RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
DIFFERENTES
TECHNIQUES D’IMAGERIE
AU SEIN DE L’HOPITAL
BLANCHE GOMES
Suivant les techniques utilisées, les examens d’imagerie médicale permettent
d’obtenir des informations sur l’anatomie des organes (leur taille, leur volume,
leur localisation, la forme d’une éventuelle lésion, etc…) ou sur leur
fonctionnement (leur physiologie, leur métabolisme, etc…). Dans le premier cas
on parle d’imagerie Structurelle et dans le second cas d’imagerie Fonctionnelle.
Parmi les méthodes d’imagerie Structurelle, les plus couramment employées en
médecine, on peut citer d’une part les méthodes basées soit sur les rayons X
(radiologie conventionnelle, radiologie digitale, tomodensitomètre ou CT-scan,
angiographie, etc…) soit sur la résonance magnétique nucléaire (IRM), les
méthodes échographiques (qui utilisent les ultra-sons), et enfin les méthodes
optiques (qui utilisent les rayons lumineux).
Les méthodes d’imagerie Fonctionnelle sont aussi très variées. Elles regroupent
les techniques de médecine nucléaire. Nous n’en dirons pas plus car ces
méthodes n’ont pas intervenu lors du stage.
Parmi les techniques d’imagerie rencontrées lors de mon passage à l’Hôpital
BLANCHE GOMES, on a entre autre :
- La Radiologie Conventionnelle
- La Radiologie digitale
- Le Tomodensitomètre ou Scanner
- L’Echographie
- La Mammographie
Ce document ne traitera que de la radiologie conventionnelle car elle a été
l’objet du stage effectué.
12
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
Ι. RADIOLOGIE
CONVENTIONNELLE
La radiologie est une discipline qui utilise les rayons X (rayonnements ionisants)
à des fins diagnostiques ou thérapeutiques.
1. Présentation de la Salle de radiologie
(15)
2. Equipement de la salle d’examen
Cette salle est dirigée par un ou deux technologue(s) et est équipée comme suit :
(1) Plateau flottant, déplaçable manuellement : sur laquelle on place le
patient pour les radiographies à réaliser couché.
(2) Glissières profilées pour la mise en place des accessoires
(3) Traverse supérieure de la table
(4) Déplacement de l’unité détecteur
(5) Embase de la table
13
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
(6) Rail de guidage pour le statif a colonne version standard
(7) Commande au pied
(8) Chariot vertical
(9) Bras porte-tube
(10) Echelle SID
(11) Statif colonne
(12) Tube radiogène
(13) Bras de commande avec goniomètre
(14) Collimateur manuel
(15) Box plombé : pour protéger les techniciens des rayon X lors d’un
examen
3. Eléments de commande
L’équipement ci-dessus provient d’un groupe international d’origine
Allemande spécialisé dans le secteur de la sante depuis 1847 appelé
SIEMENS dont les éléments de commandes sont les suivants :
(1) Bouton de déplacement longitudinal de colonne
(2) Bouton de déplacement vertical du bras porte-tube
(3) Bouton de déplacement vertical et longitudinal simultané de la colonne
(4) Bouton de pivotement du tube
(5) Levier de déverrouillage pour la rotation du bras-support
(6) Goniomètre : Indique l’angle d’inclinaison du tube radiogène
14
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
(7) Poignée de manœuvre du Potter avec bouton-poussoir pour le desserrage
du frein : Permet le déplacement du Potter lorsque celui-ci n’est pas
couplé au statif.
(8) Poignée de manœuvre du tiroir port-cassette
(9) Commande au pied pour le déplacement longitudinal et transversal du
plateau d’examen.
4. Cassette et mise en place de la cassette
La cassette est simplement une enceinte close mettant le film à l’abri de la
lumière du jour et contenant deux écrans renforçateurs placés de part et d’autre
du film. La cassette contient un film sensible à la lumière visible et recouverte
généralement de un ou deux écrans renforçateurs qui s’illuminent lorsqu’ils sont
exposés aux rayons X et ce rayonnement lumineux va lui-même produire une
image sur le film radiographique. Dans ces conditions, il suffit d’une quantité de
15
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
rayons X moindre pour obtenir une radiographie qui permet de diminuer le
temps de pose nécessaires et, de là, la dose d’irradiation.
Toutes les cassettes aux formats 13 cm x 18 cm à 35 cm x 43 cm peuvent entre
introduites en hauteur (portrait) ou en largeur (paysage) pour les radiographies.
Le Potter n’admet aucune subdivision de format.
Pour mettre en place la cassette dans le Potter, il faut :
- Saisir la poignée (2)
- Sortir le tiroir porte-cassette (1)
Des butées mécaniques empêchent le tiroir porte-cassette de tomber.
- Appuyer sur le bouton de déverrouillage (3.2) de la butée de cassette sur
la droite (3) jusqu’à ce que l’on puisse déplacer la butée sur la glissière de
guidage (3.1)
- Déplacer la butée de cassette jusqu’au format de la cassette
- Les deux graduations (6) sur le tiroir porte-cassette indiquent les limites
de hauteur admises de la cassette pour les formats en centimètre.
- Tenir la cassette
- Pousser la cassette contre la pince de serrage arrière.
16
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
5. Console de commande du générateur
Comme le sous-titre l’indique, cet appareil permet de commander la
générateur.
Mise en marche/arrêt du système
Déclencheur d’exposition (à deux positions)
Indicateur de rayonnement (s’allume lorsque le rayonnement est déclenché)
Indicateur de surveillance de température
Exposition avec table de Bucky
Exposition avec statif mural
Exposition au lit
Sans fonction
Sélectionner petit ou grand foyer
Touche mémoire
Sélectionner un champ de mesure (gauche, centre, droite)
kV = kilovolts
mAs = Milliampères par seconde
17
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
Affichage de la correction du noircissement
Régler la correction de noircissement (+/- 3 points d’exposition)
Affichage de la valeur kV
Régler la valeur kV
Affichage de la valeur mAs
Régler les mAs
Affichage du temps de balayage
Sans fonction
6. Déclenchement de l’exposition
L’exposition peut être déclenchée avec la touche correspondante sur la
console de commande ou avec le déclencheur avec câble spiralé (option).
Déclencheur avec
cable spiralé
Remarque : Avant de déclencher le rayonnement, il faut contrôler les
paramètres d’acquisition sélectionnés, affichés sur la console de commande
du générateur.
18
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
Appuyer le déclencheur jusqu’au premier point de pression pendant
environ 1 à 2 secondes :
- La vitesse de rotation de l’anode augmente pour atteindre la vitesse
nominale
- Le courant de filament est réglé à la valeur voulue.
Remarque : Apres avoir préchauffe la gaine radiogène et démarre l’anode
rotative, on peut déclencher l’exposition.
Enfoncer le déclencheur complètement et on le maintient enfoncé
jusqu’à ce que l’exposition soit terminée.
Remarque : Le relâchement du déclencheur met immédiatement fin à
l’exposition, l’image obtenue risque d’être sous-exposée.
L’indicateur de rayonnement s’allume sur la console de commande et un signal
retentit pendant le déclenchement de l’exposition.
7. Equipement de la salle de contrôle
La
7. Présentation de la salle de traitement d’image
Cette salle est constituée principalement de :
- Un ordinateur de travail
- Un numériseur : C’est l’appareil permettant de lire les informations
contenues dans la cassette sur l’ordinateur de travail
- Un reprographe : C’est une imprimante de clichés
- Un négatoscope : Table lumineuse permettant de lire les radiographies
Ordinateur de
travail
Numeriseur
19
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
Reprographe
Negatoscope
8. Principe de fonctionnement
L’appareil utilisé se compose d’un bras articulé muni d’un tube à rayon X et
d’une plaque contenant un film radiographique.
Initialement, une radiographie était simplement un film sur lequel on pouvait
observer des contrastes qui correspondaient aux différentes structures de
l’organisme.
Le principe de la radiologie est une impression photographique par les
rayons X sur un film argentique (plus précisément une cassette contenant un
film sensible à la lumière visible et recouverte généralement de un ou deux
écrans renforçateurs qui s’illuminent lorsqu’ils sont exposés aux rayons X).
Les rayons X peuvent traverser la matière, ce qui explique que la quantité de
rayons X reçue dans les différentes zones du film dépend de l’absorption des
rayons X par les différents tissus traversés soit leur densité.
20
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
Ainsi, les os très denses apparaitront en clair (vers le blanc), tandis que les
structures moins denses (les tissus mous) et les organes tels que les poumons
(contenant de l’air) seront visibles sur la radiographie dans une couleur
beaucoup plus sombre (dans différents tons de gris voire en noir).
La dernière grande évolution de la radiologie est la numérisation avec
l’apparition des tables à capteurs plan.
9. Réglage des positions d’exposition
9.1. Radiographie en position allongée du patient (par ex. thorax, abdomen,
rachis)
Pour positionner correctement le patient sur la table il faut :
- Avant tout éloigner le statif a colonne et le tube radiogène, de manière a
exclure tout risque de blessure du patient.
21
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
- Ensuite, positionner le patient en plaçant le plateau d’examen dans le
faisceau central du tube radiogène.
- Pour cela il faut desserrer les freins du plateau d’examen à l’aide de la
commande au pied (10)
- Puis relâcher la pédale pour verrouiller le plateau a la position requise
Il faut ensuite centrer le champ de rayonnement en utilisant le centreur lumineux
pour régler la collimation en fonction de l’organe et centrer l’unité détecteur.
NB : Avant toute exposition, on vérifie que le tube est directement dirigé sur le
poste d’examen sélectionné.
Ainsi donc, pour un examen de radiographie il faut :
Insérer le détecteur (cassette)
Régler les paramètres d’exposition sur la commande du générateur
S’assurer que le système et le patient sont prêts pour la radiographie
Vérifier que les mesures de radioprotection sont appliquées pour
protéger le patient
Déclencher une exposition
9.2. Radiographie en incidence oblique
Pour ce genre d’examen, il faut :
- Déplacer le statif au-delà de la zone active de mécanisme de couplage
automatique du statif et de l’unité détecteur pou découpler l’unité
détecteur.
- Utiliser le centreur lumineux pour régler la collimation en fonction de
l’organe et centrer l’unité détecteur
22
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
9.3. Radiographie en position debout du patient
Pour ce genre d’examen il faut :
- Positionner le patient devant le statif d’acquisition
- Ensuite, positionner l’unit détecteur à hauteur de l’objet à radiographier.
Le statif pourra être positionné à gauche ou à droite. Il suffit pour cela de :
- Déplacer le plateau d’examen vars la droite (resp. la gauche) jusqu’à la
butée et le statif a colonne vers la gauche (resp. vers la droite) jusqu’à la
butée.
- Ensuite, faire pivoter le tube en position -900 (resp +900 )
- Puis, centrer le tube par rapport à l’unité détecteur.
23
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
ΙΙ. PRODUCTION DES
RAYONS X : LE TUBE
Lorsque les électrons animés d’une grande vitesse viennent frapper une cible
métallique, leur énergie cinétiques se transforme : d’une part en chaleur (99%),
d’autre part en rayonnement X (1%).
Un tube à rayons X comprend :
- Une source d’électrons : constituée par un filament porté à
l’incandescence. Le courant de chauffage de ce filament se mesure en
milliampères (mA) ; de sa variation dépend la quantité de rayons X
produits.
Fig. Principe d’un tube radiogène
(1) Cathode
(2) Filament incandescent ; Source d’électrons
(3) Foyer
(4) Anode
(5) Espace sous vide
(6) Diaphragme plombé
(7) Faisceau de rayons X utiles
24
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
- La force qui accélère les électrons dépend de la tension appliquée au tube
radiogène, entre le filament (cathode) et la cible (anode). Cette tension se
mesure en kilovolts (kV). De cette tension, dépend la quantité des rayons
X c’est-à-dire, leur force de pénétration (basse tension : de 40 à 90 kV ;
haute tension : de 100 à 130kV).
- Le parcours des électrons entre la cathode et l’anode se fait dans
l’enceinte sous vide du tube.
- L’anode est la pièce métallique assurant le freinage des électrons
accélérés. Il s’agit habituellement d’une plaque de tungstène. La surface
qui reçoit ainsi les électrons accélérés s’appelle le foyer du tube. A cette
anode, est associé un dispositif de refroidissement chargé de dissiper la
chaleur.
- Le tube est lui-même enfermé dans une gaine plombée ; seule une
« fenêtre » laisse passer le faisceau de rayons X utile. De plus, un système
de diaphragme plombé va permettre de réduire à la demande la dimension
du faisceau de rayon X à la taille de la région à examiner.
25
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
ΙΙΙ. NATURE ET PROPRIETES
DES RAYONS X
Il s’agit de rayonnements électromagnétiques, dans l’échelle desquels on trouve
à une extrémité les ondes électriques et de radiodiffusion, au milieu l’infra-
rouge, la lumière visible et l’ultra-violet et à l’autre extrémité les rayons X
gamma et cosmiques. La longueur d’onde des rayons X est de l’ordre de
10−8 𝑐𝑚.
Certaines propriétés des rayons X doivent être connues pour comprendre
l’application médicale des rayons x.
- Ils sont capables de traverser le corps humain, ceci d’autant plus
facilement qu’ils sont plus pénétrants (haute tension).
- Au cours de cette traversée, le faisceau subit un certain affaiblissement.
Cette atténuation est d’autant plus importante que l’épaisseur et la densité
du corps considéré sont plus enlevées (les atomes lourds arrêtent les
rayons X).
- Ils produisent un rayonnement secondaire dans les corps qu’ils traversent.
Ce rayonnement secondaire se compose essentiellement d’un
rayonnement diffusé qui est d’autant plus important, que le volume
irradiées est grand, et que le kilo voltage utilisé est élevé. Ce rayonnement
diffusé se fait dans toutes les directions, il représente un rayonnement
parasite qui va atténuer le contraste du cliché radiologique. Certains
dispositifs permettent de lutter contre ce diffusé (diaphragme, cônes
localisateurs, grille anti diffusante).
- Ils provoquent l’illumination de certains sels minéraux : cette propriété est
utilisée au niveau des écrans de radioscopie et des écrans renforcateurs
places au contact des films radiographiques.
- Ils provoquent un noircissement des émulsions photographiques.
- Ils entrainent une ionisation des gaz qu’ils traversent. Cette propriété est
utilisée pour mesurer les rayonnements X à l’aide de chambres
d’ionisation.
- Ils se propagent en ligne droite et dans toutes les directions.
26
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
ΙV. ENREGISTREMENT DE
L’IMAGE RADIOLOGIQUE
Le faisceau des rayons X issu du tube est homogène. Ce faisceau traverse le
corps humain qui absorbe une portion du rayonnement X proportionnelle à
l’épaisseur, à la densité et au numéro atomique de la zone traversée. Ainsi, le
faisceau de rayons X est inégalement atténué, il devient hétérogène à sa sortie du
corps examiné. Ce faisceau hétérogène peut être recueilli sur différents
systèmes.
Pour pouvoir être recueilli sur un dispositif, encore faut-il que ce faisceau ait une
énergie suffisante pour traverser le corps à examiner : en prenant pour exemple
une radiographie habituelle, s’il n’existe pas assez de rayons X, le cliché est trop
pale, par contre un excès de rayons X entraine un cliché trop noir.
L’enregistrement de l’image de l’amplificateur de luminance est possible en
radio cinéma ou sur un magnétoscope. Lorsque le rayonnement X frappe les
cristaux de bromure d’argent contenus dans l’émulsion du film, il se forme une
« une image latente ». En effet, cette image n’est pas visible à l’œil nu, mais en
développant le film, en le faisant passer dans un révélateur et un fixateur
(comme n’importe quel film photographique), les zones sensibilisées par le
rayonnement X apparaitront en noir. Ce noircissement est d’autant plus intense
que la quantité de rayons X reçue est grande. (Ainsi le noircissement dépende de
trois facteurs : temps de pose en fraction de seconde, la quantité de rayons X en
milliampères et enfin la pénétration du rayonnement en kilovolts).
Sur une radiographie qui est un film négatifs, l’os apparaitra en blanc et une
opacité est « blanche » et une zone radio-transparente est « noire ».
27
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
V. MESURE DE
RADIOPROTECTION
Depuis 1928, la Commission Internationale de Protection Radiologique (CIPR)
rassemble des médecins, physiciens, biologistes… de tous pays. Cette société
savante statutairement indépendante émet des avis précieux en matière de
radioprotection, pour les réglementations propres à chaque Etat.
La prise de conscience du danger d’une exposition excessive aux rayonnements
ionisants a amené les autorités à fixer des normes réglementaires pour les limites
de dose radiative.
La radioprotection est définie par la loi comme « la protection contre les
rayonnements ionisants, c’est-à-dire l’ensemble des règles, des procédures et des
moyens de prévention et de surveillance visant à empêcher ou à réduire les
effets nocifs des rayonnements ionisants produits sur les personnes, directement
ou indirectement. Mais pour le code de la sante publique, c’est « l’ensemble de
mesures destinées à assurer la protection sanitaire de la population sanitaire et
des travailleurs au regard de l’exposition aux rayonnements ionisants.
Il existe des limites annuelles d’exposition à ne pas dépasser : elles sont les plus
basses possible, afin d’éviter l’apparition d’effets stochastiques (aléatoire). Ainsi
on a :
Pour le public : 1 mSv/12 mois (1 Sievert par période de 12 mois)
Pour les travailleurs : 20 mSv/12 mois
Par ailleurs, dès qu’une travailleuse a déclaré sa grossesse, elle est exclue
des travaux nécessitant les rayons X, le fœtus étant considéré comme
protégé par les mêmes limites que le public.
NB : Le Sievert est « l’unité » utilisée pour donner une évaluation de l’impact
des rayonnements sur l’homme.
Les travailleurs pouvant être soumis à des rayonnements ionisants lors de leur
activité portent un dosimètre qui mesure la quantité de rayonnements auxquels
ils ont été soumis. Ce dispositif permet de s’assurer que la personne n’a pas reçu
une dose supérieure à la norme tolérée.
28
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
La dose absorbée par le patient dépend principalement :
Des facteurs techniques utilisés (mAs et kV)
De la distance foyer-peau (qui varie selon les examens)
De la collimation
De la filtration du faisceau
Du type de générateur
De l’épaisseur de la région à radiographier
Ainsi, une maitrise de l’ensemble des paramètres techniques et de l’appareillage
utilisé de même que l’application d’un contrôle rigoureux sont requises afin
d’optimiser la radioprotection du patient et limiter les doses transmises à des
niveaux sécuritaires.
1) Effets biologiques
Compte tenu de leur énergie, les rayonnements ionisants ont un effet néfaste sur
les cellules vivantes et particulièrement sur l’ADN. Les rayonnements peuvent
ainsi induire des modifications ou ruptures de la chaine d’ADN, repérables ou
non.
Les effets ainsi produits peuvent être :
- Stochastique (Aléatoire) pour des faibles doses d’irradiation.
- Déterministes pour les doses plus fortes, entrainant la mort de la cellule a
plus ou moins court terme.
2) Dose interne
Si l’exposition n’est pas chronique, la concentration en radionucléides présents
dans l’organisme va diminuer avec le temps. La dose n’est donc pas immédiate
mais repartie sur plusieurs mois ou années. Les radionucléides vont décroitre
selon deux phénomènes :
La décroissance radioactive : phénomène physique correspondant à la
désintégration des noyaux radioactifs et caractérisé par la période
radioactive Tr
29
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
La décroissance biologique : phénomène biologique correspondant à
l’élimination des atomes ou molecules par l’organisme et caractérisé par
la période biologique Tb
Pour prendre en compte la décroissance globale des radionucléides des
organismes, on utilise la période effective :
Tb ∗ Tr
Te =
Tb + Tr
L’élimination des radionucléides de l’organisme ne s’effectue donc pas de façon
linéaire, elle suit une fonction d’excrétion ou de rétention.
3) Mesures de protection opérationnelle
Pour l’utilisateur, il existe quatre règles fondamentales de protection contre les
sources de rayonnements externes : la Distance, l’Activité, le Temps et l’écran.
Il faut s’éloigner de la source de rayonnements et minimiser le temps de
l’exposer aux rayonnements.
Ainsi, au sein du service de l’imagerie de l’Hôpital Blanche Gomes, les mesures
de protections utilisées entre en plus sont : Le tablier de plomb et le protège-
gonades…
Protège-gonade
Tablier de plomb 30
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
NB : Le plombe est un absorbeur très efficace pour des énergies allant jusqu’à
200 Mev, en raison de l’importance de l’effet photoélectrique pour les noyaux
lourds. Dans le cas d’un absorbeur léger comme l’eau, l’effet Compton domine :
le pouvoir d’arrêt est beaucoup plus faible et sa variation mois manquée.
31
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
VΙ. PARAMETRE
D’EXPOSITION
Bien que la complexité et la diversité des examens d’imagerie médicale
augmentent, il ne faut pas minimiser l’importance des doses transmises en
radiographie générale puisque le nombre d’examens radiologiques représente
encore une proportion considérable d’examens, et ce, dans plusieurs services
d’imagerie médicale. Ainsi, dans leur pratique, les technologues doivent être
vigilants afin de limiter les risques d’irradiation aux patients qui subissent des
examens d’imagerie médicale.
L’imagerie numérique permet d’améliorer grandement la pratique, mais elle est
susceptible d’augmenter les doses transmises aux patients. Il ne faut pas perdre
de vue que des surexpositions peuvent survenir sans altérer la qualité des images
compte tenu de la plage dynamique plus large du système de traitement et de sa
capacité à corriger électroniquement l’image
Comme les images sont habituellement de bonne qualité en imagerie numérique,
il est facile pour les technologues de perdre leurs balises et d’avoir tendance à
augmenter inutilement les doses transmises aux patients. Ainsi, une dose plus
élevée au patient ne sera pas nécessairement perceptible sur l’image. Il est donc
important pour le technologue de vérifier l’indice d’exposition qui permet de
définir le niveau de radiation optimal pour chaque image réalisée. C’est
pourquoi les fabricants rendent disponibles ces indices d’exposition afin de
respecter les niveaux de référence de doses pour les examens radiologiques.
Etant donné que tous les examens réalisés ne requirent pas le même niveau de
qualité d’image, une concertation entre technologues et radiologistes est
nécessaire afin de déterminer le niveau de qualité requis pour chaque type
d’examen réalisé puisque « qualité d’image » et « dose transmise au patient »
sont directement liées (Principe ALADA « As Low As Diagnostically
Acceptable »).
Comme le démontre le tableau de dose efficace moyenne suivant fourni par le
Groupe SIEMENS, les examens réalisés en radiologie générale ont pour
avantage de transmettre moins de dose aux patients.
32
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
33
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
VΙΙ. DEROULEMENT D’UNE
SEANCE
1) Généralités
Les usages des examens sont multiples : la radiographie permet d’explorer de
manière simple un grand nombre de structures.
La radiographie thoracique est l’un des examens les plus fréquemment prescrits.
On l’utilise pour obtenir une image du cœur, des poumons, des gros vaisseaux…
Les médecins ont aussi très souvent recours aux radiographies des os, de la
colonne vertébrale, du bassin, des articulations et même de la mâchoire : elles
permettent de dévoiler d’éventuelles lésions (fracture…), déviations osseuses,
arthrose ou luxations des articulations. Mais la radiographie permet aussi de
détecter les tumeurs et les calculs rénaux, ou encore d’explorer les sinus.
Les dentistes font également beaucoup usage des clichés radiographiques qui
servent de support de travail et peuvent révéler des anomalies indécelables à
l’examen clinique, comme les caries à leur premier stade, les abcès ou les dents
incluses…
Il est à noter que pour l’exploration des parties molles (muscles, tendons,
disques vertébraux, organes abdominaux), il sera nécessaire d’utiliser des
produits de contraste.
2) Principe général du déroulement d’un examen
La radiographie est un examen rapide et indolore. Elle n’est pas dangereuse si
elle est pratiquée par un radiologue qualifié qui connait parfaitement les contre-
indications.
Avant l’examen, un radiologue ou manipulateur indique au patient quels sont les
vêtements à ôter. Ce dernier est ensuite placé entre le tube à rayons X et la
plaque contenant le film. Le médecin ou technicien qui lui fait passer l’examen
se place derrière une vitre plombée, protectrice de rayon X. Pendant la prise des
clichés, il est nécessaire de ne pas bouger, et éventuellement de bloquer la
respiration. La coopération du patient est essentielle pour que les images ne
34
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
soient pas floues. Le temps d’un examen est variable selon la région à explorer
et selon le nombre d’incidence (bien qu’un examen dure en moyenne 3 à 5
minutes). De plus en plus de clichés radiographiques peuvent entre réalisés dans
les positions différentes c’est ce qu’on appelle le nombre d’incidence (de face et
de profil par exemple), car une radiographie donne des images en deux
dimensions des différents tissus ou organes, donc ils se superposent sur la
clichés. La cassette est alors retirée et le film est développé dans la selle de
traitement de données.
Il n’y a généralement pas de préparation particulière avant l’examen (comme
venir à jeun par exemple) sauf dans le cas d’examens bien spécifiques.
Il est demandé au patient de fournir tout renseignement qui lui paraitrait
important à communiquer (ex : opération chirurgicale, maladie ou grossesse…).
3) Contre-indications
La patiente doit signaler au radiologue si elle est enceinte ou pense l’être (retard
de règles), car pendant le premier trimestre de la grossesse, le fœtus est exposé a
des dangers de malformation. Mais il est parfois nécessaire de réaliser un
examen pendant la grossesse. Celui-ci ne comporte alors aucun risque pour le
bébé vers la fin de celle-ci.
La salle est dotée d’une protection optimale contre les rayons toxiques :
matériels contrôlés annuellement, salles de radiologie sécurisées et plombées…
Les examens de radiologie conventionnelle effectués le plus couramment
au sein du Service d’Imagerie sont :
Le Thorax
Le rachis (dorsal, lombaire et cervical)
Des membres, en particulier les extrémités
ASP (Abdominal Sans Préparation)…
35
RAPPORT DE STAGE 25 novembre 2021
EXEMPLE D’UNE SEANCE DE RADIOGRAPHIE DU THORAX
La radiologie du thorax est l’examen le plus souvent pratiqué au Service. La
dose libérée est très faible et correspond approximativement à l’exposition au
rayonnement naturel pendant un vol long-courrier. Cet examen est effectuées le
plus souvent debout (figure1). Pour le clichées de face, le patient se tient face à
la plaque sensible (Position PA « Postérieur-Antérieur ») située à 1,5m du tube.
Le centrage se fait sur le plan sagittal médian au niveau de la pointe des
omoplates. Les jambes sont légèrement écartées pour une bonne stabilité du
patient. Les bras sont à moitié fléchis et tournés vers l’avant en rotation interne
pour dégager les omoplates des plages pulmonaires. Les épaules sont abaissées
et plaquées en avant le plus en contact possible avec le support. L’examen est
effectué en retenant la respiration, ceci permet souvent de préciser le diagnostic.
Fig1. Thorax de face
Fig2. Thorax de profil
Pour le cliché de profil (figure2) le patient est en général orienté avec son profil
gauche contre la plaque sensible. Les jambes sont légèrement écartées pour la
même raison ci-dessus. Les bras sont portés au-dessus de la tête de façon à
éviter le plus possible leur superposition avec les poumons. La dose est en
général plus importante que pour la face (0,2 mSv contre 0,1 mSv pour la face).
36