Diagnostic des Systèmes Non Linéaires
Diagnostic des Systèmes Non Linéaires
UNIVERSITE DE M’SILA
FACULTE DE TECHNOLOGIE
DEPARTEMENT DE GENIE ELECTRIQUE
SPECIALITE : AUTOMATIQUE
THEME
N° d’ordre : 067
On remercie tout d’abord Allah, le tout puissant qui
nous a facilité le chemin pour l’accomplissement de ce
Mémoire.
Nos grands remerciements vont à
Mr : OUBABAS Hocine
Pour nous avoir et pour leur disponibilité et leurs
précieux conseils.
A tous nos enseignants et le chef de département de
Génie Electrique
Mr : [Link] DJAIMA
Qui nous ont aidés de proche ou de loin pour être des
masters en électrotechnique option Automatique.
En fin
Nous tenons à exprimer notre reconnaissance à tous
nos amis(es) et collègues pour le soutien moral et
Matériel.
Avant tous, je remercie dieu le tout puissant de
m’avoir
Donner le courage et la patience pour réaliser ce
travail
Malgré toutes les difficultés rencontrées.
A toute ma famille
approche multi-modèle
II.1. Introduction ....................................................................................................................... 26
II.2. A propos de l’approche multi-modèle ............................................................................. 26
II.3. Obtention d’une structure multi-modèle ........................................................................... 27
Tables des matières
Figure IV.7. Evolution des sorties des sous-systèmes linéaires en présence d'un défaut
actionneur ........................................................................................................................ 77
Figure IV.8. Evolution des résidus d'un défaut actionneur ...................................................... 79
Figure IV.9. Evolution des sorties des sous-systèmes linéaires en présence d'un défaut capteur
……………………………………………………………………………………….…80
Figure IV.10. Evolution des Résidus des défauts applique de 1er capteur. ............................. 82
Figure IV.11. Evolution des Résidus des défauts applique de 2éme capteur. ........................... 83
Figure IV.12. Evolution des Résidus des défauts applique de 3éme capteur. ........................... 83
Abréviations
Introduction générale
L’étude d’un système réel passe toujours par une phase de modélisation visant à obtenir
une représentation mathématique permettant de décrire son fonctionnement. Les modèles
linéaires ont été étudiés depuis de très nombreuses années. En effet, l’hypothèse de linéarité des
relations entrées-sorties d’un système permet d’élaborer simplement un modèle approximant son
comportement. Ce type de modèles a été largement étudié dans différents contextes :
l’identification, l’estimation d’état, la commande et le diagnostic. Cependant, de tels modèles ne
permettent par la représentation du comportement d’un système qu’autour d’un point de
fonctionnement donné, l’hypothèse de linéarité n’étant vérifiée que dans une zone restreinte de
l’espace de fonctionnement. Sachant que les systèmes réels sont de nature non linéaire, les
systèmes de commande et de diagnostic développés sur la base de modèles linéaires fournissent
des performances dégradées dès qu’on s’éloigne du point de fonctionnement.
En effet, les systèmes non linéaires ont des représentations d’état très variées, qui
exploitent la structure et les propriétés de la fonction non linéaire qui intervient dans le modèle
du système.
Le diagnostic, à l’image du domaine médical, consiste à ausculter le système en comparant
ses données courantes aux données provenant d’un fonctionnement normal. Ces indicateurs
permettent en général, de déterminer des symptômes amenant alors la détection et l’isolation de
la ou des partie(s) défaillante(s) du système. De nombreuses méthodes ont été développées dans
le cadre des systèmes linéaires . Néanmoins, la notion de linéarité s’applique uniquement pour
des systèmes particuliers ou des systèmes réels représentés autour d’un point d’équilibre
particulier avec une plage de fonctionnement réduite. Afin d’effectuer le diagnostic d’un système
non linéaire prenant en compte une plus grande plage de fonctionnement, des méthodes basées
sur la connaissance d’un modèle analytique du système provenant d’une représentation
mathématique du comportement physique du système, ont été développées [4],[8].
Dans la littérature plusieurs méthodes de diagnostic en été proposées (diagnostic par
traitement du signal, diagnostic par estimation paramétrique, diagnostic à base d’observateurs
…etc.). Les recherches dans ce domaine s'orientent de plus en plus vers les techniques de
reconstruction d'état des systèmes.
Le problème d’estimation d’état des systèmes non linéaires reste sans solution dans un
grand nombre de cas et cela, malgré les nombreuses méthodes proposées dans ce sens.
De nombreuses techniques ont été alors dédiées à l’estimation d’état de classes
particulières de systèmes non linéaires (filtre de Kalman étendu, observateur à grands gains,
observateurs basés sur des transformations sous une forme canonique d’observabilité, ...).
Page 1
Introduction générale
Cependant, ces techniques sont parfois difficiles à appliquer à cause des contraintes imposées.
De plus, la richesse des résultats obtenus pour les systèmes linéaires n’est que très peu
exploitable dans le contexte des systèmes non linéaires [7].
La stratégie de reconstruction d’état proposée dans ce mémoire en vue du diagnostic d'un
système non linéaire, on l'occurrence le système à trois réservoirs en utilise une technique de
modélisation visant à obtenir un modèle tenant en compte des non-linéarités du système et
offrant une structure simple et facilement exploitable du point de vue mathématique. Cette
approche porte le nom général approche multi-modèle. Celle-ci s’appuie sur l’utilisation d’un
ensemble de sous-modèles de structures simples, chaque sous-modèle décrit le comportement du
système dans une "zone de fonctionnement" particulière. Ces sous-modèles servent alors à la
description du comportement dynamique global du système en utilisant des fonctions non
linéaires (fonctions poids) définissant la contribution de chaque sous-modèle [1].
Dans le premier chapitre on aborde quelques concepts généraux sur le diagnostic. Il sera
notamment consacré aux concepts fondamentaux du diagnostic des systèmes à bases de modèles
et aux différentes structures de génération de résidus. Le deuxième chapitre est consacré à la
présentation de la structure d’un multi-modèle ainsi que les différentes méthodes d’obtention de
cette structure. Le troisième chapitre présente une synthèse d’observateurs pour le diagnostic des
systèmes représentés par des multi-modèles. Dans le dernier chapitre on aborde l’application de
la stratégie de diagnostic synthétisée sur un réservoir hydraulique à trois cuves.
Nous terminerons notre travail par une conclusion générale et quelques perspectives.
Page 2
CHAPITRE I :
I.1 Introduction
De manière générale, lorsqu’on parle de diagnostic des défauts, on se réfère à la
procédure de détection et d’isolation de ces derniers, que l’on retrouve souvent sous le nom :
FDI (Fault Detection and Isolation). Cette procédure nous permet d’avoir des informations sur
l’apparition d’un défaut et sur sa provenance le plus rapidement possible. Les méthodes de
détection et de localisation des défauts ont connu un essor considérable depuis le début des
années 70 [8], [9]. En effet, de nombreux chercheurs ont investi dans ce domaine proposant
alors diverses approches et techniques répondant à la diversité des applications.
Ce chapitre présente un état de l’art sur le diagnostic des défauts dans les systèmes
physiques. Il est question, dans un premier temps, de donner les différents concepts et notions
rencontrés dans la littérature concernant le diagnostic des défauts, car un bon diagnostic
nécessite une bonne compréhension de ces notions. Le principe de base du diagnostic sera
alors présenté ainsi que les différentes méthodes proposées dans ce domaine [2].
D’autre part, nous allons présenter la procédure générale de détection et d’isolation des
défauts par les méthodes à base de modèle mathématique. Cette dernière passe par deux
étapes essentielles : la génération et l’évaluation du vecteur résidu.
Page 3
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
I.3.2 Une anomalie : est une particularité non conforme à la loi naturelle ou logique [16].
I.3.4 Une Panne : est l’inaptitude d’un dispositif à accomplir une fonction requise. Une
panne résulte toujours d’une défaillance [ 1 6 ] .
I.3.5 Défaut : déviation non acceptable d’au moins une caractéristique d’un système par
rapport à sa valeur nominale. Il est noté : ( ) [5].
I.3.6 Une perturbation : consiste en tout phénomène conçu comme normal influençant
un processus, non ou mal représenté par un modèle de référence [26].
I.3.9 La surveillance : est une tâche continue, réalisée en temps réel, qui permet de
déterminer l'état d'un système physique, elle consiste en l'enregistrement des informations
ainsi qu'en la reconnaissance et l'indication des anomalies du comportement [5].
Page 4
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
I.3.12 L'erreur : Tout écart entre la valeur mesurée ou calculée, et la valeur réelle [23].
I.4 Principe de diagnostic des défauts
Le principe de base du diagnostic des défauts repose sur la notion de redondance, qui
fournit au système plusieurs informations différentes sur une même variable. Des tests vont
alors permettre de vérifier la cohérence de ces informations. Cependant, il existe deux
approches :
Le première est dite traditionnelle et consiste à ajouter des capteurs afin d’obtenir des
informations supplémentaires sur l’état du système. C’est la redondance matérielle.
L’inconvénient majeur de cette approche est le cout additionnel en équipement.
La deuxième approche est dite redondance analytique. Elle consiste à développer des
algorithmes de détection de défauts en utilisant des mesures disponibles sur le système. Une
équation de redondance analytique est une équation dont laquelle toutes les variables sont
connues. Pour éviter les fausses alarmes ou le manque de détection, ces algorithmes doivent
tenir compte des bruits de mesure, des perturbations ainsi que des erreurs de modélisation.
Les méthodes basées sur cette approche sont plus simples, plus flexibles, moins couteuses et
plus écologiques que l’approche traditionnelle [8].
On résume les deux tâches essentielles en diagnostic [23]:
Page 5
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
et logiciels pour mesurer et/ou contrôler une variable particulière. Un principe de vote est
applique sur les valeurs redondantes pour décider si une faute est présente ou non. Cette
approche entraîne un coût important en instrumentation mais s’avère extrêmement fiable et
difficile à implanter. Elle est mise en œuvre essentiellement sur des systèmes à hauts risques
tels que les centrales nucléaires ou les avions.
Capteur 1 Mesure 1
Mesure 2
Capteur 2
Page 6
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
( ) ( ) ̂( ) (I.1)
( ) ( ) (I.2)
Dans des situations réelles, le résidu ( ) , en l’absence de défaut, est à moyenne nulle
à cause de la présence de bruit, de perturbations et d’incertitudes de modélisation en plus des
bruits engendrés par la chaîne de mesure et d’acquisition des données. En présence de défauts,
une déviation du résidu ( ) est observée correspondant à l’apparition d’un défaut. Afin de
pouvoir détecter un défaut, le résidu ( ) est comparé à un seuil défini en fonction des
erreurs de modélisation, des perturbations et des bruits de mesure. Dans certaines méthodes
utilisant des approches par minimisation du transfert de ces entrées non désirées vers les
résidus, le taux d’atténuation peut être utilisé afin de définir le seuil de détection. On choisit
d’utiliser la logique de décision suivante :
( )
{ (I.3)
( )
Après la détection d’un défaut dans le système, il est important de pouvoir situer
exactement le composant affecté. Cette étape s’appelle localisation ou isolation de défaut. Elle
s’appuie fréquemment sur la génération de résidus de manière à ce qu’un ensemble de ces
résidus soit sensible à certains défauts et insensible aux autres défauts. La génération des
résidus sensibles à des combinaisons des défauts et une logique de décision adaptée, permet
de localiser les défauts. Deux types de résidus sont obtenus les résidus structurés et les résidus
de directions privilégiées [6].
Les résidus structurés sont construits de manière à être sensibles à un sous-ensemble de
défauts et insensibles aux autres. Considérons par exemple un vecteur de résidus ( )
Page 7
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
( ) ( )
{ (I.4)
( ) ( )
⃗( ) ( )⃗ (I.5)
I.4.4.3 L’identification
Page 8
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
Procédé
( ) ( ) ( ) (I.6)
̇( ) ( ) ( )
{ (I.7)
( ) ( )
Les défauts actionneurs sont modélisés comme des signaux additifs aux signaux
d’entrée.
Les défauts système ou composants sont modélisés comme une dynamique
additionnelle avec une matrice de distribution.
Les défauts capteurs sont modélisés par des signaux additifs aux signaux de sortie.
Le système avec défaut se met sous la forme suivante :
̇( ) ( ) ( ( ) ( )) ( )
{ (I.8)
( ) ( ) ( )
Page 9
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
Le système est soumis aux défauts, aux incertitudes de modélisation mais aussi aux
perturbations et bruits qui sont la plupart du temps des entrées inconnues, donc le système
avec défauts et perturbation se met sous la forme suivante [24] :
̇( ) ( ) ( ( ) ( )) ( ) ( )
{ (I.9)
( ) ( ) ( ) ( )
Pour des raisons de simplicité, il est préférable de mettre le système précédant sous la
forme suivante :
̇( ) ( ) ( ) ( ) ( )
{ (I.10)
( ) ( ) ( ) ( )
Où [ ]; [ ]; [ ] ;
[ ] ; ( ) , - et ( ) [ ] .
Les matrices sont respectivement la matrice identité de dimension
et la matrice nulle de dimension .
C’est cette dernière modélisation (I.10), qui est généralement prise en compte, dans les
problèmes de détection et de localisation des défauts à base d’observateurs [24].
Ces étapes de diagnostic sont résumées dans le schéma suivant [23] :
Page 10
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
Caractérisation du fonctionnement
Détection
Etape de diagnostic
Diagnostique
Identification de
défaut
Décision
Maintenance Consignes
Mesures et
Processus industriel
observations
Page 11
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
Il est possible de classer ces méthodes selon le schéma de la figure (I.4) [8] :
Méthodes quantitatives
Méthodes qualitatives
(Avec modèle)
(Sans modèle)
Le rôle d’un système de diagnostic est d’identifier le défaut le plus probable qui a
engendré l’apparition d’un symptôme. Ce dernier se traduit par la différence entre des
dispositifs en fonctionnement et les mêmes dispositifs fonctionnant sans défaillance. La
relation entre les dispositifs et les symptômes passe par une procédure d’apprentissage
Page 12
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
expérimentale. Elle est sauvegardée de façon à avoir une base de données. Le principe des
méthodes de classification est illustré sur la figure (I.5) :
Référence
Il n'est pas aisé de déterminer les valeurs limites inférieures et supérieures des
déviations. D'autre part un problème combinatoire peut apparaître lors des procédures
d'inférences pour les systèmes complexes.
Page 13
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
constamment comparées aux grandeurs issues de procédé réel. Le problème FDI à base de
modèle mathématique a attiré l’attention de nombreux chercheurs, tels que Willskey,
Isermann,…etc. Les méthodes proposées, dans ce contexte, peuvent être regroupées en trois
catégories :
Méthodes d’espace de parité.
Méthodes d’estimation paramétrique.
Méthodes à base d’observateurs.
Bien que ces approches soient différentes, leur but est le même ; il consiste à générer un
vecteur caractéristique : le résidu, qui est sensiblement nul en absence de défauts et non nul en
leur présence. Ainsi, le problème de diagnostic des défauts par ces méthodes peut se
reformuler sous la forme d’un problème de génération de résidus. Ces derniers devant justifier
de certaines propriétés. C’est ce que l’on retrouve dans la littérature sous le nom de Problème
Fondamental de Génération de Résidus ‘’ FPRG ‘’ (Fundamental Problem of Residual
Generation) [8].
Initialement, les méthodes des équations de parité utilisaient des schémas dits de
redondance parallèle. Pour structures, le nombre de mesures est plus grand que le nombre de
variables et les résidus sont directement issus de la comparaison de redondantes. Cette
approche a été ensuite généralisée pour l’utilisation de la redondance temporelle. Par dualité,
cette redondance est également appelée redondance série. Le terme parité a été emprunté au
vocabulaire employé par les systèmes logiques ou la génération des bits de parité permet la
détection des erreurs.
Dans cette approche, l’ensemble des valeurs que peuvent prendre les résidus compose
un espace, dans lequel, le vecteur de parité est défini comme étant la valeur des résidus à un
instant donné. Ce vecteur prend alors une direction dans le cas de l’apparition d’un défaut [8].
Page 14
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
Les méthodes de diagnostic des défauts à base d’observateurs sont basées sur le principe
de génération de résidus en comparant les grandeurs disponibles du système réel aux
grandeurs estimées (issues de l’observateur). Cette technique se voit donner une importance
grandissante car elle donne lieu à la conception de générateurs de résidus flexibles.
De très nombreux travaux ont été développés concernant la synthèse d’observateurs
pour le diagnostic des systèmes physiques. Les travaux de Clark vers la fin des années 70,
constituent les premiers pas dans ce domaine [8].
L’analyse d’un signal est une source d’informations. En effet la mesure d’un signal
indique des oscillations qui peuvent être harmoniques, de nature stochastique ou les deux
simultanément. La variation de ces signaux peut être reliée au défaut Pour extraire les
caractéristiques d’un signal relatif à un défaut, généralement, on extrait l’amplitude ou les
densités d’amplitude. Il existe toutefois d’autre possibilités qui consistent à déterminer les
fonctions d’autocorrélation, les transformées de Fourier ou la densité spectrale [8].
Page 15
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
Page 16
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
( ( )) ( ) ( )
{ (I.11)
( ( )) ( ) ( )
De nombreuses approches ont été utilisées pour apporter une contribution à la solution
du problème de génération des résidus. L’idée la plus naturelle, qui est utilisée dans plusieurs
domaines industriels et notamment en aéronautique, est d’utiliser la redondance matérielle à
base d’actionneurs et de capteurs [6].
𝒚𝟏
𝒖
Système Capteurs 𝒚𝟐
̂𝟏𝟏
𝒚
Observateur_1 ̂𝟐𝟏
𝒚 Logique
de
décision
̂𝟏𝟐
𝒚
Observateur_2 ̂𝟐𝟐
𝒚
̂𝟏𝟑
𝒚
Observateur_3 ̂𝟐𝟑
𝒚
Page 17
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
𝒖𝟏
𝒖𝒊 Système 𝒚
Capteurs
𝒖𝒎
̂
𝒚 Logique
Observateur_1
de
décision
̂
𝒚
Observateur_2
̂
𝒚
Observateur_ p
La détection de défauts est souvent suivie d’une procédure d’isolation de défauts, qui
sert à distinguer (isoler) un défaut particulier. Un seul résidu peut suffire pour détecter les
défauts, cependant plusieurs résidus (ou un vecteur de résidus) sont souvent requis pour
l’isolation de défauts [11].
Une structure typique d’un générateur de résidu est représentée sur la figure suivante
[8] :
Page 18
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
𝐻𝑦 (𝑠)
Résidu
+
+
𝐻𝑢 (𝑠)
( ) ( ) ( ) ( ) ( ) (I.12)
( ) ( ) ( ) ( ) ( ) (I.13)
D’où :
( ) [ ( ) ( ) ( )] ( ) ( ) ( ) ( ) (I.14)
Comme le résidu doit être nul en absence de défauts, il faut que la condition suivante
soit vérifiée :
( ) ( ) ( ) (I.15)
Une fois le résidu généré, une évaluation de ce dernier est effectuée afin de distinguer
un défaut particulier des autres : c’est l’étape de prise de décision. Il en existe deux
approches : il s’agit de générer des résidus directionnels ou des résidus structurés [8].
Page 19
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
Direction du Direction du
défaut 3 défaut 2 Vecteur des
résidus
Direction du
défaut 1
Fig.I.9. Structure de résidus directionnels.
Les résidus structurés sont conçus de manière à être sensibles à des sous-ensembles de
défauts différents et de façon à ce que pour chaque défaut corresponde un ensemble de résidus
particulier. Ces sous-ensembles permettent de structurer une table de signature appelée
matrice d’incidence. La localisation des défauts est alors facilitée. En effet, les valeurs des
résidus sont à chaque instant comparées à des seuils. Les tests peuvent être réalisés en
parallèle et chaque décision issue de ces tests conduit à une variable booléenne : 0 correspond
à la valeur du résidu en dessous du seuil ; et 1 celle ou le résidu a dépassé le seuil fixé. On
distingue trois types de matrices d’incidence [8] :
Matrice d’incidence non-localisante : qui se traduit par le fait qu’une colonne soit
nulle ou bien au moins deux colonnes soit identiques.
Matrice d’incidence faiblement localisante : est caractérisée par le fait que les
colonnes soient non nulles et distinctes deux à deux.
Page 20
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
f1 f2 f3 f1 f2 f3 f1 f2 f3
r1 1 1 0 r1 1 1 0 r1 1 1 0
r2 1 1 1 r2 1 0 1 r2 1 0 1
r3 1 1 1 r3 1 1 0 r3 0 1 0
Le résidu converge vers une valeur proche de ou égale à zéro, dans le cas sans défaut et
quitte d’une manière significative cette valeur après l’occurrence d’un défaut. Il est lié à la
différence entre les sorties mesurées et leurs estimé es par l’équation (̂ ) , ou
est le résidu correspondant à la sortie et est un opérateur mathématique (dérivé, norme,
moyenne etc.). Selon le nombre de résidus et L’expression de l’opérateur O , il est possible de
détecter et d’isoler les défauts. La plupart des méthodes de diagnostic à base de modèle
incorporent deux étapes séquentielles pour résoudre un problème FDI [17] :
génération du résidu.
évaluations du résidu.
Un résidu structuré est caractérisé par la propriété suivante : le résidu répond seulement
à un sous-ensemble de défauts spécifique, et pour chaque défaut seul un sous-ensemble
spécifique de résidus répond [8].
Dans la suite deux méthodes de diagnostic à base de modèles utilisant les bancs
d’observateurs sont présentés. La première permet la détection des défauts capteurs et la
deuxième est utilisée pour la détection des défauts actionneurs [11].
Page 21
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
Entrée Sortie
Actionneur Procédé Capteur
Page 22
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
dégradation dans leur action sur le système. (Perte de puissance d’un moteur, fuite dans un
vérin,...) [18].
Des défauts additifs : Ils correspondent à des entrées inconnues agissant sur le
système, et les sorties de ce système varie indépendamment des entrées connues.
Des défauts multiplicatifs : Ils correspondent à des modifications des paramètres
du modèle représentant le système, ils engendrent des variations des sorties du système dont
l’amplitude dépend de la valeur des entrées connues.
Défauts Défauts
Page 23
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
( ) ( ) ( )( ̅( ) ( )) (I.16)
( ) , - (I.17)
̇( ) ( ) ( ) (I.18)
̇( ) ( ) ( ) (I.19)
̇( ) ( ) ( ) ( )( ̅ ( ) ( ))
Afin :
(̇ ) ( ) ( ) ( ) (I.20)
Les défauts peuvent être différenciés selon leur forme et leur comportement dans le
temps. En générale on distingue trois types [16] :
Page 24
Chapitre I : Etat de l'art sur le diagnostic
t t
t
Défaut abrupt Défaut intermittent Défaut graduel
I.11 Conclusion
Ce chapitre a eu pour objectif de présenter une revue de littérature sur le diagnostic des
défauts et les différentes méthodes proposées dans ce domaine. Bien qu’il existe dans la
littérature plusieurs classifications, nous avons distingué, essentiellement, entre les méthodes
analytiques ou quantitatives (estimation d’état, estimation paramétrique, équation de parité)
qui sont basées sur l’existence de modèles mathématiques et les méthodes symboliques ou
qualitatives (intelligence artificielle, logique floue, réseaux de neurones,…etc.) qui sont
utilisées dans le cas où la modélisation mathématique du système serait complexe ou
inexistante. Notre intérêt a porté sur l’étude des méthodes à base de modèle mathématique.
Nous avons présenté la procédure de détection et l’isolation de défauts par celles-ci. Cette
dernière passe par deux étapes essentielles : la génération et l’évaluation du vecteur des
résidus.
A l’issue de ce chapitre on peut conclure que le problème du diagnostic à base de
modèle analytique consiste à :
Page 25
CHAPITRE II :
II.1. Introduction
L’idée de l’approche multi-modèle est d’appréhender le comportement non linéaire
d’un système par un ensemble de modèles locaux (linéaires ou affines) caractérisant le
fonctionnement du système dans différentes zones de fonctionnement.
La motivation de cette approche découle du fait qu’il est souvent difficile de concevoir
un modèle qui tient compte de toute la complexité du système étudié. Au départ, certains
auteurs ont essayé de représenter des systèmes non linéaires avec des modèles linéaires par
morceaux construits à partir d’un arbre de décision. Il en résulte une approximation
discontinue du système due aux commutations entre les différents modèles linéaires.
Malheureusement ces discontinuités peuvent être indésirables dans la majorité des
applications industrielles.
En 1985, Takagi et Sugeno ont proposé un modèle floue d’un système constitué d’un
ensemble de règles "si prémisse alors conséquence", telle que la conséquence d’une règle est
un modèle affine. Le modèle global s’obtient par l’agrégation des modèles locaux. Quelques
années après, [5]. Ont présenté l’approche multi-experte qui est la combinaison de différents
experts par l’entremise de fonctions d’activation, tel qu’un expert est un modèle décrivant le
comportement local d’un système. L’ensemble de toutes ces techniques conduit à un modèle
global d’un système qui est une combinaison de modèles localement valables.
L’identification d’une structure multi-modèle concerne la recherche d’une structure
optimale et l’estimation des paramètres. Dans ce chapitre, on s’intéressera au choix de la
structure du multi-modèle et à l’optimisation paramétrique qui consiste à estimer les
paramètres des fonctions d’activation et ceux des modèles locaux. Les raisons qui nous ont
conduits à choisir comme méthode de modélisation l’approche multi-modèle sont multiples ;
la structure multi-modèle permet de simplifier et d’étudier aisément :
La stabilité d’un système non linéaire, grâce à l’outil numérique LMI qui permet de
trouver des solutions aux équations de Lyapunov.
La synthèse des correcteurs (constitué par exemple d’un retour d’état pour chaque
modèle local) et la synthèse des multi-observateurs.
Page 26
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
𝜉 (𝑡) 𝜉 (𝑡)
Zone Zone
Zone
Espace de 1 2
3
fonctionnement
Zone 4
𝜉 (𝑡) 𝜉 (𝑡)
Page 27
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
( ) ( ( )) (II.1)
Posons :
( ( ))
( ( )) (II.3)
∑ ( ( ))
( ) ∑ ( ( )) ( ( )) (II.4)
La fonction d’activation ( ( )) détermine le degré d’activation du i ème
associé.
Selon la zone où évolue le système, cette fonction indique la contribution plus ou moins
importante du modèle local correspondant dans le modèle global (multi-modèle). Elle assure
Page 28
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
un passage progressif de ce modèle aux modèles locaux voisins. Ces fonctions sont
généralement de forme triangulaire, sigmoïdale ou Gaussienne, et doivent satisfaire les
propriétés suivantes (convexité) [1]:
∑ ( ( ))
{ (II.5)
( ( ))
Ils constituent des approximateurs universels, n’importe quel système non linéaire
pouvant être approximé avec une précision imposée en augmentant le nombre de sous-
modèles. En pratique cependant, un nombre relativement réduit de sous-modèles suffit à
l’obtention d’une approximation satisfaisante.
Les outils d’analyse des systèmes linéaires peuvent être utilisés, au moins
partiellement, sur les multi-modèles si les sous-modèles sont de type linéaire.
Il est possible de relier le multi-modèle à la physique du système non linéaire afin de
donner un sens au multi- modèle et plus précisément d’associer à un sous-modèle un
comportement particulier du système non linéaire.
Page 29
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
𝑢(𝑡)
𝑦(𝑡)
Système non linéaire
𝜇 (t) 𝜇 (t)
𝐴 𝑥(𝑡) 𝐵 𝑢(𝑡) 𝚷 𝑪𝟏 𝚷
𝜇 (t) 𝜇 (t)
𝑥̇ (𝑡) 𝑥(𝑡)
𝑪𝟐 𝚷 𝚺
𝐴 𝑥(𝑡) 𝐵 𝑢(𝑡) 𝚷 𝚺 ʃ
𝑦𝑚 (𝑡)
𝜇𝑟 (t) 𝜇𝑟 (t)
𝑪𝒓 𝚷
𝐴𝑟 𝑥(𝑡) 𝐵𝑟 𝑢(𝑡) 𝚷
̇( ) ∑ ( ( ))( ( ) ( ))
{ (II.7)
( ) ( ( )) ( )
On peut énumérer les différentes formes de multi-modèles selon que l’on fait la
segmentation sur l’entrée ou sur la sortie (i. e. sur les variables d’état mesurables) et aussi
selon la nature du couplage entre les modèles locaux associés aux zones de fonctionnement.
Cependant, on peut noter les structures de multi-modèles [1]:
̇ ( ) ∑ ( ( ))( ( ) ( ) )
{ (II.8)
( ) ∑ ( ( ))( ( ) ( ) )
Page 30
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
𝑢(𝑡) 𝑦(𝑡)
Système non linéaire
𝜇 (𝜉)
𝐴 𝑥𝑚 (𝑡) 𝐵 𝑢(𝑡) 𝐷 𝚷
𝜇 (𝜉) 𝑥̇ 𝑚 (𝑡)
𝐴 𝑥𝑚 (𝑡) 𝐵 𝑢(𝑡) 𝐷 𝚷 𝚺 ʃ
𝜇𝑀 (𝜉)
𝐴𝑀 𝑥𝑚 (𝑡) 𝐵𝑀 𝑢(𝑡) 𝐷𝑀
𝚷
𝜇 (𝜉)
𝐶 𝑥𝑚 (𝑡) 𝐸 𝑢(𝑡) 𝑁 𝚷
𝑦𝑚 (𝑡)
𝜇 (𝜉)
𝐶 𝑥𝑚 (𝑡) 𝐸 𝑢(𝑡) 𝑁 𝚷 𝚺
𝜇𝑀 (𝜉)
𝐶𝑀 𝑥𝑚 (𝑡) 𝐸𝑀 𝑢(𝑡) 𝑁𝑀 𝚷
̇( ) ( ) ( )
{ (II.9)
̇ ( ) ( ) ( )
Page 31
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
donné par :
̇ ( ) ( ) ( ) * +
{ (II.10)
( ) ∑ ( ( ))( ( ) ( ) )
Rappelons que les variables locales ( ) n’ont pas forcément un sens physique. Les
matrices et ainsi que les fonctions d’activation ( ( )) sont calculées de la même
façon que précédemment (structure couplée). Cette structure peut être vue comme la
connexion parallèle de M modèles affines pondérés par leurs poids respectifs [1].
Le rôle des fonctions est ici de pondérer la sortie de chaque sous-modèle sans
mélanger les paramètres des sous- modèles , , et [13] .
𝑢(𝑡)
𝑦(𝑡)
Système non linéaire
𝜇 (𝜉)
𝑥̇ (t)
𝐴 𝑥(𝑡) 𝐵 𝑢(𝑡) 𝐷 ʃ 𝚷
𝜇 (𝜉)
𝑥̇ (t)
𝐴 𝑥(𝑡) 𝐵 𝑢(𝑡) 𝐷 ʃ 𝚷 𝚺
𝑦𝑚 (𝑡)
𝜇𝑀 (𝜉)
𝑥̇ 𝑀 (t)
𝐴𝑀 𝑥(𝑡) 𝐵𝑀 𝑢(𝑡) 𝐷𝑀 ʃ 𝚷
Page 32
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
modèles locaux ont deux entrées chacun, le modèle global est alors composé de n modèles
locaux ; pour plus de détails [1].
𝑦𝑛− (t)
Modèle local 3
𝑦 (t)
Modèle local 2
𝑦 (t)
Modèle local 1
Page 33
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
sont alors utilisées pour identifier les paramètres du multi-modèle (modèles locaux) et ceux
des fonctions d’activation. Cependant, cette méthode exige la connaissance des données
entrées-sorties du système non linéaire autour de différents points de fonctionnement afin de
pouvoir caractériser les modèles locaux [1].
̇( ) ( ( ) ( ))
{ (II.11)
( ) ( ( ) ( ))
̇( ) ∑ ( ( )) ( ( ) ( ) )
{ (II.12)
∑ ( ( )) ( ( ) ( ) )
Avec :
( ) ( )
| | ( )
( ) ( )
| | ( )
Notons que dans ce cas, le nombre de modèles locaux (M) dépend de la précision de
modélisation souhaitée, de la complexité du système non linéaire et du choix de la structure
des fonctions d’activation.
Page 34
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
̇( ) ∑ ( ( )) ( )
{ (II.13)
∑ ( ( )) ( ( ))
Selon, la stabilité d’un système représenté par l’équation (II.13) peut être vérifiée en
utilisant le théorème suivant :
Théorème II.1 : Le multi-modèle (II.14) est asymptotiquement stable s’il existe une
matrice P symétrique et définie positive telle que les LMI suivantes sont vérifiées :
𝐴𝑇𝑖 𝑃 𝑃 𝐴𝑖 𝑖 * 𝑀+ (II.14)
Page 35
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
( ( )) ( ) ( ) * +
{ (II.15)
( ( )) . ( ( )) ( ( )) ( ( ))/
Théorème II.2 : supposons qu’il existe des matrices symétriques et définies positives P i
pour 𝑖 * 𝑀 + et des scalaires positifs 𝜏𝑖𝑗𝑘 , vérifiant les inégalités suivantes :
𝐴𝑇𝑖 𝑃𝑗 𝑃𝑗 𝐴𝑖 ∑𝑀
𝑘 𝜏𝑖𝑗𝑘 (𝑃𝑗 𝑃𝑘 ) 𝑖 𝑗 * 𝑀+ (II.16)
Page 36
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
{ (II.25)
Page 37
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
[ | ] (II.26)
Cette probabilité est la probabilité que le système peut être représenté par le
mode connaissant le vecteur des mesures de la sortie y à l’instant k et peut se calculer
comme suit :
∑
(II.27)
Cette dernière utilise une fonction de densité normale centrée, avec le résidu
Exprimant la différence entre la sortie du système et la sortie du jème filtre :
{− 5( ) ( )
⁄
(II.28)
( ) ⁄ | |
̂ ∑ ̂ (II.29)
Sur la figure (1.6) un banc d’Observateur basés sur l’entrée et la sortie du système
génère des résidus utilisés pour définir les probabilités de chaque modèle. Ces probabilités
pondèrent les estimations de chaque Observateur pour obtenir une estimation globale de l’état
du système.
D’autre part, les probabilités déterminent à chaque instant quel modèle ou combinaison
de modèles, représente ou approxime, le comportement dynamique du système [12].
Page 38
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
𝑢(𝑡)
𝑦(𝑡)
Système
Modèles 𝑿𝟏
linéaires *
Observateur Ob 𝒓𝟏
1 𝑿𝟐
𝑿
*
Observateur Ob 𝒓𝟐 Estimation
2 𝑿𝒋 Globale
Observateur Ob j 𝒓𝒋 *
Σ
𝑿𝑵
Observateur Ob *
N
Banc 𝒓𝑵
d’Observateur
Évaluation 𝑝
Probabilités
𝑝𝑗
𝑝𝑁
Page 39
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
comportement non linéaire d’un système par un ensemble de modèles locaux (linéaires ou non
linéaires) caractérisant le fonctionnement du système dans différentes zones de
fonctionnement. La motivation d’une telle approche découle du fait qu’il est souvent difficile
de concevoir ou d’identifier un modèle tenant compte de toute la complexité du système
étudié.
La modélisation de systèmes non linéaires par les multi-modèles a été d’un intérêt
croissant comme il est possible de l’appréhender dans de nombreux de rechercher de travaux.
Dans le cadre de l’approche multi-modèle, les systèmes étudiés se représentent sous
forme d’une interpolation entre les modèles linéaires locaux. Chaque modèle local est un
système dynamique LTI valide autour d’un point de fonctionnement. Selon l’information
disponible, plusieurs méthodes distinctes peuvent être utilisées pour l’obtention d’un multi-
modèle. Deux méthodes sont principalement utilisées pour obtenir les modèles locaux d’une
représentation multi-modèles d’un système non linéaire :
Identification de type boîte noire lorsque le système non linéaire n’a pas de forme
analytique,
Linéarisation du système autour de plusieurs points de fonctionnement.
Il est parfois possible en connaissant les équations qui régissent l’ensemble d’un
système de définir un modèle unique non linéaire. Toutefois, il est bien souvent préférable de
linéariser ce modèle pour pouvoir utiliser des techniques de commande ou de diagnostic faites
pour les cas linéaires.
Un des points fondamentaux de la décomposition en MM reste le choix du nombre ainsi
que l’emplacement des points de fonctionnement afin de refléter au mieux l’évolution
intrinsèque du système. Il est important de définir des critères pour une meilleure sélection
des régimes linéaires :
Stabilité des régimes de fonctionnement,
Bonnes performances des régimes,
Bonnes commutations entre les modèles.
De manière à illustrer ces propos, considérons un système non linéaire pour lequel nous
cherchons à obtenir une représentation multi-modèle permettant de décrire le comportement
de ce système. Ainsi sur la figure (I.7), la représentation statique révèle l’importance du choix
du nombre optimal de modèles locaux à utiliser. On peut aisément comprendre sur cet
exemple, l’utilité de la décomposition en plusieurs modèles car il apparaît alors évident qu’un
seul modèle ne peut simuler le fonctionnement du système sur toute la plage de
fonctionnement. En revanche, le choix d’une décomposition en trois modèles linéaires paraît
Page 40
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
∑ ( ( ) ( )) ( ( ) ( ))
( ) (II.30)
∑ ( ( ) ( ))
Et posons :
( ( ) ( ))
( ( ) ( )) ∑
(II.31)
( ( ) ( ))
Page 41
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
( ) ∑ ( ( )) ( ( ) ( )) (II.32)
∑ ( ( ) ( ))
{ (II.33)
( ( ) ( ))
Soient et g les fonctions non linéaires continues telles que le système non linéaire
étudié ait une représentation d’état de la forme :
( )
{ (II.34)
( )
∑ ( )( )
{ (II.35)
∑ ( )( )
Avec :
( ) ( ) ( ) ( )
| | | |
( ) , ( )
Page 42
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
{ (II.36)
Afin d’avoir un modèle qui représente à la fois le système autour des différents points
de fonctionnement considérés tout en tenant compte des défauts actionneurs et capteurs, nous
redéfinissons la représentation d’état. En reprenant l’équation non linéaire (II.34), considérons
la représentation locale comme à l’équation (II.25).
La dynamique du système (II.34) autour de différents points de fonctionnement est
supposée approximée par un ensemble de N modèles linéaires. Soit la représentation d’état
suivante d’un système non linéaire autour du point de fonctionnement, , -,
en présence de défauts [12]:
{ ( )
Page 43
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
[ ] , - ( )
{∑ ∑ ( )
Cette séquence caractérise à chaque instant le système non linéaire et par conséquent,
la dynamique du système non linéaire peut être représentée par un ensemble convexe de
multiples modèles linéaires invariants. Comme considéré, un modèle apte à représenter toute
la plage de fonctionnement du système est constitué de N modèles locaux pondérés par des
fonctions de pondération Ces fonctions de pondération ou d’activation , -
évoluent dans un ensemble convexe Ω tel que :
{ ∑ } ( )
[ ] , - ( )
Cette dernière représentation du système non linéaire va nous permettre dans les
chapitres suivants, de pouvoir avoir une représentation à la fois du système autour de
différents points de fonctionnement tout en pouvant effectuer un travail de diagnostic de
défauts [12].
Page 44
Chapitre II : Modalisation du système non linéaire par l'approche multi-modèle
II.9 Conclusion
Ce chapitre a fait l’objet d’une étude détaillée sur l’approche multi-modèle, qu’est une
méthode de représentation de systèmes non linéaires par des sous-modèles linéaires. Cette
approche s’avère très importante vu sa stabilité et sa simplicité.
Le MM est une structure particulièrement bien adaptée à la modélisation des systèmes
non linéaires sur une large plage de fonctionnement. Il permet d’obtenir un modèle doté d’une
structure mathématiquement attractive et capable d’appréhender avec précision donnée la
complexité d’un système. Le MM vient répondre aux difficultés dues à la complexité des
modèles non linéaires, par des techniques proches de celles développées dans le cadre
linéaire.
Ainsi, la forme MM permet de décrire un système non linéaire sur une large plage de
fonctionnement, contrairement aux modèles linéaires qui ont généralement un caractère local
et qui sont valides autour de points de fonctionnement particuliers.
Ce chapitre a permis la présentation de plusieurs structures MMs qui ont été
développées ces dernières années. De plus, les différentes techniques existantes d’obtention
des MMs ont été présentées.
Page 45
CHAPITRE III :
Synthèse d’observateurs
non linéaires
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
III.1 Introduction
La disponibilité des toutes les variables d’états pour la mesure directe est rarement
vérifiée dans la pratique. Il existe dans la plupart des cas un vrai besoin d’une estimation
fiable des variables non mesurées, particulièrement quand elles sont employées pour la
synthèse de lois de commande ou pour la surveillance des processus. En effet, l’état d’un
système peut correspondre à une grandeur physique que l’on ne peut pas toujours mesurer
directement ; l’élaboration d’une loi de commande ou la détermination d’une défaillance d’un
composant d’un système passent souvent par l’accès à la valeur d’un ou plusieurs de ses états.
Pour cela, il s’avère nécessaire de concevoir un système auxiliaire appelé, observateur, qui se
charge de reconstruire les états non mesurables en exploitant les informations disponibles, à
savoir le modèle dynamique du système, ses sorties mesurées et éventuellement ses entrées
[15].
Contrairement au problème de synthèse d’observateurs d’état des systèmes linéaires qui
a été entièrement résolu. Le cas des systèmes non linéaires est plus difficile et beaucoup mois
systématique. C’est la raison pour laquelle, de nombreux travaux ont abordé ce problème,
dans la littérature, en se basant sur des classes spécifiques de systèmes non linéaires.
Dans cette section nous allons présenter quelques méthodes de synthèse d’observateurs
de systèmes linéaires et non linéaires. Mais auparavant, nous allons parler d’un concept
important dans le domaine de la reconstruction d’état, qui est celui de l’observabilité [16].
Page 46
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
( ) (III.2)
([ ( − ) ])
̇ ( ) ( )
{ (III.3)
( )
Où les vecteurs ( ) ( ) sont respectivement le vecteur d’état et de
commande [16].
̇( ) ( ) ( ) ( )
{ (III.4)
( ) ( ) ( )
Page 47
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
̂̇ ( ) ̂( ) ( ) ( ( ) ̂( ))
{ (III.5)
̂( ) ̂( )
La dynamique de l’erreur d’estimation ( ) ( ) ̂( ) a pour expression :
̇( ) ( ) ( ) (III.6)
Page 48
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
𝒖(𝒕)
+ 𝒙̇ (𝒕) 𝒚(𝒕)
B ∫ 𝒙(𝒕)
C
A
Système
̂̇(𝒕)
𝒙 ̂(𝒕) +
𝒚
+
B ∫ ̂(𝒕)
𝒙
C
-
-
+ A
+
Observateur K
Il faut noter qu’en présence de bruits la dynamique de l’erreur est régie par
l’équation :
̇( ) ( ) ( ) ( ) ( ) (III.7)
Cette erreur est donc sensible aux bruits par l’intermédiaire des deux fonctions de
transfert ( )− ( )− L’étude du gain fréquentiel permet de
quantifier l’influence des bruits sur l’erreur d’observation [10].
̂̇ ( ) ̂( ) ( ) ( ( ) ̂( )) (III.8)
Page 49
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
−
(III.9)
Où P est solution de l’équation de Riccati :
−
(III.10)
Sous certaines conditions, on peut montrer que la matrice tend vers une limite et que
le filtre est stable, ce qui permet éventuellement de conserver pour sa valeur en régime
permanent [15].
̇( ) ( ) ( ) ( )
{ (III.11)
( ) ( )
Où ( ) est une entrée inconnue et est une matrice de rang plein de
dimension appropriée.
Pour le système ( ) on dit qu’un observateur est à entrée inconnue si l’erreur
d’estimation tend vers zéro en présence d’entrées inconnues. Sa structure est donnée par :
̇( ) ( ) ( ) ( )
{ (III.12)
̂̇ ( ) ( )
Où ( ) est le vecteur d’état de l’observateur et ̂( ) est le vecteur d’état
estimé du système, les matrices qui seront déterminées pour stabiliser
l’observateur et découpler les entrées inconnues. En posant , la dérivée de
l’erreur d’estimation par rapport au temps sera donnée par :
̇( ) ̇( ) ̂̇ ( )
̇( ) ( ) , ( )- ( ) , ( )- ( )
( ) ( ) , ( ) - ( ) (III.13)
Page 50
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
̇( ) ( )
Afin que l’erreur d’estimation tende asymptotiquement vers zéro, les valeurs propres de
F doivent être à partie réelle négative. Les conditions nécessaires et suffisantes pour
l’existence d’un tel observateur pour un système décrit par l’équation ( ) sont [15]:
̇( ) ( ( ) ( ))
{ (III.14)
( ) ( ( ) ( ))
̇( ) ( ( ) ( ))
{ ̂( ) ( ( ) ( ) ( )) (III.15)
̂( ) ( ̂( ) ( ))
( ) ̂( )
Page 52
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
̇( ) ∑ ( ( ))( ( ) ( ))
{ (III.16)
( ) ( )
Ou ( ) est le vecteur d’´état, ( ) est le vecteur d’entrées et ( )
représentée vecteur de sorties. Les matrices sont de dimensions
appropriées. ( ( ) sont les fonctions d’activation des modèles locaux et ( ) représente le
vecteur de variables de décision dépendant de variables mesurables.
On considère ici que la sortie est une fonction linéaire de l’état, mais cela ne constitue
pas une réduction majeure.
L’observateur proposé est inspiré de celui construit pour le cas linéaire, pour déterminer
les gains Li de l’observateur (III.17), une étude de stabilité du système générant l’erreur
d’estimation d’état doit être réalisée, cette erreur étant définie par la forme suivante :
̂̇( ) ∑ ( ̂( )) . ̂( ) ( ) ( ( ) ̂( ))/
{ (III.17)
̂( ) ̂( ) ( )
Ou ̂( ) représente le vecteur d’état estimé par le multi-observateur, ̂( ) est le vecteur
de sortie estimé et sont les gains de l’observateur à calculer.
Pour déterminer les gains de l’observateur (III.17), une étude de stabilité du système
générant l’erreur d’estimation d’état ( ) ( ) ̂( ) doit être réalisée. La dynamique
de l’erreur d’estimation d’état est gouvernée par une équation différentielle qui dépend des
variables de prémisse ( ) via les fonctions de pondération ( ( )) [10].
L’erreur d’estimation d’état est définie par l’équation suivante :
Page 53
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
̇( ) ̇( ) ̂( ) (III.18)
̇( ) ̇( ) ̂̇ ( ) ∑ ∑ ( ( )) ( ( ))( ) ( ) (III.19)
( ) ( ) ; (III.20)
( ) ( ) (III.23)
̇( ) ∑ ( ( ))( ( ) ( )) ∑ ( ̂( ))( ̂( ) ( )
( )) (III.24)
La dynamique de l’erreur dépend de la connaissance des variables de prémisse :
( ) , ( ) ( ) ( )-
Intervenant dans les fonctions de pondération . Il existe deux possibilités selon que
Page 54
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
̇( ) ∑ ( ( ))( ) ( ) (III.25)
Théorème III.2 : L’erreur d’estimation d’état converge asymptotiquement vers zéro s’il
𝑛 𝑛 𝑛 ℓ
existe une matrice P PT 0 et des matrices 𝐾𝑖 telles que les
conditions suivantes soient satisfaites :
𝑃𝐴𝑖 𝐴𝑇𝑖 𝑃 𝐾𝑖 𝐶 𝐶 𝑇 𝐾𝑖𝑇 𝑖 𝑟 (III.26)
Les gains de l’observateur sont obtenus à partir de l’équation :
𝐿𝑖 𝑃 − 𝐾𝑖 (III.27)
Page 55
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
[ 𝑄 𝛾 𝐼 𝑃] (III.29)
𝑃
Page 56
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
pondère l’écart de sortie. Ce principe est illustré sur la figure (III.2). Cette approche offre des
propriétés très intéressantes car elle donne lieu à des résidus très flexibles et la souplesse, dans
le choix des paramètres, permet de s’affranchir de certaines entrées inconnues, améliorant
ainsi les caractéristiques des résidus telles que leur robustesse vis à vis des perturbations et
leur sensibilité aux défauts [16].
𝑓(𝑡)
𝑢(𝑡) 𝑦(𝑡)
Système
𝑟(𝑡)
Générateur
Observateur
de résidu
Page 57
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
𝑓(𝑡)
𝑢(𝑡) 𝑦(𝑡)
𝑟(𝑡)
Système Observateur
𝑓(𝑡)
𝑢(𝑡) 𝑦(𝑡)
Système
𝑟 (𝑡)
Observateur sensible à 𝑓
𝑟 (𝑡)
Observateur sensible à 𝑓
𝑟𝑞 (𝑡)
Observateur sensible à 𝑓𝑞
Page 58
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
Mais, si cette structure donne parfois des bons résultats sa conception reste très limitée
car elle ne permet pas de s’affranchir des entrées inconnues et des bruits.
𝑓(𝑡)
𝑢(𝑡) 𝑦(𝑡)
Système
𝑟 (𝑡)
Observateur insensible à 𝑓
𝑟 (𝑡)
Observateur insensible à 𝑓
𝑟𝑞 (𝑡)
Observateur insensible à 𝑓𝑞
Page 59
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
Les résidus sont liés par un opérateur mathématique aux différences entre les grandeurs
mesurées et leurs estimées c'est-à-dire :
( ) ( ̂( ) ( )) (III.30)
( ) ‖ ̂( ) ( )‖ (III.31)
( ) (III.32)
Et pour
( ) (III.33)
Il est important de signaler que le défaut ne peut être détecté et isolé que lorsque on
atteint le régime permanent, car si le résidu est différent de zéro pendant le régime transitoire
cela peut correspondre simplement au fait que, les valeurs estimées n’ont pas encore
convergé vers leurs valeur réelles correspondantes [4].
𝑢(𝑡)
Système
Résidu insensible au
Observateur basé sur 𝑢 défaut agissant sur 𝑢
Résidu insensible au
Observateur basé sur 𝑢 défaut agissant sur 𝑢
Résidu insensible au
Observateur basé sur 𝑢𝑚 défaut agissant sur 𝑢𝑚
Page 60
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
La localisation d’un défaut s’opère à partir de l’évaluation de résidus issus d’un banc
d’observateurs insensibles à l’une des composantes des perturbations (défauts) et sensibles
aux autres. Ont été parmi les premiers à proposer des structures de bancs d’observateurs de
Luenberger généralisés (GOS : Generalized Observer Scheme) ou dédiés (Dedicated
Observer Scheme). Dans le schéma généralisé, chacun des observateurs est insensible à un
seul défaut par contre dans le cas dédié, chacun des observateurs génère un résidu
insensible à tous les défauts sauf à un. La structure DOS définit une matrice d’incidence
équivalente à une matrice d’identité permettant l’isolation de multiples défauts simultanés,
chaque observateur étant insensible à (p + m − 1) défauts. La structure GOS définit une
matrice unitaire avec des termes diagonaux nuls conduisant à l’isolation d’un unique défaut,
une condition nécessaire selon laquelle le nombre de sorties est supérieur au nombre
d’entrées, doit être respectée.
Un banc de d’observateurs reconstruit le vecteur de sortie et le vecteur d’état par
autant d’observateurs qu’il y a d’entrées . Le observateur est piloté par toutes les
sorties et toutes les entrées exceptée la ( ). La détection et la localisation de défaut du
actionneur est effectuée en considérant l’entrée comme étant une entrée au système,
voir figure (III.7).
𝑈
𝑦
𝑈𝑖
Système
𝑈𝑝
𝑦̂
Observateur Ob 1
Logique
de
𝑦̂ décision
Observateur Ob i
𝑦̂
Observateur Ob N
Page 61
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
( , -[ ] )
∑ (III.34)
Avec :
∑ ( )
{
( ) , -
En dissociant la matrice de distribution des défauts actionneurs sous la forme :
, - avec la matrice égale à qui représente la colonne de , et la matrice
égale à ̅ qui est la matrice sans la ième colonne. La matrice , - fait office de
nouvelle matrice de distribution des perturbations à découpler et la matrice Représente
les défauts à détecter.
La restriction pour pouvoir estimer ces défauts actionneurs sera d’imposer que le
système puisse être représenté avec une unique matrice de commande quels que soient les
points de fonctionnement concernés.
L’observateur se présente de manière similaire à l’observateur de la seconde partie :
∑ [ ]
{ (III.35)
̂
Ou ̂ est l’estimation de l’état et z l’état de l’observateur. Les conditions d’existence
sont celles évoquées dans la seconde partie. L’estimation de l’amplitude du défaut est
extraite directement du observateur ( , -) qui est synthétisé de manière à
être insensible au défaut ( ). L’erreur d’estimation et le résidu sont décrits
par :
( )
{ (III.36)
Les conditions de détection des défauts sont les mêmes que celles évoquées lors
de la première partie. Un observateur produit une estimation du vecteur d’état, pour
générer un vecteur de résidus ̂ ( , -) indépendant de .Ceci
signifie que si et si quel que soit et .
L’isolation de défauts est réalisée par un banc de d'observateurs. Chaque vecteur
Page 62
Chapitre III : Synthèse d'observateurs non linéaires
III.8 Conclusion
Dans ce chapitre nous avons présenté un état d’art sur les observateurs linéaires et non
linéaires en précisant la méthodologie de synthèse de quelques un d’entre eux. Tout d’abord
nous avons commencé par rappeler quelques définitions relatives à l’observabilité des
systèmes dynamiques, cette dernière s'avère difficile à vérifier lorsqu'il s'agit des systèmes
non linéaires et plus souvent on se contente de vérifier l’observabilité locale. Puis nous avons
présenté quelques observateurs linéaires et non linéaires. Chacun de ces observateurs est, la
plupart du temps, spécifique à un modèle mathématique particulier et répond à des conditions
propres à lui.
Non avons aussi vu la méthode de diagnostic par observateur ainsi que la génération des
résidus par observateur.
Page 63
CHAPITRE IV :
APPLICATION SUR UN
SYSTEME
HYDRAULIQUE A
3 CUVES
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
IV.1 Introduction
L'application qui suit est un exemple pratique mettant en avant un aspect plus
industriel avec une régulation de niveau autour de points de fonctionnement connus. Dans cet
application, le vecteur de sortie représente exactement le vecteur d’état. Nous allons appliquer
la méthode étudiée dans le chapitre précédent sur un procédé réel qui est un système
hydraulique en l'occurrence, les 3 cuves.
Page 64
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
Page 65
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
( ) ( ( ) ( )) √ | ( ) ( )| (IV.2)
( ) √ ( ) (IV.3)
( 3 √ ( 3) )
( 3 √ ( 3 ) √ ) (IV.4)
( √ ( 3) √ ( ))
{ 3 3 3
En posant ( ) , ( ) ( ) 3 ( )- et ( ) , ( ) ( )- le
système peut être représenté sous la forme non linéaire suivante :
̇( ) ( ( ) ( ))
{ (IV.5)
( ) ( )
Page 66
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
( ( ) ( ))
{ ( ( ) ( )) (IV.6)
3( ( ) ( ))
On suppose, et cela sans restreindre notre étude, que les niveaux des trois cuves
vérifient les inégalités suivantes ( ) 3 ( ) ( ) . En d’autres termes on donne un
sens particulier au débit inter cuves ( ) . Avec cette supposition on peut définir un modèle
non linéaire affine en la commande qui décrit parfaitement le système comme suite :
( )
̇ ( ) √ ( ) 3( )
( )
̇ ( ) 3√ 3( ) ( ) √ ( )
̇ 3( ) √ ( ) 3( ) 3√ 3( ) ( ) (IV.7)
( ) ( )
( ) ( )
{ 3( ) 3( )
Page 67
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
̇( ) ∑3 ( ( ))( ( ) ( ))
{ (IV.11)
( ) ( )
−5 3 − −5 3 −
3 3
Page 68
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
̇( ) ( ( ) ( )) ( ( ) ( )) 3( 3 ( ) ( ))
{
( ) ( )
(IV.12)
Point de fonctionnement_1 :
Point de fonctionnement_2 :
Point de fonctionnement_3 :
3 3
a) En l'absence de défaut:
Las simulations ont été réalisées en l'absence de défaut en atteignant les 3 conditions
opératoires mentionnées dans la Table.
Page 69
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
∑3 (IV.15)
Ou est une variable de séquencement associée à chaque mode opératoire générée dans le
cadre de cette étude en BO, telle que pour
(IV.16)
. ( 5 ( −5 ))/
( ( )) (IV.17)
. (− 5 ( −5 ))/
3
(IV.18)
Page 70
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
Fct-1
0.8
Fct-2
Fct-3
Amplitude
0.6
0.4
0.2
-0.2
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps (s) x 10
4
Fonction d'activation m1
1
Amplitude (a)
m1
0.5
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps (s) x 10
4
Fonction d'activation m2
1
Amplitude (b)
0.5 m2
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps (s) x 10
4
Fonction d'activation m3
1
Amplitude (c)
0.5 m3
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps (s) x 10
4
La figure suivante représente l'évolution des sorties et des entrées du système non linéaire.
Page 71
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
-4 Fig.4.a : l'entrée Q1
x 10
1
)
3
débit (m
0.5 Q1
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000
temps (s)
-5 Fig.4.b : l'entrée Q2
x 10
8
)
6
3
débit (m
4
Q2
2
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000
temps (s)
Fig.4.c : Systéme Non Linéaire
0.8
hauteur ( m )
0.6 y1
0.4 y2
0.2
y3
0
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000
temps (s)
La figure 4.c : représente l'évolution des sorties et des états du système. On remarque
que le système évolue d'une manière non linéaire car à chaque fois qu'on change l'entrée de
commande, il y a une variation immédiate de la sortie.
Page 72
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
0.7
0.6 y1
y2
hauteur ( m )
0.5 y3
0.4
0.3
0.2
0.1
0 500 1000 1500 2000 2500 3000 3500 4000
temps (s)
Cette figure suivante représente l'évolution des sorties simulées et observées des sous-
systèmes linéaires.
0.6 y2
y3
0.4
y1-Obs
0.2 y2-Obs
y3-Obs
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
b ) : Système 2 avec observateur
1.5
y1
Amplitude (b)
1 y2
y3
y 1-Obs
0.5 y 2-Obs
y 3-Obs
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
c ) : Système 3 avec observateur temps (s)
1
y1
Amplitude (c)
y2
y3
0.5
y 1-Obs
y 2-Obs
y 3-Obs
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
Page 73
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
Les figures (5.a), (5.b) et (5.c): représente l'évolution des sortie des sous-systèmes
linéaires avec les observateurs des systèmes non linéaire obtenus par linéarisation du système
non linéaire autour des trois (03) points de fonctionnement distincts.
0.4
0.35
y1
0.3 y2
y3
Amplitude
0.25
y1-obs
y2-obs
0.2
y3-obs
0.15
0.1
0.05
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
1.2
1 y1
y2
y3
Amplitude
0.8
y1-obs
y2-obs
0.6
y3-obs
0.4
0.2
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
Page 74
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
0.8
0.7
y1
y2
0.6
y3
Amplitude
0.5
y1-obs
0.4 y2-obs
y3-obs
0.3
0.2
0.1
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
y1-MM-1
0.5
y1-MM-1 avec obs
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
b ) : Sortie de MM-2 avec obs temps (s) x 10
4
0.8
Amplitude ( b)
0.6
y2-MM-2
0.4
y2-MM-2 avec obs
0.2
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps (s) x 10
4
0.6
y3-MM-3
0.4
y3-MM-3 avec obs
0.2
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps (s) 4
x 10
Page 75
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
Les figures (6.a), (6.b) et (6.c): représentent respectivement l'évolution des sorties du
multi-modèle avec son observateur associé. On remarque une légère différence des sorties du
multi-modèle avec celles du système non linéaire au régime transitoire.
On remarque aussi, que ses sorties convergent les unes vers les autres avant d'atteindre
le régime permanent, et ceci revient au choix du nombre de points de fonctionnements.
0.8
0.7
0.6
MM-1
Amplitude
0.5
MM-1 avec obs et m1
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps (s) 4
x 10
0.7
0.6
MM-2
0.5
MM-2 avec obs et m2
Amplitude
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps (s) 4
x 10
Page 76
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
0.7
0.6
MM-3
0.5
MM-3 avec obs et m3
Amplitude
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4
temps (s) x 10
4
Cette figure suivante représente l'évolution des sous-systèmes linéaires en présence d'un
défaut actionneur.
y1
y2
y3
0.5
y1-obs
y2-obs
y3-obs
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
b ) : Système 2 avec défaut actionner temps (s)
1.5
Amplitude ( b )
y1
1 y2
y3
0.5 y1-obs
y2-obs
y3-obs
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
c ) : Système 2 avec défaut actionner temps (s)
1.5
Amplitude ( c )
y1
1 y2
y3
y1-obs
0.5
y2-obs
y3-obs
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
Page 77
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
Les figures (7.a), (7.b) et (7.c): représente respectivement l'évolution des sorties du
sous-système linéaire et de leur observateur en présence d'un défaut actionneur généré à
l'instant t= 200 .
En remarque une variation brusque des sorties à l'instant de l'apparition du défaut,ceci
signfie que les sorties du système sont sensibles au défaut actionneur.
0.8
0.7
y1
0.6
y2
y3
Amplitude
0.5 y1-obs
y2-obs
0.4
y3-obs
0.3
0.2
0.1
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
1.2
y1
1
y2
y3
Amplitude
0.8
y1-obs
y2-obs
0.6
y3-obs
0.4
0.2
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
Page 78
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
1.2
1 y1
y2
y3
Amplitude
0.8
y1-obs
0.6 y2-obs
y3-obs
0.4
0.2
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
0.2
r1
r2
r3
0.15
Amplitude
0.1
0.05
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
Page 79
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
0.6 y2
y3
0.4
y1-Obs
0.2 y2-Obs
y3-Obs
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
b ) : Système 2 avec défaut capteur temps (s)
1.5
Amplitude(b)
y1
1 y2
y3
y1-Obs
0.5
y2-Obs
y3-Obs
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
c ) : Système 3 avec défaut capteur
1
Amplitude(c)
y1
y2
y3
0.5
y1-Obs
y2-Obs
y3-Obs
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
Les figures (9.a), (9.b) et (9.c): représente respectivement l'évolution des sorties des
sous-systèmes linéaire de leurs observateurs en présence d'un défaut capteur génére à l'instant
t=500 . Les défauts capteurs ne sont pas appliquées simultanément.
Qu'on applique un défaut sur le capteur-1 on remarque uniquemet une variation brusque
de la première sortie, ceci signifié que le défaut appliqué sur le capteur-1, affecte uniquement
la première sortie.
Qu'on applique un défaut sur le capteur-2 on remarque uniquemet une variation brusque
de la deuxième sortie, ceci signifié que le défaut appliqué sur le capteur-2, affecte uniquement
la deuxiéme [Link] remarque une variation brusque des sorties à l'instant de l'apparition du
défaut,ceci signfie que les sorties du système sont sensibles au défaut capteur.
Page 80
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
Qu'on applique un défaut sur le capteur-3 on remarque uniquemet une variation brusque
de la troisiéme sortie, ceci signifié que le défaut appliqué sur le capteur-3, affecte uniquement
la troisiéme [Link] remarque une variation brusque des sorties à l'instant de l'apparition du
défaut,ceci signfie que les sorties du système sont sensibles au défaut capteur.
0.6
y1
0.5 y2
y3
y1-Obs
Amplitude
0.4
y2-Obs
y3-Obs
0.3
0.2
0.1
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
1.2
1 y1
y2
y3
Amplitude
0.8
y1-Obs
0.6
y2-Obs
y3-Obs
0.4
0.2
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
Page 81
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
0.9
0.8
y1
0.7 y2
y3
0.6
y1-Obs
Amplitude
0.5 y2-Obs
y3-Obs
0.4
0.3
0.2
0.1
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
0.04
r1
0.02 r2
r3
Amplitude
-0.02
-0.04
-0.06
-0.08
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
[Link].10. Evolution des Résidus des défauts applique sur 1er capteur.
Page 82
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
r1
0.1
r2
r3
0.08
Amplitude
0.06
0.04
0.02
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
r1
0.02
r2
r3
0.015
Amplitude
0.01
0.005
0
0 200 400 600 800 1000 1200 1400 1600 1800 2000
temps (s)
Page 83
Chapitre IV : Application sur systèmes hydraulique des 3 cuves
IV.6 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons appliqué l'approche multi-modèle à base d'observateur
pour la reconstruction des défauts actionneurs et capteur du système à trois réservoirs. Ceci
est illustré par des simulations. Nous avons effectué un diagnostic sans et avec défauts
(actionneurs et capteurs) basée sur une approche multi-modèles en l'appliquant sur un système
non linéaire réel qui est le procédé hydraulique des 3 cuves. L'efficacité et les performances
du diagnostic ont été illustrées, ainsi les résultats obtenus illustrent la stratégie de défauts
appliquée aux systèmes non linéaires représentés par des multi-modèles.
Page 84
CONCLUSION
GENERALE
Conclusion générale
Conclusion générale
Dans notre travail nous avons abordé le problème de diagnostic des systèmes non
linéaire représentés par approche multi-modèle.
L'approché multi-modèle a été choisie pour les nombreux avantages qu'elle apporté
au niveau de l'analyse de stabilité et de la synthèse de contrôleurs/observateurs. Cette
structure a fait l’objet de nombreuses études dans différents domaines comme l’identification,
la commande ou l’estimation d’état.
Page 85
Références bibliographiques
Références bibliographiques
Page 86
Références bibliographiques
[13] : Rodolfo ORJUELA, Didier MAQU I N et José RAG OT. « Identification des systèmes
non linéaires par une approche multi-modèle à états découplés ». Journées Identification
et Modélisation Expérimentale JIME’2006 – 16 et 17 novembre – Poitiers.
[14] : Rodolfo Orjuela, Benoît Marx, José Ragot et Didier Maquin. « Une approche multi-
modèle pour le diagnostic des systèmes non linéaires». Publié dans " 2ème Workshop
Surveillance, Sûreté et Sécurité des Grands Systèmes, 3SGS'09, Nancy : France (2009) ".
[15] : Rodolfo Orjuela, Benoît Marx, José Ragot et Didier Maquin. « Conception
d’observateurs robustes pour des systèmes non linéaires incertains : une stratégie multi-
modèle». Thèse de Doctorat de l’Université Henri Poincaré, Nancy I, 2005.
[16] : NAIT SLIMANI Boukhalfa. « Synthèse d’observateurs non linéaires : Application au
diagnostic de défauts ». Thèse de Magister, Université Mouloud Mammeri de Tizi-
Ouzou, Alger, 2007.
[17] : ORJUELA Rodolfo. « Contribution à l’estimation d’état et au diagnostic des systèmes
représentes par des multimodèles ». Thèse de Doctorat, Institut National Polytechnique
de Lorraine, 2008.
[18] : IKNI Samir. « Diagnostic de pannes et commande tolérante aux fautes d’un robot
manipulateur télé-opéré ». Thèse de Magistère, Université de Batna, Alger, 2010.
[19] : T. F. LOOTSMA. « Observer-based Fault Detection and Isolation for Nonlinear
systems ». Thèse de Doctorat, Department of Control Engineering, Université Aalborg,
Denmark, 2001.
[20] : O. ADROT. « Diagnostic à base de modèles incertains utilisant l’analyse par
intervalles : l’approche bornant ». Thèse de Doctorat, Institut National Polytechnique de
Lorraine, 2004.
[21] : A. ZEMOUCHE. « Sur l’observation de l’état des systèmes dynamiques non linéaires ».
Thèse de Doctorat, Université Louis Pasteur Strasbourg I, 2007.
[22] : E. CHERRIER. « Estimation de l’état et des entrées inconnues pour une classe de
systèmes non linéaires ». Thèse de Doctorat, Institut National Polytechnique de Lorraine,
2006.
[23] : [Link]. « process fault Detection Based on Modeling and Estimation Methods ».
Automatic, volume 20, p 387-404, année 1984.
[24] T.M. Laleg . « Contribution aux Méthodes de Diagnostic à Base d’Observateurs et à la
Commande Tolérante aux Défauts : Application à la machine Asynchrone et au Robot
SCARA ». Thèse d’Ingéniorat, ENP d’Alger, 2004.
[25] : K. Tanaka, T. Ikeda et Y. Y. He. « Fuzzy regulators and fuzzy observers: relaxed
stability conditions and LMI-based design ». IEEE Trans. Fuzzy Systems, Vol. 6 (1), pp.
250-256, 1998.
[26] : L. ZETAO. « Contrebutions à l’élaboration d’algorithme d’isolation et d’identification
de défaut dans un système non linéaires ». Thèse de Doctorat, Institut national des
sciences appliquées de Toulouse, 2006.
Page 87
Annexe
Annexe
Définissons quelques notions utiles dans la description d’un MM [10]:
Une autre notion liée à ces fonctions est la notion de variable de prémisse (ou
∑ ( ( )) ( ( ))
Page 88
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES EN VUE DE L’OBTENTION DU DIPLÔME
DE MASTER EN GENIE ELECTRIQUE
SPECIALITE : AUTOMATIQUE
Thème :
Les sciences de l’ingénieur font largement appel aux modèles non linéaires pour décrire
les comportements dynamiques des systèmes physiques réels. Ces modèles peuvent cependant
s’avérer difficiles à obtenir et/ou à manipuler dans un objectif d’identification, de commande
ou de diagnostic.
Les multi-modèles offrent une alternative intéressante pour contourner ces difficultés car
ils permettent de prendre en compte la présence de plusieurs modes de fonctionnement. Notre
travail consiste en la synthèse d’une stratégie de diagnostic à base d’observateurs pour des
systèmes non linéaires représenté par multi-modèle. Cette stratégie de diagnostic sera illustrée
en considérant le modèle du système hydraulique à 3 réservoirs couplés, un procédé de nature
non linéaire largement répondu dans le domaine du génie-électrique.
Mots clés :
N° d’ordre : 067