Geotechniqueroutiere M1GEO
Geotechniqueroutiere M1GEO
Fait par
Dr. LOUALBIA Hamza
Septembre 2018
Préface
La géotechnique routière a pour objectif de définir les caractéristiques des sols qui
serviront d’assise pour la structure de chaussée. Elle étudie les problèmes d’équilibre et de
formation des masses de terre de différentes natures soumises à l’effet des efforts
extérieurs, appliquée aussi bien au sol que l’on rencontre dans la nature et qui supporte la
construction d’une route et des massifs de terres artificielles (remblai), cette étude doit
d’abord permettre de localiser les différentes couches et donner les renseignements de
chaque couche et les caractéristiques mécaniques et physiques de ce sol. Pour cela, on fait
des essais en laboratoire permettre de déterminer les caractéristiques in situ.
Ce polycopié s’adresse aux étudiants de première année Master en Génie civil, spécialité :
géotechnique. Il est rédigé de manière que l’attention du lecteur se concentre sur les
spécifications géotechniques appliquées au dimensionnement des chaussées routières et
autoroutières. Ces classifications des sols a pour but de ranger les sols par catégories
présentant les mêmes caractéristiques géotechniques ou du moins des caractéristiques
géotechniques voisines.
Le polycopié est donc divisé en Cinque chapitres. Le premier est essentiellement
consacré à l’étude de la classification des sols selon le GTR. Le deuxième chapitre nous
donne un aperçu sur les terrassements constituent les travaux de préparation de
l’infrastructure des ouvrages de génie civil, sous leurs diverses facettes, en partant des
questions que pose l’élaboration des projets : la gestion des déblais et remblais, la
caractérisation et la classification des terrains existants, les règles de réemploi des
matériaux en remblai et en couche de forme le contrôle des travaux de terrassement.
Quant au troisième chapitre, consacré au Compactage des sols, et les méthodes de
contrôle du compactage des remblais en cours de chantier.
Le quatrième chapitre se posera sur : les Portances du sol naturel support. Le cinquième
chapitre présent dimensionnement des chaussées souples et rigides, la démarche de
dimensionnement sera explicitée à travers deux grands aspects : la conception, la
réalisation,
À tout commentaire, proposition ou critique constructive permettant l’amélioration des
textes ainsi élaborés sera recueillie avec grand intérêt.
Table of Contents
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
1.1 Présentation du GTR guide Technique Routier.........................................................5
1.2 Nécessité d’une classification spécifique..................................................................5
1.3 Classification GTR....................................................................................................6
1.3.1 Les paramètres de nature.....................................................................................6
1.3.2 Les paramètres de comportement mécanique......................................................9
1.3.3 Les paramètres d'état.........................................................................................10
Chapitre 2. Terrassements routiers
2.1 Définition d’un terrassement...................................................................................12
2.2 Opérations élémentaires de terrassements...............................................................13
2.2.1 Les fouilles........................................................................................................13
2.2.2 La charge...........................................................................................................14
2.2.3 Le transport.......................................................................................................14
2.2.4 La mise en décharge..........................................................................................14
2.3 Classification des terrains selon le degré de consistance et de dureté......................14
2.3.1 Les terrains meubles ou encore sols faciles.......................................................14
2.3.2 Les terrains rocheux ou terrains difficiles..........................................................14
2.4 Remarques et considérations diverses......................................................................15
2.4.1 Pente des talus...................................................................................................15
2.4.1 Foisonnement des terres....................................................................................16
Chapitre 3. Compactage des sols
3
3.5 Choix du type d'essai...............................................................................................24
3.6 Le compactage profond...........................................................................................25
3.6.1 Compactage depuis la surface...........................................................................26
3.6.2 Compactage sous la surface...............................................................................27
Chapitre 4. Portance
4.1 L'indice CBR...........................................................................................................30
4.2 Le module EV 2.......................................................................................................32
4.2.1 Portance des plates-formes par à la plaque (EV2) - (NF P 94-117-1)................32
4.2.1.1 Objet de l’essai..............................................................................................32
4.2.1.2 Procédure de l’essai........................................................................................33
4.2.1.3 Interprétation..................................................................................................34
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
5.1 Les Différents Types De Chaussée.............................................................................35
5.1.1 Les chaussées souples.......................................................................................35
5.1.2 Les chaussées semi –rigides..............................................................................35
5.1.3 Les chaussées rigides........................................................................................35
5.2 Les principales méthodes de dimensionnement.......................................................36
5.2.1 Les facteurs déterminants pour les études de dimensionnement de chaussées. .36
5.2.2 Les méthodes empiriques..................................................................................38
Références........................................................................................................................ 44
4
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
Le fascicule I présente, commente et justifie si besoin les principes sur lesquels repose
l'ensemble du document. Sa connaissance est nécessaire à la compréhension de la
démarche d'ensemble. Il s'articule autour de quatre chapitres: classification, conditions
d'utilisation en remblai, conditions d'utilisation en couche de forme, modalités de
compactage et de réglage.
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Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
(ouvrages en terre, fondations, stabilité des pentes, assises de chaussée ou élaboration des
granulats...).
Cette recherche d’universalité s’est avérée trop ambitieuse, car la complexité des
comportements des sols fait que les propriétés qui sont significatives pour un certain
usage ne sont souvent plus les mêmes dès que l’on s’intéresse à un autre usage. Ceci
conduit alors à rechercher des classifications spécifiques à chaque grand domaine
d’utilisation de ces matériaux.
Les caractéristiques permettant la classification sont regroupées selon trois catégories : les
paramètres de nature, les paramètres de comportement mécanique, et les paramètres
d'état. Tous les essais permettant d'obtenir ces caractéristiques sont représentés ci-après.
Ils ne varient pas ou peu dans le temps, ce sont des caractéristiques intrinsèques.
6
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
Une première analyse consiste à mesurer la répartition des quantités selon la dimension
des grains. Les deux méthodes complémentaires sont le tamisage pour les sols grossiers
(ou grenus) et la sédimentométrie pour les sols fins. Il s'agit de mesurer le pourcentage
des grains de sol passant au travers d'un tamis donné (passant ou tamisat).
L'expression classique de cette analyse est la courbe granulométrique caractérisée par les
indices suivants (d est le diamètre correspondant à un passant de 60%) :
- le coefficient d'uniformité (de Hazen) : CU= d60 / d10 (CU<2 uniforme, CU>2 étalée)
- le coefficient de courbure : Cc = d30 ² / d60 x d10 (bien gradué si Cc entre 1 et 3).
▫ Dmax : Dimension maximale des plus gros éléments contenus dans le sol.
▫ Tamisat 80<µm : Pourcentage en fines du sol.
Les fines sont sensibles à l'eau, selon leur proportion elles vont donc influencer le
comportement du sol.
7
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
Les limites d’Atterberg sont déterminées uniquement pour les éléments fins d’un sol
(<400µm), car ce sont les seuls éléments sur lesquels l’eau agit en modifiant la
consistance du sol.
L’essai consiste donc à faire varier la teneur en eau de cette fraction de sol et à en
observer la consistance. Selon la teneur en eau, le sol se comportera comme un solide, un
matériau plastique (capable de se déformer beaucoup sans casser) ou un liquide.
IP = WL – WP
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Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
100 g de sol. La surface spécifique du sol est déterminée par la surface des particules de la
fraction argileuse, une évaluation indirecte de la quantité et de la nature de l’argile
contenue dans le sol.
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Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
L'équivalent de sable ES : cet essai caractérise la pollution d’un sable par de l’argile ou
du limon en mesurant la quantité des particules colloïdales que l’on fait floculer. L’essai
permet de déterminer dans un sol la proportion relative de sol fin et de sol grenu.
L’équivalent de sable s’exprime en pourcentage, cela correspond à la proportion du
floculant de sol fin (h2) par rapport au dépôt solide (h1), les deux étant mesurés sur
éprouvette contenant l’échantillon de sol et une solution normalisée pour disperser les
particules de sol.
- ES = 0 Argile pure
- ES = 20 Sol plastique
- ES = 40 Sol non plastique
- ES = 100 Sable pur et propre
Ces paramètres sont pris en compte pour déterminer l’Arase (AR) et la Partie supérieure
des Terrassements (PST), mais également dès lors que l’on veut juger de l’utilisation
possible du sol naturel en place en couche de forme.
10
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
Les paramètres suivants sont retenus pour la classification des matériaux rocheux.
LA et MDE concernent les roches dures comme le granit, le gneiss, le calcaire et le grès et
leur possibilité de réemploi en CDF ou couche de chaussée.
- 45 pour LA et MDE
- 60 pour FS
▫ L'état hydrique est particulièrement important pour les sols meubles sensibles à l'eau. On
distingue 5 états hydriques différents :
- très humide th
- humide h
- humidité moyenne hm (optimum)
- sec s - très sec ts
L'état hydrique d'un matériau permet de définir son classement de PST, car la portance du
sol est fortement liée cet état. Le tableau ci-après : différents cas possibles de PST, du
GTR, fascicule 1, p. 65, établit un classement des sols selon la sensibilité des matériaux à
l’eau ; dans chaque cas il s’agit des mêmes matériaux, mais l’état hydrique est différent
(sauf PST 5 et PST 6).
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Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
▫ La teneur en eau naturelle Wnat (norme NF P 94-050) par rapport à l'Optimum Proctor
Normal Wnat/WOPN.
W L −W nat
I c=
W L−W p
La masse volumique sèche des craies et calcaires est étroitement liée à leur
fragmentabilité, elle informe donc sur les conditions de malaxage. En effet, dans ce cas,
moins le matériau est dense plus il se désagrège facilement. Le malaxage peut engendrer
un phénomène d’attrition pour les craies et calcaires, car lors du mélange, le matériau se
frotte et s’effrite.
12
Chapitre 2. Terrassements routiers
13
Chapitre 2. Terrassements routiers
Fouille en tranchée
er
1 cas l≤ 2 mavec h>1 m
1
2eme casl>2 mavec h>
2
Ces fouilles sont utilisées pour construire les égouts, pour effectuer les reprises en sous-
œuvre ou pour réaliser des fondations profondes.
Fouilles en puits ou (trous) : on les appelle ainsi lorsque h >1m et que la longueur
L : est du même ordre que la largeur l
14
Chapitre 2. Terrassements routiers
2.2.2 La charge
2.2.3 Le transport
Les terrains légers (terres végétales, sables lâches, remblais de formation récente gravois,
Les terrains ordinaires (sols argileux, sols pierreux ou caillouteux, tufs …), les terrains
lourds (argiles compactes, glaises, sables fortement consolidés), les terrains très lourds
(roches et rochers). Tous ces terrains ne nécessitent, en général que des moyens
mécaniques d’extraction.
Les roches tendres, les roches demi-dures, les roches dures, les roches très dures. Ces
terrains nécessitent dans la plupart des cas l’emploi de moyens spéciaux tels que les
explosifs ou encore l’emploi de gros engins tels que le brise roche ou le marteau piqueur
encore si la fouille reste modeste.
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Chapitre 2. Terrassements routiers
Les conditions de stabilité des talus, nécessaires pour une bonne conservation des fouilles
tant en déblai qu’en remblai, définissent l’angle i du talus pris avec l’horizontale et
déterminé par sa tangente ou sa cotangente comme indiqué sur la figure.
En définissant l’angle φ comme étant l’angle de talus naturel ou encore l’angle que prend
le sol lorsqu’il est tout simplement déversé : la condition de stabilité impose que l’on ait
dans tous les cas i <φ .
16
Chapitre 2. Terrassements routiers
À titre indicatif, nous donnons sur le tableau suivant l’angle de talus naturel de
quelques types de sols.
Quand on remue le sol en l’excavant, le sol retiré foisonne, c’est-à-dire qu’il multiplie en
volume. Selon les sols, la multiplication est plus ou moins forte. Le sol en place occupe
un volume Vo avec une masse volumique en place ρ . Lorsque le sol est excavé, il est
place
(V −V 0)
Fi= × 100
V0
Ce même sol mis en place dans un remblai et compacté subira un tassement et occupera
un volume V2 avec une masse volumique ρ compacté. On définit le coefficient de
foisonnement final :
(V 2−V 0)
Fd= × 100
V0
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Chapitre 3. Compactage des sols
Le poids volumique sec sera le paramètre dont on va étudier les variations dues au
compactage. Cette grandeur garde sa signification même si le sol considéré n'est pas sec!
Tout sol (humide ou non) est caractérisé par un poids volumique naturel γh et par une
teneur en eau w, donc, par un poids volumique sec γd, calculé au moyen de la formule ci-
dessus. Il suffit de considérer qu'il s'agit du poids volumique qui caractériserait le sol s'il
était sec.
18
Chapitre 3. Compactage des sols
Dans le cas particulier des sols grenus on introduit la densité relative, notée Dr, qui
e max −e
s’exprime par : Dr ×100 %
e max−emin
emax, emin et e sont respectivement les valeurs de l’indice des vides du sol grenu pour les
états lâche, très dense et naturel.
A partir de cette notion on note qu’une diminution de l’indice des vides, noté e, conduit à
une augmentation de la densité relative. Cependant le compactage statique, très pratiqué
en surface pour les plateformes routières et corps de chaussées, ne permet qu’une
amélioration très limitée en profondeur. Pour cela, le compactage dynamique s’est révélé
plus tard comme une technique plus efficace pour stabiliser et densifier les couches de
sols pulvérulents situés aussi bien hors nappe que sous la nappe d'eau. Ce procédé
consiste à faire chuter, sur une hauteur variant de 15 à 40 m, une très grande masse de 15
à 150 tonnes sur le sol à compacter (Bergado , Anderson, & MiurA, 1996).
L'influence de la teneur en eau sur le résultat d'un compactage a été étudiée dès 1933 par
l'ingénieur américain Proctor, qui a mis au point l'essai de compactage qui porte son nom.
Si un sol est compacté par une série de chocs que lui impriment les chutes d'une masse, la
déformation du sol, c'est-à-dire la diminution de son volume, absorbe une énergie égale à
l'énergie potentielle de la masse avant la chute (=mgh pour une masse m tombant d'une
hauteur h) multipliée par le nombre de coups donnés. Cette énergie s'appelle énergie de
compactage. Si l'on porte en graphique les γd obtenus suite au compactage d'un
échantillon de sol, en réalisant une série d'essais de compactage, chacun correspondant à
une teneur en eau différente (maîtrisée par adjonction d'eau), mais toujours avec une
énergie de compactage identique, on obtient une courbe comme celle-ci:
19
Chapitre 3. Compactage des sols
Cette allure s'explique par le rôle lubrifiant de l'eau dans le processus de compactage. Un
sol 'trop sec' sera le siège de frottements importants entre les grains de sol. Un sol trop
humide par contre sera moins susceptible d'être compacté, car une partie importante de
l'énergie de compactage sera absorbée par l'eau (incompressible) et ne sera donc pas
communiquée aux grains de sol.
Un sol dont le compactage sera fortement influencé par la teneur en eau présentera une
courbe de compactage avec un maximum très marqué. A l'inverse, un sol dont la teneur
en eau influence peu le compactage sera caractérisé par une courbe de compactage très
plate. Les sols de ce type font généralement les meilleurs remblais. La figure suivante
20
Chapitre 3. Compactage des sols
donne quelques exemples des allures que peuvent présenter les courbes de compactage
des sols courants (Clay = argile, Sand = sable, silty Sand = sable limoneux.).
21
Chapitre 3. Compactage des sols
On voit que les sables sont très peu sensibles à l'eau en ce qui concerne le compactage,
tandis que s'ils contiennent une fraction argileuse, leur courbe s'infléchit de manière
importante.
22
Chapitre 3. Compactage des sols
ꞷ¿
Ww
Ws (
, à saturation, on a donc: ꞷsat¿
1 1
−
γd γs )
γꞷ
23
Chapitre 3. Compactage des sols
L'essai Proctor normal (PN) : le sol est compacté au moyen d'une dame de 2,490 kg,
tombant d'une hauteur de 30,5 cm (1 pied). L'essai est réalisé en trois couches de plus ou
moins 4 cm d'épaisseur qui reçoivent chacune 25 coups pour le moule proctor et 55 coups
pour le moule CBR.
L'essai Proctor modifié (PM) : le sol est compacté au moyen d'une dame de 4,540 kg,
tombant d'une hauteur de 45,7 cm (1,5 pied). L'essai est réalisé en cinq couches de plus ou
24
Chapitre 3. Compactage des sols
moins 2,5 cm d'épaisseur qui reçoivent chacune 25 coups pour le moule proctor et 55
coups pour le moule.
Équipement Sols les plus indiqués Application Sols les moins indiqués
Rouleau lisse, vibrant Sables ou graviers bien Pistes, sous- Sables à granulométrie
ou non gradués, concassés, coffres uniforme
asphalte
25
Chapitre 3. Compactage des sols
26
Chapitre 3. Compactage des sols
Aux états de contrainte élevés, cette différence s'amenuise, voire s'inverse. La couche
périphérique (coquille) des barrages en terre sera donc avantageusement compactée 'du
côté sec', ainsi que les sols de fondations de voiries. On voit donc qu'une augmentation de
densité du sol peut dans certains cas conduire à une diminution de la résistance, en
fonction de la structure obtenue et des sollicitations prévues. Les critères de compactage
devraient en conclusion être basés sur un ensemble de propriétés mécaniques, en relation
avec une structure particulière, plutôt que la simple exigence d'un poids volumique sec à
atteindre.
Cette dernière optique, largement pratiquée, suffit pourtant dans la majorité des cas.
27
Chapitre 3. Compactage des sols
28
Chapitre 3. Compactage des sols
Les applications les plus courantes du compactage en profondeur sont l'amélioration des
caractéristiques mécaniques du sol pour des projets d'infrastructure (ports, aéroports), et
l'atténuation des risques de liquéfaction dans les zones à activité sismique.Le compactage
en profondeur s'exécute selon deux familles de méthodes, selon que l'énergie est
transmise au sol depuis la surface, ou sous la surface.
Compactage dynamique :
Le sol est compacté par la chute répétée d'un poids important (15 à 25 tonnes, voire plus)
tombant d’une grande hauteur (25 m, voire plus). L'énergie de compactage est transmise
depuis la surface aux couches plus profondes par propagation d'ondes de compression et
de cisaillement. Le compactage dynamique est appliqué en plusieurs passes suivant un
quadrillage prédéterminé, dont l'interdistance est réduite à la passe suivante, où l'on
compacte aux points intermédiaires du quadrillage précédent.
Le compactage prolonge ses effets jusqu'à une profondeur que l'on peut estimer de la
manière suivante: d max =a √ HM
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Chapitre 3. Compactage des sols
Le système MRC :
Très moderne : utilise l'effet de résonance dans les couches de sol pour augmenter l'effet
de la compaction par vibration. Une sonde vibrante à fréquence variable est foncée à
haute fréquence jusqu'à la profondeur voulue, puis réglée sur la fréquence de résonance
du sol.
La colonne franki :
L’énergie de compactage est transmise à l'extrémité d'un tube foncé dans le sol par
l'action d'un marteau d'une masse de 10 t qui bat un bouchon de sol compacté se trouvant
en bout de tube.
30
Chapitre 3. Compactage des sols
Le tube est progressivement foncé dans le sol et les terres entourant l'extrémité de ce tube
sont compactées. Une fois la profondeur voulue atteinte, le bouchon est expulsé et le tube
est extrait (figure 8).
Le sol sous le tube est encore compacté pendant la phase d'extraction du tube. Un
compactage très intense peut être obtenu jusqu'à des profondeurs de plus de 20 m. Cette
méthode très efficace est lente et donc onéreuse.
La vibro-sonde :
Permets de compacter 10 à 15 m de sol (figure 9).
La vibroflotation :
Date du début des années 1940, et est une des méthodes qui ont été le plus mises en
œuvre. Un vibrateur, de 3 à 5 m de long et de 350 à 450 mm de diamètre sont montés à la
base d'un tube d'acier.
31
Chapitre 3. Compactage des sols
La pénétration et le retrait du vibrateur sont aidés par une injection d'eau qui emporte les
particules fines. Celle-ci sera remplacée par des matériaux plus grossiers (sables…). Les
vibrations, provoquées par une force centrifuge pouvant atteindre 160 kN, ont une
amplitude variable, jusque 25 mm et une fréquence de 30 à 50 Hz.
Figure 10 vibroflotation
32
Chapitre 4. Portance
Le pouvoir portant peut être défini par la capacité d’un sol à supporter une charge sans se
déformer. La portance peut se mesurer par le :
Bearing Ratio (norme NF P 943078). Cet essai donne une mesure de la portance relative
des sols par rapport à un sol type de référence. Il permet d’observer le comportement du
matériau vis-à-vis sa densification ainsi qu’une idée de sa résistance à l’eau.
L’indice de portance CBR immergé (= ICBR après 4 jours d’immersion), et indice portant
immédiat IPI, se calculent ainsi par le rapport entre la pression d'enfoncement du sol et
celle d’un matériau type référencé (en %) :
{
'
Pression a 2.5 mm d enfoncemnt
70
C’est la plus grande des 2 valeurs qui est retenue '
Pression a 5 mm d enfoncemnt
70
Le pouvoir portant du sol est d'autant meilleur que le CBR est grand.
L’essai est empirique et ne peut en aucun cas traduire la résistance intrinsèque du sol,
mais il est un moyen d’apprécier sa rigidité (résistance au cisaillement).
33
Chapitre 4. Portance
Le rapport CBR/IPI>1 permet de constater que le matériau expérimenté est dit insensible
à l’eau et qu’il y a même une amélioration de ces caractéristiques mécaniques par l’effet
d’apport d’eau.
Le GTS précise les valeurs minimales à obtenir après traitement du matériau (voir tableau
2)
34
Chapitre 4. Portance
EV 2=90 /z
K= EV 2 / EV 1 ≤ 2
K est le rapport des modules à la plaque de deux chargements successifs pour déterminer
si le compactage est suffisant. Le compactage est d'autant meilleur que le rapport
EV 2 / EV 1 est faible ; en général la spécification conventionnelle admet une valeur du
rapport k < 2.
Cet essai a pour objet la détermination de la valeur du « Module sous chargement statique
à la plaque » d’une plate-forme EV 2.
35
Chapitre 4. Portance
La plaque est disposée sur le matériau à tester avec une interposition d’une fine couche de
sable. Un vérin de 200 KN, surmonté d’une cellule dynamométrique transmet la charge à
la plaque en prenant appui sous un camion chargé. Les déformations sont mesurées à
l’aide d’une poutre de Benkelman comportant un comparateur au centième.
La pression est maintenue jusqu’à stabilisation de la déformation (< 0,02 mm/15 s).
Mesure de l’enfoncement z0 (mm), puis déchargement.
36
Chapitre 4. Portance
4.2.1.3 Interprétation
π pd
EV 2= ( 1−v 2¿
4 z2
- d : diamètre de la plaque
- p : pression effective moyenne appliquée au sol
- EV 2 : module de déformation statique
- v : coefficient de poisson
- z2 : enfoncement de la plaque provoqué par le deuxième chargement.
Si l’on assimile l’expression (1 - v 2) à la valeur 1, on obtient approximativement :
90
EV 2= , avec z 2 en mm et EV 2 en MPa
z2
Tableau 3 Portance minimale du sol support avant la mise en œuvre des couches de forme et de
chaussées selon recommandations GTR 92
37
Chapitre 4. Portance
38
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
Les chaussées souples constituées par des couches superposées des matériaux non
susceptibles de résistance notable à la –traction, les couches supérieures sont
généralement plus résistantes et moins déformables que les couches inférieures. Pour une
assurance parfaite et un confort idéal, la chaussée exige généralement pour sa
construction, plusieurs couches exécutées en matériaux différents, d’une épaisseur bien
déterminée, ayant chacune un rôle aussi bien défini.
On distingue :
Les chaussées comportant une couche de base (et quelquefois une couche de
fondation) traitée au liant hydraulique (ciment, laitier granulé...)
La couche de roulement est en enrobé hydrocarboné et repose quelquefois par
l’intermédiaire d’une couche de liaison également en enrobé hydrocarboné sur la couche
de base traitée dont l’épaisseur strictement minimale doit être de 15 cm, ce type de
chaussée actuellement n’existe pas en Algérie.
Les chaussées comportant une couche de base et/ou une couche de fondation en
sable gypseux, on les rencontre fréquemment dans les zones arides.
39
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
a) Trafic
40
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
dit.Trafic « poids lourd » comprend tous les véhicules dont la charge utile est
supérieure ou égale à 5 tonnes.
Ce trafic compté sur la base du TJMA est estimé à partir du trafic PL par sens circulant
sur la voie la plus chargée à l’année de mise en service de la route.
Classe de T5 T4 T3 T2 T1 T0
trafic T3 T3 T2 T2 T1 T1 T0 T0+
- + - + - + -
MJA (PL/j) 0 25 50 85 150 200 300 500 750 1200 2000
Tableau 4 Classification de trafic [CTTP]
41
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
d) Le climat et l’environnement
f) Les matériaux
Les matériaux utilisés doivent être conformes aux exigences en fonction de la couche de
chaussée concernée et du trafic PL.
C’est une méthode semi-empirique qui se base sur un essai de poinçonnement sur un
échantillon du sol support en compactant les éprouvettes de (90° à 100°) de l’optimum
Proctor modifié sur une épaisseur d’eau moins de 15cm.
42
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
N
100+( √ p)(75+50 log )
10
e=
I CBR +5
Avec:
e: épaisseur équivalente
I: indice CBR (sol support)
N: désigne le nombre journalier de camions de plus 1500 kg à vide
N = TH. %PL (TH : trafics prévus pour une durée de vie de 20 ans)
TH = 20 (1 + τ) m
T0 : trafics actuels (v/j)
m : année de prévision
P: charge par roue P = 6.5 t (essieu 13 t)
Log: logarithme décimal.
L’épaisseur équivalente est donnée par la relation suivante:
e = c1*e1 + c2* e2 + c3* e3
c1* e1:couche de roulement.
c2* e2 : couche de base.
c3 * e3 : couche de fondation.
Où: c1, c2, c3 : coefficients d’équivalence.
e1, e2, e3 : épaisseurs réelles des couches.
Pour le calcul de l’épaisseur réelle de la chaussée, on fixe « e1» et «e2» et on calcule « e3
», généralement les épaisseurs adoptées sont : BB =6 - 8 cm; GB= 10 - 20 cm; GC =15 -
25 cm; TVO= 25cm.
Le tableau (7) ci-dessous indique les coefficients d’équivalence pour chaque matériau :
Tableau 7 Coefficient d’équivalence
43
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
C’est le catalogue des structures types neuves et établies par «SETRA ».Il distingue les
structures de chaussées suivant les matériaux employés (GNT, SL, GC, SB).Il considère
également quatre classes de trafic selon leur importance, allant de 200 à1500Véh/J.Il tient
compte des caractéristiques géotechniques du sol de fondation. Il se présente sous la
forme d’un jeu de fiches classées en deux paramètres de données :
[ ]
n +1
(1+τ ) −1
T c =T PL 1+ 365
τ
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Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
Classe S0 S1 S2 S3 S4
Indice CBR >40 25-40 10-25 05-10 ¿ 05
Tableau 9 Classe de sol en fonction CBR [SETRA]
Les paramètres utilisés dans la méthode du catalogue des chaussées sont: trafic, sol
support, Environnement et zone climatique.
a) Trafic :
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Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
Les classes sont données pour chaque niveau de réseau principal (RP1 et RP2), en nombre
de PL/J/sens à l’année de mise en service (Tableau 10).
Tableau 10 Classe de trafic [SERTA]
Classe S3 S2 S1 S0
E(Mpa) 25-50 50-125 125-200 >200
Il existe différents type de couches de forme suivant le cas de portance du sol terrassé (Si)
et la classe du sol support visé (Sj) (Tableau 12).
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Références
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