LOUBADI Memoire 2020
LOUBADI Memoire 2020
Intitulé
2
Dédicace
En signe de respect et de reconnaissance, je dédie ce modeste
travail à :
Ames parents les plus chers au monde qui m’ont tout donné
encouragement, soutiens et surtout amour, que Dieu le tout
puissant les protègent.
Loubadi Souaad
3
Sommaire
Introduction
Chapitre I : Généralités
I. Introduction ………………………………………………………………………. 01
1. Rappels………………………………………………………………………...…. 01
2. Systèmes cristallins……………..........................………………………………... 02
II. Eléments et opérations de symétrie ……………………………………………... 03
1. Définition de la symétrie ………………………………………………………… 03
2. Eléments de symétrie ……………...............…………………………………….. 03
3. Les 32 classes de symétrie d’orientations ………………………………………... 09
4. Combinaison des éléments de symétrie de la classe mm2 ……………………….. 10
4
Introduction
Un cristal est un solide dont la structure microscopique est caractérisée par une répétition
périodique en trois dimensions d’un motif composé d’atomes, donc il possède une structure
ordonnée. L’étude de l’ordre et du désordre est la préoccupation centrale de cette science [1].
Un groupe spatial résulte de la combinaison d’un mode de réseau de Bravais avec une
classe de symétrie d’orientation appartenant au même système. A chacune des 32 classes de
symétrie vont donc correspondre plusieurs groupes spatiaux, pour les dénombrer on utilise la
notation de Hermann et Mauguin.
Dans le premier chapitre, les notions de base concernant le cristal, à savoir, le réseau
ponctuel, le motif et la maille sont abordées. Par la suite, les éléments de symétrie avec leurs
différentes représentation : stéréographique, matricielle sont présentés. Ces derniers permettent
de vérifier, à partir de la combinaison des éléments principaux, l’existence d’autres éléments de
symétrie.
5
Chapitre I Généralités
I. Introduction
1. Rappel
a) Réseau ponctuel : Un réseau ponctuel (réseau de points) est une répartition périodique
de points. Il est uni- bi ou tridimensionnel.
d) Maille: On appelle maille la structure géométrique la plus simple qui par translation
dans les trois directions de l’espace, permet de générer le réseau dans son ensemble.
𝑐⃗
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
6
Chapitre I Généralités
2. Systèmes cristallins
Les cristaux se classent en systèmes cristallins suivant la symétrie de leurs faces, définie
pare des axes de symétrie autour desquels le cristal peut tourner en présentant toujours le même
aspect. Ceci conduit à sept (7) systèmes cristallins tridimensionnels. Ce sont les sept systèmes
cristallins : le triclinique, le monoclinique, l’orthorhombique, le quadratique, le rhomboédrique,
l’hexagonal et le cubique.
Cubique
7
Chapitre I Généralités
• Volume de la maille : 𝑉 = 𝑎. 𝑏. 𝑐
Exemple : La bismuthinite.
Une figure géométrique est dite symétrique s’il est possible de la superposer à elle-même
par une opération de symétrie.
2. Eléments de symétrie
Deux figures sont dites mutuellement symétriques si on peut les faire coïncider par une
opération géométrique (transformation géométrique). Cet opérateur géométrique est appelé
"élément de symétrie". Les éléments de symétrie connus sont :
8
Chapitre I Généralités
Axes inverses (𝐧 ̅, 𝟐
̅): 𝟏 ̅, 𝟑
̅, 𝟒
̅, 𝟔
̅ (Figure I.6)
𝐦
Axes hélicoïdaux (𝐧𝐦 ): 𝐧𝐦 = (𝐧, 𝐧 𝐭⃗), figure I.7.
9
Chapitre I Généralités
Symbole
Axe Nomination Interpretation
graphique
Axe binaire
2 Rotation de π autour de 𝑐⃗
direct
10
Chapitre I Généralités
Lorsqu’ il n’existe qu’un seul axe de rotation, direct ou inverse, il est commode de choisir
l’axe des pôles selon cette direction. Les figures ci – dessous, donnent la projection
stéréographique des positions équivalentes obtenues en appliquant les différents axes de symétrie
de la classe mm2.
+1/2
2 21 mm2
Opération 2 : 2 // 𝐜⃗
1̅ 0 0
[2]𝑐 = [0 1̅ 0]
0 0 1
𝑥′ 𝑥 1̅ 0 0 𝑥 𝑥̅
[𝑦′] = [2̃] [𝑦] = [0 ̅1 0] [𝑦] = [𝑦̅]
𝑧′ 𝑧 0 0 1 𝑧 𝑧
𝑥, 𝑦, 𝑧 2//𝑐⃗ 𝑥̅ , 𝑦̅, 𝑧
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
11
Chapitre I Généralités
Opération 21 : 21 // 𝐜⃗
1̅ 0 0 0
[21 ]𝑐 [0 1̅ 0] , [ 0 ]
0 0 1 1/2
𝑥′ 𝑥 0 1̅ 0 0 𝑥 0 𝑥̅
[𝑦′] = [2̃] [𝑦] + [ 0 ] = [0 1̅ 0] [𝑦] + [ 0 ] = [ 𝑦̅ ]
𝑧′ 𝑧 1/2 0 0 1 𝑧 1/2 1/2 + 𝑧
+1/2
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
⃗⃗, 𝒄
⃗⃗) : b dans le plan (𝒃
Opération 𝒎 = (𝒎, 𝟎 ⃗⃗)
1̅ 0 0
[𝑚]𝑏𝑐 [0 1 0]
0 0 1
𝑥′ 𝑥 0 1̅ 0 0 𝑥 0 𝑥̅
̃ ] [𝑦] + [0] = [0 1 0] [𝑦] + [0] = [𝑦]
[𝑦′] = [𝑚
𝑧′ 𝑧 0 0 0 1 𝑧 0 𝑧
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
12
Chapitre I Généralités
1 0 0 1/2
[𝑎]𝑎𝑐 [0 1̅ 0] , [ 0 ]
0 0 1 0
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
1̅ 0 0 0
[𝑏]𝑏𝑐 [0 1 0] , [1/2]
0 0 1 0
𝑥′ 𝑥 0 1̅ 0 0 𝑥 0 𝑥̅
̃ ] [𝑦] + [1/2] = [0
[𝑦′] = [𝑚 1 0] [𝑦 ] + [ 1/2] = [ 1/2 + 𝑦]
𝑧′ 𝑧 0 0 0 1 𝑧 0 𝑧
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
1 0 0 0
[𝑐]𝑎𝑐 [0 1̅ 0] , [ 0 ]
0 0 1 1/2
𝑥′ 𝑥 0 1 0 0 𝑥 0 𝑥
̃ ] [𝑦] + [ 0 ] = [0 1̅
[𝑦′] = [𝑚 0] [𝑦] + [ 0 ] = [ 𝑦̅ ]
𝑧′ 𝑧 1/2 0 0 1 𝑧 1/2 1/2 + 𝑧
13
Chapitre I Généralités
+1/2 𝑏⃗⃗
𝑎⃗
𝟏 𝟏
⃗⃗ + 𝒄
Opération 𝒏 = (𝒎, 𝟐 𝒃 ⃗⃗, 𝒄
⃗⃗) : n dans le plan (𝒃 ⃗⃗)
𝟐
1̅ 0 0 0
[𝑛]𝑏𝑐 [0 1 0] , [1/2]
0 0 1 1/2
𝑥′ 𝑥 0 1̅ 0 0 𝑥 0 𝑥̅
[𝑚 ] 𝑦
[𝑦′] = ̃ [ ] + [1/2] = [0 𝑦
1 0] [ ] + [ 1/2]=[ 1/2 + 𝑦]
𝑧′ 𝑧 1/2 0 0 1 𝑧 1/2 1/2 + 𝑧
+1/2
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
14
Chapitre I Généralités
Triclinique 𝟏 , 1̅
Monoclinique 𝟐, 𝒎, 𝟐/𝒎
1 0 0 1̅ 0 0 1̅ 0 0
[𝑚]𝑎𝑐 × [𝑚]𝑏𝑐 = [0 1̅ 0] × [0 1 0] = [0 1̅ 0]
0 0 1 0 0 1 0 0 1
1 0 0 0 1̅ 0 0 0
[𝑚]𝑎𝑐 × [𝑏]𝑏𝑐 = [0 1̅ 0] , [0] × [0 1 0] , [1/2]
0 0 1 0 0 0 1 0
1 0 0 1̅ 0 0 0 0 1̅ 0 0 0
= [0 ̅1 0] × [0 1 0] , [0] + [1/2] = [0 1̅ 0] , [1/2]
0 0 1 0 0 1 0 0 0 0 1 0
15
Chapitre I Généralités
𝑐⃗
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
On peut illustrer ce fait, sur la figure II.2 par un miroir (m) dans le plan (𝑎⃗, 𝑏⃗⃗), par
exemple :
𝑐⃗
𝑡⃗ −
−𝑡⃗′
𝑡⃗′ 𝑡⃗
𝑏⃗⃗
𝑡⃗ + 𝑡⃗′
𝑎⃗ 𝑡⃗′
16
Chapitre I Généralités
Figure II.2 : Effet d’un miroir (m) dans le plan (𝑎⃗, 𝑏⃗⃗).
1 0 0 𝑥 𝑥
⃗𝑡⃗ ′ = [𝑚]𝑥𝑦 𝑡⃗ = [0 𝑦 𝑦
1 0] [ ] = [ ]
0 0 1̅ 𝑧 𝑧̅
Formons : 𝑡⃗ + 𝑡⃗′ et 𝑡⃗ − 𝑡⃗′ .
𝑥 1 0 0 𝑥 𝑥 𝑥 0 0
[𝑦] − [0 1 0] [𝑦] = [𝑦] − [𝑦] = [ 0 ] = [ 0 ]
𝑧 0 0 1̅ 𝑧 𝑧 𝑧̅ 2𝑧 𝑤
Nous obtenons :
1
𝑥= 𝑢
2
1
𝑦= 𝑣
2
1
𝑧= 𝑤
2
D’où :
1
𝑡⃗ = (𝑢𝑎⃗ + 𝑣𝑏⃗⃗ + 𝑤𝑐⃗)
2
17
Chapitre I Généralités
𝒖 𝒗 𝒘 𝒕⃗
0 0 0 ⃗0⃗
1
1 0 0 𝑏⃗⃗
2
1
0 1 0 𝑏⃗⃗
2
1
0 0 1 𝑐⃗
2
1
1 1 0 (𝑎⃗ + 𝑏⃗⃗)
2
1
1 0 1 (𝑎⃗ + 𝑐⃗)
2
1
0 1 1 (𝑏⃗⃗ + 𝑐⃗)
2
1
1 1 1 (𝑎⃗ + 𝑏⃗⃗ + 𝑐⃗)
2
Pour : 𝑡⃗ = ⃗0⃗, on obtient le réseau orthorhombique simple qui corresponde au mode P ; les
1 1
translations 2 𝑎⃗ ou2 𝑏⃗⃗ correspondent à des solution contraires aux hypothèses de départ. La
1 1 1
solution (𝑎⃗ + 𝑏⃗⃗); (𝑎⃗ + 𝑐⃗) ou (𝑏⃗⃗ + 𝑐⃗)corresponde aux modes de réseau C, A, B
2 2 2
1
respectivement. La dernière solution 𝑡⃗ = 2 (𝑎⃗ + 𝑏⃗⃗ + 𝑐⃗) correspond à une maille centrée I.
On distingue quatre types de mailles selon la disposition des atomes (et donc des nœuds du
réseau) dans la maille tableau II.2.
18
Chapitre I Généralités
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
𝑐⃗ 𝑐⃗
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
La nouvelle maille (en gras) primitive (mode P) n’est pas compatible avec la
symétrie du réseau. En effet, les angles ne sont plus droits, on retourne alors au mode C qui
est compatible avec la symétrie du réseau.
19
Chapitre I Généralités
𝑐⃗
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
Figure II.5 : Centrage de la face B.
Mode A : Il en est de même pour le mode A, en échangeant les axes 𝑎⃗ et 𝑐⃗, le mode A se
transforme également en mode C.
𝑐⃗
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
20
Chapitre I Généralités
𝑐⃗
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
Le mode F se transforme en mode P (V’<V). Mais, attention !, cette nouvelle maille n’est
pas compatible avec la typologie du système. On revient alors au mode F.
Résultat : Les modes des réseaux de Bravais pour le système orthorhombique est : P, C, I et F.
Système Mode
Triclinique P
Monoclinique P, C
Orthorhombique P, C, F, I
Quadratique P, I
Rhomboédrique P ou R
Hexagonal P
Cubique P, I, F
21
Chapitre I Généralités
Le groupe spatial sera donc composé de la lettre majuscule : le mode P(C,I,F), suivi de :
• ⃗⃗ :
Chiffre ou lettre relatifs à 𝒂
⃗⃗,
Si chiffre (axe 2 ou 21) selon 𝒂
⃗⃗,
Si lettre (miroir m ou plan de glissement : a, b, c, d, n ou d) dont la normale est selon 𝒂
• ⃗⃗ :
Chiffre ou lettre relatifs à 𝒄
⃗⃗,
Si chiffre (axe 2 ou 21) selon 𝒄
⃗⃗.
Si lettre (miroir m ou plan de glissement : a, b, c, d, n ou d) dont la normale est selon 𝒄
Dans notre cas (classe mm2), nous avons un miroir (m) ou un plan de glissement (a, b, c, n
⃗ , suivi d’un
ou d) relatifs à 𝐚⃗⃗, suivi d’un autre miroir ou d’un autre plan de glissement relatifs à 𝐛
autre axe direct d’ordre 2 ou d’un axe hélicoïdal 21 relatifs à 𝐜⃗.
Le dénombrement des groupes spatiaux peut se faire à l’aide d’une méthode géométrique
dont le principe est :
On construit, dans un premier temps, les groupes avec les deux premiers éléments de la
classe, puis, nous essayerons de voir s’il y a un axe 2 ou 21 qui est généré à partir de la
combinaison des deux premiers éléments. Nous garderons seulement les groupes possibles.
Plusieurs groupes spatiaux peuvent être présentés par le même stéréogramme, nous choisissons,
dans ce cas, les groupes qui sont dans les I.T.C (International Tables of Crystallography).
𝑃𝑎𝑎2,𝑃𝑎𝑎21 , 𝑃𝑎𝑏2, 𝑃𝑎𝑏21 , 𝑃𝑎𝑐2, 𝑃𝑎𝑐21 , 𝑃𝑎𝑑2, 𝑃𝑎𝑑21 , 𝑃𝑎𝑛2, 𝑃𝑎𝑛21 , 𝑃𝑎𝑚2,
𝑃𝑎𝑚21 , 𝑃𝑏𝑎2, 𝑃𝑏𝑎21 , 𝑃𝑏𝑏2, 𝑃𝑏𝑏21 , 𝑃𝑏𝑐2, 𝑃𝑏𝑐21 , 𝑃𝑏𝑑2, 𝑃𝑏𝑑21 , 𝑃𝑏𝑛2, 𝑃𝑏𝑛21 , 𝑃𝑏𝑚2,
𝑃𝑏𝑚21 , 𝑃𝑐𝑎2, 𝑃𝑐𝑎21 , 𝑃𝑐𝑏2, 𝑃𝑐𝑏21 , 𝑃𝑐𝑐2, 𝑃𝑐𝑐21 , 𝑃𝑐𝑑2, 𝑃𝑐𝑑21 , 𝑃𝑐𝑛2, 𝑃𝑐𝑛21 , 𝑃𝑐𝑚2,
22
Chapitre I Généralités
𝑃𝑐𝑚21 , 𝑃𝑑𝑎2, 𝑃𝑑𝑎21, 𝑃𝑑𝑏2, 𝑃𝑑𝑏21 , 𝑃𝑑𝑐2, 𝑃𝑑𝑐21 , 𝑃𝑑𝑑2, 𝑃𝑑𝑑21 , 𝑃𝑑𝑛2, 𝑃𝑑𝑛21, 𝑃𝑑𝑚2,
𝑃𝑑𝑚21 , 𝑃𝑛𝑎2, 𝑃𝑛𝑎21 , 𝑃𝑛𝑏2, 𝑃𝑛𝑏21 , 𝑃𝑛𝑐2, 𝑃𝑛𝑐21 , 𝑃𝑛𝑑2, 𝑃𝑛𝑑21 , 𝑃𝑛𝑛2, 𝑃𝑛𝑛21 , 𝑃𝑛𝑚2,
𝑃𝑛𝑚21 , 𝑃𝑚𝑎2, 𝑃𝑚𝑎21 , 𝑃𝑚𝑏2, 𝑃𝑚𝑏21 , 𝑃𝑚𝑐2, 𝑃𝑚𝑐21 , 𝑃𝑚𝑑2, 𝑃𝑚𝑑21 , 𝑃𝑚𝑛2, 𝑃𝑚𝑛21 ,
𝑃𝑚𝑚2, 𝑃𝑚𝑚21 .
Sauf que certains de ces groupes ne sont pas réalisables géométriquement. En effet :
Il est géométriquement impossible de considérer les groupes spatiaux contenant des plans de
glissement a, b ou c relatifs aux directions 𝑎⃗ , 𝑏⃗⃗ ou 𝑐⃗ , respectivement, puisque la normale de
chacun de ces plans doit être parallèle à la direction 𝑎⃗, 𝑏⃗⃗ ou 𝑐⃗, respectivement, et la translation
1
2
𝑎⃗, 12 𝑏⃗⃗ ou 12 𝑐⃗ propre au plans a, b ou c, n’aura donc pas lieu.
,𝑃𝑎𝑎21 , 𝑃𝑎𝑏2, 𝑃𝑎𝑏21 , 𝑃𝑎𝑐2, 𝑃𝑎𝑐21 , 𝑃𝑎𝑛2, 𝑃𝑎𝑛21 , 𝑃𝑎𝑚2, 𝑃𝑎𝑚21 ,𝑃𝑎𝑎2
, 𝑃𝑏𝑏21 , 𝑃𝑐𝑏2, 𝑃𝑐𝑏21 , 𝑃𝑑𝑏2, 𝑃𝑑𝑏21 , 𝑃𝑛𝑏2, 𝑃𝑛𝑏21 , 𝑃𝑚𝑏2, 𝑃𝑚𝑏21 .𝑃𝑏𝑏2
Si les groupes spatiaux contiennent les plans d, la translation n’a pas lieu. Par ce que les plans d
sont propres a la structure du diamant et ne peuvent être observes que dans les groupes spatiaux
associés aux réseaux [7] :
𝑃𝑎𝑑2, 𝑃𝑎𝑑21 , 𝑃𝑏𝑑2, 𝑃𝑏𝑑21 , 𝑃𝑐𝑑2, 𝑃𝑐𝑑21 , 𝑃𝑑𝑎2, 𝑃𝑑𝑎21 , 𝑃𝑑𝑐2, 𝑃𝑑𝑐21 , 𝑃𝑑𝑑2, 𝑃𝑑𝑑21,
𝑃𝑑𝑛2, 𝑃𝑑𝑛21 , 𝑃𝑑𝑚2, 𝑃𝑑𝑚21 , 𝑃𝑛𝑑2, 𝑃𝑛𝑑21 , 𝑃𝑚𝑑2, 𝑃𝑚𝑑21 .
23
Chapitre I Généralités
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
𝑃𝑏𝑎2
𝑏⃗⃗
+1/2
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑏𝑐21
Les groupes : Pbn2 et Pbn21
24
Chapitre I Généralités
+1/2
𝑏⃗⃗
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑏𝑛21
𝑎⃗
𝑃𝑏𝑚2
Les groupes : Pca2 et Pca21
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑐𝑎21
25
Chapitre I Généralités
Les deux plans de glissement c, le premier relatif à 𝑎⃗ et le second relatif à 𝑏⃗⃗ génèrent un
axe direct d’ordre 2 selon 𝑐⃗. Le groupe Pcc21 qui a un axe hélicoïdal selon 𝑐⃗ n’aura donc pas
lieu. Le groupe possible (Pcc2) est représenté sur la figure suivante :
+1/2
𝑏⃗⃗
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑐𝑐2
Les groupes : Pcn2 et Pcn21
𝑏⃗⃗
+1/2
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑐𝑛2
26
Chapitre I Généralités
𝑏⃗⃗
+1/2 +1/2
𝑎⃗
𝑃𝑐𝑚21
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑛𝑎21
+1/2
𝑏⃗⃗
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑛𝑐2
27
Chapitre I Généralités
Les deux plans de glissement de type n, le premier relatif à 𝑎⃗ et le second relatif à 𝑏⃗⃗
génèrent un axe direct d’ordre 2 selon 𝑐⃗. Le groupe Pnn21 qui a un axe hélicoïdal selon 𝑐⃗ n’aura
donc pas lieu. Le groupe possible (Pnn2) est représenté sur la figure suivante :
𝑏⃗⃗
+1/2
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑛𝑛2
𝑏⃗⃗
+1/2 +1/2
𝑎⃗
𝑃𝑛𝑚21
28
Chapitre I Généralités
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
𝑃𝑚𝑎2
+1/2
𝑏⃗⃗
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑚𝑐21
29
Chapitre I Généralités
+1/2
𝑏⃗⃗
+1/2
𝑎⃗
𝑃𝑚𝑛21
Les deux plans m, le premier relatif à 𝑎⃗ et le second relatif à 𝑏⃗⃗ génèrent un axe direct
d’ordre 2 selon 𝑐⃗. Le groupe Pmm21 qui a un axe hélicoïdal selon 𝑐⃗ n’aura donc pas lieu. Le
groupe possible (Pmm2) est représenté sur la figure suivante :
𝑏⃗⃗
𝑎⃗
𝑃𝑚𝑚2
On peut observer que la projection des positions équivalentes du groupe Pbc21 dans le plan
(𝑎⃗, 𝑏⃗⃗) et la même que celui du groupe Pca21 dans le plan 𝑏⃗⃗, 𝑎⃗ , étant donné que les axes 𝑎⃗ et 𝑏⃗⃗
sont interchangeables. Les groupes Pbc21 et Pca21 sont donc équivalents :
30
Chapitre I Généralités
Il est à signaler, qu’entre deux groupes identiques, nous avons choisi celui des ITC
(International Tables of Crystallography) [9].
Groupe Pba2 :
1 1 1 1
, 𝑦, 𝑧 ; 2
−𝑥 , 2
+𝑦 ,𝑧; 2
,
+𝑥 −𝑦
2
, 𝑧 ; 𝑥̅ , 𝑦̅, 𝑧𝑥
Groupe Pna21 :
1 1 1 1 1
, 𝑦, 𝑧 ; 2
,
−𝑥 +𝑦 +𝑍
2 2
, ; 2
,
+𝑥 −𝑦
2
, 𝑧 ; 𝑥̅ , 𝑦̅, 12+𝑍𝑥
Groupe Pca21 :
1 1 1
, 𝑦, 𝑧 ; 2
−𝑥 , 𝑦, 𝑧 ; 2
,
+𝑥 −𝑦
2
, 𝑧 ; 𝑥̅ , 12−𝑦, 𝑧𝑥
Groupe Pcc2 :
1
, 𝑦, 𝑧 ; 2
−𝑥 , 𝑦, 12+𝑍 ; 𝑥, 12−𝑦, 1
2
+𝑍 ; 1
2
1
2
,
−𝑥 −𝑦 , 𝑧𝑥
Groupe Pnc2 :
1 1 1
, 𝑦, 𝑧 ; 2
,
−𝑥 +𝑦 +𝑍
2 2
, ; 𝑥, 12−𝑦, 1
2
+𝑍 ; 1
2
−𝑥 , 𝑦̅, 𝑧𝑥
Groupe Pnn2 :
1 1 1
, 𝑦, 𝑧 ; 2
−𝑥 +𝑦 +𝑍
2 2
, , ; 12+𝑥, 12−𝑦, 12+𝑍 ; 𝑥̅ , 𝑦̅, 𝑧𝑥
Groupe Pma2 :
1 1 1
, 𝑦, 𝑧 ; 2
−𝑥 , 𝑦, 𝑧 ; 2
,
+𝑥 −𝑦
2
, 𝑧 ; 𝑥̅ , 12−𝑦, 𝑧𝑥
Groupe Pmc21 :
1
, 𝑦, 𝑧 ; 2
−𝑥 , 𝑦, 𝑧 ; 𝑥, 12−𝑦, 1
2
+𝑍 ; 12−𝑥, 12−𝑦, 12+𝑍𝑥
31
Chapitre I Généralités
Groupe Pmn21 :
1 1 1 1
, 𝑦, 𝑧 ; 2
−𝑥 , 𝑦, 𝑧 ; 2
, ,
+𝑥 −𝑦 +𝑍
2 2
; 𝑥̅ , 12−𝑦, 12+𝑍𝑥
Groupe Pmm2 :
, 𝑦, 𝑧 ; 12−𝑥, 𝑦, 𝑧 ; 𝑥, 12−𝑦, 𝑧 ; 1
2
,1
−𝑥 −𝑦
2
, 𝑧𝑥
32
Chapitre I Généralités
Dans ce mémoire, nous avons utilisé une méthode géométrique pour dénombrer les
groupes spatiaux(ou groupes de recouvrement) issus de la classe mm2 du système
orthorhombique.
Le but essentiel de ce travail était, bien entendu, l’initiation à cette technique-simple et très
pratique de dénombrement des groupes spatiaux issus des différentes classes de symétrie pour les
différentes systèmes cristallins.
Dans un premier temps, nous avons d’abord commencé à dénombrer les modes de réseau
de Bravais pour le système orthorhombique. Nous avons trouvé qu’il en possède quatre : P, C, I
et F.
Puis nous avons considéré, à priori, toutes les combinaisons possibles pour le mode P,
d’une part et la classe mm2 d’autre part, en sachant que l’axe 2 peut être 2 ou 21 ou bien les plans
a, b, c, d, n, ou m, nous avons compté 72 groupes.
Nous avons, donc, été amené à étudier les groupes spatiaux issus de la classe mm2. En
comparant les stéréogrammes des 72 groupes du départ entre eux, nous avons trouvé que
seulement 10 sont distincts. Il est à signaler, qu’entre deux groupes identiques, nous avons choisi
celui des ITC (International Tables of Crystallography).
33
Chapitre I Généralités
Références :
[1] S. Dieter, C. Gervais.’ Cristallographie’, Presses polytechniques et universitaires
romandes, Lausanne, 2006.
[2] O. Bennoui,’Dénombrement des groupes spatiaux issus de la classe 4/m du système
quadratique’, Master 2, Univ. de M’sila, juin 2014.
[4] Ferahtia Souaad,’Dénombrement des groupes spatiaux issus de la classe 222 du système
orthorhombique’, Master 2, Univ. de M’sila, juin 2016.
[5] S. Naamoune, ’Dénombrement des groupes spatiaux issus de la classe 422 du système
quadratique’, Master 2, Univ. de M’sila, juin 2018.
[9] International Tables for Crystallography, vol. A: Space-group symmetry, Theo Hahn,
Kluwer Academic Publishers, 2005, [En ligne].
http://chembaby.com/wp-content/uploads/2019/02/Hann-Theo-International-Tables-For-
Crystallography.-Volume-A.-Space-group-Symmetry..pdf
(Pages consultées le 15/07/2020 ).
Ouvrages consultés :
1. Jean-Jacques Rousseau et Alain Gibaud, ‘Cristallographie géométrique et
radiocristallographie : avec exercices corrigés ‘, Dunod, Paris, mars 2007.
34
Chapitre I Généralités
6.
ملخص
في الشبكة البسيطة لنظام معيني متعامد المحاورmm2 تعداد المجموعات الفضائية الناتجة عن الفئة، هذا العام في إطار مشروعنا،لقد اخترنا
.باستخدام طريقة هندسية بسيطة للغاية
، الشبكة البلورية: قمنا بتذكير بعض المفاهيم األساسية لعلم البلورات الهندسية التي نعتبرها ضرورية لفهم ما تبقى من المذكرة،في الفصل األول
.الخلية األولية و خصائص مختلف األنظمة البلورية
في الفصل الرابع إلى المجموعات الفضائية يستخدم، تأثير مختلف عمليات التناظر قبل أن نتطرق: قمنا بعرض األسس الالزمة،في نفس الفصل
.هدا الجزء من المذكرة إلى أساسيات الحسابات المصفوفاتية
أوضاع شبكات برا فيس و تعدادها من وجهة نظر هندسية بحتة قمنا بإثبات وجود أربعة أنماط للنظام معيني متعامد، في الفصل الثاني،ناقشنا
.المحاور
. قمنا بتعداد المجموعات الفضائية الناتجة عن الفئة من نظام معيني متعامد المحاور، في الفصل الثالث،و أخيرا
. المجموعة الفضائية، mm2 الفئة، شبكة برا فيس، عنصر التناظر: كلمات مفتاحية
Résumé
Nous avons choisi cette année, dans le cadre de notre projet, de dénombrer les groupes spatiaux issus de la
classe mm2 dans le réseau primitif du système orthorhombique en utilisant une méthode géométrique très simple.
Nous avons rappelé, dans le premier chapitre, quelques notions fondamentales de la cristallographie
géométrique que nous estimons nécessaires pour la compréhension du restant du mémoire : réseau cristallin, maille
élémentaire et les caractéristiques des différents systèmes cristallins.
Dans ce même chapitre, nous avons exposé les bases nécessaires : effets des opérations de symétries qui
peuvent intervenir dans notre cas d’étude, avant d’aborder– au chapitre 3– les groupes spatiaux. Il n’est fait appel
dans cette partie du mémoire qu’à des notions élémentaires de calculs matriciels.
Dans le chapitre 2, nous avons exposé les modes de réseaux de Bravais et leur dénombrement d’un point de
vue purement géométrique. Nous avons, bien entendu, démontrer l’existence de quatre modes pour le système
orthorhombique.
Enfin, le chapitre 3 est consacré au dénombrement des groupes spatiaux issus de la classe mm2 du système
orthorhombique.
Mots clés : Eléments de symétrie, réseaux de Bravais, classe mm2, groupes spatiaux.
Abstract
We have chosen this year, within the framework of our project, to enumerate the space groups resulting from
the class mm2 in the primitive network of the orthorhombic system using a very simple geometric method.
We recalled, in the first chapter, some fundamental notions of geometric crystallography that we consider
necessary for the understanding of the remainder of the memory: crystal lattice, elementary lattice and the
characteristics of the different crystal systems.
In this same chapter, we have exposed the necessary basics: effects of the operations of symmetries that can
occur in our study case, before tackling - in chapter 3 - space groups. This part of the memory only uses elementary
notions of matrix calculations.
In Chapter 2, we discussed the modes of Bravais lattices and their enumeration from a purely geometric
method of view. We have, of course, demonstrated the existence of four modes for the orthorhombic system.
Finally, chapter 3 is devoted to the enumeration of space groups resulting from the mm2 class of the
orthorhombic system.
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