TH4759
TH4759
MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de MAGISTER :
En Génie Mécanique
Spécialité : Processus de Transport dans les Milieux Poreux
Par : TIZI OUGDAL Djamel
Sujet
Abstract
L’USTHB que j’adresse mes profonds remerciements pour l'aide compétente qu'elle m'a
apportée, pour sa patience et son encouragement. Son oeil critique m'a été très précieux pour
D'autres personnes m'ont encouragé à finir ce travail par des gestes d'amitié dont je
l’entraide ne pouvait que me destiner à l’étude de l’entraide par les pairs. En témoignage
A mes très chers parents qui m'ont soutenu et encouragé durant toutes ces années et les
A mes frères
A mes sœurs
Chapitre 1
Généralités sur les échangeurs de chaleur et milieux poreux
Introduction
1.1 Echangeurs de chaleur 3
1.1.1 Définition 3
1.1.2 Types d’échangeurs de chaleur 4
[Link] Echangeurs tubulaires 4
[Link] Echangeurs à plaques 10
1.1.3 Performance d’un échangeur de chaleur 19
[Link] Méthode DTLM 19
[Link] Méthode NUT 20
1.1.4 Techniques d’amélioration du transfert de chaleur dans un échangeur 21
[Link] Techniques passives 21
[Link] Techniques actives 22
1.2 Milieux poreux 23
1.2.1 Définition 23
1.2.2 Caractéristiques des milieux poreux 24
1.2.3 Paramètres géométriques 24
1.2.4 Paramètres thermo-physiques 27
1.2.5 Modèles d’écoulement dans les milieux poreux 28
[Link] Modèle de Darcy 28
[Link] Modèle de Darcy-Forchheimer 29
[Link] Modèle de Darcy-Brinkman 29
[Link] Modèle général 29
1.2.6 Transfert de chaleur dans les milieux poreux 30
Conclusion 31
Chapitre 2
Recherche bibliographique
Introduction 32
2.1 Utilisation d’ailettes solides 32
2.2 Utilisation de couches poreuses 35
2.3 Utilisation d’ailettes et chicanes poreuses 38
Conclusion 41
Chapitre 3
Expérimentation
Introduction 42
3.1 Description du banc d’essai 42
3.1.1 Echangeur de chaleur 44
3.1.2 Bac d’eau chaude 48
3.1.3 Le système de chauffage et de régulation de la température de l’eau chaude 49
3.1.4 Ailettes poreuses 54
3.1.5 Instruments de mesure 56
3.2 Protocole expérimental 59
3.2.1 Configurations étudiées 59
[Link] Cas fluide 60
[Link] Couche poreuse 60
[Link] Configuration en ailettes transversales 60
[Link] Configuration en ailettes longitudinales 60
[Link] Dimension des pores 60
3.2.2 Procédure expérimentale 60
3.3 Traitement des données 62
3.3.1 Efficacité de l’échangeur de chaleur 62
3.3.2 Rapport des débits 62
3.3.3 Chute de pression 63
3.3.4 Taux d’amélioration de l’efficacité 63
3.4 Estimation des erreurs 63
Conclusion 65
Chapitre 4
Résultats et interprétations
Introduction 66
4.1 Effet du rapport des débits 66
4.2 Effet de l’épaisseur 69
4.3 Effet de l’espacement 75
4.4 Effet de la dimension des pores 79
4.5 Effet de la configuration géométrique 84
4.5.1 Comparaison à volume constant 85
4.5.2 Comparaison à volume variable 87
Conclusion 89
Conclusion générale
Annexes
Liste des figures
Dh Diamètre hydraulique mm
dp Dimension des pores mm
∆P Chute de pression mmH2O
dp/dx Gradient de pression Pa/m
E Efficacité de l’échangeur -
g Accélération de la pesanteur m/s²
hp Epaisseur des ailettes cm
Hp Epaisseur adimensionnelle des ailettes -
K Perméabilité m²
k Conductivité thermique W/m.°C
kd Conductivité thermique dynamique W/m.°C
ke Conductivité thermique effective W/m.°C
kf Conductivité thermique de la phase fluide W/m.°C
kT Conductivité thermique stagnante W/m.°C
L Longueur m
Lm Longueur moyenne m
m& Débit massique kg/s
Q Flux de chaleur W
Qc Débit volumique du fluide chaud l/min
Qf Débit volumique du fluide froid l/min
Rd Rapport des débits -
re Rayon du tube extérieur mm
ri Rayon du tube intérieur mm
s Espacement entre ailettes cm
T Température de l’eau °C
TAE Taux d’amélioration de l’efficacité -
U Coefficient de transfert global W/m².°C
uD Vitesse Darcienne m/s
Vp Volume des pores m3
Vs Volume de la matrice solide m3
Vt Volume total du milieu poreux m3
wp Largeur des ailettes cm
Symboles grecs
Indices
Symbole Signification
c Chaud
e Entrée
f Froid ou fluide
F Pores à faible dimension
G Pores à grande dimension
M Pores à dimension moyenne
P Poreux
s Sortie
Introduction générale
Introduction Générale
Une grande part de l’énergie thermique utilisée dans les procédés industriels transite
au moins une fois par un échangeur de chaleur, ce qu’il lui procure une place importante pour
la maîtrise de l’énergie. Leur domaine d’utilisation est très vaste, c’est ainsi qu’on les retrouve
dans les secteurs de l’industrie (chimie, pétrochimie, sidérurgie, agroalimentaire, production
d’énergie, etc.), du transport (automobile, aéronautique) ainsi que dans le secteur résidentiel et
tertiaire (chauffage, climatisation, etc.).
Un bon échangeur de chaleur, caractérisé par son rendement élevé, permet un gain
appréciable de l’énergie des procédés qui dépend essentiellement de la qualité de transfert de
chaleur menée dans l’échangeur. C’est pour cette raison que plusieurs techniques ont été
développées pour améliorer le transfert thermique. On trouve ainsi les méthodes dites actives
qui exigent une puissance externe telles que des champs électriques ou acoustiques ou des
vibrations de surface, et les méthodes dites passives qui emploient, pour l’amélioration de
l’échange, des surfaces de géométries spéciales ou des additifs pour les fluides. L’insertion
d’un substrat poreux peut être classé parmi les techniques passives, mais entraînent cependant
des pertes de charge qui peuvent être considérables. Il fallait alors trouver une solution qui
constitue un compromis entre l’amélioration du transfert thermique et la réduction des pertes
de charge. Plusieurs travaux de recherche ont été inscrits dans ce cadre. Le développement de
l’outil informatique a contribué d’une manière très appréciable pour la compréhension des
phénomènes de transport dans les milieux poreux. Cependant, vu la complexité de ces
milieux, il y’avait nécessité de faire des simplifications pour pouvoir résoudre les problèmes
étudiés engendrant ainsi des lacunes, d’où l’intérêt d’effectuer des travaux expérimentaux
ramenant d’autres informations pour déterminer les meilleures conditions et les actions les
plus pratiques permettant l’amélioration du transfert thermique et la réduction des pertes de
charge.
Le présent travail est une contribution aux études expérimentales sur l’amélioration
des performances d’un échangeur de chaleur par utilisation d’ailettes poreuses. Il s’agit
d’analyser les effets de la forme géométrique des ailettes poreuses (configuration en ailettes
transversales \longitudinales, épaisseur et espacement), du rapport des débits et de la
Introduction générale
dimension des pores sur l’efficacité de l’échangeur et les chutes de pression engendrées. Une
comparaison a été faite avec le cas fluide et le cas d’une couche poreuse.
Chapitre 1
Généralités
Introduction
Nous allons présenter dans ce chapitre quelques notions générales concernant les
échangeurs de chaleur ainsi que les milieux poreux et les différents modèles utilisés pour
décrire l’écoulement et les phénomènes de transfert au sein de ces milieux.
3
Chapitre 1 Généralités
4
Chapitre 1 Généralités
5
Chapitre 1 Généralités
6
Chapitre 1 Généralités
Ailettes annulaires
Ailettes spirales
7
Chapitre 1 Généralités
- Ailettes longitudinales : les ailettes sont disposées suivant l’axe des tubes
(Figure 1.10) ; elles peuvent être situées à l’intérieur ou à l’extérieur de ces derniers.
Pour améliorer le transfert de chaleur, elles sont quelquefois localement torsadées.
8
Chapitre 1 Généralités
9
Chapitre 1 Généralités
10
Chapitre 1 Généralités
11
Chapitre 1 Généralités
Les plaques sont obtenues par emboutissage. Les matériaux utilisés sont en général
l’acier inoxydable, le titane ou tout autre matériau suffisamment ductile. Pour des applications
courantes, les plaques ont une épaisseur de l’ordre de 0,6 à 0,8 mm mais, dans certains cas,
des épaisseurs supérieures au millimètre sont mises en oeuvre.
Les cannelures ont pour but essentiel d’augmenter les turbulences pour accroître les
coefficients d’échange thermique, mais également d’assurer la rigidité mécanique par un
grand nombre de contacts métal-métal. Les deux géométries de cannelures les plus
fréquemment utilisées sont les cannelures droites ou à chevrons.
12
Chapitre 1 Généralités
13
Chapitre 1 Généralités
Ce type d’échangeur peut être utilisé à des pressions de l’ordre de 30 à 40 Bars et à des
températures pouvant atteindre 600 °C.
14
Chapitre 1 Généralités
15
Chapitre 1 Généralités
16
Chapitre 1 Généralités
17
Chapitre 1 Généralités
18
Chapitre 1 Généralités
∆Ta − ∆Tb
∆TLM = (1.2)
⎛ ∆T ⎞
Ln⎜⎜ a ⎟⎟
⎝ ∆Tb ⎠
Avec :
∆Ta = Tce − T fs
(1.3)
∆Tb = Tcs − T fe
Où :
Tce : Température d’entrée du fluide chaud (°C)
Tcs : Température de sortie du fluide chaud (°C)
Tfe : Température d’entrée du fluide froid (°C)
Tfs : Température de sortie du fluide froid (°C)
19
Chapitre 1 Généralités
b) Echangeur à co-courant
L’expression de la différence de température logarithmique moyenne (DTLM) dans le cas
d’un échangeur à co-courant est donnée par la relation (1.2), avec les différences de
températures à chaque extrémité de l’échangeur de chaleur s’écrient comme suit :
∆Ta = Tce − T fe
(1.4)
∆Tb = Tcs − T fs
U⋅A (1.5)
NUT = •
C min
Où :
C min = min ⎛⎜ C c , C f ⎞⎟
• • •
⎝ ⎠
• •
Avec C = m⋅ C p
Où :
•
m : débit massique (kg/s)
C p : chaleur spécifique à pression constante (J/kg.K)
Les indices c et f impliquent les fluides chaud et froid respectivement
L’efficacité d’un échangeur de chaleur est définie comme étant le rapport entre la quantité de
chaleur réellement échangée et la quantité maximale qui aurait pu être échangée avec les
mêmes conditions d’entrée :
q
E=
C min (Tce − T fe )
•
• •
E=
C f (T f s − T f e )
=
C c (Tc e − Tc s ) (1.6)
• •
C min (Tc e − T f e ) C min (Tc e − T f e )
20
Chapitre 1 Généralités
1 − exp[− NUT ⋅ (1 + Z )]
E= (1.7)
1+ Z
1 − exp[NUT ⋅ (1 − Z )] (1.8)
E=
1 − Z ⋅ exp[− NUT ⋅ (1 − Z )]
Avec
•
C min •
Z= •
et C max = max(C& c ,C& f )
C max
21
Chapitre 1 Généralités
• Insertion d’obstacles : des dispositifs de diverses formes sont insérés pour augmenter
indirectement le transfert de chaleur au niveau de la surface d’échange.
• Additifs pour liquides : cette technique consiste à injecter des particules solides ou des
bulles de gaz dans les écoulements monophasiques et des traces de liquides pour les
systèmes d’évaporation.
• Additifs pour gaz : ce sont des gouttelettes de liquide ou de particules solides, soit en
phase diluée (particules solides en suspension dans un gaz), soit en phase dense (lit de
particules solides dans un fluide).
22
Chapitre 1 Généralités
D'une manière générale, les milieux poreux sont définis par deux critères :
(1) le matériau doit contenir de petits espaces vides, appelées pores, délimités par une matrice
solide.
(2) le matériau doit être perméable à un écoulement de fluide (gaz ou liquide).
Ces deux critères renvoient à deux caractéristiques essentielles d'un milieu poreux :
la porosité - la fraction de vide - et la perméabilité - qui indique l'aptitude d'un milieu poreux
a être traverser par un écoulement. Ces deux quantités sont des variables macroscopiques,
c'est-à-dire estimées sur un volume contenant de nombreuses entités microscopiques
composant le matériau : les pores.
23
Chapitre 1 Généralités
Solide
Volume délimitant le V.E.R
Fluide
Vp (1.9)
ε=
VT
Où :
ε : porosité
Vp :volume des pores (m3)
Vf : volume total (m3)
24
Chapitre 1 Généralités
Elle varie donc entre 0 (solide plein) et 1 (volume complètement vide). Ce paramètre de
porosité est complémentaire de la fraction volumique du solide φ telle que :
ε + φ =1 (1.10)
Le tableau 1.1 représente les résultats des mesures expérimentales faites par Scheidegger
(1974) et rapportées par Neild et Bejan (1992)
Matériau Porosité
Sable 0.37-0.50
Brique 0.12-0.34
Charbon 0.02-0.12
Cuir 0.56-0.59
Béton 0.02-0.07
b- Perméabilité (K)
La perméabilité est définie comme étant l’aptitude de circulation qu’offre un milieu
poreux à un fluide lors de son écoulement à travers les pores de ce milieu. Elle est exprimée
par la relation suivante dite ‘loi de Darcy’ :
25
Chapitre 1 Généralités
− µ ⋅ uD
K= (1.11)
(dp / dx)
Où
K : perméabilité (m²)
µ : viscosité dynamique du fluide (kg/m.s)
u D : vitesse Darcienne (m/s)
dp / dx : gradient de pression (Pa/m)
La perméabilité est une caractéristique des milieux poreux, elle dépend de la forme
et de la dimension des grains, de la connectivité des pores et de la porosité.
Dans le tableau 1-2 sont représentées les perméabilités de certains matériaux.
Matériau Perméabilité [ m 2 ]
Grès 5 × 10 −16 − 3 × 10 −12
Brique 4.8 × 10 −14 − 2.2 × 10 −13
Ardoise noire en 4.9 × 10−14 − 1.2 × 10−13
poudre
Poudre de silice 1.3 × 10 −14 − 5.1 × 10 −14
Terre 2.9 × 10 −13 − 1.4 × 10 −11
Fibre de verre 2.4 × 10 −11 − 5.1 × 10 −11
Sable 2 × 10 −11 − 1.8 × 10 −10
Béton bitumineux 10 −13 − 2.3 × 10 −11
Poudre de cuivre 3.3 × 10 −10 − 1.5 × 10 −9
Fils à tisser 3.8 × 10 −9 − 1 × 10 −8
26
Chapitre 1 Généralités
c- Tortuosité (τ)
C’est le rapport de la longueur moyenne ( Lm ) du chemin parcouru par une particule
27
Chapitre 1 Généralités
K dp (1.16)
u=− ⋅
µ dx
Le modèle de Darcy est inadéquat pour certaines situations d’écoulement. Les insuffisances
de ce modèle peuvent être énumérées comme suit :
28
Chapitre 1 Généralités
1. Il n’est pas approprié pour les écoulements ‘rapides’, c’est-à-dire écoulements pour
lesquels le nombre de Reynolds, basé sur la vitesse locale et le diamètre des pores, est
supérieur à l’unité.
2. Il ne tient pas compte de la variation de la porosité. Les régions d’écoulement à porosité
élevée dans les milieux poreux sont très pénétrables par le fluide, il en résulte alors des
‘canaux’ à écoulement rapide affectant ainsi les caractéristiques du transfert de chaleur du
système.
r µ r C r r
∇p = − V − ρf V V (1.17)
K K
Avec :
C : constante adimensionnelle (souvent appelée coefficient d’Ergun)
ρ f : densité du fluide
r µ r r
∇p = − V + µ e ∇ 2V (1.18)
K
Où :
µ e : la viscosité dynamique effective
29
Chapitre 1 Généralités
r
ρ ∂V r r r r r µ r Fε r r r
( + V ∇V ) = −∇p + µe∇ 2V − V − ρ V V + ρFv (1.19)
ε ∂t K K
r
V : est une quantité moyennée à travers un volume élémentaire
r
ρ ∂V r r r
( + V ∇V ) : forces inertielles macroscopiques
ε ∂t
r
− ∇p : gradient de pression
r
µ e ∇ 2V : terme visqueux de Brinkman
µ r
− V : terme de Darcy
K
Fε r r : forces inertielles microscopiques
ρ V V
K
r
ρFv : forces de volume
Carbonell et Whitaker (1984) ont posé des conditions d’équilibre thermique sur la mesure
du temps et de la longueur.
Bennacerallah (1994) et Kaviany (1995) ont étudié la condition d’équilibre et ont trouvé
qu’elle est satisfaite en régime instationnaire.
Chang et al. (1990) ont trouvé que l’équation d’énergie macroscopique peut être obtenue
par prise de moyenne de l’équation d’énergie dans chaque phase et dans un volume
élémentaire représentatif. Elle se présente sous la forme suivante :
30
Chapitre 1 Généralités
∂T r r
(ρ C ) + ( ρ C P ) f V ∇T = k e ∇ 2 T (1.20)
∂t
P e
Avec
(ρ CP )e = ε (ρ CP ) f + (1 − ε ) (ρ C p )s (1.21)
Où :
ρ : masse volumique du fluide considéré (kg /m3)
(Cp) e : capacité calorifique effective (kCal/kg °C)
(Cp) f : capacité calorifique du fluide (kCal/kg °C)
ε : Porosité du milieu poreux
ke : conductivité thermique effective (kCal/h m °C).
N.B : Cette équation décrivant le transfert de chaleur dans un milieu poreux a été obtenue en
faisant les hypothèses suivantes :
• Les termes de dissipation visqueuse sont négligeables (hypothèse justifiée si la vitesse de
filtration reste relativement faible et si les fluides saturants ne sont pas trop visqueux).
• Les caractéristiques thermiques des phases solide et fluide sont supposées constantes et
donc indépendantes de la température.
• Pas de sources internes de chaleur.
Conclusion
Nous avons présenté dans ce chapitre certaines notions et généralités concernant les
échangeurs de chaleur ainsi que les milieux poreux et les différentes lois d’écoulement et de
transfert de chaleur qui les régissent. Le prochain chapitre, est consacré à une étude
bibliographique qui présente les différents travaux entrepris dans le même axe que ce travail.
31
Chapitre 2 Recherche bibliographique
Chapitre 2
Recherche bibliographique
Introduction
- Sheu et al. (1997, [7]) ont mené une étude numérique en tridimensionnelle sur les
performances thermiques de deux types d’ailettes d’un échangeur de chaleur constitué
de deux lignes de tubes cylindriques dont la disposition est de type triangulaire : il
s’agit d’ailettes planes et d’ailettes perforées. La méthode des volumes finis et
l’algorithme SIMPLE ont été utilisés respectivement pour la discrétisation et la
résolution du système d’équations. Les résultats ont été présentés en terme de nombre
de Nusselt et de chute de pression le long de l’échangeur. Les résultats obtenus ont
32
Chapitre 2 Recherche bibliographique
montré que les valeurs maximales de flux de chaleur apparaissent dans les régions
adjacentes des bords des ailettes et que l’utilisation des ailettes perforées améliore
d’avantage le transfert thermique par rapport aux ailettes planes non perforées et ceci à
cause de la formation de tourbillons longitudinaux autour des fentes.
- Alam et al. (1999, [8]), ont analysé l’efficacité d’un tube circulaire dont la surface
intérieure est munie de quatre ailettes longitudinales à profile latérale en forme d’arc
circulaire avec un angle de 36°. Le diamètre intérieur du tube est de 2cm avec une
épaisseur de 1mm et la surface extérieure est exposée à un flux de chaleur constant,
alors que la conductivité thermique et la viscosité sont fonction de la température . Le
nombre de Reynolds est de l’ordre de 1500 et la température d’entrée du fluide est de
25°C. Les fluides réfrigérants utilisés sont l’eau et l’huile moteur, et le matériau des
ailettes, qui sont les mêmes que ceux du tube, sont l’aluminium, le cuivre, et l’acier
au carbone. L’écoulement est supposé complètement établi mais l’hypothèse d’un
régime thermiquement établi est exclue. Les résultats, obtenus par le calcul numérique
basé sur la méthode des différences finies, montrent une amélioration significative du
transfert de chaleur par rapport au cas d’un tube sans ailettes. Cette amélioration est
d’autant plus importante dans le cas d’utilisation du couple eau-cuivre en raison de
leurs bonnes conductivités thermiques, alors que l’utilisation de l’huile moteur est
justifié en raison de la stabilité de ses propriétés physico-chimiques (viscosité et
conductivité thermique). De même, le facteur de frottement a augmenté notamment
dans le cas d’utilisation de l’huile moteur à cause de sa viscosité élevée.
33
Chapitre 2 Recherche bibliographique
- Haldar (2004, [11]) a réalisé une étude numérique en convection naturelle autour d’un
cylindre muni d’ailettes longitudinales extérieures. Les résultas ont été obtenus pour
les paramètres suivants : le nombre d’ailettes a été varié de 0 à 18 avec une
distribution uniforme sur la surface externe du tube, leur hauteur adimensionnelle a été
variée de 0 à 0.6 et le nombre de Grashof entre 102 et 106. Il a été montré que
l’utilisation d’ailettes longitudinales contribue jusqu’à environ 75% dans le flux de
chaleur total transféré (les 25% restants sont assurés par la surface du tube) pour une
hauteur d’ailettes de 0.4. Les résultats ont montré aussi que l’augmentation du nombre
d’ailettes et/ou de leurs hauteurs améliore le transfert de chaleur. Pour des nombres de
Grashof supérieurs à 103, un plus grand nombre d’ailettes avec des hauteurs plus
faibles sont recommandés, alors que pour des nombres de Grashof inférieur à 103, un
34
Chapitre 2 Recherche bibliographique
plus faible nombre d’ailettes avec des hauteurs plus grandes sont souhaitables pour
assurer le plus grand taux de transfert de chaleur. Pour un nombre de Grashof de 106
avec quatre ailettes d’une hauteur de 0.6, il y a augmentation du nombre de Nusselt de
91% par rapport au cas de tube sans ailettes, alors que pour un nombre de seize ailettes
avec une hauteur de 0.15 l’augmentation du nombre de Nusselt est de 172%.
- Ces mêmes auteurs [13] ont étudié le transfert thermique en convection forcée dans
un espace annulaire partiellement ou totalement rempli par un milieu poreux avec
deux conditions aux limites thermiques imposées sur le cylindre intérieur (flux
constant ou température constante), le cylindre extérieur étant isolé et la couche
poreuse est déposée sur le cylindre intérieur. Le modèle de Darcy-Brinkman-
Forcheimer a été utilisé pour la modélisation de l’écoulement dans les régions
poreuses. Les résultats trouvés montrent que la matrice poreuse réduit la longueur
d’établissement thermique et le nombre de Nusselt dans la zone d’entrée. Ils ont
montré aussi qu’un bon choix des propriétés thermo-physiques de la couche poreuse
(perméabilité, conductivité thermique effective, épaisseur etc.) permet d’augmenter le
transfert de chaleur.
35
Chapitre 2 Recherche bibliographique
- Bouhadef et al. (1999, [14]) ont analysé numériquement les performances d’un
échangeur de chaleur annulaire à contre courant. La matrice poreuse est déposée sur la
surface externe du tube intérieur et le cylindre extérieur est isolé. Le modèle de Darcy-
Brinkman-Forcheimer a été choisi pour cette étude. La résolution numérique du
système d’équations est basée sur la méthode des volumes finis. Les effets de la
perméabilité, de la conductivité thermique, de l’épaisseur, de la couche poreuse ainsi
que la longueur de l’échangeur sur son efficacité ont été abordés. Les résultats obtenus
montrent que l’efficacité de l’échangeur de chaleur est affectée par les propriétés
thermo-physiques de la matrice poreuse et que lorsque le rapport des conductivités
thermiques est de l’ordre de l’unité, il existe une épaisseur critique, dépendant de la
perméabilité, à partir de laquelle les performances de l’échangeur commence à
s’améliorer. Ils ont montré aussi que la meilleure performance thermique est obtenue
pour le cas d’un remplissage total de l’espace annulaire.
- une étude numérique basée sur la méthode des différences finies a été réalisée par
Alkam et al. (1999, [15]). Une couche poreuse est insérée sur les surfaces interne et
externe de tube intérieur de l’échangeur de chaleur. Ils ont montré que le dépôt d’un
substrat poreux améliore d’une part, l’efficacité de l’échangeur de chaleur notamment
aux grands rapports des capacités calorifiques pour les deux configurations
d’écoulement : co-courant et contre courant, mais augmente d’autre part, les chutes de
pression. Les résultas ont montré aussi qu’il existe une épaisseur optimale de la
couche poreuse pour laquelle l’efficacité est maximale avec une chute de pression
modérée.
36
Chapitre 2 Recherche bibliographique
37
Chapitre 2 Recherche bibliographique
- Une autre étude expérimentale a été menée par Tadrist et al. (2004, [18]) dans le but
d’analyser l’effet sur le transfert de chaleur d’utilisation des milieux poreux fibreux
dans un échangeur de chaleur. Les essais ont été réalisés avec deux types de milieux
poreux : le premier type présente des variations de porosité et perméabilité
dépendantes du diamètre des fibres et du rapport d’aspect, et le second type possède
des porosités et perméabilités élevées. Ils ont montré que l’utilisation des matériaux
fibreux améliore considérablement le transfert de chaleur avec des chutes de pression
modérées.
- Kiwan et al. (2001, [20]) ont étudié l’amélioration du transfert de chaleur par
utilisation d’ailettes poreuses dans un canal plan. Le modèle de Darcy-Brinkman-
Forchheimer et la méthode des éléments finis ont été respectivement utilisés pour
simuler le problème physique et la résolution du système d’équations obtenu. Les
effets du nombre de Rayleigh Ra, le nombre de Darcy Da et le rapport des
38
Chapitre 2 Recherche bibliographique
conductivités thermiques sur les performances thermiques ont été analysés Ils ont
montré que l’utilisation des ailettes poreuses mène à une amélioration du transfert de
chaleur par rapport aux ailettes solides. Les résultats ont montré aussi qu’une
augmentation du taux de chaleur transféré peut être obtenue par l’augmentation du
nombre de Rayleigh et/ou du nombre de Darcy alors que l’augmentation du rapport
des conductivités thermiques au-delà d’une valeur optimale ne mène à aucune
amélioration significative du transfert de chaleur.
- une étude expérimentale pour mesurer le coefficient d’échange moyen dans un canal
chauffé uniformément et muni de chicanes poreuses en aluminium a été menée par
Ko et al. (2003, [22]). Ces structures ont été placées alternativement sur les parois
supérieure et inférieure du canal (en quinconce). Le nombre de Nusselt moyen ainsi
que le coefficient de frottement ont été obtenus pour différentes structures poreuses
(différentes densités de pores avec une porosité constante ε = 0.92 : 10, 20 et 40 PPI
(pores per linear inch)). Le nombre de Reynolds a été varié entre 2 × 104 et 5 × 104. Les
résultats obtenus ont montré que le rapport d’amélioration du transfert thermique
39
Chapitre 2 Recherche bibliographique
- Targui (2006, [24]) a mené une étude numérique dont le but est d’analyser
l’amélioration des performances d’un échangeur de chaleur tubulaire par insertion
d’un milieu poreux sous forme d’ailettes ou de chicanes dans l’espace annulaire où
circule le fluide froid. L’écoulement dans les régions poreuses a été décrit par le
modèle de Darcy-Brinkman-Forchheimer et le système d’équations obtenu avec les
conditions aux limites associées a été résolu par la méthode des volumes finis. Le tracé
des profils de vitesse et des lignes de courant a mis en évidence la présence de zones
de recirculation en aval de ces structures poreuses qui apparaissent aux faibles
perméabilités et aux grandes épaisseurs. Sur le plan thermique, il a été trouvé d’une
part, que l’utilisation d’ailettes ou de chicanes était plus efficace qu’une couche
40
Chapitre 2 Recherche bibliographique
Conclusion
A travers ce chapitre, nous avons vu que les nombreux travaux réalisés sur
l’amélioration des performances des échangeurs de chaleurs par utilisation de milieux poreux
lorsque leurs propriétés thermo-physiques sont bien choisies confirment les avantages qu’on
peut tirer profit de ces derniers sur l’augmentation du transfert de chaleur. Cependant, peu de
travaux expérimentaux ont été réalisés dans ce sens et surtout en utilisant des ailettes
poreuses, d’où l’intérêt du présent travail. Dans les chapitres suivants nous verrons l’effet
d’utilisation de structures poreuses et leur disposition sur l’efficacité d’un échangeur de
chaleur à tubes concentriques
41
Chapitre 3 Expérimentation
Chapitre 3
Expérimentation
Introduction
Dans ce chapitre, nous allons décrire le dispositif expérimental, l’instrumentation
ainsi que la procédure suivie pour réaliser les différentes expériences.
13 88
11
10
12
7 1
6
2
3
4
42
Chapitre 3 Expérimentation
Thermocouples
hp
Thermocouples
s wp
Ailettes poreuses
Sortie eau
Entrée eau froide froide
Débitmètres
2
Bac d’eau
chaude
Pompe de circulation de
l’eau chaude
Résistance de chauffage
43
Chapitre 3 Expérimentation
44
Chapitre 3 Expérimentation
Deux Tés (3) de diamètres 42/49 mm sont attachés sur les extrémités du tube
extérieur pour permettre le passage de la conduite du fluide chaud ainsi que les conduites
d’entrée et sortie du fluide froid. La liaison entre ces conduites et les deux Tés est assurée par
des réducteurs (4) qui facilitent le démontage de l’échangeur pour les besoins
d’expérimentation.
Un système de conduit et de robinetteries assure l’alimentation de l’échangeur en
fluide froid et permet d’avoir deux configurations d’écoulements : écoulement co-courant
dans le cas où les deux fluides chaud et froid circulent dans le même sens, et écoulement
contre courant dans le cas où les deux fluides circulent en sens contraire. (Figure 3.4)
6
10
9
8
5 1
3 2
3 2 3 2
4 1 4 1
45
Chapitre 3 Expérimentation
La figure 3.4 montre que dans le cas d’une configuration à co-courant, la vanne
d’alimentation en fluide froid (4) (raccordée à la canalisation de l’eau potable) et la vanne (2)
sont ouvertes alors que les vannes (1) et (3) sont fermées tandis que dans le cas d’une
configuration à contre courant ce système est inversé, c'est-à-dire que les vannes (1) et (3)
sont ouvertes alors que les vannes (4) et (2) sont fermées.
Les vannes (1) et (4) (selon la configuration considérée) ainsi que le débitmètre (8) assurent le
contrôle du débit du fluide froid qui sort à travers le point (7). Celui-ci est raccordé au
système d’évacuation. Le fluide chaud rentre dans l’échangeur à travers une vanne raccordée
au point (5) qui, avec un débitmètre placé à la sortie de l’échangeur, contrôle le débit, et sort
vers un bac de retour.
Deux Tés de diamètre 16mm placés aux points (5) et (6) (à l’entrée et à la sortie du
tube intérieur) ainsi que deux autres, de même diamètre, placés aux points (9) et (10) (à
l’entrée et à la sortie du tube extérieur) permettent l’insertion des thermocouples pour la
mesure des températures entrée et sortie du fluide chaud et froid.
Afin de minimiser les pertes thermiques, les parois extérieures de l’échangeur de chaleur sont
recouvertes d’une couche de laine de verre (3) d’une épaisseur de 20mm et d’une couche de
plâtre (4) d’une épaisseur de 5mm. (Figure 3.5)
o Dimensions
46
Chapitre 3 Expérimentation
o Matériau : Cuivre
o Dimensions
o Dimensions
¾ Epaisseur : Ep=20mm
¾ Longueur : L=1m
o Dimensions
¾ Epaisseur : Ep=5mm
¾ Longueur : L=1m
o Matériau : Plâtre
47
Chapitre 3 Expérimentation
o Dimensions
¾ Longueur : L=500mm
¾ Largeur : l=300mm
¾ Hauteur : H=390mm
¾ Epaisseur des tôles : Ep=2mm
48
Chapitre 3 Expérimentation
Afin de réduire les pertes thermiques, les surfaces extérieures du réservoir sont
calorifugées avec une couche de laine de verre d’une épaisseur de 20mm.
1
2
49
Chapitre 3 Expérimentation
o Caractéristiques du contacteur
• Modèle : LC1-D093-A65
• Intensité : I=25A
• Voltage : V=220 Volts
• Puissance maximale : P=5.5 kW
50
Chapitre 3 Expérimentation
1
3
12 11 10 9 8 7 6 5 2 1 4 3 2 1
o o o o o o o o o o o o o o
o o o o
2 4 3 2 1
O O
7 4
o
5
9
o o o o o
8
O
O O
51
Chapitre 3 Expérimentation
52
Chapitre 3 Expérimentation
o Pompe électrique
Le rôle de la pompe électrique est d’assurer en continu la circulation du fluide chaud
depuis le bac vers l’échangeur de chaleur et le retour vers le bac, les principales
caractéristiques sont citées ci-dessous.
o Caractéristiques de la pompe
• Model : GRUNDFOS UPS-25-40
• Intensité : I=10 A
• Voltage : V=230 volts
• Pression maximale : 10 Bars
• Puissance : selon la vitesse de rotation
I II III
P(W) 30 45 60
I (A) 0.13 0.20 0.26
53
Chapitre 3 Expérimentation
s
hp
wp
Espacement (cm) 1 2 6 12 25
Nombre d’ailettes 33 25 13 8 4
54
Chapitre 3 Expérimentation
55
Chapitre 3 Expérimentation
56
Chapitre 3 Expérimentation
b) Thermomètres
Les thermomètres utilisés sont du type digital à deux entrées de haute précision.
Ils permettent des mesures de température allant de -50 à 1300°C et ils sont utilisés avec des
thermocouples de type K (Figure 3.16).
• Mesure du débit
Pour la mesure des débits des fluides chaud et froid dans l’échangeur de chaleur, deux
débitmètres à flotteur ont été utilisés dans la présente étude, dont les caractéristiques
techniques sont citées ci-dessous.
57
Chapitre 3 Expérimentation
58
Chapitre 3 Expérimentation
59
Chapitre 3 Expérimentation
60
Chapitre 3 Expérimentation
Choix de la configuration
à traiter :
cas fluide, couche poreuse,
ailettes transversales,
ailettes longitudinales
Choix de l’épaisseur
20,40, 60 et 80%
Prélèvement des
températures et chutes
de pression
NON
Tous les débits de
l’eau froide
traités
OUI
NON OUI
OUI
Toutes les
configurations
traitées
Fin
61
Chapitre 3 Expérimentation
(m& ⋅ C ) (T − T ) (3.1)
E=
p c ce cs
C ⋅ (T − T )
min ce fe
Où :
E: efficacité de l’échangeur de chaleur
Tce : Température d’entrée de l’eau chaude (°C)
Tfe : Température d’entrée de l’eau froide (°C)
Tcs : Température de sortie de l’eau froide (°C)
m& : Débit massique (kg/s)
Cp : Capacité calorifique du fluide (J/kg.K)
Cmin =min [( m& ⋅ C p ) f , ( m& ⋅ C p ) c ]
Qf
Rd = (3.2)
Qc
Où :
Rd : rapport des débits
Qf : Débit de l’eau froide (l/min)
Qc : Débit de l’eau chaude (l/min)
Ce rapport a été varié entre 0.13 et 4.5.
62
Chapitre 3 Expérimentation
Ep − E f (3.4)
TAE =
Ef
Où :
TAE : taux d’amélioration de l’efficacité
Ep : efficacité dans le cas poreux
Ef : efficacité dans le cas fluide.
63
Chapitre 3 Expérimentation
δ (∆H ) = ±1mm
∆P = ρeau g∆H
δ (∆P) δ (∆H )
= ⇒ δ (∆P ) = ρ eau gδ (∆H ) = 9.81 Pa
∆P ∆H
δRd
= 0.225 le plus faible rapport (Rd=0.13, Qf=1 l/min, Qc=7.5 l/min)
Rd
δRd
= 0.037 le plus grand rapport (Rd=4.5, Qf=9 l/min, Qc=2 l/min)
Rd
o Erreur sur le calcul de l’efficacité
⎛⎜ m
•.
⋅ cp ⎞⎟ (Tce − Tcs )
E= ⎝ ⎠c
Cmin ⋅ (Tce − Tfe )
δE δ (Tce − T ) δ (Tce − T fe ) δRd 2δT 2δT 2R
= cs
+ + = + + d
E (Tce − T )cs
(Tce − T )
fe
Rd Tce − Tcs Tce − T fe Rd
64
Chapitre 3 Expérimentation
Conclusion
Une description du banc d’essai ainsi que la procédure expérimentale suivie ont été
présenté à travers ce chapitre. La présentation et la discussion des résultats obtenus feront
l’objet du chapitre suivant.
65
Chapitre 4 Résultats et interprétations
Chapitre 4
Résultats et interprétations
Introduction
Dans cette partie nous allons présenter et discuter les différents résultats
obtenus dans le cas d’une configuration d’un échangeur de chaleur à contre courant. Pour
cela, nous allons examiner l’influence de différents paramètres sur l’amélioration de
l’efficacité de l’échangeur de chaleur à savoir effets du rapport des débits, de l’épaisseur
et l’espacement des ailettes poreuses, de la dimension des pores ainsi que la configuration
géométrique (ailettes transversales et longitudinales) en tenant compte des chutes de
pression occasionnées en contre partie.
66
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0.6
CP
0.35 CP
AT2M
AT2M
AT6M 0.5
AT6M
0.30 AT25M
AT25M
AL
0.4 AL
AT6F
0.25 AT6F
AT6G AT6G
0.3
Ε
Ε
0.20
0.2
0.15
0.1
0.10
0.0
0 1 2 3 4 5 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2
Rd Rd
0.34 CP 0.55
CP
0.32 AT2M
AT6M 0.50 AT2M
0.30 AT6M
AT25M 0.45
0.28 AL AT25M
AT6F 0.40 AL
0.26
AT6G 0.35 AT6F
0.24
AT6G
0.22 0.30
Ε
0.20 0.25
0.18
0.20
0.16
0.15
0.14
0.12 0.10
0.10 0.05
Rd Rd
Figure 4.1 : Effet du rapport des débits sur l’efficacité de l’échangeur de chaleur.
Les courbes de la figure 4.2 montrent que les meilleurs taux d’amélioration de
l’efficacité sont obtenus dans le cas de débits d’eau chaude élevés (Qc=7.5 l/min) où ils
ont atteint les 50 % pour la cas des ailettes transversales à 6 cm d’espacement et pour
une épaisseur de 80% alors que de très faibles augmentation ont été enregistrées (<16%)
67
Chapitre 4 Résultats et interprétations
dans le cas de faibles débit de l’eau chaude (Qc=2 l/min) et épaisseur du milieu poreux
(20%).
0.2 CP
0.6
0.1 AT2M
AT6M
0.0 0.4
AT25M
AL
-0.1
0.2 AT6F
-0.2 AT3G
Casfluide
TAE
TAE
-0.3 CP 0.0
AT2M
-0.4 AT6M
AT25M -0.2
-0.5 Casfluide
AL
AT6F
-0.6 -0.4
AT3G
-0.7
-0.6
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2
Rd Rd
0.2
0.2
0.1
0.1
0.0
0.0
-0.1
-0.1
CP
TAE
TAE
-0.2 CP Casfluide
Casfluide -0.2 AT2M
AT2M
-0.3 AT6M
AT6M
-0.3 AT25M
AT25M
-0.4
AL
AL
-0.4 AT6F
AT6F
-0.5 AT3G AT3G
-0.5
-0.6
0 1 2 3 4 5 0 1 2 3 4 5
Rd Rd
Figure 4.2 : Effet du rapport des débits sur le taux d’amélioration de l’efficacité
68
Chapitre 4 Résultats et interprétations
34
180 AT2M
32 AT2M
30 AT6M 160
AT6M
28 AT12M AT12M
AL 140 AL
26
24 AT6F AT6F
120
∆P (mm H2O)
22 AT6G AT6G
∆P(mm H2O)
100
20
18 80
16
14 60
12
40
10
8 20
6
0
0.90 0.95 1.00 1.05 1.10 1.15 1.20 0.6 0.7 0.8 0.9 1.0 1.1 1.2
Rd Rd
Hp = 60 % Hp = 80 %
69
Chapitre 4 Résultats et interprétations
70
Chapitre 4 Résultats et interprétations
71
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0.28
0.22 Casfluide 0.26 Casfluide
0.20 0.24
0.18 0.22
0.20
0.16
0.18
0.14
Ε
Ε
0.16
0.12 CP 0.14
CP
AT1M
0.10 0.12 AT1M
AT2M
AT2M
AT6M 0.10 AT6M
0.08 AT12M
0.08 AT12M
AT25M AT25M
0.06
0.06
0 20 40 60 80 0 20 40 60 80
Hp(%) Hp (%)
0.20
0.20 Casfluide CP
AT1M
0.18
0.18 AT2M Casfluide
AT6M
0.16 AT12M
0.16 AT25M
0.14 0.14
Ε
0.12
Ε
0.12
0.10 CP 0.10
AT1M
0.08 AT2M 0.08
AT6M
AT12M
0.06 0.06
AT25M
0 20 40 60 80 0 20 40 60 80
Hp (%) Hp (%)
72
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0.24 0.17
CP
Casfluide 0.16
0.22 AT1M Casfluide
0.15 AT2M
AT6M
0.20 0.14
AT12M
0.13 AT25M
0.18
0.12
0.16 0.11
Ε
Ε
0.10
0.14
0.09
CP 0.08
0.12
AT1M
AT2M 0.07
0.10 AT6M 0.06
AT12M
0.08 0.05
AT25M
0.04
0 20 40 60 80 0 20 40 60 80
Hp (%) Hp (%)
Figure 4.4 : Effet de l’épaisseur des ailettes poreuses sur l’efficacité de l’échangeur.
La figure 4.5 confirme les résultats cités ci-dessus et montre que l’augmentation
de l’épaisseur du milieu poreux a un effet sur le taux d’amélioration de l’efficacité dont
l’importance dépend de l’espacement des ailettes et du rapport des débits. Le taux
d’augmentation le plus élevé (50%) est obtenu pour une épaisseur de 80% dans le cas des
ailettes à espacement modéré (6cm) et pour un débit de l’eau chaude de Qc=7.5 l/min.
Pour les ailettes à grand espacement (s=12 cm), les plus grands taux (30 %) sont obtenus
pour des épaisseurs plus faibles (60%).
73
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0.5 CP 0.3
CP
AT1M AT1M
0.4
AT2M 0.2 AT2M
0.3 AT6M AT6M
AT12M 0.1 AT12M
0.2
AT25M AT25M
0.1 0.0
TAE
-0.1 -0.2
-0.2
-0.3
-0.3 Casfluide
-0.4
-0.4
-0.5 -0.5
-0.6 -0.6
0 20 40 60 80 0 20 40 60 80
HP(%) HP(%)
Qc=7.5 l/min, Qf=9 l/min, Rd=1.2 Qc=4 l/min, Qf=9 l/min, Rd=2.25
Nous avons vu que l’épaisseur des ailettes est un paramètre qui peut favoriser le
transfert de chaleur et son degré d’influence dépend du rapport des débits et de
l’espacement entre ces structures. Cependant, ce gain en transfert de chaleur est associé à
une perte en puissance de pompage comme il apparaît sur la figure 4.6. En effet,
l’augmentation de l’épaisseur est synonyme d’une augmentation de la résistance à
l’écoulement à cause de la présence du milieu poreux d’où un accroissement de la chute
de pression. Ces pertes se manifestent d’avantage dans le cas des ailettes à faible
espacement. Dans ce cas les structures poreuses à s = 6 cm peuvent devenir intéressantes
car elles conduisaient, presque dans tous les cas, aux meilleures efficacités à Hp = 80 % et
engendrent des chutes de pression modérées par rapport au cas à s = 2 cm.
74
Chapitre 4 Résultats et interprétations
180
120 CP AT2
AT6 160 AT6
100 AT12 140 AT12
80 120
∆P (mm H2O)
∆P (mm H2O)
100
60
80
40 60
40
20
20
0 0
40 50 60 70 80 20 30 40 50 60 70 80
Hp(%) Hp(%)
Qf = 7 l/min Qf = 9 l/min
Figure 4.6 : Effet de l’épaisseur des ailettes poreuses sur la chute de pression.
75
Chapitre 4 Résultats et interprétations
plus importantes. L’espacement au-delà duquel le cas sans milieu poreux est dépassé
diminue avec l’augmentation de l’épaisseur. Il est de l’ordre de 1 cm pour un remplissage
de 80 % et de l’ordre de 2 cm pour une épaisseur de 20 %. Dans le cas où le débit d’eau
froide est plus faible (par exemple Qf = 5 l/min, Qc=4 l/min), l’espacement optimal pour
des épaisseurs Hp < 80 % s’est alors déplacé vers des plus grandes valeurs : par exemple
à 40 %, sopt = 25 cm alors qu’à 20 %, sopt = 12 cm, avec ce dernier cas conduisant à des
efficacités plus faibles que celle du cas fluide.
- Pour les rapports de débits inférieurs à 1 notamment ceux résultants d’un grand débit
de l’eau chaude et faible débit de l’eau froide (Qf = 3 l/min), l’augmentation de
l’espacement accroît l’efficacité par rapport au cas d’une couche poreuse, mais cette
amélioration reste, pour certains cas, inférieure au cas fluide. L’espacement optimal
dépend de l’épaisseur, il est de l’ordre de 6 cm pour un remplissage à 80%, alors qu’il
se déplace vers les grands espacements pour les moyens et faibles épaisseurs.
0,18
0,24
0,16 0,22
0,14 0,20
0,18
0,12
0,16
Ε
Ε
0,04 0,08
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
s(cm) s(cm)
76
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0,20 0,20
0,18 0,18
0,16 0,16
0,14 0,14
Casfluide
Ε
Ε
0,12 Hp80% 0,12 Hp80%
Casfluide
Hp60% Hp60%
0,10 0,10
Hp40% Hp40%
0,08 Hp20% 0,08 Hp20%
0,06 0,06
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
s(cm) s(cm)
0,28 0,22
0,26
0,20
0,24
0,22 0,18
0,20 0,16
Casfluide
0,18
0,14
Ε
0,16 Hp80%
Casfluide
0,14 0,12 Hp80%
Hp60%
Hp60%
0,12 Hp40% 0,10
Hp40%
0,10 Hp20%
0,08 Hp20%
0,08
0,06 0,06
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
s(cm) s(cm)
77
Chapitre 4 Résultats et interprétations
d’eau chaude et froide les 50% pour une épaisseur de 80% alors que pour ces mêmes
conditions, la couche poreuse (s=0 cm), entraîne une diminution du TAE d’environ 50%.
Toute augmentation au-delà de l’espacement optimal entraîne une diminution sensible de
ce taux (à 25cm d’espacement le taux n’est que de 14% à Hp=80%).
Cependant, dans le cas d’un faible rapport des débits, et pour des épaisseurs
inférieures à 80%, les meilleurs TAE sont obtenues pour les grands espacements : par
exemple pour Rd=0.4, le (TAE) maximal est obtenu pour l’espacement 25cm.
0.2
0,6
0.1
0,4
0.0
0,2 -0.1
-0.2
0,0 Cas fluide
TAE
TAE
-0.3
Hp80% Hp80%
-0,2
-0.4 Hp60%
Casfluide Hp60%
-0,4 Hp40% -0.5 Hp40%
Hp20%
Hp20% -0.6
-0,6
-0.7
0 5 10 15 20 25 0 5 10 15 20 25
s(cm) s(cm)
0.3
0.2
0.1
0.0
-0.1
-0.2
TAE
-0.3 Casfluide
-0.4 Hp80%
Hp60%
-0.5
Hp40%
-0.6
Hp20%
-0.7
-0.8
0 5 10 15 20 25
s(cm)
78
Chapitre 4 Résultats et interprétations
Figure 4.8 : Effet de l’espacement entre ailettes sur le taux d’amélioration de l’efficacité
La figure 4.9 montre que l’augmentation de l’espacement réduit
considérablement la chute de pression. Le taux de réduction est d’autant plus important
dans le cas d’une grande épaisseur. Ceci permet de tirer double profit des effets positifs
de l’augmentation de l’épaisseur à savoir, améliorer le transfert thermique d’une part et
réduire les pertes d’énergie mécanique d’autre part.
180
120 20% 20%
40% 160 40%
100 60% 60%
140
80% 80%
80 120
∆P (mm H2)
∆P (mm H2O)
100
60
80
40 60
40
20
20
0 0
2 4 6 8 10 12 2 4 6 8 10 12
s(cm) s(cm)
Qf = 7 l/min Qf = 9 l/min
79
Chapitre 4 Résultats et interprétations
l’épaisseur et le rapport des débits sont variés. D’après la figure 4.10, nous avons relevé
les comportements suivants :
- Pour des rapports de débits supérieurs à 1 et pour une épaisseur de l’ordre de 80%,
l’augmentation de la dimension des pores favorise le transfert thermique jusqu’à une
valeur optimale (dp = 1 mm) à partir de laquelle l’efficacité diminue, alors que pour les
autres épaisseurs on a enregistré dans l’ensemble une augmentation de E avec dp.
- Pour les rapports de débits inférieurs à l’unité, les ailettes poreuses dont l’épaisseur est
de 80% gardent le même comportement que pour Rd > 1, par contre pour les autres
épaisseurs, l’augmentation de dp réduit l’efficacité jusqu’à une valeur critique au-delà de
laquelle il y a augmentation.
Dans le cas des ailettes à grande dimension des pores (dp =2 mm), si on examine
l’influence de l’augmentation de l’épaisseur sur l’efficacité, on observe un phénomène
oscillatoire aux faibles rapports des débits qui tend à disparaître quand Rd augmente.
C’est le seul cas où a été enregistrée une amélioration des performances thermiques de
l’échangeur aux faibles épaisseurs et faibles rapports des débits, qui diminuent ensuite
jusqu’à une valeur critique de l’ordre de 40% à partir de laquelle elles augmentent de
nouveau pour atteindre leur maximum pour une épaisseur de l’ordre 60%. Une
augmentation plus que cette valeur ne fait que décroître l’efficacité. Par contre, les
ailettes à faible dimension des pores (dp = 0.67 mm) ont un comportement similaire à
celui des ailettes à dp = 1 mm qui a été discuté dans le paragraphe précédent, sauf que
celles-ci ont une épaisseur optimale de l’ordre 60% à partir de laquelle son augmentation
ne fait que diminuer l’efficacité.
80
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0,26 0,22
Hp20% 0,21
0,25
Hp40% 0,20
0,24 Hp60%
0,19
Hp80%
0,23 0,18
0,17
0,22
0,16
Ε
Ε
0,21
0,15 Hp20%
0,20 0,14 Casfluide Hp40%
0,13 Hp60%
0,19
0,12 Hp80%
Casfluide
0,18
0,11
0,17 0,10
0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0
dp (mm) dp (mm)
0,21 0,23
0,16
0,18
0,15
Hp20% Hp20%
0,17 Hp40%
0,14 Hp40%
Casfluide Hp60% Hp60%
0,13 0,16
Hp80% Hp80%
0,12 0,15
0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0
dp (mm) dp (mm)
81
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0,21 0,29
Hp20% Hp20%
0,28
0,20 Hp40%
0,27
Hp40%
Hp60% Hp60%
0,19
Hp80% 0,26
Hp80%
0,18 0,25
0,24
0,17
Ε
Ε
0,23
0,16 0,22
0,15 0,21
0,20
0,14
0,19
Casfluide Casfluide
0,13 0,18
0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0
dp (mm) dp(mm)
Figure 4.10 : Effet de la dimension des pores sur l’efficacité de l’échangeur de chaleur.
82
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0,55
0,25 Hp20% Hp20%
0,50
Hp40% Hp40%
0,45 Hp60%
0,20 Hp60%
Hp80% 0,40 Hp80%
0,15 0,35
0,30
TAE
TAE
0,10 0,25
0,20
0,05 Casfluide 0,15
0,10 Casfluide
0,00 0,05
0,00
-0,05 -0,05
0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0
dp (mm) dp (mm)
0,16
0,25 Hp20%
0,14 Hp20%
0,12 Hp40%
Hp40% 0,20
0,10 Hp60%
Hp60%
0,08
Hp80% Casfluide 0,15 Hp80%
0,06
0,04
0,10
0,02
TAE
TAE
0,00
0,05
-0,02
-0,04 0,00
-0,06
-0,08
-0,05
-0,10 Casfluide
-0,12 -0,10
-0,14
0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0 0,4 0,6 0,8 1,0 1,2 1,4 1,6 1,8 2,0
dp(mm) (dp(mm))
Figure 4.11 : Effet de la dimension des pores sur le taux d’amélioration de l’efficacité
grande facilité de circulation du fluide. Elle est plus visible pour le cas de l’épaisseur
80% où le taux de réduction de la chute de pression entre dp=0.67 mm et dp=2 mm atteint
environ 88 % pour un débit du fluide froid de 9 l/min.
100 160
Hp40% Hp40%
Hp60% 140
Hp60%
80 Hp80% Hp80%
120
100
∆P (mm H2O)
∆P (mm H2O)
60
80
40
60
40
20
20
0 0
0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 1.8 2.0 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 1.4 1.6 1.8 2.0
dp (mm) dp (mm)
Qf = 7 l/min Qf = 9 l/min
84
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0.32
0.50
AT6(80%) AT6(80%)
0.30
0.45 AT2(40%) AT2(40%)
0.28
CP (20%) CP (20%)
0.40
0.26 AL (60%)
AL (60%)
0.35 0.24
0.30 0.22
Ε
0.20
Ε
0.25
0.18
0.20
0.16
0.15
0.14
0.10
0.12
0.05 0.10
Rd Rd
85
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0.45 0.29
0.28
0.40 0.27
0.26
0.35
0.25
0.30 0.24
0.23
0.25 0.22
Ε
Ε
0.21
0.20 0.20
0.19
0.15
0.18
0.55 0.34
AT12(40%) AT12(40%)
0.50 AT25(80%) 0.32 AT25(80%)
0.45 AL (20%) AL (20%)
0.30
0.40 0.28
0.35
0.26
Ε
0.30
0.24
0.25
0.22
0.20
0.20
0.15
0.18
0.10
0.16
0.0 0.2 0.4 0.6 0.8 1.0 1.2 0 1 2 3 4 5
Rd Rd
86
Chapitre 4 Résultats et interprétations
65
AT12(80%)
100 60
AL (40%)
55
50
45
∆P (mm H2O)
∆P (mm H2O)
40
35
10 30
25
20
AT6(80%) 15
AT2(40%) 10
AL (60%) 5
1
0.90 0.95 1.00 1.05 1.10 1.15 1.20 0.90 0.95 1.00 1.05 1.10 1.15 1.20
Rd Rd
87
Chapitre 4 Résultats et interprétations
0.26 0.14
CP Casfluide
0.24 0.13 CP Casfluide
AL AL
0.22 0.12
0.20 0.11
0.18 0.10
0.16 0.09
Ε
Ε
0.14 0.08
0.12 0.07
0.10 0.06
0.08 0.05
0.06 0.04
0 20 40 60 80 0 20 40 60 80
Hp (%) Hp (%)
0.24
CP Casfluide
0.22 AL
0.20
0.18
0.16
Ε
0.14
0.12
0.10
0.08
0 20 40 60 80
Hp (%)
88
Chapitre 4 Résultats et interprétations
Conclusion
Le but de ce présent travail est l’étude de l’amélioration de l’efficacité de
l’échangeur de chaleur par insertion des ailettes poreuse. Les résultats obtenus nous ont
permis de conclure que :
-L’utilisation des ailettes poreuses améliore l’efficacité de l’échangeur de
chaleur par rapport au cas d’utilisation d’une couche poreuse.
-Le taux d’augmentation de l’efficacité dépend de plusieurs paramètres, à
savoir : le rapport des débits, l’épaisseur et l’espacements entre ailettes poreuses, la
dimension des pores ainsi que de la configuration géométrique (ailettes transversales et
ailettes longitudinales).
89
Conclusion générale
Nombreuses sont les études numériques et expérimentales qui ont démontré que
l’utilisation des milieux poreux favorise d’avantage le transfert de chaleur. Le présent
travail s’inscrit dans ce cadre et possède comme objectif principal l’étude de l’évolution
des paramètres efficacité-chute de pression d’un échangeur de chaleur bitubes en fonction
de divers facteurs à savoir : épaisseur, espacements entre ailettes, disposition du milieu
poreux (couche poreuse, ailettes transversales et longitudinales) et dimension de ses pores
afin d’essayer de trouver des cas où il y a une optimisation entre l’amélioration de
l’efficacité d’une part, et l’augmentation des chutes de pression d’autre part.
Pour se faire, nous avons réalisé un banc d’essai constitué d’un échangeur de
chaleur à tubes concentriques à l’échelle pilote où le milieu poreux est placé sur la
surface externe du tube intérieur. L’expérimentation consiste à faire varier plusieurs
paramètres liés à l’écoulement (Rd) et au milieu poreux (Hp, s, dp) et mesurer chaque fois
les températures d’entrée et de sortie des fluides chaud et froid à l’aide de thermocouples
ainsi que la chute de pression dans l’espace annulaire.
Les principaux résultats obtenus peuvent se résumer comme suit :
- L’augmentation du rapport des débits jusqu’à une valeur critique de l’ordre 1.5 réduit
l’efficacité de chaleur qui devient croissante avec ce paramètre au-delà de cette valeur.
En contre partie, il y a accroissement des chutes de pression.
- Les plus faibles efficacités sont obtenues pour le cas de la disposition en couche et
l’arrangement du milieu poreux sous forme d’ailettes transversales conduit à une nette
amélioration des performances thermiques et hydrauliques (chute de pression).
- Dans le cas des rapports Rd≥1, l’efficacité de l’échangeur de chaleur augmente avec
l’espacement jusqu’à une valeur optimale de s (de l’ordre de 6 cm) au-delà de laquelle on
observe une diminution des performances. Pour des rapports des débits inférieur à l’unité
(Rd<1), les meilleurs valeurs de l’efficacité sont généralement obtenues aux grands
espacements.
- L’analyse de l’effet de la dimensions des pores a montré que pour le cas de Rd>1 et
Hp=80%, l’augmentation de la dimension des pores favorise le transfert thermique
jusqu’à une valeur optimale dp=1mm à partir de laquelle l’efficacité diminue, alors que
pour les autres épaisseurs il a été enregistré l’augmentation de E avec dp. Pour Rd <1, le
même comportement est conservé à Hp=80%, par contre pour les autres épaisseurs,
l’augmentation de la dimension des pores réduit l’efficacité jusqu’à une valeur critique à
partir de laquelle on note une augmentation.
- Carman et Kozeny ont proposé une formulation mathématique développée à partir d’un
modèle capillaire :
ε3 d2
K=
36C (1 − ε )
2
Où :
- D’autres chercheurs ont utilisé une formule analogue à celle de Carman-Kozeny pour
un milieu formé de billes :
d 2 .ε 3
K=
A(1 − ε )
2
- Modèle série
Dans ce modèle, le flux de chaleur traverse successivement les phases solide et fluide et la
⎛1⎞
résistance thermique due au milieu poreux ⎜⎜ ⎟⎟ est égale à la somme des résistances
⎝ ke ⎠
thermiques dans chacune des phases.
1 ε 1− ε
= +
ke k f ks
Où :
ke : conductivité thermique effective (W/m K)
ks : conductivité thermique de la phase solide (W/m K)
kf : conductivité thermique de la phase fluide (W/m K)
ε : porosité
ks kf ks
Flux de chaleur
Dans ce modèle, le flux de chaleur traverse les deux phases (fluide et solide) en même temps.
La conductivité effective (ke) est alors égale à la somme pondérée des taux d’occupation
d’espace des conductivités phasiques.
ke = ε ⋅ k f + (1 − ε ) ⋅ k s
ks
kf
Flux de chaleur
ks
- Modèle de Maxwell
Ce modèle convient pour le cas de sphères solides lâchées aléatoirement dans un milieu
continu et lorsque la porosité est importante.
kS
2ε + (3 − 2ε )
ke kf
=
kf
(3 − ε ) + ε k S
kf
⎡ ⎛ kf ⎞ ⎛ ⎞ ⎤
⎢ ⎜⎜1 − ⎟⎟ β ⎜ ⎟ ⎥
ke 2 1− ε ⎢ ⎝ ks ⎠ ⎜ 1 ⎟ β +1 β −1 ⎥
= 1− 1− ε + ln − −
kf ⎛ k f ⎞ ⎢⎢ ⎛ k f ⎞ 2 ⎜ k f ⎟ 2 kf ⎥
⎜⎜1 − β ⎟⎟ ⎜1 − β ⎟ ⎜ β ⎟ ⎜ ⎟ 1− β⎥
⎝ k ⎢
⎠ ⎣⎝⎜ ks ⎠ ⎟ k
⎝ s ⎠ k ⎥
s s
⎦
10
⎛1− ε ⎞ 9
Avec : β = A⎜ ⎟
⎝ ε ⎠
- Modèle de Hadley
Ce modèle est valable pour les structures périodiques. Il a été construit à partir du modèle de
Maxwell par introduction d'une fonction de calage.
2
k ⎛k ⎞ k
εf 0 + S (1 − εf 0 ) 2⎜ S ⎟ (1 − ε ) + (1 + 2ε ) S
keff kf ⎜k ⎟ kf
= (1 − α 0 ) + α0 ⎝ ⎠
f
k
kf 1 − ε (1 − f 0 ) + S ε (1 − f 0 ) (2 − ε ) kS + 1 − ε
kf kf
Avec f 0 = 0.8+0.1 ε
α 0 =α 0 ( ε )
Log α 0 = - 4.898 ε : pour 0 ≤ ε ≤ 0.0827
Log α 0 = -0.405 -3.154( ε − 0.0827) : pour 0.0827 ≤ ε ≤ 0.298
Log α 0 = -1.084 -6.778( ε − 0.298) : pour 0.298 ≤ ε ≤ 0.580
Annexe B
Plusieurs modèles ont été proposés pour l’évaluation de la viscosité effective. Dans le tableau
B.1 sont regroupés quelques uns.
Frankel et Akrivos ⎡ ⎛ 1 − ε ⎞1 / 3 ⎤
−1
µe
= C ⎢1 − ⎜⎜ ⎟⎟ ⎥
µ ⎢ ⎝ (1 − ε ) max ⎠ ⎥
⎣ ⎦
Suspension concentrée
9
C= pour seulement
8
( 1 − ε ) → (1 − ε ) max