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Geotechniqueroutiere M1GEO

Ce document présente un cours sur la géotechnique routière. Il introduit la classification des sols selon le Guide Technique Routier (GTR) et aborde les sujets des terrassements routiers, du compactage des sols, de la portance des sols et du dimensionnement des chaussées.
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Geotechniqueroutiere M1GEO

Ce document présente un cours sur la géotechnique routière. Il introduit la classification des sols selon le Guide Technique Routier (GTR) et aborde les sujets des terrassements routiers, du compactage des sols, de la portance des sols et du dimensionnement des chaussées.
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Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

Université Ziane Achour de Djelfa


Faculté de Technologie
Département de Génie civil

Cours de Géotechnique routière


Filière : génie civil
Niveau : M2.géotechnique

Fait par
Dr. LOUALBIA Hamza

Septembre 2018
Préface
La géotechnique routière a pour objectif de définir les caractéristiques des sols qui
serviront d’assise pour la structure de chaussée. Elle étudie les problèmes d’équilibre et de
formation des masses de terre de différentes natures soumises à l’effet des efforts
extérieurs, appliquée aussi bien au sol que l’on rencontre dans la nature et qui supporte la
construction d’une route et des massifs de terres artificielles (remblai), cette étude doit
d’abord permettre de localiser les différentes couches et donner les renseignements de
chaque couche et les caractéristiques mécaniques et physiques de ce sol. Pour cela, on fait
des essais en laboratoire permettre de déterminer les caractéristiques in situ.
Ce polycopié s’adresse aux étudiants de première année Master en Génie civil, spécialité :
géotechnique. Il est rédigé de manière que l’attention du lecteur se concentre sur les
spécifications géotechniques appliquées au dimensionnement des chaussées routières et
autoroutières. Ces classifications des sols a pour but de ranger les sols par catégories
présentant les mêmes caractéristiques géotechniques ou du moins des caractéristiques
géotechniques voisines.
Le polycopié est donc divisé en Cinque chapitres. Le premier est essentiellement
consacré à l’étude de la classification des sols selon le GTR. Le deuxième chapitre nous
donne un aperçu sur les terrassements constituent les travaux de préparation de
l’infrastructure des ouvrages de génie civil, sous leurs diverses facettes, en partant des
questions que pose l’élaboration des projets : la gestion des déblais et remblais, la
caractérisation et la classification des terrains existants, les règles de réemploi des
matériaux en remblai et en couche de forme le contrôle des travaux de terrassement.
Quant au troisième chapitre, consacré au Compactage des sols, et les méthodes de
contrôle du compactage des remblais en cours de chantier.
Le quatrième chapitre se posera sur : les Portances du sol naturel support. Le cinquième
chapitre présent dimensionnement des chaussées souples et rigides, la démarche de
dimensionnement sera explicitée à travers deux grands aspects : la conception, la
réalisation,
À tout commentaire, proposition ou critique constructive permettant l’amélioration des
textes ainsi élaborés sera recueillie avec grand intérêt.
Table of Contents
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR
1.1 Présentation du GTR guide Technique Routier.........................................................5
1.2 Nécessité d’une classification spécifique..................................................................5
1.3 Classification GTR....................................................................................................6
1.3.1 Les paramètres de nature.....................................................................................6
1.3.2 Les paramètres de comportement mécanique......................................................9
1.3.3 Les paramètres d'état.........................................................................................10
Chapitre 2. Terrassements routiers
2.1 Définition d’un terrassement...................................................................................12
2.2 Opérations élémentaires de terrassements...............................................................13
2.2.1 Les fouilles........................................................................................................13
2.2.2 La charge...........................................................................................................14
2.2.3 Le transport.......................................................................................................14
2.2.4 La mise en décharge..........................................................................................14
2.3 Classification des terrains selon le degré de consistance et de dureté......................14
2.3.1 Les terrains meubles ou encore sols faciles.......................................................14
2.3.2 Les terrains rocheux ou terrains difficiles..........................................................14
2.4 Remarques et considérations diverses......................................................................15
2.4.1 Pente des talus...................................................................................................15
2.4.1 Foisonnement des terres....................................................................................16
Chapitre 3. Compactage des sols

3.1 Définition du compactage........................................................................................17


3.2 Facteurs d'influence du compactage.....................................................................18
3.2.1 Influence de la teneur en eau.............................................................................18
3.2.2 Influence de la nature du sol..............................................................................19
3.2.3 Influence de l'énergie de compactage................................................................20
3.3 Les essais de compactage en laboratoire..................................................................22
3.4 Utilisation pratique des essais de compactage.........................................................23

3
3.5 Choix du type d'essai...............................................................................................24
3.6 Le compactage profond...........................................................................................25
3.6.1 Compactage depuis la surface...........................................................................26
3.6.2 Compactage sous la surface...............................................................................27
Chapitre 4. Portance
4.1 L'indice CBR...........................................................................................................30
4.2 Le module EV 2.......................................................................................................32
4.2.1 Portance des plates-formes par à la plaque (EV2) - (NF P 94-117-1)................32
4.2.1.1 Objet de l’essai..............................................................................................32
4.2.1.2 Procédure de l’essai........................................................................................33
4.2.1.3 Interprétation..................................................................................................34
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées
5.1 Les Différents Types De Chaussée.............................................................................35
5.1.1 Les chaussées souples.......................................................................................35
5.1.2 Les chaussées semi –rigides..............................................................................35
5.1.3 Les chaussées rigides........................................................................................35
5.2 Les principales méthodes de dimensionnement.......................................................36
5.2.1 Les facteurs déterminants pour les études de dimensionnement de chaussées. .36
5.2.2 Les méthodes empiriques..................................................................................38
Références........................................................................................................................ 44

4
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR

1.1 Présentation du GTR guide Technique Routier


Le guide GTR s’appuie sur les retours d’expériences des chantiers concernant la
réutilisation des matériaux et privilégie la mise en valeur des ressources rencontrées sur
les sites, ce qui contribue à l’amélioration de l’économie et de la qualité environnementale
des projets. Dans sa première version de 1992, le guide GTR avait remplacé l’ancienne «
Recommandation pour les terrassements routiers » (RTR) éditée en 1976.Le guide GTR a
fait l’objet de mises au point et de modifications mineurs dans sa deuxième version
rééditée en juillet 2000. Ce guide est aujourd’hui appliqué par l’ensemble de la profession
(maîtrises d’ouvrages, maîtrises d’œuvres, ingénieries, entreprises) à la conception et à la
construction d’ouvrages en terre dans le domaine des routes et autoroutes.

Le GTR comporte deux fascicules :

Le fascicule I présente, commente et justifie si besoin les principes sur lesquels repose
l'ensemble du document. Sa connaissance est nécessaire à la compréhension de la
démarche d'ensemble. Il s'articule autour de quatre chapitres: classification, conditions
d'utilisation en remblai, conditions d'utilisation en couche de forme, modalités de
compactage et de réglage.

Le fascicule II est constitué d'une série de quatre annexes :


 Les tableaux de la classification des sols, des matériaux rocheux et des sous-produits
industriels
 Les tableaux des conditions d'utilisation des matériaux en remblai
 Les tableaux des conditions d'utilisation des matériaux en couche de forme
 Les modalités de compactage des remblais et des couches de forme.

1.2 Nécessité d’une classification spécifique


Les différents systèmes de classifications géotechniques des sols et des matériaux rocheux
proposés jusqu’à présent ont été établis avec le souci de servir l’ingénieur dans
l’ensemble des différents domaines du Génie civil où ces matériaux sont concernés

5
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR

(ouvrages en terre, fondations, stabilité des pentes, assises de chaussée ou élaboration des
granulats...).

Cette recherche d’universalité s’est avérée trop ambitieuse, car la complexité des
comportements des sols fait que les propriétés qui sont significatives pour un certain
usage ne sont souvent plus les mêmes dès que l’on s’intéresse à un autre usage. Ceci
conduit alors à rechercher des classifications spécifiques à chaque grand domaine
d’utilisation de ces matériaux.

1.3 Classification GTR


La classification géotechnique des matériaux identifie les sols en 6 classes : À, B, C, D, R
et F. Tableau 1, fascicule 1 du GTR (Tableau synoptique de classification des matériaux
selon leur nature).

Tableau 1 Classes principales du GTR


Classe Définition caractérisation Sous classe
A Sols fins Dmax ≤ 50mm /Passant à 80µm> 35% A1 a A4 selon VBS
ou IP
B Sols sableux et graveleux Dmax ≤ 50mm /Passant à 80µm> 35% B1 a B6 selon VBS
avec fines ou IP et tamisat
C sols comportant des fines et Dmax > 50mm /Passant à 80µm> 12% 30 Sous classes selon
des gros éléments Ou Passant à 80µm≤ 12%+VBS>0.1 VBS ou IP et tamisat
a 50 mm
D sols insensibles à l’eau VBS≤ 0.1 /Passant à 80µm≤ 12% D1 a D3
R Matériaux rocheux Nature pétrographique
(Norme NFP 11-300)
F Sols organiques et sous- Teneur en éléments chimiques
produits industriels (Norme NFP 11-300)

Les caractéristiques permettant la classification sont regroupées selon trois catégories : les
paramètres de nature, les paramètres de comportement mécanique, et les paramètres
d'état. Tous les essais permettant d'obtenir ces caractéristiques sont représentés ci-après.

1.3.1 Les paramètres de nature

Ils ne varient pas ou peu dans le temps, ce sont des caractéristiques intrinsèques.

6
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR

▪ La granulométrie (normes NF P 94-056 et NF P 94-057)


La granularité est un paramètre qui permet de distinguer les sols grâce à la dimension de
leurs grains.

Une première analyse consiste à mesurer la répartition des quantités selon la dimension
des grains. Les deux méthodes complémentaires sont le tamisage pour les sols grossiers
(ou grenus) et la sédimentométrie pour les sols fins. Il s'agit de mesurer le pourcentage
des grains de sol passant au travers d'un tamis donné (passant ou tamisat).

L'expression classique de cette analyse est la courbe granulométrique caractérisée par les
indices suivants (d est le diamètre correspondant à un passant de 60%) :

- le coefficient d'uniformité (de Hazen) : CU= d60 / d10 (CU<2 uniforme, CU>2 étalée)
- le coefficient de courbure : Cc = d30 ² / d60 x d10 (bien gradué si Cc entre 1 et 3).
▫ Dmax : Dimension maximale des plus gros éléments contenus dans le sol.
▫ Tamisat 80<µm : Pourcentage en fines du sol.
Les fines sont sensibles à l'eau, selon leur proportion elles vont donc influencer le
comportement du sol.

Seuils retenus (par le GTR):

> 35% : comportement du sol totalement régi par la fraction fine


< 12% : seuil conventionnel pour dire si un sol est pauvre ou riche en fines
▫ Tamisat 2mm : distinction entre sols sableux et sols graveleux

Seuil retenu (par le GTR): 70%

> 70% : sol tendance sableuse


< 70 % : sol tendance graveleuse
▪ L'argilosité

Etats de consistance - Limites d’Atterberg (norme NF P 94-051) :

7
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR

Les limites d’Atterberg sont déterminées uniquement pour les éléments fins d’un sol
(<400µm), car ce sont les seuls éléments sur lesquels l’eau agit en modifiant la
consistance du sol.

L’essai consiste donc à faire varier la teneur en eau de cette fraction de sol et à en
observer la consistance. Selon la teneur en eau, le sol se comportera comme un solide, un
matériau plastique (capable de se déformer beaucoup sans casser) ou un liquide.

L'indice de plasticité IP : caractérise la largeur de la zone où le sol étudié a un


comportement plastique.

IP = WL – WP

WP → teneur en eau à limite de plasticité du sol (%)

WL → teneur eau à limite de liquidité du sol (%)

Seuil retenu (par le GTR):

- 12 : Limite supérieure des sols faiblement argileux


- 25 : Limite supérieure des sols moyennement argileux
- 40 : Limite supérieure entre sols argileux et très argileux.

La valeur au bleu de méthylène VBS (norme P 94-068) : paramètre représentant


l'absorption de la surface spécifique du sol. La VBS s'exprime en g de bleu absorbé pour

8
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR

100 g de sol. La surface spécifique du sol est déterminée par la surface des particules de la
fraction argileuse, une évaluation indirecte de la quantité et de la nature de l’argile
contenue dans le sol.

9
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR

Seuil retenu (par le GTR):

- 0,1 : sol insensible à l'eau


- 0,2 : apparition d’une légère sensibilité à l'eau (sols sableux)
- 1,5 : distinction sols sablo limoneux et sols sablo argileux
- 2,5 : distinction sols limoneux peu plastiques à plasticité moyenne
- 6 : distinction sols limoneux et sols argileux
- 8 : distinction sols argileux et sols très argileux

L'équivalent de sable ES : cet essai caractérise la pollution d’un sable par de l’argile ou
du limon en mesurant la quantité des particules colloïdales que l’on fait floculer. L’essai
permet de déterminer dans un sol la proportion relative de sol fin et de sol grenu.
L’équivalent de sable s’exprime en pourcentage, cela correspond à la proportion du
floculant de sol fin (h2) par rapport au dépôt solide (h1), les deux étant mesurés sur
éprouvette contenant l’échantillon de sol et une solution normalisée pour disperser les
particules de sol.

Es = [h1 / (h 1+ h2)] x 100

- ES = 0 Argile pure
- ES = 20 Sol plastique
- ES = 40 Sol non plastique
- ES = 100 Sable pur et propre

1.3.2 Les paramètres de comportement mécanique

Ces paramètres sont pris en compte pour déterminer l’Arase (AR) et la Partie supérieure
des Terrassements (PST), mais également dès lors que l’on veut juger de l’utilisation
possible du sol naturel en place en couche de forme.

10
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR

Les paramètres suivants sont retenus pour la classification des matériaux rocheux.

▫ Coefficient de Los Angeles LA (norme P 18-573)

▫ Coefficient micro Deval en présence d'eau MDE (norme P 18-572)

LA et MDE concernent les roches dures comme le granit, le gneiss, le calcaire et le grès et
leur possibilité de réemploi en CDF ou couche de chaussée.

▫ Coefficient de friabilité des sables FS (norme P 18-576)

Seuils retenus par le GTR pour la classification géotechnique des sols :

- 45 pour LA et MDE

- 60 pour FS

1.3.3 Les paramètres d'état

Ils sont fonction de l'environnement.

▫ L'état hydrique est particulièrement important pour les sols meubles sensibles à l'eau. On
distingue 5 états hydriques différents :

- très humide th
- humide h
- humidité moyenne hm (optimum)
- sec s - très sec ts
L'état hydrique d'un matériau permet de définir son classement de PST, car la portance du
sol est fortement liée cet état. Le tableau ci-après : différents cas possibles de PST, du
GTR, fascicule 1, p. 65, établit un classement des sols selon la sensibilité des matériaux à
l’eau ; dans chaque cas il s’agit des mêmes matériaux, mais l’état hydrique est différent
(sauf PST 5 et PST 6).

11
Chapitre 1. Classification des sols selon le GTR

Il y a des paramètres pour caractériser l'état hydrique.

▫ La teneur en eau naturelle Wnat (norme NF P 94-050) par rapport à l'Optimum Proctor
Normal Wnat/WOPN.

▫ L'indice de consistance Ic : comparaison de la teneur en eau naturelle w d’un sol et des


limites d’Atterberg; cela permet de se faire une idée de l’état d’une argile. Cet indice
renseigne sur la traficabilité du matériau et permet de définir les moyens de transport et
d'extraction.

W L −W nat
I c=
W L−W p

▫ Masse volumique sèche ρd et Poids volumique sec γd ( γd = ρd x g)


L'état de compacité en place se détermine par la mesure de la masse volumique
apparente d'un échantillon de sol déshydraté. Elle constitue une des caractéristiques du
compactage, l’autre étant la teneur en eau. Sa valeur est un paramètre de vérification de la
qualité du compactage et du traitement de sol.

La masse volumique sèche des craies et calcaires est étroitement liée à leur
fragmentabilité, elle informe donc sur les conditions de malaxage. En effet, dans ce cas,
moins le matériau est dense plus il se désagrège facilement. Le malaxage peut engendrer
un phénomène d’attrition pour les craies et calcaires, car lors du mélange, le matériau se
frotte et s’effrite.

12
Chapitre 2. Terrassements routiers

2.1 Définition d’un terrassement


D’une façon générale, tout mouvement de terres (remblai ou déblai) constitue un
terrassement. Creuser une fouille, une rigole ou plus généralement modifier le relief du
sol représente en soi des terrassements.

 Un terrassement par déblai consiste à enlever des terres initialement en place ;


 Un terrassement par remblai consiste à mettre en place, en général par apport ou
dépôt, des terres préalablement prélevées.
Remarque : L’art du terrassement consiste à chaque fois que c’est possible à assurer un
équilibre entre déblais et remblais.

 Les travaux de terrassement sont généralement précédés par des opérations


d’implantation et de piquetage destinés à matérialiser les mouvements de terres en
fonction des nivellements définitifs à obtenir.
Les opérations de terrassement visent également à l’exécution :

 de la préparation des fondations superficielles ou profondes


 D’ouvrages annexes aux bâtiments tels que tous les ouvrages de voirie (routes
d’accès aires de stationnement et aires diverses …)
 D’ouvrages d’infrastructure des réseaux enterrés (canalisations diverses, galeries,
regards, etc.

13
Chapitre 2. Terrassements routiers

2.2 Opérations élémentaires de terrassements

2.2.1 Les fouilles

Opération consistant en l’extraction de déblais. Selon la forme géométrique de la fouille,


cette dernière sera classée soit en :
 Fouille en rigole lorsque la double condition suivante est réalisée

l ≤2 m et h ≤1 Avec l :longueur et h : profondeur

 Fouille en tranchée
er
1 cas l≤ 2 mavec h>1 m
1
2eme casl>2 mavec h>
2
Ces fouilles sont utilisées pour construire les égouts, pour effectuer les reprises en sous-
œuvre ou pour réaliser des fondations profondes.
 Fouilles en puits ou (trous) : on les appelle ainsi lorsque h >1m et que la longueur
L : est du même ordre que la largeur l

 Excavation superficielle .Une fouille et dite excavation superficielle lorsque sa


largeur l et sa profondeur h satisfont aux conditions :
NOTA : La profondeur h est dans tous les cas mesurée à partir du niveau sol naturel livré
après terrassements généraux.

Figure 1 Classification des fouilles.

14
Chapitre 2. Terrassements routiers

2.2.2 La charge

Mise en charge des déblais dans des véhicules de transport

2.2.3 Le transport

2.2.4 La mise en décharge


Sur un site de stockage (mise en dépôt) en vue d’une utilisation future en vers la décharge
publique (mise en remblai).
2.3 Classification des terrains selon le degré de consistance et de dureté
Dans la nature, nous pouvons trouver différents types de sols .Plus précisément, du point
de vue de l’opération ‘terrassements’ nous classons les sols selon le degré de consistance
ou de dureté. Dans ce cas précis deux grandes catégories existent :

2.3.1 Les terrains meubles ou encore sols faciles

Les terrains légers (terres végétales, sables lâches, remblais de formation récente gravois,
Les terrains ordinaires (sols argileux, sols pierreux ou caillouteux, tufs …), les terrains
lourds (argiles compactes, glaises, sables fortement consolidés), les terrains très lourds
(roches et rochers). Tous ces terrains ne nécessitent, en général que des moyens
mécaniques d’extraction.

2.3.2 Les terrains rocheux ou terrains difficiles

Les roches tendres, les roches demi-dures, les roches dures, les roches très dures. Ces
terrains nécessitent dans la plupart des cas l’emploi de moyens spéciaux tels que les
explosifs ou encore l’emploi de gros engins tels que le brise roche ou le marteau piqueur
encore si la fouille reste modeste.

15
Chapitre 2. Terrassements routiers

2.4 Remarques et considérations diverses

2.4.1 Pente des talus

Les conditions de stabilité des talus, nécessaires pour une bonne conservation des fouilles
tant en déblai qu’en remblai, définissent l’angle i du talus pris avec l’horizontale et
déterminé par sa tangente ou sa cotangente comme indiqué sur la figure.

En définissant l’angle φ comme étant l’angle de talus naturel ou encore l’angle que prend
le sol lorsqu’il est tout simplement déversé : la condition de stabilité impose que l’on ait
dans tous les cas i <φ .

Notons que l’angle de talus naturel dépend de :

 La nature du sol (cohérent ou non)


 De la teneur en humidité (sol sec ou non)

16
Chapitre 2. Terrassements routiers

À titre indicatif, nous donnons sur le tableau suivant l’angle de talus naturel de
quelques types de sols.

Nature terrain sec immergée


Rocher sain 90° 90°
Rocher fissuré 80° 80°
Terre végétale 45° 40°
Terre argileuse 40° 20°
Gravier gros sable 35° 30°
Sable fin 30° 20°

2.4.1 Foisonnement des terres

Quand on remue le sol en l’excavant, le sol retiré foisonne, c’est-à-dire qu’il multiplie en
volume. Selon les sols, la multiplication est plus ou moins forte. Le sol en place occupe
un volume Vo avec une masse volumique en place ρ . Lorsque le sol est excavé, il est
place

ameubli et augmente de volume : c’est le phénomène de foisonnement. Son volume


devient V et sa masse volumique ρ.On définit le coefficient de foisonnement initial :

(V −V 0)
Fi= × 100
V0

Ce même sol mis en place dans un remblai et compacté subira un tassement et occupera
un volume V2 avec une masse volumique ρ compacté. On définit le coefficient de
foisonnement final :

(V 2−V 0)
Fd= × 100
V0

La connaissance du foisonnement est nécessaire pour es travaux de terrassement afin de :

 Déterminer la capacité des véhicules de transport des déblais.


 Effectuer la mise en dépôt dans les décharges publiques à partir d’un cube mesuré
sur place.
 Les dimensions initiales à donner aux remblais afin qu’ils atteignent après
tassement les cotes exigées.

17
Chapitre 3. Compactage des sols

Le géotechnicien s'intéresse aux sols dans la mesure où ceux-ci constituent l'élément


principal du contexte dans lequel la stabilité d'un ouvrage sera conçue. On a donc
rapidement envisagé d'améliorer les caractéristiques mécaniques des sols d'assise pour
augmenter leur capacité portante (ou portance). Un grand nombre de procédés existent;
d'une part, les adjonctions de liants (bitume, ciment, chaux, laitier), relativement chers, et
d'autre part, les procédés de compactage mécaniques. C'est ce dernier groupe de procédés,
principalement mis en œuvre sur les chantiers routiers, que ce chapitre va exposer.

3.1 Définition du compactage


Historiquement, le compactage statique demeure la technique la plus ancienne qui
consiste à réduire le volume des vides entre les grains d’un sol. Le compactage est facilité
par ajout d’une quantité d’eau, qui, lorsque optimisée, et pour une énergie de compactage
donnée, la densité sèche maximale du sol est atteinte (Bergado , Anderson, & MiurA,
1996). Le compactage, favorisant un contact plus marqué entre les grains du sol
s’accompagne d’une réduction des vides et contribue à l’augmentation de la résistance au
cisaillement par le biais du frottement inter granulaire, (Figure 6.2). Cette diminution de
volume ne se produit que par l'élimination des vides remplis d'air qui existent dans le sol à
son état initial. La teneur en eau du sol n'est donc pas modifiée (il s'agirait dans ce cas
d'une consolidation, phénomène qui sera étudié ultérieurement dans ce cours). Le poids
γ
volumique du sol γh, par contre, sera augmenté, et avec lui, γd puisque : d=
γh
1 +w
.

Le poids volumique sec sera le paramètre dont on va étudier les variations dues au
compactage. Cette grandeur garde sa signification même si le sol considéré n'est pas sec!
Tout sol (humide ou non) est caractérisé par un poids volumique naturel γh et par une
teneur en eau w, donc, par un poids volumique sec γd, calculé au moyen de la formule ci-
dessus. Il suffit de considérer qu'il s'agit du poids volumique qui caractériserait le sol s'il
était sec.

18
Chapitre 3. Compactage des sols

Dans le cas particulier des sols grenus on introduit la densité relative, notée Dr, qui
e max −e
s’exprime par : Dr ×100 %
e max−emin

emax, emin et e sont respectivement les valeurs de l’indice des vides du sol grenu pour les
états lâche, très dense et naturel.
A partir de cette notion on note qu’une diminution de l’indice des vides, noté e, conduit à
une augmentation de la densité relative. Cependant le compactage statique, très pratiqué
en surface pour les plateformes routières et corps de chaussées, ne permet qu’une
amélioration très limitée en profondeur. Pour cela, le compactage dynamique s’est révélé
plus tard comme une technique plus efficace pour stabiliser et densifier les couches de
sols pulvérulents situés aussi bien hors nappe que sous la nappe d'eau. Ce procédé
consiste à faire chuter, sur une hauteur variant de 15 à 40 m, une très grande masse de 15
à 150 tonnes sur le sol à compacter (Bergado , Anderson, & MiurA, 1996).

3.2 Facteurs d'influence du compactage.

3.2.1 Influence de la teneur en eau

L'influence de la teneur en eau sur le résultat d'un compactage a été étudiée dès 1933 par
l'ingénieur américain Proctor, qui a mis au point l'essai de compactage qui porte son nom.

Si un sol est compacté par une série de chocs que lui impriment les chutes d'une masse, la
déformation du sol, c'est-à-dire la diminution de son volume, absorbe une énergie égale à
l'énergie potentielle de la masse avant la chute (=mgh pour une masse m tombant d'une
hauteur h) multipliée par le nombre de coups donnés. Cette énergie s'appelle énergie de
compactage. Si l'on porte en graphique les γd obtenus suite au compactage d'un
échantillon de sol, en réalisant une série d'essais de compactage, chacun correspondant à
une teneur en eau différente (maîtrisée par adjonction d'eau), mais toujours avec une
énergie de compactage identique, on obtient une courbe comme celle-ci:

19
Chapitre 3. Compactage des sols

Figure 2 Allures d'une courbe de compactage.


La courbe a l'allure d'une cloche, elle passe par un γd maximum que l'on appelle optimum
proctor. Cet optimum correspond à une teneur en eau optimale.

Cette allure s'explique par le rôle lubrifiant de l'eau dans le processus de compactage. Un
sol 'trop sec' sera le siège de frottements importants entre les grains de sol. Un sol trop
humide par contre sera moins susceptible d'être compacté, car une partie importante de
l'énergie de compactage sera absorbée par l'eau (incompressible) et ne sera donc pas
communiquée aux grains de sol.

3.2.2 Influence de la nature du sol

Un sol dont le compactage sera fortement influencé par la teneur en eau présentera une
courbe de compactage avec un maximum très marqué. A l'inverse, un sol dont la teneur
en eau influence peu le compactage sera caractérisé par une courbe de compactage très
plate. Les sols de ce type font généralement les meilleurs remblais. La figure suivante

20
Chapitre 3. Compactage des sols

donne quelques exemples des allures que peuvent présenter les courbes de compactage
des sols courants (Clay = argile, Sand = sable, silty Sand = sable limoneux.).

21
Chapitre 3. Compactage des sols

On voit que les sables sont très peu sensibles à l'eau en ce qui concerne le compactage,
tandis que s'ils contiennent une fraction argileuse, leur courbe s'infléchit de manière
importante.

Figure 3 Influence de la nature du sol sur le compactage.

3.2.3 Influence de l'énergie de compactage

L'extrémité droite de la courbe de compactage c'est-à-dire l'extrémité du versant sec (ou


branche sèche) correspond à l'état de saturation du sol. La courbe est donc limitée à
l'abscisse ꞷ=ꞷsat. On conçoit aisément que si l'énergie de compactage augmente, le
vides 'secs' (remplis d'air et non d'eau' seront d'avantage réduits. Ceci implique deux
choses:
Le γd obtenu par la compaction sera plus élevé. La courbe de compaction se déplacera
donc vers le haut.
La saturation sera atteinte à une teneur en eau moindre : ꞷsat diminue. La courbe de
compaction se déplacera donc vers la gauche.
Si l'on superpose les graphes de plusieurs essais effectués sur un même sol, avec des
énergies de compaction croissantes (nombre de coups et/ou hauteur de chute croissante),
on obtient une figure similaire à la suivante.

22
Chapitre 3. Compactage des sols

Figure 4 Influence de l'énergie de compactage.


On voit en effet, la courbe du compactage se déplacer vers le haut et la gauche du
diagramme à mesure que le nombre de coups augmente. Cette influence se lit aussi à la
figure 3 où trois types de sols (1, 2 et 3) subissent trois compactages d'énergies
décroissantes (A, B et C).
Notons qu'à la figure 3, on a porté en abscisse la masse volumique ƿd et à la figure 2, la
densité sèche à la place du poids volumique sec γd , ce qui d ne porte pas à conséquence.
Les courbes de compactage sont limitées à leur extrémité droite par la valeur de l'abscisse
ꞷ=ꞷsat, elles sont donc asymptotiquement tangentes à une courbe-enveloppe qui
représente la relation entre ꞷsat et γd pour le sol considéré. L'expression ꞷsat = f(γd) se
détermine comme suit:
Définition de la teneur en eau :

ꞷ¿
Ww
Ws (
, à saturation, on a donc: ꞷsat¿
1 1

γd γs )
γꞷ

γs et γw sont des constantes, γsat est donc proportionnelle à 1/ γd , la courbe-enveloppe est


donc une hyperbole. Son ordonnée à l'origine vaut évidemment γs, puisque, pour ꞷsat =0,
1 1
on a − , donc γd= γs.
γd γs

23
Chapitre 3. Compactage des sols

3.3 Les essais de compactage en laboratoire


Le principe des essais de compactage a en fait déjà été évoqué plus haut dans ce chapitre;
un échantillon de sol, de teneur en eau connue, est compacté dans un moule, aux
dimensions normalisées, par l'action de la chute d'une dame. Le poids et la hauteur de
chute de cette dernière sont également normalisés. La teneur en eau du sol testé est
maîtrisée en étuvant l'échantillon, puis par adjonctions de quantités précises d'eau. Une
série d'essais est réalisée pour différentes teneurs en eau, le résultat de chacun produisant
un couple de valeurs (ꞷ, γd), donc un point de la courbe de compactage (courbe
A.A.S.C.H.O : American Association of State Highway Officials).Les essais peuvent être
réalisés dans deux types de moules, et selon deux modalités, ce qui fait quatre types
d'essais. D'autres types, moins couramment utilisés existent également.On peut utiliser :

 Le moule proctor : 10,2 cm de diamètre et 11,7 cm de hauteur (plus un collier mobile


permettant de compacter jusque 13 ou 14 cm). Ce moule est utilisé pour les sols de
granulométrie ≤ 5mm, on y compacte environ 3 kg de sol.
 Le moule C.B.R. (California Bearing Ratio) : 15,2 cm de diamètre et 15,2 cm de hauteur.
Conviens pour des sols contenant des éléments >5mm. Si le sol contient des éléments
>20mm, ceux-ci sont remplacés, à poids égal, par des éléments de 5 à 20mm.
L'échantillon est ici de 6 kg.Dans chacun de ces deux moules, on peut réaliser l'essai de
compactage selon deux modalités:

L'essai Proctor normal (PN) : le sol est compacté au moyen d'une dame de 2,490 kg,
tombant d'une hauteur de 30,5 cm (1 pied). L'essai est réalisé en trois couches de plus ou
moins 4 cm d'épaisseur qui reçoivent chacune 25 coups pour le moule proctor et 55 coups
pour le moule CBR.

L'essai Proctor modifié (PM) : le sol est compacté au moyen d'une dame de 4,540 kg,
tombant d'une hauteur de 45,7 cm (1,5 pied). L'essai est réalisé en cinq couches de plus ou

24
Chapitre 3. Compactage des sols

moins 2,5 cm d'épaisseur qui reçoivent chacune 25 coups pour le moule proctor et 55
coups pour le moule.

L’essai PN communique au sol une énergie de compactage relativement modérée, cet


essai s'applique donc à l'étude des remblais. L'essai PM, sollicitant le sol d'avantage, il est
adapté aux compactages important comme ceux que subissent les sols de fondation des
routes, autoroutes, pistes d'atterrissage…

Citons encore le proctor à 15 coups (courbes C de la figure 2), le test de compaction


miniature (Harvard) pour les sols fins, permettant d'effectuer les mesures sur de très petits
échantillons (de l'ordre de 60 cm³), la table vibrante, les compressions statiques.

3.4 Utilisation pratique des essais de compactage


Le matériel de compactage sera choisi, suivant les disponibilités, en fonction du type de
sol à traiter et en fonction du but recherché. L'intensité du compactage doit bien sûr être
adaptée aux sollicitations que le sol compacté devra subir en service. Le tableau ci-après
met en relation les techniques les plus courantes et les sols auxquels elles sont le plus et le
moins adaptées, ainsi que leurs applications.

Équipement Sols les plus indiqués Application Sols les moins indiqués
Rouleau lisse, vibrant Sables ou graviers bien Pistes, sous- Sables à granulométrie
ou non gradués, concassés, coffres uniforme
asphalte

Rouleau à pneus Sols grenus (grossiers) Sous-coffre de Sol grossier à


contenant un peu de fines. pavement granulométrie uniforme,
cailloux

Rouleau à grille Roche altérée, sols Sous-coffre Argiles, argiles


grossiers bien gradués. limoneuses, sols à
granulométrie uniforme.

Plaque vibrante Sols grossiers à 4 à 8 % Petites Argiles et limons


de fines surfaces

25
Chapitre 3. Compactage des sols

26
Chapitre 3. Compactage des sols

3.5 Choix du type d'essai


Le type d'essai de compactage est choisi en fonction du type de technique que l'on
envisage de mettre en œuvre sur le chantier. Les essais en laboratoire, de nature
dynamique pour la plupart (chocs), donnent des teneurs en eau optimales souvent
inférieures à la réalité. On constate d'autre part que les conditions dans lesquelles la
compaction est exécutée influencent très significativement les propriétés mécaniques
après compactage. En effet, pour les sols fins, la structure résultante du sol compacté
dépend du procédé de compaction et de la teneur en eau à laquelle elle se fait. Les argiles
utilisées pour constituer le noyau d'un barrage en terre, par exemple, sont susceptibles de
se fissurer lors de l'apparition des tassements. On a constaté qu'en compactant ces sols 'en
suivant le versant humide' on obtenait une structure de sol orientée (litée) de moindre
résistance au cisaillement, mais plus susceptible de subir des déformations importantes
sans se rompre, cette propriété est essentielle pour un barrage. Le compactage 'du côté
humide' produit en outre un sol moins perméable qu'un compactage 'du côté sec'.

Aux états de contrainte élevés, cette différence s'amenuise, voire s'inverse. La couche
périphérique (coquille) des barrages en terre sera donc avantageusement compactée 'du
côté sec', ainsi que les sols de fondations de voiries. On voit donc qu'une augmentation de
densité du sol peut dans certains cas conduire à une diminution de la résistance, en
fonction de la structure obtenue et des sollicitations prévues. Les critères de compactage
devraient en conclusion être basés sur un ensemble de propriétés mécaniques, en relation
avec une structure particulière, plutôt que la simple exigence d'un poids volumique sec à
atteindre.

Cette dernière optique, largement pratiquée, suffit pourtant dans la majorité des cas.

27
Chapitre 3. Compactage des sols

Le tableau suivant met en relation les techniques de compactage et quelques essais de


laboratoire:

Méthode Essai Technique de chantier

Impact Essai Proctor normal ou modifié. Aucun (compactage de surface)

Pétrissage Essai Harvard miniature. Rouleaux à pieds de mouton, à pneus


Vibrations Table vibrante Rouleaux et plaques vibrantes

Compressions statiques Presses Rouleau lisse


ou dynamiques

3.6 Le compactage profond


Le compactage en profondeur des sols grenus est mis en œuvre pour résoudre des
problèmes de fondation tels que
 Amélioration de la résistance du sol pour augmenter sa capacité portante, la stabilité
de pentes et excavations.
 Augmentation de la raideur du sol pour réduire les tassements totaux et différentiels
pouvant être causés par des chargements statiques, cycliques ou dynamiques.
 Réduction des poussées latérales des terres contre les structures de soutènement (si le
compactage est effectué avant le soutènement).
 Atténuation des risques de liquéfaction des sols pulvérulents sous le niveau de la
nappe, pouvant résulter d'un chargement dynamique ou cyclique (séismes).
 Diminution de la perméabilité du sol dans ou à proximité des barrages ou des digues.
 Amélioration globale des caractéristiques géotechniques dans les sédiments
hétérogènes.

28
Chapitre 3. Compactage des sols

Les applications les plus courantes du compactage en profondeur sont l'amélioration des
caractéristiques mécaniques du sol pour des projets d'infrastructure (ports, aéroports), et
l'atténuation des risques de liquéfaction dans les zones à activité sismique.Le compactage
en profondeur s'exécute selon deux familles de méthodes, selon que l'énergie est
transmise au sol depuis la surface, ou sous la surface.

3.6.1 Compactage depuis la surface

Compactage dynamique :
Le sol est compacté par la chute répétée d'un poids important (15 à 25 tonnes, voire plus)
tombant d’une grande hauteur (25 m, voire plus). L'énergie de compactage est transmise
depuis la surface aux couches plus profondes par propagation d'ondes de compression et
de cisaillement. Le compactage dynamique est appliqué en plusieurs passes suivant un
quadrillage prédéterminé, dont l'interdistance est réduite à la passe suivante, où l'on
compacte aux points intermédiaires du quadrillage précédent.

Le compactage prolonge ses effets jusqu'à une profondeur que l'on peut estimer de la
manière suivante: d max =a √ HM

où H est la hauteur de chute et M la masse tombante. Le facteur a, variable d'un site à


l'autre vaut entre 0,3 et 0,5. Une masse de 15 t tombant d'une hauteur de 15 m compacte
en général le sol sur une épaisseur de 7 à 8 m.

Figure 5 compactages profonds (25t, 25m)

29
Chapitre 3. Compactage des sols

Rouleau à impact (modèle lourd)  :


L’impact généré par la rotation d'une masse prismatique (jusque 50 t) compacte plusieurs
mètres de sols grenus grossiers, graviers, etc.

Figure 6 Rouleau à impacts. Plaque Figure 7 Plaque vibrante lourde.

vibrante lourde (400 t)  :


À vibrateur hydraulique permettant de faire varier la fréquence et l'amplitude (pouvant
dépasser 30 cm).

3.6.2 Compactage sous la surface

Le système MRC :
Très moderne : utilise l'effet de résonance dans les couches de sol pour augmenter l'effet
de la compaction par vibration. Une sonde vibrante à fréquence variable est foncée à
haute fréquence jusqu'à la profondeur voulue, puis réglée sur la fréquence de résonance
du sol.

La colonne franki :
L’énergie de compactage est transmise à l'extrémité d'un tube foncé dans le sol par
l'action d'un marteau d'une masse de 10 t qui bat un bouchon de sol compacté se trouvant
en bout de tube.

30
Chapitre 3. Compactage des sols

Le tube est progressivement foncé dans le sol et les terres entourant l'extrémité de ce tube
sont compactées. Une fois la profondeur voulue atteinte, le bouchon est expulsé et le tube
est extrait (figure 8).

Le sol sous le tube est encore compacté pendant la phase d'extraction du tube. Un
compactage très intense peut être obtenu jusqu'à des profondeurs de plus de 20 m. Cette
méthode très efficace est lente et donc onéreuse.

Figure 8 colonnes franki. Figure 9 vibro-sonde.

La vibro-sonde  :
Permets de compacter 10 à 15 m de sol (figure 9).

La vibroflotation :
Date du début des années 1940, et est une des méthodes qui ont été le plus mises en
œuvre. Un vibrateur, de 3 à 5 m de long et de 350 à 450 mm de diamètre sont montés à la
base d'un tube d'acier.

Le dispositif est enfoncé jusqu'à la base de la couche à compacter, puis retiré


graduellement par paliers de 0,50 à 1,00 m.

31
Chapitre 3. Compactage des sols

La pénétration et le retrait du vibrateur sont aidés par une injection d'eau qui emporte les
particules fines. Celle-ci sera remplacée par des matériaux plus grossiers (sables…). Les
vibrations, provoquées par une force centrifuge pouvant atteindre 160 kN, ont une
amplitude variable, jusque 25 mm et une fréquence de 30 à 50 Hz.

Figure 10 vibroflotation

32
Chapitre 4. Portance

La portance d’un sol est sa capacité à résister au poinçonnement.

Le pouvoir portant peut être défini par la capacité d’un sol à supporter une charge sans se
déformer. La portance peut se mesurer par le :

o CBR : valeur du poinçonnement CBR sur une éprouvette de sol compacté à


l’énergie proctor.
o Poutre de Benkelman : mesure de la déflexion

4.1 L'indice CBR


La portance du sol est sa résistance à la rupture déterminée par l'essai CBR, le Californien

Bearing Ratio (norme NF P 943078). Cet essai donne une mesure de la portance relative
des sols par rapport à un sol type de référence. Il permet d’observer le comportement du
matériau vis-à-vis sa densification ainsi qu’une idée de sa résistance à l’eau.

L’indice de portance CBR immergé (= ICBR après 4 jours d’immersion), et indice portant
immédiat IPI, se calculent ainsi par le rapport entre la pression d'enfoncement du sol et
celle d’un matériau type référencé (en %) :

{
'
Pression a 2.5 mm d enfoncemnt
70
C’est la plus grande des 2 valeurs qui est retenue '
Pression a 5 mm d enfoncemnt
70

Le pouvoir portant du sol est d'autant meilleur que le CBR est grand.

L’essai est empirique et ne peut en aucun cas traduire la résistance intrinsèque du sol,
mais il est un moyen d’apprécier sa rigidité (résistance au cisaillement).

Le CBR immergé se distingue de l’IPI par l’immersion du moule pendant 4 jours.

En général, on réalise la mesure de l’IPI avant celle du CBR immergé à cause de


l’imbibition du moule.

33
Chapitre 4. Portance

Le rapport CBR/IPI>1 permet de constater que le matériau expérimenté est dit insensible
à l’eau et qu’il y a même une amélioration de ces caractéristiques mécaniques par l’effet
d’apport d’eau.

Le traitement de sol de la CDF améliore les niveaux de portance (IPI et CBR).

Le GTS précise les valeurs minimales à obtenir après traitement du matériau (voir tableau
2)

Tableau 2 Indice portant immédiat minimal à obtenir à la mise en œuvre [GTS]

Classes de matériaux IPI minimal


A3-C1A3 10
A2-C1A2-B6-C1B6 15
A1 –B5- C1A1-C1B5 20
Autres classes À fixer d’après expérience ou étude spécifique

Une valeur de module de Young directement utilisable dans un schéma rationnel de


dimensionnement peut être déduite de la valeur retenue du CBR.

Plusieurs approches ont été proposées :

- Formule de GEOFFROY et BACHELEZ : E = 6,5 CBR0,65


- Formule proposée par SHELL : E = 10 CBR
- Formule retenue par LCPC : E = 5 CBR

34
Chapitre 4. Portance

4.2 Module d’élasticité du sol compacté EV 2


La mesure à la plaque du module EV 2 Donne la portance du support et indique si le
compactage est correct. Cela permet de vérifier si les objectifs de performance mécanique
prévus sont atteints. L’essai de plaque consiste à mesurer l’enfoncement d’une plaque
circulaire de diamètre 60 cm sous l’action d’une charge croissante. Le module de
déformation du sol (Boussinesq ; en MPa) est déduit en interprétant la valeur du
déplacement vertical (z en mm), mesuré en fonction de la charge appliquée (en KN). Les
charges définies conventionnellement par le LCPC sont de 20 KN pour le 1er chargement
de plaque et 25 KN pour le 2d chargement.

EV 2 est le module de déformation du sol à la plaque au second cycle de chargement, EV 1

est le module de déformation du sol au premier chargement.

EV 2=90 /z

K= EV 2 / EV 1 ≤ 2

La portance de la couche de forme est déterminée par son module de déformation


réversible mesuré avec l'essai de plaque (norme NF P 94-117-1), module EV 2. L’essai de
plaque permet d’apprécier directement le module d’un sol par une mesure sur le terrain.

K est le rapport des modules à la plaque de deux chargements successifs pour déterminer
si le compactage est suffisant. Le compactage est d'autant meilleur que le rapport
EV 2 / EV 1 est faible ; en général la spécification conventionnelle admet une valeur du

rapport k < 2.

4.2.1 Portance des plates-formes par à la plaque (EV2) - (NF P 94-117-1)

4.2.1.1 Objet de l’essai

Cet essai a pour objet la détermination de la valeur du « Module sous chargement statique
à la plaque » d’une plate-forme EV 2.

35
Chapitre 4. Portance

Il s’applique aux plates-formes d’ouvrages de terrassement et d’assainissement destinées


à la construction d’infrastructures routières, ferroviaires, aéroportuaires constituées par
des matériaux comportant des éléments dont le Dmax est inférieur à 200 mm. Cet essai
consiste à évaluer la déformabilité d’un sol (tassements de la plaque) en effectuant deux
cycles de chargement à vitesse constante (80 daN/s) sur une plaque rigide de 60 cm de
diamètre.

4.2.1.2 Procédure de l’essai

La plaque est disposée sur le matériau à tester avec une interposition d’une fine couche de
sable. Un vérin de 200 KN, surmonté d’une cellule dynamométrique transmet la charge à
la plaque en prenant appui sous un camion chargé. Les déformations sont mesurées à
l’aide d’une poutre de Benkelman comportant un comparateur au centième.

L’essai comprend deux cycles de chargement :

 1er cycle de chargement de 0 à 0,25 MPa (F = 7068 daN) :

La pression est maintenue jusqu’à stabilisation de la déformation (< 0,02 mm/15 s).
Mesure de l’enfoncement z0 (mm), puis déchargement.

 2e cycle de chargement de 0 à 0,20 MPa (F = 5645 daN) :

Après stabilisation de la déformation (< 0,02 mm/15 s), mesure de l’enfoncement z2


(mm), puis déchargement.

36
Chapitre 4. Portance

4.2.1.3 Interprétation

Le module de déformation à la plaque EV 2 de la plateforme au point d’auscultation est


déterminé à partir de la formule de Boussinesq :

π pd
EV 2= ( 1−v 2¿
4 z2

- d : diamètre de la plaque
- p : pression effective moyenne appliquée au sol
- EV 2 : module de déformation statique
- v : coefficient de poisson
- z2 : enfoncement de la plaque provoqué par le deuxième chargement.
Si l’on assimile l’expression (1 - v 2) à la valeur 1, on obtient approximativement :
90
EV 2= , avec z 2 en mm et EV 2 en MPa
z2
Tableau 3 Portance minimale du sol support avant la mise en œuvre des couches de forme et de
chaussées selon recommandations GTR 92

Type de couche à mettre en œuvre sur le support EV2 (MPa)


Couche de forme en matériaux traités ≥ 35
Couche de forme en matériaux non traités ≥ 15 a 20
Couches de chaussée ≥ 50

37
Chapitre 4. Portance

38
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

5.1 Les Différents Types De Chaussée

5.1.1 Les chaussées souples

Les chaussées souples constituées par des couches superposées des matériaux non
susceptibles de résistance notable à la –traction, les couches supérieures sont
généralement plus résistantes et moins déformables que les couches inférieures. Pour une
assurance parfaite et un confort idéal, la chaussée exige généralement pour sa
construction, plusieurs couches exécutées en matériaux différents, d’une épaisseur bien
déterminée, ayant chacune un rôle aussi bien défini.

5.1.2 Les chaussées semi –rigides

On distingue :

 Les chaussées comportant une couche de base (et quelquefois une couche de
fondation) traitée au liant hydraulique (ciment, laitier granulé...)
La couche de roulement est en enrobé hydrocarboné et repose quelquefois par
l’intermédiaire d’une couche de liaison également en enrobé hydrocarboné sur la couche
de base traitée dont l’épaisseur strictement minimale doit être de 15 cm, ce type de
chaussée actuellement n’existe pas en Algérie.

 Les chaussées comportant une couche de base et/ou une couche de fondation en
sable gypseux, on les rencontre fréquemment dans les zones arides.

5.1.3 Les chaussées rigides

Elles sont constituées d’une dalle de béton de ciment, éventuellement armée


(correspondant à la couche de surface de chaussée souple) reposant sur une couche de
fondation qui peut être un grave stabilisé mécaniquement, une grave traitée aux liants
hydrocarbonés ou aux liants hydrauliques. Ce type de chaussée est pratiquement
inexistant en Algérie (Figure 11 ).

39
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

Figure 11 les différents types de chaussée


BB : béton bitumineux.
GB : grave bitume.
GT : grave traité.
G.N.T : grave non traité.

5.2 Les principales méthodes de dimensionnement


On distingue deux familles des méthodes :
 Les méthodes empiriques dérivées des études expérimentales sur les performances
des chaussées.
 Les méthodes dites « rationnelles » basées sur l’étude théorique du comportement
des chaussées.
Pour cela on intéresser aux méthodes empiriques les plus utilisées.

5.2.1 Les facteurs déterminants pour les études de dimensionnement de chaussées

a) Trafic

La connaissance du trafic et, principalement du poids lourd, constitue un des éléments


essentiels pour un bon dimensionnement de la structure de chaussée. Ce trafic s’exprime
généralement par deux paramètres :
 Le TJMA à la mise en service qui permet de choisir les matériaux nécessaires pour
la construction de la chaussée.
 Le nombre cumulé d’essieux de référence passant sur la chaussée tout au long de
sa durée de vie et qui sert à faire le calcul de dimensionnement proprement

40
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

dit.Trafic « poids lourd » comprend tous les véhicules dont la charge utile est
supérieure ou égale à 5 tonnes.

b) Trafic à la mise en service

Ce trafic compté sur la base du TJMA est estimé à partir du trafic PL par sens circulant
sur la voie la plus chargée à l’année de mise en service de la route.

On définit, en général, des classes de trafic en fonction du nombre moyen journalier


annuel de PL ≥5t. (Tableau 4) :

Classe de T5 T4 T3 T2 T1 T0
trafic     T3   T3     T2     T2   T1     T1     T0     T0+ 
- + - + - + -

MJA (PL/j)  0 25  50 85   150  200  300  500  750  1200  2000
Tableau 4 Classification de trafic [CTTP]

c) Trafic cumulé équivalent (NE)

Le trafic utilisé pour le dimensionnement est le nombre équivalent d’essieux de référence


correspondant au trafic PL cumulé sur la durée de service retenue, il est donné par la
relation suivante : NE=N*CAM.

L’essieu de référence en vigueur en Algérie est l’essieu de 13 Tonnes.

N : est le nombre cumulé de PL pour la période de calcul de P années, N = 365xMJAxC.


C : étant le facteur de cumul sur la période de calcul, telle que C = [(1+ τ) p-1]/ τ.
P : durée de vie.
τ: Taux de croissance de trafic.
CAM : c’est le coefficient d’agressivité moyenne de PL par rapport à l’essieu de référence
(Tableau 5).
NE = 365xMJAxCAMx [(1+ τ) p-1]/ τ
Classe de trafic T5 T4 T3-  T3+  Au-delà

41
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

CAM 0.4 0.5 0.7 0.8 0.8 si e<20cm


1.0 si e≥ 20 cm
Tableau 5 Classe de trafic en fonction CAM de poids lourd [CTTP]

d) Le climat et l’environnement

Le climat et l’environnement influent considérablement sur la bonne tenue de la chaussée


en termes de résistance aux contraintes et aux déformations. L’amplitude des variations de
température et la température maximum interviennent dans le choix du liant
hydrocarboné.
Les précipitations liées aux conditions de drainage conditionnent la teneur en eau du sol
support et donc sa portance ainsi que les possibilités de réemploi des matériaux de déblai
en remblai.
Portance 0 1 2  3  4
CBR ¿ 3 3-6 6-10 10-20 >20
Tableau 6 variations de portance avec CBR [SETRA]

f) Les matériaux

Les matériaux utilisés doivent être conformes aux exigences en fonction de la couche de
chaussée concernée et du trafic PL.

5.2.2 Les méthodes empiriques

5.2.2.1 Méthode C.B.R (California – Bearing – Ratio)

C’est une méthode semi-empirique qui se base sur un essai de poinçonnement sur un
échantillon du sol support en compactant les éprouvettes de (90° à 100°) de l’optimum
Proctor modifié sur une épaisseur d’eau moins de 15cm.

La détermination de l’épaisseur totale du corps de chaussée à mettre en œuvre s’obtient


par l’application de la formule présentée ci-après:

42
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

N
100+( √ p)(75+50 log )
10
e=
I CBR +5

Avec:
e: épaisseur équivalente
I: indice CBR (sol support)
N: désigne le nombre journalier de camions de plus 1500 kg à vide
N = TH. %PL (TH : trafics prévus pour une durée de vie de 20 ans)
TH = 20 (1 + τ) m
T0 : trafics actuels (v/j)
m : année de prévision
P: charge par roue P = 6.5 t (essieu 13 t)
Log: logarithme décimal.
L’épaisseur équivalente est donnée par la relation suivante:
e = c1*e1 + c2* e2 + c3* e3
c1* e1:couche de roulement.
c2* e2 : couche de base.
c3 * e3 : couche de fondation.
Où: c1, c2, c3 : coefficients d’équivalence.
e1, e2, e3 : épaisseurs réelles des couches.
Pour le calcul de l’épaisseur réelle de la chaussée, on fixe « e1» et «e2» et on calcule « e3
», généralement les épaisseurs adoptées sont : BB =6 - 8 cm; GB= 10 - 20 cm; GC =15 -
25 cm; TVO= 25cm.

Le tableau (7) ci-dessous indique les coefficients d’équivalence pour chaque matériau :
Tableau 7 Coefficient d’équivalence

43
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

5.2.2.2 Méthode Du Catalogue Des Structures «SETRA » :

C’est le catalogue des structures types neuves et établies par «SETRA ».Il distingue les
structures de chaussées suivant les matériaux employés (GNT, SL, GC, SB).Il considère
également quatre classes de trafic selon leur importance, allant de 200 à1500Véh/J.Il tient
compte des caractéristiques géotechniques du sol de fondation. Il se présente sous la
forme d’un jeu de fiches classées en deux paramètres de données :

Détermination de la classe de trafic cumulé de poids lourds à la 20e année Tj


La classe de trafic (TPLi) est déterminée à partir du trafic poids lourd par sens circulant
sur la voie la plus chargée à l’année de mise en service. Les classes de trafics adoptées
sont dans le tableau suivant (Tableau 8). Le trafic cumulé est donné par la formule:

[ ]
n +1
(1+τ ) −1
T c =T PL 1+ 365
τ

Tableau 8 La classe du trafic poids lourd

Classe de Trafic poids lourd cumulé sur 20ans


trafic
T0 ¿3.5 105
T1 3.5 105¿ T < 7.3105
T2 7.3105¿ T < 2105
T3 2105¿ T < 7.3106

44
Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

T4 7.3106¿ T < 4 107


T5 T > 4 107

Détermination de la classe du sol (Sj)


Le classement des sols se fait en fonction de l’indice CBR mesuré sur éprouvette
compactée à la teneur en eau optimale de Proctor modifié et à la densité maximale
correspondante. Après immersion de quatre jours, le classement sera fait en respectant les
seuils suivants (Tableau 9):

Classe S0 S1 S2 S3 S4
Indice CBR >40 25-40 10-25 05-10 ¿ 05
Tableau 9 Classe de sol en fonction CBR [SETRA]

5.2.2.3 Méthode Du Catalogue Des Chaussées Neuves « CTTP »:

Les paramètres utilisés dans la méthode du catalogue des chaussées sont: trafic, sol
support, Environnement et zone climatique.

a) Trafic :

C’est le trafic poids lourds (véhicules de charge supérieure à 3.5 tonnes) :


i. Le réseau principal noté RP :
Il se compose de route reliant :
 Les chefs-lieux de wilaya tes.
 Les ports, les aérodromes et les postes frontaliers.
 Les principales importantes zones industrielles agglomérations et.

Ce réseau principal se décompose en deux niveaux :


RP1 (T>1500V/J) ⇒ RN, Autoroute, CW.
RP2 (T<1500V/J) ⇒ RN, CW,….
Le linéaire total du réseau principal RP est de l’ordre de 18.400Km.

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Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

ii. Le réseau secondaire RS :


Il se compose du reste des routes qui ne sont pas en RP, son linéaire total de 7.900 Km.
b) Répartition transversale du trafic :

On adoptera les valeurs suivantes :


 Chaussée unidirectionnelle à 2 voies : 90 % du trafic PL sur la voie lente de droite.
 Chaussée unidirectionnelle à 3 voies : 80 % du trafic PL sur la voie lente de droite.
 Chaussée bidirectionnelle à 2 voies : 50 % du trafic PL.
 Chaussée bidirectionnelle à 3 voies : 50 % du trafic PL.

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Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

c) Détermination de la classe de trafic TPLi :

Les classes sont données pour chaque niveau de réseau principal (RP1 et RP2), en nombre
de PL/J/sens à l’année de mise en service (Tableau 10).
Tableau 10 Classe de trafic [SERTA]

d) Détermination des classes de portance de sols :

Le tableau 8 regroupe les classes des sols par ordre croissant de S4 à S0 :


Pour les sols sensibles à l’eau :
La portance du sol support est déterminée par :
 L’essai CBR imbibé à 4 jours pour les zones climatiques I et II (tableau 13).
 L’essai CBR immédiat pour les zones climatiques III et IV (tableau 13).

Pour les sols insensibles à l’eau :


Sols grossiers contenant plus de 25 % d’éléments>20mm, la portance sera déterminée à
partir des essais de chargement a la plaque ou des mesures de déflexions (W nat ≥Wopm).
L’essai de plaque ⇒ le module de sol EV 2 la déflexion ⇒ dc (déformation).
Les deux sont reliés par la relation empirique : EV 2 (MPA)x dc =10340(1/100mm).
Les différentes expériences ont fait ressortir la relation: E (MPA) =5.CBR (Tableau 11).
Tableau 11 classe portance de sol en fonction de la flexion [SETRA].

Classe S3 S2 S1 S0
E(Mpa) 25-50 50-125 125-200 >200

Il existe différents type de couches de forme suivant le cas de portance du sol terrassé (Si)
et la classe du sol support visé (Sj) (Tableau 12).

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Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

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Chapitre 5. Dimensionnement des chaussées

Tableau 12 Classe de sol en fonction de portance de sol [SETRA]

Classe portance du sol Matériaux de Épaisseur de Classe Portance du sol


terrassé (Si) CF CF support visée (Sj)
< S4 Matériau non traité
50cm (en 2c) S3
S4 Matériau non traité
35cm S3
S4 Matériau non traité
60cm(en 2c) S2
S4 Matériau non traité
40cm(en 2c) S2
S4 Matériau non traité
70cm(en 2c) S2

Tableau 13 Les zones climatiques de l’Algérie [SERTA]

Zone climatique pluviométrie Climat Teq (°) région


i >600 Très humide 20 Nord
ii 350-600 humide 20 Nord, hauts plateaux
iii 100-350 Semi-aride 25 Hauts plateaux
ⅳ <100 Aride 30 Sud

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Références

AFNOR. (s.d.). Association Française de Normalisation, publication. Paris.


Bergado , D., Anderson, L., & MiurA, N. (1996). Soft Ground Improvement in lowland and other
New York: ASCE Press.
CTTP. (2001). Catalogue de Dimensionnement des Chaussées neuves. Organisme.
Francois, S. (2003). Eléments de mécanique des sols.
GTR. (2000). Réalisation des remblais et de couches de forme.
SERTA/LCPC. (1998). Catalogue des structures type de chaussées neuves.

Liste des figures


Figure 1 Classification des fouilles.............................................................................................................13
Figure 2 Allures d'une courbe de compactage............................................................................................19
Figure 3 Influence de la nature du sol sur le compactage..........................................................................20
Figure 4 Influence de l'énergie de compactage...........................................................................................21
Figure 5 compactages profonds (25t, 25m)................................................................................................26
Figure 6 Plaque vibrante lourde..................................................................................................................27
Figure 7 Rouleau à impacts........................................................................................................................27
Figure 9 vibro-sonde..................................................................................................................................28
Figure 8 colonnes franki.............................................................................................................................28
Figure 10 vibroflotation..............................................................................................................................29
Figure 11 les différents types de chaussée..................................................................................................36

Liste des Tableaux


Tableau 1 Classes principales du GTR.........................................................................................................6
Tableau 2 Indice portant immédiat minimal à obtenir à la mise en œuvre [GTS]......................................31
Tableau 3 Portance minimale du sol support avant la mise en œuvre des couches de forme et de chaussées
selon recommandations GTR 92................................................................................................................34
Tableau 4 Classification de trafic [CTTP]..................................................................................................37
Tableau 5 Classe de trafic en fonction CAM de poids lourd [CTTP].........................................................37
Tableau 6 variations de portance avec CBR [SETRA]...............................................................................38
Tableau 7 Coefficient d’équivalence..........................................................................................................39
Tableau 8 La classe du trafic poids lourd...................................................................................................40
Tableau 9 Classe de sol en fonction CBR [SETRA]...................................................................................40
Tableau 10 Classe de trafic [SERTA].........................................................................................................42
Tableau 11 classe portance de sol en fonction de la flexion [SETRA].......................................................42
Tableau 12 Classe de sol en fonction de portance de sol [SETRA]............................................................43
Tableau 13 Les zones climatiques de l’Algérie [SERTA].........................................................................43

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