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Ce chapitre présente les aspects théoriques de l'innovation. Il définit les concepts clés comme l'innovation de produits, de procédés et d'organisation. Il décrit ensuite les étapes du processus d'innovation et les modèles associés. Enfin, il identifie les facteurs pouvant favoriser ou entraver l'innovation.

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Combinaison

Ce chapitre présente les aspects théoriques de l'innovation. Il définit les concepts clés comme l'innovation de produits, de procédés et d'organisation. Il décrit ensuite les étapes du processus d'innovation et les modèles associés. Enfin, il identifie les facteurs pouvant favoriser ou entraver l'innovation.

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Sommaire Sommaire

Introduction Générale......................................................................................................................10

Chapitre 1 : Innovation : aspects théoriques........................................................................14

Section 1 : Généralités sur l’innovation..........................................Erreur ! Signet non défini.


Section 2 : Processus de l’innovation..............................................Erreur ! Signet non défini.
Section 3 : Le management de l’innovation et compétitivité...................................................40

Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des entreprises..........................54

Section 1 : Présentation de la notion de compétitivité...................Erreur ! Signet non défini.


Section 2 : les indicateurs de mesure la compétitivité..................Erreur ! Signet non défini.
Section 3 : Les démarches visant à renforcer la compétitivité.................................................70

Chapitre 3 : Le rôle de l’innovation dans la compétitivité des entreprises industrielles :


cas de quelques entreprises de la wilaya de Tizi-Ouzou......................................................84

Section 1 : La démarche méthodologique.......................................Erreur ! Signet non défini.


Section 2 : Les principaux résultats de l’enquête............................Erreur ! Signet non défini.

Conclusion générale..............................................................................................................106
INTRODUCTION GENERALE :

Avec la mondialisation des marchés et face à la concurrence qui s’intensifie, les


entreprises se trouvent dans l’obligation d’opérer dans un contexte de plus en plus
compétitif. Elles cherchent donc à améliorer leur capacité à y faire face, c’est-à-dire trouver
un moyen de renforcer leur compétitivité. On distingue habituellement la « compétitivité
prix » qui est la capacité de l’entreprise d’offrir un produit sur le marché à un prix inférieur
à celui des concurrents, et la « compétitivité hors prix » qui veut dire la capacité de
l’entreprise à imposer ses produits indépendamment de leur prix (qualité, services après-
vente, image de marque, délais de livraisons capacité de s'adapter à la demande
diversifiée).

Il est certain que le succès d’une entreprise, quelle que soit sa taille est souvent lié à
son aptitude à innover. Les entreprises accordent à l’innovation de plus en plus d’intérêt en
investissant davantage dans la conception, la créativité et dans la recherche de nouveaux
produits à lancé sur le marché.

De fait de son importance dans la croissance et la compétitivité, l’innovation est


devenue une préoccupation majeure et un moyen privilégié pour le développement durable
d’une entreprise. La question de l’innovation au niveau de l’entreprise algérienne n’est pas
un choix qui devrait se remettre à demain, mais c’est un enjeu qu’il faudrait développer.

Les entreprises algériennes font face, aujourd’hui, à la mondialisation, aux poussées


technologiques et l’accélération technologique des systèmes productifs dans les pays
émergeants qui accroissent les exigences imposé sur les marchés. L’entreprise algérienne
devra être donc en mesure de relever les nouveaux défis de la concurrence internationale
surtout par l’innovation.

Afin d’élargir notre vision sur l’innovation en Algérie nous avons consacré ce
travail de recherche à l’importance des pratiques de l’innovation au sein des entreprises et
on a procédé à une enquête sur le terrain par la réalisation d’un questionnaire.

Vu l’importance que revêt ce sujet, nous avons voulu structurer notre


problématique autour de l’importance et le rôle de l’innovation dans la stratégie
concurrentiel de l’entreprise en posant la problématique suivante :

Innovation et la relation entre la compétitivité entre les entreprises ?Pour


répondre entièrement à notre problématique, il est nécessaire d’examiner
d’autres questions dérivés qui rentrent dans le cadre de la question
principale de notre analyse, notamment :

- Comment les entreprises procède-t-elles à l’innovation ?


- Comment l’innovation devenu comme un facteur de compétitivité entre les
entreprises

Objectif de la recherche

Le but de notre travail de recherche est de traiter un sujet important, à savoir


l’innovation comme facteur de compétitivité dans les entreprises, de définir les différentes
techniques et méthodes suivies par les entreprises pour procéder à l’innovation et les effets
engendrés sur leurs compétitivités. Ainsi, parmi les objectifs de notre recherche :

 Les stratégies adoptées par les entreprises pour faire face à la concurrence ;
 Déterminer l’importance de l’innovation dans la compétitivité des entreprises ;
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

 Méthodologie de recherche

En partant d’une vision globale de l’innovation et son impact sur la compétitivité des entreprises,
notre recherche se concentre sur les questions relatives à la gestion de l’innovation dans les entreprises
industrielles.

Pour cela, il sera nécessaire dans un premier lieu de recourir à une étude bibliographique pour
mieux cerner le sujet, des ouvrages traitant sur l’innovation et la compétitivité ont été pris en considération.
Nous avons accordé une attention particulière aux thèses et aux mémoires pourtant sur des problématique
proche de l’objet de notre recherche, ainsi que certaines revues économique et des documents audiovisuels.

 Structure du mémoire

Afin d’apporter des éléments de réponse à notre problématique, nous avons divisé notre travail en
trois chapitres. Dans le premier chapitre on va présenter l’innovation en présentant son processus et son
management.

Dans le deuxième chapitre, l’intérêt va se porter sur la compétitivité et le rôle de l’innovation dans
l’avantage concurrentiel dans un cadre théorique.

Enfin, grâce à notre enquête sur le terrain on pourra dans le troisième chapitre étudier comment les
entreprises procède-t-elles pour gérer l’innovation.

14
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

Dans un environnement qui se caractérise par la mondialisation des économies,


l’hyper compétition et les changement socio-économiques liés au développement rapide des
TIC, le développement et la survie des entreprises sont déterminés par leur capacité à créer de
la valeur par le biais de l’innovation.

Aujourd’hui, l’innovation est placée au cœur des préoccupations des entreprises, car
elle est jugée comme le meilleur moyen pour l’obtention d’un avantage concurrentiel qui leur
garantit la performance et la survie dans un environnement turbulent.

Ce chapitre a pour but de clarifier la notion de « l’innovation » qui s’avère vaste en raison de son introduction
dans tous les domaines. Et pour cela, nous avons réparti ce chapitre en deux sections :
- La première s’intéresse à la définition de la notion d’innovation, ses objectifs et caractéristiques.
- La deuxième section aborde les étapes et les modèles de processus d’innovation, les voies d’accès, ainsi qu’à
citer les différents facteurs qui peuvent soit la favoriser ou l’entraver.

15
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

Section 1 : Généralités sur l’innovation

L’innovation a été associée à la capacité de survie des entreprises sur des marchés
turbulents, c’est pour cette raison que les entreprises doivent veiller au renouvellement
constant de leur offre.

Utilisé sous de nombreuses acceptions, le terme « innovation » renvoie à de multiples


dimensions qui compliquent sa définition et sa compréhension.

Cette section présente un descriptif des concepts clés de l’innovation, les différentes
formes et enfin nous allons présenter les différentes étapes composant le processus
d’innovation ainsi que ses modèles.

1.1. Définitions et concepts clés de l’innovation

L’innovation est un concept difficile à appréhender car elle peut prendre de multiples
formes. On peut rencontrer des innovations de produits, de procédés, de commercialisations et
d’organisations. Il est ainsi difficile de proposer une définition unique qui engloberait la
totalité des types d’innovation.

1.1.1. Définitions de l’innovation

L’innovation est un mot d’origine latine « innovare », composé du préfixe « in » qui


signifie « dans » et du verbe « novare » qui veut dire « renouveler, inventer, changer ».

Au moyen âge, il a été utilisé dans un contexte juridique pour désigner l’introduction d’une
nouveauté dans une structure établie. A partir de la première moitié du 16ème siècle, il
s’agissait de « faire preuve d’inventivité en créant des choses nouvelles ». Au 18 ème siècle, le
terme innovation s’est infiltré dans les domaines de l’industrie et des affaires1 .

Selon Schumpeter (1934), « l’innovation est l’introduction sur le marché d’un


nouveau produit et d’une nouvelle méthode de production, la conquête d’un nouveau marché,
l’utilisation de nouvelles matières premières ou la mise en place d’une nouvelle forme
d’organisations»2 .

1
Communauté métropolitaine de Montréal, « Cap sur l’innovation », Québec, Septembre2007, P.7 In :
www.cmm.qc/Capinnovation.Pdf consulté le 14/10/2016
2
N’Doli Guillaume ASSIELLOU, « Evaluation des processus d’innovation », thèse de doctorat, Nancy university
16
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques
INPL, Nancy, France, 2008, O.27

17
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

L’innovation est définie selon l’OCDE, dans le manuel d’OSLO, comme étant « la
mise en œuvre d’un produit (bien ou service) ou d’un procédé nouveau ou sensiblement
amélioré, d’une nouvelle méthode de commercialisation ou d’une nouvelle méthode
organisationnelle dans les pratiques de l’entreprise, l’organisation du lieu de travail ou les
relations extérieures »3

Les approches évolutionnistes (Nelson et Winter, 1982) considèrent l’innovation


comme « un processus tributaire d’un cheminement suivant lequel le savoir et la technologie
se développent par l’interaction entre différents acteurs et d’autres facteurs. La structure de
cette interaction influe sur la trajectoire future de l’évolution économique.

Ainsi par exemple, la demande du marché et les débouchés influent sur les types de
produits qui sont développés et les types de technologies qui voient le jour »4.

L’innovation a un sens très large et, au-delà de la composante technologique, elle


concerne aussi bien les procédés de fabrication, l’organisation du travail, les modes de
gestion…etc.

L’innovation permet de créer et diffuser un nouveau savoir, ce qui augmente la


capacité de développer de nouveaux produits et des modes de fonctionnement plus évolutifs.

L’innovation est considérée, d’une part comme une capacité de l’entreprise à être à
l’écoute de ses clients et d’autre part, comme un élément de série de décisions
d’investissements visant à créer une capacité de développement de produit, ou à améliorer
l’efficience.

L’innovation se distingue de l’invention dans la mesure où elle s’inscrit dans une


perspective applicative, c’est-à-dire l’innovation est l’introduction commerciale réussie d’une
invention. En d’autres termes, une invention peut être considérée comme une innovation
lorsque son introduction sur le marché remportera un succès.

Pour S.W.BECKER et T.L.WHISLER5, une innovation implique un changement mais tout


changement n’est pas une innovation. Pour ces deux auteurs, tout changement non vécu par

3
Manuel d’Oslo « principes directeurs pour le recueil et l’interprétation des données sur l’innovation » 3 ème
édition, OCDE, 2005, P.54.
4
Manuel d’Oslo, Op. Cit. P.39.

5
S.W.BECKER , T.L.WHISLER , « The innovative organization : A selective view of current theory and research »,
in Journal of Business, Vol.40, 1967, P.462-469

18
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

l’organisation dans le passé sera considéré comme étant une innovation si cette dernière est
définie comme étant relative à l’organisation hors de son environnement.

1.1.2. La distinction entre invention, innovation, créativité et découverte

Dans la littérature économique, les termes d’invention et d’innovation sont souvent


employés indifféremment6. Il est nécessaire de mettre en évidence ce qui distingue et ce qui
rapproche ces deux concepts. Créativité et innovation sont indissociables, et le lien qui les
unit est doublement paradoxal. L’innovation se distingue de l’invention ou de la découverte
par son caractère opérationnel et sa mise en œuvre concrète.

- Découverte : c’est le résultat à la fois d’un homme et de l’utilisation d’un stock de


connaissances que lui-même et ses prédécesseurs avaient accumulées. La découverte
peut aussi être utilisée pour répondre à un besoin précis, être appliquée à un processus
ou à un produit. Il s’agit alors d’une découverte.

- Invention : c’est une découverte technique qui consiste à produire ou à créer un


produit que l’on peut s’approprier, en utilisant son imagination ; c’est un acte à la fois
original et directement appliqué. On peut donc considérer que l’invention est une
nouvelle ressource pour l’entreprise intégrée dans un bien mis sur le marché, elle
devient dans ce cas une innovation.

- Innovation : c’est la combinaison de diverses activités qui vont de la R&D7 en


passant par l’invention, puis l’investissement, pour déboucher sur le marché, donc elle
concerne l’industrialisation d’un nouvel objet. Une entreprise innovante est irriguée en
permanence par le plaisir de son personnel de voir ses suggestions prises en compte,
de réaliser qu’il ne prêche plus dans le désert.

Innovation et créativité ont certes quelques points communs importants, ni l’un ni l’autre
ne doivent être limitées à la technologie, elles doivent concerner l’ensemble du personnel.

- Créativité : est une démarche individuelle, une idée nait nécessairement dans la tête
d’un homme ou d’une femme.

6
RICHARD Frank, « recherche invention et innovation », Edition Economica, Paris, 1998, P7.
7
RICHARD Frank, Op. Cit, P8.

19
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

1.2. Les objectifs et les fonctions d’innovation

On n’innove généralement pas pour le plaisir, mais pour répondre aux nouvelles
conditions de la concurrence, soit en réaction à celle-ci, soit pour la devancer. Quelle qu’elle
soit, l’innovation ne peut être validée que par le renforcement de la position financière et
concurrentielle de l’entreprise.

1.2.1. Objectifs d’innovation

L’innovation est un changement introduit dans un processus de production ayant pour but
de mettre sur le marché des produits ou des services qui renferment d’avantage de valeur pour
la clientèle. L’innovation n’est pas une finalité mais un moyen de différenciation avec la
concurrence8, ces objectifs se différent selon les besoins de l’entreprise qui base
habituellement sur :

- Apporter un avantage concurrentiel à l’entreprise.

- Remplacer les produits qui sont retirés des circuits commerciaux.

- La gamme des produits compétitifs.

- Mettre aux points des produits réducteurs des dangers sur l’environnement.

- Augmenter et maintenir la part de marché.

- Ouvrir et adapter de nouveaux marchés.

- Améliorer la qualité des biens et services.

- Améliorer les conditions de travail.

- Abaisser les coûts de production (réduction des couts salariaux par unité produite,
diminution de consommation de matériaux et d’énergie, limitation de taux de rejet, la
réduction des couts de conception des produits).

- Contribuer au développement durable.

- Respecter les prescriptions réglementaires.

8
BLANCO Sylvie et LELOARNES Séverine, « management de l’innovation », Edition Pearson Education, Paris,
2009, P12.

20
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

1.2.2. Les fonctions de l’innovation

On distingue quatre9fonctions essentielles à savoir :

 Facilitatrice : apporte une facilité accrue dans la réalisation d’une tache ou d’une
opération.

 Simplificatrice : permet de réduire la suite des opérations constituant un service


donné.

 Amélioratrice : contribue à perfectionner le service rendu par un produit déjà


existant.

 Accélératrice : modifie le déroulement et le contenu d’opérations pour rendre le


service plus rapide.

1.3. Les différentes formes d’innovation

L’innovation comporte de nombreuses classifications et sa perception par les


économistes, les sociologues et les spécialistes en gestion demeure différente.

Prenons la classification de SCHUMPETER qui, dans son ouvrage « the theory of economic
development, 1934 », a proposé cinq types d’innovation 10 et qui sont :

- La fabrication d’un nouveau produit ;

- L’introduction d’une méthode de production nouvelle ;

- L’ouverture d’un débouché nouveau ;

- La conquête d’une nouvelle source de matières premières ;

- La création d’une nouvelle organisation.

Cette approche se situe dans le cadre d’une économie caractérisée par une insuffisance de
l’offre et centrée sur la production de biens. Avec la diversification de l’économie et

9
LIONEL Colins, PAUL Legriel et Lejal Jean-Jacques, « Politique de l’entreprise », Edition Dalloz, 2009, P30.
10
S.D’Agostino, P. Deubel, M, Montoussé, G. Renouard, « Dictionnaire de Sciences Economiques et Sociales »,
Edition Bréal, Rosny, 2008, P.474.

21
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

l’intensification de la concurrence, la conception actuelle est à la fois plus large et plus


restrictive11.

 Plus restrictive car il n’y a plus guère d’occasion de conquérir de nouvelle sources de
matières premières et la conquête de débouchés apparait davantage aujourd’hui
comme une conséquence de l’innovation que comme une forme d’innovation ;

 Plus large car d’une part le produit est aujourd’hui perçu de façon différente, avec une
forte composante immatérielle, et d’autre part l’activité économique concerne, pour
une part croissante, des services.

L’innovation peut s’analyser selon deux axes : sa nature et son impact sur le marché.

1.3.1. Selon la nature de l’innovation

Cette classification englobe quatre types essentiels : innovations de produit, innovation


de procédé, innovations d’organisation et innovations de commercialisation12 .

A- Innovation de produit

Une innovation de produit correspond à l’introduction d’un bien ou d’un service


nouveau ou sensiblement amélioré. Elle est perçue comme une modification du contenu
technologique du bien ou une amélioration de ses conditions d’utilisation.

Elle a pour objectif d’améliorer les prestations offertes aux clients et de répondre a de
nouveau besoins car vu la férocité de la concurrence et l’évolution rapide des technologies, les
exigences des clients sont devenues accrues et incitent toute entreprise à offrir une grande
valeur en développant des produits et/ou services nouveaux ou améliorés.

B- Innovation de procédé

L’innovation de procédé est la mise en œuvre d’une méthode de production ou de


distribution nouvelle ou sensiblement améliorée.

« On peut parler d’innovation de procédés dès que l’on transforme les processus ou
procédés de production utilisés pour concevoir, réaliser ou même distribuer l’offre finale. Ce
type d’innovation ne peut pas être perçu par le client »13 .

11
J.F SOUTENAIN et P.FARCET, « Organisation et gestion de l’entreprise », Ed. Foucher, Paris, 2006, P.344
12
Manuel d’Oslo, Op.Cit, P.21

22
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

C- Innovation de commercialisation

Les innovations de commercialisation visent à mieux satisfaire les besoins des


consommateurs, ouvrir de nouveaux marchés ou positionner d’une manière nouvelle un
produit de l’entreprise sur le marché afin d’augmenter les ventes. Elles consistent en la mise
en œuvre de nouvelles méthodes de commercialisation impliquant des changements
significatifs de la conception ou du conditionnement, de la promotion ou de la tarification
d’un produit. Ce type d’innovation est souvent nécessaire au succès des innovations de
produits.14

D- Innovation organisationnelle

Améliore les pratiques du management de l’entreprise, de l’organisation du travail, de


la gestion des connaissances et des relations avec les partenaires extérieurs de la firme.

Ce type d’innovation est donc l’adoption par l’entreprise d’une nouvelle organisation
de production, de travail et des relations entre l’entreprise et son environnement.

1.3.2. Selon l’impact de l’innovation sur le marché

C.FREEMAN distingue deux types d’innovations15 : l’innovation incrémentale et l’innovation


radicale.

A- L’innovation incrémentale (continue ou de caractère mineur)

Elle consiste à faire des améliorations progressives sur les performances de l’offre
existante en termes de prestations de coûts.

Ce type d’innovation est le plus rencontré sur le marché car elle n’exige pas de nouveaux
savoir-faire et elle représente des effets importants pour la croissance de la productivité des
entreprises et donc pour le système économique entier.

13
R.SOPRANOT et E.STEVEN, « Management de l’innovation », Ed.Dunod, Paris, 2007, P.19.
14
M. RAHMOUNI, « Motivations et déterminants de l’innovation technologique : Un survol des théories
nouvelles », cahiers du GRETHA,n°2011-10, P.4.
15
B.BELLON, « L’innovation créatrice », Ed. ECONOMICA, Paris, 2002, P.5.

23
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

B- L’innovation radicale (de rupture ou de caractère majeur)

Elle consiste à offrir des produits nouveaux et originaux, en utilisant de nouveaux


procédés de fabrication, de savoir et savoir-faire nouveaux et cela pour augmenter les
performances de l’offre.

Ce type d’innovation est risqué pour les grandes entreprises car elle induit des
changements techniques, sociaux et commerciaux.

 La phase de l’émergence de la nouvelle technologie

Elle correspond au développement d’une nouvelle technologie, par le recours à de


nombreux essais erreurs de la part des développeurs, visant la compréhension et la maitrise de
la technologie en question. Cette phase est précédée d’une période de recherches
fondamentales permettant sa constitution16.

 La phase de croissance de technologie

C’est la mise en œuvre sur le marché des nouveaux produits développés. Il s’agit
d’une technologie clé ou verrouillée à cause de la maîtrise limitée par quelques acteurs.

 La phase de maturité

Dans cette phase, la technologie commence à être adoptée progressivement par la


majorité des acteurs et elle devient nécessaire à toute l’activité de l’entreprise.

 La phase de déclin

La technologie, dans cette phase, devient de plus en plus coûteuse et touche à sa fin.
Donc, le déclin commence de l’ancienne technologie où une nouvelle courbe est lancée pour
représenter un produit innovant qui va remplacer l’ancien et ce dernier est en voie
d’extinction, c’est-à-dire à chaque fois qu’une technologie disparaît sur le marché, une
nouvelle plus performante la remplace.

1.4. Caractéristique de l’innovation

L’innovation répond généralement au besoin de renforcement de la situation financière


et concurrentielle de l’entreprise.

16
G. Duthil, « progrès technique et marché au travail », Ed. L’Harmattan, Paris, 2006, P.31.

24
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

ROGERS identifie cinq caractéristique de l’innovation17 qui sont : l’avantage relatif, la


comparabilité, la complexité, possibilité d’essai d’une innovation et l’observation.

 L’avantage relatif

C’est la différence de la valeur perçue par les individus entre la nouvelle et l’ancienne
innovation ou entre la situation nouvelle découlant après l’adoption de l’innovation et
l’ancienne situation. C’est le degré auquel la nouvelle innovation est perçue comme étant
meilleure que celle déjà existante. Une innovation ne doit peut-être pas posséder des
avantages mais il est important que les individus la perçoivent comme étant avantageuse.

 La comparabilité

Il s’agit de la mesure dans laquelle une innovation est perçue comme correspondante
aux valeurs existantes. Et une idée qui est incompatible avec les valeurs et normes actuelles
va prendre plus du temps pour être adoptée.

 La complexité

Il s’agit de la mesure dans laquelle une innovation est perçue comme étant difficile à
comprendre ainsi qu’a utilisé. Les nouvelles idées qui sont simples à comprendre seront
adoptées plus rapidement que d’autres qui vont nécessiter plus de compétences avant de
pouvoir les comprendre.

 Possibilité d’essai d’une innovation (testabilité)

C’est la facilité avec laquelle une innovation peut-être expérimentée ou modifiée à


faible échelle avant son adoption complète. Cela permettra aux éventuels utilisateurs d’avoir
plus de confiance dans le produit car il y aura la possibilité d’apprendre à utiliser cette
innovation.

 L’observabilité

C’est la possibilité d’observer les effets de l’innovation, ou le degré auquel les


résultats et bénéfices d’une innovation sont clairs. Plus ces effets sont visibles, plus
l’innovation se diffuse rapidement et les individus l’adoptent facilement.

17
E.M.ROGERS, « Diffusion of innovation », The free press, 4th edition, New York, 1995, P.112

25
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

1.5. Les enjeux et les risques de l’innovation

L’innovation agit généralement sur un marché concurrentiel dans lequel sa survie


dépond de sa capacité à évoluer et à s’adapter, L'innovation est souvent présentée comme un
enjeu majeur de la compétitivité de l’entreprise, mais elle engendre pour les entreprises
innovantes une réelle prise de risque.

1.5.1. Les enjeux de l’innovation

L’innovation constitue une réponse parmi d’autres au besoin de durer dans un


environnement commercial, artisanal ou industriel au niveau locale, nationale ou
internationale

Les entreprises innovantes :

 Sont plus aptes à maintenir leur position sur le marché

 Ont une meilleure croissance

 Conquièrent de nouveaux marchés

 Diversifient leurs activités

 Sont plus actives à l’export

1.5.2 Les risques de l’innovation

Les risques pouvant menés à l’échec d’une démarche d’innovation sont de quatre
natures :

A- Risque financier

Si le cout de l’innovation s’avère trop élevé, les retombées espérées seront absentes, il
faut donc :

 Bien évaluer le cout de l’innovation

 Estimer un budget et y affecter des fonds propres de l’entreprise

 Faire le tour des aides financières et soigner le dossier de financement

26
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

 Prévoir éventuellement une protection s’il s’agit d’un nouveau produit

B- Risque technique

Le manque d’information sur la technologie et le manque de compétences techniques


sont des obstacles à l’atteinte des performances visées dans les objectifs du projet, en
particulier si le projet vise à développer un nouveau produit ou à acquérir une nouvelle
technologie, il faut mettre en place :

 Avoir recours à la formation

 Embaucher une personne qualifiée

 S’adjoindre une aide externe (bureau d’étude, conseil, pôle d’innovation)

 Faire des essais

C- Risque commerciale

Le marché s’avère finalement absent car il n’est pas encore assez mur, ou ses besoins
ont été mal analysés, ou la stratégie d’acquisition de parts n’est pas efficace, de cette effet,
il aura lieu de :

 Procéder à une étude du marché

 Faire des sondages

 Bien évaluer la concurrence

 Elaborer une stratégie commerciale (avec l’aide éventuelle d’un prestataire)

D- Risque organisationnel

L’entreprise se voit déstabilisée par la nouvelle organisation, par les nouvelles


méthodes, par les nouveaux outils. Des freins sociaux apparaissent. Un manque de
souplesse dans l’organisation peut être fatal. Une réglementation peut constituer un
obstacle non négligeable.

Une coopération mal négociée ou le rôle des partenaires n’est pas clairement défini va
vouer le projet à l’échec, et pour éviter tout ça il faut :

27
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

 Donner un maximum d’information au personnel

 Motiver

 Se mettre au fait réglementations et normes

 En cas de partenariat, rédigé ou faire rédiger un contrat précis

28
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

Section 2 : Processus de l’innovation

Pour survivre ou se développer, les entreprises doivent à présent pouvoir créer de la


valeur et innover dans tous les aspects de leur organisation, soit dans leur gestion, leurs
processus, leurs produits et services, de même que dans la commercialisation et leur modèle
d’affaires.

L’innovation est un processus concret qui se planifie, qui est réalisable et qui
doit s’adapter aux besoins de l’entreprise. C’est un moyen d’atteindre ses objectifs
stratégiques, d’améliorer sa compétitivité, de se différencier et de créer de la valeur.

2.1. Les étapes du processus d’innovation

Un processus d’innovation regroupe l’ensemble des activités nécessaires pour la


transformation d’une idée susceptible d’être commercialisée en projet. L’innovation s’appuie
généralement sur quatre étapes : l’idée, la transformation de l’idée en projet, la réalisation du
projet et la mise sur le marché du projet. Ces étapes ne se gèrent pas de la même façon.

 L’idée

Le point de départ d’une innovation consiste en la formalisation d’une idée de nouvelle


offre. La génération de cette dernière s’appuie à la fois sur les acteurs internes et externes a
l’organisation. Il s’agit donc pour l’entreprise de détecter les flots d’idées provenant des
différentes sources 18 : les sources internes, les sources externes et les clients. Toutes ces idées
coexistent pour donner naissance à de vrais concepts, se transformant en produits ou services
et modifiant les organisations. C’est donc l’essai de rendre l’innovation concrète tout en
respectant les délais et les budgets.

Selon François DEBOIS19 (expert en innovation), les idées doivent répondre aux questions
suivantes :

- Contribution a un axe stratégique de l’entreprise : l’idée est-elle en phase avec l’une


des voies d’innovation de l’entreprise ?

- Avantage compétitif durable : l’idée est-elle difficilement copiable ou sa mise sur le


marché donnera-t-elle un avantage difficile à rattraper sur les concurrents ?

18
R. Sopranot et E. Stevens, Op cit, P.48
19
www.cegos.fr/actualité/vidéos/ (consulté le 05/10/2016)

29
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

- Valeur ajoutée : l’idée apporte-t-elle des fonctionnalités nouvelles ou permet-elle de


réduire les couts de production ?

- Impact sur les méthodes de travail : la mise en œuvre de l’idée modifie-t-elle la façon
de travailler des équipes ou celle des clients ?

- Maitrise des technologies et des savoir-faire : l’entreprise maitrise-t-elle les savoir-


faire et les technologies nécessaires au développement de l’idée ?

- Capacité à assumer l’investissement : l’entreprise peut-elle financer facilement le


développement de l’idée ?

Selon ce même expert, si une seule condition parmi ces six n’est pas satisfaite, l’idée
peut être rejetée mais peut-être gardée pour l’améliorer encore plus ou la modifier en
proposant un plan d’action ciblé et budgété sur les démarches de faisabilité, pour enfin
l’adapter au futur contexte de l’entreprise. Et si cette idée est rejetée à cause du manque des
ressources , il faut savoir faire preuve de souplesse face aux vraies opportunités, et l’une des
manières de le faire et de Co-développer certaines innovations avec des acteurs externes a
l’entreprise, ce qui supposera le partage de la valeur générée.

A partir de ces questions posées par François DEBOIS, on pourra collecter des idées, en
établissant des priorités, et sélectionner celles qui peuvent être transformées en projets.

 De l’idée au projet : Le passage de l’idée sélectionnée au projet nécessite les étapes


suivantes20:

A- Etablissement d’un plan d’action

L’établissement d’un plan d’action permet de formaliser un programme qui servira de


référence tout au long du développement du projet. Ce plan d’action s’articule autour des
points suivants :

 Objet de l’innovation : il s’agit de définir la nature de l’innovation, ses caractères de


nouveauté, ses limites et ses applications.

 Cadre administratifs et juridique : c’est le positionnement du projet au regard des


brevets existants, des contraintes réglementaires et normatives.

20
www.eco.e-bourgogne.fr/pdf. Consulté le 10/10/2016

30
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

 Le marché : l’étude du marché se base sur :

- L’évaluation des attentes et besoins de la clientèle visée, en la segmentant ;

- L’estimation quantitative et qualitative du marché ;

- La situation des concurrents, de leurs forces et de leurs faiblesses ;

- Le positionnement différentiateur de l’innovation sur le marché (performance/prix).

 Les moyens à mettre en œuvre :

- Utilisation d’infrastructures et d’équipements existants ;

- Nouveaux investissements ;

- Mobilisation de compétences internes et externes ;

- Technologies à acquérir.

 Déroulement du projet (de l’étude au lancement) : il s’agit de décrire les différentes


étapes du projet et de qualifier pour chaque phase, les moyens mis en œuvre et les
délais.

 Les couts prévisionnels du projet : ils intègrent les charges directes et indirectes
engagées et qui se composent des :

- Couts internes de R&D du projet ;

- Couts externes, lorsque le projet fait appel à des prestations extérieures ;

- Dépenses relatives au lancement industriel et commercial.

 Le coût de revient prévisionnel du produit : il s'agit de prendre en compte les coûts


directs et indirects de production envisagée ainsi que l'amortissement de l'étude et de
développement.

 Commercialisation et prévisions de ventes : avant d'établir des prévisions de ventes à


court et moyen terme par la segmentation du marché, il faut définir les différentes
approches à savoir :

31
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

- Le positionnement d'un produit par rapport à la concurrence et aux attentes de la


clientèle ;

- La détermination du prix ;

- Les moyens de promotion, de communication et de publicité à mettre en place ;

- La qualification des réseaux de distribution.

 Le financement du projet : c’est la définition des nouvelles ressources financières à


mettre en place, compte tenu des différents couts prévisionnels du projet :

Autofinancement, emprunts, augmentation du capital, les aides financières.

B- Identification des facteurs de risque et de réussite

Les projets innovants comportent des prises de risques à différents niveaux qui doivent
être analysés pour anticiper leurs évolutions. Parmi ces risques, on peut citer :

- L’appréciation des ressources à mobiliser ;

- Les évolutions relatives au marché ;

- Les variables liées à l’environnement (conjoncture, modalités et délais d’accès au


marché, réactions de la concurrence, résistance au changement…).

C- Désignation d’un chef de projet et des tableaux de bord

Le chef de projet assure le suivi du projet dans tout son déroulement, en se référant au
plan d’action prévu, pour proposer des correctifs dans le cas d’enregistrement d’écarts.

Un tableau de bord va permettre le suivi de l’état d’avancement du projet et de prendre en


compte les éventuelles modifications apportées.

D- Engager une démarche de protection de l’innovation

Il s’agit de veiller à ne rien divulguer jusqu’au lancement, car toute divulgation détruit la
nouveauté et ne permet plus un dépôt de protection.

Il est donc essentiel de conserver le secret dans la phase « projet » et d’obtenir des
engagements de confidentialité de la part de toute personne interne ou externe participant à
l’élaboration du projet.

32
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

 Du projet à la réalisation

Dans cette phase, le chef de projet met en place toutes les ressources internes prévues
(équipes projet, études, achats consommés, équipements de l’entreprise…) et externes
(centres techniques, bureaux d’études…), pour la réalisation du projet.

L’entreprise a intérêt à s’entourer de compétences de spécialistes extérieurs maitrisant la


technologie et les savoir-faire, dans le domaine ou elle ne dispose pas en interne de ces
compétences. Donc cette phase porte essentiellement sur 21 :

- La validation des cahiers des charges ;

- La transformation du projet en phototype ;

- Finaliser la stratégie de propriété intellectuelle par le dépôt de brevet par exemple ;

- Capitalisation des connaissances.

 La mise sur le marché

C’est à cette étape que les résultats des efforts seront récoltés, elle comporte deux phase :
le pré-lancement et le lancement final de l’innovation.

A- Pré-lancement

Cette phase de pré-lancement est très importante avant d’engager directement le


lancement industriel et commercial, car elle permet d’opérer si nécessaire des modifications
sur le produit et de lui apporter les dernières améliorations.

Elle permet également, à travers la réalisation d’une présérie, la validation de l’opération du


lancement industriel et commercial, tester les moyens de production (infrastructures et
équipements), les approvisionnements, le savoir-faire du personnel…

La réalisation d’une présérie permet par ailleurs d’effectuer des pré-tests de


commercialisation et d’analyser la réaction de la clientèle face au nouveau produit.

B- Lancement industriel et commercial

Il s’agit d’une mise en œuvre de la production industrielle et du lancement commercial.

21
www.eco.e-bourgogne.fr/pdf. Consulté le 10/10/2016

33
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

La première doit être à la fois souple et adaptable et doit ménager la possibilité d’opérer
des modifications et réglages avant la montée en cadence. Une fois le mode de production
validé, les démarches relatives à la gestion de production se mettent en place.

La deuxième revêt un caractère souvent déterminant dans le succès d’un nouveau produit
sur son marché. Dans cette phase, tous les moyens doivent être mis en œuvre pour optimiser
la mise en valeur de l’innovation proposée.

2.2. Les modèles du processus d’innovation

Il est nécessaire de présenter les différents modèles du processus d’une innovation car
ils permettent de décrire, comprendre et de piloter d’une façon optimale l’innovation.

2.2.1 Le modèle de la boite noire : l’innovation comme résultat

Dans ce modèle, l’entreprise est considérée comme étant une boite noire
technologique22, qui désigne un processus linéaire qui va de la recherche, en passant par
l’invention et l’innovation (voir la figure n 01 P.32). Ce modèle fait l’objet de deux
modélisations distinctes, celle de « science push » ou les avancées techniques représentent un
processus autonome en aval, et celle du « Demand pull » ou la source d’innovation réside des
opportunités crées par le marché.

Figure n°01 : Le modèle de la boite noire

Source : M. Chouteau et L. Viévard, « L’innovation, un processus à décrypter », édition le


centre ressources prospectives du grand Lyon, janvier 2007, Paris, P.10.In :
www.millenaire3.com/Innovation.pdf. Consulté le 14/04/2015).

22
Greffe et Ali, « Encyclopédie économique », Ed. Economica, Paris, 1990, P.935

34
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

A- Le modèle de « science push »

Ce modèle est initié par Schumpeter et il est apparu dans les années 1950-1960, ou le
développement des produits a été basé sur les avancées technologiques. Il considère que la
science et les activités de R&D sont à l’origine de toute innovation et que cette dernière est un
facteur exogène (hors du marché) pour l’entreprise (voir la figure n°02).

Figure n°02 : Le modèle « Science push »

Connaissance Conception
de base et Fabrication Marketing Vent
technologie e

Source : Guillermo CORTES ROBLES, « Management de


l’innovation technologique et des connaissances : Synergie entre
la théorie TRIZ et le Raisonnement à partir de cas. Application
en génie des procédés et systèmes industriels », Toulouse, 2006,
P.16

B- Le modèle de « Demand pull » (le modèle de deuxième génération)

Initié par Schmookler, il a été conçu à la fin des années 1960 et au début des années 1970. Il
suppose que l’innovation est poussée par le marché et non par la science. C’est-à-dire la
source de l’innovation se trouve dans les opportunités du marché et les besoins du client.

Dans ce modèle, l’innovation est considérée comme étant une dérivée de la demande
perçue sue un marché qui modifie le développement de la technologie.

Ici, l’innovation est induite par le département qui a un lien direct avec le client. Durant
la phase de conception, si des problèmes apparaissent, on pourra suggérer une nouvelle
direction pour la R&D (voir la figure n°03).

A partir de ces deux modèles, il nous apparait que l’innovation est présentée comme un
résultat et son phénomène n’est pas expliqué, car il se passe dans une « boite noire » entre
l’invention et l’innovation.

35
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

Figure n°03 : Le modèle « Demand-pull »

Les besoins Développem


du marché ent Fabrication Vent
e

Source : Guillermo CORTES ROBLES, Op. Cit. P.15

2.2.2. Le modèle linéaire

Vers le début de la seconde moitié du 20 ème siècle, le modèle de la boite noire s’est avéré
inefficace, car il n’assure pas une meilleure compréhension du processus d’innovation. Et
c’est dans ce contexte que SCHUMPETER a proposé en 1942 une nouvelle approche de son
modèle, en intégrant un changement majeur. Il a considéré que l’innovation n’est plus le fruit
d’un entrepreneur individuel, mais d’un travail organisé au sein d’un département nommé
Recherche et Développement23.

Ceci entraine un double déplacement24 :

- L’invention et l’innovation sont donc comprises comme des activités courantes


exercées par la plupart des entreprises. Ce qui implique que les firmes disposent
d’une fonction créative qui n’existait pas dans le premier modèle de Schumpeter.

- L’invention est donc devenue endogène à l’invention. C’est le résultat d’une activité
intentionnelle, non hasardeuse.

Cette nouvelle approche de l’innovation a donné lieu au modèle linéaire, pour une
meilleure compréhension du processus d’innovation, ce dernier considère l’innovation comme
étant un processus constitué d’une succession d’étapes ordonnées. Il est dit linéaire, car le
point de sortie de l’étape précédente est le point d’entrée de l’étape suivante25.

Les étapes constituant le processus d’innovation, peuvent varier en nombre et commencent


toujours par l’invention. La R&D est au cœur de ce processus, comme le montre la figure
suivante :

23
M. Chouteau et L.Viévard, « L’innovation, un processus à décrypter », édition le centre ressources
prospectives du grand Lyon, Janvier 2007, Paris, P.11. (http://www.millenaire3.com/innovation.pdf. Consulté le
18/10/2016)
24
Ibid
25
M. Chouteau et L. Viévard, Op cit, P.12
36
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

Figure n°04 : le modèle linéaire

Etape 1: Etape 2: Etape 3:


Invention
R&D Conception Innovation

Source : M. Chouteau et L. Viévard, Op. Cit, P.15

2.2.3. Le modèle d’innovation de quatrième (4ème) génération

Appelé aussi « integated Model » ou « Chain Linked ». Ce modèle diffère des modèles
précédents dans la mesure ou le processus d’innovation se focalise sur la conception et non
par sur la R&D et il souligne l’importance d’associer les différents départements pendant le
développement d’un nouveau produit ou service.

Il est présenté en 1986 par S.Kline et N.Rosenberg, c’est le plus représentatif de cette
génération et s’appuie sur plusieurs postulats26 :

- Le processus d’innovation n’est pas linéaire ;

- Le processus de conception est central ;

- Les feedbacks ou des liens de rétroaction sont envisageables à chaque étape.

Selon ce modèle, le processus d’innovation commence par le processus de conception


qui joue un rôle important dans le succès ou l’échec de l’innovation, et il peut prendre des
chemins différents.

En fait, la conception est nécessaire pour initier une innovation technologique et la re-
conception est essentielle pour assurer son succès. C’est en s’appuyant sur les résultats de ces
travaux que S. Boutillier et D. Uzunidis affirment que « le processus central de l’innovation
n’est pas la science, mais la conception »27.

La conception initiale est suivie d’une phase de conception détaillée et de tests, qui
mène à son tour à une phase de reconception conduisant à la production, puis à la mise sur le
marché.

26
M. Chouteau et L. Viévard, Op cit, P.13
27
S. Boutillier et D. Uzunidis, « La gouvernante de l’innovation », Ed. L’Harmattan, Paris, 2007, P.18.

37
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

2.2.4. Le modèle d’innovation de cinquième (5ème) génération

Ce modèle appelé aussi « System Integration and Networking Model (SIN) », se caractérise
par28 :

- Une stratégie croissante d’intégration entre les différents organismes à l’intérieur et


en dehors de l’entreprise ;

- L’intégration des TIC dans le processus d’innovation ;

- L’organisation horizontale qui cherche à rapprocher les groupes de recherche et


développement, de marketing et de production, etc.

- L’importance de la flexibilité dans l’entreprise, dans la rapidité du développement,


sur la qualité et sur d’autres facteurs non-quantifiables.

2.3. Les voies d’accès à l’innovation

Pour acquérir de nouvelles technologies et développer différentes innovations, les entreprises


peuvent procéder de plusieurs façons29 :

2.3.1. Développement en interne

Cette voie reste du domaine des grandes entreprises car elle est la plus longue, la plus
risquée et la plus couteuse.

Ce développement se fait via le département recherche et développement qui est la voie


d’accès à l’innovation la plus classique et c’est celle qui procure la plus grande indépendance
à l’entreprise en cas de réussite de l’innovation.

2.3.2. La croissance externe

C’est le rachat de l’entreprise d’une autre entreprise maitrisant le savoir-faire


nécessaire à leur développement

28
G. CORTES ROBLES, « Management de l’innovation technologique et des connaissances : Synergie entre la
théorie TRIZ et le Raisonnement à partir de Cas. Application en génie des procédés et systèmes industriels »
thèse de doctorat, Toulouse, 2006, P.18 (ethesis.inp-toulouse.fr/cortesrobles.pdf. consulté le 12/10/2016)
29
www.oeconomica.net/pdf. Consulté le 11/10/2016

38
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

Cette voie est généralement couteuse et risquée d’autant plus que le potentiel
d’innovation de l’entreprise acquise est élevé, et ses résultats sont incertains.

2.3.3. La sous-traitance

Consiste à passer des contrats de recherche avec des organismes externes tels que des
sociétés d’études, des cabinets de conseil, des centres de recherches publics ou privés, des
universités.

Elle permet de profiter d’experts de très haut niveaux, mais tant le délai d’apparition de
l’innovation que son cout ou la maitrise obtenue, reste incertain.

2.3.4. L’acquisition d’une licence auprès d’un innovateur

La maitrise de l’innovation par l’entreprise acquéreuse est souvent fortement limitée par le
contrat de licence, qui peut notamment prévoir une rémunération indexées sur les bénéfices
retirés de l’innovation.

Cette approche est généralement la plus rapide, la moins couteuse et la moins risquée.

2.3.5. Les accords de coopérations

Regroupent les partenariats et les alliances, les raisons viennent du fait que les couts de la
recherche sont réduit, et qu’il y-a une volonté de multiplier les diversifications à moindre cout
pour ne pas être trop sensible aux crises sectorielles.

2.4. Les facteurs facilitant ou freinant l’innovation

Comme tout processus, il existe des facteurs qui facilitent l’innovation et d’autres qui la
freinent30.

2.4.1. Les facteurs facilitant l’innovation

Le processus d’innovation est facilité par des sources d’information diverses : des sources
internes (au sein de la firme), des sources externes provenant du marché, des institutions
d’enseignement ou de recherche, et des informations généralement accessibles.

30
Manuel d’Oslo, Op.Cit, P.57-59

39
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

 Sources d’information pour innovation

La liste suivante recense les sources d’information, aussi bien internes à l’entreprise
qu’externes, qui sont jugées pertinentes dans un certain nombre d’enquêtes de l’OCDE :

A- Sources internes : ce sont les informations que l’on retrouve au sein de la firme ou du
groupe à savoir celles relatives a :

- Des activités internes de R&D ;

- La commercialisation ;

- La production ;

- D’autres sources internes.

B- sources externes/sources commerciales : parmi les sources externes qui peuvent


faciliter la collecte d’information pour les activités d’innovation, on trouve :

- Les concurrents ;

- L’acquisition des technologies incorporées et non incorporées ;

- Les clients ;

- Les sociétés de conseil ;

- Les fournisseurs d’équipements, de matériaux, de composants et de logiciels.

C- institutions d’enseignement/de recherche : il s’agit de recueillir des informations


qui sont accessibles à tout moment à savoir :

- Publications de brevets ;

- Conférences, réunions et revues professionnelles ;

- Foires et expositions.

D- Informations généralement accessibles : il s’agit de recueillir des informations qui


sont accessibles à tout moment à savoir :

- Publications de brevets ;

40
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

- Conférences, réunions et revues professionnelles ;

- Foires et expositions.

2.4.2. Les facteurs freinant l’innovation :

L’innovation peut être entravée par un certain nombre de facteurs, il peut s’agir de
raisons pour ne pas démarrer du tout une activité d’innovation, ou de raisons qui n’ont pas
permis aux activités d’innovation d’aboutir aux résultats escomptés.

A- Facteurs économiques :

- Risques perçus comme excessifs ;

- Coûts trop élevés ;

- Absence de sources appropriées de financement ;

- Durée excessive du temps de retour de l’investissement dans l’innovation.

B- Facteurs propres à la firme :

- Potentiel d’innovation (R&D, études de conception, etc.) insuffisant ;

- Manque de personnel de qualité ;

- Manque d’information sur la technologie et sur les marchés ;

- Dépenses d’innovation difficiles à maitriser ;

- Résistance aux changements dans la firme ;

- Disponibilité de services externes insuffisants ;

- Absence de possibilités de coopération.

41
Chapitre 1 : L’innovation : aspects théoriques

dans la compétitivité des entreprises.

42
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

Avec la mondialisation des échanges et la globalisation des marchés, la


compétitivité devient une nécessité pour toutes les entreprises, elle est définit comme
la capacité d’une entreprise a résisté à la compétition imposé par ses concurrent et
par son marché.

La compétitivité semble être conditionnée par une multitude de facteurs ou


déterminants aussi bien nationaux qu’internationaux1.Le concept n’est pas statique et
change constamment en réponse aux changements des conditions de marché.

Section 1 : Présentation de la notion de compétitivité

Dans le cadre de la mondialisation, la concurrence s’intensifie de plus en


plus, la compétitivité devient un impératif incontournable, ce qui oblige les
entreprises à être compétitives pour bien se positionner sur le marché.

Dans cette section, nous allons présenter des généralités sur la compétitivité
des entreprises, les caractéristiques, les formes, et les facteurs.

1.1. Définition de la compétitivité


Comme beaucoup de concepts clefs dans la R&D, il n’y a pas de définition
universelle, voici quelques définitions pour illustrer la manière dont on utilise se
terme :

Etre compétitif, c’est être capable d’affronter la concurrence tout en se


protégeant, selon G Kooenig (1996), « une entreprise compétitive est une entreprise
qui ne se met pas en péril et qui sait combiner l’efficacité et efficience, être efficace
signifie que l’entreprise atteint son objectif, l’efficience est la capacité d’économiser
les ressources pour atteindre l’objectif fixé »2.

Selon INGHAM Marc « la compétitivité d’une entreprise serait sa capacité


dans des condition de concurrence libre et ouvert de produire des biens qui passent

1
LACHALL.L « la compétitivité ; concepts, définition et application ». 2001. p. 29.
2
THIERY SANVIN, « la compétitivité de l’entreprise, l’obsenssion de la firme allégée.

54
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

le test des marchés internationaux tout en lui permettant de maintenir ou d’améliorer


sa rentabilité sur une long période »3.

Prenant l’exemple de N.RAMBHUJN (2000) cité par J-F NVINA. Qui


considère que la compétitivité d’entreprise comme « une capacité de lutter avec ses
concurrents et de les battre ou un produire à cout bas, vendre à prix bas en
maintenant la qualité »4.

Au niveau macro-économique la compétitivité est la capacité de produire des


biens et services qui satisfont aux conditions de concurrence internationale
permettant aux habitants d’un pays de bénéficier d’un niveau de vie croissant et
soutenable.

1.2. Les caractéristiques de la compétitivité


Il existe plusieurs caractéristiques de la compétitivité :

A- La compétitivité ne peut être analysée que dans la cadre d’une version


globale de l’entreprise :
Une entreprise est souvent compétitivité sur un ou au plusieurs aspects, c’est le
cas d’une entreprise qui recherche la productivité en organisant mieux ses forces de
travail. Mais l’entreprise est un corps complexe et il n’est pas évident qu’elle soit
compétitive sur tous les aspects de son organisation. Dans ce cas elle dispose
d’avantages compétitifs partiels.

B- La compétitivité n’est pas exclusivement financière


Dans l’esprit de beaucoup, la compétitivité est confondue avec sa traduction
financière. Les uns parlent de la productivité, de rentabilité, de rendement, assimilant
ces mots à la compétitivité. Il y a ici confusion entre la cause et l’effet. La rentabilité,
la productivité, le rendement sont les conséquences de la compétitivité et son origine.

Une absence de dimension financière condamne la compétitivité tout entière. Si


la compétitivité peut se restreindre à l’espace financière, une entreprise qui n’est pas

3
INGHAM. MARC, « management stratégique et la compétitivité ».édition DE BOECK
université.1995.P. 02.
4
J-F.NGOK EVINA. « La compétitivité des entreprises Africaines », le revenue des sciences de gestion
n°267-268,2014p.52 consulté le : 20/10/2016.

55
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

rentable, ou dont la productivité faible, ne peut pas être une entreprise compétitive
car la pérennité n’est pas assuré.

C- La compétitivité exprime une potentialité


La rentabilité se mesure, la compétitivité s’apprécie, cette différence provient du
fait que la compétitivité exprime une capacité ou si l’on préfère une potentialité. Ceci
explique qu'il peut exister un décalage entre la compétitivité et la performance
financière.

La performance financière est la sanction de l’immédiat. La compétitivité est


l’espérance d’un certain futur. Cette distinction nous permettra de comprendre
pourquoi les entreprises peuvent être en apparence compétitives. Mais ne peuvent
pas trouver de rentabilité immédiate. Il peut exister des situations où il n’y a pas de
concomitance entre compétitivité et rentabilité.

D- La compétitivité n’est pas réductible à la seule performance


Etre compétitif. C’est être performant. On ne pourrait imaginer le contraire. Mais
la performance n’est qu’une facette de la compétitivité. La performance renferme
deux dimensions : faire mieux, faire autrement. Il est nécessaire de distinguer ses
deux dimensions :

- Faire mieux que les autres : c’est la dimension la plus visible de la


compétitivité dans cette acceptation, on est performant, donc compétitif
parce qu’on évalue plus vite, parce qu’on fabrique moins cher, parce qu’on
travaille plus et à un cout plus faible avec plus grande qualité que ses
concurrents. C’est un logique du quantitatif.
- Faire autrement que les autres : mais être compétitif n’est pas que l’on sait
faire autrement comparé toute la richesse du mot signifie que l’on sait faire
autrement comparé aux autres. Cette dimension est importante, c’est-à-dire
la capacité de l‘entreprise à concevoir des services qu’elle est seule à pouvoir
développer ou maitriser. Nous sommes là dans une logique du qualitatif.

56
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

E- La compétitivité est un avantage momentané, inscrit dans le temps


Mais l’avantage concurrentiel dont dispose l’entreprise, et qui est le propre
de la compétitivité, est momentané et inscrit dans le temps. Un avantage n’est jamais
définitivement acquis pour la seule raison que la concurrence est là pour rendre
précaire l’avantage concurrentiel. Dans une économie de liberté, la connaissance se
diffuse rapidement. L’avantage concurrentiel n’est acquis que l’espace d’un moment
même s’il est relayé par une stratégie de recherche et développent ou d’innovation
qui pourrait maintenir l’avantage en question. Ceci implique que l’analyse de la
compétitivité doit reposer sur une vision de long terme et elle ne saurait se limiter à
l’analyse à un moment donné.

F- La compétitivité s’apprécie de plus en plus mondialement


Par ailleurs, si l’avantage est limité dans le temps, il tout autant dans l’espace.
Une entreprise peut être compétitive sur l’espace mondiale. Mais s’il existe des
barrières à l’entrée sur le marché intérieur, la compétitivité des entreprises nationale
à l’égard des concurrents internationaux n’est pas assurée.

1.3. Les types de la compétitivité


D’après Michael Porter, la compétitivité prend en compte à la fois de la
qualité et l’innovation du produit en même temps que son coût ‘c’est –à-dire ce que
le client est prêt à payer. En ce sens, cette position va permettre de créer de multiples
façons de développer des avantages compétitifs.

On distingue deux types de la compétitivité 5, qui par ailleurs peuvent être mis
en rapport l’un avec l’autre, le premier type repose sur les prix. L’entité économique
est en mesure de répondre à la concurrence en ajustant ses prix. La compétitivité peut
être d’un second type ainsi, la compétitivité structurelle ou compétitivité hors prix
indique la capacité d’une entité économique à se démarquer la concurrence et par
d’autres moyens que le prix.

5
DEJARDIN. Marcus, « la compétitivité structurelle ». In revue reflets et perspectives de la vie
économique, RPVE Tomas.N° 1 ; 2006.p 02.

57
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

1.3.1. Compétitivité prix


La compétitivité-prix c’est la capacité de produire des biens et services à un
prix inférieur à ceux des concurrents pour une qualité équivalente, elle repose sur la
capacité de produire une offre à des coûts inférieurs à ceux des concurrents.

Le taux de change peut avoir un impact important sur la compétitivité-prix,


une dépréciation de la monnaie nationale entraine une amélioration de la
compétitivité-prix des entreprises à l’exportation.

La compétitivité-prix se réalise en générale par une politique d’économie d’échelle


ou encore le développement du progrès techniques visant à réaliser des gains de
productivité.

Les entreprises ont donc trois solutions :

 Réduire les coûts de production : l’entreprise qui parvient à baisser ces


coûts de production peut réduire son prix de vente. Une baisse des coûts de
production par une baisse de prix des matières premières, soit par la baisse du
coût de la masse salariale, et soit par une augmentation de la productivité.
 Réduire ces marges commerciales : une entreprise qui ne peut pas baisser
ces coûts de production, peut réduire sa marge commerciale afin de vendre le
produit moins cher.
 Profiter des différences de change : les entreprises qui exportent peuvent
profiter des différences de change qui existe entre leur monnaie nationale et
celle du pays dans lequel elles vendent leurs produits.

1.3.2. La compétitivité hors-prix


La compétitivité hors-prix ou structurelle est la capacité d’imposer des
produits et services indépendamment de leurs prix (qualité, innovation, service après-
vente, image de marque et les délais de livraison…). Ce type de compétitivité
demande du temps pour le construire, car il repose sur la perception de l’offre par les
clients, qui se bâtit sur le long terme en fonction procuré pas le passé.

Elle exige aussi beaucoup d’investissement pour développer et maintenir la


spécificité de l’offre. Elle dépend de : la qualité, l’innovation et la réputation.

58
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

1.4. Les fondamentaux de la compétitivité (quelque notion liées à la


compétitivité)
La compétitivité met en relation trois mots essentiels 6: la concurrence, la
relativité et l’avantage concurrentiel.

1.4.1. La concurrence
La compétitivité suppose sur un préalable indispensable : une existence d’une
économie de marché organisé où les concurrents viennent librement offrir leurs
biens et services. La concurrence, la capacité d’entreprendre, et la liberté des prix
sont trois conditions nécessaires pour que puisse naître la compétition et donc la
compétitivité. On ne peut pas parlé sur la compétitivité que si la compétition est
dominante entre les entreprises.

1.4.2. La relativité
Une entreprise ne peut pas se rendre compte si elle est compétitive ou non
dans la mesure où elle n’a pas de compétiteurs. Cela sous-entend que l’appréciation
de la compétitivité nécessite une démarche de comparaison. On est compétitif parce
qu’il existe d’autres entreprises avec lesquelles il est possible de s’étalonner. C’est en
se comparant aux entreprises d’un même espace, au travers de la concurrence, que
l’on perçoit l’importance relative de l’avance acquise ou du retard pris.

1.4.3. L’avantage concurrentiel (compétitif)


Pour être compétitif, l’entreprise doit développer un avantage concurrentiel
(AC) par rapport à ses concurrents. On peut définir un avantage concurrentiel comme
tout ce qui permet à une entreprise de surpasser ses concurrents.

Pour F.FRERY : « l’avantage concurrentiel est l’obtention d’un profit


durablement supérieur à celui des concurrents. »7.

1.5. Les niveaux d’analyse de la compétitivité


La compétitivité peut être analysée sur trois niveaux qui sont : niveau micro-
économique (entreprise), niveau méso-économique (secteur) et niveau macro-
économique (secteur).
6
M.TERNISIEN et A-F.DIGUET, « indicateurs et facteurs de compétitivités des services rendu à
l’industrie », l’édition de l’industrie. Paris 2001. P.29.
7
Frédéric. FRERY, « l’essentiel du management ; stratégie, les fondamentaux » édition, 2008, p.116.

59
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

1.5.1. La compétitivité au niveau micro-économie (entreprise)


Au niveau de l’entreprise, la compétitivité peut être vue comme la capacité
d’une entreprise à faire face à ses concurrences et a gagné la part de marché. Cet
objectif peut être atteint de deux manières, soit en pratiquant des prix inférieur sur les
produits similaires, soit en cherchant des positions de monopole par une
différenciation des produits8.

La compétitivité d’entreprise peut être définie comme la capacité de


l’entreprise d’offrir par rapport à ses concurrentes, des produits de valeur supérieure
à cout égaux, ou de valeur égale à des couts inférieurs, ainsi des positions
compétitives avantageuses permettant de réaliser des performances économiques sur
la longue période. Dans le contexte d’internationalisation de la concurrence, la
compétitivité d’une entreprise serait, la capacité dans des conditions de concurrence
libre et ouverte, de produire des biens qui dépasse des marchés internationaux tout en
lui permettant de maintenir ou d’améliorer sa rentabilité sur longue période9.

1.5.2. La compétitivité au niveau d’un secteur (une branche d’activité)


Une branche d’activité est compétitive si la productivité totale de ses facteurs
est égale au supérieure à celle de ces concurrentes étrangères, elle est compétitive si
le niveau de ces coûts unitaires est égale ou inférieur à celui de ces concurrents
étrangères, la compétitivité de producteurs locaux se mesure par leurs plus au moins
grande aptitude à avoir une part de marché élevé10.

1.5.3. La compétitivité au niveau d’une nation


Au niveau de la nation, la compétitivité est la capacité d’améliorer
durablement le niveau de vie des habitantes, de générer des augmentations en
productivité, et s’insérer avec succès sur les marchés internationaux11.

La compétitivité d’une nation à long terme est appréciée par sa capacité


d’amélioré le niveau de vie de ses habitants et à leur procuré un haut niveau d’emploi

8
Raphaël CHIIAPPINI « les indices composites sont-ils de bonnes mesures de la compétitivité des
pays ? ». LAREFI working paper n°2012.05, p06.
9
Marc INGHAM « management stratégique et compétitivité ».édition De BOEK, 1995, P.3.
10
Organisation de coopération et développements économique « problématique économique »,
paris, 1994, p.25.
11
N.DJIMASRA : « efficacité technique productives et compétitivité des principaux pays producteurs
de coton »,thése de doctorat en science économique, université d’Orléans ,soutenue le :08/12/2009.

60
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

et de cohésion sociale. Les économistes de l’OCDE (organisation de coopération et


de développement et économique) ont définis la compétitivité comme « l’intensité
avec laquelle un pays peut dans le cadre d’un marché libre et organisé, produire des
biens et services capable d’affronter sur le marché les marché internationaux tout en
maintenant et améliorant le niveau de vie de ses habitant pour une longue
période »12.

1.6. Les facteurs de la compétitivité


La compétitivité est le résultat d’un ensemble de facteurs, aussi bien,
nationaux qu’internationaux :

1.6.1. Au niveau national :


On trouve tous les facteurs qui influencent la compétitivité d’une entreprise à
l’échelle nationale : dotation en ressources, technologie, productivité, caractéristique
de produit, économie d’échelle, régulation fiscale, monétaire et politique de change.

 Dotation en ressources :
Les ressources naturelles (terre, climat, eau, etc…) aussi bien que les
ressources en capital humain.

 La technologie :
Le progrès technologique ainsi que l’efficacité du processus de
production impliquent tous les deux une productivité des facteurs plus élevé
et par conséquent conditionnent l’avantage compétitif d’une entreprise ou
d’un secteur donné. La recherche et développement de nouvelles techniques
plus appropriées, nécessitant parfois des investissements lourds, peuvent
conférer aux différentes entités une meilleure compétitivité.

 Les caractéristiques d’un produit :


Les caractéristiques d’un produit donné peuvent être très importantes
dans la détermination de sa position concurrentielle sur le marché
notamment lorsque le produit est différencié. Compte tenu de la diversité
des préférences des consommateurs, les entreprises peuvent focaliser leurs

12
S.GARELLI ”competiveness of Nation: the fundamantals”, the world competitiveness yearbook
2000, p.47.

61
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

stratégie ; soit à servir des riches de marchés pour répondre à une demande
bien particulière, soit sur des facteurs hors prix, telle que la maintenance, la
fiabilité, le service après-vente…etc. Qui peuvent être des éléments décisifs
dans la détermination de la compétitivité d’un produit. En effet « la
compétitivité hors prix est aussi importante que la compétitivité prix, dans la
détermination, la qualité du produit, la commercialisation, ainsi que les
dispositions pour sa maintenance peuvent devenir des éléments décisif de sa
compétitivité plutôt que son prix »13

 Les économies d’échelle :


La productivité des ressources et le coût marginal varie avec le niveau
de production d’un produit donné ainsi, l’économie d’échelle est un facteur
critique dans l’évaluation de la compétitivité d’un produit donné.

La régulation et les politiques des échanges :


Les mesures de la politique de l’Etat aussi des effets profonds sur la
compétitivité d’une industrie ou d’un produit donné. Les politiques fiscale et
monétaire (taxation, taux d’intérêt, contrôle d’inflation), la politique
interventionniste de l’Etat et celle des échanges.

1.6.2. Au niveau international :


A l’échelle internationale, la compétitivité dépend d’une multitude
facteurs. Parmi les plus importants, en peut citer le taux de change, les conditions du
marché international, le coût de transport international et enfin les préférences et
arrangements entre les différents pays.

Le taux de change est déterminé par l’offre et la demande relatives


d’une monnaie à une autre dans certain cas, ce taux est influencé par les mesures
politiques que les différents gouvernements mettent en place .Ainsi la dévaluation de
la monnaie d’un pays par rapport à celle de son concurrent (dévaluation compétitive)
se traduit par une amélioration de la compétitivité des produits exportés, produit
devenus moins chers en termes de monnaie du pays importateur.

13
D, Morris the economie système in the UK , oxford university press, 1985.

62
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

Section 2 : les indicateurs de mesure la compétitivité

L’indicateur comme un instrument qui donne des informations, le mode de


mesure d’un objectif à atteindre. L’explication les mesures de la compétitivité Solon
trois niveaux d’agrégation. A chacun correspondent divers mesure de compétitivité.
Le littérateur économique examine les indicateurs de compétitivité selon trois
niveaux :

- La compétitivité des entreprises (niveau microéconomie).


- La compétitivité des industries /secteurs (niveau mésoéconomie).
- La compétitivité des économies nationales (niveau macroéconomie).

2.1. Les indicateurs de la compétitivité au niveau microéconomique

La compétitivité de l’entreprise peut être définie par « sa capacité à soutenir


durablement de la concurrence et sa capacité d’obtenir des marges bénéficiaires élevé
sans détériorer le caractère concurrentiel de ses prix de vent et par la maitrise de ses
prix de revient, comparativement à ceux des concurrents étrangers » 14
. Une
entreprise est dit compétitive pour un produit donné, si elle capable de l’offrir sur un
marché à des prix inférieur ou égaux a ceux des concurrents effectif ou potentiels.15

Selon Mc Fetridge (1995) 16 , la mesure de la compétitivité au niveau des


entreprises est associée à : la rentabilité, la productivité, la maitrise des coûts, la
valeur ajouté, la part de marché, l’innovation technologique, et a la qualité des
produits.

2.1.1. Mesure relative au profit

L’utilisation du profit en tant qu'’indicateur de compétitivité de l’entreprise


est peu courant dans la littérature. Les quelques applications qu’en trouve sont
focalisé ou bien sur mesures des marges brutes et nettes de l’entreprise.

14
K.YESFI, « la compétitivité de commerce extérieur : situation et perspective, cas de secteur textile-
habillement », DESA en économie internationale. Mai 2001.p.20.
15
Www.Performancezoom.com, consulter le 05/10/2016.
16
Mc. FETRIDGE.D.G, “competitiveness: concept and measures ", occasional paper n°5, industry
Canada, 1995, p19.

63
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

A- Performance et comportement de marge des entreprises


La performance d’une entreprise s’articule autour de tout ce qui contribue à
améliorer le couple valeur-coût. L’amélioration de la performance pour garantir le
meilleur positionnement sur le marché et s’octroyer un avantage concurrentiel en
réduisant les coûts.

En peut ainsi traduire une entreprise performante par :

 Une entreprise qui crée de la valeur tout en répondant aux exigences du


marché ;
 Une entreprise qui a su mettre en place de bons indicateurs de
performance ;
 Une entreprise innovante, efficiente, réactive et qui évolue sûrement,
constamment et durablement ;
 Une entreprise qui défie ses concurrents en termes de qualité et de
rapidité de service.
B- La productivité
La productivité est utilisée comme le meilleur facteur de compétitivité. Elle
consiste à gérer de façon optimale et structurée des facteurs de production de
l’entreprise, afin de réduire les coûts de revient et donc le prix.
La hausse de la productivité permet donc une hausse de la compétitivité prix
de l’entreprise. Le coût unitaire de la main-d’œuvre est un indicateur important de la
compétitivité qui est défini comme la rémunération de travail pour produire une
unité de production réelle. Un faible coût de travail permet de diminuer le coût de
production et donc de diminuer les prix et ainsi devenir concurrentiel. Ceci étant le
but de toutes les entreprises.

C- La rentabilité
La rentabilité est une notion qui fait la référence à un seuil (le prix au niveau
de production) en dessous duquel le producteur risque des pertes financières. La
rentabilité économique mesure la performance économique de l’entreprise dans
l’utilisation de l’ensemble de son capital « employé ».

64
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

D- La flexibilité
La flexibilité est un indicateur de la compétitivité qui a pour but de
développer des actions susceptible d’adapter rapidement l’entreprise et son
organisation à la demande et plus généralement aux évolutions de l’environnement
(modification de la demande, nouveaux entrants, initiative d’un concurrent, nouvelle
réglementation…). Dans le domaine de la production, cette dernière se traduit
notamment par la capacité de l’entreprise à passer d’un produit à un autre, sans perte
de temps grâce à des méthodes spécifiques qui facilitent le changement rapide
d’outils par l’opérateur lui- même.
E- Innovation et rapport qualité/prix
L’innovation correspond à la volonté d’introduire des nouveautés
économiques, commerciales et technologiques pour renforcer les avantages
concurrentiels. La structure de l’entreprise doit permettre aux nouvelles activités de
se développer en son sein. Les entreprises innovent pour améliorer leur productivité
et leur rentabilité.il est nécessaire de combiner simultanément les deux approches
(qualité et prix).

2.1.2. Indicateurs relatif à la part de marché

« La part de marché est un indicateur clé qui permet de préciser l’importance


d’un produit, d’une marque ou d’un secteur sur le marché pour la période donnée »17.

Philippe KOTLER et Bernard DUBOIS définissent la part de marché comme


« Le pourcentage des ventes détenu par chaque concurrent sur le marché
considéré »18

C'est donc l'étude de cet indicateur qui peut permettre à l'entreprise de savoir
si elle a gagné ou perdu du terrain par rapport à ses concurrents. Toutefois, avant de
procéder à l'analyse de la part de marché. Avant de procéder à l'analyse de la part de
marché, l'entreprise doit d'abord choisir la mesure à privilégier. Pour KOTLER et
DUBOIS 19, elle a le choix entre trois approches :

17
Bertrand BATHELOT, « definition marketing », site web, www definition-marketing. Com ;
consulter le ; 02/11/2016.
18
KOTLER , DUBOIS ? marketing management 10ème édition,-union,paris.2000.p255.
19
KOTLER- BUBOIS. OP-CIT. p 702.

65
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

A- La part de marché globale :

C’est le rapport des ventes de l'entreprise sur les ventes totales du secteur. Elle
peut s'exprimer en unités ou en valeur (chiffre ou volume d'affaires de
l'entreprise/chiffre ou volume d'affaires de l'ensemble du secteur).

B- La part de marché « servi » :

C’est le rapport des ventes de l'entreprise sur son marché cible. Elle est toujours
supérieure à la part de marché globale.

C- La part de marché relative :

C’est le rapport entre les ventes de l'entreprise et le chiffre d'affaire de son


concurrent le plus important. Quel que soit, l'approche choisie, l'entreprise peut se
considérer compétitive dès lors que sa part de marché est supérieure à celle de ses
concurrents ou elle est en progression par rapport à la moyenne du marché.

2.2. Indicateurs de la compétitivité au niveau méso-économique

La compétitivité d’un secteur ou de regroupement régionale est évaluée en


fonction de la même industrie dans une autre région ou un autre pays.

2.2.1. Indicateur des coûts et de productivité

Au niveau de branche d’activité on peut faire la comparaison entre des coûts


et de la productivité. Il s’agit généralement de comparaisons internationales du coût
unitaire de main d’œuvre ou de la productivité de main d’œuvre.

2.2.2. Indicateur de coût des ressources domestique

Le coût des ressources domestiques (CRD) mesure la compétitivité de la


production locale par rapport au marché international. Il est utilisé pour mesurer
l’avantage comparatif ou la compétitivité internationale d’un produit.

66
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

2.3. Indicateur de la compétitivité au niveau macro-économique

La compétitivité d’une économie nationale se défini comme sa capacité


d’affronter la concurrence internationale20.

2.3.1. Le produit intérieur brut et revenu par habitant :

Le produit intérieur brut (PIB) par habitant ou par tête est un indicateur de la
richesse et de niveau de vie. D’après P.Krugman, le revenu par habitant dépend de la
productivité totale des facteurs, de la dotation en capital et des ressources naturelles.
Une augmentation de la productivité totale a pour conséquence, un accroissement de
revenu par habitant. Le PIB est l’indicateur le plus retenu pour évaluer la production
de biens et services d’un pays pendant une année. Le PIB par habitant apparaît
comme l’indicateur fondamental dans l’évaluation de la compétitivité nationale.

2.4. Mesure de la compétitivité fondée sur les échanges

Au niveau d’un pays, l’évolution de la compétitivité-prix peut être mesurée


en soustrayant la variation des prix à l’importation de celle des prix à l’exportation.
Selon la théorie de commerce international, la compétitivité d’un pays est fondée sur
la notion d’avantage comparatif. Conceptualisé par Davide Ricardo et par
Heckscher-Ohlin, le concept dit que les deux les flux d’échanges résultent des
différences de coûts de production entre les pays et qu’un pays se spécialise dans la
production d’un bien pour lequel il bénéficie d’un avantage en termes de coût. Ce
concept utile pour comparer deux pays c.-à-d. Pour mesuré la compétitivité
internationale21.

2.4.1. Le taux de pénétration des importations

Ce taux révèle le partage du marché intérieur entre les importations et la


production nationale. Il doit être considéré comme un indicateur global, non

20
Génard LAFAY. « compétitivité, spécialisation et demande mondiale » revue d’économie n° :08
juillet-Aout,1976.p25.
21
Gérard LAFAY. « Commerce internationale ».revue d’économie perspectives internationale
n°17,1984. P.47.

67
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

seulement de la compétitivité-prix, mais également d’autres caractéristiques de la


compétitivité.22

2.4.2. Le taux de couverture comparatif

Le taux de couverture se définie comme le rapport entre les exportations et les


importations et se calcule pour l’ensemble du commerce d’un pays (en valeur ou en
volume) ou par produit.

2.5. Indicateurs de part de marché

La part de marché est un indicateur qui possède certaines limites, car il est
difficile de savoir si une baisse de la part des exportions des pays provient d’une
baisse du nombre de produits vendus ou d’une diminution des prix unitaires.

2.5.1. Performance et la part de marché à l’exportation

Cet indicateur compare les exportations d’un pays à la demande qui lui est
adressée. La part de marché à l’exportation se défini comme la part des ventes d’un
pays dans le marché mondiale. Un pays qui gagne des parts de marché affirme sa
compétitivité, mais si une baisse de part de marché signifie relatif des positions
commerciale d’une nation, elle ne traduit pas systématiquement une détérioration de
sa compétitivité23.

2.5.2. Les prix comparé des exportateurs

Le prix comparé à l’exportation est le rapport entre les prix des produits et
services exportés par un pays et ceux des produits et services importés par lui.

2.6. La balance commerciale et le solde extérieur

La balance commerciale permet de mesurer la compétitivité d’un pays face à


ces concurrents. Le solde des balances extérieures ne constitue plus l’indicateur

22
Gérard LAFAY, « commerce international », revue d’économie perspectives internationale, n°17,
premier trimestre, 1984, p.47
23
B.BLANCHETON.op cit .2009.p.170.

68
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des
entreprises

souverain de la mesure de la compétitivité d’une économie. Un solde commercial


positif témoigne qu’une industrie est très performante. La balance commerciale
fournit aussi le taux de couverture du commerce extérieur, ce taux indique dans
quelle mesure les importations sont couvertes par les exportations.

69
Conclusion générale

Avec la mondialisation des échanges, le passage à l’économie de marché ainsi que le


développement de nouvelles technologies, le marché algérienne est, aujourd’hui, beaucoup
plus ouverts. Les entreprises se trouvent dans l’obligation d’innover pour ne pas disparaitre,
elle est une condition indispensable de la survie et du développement pour les entreprises. De
ce fait, les entreprises sont contraintes d’offrir des produits à de meilleurs rapports qualité/prix
pour bien se positionner sur le marché.

L'innovation est un enjeu majeur de la compétitivité de l’entreprise pour durer dans un


environnement commercial, artisanal ou industriel au niveau local, national ou international.
Afin de réussir sa procédure d’innovation les entreprises doivent regrouper l’ensemble des
activités nécessaires sous forme d’un processus. Il est aussi indispensable de bien évaluer les
risques qui peuvent mener à l’échec leur démarche. Les entreprises doivent déployer des
méthodes de protection afin de s’approprier la rente que peut potentiellement dégager une
innovation.

Dans ce travail nous nous sommes intéressés à étudier le rôle de l’innovation dans la
compétitivité des entreprises industrielles de la wilaya de Tizi-Ouzou et ses environs.

Les résultats de notre enquête, nous ont montré que

- La majorité des entreprises enquêtées n’ont pas de structure R&D, notamment les
PME, sans que cela les empêche d’innover en utilisant d’autres sources
d’informations
- Plusieurs facteurs entravent l’innovation des entreprises, tels que les facteurs liés
aux connaissances, l’incertitude des marchés, et les facteurs liés coûts.

Nous avons pu constater que les innovations de procédés et organisationnelles sont un


moyen d’améliorer la compétitivité-prix, car elles permettent d’offrir des coûts inférieurs par
rapport aux concurrents.

On constate aussi que les innovations de produits et de commercialisation sont un


moyen pour améliorer la compétitivité hors-prix, par l’amélioration de la qualité de ses
produits et l’amélioration de la gamme des produits par des méthodes de vente ou de
distribution plus simplifiées.

On peut déduire que l’innovation est un facteur clef de la compétitivité des entreprises,

106
Conclusion générale
parce qu’elle leurs permet d’améliorer leurs compétitivité prix et hors-prix (structurelle).

107
Conclusion générale

Les entreprises industrielles algériennes souffrent du manque de compétitivité, ce qui


fait qu’elles ne sont pas présentes sur les marchés extérieurs, et trouvent d’énormes difficultés
sur le marché intérieur, notamment face aux produits importés. Les entreprises algériennes et
le gouvernement doivent travailler ensemble pour trouver une bonne stratégie de
compétitivité qui va leurs permettre de bien s’imposer sur le marché intérieur et pénétrer le
marché extérieur notamment africain qui représente une opportunité pour les entreprises
algériennes.

Le gouvernement doit jouer un rôle de vecteur de compétitivité en stabilisant


l’économie nationale, et en éliminant les obstacles au commerce national et international, et
en facilitant la collaboration des entreprises. Ajouter à cela l’amélioration des facteurs de
production qui sont : le capital humain, le financement et les services publics. La qualité du
capital humain des entreprises dépend de la qualité du système d’enseignement, et des
encouragements visant à inciter les employés à améliorer leurs compétences.

Les PME, constitue le principal milieu de l’innovation au sein d’une économie, donc
l’Etat doit multiplier les initiatives d’encouragement à destination de cette forme d’entreprise.
Celles-ci vont constituer un atout majeur qui permettra de dépasser les difficultés qui
entravent leurs démarches, notamment les difficultés liés au financement en accordant des
crédits bancaires.

108
Bibliographie

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MEMOIRES ET THESES

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magister », en science économique sur le thème ; « la compétitivité dans le
cadre de la mondialisation ».

WEBOGRAPHIE

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 www.eco.e-bourgogne.fr/pdf
 www.millenaire3.com/Innovation.pdf.
 www.oeconomica.net/pdf.
 www.systemic.ch/pdf
 www.inapi.org/
Remerciements et dédicaces

Liste des abréviations

Sommaire

Introduction Générale......................................................................................................................10

Chapitre 1 : Innovation : aspects théoriques

Section 1 : Généralités sur l’innovation..........................................Erreur ! Signet non défini.


1.1 Définitions et concepts clés de l’innovation..............................Erreur ! Signet non défini.
1.1.1. Définitions de l’innovation....................................................Erreur ! Signet non défini.
1.1.2. La distinction entre invention, innovation, créativité et découverte. Erreur ! Signet non
défini.
1.2. Les objectifs et les fonctions d’innovation...............................Erreur ! Signet non défini.
1.2.1. Objectifs d’innovation...........................................................Erreur ! Signet non défini.
1.2.2. Les fonctions de l’innovation................................................Erreur ! Signet non défini.
1.3. Les différentes formes d’innovation.........................................Erreur ! Signet non défini.
1.3.1. Selon la nature de l’innovation..............................................Erreur ! Signet non défini.
A- Innovation de produit..................................................................Erreur ! Signet non défini.
B- Innovation de procédé.................................................................Erreur ! Signet non défini.
C- Innovation de commercialisation................................................Erreur ! Signet non défini.
D- Innovation organisationnelle......................................................Erreur ! Signet non défini.
1.3.2. Selon l’impact de l’innovation sur le marché........................Erreur ! Signet non défini.
A- L’innovation incrémentale (continue ou de caractère mineur)...Erreur ! Signet non défini.
B- L’innovation radicale (de rupture ou de caractère majeur).........Erreur ! Signet non défini.
1.4. Caractéristique de l’innovation.................................................Erreur ! Signet non défini.
1.5. Les enjeux et les risques de l’innovation..................................Erreur ! Signet non défini.
1.5.1. Les enjeux de l’innovation.....................................................Erreur ! Signet non défini.
1.5.2. Les risques de l’innovation....................................................Erreur ! Signet non défini.
A- Risque financier..........................................................................Erreur ! Signet non défini.
B- Risque technique.........................................................................Erreur ! Signet non défini.
C- Risque commerciale....................................................................Erreur ! Signet non défini.
D- Risque organisationnel................................................................Erreur ! Signet non défini.
Section 2 : Processus de l’innovation..............................................Erreur ! Signet non défini.
2.1. Les étapes du processus d’innovation.......................................Erreur ! Signet non défini.
2.2. Les modèles du processus d’innovation...................................Erreur ! Signet non défini.
2.2.1 Le modèle de la boite noire : l’innovation comme résultat....Erreur ! Signet non défini.
A- Le modèle de « science push »...................................................Erreur ! Signet non défini.
B- Le modèle de « Demand pull » (le modèle de deuxième génération)Erreur ! Signet non défini.
2.2.2. Le modèle linéaire..................................................................Erreur ! Signet non défini.
2.2.3. Le modèle d’innovation de quatrième (4ème) génération........Erreur ! Signet non défini.
2.2.4. Le modèle d’innovation de cinquième (5ème) génération.......Erreur ! Signet non défini.
2.3. Les voies d’accès à l’innovation...............................................Erreur ! Signet non défini.
2.3.1. Développement en interne.....................................................Erreur ! Signet non défini.
2.3.2. La croissance externe.............................................................Erreur ! Signet non défini.
2.3.3. La sous-traitance....................................................................Erreur ! Signet non défini.
2.3.4. L’acquisition d’une licence auprès d’un innovateur..............Erreur ! Signet non défini.
2.3.5. Les accords de coopérations..................................................Erreur ! Signet non défini.
2.4. Les facteurs facilitant ou freinant l’innovation.........................Erreur ! Signet non défini.
2.4.1. Les facteurs facilitant l’innovation........................................Erreur ! Signet non défini.
2.4.2 Les facteurs freinant l’innovation...........................................Erreur ! Signet non défini.
Section 3 : Le management de l’innovation et compétitivité..............................................40
3.1. Définition du management de l’innovation........................................................................40
3.2. Les outils du management de l’innovation...............................Erreur ! Signet non défini.
3.2.1. La boite à idée........................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.2.2. Le brainstorming....................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.2.3. TRIZ.......................................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.2.4. ASIT Résolution....................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.2.5. La stratégie Océan Bleu.........................................................Erreur ! Signet non défini.
3.3. Les stratégies d’innovation.......................................................Erreur ! Signet non défini.
3.3.1. La stratégie du pionnier.........................................................Erreur ! Signet non défini.
3.3.2. La stratégie de suivi du leader...............................................Erreur ! Signet non défini.
3.3.3. Les stratégies des « applications ingénieuses » et du « moi aussi »Erreur ! Signet non défini.
3.4. La gestion de l’innovation........................................................Erreur ! Signet non défini.
3.5. La protection de l’innovation....................................................Erreur ! Signet non défini.
3.5.1. La marque..............................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.5.2 Dessins et modèles..................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.5.3. Le brevet................................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.5.4. Le secret.................................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.6. L’innovation est un facteur déterminé de la compétitivité des entreprises........................50
3.6.1. L’innovation permet de renforcé la compétitivité de l’entreprise..................................50
3.6.2. L’innovation améliore la compétitivité...........................................................................50
A- l’innovation améliore la compétitivité-prix.........................................................................50
B- l’innovation améliore la compétitivité structurelle.....................Erreur ! Signet non défini.
Chapitre 2 : Généralité sur la notion de la compétitivité des entreprises

Section 1 : Présentation de la notion de compétitivité..................Erreur ! Signet non défini.


1.1. Définition de la compétitivité...................................................Erreur ! Signet non défini.
1.2. Les caractéristiques de la compétitivité...................................Erreur ! Signet non défini.
1.3. Les types de la compétitivité....................................................Erreur ! Signet non défini.
1.3.1. Compétitivité prix..................................................................Erreur ! Signet non défini.
1.3.2. La compétitivité hors-prix......................................................Erreur ! Signet non défini.
1.4. Les fondamentaux de la compétitivité (quelque notion liées à la compétitivité)Erreur !
Signet non défini.
1.4.1. La concurrence.......................................................................Erreur ! Signet non défini.
1.4.2. La relativité............................................................................Erreur ! Signet non défini.
1.4.3. L’avantage concurrentiel (compétitif)...................................Erreur ! Signet non défini.
1.5. Les niveaux d’analyse de la compétitivité................................Erreur ! Signet non défini.
1.5.1. La compétitivité au niveau micro-économie (entreprise)...............................................60
1.5.2. La compétitivité au niveau d’un secteur (une branche d’activité)Erreur ! Signet non défini.
1.5.3. La compétitivité au niveau d’une nation................................Erreur ! Signet non défini.
1.6. Les facteurs de la compétitivité................................................Erreur ! Signet non défini.
1.6.1. Au niveau national.................................................................Erreur ! Signet non défini.
1.6.2. Au niveau international..........................................................Erreur ! Signet non défini.
Section 2 : les indicateurs de mesure la compétitivité..................Erreur ! Signet non défini.
2.1. Les indicateurs de la compétitivité au niveau microéconomiqueErreur ! Signet non défini.
2.1.1. Mesure relative au profit.......................................................Erreur ! Signet non défini.
A- Performance et comportement de marge des entreprises...........Erreur ! Signet non défini.
B- La productivité............................................................................Erreur ! Signet non défini.
C- La rentabilité...............................................................................Erreur ! Signet non défini.
D- La flexibilité................................................................................Erreur ! Signet non défini.
E- Innovation et rapport qualité/prix................................................Erreur ! Signet non défini.
2.1.2. Indicateurs relatif à la part de marché....................................Erreur ! Signet non défini.
A- La part de marché globale..........................................................Erreur ! Signet non défini.
B- La part de marché « servi »........................................................Erreur ! Signet non défini.
C- La part de marché relative..........................................................Erreur ! Signet non défini.
2.2. Indicateurs de la compétitivité au niveau méso-économique...Erreur ! Signet non défini.
2.2.1. Indicateur des coûts et de productivité..................................Erreur ! Signet non défini.
2.2.2. Indicateur de coût des ressources domestique.......................Erreur ! Signet non défini.
2.3. Indicateur de la compétitivité au niveau macro-économique...Erreur ! Signet non défini.
2.3.1. Le produit intérieur brut et revenu par habitant.....................Erreur ! Signet non défini.
2.4. Mesure de la compétitivité fondée sur les échanges................Erreur ! Signet non défini.
2.4.1. Le taux de pénétration des importations................................Erreur ! Signet non défini.
2.4.2. Le taux de couverture comparatif..........................................Erreur ! Signet non défini.
2.5. Indicateurs de part de marché...................................................Erreur ! Signet non défini.
2.5.1. Performance et la part de marché à l’exportation..................Erreur ! Signet non défini.
2.5.2. Les prix comparé des exportateurs........................................Erreur ! Signet non défini.
2.6. La balance commerciale et le solde extérieur...........................Erreur ! Signet non défini.
Section 3 : Les démarches visant à renforcer la compétitivité............................................70
3.1. Définition de l’avantage concurrentiel...............................................................................70
3.2. Les sources de l’avantage concurrentiel............................................................................70
3.2.1. Les économies d’échelle........................................................Erreur ! Signet non défini.
3.2.2. La courbe d’apprentissage.....................................................Erreur ! Signet non défini.
3.2.3. La masse critique...................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.2.4. La surgénération.....................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.2.5. La synergie.............................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.3. La préservation de l’avantage concurrentiel.............................Erreur ! Signet non défini.
A- L’innovation...............................................................................Erreur ! Signet non défini.
B- La qualité....................................................................................Erreur ! Signet non défini.
C- La maitrise des coûts...................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.4. Les stratégies de la compétitivité..............................................Erreur ! Signet non défini.
3.4.1. La stratégie de domination par les coûts................................Erreur ! Signet non défini.
A- la stratégie de volume.................................................................Erreur ! Signet non défini.
B- La stratégie d’impartition............................................................Erreur ! Signet non défini.
3.4.2. La stratégie de la différentiation............................................Erreur ! Signet non défini.
3.4.3. La concentration.....................................................................Erreur ! Signet non défini.
3.5. Innover pour se différencier.....................................................Erreur ! Signet non défini.
3.5.1. Intensification de la concurrence, réduction du cycle de vie du produitErreur ! Signet non
défini.
3.5.2. L’innovation est une source d’avantage concurrentiel..................................................80
Chapitre 3 : Le rôle de l’innovation dans la compétitivité des entreprises industrielles :
cas de quelques entreprises de la wilaya de Tizi-Ouzou

Section 1 : La démarche méthodologique.......................................Erreur ! Signet non défini.


1.1. Le contenu du questionnaire.....................................................Erreur ! Signet non défini.
1.1.1. Informations générales sur l’entreprise.................................Erreur ! Signet non défini.
1.1.2. L’innovation dans l’entreprise...............................................Erreur ! Signet non défini.
1.1.3. la compétitivité des entreprises..............................................Erreur ! Signet non défini.
1.2. Le déroulement de l’enquête....................................................Erreur ! Signet non défini.
1.3. Le choix de la population d’étude............................................Erreur ! Signet non défini.
1.4. Le choix de l’échantillon..........................................................Erreur ! Signet non défini.
Section 2 : Les principaux résultats de l’enquête..........................Erreur ! Signet non défini.
2.1. Présentation des entreprises enquêtées.....................................Erreur ! Signet non défini.
2.1.1. Classification des entreprises enquêtées selon la taille..........Erreur ! Signet non défini.
2.1.2. Les stratégies adoptées par les entreprises enquêtées............Erreur ! Signet non défini.
2.2. La pratique de l’innovation de produit au sein des entreprises enquêtéesErreur ! Signet non
défini.
2.2.1. Introduction des biens nouveaux ou améliorés ces dernières années.Erreur ! Signet non
défini.
2.2.2. L’enjeu de l’innovation de produit.................................................................................90
2.2.3. Les effets de l’innovation de produit pour les entreprises.....Erreur ! Signet non défini.
2.3. L’innovation de procédé dans les entreprises industrielles......Erreur ! Signet non défini.
2.3.1. Les procédures entamées par les entreprises pour l’innovation de procédéErreur !
Signet non défini.
2.3.2. Les effets de l’innovation de procédé pour les entreprises....Erreur ! Signet non défini.
2.4. L’innovation d’organisation dans les entreprises industrielles Erreur ! Signet non défini.
2.4.1. Les procédures entamées par les entreprises pour l’innovation d’organisationErreur !
Signet non défini.
2.4.2. Les effets de l’innovation d’organisation sur les entreprises Erreur ! Signet non défini.
2.5. L’innovation de commercialisation dans les entreprises industrielles. Erreur ! Signet
non défini.
2.5.1. Les procédures entamées pour l’innovation de commercialisationErreur ! Signet non défini.
2.5.2. Sources d’information des entreprises...................................Erreur ! Signet non défini.
2.6. Les principaux atouts et handicaps des entreprises industriellesErreur ! Signet non défini.
2.6.1. Les facteurs freinant les activités d’innovation.....................Erreur ! Signet non défini.
2.6.2. Les principaux atouts concurrentiels des entreprises....................................................101
2.6.3. Les principaux handicaps pour la compétitivité des entreprisesErreur ! Signet non
défini. Conclusion générale..................................................................................................106

Références bibliographiques

Annexes

Liste des figures et des tableaux

Table des matières

Résumé
La liste des illustrations

 Liste des tableaux

Tableau n° 01 : les avantages et les inconvénients de la stratégie

de domination par les coûts..............................................................................................75

Tableau n° 02 : les avantages et les inconvénients de la stratégie

de différentiation...............................................................................................................78

Tableau n°03 : la taille des entreprises...........................................................................86

Tableau n°04 : Les stratégies adoptées par les entreprises enquêtées............................87

Tableau n°05 : les entreprises qui ont innové des produits durant

les dernières années.........................................................................................................89

Tableau n° 06 : l’enjeu de l’innovation de produit.........................................................90

Tableau n° 07 : Les effets de l’innovation de produit pour les entreprises.....................91

Tableau n° 08 : les procédures entamées pour l’innovation de procédé.........................92

Tableau n° 09 : les effets de l’innovation de procédé pour les entreprises.....................94

Tableau n° 10 : les procédures entamées pour l’innovation


d’organisation..................................................................................................................95

Tableau n° 11 : les effets de l’innovation d’organisation sur les entreprises..................96

Tableau n° 12 : les procédures entamées pour l’innovation de


commercialisation.............................................................................................................97

Tableau n° 13 : Les sources d’informations des entreprises............................................98

Tableau n° 14 : les facteurs freinant des activités d’innovation....................................100

Tableau n°15 : les principaux atouts concurrentiels des entreprises.............................101

Tableau n° 16 : Les principaux handicaps pour la compétitivité des entreprises...........102


 Liste des figures
Figure n°01 : Le modèle de la boite noire.........................................................................32

Figure n°02 : Le modèle « Science push »........................................................................33

Figure n°03 : Le modèle « Demand-pull ».......................................................................34

Figure n°04 : le modèle linéaire.........................................................................................35

Figure n°05 : les sources d’avantage compétitif................................................................71

Figure n° 06: l’effet d’expérience......................................................................................76

Figure n° 07 : la chaine de valeur....................................................................................81

Figure n° 08 : répartition des entreprises selon leurs tailles.............................................87

Figure n° 09 : Les stratégies adoptées par les entreprises enquêtées................................88

Figure n° 10 : les entreprises qui ont innové durant les dernières années des
produits................................................................................................................................89.

Figure n°11 : l’enjeu de l’innovation de produit.................................................................90

Figure n° 12 : Les effets de l’innovation de produit pour les entreprises..........................92

Figure n° 13 : Procédures entamée pour l’innovation de procédé.....................................93

Figure n° 14 : Les effets de l’innovation de procédé pour les entreprises.........................94

Figure n° 15 : les procédures entamées pour l’innovation d’organisation..........................96

Figure n° 16 : les effets de l’innovation d’organisation sur les entreprises.......................97

Figure n° 17 : Les procédures entamées pour l’innovation de commercialisation..............98

Figure n° 18 : Les sources d’informations des entreprises.................................................99

Figure n° 19 : les facteurs freinant des activités d’innovation............................................100


Figure n°20 : les principaux atouts concurrentiels des
entreprises....................................................................................................................101

Figure n° 21 : Les principaux handicaps pour la compétitivité des entreprises..................102


Résumé

Face à l’intensification de la concurrence et à une rapide évolution des marchés,


l’innovation est devenue l’une des préoccupations permanentes des entreprises afin
d’améliorer sans cesse leurs compétitivité.

Dans ce cadre, notre travail a pour objectif d’étudier le rôle de l’innovation dans
la compétitivité des entreprises. Et pour le faire, nous avons mené une enquête de
terrain auprès de quelques entreprises industrielles de la wilaya de Tizi-Ouzou et ses
environs, par le biais d’un questionnaire.

Notre problématique de recherche est relative à l’étude de la place de


l’innovation dans les entreprises industrielles de la wilaya de Tizi-Ouzou, ainsi que sa
contribution dans leur compétitivité.

Cela nous a permis de conclure que les entreprises industrielles de la wilaya de


Tizi-Ouzou sont conscientes de l’importance de l’innovation dans la détermination de
leur compétitivité mais elles rencontrent à chaque fois des facteurs qui entravent leurs
activités.

Mots clés : Innovation – Compétitivité – Entreprises industrielles – Avantage


concurrentiel – management d’innovation

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