Cours RE - Chapitre 2
Cours RE - Chapitre 2
Master spécialisé :
Techniques d’Exploration et d’ Exploitation des Géoressources
Chapitre II 1
Chapitre II :
Notions de base en
hydrologie de surface
2
PARTIE 1 : LE CYCLE
HYDROLOGIQUE
ET LE BILAN HYDROLOGIQUE
3
Cycle de l’eau
▪ Sous l'effet du
rayonnement
solaire l'eau évaporée
à partir du sol , des
océans et des autres
surfaces d'eau, entre
dans l'atmosphère.
5
Définition et composantes du cycle hydrologique
6
Définition et composantes du cycle hydrologique
▪ Une partie de la pluie qui tombe peut être interceptée par les végétaux
puis être partiellement restituée sous forme de vapeur à l'atmosphère.
La pluie non interceptée atteint le sol. Suivant les conditions données, elle
peut alors :
▪ s'évaporer directement du sol,
▪ s'écouler en surface jusqu'aux cours d'eau (ruissellement de surface) 7
▪ ou encore s'infiltrer dans le sol.
Définition et composantes du cycle hydrologique
9
Définition et composantes du cycle hydrologique
▪ Le bassin hydrogéologique
est la fraction de l'espace du
bassin hydrologique située sous
la surface du sol. C'est le
domaine des eaux
souterraines.
13
Etat et situation de l’eau à l'échelle du globe
• Les précipitations,
15
Bilan hydrique
P + S = R + E + (S ± ΔS)
Avec :
E = I – O ± ΔS
avec
E : évaporation [mm] ou [m3/s],
I : flux d'eau entrant [mm] ou [m3/s],
O : flux d'eau sortant [mm] ou [m3/s],
ΔS :variation de stockage [mm] ou
[m3/s].
17
Bilan hydrique
D= I-O
Avec
Formule de Turc
Avec:
Formule de Coutagne
D = P - m . P2
Avec :
PE = QT
▪ Dans le cas où l’égalité n’est pas respectée, il faut tenir compte des apports autres que le
précipitations efficaces sur le domaine, le débit de prélèvement (QEX) et de la différence
de réserves positive ou négative (ΔW) dans les bassins hydrogéologiques.
ΔW. PE = QT + ΔW - QEX
▪ Dans le bassin hydrogéologique les débits des apports sont représentées par l’infiltration, (I),
fraction des précipitations efficaces et les sorties par le débit de l’écoulement souterrain (QW).
I = QW
▪ Dans l’aquifère le débit des apports est l’infiltration efficace, (IE). elle est représentée par le
débit de l’écoulement souterrain, (QW), ajouté aux débits des prélèvements, (QEX).
IE = QW + QEX 21
Bilan hydrique (Grand bassin)
PE = P - ETR
PE : précipitations efficaces
P : pluie annuelle [mm],
ETR : évapotranspiration réelle
Un bassin versant
c’est
une surface parcourue par un cours d'eau et ses affluents
zone à reliefs
exutoire 24
à la source
Définition
Un bassin versant
Le bassin versant est l'unité de base pour la détermination du bilan
hydrologique, Il est défini comme la surface parcourue par un cours d'eau et ses
affluents. Un cours d'eau prend généralement naissance dans une zone à reliefs
et draine la surface topographique. Les écoulements convergent vers la section la
plus basse du cours d'eau appelée exutoire.
25
Bassin Versant (BV):
Exutoire
Ligne de Partage des eaux (LPE).
Points de
Confluence
Sous Bassin
versant (SBV)
Présentations 3D d’un BV.
Présentation 2D &
Méthodologie de
délimitation de BV
Réaction de BV au
précipitation
Génération du
Ruissellement
(Ang.Runoff)
Comprendre le Processus
Définition
Tracé des contours à partir d’une carte topographique
27
Comment délimiter un bassin versant ?
Bassin en 3D
Les terrains géologiques qui forment le bassin sont en totalité ou en partie perméables.
Une partie des eaux de précipitation peut s'infiltrer et alimenter souterrainement un autre bassin.
De même dans le cas contraire un bassin versant peut recevoir des eaux souterrainement à travers
la frontières avec un autre bassin sous forme de sources. Dans ce cas la délimitation du bassin ne
se base pas uniquement sur la topographie mais tient compte des limites réelles d'alimentation
basées sur la nature géologique du terrain et le sens des écoulements souterrains.
Dans le cas de bassin versant de grande taille, les apports et les pertes souterrains ont tendance à
se compenser et le bassin versant hydrogéologique peut être confondu au bassin versant
topographique. 29
Bassin topographique ou géologique ?
Bassin en 2D
ou géologique
Le bassin hydrologique est délimité par les lignes de crêtes topographiques isolant le
bassin versant d'un cours d'eau et de ses affluents. Il correspond en surface au bassin
hydrographique.
Le bassin hydrogéologique correspond à la partie souterraine du bassin hydrologique
Grands bassins fluviaux
▪ Bassins exoréiques : exutoire à la mer ou l’océan (72 % des terres
émergées)
▪ Bassins endoréiques : pas d’exutoire maritime (11 % des terres émergées)
263 bassins fluviaux couvrent 45.3 % des terres émergées (231 millions de km²)
▪ Amazone : 7 millions de km²
▪ Congo : 3,7 millions de km²
▪ Mississipi et Nil : 3,3 millions de km²
▪ Danube : 817 000 km²
▪ Rhin : 224 000 km²
31
Problèmes actuelles de BV
32
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
33
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
34
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
A- La surface
La surface constitue l'aire de réception des précipitations qui alimentent
un cours d'eau par écoulement. Le débit du cours d'eau à l'exutoire dépend donc
en partie de la surface. La surface peut être mesurée en km2 par l'utilisation d'un
planimètre en superposant la surface à une grille dessinée sur papier transparent,
par des méthodes numériques ou par l'intermédiaire de formules.
Planimétrage
Dans le plan La surface M. numérique
Formule
Stylisation du tracé
du périmètre
35
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
Le périmètre et rectangle équivalent
Le périmètre est la caractéristique de longueur la plus utilisée. Le
périmètre peut être mesurée directement sur la carte topographique par
curvimétrage ou de manière indirecte en utilisant la longueur du rectangle
équivalent.
Curvimétrage
Dans le plan Le perimètre
Rectangle equivalent
Rectangle equivalent
Est le rectangle de longueur L et de largeur l qui a la même surface et le même
périmètre que le bassin versant:
P = 2 (L+ l) et A = L *l
P : périmètre du bassin versant (km),
L : longueur du rectangle équivalent (km),
l : largeur du rectangle équivalent (km),
36
A : surface du bassin versant (km2).
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
37
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
38
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
C- La forme
Dans le plan La forme Indice de forme de Horton
A
KH = 2
L
KH : Indice de Horton sans dimension.
KH < 1 : Bassin de forme allongée.
KH > 1 : Bassin de forme ramassée.
A : Surface du bassin versant (Km2).
L : Longueur du cours d’eau principal (Km).
39
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
D - L’altitude
40
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
D - L’altitude
41
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
D - L’altitude
Altitude % %
Surface cumulatif
totale
0-600 0.25 100 Altitude moyenne
600-800 5 99.75
Altitude médiane
800-1000 35 94.75
1000-1200 43 59.75
1200-1400 15 16.75
1400-1600 1.5 1.75
1600-1800 0.25 0.25
43
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
D - L’altitude
Dénivelé
D = Za% - Zb%
Définissez le dénivelé ? 44
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
Carte hypsométrique d’un bassin versant
45
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
46
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
La pente moyenne
D
La pente moyennenj =
dj
La surface de la bande j est d jl j = a j
Dd j l j
D l j
= j j =
na dj
i pmoy =
aj d jl j A - iPmoy : indice de pente moyen en (%).
-L : Longueur du rectangle équivalent(Km).
-xi : distance qui sépare 2 courbes sur le rectangle (m) largeur
étant constante.
- D : distance entre 2 courbes de niveau successives(m).
-d/xi pente d’un élément
47
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
hj+1 − h j
- le rectangle équivalent,
1 n
Ir = X j
- la courbe hypsométrique.
Ir est exprimé par la moyenne de la racine
carrée des pentes, mesurées sur le rectangle L j=1 Xj
équivalent et pondérées par les surfaces.
- D : Dénivelé utile (m).
- Léq : Longueur équivalente.
-léq : Largeur équivalente.
- Xi : distance qui sépare les deux courbes sur le
rectangle équivalent.
1,29
2
1+ 1− 1,12
L = 625443,3x = 1363,1127km ai est le pourcentage de la superficie
1,12 1,29
entre les courbes de niveau.
di est la distance entre les courbes de
Ir =
1
ai .di = 1
270,69
niveau appelée aussidénivelée.
L 1363,1127
D
Ig =
D : Dénivelée Za% - Zb% définie sur la courbe hypsométrique
entre 5% et 95%ou à l'oeil sur la carte topographique
L L : Longueur du rectangleéquivalent
La dénivelée spécifique Ds ne
D l
Ds = I g A= Ll =D
dépend que de l'hypsométrie
(D) et de la forme du bassin
L L (l/L)
51
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
Modèles numériques de terrain
Il existe actuellement un ensemble de programmes informatiques qui permettent de développer
des modèles numériques de terrain. Les modèles numériques de terrain traitent la topographie
c'est le M.N.T. (au sens strict) et traitent également les altitudes aux noeuds d'un maillage régulier
couvrant une région donnée c'est le M.N.A. (modèle numérique d'altitude). Ces modèles
permettent de calculer automatiquement tous les paramètres morphométriques d'un bassin
versant.
52
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
53
Modèle Numérique de terrain (MNT):
La 3ème dimension des bases des données géographiques est décrites par les MNT (modèle Numérique
de Terrain) pour le relief, et par le MNE (Modèle Numérique d’Élévation) pour les bâtiments et le sur-sol.
ligne de crête
Embouchure (= exutoire)
Caractéristiques morphométriques d'un bassin versant
Hiérarchisation Carte
Caractéristiques du réseau hydrographique
Endoréisme Carte
58
Caractéristiques du réseau hydrographique
A - Hiérarchisation du réseau hydrographique
Classification du réseau hydrographique selon Strahler (1957)
Hiérarchisation du
réseau
hydrographique
La ramification d’un cours d’eau est établie en affectant un système de numérotation à chaque tronçon du
cours d’eau en fonction de son importance. Selon la classification de Strahler( 1957).
Tout cours d'eau dépourvu d'affluent est d'ordre 1
Au confluent de deux cours d'eau de même ordre n, le cours d'eau résultant est d'ordre n + 1
Le cours d'eau formé par la confluence de deux cours d'eau d'ordre différent prend l'ordre
du plus élevé des deux
Un bassin versant a l'ordre du plus élevé de ses cours d'eau, soit l'ordre du cours d'eau principal à l'exutoire. 59
Caractéristiques du réseau hydrographique
A - Hiérarchisation du réseau hydrographique
Exutoire
60
4. Caractéristiques du réseau hydrographique
Caractéristiques du réseau hydrographique
Parmi c e s cartes quelle est celle qui montre plus de détail du terrain?
61
Caractéristiques du réseau hydrographique
B - Formes du réseau hydrographique
La forme du réseau hydrographique dépend d'un complexe de facteurs
qui agissent en interaction. Les plus importants sont:
* la géologie agit par la nature lithologique des terrains traversés par l‘eau
ainsi que par les structures (failles, plis) qui orientent le courant et déterminent les
pentes régionales, (agit sur la forme)
La forme du
réseau Le climat
régime des précipitations densité
du r. h.
couverture végétale
hydrographique
dépend de
L'activité agriculture tracé
de l'Homme aménagement du r. h.
63
Caractéristiques du réseau hydrographique
B - Formes du réseau hydrographique
Organisation des réseaux hydrographiques
Il existe quatre principaux types d'organisation des chenaux fluviatiles: le
chenal unique, les chenaux tressés, le chenal sinueux et les chenaux
anastomosés (Derruau, 1974)
65
Caractéristiques du réseau hydrographique
B - Formes du réseau hydrographique
Rc Rl
succèdent les unes après les autres. Les risques de superposition croissent
du type peuplier au type pin parasol.
68
Caractéristiques du réseau hydrographique
c'est le rapport des longueurs moyennes des cours d'eau d'ordre n aux
longueurs moyennes des cours d'eau d'ordre n - 1
69
Caractéristiques du réseau hydrographique
B- Formes du réseau hydrographique
lois de Horton
La détermination de Rc et de Rl se fait par voie graphique en portant
l'ordre des cours d'eau en fonction du nombre de cours d'eau et de leurs
longueurs moyennes sur un graphique semi-Iogarithmique. La pente de la
droite, moyenne permet de déterminer la raison de la progression
géométrique.
Détermination de Rc
et de Rl par voie
graphique
70
Caractéristiques du réseau hydrographique
B- Densité de drainage
Li Avec :
Dd = (km−1 ) Dd : densité de drainage [km/km2] ;
A L : longueur de cours d'eau [km] ;
A : surface du bassin versant [km2].
Si Dd dépasse 1000 pour des zones où l'écoulement est très ramifié avec
peu d'infiltration
71
Caractéristiques du réseau hydrographique
C- Densité hydrographique
n1 −2
F1 = (km )
n1 : nombre total des thalwegs d'ordre 1
A : surface du bassin
A
73
Caractéristiques du réseau hydrographique
E- L'endoréisme
74
Caractéristiques du réseau hydrographique
F - Profil en long
Le profil en long d’un réseau hydrographique est une
représentation graphique qui porte en abscisses les longueurs
développées à partir d'un point donné de référence et en ordonnées les
altitudes de l'eau dans le cours d'eau principal et dans ses affluents ( soit
par nivellement sur le terrain ou à partir des cartes topographiques).
76
Caractéristiques du réseau hydrographique
Hmax
Pmoy =
L
77
Caractéristiques du réseau hydrographique
1 1 n lj
I
=
L j =1 i j
I : pente moyenne,
L : longueur total découpée en n tronçons j
lj : longueur du tronçon j, ,
ij : pente constante du tronçon
78
Caractéristiques agro-pédo-géologiques
La couverture végétale
La couverture végétale protège le sol de l'érosion et influence
co nsidérablement l'écoulement de surface. Son action se joue à deux niveaux:
Interception d’une partie des eaux Retardement du ruissellement et atténuation des crues
des précipitations dont une part par un couvert végétal dense
est restituée à l'atmosphère par
l'évapotranspiration,
L'action du couvert végétal peut être également décelé à travers le
co efficient de ruissellement (Cr).
Hauteur d 'eau ruisselée (mm)
Le coefficient de ruissellement : Cr =
Hauteur d 'eau précipitée (mm)
perméabilité du terrain
80
Bassins versant au Maroc
PARTIE 3 : LES PRÉCIPITATIONS
Introduction
Introduction
Pour avoir des précipitations, il faut que le volume des gouttelettes du nuage
augmente de 1 000 000 de fois pour que le poids puisse vaincre la poussée de
l’air.
84
Introduction
85
Mécanisme des précipitations
86
Mécanisme des précipitations
• 3 types de précipitations
cumulonimbus cumulus
cumulonimbus cumulus
90
Types de Précipitation
Front chaud
Air chaud
Séquences pluviométriques
plus longues et couvrant Air froid
des zones plus vastes
sol 92
Mesure des précipitations
❑ Instruments de mesure
Le pluviographe
Cet appareil comporte, en dessous de son
entonnoir de collecte l'eau de pluie,
93
Mesure des précipitations
❑ Instruments de mesure
94
Mesure des précipitations
❑ Instruments de mesure
Le pluviomètre
❑ Instruments de mesure
Ils fournissent des mesures ponctuelles publiées, par les services publiques,
dans des annuaires pluviométriques 96
Mesure des précipitations
❑ Mesures d’intensité
L'intensité moyenne (im) d'une averse s'exprime par le rapport entre la hauteur
de pluie totale observée durant la durée t de l'averse :
i m = h/t
im : intensité moyenne de la pluie [mm/h, mm/min] ou intensité spécifique
en prenant en compte la surface [l/s.]
97
Mesure des précipitations
❑ Mesures d’intensité
98
Mesure des précipitations
❑ Mesures d’intensité
99
Mesure des précipitations
❑ Mesures d’intensité
En représentant les averses sous forme de hyétogrammes, la problématique de la
séparation des averses se résume comme suit :
Cette probabilité est donnée, si l’intensité i représente une variable aléatoire, par la relation
suivante :
❑ Mesures d’intensité
L'analyse des pluies a permis donc, de définir deux lois de pluviosité qui peuvent
s'exprimer de la manière suivante :
2 ▪ Ou encore, à durée de pluie égale, une précipitation sera d'autant plus intense
que sa fréquence d'apparition sera petite (donc que son temps de retour sera
grand)
Ces deux lois permettant d'établir les relations entre les intensités, la durée et
la fréquence (IDF) d'apparition des pluies
peuvent être représentées selon des courbes caractéristiques :
102
Mesure des précipitations
❑ Mesures d’intensité
Ces courbes donnant la probabilité de diverses intensités de pluie de courte durée
pour diverses durées en un lieu donné
Donc pour une durée de pluie donnée, plus le temps de retour est grand et
plus l’intensité moyenne maximale sera importante. 103
Mesure des précipitations
❑ Mesures d’intensité
La structure d'une averse est définie comme la distribution de la hauteur de
pluie dans le temps.
Les méthodes d’ évaluation régionale des précipitations, les plus couramment utilisées
sont:
107
Méthodes d’ évaluation régionale
▪ La 3éme méthode : des isohyètes est la plus rigoureuse , elle est fondée sur
l'utilisation des isohyètes.
Les isohyètes sont des lignes de même pluviosité . Grâce aux valeurs pluviométriques
acquises aux stations du bassin et aux stations avoisinantes, on peut tracer le réseau
d'isohyètes.
108
Méthodes d’ évaluation régionale
Lorsque les courbes isohyètes sont tracées, la pluie moyenne Pmoy peut être
calculée de la manière suivante
Avec :
Pmoy : précipitation moyenne sur le bassin,
A : surface totale du bassin,
Ai : surface entre deux isohyètes i et i+1,
K : nombre total d'isohyètes,
Pi : moyenne des hauteurs h de précipitations entre deux isohyètes i et i+1.
109
Méthodes d’interpolation spatiale
110
Méthodes d’interpolation spatiale
Interpolation ?
111
Méthodes d’interpolation spatiale
Domaines d’application
Topographie, Hydrologie, Climatologie, Environnement, Aménagement du
territoire, Ressources minières
etc.
Ex.
▪ Perméabilité du sol d’un bassin versant
▪ Altitude d’un semis de points disposés de manière irrégulière dans l’espace
▪ Concentrations en polluants dans différentes régions
▪ Teneur en azote mesurée sur des échantillons de sol répartis
géographiquement
112
Méthodes d’interpolation spatiale
Méthodes d’interpolation
113
Méthodes d’interpolation spatiale
Méthodes Déterministes/Géostatistiques
114
Méthodes d’interpolation spatiale
115
Méthodes déterministes
116
Méthodes déterministes
117
Méthodes déterministes
Modèle TIN
118
Méthodes déterministes
Modèle TIN
119
Méthodes déterministes
120
Méthodes déterministes
121
Méthodes géostatistiques
122
Méthodes géostatistiques
123
Méthodes géostatistiques
124
Méthodes géostatistiques
125
Méthodes géostatistiques
126
Méthodes géostatistiques
127
Méthodes géostatistiques
128
Exemple d’interpolation spatiale de la pluie
129
PARTIE 4 : LES ECOULEMENTS,
EVAPORATION ET
EVAPOTRANSPIRATION
Les écoulements
Généralités
❑ les écoulements « rapides » qui gagnent rapidement les exutoires pour constituer les crues
se subdivisent en écoulement de surface et écoulement de subsurface :
131
Les écoulements
L'écoulement de surface
Après interception par la végétation, il y a partage de la pluie disponible au niveau de la surface du sol :
❑ en eau qui s'infiltre et qui contribue, par un écoulement plus lent à travers les couches de sol, à la
recharge de la nappe et au débit de base,
❑ et en ruissellement de surface dès que l'intensité des pluies dépasse la capacité d'infiltration du sol (elle-
même variable, entre autre selon l'humidité du sol). Cet écoulement de surface, où l'excès d'eau s'écoule
par gravité le long des pentes, forme l'essentiel de l'écoulement rapide de crue.
132
Les écoulements
Cependant des crues sont fréquemment observées pour des pluies d'intensité
inférieure à la capacité d'infiltration des sols.
Dans ce cas, d'autres processus tel que l'écoulement sur des surfaces saturées
en eau, permettent d'expliquer la formation des écoulements.
133
Les écoulements
L'écoulement de subsurface ou écoulement hypodermique
▪ comprend la contribution des horizons de surface partiellement ou totalement saturés
en eau.
▪ Ces éléments de subsurface ont une capacité de vidange plus lente que l'écoulement
superficiel, mais plus rapide que l'écoulement différé des nappes profondes.
134
Mesure des débits d’un cours d’eau
135
Mesure des débits d’un cours d’eau
Actuellement, il n'existe aucune technique opérationnelle qui permette de
mesurer directement le débit en fonction du temps.
▪ A différents instants t = t1, t2, ... tn, on pratique des mesures instantanées de débits
Qt1, Qt2, ...Qtn ; ces mesures correspondent à des enregistrements de hauteur
synchrone Ht1, Ht2, ... Htn.
H=f(t)
Q=f(t)
Q=f(H)
137
Mesure des débits d’un cours d’eau
A- Le limnimètre
Echelles limnimétriques
inclinée et verticale. 138
Mesure des débits d’un cours d’eau
B- Le limnigraphe à flotteur
limnigraphe à flotteur
Est un appareil qui maintient un flotteur à la surface de l’eau grâce à un contrepoids,
par l'intermédiaire d’un câble et d’une poulie. Le flotteur suit les fluctuations du niveau
d'eau, qui sont reportées sur un graphe solidaire d’un tambour rotatif (à raison d'un
tour par 24h ou par semaine ou par mois). La précision de la mesure est de 5 mm
environ.
140
Mesure des débits d’un cours d’eau
A- Le jaugeage au flotteur
▪ Il s'agit dans cette méthode de mesurer uniquement des vitesses de surface, ou plus
exactement les vitesses dans la tranche superficielle de l'écoulement (les 20 premiers
centimètres environ).
▪ Les flotteurs peuvent être soit artificiels (bouteilles en plastiques) soit naturels (arbres,
grosses branches, etc.). Le déplacement horizontal d'un flotteur de surface durant un temps t
permet de déterminer la vitesse de l'écoulement de surface
141
Mesure des débits d’un cours d’eau
B- Le jaugeage par exploration du champ de vitesse
Soit une section droite S d'un cours d'eau ; le débit dans cette section se définit comme le
flux du vecteur vitesse à travers S...
Les jaugeages par exploration du champ des vitesses consistent à étudier la fonction V (x,y)
en l'échantillonnant suivant différentes valeurs de x et de y. Généralement, on se fixe
différentes abscisses (des "verticales") x1, x2, ... Xi, xn et sur chaque abscisse xi, on
échantillonne à différentes profondeurs yi1, yi2, ... yij ... yip, la vitesse V (xi, yij) ; cette
technique est appelée jaugeage "point par point". 142
Mesure des débits d’un cours d’eau
Le débit Q [m3/s] s'écoulant dans une section d'écoulement S [m2] d'une rivière peut
être défini à partir de la vitesse moyenne V [m/s] perpendiculaire à cette section par la
relation : Q = V ´ S.
C- Le jaugeage au moulinet
144
Mesure des débits d’un cours d’eau
145
Mesure des débits d’un cours d’eau
146
Evaporation et Evapotranspiration
147
Evaporation et Evapotranspiration
148
Evaporation et Evapotranspiration
2éme phénomènes c’est:
Biologique : la transpiration provient de la couverture végétale
150
Evaporation et Evapotranspiration
On distingue :
quand le sol est à une certaine humidité et les plantes à un stade de développement
physiologique et sanitaire spécifique ;
151
Evaporation et Evapotranspiration
L'évaporation est une des composantes fondamentales du cycle hydrologique et
son étude est essentielle pour connaître le potentiel hydrique d'une région ou d'un
bassin versant.
La pluie peut être retenue par la végétation, puis redistribuée en une partie qui
s'évapore et une autre qui est retransmise au sol par deux voies :
152
Evaporation et Evapotranspiration
153
Evaporation et Evapotranspiration
L'évapotranspiration d'un sol couvert par de la végétation est difficile à estimer.
Les chercheurs sont arrivés à déterminer les besoins en eau des cultures, équivalent
à l'ETM, par la correction de l'évapotranspiration potentielle (ET0) d'une culture de
référence, qui est normalement le gazon, par un coefficient appelé "coefficient
cultural" (kc) en utilisant la formule suivante :
ETM(culture) = kc ET0
154
Evaporation et Evapotranspiration
L’estimation des taux d'évaporation des nappes d’eau libre peut être mesurer
expérimentalement par des bacs d’évaporation
155
Evaporation et Evapotranspiration
156
Evaporation et Evapotranspiration
L’évapotranspiration peut être estimer aussi indirectement à l'aide des formules
empiriques et théoriques qui combinent des variables climatiques:
Thornthwaite : formule qui est valable dans les régions semi arides et semi
pluvieuses ,
157
Evaporation et Evapotranspiration
158
Evaporation et Evapotranspiration
159
Fin: 2 ème partie
160