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Impôts sur les Bénéfices au Burkina Faso

Ce document présente les principes de l'impôt sur les bénéfices des entreprises au Burkina Faso. Il définit notamment le champ d'application de l'impôt, les personnes imposables et exonérées, la période d'imposition, la détermination du bénéfice imposable et sa liquidation.

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Impôts sur les Bénéfices au Burkina Faso

Ce document présente les principes de l'impôt sur les bénéfices des entreprises au Burkina Faso. Il définit notamment le champ d'application de l'impôt, les personnes imposables et exonérées, la période d'imposition, la détermination du bénéfice imposable et sa liquidation.

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Année académique 2021-2022

COURS DE SYSTEME FISCAL


LICENCE
Institut des Sciences de l’Entreprise et de Management

(INSEM)

Professeur : KASSIE Pador


Expert-fiscalité des entreprises
Conseil fiscal-Gestion financière et comptable
Gérant associé de CAFEC-Afrique Sarl

ANNEE SCOLAIRE 2021-2022

1
ANNEE 2021-2022

CHAPITRE I : IMPOTS SUR LES BENEFICES INDUSTRIELS,


COMMERCIAUX ET AGRICOLES (IBICA)

Section 1 : Le champ d’application

Il est établi, au profit du budget de l’Etat, un impôt annuel sur les bénéfices des activités ou des
professions industrielles, commerciales, artisanales, agricoles, pastorales et forestières.
Il en est de même des bénéfices réalisés par les titulaires de permis d’exploitation minière et
d’autorisation d'exploitation de carrières.
Paragraphe 1 : Personnes imposables
Le B.I.C est dû à raison des bénéfices réalisés par les personnes physiques ci- après :
1- Les personnes physiques se livrant à des activités ou à des professions
industrielles, commerciales, artisanales, agricoles, pastorales, forestières;
2- Les personnes physiques titulaires de permis d’exploitation minière et
d’autorisation d'exploitation de carrières ;
3- Les personnes physiques qui habituellement :
- achètent en leur nom, en vue de les revendre, des immeubles ou des fonds
de commerce ;
- Se livrent à des opérations d’intermédiaires pour l’achat, la souscription ou
la vente des immeubles, fonds de commerce, des actions ou part de
sociétés immobilières :
- souscrivent aux actions ou part émises par les sociétés immobilières en vue
de les revendre ;
- procèdent au lotissement et à la vente des terrains leur appartenant ;
- donnent en location un établissement commercial ou industriel muni du
mobilier et du matériel nécessaires à son exploitation, que la location
comprennent ou non tout ou partie des éléments incorporels du fonds de
commerce ou d’industrie.
4- Les adjudicataires ; concessionnaires ; et fermiers de droits communaux ;

2
5- Les loueurs d’appartements meublés à l’exclusion des personnes physiques se
contentant de louer une pièce faisant partie intégrante de leur appartement.
6- toutes autres personnes physiques se livrant à une exploitation ou à des
opérations à caractère industriel ou commercial.

Paragraphe 2 : Personnes exonérées


il s’agit :
- des personnes physiques soumises à la CME, à la CSE, à la CSB,
- les personnes physiques qui se contentent de louer une pièce faisant partie intégrante de
leur appartement.

Paragraphe 3 : Revenus exonérés dans la détermination du bénéfice imposable


- les revenus des capitaux mobiliers ;
- les produits de la location des immeubles bâtis et non bâtis qui ne sont pas inscrits à l’actif
du bilan ;
- les revenus taxés à l’impôt spécifique sur les revenus de transaction des titres miniers.

Paragraphe 4 : Territorialité


Sous réserve des dispositions des conventions internationales relatives aux doubles impositions,
l'impôt est dû à raison des bénéfices réalisés au Burkina Faso par les personnes physiques.

Sont réputés réalisés au Burkina Faso l’ensemble des produits et des bénéfices se rapportant aux
activités et aux opérations à caractère industriel et commercial qu’elles y réalisent même à titre
occasionnel

3
Section 2 : Bénéfice imposable
Paragraphe 1 : Définition

1. Le revenu imposable et détermination du résultat imposable

a) Le revenu imposable
Le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d'après les résultats d'ensemble des
opérations de toute nature effectuée par les personnes physiques, y compris notamment les
cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation.
Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à
l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt, diminuée des
suppléments d'apports et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par les
personnes physiques. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au
passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiées.

b) Détermination du résultat imposable


Le bénéfice imposable d’une entreprise est obtenu de la manière suivante en deux étapes :
BENEFICE NET (résultat comptable)= produits – charges
Ce résultat net sera obtenu après avoir calculé successivement :
-le résultat d’exploitation : produits d’exploitation – charges d’exploitation ;
-le résultat financier : produits financiers – charges financières ;
-le résultat des activités ordinaires (RAO) : résultat d’exploitation + (ou -) résultat
financier ;
-le résultat hors activités ordinaires (RHAO) : produits HAO – Charges HAO ;
-le résultat net : résultat des activités ordinaires + (ou -) résultats hors activités
ordinaires.
Généralement, le lien entre le compte de résultats et le bilan s’opère à travers le bénéfice net de
l’exercice qui peut ainsi y être reporté. Le résultat net représente le profit ou la perte résultant de
l’activité de l’entreprise. Il peut être déterminé à partir des produits et des charges ou à partir des
biens, du capital et des dettes.

4
Résultat net = Produits (ventes de biens et services, subventions, intérêts reçus…) – Charges
(biens et services consommés, salaires, impôts, intérêts versés…).
Résultat net = Biens (immobilisations, stocks, créances, valeurs disponibles) – Capital et
dettes (emprunts, fournisseurs…).
Les profits sont inscrits en positif (+) et les pertes en négatif (-).
Il est constitué par la différence entre les valeurs de l’actif net à la clôture et à l’ouverture de la
période dont les résultats doivent servir de base à l’impôt, diminué des suppléments d’apport et
augmenté des prélèvements effectués par l’exploitant.
Le bénéfice net imposable est établi sous déduction de toutes charges à savoir :
Les charges déductibles et les charges non déductibles.
La deuxième étape consiste en des corrections extracomptables se traduisant par en des
réintégrations et déductions pour des raisons purement fiscales
BENEFICE FISCAL= bénéfice net + total des réintégrations - total des déductions ou
RESULTAT FISCAL = RNC + total des réintégrations - total des déductions
Le bénéfice est déterminé sur déclaration du contribuable, d’après les résultats des opérations
effectuées par l’entreprise. En réalité, le bénéfice fiscal se calcule sur le bénéfice comptable. La
technique utilisée est celle dite de la comptabilité d’engagement qui enregistre les créances et les
dettes et non les encaissements et les décaissements.
Le bénéfice net s’obtient en soustrayant des produits le total général des charges sous certaines
conditions générales et particulières

Section 3. Lieu d’imposition

L'impôt est établi au nom de chaque personne physique pour l'ensemble de ses activités réalisées
au Burkina Faso dans l’établissement stable (art 4 règlement 08/2010/CM/UEMOA).

Section 4. Période d’imposition


L'impôt est établi chaque année sur les bénéfices réalisés l'année précédente.
Les contribuables sont tenus d’arrêter chaque année leurs comptes à la date du 31 décembre, sauf
en cas de cession ou de cessation d’activité en cours d’année.

5
Les entreprises nouvelles, créées antérieurement au 30 juin, sont tenues d’arrêter leur premier
exercice comptable au 31 décembre de la même année. Celles, créées postérieurement au 30 juin,
sont autorisées à arrêter leur premier exercice comptable au 31 décembre de l’année suivante.
L’impôt est établi sur les bénéfices réalisés au cours de cette période. D’une manière générale
l’impôt est établi chaque année au plus tard le 30 avril sur les bénéfices de l’année précédentes.
(Pour les BIC).
Ex : Le résultat de 2019 est imposé en 2020

Section 5 Détermination du bénéfice imposable et liquidation

A- Les produits taxables


Les produits taxables sont aussi :
− les ventes et les recettes ;
− les produits divers ou exceptionnels ;
− les revenus ou prestations accessoires ;
− les produits financiers et revenus bruts des capitaux mobiliers ;
− les produits de la location des immeubles bâtis et non bâtis, y compris les revenus
accessoires ;
− les bonis sur reprises et cessions d’emballages ;
− les travaux faits par l’entreprise pour elle-même ;
− les subventions d’exploitation et les subventions d’équilibre;
− les travaux en cours, évalués au prix de revient ;
− les reprises et les transferts de charges ;
− les dégrèvements obtenus de l’administration au titre des impôts déductibles ;
− les plus-values de cessions d’éléments de l’actif immobilisé.

L’inscription à l’actif du bilan des immobilisations visées ci- dessus entraîne l’imposition des
revenus y afférentes pour leur montant net (ex montant net des loyers lorsque les immeubles bâtis
ou non bâtis sont inscrits au bilan).

6
B- Les charges déductibles
Pour la réalisation de son objet, l’entreprise engage des dépenses enregistrées par la
comptabilité. Mais ce ne sont pas toutes les écritures qui seront prises en compte pour la
détermination des résultats du bénéfice imposable. Pour être déductible du bénéfice imposable les
charges doivent remplir les conditions suivantes.

- Concerné l’exploitation et se rattacher à la gestion normale de l’entreprise ;


- Etre rattaché à l’exercice ;
- Etre assortie de pièces justificatives ;
- Entraîner une diminution de l’actif net de l’entreprise ou de l’exploitation ;
- Etre comprise dans les charges de l’exercice.

1) Les conditions particulières à certaines charges déductibles

✔ Les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel, de main d’œuvre, le loyer
des immeubles ou des biens pris en crédit bail dont l’entreprise est locataire dans la limite
du montant du loyer figurant dans le contrat de bail dûment enregistré.
✔ Le salaire du conjoint travaillant effectivement dans l’exploitation à temps complet est
déductible, à condition qu’il ne soit pas exagéré par rapport aux rémunérations des
emplois de même nature exercés dans l’entreprise ou dans les entreprises similaires et que
l’intéressé soit affilié à un organisme de sécurité sociale obligatoire au Burkina Faso. En
cas d’exagération ou de rémunérations fictives, l’ensemble des rétributions versées ne
sera pas admis en déduction du bénéfice imposable.

✔ Les salaires, commissions, honoraires, etc. ne sont déductibles que s’ils ont fait l’objet de
la part des employeurs, dans le délai légal, des déclarations prévues, un état présentant des
sommes versées au cours de l’année précédente.
L’article 79 du code des impôts fait obligation aux contribuables de déclarer chaque année, les
commissions, courtages, ristournes commerciales ou autres vacations, honoraires occasionnels ou
non, gratifications et autres rémunérations versées à des tiers dès que les montants dépassent 1
000 F par bénéficiaire et par an. A défaut, il y a perte du droit à déduction.

7
✔ Les salaires des gendres et enfants de l’exploitant sont déductibles aux conditions de
déduction des frais de personnel. La prise en charge des frais de nourriture des majeurs
sont considérés comme des rémunérations ; si c’est des mineurs c’est l’exécution d’une
obligation naturelle d’assurance vis-à-vis des enfants.
✔ Dans la limite de20% du salaire de base, les cotisations patronales versées en vue de la
constitution de la retraite d’un expatrié et ayant un caractère obligatoire.
✔ En raison d’un voyage par an et à condition qu’il ait été effectué, les frais de transport
aller et retour à l’occasion des congés des personnels expatriés, de leurs épouses et de
leurs enfants en charge. Les congés payés sont déductibles dans l’exercice de leur
jouissance;
✔ En ce qui concerne les dépenses mixtes 1qui se rapportent à la fois à l'exercice de la
profession et aux besoins personnels de l'exploitant, il y a lieu de faire une ventilation en
vue de déterminer la fraction desdites dépenses qui se rapportent à l'exploitation. A défaut
de pouvoir déterminer précisément cette fraction, il est retenu forfaitairement deux tiers
(2/3) du montant desdites charges. Pour les entreprises sociétaires cette règle n’est pas
applicable.
✔ L’exploitant individuel n’a pas de salaire, sa rémunération constitue un prélèvement ;
✔ Impôts et taxe : Les impôts personnels sont non déductibles (BNC, BIC, MFP, IRF,
IRCM, amendes, pénalités, les prélèvements et les retenues à la source). L’article 6
paragraphes 4 du C.I n’admet pas en déduction les amendes et pénalités consécutives à
une violation des lois et règlements de source étatique. En revanche, sont déductibles
fiscalement les pénalités d’origine contractuelle
✔ Ne sont pas déductibles, les amortissements se rapportant à des biens meubles ou immeubles
inscrits à l’actif du bilan et n’ayant pas fait l’objet de mutation au nom de l’exploitant ou de la
société.
✔ Les dégrèvements des impôts (TPA, Patente) sont des produits des résultats de l’exo au
cours duquel la notification a été faite tandis que ceux des impôts non déductibles sont des
charges pour l’exercice de notification.

1 Ne concerne pas les sociétés


8
✔ Les loyers non courus ne sont pas déductibles.
✔ Le déficit est imputable jusqu’au 5ème exercice qui suit l’exercice déficitaire.
L’imputation se fait par ordre d’ancienneté ; il ne faut jamais cumuler les déficits
il faut les analyser séparément.
✔ Les ventes condition départ(le client est propriétaire de la marchandise avant le
départ et les frais de transport sont à sa charge) sont déductibles.
✔ Les abandons de créances sont des profits.

✔ - Les cadeaux et objets spécialement conçus pour la publicité ne pourront excéder


respectivement 0 ,1% et 0,2% du CAHT étant entendu que les objets publicitaires
sont entièrement déductibles dès lors qu’ils obéissent aux conditions générales de
déductions.

- Les versements effectués au profit des associations sportives et culturelles,


d'œuvres ou organismes d'intérêt général à caractère philanthropique, éducatif,
scientifique, social ou familial reconnus d'utilité publique par l’autorité compétente et
assortis de pièces justificatives, dans la limite de 0,3% du chiffre d'affaires HT ;

- Les frais d’hôtels et de restaurants justifiés par des factures sont déductibles dans la
limite de 0,5% du montant du chiffre d’affaires hors taxes.

NB/ les conditions de déduction des autres charges sont les mêmes qu’en matière d’impôt
sur les sociétés.

2) Sont en particulier déductibles :

✔ Les provisions effectivement constatées dans les écritures de l’exercice et figurant


aux relevés des provisions, utilisés conformément à leur objet lorsque la perte ou
la charge se réalise. Ne sont pas admises les provisions pour propre assureur, pour
renouvellement du matériel, pour risque de mévente, pour garantie, pour départ en
congé, pour départ à la retraite etc.

✔ Les amortissements : pour être déductible doivent correspondre à une dépréciation


effective subie par les éléments amortis, être constaté en comptabilité suivant le
barème fixé par l’administration ou à défaut dans la limite de ceux qui sont
autorisés d’après les usages (les amortissements réellement différés sont perdus
définitivement), et faire l’objet de déclaration spéciale sur la liasse fiscale.

9
Au Burkina Faso il peut être pratiqué 3 types d’amortissement :
▪ L’amortissement constant (application d’un taux au prix de revient) ;
▪ L’amortissement accéléré (la première anuitée est doublée en vue de
réduire la durée et suppression de la dernière anuité) ;
▪ L’amortissement dégressif (application d’un coefficient dégressif au taux
linéaire) ;
Le caractère déficitaire de l’exercice doit s’apprécier par la référence au résultat fiscal déduction
faite des déficits antérieurs reportables, dont l’imputation s’opère après celle de l’amortissement
de l’exercice.
. Ils doivent cependant, au même titre que les déficits ordinaires, être obligatoirement imputés sur
les résultats du ou des premiers exercices qui laissent apparaître un bénéfice fiscal suffisant.
Le crédit –bail : le SYSCOA impose l’amortissement des éléments pris en crédit –bail, alors que
la loi fiscale n’admet que les loyers comme charges dans la mesure où le bien ne constitue pas la
propriété de l’entreprise c’est donc le montant des loyers des locaux professionnels ou des biens
pris en crédit-bail, figurant dans le contrat de bail dûment enregistré.
✔ Les stocks doivent être évalués au prix de revient ou au cours du jour de la
clôture de l’exercice, si ce cours est inférieur au prix de revient.
✔ Les primes versés aux compagnies d’assurance burkinabé en raison de contrat
conclus pour la constitution d’indemnité de fin de carrière, de décès et
d’invalidité à condition que ces contrats concernent tout le personnel ou une ou
plusieurs catégories de personnel.
✔ Les primes versées aux compagnies d’assurance par les entreprises sont
limitées à 5% de la masse salariale du personnel effectivement assuré. Les
primes versées aux compagnies d’assurance Burkinabé en raison de contrats
d’assurances maladie.
✔ La rémunération des intermédiaires ;
✔ Les plus-values provenant de la cession d’éléments d’actif immobilisé en fin
d’exploitation ou en cas de cession partielle d’entreprise sont comptées pour
leur moitié de leur montant dans les bénéfices commerciaux ou non
commerciaux sous certaines conditions (art 86 C I).

10
Section 6 : LIQUIDATION ET MINIMUM FORFAITAIRE DE PERCEPTION
(MFP)
A) LIQUIDATION
Taux progressif par tranche pour les personnes physiques et assimilées. La base est arrondie au
100 000 FCFA.

0 – 500 000 10%

500 001 – 1000 000 20%

> 1 000 001 27,5%


Si la base imposable est > 1000 000 alors le BIC = 150 000 + [ ( BI – 1000 000 ) X 27,5%]
✔ Les adhérents des centres de gestion agréés bénéficient d'une réduction de 30% de
l'impôt sur le bénéfice ;

L'impôt sur les bénéfices industriels, commerciaux et agricoles est payable spontanément en un
seul versement qui doit intervenir au plus tard le 30 avril de chaque année.

Le paiement est effectué auprès de la recette des impôts du siège ou du principal établissement au
vu de la déclaration de résultat fiscal.

B) LE MINIMUM FORFAITAIRE DE PERCEPTION (MFP)

L’article 33 du C I dispose qu’il est établi un minimum forfaitaire de perception de l’impôt sur les
bénéfices industriels, commerciaux et agricoles au titre d’une année déterminée, en fonction du
chiffre d’affaires hors taxes de l’année écoulée arrondi au 100 000 F inférieur sur lequel on
applique un taux de 0,5%.

En aucun cas le montant du MFP ne peut être inférieur à un million (1000 000) CFA pour les
contribuables relevant du régime du réel normal d’imposition (RN) et trois cent mille (300 000)
CFA pour les contribuables relevant du régime du réel simplifié d’imposition (RSI).

Les entreprises nouvelles sont exonérées du MFP pour leur premier exercice d’exploitation.

11
Le montant du minimum forfaitaire de perception (MFP) dû au titre de l’exercice, à l'exclusion de
la majoration des droits y afférents, vient en déduction du montant de l’impôt sur les bénéfices de
la même année (c’est donc un acompte du BIC).

Toutefois lorsque le montant du minimum forfaitaire de perception est supérieur à celui de


l’impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, l’excédent est acquis au trésor public.
Le minimum forfaitaire de perception est réglé comme suit:

- pour les contribuables relevant du régime du réel normal d’imposition, par des
acomptes mensuels. Chaque acompte est obtenu en appliquant au chiffre d'affaires
hors taxes du mois considéré, le taux de 0,5%. Le résultat de la liquidation pour
chaque mois est arrondi aux mille (1 000) francs CFA inférieurs et ne peut en aucun
cas être inférieur au douzième du minimum défini à l'article 33 nouveau ci-dessus ;

- pour les contribuables relevant du régime simplifié d'imposition, par des acomptes
trimestriels. Chaque acompte est obtenu en appliquant au chiffre d'affaires hors taxes
du trimestre considéré le taux de 0,5% et le résultat de la liquidation arrondi aux mille
(1 000) francs CFA inférieurs, ne peut en aucun cas être inférieur au quart du
minimum défini à l'article 33 nouveau ci-dessus.

Section 7 : Obligations et sanctions 

A- Obligations des contribuables du régime du réel normal

Les personnes physiques qui relèvent du régime du bénéfice du réel normal ou du réel simplifié
sont tenues de déclarer chaque année, au plus tard le 30 avril, le montant de leur résultat
imposable afférent à l'exercice comptable clos au 31 décembre de l'année précédente, au moyen
d'un imprimé conforme au modèle prescrit par l'administration.
Le défaut de production de la déclaration annuelle de résultats dans les délais prescrits est
sanctionné par une amende de deux cent mille (200.000) francs CFA lorsque le résultat est
bénéficiaire et 500 000 francs CFA en cas de déficit.

12
La déclaration déposée tardivement est assortie d’une majoration de 10% sans être inférieure à
cinquante (50.000) francs CFA.
En cas de minoration de la base d’imposition le montant des droits mis à la charge du
contribuable est assorti d’une majoration de 25% des droits éludés en cas de bonne foi.
Le défaut ou l’insuffisance dans le paiement ou le versement tardif de l’impôt sur les BIC donne
lieu au versement d’une majoration de 10% du montant des droits différés, augmentés d’un
intérêt de retard au taux de 1% par mois ou fraction de mois écoulé
La base de la taxation d'office prévue à l’article 27 du livre de procédures fiscales ne saurait être
inférieure à une somme forfaitaire déterminée en appliquant à certains éléments de son train de
vie le barème ci-après.
Eléments de train de vie Revenu forfaitaire correspondant
- Valeur locative de la résidence principale et éventuellement
des résidences secondaires au Burkina Faso ou hors du Burkina Cinq (5) fois la valeur locative annuelle
Faso
25.000.000 de
- Aéronefs
francs CFA par avion

- Voitures automobiles destinées au transport des personnes:


150 000 francs CFA par CV
a) d'une puissance égale ou supérieure à 9 CV
100 000 francs CFA par CV
b) d'une puissance inférieure à 9 CV

1.000.000 de francs CFA


- Chevaux de course
par cheval

- Vergers 100.000 francs par hectare

- Voyages à l'étranger
100.000 francs par jour majoré du coût du titre de
voyage
- Zone Afrique

200.000 francs par jour majoré du coût du titre de


voyage
- Zone hors Afrique
- Cuisinier, gardien, jardinier et autres personnels de maison et
400.000 francs par personne
assimilés

13
SECTION 8 LES RETENUES A LA SOURCES ET LES PRELEVEMENTS A la
SOURCE
Peuvent opérer et sont soumis aux retenues ou aux prélèvements les personnes physiques
ou morales relevant du RN, du RSI, l’Etat ; les collectivités publiques, les établissements
publics; les représentations diplomatiques et consulaires ainsi que les organismes internationaux
et assimilés.

CHAPITRE I : LES PRELEVEMENTS A LA SOURCE

L’article 84 bis du Code des Impôts institue les prélèvements à la source sur les
ventes effectuées par les fabricants redevables du BIC.
En son alinéa 2 et 3, le même article dispose que les ventes de biens effectuées par les
importateurs, les fabricants et les commerçants de ventes en gros et demi-gros, à l’exception de
celles qu’ils réalisent dans leurs magasins exclusivement réservés à la vente au détail, sont
réputées être consenties au profit de personnes physiques ou morales passibles du
prélèvement à
la source à titre d’acompte sur les impôts sur les bénéfices. Cette présomption de
destination est irréfragable.
Le défaut de facturation ou l’omission de la facturation séparée du prélèvement ou toute
autre irrégularité dans les libellés des factures sont passibles, outre le montant des prélèvements
non facturés, d’une amende égale au montant du prélèvement dû.
Le taux de prélèvement est de 5% pour les importations, il est réduit à 1% pour les importations
réalisées par les contribuables relevant du Réel.
Pour les ventes le taux est de 2% toutefois ce taux est réduit à 1% pour le ciment hydraulique, le
sucre, la farine de froment, la noix de colas, il est réduit à 0,2% pour les hydrocarbures.

CHAPITRE II : LES RETENUES A LA SOURCE

Aux termes des dispositions de l’article 84 ter du Code des Impôts, sont soumises à la retenue à la
source au taux de 5%, les sommes versées en rémunération de prestations réalisées par les

14
résidents professionnels(débiteurs) justifiant d’une immatriculation (IFU), toutefois ce taux est
réduit de 1% pour les travaux immobiliers et les travaux publics . Ce taux est ramené à 20% pour
les sommes versées aux prestataires n’ayant pas d’installation professionnelle au Burkina Faso.
Par « prestation de toute nature fournie ou utilisée au Burkina Faso », le législateur entend toute
opération de nature lucrative autre qu’une vente de bien ou une location d’immeuble dont le
montant toutes taxes comprises est égale ou supérieur à 50 000 F CFA. Toute autre personne
réalisant une prestation et ne pouvant justifier de sa qualité de salarié ou de professionnel
dument immatriculé subira une retenue au taux de 25% correspondant au taux de droit commun
sur la dernière tranche d’imposition en matière d’IUTS, ce taux de 25% proposé sur la
rémunération brute vise à dissuader ces personnes et à les obliger à formaliser leurs activités
pour bénéficier d’un droit à imputation.
La base de la retenue est constituée par le montant toutes taxes comprises de la prestation.
Aux termes des dispositions de l’article 84 quinquiès du Code des Impôts Il est institué au profit
du budget de l’Etat, une retenue à la source libératoire sur les sommes perçues par les personnes
physiques salariées des secteurs public et privé à l’occasion de l’exercice à titre accessoire
d’une activité non commerciale. Le taux est de 10% du montant net des sommes versées aux
bénéficiaires, il est ramené à 2% aux sommes versées aux vacations d’enseignement dans les
établissements secondaires et supérieur d’enseignement. Le montant de la retenue ne saurait être
pris en charge par le débiteur.
Les enseignants vacataires sont soumis à la retenue à la source libératoire quel que soit leur statut.
Retenues à la source IRF : Aux termes des dispositions de l'article 13 de la loi n° 050/98/AN
portant loi de finances pour l'exécution du budget de l'Etat – gestion 1999, modifié par la loi de
finances gestion 2006, l'obligation de retenue à la source est applicable aux loyers des immeubles
bâtis et non bâtis pris à bail par :
* toute personne physique ou morale relevant du régime du réel normal d'imposition;
* l'Etat, les collectivités publiques, les établissements publics;
* les représentations diplomatiques et consulaires ainsi que les organismes internationaux
et assimilés.
Le montant de la retenue est égal au montant de l’IRF dû.
Les retenues d'un mois déterminé doivent être versées à la caisse du receveur des impôts de
rattachement au plus tard le 10 du mois suivant.

15
Tout débiteur qui, ayant effectué les retenues, aura versé celles-ci après l'expiration du délai
légal, sera frappé d'une pénalité égale à 15% par mois ou fraction de mois de retard.
S'il n'a effectué aucun versement dans un délai de trois (3) mois à compter de la date d'exigibilité,
il sera tenu au paiement des retenues non versées, majorées d'une pénalité de 200%.
Tout débiteur qui n’aura pas effectué de retenue ou qui aura effectué des retenues insuffisantes
sera personnellement redevable du montant des retenues. En outre il perdra le droit de les porter
dans ses charges professionnelles.

NB/ les retenues à la source et les prélèvements sont déductibles du MFP, de L’IS, des acomptes
provisionnels exigibles en IS, du BIC, du BNC dû par la personne qui a supporté la retenue.
En outre, l’ensemble des contribuables relevant de la Direction des Grandes Entreprises (DGE)
pour compter du 1er janvier 2009 ils ne devront plus subir de ponction sur les sommes qui leur
sont versées en contrepartie de prestations de service utilisées ou fournies au Burkina.
Pour la mise en œuvre de cette mesure, la Direction de la législation et du contentieux de la
Direction générale des impôts délivre aux entreprises concernées une attestation d’exonération de
la retenue à la source et du prélèvement.
Cependant, ces contribuables de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) restent tenues
d’opérer la retenue à la source (5% ou 1%) sur les sommes qu’elles versent aux contribuables
relevant des autres divisions fiscales.

16
CHAPITRE II : IMPOT SUR LES SOCIETES (I. S)

Section 1 : Champ d'application


Il est établi, au profit du budget de l’Etat, un impôt sur l'ensemble des bénéfices ou revenus des
sociétés, des autres personnes morales et des organismes assimilés visés ci-après. Cet impôt est
désigné sous le nom d’impôt sur les sociétés.
Les sociétés et autres personnes morales concernées par l’impôt sur les sociétés sont désignées
par le terme « sociétés ».

Paragraphe 1 : Personnes imposables


1. Sont passibles de l’impôt sur les sociétés en raison de leur forme :
a) les sociétés de capitaux ou assimilés quel que soit leur objet : les sociétés anonymes et les
sociétés à responsabilité limitée y compris celles ne comprenant qu’un associé unique ;
b) les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les sociétés en
participation et les Groupements d’intérêt économique (GIE) ;

c) les sociétés coopératives et leurs unions, les associations et les organismes légalement


assimilés.
2. Sont imposables en raison de leurs activités :
a) les établissements publics, les organismes de l'Etat ou des collectivités territoriales,
qui jouissent de l'autonomie financière et se livrent à une activité à caractère
industriel ou commercial ou à des opérations à caractère lucratif ;
b) les fonds créés par voie législative ou réglementaire ne jouissant pas de la
personnalité morale et dont la gestion est confiée à des organismes de droit public
ou privé, lorsque ces fonds ne sont pas expressément exonérés par une disposition
d’ordre législatif ;

c) les sociétés civiles qui :


− se livrent à une exploitation ou à des opérations de nature commerciale, industrielle,
artisanale ou agricole, notamment :

17
▪ lorsqu’elles se livrent à des opérations d'intermédiaire pour l’achat ou la vente
d'immeubles ou de fonds de commerce, d’actions ou parts de sociétés
immobilières ou lorsqu'elles achètent habituellement en leur nom les mêmes
biens en vue de les revendre ;
▪ lorsqu’elles procèdent au lotissement et à la vente, après exécution des
travaux d'aménagement et de viabilisation de terrains acquis à titre onéreux ;
▪ lorsqu’elles donnent en location un établissement commercial ou industriel
muni du mobilier et du matériel nécessaire à son exploitation, que la
location comprenne ou non tout ou partie des éléments incorporels du
fonds de commerce ou d'industrie.
− comprennent parmi leurs membres une ou plusieurs sociétés de capitaux ou qui ont
opté pour ce régime d’imposition.

d) les sociétés de fait ;


e) toutes autres personnes morales se livrant à une exploitation ou à des opérations à
caractère lucratif, ou qui ne seraient pas assujetties à un autre impôt sur les revenus.

3. Sont imposables sur option :


a) les syndicats financiers ;les so
b) ciétés civiles professionnelles.
L’option est irrévocable et ne peut être exercée par les sociétés de personnes issues de la
transformation antérieure de sociétés de capitaux.
Pour être valable, l’option doit être signée par tous les associés et notifiée au service du lieu
d’imposition dans les trois mois du début de l’exercice fiscal.
Nonobstant les dispositions de l’article 3, les associés ou membres des sociétés en nom collectif,
des sociétés en commandite simple, des sociétés en participation, des sociétés de fait et des
groupements d’intérêt économique sont imposables sur option à l’impôt sur les bénéfices
industriels et commerciaux.
Pour être valable, l’option doit être signée par tous les associés et notifiée au service du lieu
d’imposition dans les trois mois du début de l’exercice fiscal.

18
Paragraphe 2 : Exemptions
Sont affranchis de l'impôt :
1. les sociétés coopératives de consommation qui se bornent à grouper les commandes de leurs
adhérents et à distribuer dans leurs magasins de dépôt les denrées, produits ou marchandises qui
ont fait l'objet de ces commandes ;
2. les établissements publics de l’Etat ou des collectivités territoriales n’ayant pas un caractère
industriel ou commercial;
3. les caisses de crédit mutuel agricole fonctionnant conformément aux dispositions légales
qui les régissent ;
4. les institutions mutualistes ou coopératives d’épargne et de crédit constituées conformément
à la loi n° 59-94/ADP du 15/12/1994 portant règlementation des institutions mutualistes ou
coopératives d’épargne et de crédit ;
5. la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest ;
6. les sociétés coopératives agricoles, associations d'intérêt général agricole, sociétés
d'assurances et de réassurances mutuelles agricoles fonctionnant conformément aux
dispositions légales qui les régissent ;
7. les sociétés de secours mutuels ;

8. les sociétés civiles professionnelles sous réserve de l’option prévue à l’article 3 ci-dessus ;
9. les centres de gestion agréés ;
10. les associations ou organismes sans but lucratif sous réserve du respect strict de leur objet ;
11. les sociétés d’investissements en valeurs mobilières et les sociétés de gestion et de
portefeuille pour la partie des bénéfices provenant des produits nets de leur portefeuille ou
des plus- values qu’elles réalisent sur la vente des titres ou des parts sociales faisant partie
de ce portefeuille.

19
Paragraphe 3 : Territorialité

Sous réserve des dispositions des conventions internationales relatives aux doubles impositions,
l'impôt sur les sociétés est dû à raison de l’ensemble des produits, revenus et bénéfices réalisés
par les sociétés exploitées au Burkina Faso.

Section 2 : Bénéfice imposable

Paragraphe 1 : Définition


1. Le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d'après les résultats d'ensemble des
opérations de toute natures effectués par les personnes morales, y compris notamment les
cessions d'éléments quelconques de l'actif, soit en cours, soit en fin d'exploitation.
2. Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l'actif net à la clôture et à
l'ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l'impôt, diminuée des
suppléments d'apports et augmentée des prélèvements effectués au cours de cette période par
les associés. L'actif net s'entend de l'excédent des valeurs d'actif sur le total formé au passif
par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiées.

Paragraphe 2 : Période d’imposition

L'impôt est établi chaque année sur les bénéfices réalisés l'année précédente.
Les contribuables sont tenus d’arrêter chaque année leurs comptes à la date du 31 décembre, sauf
en cas de cession ou de cessation d’activités en cours d’année.
Les sociétés nouvelles, créées antérieurement au 30 juin, sont tenues d’arrêter leur premier
exercice comptable au 31 décembre de la même année. Celles créées postérieurement au 30 juin
sont autorisées à arrêter leur premier exercice comptable au 31 décembre de l’année suivante.
L’impôt est établi sur les bénéfices réalisés au cours de cette période.

20
Paragraphe 3 : Détermination du bénéfice imposable

Le bénéfice imposable de chaque exercice comptable est déterminé d’après l’excédent des
produits sur les charges de l’exercice en application de la législation et de la réglementation
comptable en vigueur, sous réserve des dispositions fiscales contraires en vigueur.
JJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJJ
Les produits imposables

Les produits imposables comprennent notamment :


− les ventes et les recettes ;
− les produits divers ou exceptionnels ;
− les revenus ou prestations accessoires ;
− les produits financiers et revenus bruts des capitaux mobiliers ;
− les produits de la location des immeubles bâtis et non bâtis, y compris les revenus
accessoires ;
− les bonis sur reprises et cessions d’emballages ;
− les travaux faits par l’entreprise pour elle-même ;
− les subventions d’exploitation et les subventions d’équilibre;
− les travaux en cours, évalués au prix de revient ;
− les reprises et les transferts de charges ;
− les dégrèvements obtenus de l’administration au titre des impôts déductibles ;
− les plus-values de cessions d’éléments de l’actif immobilisé.
− Pour les entreprises qui vendent les biens côtés sur le marché boursier, le chiffre d’affaires ne peut
être inférieur à celui déterminé à partir des prix du marché au jour où les ventes sont réalisées.

Les stocks sont évalués au coût réel d’acquisition ou de production ou au cours du jour de la
clôture de l’exercice si celui-ci est inférieur au coût d’acquisition ou de production.

21
Les matières premières et les marchandises payées d’avance mais non encore réceptionnées, sont
comprises dans les stocks.
Les travaux en cours sont évalués au prix de revient
KKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKKK
Les charges déductibles
Le bénéfice net imposable est établi sous déduction de toutes charges remplissant les conditions
suivantes :
− être exposées dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale de
l'entreprise ;
− correspondre à une charge effective et être appuyées de justifications suffisantes. Les charges
qui n’ont pas été inscrites dans la comptabilité de la société ou qui n’ont pas été
comptabilisées en tant que telles ne sont pas déductibles ;
− entraîner une diminution de l'actif net de l'exploitation ou de l'entreprise ;
− être comprises dans les charges de l'exercice.
Les charges déductibles comprennent notamment celles explicitées ci-après.

Charges de personnel et autres rémunérations

✔ Les rémunérations allouées aux salariés sont déductibles dans la mesure où elles
correspondent à un travail effectif. Cette disposition s’applique à toutes les
rémunérations directes ou indirectes y compris les indemnités, allocations,
avantages en nature et remboursements de frais.
Les rémunérations de toutes natures versées aux associés dirigeants des sociétés de
capitaux ou à leurs conjoints pour un emploi effectif exercé dans l’entreprise sont
déductibles, à condition qu’elles ne soient pas exagérées par rapport aux
rémunérations des emplois de même nature exercés dans l’entreprise ou dans les
sociétés similaires.
En cas d’exagération ou de rémunérations fictives, l’ensemble des rétributions versées aux
associés dirigeants ou à leurs conjoints sera considéré comme des bénéfices distribués
et traités comme tels.

22
✔ Les rémunérations versées aux gérants majoritaires de sociétés à responsabilité limitée, à
l’associé unique de la SARL et à l’administrateur unique de la société anonyme sont
admises en déduction à condition qu’elles correspondent à un travail effectif, qu’elles ne
soient pas excessives et qu’elles soient soumises à l’impôt sur les bénéfices au nom de ces
derniers après déduction des frais professionnels fixés forfaitairement à 25% desdites
rémunérations. La rémunération allouée à l’associé gérant majoritaire d’une SARL
est déductible lorsqu’elle remplit les conditions de déduction des frais de personnel
et que le bénéficiaire soit soumis à son nom au BNC personne physique.
Avec la reforme fiscale l’associé gérant majoritaire est imposé uniquement à IUTS
alors sa rémunération ne subit plus le BNC personne physique.

✔ Les rémunérations versées aux gérants associés de sociétés en nom collectif, aux
gérants commandités de sociétés en commandite simple, aux membres des sociétés
en participation ou de sociétés civiles qui ont opté pour l’imposition à l’impôt sur
les sociétés sont admises en déduction dans les conditions ci-dessus.
✔ Les cotisations patronales obligatoires versées en vue de la constitution de la
retraite d’un expatrié et ayant un caractère obligatoire dans la limite de 20% du
salaire de base sont déductibles.
✔ Les sommes fixes et jetons de présence décidés par les assemblées générales
ordinaires alloués à titre d’indemnités de fonction en rémunération des activités
des administrateurs sont déductibles.
✔ Les rémunérations exceptionnelles allouées aux membres des conseils
d’administration conformément aux dispositions de l’article 432 de l’Acte
uniforme OHADA relatif au droit des sociétés commerciales et du groupement
d’intérêt économique sont déductibles. Ces rémunérations donnent lieu à un
rapport spécial du commissaire aux comptes.
✔ Les allocations forfaitaires qu’une société alloue à ses dirigeants et aux cadres
pour frais de représentation et de déplacement sont déductibles, à condition que
ces frais ne figurent pas déjà parmi les frais habituels de cette nature remboursés
aux intéressés.

23
✔ A l’occasion des congés de leurs personnels sous contrat de travail expatrié, les
frais de transport aller et retour desdits personnels, de leurs épouses et de leurs
enfants à charge, à raison d’un voyage par an sont déductibles à condition que le
voyage ait été effectué.
✔ En aucun cas, les charges de personnel ne peuvent donner lieu à des dotations à un
compte de provisions.
- Frais de siège :
Lorsqu'une société exerce une activité au Burkina Faso sans y avoir son siège social, la quote-part
des frais de siège incombant aux sociétés établies au Burkina Faso ne peut dépasser 10 % du
bénéfice imposable desdites sociétés avant déduction des frais en cause. En cas de déficit, cette
disposition s’applique sur les résultats de l’exercice bénéficiaire le plus récent non prescrit. Si
aucun exercice non prescrit n’est bénéficiaire, le droit a déduction est définitivement perdu.

-Dépenses locatives
Le montant des loyers des locaux professionnels figurant dans le contrat de bail dûment
enregistré est déductible.
Il en est de même des loyers des biens pris en crédit-bail.

- Primes d’assurances
Sont notamment déductibles au titre des primes d’assurances :
− les primes versées aux sociétés et compagnies d’assurances de la zone UEMOA en raison
de contrats conclus pour la constitution d’indemnités de fin de carrière, de décès et
d’invalidité à condition que lesdits contrats concernent l’ensemble du personnel ou tout au
moins, une ou plusieurs catégories du personnel ;

− les primes versées aux compagnies d’assurance burkinabè en raison de contrats


d’assurance maladie conclus au profit de l’ensemble du personnel ou d’au moins une ou
plusieurs catégories du personnel dans la limite de 5% de la masse salariale du personnel
effectivement assuré.

24
- Frais d’hôtels et de restaurants, libéralités, dons, subventions

Les frais d’hôtels et de restaurants justifiés par des factures sont admis en déduction dans la
limite de 5‰ du montant du chiffre d’affaires hors taxes.
Les libéralités, dons et subventions constituent des charges déductibles du bénéfice imposable
lorsqu’il s’agit :
− de cadeaux et objets spécialement conçus pour la publicité justifiés par des factures
respectives dans les limites de 1‰ et de 2‰ du chiffre d'affaires hors taxe ;
− de versements effectués au profit des associations sportives et culturelles, d'œuvres ou
organismes d'intérêt général à caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social
reconnus d'utilité publique par l’autorité compétente, dans la limite de 3%o du chiffre
d'affaires hors taxe.
Le bénéfice des dispositions précédentes est subordonné à la condition que soit joint à la
déclaration des résultats un relevé indiquant les montants, la date des versements et l'identité des
bénéficiaires.

- Charges financières
Sont notamment déductibles au titre des charges financières :
Les intérêts débiteurs :
- Les intérêts facturés d’une entreprise en raison de l’emprunt qu’elle à contracté
puis rétrocédé à une tierce personne ne sont pas déductibles sauf s’il est prouvé
par un rapport de complémentarité existants entre le client et le principal
fournisseur.
- les intérêts servis aux associés à raison des sommes versées par eux dans la caisse sociale, en
sus de leur part de capital, quelle que soit la forme de la société, dans la limite de ceux
calculés au taux d’intérêt légal en vigueur au Burkina Faso majoré de deux points;

- les intérêts des emprunts réalisés par les sociétés auprès de personnes physiques ou
morales étrangères à celles-ci, autres que les banques et établissements financiers, à

25
condition que ces emprunts soient justifiés et ce, dans la limite du au taux d’intérêt
légal en vigueur au Burkina Faso 2 ;

- cette déduction est subordonnée à la condition que le capital de la société ait été entièrement
libéré, qu'il s'agisse de constitution de société ou d'augmentation de capital ; toutefois, le
montant total des sommes portant intérêts déductibles ne peut excéder deux fois le montant
du capital social.

- Impôts, taxes, amendes et pénalités diverses


Sont déductibles les impôts à la charge de l'entreprise mis en recouvrement au cours de l'exercice,
à l'exception de l’impôt sur les sociétés et du minimum forfaitaire, des autres impôts personnels
et de l’IRF qui figure parmi les exonérations pour les sociétés. Si des dégrèvements sont
ultérieurement accordés sur les impôts déductibles, leur montant entre dans les recettes de
l'exercice au cours duquel la société est avisée de ces dégrèvements.

Toutefois, les montants des transactions, amendes, confiscations, pénalités et majorations de


toute nature mises à la charge des contrevenants à la législation fiscale, douanière et sociale, à la
réglementation des prix, de circulation ou de consommation et, d’une manière générale, aux lois
et règlements de l’Etat ne sont pas admis en déduction des bénéfices soumis à l’impôt.

- Amortissements
Sont déductibles les amortissements réellement pratiqués et comptabilisés conformément aux
dispositions de l’article 34 ci-après ou à défaut, dans la limite de ceux qui sont généralement
admis d'après les usages de chaque nature d'industrie, de commerce ou d'exploitation, ou
autorisés à l’article 35 ci-dessous, y compris ceux qui auraient été différés au cours d'exercices
antérieurs déficitaires.

Ne sont pas admis en franchise d’impôt les amortissements se rapportant à des biens meubles et
immeubles inscrits à l’actif et n’ayant pas fait l’objet de mutation au nom de la société.

2 Ce taux sera communiqué annuellement par le ministère de tutelle


26
Le point de départ du calcul des amortissements est constitué par le jour de mise en service du
bien. L’amortissement est calculé au prorata de la période qui s’étend de la date de mise en
service à la date de clôture de l’exercice.

Toutefois, sous réserve des dispositions ci-dessous, les entreprises sont autorisées à comptabiliser
des amortissements dérogatoires.

✔ Amortissements accélérés

Peuvent faire l'objet d'un amortissement accéléré les matériels et outillages neufs d'une durée de
vie supérieure à cinq ans et exclusivement utilisés à des opérations industrielles de fabrication, de
transformation, de manutention, de transport, à des activités de boulangerie ou d'exploitation
minière ou hôtelière.

Pour ces matériels et outillages, le montant de la première annuité d'amortissement, calculé


d'après la durée d'utilisation normale, est doublé. Cette durée étant alors réduite d'une année.

✔ Amortissements dégressifs

Les entreprises imposées d'après le régime du bénéfice réel visé aux articles 87 et 88 ci-dessous
peuvent amortir suivant un système dégressif les immobilisations
ci-après :

− matériels et outillages utilisés pour des opérations de fabrication, de transformation,


d'exploitation minière, de production agricole, pastorale, halieutique ou forestière ;

− matériels de manutention ;

− matériels et outillages affectés à des opérations de recherche scientifique ou technique ;

− installation de magasinage et de stockage à l'exclusion des locaux ;

27
− matériels des entreprises touristiques et hôtelières sans que puissent y être compris les
matériels de bureau ;

− matériels de panification et de pâtisserie ;

− machines informatiques ;

− installations et équipements techniques de téléphonie mobile ;

− matériels de construction ou de travaux publics ;

− matériels de transport ferroviaire ou aéronautique ;

− équipements destinés à l'épuration des eaux et à l'assainissement de l'atmosphère ;

− machines productrices de vapeur, chaleur ou énergie ;

− matériels de sécurité ou à caractère médico-social.

Sont exclus du bénéfice de l'amortissement dégressif, les biens qui étaient déjà usagés au moment
de leur acquisition ainsi que ceux dont la durée de vie est inférieure à trois ans.

Les taux d'amortissement dégressif sont obtenus en appliquant aux taux d'amortissement linéaire
les coefficients ci-dessous :

− 1,5 lorsque la durée normale d'utilisation est de trois à quatre ans ;

− 2 lorsque cette durée est de cinq à six ans ;

− 2,5 lorsqu'elle est supérieure à six ans.

Le montant de la première annuité d'amortissement dégressif est déterminé en appliquant au prix


de revient de l'immobilisation le taux utilisable tel que défini ci-dessus.

Le point de départ du calcul de l'amortissement dégressif est constitué par le premier jour du mois
d'acquisition ou de création du bien.

28
Les annuités suivantes se calculent en appliquant le taux d'amortissement retenu au prix de
revient du bien diminué du cumul des annuités précédentes.

Lorsque l'annuité dégressive, pour un exercice, devient inférieure au montant résultant du rapport
de la valeur résiduelle au nombre d'années restant à courir, l'entreprise peut pratiquer un
amortissement égal à ce montant.

Un tableau spécial des immobilisations faisant l'objet d'un amortissement dégressif doit être
produit lors de la déclaration annuelle de résultats.
Les entreprises de crédit-bail bénéficient pour les biens donnés en location d'un régime
d'amortissement particulier. La durée d'amortissement de ces biens est réputée coïncider avec la
durée du contrat de crédit-bail.

Un tableau exhaustif figurant dans le code des impôts retrace les taux d’amortissements
généralement admis par l’administration (consulter le Code des Impôts).

Sont par ailleurs soumis à amortissement :

− les emballages réutilisables en l’état à condition d’être identifiables ;


− les biens donnés en location ;
− nonobstant les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 30 ci-dessus, les constructions et
aménagements sur sol d’autrui.

Les amortissements régulièrement comptabilisés mais réputés différés en période déficitaire sont
déductibles sans limitation de durée (abroge).

- Provisions
Sont admises en déduction, les provisions constituées en vue de faire face à des pertes ou charges
nettement précisées et que les événements en cours rendent probables, à condition qu'elles aient
été effectivement constatées dans les écritures de l'exercice et figurent au relevé des provisions.

29
Sont également déductibles :

− la provision pour annulation de primes et la provision pour sinistres tardifs constituées par
les entreprises d’assurances suivant la méthode de la cadence ;

− la provision pour dépréciation de créances constituée par les banques et établissements


financiers en application des normes de prudence édictées par la BCEAO. Ces provisions
ne sont pas cumulables avec des provisions déterminées forfaitairement ;

− la provision constituée par les banques et établissements financiers effectuant des prêts à
moyen ou à long terme ainsi que par les sociétés se livrant à des opérations de crédit
foncier et destinée à faire face aux risques particuliers afférents à ces prêts ou opérations ;

− la dotation annuelle de la provision prévue ci-dessus peut atteindre 5% du bénéfice


comptable de chaque exercice, sans que le montant de ladite provision puisse excéder 5%
du total des crédits à moyen ou à long terme effectivement utilisés. Cette provision n'est
pas cumulable avec la provision pour dépréciation des créances constituées par les
banques et établissements financiers en application des normes de prudence édictées par
la BCEAO.
Toutefois, la provision pour propre assureur constituée par une entreprise n'est pas admise en
déduction de son bénéfice imposable.

Il en est de même de la provision pour congés payés et de la provision pour indemnités de départ
à la retraite.
Les provisions qui en tout ou partie reçoivent un emploi non conforme à leur destination ou
deviennent sans objet au cours d'un exercice ultérieur sont rapportées aux résultats dudit exercice,
sauf dispositions réglementaires contraires. Lorsque le rapport n'a pas été effectué par l'entreprise
elle-même, l'administration peut procéder aux redressements dès qu'elle constate que les
provisions sont devenues sans objet. Dans ce cas, ces provisions sont, s'il y a lieu, rapportées aux
recettes du plus ancien des exercices soumis à vérification.

30
Report de déficits
Le déficit constaté au cours d’un exercice est considéré comme une charge déductible du
bénéfice imposable de l’exercice suivant jusqu’au 5ème année en arrière.

Si ce bénéfice n’est pas suffisant pour que la déduction puisse être intégralement opérée, il est
procédé à un report déficitaire sur les exercices suivants jusqu'au cinquième exercice qui suit
l'exercice déficitaire.

LLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL
Les charges non déductibles
D’une manière générale, ne sont pas admises en déduction, toutes charges ne remplissant pas les
conditions générales de déductibilité définies à l’article 12 ci-dessus.
Sont notamment exclues des charges déductibles :

− les rémunérations autres que les sommes perçues dans le cadre d’un travail, les sommes
fixes autres que celles décidées par les assemblées générales ordinaires à titre d’indemnités
de fonction en rémunération des activités des administrateurs et les rémunérations
exceptionnelles allouées aux membres des conseils d’administration autres que celles fixées
conformément aux dispositions de l’article 432 de l’Acte uniforme OHADA relatif au droit
des sociétés commerciales et du groupement d’intérêt économique, qui profitent aux
administrateurs au titre de leurs fonctions ;

− les sommes versées aux dirigeants ou cadres d’une société au titre d’indemnité, de frais
d’emploi ou de service et ne correspondant pas à une charge réelle de la fonction exercée.
Pour l’application de cette disposition, les dirigeants s’entendent, dans les sociétés de
personnes et les sociétés en participation, des associés desdites sociétés ;
− les dépenses de toute nature ayant trait à l’exercice de la chasse et de la pêche sportives, à
l’utilisation des bateaux de plaisance, d’aéronefs de tourisme ou de résidences d’agrément
et de toutes autres dépenses à caractère somptuaire, que ce soit sous la forme d’allocations
forfaitaires ou de remboursement de frais.

31
-
Section 3 : Lieu d'imposition

L'impôt est établi au nom de chaque société, pour l’ensemble de ses activités imposables au
Burkina Faso, au siège social ou, à défaut, au lieu où est assurée la direction effective de la
société ou au lieu du principal établissement.
Les sociétés et autres personnes morales, dont le siège social est fixé hors du Burkina Faso, sont
assujetties à l’impôt, au lieu de leur principal établissement au Burkina Faso, d’après les résultats
des opérations qu’elles ont réalisées.

Section 4 : Calcul et paiement de l’impôt

Le taux de l’impôt sur les sociétés est de 27,5%. Il s'applique sans abattement au bénéfice
imposable des sociétés.

Toute fraction du bénéfice imposable inférieure à mille (1 000) francs CFA est négligée.
Les personnes morales exerçant des activités commerciales, industrielles ou agricoles et relevant
du RSI peuvent adhérée au CGA et bénéficier d’une réduction d’impôt de 30 %
✔ Réduction d’impôt pour réinvestissement de bénéfice sous certaines conditions
dans la limite de 50% des bénéfices de l’exercice ou des exercices de report ( art
98 C I )

Section 5 : Minimum forfaitaire de perception


Il est établi un minimum forfaitaire de perception de l’impôt sur les sociétés au titre d'une année
déterminée, en fonction du chiffre d'affaires hors taxes de la période écoulée.
Il est dû par les sociétés déficitaires ou dont le résultat fiscal ne permet pas de générer un
impôt sur les sociétés supérieur au montant déterminé à l’article 54 ci-après. 

Pour le calcul du minimum, le chiffre d'affaires visé ci-dessus est arrondi aux cent mille (100
000) francs CFA inférieurs. Il est fait application d’un taux de 0,5 % mais en aucun cas le

32
montant ne peut être inférieur à un million (1 000 000) de francs CFA pour les contribuables
relevant du régime du bénéfice du réel normal d’imposition et trois cent mille (300 000) francs
CFA pour les contribuables relevant du régime du bénéfice du réel simplifié d'imposition.

Les adhérents des centres de gestion agréés bénéficient d'une réduction de 50% du minimum
forfaitaire de perception.
Les sociétés nouvelles sont exonérées du minimum forfaitaire pour leur premier exercice
d’exploitation.

Acomptes provisionnels
L’impôt sur les sociétés donne lieu, au titre de l’exercice comptable en cours, au versement de
trois acomptes provisionnels égaux calculés sur la base de 75% du montant de l’impôt dû au titre
du dernier exercice clos, appelé « exercice de référence ».

Lorsque l’exercice de référence est d’une durée inférieure ou supérieure à un an, le montant des
acomptes est calculé sur celui de l’impôt dû au titre dudit exercice rapporté à une période de
douze mois.

Les sociétés nouvellement créées ou nouvellement soumises à l’impôt sur les sociétés sont
dispensées du versement d’acomptes au cours de leur premier exercice ou de leur première
période d’imposition.

Les paiements doivent être effectués spontanément au plus tard les 15 juillet, 15 octobre et 15
janvier de chaque année auprès du receveur des impôts du lieu de rattachement.

Avant l’expiration du délai de déclaration des résultats prévu à l’article 62 ci-dessous, la société
procède à la liquidation de l’impôt sur les sociétés dû au titre de l’exercice objet de la déclaration
en tenant compte des acomptes versés pour ledit exercice. S’il résulte de cette liquidation un
complément d’impôt, il est acquitté au plus tard dans le délai de déclaration prévu à l’article 62
ci-dessous.

33
Si, au contraire la liquidation fait apparaître que les acomptes sont supérieurs à l’impôt dû,
l’excèdent versé est imputé sur les exercices suivants ou remboursé si la société cesse son
activité.

Cet excédent peut également, à la demande du contribuable être utilisé pour le paiement de tout
autre impôt direct ou taxes assimilées dont il est par ailleurs redevable.

Le non respect de ces obligations entraîne à l'encontre des contribuables concernés :

− une pénalité égale à 25% des droits dus en cas de déclaration tardive ;

− une pénalité égale à 50% des droits dus en cas de taxation d’office.
Toute autre infraction donne lieu à l'application d'une pénalité de 25% des droits compromis.

Section 6 : Obligations et sanctions

Les sociétés sont tenues de déclarer, au plus tard le 30 avril de chaque année, le montant de leur
résultat imposable afférent à l'exercice comptable clos au 31 décembre de l'année précédente au
moyen d'un imprimé conforme au modèle prescrit par l'administration.

En ce qui concerne les sociétés et compagnies d'assurances et de réassurances, le délai est fixé au
31 mai de chaque année.

Les sociétés doivent tenir une comptabilité conforme aux dispositions prévues par le règlement
relatif au droit comptable dans les Etats membres de l'Union économique et monétaire ouest
africaine (UEMOA).

La comptabilité est tenue obligatoirement en français et conformément au Système comptable


ouest africain (SYSCOA).

34
Les sociétés relevant du régime du réel normal d’imposition doivent joindre les documents ci-
après dûment remplis :

− la liasse des états financiers et états annexés annuels normalisés du système normal du
SYSCOA établie en trois exemplaires destinés respectivement à l’administration fiscale,
à la centrale des bilans et à l’Institut national de la statistique et de la démographie;

− la liasse fiscale ;

− l'état détaillé des comptes de charges et de produits ;

− l'état annuel des salaires ;

− l'état annuel des commissions, courtages, ristournes, honoraires, droits d'auteur et autres
rémunérations versées à des tiers ;

− l’état annuel des rémunérations des associés et des parts de bénéfices sociaux et autres
revenus ;

− l’état annuel des amortissements et des provisions ;

− le relevé détaillé des loyers d'immeubles passés en charges, avec indication de l'identité et
de l'adresse des bailleurs.
A l'appui de leur déclaration annuelle réglementaire de résultats, les sociétés relevant du régime
du bénéfice du réel simplifié d’imposition doivent joindre les documents ci-après dûment
remplis:
Le défaut de production de la déclaration annuelle de résultat dans les délais prescrits est
sanctionné par une amende de deux cent mille (200 000) francs CFA.

35
Les sociétés dont la comptabilité est tenue par les centres de gestion agréés ne sont pas
concernées par ces dispositions.
Les sociétés peuvent joindre à leur déclaration les observations essentielles et les conclusions qui
ont pu leur être remises par les experts-comptables ou les comptables agréés chargés par eux,
dans les limites de leur compétence, d'établir, contrôler ou apprécier leur bilan et leur compte de
résultat.
Lorsqu’une société s’abstient de souscrire la déclaration des bénéfices imposables, le montant des
droits mis à sa charge ou résultant de la déclaration déposée tardivement est assorti d’une
majoration de 10%. Celle-ci est portée à 25% en cas de récidive dans le délai de répétition visé à
l’article 53 du livre de procédures fiscales.
La majoration ci-dessus ne peut être inférieure à cinquante mille (50 000) francs CFA.
Le défaut ou l’insuffisance dans le paiement ou le versement tardif de l’impôt donne lieu à une
majoration de 10% du montant des droits différés, augmentés d’un intérêt de retard au taux de 1%
par mois ou fraction de mois écoulé entre la date limite visée à l’article 57 ci-dessus et celle de
versement tel qu’il est dit à l’article 124 du livre de procédures fiscales.
La minoration des droits donne lieu a une pénalité égale à 25% des droits éludés.
Une amende fiscale de cinq cent mille (500 000) francs CFA est applicable à l’entreprise dont
l'exploitation a été déficitaire et qui n'a pas souscrit aux obligations imposées par les articles ci-
dessus.

Il est également appliqué une amende d’un million cinq cent mille (1 500 000) francs CFA aux
entreprises conventionnées ou bénéficiant d'un régime temporaire d'exonération qui ne
fournissent pas les documents prévus par le Code des Impôts.

Exercice I :

Une entreprise relevant du régime du réel normal d’imposition réalise au cours de l’exercice 2010
un résultat fiscal de 329 521 877 CFA.
Calculez L’IS et le montant des acomptes ainsi que les délais de paiement de l’I S et des
acomptes.

Exercice II :
36
Une société relevant du régime du réel normal d’imposition réalise un déficit de 29 125 au
31/12/ 2010, son CAHT de 2010 est de :
a) 253 596 300
b) 147 800 000
Calculez le montant du MFP dans les deux cas

CHAPITRE III : Impôt sur les bénéfices des professions non


commerciales (B.N.C).

1. Champ d’application

Il est établi au profit du budget de l’Etat un impôt annuel sur les bénéfices :
- des professions libérales. On entend par profession libérale celle dans laquelle l'activité
intellectuelle joue le principal rôle et qui consiste en la pratique personnelle en toute
indépendance d'une science ou d'un art. Les membres des professions libérales qui apportent
leur collaboration à des confrères sans être en position de subordination sont considérés
comme exerçant eux-mêmes une profession libérale ;

- des charges et offices dont les titulaires n'ont pas la qualité de commerçants ;

- de toutes autres occupations, exploitations lucratives et sources de profits non soumises à un


impôt spécial sur le revenu.

2 : Personnes imposables


L'impôt sur les bénéfices des professions non commerciales est dû à raison des bénéfices réalisés
par les personnes physiques exerçant les activités visées dans le champ d’application.

Sont également imposables les membres des sociétés civiles professionnelles et les

37
établissements d’enseignement exploités par des personnes physiques :
Il en est ainsi :

- Des professions juridiques (avocat, conseil juridique)


- Des professions médicales ;
- Des professions comptables ;
- Des professions techniques (architectes, ingénieurs conseil géomètre ;
- Des professions artistiques ;
- Des professions enseignantes ;
- Fonctions attribuées à vie par l’autorité publique confiant à son bénéficiaire le droit de
présentation (charges et offices)
- Les produits des opérations de bourse ;
- Les produits des droits d’auteurs et de la propriété industrielle ;
- Les redevances et les royalties versées aux artistes du spectacle ;
- Les commissions des agents et sous agents d’assurance.

3 : lieux d’imposition

L'impôt est établi au nom des bénéficiaires des revenus imposables au lieu de l'exercice de
la profession ou le cas échéant, du principal établissement.

Dans les sociétés civiles professionnelles dont les membres exercent une profession libérale,
l'impôt est établi au nom de chacun des membres.

4 : Les exemptions et les exonérations

Les sociétés de capitaux sont hors du champ d’application des B.N.C par
détermination de la loi.

38
5 : Base Imposable
Le bénéfice imposable est le bénéfice annuel encaissé sauf pour la production
littéraire, scientifique et artistique ou la loi permet de se faire imposer sur leur demande,
sur un bénéfice déterminé en déduisant de la moyenne des revenues des trois dernières
années, la moyenne des dépenses. L’option pour le mode de détermination est
irrévocable. Compte tenu que les sources de ces revenus sont irrégulières et portent sur
une longue période.
Le Bénéfice imposable = Recettes encaissées – Dépenses effectives (ou payées)

NB : IL n’est pas tenu compte de l’année au cours de laquelle les opérations ont été
effectuées. En cas de cession de clientèle ou cessation d’activité, le bénéfice
imposable prend en compte les créances acquises qui n’ont pas été recouvrés et les
dettes certaines non encore réglées.

6 : Les éléments constitutifs du bénéfice imposable

39
A/ Les recettes
1. Sont compris dans les recettes, notamment :
- les honoraires perçus en contrepartie des prestations de services rendus à la
clientèle, quels que soient leur mode de paiement et la qualification qui leur est
donnée ;
- les gains provenant soit de la réalisation des éléments d’actif affectés à l’exercice de
la profession, soit des cessions de charges ou offices ainsi que toutes indemnités
reçues en contrepartie de la cessation de l’exercice de la profession ou du transfert
de la clientèle.

2. Sont également pris en compte au titre des recettes professionnelles:


- les provisions et avances sur les honoraires effectivement encaissées. Toutefois, les
avances ou provisions effectuées par des clients au titre des débours supportés par un
professionnel ne sont pas comprises dans les recettes ;
- les honoraires rétrocédés par des confrères à l’occasion des remplacements ;
- les prestations réglées sous forme de dons ou cadeaux, lorsqu’ils constituent la
rémunération des services.

3. A condition d’avoir un lien avec l’activité libérale, les sommes perçues accessoirement
doivent être ajoutées aux recettes professionnelles. Sont visés par ces dispositions :
- les remboursements de frais ;
- les indemnités qui visent à réparer un préjudice matériel ;
- les intérêts de créances ;
- les produits financiers perçus lorsque l’activité est exercée dans le cadre d’une
société civile ou d’un groupement d’intérêt économique ;

- les produits de placement de fonds reçus en dépôts ;


- les subventions reçues.

40
Toutefois, les sommes reçues par les avoués, avocats et notaires, qui constituent de simples
dépôts de fonds destinés à couvrir des frais de procédure ou d’actes et enregistrés généralement
dans un compte spécial ne sont pas comprises dans les recettes.
NB : Ne constituent pas des recettes imposables :

- Les débours payés pour le compte du client


- Les honoraires rétrocédés lorsqu’ils sont déclarés au nom du bénéficiaire.
- Les sommes perçus à titre de dommage et intérêt.

B/ Les dépenses ou les charges déductibles


1. Les charges professionnelles déductibles sont celles remplissant les conditions suivantes :
- être exposées dans l'intérêt direct de l'exploitation ou se rattacher à la gestion normale
de l’activité ;
- correspondre à des charges effectives et être appuyées de justifications suffisantes;
- entraîner par une diminution de l'actif net;
- avoir été effectivement payées au cours de l’exercice ;
- concourir à la formation d’un produit non exonéré d’impôt assis sur le bénéfice.

2. Les charges professionnelles déductibles comprennent notamment :

- le montant des loyers des locaux professionnels figurant dans le contrat de bail dûment
enregistré et effectivement payé. Il en est de même des loyers des biens pris en crédit
bail ;
- les rémunérations pour les frais d’études ou d’assistance payées aux personnes
domiciliées à l’étranger ;

- le salaire du conjoint travaillant effectivement dans l’exploitation à temps complet, à


condition qu’il ne soit pas exagéré par rapport aux rémunérations des emplois de même
nature exercés dans l’entreprise ou dans les entreprises similaires et que l’intéressé soit
affilié un organisme de sécurité sociale obligatoire au Burkina Faso. En cas d’exagération

41
ou de rémunérations fictives, l’ensemble des rétributions versées ne sera pas admis en
déduction du bénéfice imposable ;

- les impôts déductibles mis en recouvrement et payés au cours de l’exercice à l’exception


de l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales ;

- les amortissements de biens inscrits à l’actif du bilan et déterminés conformément aux


règles applicables en matière d’impôt sur les sociétés ;

- les primes versées à des compagnies d’assurance burkinabé en raison de contrats conclus
pour la constitution d’indemnités de fin de carrière, de décès et d’invalidité, et en raison
de contrats d’assurance maladie dans les conditions fixées en matière d’impôt sur les
sociétés ;

- les primes versées à des compagnies d’assurance burkinabé en raison de contrats


d’assurance maladie conclus au profit de l’exploitant dans la limite de 0,5% du montant
total des dépenses de l’exercice ;

- les charges financières, les libéralités, dons, subventions dans les conditions et limites
fixées en matière d’impôt sur les sociétés.

3. Ne sont pas déductibles les dépenses personnelles, les dépenses se rapportant à une activité
exercée à titre bénévole, les dépenses d’agrément ou somptuaires.

Sont également considérées comme non déductibles, les dépenses engagées dans l’intérêt de
la profession mais qui ne constituent pas des charges. Il s’agit :

- des sommes engagées pour l’acquisition des immobilisations ;


- des dépenses ayant pour but l’extinction d’une dette en capital ;
- des dépenses ayant le caractère d’un placement ;
- des montants des transactions, amendes, confiscations, pénalités et majorations de toute

42
nature mises à la charge des contrevenants à la législation fiscale, douanière et sociale, à
la réglementation des prix, de circulation ou de consommation et d’une manière générale
aux lois et règlements de l’Etat.
En ce qui concerne la production littéraire, scientifique et artistique dont les revenus ne sont pas
recueillis annuellement, le bénéfice imposable peut, à la demande des contribuables, être
déterminé en retranchant de la moyenne des revenus des trois années précédentes la moyenne des
dépenses de ces mêmes années. Les contribuables qui adoptent ce mode d'évaluation pour une
année quelconque ne peuvent revenir sur leur option pour les années suivantes.
Si pour une année déterminée, les dépenses déductibles dépassent les recettes, l'excédent peut
être reporté sur les bénéfices des années suivantes jusqu'au cinquième exercice qui suit l’exercice
déficitaire.

NB : L’option pour la déduction forfaitaire exclure pour le contribuable la possibilité de


déduire des frais réels au titre de ses mêmes dépenses et lorsqu’il n’y a pas de règle
prévue en BNC, on se reporte en BIC.

7 : Liquidation
Toute fraction du revenu n'excédant pas 1.000 francs est négligée.

Il est fait application des taux progressifs suivants, applicables à chaque tranche de revenus :
TRANCHES DE REVENU TAUX
0 à 500 000 10 %
500 001 à 1000 000 20%
Plus de 1000 001 27,5%

Les adhérents des centres de gestion agréés bénéficient d'une réduction de 30% de l'impôt sur le
bénéfice.
Le montant de l'impôt dû ne peut être inférieur même en cas de déficit à3 :

- cinquante mille (50 000) francs pour les cabinets privés de soins infirmiers dûment autorisés

3 Cela veut dire qu’il y a pas de perception de minimum forfaitaire de perception (MFP) mensuel comme en
BIC ; IS. Mais ce MFP est dû en cas de déficit pour les cas cités plus haut  

43
et exerçant leur activité conformément aux textes en vigueur ;
- deux cent mille (200 000) francs pour les cliniques d'accouchements dûment autorisés et
exerçant leur activité conformément aux textes en vigueur ;
- cinq cent mille (500 000) CFA et deux cent mille (200 000) CFA respectivement pour les
établissements d’enseignement relevant du régime du RN et du RSI dûment autorisés et
exerçant leur activité conformément aux textes en vigueur ;
Toutefois ce minimum est réduit à 100 000 CFA pour tout établissement d’enseignement
exploité par une personne physique dont les recettes sont inférieurs à 15 000 000 CFA durant
3 exercices successifs ;
- pour toutuivvves les autres professions le minimum de perception est de 1000.000 francs pour
celles relevant du régime du réel normal d’imposition et 300.000 francs pour celles relevant
du régime du réel simplifié d’imposition.

8 : Les obligations et sanctions

A/ Obligations comptable :
Les contribuables du B.N.C ne sont pas astreints à la tenue de la comptabilité complète. Il
leur est seulement fait obligatoirement de tenir un livre journal et d’y porter au jour le jour
détail de leurs dépenses professionnelles. Ils doivent conserver les pièces justificatives
jusqu’au délai de prescription.
Actuellement avec l’entrée en vigueur du SYSCOA, les contribuables du BNC sont
tenus de déposer leurs états financiers selon les normes du SYSCOA.

B/ Obligation de déclaration

1. Toute personne passible de l'impôt à raison des bénéfices réalisés dans l'une des professions
ou des revenus provenant de l'une des sources visées plus haut est tenue de produire, au plus
tard le dernier jour du mois de février de chaque année, une déclaration indiquant le montant
de ses recettes brutes, le détail de ses dépenses professionnelles et le chiffre d’affaires de son

44
bénéfice net de l'année précédente.

Dans les sociétés civiles professionnelles, la déclaration doit être produite dans les mêmes
délais par la société avec indication de la quote-part de chacun des associés.

2. Les contribuables soumis à l'impôt sur les bénéfices des professions non commerciales sont
tenus d'avoir un livre journal servi au jour le jour et présentant le détail de leurs recettes et
dépenses professionnelles.

3. Pour les professions assujetties au secret professionnel, le livre journal ne comporte en regard
de la date que le détail des sommes encaissées.

4. Ils doivent tenir un registre comportant la date d’acquisition ou de création et le prix de


revient des éléments d’actif affectés à l’exercice de leur profession, le montant des
amortissements effectués sur ces éléments ainsi qu’éventuellement, le prix et la date de
cession de ces mêmes éléments.

5. A l'appui de leur déclaration annuelle réglementaire de résultats, les contribuables doivent


joindre les documents ci-après :

- la liasse des états financiers et états annexés annuels normalisés du Système comptable
ouest africain (SYSCOA) ou, le cas échéant, du système comptable particulier qui leur
est applicable. Elle est établie en trois exemplaires destinés respectivement à
l’administration fiscale, à la centrale des bilans et à l’Institut national de la statistique et
de la démographie ;

- la liasse fiscale ;
- l'état annuel des salaires ;
- l'état annuel des commissions, courtages, ristournes, honoraires, droits d'auteur et autres
rémunérations versées à des tiers ;
- l’état détaillé des honoraires rétrocédés avec indication de l’adresse complète de chaque

45
bénéficiaire ;
- le relevé détaillé des loyers d'immeubles passés en charges avec l’indication de l'identité et
de l'adresse des bailleurs ;
- le tableau détaillé des amortissements.

1. Lorsqu’un contribuable s’abstient de souscrire la déclaration des bénéfices imposables visée à


l’article 51 nouveau 1 ci-dessus, le montant des droits mis à sa charge ou résultant de la
déclaration déposée tardivement est assorti d’une majoration de 10%. Celle-ci est portée à
25% en cas de récidive dans le délai de répétition visé à l’article 53 du livre de procédures
fiscales.

La majoration ci-dessus ne peut être inférieure à cinquante mille (50.000) francs CFA.

2. Lorsque ladite déclaration est déposée après l’envoi d’une lettre recommandée ou la remise
en mains propres d’une mise en demeure, la majoration encourue est de 25%.

En cas de récidive dans les conditions visées à l’alinéa précédent et/ou de recours à la
procédure de taxation d’office prévue à l’article 27 du livre de procédures fiscales, la
majoration est portée à 50%.

Si la déclaration n’est pas déposée dans les trente jours d’une mise en demeure, la majoration
encourue est de 100% des droits dus.

La majoration ci-dessus ne peut être inférieure à cent mille (100.000) francs CFA.

Lorsque la déclaration visée à l’article 51 nouveau ci-dessus laisse apparaître une base
d’imposition ou des éléments servant à la liquidation de l’impôt insuffisants, inexacts ou
incomplets, le montant des droits mis à la charge du contribuable est assorti d’une majoration
de 25% en cas de bonne foi, de 50% lorsque la mauvaise foi est établie et de 100% en cas
d’agissements constitutifs de manœuvres frauduleuses.

46
En cas de récidive dans le délai de répétition visé à l’article 53 du livre de procédures fiscales,
les compléments de droits sont majorés de 50%, de 100% et de 200%.

3. Le défaut ou l’insuffisance dans le paiement ou le versement tardif de l’impôt donne


lieu au versement d’une majoration de 10% du montant des droits différés, augmentés d’un
intérêt de retard au taux de 1% par mois ou fraction de mois écoulé entre la date limite visée à
l’article 50 nouveau 3 ci-dessus et celle de versement tel qu’il est dit à l’article 124 du livre
de procédures fiscales.

4. Une amende fiscale de cinq cent mille (500.000) francs CFA est applicable au contribuable
dont l'exploitation a été déficitaire et qui n'a pas souscrit aux obligations imposées par
l’article 51 nouveau 1 ci-dessus.

9 : Cessation de l'exercice de la profession


Dans le cas de cessation de l'exercice de la profession, l’impôt sur les bénéfices des professions
non commerciales dû en raison des bénéfices qui n'ont pas encore été taxés, y compris ceux qui
proviennent de créances acquises et non encore recouvrées, est immédiatement établi.

Les contribuables sont tenus de faire parvenir au service des impôts dans un délai de dix jours,
déterminé comme il est indiqué ci-après la déclaration prévue à l'article 51 nouveau 1 ci-dessus.

Le délai de dix jours commence à courir :

- lorsqu'il s'agit de la cessation de l'exercice d'une profession autre que l'exploitation d'une
charge ou d'un office, du jour où la cessation a été effective ;

- lorsqu'il s'agit de la cessation de l'exploitation d'une charge ou d'un office, du jour où a été
publiée au journal la nomination du nouveau titulaire de la charge ou de l'office ou du jour de
la cessation effective si elle est postérieure à cette publication.

47
Si les contribuables ne produisent pas la déclaration visée au deuxième paragraphe du présent
article, les bases d'imposition sont arrêtées d’office conformément à l’article 27 du livre des
procédures fiscales et il est fait application de la majoration des droits prévus à l'article 52
nouveau 1 ci-dessus.

En cas d'insuffisance dans les bénéfices déclarés ou d'inexactitude constatée dans 4


documents et renseignements écrits fournis à l'appui de la déclaration, les contribuables sont
passibles des majorations prévues à l'article 52 nouveau 1 ci-dessus.

Les impositions établies dans les conditions prévues par le présent article sont immédiatement
exigibles pour la totalité.

En cas de cession à titre onéreux d’une exploitation, d’une charge ou d’une office, les
dispositions de l’article 157 du livre de procédures fiscales sont applicables.

10 : Contrôle des déclarations

Les dispositions relatives au contrôle des déclarations prévues dans le livre de procédures fiscales
sont applicables à l’impôt sur les bénéfices des professions non commerciales.

Les contribuables du BNC doivent produire dans les 2 premiers mois de chaque année
leur déclaration de résultat indiquant :
- Le montant des recettes brutes
- Le détail des dépenses
- Le résultat d’exploitation

En cas de cessation cette déclaration doit être produite dans les 10 jours. La non production de
la déclaration dans les délais entraîne la T.O assortie d’une majoration des droits de 25%.

En cas d’inexactitude dans la déclaration entraînant une insuffisance d’au moins 1/10eme
du bénéfice déclaré, les droits correspondants à l’insuffisance sont assortis d’une
48
majoration de 25%. S’il y a mauvaise fois la majoration est doublée avec un minimum de
100 000.

C/ Autres déclarations
Lorsqu’ils versent à des tiers, des commissions (courtage, ristournes, vacations…)
les contribuables du BNC sont tenues de joindre à leur déclaration de résultat un état des
sommes versées en indiquant l’identité des bénéficiaires et le montant perçu par chacun
d’entre eux. A défaut ces sommes sont réintégrées dans le résultat imposable.

49
D/ Régime d’imposition

Régime du réel normal d’imposition (RNI)

Sont placés sous le Régime du réel normal d'imposition (pour compter du 1er janvier 2015
modifiant la loi n° 008-2010 du 29 janvier 2010) :
Les contribuables personnes physiques ou morales dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
égal ou supérieur à cinquante millions (50 000 000) de francs CFA. Le chiffre d'affaires limite de
cinquante millions (50 000 000) de francs CFA hors taxe est ajusté au prorata du temps
d'exploitation pour les contribuables qui commencent leurs activités en cours d'année.
Les contribuables dont le chiffre d’affaires hors taxe baisse en dessous du chiffre d’affaires limite
prévu ci –dessus, ne sont soumis au régime simplifié d’imposition, que lors que leur chiffre
d’affaires hors taxe est resté inférieur à cette limite pendant trois (3) années consécutives (art 87
nouveau

Régime du réel simplifié d’imposition (RSI)

Sont placées sous le régime du bénéfice du réel simplifié d’imposition (pour compter du 1er
janvier 2015 modifiant la loi n° 008-2010 du 29 janvier 2010) :
Les contribuables personnes physiques ou morales dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est
égal ou supérieur à quinze millions (15 000 000) de francs CFA et inférieur à cinquante millions
(50 000 000) de francs CFA. Les chiffres d'affaires limite de quinze millions (15 000 000) de
francs CFA et cinquante millions (50 000 000) de francs CFA hors taxe est ajusté au prorata du
temps d'exploitation pour les contribuables qui commencent leurs activités en cours d'année.
Les contribuables dont le chiffre d’affaires hors taxe baisse en dessous du chiffre d’affaires limite
prévu ci –dessus , ne sont soumis à la contribution des micros entreprises que lors que leur
chiffre d’affaires hors taxe est resté inférieur à cette limite pendant trois(3) années consécutives.
(art 88 nouveau).
Les contribuables qui remplissent les conditions pour être imposés sous le régime du réel
simplifié d’imposition peuvent opter avant le 1er février de chaque année pour le régime du
bénéfice du réel normal par lettre adressée au Directeur Général des impôts.
. L'option prend effet à compter du 1er janvier de l'année au cours de laquelle elle est agréée. Elle

50
est irrévocable durant trois ans. Au terme de cette période de trois ans, l'option peut être dénoncée
chaque année au cours du mois de janvier par lettre adressée au Directeur Général des impôts ou
par l’administration fiscale en cas de manquement aux obligations prescrites par les articles 372
et suivant du code des impôts.

NB/ les ventes, les prestations de services et les travaux immobiliers effectués par les
contribuables relevant du RSI sont exonérées de la TVA sous réserve des options prévues aux
articles 323 et 88 de la loi N°008 - 2010 du 29/01/2010 portant création de l’IS.

Exercice I
Au cours de l’année 2008, les documents comptables du cabinet de maître SAWADOGO Z,
avocat à la cour et installé au 1er étage de son domicile, donnent les informations suivantes :
- prestations de service encaissées à l’étranger = 5500000 dont le double au Burkina Faso
- au 31/12/2008 le montant des factures non encore encaissées s’élèvent à 25000000.
- Au 31/12/2008 les factures réglées se présentent comme suit en millier de Fcfa :

✔ Intérêts bancaires reçus = 2000


✔ Agios et frais bancaires =1500
✔ Débours payés pour le compte de clients =2250
✔ Achats de fournitures de bureau = 10000
✔ Autres achats =15000
✔ Frais d’électricité du cabinet =500
✔ Frais de téléphone du cabinet =750
✔ Frais de téléphone du domicile de maître SAWADOGO =500
✔ Frais de personnel =27000
✔ Achat de carburant /véhicule du cabinet =600
✔ Cotisation professionnelle =250
✔ Amortissement matériel = 5000
✔ Pénalités fiscales =1500

51
✔ Patente =250
✔ Droits d’enregistrement = 500
✔ Frais de scolarité des enfants de maître SAWADOGO =600
Travail à faire : 1) reconstituer le compte de résultat de maître SAWADOGO
2) déterminez le résultat fiscal et l’impôt BNC dû.

Barème BNC

TRANCHES DE REVENU TAUX


0 à 500.000 10 %
500.001 à 1000.000 20%
Plus de 1000.000 27,5%

52
Chapitre IV : La Taxe sur la Valeur Ajoutée (T.V.A)

La TVA a été instituée par la loi n°4/92/AADP du 3 décembre 1992. Elle a été appliquée
pour la 1ère fois au BURKINA FASO le 1er janvier 1993 en remplacement de la Taxe sur le
Chiffre d’Affaires (TCA) en vigueur depuis 1952.
La TVA repose sur la notion de valeur ajoutée, c-à-d la valeur qu'ajoute l'entreprise à ses
consommations intermédiaires en vue de produire des biens ou des services. Dans la pratique, le
mécanisme de la TVA se fonde sur le principe de la détermination de la TVA brute, de la TVA
déductible, de la TVA nette à payer ou du crédit de taxe à reporter ou à rembourser.
La TVA est un impôt indirect (réel ad valorem) supporté par le consommateur final.

Section 1– le champ d’application : Les opérations imposables, les personnes imposables et


la territorialité.

I. Les opérations imposables


Aux termes des dispositions de l’article 318 du code des impôts, la [Link] s’applique aux
affaires faites au BURKINA FASO par des personnes physiques ou morales qui, habituellement
ou occasionnellement, accomplissent des actes relevant d’une activité lucrative autre que salariée,
comportant une contrepartie en nature ou en espèces et réalisée entre deux personnes juridiques
distinctes. Par affaires, il faut entendre toute opération réalisée entre deux personnes juridiques
distinctes moyennant contrepartie en espèce ou en nature, quels que soient les buts recherchés ou
les résultats obtenus.
Les opérations imposables au BURKINA FASO aux termes des dispositions des articles
320 et 321 du code des impôts sont :
* Les importations (franchissement du cordon douanier)
* Les ventes (transfert de propriété d'un bien)
* Les travaux immobiliers (constructions, entretiens et réparations etc.)
* Les prestations de service (elles prennent en compte toutes les autres opérations en dehors
de celles énumérées plus haut, effectuées entre deux personnes juridiques distinctes et
comportant une contrepartie en espèce ou en nature).
* Les livraisons de biens et les prestations qu’un assujetti se fait à lui-même (L.A.S.M)

53
II. Les personnes imposables ou assujetties
Toutes les personnes qui réalisent « des affaires » au BURKINA FASO sont imposables à la
T.V.A (article 322 du code des impôts). Peu importe leur nationalité. On les appelle aussi des
assujettis.
Les personnes assujetties sont celles dont l'activité consiste à réaliser des opérations
imposables. Ce sont :
* Les personnes assujetties de plein droit : les commerçants, les importateurs, les producteurs, les
entreprises de rénovation ou de transformation direct, les entreprises de travaux immobiliers,
les entreprises de leasing ; les prestataires de services.
* Les personnes assujetties sur option : l'option permet la déduction de la TVA qui a grevé
les éléments constitutifs du prix de revient des produits ou des services acquis ou consommés, et
de transmettre le droit à déduction à ses clients par le biais de la facturation: les pêcheurs et
agriculteurs, quel que soit leur Chiffre d’Affaires, peuvent exercer l'option.

III. Territorialité et Exonérations


Toutes les « affaires » effectuées au BURKINA FASO sont imposables, sauf dérogations
expresses appelées exonérations.
L’exonération fiscale est une dispense de payer l’impôt. Elle consiste à exclure
exceptionnellement, en totalité ou en partie, pour une durée limitée ou permanente, des
opérations, des éléments ou tout simplement des personnes du paiement d’un impôt ou
d’une taxe. (Article 325 du code des impôts pour la TVA).
Au titre des exonérations on peut citer :
* Les exonérations visant un but économique : les exportations visent à rendre les
entreprises nationales concurrentielles.
* Les exonérations visant un but économique et social : l'agriculture, la pêche et l'élevage, et
d'une façon générale, les produits de grande consommation.
* Les exonérations destinées à éviter la double imposition : les activités des entreprises
d'assurance sont soumises à la taxe sur les assurances ; les opérations de mutation de fonds de
commerce, ainsi que celles portant sur les bien immeubles sont soumises au droit
d'enregistrement.

54
Les exonérations motivées par les aspects sociaux et culturels : la construction d'habitats
sociaux, la vente des œuvres d'art, les associations à but non lucratif, ainsi que les
consultations médicales sont dispensées de la TVA.

Section 2. Principe de fonctionnement


Le fonctionnement de la TVA repose sur deux mécanismes : la TVA collectée ou TVA brute à
laquelle on soustrait la TVA déductible.

I. La T.V.A brute ou T .V.A collectée (T.V.A sur ventes)


La T.V.A brute ou TVA collectée est la T.V.A que le commerçant ou l’entrepreneur
facture à ses clients relativement à ses opérations de vente, de prestations de services ou de
travaux immobiliers. C’est le point de départ du mécanisme de la T.V.A. Le tableau suivant nous
donne un bref aperçu sur le mécanisme de la TVA.

RUBRIQUES Fait générateur Exigibilité


Ventes ou livraison de Délivrance du bien Délivrance du bien ou facturation
biens
Prestations de services Date d’exécution de la Date d’encaissement (réception
ou Travaux prestation d’avances ou acomptes ou
immobiliers règlement des factures) POUR
LES BNC ET DATE
FACTURATION POUR LES
BIC ET IS

55
Livraisons à soi-même 1ère utilisation 1ère utilisation
Importations Dédouanement Dédouanement

Rappel : le taux de la TVA au BURKINA FASO est fixé à 18%. Ce taux s’applique à des bases
hors taxes (loi N° 26/96/ADP du 16 juillet 1996).
Par exemple, si le taux de la TVA est de 18%, le prix TTC sera de 18% supérieur au prix HT.
La détermination de la base H.T à partir de la base T.T.C se fait à partir d’un coefficient
&=1/1,18=0,847
T.T.C = H.T + 18%H.T
= H.T (1+18%)
= H.T (1+0,18)
= 1,18 H.T
TTC = 1,18HT HT = TTC/1.18 = 1/1,18TTC avec 1/1,18 = 0,847
& = 0,847

II. La T.V.A déductible ou T.V.A récupérable (T.V.A sur achats)

Les assujettis à la TVA bénéficient de la possibilité de déduire la TVA qu’ils ont supporté sur
leurs achats de biens ou de services nécessaires à leurs activités. Ce mécanisme a été mis en place
afin que la TVA reste neutre pour les entreprises assujetties de manière à ne pas rajouter une
charge fiscale temporaire et surtout pour que cette taxe porte effectivement sur la valeur ajoutée.

La T.V.A déductible est la [Link] que l’entreprise supporte lors de ses achats. Cette T.V.A
déductible constitue la pièce maîtresse du mécanisme de T.V.A. C’est la [Link] déductible qui
explique la neutralité de la T.V.A dans le circuit économique. En principe, cette T.V.A est
déductible en totalité sur la T.V.A brute facturée, sauf exception (exclusions et limitations).
N.B : Du fait de sa déductibilité, la TVA n’est ni une charge, ni un produit pour l’entreprise.

III. La [Link] nette à payer


Tous les mois l’entreprise reverse au service des impôts de rattachement (Divisions
fiscales) la TVA qu’elle a collecté auprès de ses clients. Elle déduit la TVA qu’elle a payée à ses

56
fournisseurs et reverse la différence au service des impôts. Quand le montant de la TVA collectée
est supérieur au montant de la TVA déductible, on parle de TVA nette à payer. En revanche, si la
TVA déductible est plus importante que la TVA collectée, l’entreprise a ce qu’on appelle un
crédit TVA.
Deux solutions s’offrent alors à elle :
- soit le crédit TVA sera déduit de la TVA à reverser sur la prochaine déclaration
- soit, l’entreprise peut demander aux impôts de lui rembourser ce crédit (cas des entreprises
exportatrices ou celles qui font de gros investissements).
La T.V.A nette est par définition la T.V.A à payer au trésor. C’est la matérialisation de la dette
fiscale.
Elle se résume par la formule suivante : T.V.A nette = T.V.A brute - T.V.A déductible.

Remarque :
** Si TVA nette > 0, Il y a une TVA à reverser aux impôts.
** Si TVA nette < 0, Il y a un Crédit TVA qui sera imputé sur les déclarations
ultérieures.

Récapitulatif :
La collecte de la TVA se fait de manière fractionnée par les entreprises assujetties.
Chaque entreprise qui ajoute de la Valeur à un produit ou à un service, quelle que soit la nature
de cet ajout (production, stockage ou distribution), collecte de la TVA incluse dans son prix TTC
et la reverse à l’Etat. Chaque entreprise qui achète elle-même d’autres produits ou services pour
ajouter par son activité de la valeur à ses produits, déduit cette TVA déjà versée par l’entreprise
fournisseur de ce qu’elle versera à l’Etat au titre de sa propre TVA collectée. Ce mécanisme
s’appelle la récupération de la TVA sur les achats.
Les entreprises fonctionnent donc globalement en Hors Taxes. Quant au consommateur
final qui n’est pas autorisé à récupérer cette TVA, il paie ses achats en TTC et donc paie cet
impôt indirect en payant ses achats. C’est donc dire que la TVA est supportée en définitive par le
consommateur final puisqu’elle est incluse dans le prix de vente des produits ou des services.

Section 3. Obligations et sanctions

57
Le montant de la taxe due est acquitté au moment de la déclaration (paiement spontané). Le
défaut de déclaration entraîne une pénalité de 25% des droits dû et majoré de 5% par mois ou
fraction de mois de retard. En cas de taxation d'office la pénalité est de 50% majoré de 5%. Toute
omission inexactitude entraîne une majoration de 50% et en cas de manœuvre frauduleuse, la
pénalité est ramenée à 200%.

En matière de recouvrement : la pénalité est de 5% de l'impôt exigible. Si le retard excède 15


jours, le taux de la pénalité est égal au taux d'escompte de la BCEAO majoré de 2 points par
mois ou fraction de mois de retard.

APPLICATION
Au cours du mois de Janvier 2004 un commerçant assujetti à la TVA a réalisé les opérations ci
après :
Ventes de marchandises (HT) sur factures N°1 et N°2 : 7 800 000 F CFA ;
Ventes de marchandises (TTC) sur factures N°3 : 3 900 000 F CFA ;
Achats locaux auprès du fournisseur ZANRE : montant HT de 2 800 000 F CFA et une TVA
correspondante de 504 000 F CFA ;
Facture de téléphone du mois : 280 000 F (HT) et 50 400 F (TVA) ;
Facture d’eau du mois : 80 000 F (HT) et 14 400 F (TVA) ;
Facture d’électricité du mois : 180 000 F (HT) et 32 400 F (TVA) ;

Travail à faire
* Quelle irrégularité peut-on relever sur la facture N°3 ?
Après avoir corrigé l’irrégularité, détermination de la TVA nette à reverser au titre du mois de
janvier 2004.
* Quel sera le montant de la TVA nette si en décembre 2003 la déclaration de TVA faisait
ressortir un crédit de TVA de 750 000 F CFA ?

Section 4. La gestion de la T.V.A et le contrôle fiscal

58
I. La gestion de la T.V.A et le droit à déduction

1- L’exercice du droit à déduction


La TVA facturée à un assujetti ouvre en principe droit à déduction. C’est pourquoi l’article 329
du code des impôts stipule que : la TVA ayant grevé les éléments du prix d’une opération
imposable est déductible de la TVA applicable à cette opération.
La TVA pour être déductible doit remplir les 3 conditions suivantes :
- porter sur un bien ou service non exclu du droit à déduction ;
- concourir à la réalisation d’affaires taxables ;
- être nécessaire à l’exploitation.

2- Les exclusions au droit à déduction


i) Peuvent donc prétendre au droit à déduction, les personnes physiques ou morales qui réalisent
des affaires taxables, c à d les assujettis. D’après cette définition des bénéficiaires du droit à
déduction, on constate que le consommateur final ne peut en aucun cas y prétendre.
ii) Sont aussi exclus du droit à déduction, la TVA afférente aux biens et services ci-après (Article
329 bis du code des impôts) :
- les véhicules de tourisme ainsi qu’à leurs pièces détachées et aux accessoires des dits véhicules ;
- les frais d’hôtels ;
- les dépenses de réception, de restaurant et de spectacle ;
- les objets et mobiliers de décoration ;
- les biens et services rendus gratuitement ou à un prix sensiblement inférieur au prix de revient à
titre de commissions, salaires, gratifications, bonification ou cadeaux quelle que soit la qualité du
bénéficiaire ;

3- Les limitations ou restrictions au droit à déduction


Contrairement à l’exclusion qui fait perdre à l’assujetti le droit à déduction, la limitation permet
de déduire une fraction de la TVA correspondant à la réalisation d’affaires taxables. C’est la règle
de l’affectation
TVA : Affaires taxables et Affaires non taxables

59
Cette règle s’applique aux assujettis partiels, c’est à dire aux contribuables qui réalisent aussi
bien des affaires taxables que non taxables. Cette règle leur permet de déduire la TVA à la
fraction qui concoure à la réalisation d’affaires taxables.
- Affaires taxables à 100%.....................TVA déductible à 100% (totalement)
- Affaires taxables à X%........................TVA déductible à X% (partiellement)
- Affaires taxables à 0%.........................TVA déductible à 0% (pas du tout)

4- Calcul de la limitation : Pourcentage de déduction p


p = Affaires taxables + Exportations
Affaires totales
Exemple : Un commerçant qui réalise : Exportations = 20 000 000, Vente de savons =
60 000 000, Vente de lait = 20 000 000 C.A total = 100 000 000
TVA supportée lors des acquisitions de biens et services =1 800 000
P = 60 000 000 + 20 000 000 = 80 000 000 = 80 000 000 = 80%
100 000 000 100 000 000 100 000 000
Donc déduction autorisée = 1 800 000 x 80% = 1 440 000
Conséquence : Ce commerçant doit reverser à l’Etat 1 800 000 – 1 440 000 = 360 000 en plus de
la TVA nette calculée au préalable.

RETENUE A LA SOURCE DE LA TVA abrogée en 2011

CHAPITRE V : IMPOT SUR LES REVENUS DES VALEURS


MOBILIERES (I R V M)

Champ d’application
Sont soumis à l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières ; les revenus distribués par les sociétés
et personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au Burkina Faso.

1-1- Revenus imposables (C.E.T -652)


L’impôt sur le revenu des valeurs mobilières s’applique :
60
- Aux dividendes, intérêts, arrérages, revenus et tout autres produits des actions de toutes
natures des sociétés, compagnies et entreprises commerciales ou civiles quelconques,
financières, industrielles ou agricoles, ayant leur siège social au Burkina Faso ;
- Aux intérêts, produits et bénéfices des parts d’intérêts et commandites dans les sociétés,
compagnies ou entreprises ayant leur siège social au Burkina Faso, dont le capital n’est
pas divisé en action ;
- Au montant des remboursements et amortissement totaux ou partiels que les sociétés et
personnes soumises à l’impôts sur les sociétés au Burkina Faso effectuent sur le montant
de leur actions, part d’intérêts ou commandites, avant leur dissolution ou leur mise en
liquidation ;
- Au montant des indemnités de fonction, remboursement forfaitaire de frais et de toutes
autres rémunérations revenant à quelque titre que ce soit à l’administrateur général ou aux
membres des conseils d’administrations les sociétés et personnes soumises à l’impôt sur
les sociétés au Burkina Faso ;
- Aux rémunérations versées aux actionnaires de ces sociétés à l’occasion des assemblées
générales ;
- Aux intérêts, arrérages et tous autres produits des obligations et emprunts de toute nature
des collectivités territoriales, établissement public ainsi que, compagnies ou les sociétés et
personnes soumises à l’impôt sur les sociétés au Burkina Faso. Par emprunt il faut
entendre toutes opérations au moyen desquelles une société ou autre personne morale
assimilée se procure, par souscription publique ou autrement, les fonds dont elle a besoin
même si les emprunts ne sont pas contractés par des titres ou sont représentés par des
titres n’ayant pas le caractère d’obligations négociables ;
- Aux primes de remboursement payées aux créanciers des collectivités territoriales,
établissements publics ainsi que des sociétés, compagnies ou sociétés et personnes
soumises à l’impôts sur les sociétés au Burkina Faso ;
- Aux sommes mises par les sociétés, compagnies ou sociétés et personnes soumises à
l’impôts sur les sociétés au Burkina Faso, à la disposition des associés directement ou par
des sociétés ou personnes interposées à titre d’avance, de prêts ou d’acomptes.
Nonobstant toute disposition contraire, lorsque ces sommes sont remboursées à la
personne morale moins de cinq ans après qu’elles aient été mises à la disposition des

61
associés, la fraction des impositions auxquelles leur attribution avait donné est restituée
aux bénéfices ou à leurs ayants cause.
- Aux rémunérations ou avantages accordés par les mêmes sociétés, compagnies ou
entreprises.
NB/ les dividendes, arrérages, bénéfices et produits = toutes sommes ou valeurs attribuées, a
quelque époque que ce soit, aux associés et porteurs de part, à un autre titre que celui de
remboursement de leurs apports.
sont considérés comme des revenus distribués, tous les bénéfices ou produits qui ne sont pas mis
en réserve ou incorporés au capital ainsi, que toutes les sommes ou valeurs mises à la
s=disposition des associés actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices à
l’exception des :
- remboursements aux associés de titres annulés par suite de réductions de capital non motivées
par des pertes ;
- sommes versées aux associés en rémunération d’un prêt, service ou fonction à condition que ces
sommes soient déductibles du bénéfice soumis à l’Impôt sur les Sociétés (I S).
Sont présumés distribués, tous les bénéfices qui ne demeurent pas investis dans l’entreprise
sociale quelle que soit la forme du désinvestissement.
Ne constituent pas des désinvestissements :
- les évaluations des valeurs d’exploitation (minoration de stock sortie, majoration de stock
d’entrée) ;
- les amortissements excessifs ;
- les provisions non fiscalement déductibles.

1.3- Exonérations (renvoi aux dispositions de l’article 653 nouveaux)

1.4- fait générateur : la distribution

1.4.1- définition

Elle résulte de tout événement qui fait passer du patrimoine de la société dans celui de
l’associé, le bénéfice, l’intérêt, le produit auquel celui-ci peut prétendre en sa qualité.

62
Elle s’opère de plusieurs manières.
Le plus souvent elle à lieu par voie de paiement en monnaie. Elle peut procéder également de
toute résolution ou opération par l’effet de laquelle les bénéfices sont soit au cours de la société,
soit au moment de la dissolution l’objet d’une appropriation individuelle de la part des associés
qui peuvent recevoir soit des actions, soit des obligations, soit des immeubles ou des biens d’une
nature quelconque, soit la jouissance d’un appartement.

1.4.2- Exemple de distribution

La distribution peut résulter notamment de l’emploi des bénéfices sociaux :


-à l’extinction du passif grevant les apports des associés
-à la libération de leurs actions
-au paiement des impôts dus personnellement par les actionnaires ;
-à l’augmentation du capital social et à la création de nouvelles actions au profit des associés.
-à la reconstitution du capital social amorti et à la création de nouvelles actions de capital remises
aux anciens actionnaires détenteurs de simples actions de jouissance.
- à l’acquisition e titre d’une autre société pour les répartir entre les actionnaires ;
A la création d’obligations productives d’intérêts et remises aux actionnaires en représentation de
leur part dans les réserves accumulées.
L’inscription de dividendes au crédit des comptes personnels des actionnaires équivaut au
paiement et constitue le fait générateur de l’impôt.

II – Base imposable- liquidation

2.1- base imposable


Elle est déterminée :
- pour les actions, par les dividendes fixés d’après les délibérations des AG des actionnaires ou
des conseils d’administration, les comptes rendus ou tout autres documents analogues ;
- pour les obligations ou emprunts, par le revenu distribué dans l’année ;

63
- pour les primes de remboursements, par la différence entre la somme remboursée et celle
résultant de l’application du taux d’émission des emprunts ;
- pour les rémunérations de l’administrateur général ou des membres des conseils
d’administration des sociétés par les délibérations des assemblées générales d’actionnaires ou des
conseils d’administration, les comptes rendus ou tout autres documents analogues ;
- pour les autres revenus ayant le caractère de revenus distribués, par tous les éléments
déterminés par l’administration.

Lorsque les obligations, effets publics et tous autres titres d’emprunts dont les primes de
remboursement sont assujetties à l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières, auront été émis à
un taux unique, ce taux servira de base à la liquidation du droit sur les primes.
Si ce taux d’émission à varié, il est déterminé, pour chaque emprunt, par une moyenne établie en
divisant par le nombre de titres correspondant à cet emprunt le montant de l’emprunt total, sous la
seule déduction des arrérages courus au moment de chaque vente.
A l’égard des emprunts dont l’émission faite à des taux variables n’est pas déterminée, la
moyenne est établie d’après la situation de l’emprunt au 31/12 de l’année qui a précédé celle du
tirage.
Lorsque le taux ne peut pas être établi conformément aux dispositions ci-dessus, ce taux est
représenté par un capital formé de vingt fois l’intérêt annuel stipulé lors de l’émission au profit
du porteur du titre.
A défaut de stipulation d’intérêt, il est pourvu à la fixation du taux d’émission par une déclaration
estimative faite dans la forme prévue par le code des impôts.

2 .2 - liquidation

2 .2.1- tarif (CET -655 nouveau)

- 6 % pour les intérêts, arrérages, et autres produits des obligations émises au


Burkina- Faso (loi n°33-2007/AN du 06-12-2007)
- 12 ,5 % pour les autres produits, sous réserve de la réduction temporaire édictée
par l’article 658 du C I

64
Les sociétés nouvellement constituées paieront l’impôt au tarif de moitié sur le produit
des actions, parts d’intérêts et commandites, qu’elles distribueront au titre des trois
premiers exercices soit 6,25% suivant leur constitutions la durée de ces trois exercices
ne pouvant excéder une durée globale de 42 mois.

2.2.2- liquidation
Les acomptes provisionnels à la création ou suite aux distributions ne sont plus dus. Les éléments
taxables le sont sous réserve des exonérations Il faut donc voir les dispositions de l’article 653
nouveau
La liquidation à lieu dans les 30 jours de la mise en distribution du dividende, c.à.d. la date à
partir de laquelle les ayants droits sont fondés à en obtenir le paiement.
Les sociétés doivent fournir spontanément dans le délai ainsi fixé les renseignements nécessaires
à la liquidation de l’impôt.
Quand une délibération de l’assemblée générale a déterminé le montant du dividende et laissé au
conseil d’administration le soin de fixer l’époque de sa mise en paiement, la liquidation définitive
a lieu dans les 30 jours de la date fixée pour cette mise en paiement.
III- paiement de l’impôt

3.1- lieu de paiement (CET – 662)

Pour les sociétés : c’est le bureau d’enregistrement du siège social ou du principal établissement.
Pour les départements, communes et établissements publics ; c’est le bureau d’enregistrement du
siège administratif.

3.2- Modalité de paiement


L’IRCM est payé au service des impôts de rattachement dans les délais suivants :
- pour les dividendes : dans les 20 jours qui suivent la distribution annuelle ;
- pour les rémunérations des administrateurs : au plus tard le 20 du mois suivant le
trimestre ;
- pour les remboursements ou amortissements (actions, part d’intérêts) : au plus tard
le 20 du mois suivant leur mise en paiement ;

65
- en cas de déchéance d’une exonération : au plus tard le 20 du mois suivant le
trimestre de l’événement qui à entraîné la déchéance.
IV- Obligations et Sanctions
- Liquider et payer l’impôt au service de rattachement dans les 30 jours de la mise en
distribution ;
- déposer les comptes rendus et extrais des délibérations des conseils d’administration ou
des assemblées générales dans le délai d’un mois à compter de la date de tenue des
réunions de ces instances.
- Pour les retards dans le paiement = pénalité de 10 % des sommes exigibles augmentée
d’un intérêt liquidé au taux de 1% par mois de retard, toute fraction de mois étant comptée
pour un mois entier ;
- Pour les inexactitudes ou omissions entraînant un préjudice au Trésor = pénalités de 100%
des sommes exigibles sans être inférieure à 25000 francs CFA
- Toute autre contravention = amende de 25 000 F.

4.1.1- IMPOSITION DES SOCIETES ETRANGERES


(Articles 664 à 668 nouveaux).
- pour les sociétés étrangères ayant leur siège social dans un pays lié avec le Burkina Faso
par une convention sur les doubles impositions, l’IRVM est déterminé conformément aux
dispositions de la convention.
- pour les sociétés qui n’ont pas leur siège social dans un pays lié avec le Burkina Faso par
une convention sur le partage de l’impôt de l’impôt de distribution, l’IRVM est acquitté à
raison d’une quote – part du revenu distribué, déterminée en fonction de l’activité exercée
au Burkina Faso. art .66 cette quote – part est fixée par présomption irréfragable
forfaitairement à 75% du bénéfice réalisé au Burkina Faso au titre de l’impôt sur les
sociétés sauf à tenir compte de tous les redressements qui pourraient intervenir au titre
desdits bénéfices ( les pertes subies dans les Etats où la société a été déficitaire ne sont pas
admises en déduction ) .
- Cependant, par dérogation aux règles de droit commun en matière d’IRVM, la société
peut passer en frais généraux le montant de l4 IRVM acquittés au Burkina Faso sans qu’il
en résulte une imposition complémentaire pour distribution indirecte.

66
L’impôt est liquidé par la société sur la quote part de 75% sus citée au vu d’une déclaration
déposée dans les mêmes délais qu’en matière d’impôt sur les sociétés au service des impôts de
rattachement
Tous redressement du bénéfice imposable à l’impôt sur les sociétés au titre d’une période est pris
en compte au titre de la même période, pour le calcul des sommes réputées distribuées ; dans ce
cas, le complément de l’IRVM majoré d’un intérêt de 1% par mois ou fraction de mois de retard
doit être payé spontanément par la société dès la confirmation du redressement.
- Pour les retards dans le paiement = pénalité de 10 % des sommes exigibles augmentée
d’un intérêt liquidé au taux de 1% par mois de retard, toute fraction de mois étant comptée
pour un mois entier ;
- Pour les inexactitudes ou omissions entraînant un préjudice au Trésor = pénalités de
100% des sommes exigibles sans être inférieure à 25000 francs CFA
Toute autre contravention = amende de 25 000.

EXERCICES I.
La SARL XXK a été définitivement constituée le O2 Janvier 2000 ; elle à souscrit à ses
obligations fiscales le 10 Janvier 2000. Le capital de 45millions a été entièrement libéré ;
TAF/ On suppose qu’en 2003 et 2004, la société décide de distribuer respectivement
2 00 000F et 1 000 000 F
Calculez l’I RVM dû sur les distributions.

67
EXERCICES II
Soit une SARL au capital de 500 0000 F divisé en 1000 parts de 5000F chacune dont :

Date de constitution définitive : Janvier 1989


Répartition après affectation aux différents postes de réserve des résultats clos le 31 décembre
1989 :
400 0000 F affecté en Janvier 1990

1° liquidation l’impôt
2°-. On suppose qu’il n’y a pas eu de répartition des résultats de 1990 suite à un déficit important,
quelle est la situation de la SARL au regard de l’I RVM ?
3°si la situation ne s’améliore pas en 1991 et 1992. Quelles seront les possibilités offertes à cette
société 

68
CHAPITRES VI : IMPOT SUR LE REVENU DES CREANCE (I.
R .C)
I- Champ d’application

Le CET 627, énumère les revenus soumis à l’I. R. C.


Il s’applique aux intérêts, arrérages, et tous autres produits :
✔ Des créances hypothécaires, privilégiés, et chirographaires, à l’exclusion de celle
représentées par des obligations, effets publics et autres titres d’emprunt entrant dans
les prévisions du CET 627 ;
✔ Des dépôts de sommes d’argents à vue ou à échéance fixe quel que soit le dépositaire
et quel que soit l’affectation du dépôt ;
✔ Des cautionnements en numéraire ;
✔ Des comptes courants.
✔ Des bons de caisse.
L’expression «  intérêt, arrérages, et tous autres produits » désigne tout ce que le créancier reçoit
conformément aux stipulations intervenues entre lui et son débiteur, en sus du capital, mais ne
s’applique pas aux sommes reçues par le créancier pour autre chose que la dette.
L’I R C ne frappe pas les produits assujettis à l’ I R V M.

– Intérêt et revenus passibles de l’I R C 

Il s’agit de ceux provenant des :


1.1.1- Créances
Ce sont toutes celles productives d’intérêts quelles que soient leur cause et la nature juridique du
contrat dont elles découlent : prêt, vente …, quel que soit le mode de constatation : acte
authentique, SSP…, quelles que soient les modalités qui les affectent : créances privilégiées,
hypothécaires etc.…
Cependant, le texte exclue expressément les créances présentées par des obligations, effets
publics et autres titres d’emprunt.

69
Il faut entendre par « emprunt de toute nature » toutes opérations au moyen desquelles une
société (ou autre personne morale assimilée à ce sujet) se procure d’une manière quelconque, par
souscription publique ou autrement, les fonds dont elle a besoin, même si les emprunts ne sont
pas constatés par des titres n’ayant pas le caractère d’obligations négociables.

1.1.2- dépôt
il s’agit essentiellement de dépôt de fonds ; ils sont constitués par des sommes d’argent confiées à
un tiers et pouvant être retirées soit à vue, soit à échéance fixe.
Entre dans cette catégorie les sommes déposées dans la caisse d’une société par les employés ou
les associés. Les intérêts servis aux associés, à raison de la somme versée dans la caisse sociale
ressortissent à cette catégorie, dans la mesure où ils sont admis en déduction au point de vue
fiscal.
Au titre de ces dépôts de fonds, aucune distinction n’est faite entre les dépôts commerciaux.
Il est à remarquer qu’un client peut effectuer à sa banque un dépôt de titres (valeurs mobilières
par ex.) mais cette opération n’est pas spécifique de l’activité bancaire et constitue un dépôt
régulier de l’article 1915 du code civil. Ces dépôts sont exclus du champ d’application de l’ I R
C.

1.1.3- Cautionnements
Le terme cautionnement est employé ici pour désigner une somme d’argent en garantie d’une
obligation contractée.
Il s’agit en réalité d’un gage plus que d’une caution (c’est une chose et non une personne qui « 
répond du débiteur ». ils comprennent les dépôts consentis par des fonctionnaires, comptables,
gérants de sociétés, en garantie de leur gestion.
Seuls les intérêts des cautionnements en numéraire sont soumis à l’I R C et ce, quelle que soit la
qualité de la personne qui constitue le cautionnement ou de celle qui le reçoit. Mais il faut qu’il
s’agisse d’un cautionnement en numéraire, ce qui exclut notamment les cautionnements en
valeurs mobilières.

1.1.4-Comptes courants

70
L’I R C est applicable aux intérêts des comptes (cependant, voir- exonérations)
Il n’y a pas de définition classique et précise du compte courant, mais on peut caractériser sa
nature juridique qui comprend 4 éléments essentiels :

✔ L’intention des parties


✔ L’existence des remises
✔ La réciprocité des remises
✔ Le croisement et l’enchevêtrement des remises.
Une définition parmi tant d’autres dit ceci : «  le compte courant est un contrat par lequel deux
personnes, en prévision des opérations qu’elles feront ensemble et qui les amèneront à se remettre
des valeurs, s’engagent à laisser perdre aux créanciers qui pourront en naître, leur individualité,
en les transformant en articles de crédit ou de débit, de façon à ce que le solde final résulte de la
compensation de ces articles soit seul exigible »

1.2-Personnes imposables- territorialité

L’ I R C est à la charge exclusive du créancier nonobstant toute clause contraire..


Pour être imposable, le créancier doit avoir son domicile au Burkina Faso ou y avoir sa résidence
habituelle ou y posséder un établissement industriel ou commercial dont dépend la créance, le
dépôt, le cautionnement.
Il n’y a pas à s’occuper de la nationalité du créancier ou de la situation du gage ; les intérêts
d’une créance garantie par une hypothèque sur les immeubles situés à l’étranger sont passibles de
l’impôt si les conditions relatives au domicile du créancier sont remplies.
L’impôt n’est pas dû par conséquent sur les intérêts de la créance garantie par une inscription
hypothécaire au Burkina- Faso si le créancier n’y est pas fiscalement domicilié.

1.3- Exonérations (renvoi aux dispositions -CET-628)


1.4- Fait générateur
C’est le paiement des intérêts ou leur inscription au crédit ou au débit d’un compte.
Le revenu oit être soit perçu, soit disponible. La simple échéance des intérêts ne permet pas de
réclamer l’impôt, il faut que le paiement soit établi.

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L’impôt est exigible même si le paiement n’est pas constaté par écrit.
Lorsque le fait générateur a été établi il appartient aux parties de justifier que l’impôt a été
acquitté.

II—Base imposable—Liquidation
2.1- base imposable

L’I R C atteint le revenu brut stipulé par le titre obligatoire et touché réellement par le créancier
sans aucune déduction des frais ou charges (frais de recouvrement, frais de courtages) qui
peuvent grever le revenu et en diminuer le montant.
Si les frais de commission et de courtages prélevés sur les intérêts touchés par le créancier ne
doivent pas être déduits pour la liquidation de l’I R C, ceux payés par le débiteur soit à un
intermédiaire soit au prêteur lui-même ne supportent pas l’impôt sauf cas de fraude (notamment
si ces frais ont le caractère d’intérêts supplémentaires, l’impôt sauf cas de fraude (notamment si
ces frais ont le caractère d’intérêts supplémentaires, impôt est dû).
Constituent des intérêts supplémentaires les sommes payées par le débiteur au créancier pour
frais d’encaissement des intérêts, frais de bureau, frais de surveillance des immeubles
hypothéqués.
L’I R C étant à la charge du créancier, si le débiteur le prend à son compte, il acquitte une dette
du créancier et cette charge augmente d’autant le produit taxable de la créance.

2.2- taux
Le taux applicable est de 25 %
Il est réduit de moitié pour les intérêts des dépôts et comptes courant ouvert dans les écritures
d’un banquier ou d’une maison de banque, d’un agent de change, d’un courtier de valeurs
mobilières, du préposé de la caisse de dépôts et consignations, du trésorier –payeur et des
préposés du trésor et des caisses de crédit agricoles.

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III -Paiement de l’impôt

L’I R C est retenu ou stoppé à la source et reversé à la Recette des impôts compétents (recette
des impôts du service des impôts du domicile de la personne physique ou du siège de la
personne morale qui verse l’impôt) sur états, bordereaux ou déclarations.
- au plus tard le 20 du mois qui suit le trimestre écoulé, pour les produits payés ou inscrits par
les banques au crédit ou au débit d’un compte ;
- au plus tard le 30 avril de l’année qui suit la clôture de l’exercice , pour les retenues faites
par toute autre personne morale ou toute personne physique n ayant son siège social ou un
établissement stable au Burkina Faso qui paie des intérêts donnant lieu ou qui reçoit des
intérêts donnant ouverture à l’I RC ;
- au plus tard le 30 avril de l’année qui suit celle de l’encaissement pour les cas où le
paiement est effectué par le bénéficiaire des intérêts.

IV—sanctions
Tout retard dans le paiement de l’impôt entraîne l’application aux sommes exigibles d’une
pénalité de 10% augmenté d’un intérêt liquidé au taux de 1% par mois ou fraction de mois de
retard.
Toute inexactitude ou omission entraînant un préjudice pour le trésor public donne lieu au
paiement d’une pénalité de 100% des droits simples exigibles sans pouvoir être inférieur à 25000
CFA.
Toute autre contravention aux règles régissant cet impôt entraîne une amende de 25 000 CFA.

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