Pfe CVC
Pfe CVC
(E.N.S.M.R)
Présenté par :
Département : ELECTROMECANIQUE
« Conception et dimensionnement d’un système
Option : ELECTROMECANIQUE
CVC Innovant pour un centre hospitalier régional
(400 lits) et un hôpital de proximité (45 lits) »
Jury:
M. EL-AZEHARI Directeur du projet (ENSMR)
M. TAHIRI président (ENSMR)
M. AMARTINI Examinateur (ENSMR)
M. KARRA Parrain Industriel (MINISTERE DE LA SANTE)
2018/2019
1
2
Dédicace
A
La mémoire de mes grands-pères et ma grand-mère
Je vous dédie aujourd’hui ma réussite.
BOUADDI Mustapha
1
Dédicace
A mes très chers parents.
Aucune dédicace ne saurait être assez éloquente pour exprimer mon respect, mon amour éternel et ma
considération pour les sacrifices que vous avez consentis pour mon éducation, mon épanouissement et
mon bien-être. Que ce modeste travail soit l’exaucement de vos vœux tant formulés, le fruit de vos
innombrables sacrifices, bien que je ne vous en acquitterai jamais assez. Puisse DIEU, le Très
Haut, vous accorder santé, bonheur et longue vie.
A tous ceux qui m’ont soutenu et partagé mes peines et mes joies,
Vos mots, votre amour et votre présence ont fait de moi la personne que je suis aujourd’hui. Je vous
dédie ce mémoire avec l’expression de ma plus profonde gratitude.
Samir AFA
1
REMERCIEMENT
C’est avec un grand plaisir que nous réservons cette page en signe de gratitude et de profonde
reconnaissance à tous ceux qui ont aidé à réaliser ce travail.
Avant toute chose, nous tenons à exalter nos sincères remerciements à notre parrain industriel
[Link] Karim pour ses conseils et pour le temps qu’il nous a accordé et l’intérêt
particulier qu’il a apporté à ce travail malgré ses préoccupations.
Nos vifs remerciements s’adressent également aux membres du jury pour l’honneur qu’ils
nous ont fait en acceptant d’évaluer ce travail.
Enfin, que tous ceux et celles qui ont contribué de près ou de loin à l’accomplissement de ce
travail trouve l’expression de nos remerciements les plus chaleureux.
1
RESUME
C’est dans cette perspective que s’inscrit notre projet de fin d’étude qui a pour objectif de
choisir et dimensionner les systèmes de conditionnement et de traitement d’air dans les
différentes zones du CHR de GUELMIM, qu’elles soient à risque ou hors risque.
Le travail réalisé dans le cadre de ce projet porte dans un premier lieu sur la comparaison
entre les différents systèmes existant de climatisation en mettant en évidence les avantages et
les inconvénients pour chaque système pour permettre ultérieurement un choix judicieux.
La deuxième partie consiste dans la présentation et l’analyse des normes appliquées pour ce
domaine qui définissent les objectifs à atteindre et les moyens à mettre en œuvre en fonction
des zones à risque, puis, une définition d’un cahier de charge qui détermine les données qui
serviront pour le calcul du bilan thermique et le dimensionnement des centrales de traitement
d’air.
Finalement nous avons présenté le dimensionnement des centrales de traitement d'air pour les
zones à environnements maitrisés, et précisément pour la zone Bloc Opératoire et l’imagerie
médicale, les zones hors risque aussi ainsi que le dimensionnement du réseau aéraulique.
1
ABSTRACT
The choice and sizing of a HVAC system in a hospital is a major challenge in the field of
HVAC engineering. Indeed, the standards applied in hospitals require very precise values of
temperature, humidity and mixing rates, and a sufficiently high level of filtration to keep the
rooms clean. This leads to excessive energy consumption and increased pressure drops.
It is in this perspective that our end-of-study project is part of which aims to dimension the air
conditioning and treatment systems in the different areas of the GUELMIM RHC, and
especially for the operating room and radiology rooms.
The work carried out within the framework of this project initially focuses on the comparison
between the different air conditioning systems and to mention the advantages and
disadvantages for each system.
The second part was based on the analysis of the standards applied for this field, which define
the objectives to be achieved and the means to be implemented according to the risk areas,
then, we defined a specification that determines data that will help us to calculate the heat
balance and the dimensioning of the air handling plant.
Subsequently, the third part of the work was devoted to evaluating the air conditioning and
heating needs of the CHR under study. Indeed, this evolution is determined by taking into
account metrological data, space data, construction materials, internal loads and standards
requirements.
Finally, we presented the dimensioning of air handling units for areas with controlled
environments, and specifically for the Operating Room area and radiology, as well as the
dimensioning of the aeraulic network.
1
ملخص
كبيرا في مجال هندسة التهوية وتكييف الهواء .في الواقع ،تتطلب المعايير المطبقة في
ً يعد اختيار نظام التكييف في المستشفى تحديًا
المستشفيات قي ًما دقيقة لدرجات الحرارة والرطوبة ومعدل تجديد الهواء ،ومستوى كافٍ من الترشيح للحفاظ على نظافة الغرفة .هذا
يؤدي إلى االستهالك المفرط للطاقة وزيادة النفقات.
من هذا المنظور ،نحن مهتمون بتطوير أنظمة تكييف الهواء والمعالجة في مرافق مختلفة من المركز االستشفائي الجهوي بڭلميم،
.بالنسبة للمرافق العامة او المرافق التي تتطلب عناية خاصة وخاصة بالنسبة لغرفة العمليات وغرف األشعة
يركز العمل المنجز في إطار هذا المشروع أوالً على المقارنة بين مختلف أنظمة تكييف الهواء الحالية ،مع تسليط الضوء على مزايا
وعيوب كل نظام من أجل السماح باختيار حكيم.
الجزء الثاني يتمثل في عرض وتحليل المعايير المطبقة في هذا المجال والتي تحدد األهداف المراد تحقيقها والوسائل التي يجب
تنفيذها وفقًا للمناطق المعرضة للخطر ،ثم تحديدًا لمجموعة من المواصفات التي تحدد البيانات التي سيتم استخدامها لحساب التوازن.
الحراري
في الجزء الثالث من العمل ،يتم تحديد هذا التطور من خالل مفهوم البيانات المترو وجية ،والبيانات الفضائية ،ومواد البناء ،واألحمال
الداخلية ومتطلبات المعايير.
أخيرا ،ن قدم أبعاد وحدات مناولة الهواء للمناطق ذات البيئات الخاضعة للرقابة ،وتحديدا ً لمنطقة غرفة العمليات واألشعة ،وأبعاد شبكة
ً
الخطوط الهوائية.
1
LISTE DES FIGURES
Figure 3:Raccordement les unités intérieures avec les unités extérieures .................................9
1
Figure 25:Représentation schématique d’une installation de climatisation et de
conditionnement d’air à débit d’air constant équipée de batteries de réchauffage par local .... 69
Figure 26:Représentation schématique d’une installation à débit d’air variable ..................... 71
2
LISTE DES TABLEAUX
Tableau 4: Correspondance entre les niveaux de risques et les classes de propreté ISO(N) .... 22
Tableau 11: Données clés pour le calcul des apports intérieurs pour la radiologie ................. 27
Tableau 19: récapitulation du bilan thermique pour chaque salle du bloc opératoire .............. 37
Tableau 20: récapitulation du bilan thermique pour chaque salle de l'imagerie médicale ....... 37
1
Tableau 25: calcul des caractéristiques des composantes de la CTA ......................................48
Tableau 30: Calcul des pertes de charge totales dans les salles du bloc opératoire ................. 58
Tableau 31:Résultat des valeurs de sélection des ventilateurs de soufflage ............................ 59
Tableau 37;Valeurs de la densité des personnes dans les différents locaux de l'hôpital ..........99
Tableau 38:Choix et disposition des filtres de l'air selon les classes de propreté ISO (N) .... 100
2
TABLE DES MATIERES
Dédicace .................................................................................................................................
REMERCIEMENT..................................................................................................................
RESUME ................................................................................................................................
ABSTRACT ............................................................................................................................
ملخص........................................................................................................................................
INTRODUCTION GENERALE.............................................................................................1
II. Volet d’efficacité énergétique des systèmes CVC pour le CHR .............................. 16
Conclusion ....................................................................................................................... 18
Chapitre 3 Normes de conception et Cahier de charge .......................................................... 20
I. Norme NFS 90-351 .................................................................................................... 20
1
1.1. Définitions des environnements maitrisés ............................................................... 20
1.4. Performances des zones à risques selon les niveaux de risques ............................ 22
III. Des recommandations pour le choix d’un système CVC par service ....................... 28
Conclusion ....................................................................................................................... 28
Introduction ...................................................................................................................... 29
Introduction : .................................................................................................................... 39
I. Calcul de traitement d’air ........................................................................................... 39
2
1.4. Résultats de calcul des débits d’air au bloc opératoire et l’imagerie médical ........ 40
Conclusion ....................................................................................................................... 59
Conclusion générale : ...........................................................................................................61
ANNEXES: .......................................................................................................................... 63
3
ANNEXE 06 Matériaux de construction des murs extérieurs et leurs conductivités et
résistances ............................................................................................................................ 93
ANNEXE 07 Différents types d'isolation et leurs conductivités thermiques ......................... 96
ANNEXE 08 Valeurs de la densité des personnes dans les différents locaux de l'hôpital ....... 99
ANNEXE 08: Choix et disposition des filtres de l'air selon les classes de propreté ISO (N) 100
4
INTRODUCTION GENERALE
En effet, le traitement d’air dans les hôpitaux constitue une problématique conséquente dans
le domaine du génie climatique et énergétique. Les paramètres à maîtriser sont beaucoup plus
vastes que pour un bâtiment « classique » comme le logement ou le tertiaire de bureau. Donc,
il est nécessaire de bien comprendre les normes appliquées en milieu hospitalier, et
d’appliquer ces exigences techniques dans le dimensionnement des équipements de traitement
d'air. C’est dans ce cadre que s’inscrit notre projet de fin d’études proposé par
DIRECTION DES EQUIPEMENTS ET DE LA MAINTENANCE (DEM),
DIVISION DES BÂTIMENTS ET DE L’ARCHITECTURE (DBA), et qui a pour but
d'étudier, vérifier et faire la suivie des projets , en respectant les exigences de certaines
normes, citant en particulier la norme NFS 90-351.
Dans une perspective de lutte contre les risques de contamination, cette norme a été élaborée
pour aider les ingénieurs fluides et CVC (Chauffage, Ventilation, Climatisation) à maîtriser
les risques de contamination en milieu hospitalier, et à appliquer ces exigences techniques
dans le dimensionnement des dispositifs de traitement et de conditionnement d'air dans les
salles propres. Ces zones sont caractérisées par la présence d’un ensemble de patients
potentiellement vulnérables aux effets d’une mauvaise qualité d’air intérieur. Donc, le
système de climatisation dimensionné devra maintenir la température, l’humidité, le taux de
brassage d'air et les différences de pression, et spécialement les zones à risque de
contamination très élevé.
Afin de mener à bien notre mission, le présent rapport est organisé en cinq chapitres. Le
premier chapitre est une présentation du projet étudié et de l'organisme d’accueil. Ensuite, le
deuxième chapitre présente les différents systèmes CVC. Le troisième chapitre s’intéresse aux
critères de choix entre les différents systèmes de climatisation et de chauffage ainsi qu’à
l’établissement d’un cahier de charges typique et la présentation des exigences des normes de
conception dans le quatrième chapitre .Le dernier chapitre s’intéresse à la conception et le
dimensionnement d’un système CVC pour un centre hospitalier régional en affectant plusieurs
étapes d’analyse et de calcul.
1
Chapitre 1
CONTEXTE GENERAL DU PROJET
Direction de la population DP
2
Direction des Ressources humaines DRH
3
- Assurer la maintenance, l'aménagement et la réparation du patrimoine immobilier et
matériel.
Le choix d’un système CVC pour un bâtiment hospitalier (souvent complexe) fait appel,
dès le début, à des compétences et des profils multiples et variés. Le concepteur se trouve
confronté à des considérations techniques et médicales qui nécessitent, souvent, une étude
approfondie et minutieuse pour couvrir les aspects sanitaires indispensables et les
différentes exigences d’une structure hospitalière.
4
Le Ministère de la Santé doit déployer des efforts pour s’aligner avec les recommandations
de la réglementation thermique visant la promotion et le renforcement des mesures
d’efficacité énergétique dans les bâtiments hospitaliers.
Les solutions classiques adoptés par le Ministère de la Santé dans ses projets antérieurs se
trouvent, une fois réalisées, devant une réalité contraignante qui met à mal leur
applicabilité. La non mise en marche d’une chaudière à cause d’un budget de
fonctionnement limité, ou le choix de systèmes qui nécessitent une maintenance
particulière pour assurer leur durabilité dans le temps sont, entre autres, des problèmes qui
imposent de revoir les systèmes habituels.
Le manque des spécialités en génie énergétiques et génie hospitaliers dans les écoles
d’ingénierie et les universités Marocaines influencent la qualité des profils CVC.
L’absence d’une solution type CVC, soutenue par des arguments scientifiques, qui permet
de procéder à une comparaison et une adaptation selon le contexte de chaque projet,
contribue à un prolongement des études, et un retard dans la validation du présent lot.
Ainsi, et pour répondre à l’ensemble de ces problèmes ce projet de fin d’étude s’est tracé, en
guise de méthode, la réalisation des objectifs suivants :
1. Établir un cadre référentiel technique relatif à la conception des systèmes CVC dans le
milieu hospitalier.
2. Procéder à une enquête et à une analyse de quelques projets existants en identifiant les
avantages et les inconvénients relativement à l’aspect technique.
3. Concevoir une solution CVC innovante qui répond aux exigences de l’efficacité
énergétique et du développement durable assurant un confort supérieur, performance
énergétique, simplicité d’utilisation et fiabilité pour un centre hospitalier régional et un
hôpital de proximité.
4. Élaborer un cahier de charge type pour une installation CVC d’un centre hospitalier
régional (400 lits) et un hôpital de proximité (45 lits).
6
Le sujet de notre projet de fin d’études, intitulé : « Conception et dimensionnement d’un
système CVC Innovant pour un centre hospitalier régional (400 lits) et un hôpital de
proximité (45 lits) », consiste à dimensionner un système CVC pour différents services au
sein d’un CHR type en l’occurrence le CHR de GUELMIM et d’élaborer un cahier de charge
pour ce type d’établissement de santé.
Selon le Décret n° 2-14-562 les services d’un CHR sont représentés dans le Tableau 1.
Remarque : D’après le tableau 1, il se voit que les services dans un HP sont inclue dans un
CHR. Par conséquent, le travail qu’on va réaliser pour un CHP, par la suite, sera valable pour
un HP avec quelques nuances qui n’influencent pas le concept global.
CHR de GUELMIM
Dans le cadre de notre travail, on a pris le CHR de GUELMIM comme base d’étude
technique. Cette étude sera focalisée sur l’étude et le dimensionnement des centrales de
7
traitement d’air, ainsi que du réseau aéraulique pour les zones à risque ainsi que les zones hors
risque.
Le CHR de GUELMIM se compose d’un RDJ + RDC + deux étages. Le plan du RDC de ce
CHR qui contient le bloc opératoire et l’imagerie médicale (objet du dimensionnement) est
présenté dans l’annexe 12.
Figure 2:systemes de production d'eau glacée et d'eau chaude visualisés dans les sorties
Durant le stage, outre l’analyse sur plans des solutions classiques adoptées par le ministère de
la santé, nous avons eu l’occasion d’effectuer des visites à deux centres hospitaliers existants
(à Salé et Témara) afin de visualiser les systèmes CVC installés dans ces deux hôpitaux. Nous
avons trouvés des systèmes centralisés contenant :
8
-Des groupes d’eau glacée qui alimentent l’ensemble des batteries froides des différents
terminaux de climatisation
-Des chaudières pour la production de l’eau chaude qui alimentent l’ensemble des batteries
chaudes et des radiateurs et assurent l’appoint de la production d’eau chaude sanitaire.
Les figures suivantes représentent les cycles d’eau chaude ou glacée d’une manière
simplifiée :
Nous avons constaté que les systèmes actuels présentent des limites et des inconvénients qui
se résument dans les points suivants :
9
- Insuffisance des puissances des panneaux solaires pour la production de l’eau chaude
sanitaire puisque l’appoint est effectuée par les chaudières.
- Climatisation inefficace dans le laboratoire et la radiologie ce qui peut être causé par :
De ce fait, on va opter pour des systèmes indépendants (décentralisé) car les services du CHR
sont hétérogènes ayant pour chacun des besoins spécifiques.
Pour élaborer un cahier de charge type pour une installation CVC d’un CHR on suit le
raisonnement qui consiste à décomposer le CHR en des zones indépendantes :
-zones à risque :(Bloc opératoire, salle de réveil, salle de réanimation, salle d’isolement…)
Conclusion
Ce chapitre introductif a été consacré essentiellement à la présentation de l’environnement
dans lequel ce stage a été effectué. Il a mis notamment l’accent sur le contexte de ce projet de
fin d’étude qui s’articule autour de l’analyse critique des systèmes existants afin de
dimensionner un système de climatisation fiable, écologique et moins consommateur
d’énergie.
10
Chapitre2
Types des systèmes CVC
Introduction
La qualité de l’air intérieur dans les établissements de santé est une problématique complexe.
Alors que plusieurs de ces établissements sont situés dans des édifices vieillissants, il existe à
l’opposé de nombreux projets de constructions neuves. La façon dont les établissements de
santé sont conçus et gérés peut donc avoir un effet majeur sur la qualité de l’air intérieur.
La Classification des Systèmes de climatisation et chauffage sont présentés dans l’annexe 01.
Le type de CTA dépend de l’origine de l’air à traiter soit d’air neuf, repris ou mélange des
deux. La composition d’une centrale de traitement d’air est déterminée en fonction du résultat
11
du couple (humidité ; température) que nous voulons obtenir. Les différentes composantes
seront détaillées par la suite dans ce chapitre.
L’air traité est le mélange d’air repris du local et de l’air neuf provenant de l’extérieur. Il est
utilisé généralement lorsque le débit d’air neuf réglementaire est inférieure au débit d’air
soufflé, donc on compense cette différence par l’air recyclé ce qui permet une quantité
d’énergie très importante par rapport au système tout air neuf.
12
Figure 5:CTA avec caisson de mélange
Le traitement d’air n’apporte pas d’air neuf, ce type est utilisé lorsque le renouvellement d’air
n’est pas exigé, mais il est peu préférable car la présence des personnes dans un local
nécessite pour des raisons hygiéniques le d’air.
Utilisé dans le cas où le débit d’air à souffler est inférieure au débit d’air neuf règlementaire
ou dans le cas où le recyclage d’air du local est interdit pour des raisons hygiéniques (dans les
salles d’isolement par exemple). Ce système n’est pas économique vu qu’il conduit à des
puissances thermiques élevées.
13
La figure ci-dessous présente le schéma de principe d’une centrale à débit d’air constant. La
centrale de traitement d’air souffle dans les locaux de l’air à basse vitesse (2 à 6 m/s) et à
débit constant compris entre 1000 m³/h et 100 000 m³/h. L’air est généralement distribué par
des bouches de soufflage de type mural ou plafonnier. Une CTA peut comporter des batteries
froide et chaude, des humidificateurs, des filtres, des ventilateurs, une grille de prise d'air
neuf, des registres, un caisson de mélange et une pare-gouttelette…
La batterie froide est composée d’un échangeur de chaleur et d’un bac de réception d'eau
condensée sur la surface d'échange qui va être évacuée vers le réseau des eaux usées .Il existe
deux types de batteries froides en fonction du fluide caloporteur utilisé :
Batterie froide à eau glacé : est alimentée par l’eau glacée produite de façon centralisée, ou
bien on peut ajouter d'éthyle glycol ou de propylène glycol à cette eau pour éviter la prise en
glace au niveau d'évaporateur
Batteries froide à fluide frigorigène (dite improprement à détente directe) : Elle est montée
directement sur le circuit thermodynamique dont elle constitue l'évaporateur. On l'appelle
"batterie à détente directe". La proximité du compresseur est souvent requise pour minimiser
les pertes de charge.
Batterie chaude :
14
La batterie chaude est un échangeur de chaleur qui permet le chauffage de l’air. Il existe trois
types de batteries chaudes suivant le type d’alimentation en chaleur :
Batterie à eau chaude : est alimentée par l’eau chaude, Cette eau vient d’un générateur qui
peut être soit une chaudière à combustible /électrique ou pompe à chaleur.
Batterie électrique : l’apport de chaleur se fait par une résistance électrique, ce type des
batteries a un temps de réponse court et un coût d’installation réduit par rapport aux batteries
à eau chaud, mais il est un grand consommateur d’énergie.
L’humidificateur :
Il sert à augmenter la teneur en eau de l’air traité, c’est à dire augmenter l’humidité absolue.
L’humidification se fait par un contact étroit et intensif entre l'air et la source d'humidité. Les
procédés utilisés sont : l’humidification par pulvérisation d’eau, par injection de vapeur ou par
évaporation à la surface d’un plan d’eau.
Ventilateur :
Le ventilateur assure un écoulement d’air continu dans la CTA, dans le réseau de distribution
et de reprise d’air, et par conséquent, si le système est avec un caisson de mélange, on aura
toujours deux types de ventilateur :
Ventilateur de reprise ou d’extraction : Reprend l’air du local via un conduit de reprise sur
lequel est montée une grille de reprise.
Les filtres :
-Registre : Equilibrent chaque branche en réglant l’admission de l’air. Ils sont couplés au
fonctionnement du ventilateur.
-Récupérateur de chaleur : permet le transfert de chaleur entre l’air extrait et l’air neuf
15
II. Volet d’efficacité énergétique des systèmes CVC pour le CHR
L’économie d’énergie devient de plus de plus une nécessité pour les établissements publics
suite à l’entrée en vigueur de la réglementation thermique qui exige le respect d’un certain
nombre d’éléments tant sur le plan passif (bâtiment) que sur le plan actif (équipements). Ci-
dessous un ensemble de recommandations que les BET engagés par le ministère doivent
intégrer lors de la conception d’un système CVC.
Afin d’éviter un trop grand renouvellement d’air dans les locaux, par soucis d’économie
d’énergie, il peut être utile de recycler une partie de l’air extrait à l’aide d’un caisson de
mélange. L’air neuf se mélange à l’air repris, il en résulte un air de mélange qui pénétrera
dans la centrale de traitement d’air. En général, l’air mélangé est composé au maximum de 20
% à 25 % d’air neuf
Free-cooling
Les Roof top et les CTA fonctionnent en marche normale en air repris avec un minimum d'air
neuf (ex: 80% air repris, 20% air neuf, moduler en fonction de la température extérieure),ce
réglage est géré par l'utilisateur via un automate ou par une sonde de qualité d'air en fonction
du taux d'occupation ou encore par deux sondes hygrométriques par différence d'enthalpie
entre l'air intérieur et extérieur. Le free cooling (refroidissement gratuit) consiste à utiliser
directement l'air extérieur pour refroidir un local on introduit de l'air extérieur si celui -ci est
d'une température plus basse que l'air repris (intérieur) et que la régulation est en demande de
froid. L'admission de cet air plus frais se fait par l'intermédiaire d'un volet ou registre
motorisé commander une régulation. Ce système peut remplacer complètement la puissance
frigorifique distribuée par les compresseurs ou les vannes trois voies lorsque la température de
l’air extérieur le permet et ceci jusqu'à ce que la demande de froid devienne trop importante et
à ce moment la régulation démarrera le ou les compresseurs (roof top etc) ou ouvrira les
vannes trois voies (pour les CTA.).
16
Figure 9:free cooling pour un CTA
Free-chilling
Lorsque la température extérieure descend sous les 8 à 10 °C, on peut fabriquer de l’eau
glacée sans utiliser le groupe frigorifique. L’eau est directement refroidie par l’air extérieur et
la machine frigorifique est mise à l’arrêt. L’économie d’énergie est évidente ! La rentabilité
du projet est d’autant plus élevée que les besoins de refroidissement sont importants en hiver
et que l’installation s’y prête. Étudions cela en détail.
17
exploitant la chaleur extraite de la chambre froide lorsque l’on procède à son refroidissement
et maintien en température. Le fluide frigorigène transporte l’énergie thermique depuis
l'évaporateur jusqu’au récupérateur, où il cède des calories à l’eau, qui voit alors sa
température augmenter.
Proposition des panneaux solaires à capteurs cylindriques sous vide au lieu des
capteurs plans
Le remplacement des panneaux solaires à capteur plan par des panneaux solaire a capteur
cylindrique veut dire augmenter le rendement d’exploitation de l’énergie solaire ce qui va
améliorer la production de l’eau chaude sanitaire.
Conclusion
Dans cette partie, Nous avons défini le choix du système de traitement et de conditionnement
d’air, qu’on va dimensionner, pour le bloc opératoire et l’imagerie médicale, puis on a
présenté un volet d’efficacité énergétique afin d’optimiser la consommation de l’énergie dans
un établissement de santé.
En effet, pour notre étude des zones à environnement maitrisé dans un hôpital, nous allons
utiliser des CTA avec caisson de mélange, vu que dans les zones à risque, le renouvellement
d’air est toujours important et nécessaire, selon les exigences de la norme NFS90-351 Nous
18
allons également utiliser des batteries l’eau glacée comme fluide caloporteur, pour éviter les
risques de contamination.
Maintenant que nous avons déterminé le type des CTA à utiliser, nous pourrons passer à
l’étape de dimensionnement des CTA pour les zones à risque, mais nous devons tout d’abord
définir la norme NFS 90-351 et un cahier de charge qui contient les paramètres de calcul ce
qui fera l’objet du chapitre suivant.
19
Chapitre 3
Normes de conception et Cahier de charge
- Salle propre : utilisée principalement dans le domaine de l’industrie, elle vise à protéger le
patient ou le produit d’une contamination environnementale.
- Zone à environnement maîtrisé [3] °: aussi appelée zone de classe de risque par les normes
NF EN ISO 14698-1 et NF EN ISO 14644-7, elle concerne, comme la salle propre, la
protection du patient ou du produit dans les établissements de santé.
Les salles propres et les environnements maîtrisés sont toujours en surpression par rapport à
l’environnement extérieur, ceci afin d’éviter une contamination provenant de ce dernier.
Inversement, les zones de confinement sont généralement en dépression par rapport à cet
environnement pour, au contraire, ne pas le contaminer.
Selon la norme NF S 90351, un environnement maîtrisé est une zone à risque caractérisée par
un niveau de risque : 2, 3 ou 4
20
1.2. Principe de l’asepsie progressive
L’asepsie progressive est l'établissement d'une série de barrières successives pour limiter le
risque de contamination d'une cible dont la criticité a été préalablement identifiée. Les accès à
la cible sont obligatoirement régulés par un passage par des zones successives. Par exemple,
une salle d’opération ne peut être accessible qu’à travers une circulation de classe de risque 2,
au sein d’un bloc opératoire. Cette séparation permet de mettre en place un gradient de
pression à chaque franchissement de zone, ce qui permet d’en maîtriser la propreté. Ce
concept permet de déterminer plusieurs zones dans un milieu hospitalier. La norme NFS 90-
351 a introduit le concept de zones à risques de bio-contamination. Dans ces zones, les
produits ou les personnes peuvent-être sensibles à la fois aux particules viables mais aussi aux
particules inertes.
Dans le milieu hospitalier, l’évaluation des risques se fait selon des critères de performance
permettant d’évaluer le niveau de propreté de l’air dans une salle quelconque, en fonction des
types d’activités. Cette analyse permet d’attribuer à chaque zone une classe de risque. De
plus, il est d’usage de concevoir des règles de maîtrise des zones à environnement maîtrisé qui
imposent de respecter le principe de l’asepsie progressive, définit dans le paragraphe
précédent. Par exemple, une salle d’opération (risque 3 ou 4) ne peut être accessible qu’à
travers une circulation de classe de risque 2, au sein d’un bloc opératoire. Cette séparation
permet de mettre en place un gradient de pression à chaque franchissement de zone, ce qui
permet d’en maîtriser la propreté. Le tableau suivant présente des exemples des différentes
zones dans un établissement de santé et la classe de risque correspondante :
21
Hospitalisation standard, 1 Risque de contamination
administration, réception, salle de faible ou négligeable
cours
En effet, en raison d’absence des risques de contamination dans les locaux à risque 1 ne sont
pas considérés comme des zones à environnement maitrisé et ne font pas partie du champ
d’application de la norme NFS 90-351. Dans la suite, la notion des zones à risque se réfère
aux zones à risque 2,3 et 4
Tableau 4: Correspondance entre les niveaux de risques et les classes de propreté ISO(N)
Classe de propreté
Classe de risque
particulaire
22
4 ISO 5
3 ISO 7
2 ISO 8
Cinétique d’élimination des particules (CP) [4] : définie comme étant le temps, exprimé en
minutes, nécessaire pour éliminer 90% des particules de diamètre supérieur ou égal à une
valeur donnée par rapport au pic de pollution initiale, dans un volume déterminé hors
présence humaine.
Par exemple, CP10 signifie le temps nécessaire pour éliminer 90% des particules de
diamètre>=0.5 μm est inférieur à 10min. Le tableau suivant présente les cinétiques
d’élimination exigées par la norme en fonction de de la classe de risque :
Classe de risque CP
4 CP 5
3 CP 10
2 CP 20
Classe de propreté microbiologique (M) [4] : le nombre des particules pouvant donner
naissance à des colonies par mètre cube d’air ambiant. Le tableau suivant présente les classes
de propreté microbiologique pour chaque classe de risque
Tableau 6:Correspondance entre les niveaux de risques et la classe de propreté microbiologique (M)
Classe de risque CP
4 M1*
3 M10
2 M100
Afin d’atteindre les objectifs détaillés ci-dessus pour chaque classe de risque, la norme
préconise un ensemble des moyens à mettre en œuvre.
1.4.2. Tableau récapitulatif des valeurs guides de la norme NFS 90-351 (Avril 2013):
23
Afin de simplifier la compréhension de la norme, nous avons regroupé les différentes valeurs
guides de la norme NFS 90-351 dans le tableau suivant :
Zone : GUELMIM
Longitude Latitude
-10.05 29.02 Elévation (m) 300
(deg) (deg)
Conditions de températures extérieures
Conditions Température 44 Température 23.9 Humidité 19
en été sèche (°C) humide (°C) relative
(%)
24
2.2. Les données d’espace
Un espace est une région de la construction comprenant un ou plusieurs éléments de flux de
chaleur et servi par un ou plusieurs terminaux de distribution d'air. Habituellement, un espace
représente une chambre simple. Toutefois, la définition d'un espace est flexible. Pour
certaines applications, un espace peut représenter un groupe de pièces, ou même un immeuble
entier. Pour définir un espace, tous les éléments qui affectent le flux de chaleur dans l'espace
doivent être décrits. Les éléments comprennent les murs, les fenêtres, les portes, les toits, les
lucarnes, les planchers, les occupants, l'éclairage, les équipements électriques, des sources de
chaleur divers, l'infiltration, et les partitions. Les données sont saisies à l'aide du formulaire
d'entrée de l'espace. Le calcul du bilan thermique est effectué pour chaque salle du bloc
opératoire et celui de la réanimation, en RDC de l'Hôpital CHR de GUELMIM. Les figures
suivantes présentent la numération des locaux du bloc opératoire et d’imagerie médicale en
étude.
Nous présentons dans le tableau suivant en résumé les données d’espace nécessaires pour le
calcul du bilan thermique :
Radiologie 1 35 - - -
Radiologie 2 35 - - -
25
Radiologie 3 35 - - -
Mammographie 16.2 - - -
Dentaire 22 - - -
Echographie 21.2 - - -
Scanner 41.1 - - -
En ce qui concerne les murs intérieurs et les planchers ils sont tous en contact avec des locaux
climatisé et chauffé, contrairement au plafond il est en contact avec un local technique qui
n’est pas traité.
Dans ce qui suit nous considérons la température du local technique à 44°C en été et 5°C en
hiver.
Dans la suite du calcul, on travaillera avec les compositions et les coefficients d’échanges
indiqués sur le tableau suivant :
Pour le calcul des charges internes dans les différentes salles, dus à l’éclairage, les
équipements électriques, des occupants et des sources diverses, nous avons collecté des
informations auprès de l’archive de la DBA, qui nous ont aidé à mettre les hypothèses de
calculs suivantes :
Tableau 10:Données clés pour le calcul des apports intérieurs pour les salles d’opération
Sensible hors
75 W
Hébergement
Hébergement sensible 75 W
Hébergement latent 75 W
Tableau 11: Données clés pour le calcul des apports intérieurs pour la radiologie
Sensible hors
Apports par les occupants 75 W
Hébergement
27
Latent hors Hébergement 75 W
Hébergement sensible 75 W
Hébergement latent 75 W
III. Des recommandations pour le choix d’un système CVC par service
Dans cette partie on va citer notre choix des systèmes pour les différentes zones du CHR
Bloc opératoire
- Pour les salles à risque 4 en utilise un Plafond filtrant (type H14) et grille de diffusion
Bureaux d’administration
Conclusion
Dans cette partie, nous avons présenté les valeurs guides de la norme NFS 90-351, nécessaires
pour la maitrise des risque de contamination dans les zones à risque d’un milieu hospitalier
puis nous avons déterminé les conditions intérieures de la zone à risque, et extérieures afin de
commencer l’évaluation des besoins en chauffage et en climatisation.
28
Chapitre 4
Evaluation des besoins en
chauffage et en climatisation
Introduction
L’établissement du bilan thermique est une étape importante qui permet de quantifier
l’énergie qu’il faudra pour chauffer et climatiser un local. Et avant de passer à l’évaluation
des différentes charges de chaque zone de l’hôpital, il est nécessaire de déterminer tous les
éléments entrant en compte dans le calcul du bilan thermique à savoir : la nature des
matériaux de construction, les différentes dimensions et l’orientation des murs et vitrages,
l’occupation, et les gains internes.
Dans ce chapitre, nous allons présenter le modèle théorique de calcul du bilan thermique que
nous avons utilisé et programmé sur notre application, puis nous allons présenter les
différentes données techniques nécessaires pour l’évaluation des charges de chauffage et
refroidissement. Ensuite, nous allons prendre un exemple de calcul (salle d’opération – Bloc
opératoire – Risque 4 ISO 5), afin de comparer les résultats avec ceux obtenus par le logiciel
HAP. Ce qui nous permettra de valider notre modèle théorique.
A la fin du chapitre, nous allons récapituler les résultats calculés pour les différentes salles
d’opérations du bloc opératoire et du bloc d’imagerie.
29
Les charges externes représentent tous les échanges thermiques entre le local à climatiser et
son milieu extérieur. Nous avons trois types d’apports extérieurs :
Avec :
𝑄𝑐𝑜𝑛𝑑 : Apport par conduction (W).
Ui : Coefficient d’échange thermique à travers l’élément i (Paroi, vitrage…) (W/m². °C).
Ai : Surface de l’élément i (m²).
Δti : La différence de température à travers l’élément i (°C)
Apports par rayonnement solaire
Afin de calculer les apports par rayonnement nous devons tout d’abord estimer le
rayonnement solaire total dans une façade. Ce rayonnement solaire dépend de l’orientation du
mur (α = 0° pour le Nord et -180° pour le Sud) et l’altitude du lieu de calcul Z(m) [5]
Puis nous calculons l’apport par rayonnement solaire à l’aide des formules suivantes : Pour
les parois vitrées et pour les parois opaques :
𝑄𝑣 = 𝑎. 𝑔. 𝑆. 𝑅𝑚 (5)
30
𝑄𝑝 = 𝑎. 𝐹. 𝑆. 𝑅𝑚 (6)
Avec :
𝑄𝑣: Quantité de chaleur traversant le vitrage. (W)
𝑄𝑝 : Quantité de chaleur traversant les parois opaques(W).
𝐹 : Facteur de rayonnement solaire.
𝑎 : Coefficient d’absorption.
𝑅𝑚 ∶ Rayonnement solaire W/m²
𝑆: Surface de la paroi (m²).
𝑔 : Facteur de réduction.
Apports par renouvellement d’air et fuites d’air
Ces apports sont dus au changement de l’air intérieur par un air neuf, ou bien les infiltrations
d’air (fuites), ce qui ne permet pas de garder les conditions du confort spécifique dans le local.
Avec :
Le débit volumique total de renouvellement d’air peut être exprimé comme suit :
Avec :
Nous calculons les débits de fuites par la formule suivante qui prend en compte la différence
de pression, la section de passage et le coefficient de décharge. :
(10)
𝑄𝑣𝑓 = 𝐶𝐷 . 𝑆𝑓 . √2. (Δ𝑃⁄𝜌)
Nous résumons dans le tableau suivant les différentes valeurs du coefficient de décharge CD :
31
Tableau 12:Valeurs du coefficient de décharge
Ouverture Coefficient CD
Avec :
Hrelatif = Hrel = Ho / Hp
Ho : hauteur de l'ouverture,
Dans le cas du bloc opératoire, les portes des salles possèdent une très faible ouverture qui ne
dépasse pas les deux millimètres de hauteur (Ho < 2mm). Donc l’expression permettant de
calculer le débit de fuite devient :
Avec :
Les charges internes représentent toutes les sources de chaleur existant à l’intérieur du local, à
savoir :
Les occupants
Les échanges thermiques entre le milieu et les occupants afin de garder la température du
corps humain constante, constituent un apport thermique déterminé par l’expression suivante :
32
Apports latents par les personnes (W) :
𝑄𝑝𝑙 = 𝑄𝑙𝑎𝑡𝑒𝑛𝑡𝑒 𝑜𝑐𝑐 ∗ 𝑁 (13)
Avec :
Une partie de l’énergie consommée par l’éclairage, les machines électriques et les machines
thermiques existants dans à l’intérieur d’un local à traité, se transforme en chaleur et constitue
alors un apport interne à combattre afin de garder une ambiance bien déterminée.
Remarques : Les charges thermiques par infiltration d’air ne sont pas pris en compte, car les
locaux hospitaliers sont toujours en surpression par rapport à l’extérieur afin d’éviter ces
infiltrations.
Lorsque l’air est traité avant d’être soufflé dans le local, Les charges thermiques par
renouvellement d’air ne sont pas prises en compte dans le calcul du bilan thermique.
33
Tableau 13:charge par transmission
Différence de
Parois opaques : Surface m² U (W/m².K) température Q (KW)
(K)
Les apports par conduction sont calculés par l’équation (2), (3), (4), (5),et (6)
Apports internes
Dans le bloc opératoire le staff qui se charge des opérations est généralement composé de 11
personnes dans le cas le plus défavorable. Le tableau suivant résume ces apports selon
l’activité exercée par chaque occupant de la salle d’opération en utilisant les équations (12) et
(13) :
Tableau 15:Apports des occupants dans la salle Orthopédie
Charge par personnes Apports par personne (W) Apports (KW)
Personnes (Sensible) 75 0,825
34
Personnes (Latente) 55 0,605
Charge totale par personnes 130 1,430
b-Apports par éclairages
Le flux lumineux nécessaire dans une salle d’opération donné par ASHRAE est d’environ
30W/m², alors les apports par éclairage dans la salle « Orthopédie » seront de l’ordre de 1,219
KW.
Pour les salles du bloc opératoire, la densité de chaleur est d’environ 150W/m². Alors les
apports par équipements dans la salle « Orthopédie » seront de l’ordre de 6.1 KW.
Nous résumons dans le tableau suivant les résultats pour les deux saisons
35
Figure 14:Bilan thermique de la salle d'opération par HAP
Bilan manuel (KW/m²) Bilan par HAP (KW/m²) Erreur relative (%)
On remarque ainsi que les résultats calculés manuellement sont proches de ceux calculés par
le logiciel HAP, avec une erreur relative qui ne dépasse pas 10 % Cette petite différence est
due à plusieurs facteurs qui n’ont pas été pris en compte dans le calcul manuel :
Coefficient de simultanéité des gains, en effet il est rare que les différents gains atteignent
simultanément leurs maximums ;
Stratification thermique.
36
va nous permettre d’effectuer un bilan d’air neuf à la suite du bilan thermique afin de déduire
les puissances des centrales de traitement d’air qui vont assurer la climatisation et le
chauffage des locaux.
Les tableaux ci-dessous récapitulent les résultats de calcul du bilan thermique du bloc
opératoire et de l’imagerie médical :
Tableau 19: récapitulation du bilan thermique pour chaque salle du bloc opératoire
Tableau 20: récapitulation du bilan thermique pour chaque salle de l'imagerie médicale
Salles de Charges en été Charges en hiver
l’imagerie
médicale Apports Déperditions Apports Déperditions
sensibles (KW) sensibles (KW) sensibles (KW) sensibles (KW)
37
Mammographie 2.79 0.225 -0.65 0
Conclusion
Dans ce chapitre nous avons développé un modèle théorique de calcul du bilan thermique, et
ce, en se basant sur des conditions intérieures de la zone à risque. Les résultats de calcul
manuel du bilan thermique en été appliquées à la salle d’opération 1 et comparés aux résultats
du logiciel HAP, avec une erreur relative faible. Par la suite les calculs ont été généralisés
pour les autres salles de l’hôpital objet de la présente étude. Après le calcul du bilan
thermique, l’étape suivante, qui fera l’objet du chapitre suivant, consiste à effectuer un
dimensionnement des équipements de traitement d’air pour la zone bloc Opératoire et de
l’imagerie médicale, en se basant sur les résultats du bilan thermique.
38
Chapitre 5
Dimensionnement des centrales de traitement d’air et du réseau
aéraulique de soufflage et de reprise d’air
Introduction :
Dans ce chapitre, nous allons suivre une méthodologie de dimensionnement des CTA, en
commençant par des calculs des débits, jusqu’à la détermination des points de mélange et de
soufflage, et finalement le calcul des puissances des équipements des CTA de la zone Bloc
Opératoire et l’imagerie médicale. Ensuite, la dernière partie de ce chapitre sera consacrée à la
présentation de la méthodologie suivie pour le dimensionnement du réseau aéraulique, et les
résultats de calculs obtenus pour les salles de la zone à risque objet de notre étude.
𝑄𝑣𝐴𝑠 = 𝜏 ∗ 𝑉𝑙 (14)
Avec :
τ: Taux de brassage en (h-1) sa valeur est fixée par la norme NFS 90-351 entre 20 et 30
Avec :
39
τ: Taux de renouvellement d’air en (h-1) sa valeur est fixée par la norme NFS 90-351 à
une valeur égale à 6h-1
On peut déduire le débit volumique de l’air recyclé par la relation suivante :
Avec :
Avec :
1.4. Résultats de calcul des débits d’air au bloc opératoire et l’imagerie médical
Les salles du bloc opératoire son toutes en surpression de +30 Pa par rapport à l’extérieur,
quant aux salles de l’imagerie médicale, elles sont en surpression de +15 Pa
Le type de système de climatisation pour le bloc opératoire (zones à haut risque 4 et 3) sera
une CTA par salle par contre pour l’imagerie médical on a choisi une seule CTA pour les 7
salles.
40
Le tableau ci-dessous résume les résultats de calcul des débits dans chaque partie de la
canalisation d’air dans le bloc opératoire et l’imagerie médicale:
Avec :
La pression de vapeur saturante est nécessaire pour déterminer l’humidité absolue. Elle est
calculée, pour une température T entre 0 et 200 °C, par la formule suivante (HYLAND et
WEXLER 1983) :
𝐶8
𝑃𝑣𝑠 (𝑇) = exp[ + 𝐶9 + 𝐶10 ∗ (𝑇 + 273.15) + 𝐶11 ∗ (𝑇 + 273.15)2
(𝑇 + 273.15)
(21)
+ 𝐶12 ∗ (𝑇 + 273.15)3 + 𝐶13 ∗ ln(𝑇 + 273.15)]
Avec:
Avec :
42
HrL : Humidité relative du local (%)
Avec :
Avec :
43
Figure 15:Modélisation d'un caisson de mélange
Le mélange se traduit par une droite qui joint les deux points représentatifs : le point de l’air
neuf et le point de l’air recyclé. Le point de mélange M se trouve sur cette droite. En
appliquant la loi des mélanges .on obtient le point de Mélange M :
Avec :
44
Figure 16:Modélisation du point de mélange sur le diagramme psychrométrique
Tableau 22:Points de mélange pour les salles du bloc opératoire et l'imagerie médicale
Eté Hiver
salle
HM HM
TM (°C) hM (kj/kg) TM (°C) hM (kj/kg)
(kgeau/kggaz) (kgeau/kggaz)
45
On remarque que les caractéristiques du point de mélange sont identiques car ces
caractéristiques sont en fonction des mêmes paramètres (taux de air neuf, conditions du local,
conditions d’extérieur)
Etape 1 :
Avec :
ρ: la masse volumique de l’air en (kg/m3) on se fixe la valeur approchée de 1.2 kg/m3 pour
initier le calcul.
Etape 2 :
Φ𝑇
ℎ𝑠 = ℎ𝑙 −
𝑄𝑚𝐴𝑠 (31)
Avec :
Etape 3 :
Φ𝐿𝑎𝑡
𝑟𝑠 = 𝑟𝑙 −
𝑄𝑚𝐴𝑠 ∗ 𝐿𝑣 (𝑇𝐿 ) (32)
Avec :
46
rs : l’humidité de l’air soufflé en (geau/kgair).
Etape 4 :
Φ𝑆
𝑇𝑠 = 𝑇𝑙 −
𝑄𝑚𝐴𝑠 ∗ 𝐶𝑝𝑎𝑖𝑟 (33)
Avec :
Eté Hiver
Salle
Ts rs rs
hs (kj/kg) Qms (kg/s) Ts (°C) hs (kj/kg) Qms (kg/s)
(°C) (g/kg) (g/kg)
Salle Operations 1 12.52 9.68 37.38 1.2 24.19 9.89 49.55 1.2
Salle Operations 2 13.1 9.69 37.95 1.2 24.02 9.89 49.37 1.2
Salle Operations 3 13.9 9.73 38.86 1.5 23.89 9.89 49.25 1.5
Salle Operations 4 13.9 9.73 38.86 1.5 23.89 9.89 49.25 1.5
Salle Operations 5 13.9 9.73 38.86 1.5 23.89 9.89 49.25 1.5
Salle Operations 6 13.1 9.69 37.95 1.2 24.02 9.89 49.37 1.2
47
Salle Operations 7 13.1 9.69 37.95 1.2 24.02 9.89 49.37 1.2
Imagerie médicale 16.06 9.79 41.17 6.18 23.52 9.89 48.88 6.18
Remarque : L’ensemble des salles de l’imagerie médicale sera traité par une seule CTA.
• Le «point de départ» du traitement est le point représentatif du mélange d'air neuf (AN) et
Le tableau suivant présente les formules de calcul des puissances de différents équipements
[2]
En effectuant le même calcul sur toutes CTA du bloc opératoire et d’imagerie médicale, on
obtient les résultats suivants :
48
Salle Operations 2 6.78 17.27 1.27
Remarque : les puissances des batteries froides sont calculées avec un régime de température
7/12 °C.
49
Tableau 26:Classification des filtres selon la norme NF EN 779
Ces filtres sont à placer dans la CTA commune, au vu des particules qu’ils arrêtent. En
particulier, un préfiltre sera placé en entrée de CTA et un autre, plus fin, en sortie afin de ne
pas polluer les réseaux aérauliques. Des filtres plus fins existent et adaptés pour les besoins
d’une salle propre, sont définis par la norme NF EN 1822 de 2009 :
50
Tableau 27:Classification des filtres à très haute efficacité : selon la norme NF EN 1822-1
De plus, pour le 1er étage de filtration en entrée d'air, il est recommandé d'installer une
filtration d'efficacité 85% opacimétrique (F7).
La fonction du premier étage de filtration de traitement d’air sur l’air neuf et recyclé est
double :
51
La fonction du second étage de filtration d’air est de :
Donc, pour le cas de notre étude du bloc opératoire, nous utilisons les étages de filtration
sélectionnés en jaune dans l’annexe 8, pour les chambres de classes ISO7 et ISO5, ainsi qu’un
filtre de classe F5 à l’entrée du réseau d’extraction. Les deux images ci-dessous résument
l’emplacement des filtres pour les deux classes ISO5 et ISO7 du bloc opératoire étudié :
52
Figure 18:Etage de filtration d'une salle de propreté ISO 7
L’utilisation des abaques : à partir du débit et la perte de charge maximale fixée, on déduit
le diamètre de la conduite à partir de l’abaque.
Méthode des pertes linéiques constantes (j constante) : méthode la plus utilisée pour le
dimensionnement du réseau aéraulique. Cette méthode consiste à fixer dans le réseau
principal de soufflage ou de reprise d'air une vitesse pour le débit total. La perte de charge
linéique unitaire qui en résulte à cet endroit est maintenue constante tout le long du réseau.
Elle est plus favorisée que la méthode de réduction arbitraire de la vitesse, car elle donne un
meilleur équilibrage des réseaux symétriques.
53
dépend de deux paramètres : la vitesse d’air et le débit volumique d’air. Compte tenu de ces
paramètres, en fonction du débit d’air et de l’implantation de la gaine, les vitesses d’air de
référence peuvent varier entre 2 et 6 m/s pour l’air extrait et entre 2 et 5 m/s pour l’air neuf
4 ∗ 𝑄𝑣𝑎𝑠
𝐷=√
𝑉𝑎 ∗ 𝜋 (34)
Avec :
De plus, le standard Eurovent fixe le diamètre des conduits de ventilation circulaire à des
valeurs standard représentées dans le tableau suivant :
Séries des diamètres nominaux intérieurs des gaines circulaires de ventilation (mm)
1250
Après avoir déterminé le diamètre nominal DN le plus proche du diamètre calculé, on calcule
la vitesse réelle de l’air par la relation suivante :
4 ∗ 𝑄𝑣𝑎𝑠 (35)
𝑉𝑎(𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é𝑒) =
𝐷2 ∗ 𝜋
54
Les pertes de charges linéaires sont dues aux frottements dans les longueurs droites, elles sont
exprimées par la relation suivante :
𝐹𝑎 ∗ 𝑉𝑎(𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é𝑒)2 ∗ 𝐿 ∗ 𝜌 (36)
∆𝑃𝑙 =
2 ∗ 𝐷𝑁
Avec :
𝑉𝑎(𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é𝑒) ∗ 𝐷𝑁 (37)
𝑅𝑒 =
𝑣
Pour une température variant entre 14 et 27 ° C, qui est la plage de variation de la température
du soufflage dans le bloc opératoire, la viscosité cinématique de l’air sec est à peu près égale à :
𝜈 = 1,5 ∗ 10−5
𝑉𝐴 > 2 𝑚/𝑠
Donc le nombre de Reynolds sera toujours supérieur à 2000, et le régime d’écoulement d’air
dans les conduites du bloc opératoire est turbulent. Le calcul du coefficient de frottement de
Darcy se fait par la résolution de l’équation suivante, par une méthode itérative
1 𝑘 2.51 (38)
= −2 ∗ log( + )
√𝐹𝑎 3.71 ∗ 𝐷𝑁 𝑅𝑒 ∗ √𝐹𝑎
55
Avec :
Remarque : l’annexe 10 présente quelques valeurs de la rugosité des tubes en fonction de leur
composition. Ces valeurs sont extrait de la base de données du logiciel FLUIDFLOW 3.23,
spécialisé dans le calcul des pertes de charges aérauliques et hydrauliques.
Dans la pratique, on peut également utiliser des formules plus simples. On propose ci-dessous
la formule d’Altshul-Tsal:
𝑘 68 (39)
𝐹𝑎∗ = 0.11 ∗ ( + )0.25
𝐷 𝑅𝑒
Où :
Les formules ci-dessus s’appliquent aux conduites cylindriques. Elles peuvent être étendues
aux conduites rectangulaires.
(𝐴 ∗ 𝐵)0.625 (40)
𝐷𝐸 = 1.3 ∗
(𝐴 + 𝐵)0.25
Avec :
Les pertes de charges singulières sont dues aux singularités du circuit : coude, té,
élargissement, restriction, robinet… L’expression des pertes de charge singulière est donnée
par la relation suivante :
𝜉 ∗ 𝑉𝑎(𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é𝑒)2 ∗ 𝜌 (41)
Δ𝑃𝑠 =
2
56
ΔPS : Perte de charge linéaire [Pa]
Si on exprime les pertes de charge singulières en unité de mesure courante (soit en mm C.E.)
l’équation devient :
𝜉 ∗ 𝑉𝑎(𝑐𝑎𝑙𝑐𝑢𝑙é𝑒)2 ∗ 𝜌 (42)
Δ𝑃𝑠 =
2 ∗ 9.81
Chaque filtre, possède une perte de charge initiale, qui est une donnée du constructeur. Cette
valeur de perte de charge augmente en fonction de la période d’utilisation du filtre.
Cependant, selon la norme EN13053, la perte de charge d'une section de filtrage chargée de
poussière ne doit pas dépasser les valeurs fournies. L’annexe 9 présente les valeurs des pertes
de charge finales recommandées des filtres G1-F9
Au niveau du bloc opératoire, chaque salle est alimentée par une CTA indépendante, et pour
le réseau de soufflage, chaque salle est caractérisée par un tronçon principal, d’une longueur
de 10 mètres, reliant entre la sortie de la CTA et le plafond de soufflage de la salle. De plus, la
gaine principale de chaque salle est rectangulaire, en « Acier galvanisé à joint spiral »
caractérisée par la présence de 3 coudes de type R/W=0,5 pour les salles d’opérations 1 ,2 et 7
par contre les salles 3,4 et 5 possèdent 2 coudes. Les deux tableaux ci-dessous présentent les
résultats de dimensionnement des gaines aérauliques et des calculs des pertes de charges pour
le bloc opératoire.
Diamètre
Tronçon Débit Vitesse de Longueur du Diamètre
salle calculée
(m) (m3/h) l’air (m/s) tronçon (m) nominal (mm)
(mm)
57
Salle Operations 4 T01 4500 5.1 560 10 630
Tableau 30: Calcul des pertes de charge totales dans les salles du bloc opératoire
salle Tronçon Pl (Pa/m) Ps(Pa) Type de Pertes par Delta P totale (Pa)
(m) filtre filtration
(Pa)
2) Repérer le circuit le plus défavorable, c'est-à-dire qui a la perte de charge totale maximale.
Avec :
58
∆𝑃 = ∆𝑃l + ∆𝑃s + ∆𝑃𝐹𝑖𝑙𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 (44)
Où :
ΔP : Perte charge totale du circuit le plus défavorisé, et qui est la somme de toutes les pertes
de charges singulière, linéaire et par filtration [Pa].
Pour notre cas des salles du bloc opératoire, la perte de charge totale du circuit le plus
défavorisé correspond à la somme des pertes de charge totales dans chaque tronçon. Donc en
ajoutant la pression du plafond de soufflage on obtient la pression du ventilateur de soufflage
qu’on a fixé sa valeur à une valeur moyenne de 150 Pa.
Pression de
Débit de ventilation
salle Delta P (Pa) P soufflage (Pa) ventilateur de
(m3/h)
soufflage (Pa)
Conclusion
Il est donc clair que les exigences de la norme NFS-90 351 engendrent des effets
remarquables sur la consommation d’énergie. Cela est dû au taux de brassage, qui est trop
59
élevé dans les zones à risque 3 et 4. De plus, la pression totale des ventilateurs dans le bloc
opératoire est élevée. Cela est en raison des pertes de charges causées par les filtres E12 et
H14 utilisés simultanément dans les zones à risque 3 et 4. Ce calcul de traitement d’air
effectué pour le bloc opératoire est valable pour toutes les autres salles à risque.
60
Conclusion générale :
Le maintien des niveaux de propreté des ambiances maitrisées contre les risques de
contamination dans les milieux hospitaliers est devenu de plus en plus une priorité du génie
climatique et énergétique. Dans cette perspective, l’association française de normalisation a
élaboré la norme NFS90-351 comme un outil pour une bonne conception, installation et
exploitation des centrales de traitement d’air de ces locaux bien spécifiques. C’est dans ce
cadre que s’inscrit notre projet de fin d’études, au sein de la DEM au ministère de la santé, et
qui se fixe comme objectif majeur de travailler sur la conception et dimensionnement d’un
système CVC Innovant pour un centre hospitalier régional (400 lits) et un hôpital de
proximité (45 lits) tout en respectant les exigences des normes. Pour ce faire, une recherche
bibliographique a permis de prendre connaissance des textes réglementaires, normatifs et de
bonnes pratiques afin de comprendre les enjeux des zones à environnements maitrisés. Nous
avons également, réalisé une étude bibliographique des différents systèmes de climatisation,
opté pour le choix des centrales de traitement d’air hygiéniques avec un caisson de mélange
pour les zones à environnements maitrisés (Risque 2,3 et 4). Avant de passer à la phase de
dimensionnement, nous avons évalué les besoins en chauffage et en climatisation de
l’imagerie médicale et du bloc opératoire, tout en comparant les résultats du calcul manuel
avec ceux obtenus par le logiciel HAP, ce qui a dégagé une erreur faible Ensuite, en se basant
sur les résultats du bilan thermique et en respectant les exigences de la norme NFS90-351
nous avons déterminé les types de systèmes capables d’assurer le confort thermique et
hygiénique dans le bloc opératoire et dans l’imagerie, ainsi que le dimensionnement du réseau
aéraulique.
61
Bibliographie:
Site Web :
[1] [Link]
[2] [Link]
[7] [Link]
Ouvrage :
[4] Norme NF-S 90 351 2013 : Salles propres et environnements maitrisés apparentés
[10] NF EN 779 Septembre 2012Filtres à air de ventilation générale pour l'élimination des
particules - Détermination des performances de filtration
[13] Recknagel
62
ANNEXES:
63
ANNEXE 01
Classification des Systèmes de climatisation [2]
Chaque famille contient très grande variété d’installations de climatisation. Néanmoins, aucun
système n’est capable de répondre à tous les cas posés. Chaque projet doit faire l’objet d’une
étude spécifique prenant en compte les différents critères parmi lesquels on peut citer : les
contraintes de construction, le service à rendre à l’usager, l’enveloppe financière pour la
construction et l’exploitation, la qualité de l’ambiance et le respect de l’efficacité énergétique.
Puisque de l'air hygiénique doit de toute façon être apporté aux occupants, la première idée
consiste à profiter du réseau de distribution d'air pour fournir la chaleur ou le froid demandés
par les locaux.
Le principe de base d'une installation "tout air" est double : fournir aux occupants de l'air neuf
hygiénique et assurer le traitement thermique des locaux. L'air est donc préparé en centrale et
distribué dans les différents locaux.
L’objectif des installations (tout air) est, entre autres, l’évacuation des charges thermiques.
Ces charges n’étant pas constantes, le fonctionnement des installations tout air doit être régulé
afin d’assurer une qualité d’air constante.
Par la suite, on va développer les installations à débit d’air variable (installations VAV) qui
fonctionnent avec un débit d’air variable et une température constante d’air soufflé et les
installations à débit d’air constant (installations VAC) qui fonctionnent avec un débit d’air
constant et une température variable de l’air soufflé.
64
Figure 19:Classification des systèmes de climatisation
La dénomination d’installation à débit d’air constant vient du fait que le débit d’air soufflé
dans un local est fixe pour ce type d’installation. En revanche, le débit d’air total du
ventilateur peut être tout à fait variable.
Système uni-zones
Dans ce type d’installation, l’air est traité dans une centrale puis est distribué à un ou plusieurs
locaux par un conduit. Lorsqu’il s’agit de traiter plusieurs locaux, la qualité de l’air distribué
est identique dans tous les locaux.
Les installations de traitement de l’air de ce type sont essentiellement utilisées pour des
locaux de grande taille tels que des halls, salles de conférence, théâtres, cinémas, etc. Les
installations de climatisation et de conditionnement de l’air sont conçues de telle façon
qu’elles prennent en charge à la fois le chauffage et le refroidissement lorsqu’il s’agit
d’édifices à local unique comme les théâtres, les cinémas, les salles de conférence…
Pour réduire l'encombrement, l'air est préparé en centrale dans le caisson de traitement d'air,
puis conduit à haute vitesse vers le/les locaux. On parle alors de système "tout air, à débit
constant, mono gaine, uni-zone, haute pression"
65
Figure 20:Système mono-conduit uni-zone
Le chauffage peut être assuré indépendamment, par un réseau de radiateurs en allège des
fenêtres par exemple. Mais la régulation de la température des ambiances n'est pas toujours
simple car il peut y avoir conflit entre les deux systèmes.
Recyclage partiel
En vue de diminuer les coûts d'exploitation, l'air extrait peut être recyclé partiellement.
66
Figure 22:Système mono-conduit uni-zone avec recyclage partiel
Des registres motorisés modulent les débits d'air recyclé et d'air rejeté. Le débit d'air neuf peut
donc varier mais sans jamais descendre sous le débit minimal d'air neuf hygiénique en période
d'occupation.
Pour récupérer l'énergie contenue dans l'air extrait tout en évitant généralement tout risque de
contamination, l'air sortant croise l'air neuf entrant dans un échangeur de chaleur.
Domaine d’application
Le système "tout air" a de l'intérêt lorsqu'un débit d'air élevé et constant est souhaité....
67
Un seul local est à climatiser, généralement de grand volume : salle de spectacles, salle
d'opération, salle de réunion, ...
Il existe plusieurs locaux dont le fonctionnement thermique est similaire et pour lesquels
un respect strict des consignes de température n'est pas imposé : plusieurs bureaux
similaires sur une même façade, ...
Il y a présence de locaux à chauffage très intermittent comme des salles de réunion, de
spectacles. Dans ce cas, la variante avec système de chauffage complémentaire par
radiateurs permet d’assurer un chauffage de base entre 10 et 15°C en période de non-
occupation, et une mise en confort très rapide dès l’arrivée des personnes (ou par horloge).
Ce système est économique et supprime la surchauffe des locaux en période de forte
occupation grâce aux possibilités de ventilation et de rafraîchissement, et à la faible charge
des parois.
Le système "tout air - uni zone" a de l'intérêt dans le cas où les charges thermiques varient
mais que les locaux peuvent être regroupés en zones de fonctionnement thermique similaire
(et pour lesquels une modulation limitée des consignes de température est requise) : le
placement de batteries terminales permettra alors de répondre plus précisément aux besoins.
Avantages
Simplicité globale,
Facilité de dimensionnement,
Régulation simple, fiable et centralisée,
Fonctionnement stable, donc coût de maintenance réduit,
Pas d’alimentation en eau chaude ou froide dans les locaux, sauf si la variante avec
batteries de réchauffage en eau chaude est choisie,
Faible niveau sonore, sauf avec les installations haute pression,
possibilité d’utilisation d’air extérieur pour le refroidissement gratuit (free cooling),
contrôle de l’humidité relative en centrale et de l’empoussièrement.
Inconvénients
Le débit d'air est constant. Or il est dimensionné pour la situation extrême, généralement
celle de l'été, en période de canicule avec un soleil de plomb ! Conclusions : de tels débits
entraînent une consommation élevée des ventilateurs et, dans certains cas, de l'inconfort
toute l'année.
La consommation élevée du ventilateur devient très élevée dans le cas des installations à
Haute Pression.
L'encombrement de la centrale et du réseau de gaines (gros débits, section importante des
conduites d'air neuf, d'air pulsé et d'air extrait).
Système multi zones
68
Les installations mono conduites évoquées précédemment ont l’inconvénient de distribuer un
air de caractéristiques identiques à tous les locaux raccordés. Ceci n’est possible que si les
charges thermiques à traiter dans les locaux sont quasiment les mêmes à un moment donné.
En pratique, ce n’est généralement pas le cas et afin de remédier à cela, on est conduit à
prévoir une installation de traitement d’air multizone.
Lorsque les charges thermiques sont différentes, chaque zone bénéficiera indépendamment
des autres d’un air aux caractéristiques adaptées. La figure précédente représente une
installation avec trois batteries de réchauffage pour trois zones. Dans cette configuration, la
centrale de traitement doit être sélectionnée en fonction du local le plus défavorisé. Dans les
69
locaux où la charge de refroidissement est relativement faible ou inexistante, la température
de l’air soufflé est élevée par le passage sur la batterie de réchauffage locale, ce qui entraîne
une hausse de la consommation d’énergie.
On peut également placer des batteries de refroidissement dans les zones, sur le principe de la
figure précédente et décentraliser l’humidification de l’air dans les différentes zones. Cela
suppose cependant un investissement plus important
Reste des cas où l'installation "tout air" se justifie par la nécessité d'apporter beaucoup d'air
aux locaux : un immeuble avec une large zone centrale, de larges plateaux intérieurs, de
nombreuses salles de réunion, ... Ce sont des zones à alimenter en air hygiénique et à refroidir
toute l'année. C'est là que la climatisation par pulsion d'air froid se justifie le mieux,
notamment parce que l'air froid sera distribué "gratuitement" durant une bonne part de l'année
en utilisant l'air extérieur (free-cooling).
Si l'on pressent que la présence des personnes sera fluctuante dans le temps, on pourra
valoriser la technologie d'aujourd'hui qui adapte le débit d'air aux besoins : cette fois, la
température de l'air est maintenue d'une manière uniforme toute l'année (par exemple 16°C)
mais on fait varier le débit d'air introduit dans chaque local en fonction de ses besoins
thermiques. Cet ajustement des débits est réalisé au moyen de boites terminales VAV
(variable air volume) sous la dépendance des thermostats d'ambiance.
Les dimensions de la centrale de traitement d'air seront réduites par rapport à un système à
débit d'air constant car on va profiter de la non-simultanéité des charges et des occupations
des locaux qui se trouvent sur des façades différentes.
dans l'encombrement des conduits (comme tous les systèmes "tout air").
dans le manque de souplesse pour répondre à des besoins variables à l'intérieur d'une
même zone; la température de pulsion étant uniforme au sein d'une zone, si un local
est à refroidir au sein d'une zone à chauffer... problème.
70
Figure 26:Représentation schématique d’une installation à débit d’air variable
Cependant, si le système "tout air" est choisi pour la climatisation d'un immeuble de bureaux,
le VAV est assurément la meilleure solution sur le plan énergétique, dans la mesure où le coût
du transport est optimalisé (on ne transporte que le débit d'air nécessaire) et dans la mesure où
la capacité de refroidissement de l'air extérieur est valorisée, tant en journée (free-cooling
diurne en hiver et en mi-saison) que durant la nuit (free-cooling nocturne pour décharger le
bâtiment durant la nuit en été). Les coûts d'exploitation seront donc réduits.
Les locaux périphériques devront être équipés d'éléments chauffants pour assurer les besoins
de chauffage durant les périodes froides de l'hiver : un réseau de radiateurs peut être prévu en
façade ou des batteries de chauffe terminales peuvent compléter le réseau d'air.
Le système de conditionnement d'air "tout air, à débit constant, double gaine" est un système
où deux niveaux de température d'air sont préparés en centrale, puis distribués par deux
gaines distinctes vers le/les locaux. On l'appelle également "dual duct".
En pratique, un caisson central assure un premier niveau de préparation de l'air (par exemple
jusque 16°), puis une batterie de post-chauffe et une de refroidissement préparent de l'air
chaud et de l'air froid, distribués dans deux gaines différentes. Des boîtes de mélange sont
71
prévues à l'entrée de chaque local, ou zone de locaux ayant des besoins similaires. Chaque
registre de mélange est piloté par un thermostat d'ambiance.
En voici un exemple :
L'eau est utilisée comme fluide caloporteur des calories ou les frigories. Le groupe central de
traitement d'air est remplacé par des appareils terminaux complets (avec ventilateur), et où
toute la production thermique est réalisée par des batteries alimentées en eau (ex : ventilo-
convecteur ou unité de traitement d'air). En effet, l'air neuf hygiénique est traité en centrale,
puis apporté dans les locaux au moyen d'un réseau de conduits, tandis que la chaleur et le
froid sont apportés vers des unités de traitement terminales situées dans les locaux, via une
boucle d'eau chaude et une boucle d'eau froide ou d'eau glacée.
Cette séparation entre la ventilation et l'apport thermique au local est de plus un gage de
bonne régulation. Le mode de régulation de la température peut se faire local par local et est
très accessible à l'utilisateur, ce qui est un confort apprécié. Une liaison par bus de
communication des différentes unités terminales est possible, ce qui permet une régulation et
une gestion globale de qualité par la GTC (Gestion Technique Centralisée).
L'air neuf hygiénique est traité en centrales, puis apporté dans les locaux au moyen d'un
réseau de conduits.
72
La chaleur et le froid sont apportés vers des unités de traitement terminales situées dans les
locaux, via une boucle d'eau chaude et une boucle d'eau glacée.
Comme unités terminales, on retrouve les ventilo-convecteurs, les pompes à chaleur sur
boucle d'eau, les plafonds rafraîchissants,...
1. Seul de l'air neuf est véhiculé, limitant ainsi le risque hygiénique lié au recyclage partiel de
l'air vicié (en quelque sorte, il s'agit d'une ventilation "double flux", améliorée par un
traitement local en température et humidité).
2. L'encombrement est limité puisque l'eau transporte de la chaleur (ou du froid) avec
3 000 fois moins de volume que l'air. De simples tuyauteries suffisent.
Solution 1 : le ventilo-convecteur
Parmi la famille "air-eau", le ventilo-convecteur est sans aucun doute le système le plus
fréquemment utilisé.
Les avantages :
• Une souplesse d'adaptation aux variations de la charge dans les locaux, puisqu'il permet une
régulation local par local. Un arrêt de l'équipement est même possible localement, chose
difficile à faire avec une installation par éjecto-convecteur ou plafonds froids, arrêt volontaire
ou forcé (un contact d'ouverture de fenêtre peut imposer l'arrêt).
• Une large gamme de puissance (par opposition aux systèmes par plafonds froids rayonnants
qui sont limités à ce niveau).
• Une bonne adaptation aux exigences actuelles en matière de découpage des zones
périphériques des bâtiments à structure répétitive (un appareil par module de façade, par
exemple). Mieux, rien n'empêche d'installer initialement un appareil pour deux modules et,
moyennant les réservations nécessaires sur les collecteurs hydrauliques, de pouvoir
ultérieurement greffer un échangeur supplémentaire si la puissance frigorifique augmente ou
si une cloison est créée.
• Une possibilité de libérer le sol s'il est accroché au plafond ou intégré dans le faux plafond.
73
• Un coût modéré à l'investissement, même si les exigences de qualité attendues en matière de
régulation peuvent parfois faire augmenter les budgets.
• Un coût modéré à l'exploitation, du moins s'il est comparé aux systèmes "tout air". Il est
toutefois battu sur ce plan par les installations par plafonds froids, par exemple, notamment
suite aux fonctionnements des ventilateurs.
Les inconvénients :
• Le niveau de bruit qui est directement lié à la vitesse du ventilateur et à la surface du ou des
batteries d'échange (il faut être très strict dans le niveau de bruit à imposer au cahier des
charges).
• La difficulté d'assurer un confort thermique correct, notamment sans courants d'air dans la
zone de travail
De l'eau froide circule dans des conduites fixées sur le faux plafond métallique du local.
Le confort est meilleur que dans les systèmes traditionnels (par ventilo-convecteurs par
exemple) :
1. Parce que l'apport de froid par rayonnement est plus stable (inerte) et mieux
réparti spatialement que l'apport de froid par air. L'impression d'avoir "la tête
au frais" est agréable.
74
l'humidité en période estivale. Ce qui exige un soin tout particulier dans la
façon de distribuer l'air.
Cette température élevée permet d'imaginer, durant une bonne partie de l'année, un
refroidissement direct de l'eau glacée soit dans un aéro-refroidisseur, soit dans une tour
de refroidissement en toiture, en by-passant ainsi la machine frigorifique. Cette
technique est généralement appelée "free-chilling". La consommation liée au froid se
résume à l'alimentation des pompes de circulation ! La présence d'une source d'eau
froide naturelle peut également être mise à profit (rivière, lac, ...).
Le confort apporté par le rayonnement froid au-dessus des occupants permet une
augmentation de 2°C de la consigne de température ambiante des systèmes traditionnels
(température max = 26°C ou 27°C, au lieu des 24 ou 25°C habituels pour des ventilos
ou des poutres froides, par exemple). Il s'en suit une légère réduction de la puissance
frigorifique nécessaire (entre 4 et 10 %) mais surtout une augmentation des capacités de
travailler en free-cooling nocturne puisque l'on peut davantage profiter de l'effet
"tampon" du local qui peut démarrer sa journée à 21° et la terminer à 27°C.
Les coûts d'exploitation énergétiques sont plus faibles que dans le cas des systèmes
traditionnels (ventilo-convecteurs par exemple). Une étude de cas réalisée par Tractebel
Development Engineering précise ce facteur. On épargne la consommation des
ventilateurs des ventilo-convecteurs, mais on augmente un peu la consommation des
pompes de distribution de l'eau puisque qu'un delta T° aller-retour de 2 à 3 K est réalisé
contre 5 à 6 K pour les ventilos.
L'encombrement au sol est nul, ce qui peut être également le cas avec des ventilo-
convecteurs en plafond, mais ils génèrent alors nettement plus d'inconfort lié à la
pulsion d'air.
75
Le traitement des zones internes par ce système est moins encombrant que par ventilo-
convecteurs.
La puissance frigorifique reste très limitée par rapport aux systèmes à ventilo-convecteurs :
de l'ordre de 90 W/m² de plafond actif. Si ce système doit vaincre des apports internes
importants (bureautique, éclairage, occupants), la réserve disponible pour les apports
solaires n'est que de l'ordre de 25 W/m². Ceci sous-entend que les apports solaires des
vitrages soient limités :
soit par le placement de stores intérieurs clairs combinés à des vitrages performants,
Le coût d'installation est plus élevé que le système des ventilo-convecteurs, surtout en
rapport à la puissance frigorifique fournie.
Ce coût est notamment lié à la régulation que l'on rend parfois assez sophistiquée pour
éviter tout risque de condensation. Ce risque doit cependant être évalué à sa juste mesure.
Par rapport au ventilos, le chauffage en hiver reste à imaginer. Plusieurs solutions sont
possibles :
soit un chauffage de l'air pulsé (mais les débits ne permettent de couvrir que peu de
déperditions, le bâtiment doit donc être fort isolé au départ),
soit un chauffage par le plafond limité aux premiers panneaux situés en façade (plus
confortable, mais limité en puissance),
Le système requiert une hauteur de faux plafond disponible, mais limitée (par exemple
160 mm). Les conduits d'air d'un diamètre de 150 mm (max) posent nettement moins de
problèmes qu'avec un système "tout air".
76
3. Les appareils travaillant en "détente directe" :
L’échange est effectué directement entre le fluide frigorigène et l’air. La régulation s’effectue
par contrôle de la température de l’air à l’entrée de l’évaporateur. L'air refroidit par
l'évaporateur est pulsé par un ventilateur généralement à trois vitesses. La sélection de la
vitesse du ventilateur reste à la disposition de l'utilisateur. Ces appareils ne peuvent résoudre
qu'un problème de climatisation limité à un ou quelques locaux : la climatisation d'une salle
informatique, d'une cafétéria, d'un hall d'atelier, ... etc. On les retrouve dans des bâtiments qui
ne sont pas munis de production centrale de froid, dans des ajouts de locaux ou dans les cas
où il faut assurer en secours du froid pour une fonction vitale
On retrouve dans cette famille les climatiseurs, armoires de climatisation, les roof-top,... mais
ces appareils ne peuvent résoudre qu'un problème de climatisation limité à un ou quelques
locaux : la climatisation d'une salle informatique, d'une cafétéria, d'un hall d'atelier, ... par
exemple.
Un seul type de système peut climatiser l'ensemble d'un immeuble, c'est le système dit "à
fluide réfrigérant variable" (appelé VRV ou VRF, selon les constructeurs). Sa particularité est
de véhiculer du fluide frigorigène dans les différents locaux et d'alimenter directement des
échangeurs situés en allège ou en faux plafond. Suivant les besoins du local, l'échangeur peut
fonctionner en mode froid (il est l'évaporateur de la machine frigorifique) ou en mode chaud
(il est le condenseur de celle-ci).
4. Système mixte
Un système mixte suppose deux réseaux distincts : Un réseau d’eau (chaude et glacée) et un
réseau d’air. Une centrale de traitement d'air, système mixte le plus utilisé, est un assemblage
de modules ayant chacun une fonction précise et dont le rôle est de traiter et/ou modifier les
caractéristiques de l’air qui y circule. Une partie de l’énergie nécessaire est véhiculée par l’air
(Réseau de gaines), l’autre partie est véhiculée par l’eau (Réseau d'eau glacée et de l'eau
chaude).
77
ANNEXE 02
Chauffage
Dans le cas général, le générateur est une chaudière gaz, fioul, ou bois et fournit de l'eau
chaude à une température maximum inférieure à 90°. L'eau chaude de chauffage pouvant
également être produite grâce à une énergie renouvelable avec par exemple des panneaux
solaires thermiques. Cette eau chaude de chauffage peut également être produite par une
pompe à chaleur générant de l'eau chaude à plus basse température (souvent inférieure à
60°C) eu égard aux performances du système thermodynamique de la pompe à chaleur.
Le chauffage central désigne un mode de chauffage avec lequel on peut chauffer les
différentes pièces d'une maison, d'un immeuble, ou d'une ville, à partir d'un seul générateur de
chaleur communément nommé chaudière, ou chauffage urbain. La chaleur est acheminée au
moyen d'un fluide caloporteur, dans des tuyaux, vers les radiateurs, ou directement au moyen
d'air chaud, dans des gaines, vers les différentes pièces, comme c'est le cas pour
les calorifères.
Chaudière
Les chaudières sont des appareils qui convertissent des combustibles en chaleur pour chauffer
un fluide caloporteur: eau, air, huile. Elles sont habituellement fabriquées en métal ou en
fonte. Les chaudières transfèrent la chaleur de combustion au fluide par un assemblage de
tubes pouvant être des tubes à eau ou des carneaux de fumées. Les chaudières sont constituées
généralement d’un brûleur ou d’un foyer de combustion, d’un échangeur de chaleur
permettant de transmettre la chaleur de combustion à un fluide caloporteur (air, eau, huile),
78
qui transmettra cette chaleur à la distribution, et d’une cheminée d’extraction des gaz brûlés.
Le tout est, en principe, isolé thermiquement de l’extérieur.
Le système de combustion pour chacun des types de chaudière dépend du combustible utilisé.
On distingue trois types principaux de systèmes de combustion:
- chaudière au fuel;
- chaudière à charbon.
Brûleur
Le brûleur fuel a pour fonction de mélanger, dans des proportions correctes, l'air comburant et
le fuel pour permettre la combustion.
L'alimentation en air est assurée par un ventilateur qui puise l'air ambiant de la chaufferie.
L'alimentation en fuel est assurée par une pompe qui puise dans le réservoir. La pompe a
également pour mission de maintenir, via un régulateur, une pression suffisante au fuel pour
permettre sa pulvérisation. L'électrovanne libère le combustible au moment déterminé par la
programmation. Le gicleur assure la pulvérisation du fuel en des milliards de gouttelettes et le
réglage du débit de fuel. On parle donc du "brûleur à pulvérisation"
79
Figure 29:brûleur à pulvérisation
Le brûleur gaz a pour fonction de mélanger, dans des proportions correctes, l'air comburant et
le gaz pour permettre la combustion. L'alimentation en air est assurée par un ventilateur qui
puise l'air ambiant de la chaufferie. L'alimentation en gaz est assurée par une électrovanne et
des régulateurs de pression.
Vase d’expansion
Le vase d'expansion sert dans un premier temps à compenser les variations de volume que
subit la masse d'eau de l'installation suite aux fluctuations de température
Le deuxième rôle du vase d'expansion est de maintenir la pression dans l'installation quand
celle-ci est complètement refroidie. Dans ce cas, la pression du vase doit empêcher une
dépression dans l'installation et ainsi la pénétration d'air source de corrosion
Les radiateurs
Un radiateur de chauffage est un échangeur thermique qui diffuse dans l'air ambiant par
rayonnement et convection la chaleur (La répartition entre ces deux modes d'émission dépend
du type de radiateur.) qui lui a été apportée par un fluide chaud qui circule à l'intérieur ou par
80
effet Joule. Les radiateurs sont conçus de façon à diffuser le plus possible de chaleur, ce qui
explique leurs formes souvent complexes dessinées à exposer le maximum de surface chaude
au contact de l'air ambiant.
Une pompe à chaleur (PAC), aussi appelée thermopompe, est un dispositif permettant de
transférer de l'énergie thermique (calories) d'un milieu à basse température (source froide)
vers un milieu à haute température (source chaude). Ce dispositif permet donc d'inverser le
sens naturel du transfert spontané de l'énergie thermique.
Selon le sens du dispositif de pompage, une pompe à chaleur peut soit être considérée comme
un système :
Des pompes à chaleur se retrouvent ainsi dans de nombreuses installations telles que
des réfrigérateurs, des climatiseurs et divers systèmes de chauffage
81
chaleur nécessaire à l’évaporation est prise à la source froide dans l’échangeur de chaleur
appelé évaporateur.
82
ANNEXE 03
Conception des murs extérieurs
Couche intérieure et extérieure ayant même type de matériau (briques rouges à 9 trous)
83
λ
𝑈=
𝑒
Avec :
Le coefficient global d’échange est l’inverse de la somme des résistances thermiques des
couches du mur extérieur. L’annexe 6 présente le résultat de calcul du coefficient global
d’échange en fonction du matériau utilisé pour la couche intérieur et extérieur, tout en fixant
le type d’isolation choisi « plaques expansées aux chlorofluorocarbures CFC ». Pour le cas du
matériau de construction « briques rouges à 9 trous » on trouve la valeur du coefficient global
d’échange du mur extérieur :
1
𝑈𝑚𝑢𝑟𝑒𝑥𝑡 =
eIsolant ecouches 1 1
+ + +
λIsolant λcouches ℎ𝑖 ℎ𝑒
Avec :
Une hygiène irréprochable est primordiale en établissement de santé pour le confort des
patients comme du personnel. Les blocs opératoires, les soins intensifs, les services des
urgences ou les salles d’accouchement nécessitent une hygiène et une propreté exemplaires.
Pour assurer la qualité de l’air, les composants du bâtiment ont un rôle important à jouer. Pour
cela, les cloisons intérieures de l’hôpital sont réalisées par plaque de plâtre renforcée fibres de
bois et à 2 bords amincis.
84
La technologie proposée pour le projet de l’hôpital de CHR de GUELMIM est Placo Impact
Activ'Air® BA 13.
3. Conception de la toiture
La toiture est composée d’un ensemble de couche présentée ci-dessous de haut vers le bas :
Mortier
Elément porteur : permet de supporter l’ensemble des charges appliquées sur la toiture. Le
tableau ci-dessous présente les différents matériaux de construction de la toiture ainsi que la
résistance thermique de chaque matériau pour enfin calculer le coefficient d’échange global
85
volumique sèche 2300)
Bitume pur 5 0,17 0,29
Plaques expansées aux
7 0,032 2,19
chlorofluorocarbures CFC
Polyéthylène/polythène,
0,5 0,33 0,02
basse densité
Dalle pleine 20 cm 20 2,5 0,08
(1/he + 1/hi) 0,22
Résistance thermique totale (m²K/W) 2,91
Coefficient global d'échange de la toiture (W/m².K) 0,34
En effet, pour chaque élément de construction de la toiture, nous avons calculé sa résistance
thermique qui est le rapport entre son épaisseur et sa conductivité thermique. Nous rajoutons à
ces valeurs calculées, la valeur des résistances thermiques superficielles qui est de l’ordre de
0,22m².K/W pour les parois horizontales, et nous calculons la somme totale des résistances
thermiques qui est de l’ordre de 2,91 m².K/W. Et finalement en inversant cette valeur nous
obtenons le coefficient global d’échange de la toiture qui égal à 0,34 W/m².K
Les baies vitrées permettent surtout l’aération et l’éclairage du local et peuvent servir pour
chauffer le local de manière passive via l’énergie solaire, mais peuvent conduire à des
surchauffes en été. Ces ouvertures peuvent être soit en simple vitrage, double (2 vitrées
séparées par un gaz souvent l’air) ou triple (trois verres séparés par deux espaces de gaz
souvent l’air)
La Norme européenne NF EN 673 (Avril 2011) spécifie une méthode de calcul du coefficient
de transmission thermique des vitrages à surfaces planes et parallèles. On détermine la valeur
du coefficient global d’échange du vitrage d’après l’annexe 7, noté Ug. Puisque les biais
vitrés de l’hôpital de GUELMIM sont en double vitrage avec lame d’air, de dimensions 4-16-
4, avec un revêtement IR-E3, donc la valeur du coefficient global d’échange thermique est :
𝑈𝑔 = 1,4 𝑊/𝑚². 𝐾
Les planchers intermédiaires sont en dalle pleine avec un plafond en plaque de plâtre B13. Le
coefficient d’échange des planchers intermédiaires est de 2.38 W/m².K.
86
ANNEXE 04
Classes de risque selon le type d'activité
Classe de
Blocs opératoires Types d’activité / actes Observation
risque
Salle d'opération des grands brûlés 4a Dans le cas d’une utilisation dédiée
Salle hémodynamique 3
87
Classe de
Réanimation Types d’activité Observation
risque
Chambre polyvalente 2
Circulation réanimation 2
Hospitalisation Classe
Observation sur les activités
Type de zone et activités associées de risque
Classe de
Pharmacie et Pharmacotechnie Observation
risque
88
Classe
Stérilisation Observation
de risque
Classe
Anatomo-Pathologie Observation
de risque
Classe
Radiologie Observation sur les activités
de risque
Classe
Laboratoires Observation sur les activités
de risque
89
ANNEXE 05
Conditions extérieures de calcul de la charge de chauffage et de
climatisation
T sèche
Altitude T humide
Nom de la ville Longitude Latitude en été T sèche en hiver[°C]
[m] en été [°C]
[°C]
90
Larache -6,13 35,18 46,7 37 24,3 4
91
Tiznit -9,73 29,68 260,5 39 22,8 5
92
ANNEXE 06
Matériaux de construction des murs extérieurs et leurs
conductivités et résistances
Conductivit Résistance
Couches épaisseur (m)
é W/m.K thermique m².K/W
93
nominale 650)
94
Bétons de structure avec sable de rivière et sable léger 0,850 0,200 0,235
Bétons de structure avec sable de rivière, sans sable léger 1,050 0,200 0,190
Béton (Bétons pleins, masse volumique nominale 2500) 2,000 0,200 0,100
95
ANNEXE 07
Différents types d'isolation et leurs conductivités thermiques
Autres plaques moulées à partir de billes (Masse volumique nominale 50) 0,038
Autres plaques moulées à partir de billes (Masse volumique nominale 35) 0,039
Plaques sans gaz occlus autre que l'air et le CO2 (Épaisseur inférieure ou égale à 60
0,041
mm)
96
volumique nominale 22)
Tableau 36:Valeurs des coefficients globaux d'échange selon la norme NF EN-673 en W/m².K
DIM U air
4-12-4 1,7
4-14-4 1,5
97
4-16-4 1,4
4-20-4 1,5
4-10-4 1.8
4-12-4 1,6
4-14-4 1,5
4-16-4 1,4
4-20-4 1,4
98
ANNEXE 08
Valeurs de la densité des personnes dans les différents locaux de
l'hôpital
Tableau 37;Valeurs de la densité des personnes dans les différents locaux de l'hôpital
99
ANNEXE 08:
Choix et disposition des filtres de l'air selon les classes de propreté
ISO (N)
Tableau 38:Choix et disposition des filtres de l'air selon les classes de propreté ISO (N)
100
ANNEXE 09 :
Pertes de charges finales recommandées des filtres
G1 150
G2 150
G3 150
G4 150
M5 200
M6 200
F7 200
F8 300
F9 300
101
H14 Absolute D-Pyro 700
102
H14 Absolute DG 1000
103
ANNEXE 10
Valeurs de la rugosité en fonction de la composition de la gaine
ABS 0,025
PVC 0,02
Aluminium 0,02
Caoutchouc 0,08
Verre 0,00575
UPVC 0,003
PP 0,02
PE 0,025
Béton 0,15
Ciment 0,075
104
RFV renforcé de fibres de verre 0,03
Fonte 0,625
Cuivre 0,00575
105
ANNEXE 11
Les coefficients de perte de charge singulière
106
ANNEXE 12
Plan de RDC du CHR de GUELMIM
1 : Consultation
2 : Imagerie médicale
3 : Archives médicales centrales
4 : Urgences
5 : Hôpital de jours de chirurgie
6 : Locaux de formation continue
7 : Soins néonatologie
8 : Réanimation
9 : rééducation fonctionnelle
10 : l’accouchement
11 : Bloc opératoire
12 : hémodialyse
107
ANNEXE 13
Taux de ventilation de la norme ASHERAE
108
109