Polycopie CSI 2010
Polycopie CSI 2010
__________________________________________________________________________________________
SOMMAIRE
INTRODUCTION GENERALE
1. DEFINITIONS ..................................................................................................................... 1
2. LES EVOLUTIONS RECENTES ...................................................................................... 2
2.1. DE PROFONDS CHANGEMENTS DANS L’ENVIRONNEMENT .................................................. 2
2.2. DE NOUVEAUX ENJEUX...................................................................................................... 3
2.3. DE NOUVELLES TECHNOLOGIES ......................................................................................... 3
2.4. DE NOUVELLES ATTENTES SOCIALES ................................................................................. 4
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
3.2. CONTACT CLIENT-SERVICE ET CHOIX DE PROCESSUS ...................................................... 30
4. LES MOYENS DE PRODUCTION................................................................................. 31
4.1. ORGANISATION DES ATELIERS DE PRODUCTION............................................................... 31
4.2. MISE EN PLACE D'UNE ORGANISATION EN CELLULES ...................................................... 36
5. AMELIORATION DE LA PRODUCTIVITE ................................................................ 45
5.1. MAINTENANCE DES EQUIPEMENTS : ................................................................................ 45
5.2. REDUCTION DES PERTES DE TEMPS ET DES DEPLACEMENTS INUTILES .............................. 46
5.3. AUTOMATISATION DE FABRICATION................................................................................ 47
6. CONCLUSIONS................................................................................................................. 48
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
Cours de Conception des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
CONCLUSION GENERALE
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
LISTE DES FIGURES
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 1.1: Les différents outils utilisés pour appliquer une démarche innovation 19
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
Cours de Conception des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
INTRODUCTION GENERALE
1. Définitions
* Entreprises industrielles :
L’entreprise industrielle vend des productions qui peuvent être :
- des produits de consommation,
- des biens d’équipement,
- des études,
- des services, etc.
* Le management industriel :
Il concerne un très vaste ensemble de domaines. Il recouvre, en effet, la conception des
produits vendus par l’entreprise, la conception des processus de production qui permettent de
fabriquer ces produits, la gestion des flux et des stocks, la gestion des technologies mises en
œuvre dans les produits et dans les processus, etc.
* La production :
Création des biens et services
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI 1 Dr. Karim Bourouni
Introduction
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
2
Cours de Conception des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI 3 Dr. Karim Bourouni
Introduction
__________________________________________________________________________________________
Pour atteindre ces objectifs l’entreprise dispose d’une structure contenant plusieurs
fonctions (bureau d’étude, direction qualité, direction des achats, bureau des méthodes,
planification ordonnancement, lancement, Maintenance, etc)
Les fonctions de production peuvent ne pas être transparentes au public, même aux
clients (comment remplir un siège dans une compagnie aérienne, éducation dans une
université, transaction bancaire). Il s’agit de Management des opérations.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
4
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Introduction
Sélection de produits
Développement du produit
Les caractéristiques des produits industriels
Analyse par le principe de Pareto
Documentation de la production
Les spécificités des activités de service
L’innovation : Conception des produits nouveaux
CONCEPTION DE PRODUITS
ET DE SERVICES
1. Introduction
La raison d’être d’une entreprise est de proposer des produits et/ou des services, et, en
général, de les vendre de manière à en obtenir un bénéfice. Ces produits ou services sont
fournis à la société dans un environnement de concurrence. Ce sont les entreprises qui
viennent à satisfaire les besoins des clients avec des produits et des services de haute qualité et
utilité qui trouvent des clients. Les autres ont des durées de vie très courtes.
Le but d’une entreprise est de satisfaire son client. C’est vrai pour une entreprise
industrielle, comme pour une entreprise de service ou une administration.
Que désire un client? Essentiellement, un bon produit, livré à temps, à un prix
raisonnable. Pour atteindre ces objectifs, l’entreprise se dote de ressources.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
5
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
La satisfaction des besoins des clients passe par trois grandes étapes :
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
6
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
2. Sélection de produits
2.1. Options
Cette étape consiste à choisir le produit/Service à fournir aux clients. Par exemple :
- Spécialisation d'une clinique (maternité, pédiatrie, etc.)
- Restaurant (Spécialités proposées, menus, etc.)
- Industrie automobile (type de voitures : particulières, bus, camions, etc.)
Il s’agit également de prendre la décision de concentrer l’effort autour d’un ou quelques
produits.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
7
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
temps
3. Développement du produit
Les compagnies prospères ont appris comment transformer des idées et des
opportunités à des produits compétitifs.
La figure 1.2 illustre les différentes étapes de développement de nouveaux produits.
C'est l'approche de l’équipe de développement (Product Development Team, Design for
Manufacturing Teams, Value Engineering Teams).
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
8
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Idées
Evaluation
Les avantages que l’équipe de développement peut apporter, à part la réduction de coût
de production sont :
- Réduction de complexité du produit,
- Standardisation des composants,
- Amélioration des aspects fonctionnels,
- Amélioration de la conception des opérations nécessaires pour la fabrication du
produit (opération facile à apprendre, conditions de sécurité, etc.),
- Plus de possibilité d’entretien,
- Conception robuste (variation en matière de qualité de composant n’affecte pas le
produit).
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
9
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
Nous commencerons par établir les différentes typologies des produits avant de
développer le concept de variété et de mettre en évidence les différences entre produit et
service.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
11
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
Sur la figure 1.3, le trait qui relie le produit fini à chacun de ses composants s’appelle un
lien. Les chiffres entre parenthèse précisent les quantités nécessaires à chaque composant et
matière première pour fabriquer le produit fini. C’est ce que l’on appelle le coefficient
d’utilisation du composant.
Il s’agit d’orienter les efforts intellectuels et matériels vers les produits qui ont le plus de
potentiel économique. Lorsqu'une entreprise produit une variété de produits, les ressources
doivent être affectées aux produits critiques même s’ils sont de faible quantité, plutôt que les
produits fabriqués en abondance et qui sont de faibles valeurs.
Liste des produits en ordre décroissant de profit total annuel :
Profit = prix de vente - coût direct (main d’œuvre + matière première)
Les produits critiques constituent la plus grande partie du profit total (voir figure 1.5)
Contribution (%)
Profit annuel
80%
Produits
Produits critiques
Figure 1.5. Application du principe de Pareto pour déterminer les produits critiques
A partir du diagramme de Pareto (figure 1.5), on peut mener les actions suivantes :
- Améliorer la qualité et/ou réduire les coûts ;
- Améliorer le processus de production (réduction des coûts) ;
- Eliminer les produits qui ne méritent plus d’investissement et d’effort de
développement.
6. Documentation de la production
Une fois un produit est sélectionné et conçu, sa production est facilitée par une variété
de documents :
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
13
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
1 Boulon (2)
Semi - fini
2 Plaque (1)
Couvercle
3 Ecrou (2)
4 Join
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
14
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Bien que, d’un point de vue logistique, les activités de service soient souvent très proche
de celle de fabrication et de distribution des produits, elles en différent par plusieurs aspects :
- Un service, pour une part plus ou moins grande, est intangible : il n’a pas toujours des
caractéristiques physiques mesurables.
- N’étant pas un bien physique, le service n’est pas stockable. La production et la
consommation sont simultanées. Par exemple, on ne peut pas stocker les places
inoccupées dans un avion pour les offrir ultérieurement. Il en résulte des difficultés
pour ajuster la charge et la capacité de production.
- Le service est généralement produit - au moins dans sa phase finale - là où il est
consommé. Il ne peut être déplacé. Il est donc difficile de bénéficier d’économies
d’échelle en constituant des grandes unités de production.
- La part de main-d’œuvre est souvent importante. Il y a souvent un contact direct
entre une partie du personnel et le consommateur. Le personnel en contact a un rôle
commercial prépondérant : il est à la fois producteur et vendeur. La prise de
responsabilité est élevée, la gestion des ressources humaines est délicate, et ce,
d’autant plus que le personnel est souvent dispersé.
- Le client participe souvent à la production du service. Cela permet d’avantager la
productivité (self-service), mais augmente le risque de mauvaise qualité.
- Les critères de qualité sont en partie subjectifs. L’appréciation que le consommateur
porte sur un service ne dépend pas seulement de caractéristiques objectives du service,
mais aussi d’opinions personnelles (ambiance, contexte).
- Enfin, il n’est pas possible de démonter les qualités du service avant de le produire ; le
client doit faire confiance au producteur de service. Celui-ci doit le rassurer, par
exemple, en lui offrant un service standardisé. Il n’est en effet, pas possible de tester
la qualité du service avant de le mettre sur le marché et les possibilités de retouches
sont souvent limitées. Il faut donc faire de la bonne qualité du premier coup.
L’ensemble de ces spécificités fait que la logistique des services est au moins aussi
complexe que celle à mettre en œuvre dans la production de biens tangibles.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
15
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
8.1. Définitions.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
16
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
17
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
Besoin identifié
PHASE 1 :
traduction du besoin par l’entreprise
Traduction du besoin
par l,entreprise
Interprétation du
besoin par l’entreprise
(recherche de concept) PHASE 2 :
Interprétation du besoin par
L’entreprise (recherche de concepts)
Concepts directeurs
validés
Définition du PHASE 3 :
produit Définition du produit
Dossier Produit
Validation du produit
PHASE 4 :
Validation du produit
Prototype
Test utilisateur
Industrialisation
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
18
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Tableau 1.1. Les différents outils utilisés pour appliquer une démarche innovation
8.3.1. Le Marketing
Le concept marketing moderne dont la philosophie est la réussite commerciale vient de
la maîtrise par l'entreprise de son environnement. Les entreprises qui fabriquent des bien
industriels doivent comprendre que le premier objectif n'est plus de produire pour satisfaire
l'entreprise et d'écouler ensuite la production mais de mobiliser sa technologie, dans le but de
satisfaire les besoins de l'acheteur, du consommateur industriel et de résoudre ses problèmes.
B. DUBOIS et PH. KOTLER définissent le marketing dans le "marketing management"
[**] comme "l'analyse, l'organisation, le planning et le contrôle des activités, des stratégies et
des ressources d'une entreprise qui ont une influence directe sur le consommateur en vue de
satisfaire les désirs et les besoins de groupes de clients sélectionnés de façon rentable".
On peut dire aussi [51] que "le concept marketing est à la base des méthodes modernes
de gestion et suppose que la tâche essentielle des entreprises compétitives est de déterminer
quels sont les besoins et les attentes des marchés "cibles" que l'on vise, et de leur procurer les
produits ou services désirés de façon plus efficace et effective que les principaux concurrents
présents sur le marché. Ce que l'on peut résumer par : "trouver les besoins et les satisfaire
pleinement".
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
19
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
L'effort principal, dans le concept marketing, doit se porter en premier lieu sur une
analyse sérieuse (étude de marché, analyse de la concurrence, tests de produits) plutôt que sur
l'action de la force de vente. Le Marketing dans le cadre de la Conception des Produits
Nouveaux est décrit en huit point par P. VANDEVILLE [54] (figure 1.10).
Qui achete ?
Marché A qui ?
Combien?
Quantité ?
Prévisions de Ventes Programme ?
Prix ?
Performances
Technique Contraintes
Procédés
Implantation
Plan d’industrialisation Investissement
Prix
Pointe de vente
Plan de commercialisation Publicité, lancement
Stock, Après-ventes
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
20
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
21
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
BUTS
TECHNIQUES Pourquoi
acheter le produit ?
Etude Expliquer l’acte d’achat
documentaire (Motivation de l’acheteur)
1. Grande Consommation
Produit
Repérer dans la documentation et Conditionnement
par interview de quelques experts Prix
ou organismes clés, la Produits concurrents
problématique et les données de Fondement psychologique
base de ce marché Mécanismes irrationnels
Mécanismes rationnels
2. Biens intermédiaires et d’équipement
Y aura-t-il (ou non) achat ?
Etudes
qualitatives
Elles sont centrées sur l’acheteur.
Techniques individuelles :
entretiens non directifs et semi- Comment
directifs le produit sera-t-il vendu ?
questionnaires
Techniques collectives :
réunions de groupe Définir la distribution (la vente) :
études “créatives” Points de vente
Etudes de comportement : Réseau de vente
test de placement: Organisation de la concurrence
test de produit Comment le produit sera-t-il vendu ?
prétest de publicité
Etudes
quanitatives Combien
Enqutes et sondages, selon un
ECHANTILLON, questionnaires de produit vendra-t-on ?
Exploitation ¨”statistique”
Méthode simplifiée des « quota »
Etude de l’image Evaluer la quantité de produit vendu:
Etude de comportement d’achat Quantité/Prix
Etude de réseaux de distribution Part de marché/ concurrence
Etude de part de marchˇ Combien d’unités vendra-t-on?
Etude de client¸le Gestion produit marge*
TESTING* tests de marché Simuler la vente (testing*)
Tests de prix*, etc.
Modèles de simulation
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
22
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
2) La recherche de l'environnement
Cet environnement est appelé : milieu extérieur du système.
Ce milieu extérieur est une présentation de l'observation du système et le résultat des
réflexions du groupe de travail obtenu par le raisonnement et l'expérience. Le milieu extérieur
doit être défini pour chaque cas d'utilisation du système et à chaque étape du cycle de vie du
produit à partir de sa sortie de fabrication.
MILIEU
AMBIANT
FC1
MO
ENCEINTE ENVIRONNEMENT
FC2
MARITIME
FP1
TUBE
CORRODE
Le système est l'enceinte. Le milieu extérieur est défini par : le milieu ambiant,
l'environnement maritime, un tube corrodé, la main d'œuvre (MO).
8.3.4. La qualité
(Thèse page 107)
8.4. Problématique
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
24
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Communication
Mˇthodologie
Ergonomie
Marketing
Design
Figure 1.12. Démarche Conception de Produits Nouveaux
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
25
Chapitre 1 Conception des produits et services
__________________________________________________________________________________________
D'autres auteurs ont défini un schéma défini par un axe d'innovation (qui va du marché
potentiel jusqu'au client) et un axe de recherche. Chaque phase de l'axe d'innovation peut
avoir, s'il y a un problème à résoudre, des relations avec la recherche.
Recherche
Techniques
Expérience
réalisation
Idée
commercialisation
Economie
Structures
Politiques
Le socio-économiquement possible
9. Conclusions
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
26
Chapitre 1 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
27
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
Typologie de Processus
Choix d’un Processus de Service
Les moyens de production
Amélioration de la productivité
I. Introduction
2. Typologie de processus
Il existe trois types de processus de fabrication :
- Discontinus,
- Continus,
- Répétitifs.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
28
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
29
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
Objectif :
Séparer le processus des besoins uniques du client :
réduire l’interaction réduire le coût de service augmenter la productivité
Techniques de séparation
Le tableau 2.1 illustre les techniques utilisées pour la séparation entre les besoins
uniques des clients et le service.
Techniques Exemple
- Restriction des offres - Menu limité dans un restaurant
- Séparer les services qui peuvent être - Distributeurs automatiques des billets
automatisés
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
30
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Une structure en cellules est la solution idéale, tandis que l'aménagement en ateliers par
technologie est la solution la moins avantageuse même si, dans certains cas, elle reste la plus
appropriée.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
31
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
Atelier Atelier
Débit Matières Tournage
Atelier Atelier
Rectification Fraisage
Avantages :
- Les machines sont assez complexes et chaque type nécessite des mois, voire des
années d'apprentissage avant d'être maîtrisé. Regrouper les machines par catégorie
permet de faciliter le travail des opérateurs qui sont affectés à une seule machine.
- Il est possible d'installer un grand nombre de machines du même type sur une petite
surface lorsque leur taille et leur forme sont similaires
- Certaines machines produisent des pièces finies. Ces installations, qui réalisent
l'intégralité de la gamme, ne doivent pas être regroupées avec d'autres machines. Dans
ce cas, on ne peut adopter une structure en cellule.
Inconvénients :
- Pour chaque machine, il faut prévoir une file d'attente, ce qui se traduit par des encours
et des délais de fabrication trop élevés.
- Il est rarement possible de réduire les temps de réglage en regroupant différents lots
qui pourraient utiliser les mêmes changements de série, car il est difficile
d'ordonnancer la fabrication pour que les pièces arrivent en même temps à la machine.
- Le fonctionnement de certaines machines ne justifie pas l'occupation d'un opérateur à
plein temps.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
32
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
- Chaque pièce parcourt plusieurs dizaines de mètres, ce qui entraîne des coûts de
manutention bien supérieure à ce qui est nécessaire.
- La spécialisation limite la mobilité et la satisfaction professionnelle des ouvriers.
Remarque :
En général, le regroupement fonctionnel par types de machines semblables est rarement
nécessaire. Toutefois, il reste applicable pour les machines réalisant l'intégralité de la gamme.
Avantages :
- Réduction considérable des délais de fabrication et des encours (de 90% inférieur dans
une cellule par rapport à une usine aménagée en ateliers par technologie).
- Formation des opérateurs aux différentes opérations exécutées dans une même cellule.
Les employés en retirent une plus grande satisfaction professionnelle et améliorent
leurs compétences, ce qui facilite leur transfert dans une autre cellule effectuant des
opérations similaires.
- Le nombre des opérateurs peut varier au sein d'une même cellule. Cette flexibilité
permet d'adapter la capacité de production aux variations de programme.
- La diminution des stocks est au moins égale à celle du délai de fabrication. La
réduction des délais de production permet de diminuer considérablement les stocks de
sécurité de pièces finies.
- La centralisation, dans une seule cellule, des pièces exigeant les mêmes réglages
permet de réduire les temps et les coûts de réglage.
- Les besoins en conteneurs et les coûts de manutention s'en trouvent considérablement
réduits.
- Dans le cas d'une cellule, il est possible de limiter considérablement les stocks de
sécurité de pièces finies et les stocks en attente à l'entrée. L'aire de stockage
entrée/sortie de la cellule est donc très réduite
- Dans une organisation par technologie, il faut prévoir un opérateur par machine (sous
exploitation des opérateurs). En revanche, une cellule comporte généralement 50 à
70% moins d'opérateurs que de machines. En outre le rapprochement des machines
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
33
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
ES Scie Tour
NO
TR
RT
EI Fraiseus Rectifieuse
EE e
Zone Entrée/sortie
réduite
Exemple :
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
34
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
E Scie Tour
N
T
R
E Fraiseuse Rectifieuse
E
SORTI
E
Nombreuses
Entrée/sortie
Unité Unité
Tour Tour Tour Tour
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
35
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
36
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Engrenage
Emboutissage
5 6 F
G I
U
Foreuses Tailleuses Lee Bradner N
RA
10 7 I
T
Tours Tailleuses 9 Ebauchage Meules
Barber I
Coleman O
Fraiseuses N
16
Ebauchage
2 8
Rectifieuse
Lee Prolifeuses
3 Bradner 12 13 14 15
Aujourd'hui, de nouvelles cellules ont été créées en analysant en parallèle les machines
et les pièces que chacune peut produire.
La matrice présentée en figure 2.6. fait la synthèse des données rassemblées au cours de
la mise en œuvre d'un projet de réduction des temps de réglage dans cet atelier.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
37
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
POSTE DE CHARGE:MACHINE
Rژfژrence
Article
Foreuse Brocheuse Tailleuse Tailleuse Laveuse Eravurage
L.B. B.C.
20 X X X X
21 X X X X X
24 X X X X X X
25 X X X X X
28 X X X X X
29 X X X X X
30 X X X X X
Ebravurage Lavage
Tour
Conteneur
Tailleuse
Sortie
Conteneur
Entrée Tailleuse
Foreuse Brocheuse
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
38
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Cette organisation se traduisit comme de coutume par une réduction de 90% des stocks
et des délais de fabrication et par la diminution d'autres coûts, tels que ceux de la main-
d'œuvre et des pièces défectueuses. Aujourd'hui, dans les cellules de l'usine Harley-Davidson,
les opérations de manutention ont quasiment disparu et tous les mouvements d'entrée et de
sortie des cellules sont concentrés dans l'allée qui les sépare.
S Labo
Tours O Engre-
SUGA R nage
R T
E I
C E
T
F
I
E Libre
U
S
E
Entrée
Lorsque, à l'aller, le chariot est chargé mais au retour, il voyage à vide, l'opération n'est
pas rentable. Dans l'exemple de disposition en U illustré en figure 2.9, les opérations de
manutention suivent un parcours circulaire dans lequel tous les mouvements sont concentrés
sur une même allée. En fait, dans le cas des conteneurs roulants, un opérateur peut se
contenter de les pousser d'une cellule à l'autre, sans se déplacer de plus de quelques mètres.
Pour tenir des objectifs vitaux de productivité, il faut trouver les moyens de mettre
rapidement en place des cellules, des semi-cellules et des unités. En général, dans une usine,
les "anciens" connaissent assez bien les principaux flux. En discuter avec eux peut donc être
le moyen le plus rapide et le plus simple de commencer la mise au point des cellules, d'autant
plus que les pièces les plus volumineuses et les plus coûteuses sont généralement les plus
faciles à gérer et offrent les meilleures opportunités de fabrication en cellule.
La méthode la plus rapide est de concevoir et de mettre en place de nouvelles cellules
est de s'appuyer sur les machines utilisées actuellement au lieu d'analyser chaque pièce pour
déterminer si elle peut être traitée par une autre machine plus économiquement.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
39
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
Transférer une tâche d'une machine à une autre oblige souvent à changer les outils et les
gammes, ce qui a pour effet de retarder la mise en œuvre de la cellule et d'en augmenter le
coût. Pour développer de nouvelles cellules, il faut parfois affecter certains produits à d'autres
machines que celles spécifiées dan la gamme actuelle. Il faut éviter cette opération qui
demande beaucoup de temps et d'efforts. Elle est toutefois nécessaire dans trois cas : lorsque
la machine spécifiée, dans la gamme n'est pas la plus économique et lorsque la machine
spécifiée est rarement utilisée pour produire la pièce en question.
Pour mieux appréhender, l'utilisation des machines d'une cellule, il est utile de
comprendre avant tout certains éléments fondamentaux concernant la capacité, l'utilisation et
la charge des machines :
1. Dans la plupart des usines, les machines sont loin d'être utilisées 100% de leurs
capacités et devraient d'ailleurs le rester.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
40
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
2. La capacité des machines dans la quasi-totalité des usines n'est pas et ne peut pas
être équilibrée, au sens où toutes les machines dans un groupe de machines ne sont
pas également chargées.
3. Il est impossible de prévoir à long terme la charge des machines.
Ces observations se vérifient dans la plupart des cas, à quelques rares exceptions près.
Certains processus, par exemple, exigent un investissement si important en machines et en
équipements que les impératifs de rentabilité obligent les usines à exploiter les machines au
maximum de leurs capacités. Les secteurs concernés sont notamment le papier, le textile, et le
moulage plastique, en fait la plupart des industries de process.
Lorsque la demande existe ou peut être suscitée, une usine peut identifier l'utilisation
des machines existantes et améliorer ainsi sa productivité, car la majorité des usines
produisent suffisamment pour répondre à la demande du marché tout en utilisant qu'une partie
de leur capacité. Accroître le nombre d'heures de production des machines ne vaut la peine
que si la demande dépasse la production actuelle.
Certains responsables et ingénieurs refusent d'organiser les machines en cellules
lorsqu'ils comprennent que l'utilisation des capacités peut être faible. Ils prennent cette
décision sans savoir évaluer les facteurs suivants :
1. L'importance d'une réduction substantielle des temps de fabrication et donc d'une
amélioration du service clients, des ventes et des marges que permet une
organisation en cellule.
2. Si l'utilisation réelle des capacités dans une organisation en cellule est supérieure ou
inférieure au degré d'utilisation de l'installation existante
3. Si une demande supérieure à la capacité de la cellule existe ou est susceptible d'être
stimulée.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
41
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
40
20
Ces quatre machines pourraient tout à fait être regroupées dans une seule cellule et
usiner exactement les mêmes pièces qu'auparavant, comme le montre la figure 2.11. Pour un
article donné, les temps de fabrication par unité sont en moyenne de 1, 10, 2 et 5 minutes.
Dans ce cas, les quatre machines doivent s'aligner sur la machine la plus lente. Par ailleurs, la
cellule n'emploiera pas probablement plus qu'un seul opérateur au lieu de quatre.
1 Scie Tour 10
Fraiseuse Rectifieuse
2 5
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
42
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Exemple :
Exemple :
Il s'agit de deux différentes séries usinées dans une même cellule, en supposant que le
temps de la main-d'œuvre par machine pour chaque série est insignifiant et quelque peu
inférieur à la durée de cycle de fabrication et que les autres durées de cycles des deux séries
sont à peu près les suivantes :
Machine 1 10 8
Machine 2 9 -9-
Machine 3 -8- 6
Machine 4 9 5
Machine 5 10 4
TOTAL 46 32
Selon la théorie classique d'équilibrage des lignes, un opérateur ne peut servir qu'un seul
nombre de machines fixé à l'avance, à savoir une, deux, trois, quatre machines ou plus. Dans
ce cas, un premier opérateur ferait probablement marcher la machine 1, et 2 pendant 19
secondes, et un deuxième opérateur les machines 3, 4 et 5 pendant 27 secondes, faisant ainsi
perdre 8 secondes au premier.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
43
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
44
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
5. Amélioration de la productivité
5.1. Maintenance des équipements :
Dans de nombreuses usine, le temps d'arrêt des machines, en cas de changement de
série, ou de panne, représentent un pourcentage important du temps de fonctionnement total
d'une machine. Un temps d'arrêt de 10% sur une machine sui n'est pas directement reliée aux
autres n'est généralement pas problématique car l'opérateur, voire la tâche en cours, peut
souvent être transférée sur une autre machine. En revanche, lorsqu'une équipe regroupe 10
machines ayant chacune un temps d'arrêt moyen de 10%, le risque d'arrêt de la cellule est de
55%, sachant que la probabilité pour que deux machine soient simultanément hors service est
de 90%.
Etant donné qu'un temps d'arrêt de 55% peut provoquer un déficit de la capacité et/ou de
longues périodes d'inactivité des opérateurs, il est souvent nécessaire d'adopter un programme
de maintenance spécial pour ramener les temps d'arrêt à un niveau acceptable.;
La maintenance préventive est un important facteur d'amélioration de la productivité,
par réduction des nombres des pannes, cependant elle ne présents pas un remède contre toutes
les pannes. Les projets d'amélioration de la maintenance poursuivent deux grands objectifs.
Le premier est de réduire au minimum les temps d'arrêt des machines et des équipements
suite à une défaillance ou à une panne. Le second consiste à réduire au minimum les frais
d'entretien du matériel en bon état de fonctionnement (réduire le coût et la durée des
réparations).
Une meilleure maintenance améliore les tolérances des machines et donc la qualité des
produits. Raccourcir la durée des pannes de machines permet de diminuer les stocks de
sécurité nécessaires pour pallier les arrêts de production et donc de réduire les stocks
d'encours de 90%. Pour cela, on peut entreprendre plusieurs actions :
1. Il faut décentraliser la maintenance afin que chaque unité dispose d'au moins un agent
de maintenance et que ce dernier ait sa propre aire de travail et son propre établi au sein de
l'unité. Mais il faut garder un atelier central qui continue à arbitrer les équipements servant à
réparer les composants des machines et à stocker le matériel de maintenance et les
composants nécessaires à plus d'une unité. Cette conception réduit, de manière considérable,
les déplacements inutiles entre la cellule et le centre des pièces détachées. Ainsi, chaque unité
doit disposer de son propre stock focalisé de matières.
2. On peut réduire le temps perdu par les opérateurs à attendre que les machines soient
réparées (temps considérable) par l'instauration de procédures de transfert instantané des
opérateurs vers d'autres machines au moment où leur machine tombe en panne. Dans la
plupart des cas, le transfert d'une cellule à une autre devrait être possible, puisque les usines
disposent généralement de plus de cellules qu'il ne leur en faut pour leur production
journalière. Il faut donc toujours prévoir des cellules supplémentaires pour parer à cette
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
45
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
éventualité. Une autre solution est d'intégrer provisoirement les opérateurs à une autre équipe
dont le rendement serait ainsi amélioré.
Le nouvel aménagement en unités focalisées facilite beaucoup l'ordonnancement et le
contrôle de la maintenance, étant donné que le contremaître décide de l'endroit où doit
intervenir l'agent de maintenance et que le matériel de maintenance est stocké dans l'unité.
En résumé, on peut réduire le temps de réparation d'une machine en accélérant
l'intervention des agents de maintenance. Il est en outre possible de limiter au minimum les
déplacements en stockant les pièces détachées et les outils à proximité. Un autre moyen de
gagner du temps consiste à faire appel aux opérateurs eux-mêmes. Pour réduire les temps
d'arrêt des machines, on peut également améliorer les méthodes de réparation et les
procédures de maintenance préventive. Ainsi il est vrai que les gains de temps réalisés grâce à
la maintenance préventive sont insignifiants en comparaison des autres possibilités
d'amélioration de deuxième ordre mentionnés ci-dessus.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
46
Chapitre 2 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
47
Chapitre 2 Conception des processus de production
__________________________________________________________________________________________
6. Conclusions
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
48
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
La capacité
Equilibre entre la charge et la Charge et la Capacité
Planification de la Capacité
Equilibrage des Chaînes de Production
GESTION DE LA CAPACITE
1. La capacité
1.1. Les ressources
Il s’agit de l’ensemble des moyens nécessaires pour réaliser la transformation des
matières premières et composants en produits finis. Suivant le type d’entreprise, les
ressources comprennent de la main-d’œuvre, des équipements, des outillages, des
informations, des bâtiments, etc.
- du choix d’une unité de mesure qui permet d’additionner les débits de produits
éventuellement différents, étant entendu que si les produits sont assez semblables , une
seule unité physique convient.
Charge total de 100 h, il reste 5 heures, donc théoriquement la commande peut être
satisfaite
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
50
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
51
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
Exemple : Un restaurant peut être limité par le nombre de places assises ou par le
nombre de serveurs. L’augmentation d’une ressource doit être accompagnée par
l’augmentation de l’autre, sinon, on risque d’avoir une surcharge (augmentation de places
Mauvais service) ou une sur capacité (augmentation de serveurs).
Exemple :
A (1min)10 min de réglage B (1min)
Pour fabriquer en lot de 10 : 10 A + 10 + 10 B + 10 40 min
40 / 20 = 2 min /produit > 1 min
Pour fabriquer en lot de 100 : 100 A + 10 + 100 B + 10 = 220 220/200 = 1.1 min/prod
Il est évident que plus la taille du lot est importante, plus les stocks sont élevés.
1.7. Flexibilité
Une des qualités d’une ressource est sa flexibilité possibilité d’accroître ou réduire la
capacité. Ça permet d’avoir plus d’adaptabilité à la demande (ajuster la capacité à la
demande)
Exemple :
Possibilité d’embaucher du personnel saisonnier, heures supplémentaires, etc.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
52
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
1.8. Polyvalence
Pour faire une opération, on peut avoir le choix entre :
- Machine spécialisée : performante, ce choix vise des coûts compétitifs, mais ne permet
pas une adaptation facile aux évolutions du marché,
- Machine universelle (capable de réaliser d’autres opérations) souvent moins rapide
qu’une machine spécialisée Coût élevé
Meilleure adaptation
Exemple : Personnel polyvalent : salaire corrélé avec la tâche la plus difficile
Personnes spécialisées : Salaire dépend d’une seule tâche
2.2.1. Le chronométrage
Cette méthode consiste à décomposer le cycle total d’une séquence en opérations
élémentaires, et à mesurer le temps nécessaire pour l’exécution de chacune d’elles. Le
chronométrage s’effectue sur l’ensemble de la séquence, en notant au fur et à mesure les
temps intermédiaires entre opérations. Cette manière de procéder permet d’éviter le cumul
d’erreurs. Le chronométrage d’une séquence d’opérations doit être effectué n fois (tables
d’échantillonnage).
Si l’on constate une grande variabilité sur les temps chronométrés pour une opération
un problème (poste de travail, méthode même).
On doit tenir compte de l’expérience et l’habilité de l’ouvrier chronométré.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
53
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
Exemple :
Ouvrier (effectuant l’opération à chronométrer) :
Le temps d’exécution normal = moyenne arithmétique des temps obtenus par les
différents exécutants de l’opération de chronométrage.
On affecte les temps normaux d’un coefficient K pour tenir compte des temps de repos,
des besoins physiologiques et de la pénibilité du travail, de façon à aboutir au temps standard.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
54
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
La mesure par chronométrage de ces éléments de base a fourni des temps standards,
universels, exprimés en 100 000e d’heure (cmh), regroupés dans des tables qui représentent le
fondement même de la méthode (voir tableau 3.2).
Saisir G
* La précision de MTM est bonne si la tâche est simple et son mode opératoire est
stable.
* Par rapport au chronométrage, la méthode MTM permet de faire une étude de poste
qui n’existe que sur du papier. Elle est également moins coûteuse. Par ailleurs, le
chronométrage ne peut ce faire que sur un poste existant.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
55
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
Situation de déséquilibre
Capacité
Charge
Heures de
Travail
Zone A Zone B Zone C
temps
Figure 3.2. Situation de déséquilibre entre la charge et la capacité
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
57
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
Production cumulée
de produits finis
Ventes cumulées
Stock
N D J A S O
temps
Fabrication retardée des produits : C’est à éviter sauf si c’est absolument inévitable, on
doit l’annoncer dès la prise de la commande pour ne pas se heurter éventuellement à des
clients surpris.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
58
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
3. Planification de la capacité
Comme on peut le remarquer, la détermination de l’équilibre charge capacité a un
aspect prévisionnel. Elle relève de ce qu’on appelle “ le Plan Globale de Production ”.
Plan Directeur de
Evaluation
Pour chaque période Production
(Semaine) : Quantité
exacte de chaque
Calcul des Besoins Test produit/marché
article
Plan Global :
* Prend en compte le total des références appartenant à une même famille,
* Etabli au moyen de techniques de simulation informatisée ou de simple tableur,
* Etabli sur un horizon qui varie d’une à plusieurs années.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
59
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
Par exemple :
Plan Global 4000 magnétoscopes
PDP 20% modèle A 800
30% modèle B 1200
Tous les plans doivent être remis à jour périodiquement on parle de plan glissant.
Exemple :
Etant donné un Plan Global de Production, on veut examiner la faisabilité de ce plan et
les moyens possibles d’équilibre Charge/Capacité afin d’établir un PDP.
On dispose des prévisions de ventes de l’année N (on va utiliser seulement les quatre
premiers mois). Ces ventes sont converties en charges prévisionnelles (# heures) en supposant
à priori que les ventes du mois sont produites dans le mois même.
Il s’agit de choisir une solution selon une objective qui tient compte de coût total
annuel de production et du stockage tout en respectant les délais de livraison.
C8 F4 I4 L8
A7 N6
D6 G9
B5 J9 K 10
M7
E9 H7
idéal serait de 99/5 = 20 mn par poste. S'il existe une solution cadencée à 21 mn, on pourra
dans un second temps rechercher une solution à 20 mn.
Connaissant :
Np : le nombre de postes de travail
tC : le temps de cycle,
peut on trouver une partition de cet ensemble en Np postes de durée opératoire ≤ tC ?
Les différentes méthodes qui ont traité ce type de problème, notamment les méthodes
sérielles utilisées en ordonnancement, se basent sur le principe suivant :
" On commence par classer les opérations selon un critère donné, puis on crée les
postes dans l'ordre : 1, 2,… en leur affectant les opérations les plus prioritaires."
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
62
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
A B C E D G H J K F I L M N
wi 85 67 65 56 53 49 47 40 31 22 18 14 13 6
4.2.3. Extension
Ces méthodes sont assez souples pour prendre en compte diverses contraintes.
Supposons que, pour des raisons techniques, on ne puisse pas réaliser les
opérations A et B sur le même poste. Dès que A est placé sur le poste courant, il suffit de
considérer que B n'est plus affectable sur ce poste.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
63
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
La chaîne doit être implantée dans un espace libre de l'atelier micro-onde. Cet espace est
insuffisant pour implanter 5 postes en séquence. Par contre, la largeur est suffisante pour
dédoubler le deuxième poste. Ce poste comporterait deux stations en parallèle avec des
équipements identiques. Un micro-onde sortant du premier irait soit sur la première station
soit sut la seconde du poste dédoublé.
La solution consiste à cadencer la ligne sur la base d'un total de 5 postes, ce qui donnera
une cadence de 21 mn. Dans la phase d'équilibrage, on appliquera les algorithmes en
considérant uniquement 4 postes :
- les postes 1, 3 et 4 seront saturés quand leur charge atteint 21 mn,
- le poste 2 sera saturé quand sa charge atteint 2 * 21 = 42 mn.
On vérifie sur la figure 3.6 que le flux se reconstitue normalement sur le poste 3.
Poste 1
Poste 2-1
Poste 2-2
Poste 3
Poste 4
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
64
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
temps standard, il y aura une surcharge (sous-charge) ponctuelle sur le poste. L'ordre dans
lequel les produits réels seront envoyés sur la ligne influera sur la productivité. On a intérêt à
espacer sur la ligne des produits créant des surcharges sur un même poste. C'est la base de la
méthode des ratios.
Tableau 3.5. Pourcentage des voitures avec option sur les 3 postes
xmax xmin
Poste 1 40% 25%
Poste 2 30% 28%
Poste 3 42% 35%
Global 30 % 25%
On constate que dans le cas le plus favorable, on peut aller jusqu'à 30% soit 3 véhicules
sur 10 avec ABS, et dans le cas le plus défavorable à 25 %, soit 1 véhicule sur 4. Afin
d'introduire un peu de souplesse sur la ligne, c'est ce dernier ratio qui sera pris comme
référence et on se donnera comme objectif de séparer deux véhicules avec ABS par au moins
trois véhicules sans ABS.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
65
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
Considérons maintenant la demande commerciale réelle sur les quelques jours à venir.
Si 15% des véhicules commandés le sont avec ABS, la contrainte n'est pas serrée pour cette
option. Par contre si le pourcentage atteint ou dépasse les 25%, la contrainte sera dure à tenir
et des problèmes peuvent survenir entraînant : arrêt de ligne pour achever le travail, sortie du
véhicule de la ligne, main d'œuvre supplémentaire, etc. Si le pourcentage dépasse les 30%, on
peut affirmer que la cadence sera impossible à respecter.
Indicateur de démérite
On va ainsi déterminer un ratio par option. Bien entendu un véhicule donné peut avoir
plusieurs de ces options. Un véhicule anglais, avec ABS, toit ouvrant et climatisation sera
beaucoup plus dur à positionner qu'un véhicule de base. De ce fait, il n'est pas toujours
possible de trouver une séquence satisfaisant tous les ratios simultanément. Il faut donc
définir un indicateur pour mesurer le démérite d'une séquence. Considérons les 3 séquences
de 12 véhicules de la figure 3.7. Dans les trois, il y a 3 véhicules avec ABS et le ration global
de 1 véhicule avec ABS sur 4 est respecté. Par contre, il existe pour chacune, des séquence de
4 véhicules successifs comptant deux, voire trois véhicules avec ABS. Des trois séquences, la
séquence 1 est la plus acceptable : l'ABS est régulièrement espacé. La séquence 2 est
plus pénalisante, car il existe deux ABS à la suite. Et la séquence 3 est encore plus
contraignante.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
66
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
ABS 0
ABS ABS 1
ABS ABS 1
ABS ABS ABS 2
ABS ABS 1
ABS 0
ABS 0
0
0
Figure 3.8. Calcul du démérite de la séquence 3
4.4.1. Présentation
Pour cette étape, on utilise des méthodes de type technologie de groupe. La technologie
de groupe est une technique assez générale qui peut s'appliquer à d'autres utilisations dans
l'industrie. De manière formelle, on part d'une matrice 0,1 et l'on cherche à réarranger les
lignes et colonnes de manière à faire apparaître des sous-matrices denses en 1 avec peu de 1
en dehors ("1" résiduels).
Considérons la matrice suivante :
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
1 1 1 1
2 1 1 1 1
3 1 1 1 1
4 1 1 1 1
5 1 1 1 1
6 1 1 1 1
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
67
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
3 5 6 9 10 1 2 4 7 8
2 1 1 1 1
4 1 1 1 1
5 1 1 1 1
1 1 1 1
3 1 1 1 1
6 1 1 1 1
Il reste à traiter le cas des "1" résiduels, le passage de la pièce 4 sur la machine 4 ici.
Plusieurs possibilités peuvent être envisagées :
- accepter que les pièces passent d'un îlot à l'autre; cette solution doit rester
exceptionnelle, sinon on casse les flux de production ce qui va à l'encontre du but
recherché ;
- investir dans une nouvelle machine 4 bis juste suffisante pour réaliser la pièce 4; ici le
suréquipement permet d'améliorer le flux global de l'atelier ;
- revoir la conception de la pièce 4
- sous-traiter l'opération
Remarque :
Sur l'exemple, les sous-matrices denses en "1" apparaissent sur la diagonale. Certains
algorithmes aboutissent à de telles représentations, mais ce n'est pas une obligation. Dans la
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
68
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
matrice ci-dessous, une décomposition en 3 blocs apparaît clairement, bien que les blocs ne
soient pas diagonaux.
1 1 1
1 1 1
1 1 1
1 1 1
1 1 1
1 1 1
Algorithme :
Rayer une ligne au choix (trait horizontal) ou une colonne (trait vertical)
Tant qu'il existe un "1" rayé une seule fois :
S'il est rayé horizontalement, rayer la colonne correspondante
S'il est rayé verticalement, rayer la ligne correspondante.
A la fin de ce traitement :
- si toutes les lignes et colonnes sont rayées, il n'existe pas de décomposition parfaite
- sinon l'ensemble des lignes et colonnes rayées constituent un bloc de la
décomposition et on répète le processus sur la matrice restante.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
69
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
(
On calcule le poids de la ligne i par Si = ∑ a ij × vj
j
)
On trie les lignes par Si croissants.
A B C D E F G S
1 1 1 65
2 1 1 1 38
3 1 1 1 88
4 1 1 1 28
5 1 1 9
6 1 1 1 52
7 1 1 1 38
V 64 32 16 8 4 2 1
Après avoir trié les lignes par Si décroissants, on applique le processus sur les colonnes:
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
70
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
A B C D E F G w
3 1 1 1 64
1 1 1 32
6 1 1 1 16
2 1 1 1 8
7 1 1 1 4
4 1 1 1 2
5 1 1 1
T 96 28 82 67 30 12 33
Après avoir trié les colonnes par Tj décroissants, on réitère sur les lignes :
A C D G E B F S
3 1 1 1 112
1 1 1 72
6 1 1 1 38
2 1 1 1 7
7 1 1 1 7
4 1 1 1 52
5 1 1 24
v 64 32 16 8 4 2 1
Après avoir trié les lignes par Si décroissants, le processus s'arrête car les colonnes sont
déjà triées par valeurs décroissantes. Ici nous trouvons une solution avec deux îlots et trois "1"
résiduels.
A C D G E B F S
3 1 1 1 64
1 1 1 32
4 1 1 1 16
6 1 1 1 8
5 1 1 4
2 1 1 1 2
7 1 1 1 1
T 96 88 84 36 27 11 3
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
71
Chapitre 3 Gestion de la capacité
__________________________________________________________________________________________
ME = ∑ a ij a i, j +1 + a i, j− 1 + a i +1, j + a i − 1, j
ij
Remarques :
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
72
Chapitre 3 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
5. Conclusions
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
73
Chapitre 3 Localisation d’entrepôts
__________________________________________________________________________________________
Introduction
Locaisation planaire d’un enrepôt unique
Localisation planaire de plusieurs entrpôts
LOCALISATION D’ENTREPOTS
(FACILITY LOCATION)
1. INTRODUCTION
La décision concernant le site ou le local d’une usine, magasin, ou une machine dans un
atelier affecte énormément l’efficacité et le coût de production et les revenus d’une entreprise.
La localisation est un élément critique dans la détermination des coûts fixes et variables des
activités industrielles ou de services. Par exemple : Le coût de transport et de manutention
seul peut représenter 25% du prix de vente d’un produit.
Le terme “ localisation ” est général. Les problèmes de localisation peuvent être
classifiés selon le nombre d’entrepôts à localiser et le type de localisation :
- Localisation discrète (sur des points),
- Localisation continue (surface, position et forme relative des entrepôts),
Implantation
[Link]ème de localisation :
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
74
Chapitre 4 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
−Une Dimension → Dimension n
3) Espace de solution → −Discret / Continu
−Avec Contra int es / Sans Contra int es
4) La mesure de distance
- Rectiligne
- Euclidienne
- Autres
5) Objectifs : - Qualitatif
- Quantitatif (Min Σcoûts, Min (Max coûts), etc.).
On considère le problème de localisation d’une machine dans un atelier qui reçoit des
pièces d’autres machines existantes et transmet des pièces à d’autres machines.
Le coût total de déplacement de pièces = f (lieu de la machine)
Soient :
- m = nombre de machines existantes,
- Pi (ai, bi) coordonnées de la machine i,
- X=(x,y) coordonnées de la nouvelle machine,
- d (X, Pi) = distance entre X et Pi,
- ti = nombre de déplacements entre Pi et X/mois,
- ti d(X,Pi) = distance totale parcourue/mois,
- Vi = vitesse moyenne de déplacement entre X et Pi,
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
75
Chapitre 3 Localisation d’entrepôts
__________________________________________________________________________________________
Si on connaît Ci, le coût de déplacement par heure entre P et Xi, alors le coût de
C t d X,P
déplacement entre P et Xi est i i
( )
i . Soit w = Ci t i pondération ou poids de la
V i Vi
i
( )
n
machine i. On veut minf(x) = ∑ w id X,Pi
i=1
n
min f(x) = ∑ w i (x − a i ) + (y − b i )
2 2
i=1
Définitions :
Une fonction f(x), x appartenant à IRn est dite convexe (concave) si : quelque soit
λ appartenant à [0,1] :
f(λ x1+(1-λ)x2) ≤ (≥) λ f(x1) + (1-λ) f(x2)
f(x)
f(x1)
f(x2)
x
x1 x2
∂f (x , y ) m w i ( x − ai )
=∑
∂x i =1 ( x − ai )
2
+ ( y − bi )
2
wi
Soit γ i (x , y ) =
( x − ai ) + ( y − bi )
2 2
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
76
Chapitre 4 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
∂f (x , y ) m
= ∑ γ i (x , y ) ( x − ai )
∂x i =1
∂f (x , y ) m
= ∑ γ i ( x , y ) ( y − bi )
∂y i =1
m
∑ ai γ i (x , y )
m
∂f (x , y ) m m
x = i =1
m ∑ γ i (x , y )
∑ i γ ∑ γ ∑ γ = i =1
= 0 ( x , y ) x − a ( x , y ) = 0 ( x , y ) x ai
∂x Γ(x , y )
i i i
i =1 i =1 i =1
∂f (x , y ) ⇔m m
⇔ m
⇔ m
γ (x , y ) y − b γ (x , y ) = 0
∂y
=0 ∑
i =1 i ∑ i i
∑ b γ
i i ( x , y )
∑ γ i (x , y )
y = m y =
i =1 i =1 i =1
bi
Γ(x , y )
∑
i =1
γ i ( x , y )
m
Avec Γ(x , y ) = ∑ γ i (x , y )
i =1
γ i (x , y ) m
Soit λi (X ) = > 0; ∑ λi (X ) = 1
Γ(x , y ) i =1
m
X = ∑ λi (X )Pi
i =1
Problème :
Si Xk coïncide avec un Pi, on risque de diviser par zéro.
(x − a i ) + (y − b i ) + ε ; ε >0 est
2 2
Une solution est de perturber la distance euclidienne
petit.
m m m
f (x , y ) = ∑w i ( x − ai + y − bi ) =∑w i x − ai + ∑w i y − bi =f 1 (x ) + f 2 ( y )
i =1 i =1 i =1
Marchandise recherchژe
en ce point Sortie de Magasins (Camions)
P1(7,10)
P4(15,7)
(0,5) (x,5)
Tapis roulant
P5(15,3)
P3(12,0)
Ω1= 180 Ω2= 160 Ω3= 140 Ω4= 100
6000
5000
4000
180 x
3000
0 ≤x ≤ 7 f1 (x) = 180 +160 (-x+7) + 140 (-x+12) + 100 (-x-15)= - 220 x + 4300
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
78
Chapitre 4 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Cette fonction est linéaire par intervalle, pente décroissante Convexe admet un
minimum global
Observations
* Pente sur un intervalle = ∑ wi Pi (.[Link].x)− ∑ w iPi (.[Link].x ) ,
* Pente pi des droites i/ i ≥2 = Pi-1 + 2 * wi [ai,bi],
Par exemple : - 220 = - 580 + 2*180,
* Min ou la pente change de signe min coîncide avec un point existant,
* Une méthode similaire : (calcul de sommes partielles des poids) : sur l’axe des x.
Commençant de x = 0 vers x >0 ;
Etape 2 : Ω Ω + Ωi
Si Ω < W/2, i i+1 retourner à (2), sinon le point de coordonnées x (condition de
médiane) définissant la ligne verticale i est l’option.
Sur l’axe des y (analogue à x, on considère le poids sur les lignes horizontales)
Mesure de contour pour trouver un lieu autre que l’existant , y = cte.
Exemple :
Supposant qu’un problème admet comme solution optimale (distance rectiligne)
Xr* = (8.5) = (xr*, yr*)
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
79
Chapitre 3 Localisation d’entrepôts
__________________________________________________________________________________________
Un domicile
trڈs ژloign ژdes
autres r r
Si on peut réduire r tel que l’intersection de ces cercles est un seul point ce point est la
solution du problème du cercle de recouvrement.
Si m est grand, le problème n’est pas évident à résoudre.
( ) ( )
2 2
On veut Min g(x,y) = Min [ Max { x − a i + y − b i ; 1 < i < m} ]
Min Max (x − a )2 + (y − b )2 ≤ u; i = 1..m
i i
Pour résoudre ce problème, nous pouvons utiliser des Méthodes
géométriques/Algébriques
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
80
Chapitre 4 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
(x − Pi ) (x − Pi )
T
La distance euclidienne =
Cercle de recouvrement
min u
⇔
( )( )
T
x−P
i x − Pi ≤ u
min u
⇔ T
X X − 2Pi X + Pi Pi ≤ u
T T
X
X
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
81
Chapitre 3 Localisation d’entrepôts
__________________________________________________________________________________________
n m
f (x ,x ,...,x n ) = ∑ ν jk x j − x k + ∑ ∑ w ji x j − a i
1 1 2 1≤ j≤k≤n j=1i=1
Où n m
f 2 (y1,y 2,...,y n ) = ∑ ν jk y j − y k + ∑ ∑ w ji y j − b i
1≤ j≤k≤n j=1i=1
n
Transformation de Min V(x) = ∑ C j x j ; Cj≥ 0 (I)
j=1
C'est une fonction linéaire par intervalle et convexe transformable sous forme de PL
∀ x j ∈IR on peut ˇcrire x j = x +j − x −j
(1)
avec x +j ≥ 0 et x −j ≥ 0
0 si x ≤ 0 0 si x ≥ 0
+ j − j
En définissant : x j = et x j = (2)
x si x > 0 −x si x < 0
j j j j
+ −
On peut garantire que : x j x j = 0 (au moins une variable est nulle)
x+ : Partie Positive
j
On dit alors que − de xj
x : Partie Nژgative
j
de plus x +j x −j = 0 ∀j
+ −
Puisque C ≥ 0 ∀j alors u(x + ;x − ) ≤ u(x ; x )
j
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
82
Chapitre 4 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
En conclusion :
Si (I) admet une solution optimale, alors il admet une solution optimale qui satisfait
x j x −j = 0 . Lorsque le simplexe est utilisé, une telle solution est automatiquement obtenue;
+
Et pour chaque x j − a i ; r+ − + −
ji et r ji / x j − a i = r ji − r ji
+ n m
Min ∑ ν P + P − + ∑
∑ w ji r + + r−
jk jk jk ji ji
1≤ j≤k≤n j=1i=1
S.C
( )
Min f1 x1,x 2,...,x n ⇔ x j − x k − Pjk
+ + P− = 0 1 ≤ j ≤ k ≤ n
jk
+ −
x j − r ji + rji = a i i =1...m; j = 1...n
+ − + −
Pjk ;P jk ;r ji ;r ji ≥ 0; ∀j, i, k
Le dual de ce problème est un problème de flot à coût minimal dans un réseau : où les
nœuds représentent les NES et EES et les arcs représentent l’existence de flux entre paires
d’entrepôts.
( ) ( )
2 2
x − a i + y − b i + ε graphe de la fonction est une hyperboloïde alors que le graphe de
( ) ( )
2 2
x − a i + y − bi est un cône.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
83
Chapitre 3 Localisation d’entrepôts
__________________________________________________________________________________________
( ) (
α X1,X 2 ,...,X n , β X1,X2 ,...,X n ∀ j = 1...n
j j )
( )
n x m a
k i
α j X1,X 2 ,...,X n = ∑ ν jk + ∑ w ji
k=1 2 2 i=1 2 2
x j − xk + y j − yk + ε x j − a i + y j − bi + ε
( )
n yk m bi
β X ,X ,...,X n = ∑ ν + ∑ w ji
j 1 2 k=1 jk 2 2 i=1 2 2
x − x + y − y + ε x − a + y − b + ε
j k j k j i j i
ν w
( )
n jk m ji
On dژfinit Γ X1,X2,...,Xn = ∑ +∑
j k=1 2 2 i=1 2 2
x − x + y j − yk + ε x −a + y − b + ε
j k j i j i
(
Γ j X1,X2,...,Xn > 0 )
∂f
∂x j (
= Γ j X1,X2,...,Xn ) x j − α j (X1,X2,...,Xn )= 0
∂f
∂y j
(
= Γ j X1,X2,...,Xn ) y j − β j(X1,X2 ,...,X n )= 0
(
α j X1,X 2 ,...,X n )
x = j = 1,...,n;
Γ (X1,X 2,...,Xn )
;
j
j
β j (X1,X2 ,...,X n )
y j = ; j = 1,...,m
Γ j(X1,X2 ,...,X n )
3.3.1. Introduction
Jusqu'à maintenant on a discuté des problèmes de localisation où les “ poids ” entre les
entrepôts sont connus. Cette hypothèse présente parfois des limitations surtout que dans
certains cas les poids peuvent êtres ajustés à un certain degré. En particulier, si les NES et les
EES sont de même type. Dans ce cas, peu importe quelle NE sert un EE.
On va traiter alors le problème où les poids sont des variables de décisions.
Situations courantes : Localiser des N.E. :
- Magasins ou centre de distribution
- Branche de banque
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
84
Chapitre 4 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
- Supermarchés
Afin de servir des clients. Dans ce cas les EES comportent les résidences de
consommateurs et on est intéressé par l’allocation des EES à ces NES
EE1 NE1
NE2 EE 2 EE 3
EE 5 EE 6
EE4
NE3
On a m : EE, n : NE,
En général n < m
Heuristique itérative : (ALA : Alternative Loc-Alloc)
3) Les sites des NES étant fixés, on effectue l’allocation de chaque EE au plus proche
NE (un problème d’optimisation),
4) Etant donnée l’allocation des EEs aux NES, on minimise le distance totale entre
chaque NE et ses EES (n problèmes), On répète (a) et (b) d’une façon séquentielle
jusqu'à ce qu’on ne puisse plus réduire la distance totale.
Remarques :
* P(a) est un seul problème d’optimisation,
* Chacun des n problèmes de (b) peut être résolu par :
- Une méthode de médiane (distance rectiligne)
- Ou l'algorithme de Weizfield (distance Euclidienne)
* La solution ne correspond pas nécessairement à un optimal global et dépend du point
de départ.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
85
Chapitre 3 Localisation d’entrepôts
__________________________________________________________________________________________
Soient
- Sj = nombre de EES qui peuvent être affectés au NEj (taille du NEj),
- (ai, bi) coordonnées des EEi
- (xj, yj) coordonnées des NEj
- dij = distance entre EEi et NEj (Euclidienne ou rectiligne) (dépend de xj),
- g(dij) = coût variable résultant de l’emplacement du NEj
taille coordonnژes
678
}
P S , x ,y Cot fixe du NE
j j j j j
m n n
Min = ∑ ∑ Z g d + ∑ P S , x , y
ij ij j j j j
i=1 j=1 j=1
S.C:
n
∑ Z =1 i = 1...m (chaque E.E est affect ˆ ژun seul
ij
j=1
m
Z = S ∀j =1,...,n → Contra int e de Capacitژ
∑ ij j
i=1
(Exactement si les EES sont affectژs aux NE )
j
Z i = 0 ou 1 ∀i = 1,..., m; j = 1,...,n
Sj = |Aj| = connue
- Cas de distribution Euclidienne
2 2
Min ∑ g x j − a i + y j − bi + Pj x j, y j
j∈A j
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
86
Chapitre 4 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Méthode de Newton
Golden station Numérique
Pj (xj, yj) non convexe difficile
Pj (xj, yj) = 0 Weizfield
Les sites des NEj sont maintenant connus (à partir du pb (1)) Cij g (dij) = cte
m n n
Min ∑ ∑ C Z + ∑ P S
i=1 j=1 ij ij j=1 j j
S.C.
n
∑ Z = 1 ∀i
j=1 ij
m
∑ Z ij = Sj ∀j
i=1
Z ij = 0 ou 1 ∀i et ∀j
Alors
La méthode de résolution dépend de la structure de Pj (Sj)
m n n
Min ∑ ∑ C Z + ∑ a
i=1 j=1 ij ij j=1 j
S.C.
n
Z = 1 ∀i
∑ ij
j=1
Z = 0 ou 1 ∀i et ∀ j
ij
EEi est affect ژNE j (i) telque Cij (i) = min {Cij }
j=1...n
Z (i) = 1 et
ij
Z ij = 0 ∀ j ≠ j(i)
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
87
Chapitre 3 Localisation d’entrepôts
__________________________________________________________________________________________
m n n
Min ∑ ∑ C Z
ij ij + ∑ aj
i=1 j=1 j=1
S.C.
n
∑ Z = 1 ∀i
j=1 ij
n
∑ Z ij ≤ S j ∀j
j=1
{ }
Z ∈ 0,1 ∀i et ∀j
ij
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
88
Chapitre 4 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
4. Conclusions
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
89
Chapitre 5 Problèmes d’implantation
__________________________________________________________________________________________
Introduction
Le Problème de “Plant Layout”
Conception Systématique du Layout
PROBLEMES D’IMPLANTATION
(FACILITY LAYOUT)
1. Introduction
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
90
Chapitre 5 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Produit
Plan de Layout
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
92
Chapitre 5 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Collecte de données
Diagramme de Relation
7. Développement de
modèle de Layout
8. Evaluation
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
93
Chapitre 5 Problèmes d’implantation
__________________________________________________________________________________________
Ces documents :
- Montrent les séquences d’opérations et le flux de matière,
- Affectent l’emplacement des machines, des magasins de stockage (matières premières
et produits finis),
Tous les dessins peuvent être représentés par des diagrammes de précédence
(Diagramme Orienté à Structure Arborescente)
Date 1 2 3 4 5
Opération
Conception
Product. Pièces
Montage
Test
: Transport : Stockage
: Inspection
Exemple
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
95
Chapitre 5 Problèmes d’implantation
__________________________________________________________________________________________
4) Graphe From-to :
Ce graphe est conçu spécialement pour le "Layout."
Il s’agit d’un tableau qui contient des chiffres qui représentent une sorte de mesure de
flux de matière entre machines, départements, centres de production.
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
96
Chapitre 5 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
1 Code Reason
Offices
O 1 Flow of Materials
2 4 E 2 Ease of supervision
Foreman
I 5 O 3 Common personnel
3 5 O 3 O 4 Contact necessary
Conference Room
U 4 I 4 U 5 Convenience
4 U 2 I U 6
Parcel post
U U 2 I U 7
5 O U 2 O U 8
Parts Shipment
U 4 U U 2 I U 9
6 Repair and service U U U 2 I 10
parts E U U 4 U 2
7 3 O O O Rating Definition
Service Area
U 4 I 4 A 4 A Absolutely necessary
8 E 4 U 1 E Especially important
Receiving
U 3 U I Important
9 4 A 4 O Ordinary Closeness OK
Testing
E 1 U Unimportant
10 3 X Undesirable
General Storage
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
97
Chapitre 5 Problèmes d’implantation
__________________________________________________________________________________________
Le. “ Layout ”
- Doit satisfaire tous les A et X
- En second lieu la plupart des E
- Le plus possible de I, sans sacrifier A, X ou E
- Puis de même pour O
- Rangs U neutre peuvent être ignorés
A et X > E > I > O > U
Sur la figure (5.7,) on remarque que le CR doit refléter un grand degré de
discrimination. C'est-à-dire :
- 5% de CR de type A et X,
- < 10% de E,
- < 15% I,
- > 50% de U,
Tableau 5.3. Exemple de Rang de Proximité Total « Total Closeness Ratings TCRs»
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
98
Chapitre 5 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Algorithme
1. Placer le 1er département : Il s’agit de celui qui a le TCR maximum. En cas d’égalité
on choisit celui qui a un plus nombre de relation A,
2. Si un département a une relation X avec le département placé à placer le dernier,
3. Après : On choisi parmi les départements restants et qui ont une relation A avec l’un
des départements placés celui qui a le plus grand TCR. Sinon on considère les
relations E, sinon les relations I ; θ.
4. Chaque fois qu’on place un département, on vérifie s’il existe un département qui a
une tel X avec celui qui vient d’être placé. S’il existe, on le met à côté en haut de
liste. De tel département à placer les derniers.
5. L’ordre de placement des départements est le suivant :
10589762314
8 7 6
Dژpa rt 1 10 5
2 3 4
j
W[i]j = 1/2
[i]
Partiellement adjacents
* Pour placer le département 5 on a le choix entre :
- Les sites 1, 3, 5 et 7 W5,10 = 1, CR5,10 =11000,
- Les sites 2, 4, 6, 8 on a une valeur de 5000
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
99
Chapitre 5 Problèmes d’implantation
__________________________________________________________________________________________
1 5 10 6
2 3 4 5
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
100
Chapitre 5 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
12 11 10 9 14 13 12 11 10
1 5 10 8 1 5 10 9 9
2 3 8 7 2 3 8 7 8
4 5 6 4 5 6
14 13 12 11 10 16 15 14 13 12
1 5 10 9 9 1 5 10 9 11 10
2 3 8 7 8 2 3 8 7 6 9
4 5 6 7 4 5 6 7 8
16 15 14 18 17 16 15
18 17 2 13 12 1 3 2 14 13
1 5 10 9 11 10 2 5 10 9 12 11
2 3 8 7 6 9 3 4 8 7 6 10
4 5 6 7 8 5 6 7 8 9
20 19 18 1
1 1 17 16 3 2 4
2 3 2 15 14 5 10 9
3 5 10 9 13 12 8 7 6
4 5 8 7 6 11
LE BLOCK LAYOUT
6 7 8 9 10
Pratiquement : contraintes de
Configurations pratiques
Prévisions de ventes
+
Nombre d’heures de travail
+ Taux de production
Marge d’erreur
+
Non qualité
Exemple
Prévisions pour un produit = 180.000 unités. 2000 hr/an
Erreurs 200.000 unités au lieu de 180.000 ; Taux de production 100/hr
Supposons que seulement les produits défectueux sont rejetés lors du contrôle.
La détermination du taux de production est déterminé selon le principe illustré sur la
figure 5.10.
100/96
3% =104,2% 4%
107,4 107,4 107,4 104,2 100 hr
1 2 3 1 6 7 3
2%
106,3 106,3 104,2
4 5 2
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
102
Chapitre 5 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
103
Chapitre 5 Problèmes d’implantation
__________________________________________________________________________________________
Exemple:
Dans le cas d’équipement automatique un opérateur peut être suffisant pour surveiller
plusieurs machines à la fois. Un graphe multi-activités peut aider dans ce type de calcul
(figure 5.12)
* Equipement :
∗ Outil
∗ table...
Espace totale = (surface nécessaire/centre de production) nombre de centres dep
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
104
Chapitre 5 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
Remarques :
On doit vérifier que l’espace requis est inférieur à l’espace disponible
La procédure de construction du «layout » est complexe, en effet on doit :
- Subdiviser l’espace disponible en blocs unitaires
- Approximer les layouts réels par la représentation en blocs unitaires
- Utiliser une représentation matricielle
1 1 1 2 2 3 3
1 1 2 2 2 3 3
1 1 2 2 2 3 4
5 5 5 4 4 4 4
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
105
Chapitre 5 Problèmes d’implantation
__________________________________________________________________________________________
- adjacence : Chaque bloc unitaire du département doit partager au moins un arête avec
un autre bloc du même département
- Connectivité : le périmètre d’un département. Doit être une boucle unique et fermée
qui est toujours en contact avec une arête d’un bloc unitaire représentant
cette activité
Non connecté
Adjacents
Vide
Remarques :
1) Layout flexible
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
106
Chapitre 5 Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
- Production
- Planning
- Volume de Production
Expansion
- Nouveaux produits
- Nouveaux services
2) prévoir l’équipement
- Déplacement
- Stockage de matière
- Contrôle
4. Conclusions
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
107
Conclusion Générale
__________________________________________________________________________________________
CONCLUSION GENERALE
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
108
Cours de Conceptions des Systèmes Industriels
__________________________________________________________________________________________
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
__________________________________________________________________________________________
ENIT 2A GI Dr. Karim Bourouni
109