Droit pénal des affaires
Séance n° 3
Objectif : Définition et modalités de répression de l’escroquerie, en tant qu’atteinte à
la propriété.
Consignes : Lire et relire, au besoin, toute la partie du chapitre 2, consacrée à
l’escroquerie (jusqu’à la fin de la section 2) en s’aidant, s’il y a lieu, du Lexique des
termes juridiques ou du vocabulaire juridique, afin de cerner tous les contours de cette
infraction de droit commun et la manière dont elle est réprimée et sanctionnée.
Activités : Répondre aux questions suivantes :
1) Qu’est-ce que l’escroquerie ?
2) Quels en sont les éléments constitutifs ?
3) Est-il vrai que seules certaines catégories de personne peuvent être des escrocs ?
Expliquer.
4) Un simple mensonge peut-il être constitutif d’escroquerie ? Justifier.
5) Donner au moins dix exemples d’escroquerie, en tenant compte de l’imagination
débordante dont peuvent faire preuve les escrocs.
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CHAPITRE 2
L’ESCROQUERIE
L’escroquerie est une infraction pénalement punie. Elle suppose donc la réunion
d’un certain nombre d’éléments constitutifs qu’il conviendra d’examiner avant
d’aborder la manière dont sa répression est organisée. Il existe, par ailleurs,
certaines infractions voisines de l’escroquerie, dont l’examen s’avère également
utile.
SECTION 1- LES ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE L’ESCROQUERIE
L’article 448, C. pén. tg., définit l’escroquerie comme étant « le fait, soit par l’usage
d’un faux nom ou d’une fausse qualité, soit par l’abus d’une qualité vraie, soit par
l’emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et
de la déterminer ainsi à son préjudice ou au préjudice d’un tiers, à remettre des fonds,
des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant
obligation ou décharge. »
De ce texte, qui reprend, mot pour mot, la définition donnée par le Code pénal
français en son article 313-1, ils se dégagent certains faits constituant les deux
éléments indispensables de l’infraction pénale, à savoir l’élément matériel (§.1),
et l’élément intentionnel (§.2).
§.1- L’élément matériel
Il se présente en trois phases : une tromperie, une remise et un préjudice.
A- Une tromperie
Matériellement, l’infraction consiste à tromper une personne par l’utilisation de
l’un des procédés énumérés par l’article 448. Cette tromperie est caractéristique
de l’infraction : abuser de la crédulité d’une personne pour obtenir des fonds,
valeurs ou un bien quelconque ne constitue pas une escroquerie en l’absence de
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tromperie. Toutefois, d’autres infractions pourraient être retenues, comme
l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de faiblesse.
Mais, il faut encore que les manœuvres de l’escroc aient déterminé la remise par
la victime. Dans tous les cas, la tromperie se réalisera en usant d’un des
comportements suivants :
1. L’emploi d’un faux nom
Il s’agit de l’utilisation par l’escroc d’un nom ou d’un prénom ou même d’un
pseudonyme qui n’est pas le sien. Toutefois, une homonymie complète utilisée
pour tromper une victime s’analyserait davantage en un autre procédé de
l’escroquerie : l’emploi de fausse qualité, que l’article 449, C. pén., définit dans
les mêmes termes que le faux nom, c’est-à-dire nom ou qualité « dont une
personne n’a pas le droit de se prévaloir ».
Il est indifférent que le faux nom auquel recours l’auteur de l’infraction soit réel
ou imaginaire, même si le nom imaginaire devrait susciter encore plus de
circonspection de la part de la victime. Selon la jurisprudence française, le simple
fait de changer de nom pour faire croire à sa solvabilité caractérise l’infraction
d’escroquerie1.
2. L’emploi d’une fausse qualité
De même que pour l’emploi d’un faux nom, il est indifférent que cette fausse
qualité soit réelle ou imaginaire. La jurisprudence admet également qu’il puisse
s’agir d’une qualité perdue, mais dont la personne continue à se prévaloir. C’est
l’exemple du chômeur ayant retrouvé du travail, mais qui use de son ancienne
qualité pour continuer à percevoir des prestations sociales2.
La fausse qualité devrait être suffisamment crédible pour tromper la victime3,
comme celle de mandataire4, d’intermédiaire pour l’exécution d’opérations de
bourse5 ou de commerçant6. Toutefois, la jurisprudence considère que le simple
fait de se prévaloir de la qualité de créanciers d’organismes sociaux suffit à
caractériser l’infraction d’escroquerie7.
1
Crim. 26 octobre 1934, Bull. crim., n° 170
2
Crim. 12 février 1942, Bull. crim., n° 9
3
Crim. 7 octobre 1969, Bull. crim., n° 242 : fausse qualité de propriétaire
4
Crim. 18 juillet 1968, Bull. crim., 233
5
Crim. 25 janvier 1935, DH 1935, 165
6
Crim. 21 avril 1970, Bull. crim., n° 136
7
Crim. 25 avril 1972, Bull. crim., n° 142
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Pour le législateur togolais, constituent la fausse qualité, le fait pour une personne
de se parer faussement d'un titre délivré ou contrôlé par l'autorité titulaire, d'un
titre universitaire, membre d'une profession réglementée, titulaire d'une
décoration, d'un titre de noblesse, d'une fonction publique ou élective, ou encore
de s’attribuer une fausse profession ou activité ou un faux état civil (art. 449, al.
2).
3. L’abus de qualité vraie
L’abus de qualité vraie est, selon l’article 450, nouv. C. pén. tg., « le fait pour une
personne d’utiliser une qualité qu’elle possède réellement pour donner force et crédit à
ses allégations grâce à la confiance qu'elle inspire, l'usage de la qualité étant de nature
à imprimer l'apparence de la sincérité ». Il s’agit d’une solution inspirée de la
jurisprudence française, sous l’empire de l’ancien Code pénal, et consacrée par
le nouveau Code pénal, admettant que l’abus de qualité vraie soit constitutive
d’une manœuvre frauduleuse, lorsqu’elle est de nature à donner l’apparence de
la sincérité à des allégations mensongères ou à tromper la confiance de la
victime1. Mais il doit s’agir d’une qualité qui soit de nature à inspirer une confiance
particulière au public, telle que celle d’avocat2, de conseil juridique3, de receveur
principal des impôts4 ou de mandataire5.
4. L’emploi de manœuvres frauduleuses
Constituent des manœuvres frauduleuses, dispose l’article 451, C. pén., les actes
matériels extérieurs accomplis en vue de donner force et crédit à une affirmation
mensongère, notamment la production d’écrits ou l’intervention de tiers. Cela
suppose donc un comportement positif caractérisant une mise en scène, même
peu élaborée. Il en résulte qu’une abstention ou un simple mensonge, ne portant
ni sur le nom, ni sur la qualité ou les contreparties que l’on peut en attendre, ne
caractérise pas matériellement l’escroquerie, ce qui le distingue du dol, vice du
consentement de l’article 1116 du Code civil. Ainsi, par exemple, le fait de
s’abstenir de révéler à une personne dont on sollicite un prêt qu’on est mis en
liquidation judiciaire n’est pas caractéristique de l’infraction d’escroquerie6.
1
Crim. 11 février 1971, Bull. cim., n° 50
2
Crim. 6 avril 1993, Gaz. Pal. 1993, 2, somm. 443
3
Crim. 27 mars 2002, Bull. crim., n° 70
4
Crim. 29 novembre 2000, Dr. Pénal 2001, 45, obs. Véron
5
Crim. 1er octobre 1986, Bull. crim., n° 263 : négociateur en immobilier
6
T. corr. Lyon, 9 février 1926, DP 1928, 2, 79
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S’agissant plus particulièrement du mensonge, la jurisprudence paraît exiger qu’il
soit accompagné d’un fait extérieur, tel que l’intervention d’un tiers, accréditant
l’allégation mensongère1. Néanmoins, certaines décisions semblent se satisfaire
parfois d’un simple mensonge écrit, particulièrement pour la présentation de faux
bilans attestant de la prospérité de l’entreprise2. Mais il est possible de considérer
que la qualité de professionnel du rédacteur du bilan permet légitimement aux
victimes de penser qu’il établira un bilan sincère. À défaut, il les induit en erreur
sur les contreparties qu’elles pouvaient en attendre et le mensonge écrit se
trouve ainsi conforter par un abus de qualité de nature à donner une apparente
sincérité à des allégations mensongères.
Les manœuvres frauduleuses, qui doivent avoir précédé la remise par la victime,
sont aussi nombreuses que variées, en raison de l’imagination débordante dont
peuvent faire preuve les escrocs, l’appât du gain étant un puissant moteur. On
mentionnera, à titre d’illustrations, le fait de passer commande de produits à des
maisons de vente par correspondance en fournissant le numéro de la carte
bancaire d’autrui3 ; le fait pour une société en cessation des paiements de
continuer à produire des devis pour des travaux, qu’elle sait, irréalisables4 ;
l’établissement et la production d’un bilan comportant des écritures
mensongères certifiées par un expert-comptable indépendant5 ; la présentation
à l’escompte de traites de complaisance tirées sur des tiers insolvables, non-
débiteur du tireur, et acceptées par ceux-ci, l’acceptation obtenue des tirés
réalisant, par l’intervention de tiers, le fait extérieur caractéristique des
manœuvres frauduleuses6 ; le fait de faire porter sur des notes de frais le nom
de tiers fictifs7. Les manœuvres peuvent aussi consister en une mise en scène,
telles des annonces publicitaires accompagnées de mention d’établissements ou
de personnalités imaginaires8 ; ou l’organisation d’une publicité fallacieuse,
destinée à vendre des objets de pacotille, auxquels les prévenus attribuent des
pouvoirs magiques9. D’autres exemples abondent en jurisprudence :
l’escroquerie à l’assurance, consistant en une fausse déclaration de vol d’un
1
Crim. 20 juillet 1960, Bull. crim., n° 382
2
Crim. 8 novembre 1976, Bull. crim., n° 317
3
Toulouse, 15 novembre 2001, Gaz. Pal. 2002, 2, somm. p. 1161
4
Crim. 28 janvier 1992, Dr. Pénal 1992, 230
5
Crim. 9 septembre 1998, Gaz. Pal. 1999, 1, chron. crim., p. 6
6
Crim. 5 août 1932, Bull. crim., n° 29
7
Crim. 8 janvier 1976, Bull. crim., n° 7 ; Crim., 12 mars 1984, Gaz. Pal. 1984, 2, somm. p. 342
8
Crim. 27 novembre 1952, D. 1953, p. 576
9
Crim., 28 avril 1964, Bull. crim., n° 130
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véhicule1 ou en une fausse déclaration de sinistre2 ; les escroqueries en matière
de jugement, telle la production en justice d’une fausse facture émanant d’une
société pour justifier d’une prétendue créance et obtenir un jugement de
condamnation3 ; ou encore la production, par l’intermédiaire de son avocat,
devant la juridiction prud’homale, d’un faux contrat de travail à durée
déterminée, reproduisant par montage la signature de son adversaire dans un
litige pour licenciement abusif4.
B- Une remise
Selon l’article 448, C. pén., la tromperie doit permettre un résultat déterminé :
une remise5 « de fonds, valeurs ou d’un bien quelconque, à fournir un service ou à
consentir un acte opérant obligation ou décharge ». L’objet de cette remise se trouve
donc largement appréhendé. À la différence du vol qui porte sur une « chose »,
l’escroquerie peut porter sur un « bien quelconque », qui peut être corporel ou
incorporel. Toutefois, comme pour l’abus de confiance, il semble que ce bien
doit avoir une certaine valeur vénale, ce que conforte, a priori, l’exigence d’une
remise préjudiciable.
C- Un préjudice
Aux termes de l’article 448, C. pén., la remise doit intervenir au préjudice de la
victime ou d’un tiers, la jurisprudence rappelant constamment qu’il est inutile que
les biens ou valeurs escroqués aient tourné au profit de l’auteur de l’infraction.
§.2- L’élément intellectuel
L’infraction est intentionnelle puisque l’article 448, C. pén., évoque des
manœuvres « frauduleuses » : l’auteur doit avoir voulu tromper sa victime pour
obtenir une remise de sa part. L’individu qui, de bonne foi, se prévaut d’une
qualité ou d’un nom qu’il pense posséder ne peut être pénalement responsable,
car il ne saurait y avoir escroquerie, si l’on trompe autrui en se trompant soi-
même.
1
Crim. 11 octobre 1989, Bull. crim., n° 353
2
Crim. 1er juin 1994, Dr. Pénal, 234
3
Crim. 19 septembre 1995 Bull. crim., n° 274
4
Crim. 30 novembre 1995, Gaz. Pal. 1996, 2, chron. crim., p. 62
5
La jurisprudence admet que la remise puisse ne pas être directement le fait de la victime elle-même, mais qu’elle
puisse provenir d’une machine : Crim. 10 décembre 1970, Bull. crim., n° 334, rondelle sans valeur introduite dans
un parcmètre, la remise du ticket matérialisant le crédit de temps illégalement obtenu.
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Mais les mobiles, même légitimes1, sont indifférents quant à la qualification de
l’infraction.
SECTION 2- LA RÉPRESSION
L’escroquerie est punie de peines qui varient, selon qu’elle est simple ou
aggravée. L’action publique est susceptible de prescription.
§.1- Les pénalités
En droit français, l’article 313-1 punit l’escroquerie de cinq ans
d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende. Ces peines sont aggravées,
selon l’article 313-2, lorsque l’escroquerie est réalisée : par une personne
dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public,
dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission ;
par une personne prenant indûment la qualité d’une personne dépositaire de
l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public ; par une personne
faisant appel au public en vue de l’émission de titres ou en vue de la collecte de
fonds à des fins d’entraide humanitaire ou sociale ; au préjudice d’une personne
dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à
une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente
ou connue de son auteur. L’auteur encourt alors sept ans d’emprisonnement et
750 000 euros d’amende.
Les peines complémentaires des articles 313-7 et 313-8 peuvent également être
prononcées : interdictions des droits civiques, civils et de famille ; interdiction
d’exercer la fonction publique ou l’activité professionnelle ou sociale dans
l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise ; fermeture
temporaire d’établissement pour cinq ans au plus ; confiscation ; interdiction de
séjour ; interdiction d’émettre des chèques ; affichage ou diffusion de la décision ;
exclusion des marchés publics pour cinq ans au plus.
La tentative est punissable (art. 313-3) ; les exemples sont particulièrement
nombreux en matière d’escroquerie à l’assurance : constitue un commencement
d’exécution, caractérisant la tentative, la déclaration de sinistre faite à l’assureur
1
Crim. 15 décembre 1943, D. 1945, p. 131, note Donnedieu de Vabres.
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lorsqu’elle est accompagnée de faits extérieurs destinés à donner force et crédit
à la réalité du sinistre1. Il n’est pas nécessaire que l’assuré ait fait une demande
formelle d’indemnisation2.
La responsabilité pénale des personnes morales est également prévue par l’article
313-9.
Au Togo, l’escroquerie est punie d’une peine d’emprisonnement d'un à trois ans
et d’une amende d'un million à trois millions de francs CFA ou de l’une de ces
deux peines (art. 452).
En outre, depuis la réforme du 24 novembre 2015, le droit togolais assimile à
l'escroquerie et punie des mêmes peines que celle-ci, l'exploitation frauduleuse
de l'état d'ignorance ou de la situation de faiblesse d'une personne infectée ou
affectée par le VIH et d’autres maladies, soit pour lui proposer un traitement
fallacieux avec extorsion de fonds, soit pour faire consentir cette personne à un
acte qui lui est manifestement préjudiciable.
Dans l’hypothèse où l'administration de substances nuisibles à la santé
occasionne une invalidité grave, son auteur est puni d'une peine de réclusion
criminelle de dix à vingt ans et d'une amende de cinq millions à vingt millions de
francs CFA.
Dans les différents cas d’escroquerie, la juridiction saisie peut éventuellement
priver les coupables de leurs droits civiques ou professionnels énumérés à
l’article 80, C. pén., tels l’interdiction d’exercer une profession, une fonction
élective publique, d’être administrateur ou gérant de société ou d’association,
d’être tuteur, subrogé tuteur d’un incapable, d’obtenir ou d’utiliser un permis de
chasse ou de pêche, un permis de port d’arme, de voter dans les scrutins
politiques ou syndicaux, d’être entendu sous la foi du serment en justice ou
devant un officier public. Cette interdiction, sauf dispositions particulières, ne
peut excéder cinq ans à compter du jour où la peine est devenue exécutoire.
§.2- La prescription de l’action publique
Le point de départ du délai de prescription de l’action publique est normalement
fixé au jour de l’infraction, c’est-à-dire au jour de la remise3. Toutefois, en cas de
1
Crim. 6 février 1994, Bull. crim., n° 135
2
Crim. 22 février 1996, Bull. crim., n° 89
3
Pour un rappel : Crim. 30 juin 1999, Bull. crim., n° 170
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remises successives formant un tout indivisible, c’est-à-dire une opération
délictueuse unique, la jurisprudence reporte ce point de départ au jour de la
dernière remise ou tentative de remise1.
Dans le cas d’une escroquerie consistant en des opérations portées en compte
courant, c’est au jour de l’arrêté de clôture du compte que le délit est consommé
et que la prescription commence à courir2.
1
Crim. 20 juin 1994, Dr. Pénal 1994, 260 ; 26 septembre 1995, Bull. crim., n° 288
2
Crim. 4 juin 1935, Bull. crim., n° 80
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