dur).
Les conditions physiques minimales que le blé dur doit remplir pour être admis à l'intervention sont
fixées par l'annexe I du règlement (CE) n° 687/2008 du 18 juillet 2008 (JOCE n° L 192 du 19/07/08).
L’organisation commune des marchés dans le secteur des céréales est définie par le règlement
« OCM unique » (CE) n° 1234/2007 du 22 octobre 2007 modifié (JOUE n° L 299 du 16/11/07).
B - MÉTHODES D'ANALYSE
La norme NF ISO 5223 (V 03-709) "Tamis de contrôle pour céréales" spécifie les caractéristiques des
tamis à utiliser pour la détermination des impuretés (opération ayant pour but de séparer, de classer et de
peser les différentes impuretés contenues dans un échantillon). Cette norme a été complétée en mars 2000
par un amendement 1 : dimensions supplémentaires (NF ISO 5523/A1). La norme NF ISO 11051 (V 03-725)
"Blé dur-Spécifications" décrit la méthode de détermination de la teneur en impuretés applicable à cette
céréale.
1. DEFINITION
Le règlement (CE) n°396/2005 du 23 février 2005 (JOUE n° L70 du 16/03/05) définit les "résidus de
pesticides » comme suit : il s’agit des « reliquats, y compris les substances actives, les métabolites et/ou les
produits issus de la dégradation ou de la réaction des substances actives utilisées actuellement ou par le passé
dans les produits phytopharmaceutiques tels que définis à l’article 2, point 1), de la directive 91/414/CEE,
qui sont présents dans ou sur les produits visés à l’annexe I du présent règlement, y compris notamment les
résidus dont la présence peut être due à une utilisation des substances actives à des fins phytosanitaires,
vétérinaires, ou en tant que biocides ».
Evaluation Origine
globale
Milieu
Matière +++ Techniques de culture, de récolte et de stockage du blé dur chez les
première organismes stockeurs
Eau de mouillage
Matériel V Parois des convoyeurs et des cellules de stockage du blé dur
Main
d'œuvre
Méthode V Stratégie de protection antiparasitaire
les pyréthrines naturelles et les pyréthrinoïdes de synthèse qui agissent sur la transmission de l’influx
nerveux au niveau de l’axone,
les organo-phosphorés qui agissent sur les médiateurs chimiques de la transmission de l’influx
nerveux au niveau de la synapse. Les pyréthrines naturelles (ou pyrèthres) sont des extraits de plante
(Chrysanthemum cineraraefolium) ; les pyréthrinoïdes organiques de synthèse autorisés en
application directe sur les grains de céréales sont au nombre de deux : la deltaméthrine et la
cyperméthrine. Les organo-phosphorés dont l’application est autorisée sur céréale en grain étaient au
nombre de quatre en 2007: malathion, chlorpyriphos-méthyle, pyrimiphos-méthyle et dichlorvos. Il
n’en reste plus que 2 en 2009, après le retrait du malathion et du dichlorvos de l’annexe 1 de la
directive 91/414/CE qui regroupe la liste des substances phytopharmaceutiques autorisées à la mise
sur le marché. Il s'agit de produits dont la toxicité intrinsèque est peu élevée. Compte tenu de son
interdiction d’emploi pour le traitement des grains post-récolte, la LMR du dichlorvos a été réduite
de 2 à 0,01 ppm dans le grain par la directive 2006/92/CE de la Commission Européenne du 9
novembre 2006 (JOUE n° L 311 du 30/11/06), applicable depuis le 11 mai 2007 (transposée par
l’arrêté du 26 avril 2007 modifiant l’arrêté du 10 février 1989 - JO du 15/05/07) et confirmée dans le
règlement (CE) n°839/2008 (JOUE n° L234 du 30/08/08).
Le malathion et le dichlorvos sont donc totalement interdits en application directe sur les grains depuis le
1er décembre 2008 (cas d’utilisation limite couvert par la directive des « produits phytopharmaceutiques »
91/414/CEE du Conseil du 15 juillet 1992 modifiée). La LMR est de 0.01 mg/kg (Règlement (CE) n°
839/2008 de la Commission du 31 juillet 2008 (JOUE L n° 234 du 30/08/08).
Note : La réinscription en 2010 du malathion à l’Annexe 1 de la directive 91-414 est assortie d’un
domaine d’utilisation restreint à la protection insecticide des vergers de fraisiers (§ (3) de la directive
2010/17/UE du 9 mars 2010). La LMR céréales de 0.01 mg de malathion (substance active) par kg de grain
reste inchangée.
En résumé, la quantité de pesticides contenue dans le grain entier après stockage dépend de la matière
active mise en œuvre, de la dose utilisée, de la durée de conservation, de la teneur en eau du grain, de
l'activité enzymatique du grain et de la température de conservation. En règle générale, plus la température et
la teneur en eau du grain sont élevées, plus la vitesse de dégradation des résidus est rapide.
Les insecticides accumulés dans le grain, et notamment dans le germe, se dégradent partiellement au
cours du stockage. Les opérations de nettoyage réduisent une partie des insecticides des semoules car ils sont
accumulés en surface du grain. La mouture réduit encore la contamination des semoules, car la majeure
partie des résidus sont concentrés dans les parties périphériques du grain (sons et remoulages). Les
coefficients de transposition de la LMR établie pour les produits bruts (les grains qui subissent le traitement
insecticide), aux produits de transformation correspondants (semoule, farines et issues), sont déterminés par
les autorités compétentes (Codex alimentarius au niveau international et AFSSA et DGCCRF en France) à la
suite d’études spécifiques (sur la répartition des résidus dans les produits de 1ère et de 2nde transformation) et
font l’objet d’une publication officielle dans l’annexe VI de la directive 91/414 (voir ci-dessous la notion de
teneur tolérable indicative dans les produits dérivés des céréales).
Si, dans l'absolu, certains insecticides sont toxiques vis-à-vis de l'homme, des animaux domestiques, du
gibier et de la faune piscicole, cette toxicité ne se manifeste qu'à partir d'une certaine dose. Les doses
dangereuses sont bien supérieures à la limite maximale de résidus (LMR) fixée réglementairement par la
directive européenne spécifique (directive 86/362/CEE du 24 juillet 1986 abrogée et remplacée par le
règlement CE n°396/2005 du Parlement européen et du Conseil du 23 février 2005 modifié), ainsi que par le
Codex Alimentarius*. La LMR est fixée pour chaque matière active et pour chaque denrée alimentaire
A - RÉGLEMENTATION
Le cadre communautaire relatif aux limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents
dans ou sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux est désormais fixé par le règlement (CE)
n° 396/2005 du 23 février 2005 modifié (JOUE n° L 70 du 16/03/05) applicable depuis le 1er septembre
2008. Il abroge et remplace notamment la directive 86/362/CEE.
L’annexe I du nouveau règlement (CE) n°396/2005 a été fixée par le règlement (CE) n° 178/2006 de la
Commission du 1er février 2006 (JOUE n° L 29 du 02/02/06) ; les céréales y sont référencées au code
0500000. Les annexes II, III et IV fixant les limites maximales applicables aux résidus des produits figurants
à l’annexe I du règlement (CE) n°396/2005 ont été publiées par le règlement (CE) n° 149/2008 modifié de la
Commission du 29 janvier 2008 (JOUE n° L 58 du 01/03/08). L’annexe VII répertoriant les combinaisons
substance active/produit couvertes par une dérogation applicable aux traitements par fumigation postérieurs à
la récolte a été publiée par le règlement (CE) n° 260/2008 de la Commission du 18 mars 2008 (JOUE n°L 76
du 19/03/08). L’annexe V répertoriant la liste des LMR des substances actives non inscrites à l’annexe II, III
ou IV et qui diffèrent de la LMR par défaut fixée à 0.01 mg/kg, ainsi que l’annexe VI des facteurs de
transfert (par dilution, concentration, dénaturation …) des substances actives au cours des étapes de la
transformation des produits végétaux en aliment, n’ont pas encore fait l’objet de règlement spécifique (en
cours de rédaction).
(1) Les analyses sont effectuées en fonction des substances utilisées au niveau du stockage.
(2) Le traitement n'est autorisé que pour les céréales brutes.
(3) La liste des produits dont le traitement est autorisé figure dans le règlement (CE) n°260/2008
(4) Valeur tirée de la liste des LMR « officielles » du Codex Alimentarius (précédemment la LMR tolérée
était de 3 ppm).
(5) Conformément aux dispositions du règlement (CE) n° 839/2008. Valable pour le blé, l’orge, l’avoine,
le triticale et l’épeautre ; LMR réduite à 0,05 mg/kg pour les autres céréales.
(6) Composé synergiste des pyréthrines et des pyréthrinoïdes (qui ne figure pas dans la liste des produits
phytopharmaceutiques).
(7) Conformément aux dispositions du règlement (CE) n° 839/2008.
(8) Conformément au règlement (CE) n°839/2008.
(9) Conformément aux dispositions du règlement (CE) n°839/2008. Le malathion est totalement interdit au
1er décembre 2008 pour toute application entrant dans le champ de la directive des produits
phytopharmaceutiques (91/414/CEE).
(10) Ces teneurs tolérables indicatives ont été supprimées à l’interdiction totale du malathion le 1er
décembre 2008.
(11) Conformément aux dispositions du règlement (CE) n°149/2008
La norme NF EN ISO 24333 (V03-737) sur l’échantillonnage des céréales et produits céréaliers a été
homologuée en février 2010. Elle sera applicable au 1/07/10. De plus, une norme expérimentale XP V03-777
(V03-777) « Céréales et produits céréaliers – Echantillonnage », publiée en juin 2008, décrit des méthodes
simplifiées d’échantillonnage utilisables en routine dans le cadre de contrats commerciaux. Les exigences
décrites sont dérivées de celles fixées dans la norme NF EN ISO 24333 ci-dessus référencée. On peut
signaler également le rapport technique CEN ISO/TR 29263 « Céréales et produits céréaliers - Etudes sur
l’échantillonnage ».
Par ailleurs, les méthodes de prélèvement d’échantillons pour le contrôle officiel ont été fixées par la
directive (CE) 2002/63 du 11 juillet 2002 (JOCE n° L 187 du 16/07/02) transposée par l’arrêté du 12
décembre 2002 (JO du 20/12/02).
C - MÉTHODES D'ANALYSE
L'analyse des concentrations de pesticides dans les grains ou les produits de mouture est effectuée par
dosage des résidus extraits d'un échantillon représentatif par un solvant approprié. Des travaux sont en cours
dans le cadre du CEN*, mais il n’existe actuellement aucune méthode officielle d’extraction des résidus de
pesticides dans les céréales ou leurs dérivés. Chaque laboratoire utilise la méthode qu'il a mise au point et
validée. Pour obtenir des conseils méthodologiques sur les procédures d'extraction et de purification, on peut
se reporter aux normes suivantes : NF EN 12393-1 (V 03-090-1), NF EN 12393-2 (V 03-090-2) et
NF EN 12393-3 (V 03-090-3).
Pour l'analyse des extraits, la principale méthode utilisée est la chromatographie en phase gazeuse.
Cependant, le choix du détecteur approprié pour le type de pesticide à doser et pour un niveau de sensibilité
souhaité est laissé à l'appréciation du laboratoire et n'est pas normalisé (Cf. de CORMIS L., 1997. Dosage
des résidus de produits phytosanitaires. In : Godon B. et W. Loisel, (Eds.). Guide pratique d'analyses dans les
industries des céréales, Lavoisier Tec & Doc, Paris).
A - DGCCRF ET DGAL
Chaque année, la DGCCRF* et la DGAL* publient les résultats de leurs plans de surveillance et de
contrôle des résidus de pesticides dans les produits d’origine végétale. Les plus récents sont référencés à
l’annexe IV, ils sont disponibles sur leur site internet respectif aux adresses suivantes :
http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/securite/produits_alimentaires/controles_alimentaires/index.htm et
http://agriculture.gouv.fr/sections/thematiques/alimentation/securite-sanitaire/surveillance-controles-alertes.
Ces données sont transmises à la Commission européenne qui publie chaque année un rapport sur le
contrôle des résidus de pesticides dans les produits d’origine végétale dans l’Union européenne, en Norvège,
en Islande et au Liechtenstein (http://ec.europa.eu/food/fvo/specialreports/pesticides_index_en.htm).
Toutefois, les plans de surveillance DGCCRF des teneurs en pesticides dans les céréales brutes ne font
plus l’objet de résultats détaillés depuis 2004, après trois années consécutives d’analyses multi-résidus sans
dépassement de LMR constaté sur la totalité des échantillons analysés.
B - IRTAC
Un dispositif d’observation de la qualité sanitaire de la filière céréalière a été mis en place à l’initiative
des organisations professionnelles rassemblées au sein de l’IRTAC*. Un plan de surveillance sanitaire des
céréales annuel (alimentation humaine et animale), à l’usage des professionnels (semenciers, producteurs,
organismes stockeurs et transformateurs), existe depuis 8 ans.
1. GENERALITES
De nombreux métaux sont naturellement présents dans le monde vivant mais en très faible quantité (fer,
cuivre, zinc, chrome, cobalt,…). Ils sont indispensables au déroulement de certains métabolismes et sont
qualifiés d'oligo-éléments. D'autres métaux, tels que le plomb et le cadmium n'ont pas ce caractère
indispensable et ont la propriété de s'accumuler dans la chaîne alimentaire ayant donc un rôle toxique. Ils
sont rangés dans le groupe des contaminants minéraux naturels des produits d’origine végétale sous la
dénomination d’éléments traces métalliques (ETM).
Les métaux lourds ont la propriété de s’accumuler à long terme dans la chaîne alimentaire et dans
certains organes cibles, pouvant ainsi représenter un risque toxique. D’ailleurs, la toxicité des métaux lourds
s’évalue surtout à partir d’études expérimentales de toxicité chronique à long terme.
Les contaminations pouvant affecter les denrées alimentaires sont essentiellement dues aux matières
premières.
Aucune possibilité de décontamination des denrées ne peut être envisagée au cours de la fabrication.
2. DEFINITION
Le plomb et le cadmium sont pratiquement les seuls contaminants métalliques toxiques rencontrés dans
le blé dur.
On les appelle traditionnellement "métaux lourds" (ils ont une densité supérieure à 5) ; ils montrent une
affinité forte pour certains tissus biologiques et ne sont éliminés que très lentement par l'organisme.
L'eau utilisée à des fins de fabrication, de traitement, de conservation des produits destinés à la
consommation humaine doit satisfaire aux exigences de qualité définies dans le décret n° 2007-49 du 11
janvier 2007 (JO du 12/01/07), relatif à la sécurité sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine,
codifié dans le code de la santé publique, partie règlementaire, articles R. 1321-1 et suivants. Les limites et
les références de qualité des eaux sont établies par l’arrêté du 11 janvier 2007 (JO du 06/02/07). En cas de
recours à une ressource privée, celui-ci doit être autorisé par arrêté préfectoral et des contrôles réguliers de la
qualité de cette eau, à la charge de l'exploitant, doivent être mis en œuvre. Les contrôles officiels effectués
sur les eaux (soit de distribution publique, soit de distribution privée) font l’objet des deux arrêtés datés du
11 janvier 2007 (JO des 11/02/07 et 17/02/07). Les bulletins publiés par la DDASS* permettent de suivre
régulièrement les teneurs en contaminants métalliques.
La réglementation précise les qualités requises pour l'eau mais aussi pour les canalisations adductrices.
Celles-ci peuvent contaminer une eau conforme à la réglementation après son traitement.
Le risque de contamination des matières premières animales et végétales est lié surtout à l'environnement
(eaux, air, sols).
Les métaux lourds s'accumulent dans chaque organisme, d'abord végétal puis animal (ordre logique de la
chaîne alimentaire). Les omnivores et les carnivores, situés à l'extrémité de la chaîne alimentaire, sont donc
exposés à des doses plus importantes, puisque concentrées par les maillons précédents.
Les contaminations des végétaux peuvent provenir :
1. des retombées atmosphériques (proximité des routes, établissements rejetant des métaux lourds -
incinérateurs, sidérurgie, …)
2. du sol qui laisse passer les métaux qu'il contient dans les plantes, de façon plus ou moins marquée
selon les métaux (le cadmium migre très facilement alors que le plomb ne passe presque pas la
barrière racinaire) et les espèces (certaines accumulent spécifiquement un métal, ainsi le thé avec
l'aluminium) ou encore la nature du sol et sa richesse en matières organiques,
3. les traitements culturaux : certains apportent une quantité particulièrement élevée de métaux tels les :
- boues d'épandage (stations d'épuration),
- eaux d'irrigation contaminées, fertilisants et traitements du sol riches en métaux
(phosphates),
- pesticides naturels minéraux (par exemple, l’arséniate de plomb utilisé au cours des années
1930-1960).
Les études et enquêtes réalisées sur la teneur en métaux lourds dans les céréales produites en France, au
cours des dernières années, montrent que les cas de dépassement des limites tolérables sont rares et
proviennent principalement des trois causes suivantes :
culture le long des axes routiers à grande circulation (plomb), (source en voie de régression),
utilisation de phosphates naturels (engrais) en provenance de l'Afrique du nord (cadmium),
culture sur des sols ayant reçu au moins un épandage de boues résiduelles de stations d'épuration.
Dans ce cas, il convient de respecter la réglementation applicable figurant dans la partie
réglementaire du code de l’environnement (articles R. 211-25 à R. 211-46), ainsi que dans le
décret n° 97-1133 du 8 décembre 1997 (JO du 10/12/97) codifié dans le code de l’environnement
par le décret n° 2007-397 du 22 mars 2007 (JO du 23/03/07) et dans l’arrêté du
8 janvier 1998 (JO du 31/01/98).
Les dépassements ne concernent que les livraisons de grains issus directement de culture. Le responsable
du contrôle qualité à l’entrée des organismes stockeurs ne dispose d’aucune méthode rapide de quantification
des teneurs en métaux lourds naturellement présentes dans les lots livrés. Ces livraisons qui pourraient être
hors normes se retrouvent mélangées avec la grande majorité des livraisons conformes dès l'organisme
stockeur de collecte. La capacité des cellules de stockage des organismes stockeurs font que les blés sont
mélangés dès la collecte. Le mélange a pour conséquence d'homogénéiser les lots.
A l'arrivée à la semoulerie, le grain en provenance d'un organisme stockeur, même s'il est un collecteur
primaire, satisfait parfaitement aux normes de tolérance en vigueur pour les teneurs en métaux lourds, ce qui
est la conséquence naturelle des mélanges successifs des lots. Cette situation est confirmée par les plans de
surveillance nationaux des contaminants dans les aliments (enquête DGAL* 1999-2000 -Evaluation de
La toxicité des contaminants métalliques se manifeste par des atteintes très diverses, spécifiques de
chacun, en fonction de l'organe où ce métal est accumulé préférentiellement dans l'organisme. Le danger
principal vient de l'effet cumulatif des doses, ce qui rend difficilement prévisible le délai d'apparition de la
maladie.
Un dispositif d’observation de la qualité sanitaire de la filière céréalière a été mis en place à l’initiative
des organisations professionnelles rassemblées au sein de l’IRTAC*. Un plan de surveillance sanitaire des
céréales annuel (alimentation humaine et animale), à l’usage des professionnels (semenciers, producteurs,
organismes stockeurs et transformateurs), existe depuis 8 ans.
Eau de mouillage
Matériel
Main
d'œuvre
Méthode
Echelle :
+ : source faible de contamination +++ : source importante de contamination
++ : source moyenne de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication
(1)
Comme la contamination par le plomb se réalise préférentiellement par voie atmosphérique, avec les
carburants sans plomb, l’occurrence du danger pourrait être revue à la baisse.
L'extraction des semoules, entraînant l’élimination des parties périphériques, contribue à réduire le taux
de métaux lourds dans la semoule et en particulier la teneur en plomb dont l'origine est principalement due à
la pollution atmosphérique.
L’eau de mouillage doit satisfaire aux exigences de qualité définies dans le décret n° 2007-49 du 11
janvier 2007 (JO du 12/01/07), relatif à la sécurité sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine,
codifié dans le code de la santé publique, partie règlementaire, articles R. 1321-1 et suivants. Les limites et
les références de qualité des eaux sont établies par l’arrêté du 11 janvier 2007 (JO du 06/02/07). La limite de
qualité fixée pour le plomb est de 10 µg/L.
Hypofertilité
A - RECOMMANDATIONS ET RÉGLEMENTATION
.
JECFA : Joint FAO/WHO Expert Commitee on Food Additives and Contaminants
A titre indicatif : en France, une réglementation relative à l'épandage des boues issues du traitement des
eaux usées (boues urbaines) est en application depuis janvier 1998 (décret n° 97-1133 du 8 décembre 1997,
JO du 10/12/97, codifié dans le code de l’environnement par le décret n° 2007-397 du 22 mars 2007). Des
prescriptions techniques applicables aux épandages de boues sur les sols agricoles sont fixées, notamment
des teneurs limites en éléments - traces (plomb) réduites de moitié (arrêté du 8 janvier 1998 modifié, JO du
31/01/98).
Un autre arrêté en date du 2 février 1998 (JO du 03/03/98) relatif aux prélèvements et à la consommation
d'eau ainsi qu'aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l'environnement
soumises à autorisation (boues industrielles) fixe des valeurs limites (plomb) pour les rejets dans l'air et dans
l'eau. Il prévoit également les conditions d'épandage des effluents ou des boues des installations classées
soumises à autorisation.
Concernant les tolérances alimentaires, une dose hebdomadaire tolérable provisoire (DHTP) a été
proposée pour la majorité des éléments traces métalliques (ETM) (Cf. travaux du groupe européen d’experts
de la tâche SCOOP 3.2.11 - métaux : Assessment of dietary intake of arsenic, cadmium ; lead and mercury
by the population of EU Members States - 2004). La valeur toxicologique de référence pour le plomb a été
fixée à 25 µg/kg de poids corporel (p.c.) et par semaine.
La norme NF EN ISO 24333 (V03-737) sur l’échantillonnage des céréales et produits céréaliers a été
homologuée en février 2010. Elle sera applicable au 1/07/10. De plus, une norme expérimentale XP V03-777
(V03-777) « Céréales et produits céréaliers – Echantillonnage », publiée en juin 2008, décrit des méthodes
simplifiées d’échantillonnage utilisables en routine dans le cadre de contrats commerciaux. Les exigences
décrites sont dérivées de celles fixées dans la norme NF EN ISO 24333 ci-dessus référencée. On peut
signaler également le rapport technique CEN ISO/TR 29263 « Céréales et produits céréaliers - Etudes sur
l’échantillonnage ».
C - MÉTHODES D'ANALYSE
Le règlement (CE) n° 333/2007 du 28 mars 2007 (JOUE n° L 88 du 29/02/07) fixe les modes de
prélèvements et les méthodes d’analyse pour le contrôle officiel des teneurs en plomb.
Le dosage en laboratoire en France est souvent effectué après minéralisation et extraction par absorption
atomique en four graphite. La limite de détection est de 5 à 50 ppb. Elle varie selon l'aliment analysé, en
fonction de la facilité d'extraction du métal de la denrée.
Les références de méthodes de dosage pour toutes les denrées alimentaires sont les suivantes : AOAC*
1990, 93 550, 97 225.
Le principal risque vient de certaines matières premières contaminées. Le cadmium passe facilement du
sol vers les végétaux : les sols naturellement très contaminés ou pollués par des traitements culturaux tels
que, les boues d'épandage, les phosphates et les superphosphates (engrais) constituent des sources de
contaminations potentielles.
Eau de mouillage
Matériel
Main
d'œuvre
Méthode
Echelle :
+ : source faible de contamination +++ : source importante de contamination
++ : source moyenne de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication
La majorité des matières premières concernant les industries des céréales ne sont que peu contaminées.
LES VÉGÉTAUX
Les céréales, faiblement contaminées, sont une base de notre alimentation et représentent 15,9% de
l’apport en cadmium ingéré avec les aliments. (Boisset, 1995)
Les végétaux sont contaminés par le cadmium qui migre facilement depuis le sol. C'est le cas de certains
sols volcaniques ou bien de sols traités avec des boues d'épandage, de stations d'épuration, des phosphates
naturels ou des superphosphates, des composts urbains, des lisiers de porc.
L'EAU
Un sol à forte teneur en cadmium peut contaminer l'eau ; cependant, les eaux publiques sont traitées en
usine, où leur teneur est alors conforme à la réglementation. Le risque subsiste pour une source privée.
L’eau doit satisfaire aux exigences de qualité définies dans le décret n° 2007-49 du 11 janvier 2007 (JO
du 12/01/07), relatif à la sécurité sanitaire des eaux destinées à la consommation humaine, codifié dans le
code de la santé publique, partie règlementaire, articles R. 1321-1 et suivants. Les limites et les références de
qualité des eaux sont établies par l’arrêté du 11 janvier 2007 (JO du 06/02/07). La limite de qualité fixée
pour le cadmium est de 5 µg/L.
Le cadmium est un métal volatil ; il peut se trouver également sous la forme de poussières respirables.
La toxicité du cadmium est cumulative* ; le danger réside donc dans l'accumulation d'ingestions
moyennement élevées.
A - RECOMMANDATIONS ET RÉGLEMENTATION
La norme NF EN ISO 24333 (V03-737) sur l’échantillonnage des céréales et produits céréaliers a été
homologuée en février 2010. Elle sera applicable au 01/07/10. De plus, une norme expérimentale XP V03-
777 (V03-777) « Céréales et produits céréaliers - Echantillonnage », publiée en juin 2008, décrit des
méthodes simplifiées d’échantillonnage utilisables en routine dans le cadre de contrats commerciaux. Les
exigences décrites sont dérivées de celles fixées dans la norme NF EN ISO 24333 ci-dessus référencée. On
peut signaler également le rapport technique CEN ISO/TR 29263 « Céréales et produits céréaliers - Etudes
sur l’échantillonnage ».
C - MÉTHODES D'ANALYSE
Le règlement (CE) n° 333/2007 du 28 mars 2007 (JOUE n° L 88 du 29/02/07) fixe les modes de
prélèvements et les méthodes d’analyses pour le contrôle officiel des teneurs en cadmium.
L'analyse en laboratoire est souvent effectuée après minéralisation et extraction par absorption atomique
en four graphite. La limite de détection est de 2 à 10 ppb. Elle varie selon l'aliment analysé, en fonction de la
facilité d'extraction du métal de la matrice alimentaire.
Les références de méthodes de dosage pour toutes les denrées alimentaires sont les suivantes : AOAC*
1990, 973/34.
1. DEFINITION
Les dioxines sont des composés organiques inodores et incolores, contenant du carbone, de l’hydrogène
et du chlore, produits lors de processus de combustion au cours de nombreuses activités industrielles
(incinération des déchets, métallurgie, …) ou d’incendies de forêts.
Les « dioxines » désignent un groupe de 75 congénères du groupe des dibenzo-p-dioxines polychlorées
(PCDD) et de 135 congénères du groupe des dibenzofurannes polychlorés (PCDF), dont 17 posent des
problèmes d’ordre toxicologique (propriétés cancérogènes et tératogènes).
Les polychlorobiphényles (PCB) constituent un groupe de 209 congénères différents qui peuvent être
classés en deux catégories en fonction de leurs propriétés toxicologiques : un petit nombre d’entre eux
présentent des propriétés toxicologiques analogues à celles des dioxines et sont donc souvent qualifiés de
« PCB de type dioxine » (PCB-DL). Les PCB ne présentant pas cette toxicité de type dioxine, ont un profil
toxicologique différent.
Les congénères présentent des effets toxiques plus ou moins marqués. Ceci fournit une base pragmatique
au calcul d'un indicateur simple permettant de quantifier le taux global de dioxines dans un milieu, où l'on
trouve toujours un mélange de « congénères ». On utilise en général un
« Toxicity-équivalent » (TEQ), la molécule de référence étant la 2,3,7,8 tétrachlorodibenzo-p-dioxine
(TCDD) ou « dioxine de Seveso », congénère le plus toxique quel que soit l'effet biologique étudié. On lui
attribue la valeur 1, les autres congénères ayant une valeur inférieure, de 0,1 à 0,001 en fonction de leur
toxicité. La somme des valeurs correspondant aux divers congénères dans un milieu donné constitue le TEQ.
Selon les cas les méthodes de calcul en TEQ prennent en compte, soit les 17 congénères de PCDD et PCDF,
soit y associent un certain nombre de PCB coplanaires.
Les dioxines exercent divers effets toxiques et biochimiques. Lors de fortes expositions (intoxication
aiguë), elles entraînent notamment une toxicité cutanée (chloracnée). L’exposition chronique à long terme
provoque une immunotoxicité, des effets sur la reproduction et une tératogénicité, des effets de perturbation
endocrinienne et des effets cancérogènes (seule la dioxine dite «de Seveso » a été classée cancérogène pour
l’homme par l’IARC*).
Les PCB sont classés comme substances cancérogènes pour l’homme et entraînent divers effets néfastes
chez l’animal, notamment une toxicité pour la reproduction, une immunotoxicité et une cancérogénicité.
Le 30 mai 2001, le Comité scientifique de l’alimentation humaine (CSAH) a adopté un avis sur
l’évaluation des risques des dioxines et des PCB de type dioxine dans l’alimentation (actualisant son avis du
22 novembre 2000). Le CSAH a fixé une dose hebdomadaire tolérable (DHT) de 14 pg d’équivalents
toxiques de l’Organisation mondiale de la santé (OMS-TEQ)/kg de poids corporel pour les dioxines et les
PCB de type dioxine. Les estimations d’exposition montrent qu’une forte proportion de la population de la
Communauté européenne absorbe par voie alimentaire une dose supérieure à la DHT.
Les enquêtes les plus récentes effectuées en France démontrent les très faibles teneurs en dioxines et
PCB de type dioxine dans les produits céréaliers (< 0,03 ng/kg), en regard des teneurs rencontrées dans les
aliments d’origine animale et en particulier dans la chair des poissons (> 2 ng/kg).
A - RÉGLEMENTATION
Le règlement (CE) n° 1881/2006 du 19 décembre 2006 modifié (JOUE n° L 364 du 20/12/06), fixe des
teneurs maximales en dioxines dans certaines denrées alimentaires (viandes, poissons, œufs, laits, huiles et
graisses). Aucune teneur en dioxines n’a été fixée pour les produits végétaux tels que les céréales.
Outre l’existence de teneurs maximales, la recommandation (CE) n° 2006/88 du 6 février 2006 (JOUE
n° L 42 du 14/02/06) sur la réduction de la présence de dioxines, de furannes et de PCB dans les aliments
pour animaux et les denrées alimentaires, fixe des niveaux d’intervention (visant à déterminer s’il faut mettre
en évidence une source de contamination et prendre des mesures pour la réduire ou l’éliminer) pour les
dioxines et les PCB de dioxine dans certains produits.
Denrées Niveau d’intervention pour Niveau d’intervention pour Niveau cible (somme des
alimentaires les dioxines + furannes les PCB de type dioxine dioxines, des furannes et des
PCB de type dioxine)
(OMS-TEQ) (1) (OMS-TEQ) (1)
(OMS-TEQ) (1)
Céréales 0,4 ng/kg de produit 0,2 ng/kg de produit (2)
(1) Concentrations supérieures : les concentrations supérieures sont calculées sur la base de l’hypothèse
que toutes les valeurs des différents congénères au-dessous du seuil de quantification sont égales au seuil de
quantification.
(2) Les niveaux cibles devaient être fixés pour la fin de l’année 2008.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
Le règlement (CE) n° 1883/2006 du 19 décembre 2006 (JOUE n° L 364 du 20/12/06) fixe les méthodes
de prélèvement et d’analyse d’échantillons pour le contrôle officiel des teneurs en dioxines et en PCB de
type dioxine dans certaines denrées servant à l’alimentation humaine.
1. DEFINITIONS
La radioactivité, terme inventé en 1898 par Pierre Curie, est un phénomène physique naturel au cours
duquel des noyaux atomiques instables se désintègrent en dégageant de l'énergie sous forme de
rayonnements divers, pour se transmuter en des noyaux atomiques plus stables. Les rayonnements ainsi émis
sont appelés, selon le cas, des rayons α (noyaux d’hélium), des rayons β (électrons) ou des rayons γ
(photons). Un échantillon radioactif se caractérise par son activité qui est le nombre de désintégrations de
noyaux radioactifs par seconde qui se produisent en son sein, l’unité d’activité étant le becquerel (Bq).
Les radionucléides* sont des atomes dont le noyau est instable, en raison d’un excès de protons ou de
neutrons. Ils existent naturellement ou sont produits artificiellement en bombardant de petites quantités de
matière avec des neutrons, usuellement produits dans un réacteur nucléaire. Une grande quantité de
radionucléides sont propulsés dans l'atmosphère terrestre et retombent plus ou moins rapidement sur le sol au
moment d'un accident de centrale de production d’électricité ou lors de l'explosion d'une bombe atomique ou
d'un essai nucléaire.
2. GENERALITES
Les conséquences d’une pollution radioactive des productions végétales résultent de deux modes de
transfert des éléments radioactifs aux plantes :
dépôt sur les parties aériennes de la plante : le transfert vers la plante des radionucléides dépend
des conditions climatiques, de la capacité d’interception du radionucléide par la plante et de la
vitesse d’élimination naturelle du dépôt,
absorption par les racines dont l’importance de la contamination dépend de l’élément
radioactif (strontium 90), de la plante et du sol.
Dans les céréales, le grain pourrait être protégé par un système d’enveloppes (glumes et glumelles,
constituant la « balle ») et l’amande protégée par l’enveloppe du grain.
En France, les principales sources d’exposition radioactives sont d’origine naturelle ou artificielle.
Pour les sources naturelles, il s’agit de :
l’exposition externe aux rayonnements cosmiques qui augmente avec l’altitude, la latitude et
l’activité solaire,
l’exposition externe aux rayonnements terrestres,
l’inhalation du gaz radioactif radon qui dépend de la composition radiologique du sol ou du sous-
sol,
l’ingestion de substances radioactives présentes dans les sols ou dans l’eau et se retrouvant dans
la chaîne alimentaire, y compris le corps humain.
Echelle :
+ : source faible de contamination +++ : source importante de contamination
++ : source moyenne de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication
Lors d’un accident de centrale de production d’électricité, tous les éléments radioactifs présents sont
susceptibles de se retrouver dans l’environnement et par voie de conséquence dans les aliments.
La consommation alimentaire régulière de denrées alimentaires contaminées par des radionucléides peut
engendrer des effets sanitaires comme les leucémies ou les cancers.
Les caractéristiques nucléaires (période radioactive, nature et énergie du rayonnement émis,…),
chimiques (déterminant la possibilité d’être transférés vers l’homme et métabolisés par lui), sont à prendre en
compte.
Leur différence de toxicité fait que sont considérés comme :
les plus préoccupants : l’iode (131 I) de forte radiotoxicité (groupe II) mais de courte demi-vie (8
jours) et le césium (137 Cs) de radiotoxicité modérée (groupe III) mais de longue demi-vie (30
ans),
moins préoccupants : le strontium (90 Sr) et les gaz rares (85 Kr, 133 Xe),
peu préoccupants : les produits de fission ou d’activation comme le cobalt (60 Co), le manganèse
(54 Mn), l’américium (241 Am) et le plutonium (239 Pu).
A - RÉGLEMENTATION
370 becquerels par kilogramme pour les laits et produits laitiers énumérés à l’annexe II et les
denrées alimentaires destinées à l’alimentation particulière des nourrissons,
600 becquerels par kilogramme pour tous les autres produits.
Pour les aliments du bétail, le règlement (EURATOM) n° 770/90 de la Commission du 29 mars 1990
(JOCE n° L 83 du 30/03/90) fixe les niveaux maximaux admissibles de contamination radioactive après un
accident nucléaire ou dans toute autre situation d'urgence radiologique.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
Il s’agit de méthodes spécifiques mises en œuvre par des organismes spécialisés comme le SCPRI*, le
CEA*, le Laboratoire central d’hygiène alimentaire ou EDF.
Depuis l’accident de Tchernobyl en 1986, divers organismes dont la DGCCRF* et la DGAL*, ont mis en
place des plans de surveillance du contrôle de la contamination radioactive de l’alimentation.
De plus, l’IRSN* surveille l’état de l’environnement et publie chaque année une synthèse des résultats de
mesures qui sert de référence à la population.
7. CONCLUSION
Cette fiche évoque la flore banale susceptible d’être retrouvée dans le produit sans que cette flore ne
constitue à priori un danger en tant que tel. Elle fait l’objet d’une fiche danger dans ce guide pour mieux
distinguer les bactéries pathogènes des autres. Cette flore banale est constituée de bactéries*, levures* et
moisissures*. Ces germes souvent à tendance saprophyte* peuvent provenir du grain au stade de la récolte.
La flore banale peut également provenir des étapes ultérieures (transport, stockage du grain des étapes de
transformation).
I – BACTERIES
1. DÉFINITION ET GÉNERALITES
A la récolte, le nombre de bactéries* hébergées par le grain peut atteindre quelques milliers à plusieurs
millions par gramme en fonction des zones de récolte et des données climatiques au moment de la récolte.
Provenant essentiellement du sol, de l'air, les bactéries portées par les grains qui peuvent être identifiées
suivant les critères actuels de la classification se rangent principalement parmi les Flavobacteriaceae
(Flavobacterium), les Pseudomonadaceae (Pseudomonas,) et les Enterobacteriaceae pour ne citer que les
familles les plus représentatives. On trouve toujours sur ces produits une forte proportion de coliformes
pigmentés dont la présence même en grand nombre n'a à priori pas de signification péjorative particulière.
Le tableau ci-après donne une vue d'ensemble des genres et espèces les plus souvent rencontrés.
Fréquences d'apparition et importance relative (%) des principaux genres bactériens des produits
céréaliers
Pseudomonas sp. 73
Pseudomonadaceae
Macrococcus candidus 48
Staphylococcaceae Macrococcus caseolyticus 18
Evaluation Origine
globale
Milieu V Air ambiant
Matière +++ Origine tellurique
première
Matériel + Ensemble des installations (poussières)
Main d'œuvre V
Méthode V
Echelle :
+ : source faible de contamination +++ : source importante de contamination
++ : source moyenne de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication
Les différentes techniques semoulières (le nettoyage approprié du grain, la mouture) réduisent
significativement la flore banale bactérienne.
3. CONDITIONS DE DEVELOPPEMENT
10 20 30 37
Optimum
Les produits céréaliers ne sont pas des milieux favorables à la multiplication des bactéries qui, pour la
plupart, exigent des activités de l'eau supérieures à 0,95. Dans les conditions classiques de stockage, l'Aw du
blé dur et des semoules se situe entre 0,70 - 0,75 (Cf. fiche 15).
D'une façon générale, au cours de la conservation des produits céréaliers peu hydratés, les bactéries,
germes hygrophiles par excellence ont tendance à régresser et ne posent pratiquement jamais de problème au
cours d’un stockage sans incident d’humidification accidentelle des grains ou de la structure de stockage.
A - RÉGLEMENTATION
Le règlement (CE) n° 2073/2005 du 15 novembre 2005 modifié (JOUE n° L 338 du 22/12/05) fixe des
critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires. Les produits à base de céréales ne font pas
l’objet de critères.
B - USAGES DANS L'INDUSTRIE DE LA SEMOULERIE DE BLÉ DUR
Dans les semoules, on observe que la charge bactérienne banale se situe en général en dessous de
300 000 UFC/g.
C - MÉTHODES D'ANALYSE
Les levures ne constituent pas un groupe naturel et ont toujours posé des problèmes aux systématiciens.
Ce sont des champignons microscopiques moins différenciés que les moisissures, se reproduisant
végétativement par bourgeonnement et donnant généralement des colonies formées de cellules isolées. Dans
certaines conditions, ou pour certaines espèces, après bourgeonnement, les cellules restent accolées, ce qui
donne naissance à un pseudo-mycélium qu'il est souvent difficile de distinguer d'un mycélium* vrai de
moisissure.
L'aptitude à la fermentation est un caractère bien connu des levures mais n'est pas non plus un critère
général. La reproduction sexuée existe dans certains cas (Endomycétales ou levures ascomycètes), mais est
absente chez d'autres espèces (Torulopsidales ou levures "imparfaites").
Comme on le voit, il est bien difficile de définir avec précision ce qu'est une levure et l'identification des
genres et espèces s'avère particulièrement délicate, même pour les spécialistes.
Les levures sont moyennement présentes sur les grains, quelques centaines à quelques milliers au
maximum. Les grains ne sont pas des substrats favorables pour ces micro-organismes, ils préfèrent pour se
multiplier les milieux liquides, ou semi-liquides, de préférence riches en sucre.
Il n'existe pas de levure qui soit toxinogène.
Les moisissures sont des champignons microscopiques saprophytes*. Ce sont des organismes
pluricellulaires dont l'appareil végétatif, le thalle*, est formé de longs filaments ramifiés et souvent
cloisonnés que l'on appelle des hyphes*. Lorsque la croissance est suffisamment avancée, l'ensemble des
hyphes constitue un mycélium* visible à l'œil nu qui se présente comme une sorte de feutrage à la surface
des produits colonisés.
Non photosynthétiques, les moisissures ne peuvent se développer que sur des substrats organiques. La
structure filamenteuse du thalle les rend particulièrement aptes à coloniser des substrats solides.
La majorité des moisissures susceptibles d'avoir une certaine incidence pour les grains se reproduit de
façon végétative en formant des spores* ou conidies.
Sur un grain, on estime à plusieurs dizaines de millions le nombre de spores que peut produire un thalle
de Penicillium ou d'Aspergillus. C'est dire quel pouvoir de dissémination et de contamination possèdent ces
moisissures. Dispersées par l'air ou par l'eau, les spores vont coloniser de nouveaux substrats.
C'est en grande partie pour cette raison que les moisissures sont toujours présentes dans l'environnement
et en particulier sur les produits d'origine végétale. Les moisissures sont des agents actifs de dégradations de
nombreux produits alimentaires, provoquant des changements d'aspect et des altérations organoleptiques.
Certaines d'entre-elles, appartenant essentiellement aux genres Aspergillus, Penicillium et Fusarium sont
capables d'élaborer des métabolites toxiques pour l'homme et l'animal : les mycotoxines (Cf. fiche 13).
On distingue classiquement les moisissures issues de la récolte de celles qui proviennent du stockage ou
des étapes de transformation. Les moisissures issues des étapes de stockage sont particulierement
xérophiles*.
Evaluation Origine
globale
Milieu V Air ambiant
Matière +++
première (1) Conditions de récolte
Conditions de stockage
Installations de nettoyage
Matériel +
Circuits et cellules de repos, mouillage
Silos de stockage
Main d'œuvre
Méthode
Echelle :
+ : source faible de contamination +++ : source importante de contamination
++ : source moyenne de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication
(1) Sur le grain de blé dur, les moisissures sont localisées essentiellement sur la périphérie, les
endospermes n'étant que très peu contaminés comparativement (Cf. étude de D. RICHARD-MOLARD et B.
CAHAGNIER "De la microflore des grains aux mycotoxines" - Industries des Céréales - Mars/Avril 1989 et
ICMSF. (2005). Microorganisms in Foods, 6: Microbial Ecology of Food Commodities. Blackie Academic,
Chapman & Hall.).
4. CONDITIONS DE DEVELOPPEMENT
Optimale
B - PH*
1 2 5 8 11 14
Optimum
0 0,70 0,80 1
Les levures et moisissures en tant que telles ne représentent pas un risque direct pour la santé du
consommateur.
A - RÉGLEMENTATION
Le règlement (CE) n° 2073/2005 du 15 novembre 2005 modifié (JOUE n° L 338 du 22/12/05) fixe des
critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires. Les produits à base de céréales ne font pas
l’objet de critères.
B - USAGES DANS L'INDUSTRIE DE LA SEMOULERIE DE BLÉ DUR
Dans les semoules, on observe que la charge fongique en spores revivifiables se situe en général en
dessous de 10 000 spores/g.
C - MÉTHODES D'ANALYSE
1. DEFINITION
Salmonella* est une bactérie pathogène* pour l'homme et les animaux (pour les issues et autres
coproduits de blé dur, se reporter à la fiche 17).
Salmonella peut se manifester chez les individus en bonne santé mais les conséquences sont plus graves
lorsqu'il s'agit de sujets* à risque.
Les cas les plus courants de salmonellose* sont des toxi*-infections alimentaires se traduisant par des
troubles gastro*-intestinaux aigus. Les aliments les plus fréquemment incriminés sont les viandes de
volailles, les œufs et ovoproduits ainsi que toutes les préparations en dérivant comme les pâtisseries, les
crèmes, les mayonnaises, mais il convient de souligner que l’on n’a recensé actuellement aucun accident de
toxi-infection* alimentaire issu de semoules industrielles.
Les salmonelles représentent chaque année environ 70% du total des foyers déclarés de toxi-infections
alimentaires.
La prévention de l'infection provoquée par Salmonella s'exerce à tous les stades de la chaîne alimentaire.
A – TEMPÉRATURE
Optimale
Optimum
0 0,95 0,99 1
Optimale
A - RÉGLEMENTATION
Le règlement (CE) n° 2073/2005 du 15 novembre 2005 modifié (JOUE n° L 338 du 22/12/05) fixe des
critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires. Les produits à base de céréales ne font pas
l’objet de critères.
Compte tenu du caractère tout à fait exceptionnel des contaminations par les salmonelles des céréales et
des produits céréaliers, l’analyse d’un prélèvement réalisé de façon aléatoire se révèle généralement négative
en l’absence d’indices visuels laissant supposer qu’il peut y avoir eu contamination directe (par les fientes
d’oiseaux ou les déjections de rongeurs, par exemple).
Ce caractère accidentel de la contamination justifie l’absence de réglementation spécifique sur la
recherche des salmonelles (ou des autres germes bactériens) dans le blé dur et les semoules.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
Il existe des méthodes d'analyse normalisées* pour la recherche de Salmonella parmi lesquelles la norme
NF EN ISO 6579 (méthode horizontale de référence - V 08-013). La durée de l'analyse est de 5 jours. Il
existe également de nombreuses méthodes rapides permettant d'obtenir un résultat rapide en 48h à 72h selon
les méthodes. Certaines de ces méthodes sont par ailleurs validées conformément à la norme EN 16 140.
L'arrêté du 13 mars 1992 modifié (JO du 07/04/92) relatif au contrôle microbiologique des produits
végétaux ou d'origine végétale fait l'inventaire des méthodes décrites dans les normes françaises que les
laboratoires de la DGCCRF* doivent appliquer dans le cadre du décret n° 91-409 du 26 avril 1991 (JO du
04/05/91) fixant les prescriptions en matière d'hygiène de certaines denrées alimentaires, qui a été abrogé et
remplacé par le décret n° 2009-1121 du 16 septembre 2009 (JORF du 19/09/2009).
1. DEFINITION
Bacillus cereus est un germe fréquemment rencontré dans la nature (sol, poussières, végétaux).
Bacillus cereus appartient à la famille des Bacillacées, formée de bacilles donnant des spores
thermorésistantes. Il est pathogène* pour l'homme et les animaux. Ce micro-organisme* est fréquemment
rencontré dans les produits riches en amidon (riz, céréales...). Bacillus cereus est capable de produire deux
types de toxines* dont une thermostable. Il est responsable d'intoxications* alimentaires dues, soit à
l'ingestion de la toxine préformée dans l'aliment, soit à l'ingestion de la bactérie*. En outre, Bacillus cereus
est un germe capable de sporuler (forme de résistance à la chaleur, à la pression, à la faible Aw*, …).
Poussières
Matière +++ Origine tellurique
première
Matériel V Circuits et cellules de repos
Installations
Main d'œuvre
Méthode
Echelle :
+ : source faible de contamination +++ : source importante de contamination
++ : source moyenne de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication
Les conditions optimales de développement de Bacillus cereus correspondent aux conditions optimales
de production de toxines.
A - TEMPÉRATURE
5° C 37° C 55° C
Optimale
Ralentissement/ Ralentissement/Arrêt Début de destruction de
Arrêt du du développement la forme non résistante
développement et sporulation au-delà
de 55° C
Certaines souches sont capables de se multiplier au froid.
B - PH*
1 4,5 7 14
Optimum
Ralentissement/Arrêt Ralentissement/Arrêt
du développement du développement
C - ACTIVITÉ DE L'EAU (AW*)
0,95 1
Arrêt du Possibilité de
développement développement
Dans les conditions classiques de stockage, l'Aw du blé dur et des semoules se situe entre 0,70 - 0,75.
Cette Aw ne permet pas le développement de Bacillus cereus et donc la production de toxines (Cf. fiche 15).
Les maladies alimentaires liées à ce germe sont dues à la synthèse de toxines par celui-ci.
Bacillus cereus est, en effet, capable de produire deux types de toxines :
une sensible à la chaleur (destruction à partir de 56° C) : toxine dite diarrhéique,
A – RÉGLEMENTATION
Le règlement (CE) n° 2073/2005 du 15 novembre 2005 modifié (JOUE n° L 338 du 22/12/05) fixe des
critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires. Les produits à base de céréales ne font pas
l’objet de critères.
Compte tenu du faible niveau des contaminations par Bacillus cereus des céréales et des produits
céréaliers, l’analyse d’un prélèvement réalisé de façon aléatoire se révèle généralement négative en l’absence
d’indices visuels laissant supposer qu’il peut y avoir eu contamination directe (par les fientes d’oiseaux ou
les déjections de rongeurs, par exemple).
Ce caractère accidentel de la contamination justifie l’absence de réglementation spécifique sur la
recherche des bactéries dans le blé dur et les semoules.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
1. DEFINITION ET GENERALITES
Escherichia coli sont des bacilles dépourvus en général de capsule. Ils sont aérobies*, anaérobies*
facultatifs. Escherichia coli un hôte commun de l'intestin de l'homme (107 – 108/g de selles) et des animaux.
A ce titre, il est recherché comme témoin de contamination fécale* des aliments. Escherichia coli* est un
indicateur privilégié, sensible et spécifique, dont les propriétés sont équivalentes à celles des bactéries*
pathogènes* et est relativement facile à identifier actuellement.
La recherche des coliformes* thermotolérants* (fécaux) reste une alternative simplifiée mais moins
fiable par comparaison à l'espèce Escherichia coli.
Certaines souches* Escherichia coli sont responsables d'infections plus ou moins graves pour l'homme
(gastro-entérites, colites hémorragiques, fièvre, …).
L'Escherichia coli est peu présent sur les produits d'origine végétale, et en particulier si ceux-ci sont peu
ou moyennement hydratés, ce qui est le cas des semoules.
Evaluation Origine
globale
3. CONDITIONS DE DEVELOPPEMENT
A - TEMPÉRATURE
Optimale
Ralentissement puis arrêt du Développement Ralentisseme Début de destruction
développement mais survie nt puis arrêt
du
développeme
nt
B - PH*
Optimum
Pas de Possibilité de Pas de
développement développement développement
possible mais survie possible mais survie
possible possible
C - ACTIVITÉ DE L'EAU (AW*)
0 0,95 0,98 1
Optimale
Pas de développement possible mais survie possible Développement
possible
Dans les conditions classiques de stockage, l'Aw du blé dur et des semoules se situe entre 0,70 - 0,75.
Cette Aw ne permet pas le développement de Escherichia coli (Cf. fiche 15).
A - RÉGLEMENTATION
Le règlement (CE) n° 2073/2005 du 15 novembre 2005 modifié (JOUE n° L 338 du 22/12/05) fixe des
critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires. Les produits à base de céréales ne font pas
l’objet de critères.
Compte tenu du caractère tout à fait exceptionnel des contaminations par Escherichia coli des céréales et
des produits céréaliers, l’analyse d’un prélèvement réalisé de façon aléatoire se révèle toujours négative en
l’absence d’indices visuels laissant supposer qu’il peut y avoir eu contamination directe (par les fientes
d’oiseaux ou les déjections de rongeurs, par exemple).
Ce caractère accidentel de la cont amination justifie l’absence de réglementation spécifique sur la
recherche des bactéries dans le blé dur et les semoules.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
1. DEFINITION
Staphylococcus* aureus est un germe pathogène* pour l'homme et les animaux. Il est très répandu dans
la nature et présente des capacités de résistance et de développement assez importantes. Staphylococcus
aureus est capable de produire une toxine* thermostable, à l'origine de nombreuses intoxications alimenta
ires chez l'homme.
Eau stagnante
Nuisibles*
Matière ++ Contact du blé dur avec les nuisibles avant la récolte
première et au stockage
Eau de mouillage
Matériel
Main +++ Intervention sur le produit (porteurs sains*)
d'œuvre
V Peau, nez, gorge
Méthode
Echelle :
+ : source faible de contamination +++ : source importante de contamination
++ : source moyenne de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication
(1) Environ 9% des grains peuvent être porteurs de Escherichia coli (Cf. étude de B. CAHAGNIER "Aspects
microbiologiques de la sécurité et de la qualité des aliments" Tome I - p. 392 et s. - Technique et Documentation -
Lavoisier 1996).
A – TEMPÉRATURE
Optimale
Ralentissement/Arrêt Développement Ralentissement/ Début de destruction
Arrêt du
du développement développement des germes
Staphylococcus aureus produit une toxine thermorésistante (destruction à partir de plusieurs minutes à
120° C).
B – PH*
1 4 7 14
Optimum
Ralentissement/Arrêt Développemen Ralentissement/Arrêt du
t développement
du développement
C – ACTIVITÉ DE L'EAU (AW*)
0 0,86 0,95 1
Optimale
Arrêt du Développe-
développement ment possible
de S. aureus
et production
de toxines
Dans les conditions classiques de stockage, l'Aw du blé dur et des semoules se situe entre 0,70 – 0,75.
Cette Aw ne permet pas le développement de Staphylococcus aureus et donc la production de toxines (Cf.
fiche 15).
A - RÉGLEMENTATION
Le règlement (CE) n° 2073/2005 du 15 novembre 2005 modifié (JOUE n° L 338 du 22/12/05) fixe des
critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires. Les produits à base de céréales ne font pas
l’objet de critères.
Compte tenu du caractère tout à fait exceptionnel des contaminations des céréales et des produits
céréaliers par des staphylocoques, l’analyse d’un prélèvement réalisé de façon aléatoire se révèle
généralement négative en l’absence d’indices visuels laissant supposer qu’il peut y avoir eu contamination
directe (par les fientes d’oiseaux ou les déjections de rongeurs, par exemple).
Ce caractère accidentel de la cont amination justifie l’absence de réglementation spécifique sur la
recherche des staphylocoques dans le blé dur et les semoules.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
Il existe également de nombreuses méthodes rapides permettant d'obtenir un résultat rapide en 72 heures
au lieu de 96 heures.
Méthode horizontale de référence : NF EN ISO 6888-1 (V 08-014-1), NF EN ISO 6888-2 (V 08-014-2)
et NF EN ISO 6888-3 (V 08-014-3).
Méthode horizontale de routine (dénombrement de Staphylocoques à coagulase positive) :
NF V 08-057-1
L'arrêté du 13 mars 1992 modifié (JO du 07/04/92) relatif au contrôle microbiologique des produits
végétaux ou d'origine végétale fait l'inventaire des méthodes décrites dans les normes françaises que les
laboratoires de la DGCCRF* doivent appliquer dans le cadre du décret n° 91-409 du 26 avril 1991 (JO du
04/05/91) fixant les prescriptions en matière d'hygiène de certaines denrées alimentaires, qui a été abrogé et
remplacé par le décret n° 2009-1121 du 16 septembre 2009 (JORF du 19/09/2009).
1. GENERALITES
Ces contaminants représentent pour le consommateur un danger réel. Considérés jusqu'à une époque
récente comme des contaminants banals des aliments, les moisissures ou tout au moins certaines d'entre-
elles, sont aujourd'hui reconnues comme capables d'élaborer des mycotoxines. Certaines peuvent être
hautement toxiques pour l'homme et les animaux.
Si jusqu'ici les mycotoxines pouvaient être considérées comme résultant de mauvaises conditions de
stockage, il n'en est plus de même aujourd'hui. En effet, des travaux récents ont montré que sous certaines
conditions climatiques, les toxines de Fusarium pouvaient parfaitement être synthétisées sur les grains au
champ avant la récolte.
Ces mycotoxines restent des contaminants accidentels et surtout sporadiques des denrées alimentaires,
sous nos climats il y a en général de bonnes, mais parfois de mauvaises années, conditionnées par des
évènements qui, soit au moment de la récolte, soit au cours du stockage, favorisent le développement des
champignons producteurs.
Cependant, toutes les moisissures n'élaborent pas de toxines (1). Certaines souches n’élaborent jamais de
mycotoxines; d’autres espèces se composent de souches aptes génétiquement à produire et d’autres souches
inaptes à produire des mycotoxines. Les souches génétiquement aptes ne deviennent productrices que si les
facteurs du milieu sont favorables.
Les mycotoxines ont un faible poids moléculaire. N'étant pas des protéines ni des macromolécules, elles
ne sont pas directement antigéniques et ne provoquent pas de phénomènes d'immunisation. Elles résistent
aux phénomènes d'oxydation et aux processus de cuisson ; elles sont donc thermostables et ont une durée de
vie dans l'aliment contaminé bien plus longue que celles des champignons les ayant synthétisées.
Concernant le blé dur, les mycotoxines retrouvées à l’état de contaminant naturel sont le déoxynivalénol
(DON), le nivalénol (NIV), la fusarénone X (FX), la zéaralènone et lors de mauvaises conditions de
stockage, les aflatoxines et l’ochratoxine A. Les toxines T-2 (T-2) et HT-2 (HT-2) et le diacétoxyscirpénol
(DAS) comme la patuline, la citrinine ou la stérigmatocystine ne sont présents qu’à titre exceptionnel. Les
fumonisines, contaminants fréquents du maïs, ne se retrouvent jamais sur le blé.
(1) un rapport récent de l’AFSSA (2009) évalue les risques liés à la présence de mycotoxines dans les
chaînes alimentaires de l’homme et des animaux.
Dans le tableau suivant sont consignées les principales espèces toxinogènes et les mycotoxines
correspondantes, susceptibles d'être décelées sur les grains et graines.
Evaluation Origine
globale
Milieu
Matière +++
première (1) Conditions de récolte
Conditions de stockage
Matériel
Main d'œuvre
Méthode
Echelle :
+ : source faible de contamination +++ : source importante de contamination
++ : source moyenne de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication
(1) Des études récentes et publiées ont apporté des données fiables sur les deux points d'interrogation
suivants : i/ du niveau de contamination "moyen" des blés durs par le DON (comparé à celui du blé tendre) ;
ii/ de la contamination des produits transformés du blé dur, de la semoule aux pâtes cuites.
i. Le niveau de contamination du blé dur par le DON est généralement plus élevé que celui du blé tendre
(Pascale M., Bottalico A., Pancaldi D., Perrone G., Visconti A., 2002. Proceedings of Conference on
"Sustainable systems od cereal crop protection against fungal diseases as the way of erduction of toxin
occurence in food webs", Kromeriiz, Czech Republic, 3-6 July, 2001.). Cette sensibilité plus élevée du blé
dur à la contamination par le DON que le blé tendre est rappelée dans deux autres publications de
provenance européenne : a/ Bottalico A., Perrone G., 2002. Toxigenic Fusarium species and mycotoxins
associated with head blight in small-grain cereals in Europe, European J. Plant Pathol. 108: 611-624. b/
Visconti A., Pascale M., 2010. An overview on Fusarium mycotoxins in the durum wheat pasta production
chain, Cereal Chemistry 87: 21-27. Les références aux travaux de T.W. Nowicki sur blé dur sont anciennes
(publication 1988) et concernent des travaux de recherche effectués au Canada, qui ne sont pas forcément
transposables aux conditions de culture et de transformation du blé dur en Europe. Les travaux de l'équipe de
A. Visconti en Italie sont beaucoup plus pertinents.
Elles dépendent des conditions de développement des moisissures. Pour qu'il y ait synthèse de
mycotoxines, il faut qu'il y ait obligatoirement formation de biomasse fongique.
A - TEMPÉRATURE
Optimale
Ralentissement puis Développement de moisissures Ralentissement Début de
arrêt du du destruction des
développement mais et production de mycotoxines développement moisissures
survie des moisissures
Arrêt de la synthèse Arrêt de la
des mycotoxines synthèse des
mycotoxines
Les mycotoxines sont peu sensibles à la chaleur, elles résistent à tous les traitements thermiques
couramment utilisés dans les industries agroalimentaires.
B - PH*
1 2 5 8 11 14
Optimum
0 0,70 0,80 1
Parmi les nombreuses familles toxiques produites, une dizaine seulement sont responsables de la grande
majorité des accidents humains ou animaux.
A - MYCOTOXICOSE
Intoxications
Une mycotoxicose suppose l'ingestion par l'homme ou l'animal de produits alimentaires directement
contaminés (aliments moisis) ou préparés à partir de matières premières préalablement altérées par des
espèces toxinogènes.
L'absence de moisissures n'est pas une garantie d'innocuité des produits, dans la mesure où des toxines
très thermorésistantes comme les trichothécènes peuvent très bien subsister dans une matière première alors
qu'un traitement thermique aura fait disparaître l'espèce productrice.
Syndromes provoqués par les mycotoxines
La toxicité aiguë ou chronique des mycotoxines s'exprime par différents syndromes qui s'observent isolés
ou diversement associés et dont le tableau suivant donne un résumé.
Tous les pays n'ont pas véritablement les mêmes risques selon les conditions climatiques dominantes.
Dans les régions froides comme la Norvège, le Danemark, la Suède, les mycotoxines rencontrées seront
surtout les ochratoxines et la citrinine.
Dans les régions tempérées comme la France, l'Angleterre, une partie des Etats-Unis, le risque
mycotoxicologique majeur sera dû aux toxines de Fusarium (trichothécènes, moniliformine, fumonisines,
zéaralénone). Pour les pays chauds et humides comme l'Afrique, l'Asie, l'Amérique du Sud et une partie de
l'Amérique du Nord, les mycotoxines les plus redoutées seront les aflatoxines.
En France sur le blé dur, on recherchera donc en premier les toxines de Fusarium (les trichothécènes et la
zéaralénone). Puis en second, les toxines de Penicillium et d'Aspergillus : l'ochratoxine A et la citrinine. En
dernier, les toxines de l'Aspergillus flavus : les aflatoxines. Cette mycotoxine n'est pratiquement jamais
élaborée sur les blés durs d'origine communautaire.
Des teneurs maximales admises en mycotoxines sont fixées dans les céréales et les produits dérivés de
leur transformation destinés à la consommation humaine directe ou comme ingrédient de denrées
alimentaire, par le règlement (CE) n° 1881/2006 de la Commission du 19 décembre 2006 modifié (JOUE n°
L 364 du 20/12/06), comme suit :
o 2 ppb pour l'aflatoxine B1, et 4 ppb pour les quatre aflatoxines B1 + B2 + G1 + G2,
o ochratoxine A, la teneur maximale est fixée à 5 ppb pour les grains de céréales brutes et à 3
ppb pour les produits dérivés de céréales brutes,
A - DGCCRF ET DGAL
Chaque année, la DGCCRF* et la DGAL* publient les résultats de leurs plans de surveillance et de
contrôle des mycotoxines dans les céréales et produits céréaliers. Les résultats sont disponibles sur leur site
internet respectif aux adresses suivantes :
http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/securite/produits_alimentaires/controles_alimentaires/index.htm,
http://agriculture.gouv.fr/sections/thematiques/alimentation/securite-sanitaire/surveillance-controles-alertes
Les plus récents sont référencés à l’annexe IV. Ces données sont transmises à la Commission
européenne.
B - IRTAC
Un dispositif d’observation de la qualité sanitaire de la filière céréalière a été mis en place à l’initiative
des organisations professionnelles rassemblées au sein de l’IRTAC*. Un plan de surveillance sanitaire des
céréales annuel (alimentation humaine et animale), à l’usage des professionnels (semenciers, producteurs,
organismes stockeurs et transformateurs), existe depuis 8 ans.
C - FRANCEAGRIMER - ARVALIS
Depuis 2008, FranceAgriMer* et Arvalis* publient une synthèse annuelle des résultats de leurs enquêtes
respectives sur les teneurs en mycotoxines des blés tendres et blés durs.
Cette fiche synthétise des références bibliographiques ou réglementaires. Elle a pour objet d'aider les
semouliers, leurs clients et leurs fournisseurs à l'élaboration de critères microbiologiques et à l'interprétation
des résultats.
En effet, des critères sont souvent appliqués aux produits céréaliers par extension des critères de la
microbiologie classique alimentaire, sans souvent tenir compte de l'origine de la flore (tellurique) et de ses
spécificités.
L’Aw* du blé dur et des semoules se situe entre 0,70 - 0,75. Ces produits sont peu favorables au
développement microbien. A titre d’exemple, les conditions minimales pour avoir production de
mycotoxines requièrent une Aw de 0,80 qui correspond à une humidité de 17% dans des conditions normales
de conservation. Ce taux d’humidité ne dépassant pas cette valeur, il n’y a pas de risque de production de
mycotoxines.
Les courbes comparatives ci-après permettent de faire le lien entre l’Aw et les humidités
correspondantes.
Les résultats des examens microbiologiques n'ont de valeur que si les échantillons ont été prélevés dans
des conditions stériles :
prises d'échantillons avec des instruments stériles,
mise de l'échantillon dans des récipients stériles,
Dans la flore aérobie* mésophile* et les Coliformes* totaux, il existe deux types de germes :
la flore endogène* naturelle qui dépend de l'espèce botanique, des conditions climatiques, …
la flore de contamination exogène* dont la présence est due indirectement à l'intervention de
l'homme (récolte, stockage, …).
Le simple dénombrement de bactéries aérobies mésophiles et de Coliformes psychrotrophes ne permet
malheureusement pas d'évaluer la part relative de ces deux flores (Cf. étude de M. P. HERRY, J.
MICHARD, B. BEAUDOUIN et Y. LELAG "L'analyse microbiologique de matières premières pour
l'alimentation animale et son interprétation. Possibilités d'établissement de normes" – Microbiologie-
Aliments-Nutrition – 1987, vol. 5, 21-43).
Une forte charge microbienne en Coliformes totaux ou en aérobies mésophiles ne permet donc pas de
conclure à de mauvaises pratiques hygiéniques, d'autant qu'une publication de la DGCCRF* (Cf. étude ci-
dessus référencée) conclut à l'absence de signification de ce critère (Coliformes totaux) sur le plan de la
qualité microbiologique (Cf. étude de J. POTUS et Ph. SUCHET "Les problèmes de microbiologie en
meunerie" – Industries des Céréales – Mars/Avril 1989).
Remarque : l’analyse d’une flore bactérienne hygrophile et à très faible occurrence ne se justifie que dans
le cadre d’un contrôle prévu dans le plan d’analyse périodique « fournisseurs », par exemple.
Un seuil maximal m est fixé pour le nombre de micro-organismes admissibles dans le produit. Sont alors
définies deux classes de contamination :
satisfaisante, si les n résultats sont inférieurs à m,
acceptable, si les n résultats étant inférieurs à M, c valeurs ou moins sont comprises entre m et M
(usuellement "c = 2", quand "n = 5"),
non satisfaisante si un résultat est supérieur à M ou si plus de c valeurs sont comprises entre m et M.
5. CONCLUSION
Les cahiers des charges doivent obligatoirement tenir compte des problématiques traitées ci-dessus et
intégrer la façon d'interpréter ces résultats.
Ces critères doivent être fixés en relation avec la destination, le type de produit fini ainsi que des
technologies de fabrication qui permettent de l'obtenir.
1. DEFINITION
Sont considérés comme allergènes* les produits indiqués à l’annexe III bis de la directive (CE) 2000/13
du Parlement européen et du Conseil du 20 mars 2000 modifiée (JOCE N° L 109 du 06/05/00) :
« Ingrédients visés à l’article 6, paragraphe 3 bis, 10 et 11
Céréales contenant du gluten (à savoir blé, seigle, orge, avoine, épeautre, kamut ou leurs souches
hybridées), et produits à base de céréales
Les ingrédients allergènes figurant à l’annexe III bis sont qualifiés comme étant les « allergènes
majeurs ». Ils peuvent être à l’origine de manifestations d’intolérances ou d’allergies.
La réglementation établie par la directive (CE) 2003/89 fixe une obligation de mention des ingrédients
allergènes, figurant dans l’annexe III bis, effectivement présents dans la denrée alimentaire. Il en est ainsi du
blé dur pour la semoule de blé dur destinée à l’alimentation humaine. A l’exception des sulfites pour lesquels
un seuil de 10 mg/kg est fixé, il n’est pas fixé de seuil minima de présence justifiant la mention d’étiquetage.
En ce qui concerne les présences fortuites et accidentelles des ingrédients allergènes, l’Avis du 15 juin
2005 aux professionnels de l’alimentation relatif aux guides de bonnes pratiques d’hygiène et d’application
des principes du HACCP (JO du 15/06/05), précise que les guides devraient couvrir tous les dangers, y
compris les ingrédients allergisants présents de manière fortuite dans les denrées.
L’AFSSA a été saisie d’une demande en provenance d’associations de consommateurs afin de
déterminer d’éventuelles limites applicables en la matière.
1. GENERALITES
Les substances indésirables et autres contaminants peuvent se retrouver de manière non intentionnelle
dans les aliments pour animaux et, à trop forte teneur, elles présentent un risque pour la santé humaine ou
animale. Ces substances indésirables et autres contaminants sont liées aux processus de production, de
stockage ou de transformation des matières premières ou dues à une contamination environnementale. Il est
généralement impossible de les exclure totalement mais leur niveau doit être le plus faible possible. La liste
de ces substances et autres contaminants et les teneurs maximales admissibles évoluent régulièrement pour
tenir compte des nouvelles données scientifiques.
NB : Compte-tenu de l’extension du champ d’application du guide à l’alimentation animale, il a été fait
le choix pour des raisons pédagogiques, de présenter sous une même fiche les dangers liés à cette utilisation.
2. DEFINITION
Selon l’arrêté du 12 janvier 2001 modifié (JO du 20/01/01), transposant la directive (CE) 2002/32 du 7
mai 2002 modifiée (JOCE, n° L 140 du 30/05/02), fixant les teneurs maximales pour les substances et
produits indésirables dans l’alimentation des animaux, sont considérés comme tels, tous produits à
l’exception des agents pathogènes* qui sont présents dans et/ou sur le produit destiné aux aliments pour
animaux et qui présentent un risque pour la santé animale ou la santé humaine ou l’environnement ou qui
seraient susceptibles de nuire à la production animale.
Dans le cadre de cet arrêté, les substances correspondent aux ions ou métaux suivants : arsenic, plomb,
fluor, mercure, nitrites et cadmium.
Les produits comprennent notamment l’aflatoxine B1, l’acide cyanhydrique, le gossypol, l’essence
volatile de moutarde, l’ergot de seigle, les graines de mauvaises herbes non broyées contenant des substances
toxiques (alcaloïdes, glucosides, …), le ricin, une série de pesticides essentiellement organochlorés, les
dioxines, ...
Enfin, une liste d’impuretés botaniques est ajoutée : abricot, amande amère, faîne, cameline, mowrah,
purgère, croton et diverses variétés de moutardes.
Dans le présent guide, sont également considérés sous le terme « autres contaminants », en complément
des « substances indésirables » définies par la réglementation, les produits suivants : les mycotoxines* autres
que l’aflatoxine B1, les résidus de pesticides autres que provenant des pesticides organochlorés, ainsi que le
germe* microbiologique Salmonella* qui constitue un danger en alimentation animale en raison de sa
présence possible dans les végétaux et notamment les graines germées utilisées dans ce cadre.
L'environnement, le sol, les conditions climatiques et les pratiques culturales ou de stockage sont à
l’origine du danger de présence de substances indésirables et autres contaminants dans les grains ou les
issues et coproduits de blé dur.
Les produits susceptibles de constituer un danger en alimentation animale peuvent se résumer à trois
métaux lourds : le plomb, le cadmium et l’arsenic, aux mycotoxines, aux résidus de pesticides et aux
dioxines et PCB de type dioxine et au germe Salmonella.
1. GENERALITES
De nombreux métaux sont naturellement présents dans le monde vivant mais en très faible quantité (fer,
cuivre, zinc, chrome, cobalt, …). Ils sont indispensables au déroulement de certains métabolismes et sont
qualifiés d'oligo-éléments. D'autres métaux, tels que le plomb, le cadmium et l’arsenic n'ont pas ce caractère
indispensable et ont la propriété de s'accumuler dans la chaîne alimentaire ayant donc un rôle toxique. Les
contaminations pouvant affecter les aliments pour animaux sont essentiellement dues aux matières
premières. Aucune possibilité de décontamination des aliments pour animaux ne peut être envisagée au cours
de la fabrication.
2. DEFINITION
Le plomb, le cadmium et l’arsenic sont les contaminants métalliques toxiques les plus souvent rencontrés
dans l'alimentation. Ils montrent une affinité forte pour les tissus biologiques et ne sont éliminés que très
lentement par l'organisme.
L'environnement peut être une source potentielle de contaminants métalliques. Pour l'industriel, ceci se
traduit essentiellement en termes de risques sur les matières premières et sur le milieu.
Le risque de contamination des matières premières d’origine végétale comme les issues et coproduits de
blé dur, est lié surtout à l'environnement (eaux, air, sols). Les métaux lourds s'accumulent dans l’organisme
végétal puis chez l’animal consommant le produit d’origine végétale (ordre logique de la chaîne alimentaire).
L'extraction des semoules, entraînant la séparation des fractions fortement minéralisées, contribue à réduire
le taux de métaux lourds dans la semoule et en particulier la teneur en plomb dont l'origine est
principalement due à la pollution atmosphérique. Toutefois, ces métaux lourds se retrouvent concentrés dans
les parties périphériques, c'est-à-dire dans les coproduits destinés préférentiellement à l’alimentation animale.
Les contaminations des végétaux peuvent provenir :
a - de l'air (pollution atmosphérique par la proximité d’incinérateurs ou de fonderies),
b - du sol qui laisse passer les métaux qu'il contient dans les plantes, de façon plus ou moins marquée
selon les métaux (le cadmium migre très facilement alors que le plomb ne passe presque pas la
barrière racinaire) et les espèces (certaines accumulent spécifiquement un métal, ainsi le thé avec
l'aluminium) ou encore la nature du sol et sa richesse en matières organiques,
c - les traitements culturaux : certains apportent une quantité particulièrement élevée de métaux tels les :
- boues d'épandage (stations d'épuration),
- eaux d'irrigation contaminées,
- fertilisants et traitements du sol riches en métaux (phosphates),
- pesticides naturels minéraux (par exemple, l’arseniate de plomb utilisé au cours des années
1930-1960).
+
eau d’irrigation, eau de mouillage et
pour l’agglomération des pellets
Matériel
Main d'œuvre
Méthode
Echelle :
+++ : source importante de contamination ++ : source moyenne de
contamination
+ : source faible de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de
fabrication
La toxicité des contaminants métalliques se manifeste par des atteintes très diverses, spécifiques de
chacun, en fonction de l'organe où ce métal est accumulé préférentiellement dans l'organisme.
Chez l’animal, il existe une importante variabilité interspécifique de réponses à la toxicité des métaux
lourds. Le danger principal vient de l'effet cumulatif des doses (résidus dans les tissus animaux), le cadmium
en particulier peut s’accumuler dans le foie et les reins des espèces d’élevage.
A - RÉGLEMENTATION
Dans le cas du plomb, la valeur toxicologique de référence a été fixée par le JECFA (Joint FAO/WHO
Expert Commitee on Food Additives and Contaminants) à 25 µg/kg de poids corporel et par semaine.
L’arrêté du 12 janvier 2001 modifié (JO du 20/01/01), transposant en droit national la directive
2002/32/CE du 7 mai 2002 (JOCE, n° L 140 du 30/05/02) sur les substances indésirables dans les aliments
pour animaux, fixe une teneur maximale pour les matières premières des aliments pour animaux à 10 mg/kg
d’aliments pour animaux d’une teneur en humidité de 12%.
Dans le cas du cadmium, la valeur toxicologique de référence a été fixée par le JECFA (Joint FAO/WHO
Expert Commitee on Food Additives and Contaminants) à 7 µg/kg de poids corporel et par semaine (DHT
provisoire). En janvier 2009, un nouvel avis du groupe scientifique de l’EFSA a revu cette dose
hebdomadaire tolérable à 2.5 µg/kg de poids corporel.
L’arrêté du 12 janvier 2001 modifié (JO du 20/01/01), transposant en droit nationale la directive
2002/32/CE du 7 mai 2002 (JOCE n° L 140 du 30/05/02) sur les substances indésirables dans les aliments
pour animaux, fixe une teneur maximale pour les matières premières des aliments pour animaux d’origine
végétale à 1 mg/kg d’aliments pour animaux d’une teneur en humidité de 12%.
Dans le cas de l’arsenic, la valeur toxicologique de référence a été fixée par le JECFA (Joint FAO/WHO
Expert Commitee on Food Additives and Contaminants) à 15 µg/kg de poids corporel et par semaine (DHT
provisoire).
L’arrêté du 12 janvier 2001 modifié (JO du 20/01/01), transposant en droit national la directive
2002/32/CE du 7 mai 2002 (JOCE, n° L 140 du 30/05/02) sur les substances indésirables dans les aliments
pour animaux, fixe une teneur maximale pour les matières premières des aliments pour animaux d’origine
végétale à 2 mg/kg d’aliments pour animaux d’une teneur en humidité de 12%.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
L’arrêté du 19 septembre 1983 modifié (JO du 28/10/83) renvoie aux directives communautaires fixant
les méthodes de prélèvement et d’analyse.
1. GENERALITES
Bien que l’annexe de l’arrêté du 12 janvier 2001 modifié (JO du 20/01/01) ne mentionne parmi les
substances indésirables que la seule aflatoxine B1, cette fiche analysera les dangers constitués par toutes les
mycotoxines représentant aujourd'hui un danger possible pour l’animal. Jusqu'ici les mycotoxines étaient
considérées comme résultant de mauvaises conditions de stockage mais des travaux récents ont montré que
sous certaines conditions climatiques, les toxines de Fusarium pouvaient parfaitement être synthétisées sur
les grains au champ avant la récolte.
Ces mycotoxines restent des contaminants accidentels et surtout sporadiques des aliments pour animaux
(et de leurs matières premières) car le développement des champignons producteurs est conditionné par des
évènements survenant en cours de culture, au moment de la récolte ou du stockage.
Définir les mycotoxines revient à énumérer celles qui peuvent contaminer le blé dur, tout en mentionnant
les espèces fongiques productrices. Dans le tableau suivant sont consignées les principales mycotoxines et
les espèces toxinogènes correspondantes, susceptibles d'être rencontrées sur les grains et issues de blé dur.
Concernant cette céréale, les mycotoxines retrouvées à l’état de contaminant naturel sont le
déoxynivalénol (DON), le nivalénol (NIV), la fusarénone X (FX), la zéaralènone et lors de mauvaises
conditions de stockage, les aflatoxines et l’ochratoxine A. Les toxines T-2 (T-2) et HT - 2 (HT-2) et le
diacétoxyscirpénol (DAS) comme la patuline, la citrinine ou la stérigmatocystine ne sont présents qu’à titre
exceptionnel. Les fumonisines, contaminants fréquents du maïs, ne se retrouvent jamais sur le blé.
Mycotoxines Moisissures
Du champ
Trichothécènes Fusarium sporotrichioides et F. poae
A (T-2, HT-2, Fusarium graminearum et F. culmorum
DAS)
B (DON, NIV,
FX)
Zéaralénone Fusarium graminearum et F. culmorum
De stockage
Aflatoxines
Aspergillus parasticus et A. flavus
Ochratoxines
A. ochraceus Penicillium verrucosum
Tous les pays n'ont pas véritablement les mêmes risques selon les conditions climatiques dominantes.
Dans les régions froides comme la Norvège, le Danemark, la Suède, les mycotoxines rencontrées seront
surtout les ochratoxines et la citrinine. Dans les régions tempérées comme la France, l'Angleterre, une partie
des Etats-Unis, le risque mycotoxicologique majeur sera dû aux toxines de Fusarium (trichothécènes,
moniliformine, fumonisines, zéaralénone). Pour les pays chauds et humides comme l'Afrique, l'Asie,
l'Amérique du Sud et une partie de l'Amérique du Nord, les mycotoxines les plus redoutées seront les
aflatoxines.
Les pathologies résultant de l’ingestion de mycotoxines par les animaux ne sont quasiment jamais de
type aigu ou subaigu. Les effets se manifestent sur le long terme ou en interaction avec d’autres facteurs
(autres contaminants, vaccinations, …) et sont difficiles à repérer ; ils ont donc leur importance en
production animale, tant d’un point de vue santé des animaux que résultats économiques des élevages. Les
effets des mycotoxines sont surtout connus pour des teneurs entraînant des effets pathologiques alors que
dans la plupart des cas, les effets sont subcliniques, lesquels ont des conséquences économiques importantes
pour les éleveurs. La toxicité des mycotoxines est variable d’une mycotoxine à une autre, mais aussi d’une
espèce animale à une autre tant en nature de pathologie (diminution de l’appétit, immunomodulation,
néphrotoxicité, cancérogénicité …) qu’en termes d’organes affectés ou de réponse des animaux. Ainsi, les
porcs et les volailles sont les plus sensibles en regard des ruminants.
Le déoxynivalénol a surtout pour effet de réduire la consommation des animaux et notamment des porcs ;
cependant il ne mérite pas son surnom de « vomitoxine » puisqu’il faut des teneurs exceptionnelles (>15 000
µg/kg d’aliment) pour faire vomir des porcs. Il a un effet immunomodulateur puisqu’il augmente la teneur en
immunoglobulines de type A (contrairement à ce qui était avancé il y a plusieurs années puisqu’on qualifiait
cette mycotoxine d’immunosuppresseur).
La zéaralénone a surtout un effet œstrogénique, et notamment chez les jeunes porcs.
Les alcaloïdes de l’ergot conduisent à contractions involontaires et violentes des muscles d’origine
nerveuse et à une vasoconstriction périphérique empêchant le sang d’irriguer les tissus, ce qui peut conduire
à une gangrène des membres et des oreilles ; les bovins sont les plus sensibles des animaux d’élevage. (Cf.
avis de l’Afssa - Saisine n° 2008 - SA - 0047 du 3 avril 2008 relatif à la contamination des céréales destinées
à l’alimentation humaine par de l’ergot)
En dehors de la consommation directe de produits végétaux, les humains peuvent être exposés aux
mycotoxines par des produits provenant d’animaux ayant consommé des produits végétaux contenant des
mycotoxines. Pour les fusariotoxines, la part de l’exposition liée aux produits animaux est très faible. En
revanche, cette part est un peu plus importante dans le cas de l’ochratoxine A.
néphrotoxicité
Dans le cas de forte contamination alimentaire par des mycotoxines, le risque de résidus de toxine ou de
métabolite peut exister dans les tissus, les abats ou les productions telles que le lait ou les œufs. Le danger
principal est lié à la présence possible d’aflatoxine M1 dans le lait de ruminants ayant consommé un aliment
contaminé par l’aflatoxine B1. L’aflatoxine M1 est un métabolite cancérogène formé dans le foie de l’animal
qui, après circulation sanguine, est excrété par le lait. L’ochratoxine A a été rencontré dans le sang et les
A - RÉGLEMENTATION
L’arrêté du 19 septembre 1983 modifié (JO du 28/10/83) renvoie aux directives communautaires fixant
les méthodes de prélèvement et d’analyse.
Par ailleurs, dans l'approche de la qualité mycologique des céréales, un procédé évalue la biomasse
synthétisée par les moisissures sur un substrat donné, en dosant un constituant chimique spécifique lié à la
paroi cellulaire : l'ergostérol (NF V 18-112), ce dosage permet de détecter a posteriori d'éventuelles
altérations fongiques.
Il existe également des méthodes d’analyse normalisées * pour les aliments des animaux :
dosage de l’aflatoxine B1 : V18-200 et NF EN ISO 17375 (V18-138),
dosage de la zéaralénone : NF ISO 17372 (V18-140).
1. GENERALITES ET DEFINITIONS
le traitement en pré-récolte : les composés utilisés actuellement présentent une rémanence limitée,
par rapport aux pesticides organochlorés utilisés par le passé. En outre, les doses d’application au
champ ont diminué considérablement depuis une quinzaine d’années passant de 1 à 2 kg de matière
active par hectare (DDT et organophosphorés) à 0,1 à 0,2 kg/ha (pyrèthrénoïdes),
le traitement en post-récolte concerne notamment l’utilisation d’insecticides sur les grains de
céréales stockés, les risques de résidus sont ici plus importants. La dégration des produits appliqués
dépend surtout de la molécule.
Le désherbage et la protection phytosanitaire des cultures de céréales, tout comme la protection des
récoltes stockées, impliquent la mise en œuvre de pesticides dont on peut craindre la présence dans les
graines en quantité supérieure à la limite définie par les toxicologues comme étant sans risque (Limite
Maximum de Résidus, LMR).
Matériel
Main d'œuvre
Méthode V fumigation,
En France, les matières actives les plus utilisées (en application post-récolte uniquement sur les céréales
en grains) sont des pyréthrines naturelles ou de synthèse agissant sur la transmission de l’influx nerveux au
niveau de l’axone, et les organophosphorés actifs sur les médiateurs chimiques de la transmission de l’influx
Si, dans l'absolu, certains insecticides sont toxiques vis-à-vis des animaux domestiques, du gibier et de la
faune piscicole, cette toxicité ne se manifeste qu'à partir de doses bien supérieures à la limite maximale de
résidus (LMR) fixée par le Codex Alimentarius*. Pour ce qui concerne les céréales, les LMR sont établies
pour le grain et les dérivés de mouture et de transformation.
l’utilisation de produits peu rémanents, biodégradables dans les divers milieux et présentant une bio-
accumulation faible dans la chaîne alimentaire ;
l’application rigoureuse de bonnes pratiques de traitement des cultures, des stockages des matières
premières à la ferme et lors des transports vers les lieux de fabrication et de consommation ;
la pérennisation de plans de surveillance et de contrôles des denrées animales tels que ceux institués
par les autorités compétentes, associée à des mesures de retraits rapides en cas d’observation
d’accident de contamination.
Depuis l’interdiction d’usage des pesticides organochlorés, le risque de présence de résidus de produits
phytopharmaceutiques ou de leurs métabolites est très limité. Les nouvelles molécules sont hydrosolubles et
ne sont plus capables de se stocker préférentiellement comme les pesticides organochlorés dans les produits
adipeux consommables, voire le lait ou les œufs.
A - RÉGLEMENTATION
L’arrêté du 12 janvier 2001 modifié (JO du 20/01/01), transposant en droit national la directive
2002/32/CE du 7 mai 2002 (JOCE n° L 140 du 30/05/02) sur les substances indésirables dans les aliments
pour animaux, fixe des teneurs pour les pesticides organochlorés.
Comme indiqué dans la fiche signalétique 5 consacrée aux résidus des produits phytopharmaceutiques
(pesticides) présents dans la semoule utilisée en alimentation humaine, le cadre communautaire relatif aux
limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans ou sur les denrées alimentaires et les
aliments pour animaux est désormais fixé par le règlement (CE) n° 396/2005 du 23 février 2005 modifié
(JOUE n° L 70 du 16/03/05).
L'arrêté du 4 août 1986 modifié (JO du 22/08/86) réglemente les conditions générales d'emploi de
certains fumigants en agriculture et les dispositions particulières visant le bromure de méthyle, le phosphure
d'hydrogène et l'acide cyanhydrique. Le bromure de méthyle est désormais interdit d’usage par la décision
2008/753.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
L’arrêté du 19 septembre 1983 modifié (JO du 28/10/83) renvoie aux directives communautaires fixant
les méthodes de prélèvement et d’analyse.
1. DEFINITION
Les dioxines sont des composés organiques inodores et incolores, contenant du carbone, de l’hydrogène
et du chlore, produits lors de processus de combustion au cours de nombreuses activités industrielles
(incinération des déchets, métallurgie, …).
Les « dioxines » désignent un groupe de 75 congénères du groupe des dibenzo-p-dioxines polychlorées
(PCDD) et de 135 congénères du groupe des dibenzofurannes polychlorés (PCDF), dont 17 posent des
problèmes d’ordre toxicologique (propriétés cancérogènes et tératogènes).
Les polychlorobiphényles (PCB) constituent un groupe de 209 congénères différents qui peuvent être
classés en deux catégories en fonction de leurs propriétés toxicologiques : un petit nombre d’entre eux
présentent des propriétés toxicologiques analogues à celles des dioxines et sont donc souvent qualifiés de
« PCB de type dioxine » (PCB-DL). Les PCB ne présentant pas cette toxicité de type dioxine, ont un profil
toxicologique différent.
Les isomères, souvent appelés « congénères », présentent des effets toxiques plus ou moins marqués.
Ceci fournit une base pragmatique au calcul d'un indicateur simple permettant de quantifier le taux global de
dioxines dans un milieu, où l'on trouve toujours un mélange de « congénères ». On utilise en général un «
Toxicity-équivalent » (TEQ), la molécule de référence étant la 2,3,7,8tétrachlorodibenzo-p-dioxine (TCDD)
ou « dioxine de Seveso », isomère le plus toxique quel que soit l'effet biologique étudié. On lui attribue la
valeur 1, les autres isomères ayant une valeur inférieure, de 0,1 à 0,001 en fonction de leur toxicité. La
somme des valeurs correspondant aux divers congénères dans un milieu donné constitue le TEQ. Selon les
cas les méthodes de calcul en TEQ prennent en compte soit les 17 congénères de PCDD et PCDF soit y
associent un certain nombre de PCB coplanaires.
Matériel
Main d'œuvre
Méthode
Echelle :
+++ : source importante de contamination ++ : source moyenne de contamination
+ : source faible de contamination V : dépend des bonnes pratiques d'hygiène et de fabrication
La présence des « dioxines » dans les aliments destinés aux animaux est due soit à une contamination
d’origine environnementale de certaines matières premières, les dioxines étant des polluants ubiquistes des
milieux, soit à l’adjonction accidentelle de constituants d’origine industrielle fortement pollués par des
résidus organochlorés. La contamination de l’environnement par les dioxines est principalement causée par
le transport atmosphérique et les retombées d’émissions émanant de diverses sources (incinération de
déchets, production de produits chimiques, circulation, etc…). Les sols constituent une voie d’évacuation
naturelle pour les dioxines. En dehors des retombées atmosphériques, les sols peuvent être pollués par les
Les dioxines ont toute une série d’effets toxiques et biochimiques qui sont recensés dans la fiche
signalétique 7 consacrée aux dioxines et PCB-DL présents dans la semoule utilisée en alimentation humaine.
Elles entraînent notamment une toxicité cutanée, une immunotoxicité, des effets sur la reproduction et une
tératogénicité, des effets de perturbation endocrinienne et des effets cancérigènes.
Parmi les animaux, certaines espèces sont plus sensibles que d’autres puisque, par exemple, la Dose
Létale 50 % orale (DL50) de la TCDD (tétrachlorodibenzo-dioxine) est une des plus basses parmi les
produits chimiques chez le cobaye (0,5 µg/kg) alors qu’elle est environ 10 000 fois plus élevée chez le rat.
Les autres congénères de PCDD/F présentent une toxicité beaucoup plus faible, de même que les PCB, dont
la DL50 chez le rat est de l’ordre de plusieurs g/kg. En ce qui concerne la toxicité chronique, les dioxines se
caractérisent par des effets toxiques très variés, apparaissant à des doses d’exposition particulièrement
faibles. En raison des différences importantes de sensibilité observées en fonction des dérivés étudiés et des
animaux (espèce, souche, âge), la généralisation de critères toxicologiques spécifiques est particulièrement
délicate pour ces contaminants.
A - RÉGLEMENTATION
L’arrêté du 12 janvier 2001 modifié (JO du 20/01/01), transposant en droit national la directive
2002/32/CE du 7 mai 2002, modifiée (JOCE n° L 140 du 30/05/02) sur les substances indésirables dans les
aliments pour animaux, fixe les teneurs suivantes :
Teneurs maximales applicable à un aliment pour animaux ayant une teneur en humidité de 12%
Produits destinés aux aliments pour Dioxines (somme des PCDD et Somme des dioxines et des
animaux des PCDF) PCB de type dioxine
Matières premières d’origine végétale
pour aliments des animaux, à 0,75 ng OMS-PCDD/F-TEQ/kg 1,25 ng OMS-PCDD/F-
l’exception des huiles végétales et de (1 ) (2 ) TEQ/kg (1)
leurs sous-produits
(1) Concentration supérieures : les concentrations supérieures sont calculées sur la base de
l’hypothèse que toutes les valeurs des différents congénères au-dessous du seuil de quantification sont
égales au seuil de quantification.
(2) La teneur maximale distincte pour les dioxines (PCDD/F) reste applicable pendant une période
limitée. Les produits destinés aux aliments pour animaux doivent satisfaire, pendant cette période, tant
aux teneurs maximales fixées pour les dioxines qu’à celles établies pour la somme des dioxines et des
PCB de type dioxine.
Comme il est détaillé dans la fiche signalétique 7 consacrée aux dioxines et PCB-DL présents dans la
semoule utilisée en alimentation humaine, outre l’existence de teneurs maximales, la recommandation (CE)
n° 2006/88 du 6 février 2006 (JOUE n° L 42 du 14/02/06)) sur la réduction de la présence de dioxines et de
PCB dans les aliments pour animaux et les denrées alimentaires, fixe des niveaux d’intervention pour les
dioxines et les PCB de type dioxine dans certains produits. Pour les céréales, cette recommandation fixe les
niveaux d’intervention respectifs à 0,5 et 0,35 ng/kg pour les « dioxine + furanes » et les « PCB-DL ».
B - MÉTHODES D'ANALYSE
L’arrêté du 19 septembre 1983 modifié (JO du 28/10/83) renvoie aux directives communautaires visant
les méthodes de prélèvement et d’analyse, en particulier le règlement (CE) n° 152/2009 de la Commission
(JOUE du 26/02/2009).
1. DEFINITION
La salmonellose peut atteindre toutes les espèces d'élevage, les animaux jeunes et les femelles en
gestation étant les plus sensibles. La maladie entérique présentant souvent une diarrhée profuse aqueuse ou
sanglante avec hyperthermie, est la manifestation clinique la plus fréquente, mais il est possible d'observer
une large variété de signes cliniques tels qu’une septicémie aiguë, des avortements, des arthrites, une nécrose
des extrémités et des signes respiratoires. Beaucoup d'animaux, particulièrement les volailles et les porcs
peuvent être infectés sans présenter de signes cliniques. Ces animaux jouent un rôle important dans la
diffusion de l'infection entre les différents élevages et également en tant que source de toxi-infection
alimentaire. Ces dernières apparaîtront lorsque ces animaux entreront dans la chaîne alimentaire conduisant à
des produits alimentaires contaminés.
Un risque général lié à la fréquence des salmonelloses animales, concerne la possibilité d’acquisition de
résistance de ces germes* vis-à-vis de l’antibiothérapie vétérinaire. En effet, le phénotype sauvage des
souches de Salmonella spp est caractérisé par une sensibilité à la totalité des antibiotiques actifs sur les
entérobactéries*. Cependant, il est de moins en moins rare de retrouver certaines souches ayant acquis des
caractères de résistance à une ou plusieurs familles d'antibiotiques. Ainsi, de nombreuses bactéries*
appartenant à la famille des entérobactéries se révèlent résistantes aux aminoglycosides, aux bétalactamines,
au triméthoprime et au chloramphénicol. Plus précisément, depuis quelques années, les souches de
Salmonella Typhimurium DT 104, isolées dans différents environnements humains et animaux, présentent
très souvent un phénotype de multirésistance vis à vis des antibiotiques suivants : l'ampicilline, le
chloramphénicol, la streptomycine, les sulfamides et les tétracyclines. Cette multirésistance serait de nature
intégrée dans le chromosome. En résumé, l’apparition de souches résistantes aux antimicrobiens, souvent à la
suite de l’utilisation d’antimicrobiens chez les animaux, représente une menace grave pour la santé publique.
Le transfert de microorganismes consommés par l’animal d’élevage vers les produits (viande, abats, lait,
œufs) parait improbable sinon impossible.
A - RÉGLEMENTATION
Le règlement (CE) n° 2073/2005 du 15 novembre 2005 modifié (JOUE n° L 338 du 22/12/05) fixe des
critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires. Les produits à base de céréales ne font pas
l’objet de critères.
Compte tenu du caractère tout à fait exceptionnel des contaminations par les salmonelles des céréales et
des produits céréaliers, l’analyse d’un prélèvement réalisé de façon aléatoire se révèle généralement négative
en l’absence d’indices visuels laissant supposer qu’il peut y avoir eu contamination directe par les fientes
d’oiseaux ou les déjections de rongeurs, par exemple. Ce caractère accidentel de la contamination justifie
l’absence de réglementation spécifique sur la recherche des salmonelles (ou des autres bactéries) dans le blé
dur et les semoules.
B - MÉTHODES D'ANALYSE
Il existe des méthodes d'analyse normalisées pour la recherche de Salmonella : norme NF EN ISO 6579
(méthode horizontale de référence La durée de l'analyse est de 5 jours. Il existe également de nombreuses
méthodes rapides permettant d'obtenir un résultat rapide en 48h à 72h selon les méthodes.
L’arrêté du 19 septembre 1983 modifié (JO du 28/10/83) renvoie aux directives communautaires fixant
les méthodes de prélèvement et d’analyse.
Les lignes directrices pour la validation par l’AFSSA des guides de bonnes pratiques, dans leur version
du 12 janvier 2007, indiquent au §2 qu’il est important de ne pas confondre la notion de danger de celle de
risque.
Un danger est un agent biologique, chimique ou physique, présent dans les denrées alimentaires ou les
aliments pour animaux ou un état de ces denrées alimentaires ou aliments pour animaux, pouvant avoir un
effet néfaste sur la santé, selon la définition établie par le règlement (CE) n° 178/2002 (article 3, §14).
Le risque est la fonction de la probabilité et de la gravité d’un effet néfaste sur la santé, du fait de la
présence d’un danger, selon la définition également établie par le règlement (CE) n° 178/2002 (article 3, §9).
Les lignes directrices précitées indiquent, au §4, que le guide doit présenter la portée des dangers, la
probabilité ou une estimation de la probabilité de leur survenue, la gravité et leur importance en termes de
santé animale et/ou santé publique et/ou santé des végétaux.
Dans ce guide, pour passer du danger au risque, trois éléments ont été retenus :
la gravité (a)
l’occurrence (b)
la probabilité de non-détection (c)
Chaque élément est noté de 1 à 4. La signification de chaque note est la suivante :
gravité : 1 sans risque pour la santé ; 2 peut altérer la santé ; 3 altère gravement la santé ; 4 peut être
létale
occurrence : 1 rarement (soit inférieur à 2%) ; 2 parfois (de 2 à 5%) ; 3 souvent (de 5 à 20%) ; 4 très
souvent (supérieur à 20%)
DANGERS BIOLOGIQUES
Rongeurs : la gravité est évaluée à 2 (l’effet néfaste est éventuellement indirect), l’occurrence est
évaluée à 2 car la probabilité de la présence de rongeurs est possible sans être systématique ou fréquente,
d’où les mesures de prévention définies en PRP, la non détection est évaluée à 2 car la détection ne peut être
immédiate mais est relativement facile en cours de process (de par les mesures de prévention, la présence de
personnels dans les usines, la présence d’appâts empoisonnés régulièrement vérifiés).
Insectes : la gravité est évaluée à 1 (l’effet néfaste lié à la consommation directe d’insectes présents dans
les céréales ou leurs débris est très hypothétique), l’occurrence est évaluée à 4 car la probabilité de la
présence d’insectes est systématique (de plus la réduction des possibilités d’emploi de produits de
désinsectisation tels que le bromure de méthyle empêchent de réaliser des désinsectisations annuelles des
établissements et donc de réaliser un stade « zéro »), d’où les mesures de prévention définies en PRP, la non
détection est évaluée à 3, la détection ne peut être immédiate, si elle est relativement facile en cours de
process (de par les mesures de prévention, la présence de personnels dans les usines, la présence d’appareils
destructeurs d’insectes et leur surveillance, etc.), elle peut être plus délicate sur le produit lui-même selon les
étapes du process et nécessiter des analyses, d’où la note 3.
DANGERS PHYSIQUES
Métaux ferreux : la gravité est évaluée à 2 (risque de blessure physique de la personne humaine suite à
l’ingestion, mais sans gravité, de par la taille des éléments métalliques qui pourraient être présentes dans la
semoule de blé dur) ; l’occurrence est évaluée à 3 car la probabilité de la présence de métaux ferreux est
assez fréquente, d’où les mesures de prévention définies en PRP, la non détection est évaluée à 2 car la
détection ne peut être immédiate mais est relativement facile en cours de process (de par les mesures de
prévention, la présence de personnels dans les usines, la présence de détecteurs de métaux régulièrement
vérifiés).
Autres corps étrangers : la gravité est évaluée à 2 (risque de blessure physique de la personne humaine,
du fait de la taille des particules qui pourraient être présentes); l’occurrence est évaluée à 3 car la probabilité
de la présence de corps étrangers autres que métaux ferreux est assez fréquente, d’où les mesures de
prévention définies en PRP, la non détection est évaluée à 2 car si la détection ne peut être immédiate, elle
est relativement facile en cours de process (de par les mesures de prévention, la présence de personnels dans
les usines, la présence de l’étape du nettoyage régulièrement vérifiée).
DANGERS CHIMIQUES
Résidus de produits phytosanitaires (pesticides) : la gravité est évaluée à 3 (de par les processus
réglementaires d’autorisation de mise sur le marché des substances actives de produits phytosanitaires et de
fixation des limites maximales de résidus, de par le fait que ne sont considérés que les dépassements desdites
LMR, TMR ou équivalent) ; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des résultats des plans de surveillance aussi
bien des services officiels que des entreprises concernées montrant une quasi absence des dépassements des
limites maximales fixées) ; la non détection est évaluée à 3 car elle suppose une analyse.
Métaux lourds : la gravité est évaluée à 3 (de par le fait que ne sont considérés que les dépassements des
limites fixées par la réglementation ou équivalent) ; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des résultats des
plans de surveillance aussi bien des services officiels que des entreprises concernées montrant une quasi
absence des dépassements des limites maximales fixées) ; la non détection est évaluée à 3 car la détection
suppose une analyse.
DANGERS MICROBIOLOGIQUES
Flore pathogène et toxines : la gravité est évaluée à 4 (de par les effets néfastes qui peuvent être
létaux) ; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des dépassements constatés dans les plans de surveillance des
services officiels) ; la non détection est évaluée à 3 car la détection suppose une analyse.
Mycotoxines de champ : la gravité est évaluée à 2 car le consommateur humain est peu exposé aux
mycotoxines de champ et le DON, mycotoxine la plus surveillée dans les semoules, est peu toxique et non
reconnue cancérogène, ces toxines ne sont considérées que pour les dépassements des limites maximales
fixées par la réglementation; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des dépassements constatés dans les plans de
surveillance des services officiels) ; la non détection est évaluée à 3 car la détection suppose une analyse.
Mycotoxines de stockage : la gravité est évaluée à 3 car les mycotoxines de stockage comme les
aflatoxines sont reconnues cancérogènes à faible dose, par exposition chronique à long terme chez l’homme,
ces toxines ne sont considérées que pour les dépassements des limites maximales fixées par la
réglementation; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des dépassements constatés dans les plans de surveillance
des services officiels) ; la non détection est évaluée à 3 car la détection suppose une analyse.
ALLERGÈNES FORTUITS
Allergènes fortuits : la gravité est évaluée à 3 (la santé peut être altérée, sans létalité) ; l’occurrence est
évaluée à 1 (la présence d’autres allergènes que le blé dur contenant du gluten est très faible, la semoulerie
de blé dur n’utilise pas d’autres ingrédients que le blé dur) ; la non détection est évaluée à 3 car la détection
suppose une analyse.
DANGERS BIOLOGIQUES
Rongeurs : la gravité est évaluée à 1 (aucun effet néfaste n’a été identifié), l’occurrence est évaluée à 2
car la probabilité de la présence de rongeurs est possible, d’où les mesures de prévention définies en PRP, la
non détection est évaluée à 2 car la détection ne peut être immédiate mais est relativement facile en cours de
process (de par les mesures de prévention, la présence de personnels dans les usines, la présence d’appâts
empoisonnés régulièrement vérifiés).
Insectes : la gravité est évaluée à 1 (l’effet néfaste est quasi nul), l’occurrence est évaluée à 4 car la
probabilité de la présence d’insectes est quasiment systématique, d’où les mesures de prévention définies en
PRP, la non détection est évaluée à 2 car la détection ne peut être immédiate mais est relativement facile en
cours de process (de par les mesures de prévention, la présence de personnels dans les usines, la présence
d’appareils destructeurs d’insectes et leur surveillance, etc.).
DANGERS PHYSIQUES
Métaux ferreux : la gravité est évaluée à 2 (de par l’importance du nettoyage au cours du process, de par
la taille des éléments métalliques qui pourraient être présents, du fait de l’écrasement); l’occurrence est
évaluée à 3 car la probabilité de la présence de métaux ferreux est fréquente, d’où les mesures de prévention
définies en PRP, la non détection est évaluée à 2 car la détection ne peut être immédiate mais est
relativement facile en cours de process (de par les mesures de prévention, la présence de personnels dans les
usines, la présence de détecteurs de métaux régulièrement vérifiés).
Autres corps étrangers : la gravité est évaluée à 2 (de par l’importance du nettoyage dans le process, de
par la taille des éléments qui pourraient être présents, du fait de l’écrasement) ; l’occurrence est évaluée à 3
car la probabilité de la présence de corps étrangers autres que métaux ferreux est fréquente, d’où les mesures
de prévention définies en PRP, la non détection est évaluée à 2 car si la détection ne peut être immédiate, elle
est relativement facile en cours de process (de par les mesures de prévention, la présence de personnels dans
les usines, la présence de l’étape du nettoyage régulièrement vérifiée).
En ce qui concerne les corps étrangers, il convient de noter qu’il n’existe pas ou peu de limites
acceptables définies (sauf pour ceux cités par la fiche 17 relative aux substances indésirables en ce qui
concerne les graines étrangères qui sont qualifiées de plus de peu fréquentes) ; de plus il s’agit d’une matière
première destinée à l’alimentation animale et non d’un aliment pour animaux ; enfin l’expérience montre que
les produits n’ont jamais été refusés ou bloqués par les clients en raison de la présence inacceptable de corps
étrangers.
DANGERS CHIMIQUES
Résidus de produits phytosanitaires (pesticides) : la gravité est évaluée à 2 (de par les processus
réglementaires d’autorisation de mise sur le marché des substances actives de produits phytosanitaires et de
fixation des limites maximales de résidus, de par le fait que ne sont considérés que les dépassements desdites
LMR, TMR ou équivalent) ; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des résultats des plans de surveillance aussi
bien des services officiels que des entreprises concernées montrant une quasi absence des dépassements des
limites maximales fixées) ; la non détection est évaluée à 3 car elle suppose une analyse.
Métaux lourds : la gravité est évaluée à 2 (de par le fait que ne sont considérés que les dépassements des
limites fixées par la réglementation ou équivalent) ; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des résultats des
plans de surveillance aussi bien des services officiels que des entreprises concernées montrant une quasi
DANGERS MICROBIOLOGIQUES
Flore pathogène et toxines : la gravité est évaluée à 4 (de par les effets néfastes qui peuvent être létaux,
Salmonella seule est retenue dans le cadre de l’alimentation animale comme ayant un effet létal sur les
animaux, élevages de volailles notamment) ; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des résultats des plans de
surveillance aussi bien des services officiels que des entreprises concernées montrant une quasi absence des
dépassements des limites maximales fixées) ; la non détection est évaluée à 3 car la détection suppose une
analyse.
Mycotoxines de champ : la gravité est évaluée à 3 car les mycotoxines comme le déoxynivalénol, la
zéaralénone peuvent entraîner des troubles graves chez certains animaux (les porcs et les volailles y sont les
plus sensibles), ces toxines ne sont considérées que pour les dépassements des limites maximales fixées par
la réglementation; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des résultats des plans de surveillance aussi bien des
services officiels que des entreprises concernées montrant une quasi absence des dépassements des limites
maximales fixées) ; la non détection est évaluée à 3 car la détection suppose une analyse.
Mycotoxines de stockage : la gravité est évaluée à 2 car les mycotoxines de stockage comme les
aflatoxines ne sont pas reconnues cancérogènes par exposition à court terme chez l’animal d’élevage
consommant les issues, ces toxines ne sont considérées que pour les dépassements des limites maximales
fixées par la réglementation ; l’occurrence est évaluée à 1 (au vu des résultats des plans de surveillance aussi
bien des services officiels que des entreprises concernées montrant une quasi absence des dépassements des
limites maximales fixées) ; la non détection est évaluée à 3 car la détection suppose une analyse.
A B C D E F G H
1. BIOLOGIQUES
2. PHYSIQUES
4. MICROBIOLOGIQUES
Programme prérequis (PRP) : conditions et activités de base nécessaires pour maintenir tout au long de la chaîne alimentaire un environnement hygiénique approprié à la
production, à la manutention et à la mise à disposition de produits finis sûrs et de denrées alimentaires sûres pour la consommation humaine (NF EN ISO 22000-2005, §3.8).
Programme prérequis opérationnel (PRPo ): programme prérequis opérationnel : PRP identifié par l’analyse des dangers comme essentiel pour maîtriser la probabilité
d’introduction de dangers liés à la sécurité des denrées alimentaires et/ou de la contamination ou prolifération des dangers liés à la sécurité des denrées alimentaires dans le(s)
produit(s) ou dans l’environnement de transformation (NF EN ISO 22000-2005, §3.9).
Point critique pour la maîtrise (CCP) : étape à laquelle une mesure de maîtrise peut être appliquée et est essentielle pour prévenir ou éliminer un danger lié à la sécurité des
denrées alimentaires ou le ramener à un niveau acceptable (NF EN ISO 22000-2005, §3.10).
Point à risque (PR) : étape ou procédure où il est possible de voir apparaître, augmenter ou persister un danger relatif à la sécurité d’une denrée alimentaire mais où une mesure
de maîtrise n’est pas mise en place (mise en place aux étapes postérieures).
ETAPE B :
DECHARGEMENT,
ETAPE A : TRANSPORT ET RECEPTION (AGREAGE) PRENETTOYAGE ET ETAPE C : MELANGES ET NETTOYAGE
MISE EN SILO
(STOCKAGE)
ARBRE DE DECISION HACCP
DANGERS DANGERS DANGERS DANGERS DANGERS
DANGERS
MICROBIOLOGIQUES
BIOLOGIQUES PHYSIQUES PHYSIQUES PHYSIQUES MICROBIOLOGIQUES
Q3 : Est-il possible qu'une contamination R3 : non pas de CCP R3 : oui R3 : oui R3 : oui R3 : oui R3 : non pas de CCP
s'accompagnant de dangers identifiés survienne à mais PRPo (le danger ne peut pas
un niveau dépassant les limites acceptables ou ces s'accroître. L'étape C
dangers risquent-ils d'atteindre des niveaux permet de réduire le risque
inacceptables ? à un niveau acceptable
d'où PRPo)
R4 : oui pas de CCP R4 : oui pas de CCP R4 : oui pas de CCP R4 : oui pas de CCP
(les étapes ultérieures, et (le danger ne peut pas (les étapes ultérieures, le (l'étape ultérieure de
Q4 : L'étape suivante permettra-t-elle d'éliminer le principalement le nettoyage, s'accroître. Les étapes nettoyage et la mouture, mouture permet de
ou les risques(s) identifié(s) ou de ramener leur réduisent le risque à un ultérieures, le nettoyage permettent de réduire le réduire le risque à un
probabilité d'apparition à un niveau acceptable ? niveau acceptable ou et la mouture, permettent risque à un niveau niveau acceptable, mais
l'éliminent complètement) de réduire le risque à un acceptable, mais l'étape B l'étape C permet de
niveau acceptable d'où permet de réduire le risque réduire le risque d'où
PRPo) d'où PRPo) PRPo)
Tamisage de sécurité
Inspection de l'intégrité des Deuxième vérification de Fiche de non-conformité
systèmes de tamisage l'intégrité des systèmes de Enregistrement de l'inspection
Analyse des refus de tamisage de l'intégrité des systèmes de
tamisage tamisage
Mise en place de détecteurs Si nécessaire : Enregistrement des analyses
Vérification de l'efficacité - retamisage de la semoule des refus de tamisage
des détecteurs et examen des - information du client
résidus - rappel de la semoule expédiée Enregistrement des
étalonnages de détecteurs
ETAPE B
Plan de maintenance des équipements Présence anormale Autocontrôle : contrôle A chaque réception Réglage au niveau de l’étape de Fiche de non-conformité
PHYSIQUES : (dont l’état des grilles) n° 1* de corps étrangers visuel du blé et des refus nettoyage (en aval) en
dans les refus de conséquence et renforcement du
Autres corps étrangers au niveau pré-nettoyage, soit plan de surveillance au nettoyage Réclamation fournisseur
du déchargement, pré nettoyage Plan hygiène (en particulier la fosse en nature, soit en
et mise en silo du blé de déchargement) quantité
Formation du personnel aux règles Grille abîmée (fosse Contrôle visuel de l’état des Réparation des grilles Enregistrement des
d’hygiène et pré nettoyage) grilles opérations de
maintenance
Au minimum une fois par
Qualification de l’opérateur à la Fonctionnement des semaine
conduite des installations machines
ETAPE C
Contrôle des aimants Saturation des Autocontrôle : contrôle Suivant le plan Alerte au niveau du moulin pour Enregistrement de la
PHYSIQUES : n° 2* aimants visuel de l’état des aimants d'autocontrôle de l'usine, au surveillance renforcée des surveillance et nettoyage
minimum une fois par magnétiques situés en aval sur le des aimants
Métaux ferreux au niveau des semaine process
mélanges et du nettoyage Présence Nettoyage des aimants et Inspection et réparation si
Pré nettoyage des blés exceptionnelle de examen des résidus nécessaire des installations Enregistrement des
particules situées en amont inspections et de la
métalliques piégées maintenance
Plan de maintenance des équipements sur aimants (boulon,
…)
Enregistrement de la
Plan hygiène formation du personnel
Qualification de l’opérateur à la
conduite des installations
ETAPE C
Enregistrement des
PHYSIQUES : n° 3* anomalies
Pré nettoyage des blés Présence anormale Autocontrôle : Suivant le plan Isolement du produit sortie
Autres corps étrangers au niveau de corps étrangers d'autocontrôle de l'usine, au mouture
des mélanges et du nettoyage dans les refus de minimum une fois par équipe Fiche de non-conformité
nettoyage, soit en qualité des déchets de production (et/ou par lot)
nature, soit en
Plan de maintenance des équipements quantité Enregistrement des
fonctionnement des Réglage des machines modifications de réglage
machines
Plan hygiène
Enregistrement de la
formation du personnel
Formation du personnel aux règles Autocontrôle : Suivant le plan
d’hygiène d'autocontrôle de l'usine, au Enregistrement du
minimum une fois par contrôle produit
qualité du produit semaine
Qualification de l’opérateur à la
conduite des installations
ETAPE C
Pré nettoyage des blés Présence anormale Autocontrôle : Suivant le plan Isolement du produit sortie Enregistrement des
MICROBIOLOGIQUES : n° 4* de corps étrangers d'autocontrôle de l'usine, au mouture anomalies.
dans les refus de minimum une fois par équipe
Flore pathogène et toxines au Plan de maintenance des équipements nettoyage, soit en qualité des déchets de production (et/ou par lot)
niveau des mélanges et du nature, soit en Fiche de non-conformité
nettoyage quantité (de type
Plan hygiène amas de grains fonctionnement des
moisis, traces machines (en Enregistrement des
macroscopiques de particulier des Réglage des machines (en modifications de réglage
Plan de lutte contre les nuisibles nuisibles…) aspirations) particulier les aspirations)
Enregistrement de la
Formation du personnel aux règles Présence anormale formation du personnel
d’hygiène de poussières dans Autocontrôle : Suivant le plan
le blé sortie d'autocontrôle de l'usine, au Enregistrement du
nettoyage minimum une fois par contrôle produit
Qualification de l’opérateur à la qualité du produit semaine
conduite des installations
ETAPE E
Pré nettoyage des blés Humidité produits Autocontrôle : Suivant le plan Isolement du produit sortie Enregistrement des
MICROBIOLOGIQUES : n° 5 finis > 15,5% Contrôle de d'autocontrôle de l'usine, au mouture autocontrôles.
l’humidité minimum une fois par équipe
Flore pathogène et toxines au Pilotage des mouillages (étape D) de production (et/ou par lot)
niveau de la mouture Fiche de non-conformité
Fonctionnement des
Plan hygiène machines
Enregistrement des
modifications de réglage
Plan de lutte contre les nuisibles
Réglage des machines
Enregistrement des suivis
Formation du personnel aux règles du plan de lutte contre les
d’hygiène nuisibles
ETAPE A
Cahier des charges fournisseur (Blé Présence d’un Contrôle visuel d’un A chaque réception Refus du lot ou isolement et Enregistrement des
BIOLOGIQUES : sain, loyal et marchand) n° 6 insecte vivant échantillon par réception traitement du lot contrôles à réception
Cahier des charges transporteur avant déchargement (agréage)
Insectes des céréales au niveau
du transport et de la réception
Qualification de l’opérateur à réaliser Fiche de non-conformité
l’agréage du blé
Réclamation fournisseur
Enregistrement de la
formation du personnel
- contrôle à la réception
Enregistrement de la
formation du personnel
ETAPES
TRANSPORT DECHARGEMENT, CONDITI
MELANGES
ET PRENETTOYAGE MOUILLAGE ON-
ET MOUTURE BROYAGE AGGLOMERATION STOCKAGE EXPEDITION
RECEPTION ET MISE EN SILO ET REPOS NEMENT
NETTOYAGE
(AGREAGE) DU BLE VRAC
DANGERS
A B C D E et 1 2 3 4 5 6
2. PHYSIQUES
4. MICROBIOLOGIQUES
Programme prérequis (PRP) : conditions et activités de base nécessaires pour maintenir tout au long de la chaîne alimentaire un environnement hygiénique
approprié à la production, à la manutention et à la mise à disposition de produits finis sûrs et de denrées alimentaires sûres pour la consommation humaine (NF EN
ISO 22000-2005, §3.8).
Programme prérequis opérationnel (PRPo ): programme prérequis opérationnel : PRP identifié par l’analyse des dangers comme essentiel pour maîtriser la
probabilité d’introduction de dangers liés à la sécurité des denrées alimentaires et/ou de la contamination ou prolifération des dangers liés à la sécurité des denrées
alimentaires dans le(s) produit(s) ou dans l’environnement de transformation (NF EN ISO 22000-2005, §3.9).
Point critique pour la maîtrise (CCP) : étape à laquelle une mesure de maîtrise peut être appliquée et est essentielle pour prévenir ou éliminer un danger lié à
la sécurité des denrées alimentaires ou le ramener à un niveau acceptable (NF EN ISO 22000-2005, §3.10).
Point à risque (PR) : étape ou procédure où il est possible de voir apparaître, augmenter ou persister un danger relatif à la sécurité d’une denrée alimentaire
mais où une mesure de maîtrise n’est pas mise en place (mise en place aux étapes postérieures).
Q3 : Est-il possible qu'une R3 : non R3 : non R3 : non pas de R3 : non R3 : non R3 : non
contamination s'accompagnant de CCP mais PRPo
dangers identifiés survienne à un
niveau dépassant les limites acceptables
ou ces dangers risquent-ils d'atteindre
des niveaux inacceptables ?
ARBRE ETAPE 5:
CONDITIONNEMENT
DE VRAC
DECISION DANGERS PHYSIQUES
HACCP
R3 : non
Q3 : Est-il possible qu'une contamination
s'accompagnant de dangers identifiés
survienne à un niveau dépassant les limites
acceptables ou ces dangers risquent-ils
d'atteindre des niveaux inacceptables ?
R4 :
Q4 : L'étape suivante permettra-t-elle
d'éliminer le ou les risques(s) identifé(s) ou
de ramener leur probabilité d'apparition à
un niveau acceptable ?
1 fois/ équipe
Présence Contrôle visuel des
anormale de coproduits
produits non
broyés en
sortie broyeur
Le glossaire comporte l’ensemble des termes techniques et des abréviations contenus dans le guide
(repérés par un *). Les définitions reproduites proviennent de différentes sources qui sont recensées à
l’annexe IV du guide.
Actions correctives
Actions à entreprendre lorsque les résultats de la surveillance exercée au CCP* indiquent une perte de
maîtrise (Codex alimentarius).
Activité thermodynamique de l'eau (Aw)
C'est l'eau disponible dans un aliment, c'est-à-dire l'eau que peuvent utiliser les micro-organismes* pour
leur croissance.
Plus un aliment est sec, salé ou sucré, plus son Aw diminue.
L'Aw ne mesure ni le pourcentage d'humidité ni le pourcentage d'eau, mais bien la quantité d'eau "libre"
ou disponible pour les micro-organismes*. L'Aw de l'eau pure est égale à 1.
Cf. Annexe I (fiche 15)
Aérobie
Qui a besoin d'oxygène pour vivre (microbes*).
Qui renferme de l'oxygène (milieu).
Aflatoxine
Mycotoxines* produites par Aspergillus* flavus et parasiticus.
AFNOR (Association Française de Normalisation)
AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments)
Créée par la loi n° 98-535 du 1er juillet 1998 (JO du 02/07/98), codifiée dans le code de la santé publique
(articles L. 1323-1 et suivants), l’agence est depuis le 1er juillet 2010 intégrée dans l’ANSES *.L’Agence
était en particulier chargée d'évaluer les risques sanitaires et nutritionnels que peuvent présenter les
aliments destinés à l'homme ou aux animaux, y compris les eaux destinées à la consommation humaine.
Allergènes
Sont considérés comme allergènes les produits indiqués à l’annexe III bis de la directive (CE) 2000/13
modifiée.
Cf. Annexe I (fiche 16).
Amande (Albumen)
Tissu de réserve de la graine de céréale. Le terme "Albumen" est un terme botanique, le terme
technologique "Amande" est proche du terme "Albumen" mais n'en est pas synonyme ; il désigne la partie
farineuse du grain qui est obtenue après avoir enlevé les enveloppes : NF ISO 5527 (V 00-250).
Selon le Décret n° 2010-719 du 28 juin 2010 l’agence reprend depuis le 1er juillet 2010 les missions, les
moyens et le personnel de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA*) et de l’Agence
française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET). L’ANSES est l’agence de
référence pour l’évaluation des risques et pour la définition des programmes de recherche scientifique et
technique dans son champ d’expertise. Elle fournit aux autorités compétentes l’information et l’appui
nécessaires à la gestion des risques. Elle assure aussi des missions de veille, d’épidémio-surveillance et
d’alerte sur les risques émergents et sur les crises sanitaires déclarées.
Antibiotique
Substance empêchant le développement ou la multiplication de certains micro-organismes*.
AOAC (Association of Official Analytical Chemists)
Normalisation américaine.
APLICA (Association Professionnelle des Laveurs Intérieurs de Citernes Agréés)
ARVALIS (Institut du végétal)
Aspergillus
Genre de moisissure* très répandu et de très grande importance économique dans les industries
agroalimentaires. Plusieurs espèces sont toxinogènes.
Autocontrôle
Aux termes de la norme NF EN ISO 8402 (abrogée), l'autocontrôle est le "contrôle par l'exécutant lui-
même du travail qu'il a accompli, suivant des règles spécifiées."
Bacillus cereus
Bactérie* pathogène*, productrice de toxine*.
Bacille sporulé.
Cf. Annexe I (fiche 11)
Bactérie
Organisme vivant unicellulaire de taille microscopique.
Cf. Annexe I (fiche 9)
BIPEA (Bureau InterProfessionnel d’Etudes Analytiques)
Blutage
Cf. Tamisage.
BOD (Bulletin Officiel des Douanes)
Broyage
Fragmentation, principalement par cisaillement, au moyen de cylindres cannelés, réalisée pendant la
première phase de la mouture : NF ISO 5527 (V 00-250).
Danger
Agent biologique, chimique ou physique, présent dans les denrées alimentaires ou état de ces denrées
alimentaires pouvant avoir un effet néfaste sur la santé (règlement (CE) n° 178/2002, article 3, point 14).
DLUO (Date Limite d'Utilisation Optimale)
Dénombrement
Analyse qui consiste à compter le nombre de micro-organismes* vivants présents dans un échantillon.
Denrées animales
Animaux de boucherie, volailles, gibier, produits de la mer et d'eau douce (vivants ou non, découpés ou
entiers).
Denrées d'origine animale
Produits comestibles élaborés par les animaux à l'état naturel, notamment le lait, les œufs et le miel ou
transformés, que ces produits soient mélangés ou non à d'autres denrées.
Déprédateur
Organisme qui commet des dégâts sur une plante ou sur des denrées, le plus souvent dans le but de se
nourrir (ne pas confondre avec "prédateur*").
Grains attaqués par les déprédateurs : grains qui présentent à l’œil nu des dommages dus à des attaques
par des rongeurs, insectes, acariens ou autres déprédateurs : NF ISO 11051 (V 03-725). Les grains
peuvent être partiellement ou entièrement vidés, dégermés ou piqués.
Désinsectiseur à impact
Equipement ayant pour but de détruire les insectes (œufs, larves, adultes) sans détériorer les
caractéristiques du produit mis en œuvre (blé et produit de mouture).
Machine à moteur composée d'un carter fixe à l'intérieur duquel tourne un rotor en forme de disque, armé
de couronnes de tiges métalliques et destiné à la désinsectisation du blé ou de la semoule. Le produit qui
entre à l'intérieur est projeté violemment par la force centrifuge contre le carter ce qui a pour effet de faire
éclater les insectes éventuellement présents.
DDASS (Direction Départementale de l'Action Sanitaire et Sociale)
DGAL (Direction Générale de l'Alimentation)
DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des
Fraudes)
DGS (Direction Générale de la Santé)
DHTP (Dose Hebdomadaire Tolérable Provisoire)
S'applique à des contaminants non utilisés intentionnellement (par exemple les métaux lourds).
Eau potable
Eau conforme à la réglementation en vigueur concernant les eaux destinées à la consommation humaine,
définie au chapitre 1 « Eaux potables » du titre II, livre III du Code de la santé publique (CSP)
EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA))
Endogène (Flore -)
Concerne les micro-organismes* présents naturellement dans les matières premières ou les produits finis.
Enfants en bas âge
Correspond aux enfants âgés de 1 à 3 ans (arrêté du 1er juillet 1976).
Entérobactéries
Bactéries* banales, d'altération parfois pathogènes*.
Bacilles asporulés.
De nombreuses espèces sont des hôtes normaux de l'intestin de l'homme et des animaux.
Famille importante d'un point de vue sanitaire.
Conséquences :
- germes d'altération : ils peuvent être à l'origine de défauts de fabrication en fromagerie,
- germes pathogènes* : certains Escherichia coli* et Salmonella* sont à l'origine de toxi-infections
alimentaires*.
Escherichia coli
Bactérie* appartenant à la famille des Coliformes* et des Entérobactéries*.
Bacille asporulé.
Différentes souches d'Escherichia coli sont pathogènes* : EPEC, EIEC, ETEC, EHEC.
Présente essentiellement dans les matières fécales*.
Conséquences :
- diarrhées, vomissements.
Coliformes fécaux* répondant aux tests IMVIC (Indole, rouge de méthyle, Vosges-Proskauer, citrate de
sodium) définissant Escherichia coli (norme NF V 08-017).
Cf. Annexe I (fiche 12).
Exogène (flore)
Concerne les micro-organismes* apportés aux aliments par les différentes opérations de récolte,
transformation, stockage, …
Gastro-entérite
Inflammation aiguë des muqueuses gastrique et intestinale, caractérisée par des vomissements, une
diarrhée.
Germe
Partie du grain dont le développement donne la jeune plante. L'embryon et le scutellum* forment le
germe :
NF ISO 5527 (V 00-250).
Gluten
Matière riche en protéines, à propriétés viscoélastiques, qui se forme lorsque la farine (semoule) est
mélangée à de l'eau dans une pâte, et qui peut être isolée par un lavage qui élimine les particules de
l'albumen* riche en amidon, les parois cellulaires ainsi que les protéines solubles : NF ISO 5527 (V 00-
250).
HACCP (Système d'analyse des dangers - points critiques pour leur maîtrise)
Système qui identifie, évalue et maîtrise les dangers* significatifs au regard de la sécurité des aliments
(NF V 01-002 septembre 2008, § 4.1).
Halophile
Se dit d'un micro-organisme* qui se développe bien dans des milieux salés.
Halorésistant
Se dit d'un micro-organisme* qui supporte de fortes concentrations de sel (supérieures à 2,5% et pouvant
atteindre 25%).
Humidité relative (HR)
Rapport entre la pression de vapeur d'un échantillon d'air humide et la pression de vapeur saturante en
considérant l'eau à la même température : NF ISO 6322-1 (V 30-100-1).
Hygiène des denrées alimentaires
Les mesures et conditions nécessaires pour maîtriser les dangers* et garantir le caractère propre à la
consommation humaine d’une denrée alimentaire compte tenu de l’utilisation prévue (règlement (CE) n°
852/2004, article 2, point 1 a).
Hyphe
Filament fongique constituant le mycélium* dont la croissance se fait par élongation terminale.
IARC (International Agency for Research on Cancer): Agence mondiale de recherche sur le cancer
Immunodéprimé
Se dit d'une personne dont le système de défense immunitaire est déficient, par exemple personne atteinte
du SIDA.
Impuretés
Ensemble des éléments considérés conventionnellement comme indésirables dans un échantillon ou dans
un lot de céréales : NF ISO 5527 (V 00-250).
Grains de blé dur endommagés et tous éléments organiques et non organiques autres que les grains de blé
dur : NF ISO 11051 (V 03-725).
Levures
Cf. Annexe I (Cf. fiche 9).
Limite critique
Critère qui distingue l'acceptabilité de la non-acceptabilité (NF EN ISO 22000 - 2005, § 3.11).
Maintenance
La maintenance est la vérification de l'aptitude de l'équipement (locaux, installations et machines) à
satisfaire les exigences pour lesquelles il a été mis en œuvre.
Matières fécales, fèces*
Résidus solides de la digestion évacués par les intestins.
Mésophile
Se dit d'un micro-organisme* ayant un optimum de développement aux températures moyennes 30-45° C.
Mesure de maîtrise
Action ou activité à laquelle il est possible d’avoir recours pour prévenir ou éliminer un danger lié à la
sécurité des denrées alimentaires* ou pour le ramener à un niveau acceptable (NF EN ISO 22000-2005, §
3.7)
Métaux ferreux
Cf. Annexe I (fiche 3).
Nettoyage
Enlèvement des souillures, des résidus d'aliments, de la saleté, de la graisse ou de toute autre matière
indésirable.
Normalisée (méthode -)
Méthode d'analyse pour laquelle il existe une norme officielle.
Nourrissons
Correspond aux enfants âgés de moins de 12 mois (arrêté 1er juillet 1976 modifié).
Nuisibles (animaux)
Rongeurs, oiseaux, insectes et acariens.
Cf. Annexe I (fiche 1 et fiche 2).
Ochratoxine
Mycotoxines* de divers Penicillium* notamment de P. verrucosum.
Pathogène
Qui provoque les maladies.
Patuline
Mycotoxine* de divers Penicilliums* (P. patulum).
Penicillium
Moisissure*, utile ou d'altération.
Très répandue dans la nature, pouvant se développer sur de nombreux aliments.
Conséquences :
- utile pour la fabrication de fromages : camembert, fromages de type "bleu",
- certaines espèces sont productrices de mycotoxines*.
Période d'incubation* d'une maladie
Période comprise entre la contamination et l'apparition des premiers symptômes.
Pigments caroténoïdes
Substances naturelles jaunes et orangées produites par les végétaux, notamment le blé dur, qui sont
responsables de la couleur jaune des semoules.
Radionucléides
Atomes dont le noyau est instable en raison d’un excès de protons ou de neutrons.
Cf. Annexe I (fiche 8).
Rappel
Toute mesure visant à obtenir le retour d’un produit dangereux que le producteur ou le distributeur a déjà
fourni au consommateur ou mis à sa disposition (directive (CE) 2001/95).
Ravageur
Animal qui cause des dégâts d'importance variable à une denrée ou un produit alimentaire. Ce terme
convient bien pour caractériser les rongeurs et les insectes qui attaquent directement le grain (appelés
"ravageurs primaires").
Remoulages
« sous-produit obtenu lors de la fabrication de farine à partir de grains de blé ou d’épeautre décortiqué,
préalablement nettoyés. Il est constitué principalement de fragments d’enveloppes et aussi de particules
de grains dont on a enlevé moins d’endosperme que dans le son de blé ».
Point 1 de l’annexe 1 .25 du décret n° 86-1037 du 15 septembre 1986 (JO du 18/09/86).
Cf. partie III
Retrait
Toute mesure visant à empêcher la distribution et l’exposition d’un produit dangereux, ainsi que son offre
au consommateur (directive (CE) 2001/95).
Risque
Une fonction de la probabilité et de la gravité d’un effet néfaste sur la santé, du fait de la présence d’un
danger (règlement (CE) n° 178/2002, article 3, § 9).
Rodenticides
Produits chimiques visant à éliminer l'ensemble des rongeurs (rats, campagnols et mulots).
Salmonella
Appartient à la famille des Entérobactéries*.
Bacille asporulé.
Genre à l'origine de la majorité des toxi-infections alimentaires déclarées en France.
Cf. Annexe I (fiche 10 & fiche 17).
Salmonellose
Infection provoquée par une Salmonelle, provoquant des troubles intestinaux. La Salmonellose est une
maladie qui peut se soigner par des antibiotiques*. La mortalité due à une Salmonellose est très faible :
elle intervient chez les sujets à risque*.
Salubrité
Assurance que les aliments, sont consommés conformément à l’usage auquel ils sont destinés sont
acceptable pour la consommation humaine (NF V01-002 - 2008, § 1.5).
Saprophyte
Se dit d'une espèce (animale, végétale ou champignon) qui se développe sur la matière végétale en voie
de décomposition naturelle.
Sassage
Opération qui consiste à nettoyer / purifier les produits semouleux selon leur granulométrie (tamisage
plan) et leur densité (aspiration des particules plus légères)
SCPRI (Service Central de Protection contre les Rayonnements ionisants)
Scutellum
Tissus complexe en forme de bouclier séparant l'embryon de l'albumen* (NF ISO 5527).
Sécurité des denrées alimentaires
Concept impliquant qu’une denrée alimentaire ne causera pas de dommage au consommateur lorsqu’elle
est préparée et/ou ingérée selon l’usage prévu (NF EN ISO 22000 – 2005, § 3.1).
Sons
« sous-produit obtenu lors de la fabrication de farine à partir de grains de blé ou d’épeautre décortiqué,
préalablement nettoyés. Il est constitué principalement de fragments d’enveloppes et aussi de particules
de grains dont la plus grande partie de l’endosperme a été enlevé ».
Point 1 .26 de l’annexe 1 du décret n° 86-1037 du 15 septembre 1986 (JO du 18/09/86).
Cf. partie III
Tamis
Instrument destiné à effectuer le tamisage*, se composant d'un fond de tamis et d'une monture.
Tamisage
Opération de séparation d'un ensemble d'éléments selon leur grosseur, en employant un ou plusieurs
tamis*.
Séparation des particules selon leur taille, à l'aide de tamis d'ouvertures de mailles connues : NF ISO 5527
(V 00-250).
Vérification
Application de méthodes, procédures, analyses et autres évaluations, en plus de celles utilisées pour la
surveillance, afin de déterminer s'il y a conformité avec le plan HACCP*.
Xérophile
Qui aime les conditions sèches, les milieux à pression osmotique élevée.
Xérotolérant
Qui tolère et s'adapte au manque d'eau mais préfère les conditions humides.
Zones à risques
Zones où le produit peut être contaminé du fait de son exposition à l'air libre.
Règlement (CE) n° 178/2002 du Parlement européen et du Conseil du 28 janvier 2002 modifié établissant
les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l’Autorité
européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées
alimentaires (JOCE n° L 31 du 01/02/02)
Guide d’aide à la gestion des alertes d’origine alimentaire entre les exploitants de la chaîne alimentaire et
l’administration lorsqu’un produit ou un lot de produits est identifié - DGCCRF, DGAL et DGS – 7 juillet
2009
ALIMENTATION ANIMALE
Règlement (CE) n° 152/2009 de la Commission du 27 janvier 2009 portant fixation des méthodes
d’échantillonnage et d’analyse destinées au contrôle officiel des aliments pour animaux (JOUE n° L54 du
26/02/2009)
Règlement (CE) n° 767/2009 du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 concernant la mise
sur le marché et l’utilisation des aliments pour animaux, modifiant le règlement (CE) n° 1831/2003 du
Parlement et du Conseil et abrogeant la directive (CEE) n° 79/373 du Conseil, la directive (CEE) n°
80/511 de la Commission, les directives (CEE) n° 82/471, (CEE) n° 83/228, (CEE) n° 93/74, (CE) n°
93/113 et (CE) n° 96/25 du Conseil ainsi que la décision (CE) n° 2004/217 de la Commission (JOUE du
1/09/09)
Règlement (UE) n° 242/2010 de la Commission du 19 mars 2010 portant création du catalogue des
matières premières pour aliments des animaux
Décret 86-1037 du 15 septembre 1986 modifié portant application de la loi du 1er août 1905 sur les
fraudes et falsifications en matière de produits ou de services en ce qui concerne les produits et substances
destinés à l’alimentation animale (JO du 18/09/86)
Arrêté du 12 janvier 2001 modifié fixant les teneurs maximales pour les substances et produits
indésirables dans l’alimentation des animaux (JO du 20/01/01)
ALIMENTATION INFANTILE
Directive 89/398/CEE du Conseil du 3 mai 1989 modifiée relative au rapprochement des législations des
Etats membres concernant les denrées alimentaires destinées à une alimentation particulière
(JOCE n° L 186 du 30/06/89)
Directive 2006/125/CE de la Commission du 5 décembre 2006 concernant les préparations à base de
céréales et les aliments pour bébés destinés aux nourrissons et enfants en bas âge (JOUE n° L 339 du
06/12/06)
Directive 2006/141/CE de la Commission du 22 décembre 2006 concernant les préparations pour
nourrissons et les préparations de suite et modifiant la directive 1999/21/CE (JOUE n° L 401 du
30/12/06)
BLE DUR
Addendum technique n° III pour la vente des blés durs applicable au 1er août 2007 - Syndicat de Paris du
Commerce et des Industries des Grains, Produits du Sol & Dérivés
Conseils Méthodologiques - Recherche des impuretés dans le blé dur : aide à l’interprétation des annexes
II, III et VI du règlement (CE) n° 824/2000 modifié (JOCE n° L 100 du 20/04/00)- Bipea (Réf. 184-0212)
- Octobre 2003
CONTROLES OFFICIELS
Règlement (CE) n° 882/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 modifié relatif aux
contrôles officiels effectués pour s’assurer de la conformité avec la législation sur les aliments pour
animaux et les denrées alimentaires et avec les dispositions relatives à la santé animale et au bien-être des
animaux (JOUE n° L 191 du 28/05/04)
DECHETS
Loi n° 75-633 du 15 juillet 1975 modifiée relative à l'élimination des déchets et à la récupération des
matériaux (JO du 16/07/75) et ses textes d'application (codifiée dans le code de l’environnement, articles
L. 541-1 et suivants)
EAU
Décret n° 2007-49 du 11 janvier 2007 relatif à la sécurité sanitaire des eaux destinées à la consommation
humaine (JO du 12/01/07)
ETIQUETAGE
HACCP
Système d'analyse des risques - points critiques pour leur maîtrise (HACCP) et directives concernant son
application (à l'étape 8 de la procédure) ; Commission du Codex Alimentarius - 22ème session - Genève,
23-28 juin 1997 - Alinorm 97/13 A - Annexe II
Guide destiné à l'introduction d'un système HACCP dans les petites et moyennes entreprises du secteur
alimentaire conformément à l'article 3 de la directive 93/43/CEE relative à l'hygiène des denrées
alimentaires (manuel HACCP) - Commission Européenne - DG III/5087/96 - Or. DE - 1996
INSTALLATIONS CLASSEES
Loi n° 76-663 du 19 juillet 1976 modifiée relative aux installations classées pour la protection de
l'environnement (JO du 20/07/76, codifiée dans le code de l’environnement, articles L. 511-1 et suivants)
et ses textes d'application, dont l'arrêté du 29 juillet 1998 relatif aux silos et aux installations de stockage
de céréales, de graines, de produits alimentaires ou de tous autres produits organiques dégageant des
MACHINES AGROALIMENTAIRES
MATERIAUX AU CONTACT
Règlement (CE) n° 1935/2004 du Parlement européen et du Conseil du 27 octobre 2004 concernant les
matériaux et objets destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires et abrogeant les directives
n° 80/590/ CEE et n° 89/109/CEE (JOUE n° L 338 du 13/11/04)
Règlement (CE) n° 2023/2006 de la Commission du 22 décembre 2006 relatif aux bonnes pratiques de
fabrication des matériaux et objets destinés à entrer en contact avec des denrées alimentaires (JOUE n° L
384 du 29/12/06)
Décret n° 92-631 du 8 juillet 1992 relatif aux matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les
denrées, produits et boissons pour l'alimentation de l'homme ou des animaux (JO du 10/07/92) ; complété
par des arrêtés interministériels
Décret n° 2007-766 du 10 mai 2007 modifié portant application du code de la consommation en ce qui
concerne les matériaux et les objets destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires (JO du
11/05/07)
Brochure n° 1227 (octobre 2002) publiée par les éditions des Journaux officiels
NI DGCCRF n° 2004-64 du 6 mai 2004 relative aux matériaux au contact des denrées alimentaires
NI DGCCRF n° 2006-58 du 1er mars 2006 relative au bois mis au contact des denrées alimentaires
Règlement (CE) n° 687/2008 de la Commission du 18 juillet 2008 fixant les procédures de prise en
charge des céréales par les organismes payeurs ou les organismes d’intervention ainsi que les méthodes
d’analyse pour la détermination de la qualité (JOCE n° L 192 du 19/07/08)
MICROBIOLOGIE
Règlement (CE) n° 2073/2005 de la Commission du 15 novembre 2005 modifié concernant les critères
microbiologiques applicables aux denrées alimentaires (JOUE n° L 338 du 22/12/05)
Arrêté du 13 mars 1992 modifié relatif au contrôle microbiologique des produits végétaux ou d'origine
végétale (JO du 07/04/92)
Avis du Conseil supérieur d'hygiène publique de France - Section de l'alimentation et de la nutrition -
Séances des 7 avril 1992 et 8 décembre 1998
MYCOTOXINES
Règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil du 22 octobre 2007 modifié portant organisation commune des
marchés dans le secteur agricole et dispositions spécifiques en ce qui concerne certains produits de ces
secteurs (règlement « OCM unique ») (JOUE n° L 299 du 16/11/07)
Règlement (CE) n° 670/2009 de la Commission du 24 juillet 2009 portant modalités d’application du
règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil en ce qui concerne l’intervention publique par voie
d’adjudication pour l’achat de blé dur ou de riz paddy, et modifiant les règlements (CE) n° 428/2008 et
(CE) n° 687/2008
PRODUCTION BIOLOGIQUE
Règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil du 28 juin 2007 modifié relatif à l’agriculture biologique et à
l’étiquetage des produits biologiques (JOUE n° L 189 du 20/07/07).
Règlement (CE) n° 889/2008 de la Commission du 5 septembre 2008 portant modalités d’application du
règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l’étiquetage des produits
biologiques en ce qui concerne la production biologique, l’étiquetage et les contrôles (JOUE n° L250 du
18/09/08)
Code rural - Articles L. 640-2, L. 641-13, R. 645-1 et suivants
PRODUITS DE NETTOYAGE
Décret n° 73-138 du 12 février 1973 modifié portant application de la loi du 1er août 1905 sur les fraudes
et falsifications en ce qui concerne les procédés et les produits utilisés pour le nettoyage des matériaux et
objets destinés à entrer en contact avec des denrées, produits et boissons pour l'alimentation de l'homme
et des animaux (JO du 15/02/73) ; complété par des arrêtés interministériels
RADIOACTIVITE
Règlement (CEE) n° 3954/87 du Conseil du 22 décembre 1987 modifié fixant les niveaux maximaux
admissibles de la contamination radioactive pour les denrées alimentaires et les aliments pour bétail après
un accident nucléaire ou dans toute autre situation d’urgence radiologique (JOCE n° L 371 du 30/12/87)
Règlement (CEE) n° 770/90 de la Commission du 29 mars 1990, fixant les niveaux maximaux
admissibles de contamination radioactive pour les aliments pour bétail après un accident nucléaire ou
dans toute autre situation d’urgence radiologique (JOCE n° L 83 du 30/03/90)
Règlement (CEE) n° 733/2008 du Conseil du 15 juillet 2008 modifié relatif aux conditions d’importation
de produits agricoles originaires des pays tiers à la suite de l’accident survenu à la centrale nucléaire de
Tchernobyl (JOUE n° L 201 du 30/07/08)
Règlement (CE) n° 396/2005 du Parlement européen et du Conseil du 23 février 2005 modifié concernant
les limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans ou sur les denrées alimentaires
et les aliments pour animaux d’origine végétale et animale et modifiant la directive 91/414/CEE du
Conseil (JOUE n° L 70 du 16/03/05)
Règlement (CE) n° 178/2006 de la Commission du 1er février 2006 (JOUE n° L 29 du 02/02/06)
modifiant le règlement (CE) n° 396/2005 du Parlement européen et du Conseil par l’établissement d’une
annexe I énumérant les denrées alimentaires et aliments pour animaux dont la teneur en résidus de
pesticides est soumise à des limites maximales (JOUE n° L 29 du 02/02/06)
Règlement (CE) n° 149/2008 de la Commission du 29 janvier 2008 modifié modifiant le règlement (CE)
n° 396/2005 du Parlement européen et du Conseil pour y ajouter les annexes II, III et IV fixant les limites
maximales applicables aux résidus des produits figurant à son annexe I (JOUE n° L 58 du 01/03/08)
Règlement (CE) n° 260/2008 de la Commission du 18 mars 2008 modifiant le règlement (CE) n°
396/2005 du Parlement européen et du Conseil par l’établissement d’une annexe VII répertoriant les
combinaisons substance active/produit couvertes par une dérogation applicable aux traitements par
fumigation postérieurs à la récolte (JOUE n° L 76 du 19/03/08)
Règlement (CE) n° 839/2008 de la Commission du 31 juillet 2008 modifiant le règlement (CE) n°
395/2005 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne ses annexes II, III et IV relatives aux
limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans ou sur certains produits (JOUE n° L
234 du 30/08/2008)
Règlement (CE) n° 822/2009 de la Commission du 27 août 2009 modifiant les annexes II, III et IV du
règlement (CE) n° 396/2005 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les limites
maximales applicables aux résidus d’azoxystrobine, d’atrazine, de chlorméquat, de cyprodinil, de
dithiocarbamates, de fludioxonil, de fluroxypyr, d’indoxacarbe, de mandipropamide, de triiodure de
potassium, de spirotétramate, de tétraconazole et de thirame présents dans ou sur certains produits (JOUE
n° 239 du 10/09/09)
Règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 concernant la
mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/CE et
91/414/CEE du Conseil. Il prendra effet le 14 juin 2011 (JOUE n° L 309 du 24/11/09)
Directive 2009/128/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 octobre 2009 instaurant un cadre
d’action communautaire pour parvenir à une utilisation des pesticides compatible avec le développement
durable
Arrêté du 4 août 1986 modifié relatif aux conditions générales d'emploi de certains fumigants en
agriculture et dispositions particulières visant le bromure de méthyle, le phosphure d'hydrogène et l'acide
cyanhydrique (JO du 22/08/86)
Loi n° 92-533 du 17 juin 1992 relative à la distribution et à l'application par des prestataires de services
de produits antiparasitaires à usage agricole et des produits assimilés (JO du 17/06/92) (codifiée dans le
code rural, articles L. 254-1 et suivants)
Arrêté du 12 décembre 2002 pris pour l’application du code de la consommation et fixant les méthodes de
prélèvement d’échantillons pour le contrôle officiel des résidus de pesticides sur et dans les produits
d’origine végétale (JO du 20/12/02)
Décret n° 2009-123 du 3 février 2009 portant application du code de la consommation en ce qui concerne
les limites maximales applicables aux résidus de pesticides présents dans ou sur les denrées alimentaires
et les aliments pour animaux, d'origine végétale et animale (JORF n° 30 du 5 février 2009)
Loi 2009-967 du 3 août 2009 de programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de
l’environnement (1) (JORF n° 179 du 5 août 2009)
Arrêté du 27 mai 1957 modifié fixant les caractéristiques des semoules de blé dur et des pâtes
alimentaires (JO du 30/05/57)
Réglementation et taxation des céréales, oléagineux et produits de la meunerie (BOD n° 5881 du
13/04/94)
Céréales - Transport et détention des farines (BOD n° 6153 du 13/01/97)
NF ISO 11051 (V 03-725) de janvier 1995 "Blé dur (Triticum durum Desf.) - Spécifications"
NF ISO 15793 (V03-721) de février 2001 "Semoules de blé dur - Détermination du taux d'affleurement"
NF ISO 11050 (V 03-718) de juin 1994 "Farines de blé tendre et semoules de blé dur - Détermination des
impuretés d'origine animale"
CEREALES
AOAC 1990, 93 550, 97 225 "Toutes denrées alimentaires" - Références de méthodes de dosage pour le
plomb
AOAC 1990, 973/34 "Toutes denrées alimentaires" - Références de méthodes de dosage pour le cadmium
QUALITE-HYGIENE
MICROBIOLOGIE ALIMENTAIRE
NF ISO 7698 (V 03-763) d'août 1991 "Céréales, légumineuses et produits dérivés - Dénombrement des
bactéries, levures et moisissures"
NF V 18-112 d'août 1991 "Aliments des animaux - Détermination de la teneur en ergostérol"
NF V 08-059 de novembre 2002 "Dénombrement des levures et moisissures par comptage des colonies à
25° C - Méthode de routine"
NF ISO 21527-2 de novembre 2008 « Méthode horizontale pour le dénombrement des levures et
moisissures - Partie 2 : technique par comptage des colonies dans les produits à activité d'eau inférieure
ou égale à 0,95 »
SALMONELLA
NF EN ISO 6579 (V 08-013) de décembre 2002 "Méthode horizontale pour la recherche des Salmonella
spp."
BACILLUS CEREUS
NF EN ISO 7932 (V 08-023) de juillet 2005 "Microbiologie des aliments - Méthode horizontale pour le
dénombrement de Bacillus cereus présomptifs - Technique par comptage des colonies à 30° C"
NF EN ISO 21871 (V 08-063) de juillet 2006 "Microbiologie des aliments - Méthode horizontale pour le
dénombrement de Bacillus cereus présumés en petit nombre - Technique du nombre le plus probable et
méthode de recherche"
TRACABILITE
NF EN ISO 22005 (V 01-012) d'octobre 2007 "Traçabilité de la chaîne alimentaire - Principes généraux
et exigences fondamentales s’appliquant à la conception du système et à sa mise en oeuvre"
Sont référencés ci-dessous les plans de surveillance officiels et ceux de la filière céréalière les plus
récents.
DIOXINES ET PCB
METAUX LOURDS
MYCOTOXINES
DGAL: Plan de surveillance relatif aux mycotoxines dans des céréales en silos et dans le maïs du réseau
biovigilance - Année 2006
DGCCRF : Recherche de mycotoxines dans les produits céréaliers intermédiaires (farines, semoules) -
2ème semestre 2005
IRTAC : Plan de surveillance sanitaire des céréales - Juillet 2009.
FranceAgriMer - ARVALIS - « Maîtriser la qualité sanitaire des blés - Récolte 2009 » - Enquêtes -
Teneurs en toxines de Fusarium réglementées
RADIONUCLEIDES
DGAL: Plan de contrôle national des résidus de pesticides dans les productions végétales - Année 2006
DGCCRF : Surveillance et contrôle des résidus de pesticides dans les produits d’origine végétale -
Résultats des enquêtes 2007 et 2008.
IRTAC : Plan de surveillance sanitaire des céréales - Juillet 2009.
ACTA/ACTIA
"Guide pratique pour l’agriculture et l’industrie alimentaire - Traçabilité" - 2007 - 2ème édition
Index phytosanitaire - 2010
AFSSA*
Rapport alimentation animale et sécurité sanitaire : "Alimentation animale et sécurité sanitaire des
aliments" - Juillet 2000
Rapport dioxines : " Dioxines, furanes et PCB de type dioxines : évaluation de l’exposition de la
population française " - Novembre 2005
Rapport mycotoxines : "Evaluation des risques liés à la présence des mycotoxines dans les chaînes
alimentaires humaine et animale" - Mars 2009
"Lignes directrices pour l’évaluation des Guides de bonnes pratiques d’hygiène et d’application des
principes HACCP nationaux" - Juin 2007
Appui scientifique et technique relatif à la contamination de céréales destinées à l’alimentation humaine
par de l’ergot - Saisine n° 2008-SA-0047 du 3 avril 2008
Associazione Industriali Mugnai E Pastai d’Italia (ITALMOPA)
Principi genrali di igiene e sistema HACCP - L’applicazionz nell’industria molitoria - Novembre 2006
Manuale di correctta prassi igienica per l’industria molitoria - 1999
ANPP*
"Protection des denrées alimentaires entreposées contre les déprédateurs d'origine animale" - ANIA* -
Mars 1990
"Cahier des charges type des prestations destinées à protéger les locaux agroalimentaires contre les
ravageurs (rongeurs, insectes et assimilés)" - 1990
ANIA*
"Prévention et détection des corps étrangers - Guide de bonnes pratiques" - Juin 2002
"Recommandations en terme de bonnes pratiques d’archivage des documents relatifs à la sécurité
alimentaire" - Juin 2005
"Recommandation de l’ANIA sur l’exercice de la responsabilité des entreprises" - Novembre 2005
"Guide des bonnes pratiques pour la réduction des présences fortuites d’allergènes majeurs" - Août 2005
"Bonnes pratiques des laboratoires reconnus d’entreprises agro alimentaires" - Mars 2007
ANIA* - CLIFE*
Déclaration de conformité à la réglementation relative aux matériaux et objets au contact des denrées
alimentaires - Septembre 2009
ANIA* - APLICA* - FNTR*
Protocole relatif à la propreté intérieur des citernes pour le transport des denrées alimentaires d’origine
animale, végétale ou minérale, destinées à la consommation humaine, en vrac, liquide ou pulvérulents -
Juin 1996, mis à jour le 30 juin 2010
ANMF (Association Nationale de la Meunerie Française)
Guide des bonnes pratiques hygiéniques « Meunerie »
Edition des Journaux Officiels Brochure N° 5921 - Juin 2001
"The advantages of mixing deltamethrin and organo-phosphorous insecticides for the protection of stored
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In : F. Fleurat-Lessard, P. Ducom (Eds.) - Proceedings 5th International Working Conference on Stored
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Ch. DUNOYER
"Principes de microbiologie en industries céréalières"
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In : I. Lorini et al. (Eds.) - Proceedings 9th International Working Conference on Stored Product
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Casarett and Doul’s Toxicology - The basic science of poisons - 6th edition - MacGraw Hills Press – 2001
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"Dioxines dans l’environnement - Quels risques pour la santé ?" - Les Editions INSERM – 2000
INTERCEREALES
Guide interprofessionnel de gestion des mycotoxines dans la filière céréalière - Edition 2009
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"Bilan de l’état radiologique de l’environnement français en 2004 - Synthèse des résultats des réseaux de
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J-L. MULTON, Coordonnateur
"Conservation et stockage des grains et graines et produits dérivés" - Volumes 1 et 2
Technique et Documentation - Lavoisier - 1982
S. NORTON
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Casarett and Doul’s Toxicology - The basic science of poisons - 6th edition - MacGraw Hills Press – 2001
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Sont référencés dans cette rubrique les sites faisant partie de l’environnement de l’activité de la
semoulerie de blé dur.
ADMINISTRATION FRANÇAISE
AFSSA*
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Bulletins officiels du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche
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Avis et position du CNA*
http://agriculture.gouv.fr/sections/ministere/conseils-comites/conseil-national
DGAL*
http://agriculture.gouv.fr/sections/thématiques/alimentation
DGCCRF* - Partie consacrée à la Sécurité des produits alimentaires
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INVS (Institut de Veille Sanitaire)
http://www.invs.sante.fr
Ministère de l’Agriculture et de la pêche
http://agriculture.gouv.fr
Ministère de l’Agriculture et de la pêche – Sous direction de la qualité et de la protection des
végétaux
http://pv.agriculture.gouv.fr/srpv.htm
Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire –
Inspection des installations classées
http://installationsclassees.ecologie.gouv.fr/
Ministère des finances
http://www.minefi.gouv.fr
Ministère de la santé
http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr
Ministère du travail
http://www.travail.gouv.fr
ADMINISTRATION INTERNATIONALE
ALIMENTATION ANIMALE
JOURNAUX OFFICIELS
http://www.journal-officiel.gouv.fr
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MICROBIOLOGIE
BERGEYS
http://www.bergeys.org/
MYCOTOXINES
NORMALISATION
AFNOR*
http://www.afnor.fr
http://www.afnor.org/agro (portail de l’AFNOR consacré à l’agroalimentaire et à la norme ISO 22000)
Codex Alimentarius
http://www.codexalimentarius.net
Comité Européen de Normalisation (CEN)
http://www.cen.eu/cenorm/homepage.htm
Organisation internationale de normalisation (ISO)
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http://ecb.jrc.it/biocides/
EU Pesticides Database
http://ec.europa.eu/sanco_pesticides/public/index.cfm/
Le catalogue des produits phytopharmaceutiques et de leurs usages des matières fertilisantes et des
supports de culture homologués en France
http://e-phy.agriculture.gouv.fr/
Observatoire des résidus de pesticides
http://www.observatoire-pesticides.gouv.fr
Quick FDS (accès aux fiches de données de sécurité)
http://www.quickfds.com
http://www.uipp.org
SECURITE SANITAIRE
http://www.ipfsaph.org/En/default.jsp
Sécurité sanitaire des aliments français
http://www.securitesanitairedesaliments.agriculture.gouv.fr/
La sécurité sanitaire des eaux est encadrée depuis la ressource (cours d'eau et eaux souterraines) jusqu'au
robinet du consommateur ou de l’utilisateur industriel. Elle fait l'objet d'une réglementation harmonisée au
niveau européen, elle-même basée sur les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé, et
transposée au niveau national. L’eau destinée à la consommation humaine, soit directe, soit indirecte (eau de
processus alimentaire, eau de nettoyage de surfaces au contact des denrées alimentaires, etc.) est produite à
partir d’eaux de surface et d’eaux souterraines.
Selon l’AFSSA, chaque jour, en France, 30 000 captages et 15 300 stations de traitement produisent
18,5 millions de m3 d'eau potable. L'eau destinée à la consommation humaine est traitée afin de respecter
une soixantaine de paramètres fixés par la réglementation communautaire et nationale. Les traitements
effectués sont adaptés à la qualité de la ressource et visent à éliminer les éventuels micro-organismes
(bactéries, virus, parasites), les polluants et les excès de sels minéraux.
Les acteurs en matière d'eau destinée à la consommation humaine sont au nombre de trois. Tout d’abord
il s’agit de la personne responsable de toute la partie exploitation de la ressource, traitement et distribution de
l’eau : soit la PRPDE, pour « personne responsable de la production, de la distribution ou du
conditionnement d’eau ». Il peut s’agir d’un industriel de la semoulerie de blé dur qui utiliserait une
ressource d’eau en propre. Ensuite, il s’agit du Préfet, qui s’assure que la santé des consommateurs n’est pas
mise en péril par les pratiques de la PRPDE, au travers du contrôle sanitaire. Enfin, tout propriétaire d’un
bâtiment raccordé au réseau public d’adduction d’eau est responsable de la portion de réseau qui lui
appartient. Il assume la responsabilité des éventuels traitements ou des éventuelles dégradations de la qualité
de l’eau, qui surviennent au niveau de la partie privative des installations de distribution. Ainsi le
responsable d’une semoulerie de blé dur utilisant les services d’un réseau d’adduction public reste
responsable de la portion de réseau qui dessert les différents bâtiments du site industriel.
Il conviendra donc de distinguer le cas des sites industriels reliés au réseau public de distribution de ceux
alimentés en eau depuis un captage sur le milieu naturel.
Dans le premier cas, il convient de respecter les éléments décrits dans l’annexe du règlement (CE)
n°852/2004 du 29 avril 2004 en matière d’eau. Il convient également de s’assurer que l’eau ne subit pas de
dégradations au cours de sa distribution au sein du réseau privatif du site industriel. Les mesures de maîtrise
à prendre peuvent consister à séparer les réseaux d’eaux destinées à une utilisation alimentaire des réseaux
d’eaux destinés à des usages techniques (incendies, chaudières si la vapeur d’eau n’est pas mise au contact
des denrées alimentaires, etc.). Elles peuvent consister également à réaliser des prélèvements au niveau des
points de mise en consommation pour s’assurer de la conformité des eaux effectivement utilisées.
Dans le second cas, l’industriel est alors considéré comme personne responsable de la production, de la
distribution ou du conditionnement d’eau. Il convient de se conformer à la réglementation applicable
(autorisation préalable, mise en conformité des équipements et installations, intégration dans le contrôle
sanitaire). En particulier il convient de se conformer aux dispositions de l’arrêté du 11 janvier 2007 relatif au
programme de prélèvements et d’analyse du contrôle sanitaire pour les eaux utilisées dans une entreprise
alimentaire ne provenant pas d’une distribution publique, NOR : SANP0720203A, JO 17 février.
Dans le cadre du contrôle sanitaire précité, en complément de la surveillance exercée par les PRPDE
précités, des laboratoires agréés par le ministère de la Santé réalisent annuellement plus de 310 000
prélèvements et mesurent près de 800 paramètres ce qui fournit plus de 8 millions de résultats d'analyses. Les
données correspondantes sont disponibles sur le site internet www.eaupotable.sante.gouv.fr.
Il appartient à chaque utilisateur du guide de déterminer dans quel cas de figure il se trouve et de
respecter les obligations correspondantes.
En synthèse, les exploitants du secteur alimentaire sont tenus, en application du règlement (CE)
n°852/2004, annexe II, chapitre VII, d’utiliser de l’eau potable, sauf cas très particuliers (introduction des
Les dispositions communautaires relatives à l’eau destinée à la consommation sont déclinées en droit
français par :
les articles L. 1321-1 à L .1321-10 et R. 1321-1 à R. 1321-63 du Code de la Santé Publique (CSP) ;
des arrêtés spécifiques, notamment l’arrêté du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de
qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine […], l’arrêté modifié du 11
janvier 2007 relatif au programme de prélèvements et d’analyses du contrôle sanitaire pour les eaux
fournies par un réseau de distribution […], l’arrêté du 11 janvier 2007 relatif au programme de
prélèvements et d’analyses du contrôle sanitaire pour les eaux utilisées dans une entreprise
alimentaire ne provenant pas d’une distribution publique […], l’arrêté du 20 juin 2007 relatif à la
constitution du dossier de la demande d’autorisation d’utilisation d’eau destinée à la consommation
humaine […] ;
Ces dispositions couvrent tant le cas où les exploitants sont raccordés à un réseau public de distribution
d’eau, que celui où ils sont raccordés à une ressource privée. Des dispositions générales sont communes aux
deux cas, d’autres sont spécifiques.
1997/1999 2006/2010
1. INDUSTRIELS GRANDE SEMOULERIE DE L'OUEST / GRANDS GRANDE SEMOULERIE DE L'OUEST /
MOULINS DE PARIS (16 - Gond-Pontouvre) NUTRIXO (16 - Gond-Pontouvre)
GRANDS MOULINS MAUREL (13 - Marseille) GRANDS MOULINS MAUREL / PANZANI (13 -
Marseille)
- Jean-Michel DUMONT : Responsable production GRANDE MINOTERIE DE LA MEDITERRANEE
/ NUTRIXO
- Nathalie FABVIER : Responsable Qualité
- Nathalie AMARA : Responsable Qualité
MOULINS DE SAVOIE / GROUPE CHIRON (73 - MOULINS DE SAVOIE / ALPINA SAVOIE (73 -
Chambéry) Chambéry)