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Estimation et Traitement des Eaux Usées

Le document décrit les étapes de base pour estimer les débits et charges des eaux usées à traiter dans une station d'épuration. Il présente différentes méthodes pour estimer les débits moyens et de pointe des eaux usées en fonction de la disponibilité des données. Le document contient également des informations sur la détermination des charges polluantes.

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Estimation et Traitement des Eaux Usées

Le document décrit les étapes de base pour estimer les débits et charges des eaux usées à traiter dans une station d'épuration. Il présente différentes méthodes pour estimer les débits moyens et de pointe des eaux usées en fonction de la disponibilité des données. Le document contient également des informations sur la détermination des charges polluantes.

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Faculté Génie des Procédés

Département Génie de l’environnement

Cours de traitement physico-chimique et biologique des eaux usées

Estimation des débits et des charges des eaux usées

La détermination des débits et des caractéristiques des eaux usées à traiter constitue une étape
importante d’un projet d’assainissement puisqu’il s’agit des facteurs de base servant à établir la
capacité des ouvrages requis.

Le volume des eaux usées rejeté par habitant et par jour va généralement croissant avec la taille de
l’agglomération par suite de différences d’habitudes de vie et d’une plus grande contribution des
différents secteurs, Il varie aussi suivant les régions et leur niveau de développement. Il peut être
influencé par le mode de tarification de la consommation d’eau potable puisque généralement les
eaux usées présentent 70% des eaux consommées.

Le dimensionnement des systèmes d’épuration des eau usée nécessite la détermination des débits
de rejets qui arrivent à la station d’épuration , ainsi que leur variation en fonction du temps , de plus
il est également nécessaire de déterminer les débits massique de la pollution véhiculé par les eaux
usées

a- Estimation des débits

Les débits d’eaux usées varient beaucoup d’une installation à une autre, mais également dans le
temps, pour un établissement donné. Ces débits d’eaux usées et leur variation dans le temps étant
difficiles à établir, ils doivent faire l’objet d’une attention très particulière.

Pour l’estimation des données de base, deux scénarios peuvent exister

• Lorsque le projet proposé est dans une communauté avec un système de collecte existant,
des campagnes de mesure de débits en temps sec, sous différentes conditions de nappe
(nappe basse, nappe moyenne ou nappe haute), ainsi que des mesures de débits en temps
de pluie et de fonte des neiges, sont recommandées. Des données de consommation d’eau
potable recueillies à l’aide de compteurs d’eau peuvent être utilisées dans certains cas. Il faut
alors soustraire les débits utilisés pour des usages extérieurs, comme l’arrosage.
• Lorsque le système de collecte est inexistant, les archives historiques de la communauté
fournissent la meilleure estimation des eaux usées produites, pour les différents types
d’établissements, l’approche la plus courante consiste à utiliser des valeurs typiques que l’on
trouve dans la littérature, les données concernant la population actuelle peuvent être utilisé
pour l’estimation de la population future :

Pn =P0*(1+i) n

Avec

Pn : population à l’horizon considéré

P0 : population à l’année de référence

i : taux d’accroissement

n : nombre d’année entre l’horizon considéré et l’année de référence

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Remarque

L’Algérie a visé une dotation d’eau potable de 160 l/ha.j – 180 l/ha.j en fonction des régions

Calcul du débit de pointe

A cause de la difficulté à prévoir les variations journalières, en utilise une méthode simplifiée

Qp = p × Qmoyen

p = 1.5 + 2.5 / √Qm (l/s)

Home work 02

Relever de la littérature, les valeurs typiques des rejets des quelques établissements (en
mentionnant la référence de votre recherche).

Pour les administrations et les différents services en utilise les données de littérature par exemple :

➢ Établissement scolaire : 100l/élève. j


➢ Restaurant : 2000l/rest. j
➢ Etablissement sanitaire 400l/lit. j

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Exercice d’application : Evaluation des débits d’eau usée et de la charge de pollution


Il vous est demandé d’établir les données de base, concernant les débits d’eau usée (les débits
moyens et les débits max en temps sec et temps de pluie) et la charge de pollution, d’une
agglomération projetant de réaliser une station d’épuration pour traiter toutes les eaux usées
générées par l’agglomération :

Population actuelle 2018 :120 000 Equivalent-habitant avec un taux d’accroissement de 2.9% entre
2018 et 2030 et de 2.7% entre 2030 et 2045.

Les besoins en eau de l’administration et des services représentent l’équivalent de 35% des besoins
de la population en 2018 avec cependant un taux d’accroissement de 3.2% pour les horizons d’étude.

La dotation d’eau potable est prise égale à 170, 180 et 200 l/hab j pour 2018, 2030 et 2045
respectivement.

Déterminer les populations à différents horizons, les débits générés et les concentrations des
différents paramètres de pollution sachant que la population future peut être estimée en
considérant l’expression suivante :

Pn =P0*(1+i) n

Avec

Pn : population à l’horizon n (ex : 2030), P0 : population à l’horizon de base : 2018 ; n=(2030-2018=


12), i : taux d’accroissement (si 3%, i=0.03)

Et les taux de pollution générés pour différents paramètres sont :

DCO DBO5 MES NTK N -NH3 Total P


(g/eq-hab.j) (g/eq-hab.j) (g/eq-hab.j) (g/eq-hab.j) (g/eq-hab.j) (g/eq-hab.j)

Algérie 90 54 60 10 6 0.6

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Les systèmes de collecte des eaux usées


Il ya trois type de réseaux d’assainissement :

• Le réseau d’assainissement des eaux urbaines seules Système


• Le réseau d’assainissement des eaux pluviales seules separatif
• Réseau d’assainissement combiné (EU et EP) (système unitaire)
La notion d’équivalent habitant
L’équivalent habitant estime la charge polluante contenues dans un volume en moyenne de
180 l d’eau usée (150-200 l) produite par habitant par jour.
Exercice d’application
Soit une ville de 140.000 habitants. On admet une contribution moyenne de 80g de DBO 5
par habitant et par jour.

L’effluent de cette ville contient des solides en suspension ce qui rend nécessaire, au
minimum une épuration (décantation).

• Le traitement primaire réduira la DBO5 de 35%


• Un traitement secondaire (primaire + épuration biologique) réduira la DBO5 de 85%
D’autre part la rivière voisine a un débit moyen de 45m3/s et sa teneur en OD est de 6.0mg /l
et sa DBO5 est de 0.8mg/l.

Le problème est de savoir si cette rivière est capable d’accepter l’effluent de la ville, à
quelles conditions et quelle seront les conséquences de ce rejet.

Calculer :

• L’oxygène dissous disponible dans la rivière (kg/j)


• La DBO5 totale de la ville avant et après un traitement primaire (kg/j)
• L’oxygène dissous résiduel dans la rivière (après le rejet) en kg/j et en mg/l
• La valeur finale de la DBO5 de la rivière après le rejet
• Conclure quand a la qualité de l’eau (après le rejet)
Recommencer les calculs b) c) et d) dans le cas d’une épuration secondaire et
conclure

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Les traitements physiques

Les prétraitements

Comme il a été souligné précédemment, l’objectif d’installer des prétraitements en tête de la station
d’épuration est de séparer les matières les plus grossières et les éléments susceptibles de gêner les
étapes ultérieures de traitement.

Ils comprennent les opérations de dégrillage, tamisage, dessablage et déshuilage, pour les rejets
industriels, il est souvent souhaitable d’assurer leur homogénéisation de composition au niveau d’un
bassin tampon, qui permet par ailleurs d’éviter les variations du débit hydraulique et éventuellement
de la charge et assurer si nécessaire une pré neutralisation. L’emplacement de ces étapes sera au fil
d’eau.

Le dégrillage (Screens)

Le dégrillage et le tamisage sont des opérations mécaniques qui consistent à arrêter et à extraire les
corps solides en suspension dans l’effluent, cette élimination est nécessaire pour assurer la
protection des équipements et des conduites, elle s’effectue par le passage des eaux brutes à travers
une grille ou un tamis, composées des barreaux placés verticalement ou inclinés de 60à 80°C sur
l’horizontale.

Cette opération permet l’élimination jusqu’à 50% des matières en suspension et une grande
réduction de la charge organique à traiter.

L’épaisseur des barreaux et l’espace inter-barreaux varient en fonction du fait que le dégrillage est
grossier ou [Link] nettoyage de la grille est généralement assuré par un dispositif composé d’un
râteau qui se déplace de bas en haut, le râteau s’enfonce dans l’espace inter-barreau et transporte-le
rebus récupéré vers le bac. Le nettoyage peut être manuel ou automatique (les interventions

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peuvent être fréquentes) est déclenché soit par horloge ou par asservissement à la marche des
pompes ou par détection de la perte de charge à travers la grille.

Type de dégrilleur

Selon l’écartement entre les barreaux (ou les dimensions des mailles) en peut classer les dégrilleurs
comme suit :

• Predégrillage : espace entre les barreaux de 30- 100 mm : Pour empêcher les gros débris
lourds d’entrer dans les processus de traitement. Principalement utilisé dans les égouts
combinés en amont des unités de pompage et de relevage.
• Dégrillage moyen : espace entre les barreaux de 10- 30 mm : Pour enlever les petits solides.
Suit généralement un le dégrillage grossier
• Dégrillage fin : espace entre les barreaux de 3-10 mm : Peut être utilisé lorsque les processus
en aval n'incluent pas d’autre traitement primaire
• Microdégrillage : espace entre les barreaux de 1 µm-0.3mm : Utilisé avec des tamis très fins
pour le polissage des effluents.

Remarques

Deux dégrilleurs ou plus, nettoyés mécaniquement, doivent être placés de manière à ce qu'une unité
puisse être mise hors service sans nuire aux performances. Chacun doit avoir une capacité suffisante
pour dépasser le débit de pointe. La conception doit prévoir que chaque unité peut être isolée des
autres.

Dans les très petites usines, une seule unité peut être installée avec un canal de dérivation. Dans Le
canal de dérivation un dégrilleur nettoyé manuellement doit être placé.

Dimensionnement du dégrilleur

Les paramètres qu’on doit prendre en compte pour la mise en œuvre d’un dégrilleur :

• Débit d’eau (débit max, débit de pointe …)


• Vitesse d’écoulement :la vitesse doit être comprise entre 0.6 et 1 m/s (1m/s au débit de
pointe), pas assez faible pour éviter la décantation et pas assez élevée pour éviter le
colmatage fréquent et le forçage du matériau (de nombreuses alternatives sont utilisées
pour réguler la vitesse à travers la grille, tel que l’élargissant du canal à l’entrée de la grille Le
dimensionnement du canal est très important pour le contrôle de la vitesse d’approche)
• La concentration de l’eau et sa nature (alcalinité, acidité...) (utilisation des matériaux
résistant à la corrosion, tels que l'acier inoxydable et le plastique ou acier inoxydable )
• Type de grille et dégrée d’inclination
• Perte de charge

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La vitesse du flux dans le canal

La vitesse du flux dans un canal ouvert peut être décrite par l’équation de Manning qui traduit les
écoulements à surface libre :

D’où :

- v : vitesse ( m/s)
- n : coefficient de rugosité ( sans unité)
- R : rayon hydraulique (m)
- S : Pente de la ligne de charge (m/m)

Le rayon hydraulique est calculer comme suit :

surface de la section d′ écoulement SSE D.L


R: = =
périmètre mouillé PM L+2D

Un coefficient de rugosité typique (n) pour le béton lisse est de 0,012. Comme la pente du canal est
horizontale ou presque, une très petite pente est utilisée dans le calcul.

À première vue, la solution semble être indéterminée car la largeur du canal et la profondeur de
l'écoulement sont inconnues. Cependant, la largeur du canal peut être supposée en fonction de la
largeur de l'écran ou de l'entrée du canal de Parshall.

Les pertes de charge

Les pertes de charges permettent de disposer un dégrilleur par rapport à un autre, les pertes de
charge à travers les grilles sont fonction de la vitesse d’approche et de la vitesse à travers les
barreaux

1 (𝑉 2 −𝑣 2 )
HL= .
C 2𝑔

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HL : perte de charge ( m)

V : la vitesse d’écoulement à travers les ouvertures inter-barreaux (m/s)

v : la vitesse d’approche en l’amont de la grille (m/s)

C : coefficient (il est de 0.7 pour une grille propre et 0.6 pour une grille colmatée)

La vitesse d'approche est calculée pour le canal situé en amont de la grille. La vitesse à travers la
grille est basée sur la surface effective des ouvertures, elle est estimée par la somme des projections
verticales des ouvertures de la grille. L’ouverture de la grille peut être approximée en supposant un
agencement de barres comme celui illustré à la Figure. Le nombre approximatif de barres sera
largeur de la grille−espace entre les barreaux
NBarreaux =
largeur du barreau+espace entre les barreaux

Le nombre des espaces entre les barreaux = NBarreaux +1

La surface mouillée

La surface mouillée dans un dégrilleur est définie comme suit


𝑸
S= 𝑽.𝒂.𝑪

S : surface mouillé en m2

Q : débit d’eau (m3/h)

V : vitesse d’écoulement (m/s)

C : coefficient de colmatage (0.1-0.3 pour un nettoyage manuel et de 0.4-0.7 pour un nettoyage


automatique)

a : facteur net de surface : espace libres des barreaux / largeur de la grille

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Remarques :

- Les pertes de charge doivent être de quelques dizaine de mètres, la perte de charge n’est
que la différence entre la hauteur d’eau en amont et en aval de la grille
- Le tamisage est plus efficace que le dégrillage, il permet une réduction assez importante des
matières en suspension, surtout dans les eaux usées d’abattoir, les eaux de surfaces riches
en plancton ,mais le colmatage est beaucoup plus fréquent

Remarque

Le canal Parshall accélère l’écoulement grâce à une contraction des deux parois latérales parallèles et
une chute dans le sol au niveau de la gorge du canal, dans des conditions d’écoulement libre, la
profondeur de l’eau à un emplacement spécifié en amont du col du canal peut être convertie en
débit canal Parshall, 22 tailles standard de canaux Parshall ont été développées

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