0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
219 vues105 pages

Introduction aux capteurs et instrumentation

Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
219 vues105 pages

Introduction aux capteurs et instrumentation

Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Techniques industrielles

Bruno Caillier / Juslan Lo


Objectifs de la séance

Présentation de l'instrumentation 1
Omniprésence des capteurs
Vocabulaire capteur
Famille de capteurs
Capteur actif/passif

Caractéristiques fondamentales

2
Qu'est l'instrumentation ?

Mesure (métrologie) :

Caractéristiques du dispositif :

Conditionnement :

Traitement de la variable électrique :

Transmission :

Acquisition pour le traitement numérique ou le stockage des informations :

Interfaçage et exploitation :

Contrôle et commande :

3
Contexte industriel
Usine de remplissage de Yaourts

4
Contexte « environnemental » ?
Système contrôle de pollution et de consommation

5
Contexte « santé » ?
Suivi d’un patient à distance ?

6
Importance des capteurs

Le capteur est donc un organe de saisie d'informations,


c'est le premier maillon de toute chaîne de mesure,
acquisition de données, de tout système
d'asservissement, régulation, de tout dispositif de
contrôle, surveillance, sécurité.

Qu’es-a-quo ?

7
Définition
Le mesurande : grandeur physique objet de la mesure.

Capteur : Organe chargé de prélever une grandeur physique à mesurer et


de la transformer en une grandeur exploitable.

Capteur électrique : Dispositif qui soumis à l'action d'un mesurande non


électrique présente une caractéristique électrique

Grandeur physique d’entrée Grandeur électrique de sortie


Le mesurande g ou excitation La réponse s

Capteur

8
Famille de capteurs
Fin de courses
Capteurs logiques S=0 ou 1
capteurs de niveau,
etc..

Signal fréquentiel S=n


Pluviomètre à
Capteurs numériques avec n=k.G auget basculant
G grandeur mesurés

Capteurs digitaux S= code en base 2 codeurs optiques

Capteurs analogiques
Il existe une relation mathématique entre
Capteurs physiques la grandeur d'entrée G et le signal de
sortie
Capteurs chimiques S= f(G)

9
Capteurs analogiques
Grandeur
d’influence, θi

Grandeur physique Grandeur électrique de


d’entrée sortie
Le mesurande g ou CAPTEUR
La réponse s ou x
excitation
s

s=f(g, θ1, θ2,θ3...)

10
Capteurs analogiques
Réponse « s » d’un capteur en fonction du mesurande « g »
paramètres d’influence θi fixés. 

s Courbe d’étalonnage f :


• Donner la relation entre le s= f(g)
mesurande et la sortie du
capteur.
• Information essentielle pour
exploiter s pour remonter à g. Sensibilité du capteur
• Sous forme graphique ou • C’est la tangente de f :
expression analytique. S = ds/dg = Δs/Δg
• Traduit la capacité du capteur de
répondre face à une variation de g.
• Plus S est élevée, plus le capteur est
sensible

Obtention de la courbe d’étalonnage f :


• Données de constructeurs au travers du document technique
• Une série de mesure préalable reliant une série de g de référence
(connus).
11
Capteurs analogiques

● Les capteurs est un élément qui exploite la variation d’une


grandeur physique s mesurable dépendant du mesurande
recherché g.
s=s(g)
● Souvent, s dépend aussi d’autres paramètres d’influence :
s=s(g, θi)
● A limiter les variations liées à θi
● A quantifier les incertitudes liées à θi

12
Capteurs analogiques
Capteurs physiques Capteurs chimiques

Il existe une relation permanente Réaction physico-chimique


entre la grandeur mesurée et le surface d'échange
signal de sortie du capteur saturation
reconditionnement

Capteurs optiques
Capteurs de déformation (force,
Capteurs de gaz
pression, etc..)
Capteurs d'humidité
Capteurs de température
Capteurs ioniques
Capteurs magnétiques
Capteurs biochimiques
Capteurs accoustiques
Rayonnements nucléaires
Débit volumique ou massique

13
Le corps d'épreuve
Le corps d'épreuve est le dispositif qui, soumis au mesurande
étudié, en assure une première traduction en une autre grandeur
physique non-électrique, le mesurande secondaire.

mesurande mesurande Signal


Corps d'épreuve Capteur
primaire secondaire électrique

Capteur composite

Exemple : Mesurer une force ?


● exploitation du phénomène de piezo-résistivité d’un matériau

14
Exemple de corps d'épreuve
L

Barre Barre de longueur L, section A, module de Young Y


jauge

L + ΔL

L 1 F
Barre Traction F = .
jauge L Y A

équation du capteur R L
=K .
R L
K étant le facteur de Jauge
15
Exemple de corps d'épreuve

ΔR K F
Relation entre traction et variation = .
R Y A

F ΔL ΔR
mesurande mesurande Signal
Corps d'épreuve Capteur
primaire secondaire électrique

Capteur composite

étalonnage globale corps d'épreuve-capteur


• Trouver ΔR = f(F) revient à trouver le coefficient α :
K .R
α= , Δ R=α F
Y .A
• Cas particulier d’un capteur linéaire : on aime bien.
16
Le conditionnement
● Difficultés des mesures exploitables :
– Un capteur exploite un phénomène physique tel que la sortie du capteur est dépendant des
paramètres multiples (facteurs influents) en dehors du mesurande g :
s = s(g, θ1, θ2, θ2,…)
– Très faible variation de g donc de s.
– Environnement avec θi, très dominant.
● présence d’un champ électromagnétique intense – perturbation CEM
– l’allumage de bougies (> 10 kV) dans un moteur pour les capteurs (O2, positon, vitesse,
température)
● Environnement à fort taux de vibration ou d’humidité
– forage offshore

● Définition :
– Étage de conditionnement du signal : La partie électronique analogique qui traite le signal de
sortie des capteurs et qui est souvent placé à proximité des capteurs. L’objectif de cet étage
est pour obtenir un signal exploitable :
● Une tension suffisamment élevée (amplification)
● Dépourvu des variations non liée à celles du mesurande – filtrage.

17
Le conditionnement
Le module électronique de conditionnement peut avoir les fonctions
suivantes:

• Alimentation électrique du capteur ( si elle est nécessaire ).


• Mise en forme et amplification du signal de sortie.
• Filtrage, correction, traitement du signal.
• Conversion du signal ( analogique / numérique / tension / fréquence ... ).
• Mise à niveau du signal de sortie pour sa transmission à distance.

18
Le conditionnement
● Chaîne d’acquisition et de conditionnement
dans sa globalité :
– Conditionnement du signal :
● S’assurer que la variation de s est bien liée à la
variation de g.
– Filtre analogique :
● Filtrer/éliminer les variations non voulues pour
assurer un rapport signal sur bruit suffisant
– Échantillonnage et maintien
● Prélever et maintenir une valeur de signal
pendant la phase de conversion pour le
traitement numérique ultérieur.

19
Le boîtier de conditionnement

C’est un élément mécanique de protection, de maintien et


de fixation du capteur.

Rôle de protection et de transport :


• Contraintes thermiques
• Contraintes d’humidité
• Accès à l’alimentation éventuelle
• Agencement des différentes éléments de la chaîne
d’acquisition pour assurer la compatibilité
électromagnétique.

20
Capteurs intégrés
Un capteur intégré est un composant réalisé par Microélectronique et
qui regroupe sur un substrat de silicium commun le capteur, le corps
d'épreuve et l'électronique de conditionnement du signal

Liaisons
alimentation
mesurande Corps d'épreuve électronique
Capteur
(éventuel) associée
et signal

Substrat de Si

23
Capteurs intégrés
Capteur numérique
humidité / température
Intégrés et calibrés, les
capteurs SHT11 fournissent
un signal numérique
entièrement étalonné pour
l'humidité relative (précision
+/- 3,5%, +/- 2% sur
demande) et pour la
température (précision +/-
0,5°C à 20°C). Grâce à une
interface numérique 2 fils, ils
peuvent être raccordés
directement à des systèmes
de microprocesseurs.

Leur plage d'utilisation va de -40°C à 120°C.


24
Capteurs actifs et passifs

Il est possible de séparer les capteurs en deux catégories :

Capteurs actifs et passifs

25
Capteurs actifs
Les capteurs actifs sont caractérisés par le fait qu'ils assurent une
conversion d'énergie propre du mesurande en énergie électrique.

Au mesurande est associé une tension ou un courant.


D'un point de vue « modèle électrique », c'est un générateur.

A chaque conversion, correspond un principe physique.

Effet thermoélectrique
Effet pyroélectrique
Effet piézoélectrique
Effet d'induction électromagnétique
Effets photoélectriques :
Effet photoémissif
Effet photovoltaïque
Effet photoélectromagnétique
Effet Hall

26
Capteurs actifs
Exemple :

Effet photoémissif

u Φ

27
Capteurs passifs

Les capteurs passifs sont vus d'un point de vue « modèle électrique »
comme une impédance.

L'impédance du capteur est sensible au mesurande.

Le circuit électrique, nécessairement associé à un capteur passif,


constitue son conditionneur.

28
Capteurs passifs

Exemples :
-thermistance (variation de la résistance en fonction de la température);
-jauge de déformation (variation de la résistance en fonction de la déformation);

29
Capteurs passifs
Capteur de température à résistance métallique
U
Loi d’ohm:
R U=RI
I

La résistance d’un conducteur dépend de sa l


section, de sa longueur et de sa température: R = T  .
S
U
R
Pour I
constant

T T

En mesurant U, il est donc possible de remonter à la température


30
Capteurs passifs - conditionnement
● Objectif
– Obtenir un signal exploitable : un signal de tension.
● Exemple 1 : par montage potentiométrique (pont de diviseur
de tension)
● Avantages :
– Mise en œuvre simple
– ΔVm linéaire en fonction de ΔRC .
● Inconvénients :
RC – Existence de tension de repos
V m =E – Sensibilité de Vm par rapport à E
R+ RC
– Faiblke variation de Vm pour ΔRC donné
Δ RC
Δ V m≈E
4 RC
31
Capteurs passifs - conditionnement

● Exemple 2 : montage en pont de Wheatstone

● Avantages :
– Niveau de tension directement
liée à ΔR/R et ce de manière
linéaire.
– Flexibilité :
● Quart de pont : 1 résistance
correspond à celui du capteur
● Demi-pont : 2
Pont complet.
E Δ R1 Δ R2 Δ R3 Δ R4

V s= ( − + − )
4 R1 R2 R3 R4
32
Capteurs passifs - conditionnement

● Exemple 3 : Linéarisation et amplification par AOP

● Avantages :
– Niveau de tension directement
liée à la variation relative ΔR/R et
ce de manière linéaire.
– Impédance de sortie nulle de
l’AOP : permet de dissocier le
circuit en aval.

−E Δ R −E
V s= ( )= α
2 R 2

33
Caractéristiques statiques et de
fonctionnement
● Étendue de mesure
● Résolution
● Sensibilité
● Précision ou exactitude
● Justesse
● Fidélité
● Hystérésis
● Finesse
● Rapidité

34
Caractéristique d'entrée-sortie d'un
capteur
Elle donne la relation d'évolution de la grandeur de sortie en
fonction de la grandeur d'entrée.
Elle est donnée classiquement par une courbe en régime
permanent.
Elle ne donne pas d'informations sur les caractéristiques
transitoires du capteur.

Courbe d'etalonnage
Signal

Grandeur

35
zero
Étendue de la mesure
Signal
Étendue de mesure

Courbe
d’étalonnage

zero

Grandeur
Portée Portée
mini maxi
Erreur < Erreur maximale tolérée
36
garantie constructeur
Limites d'utilisation d'un capteur
d'influence
grandeur
Destruction du capteur

Domaine de non destruction:

Domaine de non détérioration:


80°C

Domaine nominal
d'emploi:
20°C

étendue de mesure grandeur à


mesurer

37
Limites d'utilisation du capteur
Domaine nominal d'emploi:

Conditions normales d'utilisation, souvent la même


plage que l'étendue de mesure (E.M.)

Domaine de non détérioration:


Modification des caractéristiques métrologiques,
l'altération réversible

Domaine de non destruction:


Modification irréversible des caractéristiques
métrologiques.
Le capteur nécessite un nouvel étalonnage.

38
Résolution

Elle correspond à la plus petite variation du mesurande que le


capteur est susceptible de déceler.

39
Sensibilité

Elle détermine l'évolution de la grandeur de sortie en fonction de la


grandeur d'entrée en un point donné.
C'est la pente de la tangente à la courbe issue de la caractéristique
du capteur.

d ( Grandeur de sortie)
Sensibilité =
d ( mesurande)

Dans le cas d'un capteur linéaire, la sensibilité du capteur est


constante

40
Linéarité

Zone dans laquelle la sensibilité du capteur est indépendante


de la valeur du mesurande.

41
Finesse

C'est la qualité d'un capteur à ne pas venir modifier par sa présence


la grandeur à mesurer. Cela permet d'évaluer l'influence du capteur
sur la mesure.

Par exemple, dans le cas d'une mesure thermique, on cherchera


un capteur à faible capacité calorifique vis à vis des grandeurs
l'environnant.

Finesse et sensibilité sont en général antagonistes. Il peut y avoir un


compromis à faire.

42
Fidélité
Elle définie la qualité d'un capteur à délivrer une mesure répétitive sans
erreurs.
L'erreur de fidélité correspond à l'écart type obtenu sur une série de
mesures correspondant à un mesurande constant.

moyenne écart type (dispersion des résultats


autour de la moyenne)
n

∑m i

n

i ∑ m i −〈m 〉  2

〈m 〉=m = =
i
n n −1

43
Justesse

C'est l'aptitude d'un capteur à délivrer une réponse proche de la


valeur vraie et ceci indépendamment de la notion de fidélité.
Elle est liée à la valeur moyenne obtenue sur un grand nombre de
mesures par rapport à la valeur réelle.

44
Précision ou exactitude

Elle définie l'écart en % que l'on peut obtenir entre


la valeur réelle et la valeur obtenue en sortie du
capteur.
Ainsi un capteur exact aura à la fois une bonne
fidélité et une bonne justesse.

45
Fidélité, justesse, précision

Justesse

Fidélité
Précision exactitude

46
Hystérésis ou réversibilité

La réversibilité caractérise l'aptitude du capteur à fournir la


même indication lorsqu'on atteint une même valeur de la
grandeur soit par variation croissante ou décroissante.

47
Reproductibilité et répétabilité

Répétabilité Reproductibilité

même méthode même méthode


même échantillon même échantillon
même laboratoire laboratoire différent
même opérateur opérateur différent
même équipement équipement différent
même..

48
Rapidité

La rapidité concerne le régime dynamique.


Suivant le type de capteur on pourra le caractériser de 3 manières
différentes :
● en exprimant la bande passante du capteur, à -3db en général
● en indiquant la fréquence de résonance du capteur
● Temps de réponse (à x%) à un échelon de mesurande

49
Techniques industrielles
Bruno Caillier / Juslan Lo / Sylvie Laffont

Capteurs
– Principe physique
– Mise en œuvre

51
1. Ponmozhi, J., C. Frias, T. Marques and O. Frazão. (2012),
Smart sensors/actuators for biomedical applications: Review,
Measurement 45 1675–1688.;
DOI:10.1016/[Link].2012.02.006

Exploitation de plasmon de surface (SPR)

52
(1) 5,10,15,20-tetraphenyl-21H,23H-porphine; (2) 5,10,15,20-
tetraphenyl-21H,23H-porphine manganese (III) chloride; (3)
2,3,7,8,12,13,17,18-octaethyl-21H,23H-porphine manganese
(III) chloride; (4) 5,10,15,20-tetrakis (4-methoxyphenyl)-
21H,23H-porphine iron (III) chloride; (5) 5,10,15,20-
tetraphenyl-21H,23H-porphine iron (III) chloride; (6)
5,10,15,20-tetraphenyl-21H,23H-porphine copper (II); (7)
5,10,15,20-tetrakis(pentafluorophenyl)-21H,23H-porphyrin
iron (III) chloride; (8) 5,10,15,20-tetrakis (4-methoxyhenyl)-
21H,23H-porphine cobalt (II); (9) 5,10,15,20-tetraphenyl-21H,
23H-porphine zinc, synthetic, low chlorine; (10) bromocresol
green; (11) bromocresol purple; (12) neutral red.

1. Chen, Q., H. Li, Q. Ouyang and J. Zhao. (2014), Identification of spoilage bacteria using a simple colorimetric sensor array, Sensors and Actuators B: Chemical 205 1–
8.; DOI:10.1016/[Link].2014.08.025
53
1. Chen, Q., H. Li, Q. Ouyang and J. Zhao. (2014), Identification of spoilage bacteria using a simple colorimetric sensor array, Sensors and Actuators B: Chemical 205 1–
8.; DOI:10.1016/[Link].2014.08.025
54
Techniques industrielles
Bruno Caillier / Juslan Lo / Sylvie Laffont
1. Les différentes unités de
température
La température est une grandeur intensive, qui peut être
mesurée de deux façons différentes :
À l'échelle atomique, elle est liée à l'énergie cinétique
moyenne des constituants de la matière ;
Au niveau macroscopique, certaines propriétés des corps
dépendant de la température (volume massique, résistivité
électrique, etc...) peuvent être choisies pour construire des
échelles de température.

56
1.1 Les échelles de température

La plus ancienne est l'échelle centésimale (1742),


attribuant arbitrairement les valeurs 0 et 100° degrés
à la glace fondante et à l'eau bouillante, sous la
pression atmosphérique normale.
La température ainsi définie dépendant du
phénomène choisi (la dilatation d'un fluide) pour
constituer le thermomètre étalon, on utilise de
préférence l'échelle Celsius, définie à partir de
l'échelle Kelvin par :

T ° C =T  K −273.15

57
2. Thermomètres à dilatation
le volume d'un corps augmente en général, lorsque sa
température s'élève (sans qu'il y ait de changement d'état
physique).
La dilatation étant réversible, elle fournit un mode pratique
de repérage des températures. Ce phénomène se retrouve
de façon analogue, mais avec une ampleur différente pour
les liquides, les gaz et les solides.

En fonction de la température à
mesurer, il y a lieu de choisir le
matériau constituant l'enveloppe du
thermomètre :
Verre d'Iena jusqu'à 450 °C ;
Verre Supremax jusqu'à 630 °C ;
Silice pure fondue jusqu'à 1 000 °C

58
Thermomètres à dilatation de gaz
L'équation d'un gaz parfait est : PV = nRT, avec :
•n : Nombre de moles ;
•R = 8,31 [Link]-1.K-1 ;
•T : Température en K ;
•P : Pression en Pa.
P={RT}/{V}, avec le rapport {R}/{V} constant.

59
Thermomètres à tension de vapeur
On appelle tension de vapeur d'un liquide, la pression sous laquelle ce
liquide est en équilibre thermodynamique avec sa phase vapeur.
La tension de vapeur n'est fonction que de la température d'un liquide
donnée.
À une température correspond pour le liquide choisie une pression de
vapeur fixe.

La mesure de la tension de vapeur d'un liquide permet donc de


connaître sa température. La mesure thermométrique se fait par
l'intermédiaire d'une mesure de pression
60
Les thermomètres à tension de vapeur sont très sensibles. Mais la graduation n'est pas
linéaire, comme le montre la courbe de tension de vapeur précédente. La réalisation la
plus simple est le thermomètre à simple remplissage

61
La position de la sonde par rapport au capteur de pression influence sur la mesure.
L'ordre de grandeur de la classe de précision est 1 % .

62
Thermomètres à dilatation de solide
Lorsqu'une tige métallique est portée à la température θ sa longueur varie. La
relation entre sa longueur L et θ est :
L= L 0 1 .
avec :
L la longueur de la tige à la température θ ;
Lo la longueur de la tige à 0 °C ;
θ la température en °C ;
α le coefficient de dilatation linéaire du métal.

La dilatation linéaire du métal peut servir de grandeur thermométrique.

Quelques valeurs de α :
9 * 10-6 pour le platine ;
30 * 10-6 pour le Zinc ;
0,5 * 10-6 pour l'Invar.

63
Bilame
Une bilame thermique est constituée de deux bandes d'alliage dont les
coefficients de dilatation sont très différents, soudées à plat sur toute leur
surface (fig. bilame).
Lorsqu'une telle bande est soumise à une variation de température, les
dilatations différentes des deux faces provoquent des tensions, il en résulte une
incurvation de l'ensemble.

La soudure des deux constituants doit être suffisamment intime pour que la
zone de jonction soit mécaniquement aussi résistante que chacune des deux
lames.

64
Pyromètre linéaire
La sonde est formée d'une gaine de silice dans laquelle est
placé un barreau métallique dilatable. Une tige en élinvar
(Ferronickel dérivé de l'invar auquel on a ajouté du chrome
pour assurer un module d'élasticité constant) transmet la
dilatation du barreau à un système amplificateur permettant
la lecture (ou la transmission).

65
Thermomètres électriques

Les capteurs qui précèdent sont à lecture directe et sont


peut utilisés dans les régulations industrielles. De plus, à
l'exception du thermomètre à gaz l'indication de
température est proche du lieu de mesure.
Les capteurs électriques qui suivent auront l'avantage d'une
plus grande souplesse d'emploi (information transmissible,
enregistrement) tout en gardant une précision suffisante
pour les emplois industriels et beaucoup d'emplois de
laboratoire.

66
Canne
On les rencontrera dans le milieu industriel avec une structure proche de la figure canne

67
Thermomètres à résistance et à
thermistance
Le fonctionnement des thermomètres à résistance et
thermistances est basé sur le même phénomène
physique ; l'influence de la température sur la résistance
électrique d'un conducteur.
La mesure d'une température est donc ramenée à la
mesure d'une résistance. Comme la caractéristique
résistance/température est de nature différente pour un
métal et un agglomérat d'oxydes métalliques, deux cas
sont distingués.
On parlera de thermomètre à résistance d'une part et de
thermistance d'autre part.

68
Thermomètres à résistance
Le conducteur est un élément métallique. On peut établir
une relation bijective entre la résistance R et la température
θ et ainsi mesurer θ en mesurant R.

Cette relation est de la forme :


R= R0 1a b  2c 3 

avec θ la température en °C, Ro la résistance à 0 °C, a, b


et c des coefficients positifs, spécifiques au métal métaux
utilisés

69
C'est le platine qui est le
matériaux le plus utilisé. Un
exemple d'élément sensible est
donné pour une sonde de platine,
sur la figure PT100

La sonde Pt100 est une sonde platine qui a une résistance de 100 Ω pour une
température de 0 °C. (138,5 Ω pour 100 °C)
70
Nikel platine
la résistivité du platine ne varie
pas exactement linéairemant
avec la température et même
qu'elle oscille au delà de 600°C
ce qui interdit son emploi dans
cette plage de température
(puisque pour la même valeur
de résistance on peut avoir trois
températures différentes ainsi
que le montre la figure ci-
dessous)

71
Thermomètres à thermistance

Une thermistance est un agglomérat d'oxydes métalliques


frittés, c'est-à-dire rendus compacts par haute pression
exercée à température élevée, de l'ordre de 150 bars et
1000 °C. La composition d'une thermistance peut-être, par
exemple :
Fe2O3 (oxyde ferrique) ;
MgAl2O4 (aluminate de magnésium) ;
Zn2TiO4 (titane de zinc).

72
Thermomètres à thermistance
La résistance électrique d'une thermistance est très sensible à
l'action de la température. Il existe deux types de thermistance,
les CTN à coefficient de température négatif, et les CTP à
coefficient de température positif. La loi de variation est de la
forme :

b
R=a exp
θ

Résistance en fonction de la température pour une


thermistance de type CTP BH et une sonde platine Pt100
73
Thermomètres à thermistance
avantage des thermistances
•faible encombrement.
• petits cylindres (d = 1 à 12 mm, L = 5 à 50 mm) de disques, de perles.
La variation de résistance des thermistances dépend des matériaux
utilisés. Leur domaine d'utilisation va de -80°C à +700°C avec une
précision de 0,1 à 0,5 degré.

Les thermistances ne présentent pas le phénomène de polarisation et


peuvent être traversées indifféremment par un courant continu ou
alternatif.

L'emploi des thermistances a donc des avantages de


sensibilité et de faible encombrement, mais la loi de variation
de la résistance en fonction de la température n'est pas
linéaire.

74
Thermomètres à thermistance : montage
La mesure de la température se ramène donc à une mesure de
résistance. La méthode la plus simple (fig. montage1), consiste à
alimenter la résistance avec un courant I et de mesurer la tension
aux bornes de la résistance (on rappelle : U = R * I).

Montage deux fils avec source


de courant

75
Mais, dans ce montage, la tension V dépend aussi des résistances
de ligne r. Pour éviter cela, on ajoute deux fils aux bornes de la
résistance, on utilise alors une résistance avec quatre fils (

Montage quatre fils avec source de courant

76
Montage avec pont Weatstone
Ces deux montages ne permettent pas de supprimer simplement la
composante continue R(0°C) de la résistance de mesure R. On préfère
généralement utiliser un montage utilisant un pont de Weatstone (fig.
weatstone). Montage avec pont Weatstone

Si on néglige les résistances r et si on note R(T) = R(0°C) + α T on démontre :

T E
V= .
2 R0  T 2

77
Pour diminuer l'influence des résistances de ligne, on utilise un
montage trois fils (fig. 3fils), ou mieux un montage quatre fils (fig.
4fils)

78
On trouve donc, d'après la norme CEI 751 les schémas de connections du tableau CEI.

79
Influence de la mesure sur la
température
La recherche d'une bonne sensibilité de mesure conduit à faire
traverser la résistance par un courant relativement important.
Cependant, celui-ci risque alors de provoquer par effet Joule un
échauffement du capteur qui peut cesser d'être négligeable et
qui en tous cas doit pouvoir être estimé et minimisé : c'est
pourquoi les courants de mesure sont généralement de l'ordre
du mA et rarement supérieurs à 10 mA.

La mesure des très basses températures ne se fera pas à l'aide


d'un thermomètre à résistance ou thermistance.

80
Thermocouples
Les phénomènes thermoélectriques dans les chaînes de
conducteurs métalliques ou semi-conducteurs décrivent les
conversions d'énergie qui s'opèrent en leur sein, effet Joule mis à
part, entre énergie d'agitation thermique et énergie électrique des
charges en mouvement.

Effet Peltier

À la jonction de deux conducteurs A et B différents mais à la même


température, s'établit une différence de potentiel qui ne dépend que
de la nature des conducteurs et de leur température θ (effet Peltier).

V M −V N = P AB

81
La loi de Volta nous dit que dans un circuit isotherme, constitué
de conducteurs différents, la somme des f.e.m. de Peltier est
nulle. On a donc :

P AB P BC = P AC

82
Effet Thomson

Entre deux points M et N à température différente, à l'intérieur d'un


conducteur homogène A s'établit une force électromotrice qui ne
dépend que de la nature du conducteur et des températures au
points M et N (Effet Thomson) :
θN

T A =∫ h A d θ
θ M θN

θM

hA
C'est la force électromotrice de Thomson ; coefficient de
Thomson du conducteur A est une fonction de la température.
83
Effet Seebeck

Soit un circuit fermé, constitué de deux conducteurs A et B dont les


jonctions sont à des températures θ1 et θ2. Ce circuit constitue un
couple thermoélectrique. Ce couple est le siège d'une force
électromotrice dite de Seebeck qui résulte des effets de Peltier et
de Thomson qui s'y produisent.
2 1 2  2 1 2 1  1
S AB =T B  P AB T P BAT B
       
S AB =T B −T A P AB −P AB
2 1 2 1 2 1 2 1

84
Thermocouples
Application
Un thermocouple fournie une tension qui est fonction de deux
températures et de sa nature. Pour les thermocouples normalisés,
on dispose de tables de références qui fournissent la F.E.M. en
fonction d'une température, l'autre, dite de référence, est fixé à 0°C.
Pour déterminer la F.E.M. fournie par un thermocouple, on utilisera
donc la table correspondante et la formule de compositions des
température.

85
Exemple : On cherche la FEM fournie par le thermocouple pour le
couple de température : (4°C;27°C).

On peut représenter les données comme sur la figure relation


(Attention : relation de type complexe, représentée ici par un
tableau).

Relation Température/FEM pour le thermocouple considéré


[relation]

La FEM est égale à (1381 &mu V - 202 &mu V) soit 1179 &mu V.

86
Les différents types de
thermocouples
Pour la réalisation d'un couple thermoélectrique on choisit des fils
utilisables dans la zone de température attendue pour la mesure
et présentant des caractéristiques de précision et de sensibilité
convenables.

On tient compte également de l'action corrosive du milieu ambiant


(atmosphère oxydante, réductive, sulfureuse, etc...) sur les
constituants du couple pour arrêter son choix. Le tableau
caracteristiques TH donne les caractéristiques simplifiée des
thermocouples les plus courants définies par la norme CEI 584.1.

87
88
FEM en fonction de la température de thermocouples

89
Câbles de compensation
On utilise les câbles de compensation dans deux cas :
Lorsque les métaux formant le couple sont d'un prix très élevé (métaux précieux notamment) ;
Lorsque la distance entre la prise de température et la jonction de référence est grande ;

Il convient alors de réduire la résistance du circuit lorsque la résistance interne de l'appareil de


lecture est plus élevée (galvanomètre). Le schéma de câblage de principe est représenté sur la
figure compensation.

90
On limite au minimum la longueur des fils A et B du
thermocouple. La liaison entre la jonction intermédiaire à
température θ_2 et la jonction de référence à température θ_{ref}
est assurée par les câbles de compensation A' et B' associés aux
métaux A et B respectivement. La condition à respecter est que
la force électromotrice aux bornes des conducteurs A' et B' réunis
en couple soit la même que celle du couple (A,B). Cette condition
s'exprime par l'équation :
   
S AB =S A' B '
2 ref 2 ref

91
En conclusion, les câbles de compensation A' et B' ne
modifient pas la tension délivrée par le couple AB à
condition que :
Les jonctions AA' et BB' soient à même température θ_2 ;
Les couples A'B' et AB aient la même force électromotrice
de Seebeck entre θ_2 et 0 °C.

92
Au-delà de la jonction de référence et jusqu'à l'appareil de mesure, la
liaison peut être assurée par des fils de cuivre moins résistants et
beaucoup moins chers que les fils du thermocouple et les câbles de
compensation eux-mêmes. .

Il est important évidemment d'associer convenablement les câbles de


compensation et les thermocouples correspondants

Une erreur sur les polarité introduirait une erreur systématique


considérable puisque la compensation ne jouerait pas. La nature des
câbles de compensation les plus courants est indiquée au tableau
comptable en regard des thermocouples correspondants.

93
Fils de compensation

Pour le couple [Fer/Constantan], on utilise des câbles de


compensation en [Fer/Constantan] qui sont meilleur marché que les
thermocouples car l'objet d'une sélection moins sévère. Il suffit en
effet que les câbles de compensation aient la FEM convenable
dans la plage limitée où se situera θ_2.

94
Méthodes de mesure
C'est la FEM de Seebeck dont le thermocouple est le siège qui
fournit l'information de température cherchée.
Elle ne peut être connue avec précision que si l'on minimise la
chute ohmique de tension due à la circulation d'un courant dans les
éléments du thermocouple et les fils de liaison : leur résistance est
en effet généralement mal connue car fonction de la température
ambiante d'une part et de la température à mesurer d'autre part.

Deux méthodes sont généralement employées :


La mesure à l'aide d'un millivoltmètre qui permet de minimiser la
chute ohmique si sa résistance interne est élevée.
La méthode d'opposition qui autorise une mesure rigoureuse
puisque dans ce cas le courant traversant le thermocouple est
annulé.

95
Mesure en opposition

On place une source de tension variable face à la FEM à


mesurer. Quand le courant est nulle, la source variable à la
même tension que la FEM à mesurer (fig. opp)

96
Comparaison

Le thermocouple à une capacité calorifique


plus faible (temps de réponse plus court) et
une température de fonctionnement (jusqu'à
2700 °C) plus élevée que les capteurs à
variation de résistance. De plus, grâce à la
mesure par opposition, le thermocouple est
utilisé pour les basses températures.

97
Les pyromètres optiques
La pyrométrie optique est une méthode de
mesure de la température basée sur la relation
entre la température d'un corps et le
rayonnement optique (infrarouge ou visible)
que ce corps émet.

Les capteurs utilisés sont donc des capteurs optiques, photo-


électriques ou thermiques. L'intérêt de la pyrométrie optique est de
permettre la détermination d'une température sans contact avec
l'objet ; c'est donc une méthode appropriée quand les conditions
expérimentales n'autorisent pas l'utilisation de capteurs
thermométriques classiques :

Température très élevée (supérieure à 2000 °C) ;


Mesures à grande distance ;
Environnement très agressif ;
Pièce en mouvement ;
Localisation des points chauds.
98
Principes physiques
Tout corps émet spontanément et en permanence un
rayonnement électromagnétique dont le spectre continu a
une répartition énergétique fonction de la température :
c'est le rayonnement thermique.
Les lois de cette émission sont d'abord établies pour un
corps idéal, le corps noir, caractérisé par une absorption
totale de tout rayonnement incident ; le rayonnement
thermique d'un corps réel, selon son pouvoir absorbant,
se rapproche plus ou moins de celui du corps noir.

99
Lois du rayonnement thermique du
corps noir
On définit :
L'émittance E n : C'est la puissance totale rayonnée dans un
hémisphère, par unité de surface de l'émetteur.
L'émittance spectrale E  , n : C'est la densité spectrale de
puissance rayonnée dans un hémisphère, par unité de
surface de l'émetteur, à une longueur d'onde λ ;

La loi, de Planck est la loi fondamentale de l'émission


thermique ; elle donne l'émittance spectrale d'une source (en
[Link]-1)) qui est un corps noir en fonction de la longueur
d'onde et de la température absolue θ de cette source:

1 C 1 −5
E  , n =
 C
exp 2 −1


100
L'augmentation rapide
de l'émittance avec la
température et le
déplacement du
spectre de l'infrarouge
vers le visible (de 0,4
µm à 0,8 µm) au fur et
à mesure que la
température augmente.

En dessous de 500 °C, le rayonnement thermique est quasi totalement dans le domaine
infrarouge ;
Dans le cas du soleil, (T = 5500 K, ) lmax correspond au maximum de sensibilité de l'oeil.

101
Rayonnement thermique d'un corps
réel
L'émittance spectrale d'une cible réelle E, est liée à l'émittance spectrale du corps noir
E  , n par la relation :

E  =e  ,  E  , n 

Avec e  , T  est l'émissivité à la longueur d'onde λ et à la température θ du matériau


constituant la cible.

L'émissivité d'un corps est égale à son coefficient d'absorption (loi de Kirchhoff) : sa
valeur, égale à 1 pour le corps noir est inférieure à 1 pour un corps réel et dépend, en
particulier; de sa nature et de son état de surface.

L'incertitude sur les valeurs exactes de e  , T  est l'une des principales sources d'erreurs
potentielles en pyrométrie optique

102
Principes généraux des pyromètres
optiques
Suivant qu'on utilise les grandeurs spectrales à une longueur
d'onde déterminée ou les grandeurs intégrales sur l'ensemble du
spectre visible et infrarouge, les résultats obtenus n'ont pas la
même signification physique. On doit distinguer :
Les pyromètres monochromatiques ;
Les pyromètres bichromatiques ;
Les pyromètres mesureurs d'énergie.

Un dispositif optique forme l'image de la source S sur la surface S'


du récepteur avec juxtaposition d'une source de référence dans les
appareils de zéro.

103
Le pyromètre optique à disparition de
filament
Il s'agit d'un pyromètre monochromatique (λ = 0,65 µ m). L'image
du filament de tungstène d'une lampe à incandescence est
superposée à l'image de la cible.
Le courant de chauffage If du filament est ajusté de façon que sa
brillance devenant égale à celle de la cible, les deux images se
confondent.
Un étalonnage préalable au moyen d'un corps noir (If = F(0,65 µm,θ) permet connaissant
l'émissivité e(0,65 µm,θ) de la cible d'en déduire la température θ par la relation
précédente.

104
Pyromètres bichromatiques

Ce pyromètre peut être considéré comme un double pyromètre


monochromatique exploitant deux plages voisines du rayonnement
thermique centrées sur des longueurs d'onde λ_1 et λ_2 et de même
largeur dλ.

Si l'on note s(λ) la sensibilité du capteur à la fréquence λ, k(λ) le


coefficient d'absorption du milieu, l'énergie électrique fournie par le
détecteur est :
pour la plage centrée sur λ_1 :; E e1  λ 1 = s  λ1 ∗ p  λ1 ∗e  λ1 ∗E λ 1, n T 
pour la plage centrée sur λ_2 : E e1  λ 2 =s λ2 ∗ p  λ 2 ∗e λ 2 ∗E λ 1, n T 

Dans la mesure où les longueurs d'onde λ_1 et λ_2 sont voisines :

e  1, . s 1 . p  1 =e 2, . s 2 . p  2 

105
Pyromètres bichromatiques

Le rapport des signaux délivrés par le détecteur devient :

C2
exp −1
E   E  , n  −5
2 2 
1
= 1
= −5 x
E  E  , n  1 C
2 2
exp 2 −1
1 

Ce rapport, calculé analogiquement ou par logiciel, ne dépend que


de la température θ de la cible, c'est le grand intérêt de ce type de
pyromètre.

106
Pyromètres mesureurs d'énergie

L'ensemble du spectre de rayonnement thermique de la cible (en


fait une grande partie) est reçu par un détecteur à large bande, de
type thermique. En pratique le pyromètre est étalonné dans ses
conditions d'emploi à l'aide d'un thermocouple lorsque cela est
possible.

107

Vous aimerez peut-être aussi