ISSN: 2658-8455
Volume 2, Issue 6 (2021), pp.281-293.
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Le processus des reformes relatives au système fiscal
marocain
The reform process of the Moroccan tax system
Houria Zaam, (Enseignante chercheuse)
Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales de Tétouan
Université Abdelmalek Essaâdi, Maroc
Majid Yousfi, (Doctorant en sciences de gestion)
Faculté des Sciences Juridiques Economiques et Sociales de Tétouan
Université Abdelmalek Essaâdi, Maroc
FSJES de Tétouan, Université Abdelmalek, Essaîdi.
Route de Martil, Tétouan.
Adresse de correspondance :
Tél : 0539687086
[email protected] Les auteurs n'ont pas connaissance de quelconque
Déclaration de divulgation :
financement qui pourrait affecter l'objectivité de cette étude.
Conflit d’intérêts : Les auteurs ne signalent aucun conflit d'intérêts.
Zaam, H., & Yousfi, M. (2021). Le processus des reformes
relatives au système fiscal marocain. International Journal of
Citer cet article Accounting, Finance, Auditing, Management and
Economics, 2(6), 281-293.
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CC BY-NC-ND
DOI: 10.5281/zenodo.5651959
Received: September 30, 2021 Published online: November 07, 2021
International Journal of Accounting, Finance, Auditing, Management and Economics -
IJAFAME
ISSN: 2658-8455
Volume 2, Issue 6 (2021)
Houria Zaam & Majid Yousfi. Le processus des reformes relatives au système fiscal marocain
Le processus des reformes relatives au système fiscal marocain
Résumé
Aujourd’hui la politique fiscale n’a plus comme seule mission la collecte des ressources financières. Elle
est devenue un instrument efficace pour la mise en place de la politique socio-économique de l’État. De
ce fait, tout changement ou réforme du système fiscal aura son doute un enjeu sur l’économie d’un pays.
Dans le cas du Maroc, la succession des réformes du système fiscal marocain entamées durant les trois
dernières décennies montre la volonté des pouvoirs publics d’adapter la politique fiscale aux évolutions
économiques et sociales du pays.
Ces réformes ont généralement suivi la tendance internationale, et par conséquent ont cherché à rendre
la fiscalité plus favorable à la croissance et à l’investissement, avec des allégements d’impôt sur le revenu
et une modernisation de la fiscalité des sociétés.
En effet, les réformes réalisées, depuis les années 80 jusqu’à nos jours, s’inscrivent dans une volonté de
modernisation et de simplification afin de garantir au système fiscal la clarté et l’efficience. Cependant,
en dépit des avancées réalisées, le système fiscal marocain continue à souffrir de plusieurs difficultés
comme l’instabilité, la complexité, l’inefficacité par rapport au vrai potentiel fiscal du Maroc.
Dans ce contexte une nouvelle loi-cadre (69-19) portant réforme fiscale, vient d’être publiée au BO le 05
Août 2021, afin d’orienter et de cadrer ce grand chantier et d’harmoniser la politique fiscale avec le
nouveau modèle de développement.
Au niveau de cet article théorique, nous essayerons d’analyser dans un premier temps les étapes phares
dans le processus de la réforme du système fiscal marocain, ensuite nous allons essayer de discuter les
caractéristiques de ce système, après examinerons les objectifs de la nouvelle loi-cadre portant réforme
fiscale et enfin, nous formulerons certaines recommandations.
Mots clés : Système fiscal, Réforme, Politique fiscale, Impôt.
Classification : H2.
Type de papier : Article théorique
Abstract
Today, tax policy no longer has the sole mission of collecting financial resources. It has become an
effective instrument for the implementation of the state's socio-economic policy. Therefore, any change
or reform of the tax system will undoubtedly have an impact on the economy of a country.
In the case of Morocco, the succession of reforms of the Moroccan tax system initiated during the last
three decades shows the will of the public authorities to adapt the tax policy to the economic and social
evolution of the country.
These reforms have generally followed the international trend, and therefore have sought to make
taxation more growth and investment friendly, with income tax cuts and corporate tax modernization.
In this context, a new framework law (69-19) on tax reform has just been published in the Official Gazette
on August 5, 2021, in order to guide and frame this major project and to harmonize the tax policy with
the new development model.
In this theoretical article, we will first try to analyze the milestones in the process of reforming the
Moroccan tax system, then we will try to discuss the characteristics of this system, then we will examine
the objectives of the new framework law on tax reform and finally, we will make some recommendations.
Keywords : Tax system, Reform, Tax policy, Tax.
Classification : H2.
Type of paper : Theoretical article
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1. Introduction
La fiscalité a toujours constitué un levier important des politiques publiques qu’elles
relèvent des doctrines économiques d’obédiences classiques ou keynésiennes.
La théorie des finances publiques distingue deux courants selon le fondement de
l’analyse fiscale qu’ils adoptent. Le premier considère que la fiscalité doit se limiter à
financer les fonctions régaliennes de l’État en introduisant le minimum de distorsions
dans l’économie. Il recommande de prendre en considération le principe de la «capacité
contributive». Alors que le second bloc considère que la fiscalité peut être utilisée
comme instrument en vue d’augmenter le bien-être économique général, par le biais
d’une redistribution ou d’une incitation à des comportements plus vertueux. En plus de
sa fonction classique consistant à assurer le fonctionnement des services publics,
l’impôt est utilisé aussi par les pouvoirs publics comme instrument d’intervention dans
la vie économique et sociale, afin de régulariser la croissance, réduire les inégalités
sociales et spéciales.
Les économistes appartenant à la première école s’apparentent à la tradition
classique pour laquelle l’impôt doit être le plus neutre possible et ne pas déformer les
comportements des agents économiques. Alors que les économistes de la seconde école
s’inscrivent dans la tradition interventionniste de la fiscalité comme l’indique Arthur
Cecil Pigou.
L’instauration d’un système fiscal constitue, généralement, un instrument entre les
mains des pouvoirs publics afin d’orienter l’activité et les choix des agents économiques
de façon à obtenir ou à réaliser les objectifs de la politique publique.
L’établissement d’un système fiscal nécessite un choix rationnel vis-à-vis des
sources, des assiettes et des taux d’imposition.
La question de la réforme du système fiscal a constitué, au fil des années, une
préoccupation majeure pour les décideurs publics comme pour les économistes.
Pour le Maroc, l’évolution du système fiscal marocain a passé par plusieurs phases
et a connu plusieurs changements. Souvent, les réformes étaient réalisées sous la
pression de contraintes budgétaires, ayant permis l’instauration des premiers impôts
modernes. Les changements qu’a connu le système fiscal national avaient comme
fondement, le consentement, la solidarité et l'incitation économique, pour aboutir
actuellement à un système moderne. Cependant, si les réaménagements effectués ont
permis au Maroc de se doter d’un système fiscal comportant les caractéristiques d’une
fiscalité moderne, ils n’ont pas permis d’ atteindre les objectifs fixés au départ en ce qui
concerne l’équité sociale et l’efficacité économique. C’est pourquoi, aujourd’hui, la
réforme du système fiscal marocain actuel devient une nécessité et une priorité afin, de
remédier, d’une part, aux différents dysfonctionnements qui constituent un handicape,
et d’autre part, l’adapter aux changements économiques, sociaux et environnementaux
réalisés soit au niveau national ou à l’échelle mondiale.
En effet, le système fiscal actuel souffre de plusieurs limites. Ainsi en matière de la
TVA, on constate que la base imposable devrait être élargie étant donné que plusieurs
opérations économiques continuent à bénéficier de l’exonération ou se trouvent hors
champ d’application. Ceci s’ajoute à l’application de quatre taux (20%, 14%, 10% et
7%) ce qui met en cause le principe de la neutralité de cet impôt et aggrave le problème
du buttoir. Au titre à l’impôt sur les sociétés (IS), on constate une forte concentration
de la charge fiscale. Autrement dit, 82 % de l’IS est acquitté par seulement 2% des
entreprises. Ce constat est valable aussi pour l’IR où 75% des recettes proviennent des
salaires avec une faible contribution des personnes physiques non-salariées
(commerçants, entrepreneur exerçant à titre individuel, professions libérales).
283
Houria Zaam & Majid Yousfi. Le processus des reformes relatives au système fiscal marocain
D’un autre côté, il faut souligner que les différentes mesures dérogations « dépenses
fiscales » pèsent lourdement sur le budget de l’État (28 914 MDH en 2020) et
augmentent la complexité et l’inéquité du système fiscal.
Dans ce cadre, et afin de mettre en place les recommandations des 3èmes assises
nationales sur la fiscalité, une loi-cadre portant réforme fiscale vient d’être publiée au
Bulletin Officiel (BO).
Dans cet article nous allons faire la lumière, tout d’abord, sur le processus des
réformes fiscales au Maroc et les résultats obtenus depuis la réforme profonde des
années quatre-vingt jusqu’à nos jours, ensuite nous allons discuter les caractéristiques
du système fiscal marocain et enfin nous examinerons les objectifs fondamentaux de la
loi-cadre n° 69-19 portant réforme fiscale publiée dans le B.O le 25 hija 1442 (5 août
2021).
2. Les étapes phares dans l’évolution du système fiscal marocain
depuis la loi-cadre de 1984
On distingue à ce niveau trois étapes : la première concerne la réforme des années
quatre-vingt, après la période allant de 1999 à 2011 et enfin la période récente s’étalant
de 2011 à nos jours.
2-1. La réforme des années 80
Afin de sortir de la crise qui a paralysé le pays et a fait entrer la Maroc dans un PAS
(plan d’ajustement structurel), les pouvoirs publics ont entamé au début des années
quatre-vingt une réforme structurelle du système fiscal. Cette dernière avait constitué
une véritable coupure dans l’histoire de la fiscalité marocaine, elle avait fixé comme
objectif essentiel de sortir d’un système devenu complexe et très peu efficace, et de
passer à un nouveau système fiscal, à la fois cohérent, efficient et plus universaliste et
assurant plus de garanties aux contribuables.
C’est la loi-cadre de 1984, dont l’un des principaux objectifs a été l’élargissement
de l’assiette, qui a mis en pratique la réforme fiscale en instituant : la TVA (Taxe sur la
valeur ajoutée) en 1985; l’IS (impôt sur les sociétés) en 1986 et l’IGR (Impôt général
sur le revenu) en 1989.
La fiscalité marocaine s’est ainsi rapprochée dans son architecture globale des
grands systèmes d’imposition qui constituent des références à l’échelle internationale.
Dans un premier temps, cette réforme avait permis d’augmenter les recettes
budgétaires de 19% du P.I.B durant la période de 1980-1984 à 22,2% du P.I.B sur la
période 1990-1994.
2-2. La période s’étalant de 1999 à 2011
Le Maroc a opté pour une économie libérale, ouverte sur son environnement. Dans
cette logique, des accords de libre-échange ont été conclus avec l’Union européenne,
les États-Unis d’Amérique, certains pays arabes (Tunisie, Égypte, et Jordanie) et la
Turquie.
La libéralisation et l’internationalisation des échanges ont conduit au démantèlement
progressif des barrières douanières et ont induit une baisse des recettes à l’importation.
Pour remédier à cette situation, une stratégie fiscale s’appuyant sur le développement
de la fiscalité nationale a été adoptée pour prendre le relais et garantir un niveau de
recettes indispensable au financement des dépenses publiques. Les réformes entamées
au titre de cette période ont été inaugurées par l’organisation des premières assises
nationales sur la fiscalité tenues en 1999 à Rabat qu’était une occasion afin de
reprendre la réflexion sur le système dans sa globalité. Ainsi, sur la base des
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recommandations issues de cette rencontre, de nombreuses mesures de simplification,
d’harmonisation, de transparence et de rationalisation ont été introduites dans les lois
de finances qui suivent cette date. Cette politique a permis de réaliser des résultats
remarquables.
Dans ce cadre, on a assisté au titre des années 2000 et 2001 à la réforme des impôts
synthétiques. Ce travail a été concrétisé par la suppression de certains impôts (PSN…)
et l’’intégration de la TPA, TPI, TPPRF et TPCVM dans l’IS ou l’IR. Au titre de 2002-
2003, l’effort de simplification, de rationalisation et d’harmonisation a été poursuivi.
Ainsi, le régime des sanctions a été réaménagé, de même pour la procédure de
notification qui a fait l’objet d’une révision.
En matière de la TVA, le chantier de la réforme a été amorcé au cours de 2005, il
avait comme objectif l’amélioration du potentiel de la taxe en restaurant sa neutralité
par la réduction des distorsions liées à la multiplicité des exonérations et des taux.
Quant au chantier de la réforme des droits d’enregistrement (DE), il a été entamé en
2004, et avait pour objet la modernisation, et la simplification des textes régissant les
DE et leur harmonisation avec les autres textes fiscaux. À titre d’exemple le nombre
des taux relatifs aux DE a passé de 11 à 5.
Au niveau de la fiscalité dérogatoire, on a assisté à l’élaboration du premier rapport
sur les dépenses fiscales en 2005. Ce travail constitue une réalisation pour le Maroc et
un pas en avant vers la transparence budgétaire. Il faut souligner que le Maroc était
parmi les premiers pays en Afrique à publier un rapport sur les dépenses fiscales. Ce
dernier constitue une annexe à la loi de finances.
Du côté de la simplification des textes fiscaux, un travail préliminaire a été initié en
2005 par l’élaboration du livre s’assiette et du recouvrement (LAR) puis le livre des
procédures fiscales (LP). Cet effort a été poursuivi et l’année 2007 a été couronnée par
l’achèvement et la mise en place du code général des impôts (CGI). Il faut signaler que
l’adoption de ce code était considérée comme le fruit du travail fait tout au long des
années antérieures et qui a nécessité l’insertion dans les lois de finances de plusieurs
mesures de simplification et d’harmonisation.
En matière de recouvrement, on a assisté durant cette période à la reprise du
recouvrement de la TVA en premier temps (à partir du 4ème trimestre 2004) et ensuite à
celui de l’IS (à parti de 2006). Ce qui avait un impact positif sur l’évolution des recettes
de ces deux impôts.
La fin de l’année 2007 a connu la mise en place au niveau de la Direction Générale
des Impôts (DGI) d’un nouveau système d’information appelé « Système Intégré de
Taxation » (SIT).
Durant cette période, la fiscalité locale a connu aussi une réforme dans le sens de la
simplification et de l’harmonisation avec la fiscalité de l’État. En effet, en partant du
fait que la fiscalité locale fournit l’essentiel des ressources propres des collectivités
locales, elle est appelée à jouer un rôle croissant dans le financement des besoins des
collectivités locales. Afin de répondre à ce souci, une réforme a été entrée en vigueur
le 1er janvier 2008 (la loi 47-06 sur la fiscalité des collectivités locales).
Ces changements associés aux mesures de suppression ou de réduction de certaines
dépenses fiscales donnent une explication à un accroissement important des recettes
fiscales ce qui a permis de combler la baisse entraînée par les révisions en baisse des
taux d’imposition en matière de l’IS1 et de l’IR2.
1
Le taux de l’IS est passé de 35% à 30% en 2008 et pour les établissements financiers le taux est fixé à
37% au lieu de 39.6%.
2
Le taux marginal de l’IR est passé en 2009 de 42% à 40% et en 2010 il est passé de 40% à 38%.
285
Houria Zaam & Majid Yousfi. Le processus des reformes relatives au système fiscal marocain
2-3. La période allant de 2011 à 2021
Le début de cette période a été marqué par plusieurs faits économiques, financiers et
sociaux. En effet les répercussions de la crise financière qu’a connu le monde en 2008
sur l’économie nationale et international ainsi que les perturbations sociales liées au «
printemps arabe » Ont exigés la poursuite d’une politique fiscale dite d’exception pour,
d’une part, faire face aux déséquilibres macro-économiques et aux contraintes
budgétaires, et d’autre part, accompagner les mesures d’ordre économique et social
entrepris par le gouvernement.
Ainsi, en vue d’alimenter le fonds d’appui à la cohésion sociale institué par la loi de
finances 2012, le législateur a instauré des contributions de solidarité touchant aussi
bien les personnes morales que les personnes physiques
Dans le but d’encourager les contribuables à assainir leur situation fiscale et
augmenter les recettes fiscales, le législateur a instauré plusieurs amnisties fiscales.
Ainsi, la loi des finances de l’année 2013 a prévu une amnistie des amendes, pénalités
et majorations. Ensuite, les lois de finances des années 2014 et 2018 ont initié une autre
amnistie fiscale et de change sur les avoirs et liquidités détenus à l’étranger. Au cours
de l’année 2020 la LDF a instauré une régularisation spontanée de la situation fiscale
des contribuables et une contribution libératoire au titre des amendes relatives aux
incidents de paiement sur chèque ainsi que la régularisation spontanée au titre des avoirs
et liquidités détenus à l’étranger.
Sur le plan de l’élargissement de l’assiette fiscale, on a assisté à l’insertion de
certaines dispositions par exemple : l’institution d’un dispositif visant d’intégrer le
secteur informel dans l’économie structurée, l’instauration du régime de
l’autoentrepreneur, la fiscalisation progressive du secteur agricole débutée depuis 2014.
À noter que les contribuables qui réalisent un CA qui ne dépasse pas 5 millions de DH
continuent de bénéficier de l’exonération.
Quant à l’amélioration de la qualité du service rendu aux usagers et l’instauration
d’un climat de confiance entre l’administration et les citoyens, on peut citer comme
mesures, à titre d’exemple : tout d’abord, la promulgation du référentiel des prix pour
les transactions immobilières ce qui a limité le pouvoir d’appréciation de
l’administration fiscale et a fait baisser le nombre de réclamations en matière de l’IR
sur les profits fonciers.
Ensuite la catégorisation des sociétés qui vise un traitement préférentiel en faveur
des contribuables honnêtes et donc une nouvelle forme de relation entre la DGI et le
Citoyen-Client. Ce qui va permettre de Gagner en compétitivité en réduisant le coût de
conformité et en véhiculant une image « d’entreprise citoyenne et responsable ».
Le renforcement des garanties du contribuable lors du contrôle fiscal avec la mise
en place d’une charte de contribuable lui expliquant ses droits et ses obligations. Ce
document doit obligatoirement être notifié au contribuable lors d’un contrôle fiscal sous
peine de la nullité de la procédure.
Et enfin, la généralisation des télé-déclarations et télépaiement. Ce chantier a
démarré depuis 2010 pour certains contribuables (les sociétés qui réalisent un CA qui
dépasse 100 millions de DH) ensuite ce seuil a été revu à la baisse (50 millions de DH
puis à 20 millions de DH) avec la possibilité d’opter à ce mode de déclaration et de
paiement. À parti de 2016 il est généralisé pour toute les contribuables y compris les
particuliers.
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3. Les caractéristiques du système fiscal marocain
À l’instar des pays développés, le système fiscal marocain est composé de plusieurs
impôts et taxes qui contribuent soit au budget de l’État soit au budget des collectivités
locales. Les textes qui régissent les impôts de l’État ont été rassemblés dans le Code
général des Impôts, on parle ici de : l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, la
Taxe sur la Valeur ajoutée, les Droits d’enregistrement, les Droits de timbre, la Taxe
spéciale Annuelle sur les Véhicules Automobiles, la gestion de ces impôts et taxes est
confiée à la Direction Générale des Impôts (DGI) et l’Administration des Douanes et
des impôts Indirects (ADII) en ce qui concerne la gestion de la TVA à l’importation.
Quant aux taxes locales, elles sont gérées dans leur majorité au niveau des
communes, sauf pour la TP (Taxe Professionnelle), la TH (Taxe d’Habitation) et la TSC
(Taxe des Services Communaux) qui sont gérées aussi par la DGI, alors que leur
recouvrement est confié à la Trésorière Générale du Royaume (TGR).
Les taxes locales sont nombreuses et trouvent leur soubassement juridique soit dans
la loi 47-06 (modifiée et complétée à partir du premier janvier 2021 par la loi 7-20) ou
dans la loi 30-89 et la loi 39-07.
3-1. L’évolution des recettes fiscales
Les recettes fiscales constituent la source principale du budget de l’État. En effet,
l’analyse des données sur la part des recettes fiscales dans le budget de l’État montre
que ces dernières constituent la principale source avec une moyenne d’environ 90%
durant la période allant de 2005 à 2019 (voir figure ci-après).
Figure 1 : La part des recettes fiscales dans les recettes ordinaires
92,00
90,00
88,00
86,00
84,00
82,00
80,00
78,00
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : Élaboré par l’auteur à partir des données du HCP
3-2. La part des impôts indirects
L’analyse de la structure des principales recettes de l’État a permis de constater qu’à
côté de la baisse de la part des droits de douane dans les recettes fiscales suite au
processus de démantèlement douanier entamé par le Maroc depuis 2000, il existe une
prépondérance des impôts indirects dans la composition des recettes fiscales
marocaines, contrairement aux pays développés où c’est souvent l’impôt direct qui est
le plus représentatif de la recette fiscale.
Comme dans la plupart des PVD, la supériorité des impôts indirects par rapport aux
impôts directs trouve son explication par la place importante de l’économie informelle
287
Houria Zaam & Majid Yousfi. Le processus des reformes relatives au système fiscal marocain
dans la structure du PIB, de la fraude et de l’évasion fiscale, du faible taux de
fiscalisation, les différentes exonérations dont bénéficient certains secteurs, et de
l’insuffisance du contrôle. Ces handicaps freinent l’accroissement des ressources
fiscales directes basées sur le revenu, et au contraire poussent l’État à s’attacher
fortement à la fiscalité indirecte, et par conséquent affichent le problème de la non-
maitrise de l’instrumentalisation de la fiscalité directe au service de la croissance
économique.
Figure2 : la part des impôts directs par rapport aux impôts indirects
120,00
100,00
80,00
60,00
40,00
20,00
0,00
200520062007200820092010201120122013201420152016201720182019
Source : Élaboré par l’auteur à partir des données du MFRA
3-3. Concentration de l’impôt
L’examen de la distribution de la charge fiscale laisse apparaître que le poids de la
fiscalité n’est pas réparti entre les contribuables de manière équitable ce qui remis en
cause les principes de l’équité et de la justice fiscale. Ce déséquilibre trouve son
explication en partie, par les différentes exonérations que comporte le système, la fraude
fiscale, l’existence du secteur informel qui échappe à l’imposition…
Dans ce cadre, une étude de la structure des différentes catégories d’impôt laisse
apparaître que l’IR repose pour l’essentiel sur les revenus des salaires des
fonctionnaires et dans les secteurs organisés, et pèse en conséquence essentiellement
sur les classes moyennes salariées. Alors qu’en matière de l’IS, le fardeau reste
supporté par une petite minorité d’entreprises. C’est un indicateur en même temps de
concentration de l’économie (surtout au niveau de secteurs régulés et/ou rentiers) et de
concentration de l’impôt. En effet, presque 80% de l’IS est payé par 2% des sociétés.
En matière de la TVA, il est constaté que nombreuses opérations restent hors champ
d’application, en plus de l’impact négatif du secteur de l’informel réduisant ainsi les
recettes fiscales et augmentant par conséquent la pression fiscale supportée par le
secteur structuré, et plus particulièrement sur les entreprises les plus transparentes. D’un
autre côté, il faut préciser que même les opérations qui sont assujetties bénéficient des
exonérations ou sont taxables à des taux réduits ce qui touche à la neutralité de cet impôt
et aggrave le problème du butoir.
Face à cette situation, il est de venu nécessaire de travailler en urgence sur
l’élargissement de l’assiette fiscale qui est devenue actuellement une question d’équité
et de justice fiscale qu’un problème de recettes. « Le rejet de l’impôt, ou simplement
l’impression d’être trop prélevé sont moins dus à l’importance de l’impôt lui-même,
qu’au sentiment que tout le monde ne s’acquitte pas de ses obligations de la même
façon, et que la charge qui pèse sur chacun n’est pas équitablement répartie ».
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3-4. La pression fiscale :
La pression fiscale est le ratio des recettes fiscales en pourcentage du PIB. Elle
constitue un indicateur essentiel qui mesure la proportion de fonds levés par l’impôt
permettant de financer les biens et services publics. L’aptitude d’un pays à recourir à la
fiscalité pour mobiliser ses ressources est un facteur important pour son essor
économique.
Sur la période étudiée, la moyenne de la pression fiscale au Maroc est d’environ
22%. En outre, l’analyse de la répartition de la pression fiscale sur les différentes
catégories de contribuable et selon le type d’impôt mérite une attention particulière
étant donné la concentration de son poids sur un nombre souvent limité de contribuables
et en raison de l’existence des avantages fiscaux préférentiels octroyés à des activités
contribuant de façon importante à la formation du PIB.
Le « triangle fiscal » du Maroc fait ressortir que les impôts sont supportés à hauteur
de 62 % des recettes fiscales totales par les consommateurs, 11 % de l’ensemble des
recettes fiscales par les salariés et 15 % de l’ensemble des recettes fiscales par les
entreprises (Najib Akesbi, 2016).
Figure 3 : la pression fiscale
30
25
20
15
10
0
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : Elaboré à partir des données des rapports annuels de Bank Al Maghrib (2005à2019)
3-5. L’utilisation de la fiscalité dérogatoire comme outil d’intervention et
d’incitation
Comme la plupart des systèmes fiscaux de par le monde, le système fiscal marocain
est caractérisé par l’existence de plusieurs mesures dérogatoires utilisées par l’État
comme instrument d’intervention dans la sphère économique. Cette fiscalité
dérogatoire est utilisée soit à l’investissement d’une manière transverse, soit d’une
façon spécifique, à l’investissement dans certains secteurs comme le secteur de l’export,
le logement social…
Certaines de ces dérogations, qui peuvent être entières et coûteuses, ne sont pas
toujours à efficacité économique avérée, et alimentent le sentiment grandissant
d’iniquité fiscale et d’injustice, favorisant l’accroissement des inégalités et altérant en
conséquence la cohésion sociale. Certaines peuvent induire des effets d’éviction en
favorisant un secteur productif ayant une plus faible contribution à la valeur ajoutée
économique et sociale que d’autres.
289
Houria Zaam & Majid Yousfi. Le processus des reformes relatives au système fiscal marocain
Selon le rapport du CESE (2019), Ces dérogations peuvent même avoir l’effet
inverse de celui recherché, si on analysait leur impact dans le temps, à une échelle socio-
économique plus large que celle du seul secteur concerné par la mesure.
Figure 4 : Évolution du nombre des mesures dérogatoires recensées
405 410 412 407 418
392 393 399 402 402 399
384
337
295 293
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : Élaboré par l’auteur à partir des données du MFRA
Nous constatons que le nombre de mesures fiscales dérogatoires n’a cessé
d’augmenter depuis la publication du premier rapport en 2005 passant ainsi de 337 à
418 mesures en 2017. Concernant la baisse enregistrée en 2018 et 2019, il faut la
relativiser étant donné qu’elle due, comme il est déjà souligné ci-dessus, à l’adoption
par le Maroc d’un nouveau système de référence qui a nécessité une relecture et donc
un reclassement des dépenses fiscales recensées en 2017.
Figure 5 : Évolution du montant des dépenses fiscales
40000
35000
30000
25000
20000
15000
10000
5000
0
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019
Source : Élaboré par l’auteur à partir des données du MFRA
Concernant le coût budgétaire relatif à l’octroi de ces mesures incitatives, on constate
que le manque à gagner pour le budget de l’État n’a cessé d’augmenter avec un rythme
régulier (voit figure N°7 ci-après), en passant de 15457 MM DH en 2005 à 34748 MM
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ISSN: 2658-8455
Volume 2, Issue 6 (2021), pp.281-293.
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DH en 2017. Ce qui a poussé plusieurs instances (cour des comptes, le CESE et
d’autres) d’insister sur la nécessité de rationaliser la gestion des dépenses fiscales et
d’évaluer leur efficacité par rapport à leur coût.
3-6. Un système fiscal instable :
Afin de promouvoir certains secteurs d’activité ou d’encourager certains
contribuables particuliers, chaque année des nouvelles dispositions fiscales sont
introduites à travers la loi de finances. Seulement ce changement régulier au niveau des
textes de loi impacte la stabilité du système fiscal marocain et diminue sa lisibilité.
Cette situation peut être accentuée par la doctrine administrative en place, qui, via les
circulaires de la Direction Générale des Impôts ou ses autres publications, fixe la
manière dont la loi doit être interprétée.
4. Une lecture dans la loi-cadre 69-19 portant réforme fiscale
Dans le but de déterminer les objectifs fondamentaux d’une réforme fiscale
consolidée ainsi que les outils de sa mise en œuvre, conformément aux dispositions de
la Constitution, la loi-cadre n° 69-19 portant réforme fiscale vient d’être publiée au BO
N° 7010 – du 25 hija 1442 (5-Août-2021). Cette loi peut être considérée comme une
feuille de route entre les mains du gouvernement afin de mettre en œuvre ce grand
chantier.
Après la grande réforme des années quatre-vingt, la réforme du système fiscal
marocain est devenue récemment une obligation et une priorité afin de l’adapter au
nouveau contexte économique et social national et international. En effet, d’une part
avec la réflexion et le débat existant actuellement au Maroc sur le Nouveau Modèle de
Développement, il est nécessaire d’aligner la politique fiscale du pays avec ce grand
chantier stratégique. Et d’autre part, sur le plan international, on a assisté ces dernières
années à un durcissement des règles de conformité fiscale.
Dans ce cadre, plusieurs recommandations émanant des Assises Nationales de la
Fiscalité tenues en 2019 visant à faire face aux différents problèmes dont souffrent le
système fiscal actuel (l’inefficience, l’iniquité) et d’instaurer un système fiscal efficace,
juste, équitable et équilibré permettant de mobiliser les recettes nécessaires à la mise en
œuvre les politiques publiques relatives aux domaines économiques, sociales et
environnementales.
À souligner que cette réforme concerne aussi la fiscalité des collectivités
territoriales qui constitue un composant du système fiscal marocain. Alors qui sont les
objectifs fondamentaux de cette réforme ? Et comment peut-on les réaliser ?
La nouvelle loi a déterminé six objectifs fondamentaux qui concernent :
• L’encouragement de l’investissement productif de la valeur ajoutée et de
l’emploi
• La diminution des inégalités en vue de réaliser une équité et une cohésion
sociale ;
• Le développement territorial et le renforcement de l’équité spatiale ;
• La consécration de la bonne gouvernance et de l’efficacité de l’administration
fiscale ;
• Le renforcement du climat de confiance entre l’administration et le citoyen ;
• L’ouverture et l’alignement sur les bonnes pratiques internationales dans le
domaine fiscal.
À partir de ces objectifs fondamentaux se découlent plusieurs autres axes qui ont un
lien étroit par exemple : la baisse de la pression fiscale, l’élargissement de l’assiette
291
Houria Zaam & Majid Yousfi. Le processus des reformes relatives au système fiscal marocain
fiscale, la consécration de la neutralité fiscale en matière de la TVA, la rationalisation
des incitations fiscales en fonction de leur impact socio-économique, l’intégration du
secteur informel dans le tissu économique structuré, la lutte contre la fraude et l’évasion
fiscale.
Afin d’atteindre ces objectifs et les mettre en œuvre, le législateur a édicté, à travers
cette nouvelle loi-cadre, une série de mesures et d’instruments. On peut citer à titre
indicatif :
En premier lieu, L’instauration progressive d’un taux unique en matière de l’impôt
sur les sociétés, surtout pour les sociétés industrielles (ce taux pourrait être fixé autour
de 20%). Ensuite, procéder à une révision des taux d’imposition appliqués actuellement
dans les zones d’accélération industrielle et de service3 et les unifier en un seul taux.
Du côté du minimum d’impôt (cotisation minimale) prévu par l’article 144 du CGI,
cette loi-cadre prévoit une baisse progressive du taux. À souligner qu’actuellement ce
taux est fixé à 0,5% (ou 0.6% si au-delà de la période d’exonération qui de 36 mois ou
3ans le résultat déclaré par le contribuable est déficitaire)4 pour les personnes morales
et certaines personnes physiques. Et de 6% pour certaines professions libérales
(topographes, architectes, avocats, vétérinaires…) ;
En matière de rationalisation et de l’optimisation de la gestion des dépenses fiscales,
il est prévu l’instauration d’un régime d’incitations favorisant le développement des
entreprises innovantes notamment : les Start-Up, les incubateurs, les Agrégateurs des
autoentrepreneurs ;
5. Conclusion
Le système fiscal marocain est aujourd’hui considéré comme le fruit de plusieurs
réformes instaurées au fil des années (depuis la grande réforme des années 80). Ces
changements ont permis le développement d’un système synthétique, productif et
ressemblent dans son architecture aux systèmes fiscaux des pays développés.
Cependant, malgré les avancés réalisées, le système fiscal marocain souffre
aujourd’hui de plusieurs dysfonctionnements en matière d’équité, de justice et
d’efficacité. Il a même perdu en clarté et en efficacité, à cause de l’introduction d’une
succession de dispositions à travers les différentes lois des finances qui se succèdent et qui
viennent répondre à des contraintes budgétaires et à des doléances, transverses et sectorielles.
D’une manière globale, on peut conclure que les actions menées s’inscrivent encore dans la
continuité du système fiscal existant, qui lui est jugé inéquitable et encore insuffisamment
incitatif, pouvant même être défavorable à la création de valeur basée sur l’innovation et donc
à la compétitivité, au lieu d’être un levier favorisant la production nationale.
C’est pourquoi, aujourd’hui, la réflexion doit porter sur la globalité de notre système
de prélèvement et de réallocation des ressources. On ne peut en effet isoler le système
fiscal du système de couverture sociale ou de celui de la compensation.
Afin d’atteindre cet objectif et faire réussir la réforme, nous proposons les
recommandations suivantes à titre d’exemple :
1- Pour répondre à la question de l’équité fiscale, la réforme fiscale devait, tout
d’abord, prendre en considération le principe de la capacité contributive des
citoyens qui est, d’ailleurs, un droit constitutionnel (voir l’article 40 de la
constitution). Ensuite, il est essentiel que la fiscalité dût offrir un traitement
similaire aux contribuables avec un profil similaire ce qui nécessite une révision
du barème et des tranches de l’IR.
3
Ces zones bénéficient actuellement d’un régime fiscal préférentiel : exonération totale durant les 5
premiers exercices, ensuite application d’un taux de 8.75%
4
Pour plus de détail sur le soubassement juridique de la cotisation minimale voire article 144 du CGI
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2- Les ponctions fiscales devraient cibler les individus qui consomment davantage,
plutôt que ceux dont le revenu sert à épargner et investir.
3- Intégrer divers transferts aux particuliers à un programme unique de prestations
pour les personnes à faible revenu.
4- Assurer à la TVA le principe de la neutralité à travers l’élargissement de l’assiette
et la révision des exonérations ainsi que l’application des taux de 20%, 10% et
0%.
5- En matière de la fiscalité locale, revoir le mode de calcul de la base imposable
de la taxe professionnelle (TP) qui pénalise actuellement l’investissement et le
remplacer par exemple par le CA ou le résultat fiscal.
6- Dans l’objectif de renforcer le climat de confiance entre l’administration fiscale
et le contribuable et faire augmenter ainsi le degré du civisme fiscal chez les
citoyens, il nécessaire de procéder à une relecture des textes de loi (CGI), avec
la participation des partenaires concernés, en vue de les simplifier et les rendre
plus lisibles.
Dans ce contexte, la nouvelle loi-cadre portant réforme fiscale constitue un
soubassement juridique en vue d’entamer une réforme profonde et globale de notre
système fiscal, et d’adapter ce dernier au nouveau modèle de développement.
Références
(1) Arthur Cecil Pigou (2002), The Economics of Welfare, New Brunswick,
Transaction Publishers.
(2) Bank Al Maghrib, « Rapports annuels » au titre des années 2005 à 2019.
(3) Bensouda N. (2009). La politique fiscale : quels ajustements face à la crise,
Colloque international sur les finances publiques au Maroc et en France, le 12
et 13 septembre 2009.
(4) Bensouda.N., « Analyse de la décision fiscale au Maroc », édition la croisée des
chemins, mars 2010.
(5) BO N° 7010, loi cadre N°69-19 portant réforme fiscale, – du 25 hija 1442 (5-
Août-2021).
(6) Bouvier.M., « Introduction au droit fiscal général et à la théorie de l’impôt »,
LGDJ, 2010.
(7) Carine Bouthevillian et al, « Les politique budgétaire dans la crise comprendre
les enjeux actuels et les défis futurs ouvertures économiques », de boeck,
Belgique, 2013.
(8) CESE., « le système fiscal marocain : développement économique et cohésion
sociale », 2012.
(9) CESE., « Un système fiscal, pilier pour le nouveau modèle de développement »,
2019.
(10) DGI., Code Général des Impôts, (2008- 2012
(11) DGI., Rapports d’activité,(2018 et 2019).
(12) Garon, J.-D. & Paquet, A. (2017). Les enjeux d’efficience et la fiscalité.
L'actualité économique, 93(3), 297–337.
(13) M.SBIHI : Le système fiscal au Maroc », Revue européenne et internationale
de droit fiscal, N°2018/3.
(14) Ministère des finances, « Rapports sur les dépenses fiscales » au titre des années
de 2005 à 2019.
(15) Note de Cadrage des Troisièmes Assises Nationales sur la Fiscalité, 2019.
(16) RAISSOUNI.O: « Justice fiscale au Maroc » Ed El Maarif AlJadida, 2021.
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